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Discours prononcé par le Premier secrétaire du KPU de Transcarpathie à la 46e Conférence internationale des partis communistes et ouvriers de Prague, le 12 octobre 2019

Выступление первого секретаря Закарпатского ОК КПУ на 46-й Пражской Международной конференции коммунистических и рабочих партий 12 октября 2019 г.

13/10/2019

http://kpu.life/ru/94200/vystuplenye_pervogo_sekretarja_zakarpatskogo_ok_kpu_na_46j_prazhskoj_mezhdunarodnoj_konferentsyy_kommunystycheskyh_y_rabochyh_partyj_g_praga_chehyja_12_oktjabrja_2019_g

La « Rus Transcarpathique » (Oujgorod, Moukatchevo, etc) est à peu près un équivalent en plus soft du Donbass sous l’influence de sa population russe mais aussi austro- hongroise, il y a eu dans cette zone dont est issue ma grand mère paternelle (la chère femme n’y est pour rien) de forts mouvements de femmes contre la mobilisation des soldats recrutés pour le Donbass. Mais revenons-en au sujet dans le cadre du soutien de notre blog à toute tentative de concertation internationaliste des partis communistes, voici l’intervention à Prague du première secrétaire du KPU de la Transcarpathie, notons que le secrétaire du KPU Simonenko a également fait une intervention qui va dans le même sens, un appel à l’étude collective de nos activités politiques dans les nouvelles réalités sociopolitiques, la réaffirmation d’un retour à la base sociale trop souvent négligée par la publicité faite autour du sociétal (note de Danielle Bleitrach, traduction de Marianne Dunlop).

Chers invités et participants de la conférence! Camarades!

 

Permettez-moi de vous adresser les sincères félicitations du Comité central du Parti communiste ukrainien et de son chef Simonenko et de vous souhaiter un travail fructueux.

 

Au cours des 28 dernières années, le Parti communiste ukrainien, en tant que partie intégrante du mouvement communiste et ouvrier mondial, a traversé une période difficile, parfois dramatique. Après le coup d’État contre-révolutionnaire de 1991, notre doctrine, le marxisme-léninisme, de même que le Parti communiste (réintégré en 1993) a été frappée par un bannissement inconstitutionnel.

 

En Ukraine, qui a gagné pacifiquement, en grande partie par un concours de circonstances, son « indépendance », la nouvelle bourgeoisie ukrainienne suivant les recettes des monopoles occidentaux transnationaux dirigés par les États-Unis, a restauré à un rythme accéléré et par des moyens violents les relations sociales capitalistes, suite à quoi notre pays est devenu le théâtre d’une guerre fratricide, un foyer de tensions internationales, de russophobie enragée et de néofascisme.

 

Tout un éventail de problèmes sociopolitiques, économiques, spirituels et historiques est envisagé sous l’angle des positions idéalistes et nationalistes, dans un esprit néolibéral. Le passé soviétique, l’exploit des peuples de la Grande Guerre patriotique, est falsifié et dénigré à tous égards, le consumérisme et la violence, le manque de spiritualité, les préjugés religieux sont cultivés, le chauvinisme et la xénophobie inculqués. Cette tendance s’est particulièrement intensifiée et est devenue clairement pro-nazie après le coup d’État (février 2014).

 

On ne peut éviter de prendre en compte situation. Au cours des dernières décennies, des «mouvements radicaux» hors marxisme ont émergé et gagnent en popularité dans le monde, notamment en Occident. La propagande bourgeoise fait une large publicité aux féministes, environnementalistes, défenseurs des minorités sexuelles, des droits des animaux et autres mouvements. Ils sont présentés comme des formes sociopolitiques modernes et utiles, qui remplacent le soi-disant vieux marxisme-léninisme et sa théorie de la lutte des classes, tout en soulignant que les partis communistes traditionnels et les autres partis de gauche ne sont supposés subsister que par inertie, comme un écho de la société postindustrielle.

 

Ces processus complexes, ainsi que d’autres, de la mondialisation du système capitaliste moderne nous encouragent, nous les communistes, toutes les forces de gauche à l’analyse scientifique, à la prise en compte et à la compréhension de notre activité politique dans les nouvelles réalités socio-politiques.

 

Le problème le plus important de la lutte révolutionnaire moderne pour le socialisme est la base sociale.

 

Pour de nombreuses raisons, une contradiction profonde est apparue entre l’asservissement indigne des travailleurs et la prise de conscience des véritables chemins à parcourir et du rôle de chacun pour la surmonter. La tâche devient de plus en plus évidente: transformer les forces de gauche en avant-garde du prolétariat. Et pour cela, malgré la répression et la discrimination, elles doivent être unies et déterminées.

 

Comme le montrent les études sociologiques, la classe ouvrière en Ukraine ne se réduit pas seulement quantitativement, elle subit également de profonds changements qualitatifs. La plupart des travailleurs travaillent dans de petites entreprises, pratiquent une agriculture de subsistance à petite échelle et fournissent des services. Ils sont démoralisés, ont peur des licenciements, et ne voient pas le moyen de sortir de cette situation.

 

Communistes, syndicats et autres organisations publiques à orientation socialiste sont confrontés à une tâche extrêmement importante: diriger tous leurs efforts pour renforcer leur influence en milieu prolétarien, aider la classe ouvrière à comprendre les origines de sa position honteuse et les moyens de la surmonter.

 

Chaque année dans les pays post-soviétiques, la nécessité d’une dénonciation argumentée de l’idéologie bourgeoise, de l’affirmation de la vérité historique sur le passé socialiste et de la lutte contre le chauvinisme et le nationalisme ne cesse de croître. Ce travail est effectué par les communistes dans le cadre de l’UPC-PCUS, où le Parti communiste ukrainien prend une part active.

 

Comme le montrent les récents événements en Ukraine, en période de crise, la population est extrêmement exposée aux idées idéalistes, au mysticisme. Entraîné dans une psychose nationaliste, il perd sa pensée sobre et critique, perçoit faiblement les arguments rationnels et même l’évidence des faits, devient agressif, coléreux et imprévisible.

 

Par conséquent, à notre avis, il est nécessaire de rechercher des réponses scientifiquement fondées, de faire des suggestions, de prédire les nouveaux défis de l’époque. Parmi eux, nous soulignons les problèmes suivants qui doivent être abordés:

 

– comment aider les travailleurs et les autres couches exploitées de la population à comprendre les véritables raisons de leur dégradation, à les encourager à faire valoir leurs droits par tous les moyens disponibles;

 

– comment faire en sorte que les travailleurs salariés (et pas seulement) comprennent la futilité de soutenir la bourgeoisie, et reprennent confiance dans les idéaux socialistes;

 

– Comment dissiper les illusions des jeunes sur les avantages du capitalisme, les valeurs bourgeoises?

 

– comment unir les forces de gauche pour que la majorité des travailleurs et travailleuses du pays s’unissent réellement dans la lutte pour leurs droits, contre l’esclavage économique, social, national et spirituel.

 

Ainsi, la pratique de la lutte politique nécessite d’élever la coopération créative des marxistes à un nouveau niveau, combinant forces, moyens et expériences dans cette direction. Les attaques intenses et de plus en plus sophistiquées contre le mouvement communiste, le socialisme suggère une intensification des mesures conjointes et énergiques pour les contrer de la part des communistes, de toutes forces de gauche.

 

Comme vous le savez, le 21 juillet 2019, des élections législatives extraordinaires ont eu lieu dans notre pays. Dès le départ, elles n’avaient rien de démocratiques, car, se référant à la loi illégale de l’Ukraine sur la soi-disant «décommunisation», la CEC n’a pas enregistré le Parti communiste en tant que participant au processus électoral, privant ainsi des millions de partisans de l’idée communiste – les idées de liberté, d’égalité et de fraternité – la possibilité de voter selon leurs convictions et désirs.

 

Lors de l’évaluation des premières actions du nouveau président Zelensky et de son équipe, il convient de préciser qu’elles visent à soutenir le processus précédent d’adhésion à l’OTAN et à l’UE, et qu’elles ne contiennent pas de propositions spécifiques pour la paix dans l’est du pays. Et le cours politique déclaré vers le libertarisme n’est autre que l’élimination de toute responsabilité à l’égard des citoyens.

 

C’est l’absence de retraite publique garantie, d’éducation, de médicaments, etc. Il s’agit bien d’usurper le pouvoir afin d’accélérer le bradage de l’Ukraine, en particulier de sa dernière ressource stratégique – la terre – dans l’intérêt des sociétés transnationales.

