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Archives de Catégorie: POLITIQUE

« Pas de démonisation » : Lavrov sur le discours de Trump à l’ONU

« En se contentant de juger et menacer, on risque de transformer en ennemi rles pays sur lesquels on voudrait avoir de l’influence. »


Au lendemain de l’intervention du président américain à l’Assemblée générale de l’ONU, ponctuée d’une série de déclarations retentissantes, dont des promesses d’ « anéantir totalement » la Corée du Nord, le ministre russe des affaires étrangères Sergueï Lavrov a confié ses impressions à la presse. Il a notamment appelé Washington à cesser de menacer Pyongyang et confié les inquiétudes de Moscou quant à l’intransigeance de la position américaine sur l’accord nucléaire iranien. Bilan de Kommersant.

Sergueï Lavrov, ministre russe des affaires étrangères lors de sa conférence de presse. Crédits : MID
Sergueï Lavrov, ministre russe des affaires étrangères lors de sa conférence de presse. Crédits : MID/Flickr

« Notre position de principe est la suivante : nous ne voulons démoniser personne, nous nous efforçons toujours de comprendre en quoi réside le fond du problème. Les uns sont soucieux de leur propre sécurité, les autres, de la nécessité de s’entendre avec leurs voisins, d’autres enfin traversent des conflits intérieurs. En se contentant de juger et menacer, on risque d’antagoniser les pays sur lesquels on voudrait avoir de l’influence. Et pour cela, nous préférons travailler avec toutes les parties intéressées, éveiller chez elles le désir de dialogue », a-t-il déclaré.

Le chef de la diplomatie russe a également fait part des inquiétudes de Moscou quant aux déclarations de Donald Trump sur l’Iran. « Nous sommes particulièrement inquiets d’entendre les États-Unis, par la bouche de M. Trump, réitérer une position intransigeante et critiquer violemment le Plan global d’action conjoint [signé en 2015, ndlr], qui permettait de régler le problème nucléaire iranien», a dit M. Lavrov aux journalistes, ajoutant que la Russie « défendr[ait] ce document ». « Nous allons défendre ce consensus, qui a été accepté avec soulagement par l’ensemble de la communauté internationale et a véritablement renforcé la stabilité régionale, et même, plus largement, la sécurité internationale », a affirmé le ministre.

Globalement, le ministre russe a qualifié le discours de M. Trump à l’ONU de remarquable, notant qu’à son avis, il s’adressait en partie à un auditoire intérieur. « Nous avons porté une attention particulière au soutien très précisément formulé aux principes de souveraineté et d’égalité dans les affaires internationales, aux déclarations sur le fait que les États-Unis veulent montrer l’exemple, ne veulent apprendre la vie à personne, respectent les principes d’existence que les peuples choisissent pour eux-mêmes, a noté Sergueï Lavrov. C’est un constat remarquable, mais il faudra voir comment ces propos s’incarneront en actes. »

Donald Trump a effectivement souligné à plusieurs reprises, dans son intervention du 19 septembre, que les États-Unis n’avaient pas l’intention d’imposer leur idéologie aux autres pays et plaçaient le principe de souveraineté au-dessus de tout. Dans le même temps, il ressort de son discours que la notion même de souveraineté est comprise très différemment à Washington et à Moscou, où elle est perçue avant tout comme la non-intervention de certains pays dans les affaires des autres. « Notre appel au respect de la souveraineté n’exclut pas l’appel à l’action », a clairement annoncé le chef de la Maison Blanche, ajoutant que les peuples de Corée du Nord, d’Iran, de Cuba et du Venezuela méritaient de bien meilleurs leaders que ceux qui les dirigent actuellement.

