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Archives de Catégorie: Europe

La responsabilité de Tsipras dans le désastre grec. Par LVSL

Pour faire accepter l’évidence des faits combien faudra-t-il encore de combats au sein du PCF, avec ceux qui de la direction de l’humanité à l’ancienne direction s’accrochent à la défense de Tsipras pour mieux salir l’Union soviétique et toutes les expériences socialistes du siècle dernier et d’aujourd’hui ? il me reste trop peu de temps pour m’épuiser dans de tels batailles d’arrière garde et je félicite les camarades qui les mènent pour retrouver un parti communiste digne de ce nom.  (note de Danielle Bleitrach)

Source : LVSL, 19-07-2019

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Le Présidium du Conseil central des scientifiques russes d’orientation socialiste a exorté les scientifiques russes à soutenir le Parti communiste

Là aussi on sait ce qu’il en est des « révolutions de couleur » et autres maïdan avec manipulation d’une jeunesse fragile pour que le mécontentement face à la politique actuelle soit utilisé pour dépecer la Russie et son opposition aux USA et à ses alliés au plan international. (note et traduction de danielle Bleitrach)

16 août 2019 12h00 – Parti communiste
Les sociologues ont exhorté tous les scientifiques russes à soutenir le Parti communiste

Le Présidium du Conseil central des scientifiques russes d’orientation socialiste a appelé tous les scientifiques du pays à participer activement au rassemblement contre les apologistes des «révolutions de couleur», rassemblement organisé par le Parti communiste le 17 août à Moscou, avenue Sakharov

La déclaration du Comité central de l’Union russe souligne qu’un grave danger de « révolution de couleur » se prépare dans le pays. «Des forces extérieures, principalement les États-Unis, perdent le contrôle du gouvernement russe, préoccupé par l’autorité croissante de la Russie sur la scène internationale et poursuivant son objectif principal – la destruction de la Russie en tant que principal ennemi stratégique s’opposant à l’établissement de sa domination mondiale – s’efforcent à nouveau de faire exploser le pays. de l’intérieur, en s’appuyant sur les forces de la «cinquième colonne», note des scientifiques socialistes.

«Soutenus par d’importantes ressources financières, les marionnettistes de la« cinquième colonne », tels que Navalny et ses complices, tentent de chevaucher le mouvement de protestation provoqué par le mécontentement contre le gouvernement actuel, en s’appuyant principalement sur la conscience fragile des jeunes. C’est ainsi que les «révolutions de couleur» ont eu lieu en Yougoslavie, en Libye, en Iraq et dans un certain nombre d’autres pays, pour lesquels elles sont devenues l’effondrement de l’état et les innombrables souffrances du peuple. Un exemple frappant d’un tel résultat est le Maidan de la «révolution des couleurs» dans l’Ukraine fraternelle, à la suite duquel les fascistes Bandera sont arrivés au pouvoir, submergés par une russophobie perverse. En août 1991, c’est grâce à  la foule dupée que la destruction du pouvoir soviétique a eu lieu malgré le puissant État soviétique – l’URSS,Ils croient que les événements de ces derniers jours à Moscou, « liés aux rassemblements de milliers de soi-disant » opposants « , ont montré le vrai visage de ses marionnettistes, ont montré les motifs et les objectifs de leur » protestation « . «En surface, cet objectif ressemble à une tentative de certains de remplacer ceux  qui ont pillé lesrichesses de la Russie, mais leur  objectif plus profond est de détruire la Russie, ou du moins selon eux de mettre fin au communisme et aux communistes. Ceci est démontré par les slogans sous lesquels ces rassemblements ont eu lieu. Les principaux étaient: «Décommunisation! et «Lustration!». Nous savons bien que seuls les fascistes se battent contre les communistes. Nous n’avons pas le droit d’admettre la mise en œuvre d’un tel scénario! »- les scientifiques socialistes en sont convaincus.

«Le 17 août, le Parti communiste et le siège des actions de protestation relevant du Comité central du Parti communiste, avec la participation de nombreuses organisations et mouvements publics, organisent une action panorusse – un rassemblement de protestation contre les apologistes des« révolutions de couleur », pour la réalisation de leurs objectifs de programme – paix, démocratie véritable, pour les droits sociaux du travail et pour le droit soviétique. pouvoir et socialisme. Dans le même temps, le Parti communiste appelle tout le monde à soutenir la demande faite au pouvoir afin d’assurer le 8 septembre de cette année. élections équitables aux autorités locales et élections des dirigeants régionaux, arrêtez la diffamation des représentants des partis lors de ces élections. Le rassemblement à Moscou se tiendra avenue Sakharov à partir de 11 heures « , a précisé le communiqué.

