RSS

Archives de Catégorie: politique

Ziouganov a rappelé les principales menaces qui peuvent faire baisser la cote de Poutine

Si, comme nous l’avons vu hier à travers l’intervention d’un député communiste à la Douma contre Russie Unie, le parti du président, les communistes dénoncent de parti et la manière dont il défend les intérêts des oligarques qui détruisent le pays, le Président Poutine est en général épargné. Parce que les communistes le soutiennent dans sa politique étrangère et face à l’assaut que le pays subit de la part des Etats-Unis et de l’OTAN. Mais cette fois Ziouganov met en garde Poutine lui-même. (Danielle Bleitrach)

9 Juin 2016

http://www.rline.tv/news/2016-06-09-zyuganov-nazval-glavnye-ugrozy-sposobnye-obrushit-reyting-putina-/

 

La cote de Poutine s’effondrera immédiatement, si le président cède sur le Donbass et les îles Kouriles, et permet le retour au gouvernement d’Alexeï Koudrine, a déclaré dans une interview à «ligne rouge» le Président du Comité central du Parti communiste Guennadi Ziouganov.

 

« Si le sinistre personnage de Koudrine réapparaît demain dans le gouvernement, si Poutine cède au Donbass et aux Kouriles, sa cote va s’effondrer plus vite que celle de Khrouchtchev et Eltsine cumulées», – a déclaré le chef du Parti communiste.

 

Selon lui, le principal « mérite » de Koudrine en tant que ministre des Finances est le fait que «les années de vaches grasses, quand l’or se déversait en pluie sur notre pays, il a fait passer à l’étranger l’argent gagné grâce au pétrole, au gaz, l’or, les diamants, le bois… Ces fonds ont été placés à deux à trois pour cent, tandis que l’Occident prenait à la Russie des cinq à sept pour cent, et les hommes d’affaires russes obtenaient des prêts à quinze, vingt ou vingt-cinq pour cent. En Amérique, pour une telle opération, vous seriez mis sur la chaise électrique comme un bandit des quatre chemins », – a dit Guennadi Ziouganov.

 

«Je ne sais pas pourquoi Poutine le garde, peut-être comme une espèce de « rançon » aux globalistes, qui le pressurent de toutes parts. Mais cette candidature est absolument sordide, stupide et n’apportera rien de bon au pays « , – a déclaré le chef du Parti communiste.

 

Selon un sondage réalisé en mai par « Levada Center, » le travail de Vladimir Poutine en tant que président de la Russie contente 80% des Russes ; ne sont pas satisfaits de son travail 19% des citoyens russes. Par rapport à la cote d’avril on constate une baisse – en avril, le taux d’approbation était de 82%, étaient insatisfaits du président 17% des Russes.

 

trad MD pour H&S

 
Poster un commentaire

Publié par le juin 10, 2016 dans Europe, politique

 

La courte réflexion du jour: la chance que présente ce mouvement en France

26

Quand est-ce que nous allons voir que le mouvement social qui déferle en France est peut-être la chance pour notre pays de refuser une vague d’extrême-droite, le bellicisme, les haines racistes, qui sont la roue de secours d’un capitalisme en crise? Ce capitalisme qui toujours dira  l’éternel « plutôt Hitler que le Front populaire ».  Ce qu’on appelle « populisme de droite » alors qu’il n’est que fascisme au service du capital déferle sur l’Europe mais aussi sur le monde…  Face à une droite et une « gauche », qui soutiennent le non moins éternel discours patronal de 1936 à 1968 en passant par 1848: « Vous nous ruinez par vos exigences inconsidérées »… Une droite et une gauche social-démocrate qui organisent la répression et un état d’urgence dans lequel vient se couler l’extrême-droite… …

Il y a là un coup de génie de notre peuple qui balaye les miasmes et pose de vraies exigences… Le terrible par rapport à cette exigence c’est l’absence de solution politique à la hauteur… La bande de nains et de pitres qui s’affrontent au nom de leurs intérêts personnels, la présidentielle poussant jusqu’à la caricature la tendance, une constitution qui a été créée pour en finir avec les communistes et qui n’est plus capable de jouer la légalité minimale d’une démocratie bourgeoise, plus de négociations, plus de soupape de sécurité à la lutte des classes en économie comme en palitique. …

La perspective politique doit-elle accentuer la caricature du grand leader bien aimé, du bouffon et du pseudo homme fort, de la politique téléréalité ou doit-elle construire une force collective avec un programme de rupture ?

C’est en ces termes peut-être qu’il faut prendre conscience de la nature de ce qui nous menace et du répit que nous accorde ce mouvement qu’il faut soutenir de toutes ses forces.

Danielle Bleitrach

 
 

Vous pensez que les gens vont supporter ça encore longtemps,  je suis bien certain que non!

Discours du député communiste Riabov à la session plénière de la Douma d’Etat le 7 juin 2016

https://kprf.ru/dep/gosduma/activities/155952.html

 

– Chers députés de la Douma d’Etat!

Voilà que se termine la Session de printemps de la 6e Douma, et avec elle se terminent aussi presque cinq années de travail des députés.

Comme d’habitude dans la vie d’un pays ou d’un individu: pour se développer davantage, et non pas stagner dans la misère, il est nécessaire d’évaluer ces années, de tirer des conclusions, voir si tout a été fait correctement ou si des erreurs ont été commises afin de les corriger et de progresser, mais sur une voie plus juste.

Si l’on regarde la dernière décennie, sous la direction du pouvoir oligarchique-bourgeois et de son exécuteur politique le parti «Russie unie», on aboutit à ce constat : tout ce que votre parti et le gouvernement a fait au cours des dix dernières années, a été fait en dépit du bon sens, au détriment de la Russie et de son peuple. On peut chercher autant qu’on veut des justifications à cette activité médiocre, mais le critère de vérité est la vie réelle des gens.

Que vous ne connaissiez pas les enseignements de Marx sur le communisme, ce n’est pas encore si grave. Vous ne connaissez même pas les rudiments du capitalisme.