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EMMANUEL MACRON VEUT-IL PRIVATISER LES HLM?

 il nous présentera ça comme un progrès, un accès à la propriété, mais à Marseille nous avons quelques expériences désastreuses de logements que les propriétaires n’entretiennent plus et qui sont devenus de véritables taudis où s’entassent des gens qui sont au chômage, ont des salaires de misère et payent des loyers sans commune mesure avec les prestations Les propriétaires au départ ne peuvent payer les charges d’entretien et après les marchands de sommeil leur rachètent pour des sommes dérisoire leurs biens. (note de danielle Bleitrach)

Emmanuel Macron veut-il privatiser les HLM?
Denis Allard / REA

Alors que le plan logement du gouvernement sera présenté mercredi, Henry Buzy-Cazaux, président de l’Institut du Management des Services Immobiliers, livre son analyse sur les intentions de l’exécutif envers le monde HLM.

Décidément, l’exécutif a décidé de tenir le pays en haleine à propos de ce qu’il va faire pour la politique du logement. Les nouvelles sont distillées au gré des interventions de nos dirigeants et tombent quand on ne les attend pas. En revanche, elles ne tombent pas quand on les attend : l’annonce du plan d’action pour le logement, qui sera largement transcrit dans le projet de loi préparé par le ministre de la cohésion des territoires et son secrétaire d’État devait être présenté le 13 septembre et voilà qu’elle est différée au 22. Au rang de ce que le Chef de l’État a bien voulu révéler en avant-première, il y a la réforme des HLM, qui tient en plusieurs mesures fortes.

Ces mesures ont inquiété le mouvement HLM au plus haut point. Le Président n’a pas fait avec cette famille professionnelle différemment d’avec les autres : sa saillie n’a pas davantage été précédée de concertation avec les fédérations constituant l’Union sociale pour l’habitat. A-t-il eu raison d’agir ainsi ? Courait-il le risque que ce puissant lobby et ses composantes, les offices HLM, les entreprises sociales pour l’habitat – les SA- et les coopératives contrarient ses projets de réforme ? On ne peut pas l’exclure : qui nierait qu’il y a dans le monde HLM un certain conservatisme? Pour autant, il y a aussi et surtout le sens de l’intérêt général, qui doit sous-tendre toute réforme, et des capacités d’innover et de progresser. On taxe trop souvent sans discernement cet univers, d’ailleurs plus polymorphe qu’il n’y paraît et moins monolithique qu’on le croit, d’immobilisme, sinon d’archaïsme et d’incompétence. Quoi qu’il en soit, la méthode a été choisie et le Président avance sans se retourner.

Que projette-t-il pour les HLM ? Il veut d’abord que les organismes cèdent désormais 1% de leur patrimoine chaque année à des accédants à la propriété, soit entre 40.000 et 50.000 logements. Il s’agira d’une accélération de l’histoire considérable : aujourd’hui, ce ne sont pas plus de 8.000 logements qui sont vendus, à leurs occupants ou à des ménages venant de l’extérieur. L’enjeu est double : favoriser la mixité des statuts au sein du parc et permettre aux organismes de générer des moyens financiers à réinvestir dans la construction de nouveaux logements. Au demeurant, le Président Macron a surtout insisté sur le second : il faut à toutes forces que les HLM parviennent à se consommer moins de fonds publics. Qui plus est, pour neutraliser l’effet de la baisse des APL de 5 euros déjà actée et celle qui suivra, les organismes vont être contraints de réduire de 50 à 60 euros les loyers pratiqués, ce qui va étioler leurs ressources… Dans ces conditions, l’État pourrait se trouver dans l’obligation de les secourir, s’ils ne s’inventent de nouveaux produits d’exploitation : les cessions ont vocation à leur donner de l’oxygène.

Pourtant, dans le même discours qui enjoint aux HLM de vendre une partie majorée de leur patrimoine, le Président Macron semble conscient de la difficulté de la tâche et propose qu’Action Logement, au moyen d’une société foncière ad hoc, acquière les logements cédés et les porte, le temps qu’ils trouvent preneurs.

C’est encore de l’oxygène que veut offrir l’État aux organismes HLM lorsqu’il prend l’engagement de geler pendant deux ans la rémunération du Livret A, au risque de déplaire à 55 millions de Français titulaires de ce produit d’épargne vedette. De la sorte, ils pourront emprunter à des niveaux de taux très bas et leurs charges financières en seront allégées. Sauf qu’au bout de deux ans, il est probable que les dépôts fondent pour cause de perte d’attractivité : les conséquences sur les organismes et leur aptitude à emprunter pour construire seront ravageuses.

