RSS

Archives de Catégorie: POLITIQUE

La connaissance de la situation internationale est indispensable à la lutte des communistes français.

L’image contient peut-être : 4 personnes, personnes assises, table et intérieur

 

Frédéric Boccara qui a témoigné souvent de son intérêt pour ce qui se passait en Chine, nous annonce ces Rencontres qui ont eu lieu  lundi dernier avec Song Tao, responsable de la section internationale du PC Chinois, à l’occasion de l’élection de Fabien Roussel comme secrétaire national du PCF.

il nous dit : » Outre des éléments sur la situation française actuelle, nous avons abordé, notamment, les questions d’une autre mondialisation, du dollar, de son impérialisme et de la nécessité d’une tout autre monnaie commune mondiale « , 

Nous attendons la suite parce que désormais nous espérons que les contacts entre nos partis donneront lieu à de véritables compte-rendus dont bénéficieront les communistes et qui les aidera à se ré-approprier la fierté pour leur parti, pour le passé, le présent et le futur du communisme, en ne laissant pas le soin à la classe dominante et à la social démocratie d’inventer ce que serait le communisme.

Cela n’a l’air de rien mais quand Fabien Roussel dans ses interventions offensives sur les revendications du monde du travail français truffe ses propos de « niet » et de « pas un kopeck », il fait plaisir à bien des communistes, il leur permet de renouer avec une identité glorieuse, cela ressemble assez à l’affiche de sa première élection « je suis communiste et je vous emmerde »… On en a besoin, mais il faut aller plus loin, nous avons un dialogue à instaurer, une écoute, un connaissance, loin des stéréotypes qui depuis plus de 20 ans nous sont imposés. C’est ce que  tente de le faire ce blog en particulier grâce aux traductions de Marianne, Je signale également l’excellent blog de Nicolas Maury 1) et PCF débat qui nous apportent faits et analyses indispensables.

Sur cette question comme bien d’autres, notre Congrès n’a fait qu’entrouvrir la porte… Ceux qui ont combattu cette connaissance en systématiquement supprimant les parties du Manifeste qui aidaient les communistes à prendre conscience du mouvement du monde, du rôle des communistes, ont fait la preuve de leur volonté de soumission à la social démocratie et d’en finir avec le communisme. Sur ce point aussi il faut poursuivre la réflexion du Congrès, les luttes qui se développent en France et dans le monde, les bouleversements dans la situation de l’impérialisme, les risques de guerre, tout cela pourtant exige des communistes toujours plus conscients.

Il ne s’agit pas de s’aligner sur tel ou tel modèle, mais de mieux se connaitre et de contribuer par nos échanges à s’enrichir mutuellement de nos expériences. .

Danielle Bleitrach

(1) Lire en particulier son dernier article sur les communistes en Inde, cet autre géant

. https://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Rajasthan-Les-communistes-CPIM-font-un-retour-fracassant-a-l-Assemblee-legislative-de-l-Etat_a13782.html?fbclid=IwAR3_m6WRiadN8-of_eelgvHuLTLrv9Db5b-7mtk2EScd1pVTVkZtIneGthY

 

Publicités
 

Appel à soutien pour la libération immédiate de Maria, camarade de la Drôme abusivement incarcérée

Résultat de recherche d'images pour "gilets jaunes, gilets rouges..."

Cher·e camarade,

Comme tu le sais peut-être déjà, suite à un rassemblement le 8 décembre, une camarade de la Drôme, Maria Briand, ainsi que trois autres manifestants du plateau des Couleures ont été incarcérés et placés en détention préventive.

Tu trouveras ci-dessous une dépêche AFP et ci-joint un article du Dauphiné Libéré faisant suite à la conférence de presse initiée par Jean-Marc Durand, secrétaire départemental de la Drôme.

Les communistes du département sont, bien évidemment, toutes et tous très mobilisé·e·s pour s’élever contre ces décisions de justice abusives et pour exiger la libération de Maria et des trois autres détenus.

Localement, un rassemblement devant la préfecture est organisé pour ce mercredi après-midi.

A distance, nous pouvons aussi agir et je t’invite donc à relayer un appel en soutien à la libération immédiate de Maria,  à transmettre à la préfecture de la Drôme prefecture@drome.gouv.fr et au Tribunal de Valence tgi-valence@justice.fr

Sachant pouvoir compter sur l’expression de ta solidarité,

Bien fraternellement,

Yann Henzel
———————————————–

Le PCF a dénoncé mardi dans la Drôme le placement en détention d’une de ses militantes suspectée d’avoir agressé le directeur départemental de la police alors qu’il intervenait samedi sur un blocage de gilets jaunes.

L’agression du responsable policier a eu lieu samedi à la mi-journée dans une zone commerciale bloquée au nord de Valence. « Ordre a été donné de dégager les ronds-points et après les sommations, des gilets jaunes ont commencé à s’équiper pour l’affrontement », raconte une source policière.

Après des échanges de projectiles, le DDSP présent sur l’opération, en civil « mais avec un brassard de policier, comme son chauffeur », a ceinturé l’un des manifestants qui prenait la fuite et « une dizaine de gilets jaunes lui sont alors tombés dessus, des coups de pied et des coups de poing le faisant chuter au sol », ajoute cette source, précisant que la scène a été filmée par des caméras de vidéosurveillance.