 

Nous, les communistes, voyons comment fonctionne le scénario outre-mer post-électoral. Toute la verticale du pouvoir : le président – le parlement – le gouvernement, et donc les tribunaux, les procureurs, les forces de l’ordre, reste sous le contrôle strict des alliés occidentaux de l’Ukraine et, notamment des États-Unis. Cela est particulièrement visible dans la composition de l’assemblée et du nouveau gouvernement, qui sont programmés pour mettre en œuvre l’algorithme permettant de transformer l’Ukraine en un appendice fournisseur de matière première pour le capital mondial et l’armée, en une tête de pont enflammée aux frontières avec la Russie et l’UE.

 

Il n’y a aucun progrès visible en ce qui concerne la déformation de l’histoire, l’héroïsation des collaborateurs nazis de l’OUN-UPA, l’escalade de la haine, la discrimination linguistique, confessionnelle, ethnique, politique et sociale.

 

Nous sommes anxieusement conscients du fait que, ces dernières années, le néofascisme et le néonazisme ont de nouveau relevé la tête, non seulement en Ukraine, mais également en Europe et dans le monde. Les partis d’extrême droite et les partis nationalistes gagnent en force, souvent au niveau des États, et rendent hommage à leurs collaborateurs nazis, notamment en Lettonie, en Lituanie, en Estonie (et ce sont des pays de l’Union européenne).

 

Il est également significatif que ces dernières années, seuls deux pays – les États-Unis et, malheureusement, l’Ukraine – aient régulièrement voté contre les résolutions de l’ONU condamnant la glorification du fascisme et du nazisme.

 

La prétendue politique de multiculturalisme, par opposition à la politique d’internationalisme réel, a conduit à une montée en flèche du racisme non seulement en Europe, mais également aux États-Unis, où les organisations du Ku Klux Klan ont intensifié leurs activités.

 

Le président américain Donald Trump a répété qu’il avait l’intention de dénoncer le mouvement antifasciste ANTIFA en tant qu’organisation terroriste. Ce message de Trump intervenait dans le contexte d’affrontements violents entre les organisations de droite et de gauche dans les rues de Portland.

 

Comme je l’ai dit, depuis août 1991, le Parti communiste est soumis à une répression périodique, en particulier après le coup d’État de février 2014 et l’adoption des lois de « décommunisation », à la suite desquelles le parti communiste, sans être interdit, se voit refuser constamment de participer aux campagnes électorales. De nombreux membres du parti ont été arrêtés et interrogés par les forces de l’ordre, et ont été détenus pendant une longue période.

 

Avec une vigueur renouvelée, la machine répressive est déployée depuis juillet de cette année.

 

Ainsi, la Cour constitutionnelle de l’Ukraine a adopté une décision le 16 juillet 2019, qui reconnaissait la loi ukrainienne «sur la condamnation des régimes totalitaires communistes et national-socialistes (nazis) en Ukraine et sur l’interdiction de leurs symboles», comme conforme à la Constitution de l’Ukraine.

 

La décision de la Cour constitutionnelle est un document politique plutôt que juridique adopté dans le but de créer une base pseudo-légale pour mener à bien l’écrasement du Parti communiste ukrainien.

 

La Cour constitutionnelle de l’Ukraine a ignoré le fait que sa tâche est une évaluation juridique plutôt que politique des lois concernant leur constitutionnalité. Cela s’est manifesté par le fait que la Cour constitutionnelle de l’Ukraine n’a pas analysé article par article la loi ukrainienne «Sur la condamnation des régimes totalitaires communiste et national-socialiste (nazis) en Ukraine et sur l’interdiction de la propagande de leur symbolisme» du point de vue de leur constitutionnalité, en dépit de la demande des députés indiquant les articles spécifiques de la Constitution qui avaient été violés.

 

Il est surprenant et même indigne que la Cour constitutionnelle de l’Ukraine, à l’instar des auteurs des lois sur la décommunisation, amalgame les régimes fasciste et communiste appartenant à des idéologies totalement différentes. Comme vous le savez, le fascisme est basé sur une idéologie nationale-raciale. En substance, le nazisme et le racisme constituent un danger mortel pour les peuples de différentes nations et de différentes races.

 

Le communisme est basé sur l’idéologie de classe, sur la division de la société en classes, découvertes par les éminents économistes anglais Smith et Ricardo. La théorie des classes et de la lutte des classes a été développée plus avant dans la théorie du marxisme-léninisme, en tant que théorie de la lutte des classes, des groupes de personnes à partir desquels l’un peut s’approprier le travail de l’autre, en raison de la différence de place dans une certaine structure de l’économie sociale.

 

Le 19 août 2019, le tribunal administratif du district de Kiev a décidé d’interdire la publication de Rabotchaya Gazeta [Journal des Travailleurs, NdT], le seul journal de gauche en Ukraine. Cette décision fait partie intégrante du processus dit de décommunisation: d’une interdiction de l’idéologie communiste à une interdiction de la liberté du travail journalistique, à une interdiction de la profession pour un journaliste honnête.

 

La décision illégale et inconstitutionnelle d’un tribunal d’interrompre la publication de Rabotchaya Gazeta est motivée par la publication d’articles offrant une analyse approfondie et une critique objective des politiques et des réformes socio-économiques: réformes des retraites, du logement, des services médicaux, éducatifs et autres, effectuées par les oligarques et leurs propriétaires d’outre-mer dès l’indépendance de l’Ukraine et reprises après les élections présidentielle et législatives par les nouveaux « serviteurs du peuple ». Les publications visaient à analyser systématiquement les raisons qui ont conduit à la perte de la Crimée et au déclenchement de la guerre civile au Donbass, en désignant les responsables et agences gouvernementales responsables de ces crimes.

 

Ses pages comportaient également des publications sur le caractère positif de la période soviétique, les réalisations sociales de la RSS d’Ukraine et des républiques fédérées.

 

La décision d’interdire la publication de Rabotchaya Gazeta est également due au fait que ses pages dénonçaient le caractère inacceptable de l’instauration d’un marché foncier libre, la vente totale d’un riche sol noir dans l’intérêt des latifundistes transnationaux.

 

La Cour suprême de l’Ukraine n’est pas à la traîne dans la direction répressive, qui a rejeté l’appel en cassation de l’organisation publique «Choix ukrainien – le droit du peuple» et a reconnu l’interdiction du produit culturel de langue russe dans la région de Lviv adoptée par la décision du conseil régional du 18 septembre 2018. Des interdictions russophobes similaires ont été adoptées dans 6 régions d’Ukraine. Un tel obscurantisme des députés de Lviv a même outragé l’ambassadeur du Canada en Ukraine.

 

Et pourtant, malgré toutes les difficultés, les répressions judiciaires contre le PCU et les communistes, notre lutte se poursuit pour le Parti, pour le droit humain à la liberté d’opinion, la liberté de conscience et de parole, pour le droit d’utiliser pleinement dans toutes les sphères de la vie le langage dans lequel les parents ont chanté aux enfants leurs premières berceuses. Nous croyons au succès et invitons tout le monde à nous battre ensemble pour mettre fin à la guerre fratricide dans l’est de l’Ukraine, pour la paix et pour que l’Ukraine renaisse en tant qu’État socialiste multinational et uni.

 

Nous comptons sur le soutien de notre juste lutte par les forces démocratiques d’autres pays. Car l’expérience historique en témoigne: les régimes dictatoriaux réactionnaires ne se limitent pas à une interdiction des partis communistes.

 

Nous sommes reconnaissants du soutien apporté par les partis communistes et ouvriers européens, en particulier les députés de la faction parlementaire européenne du parti communiste grec, qui ont adressé une demande à la Commission européenne concernant l’interdiction de la publication de gauche « Workers Newspaper ».

 

En ce qui concerne le Comité régional de Transcarpathie du Parti communiste ukrainien, nous maintenons des contacts constants avec les représentants des partis communistes de la République tchèque et de la Moravie, de la Slovaquie, de la Hongrie qui sont nos voisins.

 

Plus récemment, en août, nous avons pris part à une réunion de partis communistes des territoires de Kosice et de Pryashev à Zamutov, consacrée au soulèvement populaire slovaque. Notre ensemble vocal a pris part à un concert qui a eu lieu le 24 août avec les motards spovatsky sur le col « Dargov » près du monument aux soldats soviétiques, organisé par l’Union des antifascistes de la Slovaquie. À une époque, jusqu’en 2014, nous tenions des réunions, des séminaires de communistes des régions frontalières d’Oujgorod, nous allions élargir le cercle des participants.

