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Archives de Catégorie: expositions

Brillantes photographies de Max Alpert à propos de l’histoire soviétique

Max Vladimirovich Alpert ( russe : Макс Владимирович Альперт ; 18 mars 1899 – 30 novembre 1980) était un photographe soviétique de premier plan, principalement connu pour son travail de première ligne pendant la Seconde Guerre mondiale.Avant la Première Guerre mondiale, Alpert avait étudié à Odessa avec son frère Mikhail Alperin. Après la guerre, il travaillait comme photographe pour Rabochaya Gazeta (Journal des travailleurs ) à Moscou. Dans les années 1930, il a photographié de nombreux chantiers de construction de l’Union soviétique. Sergei Eisenstein l’a rencontré au canal de Ferghana et a été impressionné par sa passion pour la photographie. Parallèlement, Alpert a travaillé pour la Pravda, où il était connu comme un photographe portraitiste prolifique. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il réalisa de nombreuses photographies emblématiques sur les lignes de front soviétiques et documenta également des événements militaires à Prague et à Berlin. Pour son travail pendant la guerre, il a reçu l’Ordre de l’étoile rouge (1943), l’Ordre de la guerre patriotique (1945) et l’Ordre de la bannière rouge du travail. Après la guerre, il travailla chez RIA Novosti, où il compila un célèbre album photo de Nikolai Amosov. Des exemples de ses images sont conservés dans les archives de Sovfoto .

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Les personnes capturées dans un film deviennent une partie de l’histoire, mais chaque photo exprime également l’opinion de l’auteur. Les maîtres talentueux peuvent montrer une image externe des événements et exposer un message couvert en même temps. Max Alpert était un photographe de ce genre. Avant la révolution, il étudiait à Odessa (Ukraine) en 1919, il rejoignit l’Armée rouge et s’installa à Moscou après la guerre civile, où il devint photographe de presse. Nous publions certains de ses brillants travaux aujourd’hui.

Brillantes photographies de Max Alpert à propos de l'histoire soviétique

Brillantes photographies de Max Alpert à propos de l'histoire soviétique

Brillantes photographies de Max Alpert à propos de l'histoire soviétique

Brillantes photographies de Max Alpert à propos de l'histoire soviétique

Brillantes photographies de Max Alpert à propos de l'histoire soviétique

Brillantes photographies de Max Alpert à propos de l'histoire soviétique

Brillantes photographies de Max Alpert à propos de l'histoire soviétique

Brillantes photographies de Max Alpert à propos de l'histoire soviétique

Brillantes photographies de Max Alpert à propos de l'histoire soviétique

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Brillantes photographies de Max Alpert à propos de l'histoire soviétique

Brillantes photographies de Max Alpert à propos de l'histoire soviétique

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Publié par le octobre 14, 2019 dans expositions, URSS. Révolution d'octobre

 

80 ans de la Retirada : l’exode des réfugiés espagnols vu par le photoreporter suisse Paul Senn

Une photographie à hauteur d’homme (note de Danielle Bleitrach)

Réfugiés photographiés par Paul Senn
Réfugiés photographiés par Paul Senn (Paul Senn, PFF, MBA Berne. Dép. GKS. © GKS, Berne)

Le Mémorial du Camp de Rivesaltes dans les Pyrénées-Orientales présente dans le cadre des commémorations du 80e anniversaire de la Retirada, une grande exposition consacrée au photographe suisse Paul Senn qui a suivi au plus près la guerre civile espagnole et l’exode de centaines de milliers de personnes vers la France

S’il est célèbre dans son pays, son travail sur la guerre d’Espagne l’est beaucoup moins. Pourtant les clichés de Paul Senn (1901-1953) livrent un témoignage fort sur le conflit et sur la Retirada, l’exode vers la France en 1939 de milliers de femmes, d’enfants et d’hommes fuyant face à l’avancée des troupes de Franco. « Il est venu avec les convois de l’aide suisse, explique Markus Schürpf le conservateur de la collection Paul Senn. Il est revenu plusieurs fois avec ces convois. Il a photographié toutes ces situations dans différentes villes. » 

Portraits bouleversants

Regards hagards, visages émaciés, les clichés de Paul Senn nous feraient presque ressentir la peur, le froid et la détresse de ces milliers de réfugiés obligés de fuir leur pays qui s’apprête à basculer dans la dictature. Des réfugiés espagnols que Senn retrouvera au Camp de Rivesaltes en 1942 où certains ont été internés au côté de Juifs et de Tziganes. Il réalise alors une série de photos bouleversantes au plus près de la souffrance.

Ce qui est particulier chez lui c’est qu’il choisit des personnages et qu’il les photographie en gros plan (…)ça c’est très original. Et ça le rapproche de Capa à mon avis.Michel Lefebvrejournaliste au Monde et commissaire de l’exposition

Réfugié espagnol franchissant les Pyrénées début 1939.
Réfugié espagnol franchissant les Pyrénées début 1939. (PAUL SENN / CAPTURE D’ÉCRAN FRANCE 3)

Sous le nom Des espagnols dans les camps, l’exposition de Paul Senn est également itinérante. Constituée de 14 portraits accompagnés de témoignages de réfugiés elle est présentée dans les 13 anciens lieux d’internement de la région.

 
 

la dignité des humbles : Le majordome, la vieille dame et les Caillebotte

Le musée d’Orsay vient de recevoir le legs de 5 œuvres du grand peintre impressionniste, via le testament d’une habitante de Levallois récemment décédée, qui n’avait prévenu personne. Cette histoire, cette attitude d’une vieille dame coule comme de l’eau fraiche dans un temps où deux pitres à la recherche d’une audience salissent un des crimes contre l’humanité les pires qui soit, je veux parler de deux clowns immondes que sont Yan Moix et Bernard henry Levy, de quel droit ce dernier ose-t-il une fois de plus faire commerce pour son ego surdimensionné de tant de souffrance? Prenez des leçons, ordures médiatiques, voilà la vraie grandeur et fermez vos gueules (note de Danielle Bleitrach). 

 Musée d'Orsay (Paris), mardi 27 août 2019. Marie-Jeanne Daurelle a légué trois peintures et deux pastels de Gustave Caillebotte au musée des impressionnistes.
Musée d’Orsay (Paris), mardi 27 août 2019. Marie-Jeanne Daurelle a légué trois peintures et deux pastels de Gustave Caillebotte au musée des impressionnistes. LP/Olivier Arandel

Le 1 septembre 2019 à 07h55

« C’était le retour des vacances de Noël », se souvient Laurence des Cars, patronne du musée d’Orsay. Comme un cadeau tombé du ciel. Dans les premiers jours de janvier, on l’informe qu’un notaire a contacté le musée. Dans son testament, une vieille dame qui vient de disparaître, résidant à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine), que personne à Orsay ne connaît, a légué trois peintures et deux pastels de Gustave Caillebotte (1848-1894) au musée des impressionnistes, qui ne possède que sept œuvres de cet artiste.

Une aubaine, le mot est faible. Le chef-d’œuvre du peintre « les Raboteurs de parquet » trône en majesté dans les salles impressionnistes d’Orsay. Découvert plus tardivement que Monet, Pissarro ou Sisley, Caillebotte est devenu la coqueluche des marchands et a battu son record de vente aux enchères de Christie’s à New York, début 2019, avec « Chemin montant », acquis pour 22 millions de dollars (19,9 millions d’euros).

L’émotion est telle que six mois après, les responsables du musée s’emmêlent un peu dans les dates. Le service juridique avait été informé le 18 décembre de la succession de Marie-Jeanne Daurelle.

