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Archives de Catégorie: politique

Les communistes du monde entier viendront soutenir le Donbass

 

Международный форум солидарности с Донбассом.

★ Коммунистический фронт Луганщины ★

9 avril

Le 8 mai à Lougansk, les communistes organisent un Forum international de Solidarité. C’est ce qu’a annoncé le Premier secrétaire du Parti de la ville de Lougansk, Maxime Tchalenko. Le but principal de ce Forum organisé par un collectif d’associations, de mouvements et partis de gauche de la Région de Lougansk, selon lui, est d’exprimer le soutien du monde entier  envers les habitants du Donbass.

« Notre tâche de communistes aujourd’hui est de faire tout notre possible pour la remise sur pieds rapide de la région. L’aide humanitaire n’est qu’une mesure transitoire, ce dont nous avons absolument besoin, c’est du rétablissement à grande échelle de l’économie, de l’agriculture et de l’industrie détruites par la guerre. Les gens doivent trouver un emploi, recevoir un salaire ou une retraite. Les partis de gauche du monde entier ont toujours fait preuve de cohésion et de solidarité, et à présent nous espérons que leur participation sera une aide pour les habitants de la région de Lougansk dans cette époque douloureuse. »

Plus de 200 partis de gauche et mouvements antifascistes du monde entier seront invités à ce Forum.

Международный форум солидарности с Донбассом.

Adresse du Forum pour les inscriptions et les lettres de soutien : AISforum@yandex.ru Le Forum se tiendra le 8 mai 2015 à Lougansk de 9 :00 à 18 :00 (heure locale).

Langues utilisées : russe, anglais.

Les lettres de soutien et inscriptions devront être envoyées par courrier électronique avant le 1er mai.

  1. Pour les lettres de soutien, prière d’indiquer une brève information permettant de contacter votre organisation pour des actions ultérieures
  2. Pour les participants : indiquez les noms et prénoms de la personne, le nom de l’organisation qu’elle représente (dans la langue originale avec traduction en anglais et en russe), adresse et téléphone. Sujet de son intervention et exposé. Si possible une brève explication sur l’organisation représentée et ses coordonnées.
 

Ukraine : Petro Porochenko remet en question la démocratie (PCF)

 Image illustrative de l'article Parti communiste français
Samedi, 11 Avril, 2015
Humanite.fr

L’Ukraine du président Petro Porochenko vient de franchir un nouveau pas dans la crise profonde qui plonge le pays dans un néant politique économique et social en rayant d’un trait de plume son histoire récente en votant au parlement une loi interdisant toute « propagande des régimes totalitaires communiste et nazie ».
Mettre sur le même pied l’idéologie de la barbarie nazie et le communisme manifeste de la volonté de privilégier le négationnisme des crimes des Bandéristes, alliés des SS face aux résistants ukrainiens et à la libération du pays par les soldats de l’Armée soviétique. Preuve en est que le parlement de Kiev vient de décider également de commémorer officiellement les combattants de « l’armée insurrectionnelle ukrainienne » qui collabora avec les nazis durant la Seconde guerre mondiale.

C’est avant tout, en attisant l’ultra-nationalisme et les remugles de l’antisémitisme, une volonté de pousser les mouvements les plus extrémistes de Kiev (les partis Svoboda et Pravyi Sektor, ouvertement fascisants et membres du gouvernement) dans l’affrontement avec la Russie.

Le but n’est-il pas ainsi de solder les comptes de la Seconde guerre mondiale pour donner des gages aux partisans de l’adhésion de l’Ukraine à l’Otan et de la mise en coupe réglée des lois du FMI.

Comment prétendre alors vouloir respecter les accords de Minsk 2 ? Avec cette décision inique, il s’agit avant tout d’interdire de fait le Parti communiste d’Ukraine quand, dans le même temps, d’autres responsables et élus de l’opposition démocratique sont eux aussi menacés.

Il s’agit aussi pour Kiev de poursuivre, avec l’aide de mercenaires d’extrême droite membres de la Garde nationale, l’offensive dite « anti-terroriste » contre l’Est de l’Ukraine avec son cortège de victimes civiles et de destructions.

Sous prétexte de condamner « les régimes totalitaires », c’est en réalité la démocratie et le pluralisme que Petro Porochenko remet en question.

Pour l’heure, alors que les conflits sociaux se multiplient partout en Ukraine devant la dégradation des conditions de vie de la population et que les accords de Minsk ne tiennent qu’à un fil, le PCF appelle toutes les forces démocratiques, de paix et de progrès à tout mettre en œuvre pour que soient défendues en Ukraine les valeurs fondamentales de paix, de justice et de démocratie telles qu’elles résultent de la Charte des Nations unies et de la Déclaration universelle de 1948. Il est urgent de consolider la paix au cœur du continent européen, la France doit agir en ce sens, c’est sa responsabilité.

Parti communiste français

 
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Publié par le avril 11, 2015 dans Europe, politique

 

The Wall Street journal : L’Ukraine interdit les symboles de l’ère soviétique par Nick Shchetko

http://www.wsj.com/articles/ukraine-bans-soviet-era-symbols-1428606171

La Russie parle d’une action lamentable de la part du Parlement : les symboles nazis sont aussi bannis.