 

Je pense que des efforts conjoints permettront de relancer le travail normal de notre parti. Une fois encore, je reviens à l’idée de recréer l’Internationale communiste internationale. Je pense que pour intensifier notre travail, nous devrions utiliser le 75e anniversaire de la victoire, que nous célébrerons l’année prochaine.

Plus de photos de la Conférence : http://kpu.life/ru/94201/ynformatsyonnoe_soobschenye_o_46j_prazhskoj_mezhdunarodnoj_konferentsyy_kommunystycheskyh_y_rabochyh_partyj

 

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Publié par le octobre 15, 2019 dans Europe, GUERRE et PAIX

 

Syrie : Damas envoie des troupes pour faire face à l’opération turque dans le nord de la Syrie

Une offensive de l'armée gouvernementale syrienne (archive photo)

  • Si la nouvelle se confirme c’est effectivement la seule solution et les Kurdes sur le terrain ne peuvent que s’y résoudre tant ils ont été lâchés par leurs « alliés » de la coalition qui sont aussi des membres de l’OTAN. C’est ce que nous n’avons cessé de répéter tant aux Kurdes que ceux qui les entretenaient dans leurs illusions. Ceux qui ont entretenu les Kurdes dans l’illusion de ce qu’ils pouvaient attendre d’une telle coalition portent une lourde responsabilité. Espérons que ce ne sera pas le début d’un nouvel embrasement (note de Danielle Bleitrach).

Des unités de l’armée syrienne se dirigent dans le nord du pays pour faire face à l’«agression turque», a annoncé l’agence syrienne Sana. Les autorités kurdes ont de leur côté déclaré s’être mises d’accord avec Damas sur le déploiement de forces syriennes le long de la frontière turque pour repousser l’offensive turque.

Damas a envoyé des troupes dans le nord de la Syrie où la Turquie mène une opération militaire, a annoncé dimanche 13 octobre l’agence syrienne Sana.

«Des unités de l’armée syrienne se déplacent vers le nord pour faire face à l’agression turque», a indiqué l’agence, sans fournir d’autres détails sur la mobilisation de l’armée syrienne.

Les autorités kurdes ont de leur côté déclaré s’être mises d’accord avec Damas sur le déploiement de forces syriennes le long de la frontière turque pour repousser l’offensive turque.

La chaîne de télévision libanaise Al Mayadeen avait précédemment annoncé que l’armée syrienne pourrait prendre le contrôle des villes frontalières de Manbij, dans l’est du gouvernorat d’Alep, et de Kobané, dans le nord de ce gouvernorat, ces prochaines 48 heures.

Source de paix: opération aérienne et terrestre

Le Président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé le 9 octobre 2019 avoir lancé l’opération Source de paix dans le nord-est de la Syrie pour créer une zone tampon à la frontière sud de la Turquie et assurer le retour des réfugiés syriens.

Le même jour, l’aviation turque a porté des frappes contre Ras al-Aïn et d’autres villes frontalières syriennes. Ankara a ensuite annoncé le début de l’opération au sol. Le ministère turc de la Défense nationale a déclaré le 11 octobre avoir pris le contrôle de Ras al-Aïn. Selon l’agence Anadolu, l’armée turque s’est emparée le 13 octobre de la ville de Tall Abyad.Plusieurs pays et organisations ont appelé la Turquie à cesser son opération qui a fait dès le jour de son lancement des victimes dans les rangs de milices kurdes.

 

L’Espagne déclare son soutien à l’opération militaire turque en Syrie

L’Europe otanesque n’en finit pas de nous surprendre. L’actuel président du gouvernement est Pedro Sánchez, du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE). Après avoir déclaré son soutien à Lenin Moreno réprimant au nom du FMI le peuple équatorien, maintenant c’est le soutien au boucher turc, mais lisez plutôt, on mesure mieux avec quel cynisme le sacrifice du peuple kurde a été envisagé de longue date dans le cadre de l’OTAN. On peut mettre tout sur le compte des errances de Trump mais il est clair que le noeud du problème est l’OTAN et ses visées. Fabien Roussel a eu raison de centrer son soutien au peuple kurde sur l’OTAN (note et traduction de Danielle Bleitrach).

Des chars des forces armées turques sont envoyés de Hatay le 11 janvier 2019 pour soutenir les unités situées à la frontière syrienne d'Idlib, à Hatay, en Turquie [Agence Erdal Türkoğlu / Anadolu]

Des chars appartenant aux forces armées turques sont envoyés à la frontière syrienne le 11 janvier 2019 [Erdal Türkoğlu / Anadolu Agency]

 

L’Espagne a annoncé son soutien à l’opération militaire prévue par la Turquie dans le nord de la Syrie, ce qui en fait le premier pays européen à le faire.

Le compte Twitter officiel espagnol de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) l’a annoncé lundi dans une série de tweets. « Le soutien de l’OTAN à la Turquie vise à contribuer à une désescalade de la crise le long de la frontière de l’Alliance. »

En utilisant le hashtag #SupportToTurkey, l’Espagne a souligné le fait que la Turquie est un État membre de l’OTAN et un allié promettant «un engagement et une solidarité avec notre Turquie alliée», ainsi que des séquences d’exercices conjoints de l’OTAN.

La déclaration de soutien de l’Espagne fait suite aux critiques de masse formulées par d’autres pays européens et occidentaux à l’encontre de l’opération envisagée, notamment du Royaume-Uni, de la France et de la République tchèque. L’Union européenne (UE) a également exprimé ses préoccupations concernant les effets potentiels de l’opération, tels qu’une éventuelle nouvelle vague de réfugiés, et les États-Unis ont déclaré qu’ils ne soutenaient pas l’opération et avaient menacé de faire de la Turquie une économie extrêmement décimée si ses forces militaires nuisaient à des troupes américaines.

Ceci malgré le fait que les Etats-Unis ont donné leur bénédiction dimanche à la Turquie de poursuivre l’opération et de retirer ses troupes des zones situées au nord-est de la Syrie. Le changement soudain dans la position de l’administration du président Donald Trump a semé la confusion parmi de nombreuses parties, reflétant les décisions de politique étrangère erratiques  pour lesquelles il est connu depuis longtemps. Les États-Unis ont également sévèrement limité l’accès de la Turquie à l’espace aérien au-dessus du nord-est de la Syrie hier, paralysant sa capacité à fournir une couverture aérienne tout au long de l’opération.

L’opération militaire turque a pour principal objectif de dégager les milices kurdes de sa région frontalière, telles que les Unités de protection du peuple (YPG) en Syrie, actuellement retranchées à l’est de l’Euphrate et que la Turquie considère comme une menace pour la sécurité nationale, ainsi que l’établissement d’une zone de sécurité dans le nord-est du pays. L’opération permettrait d’atteindre deux objectifs à la fois: la lutte contre les milices kurdes soutenues par les États-Unis et le placement d’au moins deux millions de réfugiés dans cette zone de sécurité, offrant ainsi aux Syriens déplacés un nouveau foyer dans leur pays d’origine.

Des enfants syriens marchent dans la boue après la forte pluie tombée dans un camp de réfugiés en Syrie le 6 février 2016 [Bulent Kilic / AFP / Getty Images]

Le mouvement fait suite à un avertissement par Erdogan samedi que l’opération pourrait être lancée « peut-être aujourd’hui ou demain » , et vient après des mois de menaces faites sur une base régulière. Cela fait également presque deux mois que les États-Unis et la Turquie ont conclu un accord de coopération et de coopération dans la création d’un centre de coopération conjoint près de la frontière syrienne afin de créer une zone de sécurité dans le nord-est de la Syrie.

L’opération militaire qui devrait avoir lieu est la troisième incursion turque dans le nord de la Syrie, à la suite de l’opération Bouclier de l’Euphrate en 2016 et Opération Olive Branch en 2018.

Suite à l’annonce de l’opération turque hier, les groupes d’opposition syriens – ainsi que les forces syriennes et turkmènes – ont également annoncé leur soutien à l’opération et devraient y participer une fois lancée.

