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Archives de Catégorie: POLITIQUE

La fin et le moyens, pourquoi Melenchon ne m’a pas convaincue

Le discours de mélenchon dans sa présentation générale a manifesté ses qualités de tribun, essentiellement ses références culturelles et son art de se positionner à gauche à partir d’un susbstrat historique qu’il maîtrise comme ses « humanités ». Incontestablement il a du souffle mais Mitterrand aussi sans parler de Hollande dont les ennemis étaient la finance.Il est bien pauvre celui qui ne peut pas promettre n’est-ce pas ?

Une manière de voir si les promesses sont crédibles est d’analyser le parcours de celui qui les prononce et surtout les moyens qu’il se donne, les garanties démocratiques. Ce discours a été celui d’une reprise en main, est-ce qu’il a atteint son but ? C’est aux adhérents de la FI de répondre, mais qu’est-ce qui peut créer le consensus dans un « mouvement » dont Melenchon a volontairement marqué le caractère hétéroclite comme pour mieux lui donner vocation à être l’ensemble de la gauche?  Comment tenir compte de la diversité proclamée ? C’était moins évident en dehors du fifre et du galoubet qui comme dans Cyrano se joue aux soirs de la bataille: « écoutez les insoumis, c’est toute la France insoumise », le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’y a aucune garantie si ce n’est le bon vouloir parfois capricieux du « Chef ».

Ainsi quand on analyse les « moyens » qui sont les siens, en particulier l’organisation qu’il préconise on s’aperçoit que comme c’est flou, il y a un loup. Il affirme l’aspect « mouvement » et il précise les composantes, il y a même des communistes mais des communistes « insoumis ». Qu’est-ce que cela veut dire exactement? Qu’ils sont reconnus comme « parti » dans un « Front »? Pas du tout puisque la nomination des responsables peut se faire sans qu’ils soient consultés en tant que tels, les critiques à ce sujet étant balayées d’un haussement d’épaule… Je n’ai pas une folle sympathie pour Clementine Autain et sa copine Faucillon, et surtout je ne souhaite pas hériter de la première, mais …  simplement cela confirme que Melenchon préconise une sorte de Front de gauche sous sa seule direction. Pas grand chose de nouveau donc; si ce n’est que c’est ce qu’elles voulaient et qu’elles l’ont eu …

Quand on manifeste la necessité du mouvement pour ne pas corseter l’expression populaire, – ce qu’a affirmé être son but  notre tribun de la plèbe-  et que dans le même temps on créé les conditions pour que la seule expression de la diversité soit celle de petits chefs ambitieux qui s’opposent pour mieux se poser faute de structure démocratique, avec l’arbitrage suprême du chef, on ne va pas très loin pour constituer une force de résistance et de reconquête face à une oligarchie qui divise pour mieux régner et qui comme Mélenchon ll’a justement montré tente toujours plus d’émietter la contestation populaire. Il a eu raison également de souligner que l’on ne peut rien attendre ni du capital, ni des médias à leur ordre. Que tout dépend ce que l’on est donc capable de construire et c’est là que ce qu’il propose ne me convainct pas.

C’est cela qui personnellement m’a toujours rebuté dans son invite. Qu’on le veuille ou non, déjà un parti demeure infiniment plus démocratique qu’un mouvement au moins dans la durée, mais il ne s’agit pas de n’importe quel parti si le but recherché est de donner la parole à ceux que le système capitaliste exploite et marginalise, ce qui est plus que jamais le cas. J’ai connu le temps où le pCF grâce à ses cellules en particulier d’entreprise favorisait l’expression de ceux qui n’ont jamais la parole, la classe ouvrière, les couches populaires mais aussi les employés et cadres de la fonction publique. Rien à voir avec les lieux de bavardage pour ceux qui savent parler tandis que les autres se taisent… Un instrument d’action en prise avec le terrain… Et un minimum de règles qui rendent supportable la nécessaire centralisation, alors que cela devient dans tous les autres cas « un cause toujours tu m’intéresses » et des décisions tombant d’en haut sans moyen de leur donner vie. L’adhérent est alors un simple exécutant et le lieu de décision celui d’une empoignade…

Quand je vois comment de toute part les médias aux ordres s’emploient à effacer jusqu’au mot communiste dans l’histoire comme dans la vie politique et offrent à la reprise en main de Mélenchon une après midi entière de diffusion de l’intégralité de son discours, j’ai comme un doute sur ce qu’ils cherchent en matière de division. Quelqu’un peut-il m’expliquer pourquoi il faut effacer jusqu’au mot communiste, déformer l’histoire au point de nier l’apport de l’URSS et n’en faire plus qu’un repoussoir quitte à utiliser pour ce faire les sociaux démocrates et trotskistes, leur révisionnisme autant que la revanche de l’extrême-droite si ce n’est parce qu’ils ont peur de ce parti qu’ils disent moribond. Nous avons un acquis , des expériences dans ce domaine et si l’avenir ne doit pas être nostalgie du passé, celui-ci peut nous aider à éviter ce qui s’est avéré une erreur.