Polish President Bronislaw Komorowski, far left, and Ukraine's President Petro Poroshenko visit the ‘Bykivnia Graves,’ commemorating victims of Soviet-era repression, near Kiev on Thursday.

Le Président polonais Bronislaw Komorowski, à gauche et le Président de l’Ukraine Petro Poroshenko  visitent les tombes de Bykivnia, en commémorant les victimes de la répression de l’Époque soviétique, près de Kiev jeudi. Photo : Reuters  KIEV, le Parlement de l’Ukraine a voté jeudi l’interdiction des symboles soviétiques aussi bien que les symboles Nazis, un choix qui a renforcé l’axe récent de l’Ukraine s’éloignant de Moscou, mais a augmenté la perspective du renforcement des divisions dans le pays.

Les députés ont voté à 254-0 en faveur du projet de loi qui a proscrit tout « rejet public de la nature criminelle » des régimes soviétiques ou Nazis en Ukraine, une ancienne république soviétique qui a été envahie par les allemands lors la Deuxième Guerre mondiale.

Il a aussi interdit les drapeaux, symboles, images, proscrit les dénominations de rues ou cités en relation avec l’Union soviétique ou les allemands nazis, selon la version du texte publiée sur le site du Parlement.
A Soviet-era statue of Lenin with a Ukrainian flag wrapped around its neck near the the eastern city of Slovyansk, in the Donetsk region, in March. ENLARGE

Une statue d’Époque soviétique de Lénine avec un drapeau ukrainien autour de son cou près la ville orientale de Slovyansk, dans la région de Donetsk, en mars. Photo : Sergei Supinsky/Agence France-Presse/Getty Images « Les Symboles d’étoiles à cinq branches  et des faucilles et marteaux disparaîtront des rues de villes ukrainiennes, » a dit Yuriy Lutsenko, un député haut placé dans le parti du Président Petro Poroshenko en se  référant à l’iconographie fondamentale de l’Union soviétique.

« Ils sont équivalents à la svastika, » a-t-il dit. « Les Symboles de ceux qui ont torturé l’Ukraine ne seront plus utilisés et les contrevenants seront tenus pour hors la loi. »

L’adoption du projet de loi est intervenu peu de temps après que le président ait participé à une cérémonie en faveur des victimes de la répression soviétique à la périphérie de Kiev jeudi.

Ces « tombes sont un écho du noir septembre 1939, quand Hitler et Staline ont ensemble déclenché la sanglante  Seconde guerre mondiale  et ont essayé de diviser l’Europe, » a dit M. Porochenko, provoquant une nouvelle controverse dans sa volonté de mettre sur le même plan les deux leaders. Dans un autre acte destiné à blesser au cœur la Russie, un projet de la nouvelle stratégie de sécurité nationale de Kiev, sorti jeudi, a accru à nouveau la perspective de voir l’Ukraine rejoindre l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord. Les capitales occidentales s’étaient jusqu’ici opposées au franchissement d’une telle étape.

Cette législation a représenté un acte spectaculaire de défi contre la Russie, où le Président Vladimir Poutine prône l’histoire soviétique comme une façon de rétablir la fierté nationale blessée et a rétabli des traditions soviétiques, y compris le défilé annuel le 9 mai la parade militaire sur la Place Rouge. Des étoiles rouges à cinq branches surplombent toujours les tours du Kremlin

L’Ukraine est très divisée. Les parties de l’est russophone, où une rébellion soutenue par la Russie continue sa suppuration, entretient une vue plus positive de Moscou du passé soviétique. Mais beaucoup de nationalistes ukrainiens éprouvent le besoin de rejeter  fortement l’histoire soviétique pour échapper à la domination de Moscou, regardant du côté du chemin déjà suivi par d’anciens pays communistes en Europe centrale et en Europe de l’Est.

Le Kremlin a dénoncé la déclaration de M. Porochenko et a exprimé le regret que la nouvelle loi ait été votée un mois avant le 70ème anniversaire de la victoire soviétique sur les Nazis.

« Il est lamentable sur le fond qu’interviennent de telles décisions, de telles déclarations, beaucoup de vétérans dans ces semaines avant l’anniversaire célébreront le jour anniversaire avec des larmes dans leurs yeux, » a dit le Porte-parole de Kremlin Dmitry Peskov. Il a réitéré un récent avertissement de M.Poutine » à toute distorsion de notre passé »

Residents walk past Soviet-era hammer and sickle sculptures outside an apartment building damaged by shelling in January in Mariupol.

Les habitants passent devant les sculptures de l’Époque de soviétique des faucilles et des marteaux à l’extérieur d’un immeuble d’habitation endommagé par les bombardements en janvier à Marioupol. Photo : Evgeniy Maloletka/Associated appuient(pressent)  A un niveau pratique, la manière dont on pourra faire respecter la nouvelle loi ukrainienne est peu évidente dans un pays où l’héritage soviétique a laissé des milliers de rues, des noms de quartier et des statues, les nouveaux règlements se mettront rapidement à dos les habitants.