Réfléchissez seulement! Vous avez créé d’excellentes conditions pour une armée de banquiers suceurs de sang, de commerçants, de spéculateurs de tous bords, de «cols blancs», des gestionnaires dont on ignore quels avantages ils procurent à la société et au pays, mais aucunes conditions pour le producteur, en particulier dans l’agriculture. Vous avez presque détruit la campagne, qui à la limite de la survie s’éteint peu à peu depuis toutes ces années.

A ce sujet, voici quelques statistiques. Si en 2015 dans la région de Nijny Novgorod le nombre de bovins a diminué de 5.000 têtes, au premier trimestre de 2016 il a diminué déjà de 6.000. Voilà pour la substitution des importations des produits laitiers dont on nous fait chaque jour la propagande. Dans ce domaine on constate de plus en plus vu la tendance pernicieuse à remplacer les produits naturels (comme d’ailleurs dans l’industrie de la viande) par des composants en poudre et de l’huile de palme. Et en fait, personne ne se pose la question de comment on nourrit notre peuple, et quelles sont les conséquences d’un tel « nourrissage ».

 

Vous avez réduit la campagne à un tel état que les habitants des villages ont cessé d’élever du bétail, de planter des pommes de terre, les champs sont envahis par les mauvaises herbes et la forêt, et les jeunes, sans plus de soucis pour leur terre natale, se réfugient dans les grandes villes à la recherche d’un meilleur sort. Pourquoi? Eh bien, parce qu’il n’y a pas de routes, pas d’emplois, pas de distractions, les clubs et les palais de la culture sont détruits ou dans un état si déplorable qu’aucun jeune ne restera au village, alors qu’en ville, comme ils disent, «c’est plus civilisé. » Donc, ils ont fui à Moscou, Léningrad et d’autres villes où sont les emplois et la «civilisation». Dans votre course au profit vous avez élargi de manière folle les frontières de Moscou et faites entrer en Russie tous les parasites qui ne souhaitent pas vivre et travailler dans leur pays.

Un jeune homme, en parlant de la situation actuelle, a commenté: « Je préfère aller à Moscou chercher du saucisson que du travail ».

L’ancien ministre des Finances, Alexeï Koudrine, et maintenant conseiller économique du président Poutine, parlant en mars 2016 à des journalistes après une rencontre avec les élèves de l’école №17 d’Archangelsk a déclaré:  » En Russie, on ne manque pas d’argent. Il y en a assez non seulement pour les réserves monétaires, mais aussi pour construire des routes et des ponts, pour mener à bien les Jeux Olympiques et les championnats du monde. »

Oui, eux, les oligarques, y compris M. Koudrine ont assez d’argent, ils vont très bien, merci. Seulement le peuple, lui,  n’a pas de routes ni de gaz, pas d’éclairage dans les rues et quantité d’autres problèmes non résolus, mais c’est à lui que l’on prend son dernier sou pour les réparations majeures, l’eau et l’assainissement, tandis que la qualité du service est très mauvaise.

Par ailleurs, dans la région de Nijni Novgorod, non seulement de nombreuses villes et villages n’ont pas de traitement des eaux usées ni même d’eau potable. Sans parler des canalisations. De nombreux puits ont été détruits. Les étangs et les lacs sont envasés ou transformés en marais, et de nombreuses digues ont disparu, et le village est divisé, et il n’y a aucune possibilité de traverser la rivière ou le ravin. C’est ainsi, sans canalisations et sans assainissement de l’eau que vivent les habitants de Navashino, dans la région de Nijni Novgorod. D’ailleurs, sans aller jusqu’à Navashino, dans l’agglomération même de Nijny Novgorod, il n’y a pas l’eau partout. Par exemple, les villages Strigino, Gnilitsy, Gavrilovka, qui font partie du district Avtozavodsky, n’ont pas l’approvisionnement central en eau ni l’assainissement. Ils tirent l’eau des puits et les eaux usées sont déversées dans des fosses septiques, près des puits.

Et cette publicité idiote à la télévision, « Gazprom – richesse nationale. » Si la propriété appartient au «peuple», alors pourquoi la moitié de la région n’est-elle pas raccordée au gaz? Pourquoi les villageois de Mukhtolovo vivant dans la rue Zavodskoï, avec leur argent durement gagné ont dû faire installer eux-mêmes des tuyaux le long de cette rue, mais près d’un an ne peuvent pas obtenir la fourniture du gaz chez eux, bien que tout le travail ait été effectué? Tout cela c’est le fruit de votre économie prédatrice,économie de marché et de voleurs, qui méprise les gens!

En mai de cette année Le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a adressé au président une résolution pointant l’inefficacité du gouvernement. C’est vrai, Dmitri Anatolyevich, il n’y a aucune efficacité, et il n’y en aura pas! Est-il possible d’être un gestionnaire efficace, je ne parle pas de l’éducation, des connaissances, de l’expérience de vos ministres, ceci est une autre question.

Comment vous gérez la production industrielle dans le pays? Vous avez une immense administration – le ministère de l’Industrie et du Commerce, dirigé par M. Denis Valentinovich Manturov. Il dirige seul un tel secteur que même Kozma Proutkov [sorte de La Palisse russe] n’oserait prononcer cette phrase «Il est impossible d’embrasser l’immensité! » Apparemment pour vous c’est possible.

Dmitri Anatolyevich et vous messieurs de « Russie unie », pour vous aider à comprendre: ce secteur de l’économie à l’époque soviétique était composé d’une douzaine de ministères, dirigés par des ministres très expérimentés, qui ont commencé en règle générale à partir de zéro, comme ouvriers sur les lieux de production. Il y avait : l’industrie de l’aviation, la construction navale, les machines-outils, l’automobile, etc., et, bien sûr, un puissant ministère distinct du Commerce. Et prenez par exemple le ministère de la moyenne industrie de machines-outils, qui employait des centaines d’entreprises du complexe militaro-industriel, c’était presque un pays à soi tout seul. Et aujourd’hui, comme nous le voyons, tout est dans le même « flacon ».

