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Archives de Catégorie: POLITIQUE

Congrès du PCF : Pourquoi je ne suis pas allée à la réunion fédérale du 17 avril, ce que je propose à ma cellule

Le 6 avril 2018 sur Public Sénat, Benoît Hamon, déclare : « il faut fabriquer très vite une solution politique qui dise clairement que Bachar al-Assad ne peut pas être dans cette solution ».

Super le mot « fabriquer » !!!!

Interrogé sur France Inter le 11 avril 2018, Benoît Hamon a affirmé qu’il soutiendra Emmanuel Macron « s’il fait ce choix ».

Et c’est avec ce va-t-en guerre que La direction du PCF nous propose de constituer des listes communes pour les Européennes? je ne sais pas quelle mouche l’a piqué mais Pierre laurent semble investi d’une mission, celle non pas de se préoccuper de son parti, des conditions de son renforcement, mais de faire sa propre popularité auprès des bobos en apparaissant comme le sauveur de la « gôche » dont plus personne ne veut. je peux paraître dure en disant cela, mais je ne fais que remettre en cause la manière dont est menée une fonction de direction.

Sur l’Europe Bernard Hamon a exactement les mêmes positions que Macron comme d’ailleurs sur la frappe en Syrie qui est dans la même logique poussée jusqu’au bout celle de l’OTAN, celle de la vassalisation aux USA. Et je ne parle même pas d’autres gauches chez les verts dont la position est celle d’un Cohn Bendit. Quel sera le contenu proposé au Français d’une telle liste « d’union »?

Ceci explique la déclaration indécédente de la direction du PCF à propos de ces frappes en Syrie, une fois de plus cette direction opère une fuite en avant en disant « Union. Union », sans contenu . Ce faisant le plus grave me paraît être le viol de  l’esprit même de la préparation du Congrès en nous imposant une solution qui interdit tout débat. J’espère de tout coeur qu’elle sera repoussée par les militants.Mais dans ma fédération je ne me fais aucune illusion.

C’est la raison pour laquelle hier je ne me suis pas rendue au débat de la fédération 133 du PCF sur la préparation du COngrès.

je me félicite de l’esprit dans lequel jusqu’ici ce congrès a été préparé, de ma cellule à la fédération, il y a un véritable débat ouvert et fraternel. je me félicite de la manière dont ce Congrès est préparé dans la participation aux luttes, comme je me félicite de l’action et des déclarations des députés communistes. La seule chose qui aurait pu me décider d’ailleurs à participer à cette réunion aurait été d’y proposer l’organisation d’une pétition collective portée auprès des rédactions de télévision pour dénoncer le silence autour des déclarations et votes de nos représentants au parlement.je le ferai à partir de ma cellule vendredi.

Si je n’y suis pas allée c’est parce que je connais les qualités et les défauts de ma fédération. A partir du moment où le secrétaire national a pris une position on la suit et ils suivront n’importe quoi et n’importe qui pourvu qu’il leur paraisse l’émanation du collectif PCF.Il est vrai que ce choix désastreux aux Européennes s’inscrit dans la logique du choix non moins désatreux de la candidature de melenchon, déjà opposée aux seules primaires à gauche qui a rendu le précédent congrès totalement inutile. je vais continuer à me battre à leur côté et la sagesse venant avec l’âge, le leur et le mien, j’espère qu’un jour nous dépasserons cet intéressant blocage.

Personnellement je considère que quand on veut redresser une force politique, il y a quelques incontournables: la première est de penser une stratégie non d’élections en élections, mais disons au minimum sur une dizaine d’années et plus si possible, surtout si l’on considère le monde en plein bouleversement qui est le notre. La seonde nécessité est de repartir sur les fondamentaux et non sur ceux des autres ou des gadgets, parce que cela c’est la fuite en avant.Ca sent le sapin. Donc je me prononce aux européennes sur une liste ouverte aux travailleurs en lutte et transeuropéenne avec d’autres partis frères comme le parti communiste portugais. Ce qui nous contraindra à une ligne de sortie de l’OTAN et de dénonciation de l’euro.

Par ailleurs, je m’en espliquerai par ailleurs, je propose que le PCF se donne une doctrine plus affirmée face à al nouvelle loi de programmation militaire et sa politique de « modernisation » alors que ce sera seulement en juin que la commission de l’Assemblée rendra sa mission d’information sur le nucléaire. Il s’agit en effet pour notre parti de s’interroger sur l’évolution de la « dissuasion », sécurité des français ou défense des intérêts impérialistes? Et à quel coût? Comme d’ailleurs sur la question d’une Europe de la Défense chère à Macron, avec une augmentation des budgets militaires pour chaque Etat, en matière nucléaire. Sur ce point, comme sur les questions internationales, les « chantiers » du Congrès sont étrangement limités.

Donc 1) je propose de poursuivre le débat fraternel et sur le fond, sans voir dans la proposition de la direction un diktat, mais considérer que le Congrès est souverain.
2) dès maintenant de lancer une action nationale de protestation contre l’omerta dont nos députés sont victimes de la part des télés.
3)je propose une ligne offensive concernant l’OTAN et l’Europe telle qu’elle est, l’euro en particulier, la militarisation du contienent européen, les dangers nucléaires,l’austérité obligatoire et les privatisations imposées ainsi qu’une liste avec d’autres partis communistes européens et pas quelques ventres mous comme Syriza en grèce qui est devenu un symbole d’alignement.

Danielle Bleitrach

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Frappes en Syrie : les fanfaronnades de Macron démenties par Washington et la Turquie

Le chef de guerre a des progrès à faire en diplomatie…

Le chef de guerre a des progrès à faire en diplomatie… – FRANCOIS GUILLOT / AFP / POOL
Diplomatie

Au cours de son interview dimanche soir, Emmanuel Macron s’est vanté d’avoir « convaincu » Donald Trump et « séparé » Russes et Turcs sur la question syrienne. Mais Ankara et Washington se sont empressé de contredire ces affirmations.

Emmanuel Macron en aurait-il trop fait ? Au début de son interview par Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel ce dimanche 15 avril, le président de la République a livré sa version des coulisses et des conséquences des frappes aériennes ayant ciblé le programme d’armement chimique de la Syrie, se targuant d’avoir « séparé » la Turquie et la Russie ainsi que d’avoir « convaincu » Donald Trump de maintenir ses troupes sur le terrain. Deux affirmations qui ont suscité pas moins de trois démentis en moins de 24 heures, venant à la fois de Washington et d’Ankara.

« Il y a dix jours, le président Trump disait : les Etats-Unis d’Amérique ont vocation à se désengager de la Syrie, nous l’avons convaincu qu’il était nécessaire d’y rester (…) je vous rassure, nous l’avons convaincu qu’il fallait rester dans la durée« , a d’abord plastronné Emmanuel Macron. Piquant manifestement au vif la susceptibilité de son homologue américain, qui a fait apporter quelques heures plus tard cette précision par la Maison Blanche : « La mission américaine n’a pas changé : le président a dit clairement qu’il veut que les forces américaines rentrent dès que possible« . Et de rappeler que la présence des quelques 2.000 soldats américains sur le sol syrien n’ont qu’un seul objectif : combattre l’Etat islamique.

Il ne s’y attendait pas….

