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Archives de Catégorie: POLITIQUE

Julian Assange face à Anna Ardin en août 2010 – violé plutôt que violeur par Monika Karbowska

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Cet article est le premier d’une série d’analyses du dossier juridique suédois contre Julian Assange. Je ressens la nécessité de publier mon analyse parce que je n’ai jamais cru à la culpabilité de Julian Assange déjà à cause des invraisemblables manipulations auxquelles s’est livrée la justice suédoise dans ce dossier. Ces manipulations seront détaillées dans un autre article, notamment la collusion entre l’accusatrice principale, Anna Ardin et Irmeli Krans, l’officière de police rédactrice des plaintes des deux accusatrices – Ardin et Krans étant amies proches et colistières sur les listes électorales de leur parti. Ce simple fait aurait dû faire tomber l’accusation immédiatement pour vice de procédure, et même un avocat commis d’office aurait pu arriver à cet effet.

J’écris ce texte pour mettre en lumière des éléments rarement publiés de ce dossier et jamais réellement analysés. Je commence donc non pas par l’accusation, mais par la défense – Accusé de viol par Anna Ardin et ayant eu connaissance de la plainte par un article de tabloïd le 20 août 2010, Julian Assange répond immédiatement à la convocation de la police suédoise. Il a un entretien et donne sa version des faits à la police suédoise le 30 août 2010. Ce compte rendu de sa déposition a été peu publié et quasiment jamais analysé. Or c’est un des rares textes où il parle spontanément et sans préparation. C’est pour cela qu’il me semble que ce dialogue contient les éléments les plus authentiques sur « l’affaire », une affaire qui a valu à cet homme presque 10 ans d’enfermement, aujourd’hui la prison de haute sécurité et demain avec certitude l’extradition ou les prisons secrètes à torture américaines. Faire la lumière sur l’obscurité de cette « affaire » est la seule façon de pouvoir libérer le prisonnier politique européen qu’il est devenu.

Un deuxième article analysera la défense de Julian Assange aux accusations de Sofia Wilem, mais cette défense datant de 2016 et étant largement rédigée sous l’influence d’avocats qui ont perdu tous ses procès, comme Jenny Robinson, elle est moins importante que la déposition du 30 août 2010 face à la plainte de Anna Ardin.

Ce qui frappe à la lecture de ce document est que Julian Assange est tellement sidéré qu’il ne se défend pas. Au début il croit à un malentendu, il n’arrive pas à croire que la personne avec qui il a partagé le lit, l’intimité et le foyer pendant une semaine l’accuse de viol.

L’officier de police le presse sans hostilité à dire les détails de sa relation affective et sexuelle avec Anna Ardin pour donner sa version des faits et constituer ainsi sa défense. Son avocat Leif Silbersky l’incite avec bienveillance à répondre aux questions précisément pour que ce ne soit pas uniquement la version des accusatrices qui soit prise en compte.

Nous apprenons ainsi qu’une seule une relation coïtale a eu lieu, la première nuit du 13 aout, et c’est cette relation qui est ressentie comme un viol par Anna Ardin. Mais les nuits suivantes ont été remplies de caresses appréciées par la maîtresse du lieu et du lit – elle ne l’accuse d’ailleurs pas pour ces autres nuits… Mais Assange n’est pas capable de faire des descriptions plus précises de ces caresses, autres que le très vague « nous nous sommes touchés mutuellement ». Cette petite phrase n’arrive pas à contrebalancer la version crue, réaliste et dure que nous livre l’accusatrice de la première nuit – sa version est celle d’un Assange se précipitant sur elle dès l’arrivée dans l’appartement et lui arrachant vêtements et bijoux avant de la clouer au lit de force. L’accusatrice tait par la suites les caresses obtenus de son amant pendant toute la semaine qui suit ce qui rend son récit de la première nuit plus que suspect.

N’arrivant pas à décrire les caresses prodiguées à Ardin, à peine à mentionner les deux orgasmes qu’auraient eu Ardin avec lui par la suite, celles-ci restent inaudibles et ainsi la version de l’accusation s’impose. Pourquoi Julian Assange n’arrive -t-il pas à parler, est-ce par honte ? Une honte qui n’est visiblement pas du tout du côté des accusatrices, qui elles se répandent dans leur plainte en descriptions sexuelles longues, imagées et suscitant une forme d’excitation chez le lecteur/trice. La honte se trouve ici visiblement du côté de l’accusé, chose anormale dans les affaires classiques de viol d’un homme sur une femme.