Oui, messieurs les bourgeois, il n’y a pas que l’agriculture que vous avez menée dans une impasse.

Vous avez presque ruiné aussi la production industrielle, qui crée la richesse du pays.

Exemple: l’aviation civile. De nombreuses compagnies aériennes ont opté pour des modèles étrangers. Cela signifie que notre pays développe l’industrie de l’aviation aux États-Unis, en Europe et d’autres pays, étouffant la nôtre. Et ne me rétorquez pas que nous avons commencé à fabriquer et à livrer le Super Jet-100. C’est parfait, si nous avons commencé à produire quelque chose nous-mêmes. Néanmoins, le ministre Manturov, répondant à la question de savoir pourquoi 50% de cet avion comprend des composants produits en Occident, a déclaré: «Nous n’aurions pas reçu le certificat international, si nous n’avions pas pris cette décision ».

Pourquoi, à l’époque soviétique, ces problèmes étaient résolus sans chantage, et maintenant ce sont de pseudo-partenaires occidentaux qui nous dictent leurs conditions. La réponse est évidente: une direction, une ligne politique correcte et, en conséquence, un pays fort, qui était craint, respecté, et qui dictait lui-même les conditions.

Mais revenons à ces avions Super Jet-100, leur commercialisation dans les compagnies d’aviation, même dans l’ancien espace soviétique n’est pas gagnée. En effet, le Conseil économique eurasien a décidé de supprimer les droits de douane sur les importations d’avions de passagers dans sa catégorie.

Comment s’organise la production de biens et de produits dans d’autres branches de la production industrielle, on peut le voir sur les biens de consommation, qui sont en majeure partie achetés à l’étranger. Et si une chose est produite à l’intérieur du pays, elle peut être considérée souvent comme étrangère, mais avec l’inscription « Made in Russia ». Je vous explique. Cela arrive lorsque le produit est assemblé dans notre pays avec des composants, des assemblages et des matériaux produits dans d’autres pays. Et le plus insidieux, même cette production en général ne nous appartient pas. Et en exploitant le travail de nos travailleurs, les profits, bien sûr, vont à l’étranger.

Et c’est la même chose pour chaque secteur de l’industrie. Et pas seulement l’industrie, vous réussissez même à acheter l’or au prix du marché à des entreprises privées à la place des mines nationalisées.

Avec cette organisation de l’industrie et de l’économie nationale, ni le pays, ni les gens ne vivront jamais bien.

Au lieu d’une organisation claire de la production industrielle et agricole, vous n’avez rien trouvé de plus intelligent pour gagner de l’argent que d’imposer des prélèvements supplémentaires à des gens qui sont déjà dans la précarité. Vous inventez des nouveaux impôts supplémentaires, des taxes d’accise, relevez l’âge de la retraite, supprimez l’indexation des pensions et des salaires, réduisez les dépenses de l’état pour la santé, cessez pratiquement de financer l’entretien et la réparation des écoles, des maisons de la culture, etc. Le niveau de vie n’augmente pas, mais les impôts et taxes suivent le chemin inverse.

La médecine. Vous l’avez mise dans un tel état que quand un patient vient voir un médecin pour un examen ou une intervention chirurgicale, il se voit répondre : «Ce n’est pas compris dans votre forfait d’assurance, vous devez payer. » Et si le patient n’a pas d’argent, comme c’est le cas dans notre pays pour la grande majorité, on lui dit : «Prenez un crédit, on vous soignera. » «Docteur, comment rembourserai-je le crédit, je n’ai rien?» «Vous n’aurez pas besoin de le rembourser. » Mais ce n’est pas drôle, c’est une tragédie!

J’aborderai encore un problème parmi des milliers : c’est l’incurie des autorités. Je ne peux m’empêcher d’être en colère en lisant les réponses idiotes des fonctionnaires aux demandes élémentaires de réparer un pont dans un village ou refaire une route qui s’est effondrée. La réponse du gouvernement régional est généralement une fin de non-recevoir : « Le pont et la route sont du ressort de la municipalité. Contactez-les » Mais le fait que la municipalité n’ait pas d’argent, et que la question des subventions soit résolue par les mêmes fonctionnaires qui se renvoient les responsabilités, personne ne s’en soucie. Alors, à quoi servent tous ces fonctionnaires de l’Etat, incapables de vraiment résoudre les problèmes de la population, mais capables seulement de « pondre » de tels courriers. Oui, à quoi sont-ils bons, je vous le demande?

 

Vous avez conduit la machine d’état à l’absurde. Vous rendez-vous compte que les gens n’ont nulle part où aller? Ils ne trouvent nulle part soutien ou assistance ni à l’administration du district, ni dans les organismes régionaux ou fédéraux, et même devant les tribunaux.

Quelle conclusion tirer de cette brève analyse? Eh bien, messieurs, vous devez vous retirer et permettre de former un gouvernement prolétarien-patriotique où le Parti communiste de la Fédération de Russie aura la responsabilité de diriger ce gouvernement pour résoudre les problèmes et améliorer la vie des gens dans les cinq prochaines années.

Et bien non, vous ne voulez pas. Vous êtes au service, comme toujours des intérêts de la bourgeoisie, des gardes loyaux de la richesse volée au peuple.

Pendant ce temps, la tragédie s’étend sur le pays comme de lourds nuages de pluie, d’abord imperceptiblement, puis viendront la foudre et le tonnerre.

Et, malgré les recommandations du président Poutine de mener une campagne électorale franche et honnête, vous avez continué vos simagrées. Les primaires de « Russie unie » le 22 mai ont été préparées depuis janvier à entraîner les gens de force dans votre tripatouillage interne? Quelle frayeur continue de vous pousser à hurler avec tous les médias que les communistes sont des vauriens, il n’y a que nous, « Russie unie » qui sommes des vrais russes [mot-à-mot, des ours, symbole de la Russie]? Quelle frayeur vous a fait dépenser des millions en publicité pour ce spectacle inutile?