M. Lutsenko a dit que la nouvelle loi ne s’est pas appliquée aux mémoriaux ou aux cimetières de l’Époque soviétique selon des accords passés avec les anciens combattants et les héros de travail..

L’année passée, des douzaines de vidéos ont été publiées qui montraient le renversement des statues locales de Vladimir Lénine à travers le pays, les Ukrainiens y ont vu comme un message de défi contre Moscou. Mais de telles actions ont irrité plus d’un sympathisant russe.

« Ceci est un acte cynique qui viole brutalement les droits constitutionnels des citoyens. Il fraie la voie à de nouvelles répressions non seulement contre des communistes, mais contre n’importe quelles forces d’opposition dans le pays, » a déclaré Petro Symonenko, le responsable du Parti communiste d’Ukraine. Le Ministère de la Justice a agi afin que le parti soit interdit en juillet mais la question doit encore être décidée par un tribunal. Une loi séparée passée par le Parlement ukrainien jeudi permettra l’accès public aux documents classifiés concernant les secrets du Pouvoir soviétique.

 
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Publié par le avril 11, 2015 dans guerre et paix, histoire, politique

 

Valentina Lisitsa, la pianiste qui valait 80 millions de vues sur YouTube et qui est interdite à Torento

voici un article de la pianiste qui a été interdite au festival de Torento à cause de ses opinions sur ce qui se passe en Ukraine

Publié le 01/12/2014 à 14H24, mis à jour le 02/12/2014 à 10H48

Valentina Lisitsa dans les locaux d'Universal à Paris<br /><br /><br />

Valentina Lisitsa dans les locaux d’Universal à Paris

© LCA/Culturebox

CULTUREBOXCette pianiste ukrainienne installée aux Etats-Unis s’est fait un nom grâce aux dizaines de millions de vues recueillies sur sa chaîne YouTube. Véritable phénomène, elle a fini par signer avec le label Decca, grâce auquel elle se produit désormais dans les plus grandes salles de par le monde. Elle publie un nouveau disque d’études de Chopin et de Schumann. Rencontre.

Un conte de fées, celui de Valentina Lisitsa ? Pas vraiment, au moins si l’on considère que la pianiste ukrainienne, aujourd’hui âgée de 41 ans, a dû attendre près de vingt ans pour se produire dans une salle digne de ce nom. Sa biographie évoque une formation au conservatoire de Kiev et le premier prix, à l’âge de 18 ans, en 1991, du concours « Murray, Dranoff Two Pïano Competition » avec Alexei Zuznetsoff. Installée aux Etats-Unis, dans l’Etat de Caroline du Nord, c’est sur YouTube qu’elle joue ses morceaux à partir de 2007, après avoir auto-édité un DVD d’études de Chopin, aussitôt piraté.Ce n’est qu’après un flamboyant succès de ses vidéos postées sur YouTube qu’elle est enfin invitée à se produire dans de prestigieuses salles comme le Carnegie Hall et l’Avery Fischer Hall de New York, ainsi que le Musikverein de Vienne. Et, en mai 2011, elle se produit pour la première fois avec l’Orquestra Sinfonica Brasileira sous la direction de Lorin Maazel. En juin 2012, son concert au Royal Albert Hall de Londres est capté et diffusé en direct sur YouTube, pour la première fois.Que représente le succès que vous a apporté internet ?
On peut mesurer le succès à deux niveaux. A celui de la musicienne que je suis, c’est simple : j’ai trouvé sur internet le public que je n’avais pas. Parce qu’une partie des gens qui m’ont découverte sur YouTube, surtout les jeunes, viennent maintenant à mes concerts. En revanche, au niveau des dirigeants des maisons discographiques, l’appréciation est différente. J’avais 30 millions de vues et je n’étais personne. Puis j’en ai eu 40 millions, ils ont commencé à me considérer. A 50 millions, ils ont eu un réel intérêt et à 80 millions, que j’ai dépassés, c’est le succès. En réalité le nombre ne veut pas dire grand-chose. Je peux jouer les « Nocturnes » de Chopin, la « Sonate au clair de lune » de Beethoven et j’aurai 10 millions de vues, mais quelqu’un mettra une vidéo de chat et obtiendra autant de vues sinon plus. Le succès en nombre est relatif… Donc pour l’industrie musicale, la signification est autre : ils se disent que parmi les 80 millions, il y en aura certains pour acheter des disques et donc ce n’est pas important de savoir pourquoi j’ai obtenu autant de vues. Je suis un nom, une célébrité. Quand j’ai réussi à sortir du cadre de l’écran de l’ordinateur pour jouer en concert, j’ai eu droit à un gros concert à Londres, au Royal Albert Hall. On ne m’a pas mis là pour mon talent ou pour ce que j’allais interpréter, mais parce que j’étais une célébrité sur internet. Si j’avais sauté sur mon piano ou si j’avais fait d’autres pitreries, ça aurait tout aussi bien fait l’affaire !