Deux suspects ont été arrêtés dans un premier temps, puis deux autres – dont la militante – lors d’une marche pour le climat organisée dans la ville, à laquelle se sont mêlés des gilets jaunes. Ces trois hommes et une femme ont été déférés lundi au parquet de Valence en vue d’une comparution immédiate, finalement repoussée au 26 décembre. Dans l’attente de leur jugement pour des faits de violences volontaires, tous les quatre ont été placés en détention.

« Nous n’avons pas l’habitude de laisser incarcérer nos militants, d’autant plus que d’après les éléments en notre possession, les faits qui lui sont reprochés sont loin d’être avérés », a déclaré mardi le secrétaire départemental du PCF Jean-Marc Durand dans une vidéo diffusée par le quotidien Le Dauphiné Libéré. « Elle se défend d’avoir eu quelque acte violent vis-à-vis de quiconque, notamment le DDSP (…) Il nous semble que cette opération relève un petit peu du coup monté », a-t-il ajouté en réclamant sa libération.

La police, de son côté, affirme que ce n’est pas une arrestation « arbitraire ». « Elle a été formellement vue en train de porter des coups », insiste-t-on.

ppy/or

Yann HENZEL
Parti communiste français
Présidence du Conseil national

L’appel de la fédération de la Drôme qui apporte quelques précisions :
….. »Maria est une jeune adhérente et militante du Pcf de la Drôme. Elle vit à Die où elle exerce une profession de boulangère. Samedi 8 elle s’est retrouvée avec de nombreux autres militants et gilets jaunes sur le rond-point du plateau des Couleures à l’entrée Nord de Valence où est installée une vaste zone commerciale. Avec des camarades elle participait à un barrage filtrant. Cela a visiblement déplu au Préfet. Ordre a été donné aux forces de police de charger en fin de matinée pour faire sauter le barrage. Et c’est avec une grande violence que cette intervention a eu lieu occasionnant deux blessés parmi les manifestants conduits dans un mauvais état pour un d’entre eux au moins, à l’hôpital. Face à cette situation les manifestants ont opéré un repli vers les magasins de la zone commerciale, levant donc en totalité le barrage. Et c’est à cet instant que les forces de l’ordre ont redoublé de violence poursuivant les manifestants jusqu’aux magasins, une grande surface ayant d’ailleurs ouvert ses portes pour accueillir les manifestants pris entre les coups de matraques et les bombes lacrymogènes. En même temps des policiers en civil s’en prenaient physiquement à un petit groupe de manifestants. Maria fut une de leur cible. Elle s’est défendue et a ensuite quitté les lieux.

Ce n’est que vers 16 heures alors qu’elle était au centre-ville de Valence que 4 policiers sont venus l’interpeller sans ménagement et l’ont conduite au poste où elle fut placée en garde à vue, trois autres manifestants du matin ayant subi le même sort.

Comparaissant ce lundi à 14 heures devant le tribunal de Valence, le procureur malgré de réelles difficultés à caractériser et à prouver les faits reprochés à Maria, demanda et obtint que celle-ci soit condamnée à de la détention provisoire aux motifs qu’elle pouvait récidiver et qu’elle n’offrait pas les garanties suffisantes alors qu’elle réside depuis plusieurs années à Die, lieu qu’elle n’envisage pas de quitter sine die y exerçant en tant que boulangère connue et reconnue de tous. En fait tout cela n’est que prétexte et arguments fallacieux pour justifier un coup monté sur fond de violence organisée. Il faut préciser que Maria n’a jamais eu maille à partir avec la justice jusqu’à ce jour. Elle nie tout acte violent de sa part qui plus est, ayant mis en cause l’intégrité physique du Directeur Départemental de la Police et de son chauffeur. A cet instant elle n’apparait d’ailleurs pas sur les vidéos utilisées comme éléments de preuve. Les ordres venus de plus haut étaient-ils si pressants pour qu’un procureur de la République se livre à un tel numéro ?

Pour le Parti communiste de la Drôme, comme pour tout le parti communiste cette situation est intolérable et inadmissible. Maria n’a rien cassé, n’a pas été trouvée en possession d’un quelconque objet ayant pu présenter un caractère de dangerosité pour les policiers, ne s’est livrée à aucune agression physique contre le Directeur de la police et son chauffeur. La seule chose qu’elle a faite c’est de tenter d’échapper à la souricière tendue. Preuve que la justice était très sure d’elle, il nous a été interdit d’assister à l’audience sur ordre du procureur alors que cette audience était une audience publique, d’autres dossiers y étant traités. Enfin, cerise sur le gâteau de la provocation, M. Le procureur convoque à nouveau Maria et les trois autres manifestants incarcérés devant le tribunal le mercredi 26 à 14 heures… Pour toutes ces raisons Maria doit être libérée immédiatement. Nous ne lâcherons pas ! Toutes et tous devant la préfecture de Valence pour la libération de nos quatre camarades ».
Fédération du Pcf Drôme.

 

Le luxe d’une autre politique, de croire à ce que l’on dit et à ce que l’on fait… putain que c’est dur…

L’image contient peut-être : plein air

Cette magnifique photo de Willy Ronis. je me souviens encore de ce jour où il est venu au Colonel Fabien, pour proposer au parti d’hériter de son fonds de photos, le parti était la seule institution dans laquelle il avait confiance comme tant d’artistes, tant de poètes, parce que ce parti était celui de la classe ouvrière et aussi parce que Willy était juif, comme Francis Lemarque, Le Chanois et tant d’autres dont le nom ne le disait pas… Un petit prolétaire juif, d’une famille récemment immigrée, et il n’y avait eu en ce temps de la bataille du rail que les communistes, la classe ouvrière, la seule qui n’ait jamais trahi reconnaissait Mauriac… .