Et ce que font vos protégés sur le terrain, les cheveux se dressent sur la tête. Ils sont persuadés, comme les grands oligarques, que tout autour d’eux leur appartient. Et dans ce cas, tous les moyens sont bons pour garder le pouvoir dans leurs mains.

En bref, Marx et Lénine avaient raison de dire : la bourgeoisie ne cède pas volontairement le pouvoir, il faut le lui prendre.

Voilà, messieurs les bourgeois et vous de « Russie unie », vous conduisez le pays à l’effusion de sang. Tôt ou tard, le peuple se soulèvera contre le pouvoir des exploiteurs, et il sera, comme dans toute rébellion, – impitoyable.

Je ne cherche pas à vous effrayer, loin de moi cette pensée. Je vous explique, si vous voulez que les gens aient confiance dans le gouvernement et le soutiennent, il faut leur parler sur un pied d’égalité, mais vous ne les considérez pas comme des gens. Vous les jetez, les humiliez, les contraignez, les menacez, les exploitez, et quand vous avez besoin de leurs voix, vous les soudoyez pour »30 pièces d’argent », et vous moquez en plus de leur désespoir.

« Russie unie » fait tout pour que le peuple reste abattu, reste toujours dépendant de l’employeur, reçoive un salaire de misère pour un dur labeur, paye toutes sortes de «contributions», et n’ose pas exprimer son mécontentement.

 

Je terminerai mon discours avec les mots de votre patron Dmitri Medvedev: « Nous ne sommes pas encore habitués au fait que les politiciens se comportent comme pendant les primaires aux États-Unis. Si nous réalisions tout dans ce style, alors les gens diraient, ce sont des pantins, nous ne les croyons pas, c’est un spectacle … En fait c’est un peu la réalité…  »

Je dirais, Dmitri Anatolievich, pas qu’un peu, ce sont de vrais « pantins ».

Puis Medvedev a poursuivi: «Notre style de primaires devrait être différent – une discussion spécifique sur les problèmes existants et les moyens de les résoudre. Tout cela devra être perfectionné à l’avenir lors des primaires. Je suis sûr que nous réussirons « .

C’est à quoi nous assistons depuis cinq mois, comment améliorer les techniques pour voler des voix, et ne pas laisser « les bonnes places » aux autres, au lieu d’organiser le travail pour améliorer la vie de nos citoyens.

Vous pensez que les gens vont supporter ça encore longtemps cela,  je suis bien certain que non! Ressaisissez-vous !

 

SNJ (Syndicat des journalistes) – Violences policières : il faut que ça cesse !

 Security forces clash with demonstrators during a protest called by seven labour unions and students against the labour and employment law reform on May 26, 2016 in Bordeaux, southwest France

SNJ – 33 rue du Louvre – Paris 75002 – 01 42 36 84 23 – snj@snj.fr – Horaires


COMMUNIQUÉS DE PRESSE

Violences policières : il faut que ça cesse !

Tirs tendus de grenades lacrymogènes en direction des caméras et objectifs d’appareils photos, charges de policiers et coups de matraques, les images sont toujours les mêmes, largement relayées sur les réseaux sociaux, et les témoignages se multiplient. Il est désormais clair que les journalistes sont devenus des cibles privilégiées, pour une partie importante des forces de l’ordre, coupables depuis début mars de nombreuses exactions, dans le cadre des manifestations contre la loi Travail.Provocations verbales, bousculades, coups de matraques, grenades de désencerclement lancées à hauteur de torse, on ne compte plus les incidents relayés par les consoeurs et confrères qui couvrent les manifestations, visés parce qu’ils sont susceptibles de témoigner du comportement des représentants de la force publique, dans ce qui ressemble à une répression du mouvement social. D’une manière générale, ces violences policières ne font que légitimer la violence des casseurs, et dans cette escalade, le port du brassard presse, permettant de se signaler comme journaliste, est devenu un risque supplémentaire de prendre un coup de matraque, ou d’être visé par un tir tendu de projectile.

Le jeudi 26 mai, un photographe a été plongé dans le coma après avoir été touché par une grenade de désencerclement, en fin de manifestation, à proximité du Cours de Vincennes à Paris. Une enquête est ouverte, le défenseur des droits a été saisi.

Ce jeudi 2 juin encore, en marge de la manifestation à Rennes, et alors qu’il n’y avait pas de contexte menaçant, plusieurs journalistes, notamment de France 3 et de M6, ont été agressés par des représentants des forces de l’ordre : appareils photos ou caméras endommagés, confrères molestés, coups de matraque et même coups de pieds !

En aucun cas, l’Etat d’urgence ne saurait justifier de tels agissements qui ternissent l’image de la France. Ce jour, la fédération européenne (FEJ) et la Fédération internationale des journalistes (FIJ), qui sera réunie toute la semaine à Angers, dans le cadre de son 29e congrès mondial, ont alerté le Conseil de l’Europe sur ces faits.

Le Syndicat National des Journalistes (SNJ) et le Syndicat National des Journalistes CGT (SNJ-CGT) dénoncent ces agissements indignes d’une démocratie et d’un Etat de droit, et exigent des explications :

– quelles sont les consignes données aux forces de l’ordre ?

– quelles sont les suites données aux plaintes déposées, face aux trop nombreuses preuves qui s’accumulent depuis plusieurs semaines de dérapages systématiques contre la presse ?

Les syndicats français de journalistes condamnent fermement ces atteintes d’Etat à la liberté d’informer, se tiennent à la disposition de la profession pour centraliser les témoignages, et se porter en justice aux côtés des confrères concernés s’ils le souhaitent. Ils demandent à être reçus dans les plus brefs délais par le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve.

Téléchargez le tract intersyndical, pour AFFICHAGE et DIFFUSION.

Sur le même sujet, lisez le communiqué du Club de la Presse de Rennes et de Bretagne.

Paris, le 03 Juin 2016

 

Dirigeants communistes : quelle culture syndicale ?