Voir la vidéo« Partout où l’homme apporte son travail, il laisse aussi quelque chose de son cœur. » Henryk Sienkiewicz

Emmanuel Macron a réagi ce lundi à la rebuffade, assurant que les deux pays ont la « même position » sur la durée de leur engagement militaire dans la région, ainsi que sur son but : « Je n’ai pas dit que ni les
Etats-Unis, ni la France allaient rester militairement engagés dans la durée en Syrie (…) La Maison Blanche a raison de rappeler que l’engagement militaire est contre Daech et s’arrêtera le jour où la guerre contre Daech sera parachevée »,
 a-t-il rectifié en marge d’une conférence de presse aux côtés de la Première ministre de Nouvelle-Zélande à l’Elysée.

« Nous attendons des déclarations dignes d’un chef d’Etat »

Mais après Washington, c’est à Ankara qu’on s’est étranglé en entendant les déclarations d’Emmanuel Macron. Vantant une démonstration de force faite au régime de Damas ainsi qu’à son allié Vladimir Poutine, il a brandi un deuxième succès diplomatique : « Ensuite, par ces frappes et cette intervention, nous avons séparé sur ce sujet les Russes des Turcs (…). Les Turcs ont condamné les frappes chimiques et ont soutenu l’opération que nous avons conduite« , quand la Russie s’est évidemment à l’opération, la dénonçant « avec la plus grande fermeté« . En effet, bien que Moscou et Ankara soient alliés sur le dossier syrien, Recep Tayyip Erdogan a bel et bien soutenu les frappes occidentales dans le pays, estimant qu’elles étaient une « réponse appropriée » aux « attaques inhumaines » de Damas.

Sauf que l’annonce fanfaronne du président français n’a pas plu pour autant à la diplomatie turque. Laquelle a mis un point d’honneur ce lundi à la démentir à deux reprises. « La politique de la Turquie en Syrie n’est pas d’être avec ou contre qui que ce soit« , a affirmé le porte-parole du gouvernement, Bekir Bozdag, avant d’expliquer que la Turquie s’opposait aussi bien « aux soutiens apportés au régime » qu’aux « soutiens apportés aux organisations terroristes« . La réaction de la tête de la diplomatie turque a ensuite été encore plus virulente : « Nous pourrons penser différemment mais nos relations ne sont pas faibles à tel point que le président français puisse les rompre », a cinglé le ministre des Affaires étrangères turc Mevlüt Cavusoglu. « Ceux qui défendent ce qui est juste peuvent avoir leurs divergences mais les principes de la Turquie sont clairs« , a-t-il ajouté, reprochant vertement à Emmanuel Macron ses propos : « Nous attendons des déclarations dignes d’un chef d’Etat. Nos relations avec la Russie ne sont pas une alternative à nos relations avec l’Otan ou avec nos alliés« .

 

Sahara Occidental : Macron incite le Maroc à faire la guerre à l’Algérie

Il était difficile d’éviter les images de la réception du dirigeant Saoudien à Paris juste avant les frappes, mais il ne s’agissait pas de la seule initiative diplomatique auprès des potentats arabes particulièrement réactionnaire et navigant de plus en plus en accord avec la monarchie saoudienne, à la fois contre l’Iran et contre les Etats qui prétendent résister aux injonction impérialistes macrono-trumpiennes. En effet si Trump est en train de peser sur l’Europe pour que celle-ci assume toujours plus l’OTAN et la présence américaine, en Afrique on assiste aux mêmes pressions pour entrer dans des expéditions. L’Algérie ayant résisté aux propositions d’expédition hors de son territoire, selon ce journal, l’entreprise de dépeçage interne et celle de l’hostilité de ses voisins aurait commencé. (note de Danielle Bleitrach)

15 avril 201896396
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http://algerietouteheure.com/sahara-occidental-macron-incite-le-maroc-a-faire-la-guerre-a-lalgerie/

Selon le journal Essabah, la France ne s’opposerait pas à une intervention militaire du Maroc, dans la zone tampon, au Sahara Occidental. Le chef de la diplomatie algérienne, Abdelkader Messahel aurait été informé de cette éventualité, lors de sa rencontre à Paris avec son homologue français Jean-Yves Le Drian, une rencontre qualifiée de tendue, par certains observateurs. La position constante exprimée par Messahel, connu pour sa maîtrise des dossiers de la région, serait même à l’origine de cette campagne médiatique calomnieuse menée par certains lobbys du Makhzen, à son encontre. Sur ce registre, il faut noter que le jeu malsain d’Emmanuel Macron, s’inscrit dans le registre du marchandage, visant à impliquer l’Algérie dans le bourbier sahélien. La réponse sèche de Messahel, au sujet du refuge d’AG Aghali « Posez la question aux français et aux maliens » témoigne la maturité de la diplomatie algérienne, intéressée en premier lieu de la sécurité des frontières algériennes, que de s’impliquer dans des aventures servant les intérêts de la France et son hégémonie sur les richesses de ses anciennes colonies. L’implication à outrance de la France de Macron dans l’agression contre la Syrie, est un signe avant-coureur de la stratégie de la girouette sioniste de l’Elysée, d’ouvrir une tension au Maghreb entre l’Algérie et le Maroc, incitant l’inexpérimenté monarque ouvrir un conflit armé avec son voisin de l’Est, pour détourner l’opinion publique marocaine sur la crise socioéconomique qui secoue son pays et qui menace son fragile trône. La campagne haineuse menée par les réseaux sociaux à l’égard de l’ANP, suite au dernier crash de Boufarik, s’inscrit dans cette logique aventurière et suicidaire.

 

 

ATTENTION DANGER ! Un projet de loi pour brider le droit de grève déposé à l’Assemblée Nationale

17 Avril 2018

ATTENTION DANGER ! Un projet de loi pour brider le droit de grève déposé à l’Assemblée Nationale

Un projet de loi visant à brider le droit de grève vient d’être déposé sur le bureau de l’Assemblée Nationale par un groupe de députés « Les Républicains » – Dans cette période de montée du mouvement social, il n’est pas à exclure que ce texte soit examiné avec bienveillance par la majorité macroniste qui fait la pluie et le beau temps au Palais-Bourbon…   

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N° 871

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ASSEMBLÉE NATIONALE

CONSTITUTION DU 4 OCTOBRE 1958

QUINZIÈME LÉGISLATURE

Enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 11 avril 2018.

PROPOSITION DE LOI

visant à encadrer le droit de grève,

(Renvoyée à la commission des affaires sociales, à défaut de constitution d’une commission spéciale dans les délais prévus par les articles 30 et 31 du Règlement.) présentée par Mesdames et Messieurs

 

Jean-Charles TAUGOURDEAU, Jean-Jacques FERRARA, Éric STRAUMANN, Guillaume PELTIER, Valérie LACROUTE, Emmanuelle ANTHOINE, Bernard BROCHAND, Bernard PERRUT, Jacques CATTIN, Valérie BAZIN-MALGRAS, Brigitte KUSTER, Claude de GANAY, Geneviève LEVY, Frédéric REISS, Jean-Louis MASSON,

députés.

 

EXPOSÉ DES MOTIFS

 

Mesdames, Messieurs,

Le Préambule de la Constitution de 1946 prévoit que le « droit de grève s’exerce dans le cadre des lois qui le réglementent ». Malgré cette invitation du constituant, le législateur n’a encore pas véritablement tracé les limites de l’exercice du droit de grève en France.