C’est parce que cette expérience démontre qu’il n’y aura pas de possibilité de convergence sans un ancrage dans ces couches populaires et cette classe ouvrière, que Melenchon qui, comme les autres, a fait la preuve qu’il voulait en finir avec le parti de la classe ouvrière et des couches populaires que l’on peut s’interroger. Sa seule excuse sur ce plan est qu’il n’a pas été le seul et que faire appel à lui participe d’une ligne de nos trois dernières directions depuis 20 ens et plus. Autre chose est le fait que depuis au moins le Congrès de Martigues nous n’ayons en tant que PCF plus aucune assise dans la classe ouvrière et que la preuve est faite qu’il ne suffit pas de présenter des ouvriers même si c’est un bon départ, nous devons porter notre effort là-dessus. Mais en sachant aussi que tout mouvement sous les ordres d’une chef ira a contrario de ce qu’il faut reconstruire.

C’est pourquoi  tout ne dépend pas de Melenchon ou d’un autre social-démocrate mais bien des communistes eux-mêmes dont le niveau de formation et d’organisation est préoccupant.  je continue à affirmer que les communistes doivent reconstruire leur parti avant de se préoccuper d’union de la gauche ou de Front de gauche avec ou sans melenchon. Mêmesi les échéances électorales, en l’occurence les municipales imposent des alliances que nul ne repousse, ils vont inévitablement être, y compris au plan électoral, être confrontés à la « reine des batailles » de la 5ème république, la présidentielle et s’ils se jouent à chaque bataille ce sera la fin parce que l’essentiel à savoir avoir des militants formés et organisés sera effacé. Si nous présentons un candidat ce que je crois indispensable, il sera celui du Parti qui ne doit pas être n’importe quel parti. . C’est ça qui fait du compte-rendu du dernier Conseil national un texte qui manque de souffle. Donner à d’autres y compris à Melenchon, le soin de se préoccupper du PCF, c’est une grande naiveté qui se terminera toujours par la nécessité de le suivre soit avec un cierge soit avec un baton, ce qui mène  le PCF et même les autres forces de gauche nulle part. Préoccupons nous de construire des listes au niveau local en tenant compte du terrain, mais envisageons une perspective politique sur le long terme en même temps. C’est ce qu’a essayé de faire melenchon, je ne crois pas à ce qu’il propose mais cela a le mérite de ne pas se jouer au jour le jour.

Si les communistes inversent la démarche en subordonnant une fois de plus la reconstruction du parti à une quelconque union sous prétexte que les élections devant nous exigent un rassemblement, la preuve est faite que la division telle que la souhaite l’oligarchie qui nous gouverne se poursuivra, s’amplifiera y compris avec la montée de l’extrême droite qui est et demeure le meilleur atout de cette division, parce que nous n’aurons pas pris le temps de construire un véritable Front populaire qui a besoin plus que jamais d’un parti révolutionnaire et pas de mouvements « radicaux ».

Danielle Bleitrach

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Publié par le juin 23, 2019 dans actualités, POLITIQUE

 

Elections européennes : déclaration du réseau FVRPCF

par  lepcf.frpopularité : 100%

Les résultats des élections européennes sont maintenant connus, largement commentés et analysés. Le chantier de notre conception de la nation, des coopérations entre nations et peuples souverains et associés en Europe et dans le Monde, à peine esquissé au dernier congrès, est plus que jamais d’actualité. Si nous ne pouvons nous satisfaire des 2,5 % de notre liste, ce résultat, la campagne et la mobilisation des communistes sont un point d’appui pour développer les efforts de reconquête de notre parti, tant pour reconstruire notre organisation affaiblie que pour regagner le terrain idéologique.

Les résultats de ces élections confirment la fracture sociale et politique dans notre pays. La défiance envers les institutions et les partis politiques s’approfondit tandis que Macron même battu parvient à reprendre la main en imposant un jeu de duettiste avec le Front national. Les verts captant à partir de la préoccupation environnementale devenue essentielle un électorat hétéroclite – des jeunes en quête d’un monde meilleur jusqu’aux couches moyennes urbaines aisées centrées sur leurs intérêts – un vote qui ne dérange pas Macron et contribue au final à l’effacement de l’affrontement capital travail.