 
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Publié par le août 16, 2019 dans Etats-Unis, Europe

 

Marianne : Comment la guerre monétaire sino-américaine est en train de mettre l’Europe au pied du mur

"Xi Jinping et Trump viennent en fait de sonner l’heure du choix pour les dirigeants européens"

« Xi Jinping et Trump viennent en fait de sonner l’heure du choix pour les dirigeants européens » – AFP
Et à la fin, c’est l’UE qui perd
Après le conflit commercial, la guerre monétaire. La Chine vient de laisser se déprécier sa monnaie pour répondre aux menaces commerciales américaines. L’escalade risque de faire une victime : l’Union Européenne. Voici pourquoi.

En économie, à la différence du western, les duels peuvent faire une victime collatérale sans blesser les deux adversaires. En l’espèce, les rivaux se nomment Donald Trump, le président américain et Xi Jinping, son homologue chinois. Lassé d’accumuler des déficits commerciaux, le premier veut instaurer des droits de douanes sur les importations du second, histoire d’augmenter le prix du « Made in China » et d’inciter les consommateurs américains à consommer local. Les prémices classiques d’une bonne vieille guerre commerciale, presque de bon aloi. Seulement voilà, en guise de riposte, la Chine vient d’actionner l’arme monétaire, en laissant filer sa devise, le yuan. La logique : baisser la valeur de la monnaie rend plus compétitifs les produits chinois sur les marchés internationaux et donc neutralise les droits de douanes imposés par Trump. Habile, sauf si… celui-ci fait de même avec le dollar comme il semble le vouloir à en juger par les pressions exercées sur la Fed, la banque centrale américaine.

L’EUROPE FACE AU DUOPOLE SINO-AMÉRICAIN

Et à la fin ? C’est l’Union européenne qui perdrait. La baisse des deux monnaies (yuan et dollar) fait mécaniquement augmenter l’euro, au grand dam des entreprises de l’Union européenne désireuses d’exporter leurs produits. Pas besoin de connaître la science économique par cœur pour voir le problème : davantage d’importations en provenance de Chine et des États-Unis et moins d’exportations en directions de ces mêmes zones promettent chômage et délocalisations sur le Vieux Continent.

Avec en toile de fond, ce sempiternel dilemme. Soit l’euro reste une monnaie forte, comme le préconisent les Allemands ; les épargnants peuvent alors dormir sur leurs deux oreilles et les entreprises européennes investir par milliards aux États-Unis ou en Chine au grand bénéfice de leurs actionnaires. Il resterait encore quelques économistes ultra-libéraux pour vouloir poursuivre dans l’austérité salariale, histoire de rester malgré tout compétitif pour pouvoir exporter en dépit d’un euro surévalué.

L’HEURE DU CHOIX POUR LES EUROPÉENS

Cette logique produirait des effets désastreux sur l’économie française et celle du sud de l’Europe. Soit l’euro se déprécie sous la conduite de la Banque centrale européenne et des États de la zone pour rester dans le jeu mondial dans une sorte de New Deal version 2020 avec création monétaire au bénéfice des classes moyennes et investissements dans des infrastructures. Xi Jinping et Trump viennent en fait de sonner l’heure du choix pour les dirigeants européens. Une tragédie grecque, pas un western.

 

Pourquoi la Russie critique la nouvelle stratégie spatiale militaire de la France

Il est très rare que je passe dans ce blog un article de spoutnik France (et même RT france), je péréfère nettement leurs homologues en anglais ou en espagnol, dès que les Russes s’adressent aux français ils semblent penser que nous sommes tous des suppots de Marine Le pen. Mais Mariane me recommande cet article traduit du russe en Français. Donc comme d’habitude je lui fais confiance (note de danielle Bleitrach)

LU DANS LA PRESSE

URL courte
RT
Traduction de la presse russe (août 2019) (11)
23736

La nouvelle stratégie spatiale militaire présentée par la France a suscité de sérieuses questions au ministère russe des Affaires étrangères. Ce dernier a souligné que la France était le deuxième pays, après les États-Unis, à reconnaître la possibilité d’actions militaires dans l’espace.