Le projet de réforme remet également en cause le droit au maintien dans les lieux et tend à utiliser les surloyers comme une arme de dissuasion contre les locataires dont la situation a évolué favorablement depuis leur entrée dans le logement, qui peuvent intégrer le parc privé par la location ou accéder à la propriété.

On voit que le Président et le gouvernement ont échafaudé un programme complet et cohérent. Est-il seulement vertueux pour les finances publiques, ce qu’on a bien identifié comme un objectif structurant de l’Élysée et de Matignon, ou présente-t-il des dangers ? Et si le Président avait en tête de transformer le logement HLM en objet de profit, d’en tirer plus encore que ce qui est explicite et avoué… Car enfin, la création d’une foncière par Action Logement pourrait bien préfigurer l’arrivée dans le jeu de fonds d’investissement, intéressés par le patrimoine dont les HLM se défont, non pas seulement pour le porter provisoirement mais pour l’exploiter. Est-il si sûr que ces acteurs, y compris Action Logement, qui a des impératifs d’équilibre économique, maintiendront le cap d’une gestion strictement sociale ? Le résultat serait terrible : les occupants du parc HLM ont besoin d’une considération sociale, qui fait mauvais ménage avec des impératifs de rendement élevés. D’ailleurs, pourquoi Monsieur Macron s’arrêterait-il en chemin, et pourquoi ne privatiserait-il pas la totalité du patrimoine des organismes, au-delà des 40.000 cédés par an, soit les quelque 4,5 millions de logements ? Il se dit que la direction immobilière de l’État aurait déjà évalué ce patrimoine colossal… Mais au fait, ces logements appartiennent-ils à l’État ? À la fin des années 90, Louis Besson, alors ministre du Logement, avait tordu le coup à l’idée d’une privatisation en disant que les HLM étaient des biens « de mainmorte », c’est-à-dire n’appartenant à personne et incessible en tant que tels. Cette lecture juridique est la bonne, et elle exprime aussi une philosophie du logement public et du rôle de la collectivité envers les plus fragiles.

Le mouvement HLM ne doit pas se cacher que cette tentation, qui revient de façon lancinante, le menace. Il lui appartient sans délai de se préserver du démantèlement en prouvant que sa gestion est rationnelle…ou en la rationalisant d’urgence si le travail reste à faire pour partie. Les organismes les moins dynamiques en termes de construction doivent s’aligner sur les plus offensifs et les plus audacieux. Les regroupement par souci d’efficacité doivent inspirer une simplification du réseau, sans pour autant délaisser des territoires. Au lieu de priver les HLM des moyens de l’action, mieux vaudrait lancer une évaluation précise des performances des organismes quant à leur efficacité économique et sociale.

>> En vidéo – Taxe d’habitation : La taxe d’habitation : injuste et complexe

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Publié par le septembre 21, 2017 dans actualités, POLITIQUE, SOCIETE

 

COUP DE BAMBOU POUR LES RETRAITÉS : LES PENSIONS RISQUENT D’ÊTRE GELÉES EN 2018 !

 Décidément Macron se dit qu’il peut impunément nous attaquer, une raison de plus pour se mobiliser.. (note de danielle Bleitrach)

Coup de bambou pour les retraités : les pensions risquent d’être gelées en 2018 !
Getty/PeopleImages

La date de la revalorisation annuelle devrait être reportée d’octobre à janvier.

Nouveau coup dur pour les retraités… si les pensions du régime de base seront bien augmentées de 0,8% le 1er octobre, elles ne devraient, par contre, pas être revalorisées l’an prochain. A en croire Les Echos, le gouvernement aurait en effet décidé de décaler la date de la prochaine revalorisation d’octobre 2018 à janvier 2019.

Selon le quotidien économique, cela permettra de dégager environ 380 millions d’euros d’économies. Autre justification avancée par l’exécutif, la simplification du calendrier de revalorisation avec un alignement sur celle de l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA), ex minimum vieillesse.