Disque Valentina Lisitsa
© Universal Music

Quelle est votre plus grande satisfaction : le fait d’avoir su emmener certains internautes dans une salle de concert ou d’avoir attiré un public différent qui vous écoute mais sur la toile ?
Un mot d’abord pour rappeler comment est née ma relation à YouTube : je ne pensais pas, en y mettant mes vidéos, rencontrer un public. Je n’avais évidemment pas de « plan » : je serai célèbre puis j’aurai des concerts ! J’habitais loin de tout dans la campagne en Caroline du Nord, aux Etats-Unis, et n’ayant personne à qui montrer ce que je jouais, j’ai utilisé Youtube. Mais idéalement, le seul réceptacle pour la musique est le concert, le jeu « en live ». C’est là qu’advient la magie. Rien ne peut l’égaler, ni le CD, ni la haute définition et  encore moins YouTube, qui est de moins bonne qualité. Mais ces instruments peuvent inciter les gens à se déplacer à un concert. Or, souvent, une fois qu’ils ont goûté à la qualité du concert, ces gens, surtout des jeunes, paraissent étonnés de la supériorité de ce type d’écoute. Le contraire m’aurait horrifié ! Mais ce n’est pas si étonnant car ils sont attirés par ce qui est « retravaillé », comme les images sur papier glacé passées par photoshop. En musique, l’industrie discographique a vanté la « perfection » qu’offre la technologie car elle permet de nettoyer chaque note jouée ou chantée ! Ces jeunes sont encore très influencés par ça et ils s’attendent à cette même « perfection » dans une salle de concert alors que c’est de l’émotion qu’on trouve.

 https://www.youtube.com/watch?v=w-Zcc-OvzA8&feature=player_embedded

Vous semblez bien connaître votre public…
Internet offre ses statistiques ! On sait que la majorité de ceux qui écoutent sur YouTube ont entre 25 et 35 ans. Au dessus de 60 ans, c’est 7%. Alors que j’ai entendu que la moyenne d’âge du public en concert classique à Paris est de 61 ans ! Aujourd’hui, même si je joue quasiment tous les jours partout dans le monde, je sais qu’il restera beaucoup de ces gens tombés amoureux de la musique classique en partie à cause de moi que je ne peux pas aller voir. Je ne peux pas être partout et c’est évidemment frustrant.

Pour eux, il y a toujours internet et YouTube…
Oui, évidemment, mais pas un vrai concert et c’est celui qui compte.

Jouez-vous toujours vos morceaux sur internet ?
Oui, je le fais toujours, car je joue pour les gens. Je suis devenue le porte drapeau de ces auditeurs sur YouTube bien malgré moi, mais je pense que je dois plus que jamais continuer à le faire.

Est-ce vrai que vous laissez le choix de votre programmation de concert aux internautes ?
C’est une idée que j’ai eue au départ pour un seul concert, celui au Royal Albert Hall, et ça a fonctionné, parce que c’était une nouveauté. Le programme, très hétéroclite, avait été choisi parmi des vidéos YouTube. Mais, évidemment, quand une idée marche on veut la reproduire à l’envie et c’est là qu’intervient encore le business de la musique classique. On m’a demandé de le refaire encore et encore et c’est devenu comme un « gimmick ».

En quoi cela vous dérange ?
Parce que ça devient prévisible… et populiste ! Les gens choisiront ce qui est le plus connu ! Donc maintenant j’ai arrêté.

Vous pouvez toujours profiter d’internet pour promouvoir des morceaux moins connus…
Je n’ai pas mis que des vidéos avec des morceaux connus sur YouTube ! J’ai toujours fait un mélange. Et je vais plus loin : je propose maintenant de longues séquences YouTube d’une demi-heure environ, ce qui me permet de faire de la pédagogie auprès du public qui vient et me fait confiance. Donc j’accompagne toujours des mélodies connues de morceaux de découverte.

Quels sont les morceaux qui marchent le plus ?
« La danse macabre » de Liszt est le morceau le plus connu que j’ai joué : une « chanson » comme ils disent, qu’ils aiment passer en boucle… J’ai fini par l’enlever de mon répertoire parce que j’ai envie qu’ils connaissent autre chose ! En ce moment, je suis complètement immergée dans Brahms, qui est le compositeur anti-YouTube par excellence. Car YouTube est visuel, donc il privilégie des morceaux mettant en avant la virtuosité du jeu de doigté plutôt que ce qui est lent et triste. Dans mon nouveau programme, je propose donc 50 minutes de Brahms, avec Beethoven, Schuman et Rachmaninov.  De ce dernier, le public de ma chaîne YouTube est très friand, mais cette fois il s’agit d’une nouvelle sonate. De Beethoven, ce n’est pas « Le clair de lune » (qui est un must sur internet), mais « La Tempête »…  Ça reste du Beethoven, qui marche toujours. Schumann est moins connu, mais mon dernier CD lui est en partie consacré. Mais Brahms ? Je me demande comment un garçon ou une jeune fille de 13 ans vont recevoir Brahms…