Le 37ème congrès du PCF se déroule en pleine mobilisation contre la loi Travail, portée notamment par la CGT. L’occasion de revenir avec Julian Mischi, sociologue et auteur de l’ouvrage Le Communisme désarmé(Agone, 2014), sur l’évolution du rapport des dirigeants communistes avec l’action syndicale et la CGT. Si les deux organisations sont couramment associées, le lien entre les responsables communistes et le mouvement syndical s’est délité depuis les années 1980, en même temps que les stratégies patronales ont réduit les contre-pouvoirs dans les entreprises et que le PCF a perdu une bonne part de son ancrage dans les milieux populaires. 

La puissance passée du PCF est indissociable du lien que ses militants avaient tissé avec les milieux ouvriers et syndicaux. Ce parti s’appuyait sur des réseaux syndicaux étoffés et valorisait l’action de ses adhérents sur leur lieu de travail. Avec les mairies et les organisations de masse, le mouvement syndical constituait l’un des trois piliers de la présence du PCF dans la France populaire. La CGT, tout particulièrement, assurait à ses militants un contact direct avec les réalités quotidiennes des salariés. Souvent, les ouvriers s’engageaient d’abord au syndicat avant de chercher un débouché politique en rejoignant « le parti », à l’occasion notamment des campagnes électorales. Les luttes municipales prenaient la forme explicite d’une lutte de classe à l’échelon local avec, d’un côté, des listes menées par des ouvriers syndiqués, parfois associés à des enseignants et, de l’autre, les membres de l’encadrement des entreprises, alliés avec les commerçants et professions libérales. Mineurs, métallos, cheminots, postiers, travailleurs du bâtiment, gaziers et électriciens…, les syndicalistes ont fait la force du PCF et de son ancrage dans les milieux populaires.

intervention de Pierre Laurent

Conflits sociaux en terre communiste

La fragilisation du mouvement ouvrier, sur fond de crise des grands bassins industriels, remet en cause ce modèle. Non seulement le PCF perd en influence depuis la fin des années 1970 mais ses différents réseaux tendent à s’autonomiser. Les élus s’investissent prioritairement dans leurs mandats, tandis que certains militants vont privilégier l’engagement associatif (au Secours Populaire ou chez les locataires par exemple) alors que d’autres, chez les intellectuels notamment, se retrouvent plutôt dans les réseaux d’ATTAC ou du Monde Diplomatique. De leurs côtés, nombre de militants ouvriers se replient sur leur entreprise où les conditions de la lutte se dégradent fortement. Fragilisé, le PCF assure de moins en moins un rôle idéologique de coordination des engagements, il perd sa position centrale dans l’univers de la « gauche de gauche ».

Dans ce contexte d’éclatement des écosystèmes communistes locaux, l’univers du parti se distancie progressivement de celui du syndicat. Alors que les militants des entreprises valorisent l’action au sein du syndicat, les responsables du PCF travaillent surtout à maintenir leur influence dans les collectives locales. Les mandats d’élus locaux permettent en effet de maintenir l’audience du PCF, qui s’effondre au plan national, et d’assurer des ressources financières à ses responsables.

Drapeau PCF Marteau Faucille

Cette dissociation entre le syndicat et le parti ne se fait pas sans heurts dans les terres d’influence communiste comme l’illustre l’émergence au cours des années 1980 de luttes « catégorielles » dans des municipalités gérées par le PCF. De façon inédite, des conflits sociaux secouent des mairies communistes de la région parisienne et des grandes agglomérations, allant jusqu’au déclenchement de mouvements de grève par les employés municipaux CGT. Ceux-ci s’opposent à d’autres camarades, élus et cadres territoriaux, qui sont à la tête des mairies communistes.

Ces rivalités entre syndicalistes et élus illustrent le processus de désouvriérisation du PCF et de ses équipes municipales. Ouvriers, employés et techniciens des services municipaux critiquent chefs de service et cadres administratifs, qui disposent d’un pouvoir grandissant non seulement dans les mairies mais aussi au sein du parti, où les cadres de la fonction publique territoriale occupent désormais une place centrale. Les réseaux du PCF se restructurent autour de professionnels de la gestion publique locale avec une présence accrue de collaborateurs d’élus, directeurs de cabinet, cadres technico-administratifs, chargés de mission, etc. En revanche la CGT de la fonction publique reste surtout organisée au sein des franges populaires des agents des collectivités, qui, à l’image des catégories C, sont de loin les plus nombreuses.

Des dirigeants de moins en moins issus du syndicalisme

A partir des années 1980, des responsables issus du monde des collectivités territoriales remplacent à la tête des fédérations départementales du PCF les permanents d’origine ouvrière, formés dans les écoles du parti et de la CGT. Ces nouveaux dirigeants n’ont pas été éveillés à la politique par les combats syndicaux alors que c’est au sein du militantisme en entreprise que l’itinéraire des anciennes générations militantes prenait souvent sa source.

Concernant la direction nationale, rappelons que Georges Marchais, ajusteur de métier, milite d’abord à la CGT avant de rejoindre le PCF. Permanent syndical, il est responsable de l’Union des syndicats de travailleurs de la métallurgie de la Seine puis prend des responsabilités au PCF qu’il dirige de 1972 à 1994. Le parcours de ses successeurs est, en revanche, étroitement associé à l’univers des collectivités locales. Robert Hue, infirmier de profession, ne devient pas permanent par le syndicat mais par l’obtention d’un poste de collaborateur parlementaire puis par la conquête de mandats électoraux. Maire, conseiller général et régional, il préside l’association nationale des élus communistes et républicains lorsqu’il devient secrétaire général du PCF en 1994. Quant à Marie-George Buffet, élue secrétaire nationale du PCF en 2001, elle a d’abord travaillé dans la municipalité communiste de Plessis-Robinson avant d’être élu adjointe au maire de Châtenay-Malabry puis conseillère régionale.