Cette aide, qui est versée aux retraités disposant de faibles revenus, devrait en effet être augmentée dans un premier temps de 30 euros en avril prochain, puis de 35 euros en janvier 2019 ainsi que début 2020, toujours selon Les Echos. Fixé actuellement à 803 euros par mois pour une personne seule, le minimum vieillesse dépasserait ainsi 900 euros d’ici un peu plus de 2 ans.

Ce gel risque en tout cas d’être mal pris par bon nombre de retraités, alors que les pensions de base sont déjà restées quasi inchangées au cours des dernières années. Du fait de la faiblesse de l’inflation, elles n’avaient pas bougé en 2014 et 2016. Entre temps, en 2015, la hausse s’était limitée à 0,1%. La revalorisation de 0,8% en octobre prochain est la première augmentation significative depuis 2013.

Sans compter que les pensions des régimes complémentaires Agirc et Arrco sont, elles, bloquées depuis 2013 ! Un scénario qui risque de se reproduire cette année. Ces pensions doivent habituellement être revalorisées le 1er novembre mais les règles prévoient une indexation sur l’inflation, moins un point.

Pour noircir encore le tableau, rappelons qu’une bonne partie des retraités doivent s’attendre à une hausse de la CSG en janvier prochain. Il est en effet prévu de la relever de 1,7 point pour tous les retraités ne bénéficiant pas du taux réduit de CSG, sachant qu’aucune compensation n’a jusqu’ici été proposée par l’exécutif – même si la refonte du barème d’exonération de taxe d’habitation devrait leur être plus favorable qu’initialement prévu.

 
 

Nos amis d’Odessa nous alertent

Marianne a reçu un signal d’alerte d’un de nos amis odessites et elle me demande de vous prévenir, il nous annonce de bonnes et mauvaises nouvelles et a donc besoin que publicité soit faite sur les agissements des fascistes à Odessa.

D’abord une bonne nouvelle, le procès des anti-maïdans qui se tenait depuis 3 ans a connu un épilogue heureux.

Les 5 personnes qui étaient détenues pour s’être affrontées dans la rue Grecque (le même jour où l’on brûlait dans la maison des syndicats) avec les fascistes se revendiquant du maïdan  avaient été arrêtés, alors qu’il n’y a toujours eu aucun fasciste arrêté.

Le procès s’est soldé heureusement par un acquittement vu qu’aucun témoignage contre eux n’était crédible. Tout le procès s’était déroulé y compris la dernière séance avec des hordes dehors qui faisaient pression sur le tribunal. Mais le dossier était tellement vide que le tribunal l’a reconnu. Voilà pour la bonne nouvelle.

Mais aussitôt deux d’entre eux ont été incarcérés sous le chef d’accusation de séparatisme. Parmi les trois qui ont été libéré, l’un a été suivi jusque chez lui par les fascistes et frappé, littéralement massacré. Comme le déclare la presse russe aujourd’hui.

Il faut rester vigilant sur ce qui se passe à odessa, en Ukraine, en Pologne avec la montée du fascisme encouragé par nos propres gouvernements et dans le silence de nos médias.

 
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Publié par le septembre 19, 2017 dans Europe, extrême-droite, GUERRE et PAIX

 

un coup bas, très bas de l’impérialisme américain pour déconsidérer les nord-coréens

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Outre le fait que ce duo de pitres ne porte pas particulièrement bonheur à la cause qu’ils embrassent… Quelqu’un pourrait-il faire passer un message à nos amis du matin calme qui ne savent probablement pas qui sont ces deux abrutis…

 
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Publié par le septembre 18, 2017 dans GUERRE et PAIX, Asie, humour, extrême-droite

 

bilan de la fête de l’humanité: retourner au parti c’est bien, mais pour quoi y faire?

 

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Encore une belle photo de notre camarade françoise Larouge.