On a pu vous voir souvent participer aux opérations « Des pianos dans la ville », notamment à Paris, et donc jouer longtemps au milieu de la foule. C’est quelque chose que vous aimez…
Ce n’est pas que j’aime jouer dans la rue, j’aime jouer tout court, où que ce soit !  J’ai été amenée à jouer sur YouTube quand j’habitais loin de tout, mais je me sens plus à l’aise encore au milieu de la Gare de Lyon ! Je joue où que ce soit, sur de bons ou de mauvais pianos, peu importe… Et puis je joue pour tous ceux qui ne peuvent pas nécessairement  s’offrir l’entrée à Pleyel, ou dans d’autres grandes salles…

Avez-vous le sentiment d’avoir changé votre public ?
Je suis en train de changer mon public. Il y a 80 millions de personnes qui m’écoutent sur YouTube, mais il n’y en a pas autant qui peuvent se permettre de venir à mes concerts pour diverses raisons : trop jeunes, pas assez riches, souvent sans travail… Mais tous ces gens à l’avenir auront un bon travail, feront partie de la middle class, ils arriveront à cette catégorie des 61 ans dont on parlait (!) et viendront à mes concerts. De mon côté, j’ai besoin de les accompagner dans leur évolution avec ma musique qui, elle aussi, change. Il y a dix ans, je n’aurais pas pensé jouer du Brahms : il me paraissait étrange et un peu ennuyeux. Je préférais jouer du Liszt. Mais j’ai mûri et ai fait mûrir mon public fidèle avec moi.

Est-ce important d’être sur internet pour exister culturellement ?
Oui absolument. Il faut y être sinon on n’existe pas. Mais avec quel degré d’implication personnelle, ça c’est une autre histoire…

 
 

André Tosel : «Réhabiliter la figure du travailleur en lutte»

Réhabiliter la figure du travailleur en lutte qu’avons-nous exigé d’autre, nous qu’on a appelé « les staliniens » sans jamais nous demander notre avis réel sur l’Histoire des communistes, nous qu’on a qualifiés de sectaires et qu’on a interdit dans les colonnes d’un journal qui toute notre vie avait été le nôtre. Réhabiliter la figure du travailleur en lutte c’est ce que j’ai tenté dans des livres interdits de publicité comme « l’exclusion ou la défaite ouvrière » ou ma tentative partout dans le monde de faire connaître les Résistances ouvrières de l’Amérique latine au Donbass aujourd’hui. Mon parcours fut celui de nombreux communistes qui n’ont pas voulu céder à la contrerévolution dans laquelle on a tenté de nous enterrer. Mais comme je l’ai écrit récemment ici il ne savaient pas que nous étions des graines…Toute ma vie je me suis souvenue de cette fête de l’humanité avec cet immense meeting, cette foule ouvrière, c’était la première fois que j’étais en tant que membre du Comité central sur la grande scène, j’ai fermé les yeux au bord des larmes et je me suis dit en secret: « je ne vous trahirai jamais ». J’ai simplement comme tant d’autres tenté de tenir parole.  (Danielle Bleitrach)
Par André Tosel, Philosophe
Vendredi, 3 Avril, 2015
Humanité Dimanche

Albert Facelly
Le philosophe André Tosel réagit dans nos colonnes après le scrutin départemental. Il analyse les raisons de la défaite de la gauche, et celles des difficultés du Front de gauche et du PCF à pouvoir émerger comme alternative crédible. Il propose des pistes pour une « réappropriation du pouvoir défini non comme domination, mais comme “ pouvoir de faire ”».

Après la défaite de la gauche, quel constat ?

L’immense mécontentement populaire s’est traduit tout à la fois par un consensus plus ou moins raisonné donné au capitalisme néolibéral et par l’espoir vague en une relève sociale et nationale, implicitement xénophobe, opérée par le Front national dont les liens avec le néolibéralisme n’ont pas été perçus. Ceci prouve une fois de plus qu’entre mécontentement populaire et expression politique se situe une gamme de réponses qui ne favorise pas mécaniquement les forces politiques qui se réclament de la transformation sociale et de l’égale liberté. L’autre constat est la défaite, qui n’est pas un désastre, du Parti socialiste: sa direction verra là un encouragement à poursuivre le tournant néolibéral d’une politique qui continue celle de Sarkozy et se justifie par « la force des choses » et l’invocation d’une « gauche moderne». « L’autre gauche »– PG, PCF, Front de gauche – se maintient dans le système politique mais stagne à ses marges. S’il est vrai que les médias accréditent frauduleusement l’idée d’un tripartisme – UMP, PS, FN – pour marginaliser davantage la seule expression de la gauche, le tripartisme réunit cependant les partis acquis à la contre-révolution néolibérale.

Toutefois, rien n’est stabilisé, tant sont poreuses les frontières entre la droite qui se déclare républicaine et le FN qui se veut désormais lui aussi « républicain». Tant que ne se dessinera pas une perspective de transformations sociales inscrite dans le sens anticapitaliste de l’égalité et de la solidarité internationaliste, le jeu à trois trouvera un équilibre et sera la figure actualisée de la contre-révolution néolibérale. Le fond commun de ce jeu est ce que l’on peut nommer un ethno-néolibéralisme qui accentuera selon les conjonctures l’ethnicisme identitaire, nationaliste et xénophobe, ou le pseudo-universalisme néolibéral du tout-marché. Le ciment de ces deux âmes peut se trouver dans un usage biaisé d’un pseudorépublicanisme laïque, antiterroriste et autoritaire.