A ce titre j’ai eu la chance de rencontrer ce très grand photographe à plusieurs reprises et le voir travailler à Messine en Sicile. Les communistes à Stalingrad m’ont donné la vie, comme à Willy Ronis, mais il m’ont donné tout au long de cette vie la possibilité de combats justes aux côtés d’individus respectables, les meilleurs… Je ne cesse de payer cette dette même si parfois je me demande ce que je fiche là…

Sa photo dit ma ville dans l’épaisseur de la brume et les oiseaux de mauvaise augure…

Cette ville de la misère et de la révolte sans cesse étouffée par les « combinaisons » politiciennes.

A l’image de ce détournement de sens, ce viol de la souffrance humaine qui s’est passé à l’Assemblée nationale hier. Non je refuse de participer à cela… Au nom des morts comme en respect de tous mes engagements.

Oui je me sens solidaire de ceux qui souffrent, des huit morts enterrés sous les ruines d’immeubles insalubres, 60% de logements de luxe inoccupés, et 40% d’un habitat dans cet état dans lequel s’entassent les misérables, et dont l’on découvre que les notables de la municipalité, la bourgeoisie marseillaise en possèdent une bonne partie. On se croirait revenu à ce temps où la peste s’était répandue sur Marseille parce que les échevins de l’époque n’avaient pas voulu laisser un navire en quarantaine au Frioul, parce que la charge de tissu devait être vendue dans une foire proche. Il ne fallait pas en rater les profits escomptés. Ce furent des centaines de milliers de morts, les galériens à qui on avait promis la liberté les évacuaient, la plupart en moururent…

La bourgeoisie marseillaise n’a pas changé, de pauvres petites gens en sont morts sous les gravats sans qu’il y ait la moindre inculpation. Il y a de la colère dans la ville, mais elle ne soulève pas assez les véritables victimes, les pauvres en état d’assistanat qui ont peur de tout perdre s’ils bougent, s’ils sortent du clientélisme qui pourrit cette ville.

Il y a eu au marché de Noël de Strasbourg des morts, des gens qui tentaient de croire que l’esprit de Noël c’était ces lumières et les achats, une petite part de bonheur à date fixe comme on cesse de nous le répéter, le temps du meilleur chiffre d’affaire et ceux qui le 15 du mois n’ont plus rien à manger devraient le respecter…

Pauvres gens qui n’avaient rien demandé, que l’on a aussitôt utilisés pour monter une partie du prolétariat contre les assistés trop silencieux des cités, ce prolétariat qui depuis le 17 novembre découvre le collectif et a tant de mal à lui donner forme mais qui a créé dans le cœur de chacun l’idée que tout cela était faux archifaux, la prise de conscience qui avance à toute vitesse. Il faut retrouver le collectif, se battre les uns pour les autres, l’argent existe, il faut le prendre où il est et ce pouvoir ne le fera jamais… la montée vers une maturité de classe des gilets jaunes, au moment où la CGT qui en a fini avec les élections rentre dans la danse, au moment où le discours présidentiel a fait un bide.

Non il n’est pas nécessaire de donner dans le complot et d’imaginer que ce pouvoir est à l’origine du crime, ça c’est encore leur mode de pensée, celui de leur droite extrême. penser ainsi c’est encore se soumettre à ce qu’ils sont, à leur conception du pouvoir, il y a mieux à faire… il suffit d’en mesurer le profit, la manière dont l’idéologie dominante étant celle de la classe dominante ils essaient de nous faire tous devenir les sujets respectueux de leur pouvoir immonde. Le complot n’existe pas, il suffit bien qu’ils soient ce qu’ils sont et qu’ils nous fassent nous prosterner devant leur légitimité qu’ils osent dire républicaine… Comme les échevins criminels de la peste qui a ravagé ma ville, ils auront leur nom célébré : rue chevalier Roze, rue Estelle, et les pauvres morts, les galériens n’auront que l’anonymat… les échevins se sont repentis et ils ont fait la charité… c’est bien suffisant pour qu’on les loue, que leur nom soit à jamais encensé…

Nous en sommes toujours là…

Tout cela a donné lieu à l’assemblée nationale à d’indécents discours sur la république… Je le dis comme je le pense j’ai eu envie de vomir quand j’ai écouté le dialogue entre le premier ministre et Mélenchon, cette entente, ce music hall des âmes nobles… Mélenchon que je n’ai jamais insulté, mais à qui j’ai trouvé là une sale gueule, se levant après l’intervention d’Édouard Philippe. La complicité au sein de la bourgeoisie, c’est à l’assemblée que tout se règle et donc dans les urnes, pas dans les rues… Pouvait-on être plus clair. Les communistes qui avaient initié la demande de censure pour aussitôt s’en faire voler le mérite par cette outre remplie de vent et par les socialistes, ont eu la décence d’en demander le report.

Qui croît aux larmes de ces gens là, qui éprouve autre chose que du mépris face à tous ceux qui sur les plateaux de télé viennent en leur soutien? quand je pense que ces abominables hypocrites nous répétent que la france est en train de se perdre de réputation, alors que partout en Europe et dans le monde la France est redevenue « cet air de liberté qui donnait aux peuples le vertige ».