 

Très concrètement, la France est le pays où le recours à la grève est le plus pratiqué. Pour exemple, entre 2005 et 2014, la France a perdu entre 6 et 8 fois plus de journées de travail que le Royaume-Uni ou l’Allemagne ! Pour la seule année 2016, la France a connu 801 grèves, dont 691 grèves locales et 113 grèves générales interprofessionnelles.

 

Les solutions aux conflits sociaux varient selon les systèmes juridiques. Dans les pays scandinaves et anglo-saxons, il existe des méthodes très élaborées permettant de mettre fin à la grève à travers le dialogue. En Norvège, une entité spécifique appelée « Commission technique des rémunérations » (TBU) présente les estimations de compétitivité permettant des négociations salariales. L’exercice du droit de grève est également encadré en Allemagne où le déclenchement de la grève suppose une phase préalable de négociation entre les partenaires sociaux et implique que 75 % des salariés adhérents à un syndicat aient voté favorablement.

 

Le droit de grève, comme tout droit, est susceptible d’abus. Cela peut notamment être le cas face à des grèves à objectif purement politique et des grèves portant une atteinte excessive à la continuité du service public. Aujourd’hui, en France, les sanctions de l’abus du droit de grève sont réglementées par des règles jurisprudentielles, qui au-delà d’être laissées à l’appréciation du juge, sont souvent morcelées et incohérentes. Cela pose un véritable problème d’intelligibilité du droit.

Or, pour reprendre Portalis « un juge est associé à l’esprit de législation ; mais il ne saurait partager le pouvoir législatif. Une loi est un acte de souveraineté, une décision du juge n’est qu’un acte de juridiction ou de magistrature ».

 

L’article 1 pose l’objectif de définir des motifs clairs de recours à la grève.

 

Le Comité européen des droits sociaux (CEDS) du Conseil de l’Europe a autorisé les gouvernements des États membres à prohiber les grèves « purement politiques » dans le respect de l’article 6§4 de la Charte sociale européenne (Conclusions I, 1969, Observation interprétative relative à l’article 6§4, p. 39). Selon le CEDS « une grève peut être organisée uniquement pour résoudre un différend collectif du travail ». L’article 6§4 de la Charte sociale européenne ne reconnaît pas le droit de mener des grèves portant sur des matières relevant de la politique gouvernementale.

 

Dans l’histoire moderne, les premières grandes limitations des grèves politiques en Europe sont intervenues au Royaume-Uni, sous l’impulsion du Premier ministre Margaret Thatcher, en 1982, pour éviter que les dirigeants syndicaux deviennent les arbitres de l’économie britannique. En Allemagne, toute « grève politique » contre les lois discutées au Parlement ou projetées par le gouvernement est illégale et peut être sanctionnée par une mesure de licenciement. Mais, cette prohibition existe aujourd’hui dans la plupart des pays européens…

 

Or, en France, les « grèves politiques » ne sont pas expressément condamnées par la loi. En effet, seule la jurisprudence apprécie le caractère irrégulier ou abusif d’une forme de grève qui ne reposerait pas sur des revendications professionnelles, mais sur des protestations politiques (Cass. soc. 12 octobre 1960, Bul.civ.n° 852 ; Cass. soc. 30 janvier 2008, n° 06-21781).

 

Toutefois, il n’est pas aisé de qualifier une grève comme étant purement politique en raison de l’émergence de la notion de « grève mixte » dont les mobiles sont à la fois professionnels et politiques. Sur ce point, la jurisprudence est totalement incohérente ! Si pour la chambre sociale sont toujours illicites les grèves mixtes dont l’aspect politique est prédominant (Cass. soc., 10 mars 1961, Dr. Soc. 1961, p.363 ; Cass. soc., 29 mai 1979 : D. 1980), pour la chambre criminelle les grèves mixtes sont constamment jugées licites, même si les revendications professionnelles n’ont qu’un caractère accessoire par rapport aux finalités politiques (Cass. crim. 23 octobre 1969, Bull. crim. n° 267, p. 638, D. 1970.128 ; Cass. crim. 12 janvier 1971 : D. 1971, p. 129).

 

Pour cette raison, l’intervention du législateur est indispensable pour définir des motifs clairs de recours à la grève et ainsi rappeler dans la loi que l’exercice du droit de grève ne peut porter que sur les conditions de travail définies dans les protocoles d’accord, conventions d’entreprise ou de branche.

 

L’article 2 pose l’objectif de définir les modalités d’exercice du droit de grève dans le secteur privé.

 

En Allemagne, le déclenchement de la grève doit être précédé d’une phase préalable de négociation entre les partenaires sociaux. À ce titre, la confédération allemande des syndicats (DGB) a adopté en 1974 des directives pour le déroulement des conflits collectifs comprenant sept phases préalables au commencement de la grève.

 

En France la grève se déclenche de manière spontanée. L’exercice du droit de grève n’étant soumis à aucun préavis (Cass. soc. 22 oct. 2014, 13-19.858), les salariés sont libres de choisir le moment où ils cessent de travailler sans être tenus de respecter une quelconque formalité préalable.

 

Aujourd’hui le lieu, le moment, la spontanéité, la durée ou l’ampleur de la grève, sont donc laissés à une libre appréciation des salariés.

 

La chambre sociale de la Cour de cassation a jugé à plusieurs reprises qu’une « grève (…) ne saurait perdre son caractère licite du fait qu’elle n’a pas été précédée d’un avertissement ou d’une tentative de conciliation » (Cass. soc. 26 février 1981, Bull. civ. V, n° 161).

 

Notre corpus juridique ne prévoit aucune procédure précédant le début de la grève, permettant de communiquer à l’employeur les revendications des salariés. Ces réclamations ne lui sont adressées qu’au moment de l’arrêt effectif de travail, ce qui empêche la mise en œuvre d’une éventuelle procédure de conciliation.

 

Le préavis peut être prévu par une convention collective, mais son exercice reste très limité. Le non-respect d’un préavis prévu par la convention collective n’étant pas sanctionné par les magistrats… la jurisprudence invitant d’ailleurs le législateur à se saisir de cette question…. Pour exemple, la chambre sociale de la Cour de cassation affirme qu’une « convention collective ne peut avoir pour effet de limiter ou de réglementer pour les salariés l’exercice du droit de grève constitutionnellement reconnu (…) seule la loi peut créer un délai de préavis de grève s’imposant à eux » (Cass. soc. 7 juin 1955, D. 1996,75, n° 93-46448 ; Cass. soc. 7 juin 1995 n° 93-46448 ; Idem CA Paris, Pôle 6, Chambre 2, 25 février 2016 n° 15/01390).

 

Il est donc nécessaire de mettre fin aux grèves surprises et imposer une obligation légale de préavis qui viendrait préciser les motifs de recours à la grève, le lieu, la date et l’heure du début de la grève, ainsi que sa durée, limitée ou non.

 

Le dépôt de préavis pourrait, par ailleurs, être accompagné d’une consultation ouverte à tous les salariés concernés au sujet des motifs figurant sur le préavis. Les conditions du vote seront définies par l’employeur dans les vingt-quatre heures qui suivent le dépôt du préavis.