L’absence d’alternative de transformation sociale et démocratique pèse lourd, le nombre important d’abstentionnistes indique que beaucoup de citoyens ne se retrouvent pas dans un système politique où le suffrage universel est perverti pour éviter la confrontation des idées et des projets et maintenir la domination du système en place.

Nous savons qu’il faudra du temps et des efforts considérables pour gagner la légitimité du PCF particulièrement dans les couches populaires après plus de 20 ans d’effacement théorisé et 12 ans sans candidat aux élections présidentielles. L’heure est bien à la mise en œuvre des nouvelles orientations décidés à notre dernier congrès.

Nous devons dans les mois qui viennent nous tourner prioritairement vers le monde du travail, les ouvriers et les employés, dans les entreprises et les quartiers populaires. Le monde rural et péri urbain est aussi porteur d’éléments importants de mobilisation et de résistance. Il est insupportable que la colère des exploités contre Macron puisse nourrir le vote pour l’extrême droite. Nous devons travailler de manière déterminée pour dépasser les divisions dans le peuple et construire une Unité Populaire capable de faire reculer le patronat, la droite et l’extrême droite dans les urnes comme dans les luttes.

Travaillons à retisser nos liens avec la population, renforcer notre organisation, empêcher les mauvais coup du gouvernement et remporter des victoires tout en ouvrant en grand le chantier de notre renouvellement théorique particulièrement autour de l’idéal et de notre projet de société. Tirons les leçons de 20 ans de flou autour d’une « visée » que personne ne voit et affirmons le socialisme du 21éme siècle comme perspective pour un monde de paix et solidaire, une humanité libérée de l’exploitation et des dominations, un développement durable permettant le progrès social et l’égalité, une démocratie réelle qui permette la prise de pouvoir par le peuple pour le peuple.

Il faut construire pas à pas les repères idéologiques, les capacités d’organisation et de rassemblement de manière offensive pour reconstruire dans notre peuple l’espoir d’un changement de société.

 
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Publié par le juin 22, 2019 dans POLITIQUE

 

Des questions que l’on ne peut plus évacuer par la censure habituelle

le débat que j’espère aurour de mon livre – Le temps retrouvé d’une communiste- n’aura de sens que s’il permet à travers notre passé de poser les questions qui aujourd’hui me paraissent centrales pour avancer. Le témoignage de première main que j’apporte devrait permettre une véritable confrontation non pour le simple plaisir de l’affrontement mais pour enfin tirer bilan de l’expérience qui est la notre à nous communistes. Les idées que je pose ici brièvement n’ont rien de scandaleuse, le céritable scandale est qu’elles soient interdites, censurées dans le parti autant et plus que dans les médias bourgeois.Il ne s’agit pas de la censure d’une personne, il s’agit de la censure d’idées qui sont au centre des préoccupations actuelles(note de Danielle Bleitrach)

Ce livre apporte des précisions , des faits dont la plupart largement méconnsu sur les cinquante dernières années de la vie politique en France et dans le mouvement communiste international, il ne s’agit pas de « je » mais bien de « nous ». face au choix de Mitterrand, à la stratégie du programme commun, aux guerres coloniales, au rôle de la France, à l’eurocommunisme, à la chute du socialisme européen, à la résistance cubaine, etc…

D’abord disons que l’existence d’un parti communiste me parait essentielle. Tout a été essayé en le minimisant le détruisant et tout a conduit à une impasse
une social démocratie où avec ou sans participation gouvernmentale, il n’a aucun poids…
Une social démocratie à la Hollande ou Manuel Valls avec discours introfuctif pseudo révolutionnaire
Une social démocratie-mouvement type la FI ou Podemos qui se donne elle aussi l’objectif d’affaiblir le parti…

Alors parler d’union de la gauche sans poser la question d’un parti révolutionnaire qui en serait l’ossature, le vecteur du changement est une illusion. y compris quand l’on prétend comme Cohn Bendit et les autres lier anticommunisme et écologie.

On court à l’échec et prétendre à un sursaut national sans poser la même condition est un leurre qui débouche sur le fascisme alors qu’il est vrai qu’il ne peut y avoir de souveraineté populaire sans souveraineté nationale.

Que les masses françaises ne se soulèvent pas sur les questions internationales est une réalité qui à sa manière prouve l’état réel de notre peuple, puisque cela évacue une question aussi essentielle que la paix et le coût des expéditions militaires, la manière dont cela pèse y compris sur notre budget, sur le sacrifice exigé de nos services public. mais que des dirigeants communistes ignorent l’importance de ces questions internationales dans le perspective politique est la preuve de l’état réel de notre parti et la faible espérance de pouvoir le redresser si on accepte cette situation.parce que cela maintient l’adhérent dans la soumissio politique, fait de lui au meilleur des cas un militant désintéressé mais sans perspective.