Avoir la force alors que la nausée vous prend devant ces gens-là de dire et répéter qu’il faut qu’on soit très nombreux à la manifestation du 13, durant ce week-end, diffuser la proposition de loi de Fabien Roussel : « Le groupe PCF à l’Assemblée nationale va déposer une proposition de loi visant à prélever à la source les bénéfices des multinationales afin qu’elles n’échappent pas au fisc en France, a annoncé dimanche le député communiste du Nord Fabien Roussel. » Parce qu’il n’y a rien d’autre à faire que de mener ces combats là…

Être communiste a été le luxe de ma vie, celui de ne jamais oublier la souffrance des petits, des sans voix, de ceux qui ont le courage de dire NON comme ceux qui se taisent écrasés par l’injustice. Non je ne participe d’aucun consensus. Les communistes je les ai rencontrés, parfois j’en côtoie encore, je suis encore au parti parce que c’est là où il y a le moins de fascistes et parce que le peu que je pourrais faire vaut mieux que telle une petite bourgeoise je me drape dans l’excellence de mes aspirations à un idéal impossible; mais putain que c’est dur…

Danielle Bleitrach

 
2 Commentaires

Publié par le décembre 13, 2018 dans Marseille, mon journal, POLITIQUE

 

Un dévoiement permanent et la seule réponse possible…

Résultat de recherche d'images pour "attentat de strasbourg"

Bien rares sont ceux qui à l’écoute de l’attentat de Strasbourg et le passage en boucle à la télévision de cette seule information ne s’interrogent pas. Quand on considère les mesures prises au plan national qui reviennent à tenter d’interdire les manifesations, on se demande quelles informations peuvent inciter le gouvernement et la présidence à une telle violation des libertés publiques sur l’ensemble du territoire? .

il s’agit en effet  du plan vigie pirate à son plus haut niveau 3, qui permet de surveiller les routes, en empêchant par exemple les ronds points d’être occupés, mais aussi interdiction des manifestations et surveillance des lycées…

C’est de là que peuvent surgir bien évidemment quelques doutes sur l’opportunité de l’attentat de Strasbourg.Comme de la manière dont le gouvernement et la droite se sont précipités pour récupérer l’événement. Par ailleurs,  nous avons connu le temps des Pasqua, de sac et de corde, on peut toujours souligner que Castaner est issu de la même portée, mais personnellement je n’irai pas jusque là parce que  ce serait trop grave de le faire sans preuve. La seule chose que l’on puisse faire avec le minimum de compassion et de décence qui s’impose  c’est de manifester notre solidarité aux Strasbourgeois et aux familles endeuillées. .

L’attentat est un terrible crime avec un coût humain insupportable, mais est-ce que les mesures d’ordre public qu’il provoque sont justifiées? Est-ce que le territoire national est menacé et par qui? Il y a eu les casseurs, les terroristes n’existaient pas ou plutôt on y pensait pas, maintenant nous sommes passés de la guerre civile à la guerre tout court. Un tireur à ce que l’on dit isolé erre et tout en serait bouleversé, les revendications devenues anti-patriotiques? C’est à partir de là que l’on s’interroge sur ce que cherchent les voix qui se succèdent et qui pratiquent les amalgames les plus douteux. Qulle relation peut-on faire entre les gilets jaunes, les manifs dans l’unité syndicale, les lycéens et le terrorisme? C’est pourtant l’amalgame auquel on nous invite, ça et le coût des « mesures » sont confondues pour taxer ceux qui protestent d’être liberticides.

TRépétons-le,   si l’on ne peut pas accuser le pouvoir d’être à l’origine de l’attentat, en revanche la manière de l’utiliser laisse planer  quelques doutes  et incite les esprits à noter  la coïncidence d’avoir laissé passet un tel crime à cette date. Alors que le pouvoir ne sait comment se dépétrer de la colère, du soutien aux gilets jaunes, et  à la veille de la grande manifestation unitaire du 14 octobre.  aAors que les gilets jaunes ne se montrent pas convaincus,  comme la majorité des Français, par les mesures de macron. L’attentat qui perrmet d’interdire les manifestations autant qu’il prétend créer diversion médiatique: un tueur dans la nature et la menace doit renforcer l’unité nationale… C’est devenu le discours officiel et on voudrait que l’on ait pas de doutes?

Autre dérapage indécent, le discours du président faisait la part belle à marine Le Pen, introduisant le thème de l’immigration que malgré les efforts de cette dernière et de son parti elle n’arrivait pas à introduire au coeur des revendications. L’attentat est clairement utilisé pour faire la part belle à  la droite et de l’extrême-droite, faire oublier leur accord sur la non remise en  cause l’ISF, leur accord sur le fait de faire la charité avec nos impôts. .Faire monter Marine Le pen, se présenter aux européennes et dans la foulée aux élections locales comme la seule alternative au fascisme qui monte en Europe, voilà la stratégie politique de Macron. Elle correspond au plan syndical au retour aux « corps intermédiaires » patronaux et on assiste à la campagne qui invente la CFDT comme le premier syndicat de france. C’est tout cela qui donne corps au « complotisme » devenu  le miroir malsain d’une politique de dupe.

Non on ne peut pas accuser le pouvoir d’être à l’origine de pareil massacres parce que la seule réponse serait non seulement la destitution mais l’incarcération, et nous n’en sommes pas là, mais quand on voit la manière dont le dit pouvoir en utilise l’opportunité pour régler une situation qu’il ne veut pas régler dans le sens de la justice,  on peut s’interroger sur le fait que cet attentat là n’ait pas été déjoué et comme le murmurent les réseaux sociaux, un gilet jaune avec des lunettes de psicine soit arrêté alors qu’un individu recherché le matin même peut se ballader avec un kalachnikov sur un marché de Noêl.Le doute taraude les esprits les moins prévenus: faudra-t-il au moins trois voire quatre jours, disons jusqu’à samedi soir, pour mettre la main sur le meurtrier ?