Partons d’un petit fait  drôle et un peu tristounet par rapport à cette grande fête de l’Humanité: Patrick Braouzec après avoir appelé à voter pour Macron reprend sa carte au PCF. On ne peut pas dire que ce soit avec des idées plus claires puisqu’il affirme d’une part que la forme parti est dépassée comme l’a prouvé, selon lui, le succès électoral d’en marche et de la France insoumise et d’autre part que rien ne remplace ce bon vieux parti communiste. J’imagine que Robert Hue ne va pas tarder à suivre. Je me moque mais pas seulement. Heureux qui comme Ulysse, après avoir fait toutes les expériences les plus saugrenues et y avoir essuyé toutes les humiliations, retourne chez ses parents vivre le reste de son âge. Il y a un mouvement des anciens gauchistes et des ventres mous qui prend le PCF pour la maison de retraite la plus vivable et la moins déshonorante qui soit. Ils n’ont pas tort. Mais où tout cela nous mène-t-il?

Cette fête de l’humanité paraît avoir été une grande réussite pour deux raisons essentielles:

– Le contexte qui renoue avec les luttes de l’an passé en surmontant ou en tentant de surmonter des élections les plus décevantes qui soient, puisque le piège de l’extrême-droite montée depuis des décennies par françois Mitterand a encore fonctionné pour porter au pouvoir un candidat dont la majorité des français ne voulaient pas. Le rendez-vous lancé par la CGT le 12 septembre a incontestablement permis de marquer le renouveau du combat et tous les signes sont là désormais pour marquer l’amplification du mouvement et la volonté d’union à la base. le rendez-vous du 21 septembre, l’unité de tous les syndicats de la fonction publique le 10 octobre, l’appel à la grève des transporteurs routiers. D’autres signes ne trompent pas et ce gouvernement parmi les plus impopulaires risque de tanguer. la fête de l’huma se situait dans ce contexte et le mot d’ordre d’amplifier les luttes que se donnait la fête était juste. OUi comme l’a dit André Chassaigne on peut faire plier ce gouvernement qui représente les intérêts de l’oligarchie et les diktats de Bruxelles. ce ne sera pas la première fois que la France sera à l’avant garde du refus du néolibéralisme.

– L’affirmation d’une volonté unitaire au plan politique, même si celle-ci reste marquée par le primat des accords de sommet et l’appel à l’unité sans contenu réel. Attention il y a là un danger à ne pas sous estimer. le grand mouvement de 1995 qui était unique par son ampleur et sa détermination dans la vague contre-révolutionnaire qui submergeait le monde s’était également échoué sur  des accords de sommet, des participations gouvernementales tramées en coulisse derrière un PS qui appliquait la même politique que la droite.  Mais le PS, la social démocratie cédant à la première intimidation peut avoir différents visages, la situation en Grèce en témoigne . Je vous le dis mes amis et camarades, ceux qui pour se débarrasser de la social démocratie pensent qu’il suffit de se ranger derrière les cadres du PG et Mélenchon, pratiquent la politique de gribouille, aller se jeter dans le lac pour éviter la pluie. Vous me répondrez qu’ils ont souvent des positions plus à gauche que la direction du PCF, oui encore que quand on a Clémentine Autain, mais passons, justement la vraie question est celle d’un parti, d’une force collective qui résiste y compris quand on veut lui faire condamner Cuba, le faire changer de nom, ou d’autres « avancées ».   La fête de l’humanité représente un moment de rencontre de toutes les sensibilité de la gauche et de l’extrême-gauche quitte  à coexister sans langage vraiment commun et chacun se félicite de l’audience qu’il a obtenu à cause de ce rassemblement. Mais c’est insuffisant, c’est sympathique comme le retour au bercail de Braouzec mais on ne peut en rester là. Pourtant,a fête de l’humanité témoigne  par sa réussite même de la nécessité d’une force capable de vraiment unifier tout ce beau monde et il faut en tirer les conséquences. L’Humanité, sa fête  est encore pour la majorité des français un journal et une fête communistes et à ce titre est la seule force en capacité d’opérer ce rassemblement. C’est un patrimoine à ne pas négliger et si le terme communiste soulève encore tant d’hostilité c’est que le capital a senti le vent du boulet et notre peuple sait ce que ce parti a apporté, d’où ce mouvement vers eux quand les « blés sont sous  l’orage ». Négliger ce potentiel, prétendre lui imposer sa loi n’est pas la bonne méthode, il faut réfléchir ensemble dans le respect mutuel.