La donatrice, Marie-Jeanne Daurelle.LP/Olivier Arandel
La donatrice, Marie-Jeanne Daurelle.LP/Olivier Arandel  

Et le 10 janvier à 14h30, Sylvie Patry, bras droit de Laurence des Cars, se rend dans l’appartement de la mystérieuse donatrice pour l’inventaire d’après-décès. « L’un des moments les plus forts de ma carrière », se souvient cette femme brillante, qui a dirigé la Fondation Barnes à Philadelphie (Etats-Unis). Elle ouvre la porte de ce petit appartement au sixième étage d’un immeuble bourgeois, près du marché de Levallois.

Dernière de sa lignée

« Tout était plongé dans le noir. Les volets étaient fermés. On sentait encore la présence de toute la vie de cette dame. Du linge… On ouvre, la lumière entre par les fenêtres, et je découvre trois tableaux dans le salon, deux pastels dans la chambre, avec la télévision à côté, au-dessus du radiateur. Le contraste entre ces œuvres et le quotidien très simple d’une vie, le papier peint, un mobilier ordinaire, c’était très émouvant. »

C’est que Marie-Jeanne Daurelle n’est pas du tout une collectionneuse. Cette ancienne secrétaire de direction ne possède aucune autre œuvre d’art que ces Caillebotte. « Ils étaient accrochés un peu comme des photos de famille », lâche Sylvie Patry.

Et pour cause. Deux des trois peintures sont des portraits de Jean Daurelle, l’arrière-grand-père de la donatrice, qui fut longtemps le majordome du peintre. Et les deux pastels représentent Camille, le fils de Jean, et grand-père de Marie-Jeanne. Les œuvres sont restées dans la famille Daurelle de la fin du XIXe siècle au début 2019. Marie-Jeanne, qui vivait avec son frère Jean-Louis, disparu plusieurs années avant elle, tous deux célibataires et sans enfant, dernière de sa lignée, a donné les tableaux à Orsay.

Cette huile sur toile de Gustave Caillebotte représente l’arrière-grand-père de la donatrice : Jean Daurelle, qui fut le majordome du peintre.RMN-Grand Palais (musée d’Orsay)/Patrice Schmidt
Cette huile sur toile de Gustave Caillebotte représente l’arrière-grand-père de la donatrice : Jean Daurelle, qui fut le majordome du peintre.RMN-Grand Palais (musée d’Orsay)/Patrice Schmidt  

« Dans notre musée consacré au XIXe, il existe encore des liens directs avec les artistes. C’est loin et pas si loin. Il y a encore un fil à tirer. C’est si touchant », dit, rêveuse, Laurence des Cars.

Un univers proche de « Downton Abbey »

Un fil qui raconte une France rurale montant chercher du travail à Paris dans les années 1860-1870. Le père de Jean Daurelle était scieur de long, débitant à la scie les troncs d’arbre dans leur longueur, dans la Loire. Ses fils quittent la province pour la capitale où ils sont placés comme domestiques. Jean devient le maître d’hôtel de la famille Caillebotte. Un univers proche de la série « Downton Abbey » dans de grandes propriétés de la région parisienne, de Yerres, où la maison de l’artiste accueille aujourd’hui le public, au petit Gennevilliers.

Gustave apprécie Jean au point de le faire poser en bourgeois, et de saisir les expressions de son fils Camille qui grandit dans la maisonnée, avec sa mère, également au service de la famille. Camille, par l’intermédiaire des Caillebotte, s’élève socialement, commis puis agent de change et fondé de pouvoir.

Les deux pastels représentent Camille, le fils de Jean, et donc grand-père de Marie-Jeanne, à l’époque où il était encore enfant.RMN-Grand Palais (musée d’Orsay)/Patrice Schmidt
Les deux pastels représentent Camille, le fils de Jean, et donc grand-père de Marie-Jeanne, à l’époque où il était encore enfant.RMN-Grand Palais (musée d’Orsay)/Patrice Schmidt  

L’histoire s’accélère en 1994, année de la grande rétrospective Caillebotte au Grand Palais, un siècle après sa mort. C’est, enfin, son triomphe tardif. Et Marie-Jeanne découvre que le peintre qui a portraituré son aïeul est devenu une icône. Elle s’informe, prend alors contact avec le musée d’Orsay. Ses responsables actuels, s’ils n’avaient jamais entendu parler d’elle, ont appris que de brefs échanges avaient existé.

Paul Perrin, jeune conservateur, nous montre des lettres adressées à l’époque par la future donatrice et son frère. Ils y remercient Anne Distel, conservatrice au moment de la rétrospective, pour son attention et ses conseils face « au côté exceptionnel de l’événement dans la modestie de nos vies ».

Passionnée de voyages

La modestie… Les responsables du musée n’étaient même pas certains que la photo qu’ils nous ont montrée était bien celle de Marie-Jeanne. Visage non identifié dans une enveloppe et des documents épars remis avec les peintures. Ils avaient son adresse. Berta, la concierge de l’immeuble où vivait la vieille dame, nous ouvre sa porte, tout émue : « Oui, c’est bien elle sur la photo. Vous savez, sa voiture est encore là… »

La gardienne est souvent montée au 6e étage avec une casserole de soupe maison et des gâteaux pour Marie-Jeanne et son frère Jean-Louis. À la fin de sa vie, elle l’aidait même à ranger. Devant les Caillebotte. « Elle m’avait dit qu’elle en avait juste vendu un, à regret, pour payer les travaux et le toit de sa maison de famille à la campagne. Moi, je ne savais pas qu’ils avaient de la valeur, ces tableaux. J’ai compris quand j’ai vu le camion blindé devant la porte, début janvier. »

Cet « Arbre en fleurs » datant de 1882 fait partie des tableaux donnés au musée d’Orsay.RMN-Grand Palais (musée d’Orsay)/Patrice Schmidt
Cet « Arbre en fleurs » datant de 1882 fait partie des tableaux donnés au musée d’Orsay.RMN-Grand Palais (musée d’Orsay)/Patrice Schmidt  

« Elle était formidable, simple, très ouverte », ajoute Simone, la voisine du troisième, qui considérait Marie-Jeanne comme sa « grande sœur » et nous montre des photos : « Avec plusieurs personnes de l’immeuble, on fêtait nos anniversaires ensemble, à la Planchette, le restaurant à côté. » Marie-Jeanne, vieille fille sans descendance, n’était-elle pas très seule avec ses Caillebotte ? « Mais non ! Sa passion, c’était les voyages, sourit Simone. Elle avait plein d’amis de tous les côtés. »

Comme Jacqueline, copine d’enfance de Levallois, octogénaire qui éclate de rire à notre question sur le célibat : « On était trois amies inséparables, et aucune ne s’est mariée. Les circonstances de la vie… Marie-Jeanne et son frère, qui avait été sous-directeur du cinéma Magic à Levallois, blaguaient beaucoup. Elle était fière de ses tableaux et parlait souvent de son grand-père, Camille. Elle avait beaucoup de livres sur Caillebotte. »

Approchée par des marchands, elle n’a pas cédé

Singulier destin que celui de Mademoiselle Daurelle, née en 1935, sans famille à la fin de sa vie et infiniment reconnaissante aux Caillebotte qu’elle n’a jamais connue. Dans une lettre adressée à Françoise Cachin, directrice du musée d’Orsay dans les années 1990, avant que l’établissement ne reperde sa trace, elle écrit que ses arrière-grands-parents, domestiques, furent « affectivement adoptés » par les Caillebotte.