Ces interrogations ne viennent pas de nulle part, il ne sont pas le produit  d’un esprit « complotiste », mais ils prennent corps devant l’injustice, par le d’un traitement indigne qu’il ne craint pas d’infliger  suivant que vous soyez puissant ou misérable,le « complotisme » reflète le doute face à un pouvoir qui démontre sa nature de classe, il en est la ragôt faute d’explications et d’actions à la hauteur.

En tous les cas cela n’allégera pas l’atmosphère, la seule réponse à cette univers de boules puantes est de rester sur le fond et le fond c’est que le pouvoir n’a pas répondu aux exigences et que tous doivent le dire le 14 décembre, en outre une des leçons de ce grand mouvement que l’on tente d’empêcher et de dévoyer est le besoin d’unité et d’organisation collective de classe.Tous nos efforts doivent porter sur cet événement-là et refuser tous les dévoiements que l’on tente comme une manoeuvre ultime d’imposer à un peuple qui les refuse.

Ce pouvoir est décidemment aux abois et il ne lui reste plus qu’à apeurer les Français avec l’aide de médias aux ordres, c’est une forme de fascisation et on y répond seulement par l’unité, par le refus du politicien et des divisions de toute formes, par le souci de bien rester sur la revendication générale: vivre dans la dignité , dans la sécurité et d’abord celle d’un emploi stable, d’un salaire décent, de savoir que l’avenir de ses enfants est assuré et que votre vieille’sse sera honorable, autant que votre droit à être soigné, ce modèle français si décrié…

Danielle Bleitrach

 
2 Commentaires

Publié par le décembre 12, 2018 dans actualités, POLITIQUE

 

Pologne : les effets paradoxaux de l’anticommunisme par JACQUES KMIECIAK*

Depuis le retour au pouvoir du parti Droit et Justice (PiS), l’accélération du processus dit de « décommunisation » via des débaptisations de rue est de mise au-delà de l’Oder. Cette campagne de diabolisation du passé récent de la Pologne suscite de vives réactions, notamment, dans le nord de la France.

Dès 1990 et la restauration du capitalisme en Pologne, la « décommunisation » revêt divers aspects, tant économiques (privatisation des entreprises, des logements), stratégiques (adhésions à l’OTAN puis à l’Union européenne), administratifs (lois de lustration de 1997 et 2006 visant à interdire l’accès à la fonction publique d’anciens « collaborateurs du régime ») que politiques (interdiction des symboles communistes en 2009).

Le souci de réappropriation de l’espace public par les tenants du libéralisme se traduit aussi par une première vague de débaptisations de rues et places évoquant le mouvement ouvrier. Exit les rues portant le patronyme de Rosa Luxembourg, militante féministe et pacifiste, théoricienne du marxisme ; déboulonnées les statues de Lénine, le père de la révolution d’Octobre. Fleurissent alors les artères à la gloire de Jean-Paul II, le chef de l’Église catholique, du général Władysław Anders, héros de la bataille du Monte-Cassino et croisé de l’anticommunisme, ou encore du maréchal Józef Piłsudski, « père » de l’indépendance recouvrée en 1918 et dirigeant, de 1926 à sa disparition en 1935, d’une Pologne sombrant dans l’autoritarisme.

Réécriture de l’Histoire

Depuis le retour au pouvoir, à l’automne 2015, du parti Droit et Justice (Prawo i Sprawiedliwość, PiS) de Jarosław Kaczyński, cette campagne dite de « décommunisation » gagne en intensité. Même si ce concept doit être mis entre guillemets tant « le mot communisme n’a pratiquement plus été utilisé en Pologne depuis la Seconde Guerre mondiale jusque dans les années 1980 puisque le régime était ‘socialiste’. À ce moment, les courants d’opposition les plus pro-libéraux ou nationalistes l’ont repris pour désigner ‘le régime’ et ses partisans sous un angle péjoratif. Ce terme a constitué après 1989 un élément de légitimation et de recherche d’un ennemi pour le nouveau régime, toutes orientations confondues. Simultanément a commencé une réécriture de l’histoire, dans les manuels scolaires notamment, et de la symbolique visuelle du pays (monuments, noms de lieux, etc.) », précise l’historien Bruno Drweski(1).

Le jusqu’au-boutisme du PiS

Désormais, le PiS imagine parachever l’œuvre amorcée il y a près de trois décennies. Ainsi en septembre 2016 entrait en vigueur une loi interdisant toute référence au « communisme » dans l’espace public. Les collectivités locales ont alors un an pour changer les noms des rues et places évoquant des « personnes, organisations, événements ou dates qui symbolisent le communisme ». Il s’agit de bannir de l’espace public toute référence à la Pologne populaire (1944 – 1989). Mais pas seulement. Opposants au tsarisme au début du XXe siècle, combattants du fascisme en Espagne, résistants à l’occupant nazi, pour peu qu’ils aient été porteurs d’un idéal d’émancipation, aucun militant n’échappe à la stigmatisation du PiS et de son bras idéologique, l’Institut de la mémoire nationale (Instytut pamieci narodowej, IPN) qui a établi sur son site Internet une « liste noire » d’indésirables. Comme s’il s’agissait de « nier toute la tradition de la gauche radicale polonaise », souligne l’universitaire Pawel Sekowski de Cracovie(2).