Fin juillet, la ministre française des Armées Florence Parly avait évoqué des plans d’utilisation des «lasers de puissance» dans l’espace interstellaire. Les experts de RT notent qu’en cherchant à militariser l’espace, Paris suit en grande partie la ligne de Washington. De plus, selon les politologues, une telle stratégie correspond aux «ambitions de grande puissance» d’Emmanuel Macron et à sa volonté d’afficher des «résultats palpables de sa présidence».

Réaction de Moscou

Le ministère russe des Affaires étrangères a déclaré que la nouvelle stratégie spatiale militaire française soulevait de «sérieuses questions» à Moscou. C’est notamment ce que souligne le commentaire officiel publié sur le site du ministère russe des Affaires étrangères.

«Même la première lecture de la stratégie suscite de sérieuses questions vis-à-vis de certains termes, questions que les autorités russes ont l’intention de transmettre aux partenaires français. Préalablement nous jugeons utile de noter ceci. La France est devenue le deuxième pays (après les États-Unis) à reconnaître officiellement la possibilité d’un conflit armé dans l’espace extra-atmosphérique. Sachant qu’en réponse aux actions « inamicales » ou « hostiles » à l’encontre des objets spatiaux français ne sont pas exclues des contre-mesures, notamment de force», indique le communiqué du ministère russe.

Ce dernier relève également que, sur cette toile de fond, le changement brusque des approches françaises vis-à-vis des propositions russes visant à prévenir la course aux armements dans l’espace devenait «très révélateur». En particulier, l’an dernier, Paris avait refusé de soutenir la résolution de l’Assemblée générale des Nations unies appelant au dialogue sur le non-déploiement d’armes dans l’espace. La France a également refusé de se joindre à l’initiative internationale de la Russie sur le non-déploiement en premier d’armes dans l’espace.

Par ailleurs, comme l’indique le ministère russe des Affaires étrangères, les représentants français ont rejeté le projet russo-chinois d’accord interdisant le déploiement d’armes dans l’espace pendant la Conférence internationale sur le désarmement à Genève.

La partie russe souligne également que par le passé, il existait une coopération et une entente mutuelle à ce sujet entre Moscou et Paris.

Des ambitions de grande puissance

La nouvelle stratégie spatiale militaire de la France a été présentée par Florence Parly le 25 juillet au siège du commandement de la défense aérienne et des opérations aériennes à la base aérienne de Lyon-Mont Verdun. La ministre a noté que conformément aux promesses du président Emmanuel Macron, un commandement spatial installé à Toulouse ferait son apparition à partir du 1er septembre dans la structure de l’armée de l’air. Les effectifs de la nouvelle structure compteront 220 spécialistes.

De plus, la ministre a annoncé que la Ve République élargirait le financement des programmes spatiaux militaires dans le cadre de la planification budgétaire pour 2019-2025: hormis les 3,6 milliards d’euros initialement prévus, les autorités françaises ont décidé d’allouer 700 millions d’euros supplémentaires à ce secteur.

Florence Parly a évoqué l’intention de moderniser les moyens de défense antispatiale à l’aide d’un nouveau programme d’armement appelé «Domination de l’espace», qui inclut aussi bien la surveillance que la défense active.

Par ailleurs, d’après la ministre, Paris n’exclut pas l’usage d’armes dans l’espace.

«Si nos satellites sont menacés, nous envisagerons d’éblouir ceux de nos adversaires. Nous nous réservons le moment et les moyens de la riposte: cela pourra impliquer l’emploi de lasers de puissance déployés depuis nos satellites ou nos nanosatellites de patrouille», a-t-elle annoncé.

Les médais avaient déjà révélé l’élaboration d’un laser antisatellite par la France.

Comme l’indiquent les experts, la nouvelle stratégie spatiale française n’est rien d’autre que la manifestation des «ambitions de grande puissance» de Paris.

«Macron déclarait depuis le départ qu’il voulait faire de son pays l’État le plus puissant et le plus influent d’Europe. Et cette initiative est précisément appelée à contribuer à ce que la France soit reconnue comme une grande puissance», a déclaré à RT Igor Ignattchenko, responsable de la chaire d’histoire générale à l’Académie russe de l’économie nationale et d’administration publique auprès du Président russe.

L’expert n’exclut pas que le changement de position de Paris concernant la militarisation de l’espace s’explique par des raisons économiques et l’aspiration d’Emmanuel Macron à afficher des «résultats palpables de sa présidence».