 

Dans l’objectif d’éviter également toute forme de pression sur les salariés qui ne souhaiteraient pas se mettre en grève, cette proposition de loi pose le principe du vote à bulletin secret avec la participation d’au moins 50 % des salariés de l’entreprise pour pouvoir déclencher légalement une grève. Cette mesure permettant ainsi de respecter la démocratie au sein de l’entreprise, la liberté d’expression et également l’indépendance des salariés.

 

L’article 3 pose l’objectif d’harmoniser les modalités de mise en œuvre du droit de grève dans les services publics.

 

À l’instar des difficultés qui se posent dans le secteur privé, le législateur n’a pas réglé les problèmes liés à l’exercice du droit de grève dans le secteur public.

En l’absence de textes législatifs, il appartient, d’après la jurisprudence, aux chefs de services publics de fixer les règles relatives au droit de grève des agents publics et organiser la nécessaire conciliation entre ce droit et la continuité du service (CE, 7 juillet 1950 Dehaene : Lebon 426 ; GAJA). Ce principe a été étendu à la fonction publique territoriale (CE, 9 juillet 1965, Pouzenc, n° 58778), aux établissements publics (CE, 17 mars 1997, n° 123912) et aux services publics même gérés par une personne privée (CE, 23 octobre 1964, Féd. Synd. Chrétiens de cheminots : Lebon 484).

 

Jusqu’à présent, à défaut de prévoir des dispositions générales applicables au droit de grève dans les services publics, le législateur a multiplié des règles sectorielles, c’est-à-dire les règles fragmentées et non harmonisées (dans le service public audiovisuel, le service public hospitalier, le service public des transports terrestres…etc.).

 

La multiplication de ces règles sectorielles nuit à l’intelligibilité du droit et nécessite une harmonisation et renforcement des règles applicables à l’exercice du droit de grève dans le secteur public.

 

Si dans le secteur privé la grève a des conséquences directes pour l’entreprise qui risque de voir sa production affectée… dans le secteur public, la grève nuit en premier lieu aux usagers… mais également aux agents publics qui ne souhaitent pas participer à la grève et en assumer des sacrifices financiers (pour assurer le « service minimum » en cas de grève, ils ne perçoivent pas leur salaire « normal », mais une indemnité prévue par une réglementation particulière… le plus souvent par une note de service.)

 

Pour cette raison, il est nécessaire d’harmoniser les modalités de déclenchement d’une grève dans le secteur public en mettant en place une consultation large des agents des services publics au travers d’un vote à bulletin secret dès le dépôt du préavis de la grève. Le secret du vote limitera toute forme de pression sur les agents qui sont très souvent contraints de suivre le mouvement. Enfin, pour garantir le caractère démocratique de cette mesure, il est prévu qu’au moins 50 % des agents se déclarent favorables à la cessation effective du travail.

Tels sont, Mesdames, Messieurs, les objectifs de la présente proposition de loi.

PROPOSITION DE LOI

 

Article 1er

L’article L. 2511-1 du code du travail est ainsi rédigé :

« Art. L. 2511-1. – L’exercice du droit de grève ne peut porter que sur les conditions de travail définies dans les protocoles d’accord, conventions d’entreprise ou de branche.

« Toute participation à une grève politique est constitutive d’une faute lourde justifiant le licenciement.

« L’exercice du droit de grève ne peut justifier la rupture du contrat de travail, sauf manquement aux dispositions du présent article ou faute lourde imputable au salarié.

« Tout licenciement prononcé en absence de faute lourde est nul de plein droit.

« L’exercice du droit de grève ne peut donner lieu à aucune mesure discriminatoire telle que mentionnée à l’article L. 1132-2, notamment en matière de rémunérations et d’avantages sociaux. ».

 

Article 2

Le chapitre Ier du titre Ier du livre V de la deuxième partie du même code est complété par un article L. 2511-2 ainsi rédigé :

« Art. L. 2511-2. – L’exercice du droit de grève est précédé d’un préavis.

« Le préavis émane d’une organisation syndicale représentative au niveau national, dans la catégorie professionnelle ou dans l’entreprise, l’organisme ou le service intéressé. Il précise les motifs du recours à la grève.

« Le préavis doit parvenir dix jours francs avant le déclenchement de la grève à l’employeur. Il mentionne le champ géographique et l’heure du début ainsi que la durée limitée ou non, de la grève envisagée.

« Pendant la durée du préavis les parties sont tenues de négocier.

« Dès le dépôt du préavis de la grève, l’employeur décide d’une consultation ouverte aux salariés concernés par les motifs figurant dans le préavis, et portant sur l’opportunité de la grève.

« Les conditions du vote sont définies, par l’employeur, dans les vingt-quatre heures qui suivent le dépôt du préavis. La consultation est assurée dans des conditions garantissant le secret du vote. Son résultat n’affecte pas l’exercice du droit de grève.

« Pour être légale, la grève doit être votée par un scrutin organisé à bulletin secret et sous réserve que 50 % au moins des salariés de l’entreprise s’y déclarent favorables.

« L’employeur en informe l’inspecteur du travail. ».

 

Article 3

L’article L. 2512-2 du même code est ainsi rédigé :

« Art. L. 2512-2. – Lorsque les personnels mentionnés à l’article L. 2512-1 exercent le droit de grève, la cessation du travail est précédée d’un préavis.

« Le préavis émane d’une organisation syndicale représentative au niveau national, dans la catégorie professionnelle ou dans l’entreprise, l’organisme ou le service intéressé. Il précise les motifs du recours à la grève.

« Le préavis doit parvenir dix jours francs avant le déclenchement de la grève à l’autorité hiérarchique ou à la direction de l’établissement, de l’entreprise ou de l’organisme intéressé. Il mentionne le champ géographique et l’heure du début ainsi que la durée limitée ou non, de la grève envisagée.

« Pendant la durée du préavis, les parties intéressées sont tenues de négocier.

« Dès le dépôt du préavis de la grève, le chef de service décide d’une consultation ouverte aux personnels, mentionnés à l’article L. 2512-1, concernant les motifs figurant dans le préavis, et portant sur l’opportunité de la grève.

« Les conditions du vote sont définies, par le chef de service, dans les vingt-quatre heures qui suivent le dépôt du préavis. La consultation est assurée dans des conditions garantissant le secret du vote. Son résultat n’affecte pas l’exercice du droit de grève.

« Pour être légale, la grève doit être votée par un scrutin organisé à bulletin secret et sous réserve que 50 % au moins du personnel, mentionné à l’article L. 2512-1, s’y déclarent favorables. »

 

SOURCE:

N° 871 – Proposition de loi de M. Jean-Charles Taugourdeau visant à encadrer le droit de grève

http://www.assemblee-nationale.fr/15/propositions/pion0871.asp

#Actualité politique

 Le 19 avril, le 1er mai, le 5 mai…Stoppons la CONTRE-RÉVOLUTION néolibéraleEmmanuel TODD : « La Russie est la seule force au monde qui puisse faire face aux Etats-Unis sur le plan militaire » 

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L’Humanité : Macron, pas à la fête pour son anniversaire

LIONEL VENTURINI
DIMANCHE, 15 AVRIL, 2018
HUMANITE.FR

AFP

Durant près de trois heures, le chef de l’État a été sur le grill, pour une interview censée marquer sa première année à l’Elysée.