Il faudrait un Fidel Castro et son équipe pour aller de l’avant, mais sans avoir une telle ambition il faut tout de même se rendre compte du degré d’alinéation dans lequel ce parti est.
S’il est clair que depuis 2014 il n’y a plus eu de représentation communiste électorale et que cela n’est pas le fruit du hasard.

S’il est clair que depuis le Congrès de Martigues l’organisation a été détruite systématiquement dans son rapport à la classe ouvrière ce qui fait qu’aux dernières européennes seul 1% de la dite classe a voté pour notre liste et que c »est la question principale à laquelle nous sommes confrontés alors que ceux qui ont liquidé le parti tentent de l »occulter, en profitant du fait qu’ils ont par suite de tricheries la majorité au Conseil national tanentent d’imposer la seule question de l’union de la gauche.

S’il est clair que l’effacement de notre parti a demultiples dimensions:
1) pas de candidature depuis des années
2) nous couper des préoccupations des couches populaires et de la classe ouvrière
3) transformer donc des questions aussi esseentielles que la nation et l’écologie en soumission au capital en gommant la dimension de classe. la souveraineté et la défense de l’environnement sans cette dimension de classe conduisent dans le premier ca à la subordination de fait à des fascistes comme Asselineau ou Chouard et dans le second cas aux intérêts des multinationales.
4) mais cette dimension de classe a besoin d’être pensée dans une contexte impérialiste qui est celui du capital aujourd’hui et là la coupure qui se poursuit est l’alignement sur la social démocratie qui elle même depuis la recomposition de 1974 agite ses grelots des droits de l’homme pour mieux suivre la politique de la CIA. la manière dont notre parti s’est divisé entre ceux qui voulaient s’aligner sur le PD et ceux qui voulaient s’aligner sur les traotskistes (ce qui revient au même) n’est que le mode de destruction d’un parti révolutionnaire dans son essence.

Pour préciser ma pensée voici la dernière phrase de « mes mémoires »:

Ma conviction est que jamais il n’y aura de changement révolutionnaire sans violence et ce non pas parce que les révolutionnaires auront une stratégie violente et multiplieront les actes de destruction gratuits, comme des petits bourgeois, mais parce que jamais le capital et la bourgeoisie ne lâcheront le pouvoir sans avoir détruit un maximum de tout ce qui est vivant autour d’eux. Tout l’art politique consiste désormais à se prémunir de cette violence tout en sachant qu’elle est inévitable.

Il est clair que la guerre fait partie de cette violence et que se prémunir contre la guerre en dénonçant le bellicisme de Trump et de ses alliés est au premier rang des nécessités. Or je suis convaincue que le PCF avec la direction dont il est encombré au plan international, son alignement systématique sur les positions de la social démocratie, (y compris par le biais du trotskisme anti-soviétique d’abord et contre toute forme de socialisme réel) consiste depuis des années à aligner le PCF sur la position de la CIA. De la guerre de Yougoslavie en passant par la Libye et la Syrie, l’Iran , voir la Russie, la Chine et la Corée, et partout en Europe, partout le pCF n’est plus en situation de lutter pour la paix.

Il faut changer de responsables puisque les responsables ne veulent pas changer de politique.

danielle Bleitrach

je ne crois pas que nous puissions avancer longtemps en éludant ces questions.
danielle Bleitrach

(1) en avant-^remière l’émission que radio galère a consacré à ce livre, je conseille en particulier la dernière partie sur l’eurocommunisme

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Déclaration commune des partis communistes et ouvriers sur l’aggravation des tensions et les dangers de la guerre des Etats-Unis contre l’Iran

6/18/19 9 H 55
Les partis communistes et ouvriers soussignés expriment leur grave préoccupation face aux récents développements dans le Golfe Persique qui constituent une menace importante pour la paix mondiale.

Les déclarations de l’administration américaine indiquent clairement qu’elle a l’intention de déployer tous les outils à sa disposition pour contraindre la République islamique d’Iran (IRI) à se soumettre à ses modèles hégémoniques dans la région.

Ils rappellent la décision prise par l’administration Trump en mai 2018 – en totale contradiction avec l’opinion publique mondiale – de retirer les Etats-Unis de l’accord sur le Plan d’action global conjoint (Joint Comprehensive Plan of Action – JCPoA) de 2015 avec l’Iran. Cette décision, prise en dépit des appels lancés par le monde entier, y compris par l’ONU, a considérablement accru les tensions dans la région et a fait naître la menace d’une nouvelle guerre dévastatrice au Moyen-Orient.