De nombreux membres de la communauté internationale craignent que l’opération n’entraîne l’occupation du territoire syrien par la Turquie, mais la Turquie dément cette affirmation. Le porte-parole de la présidence, Ibrahim Kalin, a affirmé que «la Turquie n’a aucun intérêt à occuper une partie de la Syrie. Nous ne l’avons pas fait à Jarablus lorsque nous nous sommes battus contre Daesh et avons éliminé 3 000 terroristes… ou lorsque nous sommes entrés dans Afrin, nous n’avons occupé aucune partie de la Syrie, nous avons rendu ces lieux aux propriétaires et aux résidents locaux, nous n’avons aucune intention d’occuper une partie de la Syrie à l’est de l’Euphrate non plus, et nous n’avons aucun intérêt à changer la démographie dans cette région. « 

Une autre crainte est que l’opération constitue une méthode de persécution du peuple kurde, apatride et dispersé dans divers pays du Levant. Kalin a également contré cette affirmation en déclarant que «Ce n’est pas une manœuvre contre les Kurdes. La Turquie n’a aucun problème avec les Kurdes. Nous luttons contre une organisation terroriste qui a également tué et opprimé le peuple kurde. « 

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Publié par le octobre 13, 2019 dans Asie, Europe, GUERRE et PAIX

 

ONU: le résultat ou plutôt l’absence de résultat au Conseil de Sécurité

 

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Comme prévu, l’entente a été impossible entre les quinze membres du Conseil de sécurité. L’offensive turque dans le nord-est de la Syrie divise les quinze membres du Conseil de sécurité de l’ONU, qui tentent de se mettre d’accord sur un texte sans ambition appelant Ankara à préférer les canaux diplomatiques « plutôt que militaires ».

Les pays membres européens (France, Allemagne, Royaume-Uni, Pologne et Belgique) avaient saisi le Conseil de sécurité en urgence, et on se demande sur quelle base ils prétendaient le faire. A quel titre eux qui participent à l’OTAN, ont participé à des expéditions qui violaient la souveraineté de la Syrie comme de l’Irak et avant de la Libye prétendaient-ils obtenir l’unanimité sur un texte. Piteusement à cinq ils ont appelé Ankara « à cesser son offensive ».

La représentante américaine, Kelly Kraft, s’est refusée à condamner l’opération turque, tout en se démarquant ostensiblement des justifications données par Ankara, répétant que le président américain n’avait en aucun cas donné son feu vert et évoquant des « conséquences » pour Ankara si l’offensive turque menait à une crise humanitaire.

Dans un tel contexte, la Russie et la Chine qui ont pour règle fondamentale la défense de la souveraineté des gouvernements légitimes n’avaient plus à intervenir. Le dossier ne les concernait pas. Comment alors que la Chine subit l’intrusion à peine voilée des États-Unis à Hong kong, une campagne de presse mensongère sur ce qui se passerait en pays Ouïgour appuierait-elle les uns ou les autres. Même distance impassible de la Russie.

Les membres du Conseil de sécurité sont sortis de cette réunion avec un projet de déclaration proposé par les États-Unis invitant Ankara à revenir à la diplomatie, sans condamner ses frappes et n’exigeant pas de cessez-le-feu. Le texte réclame aussi une protection des civils et insiste pour qu’un retour éventuel de réfugiés se fasse sur la base du volontariat. Il n’a pas été adopté en l’état, car le représentant russe, Vassily Nebenzia, a requis plus de temps pour en référer à Moscou.

Le projet sera réexaminé dans l’après-midi du 11 octobre et il pourrait, après quelques modifications, être adopté à l’unanimité, ses formulations étant ­assez vagues pour permettre à la Russie de se joindre au reste des membres du Conseil de sécurité, sans remettre en cause la souveraineté de la Syrie à laquelle comme la Chine Moscou demeure attaché. La Russie en effet a pour objectif l’ouverture d’un dialogue entre Turcs et Syriens et la reconnaissance internationale de la non partition des pays, la fin des ingérences occidentales. Moscou dans le même temps a toujours plaidé pour la prise en compte des Kurdes et avait proposé de les associer au règlement du conflit, mais ceux-ci sous l’influence américaine n’avaient pas donné suite.

Mais le chef d’œuvre de l’hypocrisie c’est sans doute l’attitude des Européens qui après, en suivant Macron, avoir réuni un conseil de sécurité sans la moindre préparation et sans paraître se rendre compte de l’ambiguïté de leur position : ils solliciteraient une unanimité rare sur le dossier syrien après avoir pendant des années attisé le feu, la France comme la Pologne étant en première ligne de cette irresponsabilité, ils apparaitront comme des « humanistes » tout en évitant de mettre en cause un membre de l’OTAN et en cédant au chantage de Recep Tayyip Erdogan qui menace de laisser les 3,6 millions de réfugiés hébergés en Turquie partir vers l’Europe. Cette unanimité leur évitera de poser la question des sanctions face à Ankara.

La France de macron, celle qui au plan intérieur ne craint pas d’exploiter le terrorisme créé par les aventures occidentales, celles de l’OTAN et dont les pays musulmans sont à ce jour les principales victimes, comme le prétexte électoraliste à désigner un ennemi intérieur, est à l’origine de cette palinodie. Une fois de plus la France ne sort pas grandie.

Bref, les Kurdes qui ont une certaine habitude de la trahison doivent être convaincus qu’ils n’ont rien à attendre de ceux qui les ont utilisés quitte à lâcher sur eux et sur la zone du Kurdistan syrien, l’allié turc sur lequel personne ne se fait d’illusion mais que dans ce jeu de dupe qu’est l’invasion d’un pays souverain par l’impérialisme il n’est pas question de morale mais d’intérêts à géométrie variable. Alors que je n’ai jamais été d’accord sur le rôle que l’impérialisme faisait jouer aux Kurdes, parce que j’ai toujours prévu la manière dont celui-ci les lâcherait après les avoir utilisés, je suis d’autant plus à l’aise pour exiger que la solidarité monte autour d’eux et que nous les soutenions avec une mobilisation populaire qui dénonce la trahison dont ils sont victimes y compris de la part de macron.

Mais nous devons dans le même temps retrouver les principes  en particulier ceux du droit international sur la souveraineté des nations reconnues au plan international et l’abandon du « droit d’ingérence » qui engendre pillage et terrorisme. Il y a un principe contradictoire, celui de l’autodétermination des peuples, il a été largement décrédibilisé dans la manière dont l’impérialisme l’a utilisé, le reconnaissant au Kosovo, mais le refusant en Crimée ou au Donbass. En faisant avec les bonnes œuvres de Soros et de la CIA, une manière de détruire les états, avec la violence qui en nait au Moyen orient comme partout ailleurs.

C’est pourquoi le discours de Fabien Roussel, secrétaire du parti communiste français lors du meeting organisé en soutien aux Kurdes était très juste, dénonçant le viol de souveraineté de la Syrie et réclamant la sortie de l’OTAN, c’était là la base essentielle sur laquelle il était possible et nécessaire de s’opposer dans une mobilisation populaire à l’attaque criminelle des Turcs contre la zone autonome du Kurdistan syrien en frappant non seulement des combattants mais des populations civiles, en engendrant un nouvel exode que l’on prétend reprocher aux victimes.

Danielle Bleitrach

 

Portugal : Oui, nous sommes là  ! Avec la force que nous donne la lutte et avec notre projet et notre idéal

DÉCLARATION DE JERÓNIMO DE SOUSA, SECRÉTAIRE GÉNÉRAL, RASSEMBLEMENT, LUTTE, AVANCE

Le discours est offensif et le parti communiste portugais est un grand parti qui continue à avoir une présence militante dans les entreprises, il n’a pas subi l’eurocommunisme, ni la « mutation de Hue ». Le secrétaire a raison de ne pas minimiser l’offensive idéologique du capital et de ses médias, ses appareils idéologiques pour faire pencher la balance an faveur du PS et de le réduire à la portion congrue. Nous avons subi ça avec Mitterrand, quand celui-ci allait prendre le pouvoir tout a été fait pour changer le rapport des forces et quand nous avons voulu nous dégager d’une politique en faveur du capital et contre les travailleurs, là s’est déchaînée une opération contre Marchais, qui déstabilisait la direction et laissait la place à des liquidateurs. Les Portugais en sont là, il faut tenir, ce n’est pas le plus facile, leur choix politique de ne pas aller renforcer la droite et sa déstabilisation est juste mais il est complexe dans la mesure où ils doivent aussi alerter sur les dérives prévisibles du PS, sa manière de céder à l’UE, à l’OTAN exige un travail idéologique des militants tout à fait fondamental. Leur principal atour : le parti n’a pas été détruit (note et traduction de Danielle Bleitrach).

http://www.pcp.pt/sim-ca-estamos-com-forca-que-nos-da-luta-com-nosso-projecto-ideal?utm_source=dlvr.it&utm_medium=facebook

Oui, nous y sommes! Avec la force qui nous donne la lutte et avec notre projet et idéal

Nous venons de livrer la dernière bataille électorale de cette année. Une année particulièrement exigeante. Ce fut une année de nombreux combats et sur de nombreux fronts, face à la lutte de masse et sociale, dans les institutions, sur le front électoral, dans l’organisation du parti et avec la fête  du parti «Avante» que nous avons une fois encore tenue avec succès et tout cela a demandé une grande implication et des efforts considérables à des milliers de militants communistes et à l’ensemble de notre parti.