Elle-même est restée fidèle à cette adoption, à cette amitié d’il y a un siècle et demi. Ces tableaux que le peintre avait donnés à son majordome, elle-même les transmet au musée. Elle aurait pu les vendre tous et très cher.

Comme en attestent des photos et des lettres, les familles Caillebotte et Daurelle ont entretenu des liens affectueux durables.LP/Olivier Arandel
Comme en attestent des photos et des lettres, les familles Caillebotte et Daurelle ont entretenu des liens affectueux durables.LP/Olivier Arandel  

Les deux pastels avaient été exposés lors d’une exposition impressionniste en 1880. Ils font partie d’une histoire mythique. Marie-Jeanne a prêté certains de ses trésors pour des expositions, comme à la Royal Academy de Londres en 1996, ou à Lausanne en 2005, et a été approchée par des marchands. Elle n’a pas cédé. Et elle a fait don de ses autres biens, son appartement et des liquidités, à la fondation des Apprentis d’Auteuil, qui s’occupe de jeunes en difficulté.

N’oubliant jamais le milieu modeste d’où venaient ses ancêtres, ni la destination finale de ces œuvres, dans un grand musée populaire. Elle aurait pu, au crépuscule de sa vie, se faire connaître, léguer les tableaux, être invitée en grande pompe à les découvrir accrochés à côté de Van Gogh et de Manet. Non, elle n’a prévenu personne. Tout était dans le testament. Et elle est partie, dans la plus grande discrétion. « Dans la modestie de nos vies », comme elle disait.

L’ensemble du legs sera exceptionnellement présenté au musée d’Orsay à partir de ce lundi 2 septembre, dans la galerie impressionniste (salle 31), aux côtés des autres œuvres de Caillebotte que le musée possède.

 
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Publié par le septembre 2, 2019 dans expositions, peinture

 
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Une magnifique photo de Françoise la rouge …

 
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Publié par le août 16, 2019 dans expositions

 

Petite échappée théâtrale: le festival d’Avignon ou la chute de l’empire et son héros moderne

 

le garçon qui volait des avions , à ne pas rater…

retour de spectacle, il n’est même pas question de critique…

Est-ce une impression mais Avignon me parait désertée? Nous sommes loin des grandes foules qui se pressaient sur la place de l’horloge entravant la marche de chacun et ce pourtant le week end du 14 juillet, ce sont les dernières représentations d’Architecture, la pièce de résistance comme on dit le plat de résistance. le quart de la salle ne suit pas et se lève, quitte les gradins, pourtant l’ouverture de la seconde partie est incontestablement le meilleur.

Pourquoi est-ce que je me dis qu’Avignon, le festival est en train de se retracter sur lui-même parce que ce qui a fait son public, son audience populaire est en train de s’effacer. Il y eut avec cette invention par jean Vilar mais aussi paul Puau toute la force de la promotion par le savoir et la culture des générations comme la mienne qui ont bénéficié des conquêtes de la Libération; Outre le fait de la décentralisation qui a été la denière invention démocratique et qui a été portée par les communistes. le théâtre ne conquiiert plus, il survit.

La pièce que nous allons voir témoigne à sa manière de cette rétractation, de cette impossible reconquête du public.

Architecture, écrit et mis en scène par Pascal Rambert, avec Jacques Weber, Emmanuelle Béart, Laurent Poitrenaux, Audrey Bonnet, Stanislas Nordey a été présentée dans la Cour d’honneur du Palais des Papes, Avignon, jusqu’au 13 juillet et sera en tournée de septembre à février 2020 . Je crois qu’il ne faudra pas rater la tournée parce que l’auteur aura le temps de revoir son travail, de le resserrer. je veux bien que la mise en scène soit minimale et que ce minimalisme soit justement l’effet de l’art, mais le propos y perd beaucoup alors que les acteurs sont remaruables surtout jacques weber et stéphane Norbert et le texte tout aussi passionnant.

Parce que je ne suis pas sure que le propos qui m’enchante parce qu’il mêle l’intime à l’histoire soit adapté au gigantisme de la cour d »honneur, la protestation de l’individu déchiré prend des allures de crises hystérie, ce n’est pas la faute des acteurs, mais la démesure de l’espace. Pourtant qu’est-ce qui pouvait plus m’enchanter que l’errance de cette famille d’intellectuels qui bien sur fait irresistiblement songer à une famille Mann, des surdoués écrasés par la figure paternelle comme dans le ruban blanc de Michaêl haneke,mais cela déborde du conservatisme haineux provincial,  les gammes du nazisme au sein même des intellectuels qui le fuient, autre référence à laquelle on ne peut manquer de songer celle d’Angelopoulos décrivant le regard d’ulysse dans les balkans. L’errance et la fuite devant le nazisme est tout à fait actuelle, parce qu’elle se reproduit à chaque effondrement européen et que ce qui est dit est l’impuissance des mêmes, estce sérieux ou se font-ils peur? .

le mal est plus profond que cette inadéquation entre le décor architectural du coeur même du festival, celui d’où tout est parti du temps où l’on découvrait le prince de hombourg et brecht, puis des nuits consacré à Claudel, et cette rélexion qui mêle l’intimité d’une famille au drame de l’histoire du nazisme, ne concerne plus le public auquel il est destiné, seulement un groupe d’amateur qui se réduit. Ce qui est dans le fond le propos même de la pièce… pourquoi ai-je senti quelque chose d’encore plus ancien, la chute de l’empire romain, l’empire dit civilisé, celui des états d’âme de la décadence noyé dans un espace que Rome ne peut plus occuper à l’image de ce palais des papes…En effet ce qui caractérise la chute de l’empire romain est le retrécissement des espace de l’empire, les monulments tombent en ruine et leurs pierres sont utilisées pour des habitats de fortune. Cette pièce qui devrait être jouée  dans des théâtres de la région parisienne ou même ceux à l’italienne des tournées de province n’arrivait pas à emplir celui du TNP de jadis.

le lendemain, nous avons mes amies et moi retrouvé un espace de survie festivalier, celui du off dans la rue des teinturiers, il s’agit bien des limes de la fin d’une culture populaire, ce qui est né de la mitterandie et du saupoudrage langien mais aussi des combats d’aujourd’hui pour le statut de l’intermittent, comme de notre propore survie, nous couches moyennes, bons élèves qui avons bénéficie des trente glorieuses…

Heureusement ces reflexions moroses ont été confronté au spectacle, jeune, dynamique de julien Bleitrach mon petit neveu. j’y étais allé à sa rencontre parce que c’est un garçon charmant et que cela me faisait plaisir de le voir… Et j’ai vu enfin un spectacle qui n’était pas une agonie, rien d’inutile, le propos est sans pathos, rapide, efficace

L’histoire a trait aussi à la chute d’un empire américain, en  2008, elle nous narre  l’évasion d’un jeune adolescent aux Etats-Unis , l’histoire fait le buzz. . Il a seize ans et vient de voler un avion, alors qu’il n’a jamais pris de cours de pilotage. Il s’appelle Colton, il a été élevé comme le jeune héros de Mark Twain d’une manière sauvage mais cette fois malgré l’entourgage, la haine des voisins, les fascistes, les médias hystériques, le héros et surtout sa mère sont exttraordinairement vivants… il y a la lutte des classes à la mode américaine, le vagabond qui refuse d’êrtre enregimenté, c’est surtout la mère qui parait échappée des palmiers sauvages de Faulkner et qui déjoue tous les pièges de ceux qui veulent du bien à elle et à son enfant sauvage.