Ils sont préoccupés par l’imposition de sanctions économiques, bancaires et monétaires à l’Iran, qui a sapé son économie et entraîné la fermeture généralisée d’usines, la chute libre économique et une augmentation du chômage et de la pauvreté.

Les partis communistes et ouvriers condamnent fermement l’administration américaine et ses représentants tels que Mike Pompeo et John Bolton pour avoir déclenché la montée des tensions et des menaces d’action militaire sur l’Iran, ainsi que le recours aux sanctions économiques comme moyen d’affamer le peuple iranien pour le soumettre.  Elle estime en outre que ces actions ont un impact désastreux sur la lutte continue du peuple iranien pour la paix, la souveraineté et la justice sociale, ainsi que pour les droits humains et démocratiques.

L’objectif de la politique américaine à l’égard de l’Iran est de garantir la domination incontestée de l’impérialisme américain et de ses alliés dans la région.  Les actions et les politiques de l’administration américaine concernant l’Iran ont été et continuent d’être coordonnées avec celles des gouvernements israélien et saoudien.

Ils craignent que si l’escalade actuelle de l’agression par les Etats-Unis et leurs alliés au Moyen-Orient n’est pas freinée et inversée, le potentiel d’une nouvelle guerre désastreuse, avec des conséquences imprévisibles pour la paix et la stabilité dans la région et dans le monde, est réel et énorme.

Les forces pacifistes du monde doivent travailler de concert pour promouvoir la détente et dénoncer l’intervention étrangère dans les affaires intérieures de l’Iran.

L’avenir de l’Iran et de son système politique est une question qui devrait être déterminée par le peuple iranien et lui seul. Les partis communistes et ouvriers, ainsi que toutes les forces progressistes en Iran, rejettent l’intervention étrangère dans leur pays sous aucun prétexte.

Ils appellent toutes les forces militant pour la paix et le désarmement dans le monde à condamner l’administration américaine et ses alliés saoudiens et israéliens pour leur politique de confrontation avec la République islamique d’Iran en violation de la Charte des Nations unies.

Nous disons non aux sanctions et non à la guerre contre l’Iran.

 

Les noms des parties signataires de la présente déclaration :

Parti communiste du Bangladesh
Parti socialiste ouvrier de Croatie
AKEL (Chypre)
Parti communiste de Bohême et de Moravie
Parti communiste français
Parti communiste de Grèce
Parti des travailleurs hongrois
Parti communiste de l’Inde
Parti communiste de l’Inde (marxiste)
Parti Tudeh d’Iran
Parti communiste du Kurdistan-Iraq
Parti communiste (Italie)
Parti communiste jordanien
Parti communiste libanais
Parti communiste népalais
Parti communiste palestinien
Parti communiste philippin[PKP 1930]
Parti communiste portugais
Parti socialiste roumain
Parti communiste de la Fédération de Russie
Parti communiste d’Afrique du Sud
Parti communiste d’Espagne
Parti communiste des peuples d’Espagne
Parti communiste des travailleurs d’Espagne
Parti communiste syrien (unifié)
Parti communiste de Turquie
Parti communiste d’Ukraine
La déclaration est ouverte à d’autres approbations
source :  http://www.solidnet.org/article/Joint-statement-of-the-Communist-and-Workers-Parties-on-the-Heightening-of-Tensions-and-dangers-of-US-War-on-Iran/

Tag(s) : #Iran#USA#Solidnet#RIPCO#Communiste

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A propos d’une déclaration d’Etienne Chouard sur son « ignorance » des chambres à gaz : le salaud sartrien

L'enfance d'un chef

Lors de mon interview sur Rasdio Galère, l’animateur Bernard Genet a très bien caractérisé ceux à qui je ne pardonnais pas: « ce sont des salauds au sens sartrien du terme »…

Quand Etienne Chouard, une fois de plus le 10 juin déclare :  : « Que je dise quoi ? Que je dise ’’les chambres à gaz ont existé’’, de manière tranchée, non ambiguë ? » répond Chouard. « Je peux le dire si vous voulez, mais rendez-vous compte du truc. Je n’ai jamais rien lu là-dessus. »

Pourquoi une telle « dénégation » parce que l’homme a fait rapidement les comptes: ce que lui rapporte le négationnisme dans son public, à la limite il dit qu’il s’en fout, son seul problème c’est de conserver son public. C’est un cas extrême de ce qu’on fait ou comment on fait un intellectuel en le forçant à se ranger derrière le consensus qui lui rapporte.