«L’un des principaux messages de Macron, quand il faisait campagne pour la présidence, était le renouvellement de l’économie française. Et le programme spatial militaire, impliquant de nouveaux contrats et possibilités, pourrait précisément y contribuer. Le mandat du dirigeant français est déjà presque à moitié écoulé, et il a besoin de procéder à des réformes d’envergure dans de brefs délais», souligne l’expert.

Dans le sillage de Donald Trump

La nouvelle stratégie spatiale militaire de la France suppose une étroite coopération avec des pays tels que les États-Unis, le Royaume-Uni, l’Inde, le Japon, l’Allemagne et l’Italie, mais pas la Russie et la Chine.

«La France, qui revendique le rôle de première puissance militaire en Europe, suit le sillage de la politique américaine. Au lieu de fermer leurs programmes militaires pour passer à la coopération pacifique et conquérir l’espace avec la Russie, les Français suivent la voie la moins coûteuse et la plus extrême», a indiqué à RT l’expert militaire Iouri Knoutov.

L’an dernier déjà, Donald Trump avait annoncé la création de forces spatiales américaines. En janvier 2019, dans la nouvelle mouture de la Revue de la défense antimissile, le Pentagone a admis le déploiement d’éléments d’attaque de son ABM dans l’espace. Certaines démarches ont été également entreprises dans ce sens par le Japon, qui a fait part en décembre 2018 de son intention de créer une unité spatiale militaire au sein des Forces d’autodéfense. Les médias japonais ont récemment annoncé qu’une telle unité serait formée en 2020.

Le 18 juillet, la ministre britannique de la Défense Penny Mordaunt a annoncé l’adhésion du Royaume-Uni au programme spatial militaire américain Operation Olympic Defender visant à contenir les adversaires de Washington dans l’espace, tout en soulignant que le danger émanerait «de la Russie et de la Chine».

Le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg a également parlé en juin de la mise au point, par les pays de l’Alliance, d’une stratégie commune pour l’utilisation de l’espace. Comme l’a indiqué plus tôt l’agence de presse Reuters, au sommet de l’Otan à Londres prévu en décembre l’Alliance pourrait officiellement proclamer l’espace «sphère d’activités militaires».

«Le commandement russe a parlé à plusieurs reprises de cette ligne dangereuse visant à militariser l’espace. Mais nous savons que les États-Unis mènent des expériences en ce sens, et que la France, s’appuyant sur l’UE, s’efforce de ne pas se faire distancer», a déclaré à RT Sergueï Fedorov, collaborateur de l’Institut de l’Europe affilié à l’Académie des sciences de Russie.

Des «mesures de confiance»

Iouri Knoutov suppose qu’en réponse aux tentatives de militariser l’espace par les pays de l’Otan «la Russie devra créer des armements de riposte asymétriques – pas aussi coûteux mais très efficaces».

Pour l’instant, Moscou ne manifeste qu’une activité diplomatique en la matière. Le traité de l’espace de 1967 interdit à ses acteurs de déployer l’arme nucléaire dans l’espace, ainsi que d’utiliser la Lune et d’autres objets cosmiques à des fins militaires. Actuellement, la Russie prône le durcissement du droit international afin de prévenir la course aux armements dans l’espace.

En 2016 déjà, Mikhaïl Oulianov, directeur du département pour la non-prolifération et le contrôle des armes du ministère russe des Affaires étrangères, avait appelé les pays de l’Onu à se pencher sans plus attendre sur un accord juridiquement contraignant pour le non-déploiement d’armes dans l’espace.

En 2017, la Russie et la Chine avaient soumis à l’Assemblée générale des Nations unies un projet de loi sur le non-déploiement en premier d’armes dans l’espace.

«Notre initiative de résolution sur le non-déploiement en premier d’armes dans l’espace est sensée. Il faut faire appel à d’autres pays, aux médias, faire part de notre point de vue, expliquer le danger de tels programmes», estime Iouri Knoutov.

Sergueï Fedorov est également de cet avis. Selon lui, il faut dès à présent entreprendre des démarches de négociations «pour se rassurer mutuellement».

«D’après moi, il faut élaborer des mesures de confiance minimales entre les puissances spatiales. Si l’espace se militarisait, il serait bien plus difficile de sortir de cette impasse qu’aujourd’hui», conclut Sergueï Fedorov.