Plusieurs batailles ont eu lieu dans le cadre de l’une des campagnes politiques et idéologiques les plus féroces, les plus articulées et les plus méthodiques contre le PCP, un parti comme le nôtre avec un collectif militant trempé par des années et des années de lutte pour la défense des intérêts des travailleurs et de notre peuple. J’ai été capable de faire face, comme je l’ai fait.

À vous tous, salutations fraternelles!

Mes salutations également et notre gratitude à tous nos amis des Verts pour leur intervention démocratique, ainsi qu’aux milliers d’indépendants et d’activistes de la CDU qui rassemblés à nos côtés ont participé à chaque combat électoral.

Les élections à l’Assemblée de la République de dimanche dernier, comme nous l’avons toujours dit, revêtent une importance particulière et peuvent donc déterminer l’évolution de la vie nationale.

Elles ont défini les conditions d’un progrès immédiat dans les actions à entreprendre pour le développement du pays et pour les droits des travailleurs et des citoyens, en approfondissant la voie du remplacement et de la conquête des droits et en empêchant une autre option de s’affirmer, la reprise de l’ancienne politique que PS, PSD et CDS, seuls ou apparentés, ont toujours pratiquée.

Si le peuple portugais souhaite améliorer ses conditions de vie, les conditions pour assurer cette voie de progrès ne sont pas sûres.

Les résultats électoraux configurent une conjoncture différente de celle présente il y a quatre ans.

Un cadre parlementaire qui permet au Président de la République, comme on l’a déjà observé, de nommer le Premier ministre selon les procédures habituelles. Il forme un gouvernement et, par conséquent, prend naturellement ses fonctions.

Une situation différente de celle de 2015 et qui fait aujourd’hui l’objet de nombreuses spéculations et fausses déclarations en vue d’attaquer la PCP d’une manière ou d’une autre, de lui donner des positions qu’il n’a pas, de cacher sa détermination à assurer avec son intervention de nouvelles avancées et, inséparablement, se bat pour la politique alternative que le pays demande et pour la réponse complète à ses problèmes.

Il est écrit sur la nature de la solution trouvée il y a quatre ans et il est omis qu’une telle solution résultait d’une demande illégitime du président de la République de l’époque, Cavaco Silva, Ce choix avait été fait parce qu’il devenait impératif de mettre fin à un gouvernement qui menait le pays à la catastrophe et détruisait malheureusement la vie de la majorité de  notre peuple.

C’est ce cadre de pressions et de demandes qui a conduit le PS à insister sur la nécessité d’une formalisation écrite pour vaincre la résistance présidentielle.

Cette idée est en train de se répandre que quelqu’un veut mettre fin à ce qui n’a jamais été.

Parce qu’il n’y a jamais eu, autant que ce mensonge se répète depuis quatre ans, de gouvernement de gauche ou progressiste, pas de majorité parlementaire de gauche, mais seulement une solution à la création de conditions minimales et suffisantes pour les gouvernements PSD et CDS et de mettre un terme à la politique d’aggravation de l’exploitation et de l’appauvrissement qui était en cours et qui visait à se poursuivre.

Comme nous l’avons souvent dit, l’importante décision prise par la PCP nous a permis de renverser un gouvernement, qui était en train de lancer une offensive brutale contre les travailleurs et le peuple, ainsi que de défendre, restaurer et obtenir des droits. Cependant, il s’est avéré que le rapport de forces existant était insuffisant pour mettre un terme aux options politiques structurantes de droite avec lequel le gouvernement PS ne voulait pas rompre.

Il faut tout d’abord clarifier ce point afin de ne pas alimenter des convergence illusoires, détachés du contenu concret qui les explique, et de prendre les mesures qui s’imposent  pour dépasser ce qui fondamentalement limite voire empêche la réponse requise aux problèmes du pays.

De même qu’il est nécessaire de préciser que l’échec du PS à obtenir la majorité absolue lors de ces élections à l’Assemblée de la République, dans un cadre dans lequel le PSD et le CDS ont confirmé la condamnation de leur politique, n’est pas en soi une condition suffisante pour garantir une voie vers des avancées nouvelles et plus décisives, comme le demande la solution des problèmes nationaux, comme le fait valoir le PCP, cela  ne permet même pas d’éviter le risque de retour en arrière dans les résultats obtenus.

Pour ceux qui doutent des précautions du PCP quant à ce que signifierait une majorité absolue, exiger maintenant que le PCP renonce à son indépendance et à son engagement envers les travailleurs et le peuple, nous réaffirmons sans hésiter: un PS avec une majorité absolue aboutirait à un grave danger, ce serait un facteur d’instabilité pour la vie, les droits et le revenu du peuple portugais.

Soyons clairs, il n’y a pas de problème de stabilité dans la réponse aux problèmes nationaux, le gouvernement ne doit pas être déstabilisé. C’est à partir de la politique qu’il applique, de la réponse qu’il donne ou non aux aspirations et aux aspirations des travailleurs et des personnes, que résultera sa stabilité.

Le problème ne concerne pas la stabilité politique dans l’abstrait mais la stabilité ou l’instabilité qui résulte de l’action du gouvernement sur les conditions de vie et les droits des travailleurs et de la population.

Dans la situation actuelle, il convient de souligner que le PCP ne suivra pas et ne s’associera pas aux  manœuvres de déstabilisation artificielle prévues dans  la dynamique revanchiste des secteurs et des forces réactionnaires, tout en réaffirmant que tous ceux qui sont sincèrement préoccupés par la vie du pays peuvent avoir raison. Le PCP, honorant les engagements pris avec les travailleurs et le peuple, saura prendre des initiatives, être disponible et déterminé à faire avancer le pays et la vie des Portugais et à libérer le Portugal des contraintes qui, selon la logique du PS, limitent et empêchent la réponse aux problèmes nationaux et aux aspirations populaires.

La vie récente a montré les limites qui résultent de telles options et leurs conséquences, notamment en ce qui concerne le recul de l’investissement public, le financement des services publics et l’accroissement de la production, ce qui a des conséquences sur les perspectives de développement du pays.

Dans le cadre du PCP, nous considérons que d’autres options sont indispensables pour créer de manière décisive les conditions d’une réponse complète aux problèmes nationaux.

Nous avons notre programme et notre projet, nos propositions pour une politique patriotique et de gauche, et la force que les Portugais nous ont donnée servira toujours à construire des solutions qui matérialiseront cette politique alternative, ainsi qu’à lutter contre les options qui s’opposent ou reportent à plus tard leur réalisation.

Par conséquent, les voix que les travailleurs et les personnes confiées au PCP et à la CDU constitueront, avec la lutte des travailleurs et d’autres couches de la population, une force qui contribuera à l’avancement des conditions de vie et au développement du pays.

Avec le PCP, c’est la garantie que les travailleurs et les citoyens tiennent pour acquis.

Les résultats obtenus par la CDU – 329, 117 voix et 12 députés – ont été inférieurs à ce que nous voulions et ce qu’exigeait le développement et la nécessité de renforcer notre lutte pour la défense des intérêts des travailleurs et du peuple.

La réduction du nombre de voix et du nombre de députés élus vérifiés, identique à celle obtenue en 2002, est un facteur négatif pour l’avenir proche de la vie du pays.

Ces résultats ne peuvent toutefois pas être déconnectés du fonctionnement intense et prolongé du PCP et de la CDU, soutenus par des mensonges, la diffamation et la promotion de préjugés. Une offensive prolongée qui avait déjà été ressentie lors des précédentes élections au Parlement européen et qui visait à creuser une érosion électorale dramatique de la CDU, qu’ils avaient annoncée à l’avance comme certaine, et qui favorisait méthodiquement les autres forces politiques.