Fonctionnant comme un véritable « ministère de la Mémoire », selon la terminologie empruntée à l’univers orwellien, l’IPN ambitionne la réécriture de l’histoire de la Pologne dans un sens ultranationaliste et clérical.

*

Écho hexagonal

Rien d’étonnant cependant à cette offensive sans précédent à l’heure où « une majorité de citoyens polonais continue à considérer que le bilan de la Pologne populaire est positif » et où la crise « économique et sociale commence à être de plus en plus mal supportée », poursuit Bruno Drweski.

Moins attendue peut-être, cette campagne de démonisation du passé socialiste de la Pologne a suscité une levée de boucliers dans le nord de la France. Et pour cause : en effet, dès l’entre-deux-guerres, des liens privilégiés y ont été noués avec le pays de Mickiewicz. Au cœur d’un bassin livré, jadis, à l’exploitation charbonnière et où vivent des milliers de descendants d’immigrés polonais venus dans l’entre-deux-guerres relancer la production charbonnière(3), des voix se sont élevées contre la volonté des autorités polonaises de revisiter l’histoire.

Ici, l’attention de la population s’est portée sur la Silésie où, dès 1945, ont été rapatriés des centaines de mineurs polonais soucieux de participer au redressement d’une Pologne meurtrie par six années d’occupation nazie et les combats de la libération(4).

La mémoire de la Résistance affectée

Sous l’impulsion de l’IPN, la municipalité de Walbrzych (Basse-Silésie) a d’emblée envisagé de débaptiser la rue de la Famille Burczykowski, du nom de résistants de Sallaumines (Pas-de-Calais). Le père est mort à Sachsenhausen (Allemagne) où il a été déporté en raison de sa participation à la grève patriotique des mineurs de charbon de mai-juin 1941. Trois de ses fils ont été assassinés par les nazis qu’ils ont combattus les armes à la main. Sur la sellette également, Bronislaw Kania des Francs-tireurs et partisans (FTP), décapité à la prison de Cuincy, près de Douai, en 1943. Idem pour le syndicaliste de la CGT Thomas Rabiega qui, du temps du Front populaire, s’était illustré sur les carreaux de fosse en grève. Au cœur du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais, le choc est immense. Et l’incompréhension totale. « Comment osent-ils toucher à la mémoire de héros de la lutte antinazie ? », se demande-t-on.

Le maire (PCF) de Sallaumines, Christian Pedowski, écrit alors à Roman Szelemej, son homologue de Walbrzych, pour lui signifier qu’ici le nom des Burczykowski « symbolise la résistance à l’occupant nazi dont votre pays comme le nôtre ont eu tant à souffrir. L’engagement de ces Francs-tireurs et partisans était un modèle d’abnégation. Il a largement facilité les conditions de la libération de notre territoire. Prétendre débaptiser cette rue, ce serait faire offense à la mémoire commune franco-polonaise de la résistance au nazisme, mais ce serait aussi s’attaquer au prestige de la France en Basse-Silésie ».

En février 2017, l’association Les Amis d’Edward Gierek lance l’Appel des 133(5), signé par des parlementaires, d’anciens résistants et autres syndicalistes et envoyé à l’ambassadeur de Pologne en France. Il lui est demandé de « bien vouloir signifier aux autorités compétentes notre volonté de conserver intacts ces témoignages de la France combattante au cœur des Sudètes ». Celui-ci restera cependant silencieux.

L’A21 rebaptisée aux couleurs de la Pologne

Le 8 juillet 2017, l’A21 qui relie Lens (Pas-de-Calais) à Denain (Nord) est inaugurée et baptisée « Autoroute de la Liberté Rabiega/Kania » à l’initiative du maire d’Auby (Nord), Freddy Kaczmarek(6). Tout un symbole quand on sait que cette voie est empruntée par les touristes qui se rendent des villes du Nord-Pas-de-Calais vers la Pologne ! Pour F. Kaczmarek, il s’agit de « libérer la Pologne » qui semble renouer avec ses démons d’avant-guerre : « Je pense que ce qui se produit en Pologne est une deuxième exécution de ces résistants qui ont donné leur vie pour notre liberté. Ils ont été exécutés une première fois par les nazis. Et ils sont exécutés aujourd’hui une deuxième fois par le gouvernement polonais », s’indigne le maire.

Ni l’ambassade de Pologne en France, ni le consul de Pologne à Lille, pourtant invités, ne participent à cette cérémonie. Cette mobilisation portera néanmoins en partie ses fruits puisque la municipalité de Walbrzych renoncera finalement à débaptiser les rues de la Famille Burczykowski et Kania. Thomas Rabiega, lui, ne bénéficiera pas de la même mansuétude.

Pour la sauvegarde du rond-point Gierek à Sosnowiec

En Pologne même, des résistances se font jour. Ainsi, la population de Gdańsk se mobilise pour le maintien de la rue de la Brigade Dabrowski, une unité combattante qui a accueilli, au service des Républicains, une majorité de volontaires polonais pendant la guerre civile en Espagne. Idem à Katowice pour le général communiste Jerzy Ziętek (1901 – 1985), homme fort de la Silésie des années 1960-70.

En juin 2017, à Sosnowiec (Haute-Silésie), la population s’est prononcée par référendum, à une large majorité, contre la débaptisation du rond-point Gierek.