Il y a là une actrice excellente et un metteur en scène qui ne  s’autorise rien d’inutuile, l’assemblage de caisse en bois, les vêtements sont partie intégrante du scénario qui nous narre une légende du jour et vraie celle de Colton Hartris Moore, livré à lui-même depuis sa prime enfance. Il est peut-être la preuve que l’Amérique est encore vivante , en tous les cas elle a peur et espère en un jeune Jack London, mais le héros moderne est-il autre chose qu’un enfant apeuré qui finira par etre vaincu par l’espace que la gloire médiatique laisse à ses propres héros.

Elise Fontenaille puise une nouvelle fois dans le fait divers pour raconter l’histoire vraie de Colton Harris-Moore, livré à lui-même depuis l’enfance.

Sur scène, l’assemblage de caisses en bois, comme les pièces d’un puzzle, construit dans l’instant le point de vue des protagonistes de l’Amérique éternelle, celle que les sociologues de l’Ecolle de Chicago nous ont appris à découvrir, mais aussi ce texte magnifique de philippe Agee « louons maintenant les grands hommes », le vagabond, le trimardeur qui someille au sein de la domestication voulue par Henry Ford.  La mère alcoolique, Les voisins, les shérifs s’y succèdent et témoignent et l’avocat à la recherche de publoicité…  deux personnages se démultiplient…

J’espère vraiment que le Toursky cet hiver nous offrira ce spectacle…

Le garçon qui volait des avions
D’après Le garçon qui volait des avions d’Élise Fontenaille
Mise en scène Julien Bleitrach et Cécile Guérin

Coproduction, partenariats la Canopée, scènes des écritures et du spectacle vivant (Ruffec), Théâtre d’Yssingeaux, Théâtre Jacques Tati (Orsay), Théâtre Toursky (Marseille)
Le garçon qui volait des avions est édité aux Editions du Rouergue?

 
 

Cuba :Diaz-Canel : travaillez à faire une réalité de tout ce que vous estimerez bénéfique à la patrie, à sa spiritualité, à l’avenir

IX Congrès de l’UNEAC

Photo: José Manuel Correa

(Traduction de la version sténographiée du Conseil d’État)

Chers écrivains, artistes, créateurs,

Compañeros et compañeras de la présidence,

Ministres et vice-ministres présents,

Tout d’abord, recevez les salutations chaleureuses du général d’armée,  salutations dont je suis porteur.

Votre 9e Congrès s’achève. Je ne parle pas de ces journées d’analyse et de débats au Palais des Conventions, mais des longs mois d’échanges et de contributions de la base. Combien d’intelligence et de talent, combien apprend-on de vous !
Il s’agit d’un processus que nous avons suivi de près lors de fréquentes réunions avec la Commission d’organisation, en tentant de trouver, autant que possible, des solutions aux insatisfactions les plus généralisées, et en confirmant, une fois de plus, la valeur d’aller au fond de l’extraordinaire foisonnement créatif du peuple cubain. La vérité nous y attend toujours.

Permettez-moi de me sentir un de plus parmi vous : dans l’insatisfaction et aussi dans l’engagement. Je suis un passionné d’art et de culture dans leurs expressions les plus diverses, qu’elles soient de Cuba ou universelles.

Les questions qui ont été abordées ici sont généralement le pain de chaque jour dans notre famille et entre amis. Du fait des professions de mes trois enfants et de mon épouse, la culture est presque permanente dans nos vies. En raison du besoin impérieux de l’esprit, nous ne saurions pas vivre sans accès aux arts.

Le contact avec la création artistique, ainsi que la gloire de notre Patrie, provoque sans cesse en nous l’émotion la plus profonde Personnellement, je ne saurais séparer le sentiment de plénitude, voire de bonheur, d’un plaisir esthétique déterminé. Et s’il s’agit de culture cubaine, le plaisir s’en trouve multiplié.

Ce que je veux vous dire, c’est que durant ces derniers mois, ces journées, ces heures, plus d’une fois, nous avons eu l’impression d’être parmi vous, partageant ce que vous exprimez et engagés envers ce que vous faites.

Et d’après ce que vous dites et ce que vous faites, je sais que beaucoup d’entre vous, parfois, se sont sentis à notre place, mis au défi de donner continuité à un processus historique unique, à l’impact et à la portée universelle et au leadership comparable seulement à la grandeur de la Révolution elle-même, un fait culturel supérieur qui a transformé depuis la racine une petite nation arriérée en une puissance mondiale indiscutable, non en raison de ses ressources matérielles mais de ses ressources humaines et sentimentales.

Photo: José Manuel Correa

Lorsque nous regardons le monde et que nous passons l’Histoire en revue, nous pouvons dire : Quel miracle de pays, quel grand peuple sommes-nous devenus ! C’est ce que nous ressentons quand nous assistons à un ballet ou à un spectacle de danse, à des concerts de musique, aussi bien dans un grand théâtre que dans un théâtre de nos quartiers ; à des pièces de théâtre, à des premières de films, à des foires du livre, d’artisanat, dans des galeries, à des « bœufs » de rumba ou à des écoles de dessin.

Un pays soumis à un blocus pendant six décennies, persécuté avec hargne et perfidie jusque que dans la gestion des médicaments pour enfants, bombardé par les médias les plus influents de la planète, ne s’est pas contenté de résister et de survivre. Comme je l’ai dit à l’occasion : « Nous sommes une Révolution qui peut se vanter d’avoir été racontée et chantée, depuis ses origines, avec le talent et l’originalité de ses artistes et créateurs, authentiques interprètes de la sagesse populaire et aussi des insatisfactions et des espoirs de l’âme cubaine.

« Et il en sera toujours ainsi. Intellectuels, artistes, journalistes, créateurs, seront toujours à nos côtés avec la détermination que cet archipel que la Révolution a placée sur la carte politique du monde continue d’être reconnu pour sa façon unique de se battre, en chantant, en dansant, en riant et en étant victorieux.»

Peut-être n’avons-nous pas encore appris, et dans certains cas avons-nous désappris, à raconter cette merveille, mais personne ne peut désormais nous ôter la fierté d’être une nation qui se respecte, grâce à une Révolution qui a toujours placé l’être humain au centre.

C’est quelque chose que notre génération doit en premier lieu aux fondateurs, depuis Céspedes jusqu’à Marti. Aux créateurs qui ont poursuivi leurs luttes et principalement à Fidel, l’intellectuel et guide incontesté de la Génération historique qui, en même temps que la remise de la terre et des usines à ceux qui la travaillaient, a alphabétisé le peuple, universalisé l’enseignement, créé des institutions culturelles puissantes et, dans les moments les plus difficiles, nous a appris que «  la culture est la première chose qui doit être sauvée ».

Photo: José Manuel Correa

Pourquoi Fidel insistait-il sur cette idée, qu’il a répétée si souvent ? Vous le savez sûrement, mais il n’est pas superflu de le rappeler. Parce que« nulle proue n’est capable de fendre une nuée d’idées », disait Marti.

Et Fidel a su mettre en garde sur le risque de perdre notre plus grande force : l’unité, l’identité, la culture, avec l’avalanche colonisatrice qui avançait au temps de la mondialisation, avec l’accès massif aux nouvelles technologies, promu par les marchands modernes, non pour enrichir mais pour appauvrir la capacité critique et la pensée libératrice.

Conscient que ces technologies au développement accéléré seraient une arme puissante d’éducation et de multiplication des connaissances auxquelles la Révolution ne pouvait ni renoncer ni accéder tardivement, Fidel fonda l’Université des Sciences informatiques (UCI), et alertait parallèlement la société cubaine sur l’importance de sauver la culture.