Le passage dans les collectivités locales gérées par le PCF en tant qu’élu ou collaborateur devient prépondérant pour les nouveaux dirigeants du parti, qui ont peu de culture syndicale. Du moins pas la culture syndicale du monde salarié, car plusieurs sont passés par le syndicalisme étudiant, à l’image de Marie-George Buffet, licenciée en histoire-géographie et dirigeante de l’UNEF. Pierre Laurent, qui lui a succédé à la tête du parti en 2010, a auparavant animé l’Union des étudiants communistes avant de devenir directeur de la rédaction de l’Humanité après avoir obtenu un maîtrise de sciences économiques à la Sorbonne.

Un lien distendu avec le mouvement syndical

En alimentant les réseaux communistes en cadres ouvriers, la CGT avait assuré au PCF un lien privilégié avec les milieux populaires. Or la nouvelle génération de dirigeants communistes a peu d’expérience ouvrière ou syndicale. Dans les fédérations, les responsables du PCF sont davantage insérés dans le monde politique local administratif que dans l’espace des mobilisations militantes. Souvent cadres des collectivités locales, leurs profils traduisent la professionnalisation de l’administration communale, qui peut d’ailleurs les mettre en porte-à-faux avec des agents communaux s’efforçant de maintenir une activité syndicale sur leur lieu de travail. Ces derniers doivent pour cela lutter contre la diffusion des principes du management public et d’une conception dépolitisée de l’action municipale que certains élus communistes peuvent reprendre à leur compte.

La désignation de trois nouveaux responsables départementaux durant l’automne 2014 illustre bien ce changement de profils des dirigeants communistes locaux. Outre un enseignant de trente-cinq ans qui prend la responsabilité du PCF dans le Gard, c’est un chargé de mission et collaborateur d’élu de trente-trois ans qui a été promu à la tête de la fédération du Rhône tandis que la puissante fédération de Seine-Saint-Denis est dirigée depuis octobre par une cadre de la fonction publique territoriale. Les syndicalistes – ouvriers, employés, techniciens, ingénieurs tout particulièrement – se font plus rares dans les rangs des responsables communistes même si on les retrouve toujours en nombre au sein de la base militante. Le PCF recrute de moins en moins ses animateurs parmi les cheminots, agents de service des collectivités, métallos, salariés de la chimie et de l’agroalimentaire, postiers, des milieux où les forces syndicales restent pourtant encore relativement structurées.

Sans parler du projet politique en lui-même, il est vrai que les militants de la CGT peuvent se sentir mal à l’aise dans un parti qui est devenu une organisation très décentralisée sans grande cohérence nationale. Depuis les années 2000, les alliances électorales (avec ou sans le PS par exemple) sont à géométrie variable, selon les élections mais aussi selon les lieux. Elles dépendent des rapports de force interne dans les fédérations et du poids des élus locaux. Ce mode d’organisation donne du poids aux individualités locales et peut opérer comme un frein à l’engagement de militants attachés à une culture organisationnelle valorisant la force du groupe et la discipline collective.

Une prise de distance réciproque

La prise de distance entre le PCF et la CGT est un mouvement réciproque, qui a été favorisé par la stratégie de la confédération : celle-ci prend ses distances avec son principal allié politique dans les années 1990 afin d’éviter de sombrer avec lui[1]. A cette époque, les dirigeants des deux organisations ont voulu marquer leur autonomie respective dans un contexte de crise du mouvement communiste international. Du côté de la CGT, l’accent est mis sur l’investissement du secteur des relations professionnelles. Dans cette optique, les syndicats n’ont pas à porter un projet politique, mais à être des acteurs de la démocratisation de l’action publique[2]. La dépolitisation, que l’on observe chez certains élus-techniciens, se retrouve en quelques sortes dans le discours des dirigeants syndicaux qui autolimitent la portée de leur champ d’action.

Or le syndicalisme et la résistance au néo-libéralisme s’avèrent fragiles sans levier politique. Le découragement face à l’absence de perspective politique apparaît même comme un frein à l’engagement syndical alors que l’espoir d’un changement des rapports de force politiques est un ressort à la mobilisation syndicale, comme l’ont illustré les conflits des « années 1968 » qui étaient associés à la forte politisation des combats sociaux. Plus récemment, la dynamique du Front de Gauche, à l’occasion surtout des élections présidentielles de 2012, a remobilisé des militants syndicaux, présents de façon inédite sur la scène politique dans le cadre notamment du Front des luttes. L’expérience ne semble cependant pas s’être inscrite dans la durée, faute à la fois de volonté politique et de réduction des débats aux seuls enjeux électoraux.

Au sein des mondes communiste et cégétiste, perdure une co-présence amicale que l’on retrouve par exemple dans les pages de l’Humanité. Seul ce quotidien, qui n’est plus officiellement le journal du PCF, relate régulièrement et sérieusement les conflits sociaux et les actions des syndicalistes. La voix des militants de la CGT y occupe une place de choix. Mais ces pages « sociales » cohabitent avec les pages « politiques » sans toujours dialoguer : leurs protagonistes semblent appartenir à des univers sociaux différenciés.

Julian Mischi

 


 

Pour poursuivre sur ce sujet, lire Le Communisme désarmé. Le PCF et les classes populaires depuis les années 1970, Agone, 2014.

[1] Leïla de Comarmond, Les vingt ans qui ont changé la CGT, Denoël, 2013.

[2] Sophie Béroud, « Le Mouvement syndical au miroir des élections de 2007. Les redéfinitions complexe du rapport au politique », La Pensée, 349, janvier-mars 2007, p. 111-121.

 
Poster un commentaire

Publié par le juin 5, 2016 dans politique, société

 

Paris en grève a accueilli une conférence internationale des partis communistes et de gauche

https://kprf.ru/international/capitalist/155789.html

A la veille du Congrès du Parti communiste français des délégations étrangères affluent à Paris. Il y en a environ cent cinquante. Le Parti communiste russe est représenté par le secrétaire du Comité central Mikhail Kostrikov. Avant l’ouverture du Congrès, les invités étrangers ont pris part à la Conférence internationale pour la paix et le progrès, organisée par les communistes français.