Il y a le méchant ou même le pervers, celui qui ferait le mal pour le mal, c’est très rare… le salaud est quelqu’un qui fait le mal pour son bien à soi… par pure médiocrité. C’est par exemple l’enfance d’un chef, un type qui est le fils d’un patron d’usine dans une ville de province et qui cherche sa vocation, se sent étranger à tout, vide. Un jour par hasard il découvre que parce qu’il a refusé de serrer la main à un juif, il est entouré de l’estime générale et ça lui rapporte… Il va devenir un chef, il aura un public en devenant un dirigeant de l’extrême-droite, un chef… il a un public…

C’est ce que Kant appelle le renversement des motifs, c’est-à-dire soumettre leur devoir et la loi morale à leur médiocre confort, en l’occurrence au public qu’un intellectuel ou un pseudo-intellectuel se donne par cette adhésion à l’idéologie nazie. Je connais suffisamment personnellement Etienne Chouard et son itinéraire pour mesure à quel point l’analogie est frappante.

« Que le cœur humain est creux et plein d’ordures ! » disait Pascal. C’est qu’il n’est rempli que de soi.

Exactement le contraire de ce qu’a été pour moi et mes contemporains le choix communiste.

Danielle Bleitrach

 

 
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Publié par le juin 16, 2019 dans extrême-droite

 

7 ans de mensonges à propos d’Assange, et ce n’est pas fini. Par Jonathan Cook

Source : Consortium News, Jonathan Cook, 12-04-2019

Selon Jonathan Cook, l’une des rares grandes personnalités de notre époque a été réduite à rien de plus qu’un parasite sexuel qui n’a pas respecté les termes de sa libération conditionnelle.

Jonathan-Cook.net

Depuis sept ans que Julian Assange s’est réfugié à l’ambassade équatorienne de Londres, on nous répète que nous avons tort et que nous sommes des complotistes paranoïaques. On nous a dit qu’il n’y avait aucune menace réelle d’extradition d’Assange vers les États-Unis, que tout ça n’était que le fruit de notre imagination fiévreuse.

Depuis sept ans, nous avons dû écouter un chœur de journalistes, de politiciens et de soi-disant experts nous dire qu’Assange n’était qu’un homme fuyant la justice, et qu’on pouvait se fier aux systèmes judiciaires britannique et suédois pour traiter son cas de façon parfaitement légale. Pendant tout ce temps, c’est à peine si une seule voix du « courant dominant » s’est élevée pour prendre sa défense.

Du moment où il a demandé l’asile, Assange a été banni comme un hors-la-loi. On a effacé des registres son travail en tant que fondateur de Wikileaks – cette plate-forme numérique qui, pour la première fois dans l’Histoire, donnait aux gens ordinaires un aperçu des recoins les plus obscurs des coffres-forts les mieux gardés des plus protégés des États profonds.

Assange est passé du statut de personnage marquant de notre époque – un homme digne d’occuper une place centrale dans les livres d’histoire, si notre espèce vit assez longtemps pour écrire ces livres – à un simple parasite sexuel ayant bafoué les termes de sa libération conditionnelle.

Julian Assange, en 2006 ou avant. (Martina Haris via Wikimedia Commons)

Le récit par la classe politique et les médias est tissé de semi-vérités à propos des accusations sexuelles pour lesquelles Assange faisait l’objet d’une enquête en Suède. Le fait qu’Assange ait été autorisé à quitter la Suède par l’enquêteur initial a été négligé et pourtant, celui-ci a abandonné les charges, et c’est un autre enquêteur dont la couleur politique est bien connue qui a relancé l’enquête.

Ils se sont bien gardés de mentionner qu’Assange était tout à fait prêt à être interrogé par les procureurs suédois à Londres, comme cela avait été le cas dans des dizaines d’autres affaires impliquant des procédures d’extradition vers la Suède. C’était presque comme si les autorités suédoises ne voulaient pas présenter les preuves qu’elles prétendaient avoir en leur possession.

Les médias et les milieux politiques n’ont cessé d’insister sur la violation de liberté conditionnelle d’Assange au Royaume-Uni, négligeant le fait que les demandeurs d’asile fuyant la persécution légale et politique ne respectent généralement pas les conditions de libération conditionnelle imposées par les autorités de l’État à l’origine de leur demande d’asile.

Faire fi de l’accumulation de preuves

Les autorités politiques et les média ont ignoré les preuves grandissantes de l’existence d’un grand jury secret en Virginie qui formulait des accusations contre Assange, et tournait en ridicule les craintes de Wikileaks selon lesquelles l’affaire suédoise pourrait dissimuler une tentative plus inquiétante des États-Unis pour extrader Assange et l’enfermer dans une prison haute sécurité, comme cela s’était passé pour la lanceuse d’alerte Chelsea Manning.