Une quarantaine de secondes télévisées de marches descendues, pour enfin arriver au théâtre de Chaillot, « en majesté ». Comme un air d’arrivée au Louvre, le soir de l’élection, pour Brigitte et Emmanuel Macron, qui ont dimanche soir signé leur apparition. Une mise en scène de trop, quand l’heure est sérieuse, avec le premier engagement militaire par le chef de l’État depuis son arrivée.
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Syrie : « comme très peu d’armées au monde peuvent le faire »

 » Hors cadre de l’ONU n’est-ce pas un problème ?  » demande Edwy Plenel, ce fut « de manière strictement légitime dans un cadre multilatéral », répond Macron, revenant sur le veto russe comme faisant de Moscou, de facto, « un complice » du régime de Bachar El Assad en ayant « impuissanté » la communauté internationale. Et glissant pudiquement sur l’aspect légal, ce qui n’est pas la même chose. L’aspect « multilatéral », avec pour seuls partenaires les USA et son allié historique la Grande-Bretagne, est plutôt mince comme argument. Ce n’est pas « un acte de guerre », assure Macron, mais « un acte de représailles », en raison d’une « infraction réitérée et prouvée » -alors le nombre d’Etats dans cette situation sont légions.
« On le sait », assure Macron quant à la présence effective d’armes chimiques sur les sites visés, tandis que le quai d’Orsay se montrait moins affirmatif samedi, quant à la capacité de la France d’en apporter la preuve avec ses propres moyens. «Comment on obtient la paix en faisant la guerre. Pas de réponse », twitte durant l’émission Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF.
Poussant le questionnement comme rarement dans le passé dans un entretien présidentiel en France, les deux journalistes énervent passablement le chef de l’État, « je conteste l’orientation de votre question », posant la question de la coagulation des mouvements sociaux. « Il n’y en a pas tant que ça », balaie le chef de l’État. « La colère de qui ? à Notre-Dame des Landes, elle n’a rien à voir avec les cheminots », s’emporte Emmanuel Macron.

En passant au thème de l’évasion, fiscale, le chef de l’État sait qu’il risque le qualificatif de « président des riches ».

Malte et le Luxembourg ne sont pas des paradis fiscaux, se demande Jean-Jacques Bourdin ? Le président défend les « avancées » passées, d’échanges d’informations pour l’essentiel, et sans effet notable jusqu’ici. C’est de l’« optimisation fiscale », rétorque le président. Oubliant que dans ses gènes, et depuis l’Acte unique européen, la mise en concurrence des systèmes fiscaux est la règle. « Je n’ai pas d’amis là où je suis », objecte-t-il, quand le nom de Bernard Arnault est prononcé. Macron, quand il reçut le premier ministre du Luxembourg en début de mandat, avait soigneusement évacué le sujet. « Nous serons intraitables en matière fiscale », avance pourtant le président, voulant « distinguer la fraude de l’optimisation » : ce qui revient à ne rien faire. Idem pour le « verrou de Bercy », qui protège les gros fraudeurs fiscaux, renvoyé à un vaguetexte futur. « Harmoniser la fiscalité en Europe,il faut d’abord changer la règle de l’unanimité sur les sujets fiscaux au sein de l’Union Européenne ! », objecte sur Twitter le sénateur Eric Bocquet, spécialiste de la question.
Le CICE, soutient encore Macron, ce « n’est pas un cadeau (…) Quand on empêche les gens de réussir ils vont réussir ailleurs ». « Flat tax » avantageuse pour le capital, et quasi disparition de l’ISF n’en seraient pas non plus… « J’assume les gestes fiscaux », explique Emmanuel Macron, quand l’argent est réintroduit dans l’économie », -sans contrôle- rappelle un intervieweur. Et chiffrées par ATTAC à sept milliards d’euros en tout.
« L’argent, on le trouve pour nos priorités », assure Macron, quand un peu plus tard au cours de l’émission on lui met sous le nez les réductions de budget pour les hôpitaux (moins 1,6 milliards d’euros en 2018). « Une moindre augmentation » qu’attendue, répond Macron. Non, « le budget 2018 n’était pas « moindre que ce que certains attendaient », mais inférieur à l’augmentation mécanique des dépenses », réagit le député PCF Pierre Dharréville sur les réseaux sociaux. Macron lance l’option ‘une seconde « journée de solidarité », c’est à dire un nouveau jour férié devenant travaillé, pour financer la prestation dépendance. « Ma priorité, ce sont les vulnérables de la Nation », dira un peu plus tard le chef de l’État, dans une de ces formules générales qu’il affectionne. Au cours de l’émission, Macron lâchera que « certains ministres ont renoncé à beaucoup d’argent pour entrer au gouvernement », dans une remarque déplacée, quant au sens de l’État exigé.
« Il n’y aura pas de création d’un nouvel impôt local ni d’un impôt national » assure le président, quand des questions se posent sur la compensation par l’État de la disparition de la taxe d’habitation, qui inquiète les communes. Le président redit que « tous les régimes spéciaux auront vocation à converger », soit la fin annoncéedes régimes spéciaux. Sur la SNCF, Emmanuel Macron parle des négociations sur la dette, reprise par l’Etat à compter de 2020. « Par contre il faut lui dire que c’est les banquiers qui se goinfrent avec, pas les cheminots. Histoire qu’il aille au bon endroit pour négocier … » se moque le député (FI) Loïc Prudhomme sur Twitter.
A propos des universités, le président convient à mi-mot que l’expression employée, «agitateurs professionnels », peut être violente. Mais n’entend pas bouger d’un iota son projet. 
Sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, le président se révèle hermétique aux inventions locales, aux projets collectifs locaux, refusés par le gouvernement. « Pourquoi ne l’ont-ils pas fait depuis dix ans », se demande le président, comme si les zadistes pouvaient se constituer en Scop ou exploitation agricole sur des terrains… de Vinci jusqu’à l’abandon du projet.
La légitimité démocratique, il la revendique en dépit du caractèreparticulierde son élection. Tout juste reconnaît-il « la colère » des Français, seule « explication conjoncturelle » à son élection. « Le problème n’est pas que Macron manquerait de légitimité démocratique… Il a été élu. La question est la faiblesse de sa base sociale d’où la tentation de nier la convergence des mécontentements et le recours autoritaire aux forces de l’ordre », commente l’écologiste David Cormand.

Le doit d’asile et l’occasion d’une nouvelle passe d’armes, délit de solidarité, rétention de mineurs et d’enfants : les députés sont libres, affirme Macron, tandis que des amendements issus de la majorité ont été refusés par le groupe En marche.