Service de presse du Comité central du Parti communiste
02/06/2016

MikhailKostrikov

Paris en ces jours ne se ressemble pas. La ville est inhabituellement calme, peu de monde dans la plupart des rues. Tout est calme dans l’attente d’événements. La France est frappée par une vague de protestations populaires contre les politiques du président Hollande, qui se prétend lui-même socialiste, mais a entrepris une politique économique libérale radicale. A son «actif», la tentative d’augmenter la semaine de travail, de durcir la législation, de simplifier les procédures de licenciement. Pour faire passer ces mesures en contrebande le président a contourné le Parlement, ce qui a particulièrement irrité les Français. « Hollande traître. » – peut-on lire sur la vitrine d’un concessionnaire automobile « Citroën »ruiné.

Soulignant l’atmosphère lourde dans la ville, de gris nuages de pluie. Une pluie qui tombe depuis plusieurs jours consécutifs, causant des inondations. Semblables aux gouttes de pluie, chaque soir des Français se rassemblent à la Place de la République. Le mauvais temps ne les dérange pas. Ici, il y a une protestation perpétuelle, et, pour l’instant, pacifique. Il y a un camp de tentes. Au-dessus est accroché un slogan  » Construire une grève générale. » Il est impossible d’identifier parmi les personnes une quelconque affiliation politique. La marée humaine, qui envahit progressivement la place, est constituée principalement de jeunes, que la politique du président prive de toute perspective dans la vie.

Une grève des travailleurs des chemins de fer a commencé. Ils ont été rejoints par les organisations syndicales du métro. Les contrôleurs du trafic aérien et le personnel de l’aéroport « Roissy-Charles de Gaulle », situé près de Paris se prépare aussi à faire la grève.

Dans ce contexte, le 1er juin au siège du Parti communiste français, des représentants des forces politiques de gauche de différents pays ont échangé des vues sur la situation dans le monde. Le célèbre bâtiment, construit par l’architecte brésilien Oscar Niemeyer, un communiste, a été le théâtre d’une série de tables rondes.

L’événement a été ouvert par Lydia Samarbakhsh responsable au PCF pour les relations internationales. Elle a souligné que le bâtiment construit par Niemeyer et siège de cette réunion, a depuis longtemps été un symbole de la lutte pour la paix et la solidarité. Le représentant du PCF a particulièrement souligné la nécessité de lutter contre la militarisation de la politique mondiale. Lydia Samarbakhsh a évoqué aussi la situation intérieure en France. Les communistes critiquent le président Hollande pour sa politique intérieure, qui conduit le pays dans la crise. Tout aussi répréhensible est sa politique étrangère, avec l’appui inconditionnel à la politique américaine. « Nous devons lutter ensemble contre les attaques néolibérales! » – Lydia Samarbakhsh a conclu.

La Table ronde dédiée au 100e anniversaire de la boucherie de Verdun, a discuté des problèmes des relations internationales. Les participants ont exprimé leur soutien unanime au Parti communiste d’Ukraine, dont l’activité a été interdite par les autorités. Tobias Pflüger, vice-président du Parti de Gauche en Allemagne, qui présidait la réunion, a attiré en particulier l’attention sur la nouvelle confrontation Est-Ouest. Il a condamné les manœuvres provocantes de l’OTAN près des frontières de la Russie. Se référant à la politique de Hollande, il l’a comparée avec des mesures auparavant réalisées en Allemagne, par Gerhard Schroeder.

Au nom du Parti communiste russe s’est exprimé Michael Kostrikov. Il a noté que la destruction des garanties sociales dans de nombreux pays est un signe des temps. En l’absence de concurrence entre les systèmes capitaliste et socialiste le capital ne veut pas supporter les coûts de maintien des droits des travailleurs. L’impérialisme de plus en plus agressif a déclenché une série de guerres en Europe, en Afrique et au Moyen-Orient. Et ce n’est pas la première fois que l’impérialisme mise sur les radicaux de droite dans l’histoire. On en voit depuis toujours le résultat terrible et sanglant–que ce soit les fusillades du stade de Santiago ou l’assassinat des gens brûlés vifs dans la Maison des syndicats à Odessa il y a deux ans.

Un large éventail de questions a été discuté à d’autres tables rondes. Le thème de la guerre au Moyen-Orienta été soulevé, la crise des réfugiés, la destruction de l’environnement, les problèmes des pays africains. Symbolique était le nom de l’une des tables rondes – « Un autre monde est encore possible. »

Le travail de la délégation du Parti communiste russe continue au congrès du PCF, qui a ouvert ses travaux aujourd’hui, le 2 juin et durera jusqu’à dimanche.

Trad MD pour H& S

 
1 commentaire

Publié par le juin 3, 2016 dans politique

 

Cette loi avec le passage au sénat apparaît pour ce qu’elle est : une boîte de Pandore pour que soit dégradée la condition ouvrière

 » Les sénateurs LR et UDI vont plus loin en établissant un temps de travail à la carte qui peut être défini par entreprise, en cas d’accord. La durée légale de 35 heures est supprimée. Une durée de référence est fixée. Les heures supplémentaires s’appliquent au-delà du temps de travail fixé par accord. Le taux de majoration est fixé au niveau de l’entreprise, ou à défaut au niveau de la branche. »

Voila, ce truc infernal est une vraie boite de pandore…. C’est très dangereux, mais cela n’empeche pas pujadas et une partie des journalistes d’utiliser à longueur de temps la fameuse « prise d’otage »….

Loi travail : ce que le Sénat rétablit, ajoute et supprime

François Vignal
Le 01.06.2016 à 18:31
© AFP

Le projet de loi travail est examiné ce mercredi en commission par le Sénat. La majorité de droite et du centre examine 400 amendements. Elle rétablit certains points du texte, supprimés par le gouvernement face à la contestation, et va plus loin dans la libéralisation du marché du travail.