Les opinions exprimées dans ce contenu n’engagent que la responsabilité de l’auteur de l’article repris d’un média russe et traduit dans son intégralité en français.

 

les électeurs lui ont dit ce qu’ils pensaient… de sa politique vantée par le Financial Times

Quatre ans après avoir fait naître les espoirs d'Europe sociale de la gauche, le Premier ministre de la Grèce, Alexis Tsipras, défend aujourd'hui des réformes libérales dans le "Financial Times".

Quatre ans après avoir fait naître les espoirs d’Europe sociale de la gauche, le Premier ministre de la Grèce, Alexis Tsipras, défend aujourd’hui des réformes libérales dans le « Financial Times ». – Andrea Alexandru/AP/SIPA Cet article publié par le magazine Marianne peu de temps avant que Tsipras soit renvoyé par les électeurs, avec un taux d’abstention record (31%) pour la Grèce. nous dit ce qu’il faut penser de ceux qui s’obstinent dans le pCF et l’humanité à défendre leur copain tsipras… Paradoxalement ce sont les mêmes qui ne veulent pas entendre parler de la Chine qui elle a réussi un développement qui assure sa souveraineté et qui l’a fait en faisant monter le niveau de vie de l’ensemble de son peuple. (note de danielle Bleitrach)
Bisous la troïka

Summum de la désillusion : Alexis Tsipras s’affiche à la une du Financial Times pour promettre « plus de réformes » néolibérales

Quatre ans après avoir défié sans succès la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international), le Premier ministre grec est devenu le promoteur zélé de l’orthodoxie économique. Il pose même en couverture d’un supplément du « Financial Times » pour souhaiter plus de « réformes » à son pays, ravagé par l’austérité.

L’auraient-ils cru, si on les avait prévenus en 2015, ou auraient-ils préféré prendre cette histoire pour une dystopie invraisemblable ? Il y a quatre ans, l’ensemble de la gauche radicale française se remplissait d’espoir après la victoire de Syriza aux élections générales en Grèce. Le nouveau Premier ministre, le fringant Alexis Tsipras, promettait de mettre fin à l’austérité économique imposée par la troïka – Commission européenne sous influence berlinoise, Banque centrale européenne (BCE), Fonds monétaire international (FMI) – au peuple grec, en mettant les grands moyens s’il le fallait. Décidé à défier les diktats néolibéraux, le chef du gouvernement d’Athènes avait même convoqué un référendum, le 5 juillet 2015, par lequel le peuple grec avait rejeté à 61% le plan d’austérité imposé par les créanciers. Le temps de l’Europe sociale était enfin venu, se prenait-on à rêver.

L’illusion s’est vite dissipée. A peine une semaine après le référendum, Alexis Tsipras pliait devant la troïka, en signant l’accord drastique en échange duquel la Grèce a eu accès à de nouveaux crédits. Le Premier ministre affirmait alors n’avoir pas d’autre choix pour éviter un « désastre » à son pays. Aujourd’hui, ce qui passait pour du fatalisme ressemble bien davantage à de la duplicité : Tsipras est en effet devenu un défenseur des politiques néolibérales, sous les applaudissements de la presse économique.

“Of course I recognise that there are still problems, that we have to [make] more reforms — and reforms are like a bicycle: if you don’t [make] them you fall down.” https://on.ft.com/2HHEKLp 

Alexis Tsipras: ‘We need more reforms’

The Greek prime minister says why he deserves another term to continue the progress he has made in leading his country out of a crisis

ft.com

See FT Special Reports’s other Tweets

Le conservateur Financial Times vient en effet de publier un hors-série (« special report« ), intitulé « Investir en Grèce« . A la une du magazine, le sourire aux lèvres : Alexis Tsipras, surmonté d’un titre flatteur : « L’agitateur devenu réformateur économique« . Dans les pages du « FT« , le Premier ministre grec est couvert de louanges : « En janvier 2015, Alexis Tsipras, leader du soi-disant parti d’ultra-gauche Syriza, est arrivé au pouvoir en promettant la fin de l’austérité qui avait plongé la Grèce dans une des plus profondes dépressions de l’histoire économique, écrit le journaliste Martin Wolf. Aujourd’hui, sous sa direction, une Grèce en rémission souligne sa fidélité à la politique orthodoxe de l’eurozone. » Et le journal britannique d’applaudir une « politique macro-économique remarquable pour son orthodoxie » : excédent primaire généreux, croissance qui redémarre, taux d’intérêt en diminution…