Et reprend au passage le terme de « submersion migratoire » employé or son ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, reprenant lui même une terminologie d’extrême droite. « ! La majorité des migrations africaines se font à l’intérieur même de l’Afrique. Arrêtons avec ce mythe dangereux de la submersion migratoire ! » a réagi la députée PCF Elsa Faucillon.Le président concède que « le délit de solidarité je souhaite qu’il soit adapté, pas supprimé », dit-il, tout en effectuant un parallèle…. Avec les passeurs.
En fin d’émission, le directeur de Mediapart souligne qu’Emmanuel Macron a été élu « sur ce socle de 18% des inscrits » ce qui agace visiblement, Jupiter « dézingué ». Tandis que jamais il n’a été appelé « monsieur le président » au cours de l’entretien, le jeune président qui veut faire bouger les lignes s’est réfugié derrière la fonction dès qu’il est chahuté par ses deux intervieweurs.
Même si rendez-vous est pris pour un nouvel « entretien d’évaluation » dans un an, pas sûr qu’Emmanuel Macron se rejouisse à l’idée de recommencer l’exercice.
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2 Commentaires

Publié par le avril 16, 2018 dans actualités, POLITIQUE

 

Confronter Macron à un principe de réalité…

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Pour bombarder plusieurs sites en Syrie dans la nuit de vendredi à samedi, l’armée française a utilisé 6 navires, 17 avions et 12 missiles de croisière. Ces missiles, dont 3 tirés depuis un navire – une première pour la France – auront coûté un peu moins de 20 millions d’euros. c’est un pet de coq disent les Syriens dans la rue, à 20 millions d’euros le pet foireux du coq français, cela revient cher… Chacun s’interroge sur les raisons d’une telle expédition, s’agit-il simplement de dire nous sommes là! Ce qui est sûr que sur cette lancée il y a peu de chances que ces trois irresponsables s’arrêtent en si bon chemin… prochain but : l’Iran, la Russie…

Ce qui est stupéfiant est de voir la bande de cireurs de pompes dont Macron peut bénéficier. Non seulement ils ne se souviennent plus de ce qu’ils ont déversé sur le « danger » Trump, mais ils ne mettent en doute ni les « raisons » d’un tel baroud d’honneur qui ne change rien mais rend la situation internationale un peu plus périlleuse, ni les conséquences possibles d’une tel affrnchissement de toute légalité….

Imaginez que la Russie flanquée de la Chine,des membres du conseil de sécurité, après veto des Etats-Unis aille mener une telle expédition contre l’Arabie saoudite sous le prétexte bien réel lui du financement du terrorisme international et du martyre du Yémen. Que dirait ce chœur des vierges effarouchées prêtes à cautionner n’importe quel acte des Etats-Unis…Fort heureusement qu’on le veuille ou non, ien Syrie la Russie agit en toute légalité sans qu’on puisse l’éaccuser de nulle ingérence, ce qui n’est pas le cas ni de cette frappe, ni de la présence au sol de forces spéciales et le prétexte du terrorisme pour installer des bases en territoire kurde.

Aujourd’hui à l’Assemblée nationale Macron va expliquer son acte et selon l’article 35 de la Constitution il n’y aura pas de vote, est-ce qu’il va faire comme Colin Powell et il exhibera une vidéo où des gens se lavent à l’eau courante pour preuve? Est-qu’il va expliquer comment on peut détruire un stock d’armes chimiques sans la moindre victime et sans la moindre émanation, le tout en milieu urbain. On peut compter sur le groupe communiste (honnêtement c’est plus sûr que la direction actuelle du PCF) et j’espère qu’avec leur bon sens habituel ils n’oublieront pas de réclamer des informations sur le coût d’un acte aussi piteux.

Macron dira n’importa quoi comme sur la SNCF, comme sur les retraites, il paraît qu’il n’a même pas parlé des EPAD et des hôpitaux, médiocre…

Ce soir je vais à la permanence du mouvement de la paix parce que je suis convaincue qu’ils ne s’arrêteront pas en si bon chemin… A moins qu’en France même Macron soit confronté par les luttes à un principe de réalité face à son ivresse stupide et criminelle de toute puissance.

Danielle Bleitrach

 

POurquoi je suis convaincue que le pretexte des armes chimiques est une invention et le rôle du PCF

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Pourquoi non seulement je suis convaincue qu’il y a mensonge mais pourquoi j’estime que le rôle du PCF était de dénoncer l’opération sans y donner caution en appuyant des affirmations sans preuve menée par des récidivistes. Cela fait partie de la nécessaire présence de ce parti sur la scène nationale et internationale. C’est une contribution aux débats du congrès du PCF. Les chantiers qui nous sont proposés laissant peu de place aux questions internationales.

1) Il y a bien sûr tous les précédents par lesquels sans ciller on nous a vendu des expéditions catastrophiques et les éternel soutiens « à gauche », depuis la fin de l’URSS, la Yougoslavie et sa purification ethnique bidon, L’Irak, les faux bébés en couveuses débranchés au koweit par Saddam Hussein et ses armes de destruction massive avancées à l’ONU par un Colin Powell à la limite du ridicule, le massacre presumé des rebelles de Bengazi par Khaddafi pour ne citer que les plus grossiers.  Ils ont donné lieu en France à des campagnes médiatiques dans lesquelles on retrouve les mêmes qui viennt en appui de ces mensonges éhontés.Il y a certes les BHL, tous ceux qui sont passés du col mao au rotary club, les soixante huitards anti-communistes comme Cohn Bendit, les libéraux libertaires et tout une petite troupe de trotskistes que l’on sort au bon moment quand il s’agit de déconsidérer une lutte ou de mener un combat résolu contre des « tyrans » désignés par la CIA, Cela va de Besancenot à Eddy Plenel en passant par l’inénarable clémentine Autain. Tout une petite troupe que l’on peut qualifier « d’anti-totalitaires », un faux concept qui permet de créer l’amalgame entre URSS et Allemagne-nazi, typiquement française et surgie dans le sillage de Mitterrand surveillé par la CIA., pour cause de ministre communistes.ON les a vus y compris dénoncer Fidel castro et se rassembler aux camps Elysées sous la direction de Robert Ménard et fabius Il est évident qu’aujourd’hui il existe une porosité trés grande entre le PCF et ces gens là. Ce sont les éternels nostalgiques de la gauche plurielle et cette porosité est totale dès qu’il s’agit de questions internationales et ce pour faire face aux échéances électorales en France. Ils ne manquent pas à l’appel dans les attaques chimiques présumées en Syrie.

2) mais il y a surtout le contexte européen:  L’UE ce n’est pas l’Europe et la collaboration des nations souveraines garantie de paix, c’est un montage très contraignant au profit des monopoles financiarisés et une institution anti-démocratique. L’UE drape sa politique d’austérité, belliciste, son soutien de fait y compris à des régimes fascistes comme en Ukraine pour en finir avec les communistes, sous une vocation humanitaire censée être d’essence européene. Pour un continent colonisateur, d’où a surgi deux guerres mondiales, le nazisme, c’est revendiquer une vertu un tantinet usurpée. Désormais la lutte serait contre le communisme mais  aussi cintre toute tentative d’un monde multipolaire, les réfractaires à la férule occidentale devenant des « tyrans ». L’UE c’est aussi et d’abord l’OTAN c’est-à-dire très officiellement l’hostilité face à la Russie auquel on applique les tactiques médiatiques bien connues de l’invention du « nouvel Hitler » y compris en utilisant Staline et en inventant une pseudo identité entre l’URSS et l’Allemagne nazie dont il serait l’héritier. Pour cela, on cautionne la célébration des anciens collaborateurs nazis alors que l’on dénonce les communistes dans les pays baltes comme en Pologne. C’est peu dire que le PCF laisse faire et jamais n’aide, ni sa direction , ni l’humanité les communistes pourchassés. le PCF a renoncé à tous liens avec les partis communistes au niveau international au profit de partis de gauche totalement intégrés à une vision européenne qui elle aussi repose sur le libéralisme libertaire, comme on le voit avec Tsipras, ils ne récusent en rien cette UE, en fait il n’y a plus de stratégie du PCF face à l’UE, une absence de contenu au profit des « alliances ».