Ainsi qu’auparavant, dans ces réunions de la Bibliothèque nationale qui donnèrent lieu à ses « Paroles aux intellectuels » et très peu de temps après à la création de l’Uneac, Fidel se tournait vers l’avant-garde intellectuelle et artistique pour relever des défis que seul un visionnaire, comme [Miguel] Barnet l’avait défini, pouvait remarquer.

S’il y a 60 ans, la tentative de fracturer l’union viscérale entre cette avant-garde et sa Révolution, autrement dit, elle-même et son peuple, a été vaincue, plus tard et à maintes reprises au long des années l’adversaire s’est acharné inutilement pour y parvenir. Au changement de siècle, la bataille a atteint des sommets en s’attaquant aux forces progressistes dans la région et dans le monde.

Des mouvements tels que le Réseau en défense de l’Humanité et des projets culturels qui ont fleuri dans tout le pays ont démontré l’extraordinaire force de l’avant-garde pour nourrir et soutenir la spiritualité de la nation.

Photo: José Manuel Correa

De l’UNEAC fondée par Nicolas Guillén et d’autres cubains universels est né un éternel engagement envers le destin de la culture nationale, qui s’est affirmé ces jours-ci. Et c’est extraordinaire de voir la continuité de cette œuvre dans une organisation dirigée jusqu’à aujourd’hui par l’un des plus jeunes délégués à cette rencontre il y a 58 ans : le poète, essayiste, ethnologue, intellectuel, en bref, Miguel Barnet.

Ici, il a été question à plusieurs reprises des « Paroles aux intellectuels ». Je ne conçois pas un artiste, un intellectuel, un créateur cubain qui ne connaîtrait pas ce discours qui a marqué la politique culturelle en Révolution. Je n’imagine pas qu’un dirigeant politique, un fonctionnaire ou un dirigeant de la culture qui ignorerait ses définitions de principe pour s’acquitter de ses responsabilités.

Mais j’ai toujours été préoccupé par le fait que quelques phrases soient extraites de ce discours et qu’elles soient brandies comme des consignes. Il est de notre devoir de le lire en sachant que, s’agissant d’un document pour tous les temps, en raison des principes qu’il établit pour la politique culturelle, il requiert également une interprétation contextualisée.

Manifestement, Fidel a posé un point de départ : la relation entre la Révolution, l’avant-garde intellectuelle et artistique et le peuple. À cette époque, tout le monde n’était pas clairement conscient comme l’était Fidel de ce que les artistes et les intellectuels allaient comprendre dans la construction de leur œuvre : que la Révolution, c’était eux, c’était leurs œuvres et c’était le peuple.

C’est pourquoi il est réducteur de se limiter à citer sa phrase fondamentale : « Dans la Révolution tout, contre la Révolution rien », en ignorant le fait que la Révolution c’est plus qu’État, plus que Parti, plus que gouvernement, parce que la Révolution, c’est nous tous qui la rendons possible dans la vie et dans l’œuvre.

Et il serait également contradictoire avec l’originalité et la force de ce texte, de prétendre qu’il régisse de manière unique et inébranlable la politique culturelle de la Révolution. Ce serait couper les ailes de son vol fondateur et de son esprit de convocation.

Photo: Juvenal Balán

Aujourd’hui, nous avons le devoir d’apporter ses concepts à notre époque et de défendre leur incontestable actualité, en évaluant les temps que nous vivons, les nouveaux scénarios, les plateformes néo-colonisatrices et banalisantes que l’on tente de nous imposer, ainsi que les besoins, mais aussi les possibilités qui se sont ouvertes au cours années et des avancées technologiques.

Il convient de faire de nouvelles et enrichissantes lectures de ces Paroles. Développer et renforcer la politique culturelle, qui n’a pas été écrite au-delà des Paroles… et de lui donner le contenu que l’époque actuelle exige de nous.

Vous en avez fait beaucoup. Comme nous l’avons apprécié, vous avez travaillé et vous avez mieux progressé là où vous avez agi en coordination avec d’autres forces intellectuelles, comme celles créées par les universités et d’autres centres de recherche en sciences sociales et humaines.

De toute évidence, les résultats sont plus nombreux et meilleurs là où la création est soutenue par de nouveaux supports technologiques qui facilitent le travail.

Il y a quelques jours, lors d’un entretien avec la Commission d’organisation, j’ai abordé l’un des sujets qui suscitent toujours le plus de discussions dans les événements de l’UNEAC : la relation avec le tourisme. Et un autre sujet plus actuel qui est la politique culturelle dans les espaces de l’économie d’État et privée.

Aujourd’hui, je tiens à rappeler que nous avons, depuis l’administration, le devoir d’être cohérents. Il n’y a pas de politique culturelle pour le secteur d’État et une autre pour le secteur privé. Dans les deux secteurs, il convient de promouvoir, défendre et donner de l’espace à ceux qui font de l’art véritable.

Et dans le cas spécifique du tourisme, j’ai insisté sur le fait que la culture est un maillon fondamental dans les chaînes de production qu’il nous intéresse de promouvoir. Mais je défends surtout l’idée que le tourisme ne doit pas seulement amener les artistes dans ses établissements, mais que nous devons promouvoir une activité culturelle très intense dans toutes nos villes et zones touristiques qui, tout en enrichissant la vie culturelle du peuple, attire et conquiert le visiteur. Il nous faut être authentique et cesser de vendre des « spectacles en conserve », des produits pseudo-culturels qui répondent plus à la rentabilité qu’à la fierté de montrer qui nous sommes vraiment.

Cuba est une puissance culturelle et aujourd’hui le tourisme, tout en étant une activité économique qui contribue quotidiennement au budget, la vérité c’est qu’il apporte cependant beaucoup moins de ce qu’il pourrait le faire si les touristes sortaient pour consommer des biens et des services, non seulement culturels, mais surtout culturels (applaudissements).

À ce propos le système d’écoles d’art dispose d’une source de revenus provenant de l’exportation de services, insuffisamment exploitée, dans la production de cours dans des domaines de l’éducation artistique, dans lesquels nous sommes vraiment compétents et où nous devons établir des modalités et des prix cohérents avec le niveau de l’académie cubaine.

Dans le même ordre d’idées, il revient à l’UNEAC d’être une sorte d’électrode mobilisatrice de forces et d’actions visant la projection internationale de nos industries culturelles. Ne pas oublier que lorsque toutes les portes ont été fermées pour Cuba à cause son audacieuse volonté de souveraineté et de liberté, même dans l’empire, au moins quelques petites fenêtres se sont ouvertes par lesquelles sont entrés la musique, les arts plastiques, le ballet, la danse, le théâtre et autres manifestations culturelles.

Les ponts que la culture cubaine a construits, avec le soutien d’amis fidèles, durant tant d’années où n’ont existé aucune ou de rares relations entre Cuba et les États-Unis, nous ont permis de maintenir vivant un échange entre nos peuples d’une force telle que l’actuelle administration étasunienne a décidé de l’interrompre définitivement.

Mais les intellectuels et les artistes ont servi d’ambassades culturelles également vers l’Europe, l’Asie, l’Afrique ; ils ont ouvert des portes et favorisé des compréhensions qui pourraient être plus difficiles et même impossibles sans eux.

Il faut beaucoup, beaucoup travailler dans ce sens. Et vous avez le talent, la force et les connaissances pour le faire grandir, en apportant au pays les ressources indispensables à son développement.