TSIPRAS PROMET « PLUS DE RÉFORMES »

L’article élogieux est suivi par une longue interview d’Alexis Tsipras. Lequel y fait allégeance aux recettes du néolibéralisme, et donc à son bilan : « Je pense que chaque jour qui passe, les gens comprennent dans leur vie quotidienne à quel point la situation a changé« , plastronne le chef de Syriza. Se vantant des hauts niveaux d’investissements étrangers dans le pays, il promet davantage dans les mois à venir : la finalisation de projets de privatisation massifs, comme celui du port du Pirée cédé aux deux tiers à un opérateur chinois, devrait exciter l’avidité de grands groupes. Le Financial Times boit du petit lait. Mais tout n’est pas encore parfait : « [Tsipras] concède que la Grèce doit intensifier ses efforts pour rendre la vie plus facile aux investisseurs« , écrit le magazine. L’intéressé promet : « Bien sûr, je reconnais qu’il y a toujours des problèmes, que nous devons faire plus de réformes – et les réformes, c’est comme la bicyclette : si vous n’en faites pas, vous tombez. »

Depuis quatre ans, le gouvernement grec n’a pas cessé de pédaler. Le salaire minimal, diminué de 200 euros par le mémorandum de 2012 pour permettre au pays de rester « compétitif« , a seulement été relevé en janvier dernier, dépassant tout juste 650 euros brut mensuels aujourd’hui. Pressé de dégager un excédent budgétaire colossal chaque année, le gouvernement a massivement taillé dans les retraites. La moitié des citoyens grecs gagnaient moins de 7.611 euros par an en 2017. Le chômage, en baisse, approche toujours les 20%, plus du double chez les jeunes, ce qui accentue l’exode massif et le vieillissement de la population. La situation sociale en Grèce est dramatique : 40% des ménages en sont réduits à refuser les soins de santé par manque de moyens, même si Tsipras est récemment parvenu à restaurer la gratuité des premiers soins ; la consommation d’antidépresseurs a, d’après une enquête, été multipliée par 35 en quatre ans entre 2010 et 2014, tandis que le nombre de suicides a explosé. 35% de la population vit sous le taux de pauvreté, le plus haut niveau d’Europe. Quant au retour de la croissance, il masque difficilement le fait que le
PIB du pays, écrasé par l’austérité, atteint tout juste sa valeur… du
début du XXIe siècle. Soumis aux exigences des créanciers, Alexis Tsipras a largement tourné le dos aux ambitieux engagements de Syriza lors de son accession au pouvoir, même si la récupération de (modestes) marges de manœuvre budgétaires lui a récemment permis d’effectuer quelques mesures sociales comme la suppression du Smic jeune (qui avait été ramené à 510 euros).

Dans le même temps, les ports, les aéroports, les chemins de fer et réseaux de distribution d’électricité ont été vendus à de grands groupes étrangers, principalement allemands. Le gouvernement d’Angela Merkel a d’ailleurs réalisé plusieurs milliards d’euros de bénéfices depuis 2011 en rachetant de la dette grecque. De son côté, pour attirer toujours plus d’investisseurs, Alexis Tsipras a mis en place des politiques inspirées par celles des paradis fiscaux, comme l’extension du système de « golden visa » qui permet à tout investisseur réalisant une opération de 400.000 euros ou plus de gagner un permis de séjour de cinq ans en Grèce. Signe supplémentaire que le berceau de la civilisation européenne est devenu un immense terrain de jeu pour investisseurs, les pages du supplément du Financial Times sont émaillées de publicités visant à convaincre de mettre de l’argent dans les anciens services publics hellènes : Ipto, filiale privatisée de PPC, l’entreprise publique de distribution de l’électricité, se vante ainsi dans le magazine de « mettre en place les fondations du marché dérégulé de l’énergie en Grèce« ; PPC dispose également d’une page de publicité, payée avec l’argent public grec, pour convaincre les lecteurs du FT qu’elle « entre dans une nouvelle phase où elle prévoit de se transformer en fournisseur européen moderne, efficace et regardant de l’avant« . En attendant d’autres « réformes« , sans doute.