3) La situation est d’autant plus tendue que cette Europe vassalisée aux Etats unis est entrée en crise.La mise en conccurrence des travailleurs, l’austérité, le démentélement des services publics est détourné sur la question des migrants. Une migration largement  provoquée par le bellicisme de l’OTAN autant que par les politiques néolibérales et la mise en concurrence des travailleurs est utilisée à plein sur des bases ethniques et pas de classe, là encore le manque du PCF se fait cruellement sentir. Le terrorisme est une réalité qui frappe en priorité les pays musulmans et que, comme le prouve cette expédition, les puissances impérialistes favorisent.Cette politique « anti-totalitaire » et qui invente des nouveaux Hitler ou Staline au choix sur toute la planète, là où les Etats-Unis souhaitent intervenir et qui se pare du « droit d’ingérence » pour cause « humanitaire » supposée caractérise la social démocratie mais signifie également l’adhésion à la politique néo-libérale, à la seule austérité comme réponse à la crise suscitée par les appétits et les concurrences monopolistes. Au plan international on justifie la soif de pillage des multinationales, et au plan intérieur la destruction des services publics, des dépenses d’armement, et la pression sur l’emploi et les salaires comme la « modernité », « les réformes nécessaires ». Le PCF pris dans sa politique d’union mais aussi dans sa porosité à cette gauche libérale libertaire, soixante huitarde déserte bien des combats au nom de l’union électorale. Pire encore les secrétaires à partir de Robert Hue détruisent l’organisation du parti, le calquent sur la social démocratie au lieu de renforcer de la base au sommet ses capacités de résistance.

4)Le choix de melenchon pour devenir l’image du parti aux yeux des masses est une fuite en avant par rapport aux conséquences de cette politique qui aboutit au score désastreux de Marie Georges Buffet . Melenchon est à la fois le pur produit de MItterrand, un des nombreux trotskistes (lambertiste donc ennemi du NPA) infiltré dans le pS mais à qui MItterrand a fait faire leur conversion, et quelqu’un qui connait bien l’Amérique latine, ce qui n’est pas on le verra sans importance. Malgré les conclusions qui étaient celle de Georges Marchais à partir de l’élection de Mitterrand au lieu de revenir sur la Congrès de Martigue, de prendre la mesure des changements intervenus dans le monde et du rôle de l’UE dans l’intégration syndicale au patronat, le parti choisit par deux fois et dans l’absurdité la plus totale la seconde fois de s’effacer derrière Melenchon, la seule alternative étant l’union de la gauche derrière le PS, pro-européen, pro-atlantiste y compris pour les frondeurs de Hamon. Un groupe communiste est sauvé tant à l’Assemblée qu’au Sénat à cause des combats (en particulier contre la loi travail) des élus communistes.
Un Congrès s’impose, il y a des aspects positifs dans le choix de le mener dans les luttes et dans le débat ouvert, mais se profile déjà les européennes et les manoeuvres de la direction pour une liste d’union sans prendre en compte la nature des changements intervenus.

5) L’quipe qui a été élue avec macron est le fruit d’un complot, il a utilisé à plein le dispositif créé par Mitterrand autour du FN pour dynamiter la droite, mais il nait après avoir dynamité le PS selon une logique « strausskhanienne » d’une bande d’énarques liés aux secteurs financiers et aux Etats-Unis. Il dispose de l’aide des médias eux-mêmes dominés par des groupes financiers ou des marchands d’armes, les mêmes comme les sociétés d’assurance type Axa ne mettent pas tous leurs oeufs dans le même panier, on joue Fillon et macron et des deux on attend la privatisation de tout le secteur public et de la pratection sociale. Il y avait jusqu’à ce jour la conviction que seul un parti pouvait gagner les élections présidentielles, il est clait que le capital conscient de l’usure du système a choisi « le mouvement’ beaucoup plus aidsé à manier, moins démocratique, plus intégrable à l’architecture anti-nationale de l’Europe et articulé sur les régions. Tout ce qui a été mis en place à la libération en particulier par les ministres communistes, l’effacement du parti est la divine surprise et il faut poursuivre, utiliser Les insoumis de melenchon pour achever la manoeuvre. Il reste la CGT, c’est ce qu’il faut abattre en priorité. je conseille la vision d’un documentaire intitulé « le dynamiteur » qui passe le soir sur LCI pour mesurer ce dont cette équipe est capable en matière de mensonge ehonté, Macron en tête qui arrive à leurrer François hollande lui même. Ce sont ces gens là qui viennent nous jurer sans état d’âme qu’il y avait bien des armes chimiques. Qui peut les croire eux et Trump?

6)Tout le monde se rend bien compte que Bachar el Assad n’avait aucun intérêt alors qu’il avait remporté la victoire à utiliser des armes chimiques. En revanche dans le même temps nous avons eu droit à diverses tentatives pour que les Etats Unis et leurs vassaux France et Grande Bretagne ont essayé divers prétextes d’intervention pour prendre pied dans une zone d’où la victoire de Bachar el assad les écartait. Il y a eu le prétexte kurde rapidement écarté et sacrifié pour ne pas soutenir des gens « ingérables » et pour ne pas mécontenter la Turquie membre de l’OTAN. Il y a eu l’espion russo-britannique qui est apparu peu crédible et maintenant l’utilisation chimique. le véritable problème est de se réintroduire dans les négociations qui sont devenues régionales et où la Russie a réussi à faire négocier ensemble tous les acteurs y compris les turce et les iraniens. Donc il faut revenir et si on est trop déconsidéré on utilise l’ONU et le Conseil de sécurité. sur le terrain on utilise des pseudos rebelles « démocratiques » qui ne représentent qu’eux mêmes pour refuser toute négociation régionale et on aide de fait les rebelles d’Al qaida.

7)les Russes affirment que l’attaque est un scénario monté en particulier par les services secrets britanniques, vidéo comprise. Bon pourquoi les croire? Aucune raison, si ce n’est le passif de ceux qui sont intervenus sans mandat et le fait qu’ils soient intervenus alors que l’OIAC devait commencer son inspection officielle..Enfin on a tout lieu de penser que le prétexte des armes chimiques abondamment annoncé est un baroud d’honneur qui tente de sauver les meubles. ALors qu’elle a un côut humain, matériel et financier insupportable.

8) CHacun des protagonistes est encombré dans ses problèmes intérieurs. Macron en proie à un mécontentement génralisé, la résistance du service public. Théresa May dans un brexit qui dans le cadre de l’aggravation libérale n’apporte pas la solution. Quant à Trump, c’est pire et il tente de provoquer des conflits à l’extérieur.Dans le même temps monte un autre monde avec le rôle de la Chine, il y a le prétexte nord-coréen où on nous afabriqué depuis des années un pitre qui n’existe pas et une péninsule nord-coréenne qui n’est pas ce que l’on croit. la guerre commerciale lancée imprudemment avec la Chine est dénoncée par les marchés financiers et tourne au fiasco. Trump est empêtré dans des scandales et il est extraordinairement dangereux parce qu’il est prêt à n’importe quoi, au cours de cette crise il a plusieurs fois dans ses tweets délirants montré qu’il visait non seulement la Syrie mais surtout l’Iran et la Russie, alternant les menaces folles avec les propositions de fric. mais ce que l’on découvre c’est que macron qui probablement a joué un double jeu avec les russes ne vaut pas mieux en matière de délire narcissique et de mensonge éhonté pour sortir d’une crise intérieure.