Photo: José Manuel Correa

Je partage également les préoccupations de ceux qui estiment que certaines institutions de la Culture sont restées en arrière des créateurs. Il est inacceptable que l’on ne comprenne pas que toutes les institutions culturelles existent pour et par les créateurs et leur œuvre (exclamations et applaudissements), et non l’inverse, et que le bureaucratisme et le manque de professionnalisme étouffent la création.

Dans la bataille contre ces moulins à vent, aussi anciens qu’ils sont nuisibles, nous considérons que l’UNEAC a un rôle fondamental à jouer. Il faut rendre l’organisation plus proactive dans ses bases: enquêter sur les missions que chacune des sections accomplit en fonction de ceux qu’elles représentent et quels domaines de discussion elles conduisent. À partir de quelles positions ? Avec quels leaderships ?

Je vois aussi l’UNEAC lutter pour sauver et renforcer le poids et le rôle de la critique culturelle. Le manque d’analyses sérieuses et bien fondées sur les valeurs réelles des œuvres et des espaces culturels décourage les créateurs et prive les publics, en particulier les plus jeunes, de critères d’orientation qui établissent des hiérarchies artistiques à temps.

Il est incontestable que les créateurs cubains résidant dans le pays ont des œuvres capables d’égaler le meilleur de la création de leurs contemporains qui travaillent et vivent dans des pays du Premier monde, dans des conditions matérielles et incitatives parfois bien supérieures, ce qui leur a permis d’accéder à des marchés exigeants.

Pourquoi depuis Cuba ne parvenons-nous pas pas insérer, diffuser, exporter l’œuvre de ceux qui travaillent dans le pays et au lieu de cela faisons-nous la promotion et la reproduction de ce que le marché a déjà estampillé et nous renvoie enveloppé dans ses règles ? (Exclamations et applaudissements prolongés.) De quoi nos institutions ont-elles besoin pour faire en sorte que nos créations culturelles les plus authentiques s’épanouissent ?

On entend beaucoup le reproche – sur lequel il est important que les organisations d’artistes réagissent – selon lequel le système d’entreprises ou les dénommées industries culturelles, liées à la création artistique, en matière de production, promotion et commercialisation, sont restées à la traîne.

La culture peut et doit contribuer au Produit intérieur brut du pays et c’est à cela que servent ses entreprises. Les insatisfactions des artistes et des créateurs qui doivent gérer absolument tout pour diffuser ou promouvoir leurs œuvres ne manquent pas, alors que ceux qui en auraient la responsabilité exercent une sorte de parasitisme de l’inactivité (exclamations et applaudissements prolongés).

Les artistes ont le devoir de payer leurs impôts, mais ils ne devraient pas avoir à payer les entreprises si celles-ci n’ont rien eu à voir avec leurs contrats de travail, leur promotion ou leur protection juridique (exclamations et applaudissements prolongés).

Le fait que ce parasitisme favorise la corruption est un secret de polichinelle (exclamations et applaudissements), et masque le non-respect de la fonction de représentation et de gestion des opportunités pour le créateur et son œuvre. Il est inutile et trompeur que le peu de ressources dont dispose le pays soit recyclé entre des organismes sans aucun effet sur l’économie réelle (Exclamations et applaudissements).

D’autres questions qui, à mon humble avis, devraient susciter des actions et des réactions de la part de nos créateurs regroupés au sein de l’UNEAC concernent ceux que certains d’entre nous appelons « mercenaires culturels », qui sont prêts à lyncher tout artiste ou créateur qui fait l’éloge de la Révolution ou chante en faveur des causes les plus difficiles et en même temps les plus nobles dans lesquelles sont engagées les forces progressistes de notre région et du monde (Applaudissements).

Souvenons-nous du message du général d’armée Raul Castro Ruz, à l’occasion du 55e anniversaire de l’UNEAC :

« Aujourd’hui, nous sommes doublement menacés dans le domaine de la culture : par les projets subversifs qui prétendent nous diviser et par la vague colonisatrice mondiale. L’actuelle UNEAC continuera de relever ces défis complexes avec courage, engagement révolutionnaire et intelligence. »

Cette plate-forme colonisatrice promeut les paradigmes les plus néolibéraux : un minimum d’État ; le marché le plus que possible ; tout se vend et tout s’achète ; le soi-disant succès unique de l’entreprise privée ; attentifs à ceux qui mettent le marché en premier et non la culture ; égoïsme et vanité personnelle et non engagement social de la culture (Exclamations et applaudissements).Nous avons déjà dénoncé le fait que l’administration étasunienne actuelle alloue de nouveau des fonds plus importants à la subversion et qu’elle demande à ceux qui souhaitent accéder aux terres privilégiées de l’empire de rendre compte de ce qu’ils font ou disent sur les réseaux sociaux. Au vu de ce que certains taisent ou disent contre leurs propres compatriotes, il est facile de déduire lesquels aspirent à gagner le pitoyable billet.

Marti les appellerait « apostats ». Je me demande si quelqu’un croit que le fait de servir celui qui nous soumet au blocus, nous attaque et entrave notre développement lui ouvrira pour longtemps la petite porte par laquelle ils donnent accès à ceux qui renient leurs racines.

Nous n’allons pas limiter la création, mais la Révolution qui a résisté 60 ans pour avoir su se défendre, ne va pas laisser ses espaces institutionnels entre les mains de ceux qui servent son ennemi, soit parce qu’ils dénigrent tout effort pour surmonter le siège économique, soit parce qu’ils bénéficient des fonds pour détruire la Révolution (applaudissements).
Les limites commencent avec le non-respect des symboles et les valeurs sacrées de la Patrie. (Applaudissements).

La Constitution que nous venons d’adopter et qui sera complétée par ses lois correspondantes a, parmi les premières, celle des symboles nationaux.

Les naïfs font autant de mal que les pervers. Ce ne sont pas des temps de négation des idéologies, ni de décontextualisation. Et rien de tout cela ne signifie nier la liberté de création ou faire des concessions esthétiques. Cela signifie avoir le sens du moment historique, savoir qu’au-delà de Cuba, le monde vit des heures de grands risques et d’incertitudes, où les puissants passent outre les lois internationales, déclenchent des guerres sous le couvert de « fake news » ou fausses nouvelles et détruisent des civilisations millénaires au nom de l’intervention humanitaire. Construire et défendre un projet socialiste signifie défendre l’humanisme révolutionnaire.

Comme à l’époque de « Paroles aux intellectuels », la Révolution insiste sur son droit à défendre son existence qui est, aussi, l’existence d’un peuple et de ses créateurs et intellectuels.

J’aurais beaucoup plus à leur dire, mais je sais qu’il y aura de nouvelles occasions de le faire. Nous avons proposé de tenir des réunions mensuelles avec les dirigeants élus et les groupes de créateurs, ainsi qu’avec les ministères, pour examiner tout ce sur quoi nous pourrons collaborer pour enlever chaque fois une partie plus grande des problèmes et des difficultés (applaudissements).

Pour cela, comptez sur le soutien du gouvernement, dont six ministres et vice-ministres des organismes de l’Administration centrale de l’État sont présents aujourd’hui. Le Rapport des commissions nous offre un très large éventail de questions que nous devons maintenant traiter ensemble et y apporter des solutions.

Ne laissez pas mourir le Congrès. Travaillez à faire une réalité de tout ce que vous estimerez bénéfique à la nation, à sa spiritualité, à l’avenir que ceux qui n’ont pas pu nous détruire veulent nous refuser.