Ils ont rejeté le verdict rendu en 2016 par un groupe de juristes des Nations Unies selon lequel le Royaume-Uni « détenait arbitrairement » Assange. Les médias étaient davantage intéressés par le bien-être de son chat.

Manifestation pro-Assange à l’Ambassade de l’Équateur à Londres, le 16 juin 2013. (Ricardo Patiño via Flickr)

Ils ont ignoré le fait qu’après le changement de président de l’Équateur – avec le nouveau président désireux de gagner la faveur de Washington – Assange a été placé sous des formes de plus en plus sévères d’isolement. Il s’est vu refuser le droit de recevoir des visiteurs et dénié les moyens de communication de base, en violation tant de son statut de réfugié politique que de ses droits humains, et mettant en péril son bien-être mental et physique.

De même, ils ont occulté le fait que l’Équateur avait accordé à Assange le statut diplomatique et la citoyenneté équatorienne. La Grande-Bretagne était ainsi obligée de lui permettre de quitter l’ambassade, du fait de son immunité diplomatique, afin de se rendre sans encombre en Équateur. Aucun journaliste ou politicien « grand public » n’a jugé cela digne d’attention.

Ils ont ignoré le fait qu’après avoir refusé d’interroger Assange au Royaume-Uni, les procureurs suédois avaient décidé d’abandonner discrètement les poursuites contre lui en 2015. La Suède a gardé cette décision secrète pendant plus de deux ans.

Suite à une demande d’un proche d’Assange et non d’un média, au titre de la liberté d’accès à l’information, des documents ont été mis au jour qui montrent que les enquêteurs suédois avaient en fait voulu classer l’affaire contre Assange en 2013. Le Royaume-Uni avait cependant insisté pour qu’ils continuent cette mascarade afin qu’Assange reste enfermé. Un fonctionnaire britannique a envoyé un courriel aux Suédois en ces termes : « Ne vous avisez pas de vous dégonfler !!! »

Destruction de documents

La plupart des autres documents relatifs à ces conversations sont restés inaccessibles. Ils avaient été détruits par le Crown Prosecution Service du Royaume-Uni [ministère public britannique NdT] en violation du procès verbal. Mais bien sûr, personne dans le milieu politique et les médias ne s’en est ému ou soucié.

De même, ils ont ignoré le fait qu’Assange a été contraint de se terrer pendant des années à l’ambassade, ce qui est la forme la plus extrême de l’assignation à domicile, alors même qu”il n’était plus poursuivi en Suède. Ils nous ont dit – le plus sérieusement du monde – qu’il devait être arrêté pour avoir enfreint les conditions de sa mise en liberté sous caution, ce qui normalement n’est sanctionné que d’une simple amende.

Stencil (OperationPaperStorm, CC by 2.0.)

Et peut-être plus grave encore, la plupart des médias ont refusé de reconnaître qu’Assange était journaliste et éditeur, alors même qu’en procédant ainsi ils s’exposaient aux mêmes sanctions draconiennes s’ils devaient un jour être réduits au silence ou voir leurs publications bloquées. Ils ont reconnu le droit des autorités américaines à se saisir de tout journaliste étranger n’importe où dans le monde et l’enfermer à l’abri des regards. Ils ont ouvert la porte à une forme nouvelle, particulière de restitution de journalistes.[enlèvement et rapatriement NdT]

Il ne s’est jamais agi de la Suède ou de violation de la liberté sous caution, ni même du récit discrédité du Russiagate : n’importe qui aurait dû pouvoir s’en rendre compte, même en ne prêtant qu’une attention infime. Il s’agissait de l’État Profond américain faisant tout ce qui était en son pouvoir pour écraser Wikileaks et faire un exemple de son fondateur.

Il s’agissait de s’assurer qu’il n’y aurait plus jamais de fuite comme celle de « Collateral Murder », la vidéo militaire publiée par Wikileaks en 2007 qui montrait des soldats américains en train de fêter le meurtre de civils irakiens. Il s’agissait de s’assurer qu’il n’y aurait plus jamais de fuite de câbles diplomatiques américains, comme ceux rendus publics en 2010 qui ont révélé les machinations secrètes de l’empire américain pour dominer la planète, quel que soit le prix à payer en termes de violations des droits humains.

Désormais, les faux-semblants n’ont plus lieu d’être. La police britannique a fait intrusion sur le territoire diplomatique de l’Équateur – invitée par l’Équateur après que celui-ci ait violé le statut de réfugié politique d’Assange – pour le mettre discrètement en prison : deux États vassaux coopérant pour obéir aux ordres de l’empire américain. L’arrestation n’avait aucunement pour but d’aider deux femmes en Suède ou de sanctionner une infraction mineure à la liberté sous caution.