Le Front de gauche et le PCF semblent ne pas parvenir à s’imposer. Quels sont les obstacles ?

L’absence de force d’attraction du FG et du PCF est inquiétante. Ces forces politiques ne parviennent pas interpréter et traduire les nombreuses résistances à la politique néolibérale qui se manifestent un peu partout et demeurent surtout critiques pour l’instant. Il s’agit avant tout d’empêcher la casse industrielle, de s’opposer à la révision à la baisse des services publics, à la dévastation des équilibres écologiques, de lutter contre le chômage et la production d’hommes superflus. Il s’agit aussi, et c’est plus constructif, de pratiquer diverses formes de solidarité minimale, d’inventer des modes d’économie sociale (coopérative), de maintenir une vie décente dans les banlieues dégradées et de soutenir les jeunes à la dérive. Tout ceci pourrait servir de base pour l’institution d’une alternative réellement positive. Or, celleci manque. Les classes populaires estiment de fait ne plus être représentées organiquement et, pour certains éléments d’entre elles, elles cherchent des issues imaginaires: elles donnent libre cours à un ressentiment qui se transforme en punition électorale à l’encontre de l’imposture perpétrée par une majorité gouvernante qui les déçoit, les abandonne et les méprise.

Cette crise de crédibilité est, certes, le fruit amer de transformations sociales et anthropologiques que les directions des forces de la gauche qui se dit radicale et qui devait représenter le monde du travail et des couches subalternes (au sens de Gramsci) n’ont pas su analyser en temps et encore moins infléchir productivement alors qu’un travail de connaissance considérable s’est développé ces dernières années. Le problème réel est désormais celui de la constitution d’un mouvement populaire transformateur pluriel qui doit identifier et produire les éléments communs pouvant unir ses composantes, sans les dissoudre a priori dans un seul parti. Quelles notions communes pour décliner ensemble, dans le monde du travail et du non-travail, des stratégies actives ? C’est en ce sens que j’avais proposé un moratoire sur l’emploi du mot « gauche », qui est actuellement imprononçable, et d’avoir le courage de prononcer à nouveau le mot « communisme », qui n’a pas épuisé sa puissance malgré les démentis cruels de son histoire. Il s’agit de combattre la politique actuelle conduite par le PS, dont on peut espérer qu’il finira bien par finir et par laisser peut-être la place à une organisation un peu plus décente. Les militants et électeurs socialistes qui se reconnaissent dans cette exigence d’un mouvement populaire transformateur en sont, bien entendu, des acteurs de droit. Nous n’avons pas néanmoins à préjuger de cette évolution du PS et à nous déterminer par rapport à elle.

Le second obstacle concerne les pratiques du Front de gauche et du PCF au-delà de l’usure de la formule frontiste. La perte des liens avec le mouvement populaire et le monde du travail n’a pu être compensée par l’activité électorale. L’établissement de ces liens avec une société profondément ébranlée et fragmentée par les modifications du capitalisme est bien une priorité. Il commande l’élaboration de tout programme qui ne peut être effectuée par des directions séparées mais doit naître des aspirations et des expériences en première personne de ces masses.

Celles-ci ont en quelque sorte à se confronter à leur pluralité interne et à établir des priorités dans les luttes qui comme telles sont aussi à confronter à tous les niveaux du processus de formation d’un vouloir commun. Plus profondément, est à l’ordre du jour une conquête du sens commun des subalternes pris en leur diversité. La référence globale aux « gens » est extraordinairement pauvre et appauvrissante; elle aboutit à une représentation passive et passivisante des classes travailleuses. Loin d’être considérées comme des acteurs politiques en première personne, comme un « nous », elles sont de fait considérées comme un corps collectif indéterminé, un corps souffrant fait de victimes, de malheureux en attente de redistribution plus large et plus juste de biens et d’argent, de consommateurs frustrés de services et de biens, de destinataires passifs de soins sociaux.
Le discours de la citoyenneté générale n’a pas été davantage opératoire, faute d’avoir été connecté avec la position ou la non-position des acteurs dans le travail, dans la production de leur existence, faute d’avoir articulé au conflit social la remise en cause de la manipulation des conflits identitaires dont le fondement légitime n’a pas été davantage éclairé théoriquement et assuré pratiquement. C’est la conversion du conflit social en simple conflit identitaire qui a pu s’imposer, et c’est par cette brèche que s’est engouffrée la démagogie du FN, qui a pu paraître poser les questions que « la gauche de la gauche » posait mal ou peu. Seule une bataille forte pour l’hégémonie culturelle articulée aux luttes de la quotidienneté peut faire reculer le consentement par défaut donné aux propositions néolibérales, endiguer la contamination des esprits et des pratiques par le racisme induit par des difficultés d’existence. C’est une lutte contre l’accoutumance à la violence et aux états de guerre intérieure et extérieure qui n’a pu être menée. S’il est nécessaire de penser global à l’époque de l’hégémonie monstrueuse du capitalisme financiarisé et de ses formes impérialistes géopolitiques, il faut agir local et global, et cela à tous les niveaux, de la ville aux entreprises, des régions aux nations et ces nouvelles entités transnationales du type Union européenne qui ont déplacé le cadre des luttes, demeuré jusqu’ici prioritairement national aussi bien pour le mouvement ouvrier que pour les mouvements anticolonialistes de libération nationale.