Une campagne qui non seulement a manipulé les positions des forces qui composent la CDU, mais a largement répandu les stéréotypes stigmatisants le PCP et la PEV, déformant leurs pratiques et leurs projets, faussant leur rôle et leur action politique au cours des quatre dernières années, notamment en omettant et en réduisant leurs effets, leur intervention décisive dans ce qui a été réalisé au cours de cette période.

Une campagne brutale qui n’atteignait pas les objectifs visés, car elle pèse sur un lien profond et l’enracinement des forces de la CDU avec les travailleurs et le peuple, mais aussi par l’importance de la campagne électorale construite avec l’engagement militant des militants de la CDU dans tout le pays.

Regarder cette réalité n’a pas pour but de trouver des boucs émissaires pour expliquer la baisse, ni pour cacher nos faiblesses de toute nature qui doivent être évaluées, corrigées et surmontées, mais il ne faut pas l’oublier et omettre le poids énorme de cette opération, cette manipulation qui a eu des effets dans les résultats électoraux, ni ce qu’il visait: réaliser précisément la force qui a joué un rôle décisif dans la récupération, la défense et la conquête des droits et celle qui se présente comme une véritable alternative à la voie imposée au pays par le capital monopoliste, dans les centres de laquelle une telle campagne a été conçue.

Oui, nous ne pouvons pas cacher ou omettre son rôle car nous devons trouver des moyens de l’analyser et d’y répondre.

Répondre également par notre initiative politique et notre détermination, en renforçant la lutte des travailleurs et du peuple, en comptant sur la mobilisation de tous, même de ceux qui ne comprenaient pas que ce qui était vraiment décisif lors de ces élections à l’Assemblée de la République qui était de renforcer la CDU, et ils comprendront bientôt que c’est après tout avec cette force qu’ils compteront sur la défense de leurs droits et sur l’amélioration de la vie.

Ce sera la lutte des travailleurs et du peuple pour déterminer et permettre de nouvelles avancées, pour contenir et prévenir les revers, une lutte indissociable du rôle du PCP, cette force sur laquelle ils peuvent toujours compter, qui est ici, avec leur intervention et leur lutte pour la défense des droits et contribuer à une vie meilleure.

Nous serons ici pour lutter contre toutes les injustices, comme l’annonce faite hier de nouvelles augmentations des commissions bancaires. Une pratique qui ne vient pas seulement de Caixa Geral de Depósitos, mais qui est inacceptable en tant que pratique de banque publique.

La divulgation des nouvelles augmentations des frais bancaires chez Caixa Geral de Depósitos, à partir du début de l’année prochaine, constitue un assaut sur les utilisateurs de la banque et confirme, une fois encore, que la banque publique est gérée comme une banque privée, avec un seul objectif : augmenter les profits sans regarder les moyens pour le réaliser.

Les décisions annoncées, en plus d’être abusives, sont injustes et douteuses en termes de recevabilité, car elles font simultanément payer le compte bancaire minimum gratuit et récompensent les clients à revenu élevé par une réduction des coûts.

Le PCP demande au gouvernement une position qui ne se limite pas à déclarer que la direction de la banque est responsable de son administration et qu’elle ne devrait pas interférer avec les actes de gestion en vigueur.

Oui, nous serons là, nous affirmons la nécessité de l’alternative patriotique et de gauche qu’un gouvernement PS ne garantit pas.
Les quatre dernières années de ce qu’on a appelé la «nouvelle phase de la vie politique nationale» n’ont pas été vaines.

Au cours de cette période, avec l’intervention décisive du PCP, une voie de défense, de remplacement et de conquête de droits jugés impossibles pour certains s’est ouverte, des dogmes se sont effondrés, des thèses et des motifs ont été maintes fois confirmés et des leçons tirées ; cela fera partie de l’héritage de lutte et d’intervention de notre parti.

Une période qui révélait, contrairement à ce qui avait été forcé dans la conscience et dans la vie du peuple, que l’amélioration des conditions de vie, l’extension des droits, l’augmentation des salaires et des pensions, l’augmentation du revenu disponible des familles, est une condition de la croissance économique, de la création d’emplois, de l’équilibre budgétaire et du développement du pays.

Mais si nous valorisons tout ce qui a été réalisé en le considérant comme un héritage auquel nous avons contribué, ainsi que tout ce qui a été évité par des mesures négatives censées avoir des conséquences graves sur la vie de notre peuple, nous savons également à quel point la réponse à cette situation a été insuffisante. La solution des problèmes structurels du pays nécessitait une politique alternative.

Surmonter les problèmes du pays reste la nécessité de paver la voie à une politique qui rompt avec les options de politique de droite essentielles que le PS n’a pas abandonnées.

Il reste nécessaire de mener une politique de gauche et patriotique dont l’axe essentiel est la libération du pays de la soumission à l’euro et aux impositions de l’Union européenne et la renégociation de la dette publique; la revalorisation du travail et des travailleurs, droits, salaires, pensions et pensions; la défense et la promotion de la production nationale et des secteurs de production; assurer le contrôle public des activités bancaires et de tous les secteurs essentiels et stratégiques de l’économie, ainsi que l’appui aux micro, petites et moyennes entreprises et au secteur coopératif; la garantie de l’administration publique et des services au service du peuple et du pays; une politique de justice fiscale; la défense du régime démocratique et l’application de la Constitution de la République portugaise, avec une justice accessible à tous et la lutte contre la corruption.

Des axes essentiels qui sont des lignes de réponse aux problèmes du pays et en même temps des engagements que le PCP a pris avec les travailleurs et la population.

C’est à partir de ces engagements, de son programme et de son projet, que le PCP développera son action, son initiative et sa proposition et se positionnera pour évaluer les options et les objectifs que le PS et son gouvernement incluront dans son action.

En ce sens, nous réaffirmons ici l’initiative du PCP, son action et son intervention sur des objectifs immédiats importants et correspondant aux engagements pris avec les travailleurs et le peuple: la lutte pour l’augmentation générale des salaires et le salaire minimum national à 850 euros ; lutter contre la précarité et la déréglementation du temps de travail, assurer la prévention et la protection du travail posté et exiger l’abrogation des règles strictes du droit du travail; l’augmentation générale et réelle des retraites, la gratuité des soins pour tous les enfants jusqu’à 3 ans, le droit au logement, un service national de santé renforcé et responsabilisé, des services publics réactifs, des investissements dans les transports par une politique fiscale juste,

Le maintien de l’initiative et de l’intervention du PCP, comme il l’a été au cours des dernières années, dépendra des options du PS, des instruments budgétaires qu’il présente et du contenu de la législation que le PCP déterminera, comme toujours, en toute indépendance politique, liée à ses engagements envers les travailleurs et le peuple.

L’avenir et l’adoption de mesures qui correspondent aux droits et aux aspirations des travailleurs et de la population compteront toujours sur l’intervention décisive du PCP. Le PCP s’opposera fermement à toute mesure contraire à leurs intérêts.

Avec le sérieux, la responsabilité et la rigueur reconnus par le PCP, nous interviendrons très prochainement dans le déroulement du processus politique, en liaison avec le premier et principal engagement que nous assumons vis-à-vis des travailleurs, des citoyens et du pays.

Nous vivons une époque qui exige beaucoup de fermeté idéologique, de force, de disponibilité révolutionnaire, de capacité organisationnelle et un parti communiste fort, déterminé et convaincu.

Les tâches que la situation actuelle impose au PCP sont grandes et exigeantes. Ce parti nécessaire et indispensable, qui doit être renforcé, dépend de la garantie de la défense des travailleurs, des intérêts populaires et du pays.

Renforcer votre organisation est une priorité clé, en liaison avec votre initiative et votre intervention politiques.

Un renfort qui est la clé des batailles exigeantes à venir. Il est donc nécessaire de poursuivre les actions en cours visant à améliorer le travail de gestion aux différents niveaux, à responsabiliser le nouveau personnel et les militants pour les tâches et responsabilités permanentes, à renforcer le militantisme actif et plus actif dans les entreprises et les lieux de travail, en particulier l’action des 5 000 contacts avec les travailleurs. Cette action implique déjà plus de 3500 contacts et l’adhésion de plus de 1000 travailleurs au Parti, permettant la création et le renforcement de cellules et l’intervention dans de nombreuses entreprises où elle n’a pas eu lieu, renforçant ainsi le Parti avec les travailleurs. C’est la manière dont nous devons aller plus en profondeur, en assurant une action qui a pour préoccupation fondamentale la connaissance des problèmes.