Non, les autorités britanniques agissaient sur la base d’un mandat d’extradition émis par les États-Unis. Et les accusations que les autorités américaines ont fournies concernent les travaux les plus anciens de Wikileaks qui avaient révélé les crimes de guerre de l’armée américaine en Irak – un sujet reconnu d’utilité publique par les journalistes et que les médias britanniques et américains s’étaient honorés de publier.

Et pourtant, les médias et la classe politique ferment les yeux. Où est l’indignation devant les mensonges qu’on nous sert depuis sept ans ? Où est le remord pour avoir accepté d’être trompés si longtemps ? Où est la fureur face à la négation de la liberté de la presse la plus élémentaire – le droit de publier – pour faire taire Assange ? Où est la volonté de prendre enfin la parole pour la défense d’Assange ?

Rien, il n’y a rien. Il n’y aura pas d’indignation à la BBC, ni au Guardian, ni à CNN. Juste un reportage curieux, impassible – voire gentiment moqueur – quant au sort d’Assange.

Et ça, c’est parce que ces journalistes, ces politiciens et ces experts n’ont jamais vraiment cru ce qu’ils racontaient. Ils savaient depuis le début que les États-Unis voulaient faire taire Assange et écraser Wikileaks. Ils le savaient depuis le début et ils s’en fichaient. En fait, ils sont volontiers entrés dans la conspiration pour paver la voie de l’enlèvement d’Assange aujourd’hui.

Et si ils l’ont fait, c’est parce qu’ils ne sont pas là pour dire la vérité, ni pour défendre les gens ordinaires, ni pour protéger une presse libre, ni même pour faire respecter la règle de droit. Ils se fichent de tout ça. Ils sont là pour protéger leur carrière et le système qui les récompense avec de l’argent et de l’influence. Ils ne veulent pas qu’un petit malin comme Assange vienne tout gâcher en donnant un coup de pied dans la fourmilière.

Maintenant ils vont nous servir tout une nouvelle série de tromperies et de manipulations au sujet d’Assange pour nous endormir, étouffer notre colère alors que nos droits sont bafoués et pour nous empêcher de réaliser que les droits d’Assange sont inséparables des nôtres. C’est ensemble que nous tiendrons bon ou que nous tomberons.

Jonathan Cook est un journaliste indépendant basé à Nazareth. Il tient un blog sur https://www.jonathan-cook.net/blog/.

Source : Consortium News, Jonathan Cook, 12-04-2019

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

 

Assange: on lâche rien… manif marseillaise…

Petite manif ou grosse délégation hier devant le consulat britannique en soutien à Julien Assange. En tout il y aura eu une cinquantaine de personnes avec un noyau permanent devant les locaux, avec des tracts distribués aux passants et aux employés des docks. Le consulat qui a appelé la police refuse de nous recevoir mais nous tiendrons de 10 h30 à 13 heures où la Marseillaise qui s’est trompé d’adresse nous retrouve enfin avant dispersion.

Il y a presque autant d’organisations que de participants, je plaisante mais à peine, le PCF et le mouvement de la paix avec des drapeaux, la France Insoumise et une forte présence des gilets jaunes des Alpes de Haute provence et un marseillais, la plupart sont d’anciens membres du parti mais qui ont gardé des relations avec des militants communistes, mais il y a aussi des jeunes femmes qui sont indignées par ce qui est infligé à Assange. « Cette société marche sur la tête, elle enferme Assange et laisse en liberté des criminels de guerre ».

Nous sommes très contents d’être là parce que nous avons conscience du fait que le sort d’un homme qui a subi des tortures au moins psychologiques dépend de ces mobilisations. ils doivent savoir que partout il y a des gens en éveil.

Stephen Chalk est venu avec sa guitare et nous chantons avec lui des chants révolutionnaires, des inventions déjà testées sur les rond-points. J’ai la joie de rencontrer une lectrice du blog qui est venue exprès de Corse et qui nous suit sans oser intervenir mais qui pense que ce blog exprime ce qu’elle ressent et qu’elle tait. Il y a Albin, un camarade de Martigues qui est très content de leur résultat aux élections européennes « Il était temps qu’on apparaisse à nouveau ». Un camarade de La CGT des spectacles…

Stephen qui est le maître d’œuvre de tout ça a prévu une lettre impossible à remettre, le consulat s’est refermé, il ne reçoit plus personne et nous envoie les renseignements généraux, on l’enverra en recommandé par la poste…

 

 
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Publié par le juin 13, 2019 dans actualités, POLITIQUE