9) Les trois flibvustiers avaient été écartés de la solution des problèmes au Moyen orient. et ils veulent imposer leur présence. Ils ne se font aucune illusion sur leur défaite mais ils veulent conserver la main dans la négociation de paix. Ceux qui ont monté cette opération iront seuls mais en s’assurant de l’adhésion d’autres gouvernements y compris au Conseil de sécurité. Il s’agit de passer oute le veto russe et la prudence chinoise. Il faut un sacré culot pour oser prétendre défendre le droit international en le violant et l’humanitaire flanqué du saoudien et d’Israêl. Pourant le choeur médiatique et tous le petit monde socialo-trostiko ne manque pas à l’appel.Pour cela il faut que les alliés arabes soient d’accord. D’où la visite du saoudien le 11 avril, qui contrôle ces groupes terroristes et adhère à la manoeuvre.avec le Maroc. Pour reprendre pied dans un Moyen orient dont la politique de Hollande-fabius après celle de Sarkozy avait exclu la France, il eut été possible au nouveau gouvernement de se retrouver le rôle traditionnel de la France y compris du temps de Chirac (1), mais il a choisi de suivre Trump. Cela dit assez ce qu’exige de lui les monopoles financiarisés qui l’ont porté au pouvoir et donc la nature de ce pouvoir que certains qualifient de bonapartiste, en oubliant que napoléon c’était pour les réactionnaires « Robespierre plus la grande armée », un despote « progressiste ».

10) ma dernière conviction qui emporte sans doute l’adhésion de melenchon qui connait aussi bien que moi l’Amérique latine est la position des Cubains. Tout le monde sait en Amérique latine que les Cubains ne mentent jamais, ce qu’ils disent est pour tout un continent parole d’or au plan international et la position cubaine est claire, elle dénonce l’atroce attaque des Etats UNis et de « certains » de ses alliés. Pour tous ceux qui connaissent les Cubains en Amérique latine et dans le monde, leur parole suffit. Les Cubains ont pris l’habitude d’avoir quelques coups d’avance par rapport à l’impérialisme et ils savent que cette opération en Syrie est un coup d’essai, qu’ils ne s’arrêteront pas là et visent l’Iran et même la Russie sans parler de la Chine. Ceux qui ont cette conviction acquise par l’expérience comme la Boolivie ont voté non au Conseil de sécrité. C’est pourquoi le parti communiste doit dénoncer les violations de l’ONU mais ne pas se limiter mlà et prendre acte sur l’avenir et ce qui ne manquera pas d’arriver.  A l’inverse des dirigeants du PCF, Mélenchon connait ce fait et se positionne donc d’une manière correcte, ce qui n’est pas le cas de son entourage.

11) C’est d’ailleurs ce qui motive mon choix du PCF. SI pour moi le PCF ne se limite ni à Robert hue, ni MGB, ni à Pierre laurent et si la confiance est grande en ses militants et ses élus, en revanche la France insoumise se limite à melenchon et ce qui l’entoure ne m’inspire aucune confiance. Et tous ceux qui se donnent pour objectif de détruire le pCF font la démonstration du camp dans lequel ils finiront par se ranger. C’est le fruit d’une expérience quelles que soient les errances des directions, mais le PCF est en grand danger, il faut qu’il reprenne pied non seulement dans les luttes il y est mais dans la réalité d’un monde en mouvement y compris au plan international. Pour cela il faut qu’il revoit ses alliances internationales. Il faut qu’il recrée organisations et direction, par seulement le secrétaire mais toutes les instances dirigeantes qui ne jouent plus leur rôle. La situation est grave dans les luttes mais elle l’est en matière de guerre et de paix, la menace qui pèse sur nous. Bref je mise sur le parti comme sur la nation, plutôt que sur l’UE tel qu’elle est et le mouvement. Et sur le communisme et son ancrage de classe, mais la paix est une dimension essentielle de la justice sociale.

Danielle Bleitrach

(1)On attribue légitrimement à Chirac une politique quasiment gaullienne, il ne faut pas oublier comment il transforme la force dissuassive nucléaire  française en force d’attaque impérialiste (disours de Brest)  dans le même temps où il crée une armée de métier. Aujourd’hui alors que les « écoligistes » font grand bruit contre le nucléaire civil, plus personne ne s’interroge sur le nucléaire militaire qui est pourtant passé de possibilité de défendre le territoire à des missiles et des bombes utilisant le territoire français et les porte avion, voir des frégates comme instrument d’une politique impérialistz.  ce qui est tout de même le cas dans l’opération à laquelle nous venons d’assister.Le 19 janvier 2006, le président français, Jacques Chirac a prononcé un discours à Landivisiau adressé aux forces aériennes et océaniques stratégiques françaises. Cette intervention, portait sur la doctrine nucléaire française. Il se cractèrise par le passage d’un nucléaire dissuasif, défendant le territoire français à un nucléaire défendant les « intérêts français » menacés par le « terrorisme ». C’est-à-dire un pas vers la doctrine Bush.Voici le passage qui a provoqué l’interprétation : « La dissuasion nucléaire, je l’avais souligné au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, n’est pas destinée à dissuader des terroristes fanatiques. Pour autant, les dirigeants d’États qui auraient recours à des moyens terroristes contre nous, tout comme ceux qui envisageraient d’utiliser, d’une manière ou d’une autre, des armes de destruction massive, doivent comprendre qu’ils s’exposent à une réponse ferme et adaptée de notre part. Et cette réponse peut être conventionnelle. Elle peut aussi être d’une autre nature ». cette « réponse ferme et adaptée » ne s’applique pas uniquement à un État soutenant une action terroriste, mais aussi à un État envisageant d’utiliser des armes de destruction massive.  Jacques Chirac clarifie deux autres points : la France s’accorde le droit d’utiliser des armes nucléaires contre un État qui n’en est pas pourvu et, même dans ce contexte, elle s’autorise à frapper la première.Ce faisant, la France substitue à la distinction armes conventionnelles ou nucléaires, une nouvelles catégorisation : armes classiques ou de destruction massive. Celle-ci place sur le même plan les armes chimiques, bactériologiques et nucléaires. Dès lors, le feu nucléaire peut prévenir ou riposter à une attaque chimique ou bactériologique..En fait dès cette époque c’est l’Iran qui est visé, de deux solutions ou il s’agit d’une volonté d’exister en menaçant l’oran ou un rélignement sur le thème du terrorisme. Notez qu’avec sarkozy, puis Macron aujourd’hui, il y a encore eu une extension de cette doctrine qui privilégie un autre type de duissuasion nucléaire, porte avion, frégate, avions avec bombes à ogive, capable d’atteindre n’importe quel point dans le monde même s’il ne peut agir sur le territoire français. Il ne s’agit même plus des intérêts français menacés mais bien d’un rôle de gendarme menant officiellement la lutte contre le terrorisme, en fait l’encourageant en sous main, mais se présentant comme la verttu morale incarnée.