Comme cela doit être poursuivi dans la mise en œuvre des autres directives pour le renforcement du Parti, à savoir la délivrance de la nouvelle carte, la stimulation de l’intervention auprès de groupes et de secteurs sociaux spécifiques, le renforcement des organisations locales, la propagande et la presse du Parti, garantissant l’indépendance financière du Parti, organisant des réunions d’organisations.

Nous avons un parti unique, avec une histoire, des forces, des valeurs et un projet uniques. Un parti qui est ferme dans son idéal qui nous guide. Un parti qui affirme et réaffirme sa nature et son identité communistes dans la réalisation d’une politique patriotique et de gauche, en violation de la politique de droite, de la démocratie avancée, d’une nouvelle société, à l’abri de l’exploitation et de l’oppression – socialisme et communisme

Oui, nous y sommes! Avec la force qui nous donne la lutte et avec notre projet et notre idéal, avec notre organisation, intervenant là où la vie bat son plein, où règnent l’injustice et l’exploitation, prenant l’initiative qui correspond aux aspirations et aspirations des travailleurs et du peuple !

 
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Publié par le octobre 13, 2019 dans actualités, Europe, POLITIQUE

 

Pétition des intellectuels turcs contre la motion anticommuniste du Parlement européen

Les intellectuels de Turquie ont lancé une campagne de signatures contre la résolution anti-communiste adoptée par le Parlement européen le 18 Septembre. De nombreux avocats, universitaires et artistes ont participé à cette campagne. Notez que nous devons à Marianne qui parle aussi le turc la traduction de ce texte, le traducteur automatique du turc au français étant particulièrement défectueux, nous devons à notre polyglotte de choc la connaissance de cette prise de position des intellectuels turcs, une pétition initiée par les intellectuels communistes turcs mais qui a reçu un nombre impressionnant de signatures d’intellectuels de haut niveau. (traduction du turc par Marianne Dunlop et note de Danielle Bleitrach)

http://www.tkp.org.tr/tr/haberler/apnin-antikomunist-onergesine-karsi-aydinlardan-imza-kampanyasi

 

Voici le texte de la pétition et les noms des signataires :

 

NOUS DÉNONÇONS LA RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN CONTRE LE COMMUNISME

 

Nous avons été surpris par la résolution adoptée par le Parlement européen le 18 septembre 2019, intitulée «importance de la Mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe», qui réunit le communisme et le nazisme sous le même nom de totalitarisme.

 

Cette décision est une étape très dangereuse et inacceptable qui accuse les régimes communistes de génocide, diabolise le communisme en tant qu’idéologie à condamner. Il traite des développements qui ont conduit à la Seconde Guerre mondiale de manière très biaisée et il est évident que cela a été écrit avec des pensées hostiles contre l’Union soviétique.

 

Les élus qui ont voté la motion doivent répondre aux questions suivantes:

 

 

Quels sont les pays qui dans les années 30 ont répondu par une politique de «non-ingérence» dans la guerre civile espagnole malgré le soutien des fascistes allemands, qui ont laissé les nazis s’armer malgré tous les appels et les avertissements de l’Union soviétique au cours des mêmes années, et ont attendu jusqu’au dernier moment pour ouvrir un Front occidental contre les nazis, aggravant considérablement les pertes soviétiques? L’une de ces décisions a-t-elle été mise en cause pour son rôle dans la guerre, sans parler de sa condamnation?

Pensez-vous que les peines légères infligées pour la livraison d’acier, d’armes et de matériaux aux nazis pendant la guerre soient suffisamment convaincantes pour les crimes des monopoles qui ont encore aujourd’hui les plus grandes entreprises en Europe, qui ont continué leur activité après la guerre?

Pourquoi la xénophobie et le racisme, mentionnés dans la résolution et dont on se plaint maintenant, ont-ils augmenté au cours des trente dernières années dans un monde où l’Union soviétique n’existe plus et où l’on essaie d’éliminer toute son influence? Malgré les résultats de son élection soi-disant démocratique, pourquoi le Parlement européen, qui n’hésite pas à inclure sous son toit des racistes, des ennemis de l’immigration et des misogynes, craint-il tant du communisme pour l’avenir de l’Europe?

Nous rappelons aux partisans qui s’inquiètent de la division au sein de l’Union européenne : le système d’exploitation capitaliste est la raison principale de cette division. Tant que l’exploitation subsistera, l’unité des peuples ne peut être réalisée. Une proposition émanant de l’OTAN comme« toit » de la famille des pays démocratiques libres ne peut apporter aucune contribution à la liberté ou à la démocratie.

Les intellectuels, les progressistes, les communistes de Turquie qui depuis des décennies subissent l’oppression anti-communiste, la violence et la torture expriment leur plus vive indignation.

 

Signataires Abdullah Nefes (Poète) Abdurrahman Bayramoğlu (avocat, barreau d’Istanbul) Ahmet Aksüt (avocat, barreau de Muğla) Dr. Ahmet Alpay Dikmen (Membre du corps professoral) Ahmet Yıldız (Écrivain) Dr. AkifAkalın (membre de la faculté ITF, écrivain) Ali Gürsel (avocat, Barreau de Manisa) Ali Rıza Aydın (Rapporteur de la Cour constitutionnelle) Dr. Ali Somel (membre du corps professoral) Asaf Güven Aksel (Écrivain) Ataol Behramoğlu (Poète) Attila Aşut (Poète, Écrivain) Aydan Bulutgil (économiste à la retraite) Aydemir Güler (Écrivain) Aydın Meriç (ingénieur à la retraite, syndicaliste) Aydın Yürek (avocate au barreau d’Ankara) Ayten Topçuoğlu (avocat, barreau d’Istanbul) Dr. Aziz Konukman (membre du corps professoral) Babur Pinar (Poète) Bahtiyar Kaymak (Poète) Barış Terkoğlu (journaliste, écrivain) Barış Özbay (avocat, barreau d’Izmir) Barış Zeren (Traducteur, Écrivain) Başak Aydın Tantürkü (avocat, barreau d’Ankara) Batuhan Adanur (avocat, barreau de Bursa) Bilal Barış Koç (avocat, barreau d’Istanbul) Bilal Doğan (avocat, barreau d’Antalya) Burak Özdemir (avocat, barreau d’Aydın) Dr. Bülent Gökay (membre de la faculté, écrivain) Canel Durak (avocat, barreau d’Antalya) Cansu Fırıncı (artiste de théâtre) Celil Denktaş (Traducteur) Ceyda Karan (journaliste) Çağrı Kınıkoğlu (Réalisateur, Scénariste) ÇetinYüksel (avocat, barreau d’Istanbul) Çisel Demirkan (avocat, barreau d’Ankara) Deniz Aksoy (avocat, barreau d’Ankara) Deniz Aktaş (avocat, barreau d’Istanbul) Dengin Ceyhan (musicien) Derya Demir (avocate, Barreau de Mersin) Dilek Aydan Yaman (avocat, barreau d’Istanbul) Duygu Akcagöz (avocat, barreau d’Istanbul) Duygu İnegöllü (avocat, barreau d’Izmir )E. Özgür Eryılmaz (avocat, barreau d’Istanbul) Ece Ataer (Écrivain) Ekrem Ataer (Compositeur, Programmeur Radio-TV, Écrivain) Elif Zelal Şeker (avocate au barreau d’Istanbul) Emin İgüs (musicien) Emin Karaca (journaliste, écrivain) Ender Yiğit (artiste de théâtre) Enver Aysever (journaliste, écrivain) Eren Selanik (avocat, Barreau d’Izmir) Erendiz Atasü (Écrivain) Erhan Altınkaynak (avocat, barreau d’Antalya) Erhan Karaçay (ingénieur électricien) Dr. Erhan Nalçacı (membre de la faculté, écrivain) Ersel Aldabak (avocat, barreau d’Istanbul) Ersel Gürbüz (avocat, barreau d’Ankara) Evren Ersan (artiste de théâtre) Ezgi Helin Akpınar (avocat, barreau d’Istanbul) Ezgi Zaman (Danseur) Fadime Uslu (Écrivain) Fahrettin Ozan (président de TÜSTAV) Faruk Şimşekoğlu (avocat, barreau de Konya) Fatih Önal (artiste de théâtre) Fatih Eski (journaliste, écrivain) Fırat Arapoğlu (membre du corps professoral / académicien) Fırat Can Güngör (avocat, barreau de Bursa) Fikriye Eril Adıgüzel (avocate au barreau d’Istanbul) Fulya Zengin Balaban (avocate au barreau d’Istanbul) Dr. Gamze Yücesan Özdemir (membre de la faculté) Gülcan Altan (Musicien) Gültekin Emre (Poète) Hakan Tanıttıran (Éditeur) Hande Gündoğdu (avocate au barreau d’Istanbul) Hamit Demir (artiste de théâtre) Harun Güzeloğlu (acteur, scénariste) Dr. Hasan Erol Eroğlu (membre de la faculté) Hasan Tanay (artiste de théâtre) Hatem Göksu (avocat, barreau de Kayseri) Hürriyet Yaşar (Écrivain) Işıl Akan Kıral (avocat, barreau de Mersin) İdil Zeynep Öztürk Aktaş (avocat, barreau d’Istanbul) İlhan Serin (avocat, barreau d’Antalya) Assoc. 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Zeynep Suda (membre de la faculté) Dr. Zuhal Okuyan (membre de la faculté)