C’est la même chose pour le point central de l’accusation : le préservatif percé ou déchiré. Assange ne se défend pas. Il ne se souvient pas de qui a eu l’initiative du préservatif, il ne se souvient pas de qui l’a mis ni même qui l’a enlevé !

Il répond presque toujours aux questions : je ne me souviens pas. Il n’est pas non plus capable de dire l’heure à laquelle le rapport sexuel a eu lieu ni s’il y en a eu plusieurs… Une passivité, une sidération, un moment de régression qui lui coutera très cher car tous les détails « à décharge » comptent autant que ceux « à charge »… En l’absence de détails livrés à décharge, ne restera que l’accusation.

A un tel point que son défenseur s’en inquiète et lui demande à la fin s’il n’a pas été drogué ou alcoolisé. C’est bien l’impression qui se dégage pour un observateur extérieur : à ce stade d’imprécision, de manque de mémoire, le violeur présumé n’a-t-il pas été plutôt abusé, notamment avec une drogue ?  La drogue du viol ça marche aussi bien sur les femmes que sur les hommes et ces substances ont toutes pour conséquences d’effacer la mémoire des événements.

Je suis navrée et émue de lire la réponse de Julian Assange à la question de « qui a eu l’initiative du contact sexuel ? » : « Anna »

« Comment l’a-t-elle fait ? » Réponse de Julian Assange: « elle m’a dit que je devais dormir dans son lit ». Et elle a « rajouté des choses sur ce qu’un amant devrait faire au lit ». C’est elle qui décide, ce n’est pas lui. « Après tout, c’est son appartement » – dit-il.

Une image de passivité et d’obéissance qui me hante, en tant que spectatrice extérieure. Celui que des Etats et des médias mondiaux ont accusé de prédation fait en réalité figure de petit garçon obéissant et passif. Si Anna Ardin était aussi la personne qui lui avait prêté son adresse obligatoire pour sa demande de carte de séjour dans l’espace Shengen, l’image réelle de sa vulnérabilité apparait complète. Une vulnérabilité concrète face à l’accusatrice qui aurait du logiquement aider son avocat à mettre en doute l’accusation.

Quant à son avocat que l’on voit ici efficace et empathique, Leif Silbersky a été congédié au bout d’une semaine. Qui conseillait donc Julian Assange à ce moment-là et qui lui a conseillé de rompre avec Leif Silbersky ? Une réponse à cette question pourrait nous mettre sur la piste de ceux qui ont enfoncé Julian Assange dans une situation inextricable depuis 10 ans, qui lui ont fait perdre TOUS ses procès. Vont-ils lui faire perdre le dernier procès, celui dont sa vie dépend, le procès en extradition vers les Etats Unis ? Si nous, citoyens préoccupés par l’injustice ne nous mobilisons pas, c’est exactement comme cela que « l’inéluctable » va arriver.

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Le record des dividendes mondiaux fait grincer des dents à l’approche du G7

Qu’est-ce que le G7 sinon le club de ces gens-là. Qui peut croire en leur désir égalitaire ou de sauvegarde de la planète quand l’hôte de ce raout sans perspective autre que le pillage, l’accumulation folle aux dépends des êtres humains et de la planète, applique  une politique de destruction des droits et des services publics, santé, éducation, territoire tout est mis en coupe réglée. Ces gens-là se réunissent en espérant seulement qu’il n’en sortira rien tant chaque chef d’Etat est affaibli, déconsidéré, fragilisé à force de n’être plus que les représentants de ces intérêts. (note de Danielle Bleitrach)

AFP19/08/2019 à 20:21
Les dividendes versés par les multinationales au deuxième trimestre ont battu un nouveau record en dépit du ralentissement économique ( AFP / PHILIPPE HUGUEN )

Les dividendes versés par les multinationales au deuxième trimestre ont battu un nouveau record en dépit du ralentissement économique ( AFP / PHILIPPE HUGUEN )

« Double langage », « hypocrisie »: les dividendes versés par les multinationales au deuxième trimestre ont battu un nouveau record en dépit du ralentissement économique, de quoi exaspérer les altermondialistes à l’approche d’un sommet du G7 axé sur la lutte contre les inégalités.

Un montant record de 513,8 milliards de dollars a été distribué sous forme de dividendes aux actionnaires au deuxième trimestre, selon l’étude de référence publiée lundi par la société de gestion de fonds Janus Henderson Investors.