Nous nous sentons à l’aise parmi vous, enthousiastes, optimistes, conscients de fait que comme nous l’enseigne Raul : « Oui, on peut » quand on le veut.  Et vous et nous, c’est-à-dire la Révolution, nous voulons la même chose :

Un pays libre, indépendant et souverain,

Fidèle à notre histoire,

Qui garantisse la justice sociale et une répartition équitable des richesses,

Dans le respect de la pleine dignité de l’être humain, femme et homme,

Avec une identité culturelle solide,

Où l’accès gratuit et universel à l’éducation sera préservé,

Qui avancera vers un développement économique équilibré et durable,

Prospère, inclusif, participatif,

Invulnérable sur les plans militaire, idéologique, social et économique,

Avec des services de santé gratuits de la plus haute qualité pour tous,

Solidaire, généreux, humaniste,

Qui condamnera toute forme de discrimination,

Où le crime organisé, la traite des personnes ou le terrorisme ne prospèreront jamais,

Défenseur des droits humains pour tous, et non pour des segments exclusifs ou privilégiés,

Libre de toute forme de violence, d’esclavage, d’exploitation humaine,

Avec un exercice exemplaire de la démocratie du peuple et non du pouvoir antidémocratique du capital,

Capable de vivre en paix et de se développer en harmonie avec la nature et de prendre soin des sources dont dépend la vie sur la planète.

Compañeros et compañeras,

J’adresse notre reconnaissance à Miguel Barnet pour le travail intense qu’il a réalisé durant ces années à la tête de l’Uneac.

Nous félicitons la nouvelle direction de l’UNEAC, son président élu, [Luis] Morlote, avec la conviction qu’ils comprennent que leur mission la plus importante est de déclencher une lutte intransigeante contre l’inculture et l’indécence (applaudissements), et dans cette bataille, les créateurs devront être, comme toujours, comme Fidel l’a demandé dans ses Paroles aux intellectuels : plus que des spectateurs, des acteurs.

Un monde meilleur est possible.

Nous avons hérité de cette conviction de nos parents et nous avons le devoir de la maintenir pour nos enfants.

Nous sommes Cuba ! Nous sommes continuité !

La Patrie ou la mort !

Nous vaincrons !

(Ovation)

Díaz-Canel: la creación artística junto con la gloria de la Patria

Las palabras del Apóstol fueron retomadas por el Preseidente de los Consejos de Estado y de Ministros, Miguel Díaz-Canel Bermudez, en la clausura del IX Congreso de la Uneac, en el Palacio de Convenciones…

MIGUEL DÍAZ-CANEL

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Díaz-Canel: la creación artística junto con la gloria de la Patria
La emoción más profunda, junto con la gloria patria, nos la provoca constantemente el contacto con la creación artística. (Marcelino Vázquez Hernández / ACN)

Versiones taquigráficas del discurso pronunciado por el Presidente de los Consejos de Estado y de Ministros, en la clausura del IX Congreso de la Uneac, en el Palacio de Convenciones.

Queridos escritores, artistas, creadores;

Compañeras y compañeros de la Presidencia;

Ministros y viceministros presentes:

Ante todo, reciban el cálido saludo del General de Ejército, del cual soy portador.

Ha concluido su IX Congreso.  No digo estos días de análisis y debate en el Palacio de Convenciones, sino los largos meses de intercambios y aportes desde las bases.  ¡Cuánta inteligencia y talento, cuánto se aprende de ustedes!

Es un proceso que hemos seguido de cerca en frecuentes encuentros con la Comisión Organizadora, tratando de aproximar, en lo posible, soluciones a las insatisfacciones más generalizadas, y confirmando, una vez más, el valor de ir a lo profundo del extraordinario caudal creativo del pueblo cubano. Allí siempre nos espera la verdad.

Permítanme sentirme uno más de ustedes: en la insatisfacción y también en el compromiso, soy un apasionado del arte y de la cultura en sus más diversas expresiones, sea de Cuba o universal.

Los temas que aquí se han tratado suelen ser pan de cada día en nuestra familia y entre amigos. Por las profesiones de mis tres hijos y de mi esposa, la cultura está de manera casi permanente en nuestras vidas.  Por imperiosa necesidad del espíritu, no sabríamos vivir sin acceso a las artes.

La emoción más profunda, junto con la gloria patria, nos la provoca constantemente el contacto con la creación artística. Personalmente no puedo separar el sentido de plenitud, incluso de felicidad, de un disfrute estético determinado.  Y si es cultura cubana, el goce se multiplica.

Lo que quiero decirles es que durante estos meses, estos días, estas horas, más de una vez nos hemos sentido entre ustedes, compartiendo lo que expresan y comprometidos con lo que hacen.

Y por lo que dicen y lo que hacen, sé que muchos de ustedes, alguna vez, pueden haberse sentido en nuestro lugar, desafiados a dar continuidad a un proceso histórico único, de un impacto y alcance universal y de un liderazgo solo comparable a la grandeza de la Revolución misma, hecho cultural superior que transformó desde la raíz a una nación pequeña y atrasada en una indiscutible potencia mundial, no por sus recursos materiales, sino por sus recursos humanos y sentimentales.

Nosotros cuando miramos al mundo y repasamos la historia podemos decir: ¡Qué milagro de país, en qué gran pueblo nos hemos convertido! Es lo que nos ocurre cuando asistimos a una función de ballet o danza, a conciertos de música, lo mismo en un gran teatro que en uno de nuestros barrios; a obras teatrales, a estrenos de cine, a ferias del libro, de artesanías, a galerías, a descargas de rumba o a escuelas de arte.

Un país bloqueado durante seis décadas, perseguido con saña y alevosía hasta en la gestión de medicamentos infantiles, acribillado mediáticamente por los medios más influyentes del planeta, no se ha conformado con resistir y sobrevivir. Como ya dije una vez: “Somos una Revolución que puede presumir de haber sido contada y cantada, desde sus orígenes, con el talento y la originalidad de sus artistas y creadores, intérpretes genuinos de la sabia popular y también de las insatisfacciones y esperanzas del alma cubana.

“Y así seguirá siendo. Intelectuales, artistas, periodistas, creadores, nos acompañarán siempre en el empeño de que este archipiélago que la Revolución puso en el mapa político del mundo siga siendo reconocido también por su singular modo de pelear cantando, bailando, riendo y venciendo”.

Quizás aún no hemos aprendido, y en algunos casos hemos desaprendido, a contar esa maravilla, pero nadie puede ya quitarnos el orgullo de ser una nación para respetar, gracias a una Revolución que siempre ha puesto al ser humano en el centro.

Es algo que nuestra generación les debe a los fundadores en primer lugar, desde Céspedes a Martí. A los creadores que continuaron sus luchas y fundamentalmente a Fidel, el indiscutible intelectual y guía de la generación histórica que, junto con la entrega de la tierra y las fábricas a los que la trabajaban, alfabetizó al pueblo, universalizó la enseñanza, creó poderosas instituciones culturales y en los momentos más difíciles nos enseñó que “la cultura es lo primero que hay que salvar”.

¿Por qué insistía Fidel en esa idea, que repitió tantas veces? Ustedes lo saben seguramente, pero no está de más recordarlo. Porque “no hay proa que taje una nube de ideas”, diría Martí.

Y Fidel supo advertir el riesgo de perder nuestra mayor fortaleza: la unidad, la identidad, la cultura, con la avalancha colonizadora que avanzaba en los tiempos de la globalización, con el acceso masivo a las nuevas tecnologías, promovido por los mercaderes modernos, no para enriquecer sino para empobrecer la capacidad crítica y el pensamiento liberador.