mais la vraie question demeure et elle est posée par cet étrange retour de Braouzec: quel rôle les communistes ont-ils à jouer pour amplifier les luttes et pour aider au rassemblement en offrant une perspective politique aux luttes dont on sent bien qu’elles sont en train de prendre de l’ampleur. Oui il est possible de faire plier ce gouvernement, l’unité est indispensable, à la base, elle peut et doit être construite, mais au plan politique on ne saurait se contenter de ce que nous a offert la fête de l’huma, une coexistence des forces, il faut avancer et pour cela prendre conscience du rôle essentiel joué par un parti sur la forme mouvement traînée par un leader qui joue avant tout l’opinion médiatique, celle des plateaux de télévision, ses petites phrases, ses coups médiatiques a contrario de la gravité des problèmes. Ce n’est pas un procès d’intention c’est un choix politique qui nous est posé à tous y compris aux militants de la france insoumise: un parti politique, un collectif de lutte ou un mouvement derrière un leader, un sauveur suprême, un tribun avec les querelles d’ego des sommets et personne ne joue seul à ce petit jeu sans intérêt. Cette fête peut rassembler une constellation disparate parce qu’elle est le produit d’une histoire et de la volonté de milliers de militants dont certains ne sont même plus au parti,

Enfin j’ai un regret, c’est que la fête ne tienne pas assez compte de la mémoire de ce parti, de son histoire, de ses conquêtes et du rôle réel joué à ce titre par la Révolutio n d’octobre qui demeure celle qui a déclaré que la classe ouvrière et le peuple pouvait diriger l’Etat. On n’avancera pas en occultant la mémoire, c’est vrai pour les individus, ça l’est pour les peuples et le monde du travail. la mémoire du peuple français qui se rend à la fête de l’humanité quand la volonté de lutte monte montre que nous ne pouvons détacher perspective politique, avenir et mémoire. parce que dans le fond la vraie question posée par Macron, le gouvernement des grands patrons et des monopoles financiarisés, est celle du capitalisme destructeur des individus et de l’environnement. les désastres climatiques, les guerres, le surarmement stérile et destructeur aux dépends de la vie, la misère, la pression sur l’éducation, la santé, les vies volées, tout cela est le produit de cette rapacité qui a nom l’accumulation des profits, cette fausse conception de la liberté, celle du libre renard dans le libre poulailler. .  Ce mode de production est condamné, les communistes ont toujours représenté cette alternative. Une autre société demande à naître, le socialisme basé sur la coopération, le collectif, les solidarités, l’appropriation collective des moyens de production, une planification qui dégage les priorités, l’individu seul va vers l »autodestruction, en revanche il est riche de la multiplicité des relations sociale, et une révolution est d’abord une opportunité offerte pour toutes les intelligences jusqu’ici brisées.  et il est vain de prétendre nier les expériences qui ont été faites, leurs conquêtes autant que leurs limites. Il suffit d’interroger autour de nous pour se rendre à quel niveau se pose la question du changement dans notre peuple et le fait que les difficultés à se mobiliser concerne d’abord l’ampleur de la bataille, la force de l’adversaire, la question n’est pas celle du changement celui-ci est nécessaire mais des moyens pour être plus forts pour l’imposer, pour ne plus être dupes.

danielle bleitrach

 

 

La permanence d’une fête et de sa signification dans une photo

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Ce que j’aime chez Françoise Larouge, l’auteur de cette photo de la fête de l’Humanité 2017, c’est la manière dont elle a su saisir une fois de plus la permanence d’une histoire, des liens d’un parti, d’un journal avec la France, sa classe ouvrière, son peuple, sa jeunesse…

une amie s’interroge: la magie du noir et blanc, en regardant au premier coup d oeil j ai cru les années 50 , et en close up j ai vu les docks martens, nike et autre converse, alors j ai pensé 80, mais cette photo est juste incroyablement intemporelle…..!