Toutefois leur ascension (+1,1%) a été bridée par une économie en perte de vitesse et par la solidité du dollar. A titre de comparaison, le montant des dividendes avait bondi de 14,3% un an plus tôt.

« Le taux de croissance a été le plus faible en plus de deux ans », la décélération de l’économie mondiale ayant « commencé à se faire sentir sur les dividendes », souligne le rapport, qui analyse des dividendes payés par les 1.200 sociétés les plus importantes en termes de capitalisation boursière.

L’Europe (hors Royaume-Uni), où les dividendes ont reculé de 5,3% à 169,5 milliards de dollars, a été la première touchée. Le ralentissement économique mondial y est « particulièrement notable, ce qui a une incidence sur les bénéfices et, par conséquent, limite la capacité des sociétés européennes à augmenter leurs dividendes », explique Janus Henderson.

La région Asie-Pacifique hors Japon a également fait moins bien que l’an passé (-2,9% à 43,2 milliards de dollars), lestée par Hong Kong où « un quart des sociétés » analysées ont réduit leurs dividendes, à cause du ralentissement chinois, selon le document.

– Les politiques en cause –

Pas de quoi faire larmoyer les organisations altermondialistes qui participent cette semaine au « contre-sommet » du G7 pour « montrer qu’il existe des politiques publiques qui pourraient réduire les inégalités, financer la lutte contre le dérèglement climatique, la protection de la biodiversité ».

Manifestation contre le prochain G7, le 13 juillet 2019 à Biarritz ( AFP / IROZ GAIZKA )

« Le monde du contre G7 n’est pas surpris » par « ce chiffre record qui illustre les politiques qu’il faut transformer aujourd’hui pour financer l’intérêt général plutôt que rémunérer les actionnaires », indique à l’AFP Maxime Combes, porte-parole d’Attac France.

Et de dénoncer « un double discours entre un G7 qui se veut être celui de la lutte contre les inégalités et les politiques nationales qui contribuent à les accroître », en encourageant notamment le versement de dividendes.

Une « hypocrisie » qui témoigne, selon lui, de « l’impasse dans laquelle nous enferre ce système néo-libéral qui privilégie la rémunération des actionnaires à l’intérêt général ».

« Les pays du G7 mettent en place des politiques qui favorisent le versement de dividendes notamment au détriment des salaires », a aussi déploré Quentin Parrinello, porte-parole d’Oxfam France, auprès de l’AFP.

Comparé à l’an dernier, « les dividendes versés au sein des pays du G7 ont augmenté trois fois plus vite que les salaires », selon les calculs d’Oxfam France.

– La France très généreuse –

Et si la France ressort de cette étude comme étant « de loin le plus grand payeur de dividendes en Europe » (+3,1% à 51 milliards de dollars), c’est grâce à une fiscalité favorable aux actionnaires, critiquent de concert Oxfam et Attac France.

Depuis 2015, les dividendes mondiaux du deuxième trimestre n’ont cessé de croître et ce rythme ne semble pas prêt de s’arrêter.

Pour l’année 2019, Janus Henderson maintient ses prévisions inchangées, tablant sur un montant record de 1.430 milliards de dollars de dividendes, soit une hausse de 4,2%.

« Les dividendes mondiaux ont augmenté de façon extrêmement rapide au cours des deux dernières années et le ralentissement auquel nous assistons n’est donc pas une source d’inquiétude », estime Ben Lofthouse, directeur de la gestion actions internationales à fort rendement chez Janus Henderson, cité dans le texte.

Ces prévisions suggèrent aussi que les dividendes progresseront cette année plus vite que la croissance économique mondiale, pour laquelle le consensus se situe entre 2,6% (selon les prévisions de la Banque mondiale) et 3,2% (selon celles du Fonds monétaire international révisées à la baisse fin juillet).