Edward Gierek (1913 – 2001) contribua comme dirigeant de la Pologne populaire à l’essor de la Silésie, où sa popularité reste forte. Avant la Seconde Guerre mondiale, il avait travaillé dans les mines de charbon en France, jusqu’à son expulsion de Leforest (Pas-de-Calais) en août 1934 pour cause de participation à une grève. La nouvelle de ce projet de débaptisation a suscité une levée de boucliers dans la région et, en décembre 2017, Christian Musial, le maire PS de Leforest (dont E. Gierek est « citoyen d’honneur » depuis 1972) a écrit en ce sens à son homologue de Sosnowiec. Puis F. Kaczmarek, décidément à la pointe de la contre-offensive, a pris, le 13 juillet 2018, l’initiative de l’inauguration d’une rue Edward-Gierek dans sa ville d’Auby. Une cérémonie qui s’est déroulée en présence d’Adam Gierek, le propre fils d’Edward, aujourd’hui député européen, et de Wilhem Zych, président du Conseil municipal de Sosnowiec. Quelques jours plus tard, la municipalité de Sosnowiec a fait appel devant la Cour administrative centrale de Varsovie de la décision du préfet de Silésie d’imposer le changement de nom du rond-point ! À ce jour, personne n’a osé toucher à la plaque, c’est le statu quo.

Des parcours militants remis en lumière

Au final, cette campagne de diabolisation du passé « populaire » de la Pologne aura, et c’est bien là le paradoxe, remis en lumière les parcours de militants plus ou moins tombés dans l’oubli comme les Burczykowski, Bronislaw Kania ou Thomas Rabiega. Une vraie dynamique est aussi née de cette mobilisation contre les débaptisations. Elle a ainsi logiquement conduit ses acteurs à s’intéresser aux autres facettes de la campagne anticommuniste orchestrée par le gouvernement polonais. Et, notamment, à prendre position contre la démolition des monuments érigés à la gloire de l’Armée rouge « libératrice » du pays en 1944-45 ou à s’élever contre les menaces de délégalisation du Parti communiste polonais dont trois militants, accusés de faire de la propagande pour un régime totalitaire, restent poursuivis par la Justice polonaise.

Notes :

(1) Courriel de Bruno Drweski à Jacques Kmieciak. 7 janvier 2017.

(2) Interview téléphonique de Pawel Sekowski par Jacques Kmieciak. juin 2017.

(3) Janine Ponty, Polonais méconnus. Histoire des travailleurs immigrés en France dans l’entre-deux-guerres, Éd. de la Sorbonne, Paris, 1990, 474p.

(4) Jacques Kmieciak, « 1946 – 1948. Le ‘grand retour à la maison’ des mineurs polonais du Nord », Gauheria, décembre 2016, pp. 53-61.

(5) Le texte est disponible sur le site de l’Humanité.

(6) La Voix du Nord, 8 juillet 2017.

Vignette : inauguration de la rue Edward Gierek, à Auby, le 13 juillet 2018 (crédit photo : Service communication de la ville d’Auby).

* Journaliste, spécialiste de l’immigration polonaise, auteur de Pologne. J’écris ton nom Liberté, Éd.Nord Avril, Bouvignies, 2018, 102 p.

http://regard-est.com/pologne-les-effets-paradoxaux-de-lanticommunisme?fbclid=IwAR23gSVEJaZ_41KfrXKZ0TRfxtbtKbfdpsZ9sRVy5xsWTTcncFYhaiblaCQ

 

 
 

L’Humanité : Élysée. Macron veut faire payer la collectivité à la place du CAC 40

cela fait plaisir de pouvoir relayer de plus en plus d’articles de l’humanité… (note de danielle Bleitrachà

Mardi, 11 Décembre, 2018

service politique de l’Humanité

Sortant d’un long silence, le chef de l’État s’est adressé au
pays pour tenter d’éteindre la colère sociale révélée par le
mouvement des gilets jaunes. En réussissant le tour de
force de
ne mettre à contribution ni les riches, ni le patronat.

C’était le discours de la Saint-Sylvestre avant l’heure.
Emmanuel Macron, dans son allocution à la nation hier soir,
pour
reprendre la main dans la crise des gilets jaunes, a voulu se
re-présidentialiser, lui qui est si malmené, subissant la
litanie
des « Macron démission » dans les cortèges et barrages qui
émaillent le pays depuis bientôt un mois. Il s’est d’abord
appesanti sur les violences dans le pays, qu’il veut
distinguer de
la colère profonde du pays. « Quand la violence se déchaîne,
la
liberté cesse », assène l’ex-étudiant en philosophie. Cette
colère profonde, il la ressent « comme juste à bien des égards
».
Il dit avoir pris conscience qu’il lui est « arrivé de blesser
»
certains par ses propos. Un mea culpa qui arrive après quatre
samedis de mobilisation tonitruante. Encore qu’Emmanuel Macron
n’assume-t-il pas tout à fait son action, en exprimant que
leur
détresse, à ces Français, « ne date pas d’hier ». En clair,
c’est la faute de ses prédécesseurs.