400 amendements, c’est long à examiner. Surtout pour un texte aussi important que le projet de loi travail. Les sénateurs de la commission des affaires sociales se sont donc donné la journée, voire s’il le faut la soirée, pour examiner ce texte hautement polémique. Le sénateur LR Jean-Baptiste Lemoyne, l’un des co-rapporteurs, a fait « un point » cet après-midi sur Twitter, montrant qu’il y avait « encore… du travail ». En fin d’après-midi, les sénateurs n’avaient examiné que la moitié des amendements et devaient reprendre à 22 heures.

Point commission des affaires sociales sur la Loi Travail : il y a encore du… travail !

Le texte arrivera en séance le 13 juin pour théoriquement deux semaines de débat. Le gouvernement ne pourra pas y mettre fin prématurément, comme à l’Assemblée nationale, puisqu’il n’y a pas de 49.3 au Sénat, dont la majorité est détenue par la droite et le centre. Mais au final, lors du retour du texte au Palais bourbon, ce sont les députés qui auront le dernier mot. Ou plutôt le gouvernement, s’il recourt à nouveau au 49.3…

Les sénateurs entendent profiter du temps qu’ils ont pour marquer le texte de leur griffe : un mélange de reprise des mesures issues de la version d’origine du texte, celle présentée en conseil des ministres avant les reculs du gouvernement, et de nouvelles mesures qui renforcent la souplesse que la majorité veut apporter aux entreprises. Au final, la version du Sénat prend une couleur plus libérale que la version sortie de l’Assemblée. Ce qui n’est pas pour déplaire à l’exécutif (voir notre article sur le sujet « Loi travail : le gouvernement joue la comparaison avec le Sénat de droite »).

Si la commission n’avait pas terminé son travail en fin de journée, on connaît déjà les modifications que veut apporter la majorité LR et UDI de la Haute assemblée.

Les « bonnes mesures » du projet de loi d’origine que le Sénat conserve

– Le principe d’inversion de la hiérarchie des normes. C’est le fameux article 2, qui donne la primauté de l’accord d’entreprise sur l’accord de branche. « C’est un point essentiel du projet de loi » selon les Républicains, d’accord pour le coup avec François Hollande et Manuel Valls. Les syndicats, à l’exception de la CFDT, en ont fait leur chiffon rouge.

– Le plafonnement des dommages et intérêts accordés aux prud’hommes en cas de licenciement sans cause réelle et sérieuse et l’établissement d’un barème sont rétablis. Le gouvernement l’avait retiré après les premières manifestations.

– Les sénateurs retiennent le périmètre national pour les licenciements économiques, comme dans le texte d’origine. Le gouvernement avait finalement accepté de le situer au niveau international. Les frondeurs du PS avaient souligné qu’une multinationale pourrait organiser artificiellement la faillite d’une filiale en France pour pouvoir licencier.

– Le Sénat compte rétablir l’alignement de la durée de travail de l’apprenti mineur sur celle de son tuteur.

Les mesures ajoutées ou modifiées…

– Les sénateurs LR et UDI vont plus loin en établissant un temps de travail à la carte qui peut être défini par entreprise, en cas d’accord. La durée légale de 35 heures est supprimée. Une durée de référence est fixée. Les heures supplémentaires s’appliquent au-delà du temps de travail fixé par accord. Le taux de majoration est fixé au niveau de l’entreprise, ou à défaut au niveau de la branche.

– Doublement des seuils sociaux (de 11 à 20 et de 50 à 100).

– Assouplissement du recours au CDD.

– « Aménagement » du dispositif sur les accords offensifs pour préserver l’emploi en cas de difficulté. « La rémunération mensuelle pourra être adaptée, sans descendre en-dessous de 1,2 Smic » précise la majorité sénatoriale, qui prévoit une clause de retour à « meilleure fortune ». L’accord devra prévoir les conditions d’un retour à une meilleure situation si la santé de l’entreprise le permet.

– Suppression du mandatement syndical obligatoire pour les TPE/PME.

– Dans les entreprises de moins de 50 salariés, en l’absence de délégué syndical, le chef d’entreprise pourra signer un accord avec les délégués du personnel ou du comité d’entreprise. S’il n’y en a pas, le patron pourra soumettre l’accord à référendum directement auprès des salariés.

– Développement de l’apprentissage, avec un dispositif d’initiation aux métiers en alternance (DIMA) dès 14 ans.

– Mesures en faveur de personnes handicapées pour « mieux les intégrer dans le monde du travail ».

– Développement de la participation en entreprise par l’exonération du forfait social pendant 3 ans pour les entreprises de moins de 50 salariés qui mettent en place ce type de régime pour la première fois.

– Possibilité de transformer en rémunération une semaine de congé ou de RTT.

…et les points du projet de loi supprimés

– Au sein du Compte personnel d’activité, que les sénateurs conservent, le compte engagement citoyen n’a pas la faveur du Sénat. Il est supprimé.

– Suppression aussi de la généralisation de la garantie jeune, qui permet le versement d’une allocation de 461 euros par mois.

– La majorité sénatoriale veut simplifier le compte pénibilité, « inapplicable pour la très grande majorité des entreprises ».

-Suppression de  la représentativité syndicale dans les réseaux de franchisés.

https://www.facebook.com/plugins/like.php?action=recommend&app_id=&channel=http%3A%2F%2Fstaticxx.facebook.com%2Fconnect%2Fxd_arbiter.php%3Fversion%3D42%23cb%3Df34f6ff0f43e768%26domain%3Dwww.publicsenat.fr%26origin%3Dhttp%253A%252F%252Fwww.publicsenat.fr%252Ffb7742e6d1b6b%26relation%3Dparent.parent&container_width=0&href=http%3A%2F%2Fwww.publicsenat.fr%2Flcp%2Fpolitique%2Floi-travail-senat-retablit-ajoute-supprime-1371818&locale=fr_FR&sdk=joey&send=true&show_faces=true&width=450

 
Poster un commentaire

Publié par le juin 2, 2016 dans actualités, politique

 
 
Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 629 autres abonnés