Le G7, qui réunira de samedi à lundi les leaders des sept pays les plus riches du monde à Biarritz (sud-ouest de la France), a fait de la lutte contre les inégalités son fer de lance.

pan/soe/eb

G7
 
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Publié par le août 21, 2019 dans POLITIQUE

 

Vu de Russie par le KPRF : Le chef des communistes français a préconisé la levée des sanctions de l’UE contre la Russie

traduit depuis le site du KPRF qui se félicite de la position du Parti communiste Français exprimé par son secrétaire Fabien Roussel.Il est clair que quelque chose est en train de changer dans l’audience internationale de notre parti et que l’on assiste à la mise en oeuvre d’une autre politique, chacun peut s’en réjouir. (note et traduction de Danielle Bleitrach)

20 août 2019 18h00
Le chef des communistes français a préconisé la levée des sanctions de l'UE contre la Russie

Photo: Global Look Press / Vincent Isore

L’Union européenne devrait abolir les sanctions économiques contre la Russie. Cela a été annoncé lundi par le secrétaire national du Parti communiste français et le député de l’Assemblée nationale (chambre basse du Parlement) Fabien Roussel, rapporte TASS.

«À un moment donné, quand il devient évident que la situation en Crimée s’améliore, ainsi que celle du Donbass, où un cessez-le-feu a récemment été observé, nous devrions nous engager dans la voie de la levée des sanctions. À mon avis, nous devrions revenir à l’état antérieur des relations commerciales et lever les sanctions contre la Russie », a souligné Roussel en direct sur BFM.Il a noté à cet égard que « les sanctions que l’Union européenne a adoptées en 2014 contre la Russie après les événements en Ukraine et en Crimée endommagent gravement les économies européenne et française, en particulier dans le domaine de l’agriculture ». «Il s’agit d’une interdiction d’exporter du lait, du porc et du bœuf. En 2015, dans le domaine de la production laitière, cela a coïncidé avec les quotas de production internes de l’UE, ce qui a entraîné une crise véritablement terrifiante pour les producteurs français », a déclaré Russel.

Dans le même temps, il a exprimé sa conviction que «lorsque des sanctions sont adoptées contre la Russie, contre l’Iran ou la Chine, leur peuple, leur peuple simple, et non pas les riches entrepreneurs, souffre d’abord. C’est ainsi que les agriculteurs français ont souffert des sanctions économiques prises contre la Russie.  » « Maintenir une telle situation avec des sanctions est inacceptable », a-t-il déclaré. « Nous vivons dans un véritable monde de sanctions – il s’agit des sanctions de l’UE et des États-Unis contre la Russie, des sanctions des États-Unis contre la Chine, des sanctions des États-Unis et de l’UE contre l’Iran. »

«Il est grand temps d’établir la paix sur la planète, un monde basé sur le dialogue. Et la France doit le faire. Je pense que lors du sommet du G-7 à Biarritz, la France pourrait également prendre une initiative majeure dans le cadre d’une conférence de paix internationale consacrée aux questions de développement. Cela résoudrait de nombreux problèmes », déclare Fabien Roussel.

 

Macron-Poutine: premier round, Macron n’est pas à la hauteur des enjeux

Sur la rencontre  Poutine Macron: Je suis totalement d’accord avec l’estimation de Fabien Roussel sur le caractère positif d’une telle rencontre et sur l’objectif de la fin des sanctions, et c’est là effectivement l’essentiel que d’exiger du gouvernement français une politique étrangère indépendante qui renoue avec une volonté de paix et de non alignement sur le bellicisme des Etats-Unis.

La conférence de presse a montré à quel point Macron était peu en état d’une telle visée..  Macron est loin de l’aspiration défendue légitimement par Fabien Roussel et qui correspond à ce que souhaite la majorité de notre peuple dans ce domaine: désavoué de toutes part, il tente de retrouver une stature européenne mise à mal actuellement. Non seulement il y a le brexit, les insultes de Trump, le mépris dans lequel il est tenu, lui et Angela merkel, par le maître américain, l’Europe déchirée par des années d’une politique a contrario des intérêts populaires et dont Macron continue à se faire le champion en provoquant dans son propre pays un mécontentement grandissant.

Dans un espace dévasté européen dont les leaders sont soit la proie d’un jeu de quille soit de plus en plus infréquentables, macron erre tel Soubise à la recherche de son armée et tente de prendre la place de grand leader bien aimé, rôle auquel personne ne le désigne. Poutine lui laisse entendre qu’il jouera ce jeu là jusque dans certaines limites.

Sur la Syrie, quand Macron juge « impérieux » un cessez-le-feu à Idleb, car « des enfants sont tués », Poutine, lui, réitère son soutien aux « efforts de l’armée syrienne en vue d’éliminer les menaces terroristes ».Effectivement la France qui n’a cessé de jouer la politique du pire est mal placée pour défendre les enfants qui meurent.