 
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Publié par le août 2, 2019 dans Economie, Europe, INTERNATIONAL

 

Le procureur général de l’Ukraine a appelé à « tuer tout le monde » dans le Donbass

 la politiquede Trump fait des émules et le langage devient plus direct, mais c’est plusfacile à dire qu’à  faire comme partout dans le monde où les masques « démocratiques » tombent pour ne plus laisser la place qu’aux intérêts de classe et à leur violence ‘(note et traduction de Danielle Bleitrach)

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31 juillet 2019, 07:15
Photo: 112 Ukraine / Youtube
Texte: Dmitry Zubarev

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Le premier procureur adjoint de l’Ukraine, Nikolay Golomsha, a déclaré que le conflit dans le sud-est du pays devait être résolu «par des moyens militaires».

«Notre politique étrangère exige une plus grande fermeté, la politique intérieure, une plus grande fermeté … Il est impossible dans un pays où il y a plus de 15 mille victimes de dire que le gouvernement doit aller négocier avec la Russie. Il y a un moyen militaire …il s’agit  de tuer tous ceux qui ont pris les armes. Si quelqu’un,  des collaborateurs protestent, alors s’il vous plaît prenez vos valise-Station-Russie », RIA« Novosti » rapporte les mots de Golomshi sur la chaîne de télévision« 112 Ukraine ».

Rappelons, lundi, le journal VIEW écrivait que l’Ukraine voulait organiser une « tempête » dans le Donbass et pourquoi cette idée était vouée à l’échec.

 
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Publié par le juillet 31, 2019 dans Etats-Unis, Europe, GUERRE et PAIX, Russie

 

Noam Chomsky: « Les maîtres de l’humanité ont tué l’Europe »

un texte de 2014 mais qui nous donne rendez-vous aujourd’hui. (note et traduction de Danielle Bleitrach)

21.02.2014 – Italie Éditorial

Noam Chomsky: "Les maîtres de l'humanité ont tué l'Europe"
(Photo de Archivio Pressenza)

« Ils croient qu’ils sont les maîtres de l’humanité et malheureusement ils le deviennent: la politique démocratique a cessé de leur résister, ouvrant la voie à la dictature inconditionnelle de puissances économiques et financières fortes, qui dicte désormais les conditions de notre vie publique ». Déclaration  de Noam Chomsky, considéré comme le plus grand linguiste vivant, auteur du chef-d’œuvre « Le langage et l’esprit ».

À 86 ans, le professeur américain fait preuve d’une clarté d’esprit et d’une vision qui ne laissent planer aucun doute. Aucune illusion: « Nos sociétés se dirigent vers la ploutocratie. C’est du néolibéralisme », a déclaré Chomsky lors du Festival de la science de Rome en Italie, en Italie, en janvier 2014. Le titre du dernier recueil de textes inédits traduits en italien est extrêmement explicite: eux, les oligarques mondiaux, les seigneurs de multinationales et les grandes banques affaires, sont « les maîtres de l’humanité ».

« La démocratie en Italie a disparu lorsque Mario Monti est allé au gouvernement, nommé par des bureaucrates siégeant à Bruxelles, et non par des électeurs », a déclaré Chomsky. En général, comme le rapporte le magazine « Contropiano », pour Chomsky, « les démocraties européennes sont totalement effondrées, quelle que soit la couleur politique des gouvernements qui se succèdent au pouvoir ».

Les démocraties du vieux continent sont « finies » – Italie, France, Allemagne, Espagne – car leur destin « est décidé par des bureaucrates non élus et des directeurs qui siègent à Bruxelles. L’ensemble de la Commission européenne décide, ce qui n’est pas obligé de répondre au Parlement européen régulièrement élu. Autoritarisme néo-féodal pur: cette voie est la destruction des démocraties en Europe et les conséquences sont des dictatures ».

Pour Chomsky, le néolibéralisme qui domine la doctrine technocratique de Bruxelles est maintenant un danger planétaire. Le fanatisme du « marché libre » comme moyen naturel pour une économie saine repose sur un dogme menteur et nié de façon flagrante. En réalité, sans soutien public (en termes de protection sociale et d’émission monétaire), aucune économie privée ne peut réellement se développer.

Le néolibéralisme est aujourd’hui configuré comme « une grande attaque contre les populations du monde », même « la plus grande attaque jamais enregistrée depuis quarante ans ». Bleak le silence de l’information, qui implique les mêmes « nouveaux médias »: leur tendance est de « pousser les utilisateurs vers une vision du monde plus étroite ».

Giuseppe Altieri

http://www.agernova.it/