Source : Parti communiste de Turquie

Traduit du turc par Marianne Dunlop pour Histoire et Société

 

L’Ukraine attire la populace nazie de toute la planète

Les liens étroits entre le « terrorisme » étasunien, le suprématisme blanc et l’Ukraine montre à quel point on ne sait plus très bien qui génère l’autre… Quand est-ce que les Etats-Unis arrêteront d’attribuer à d’autres pays ce qui relève bel et bien de leur propre société. Par parenthèse ce passionnant article traduit par Marianne nous apprend à quel point les terroristes made in America prétendent agir non seulement en Ukraine ou au Moyen orient mais en Amérique latine. Non seulement les États-Unis partout mettent au pouvoir des gouvernements corrompus en s’appuyant sur les fascistes locaux avec lesquels ils ont des liens anciens, mais ils accusent les pays qui subissent ce terrorisme doublement exporté d’être l’origine de tout ce qui ne va pas chez eux. Notez le parallélisme avec la politique de macron chez nous (traduction de Marianne Dunlop et note de Danielle Bleitrach).

Oleg Khavich, analyste politique

11 octobre 2019

https://vz.ru/opinions/2019/10/11/1001887.html

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Les Américains ont fini par remarquer la montée du sentiment néo-nazi en Ukraine, qui est devenue un terrain d’entraînement et une base de recrutement pour les extrémistes d’extrême droite du monde entier, y compris les États-Unis.

 

Il y a quelques jours, le Centre Soufan, basé à New York, a publié une étude à grande échelle sur la montée de l’extrémisme raciste et néonazi dans le monde. Dans le résumé du rapport, il est dit directement que « l’Ukraine est en train de devenir la plaque tournante d’un vaste réseau d’extrémisme transnational néo-nazi, attirant des recrues étrangères du monde entier ». Les analystes américains ont conclu que l’Ukraine était devenue pour les néo-nazis de tous les pays un véritable terrain d’entraînement comme la Syrie pour les djihadistes, et que le bataillon Azov avait le même rôle que la structure islamiste Maktab al-Khidamat, qui recrutait des terroristes pour Al-Qaïda dans le monde entier.

 

Il est clair que The Soufan Center (TSC) a son propre point de vue sur les islamistes, car le fondateur de cette structure analytique, Ali Sufan, est devenu célèbre après les attentats du 11 septembre 2000 en tant qu’agent du FBI chargé de détruire les attaquants du destroyer américain Cole jusqu’à ce qu’il découvre que la CIA lui avait caché des preuves importantes. Après cela, Sufan a démissionné du FBI et a fondé un centre non gouvernemental chargé d’étudier des questions liées à la sécurité mondiale, au terrorisme et à d’autres menaces émergentes. Cependant, le rapport mentionné intéresse les médias américains (notamment Voice of America et Esquire), et pas seulement en relation avec des attaques d’Al-Qaida. Le fait est qu’il y a chaque année davantage de citoyens américains parmi les terroristes qui défendent des opinions néo-nazies. Le 20 septembre 2019, le Département américain de la sécurité intérieure a reconnu pour la première fois le terrorisme néo-nazi comme l’une des principales menaces à la sécurité nationale, une menace émanant également de leur propre pays.

 

Le rapport TSC décrit en particulier le voyage du dirigeant de l’organisation raciste américaine «Rise Above Movement» («Mouvement vers le haut», allusion au salut nazi) Robert Rando à Kiev au printemps 2018 et sa rencontre avec des membres du bataillon Azov, notamment avec l’ambassadeur non officiel d’Azov en Europe, Denis Nikitine, qui, en août 2019, s’est vu refuser l’entrée dans les pays de l’espace Schengen à la demande des autorités allemandes. Cependant, il existe des informations plus récentes sur les liens des néo-nazis américains avec leurs homologues ukrainiens.

 

Le 23 septembre 2019, le FBI a arrêté un soldat de l’armée américaine Jarrett Smith, accusé d’avoir préparé une attaque sur le siège d’une importante chaîne de télévision américaine au moyen d’une voiture remplie d’explosifs, à la manière des terroristes du Moyen-Orient. En fait, Smith via Facebook avait contacté un Américain qui s’était déjà rendu en Ukraine « pour combattre dans le Donbass en tant que membre d’un groupe armé similaire au bataillon Azov ». Selon le FBI, cet homme était le mentor de Smith et l’aidait à se préparer pour un voyage en Ukraine, car il avait exprimé le désir de se battre là-bas « pour des groupes d’extrême droite ».

 

Ce mentor est l’ancien militaire américain Craig Lang, qui, en 2015-2016, a été instructeur pour le Corps des volontaires ukrainiens créé par Pravy Sektor * (organisation interdite en Russie). Cependant, lors d’un de ses voyages dans son pays natal en avril 2018, Lang, avec un autre ancien soldat américain qui était allé en Ukraine, a tué un couple en Floride. Ces « Soldats de la Fortune » souhaitaient collecter des fonds pour un voyage au Venezuela, où tous deux projetaient d’aller se battre contre Nicolas Maduro. Bien que figurant sur la liste des personnes recherchées, fin mai 2019, Craig Lang a accordé une interview à un « Journal en ukrainien », mais il n’a été arrêté à la demande de la justice américaine qu’en septembre. Il est actuellement en détention à Vinnitsa, où le tribunal examine son extradition vers les États-Unis.

 

Toutefois, de telles informations négatives sur l’Ukraine dans les médias américains ne semblent nullement gêner l’ambassade de ce pays aux États-Unis. Le jour même où la Voix de l’Amérique publiait un résumé du rapport sur les néo-nazis, l’illustrant par une photo des militants d’Azov sur fond de drapeau avec le « croc du loup », un message intitulé « Ukraine » – pas « the Ukraine » est apparu sur le Twitt officiel de l’ambassade ukrainienne à Washington. Dans ce tweet, l’article précédant le nom Ukraine était fustigé comme un «cliché soviétique», et son absence s’appelait «une marque de respect pour le pays et sa nation». En fait, le message était adressé à Donald Trump, qui utilise souvent la tournure «the Ukraine» dans sa communication. C’est-à-dire qu’il s’agit d’un analogue des tentatives visant à contraindre les médias de langue russe, contrairement aux règles de la langue russe, à écrire «dans l’Ukraine» [в Украине] au lieu de «en Ukraine» [на Украине].

 

Et d’ailleurs, après cela, le président américain a supprimé l’article dans l’un de ses tweets sur l’Ukraine. Certes, son opinion sur l’Ukraine en tant que pays totalement corrompu, qui de plus intervient dans les élections américaines, n’a pas dû changer.

Par conséquent, personne ne sera surpris si un de ces jours, Donald Trump se souvient que l’Ukraine est devenue la nouvelle Mecque des néonazis qui par la suite se rendent aux États-Unis commettre des crimes.

 

* Une organisation à l’égard de laquelle le tribunal a adopté une décision finale concernant la liquidation ou l’interdiction d’activités pour les motifs prévus par la loi fédérale « sur la lutte contre les activités extrémistes »

Traduction MD pour H&S