Bref, Macron  n’est pas en position de force mais feint de l’ignorer. C’est une vieille tradition française que de s’aliéner leurs hôtes par leur morgue et Macron qui a perdu la grandeur conserve l’incapacité diplomatique. Celui qui a organisé la répression des gilets jaunes et qui prétend imposer aux 75% des Français qui ne l’ont pas choisi des réformes dont ils ne veulent pas, une destruction de leurs droits et de leurs services publics n’était vraiment pas en état de montrer à quel point une politique d’ouverture était le meilleur moyen d’encourager la dissidence en Russie, c’est pourtant ce à quoi il s’est livré. Les questions de la presse sont allées dans le même sens, celui d’une ingérence indécente et Poutine n’a pas joué à fleurets mouchetés en faisant état de blessés et de morts gilets jaunes, ce à quoi Macron a évoqué le respect de la Constitution et le non bourrage des urnes. Ambiance…

Poutine a logiquement à la fois fait état de relations historiques privilégiées, celles de la guerre contre le nazisme et là on ne peut s’empêcher de repenser à la manière différente dont les Russes et les Français ont « donné » dans cette lutte, aux relations complexes entre De gaulle et Staline. Macron propose de se rendre à Moscou en mai 2020 pour les commémorations de la victoire soviétique sur l’Allemagne nazie, boudées par les Occidentaux depuis l’annexion de la Crimée à la Russie en 2014.

Poutine a surtout montré que le monde désormais ne se limitait pas au G 7 ou G8 suivant l’humeur des Etats-Unis et de leurs vassaux. Il a fait état du G20 comme beaucoup plus représentatif ou encore des BRICS, de l’organisation de coopération de Shanghai et chaque fois il insistait sur le partenariat privilégié avec la Chine.

Il y a eu des instants dont je me demande si Macron a apprécié la subtilité… Quand il a dit que la Russie était européenne de Brest à Vladivostok, Poutine a repris la citation exacte du général De gaulle : de Brest à l’Oural… sous entendu ne nous annexez pas en totalité à vos rêves et il restituait la dimension eurasiatique d’une possible et nécessaire évolution. Macron une fois de plus a fait la preuve de son incapacité à être autre chose que le fort en thème qui se croit capable de manipuler ses intelocuteurs en se rengorgeant comme un coq alors qu’il n’a que très peu de cartes en main. La seule dont il bénéficie est qu’effectivement Poutine ne veut pas couper les ponts avec l’Europe et que la France au nom de son passé a encore quelques bijoux de famille idéologiques à brader, mais il n’a cessé de corriger son interlocuteur en minimisant les actuels intérêts de tels liens alors que la mondialisation est en train de faire monter d’autres acteurs et d’autres enjeuxy compris de nouveaux rapports sud-sud dans lesquels la France reste totalement subordonnée à la politique américaine avec une presse aux ordres.

Danielle Bleitrach

 

Il faut Un contrôle médical de l’ONU pour Julian Assange!

Parce que l’avocat britannique de , John Jones, est mort prétendument par suicide en avril 2016,

Parce que son confrère aux Etats-Unis est mort le mois d’après,

Parce que les Etats-Unis tentent d’intimider les témoins Chelsea Manning et Jacob Appelbaum,

Parce qu’on est, hélas, sans nouvelles de Sarah Harrison, qui avait aidé autant Assange qu’Edward Snowden,

Parce que, dans ce qui reste de l’entourage actuel d’Assange, Joseph Farrell, présenté comme l’ambassadeur de , siège au conseil du Centre for Investigative Journalism, lequel est financé par l’Open Society de George Soros,

Parce qu’une avocate d’Assange, Renata Ávila, est directrice exécutive depuis 2018 de la Fundación Ciudadanía Inteligente financée par l’Open Society (Soros) et même la National Endowment for Democracy, fondée sous Ronald Reagan,

Parce que la Bertha Foundation, l’officine de l’avocate d’Assange Jennifer Robinson, se retrouve fréquemment dans le même type de campagnes de soutien que l’Open Society de Soros,

Parce que George Soros a ouvertement reconnu avoir soutenu la révolution orange en Ukraine, laquelle converge avec un plan clairement affiché par les tenants de l’impérialisme US de fragmentation de l’espace ex-soviétique, Zbigniew Brzezinski ayant même dévoilé ce plan,

Parce que Wikileaks a relevé les connivences entre Soros et l’équipe de campagne de Clinton en 2016,