Quel projet politique pour convaincre ?

Tout projet politique doit s’articuler à la critique de ces deux éléments du sens commun populaire qui dévient de leur but transformateur immanent les premiers éléments réellement émancipateurs. Il ne peut déboucher que sur la réhabilitation de la figure du travailleur en lutte pour la réappropriation du pouvoir défini non comme domination, mais comme « pouvoir de faire». Le projet a pour horizon une praxis, celle qui a pour objectif de « faire du peuple » à partir de la pluralité des forces individuelles ou collectives maintenues dans la subalternité en mettant à l’ordre du jour la suppression des conditions qui rendent leur vie intolérable et injustifiable. Sans entrer dans les détails, on peut placer ce projet sous la bannière du commun et de la réappropriation en commun des forces capables de se mettre elles-mêmes consciemment en commun. Le commun, ce n’est pas un Bien commun pensé a priori comme une chose qui est supposée réconcilier les exploiteurs et les exploités, les dirigeants et les dirigés, les manipulateurs et les manipulés. Le projet ne peut être qu’un projet actif de réappropriation en commun de ce pouvoir commun de faire et d’agir à tous les niveaux. Là se joue la lutte concrètement anticapitaliste et elle ne se cherche pas une fuite dans un radicalisme verbal. Elle se veut réaliste et multiple. Qu’il s’agisse des conditions et des formes du travail en entreprise, de défense de l’emploi et de redéfinition de la place du travail dans l’activité humaine, des modalités et du contrôle de la consommation, des partages à consentir, de la production et de l’usage des connaissances, du rapport nouveau à établir avec la nature et dans la nature, il s’agit de définir en commun, aux divers niveaux du commun, ce qui est de l’ordre des biens communs et qui ne saurait être approprié privativement par les classes propriétaires devenues des mafias de nouveaux rentiers rapaces.

Cet ordre du commun qui est celui de l’inappropriable non marchandisable anticipe à sa manière ce qui pourrait être une figuration enfin réaliste du projet communiste. Si le projet doit contenir le programme spécifiquement politique d’une nouvelle Constitution, celle d’une VI e République éliminant le présidentialisme monarchique actuel et évitant la domination de partis oligarchiques, la démocratie renouvelée ne tient pas lieu de ce qui doit relever d’une praxis d’institution en commun, de ce qui est reconnu comme commun et connu comme des communs. Le problème est alors de déterminer quels sont les niveaux spatiaux multiples où se constitue le commun. On retrouve ici la question de la gradation qui va du local au global. Il faut remettre en question la dictature néolibérale qu’exerce l’Union européenne par l’imposition de critères qui font loi en matière de déficit budgétaire et de dette publique. Il faut reformer l’État nation actuel, qui est le relais de l’Union européenne en ce qu’il organise la mise sous tutelle de ses fonctions sociales pour mieux contribuer à l’exploitation des masses populaires au nom de la concurrence inter-capitaliste. On ne pourra pas longtemps éviter la question de savoir si et comment le niveau de l’Union européenne peut être considéré comme susceptible de constituer un commun par et pour les forces populaires organisées en nations destituées de leur ancienne et équivoque fonction intégratrice.

  • Le dernier livre paru d’André Tosel: « Nous, citoyens laïques et fraternels ? » éditions Kimé, 270 pages, 26 euros.
 

«Celui qui est armé de connaissances est invincible. » Dmitri Novikov a inauguré la douzième session de l’Ecole centrale du Parti (KPRF)

 

http://kprf.ru/party-live/cknews/141132.html

04/05/2015

Le centre d’études politiques du Comité central du Parti communiste situé à Sneguiri dans la banlieue de Moscou a commencé à former les étudiants de la douzième promotion. Le contenu de la préparation est à la fois théorique, idéologique, et pratique, le travail de propagande. Le groupe comprend 36 communistes de 29 fédérations du parti. Il y a aussi trois jeunes communistes de la République de Donetsk qui prennent part à la formation.

L’inauguration de l’école a été faite par le vice-président du Comité central du Parti communiste Dmitri Novikov. Il a parlé aux jeunes communistes de l’histoire de l’éducation politique dans le parti, les buts et les objectifs du Centre pour les études politiques. En particulier, il a déclaré qu’un parti politique qui espère atteindre le succès dans la lutte pour le pouvoir doit nécessairement accorder la plus grande attention à la formation de ses cadres dirigeants. De là dépend l’avenir du Parti communiste.