Pas à la hauteur des attentes

Un « tournant social » du quinquennat ? Pas en mettant le
patronat
à contribution, en tout cas. Car les mesures annoncées
écartent
soigneusement toute contribution directe des entreprises. «
C’est
d’abord l’état d’urgence économique et social que je veux
décréter aujourd’hui. » En annonçant que le salaire des
travailleurs au Smic augmenterait de « 100 euros par mois dès
2019
», il est loin de se montrer à la hauteur des attentes
formulées
sur les ronds-points. Emmanuel Macron ne compte en effet pas
donner
de coup de pouce au Smic comme espéré, mais augmenter la prime
d’activité, une aide sociale qui n’alourdira pas la facture
pour
les employeurs. C’est un premier cadeau aux riches, sur le
compte
de la communauté nationale. Une annonce doublée par la
possibilité
pour les entreprises de faire effectuer des « heures
supplémentaires
sans impôts ni charges dès 2019 ». Quant à la « prime de Noël
»
à laquelle postulent tant de gilets jaunes – et les Français
qui
les soutiennent –, le chef de l’État et ses amis du CAC 40
s’en
tirent à très bon compte : Emmanuel Macron demande « à tous
les
employeurs qui le peuvent » de donner à leurs salariés « une
prime de 1 000 euros sans charges ». Trois mesures, une
seule
recette : faire appel à la collectivité tout en épargnant le
capital.

Emmanuel Macron, qui a sermonné les ministres qui voulaient
revenir
sur la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune
(ISF),
s’est montré hier soir intraitable sur cette question. Ce
cadeau
livré sans contrepartie aux riches, quand d’autres sont soumis
à
des efforts très difficiles, n’a pas été remis en cause. « Je
sais que certains voudraient que je revienne sur la réforme de
l’ISF
», déclare-t-il. Mais il s’y refuse, en s’interrogeant
faussement : « Pendant près de quarante ans, il a existé.
Vivions-nous mieux ? » « Les plus riches partaient et notre
pays
s’affaiblissait », se répond-il à lui-même, malgré les études
prouvant l’inverse. « Revenir en arrière nous affaiblirait »,
insiste-t-il. « Cet impôt a été supprimé pour ceux qui
investissent dans notre économie et donc aident à créer des
emplois », argumente-t-il. Sauf que c’est faux. Il a été
supprimé sans que rien n’oblige ses amis riches à investir
dans
l’économie…

Le président de la République, acculé comme jamais, a consenti
quelques gestes. En 2019, la hausse de la CSG subie en 2018
sur les
retraités touchant moins de 2 000 euros de pension mensuelle
sera
annulée. Cette mesure qui frappe des retraités très modestes,
et
que le président de la République n’avait pas hésité à vanter
sur le terrain lors de dialogues avec des retraités filmés par
les
caméras, a largement participé à son impopularité. « L’effort
qui leur a été demandé était trop important, et il n’était pas
juste », mesure aujourd’hui le chef de l’État, qui souhaite
réformer profondément notre système de retraite en 2019.

Les maires appelés à la rescousse

Le discours brille par de grands absents : pas de hausse des
APL
comme demandé par le secteur HLM, pas de remise en cause du
coûteux
Cice, que les entreprises toucheront deux fois cette année en
raison
du mécanisme retenu pour le pérenniser.

Il n’a pas échappé au président de la République que les
institutions sont aussi contestées. «Ma légitimité, je ne la
tire
que de vous », a-t-il affirmé. C’est oublier bien vite que son
élection n’est que le résultat d’une Ve République qui pourrit
sur pied. Alors Emmanuel Macron a dit vouloir faire un geste,
avec la
« prise en compte du vote blanc ». Il souhaite aussi pouvoir
« prendre le pouls vivant de notre pays, partout sur le
terrain ».
Les maires, qu’il a si souvent humiliés, sont rappelé à la
rescousse, car ils « portent la République sur le terrain ». À
voir. Celui qui voulait concentrer encore plus de pouvoirs à
l’Élysée en étouffant l’Assemblée nationale avec son projet
de réforme institutionnelle dit maintenant vouloir travailler
à un
« nouveau contrat avec la nation ».

D’un coup, sans transition, en fin de discours, Macron s’est
mis
à agiter les mêmes peurs que l’extrême droite. « Il faudra que
nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut
l’affronter. » Affronter quoi ? La question ou l’immigration ?
Mystère. Surtout après avoir déjà fait voter la loi
immigration
la plus répressive de l’histoire de la Ve République cette
année.
Le chef de l’État se sent si requinqué à l’issue de cette
allocution que la campagne pour les européennes reprend ses
droits :
alors que le thème ne figure pas en tête de liste des
revendications des gilets jaunes, Emmanuel Macron l’introduit.
La
captation de l’héritage des gilets jaunes a déjà commencé.

Grégory Marin, Aurélien Soucheyre et Lionel Venturini



		
 

petit rappel : Unir les communistes pour un parti utile au mouvement populaire !Pour un parti communiste du 21ème siècle !

voici sur quelles bases j’ai personnellement adhéré à la démarche du Manifeste, c’est celle qui me semble plus que jamais utile, il faut pousser la réflexion et l’action en ce sens pour parachever le congrès et être en phase avec le mouvement populaire.

Comment faire reculer le gouvernement Macron ? Les cheminots, les électriciens, les travailleurs de la santé ont multiplié les initiatives, grèves, manifestations, occupations… mais ce gouvernement des riches, issu d’une recomposition politique sans soutien populaire, a la force du capitalisme mondialisé, de ses propriétaires de médias, de ses institutions européennes.

Et il a aussi la force de nos faiblesses, des difficultés d’unité du monde du travail, de la perte de confiance envers les représentations politiques, de notre difficulté à repenser ce que peut être une nouvelle « unité populaire » après l’échec historique de la gauche au gouvernement.

Il nous faut reconstruire la perspective d’un changement de société, ce qui nous demande un immense effort d’organisation, d’unité, de cohérence des luttes. C’est l’enjeu du prochain congrès du parti communiste et de la base commune pour un manifeste du parti communiste du 21ème siècle