Parce que les dirigeants US, Hilary Clinton comprise, ne cachent ni la haine qu’ils éprouvent envers Julian Assange ni leur volonté de le faire taire à jamais,

Parce que des responsables comme George W. Bush et Dick Cheney ont reconnu et justifié l’existence de centres de détention secrets de la CIA et la pratique de la ,

Parce qu’il existe des centres comme Guantánamo qui, de par leur caractère extraterritorial, permettent d’échapper à tout contrôle de la justice,

Parce que le rapporteur de l’ sur la torture, Nils Melzer, a dit que Julian Assange souffrait de torture psychologique, que son état était préoccupant et qu’il pouvait mourir en prison,

Parce que nous ne pouvons pas nous contenter d’un témoignage d’un simple journaliste, fût-il aussi bien intentionné et préoccupé de la santé de Julian Assange que John Pilger, pour attester du fait qu’Assange est toujours à Belmarsh et qu’il n’est pas en danger de mort,

Parce qu’en dehors de ce communiqué, nous n’avons pas d’autres nouvelles d’Assange depuis plusieurs semaines,

Pour toutes ces raisons, et sans faire de procès d’intention à quiconque ni contester à chacun le droit d’avoir telle ou telle opinion politique, ni à la défense et aux soutiens de Julian Assange de s’organiser comme ils l’entendent, nous ne pouvons néanmoins pas faire reposer notre entière confiance sur tel ou tel individu constituant l’entourage de Julian Assange – ou plutôt de ce qu’il en reste actuellement – pour prendre les mesures nécessaires afin de préserver sa vie et sa santé.

Nous exigeons qu’un médecin mandaté par l’ONU puisse entrer dans la prison de Belmarsh afin de contrôler l’état de santé de Julian Assange et nous assurer qu’il y est toujours détenu à l’heure actuelle. Nous demandons que l’entretien et la visite soient filmés et qu’un rapport médical, très précis, soit produit. 

Julian Assange doit également être libéré immédiatement afin d’être pris en charge dans une structure médicale bienveillante qui le sauve. Il est invraisemblable que le dictateur Pinochet ait été libéré pour raisons de santé alors que Julian Assange est toujours aux mains d’Etats qui se sont érigés en gendarmes du monde et dont il a largement démasqué les crimes.

, avec les éléments fournis par Véronique Pidancet Barrière pour WikiJustice Julian Assange

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Geneviève Legay

Notre ami Gilbert rémond nous envoie cette vidéo et quelques commentaires : Comme celui du policier sanctionné, dont ont été rapportés dans ce blog les positions courageuses et aussitôt sanctionnées , ce témoignage est édifiant des méthodes employées par ce gouvernement. La manière dont par exemple fonctionne le déni des responsables politiques ou administratifs dans cette situation , le recrutement de vigiles pour isoler la victime et l’empêcher de communiquer, ne cesse d’étonner. Nous sommes dans des ambiances quasiment kafkaïennes qui surprennent et font craindre pour l’avenir de nos libertés. Geneviève manifeste une belle sérénité après ce qu’elle vient de vivre . Sa conscience politique exemplaire la soutient et lui permet de comprendre la situation qui est la sienne. Elle nous communique a tous quelque chose sur la résistance nécessaire.

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GENEVIÈVE LEGAY : SURVIVANTE AUX COUPS ET MENSONGES DE LA MACRONIE

« Si Macron vient à mon chevet, je lui fous deux gifles. […] Alors que mon pronostic vital était engagé, deux policiers ont tenté de me faire dire à l’hôpital que c’était un journaliste qui m’avait renversé et non un policier. »

Entretien de Denis Robert avec Geneviève Legay, 73 ans, gilet jaune et résistante « jusqu’à sa mort ».

 

Les passions pré-électorales en Ossétie du Nord atteignent un niveau de plus en plus agressif et sans foi ni loi – déclaration de la section du Parti communiste

  • Pour ceux qui l’ignoreraient l’Ossetie est voisine de la Georgie dans le Caucase où les passions sont traditionnellement explosives, Staline était plus Ossète que géorgien et l’enfant du pays demeure tout à fait populaire encore plus que dans le reste de la Russie. Les moeurs du parti au pouvoir sont ici encore plus caricaturales que dans le reste de la Russie où souvent le parti au pouvoir bourre les urnes voir ne reconnait pas les candidats vainqueurs. Les candidats du KPRF sont interdits parce qu’ils risquent de s’opposer à la fraude massive. La création du pouvoir, le parti communiste en revanche est encouragé pour sa bonne volonté dans ce domaine. Au niveau électoral partout la force à abattre est le KPRF, ce qu’ignorent nos médias à la recherche d’une dissidence pro-occidentale (note et traduction de Danielle Bleitrach=
8 août 2019 10h30 – Parti communiste
Les passions pré-électorales en Ossétie du Nord atteignent un niveau plus agressif et sans lois - déclaration de la branche du Parti communiste