À la fin de son discours, Dmitri Novikov a exprimé l’espoir que l’étude au Centre encourage les élèves à travailler de façon autonome sur le développement constant de leur bagage idéologique et théorique et leur culture politique. La cérémonie d’ouverture s’est conclue avec une photographie de groupe.

Les étudiants ont devant eux deux semaines de dur labeur : ils parcourront le vaste programme éducatif qui comprend 15 disciplines. Les auditeurs écouteront des conférences sur la philosophie marxiste-léniniste, l’économie politique, l’histoire et les autres sciences sociales. Les jeunes travailleurs du parti pourront se familiariser avec les bases du journalisme et de la parole en public, les principes de la photographie et de la télévision. Ils étudieront l’organisation des mouvements de protestation de masse, la participation à des campagnes électorales, les techniques et les méthodes de la propagande du parti sur Internet. Comme d’habitude, beaucoup d’attention dans le processus d’apprentissage sera donnée aux exercices pratiques, jeux de rôle et entraînements.

En plus des séances de formation les auditeurs du CEP rencontreront les dirigeants du Parti et du Komsomol. Il y aura aussi un programme culturel, dont une visite de Moscou, et un ciné-club.

Déjà dans la semaine à venir, les étudiants du Centre d’études politiques rencontreront Guennadi Ziouganov. Le Président du Comité central du Parti communiste envisage de leur présenter une conférence intitulée « La Russie et les défis du XXI e siècle. »

 
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Publié par le avril 6, 2015 dans politique, société

 

Salutation le 28 mars 2015 au plénum du Comité Central du parti communiste de la Fédération de Russie de la part des communistes de la ville de Lougansk

LugKPpar kprf.ru | Texte traduit du russe par Flavio Pettinari pour Marx21.it

Estimé Gennadi Andreevich !
Chers collègues de la CC et de la Commission centrale de contrôle et révision du PCFR !
Camarades communistes russes !

Au nom de l’organisation du parti communiste de Lougansk

Nous vous envoyons des salutations sincères et chaleureuses à l’occasion de l’Assemblée de votre parti, le thème est important pour nous tous « L’héritage révolutionnaire du grand octobre » et les tâches du PCFR, qui résume et définit de nouveaux buts et objectifs dans notre lutte internationale pour le triomphe de la Justice, la démocratie, le socialisme et le communisme.

Estimé Gennadi Andreevich, nous exprimons nos sincères remerciements pour votre aide active, et votre position sur la résolution de la crise dans le sud-est de l’Ukraine, pour la défense des habitants du Donbass contre l’agression de l’Ukraine. Nous sentons non seulement une aide politique, mais des personnes qui partagent la même anxiété et la même  douleur, le même malheur et la misère qui ont frappé un peuple frère.

Grâce à vous, à votre préoccupation sincère, la solidarité et le soutien apportés à nous communistes de Lougansk, même dans les moments les plus difficiles nous avons réussi à garder notre potentiel, nous avons pu poursuivre la lutte contre le fascisme, le chauvinisme national, pour résoudre les problèmes humanitaires auxquels nous avons été confrontés en raison du blocus économique et l’agression militaire par l’Ukraine.

Les communistes de Lougansk sont reconnaissants à tous les organismes du PCFR, de leur assistance et soutien à la population du Donbass, à travers des convois humanitaires, à initiative du PCFR. Nous mentionnons en particulier les organisations du PCFR de Rostov et de Voronej, qui, dès les premiers jours, nous ont aidés et continuent à nous aider en fournissant de la nourriture, de la  médecine, vêtements et d’autres biens nécessaires. La relation entre nos partis politiques, au-delà des frontières, les relations nouées au cours des années, sont en fait sans frontières. Ces rapports démontrent que les organisations des partis communistes soviétiques étaient et restent unis.

Aujourd’hui, nous prenons une part active aux efforts de stabilisation de la situation dans l’est, dans le cadre du mémorandum de Minsk et de la feuille de route créé après le sommet de « Normandie » de Minsk2. Nous les communistes prenons toute notre part dans le travail de surveillance conjointe et la coordination du cessez-le-feu, nous contactons et collaborons avec d’autres organisations qui contribuent à toutes les initiatives visant à stabiliser la situation de Lougansk, en reconnaissance aux réalisations du peuple en lutte du Donbass dont l’essentiel s’incarne dans les résultats du référendum de mai.

Nous apprécions que le sixième plénum du Comité Central du PCFR en octobre, ait décidé de décorer notre ville  « pour services rendus au parti », la plus haute distinction du PCFR. C’est un événement marquant, un événement historique pour notre vie de parti et il occupe une place importante, en tant que confirmation du caractère international, sa fraternité, l’unité dans la lutte de nos partis communistes, l’unité des frères slaves. Pour la Renaissance de l’Union soviétique et les unités communistes sur les mêmes territoires.

Salutations à vous, pour les travaux de l’Assemblée du parti et pour les actions à venir, le jour de la grande victoire sur les fascistes !

Au nom des communistes dans la ville,
le premier Secrétaire de la Commission de la ville de Lougansk, Maksim Chalenko

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