Les passions pré-électorales en Ossétie du Nord atteignent un nouveau seuil , encore plus agressif et sans foi ni loi, a déclaré la section du parti communiste républicain d’Ossétie du Nord

« Les autorités de la république balayent une arène politique qui, aux yeux du pouvoir, ne devrait pas comporter  de partis qui osent critiquer les actions des autorités », ont déclaré les communistes.

S’exprimant sur les prochaines élections à l’Assemblée des représentants de la ville à Vladikavkaz le 8 septembre, ils ont noté que « les autorités ont décidé d’exclure immédiatement tous les candidats de l’opposition du vote ». Selon eux, cela a été fait pour « ne pas se battre avec des observateurs dans les bureaux de vote qui osent dénoncer les violations du processus électoral, c’est-à-dire pour filmer des bourrages et des falsifications sur vidéo ».

«Leurs rêves et leurs aspirations sont simples: seuls« leurs propres candidats»,« fiables », en d’autres termes,  seuls les candidats pro-gouvernementaux devraient participer aux élections. Les seuls à pouvoir gâcher l’image «idéale» des élections, communiquées de temps à autre par les autorités de la république au centre fédéral, étant les candidats à la députation de l’Assemblée des représentants de Vladikavkaz, de la branche républicaine nord-ossète du Parti communiste. Par conséquent, le Parti communiste n’est tout simplement pas autorisé à participer aux élections », ont déclaré les communistes nord-ossètes.Ils ont noté que la juge du tribunal de district de Sovetsky à Vladikavkaz Veronika Kolobkova avait annulé l’enregistrement des candidats à la députation du Parti communiste sur la base du procès intenté par le parti progouvernemental « Communistes de Russie » auprès du Parti communiste. «Dans la poursuite, des motifs tirés par les cheveux ont été mis en avant, dont l’un des plus importants: la déclaration du procès-verbal de la prochaine étape III de la XXXIIIe Conférence (et la déclaration n’est pas un document complet) ne précisait pas le nombre de délégués requis pour le quorum de la Conférence. C’est-à-dire que le nombre d’élus est 53 personnes; le nombre de personnes présentes est de 42 personnes. Mais il n’y a pas de chiffre indiquant le nombre de quorum (50% +1)! »Expliquent les auteurs de la déclaration.

Dans le même temps, ont-ils noté, le TCE n’avait pas demandé le protocole de la Conférence et le juge avait décidé de retirer la liste des candidats du Parti communiste de la Fédération de Russie, en se fondant sur l’opinion d’Anatoly Zavatsky, représentant de la Commission électorale centrale du Nord, Ossetia-Alania, qui avait déclaré que le fait de ne pas désigner le quorum était une violation flagrante de la loi. «Ce citoyen a pris part à la Conférence en qualité de responsable, représentant le Comité exécutif central de l’Ossétie du Nord-Alanie, qui était compétent pour organiser la Conférence. À la suite de son travail, Zavatsky a approuvé le forum du parti, sans faire de commentaire. Cependant, dans la salle d’audience, son opinion a changé en revanche », ont déclaré les communistes de la république.

Ils ont déclaré qu’ils défendraient leurs droits jusqu’au bout. «Nous exhortons toutes les branches régionales de notre parti, tous les partisans du Parti communiste à nous soutenir dans un combat juste! Cette sale puissance qui organise des élections sans scrupules et se cache derrière le slogan «Nous sommes pour les honnêtes!» Doit être appelé à rendre des comptes. Et nous pouvons le faire ensemble », déclarent les auteurs de la déclaration.

Ils ont déclaré que le Comité de la branche républicaine nord-ossète du Parti communiste avait fait appel devant une juridiction supérieure et se réservait le droit de saisir le Collège de qualification des juges en vue de l’adoption d’une décision absolument absurde du juge du tribunal de district de Sovetsky à Vladikavkaz, Ossétie du Nord-Alania Kolobkova.