Consciente de que esas tecnologías de acelerado desarrollo serían una poderosa arma de educación y multiplicación del conocimiento a la que la Revolución no podía renunciar ni acceder tardíamente, Fidel creó la Universidad de Ciencias Informáticas (UCI) y paralelamente alertó a la sociedad cubana sobre la importancia de salvar la cultura.

Así como antes, en aquellas reuniones de la Biblioteca Nacional que dieron lugar a sus Palabras a los intelectuales y muy poco tiempo después a la creación de la Uneac, Fidel acudía a la vanguardia intelectual y artística para enfrentar desafíos que solo podía advertir un iluminado, como Barnet lo definió alguna vez.

Si hace 60 años fue vencido el intento de fracturar la unión visceral entre aquella vanguardia y su Revolución, es decir, ella misma y su pueblo, más tarde y muchas veces a lo largo de los años el adversario se empeñaría inútilmente en ello. En el cruce de siglos, la batalla alcanzaría cotas mayores golpeando a las fuerzas progresistas en la región y en el mundo.

Movimientos como la Red en Defensa de la Humanidad y proyectos culturales que florecieron por todo el país demostraron la extraordinaria fuerza de la vanguardia para alimentar y sostener la espiritualidad de la nación.

De la Uneac fundada por Nicolás Guillén y otras cubanas y cubanos universales emergió un compromiso para siempre con el destino de la cultura nacional, que se ha afirmado en estos días. Y es tremendo ver la continuidad de esa obra en una organización dirigida hasta hoy por uno de los más jóvenes delegados a aquella cita de hace 58 años:  el poeta, ensayista, etnólogo, intelectual, en suma, Miguel Barnet.

Aquí se ha hablado varias veces de las Palabras a los intelectuales. No concibo a un artista, a un intelectual, a un creador cubano que no conozca aquel discurso que marcó la política cultural en Revolución. No me imagino a ningún dirigente político, a ningún funcionario o dirigente de la Cultura, que prescinda de sus definiciones de principio para llevar adelante sus responsabilidades.

Pero siempre me ha preocupado que de aquellas palabras se extraigan un par de frases y se enarbolen como consigna. Nuestro deber es leerlo conscientes de que, siendo un documento para todos los tiempos, por los principios que establece para la política cultural, también exige una interpretación contextualizada.

Claramente Fidel planteó un punto de partida: la relación entre Revolución, la vanguardia intelectual y artística y el pueblo. Entonces, todos no tenían tan claro como Fidel lo que los artistas e intelectuales irían comprendiendo en el desarrollo de su obra: que la Revolución eran ellos, eran sus obras y era el pueblo.

Por eso resulta reduccionista limitarse a citar su frase fundamental: “Dentro de la Revolución todo, contra la Revolución nada”, soslayando que Revolución es más que Estado, más que Partido, más que Gobierno, porque Revolución somos todos los que la hacemos posible en vida y en obra.

Y también sería contradictorio con la originalidad y fuerza de ese texto, pretender que norme de forma única e inamovible la política cultural de la Revolución. Eso sería cortarle las alas a su vuelo fundador y a su espíritu de convocatoria.

Hoy tenemos el deber de traer sus conceptos a nuestros días y defender su indiscutible vigencia, evaluando el momento que vivimos, los nuevos escenarios, las plataformas neocolonizadoras y banalizadoras que tratan de imponernos y las necesidades, pero también las posibilidades que con los años y los avances tecnológicos se han abierto.

Hay que hacer lecturas nuevas y enriquecedoras de aquellas palabras. Hacer crecer y fortalecer la política cultural, que no se ha escrito más allá de Palabras… y darle el contenido que los tiempos actuales nos están exigiendo.

Ustedes han hecho bastante. Como hemos apreciado, han trabajado y avanzado mejor allí donde más coordinados han actuado con otras fuerzas intelectuales, como las que crean desde las universidades y otros centros de investigación de las ciencias sociales y humanísticas.

Evidentemente, hay más y mejores resultados donde la creación se apoya en nuevos soportes tecnológicos que facilitan el trabajo.

Hace unos días, compartiendo con la Comisión Organizadora, les comentaba sobre uno de los temas que más discusiones genera siempre en los eventos de la Uneac: la relación con el turismo. Y otro tema más actual que es la política cultural en los espacios de la economía estatal y los privados.

Hoy quiero reiterar que tenemos, desde la administración, el deber de ser coherentes. No hay una política cultural para el sector estatal y otra para el privado. En ambos sectores tiene que promoverse, defenderse, dárseles espacio a quienes hacen arte verdadero.

Y en el caso específico del turismo, yo he insistido en que la cultura es un eslabón fundamental en los encadenamientos productivos que nos interesa promover. Pero defiendo, sobre todo, que el turismo no solo lleve a los artistas a sus instalaciones, sino que propiciemos una muy intensa actividad cultural en todas nuestras ciudades y zonas turísticas que, a la vez que enriquezca la vida cultural del pueblo, atraiga y conquiste al visitante. Hay que ser auténticos y dejar de vender “shows enlatados”, productos de seudocultura que responden más a la rentabilidad que al orgullo de mostrar quiénes somos realmente.

Cuba es una potencia cultural y hoy el turismo, siendo como es una actividad económica que aporta cotidianamente al Presupuesto, la verdad es que todavía tributa mucho menos de lo que podría si los turistas salieran a consumir bienes y servicios, no solo culturales, pero sobre todo culturales (Aplausos).

A propósito, el sistema de escuelas de arte tiene una fuente de ingresos por exportación de servicios, insuficientemente explotada, en la generación de cursos en áreas de la enseñanza artística, en las que somos realmente fuertes y donde debemos establecer modalidades y precios coherentes con el nivel de la academia cubana.

En esa misma línea de pensamiento, a la Uneac le corresponde ser una especie de electrodo movilizador de fuerzas y acciones para la proyección internacional de nuestras industrias culturales. No olvidar que cuando todas las puertas se cerraron para Cuba por su osada pretensión de soberanía y libertad, hasta en el imperio se abrieron al menos ventanitas por donde entraron la música, las artes plásticas, el ballet, la danza, el teatro y otras manifestaciones culturales.

Los puentes que ha levantado la cultura cubana, apoyada por fieles amigos, en tantos años de ninguna  o escasas relaciones entre Cuba y Estados Unidos, nos han permitido sostener vivo un intercambio entre nuestros pueblos de tanta fuerza que la actual administración estadounidense se ha propuesto clausurarlo definitivamente.

Pero también hacia Europa, Asia, África, los intelectuales y artistas han fungido como embajadas culturales, han abierto puertas y favorecido entendimientos que podrían ser más difíciles y hasta imposibles sin ellos.

Hay mucho, mucho que trabajar en ese sentido.  Y ustedes tienen el talento, la fuerza y el conocimiento para hacerlo crecer, aportando al país recursos imprescindibles para su desarrollo.

Comparto igualmente las preocupaciones de quienes sienten que algunas instituciones de la Cultura se han quedado por detrás de los creadores.  Resulta inaceptable que no se comprenda que todas las instituciones culturales existen por y para los creadores y su obra (Exclamaciones y aplausos), no a la inversa, y que el burocratismo y la falta de profesionalidad ahogan la creación.

En la pelea contra esos molinos de viento, tan antiguos como dañinos, vemos un papel fundamental de la Uneac.  Es preciso hacer más proactiva a la organización en sus bases: indagar qué misiones cumple cada una en función de aquellos a quienes representan y qué ámbitos de discusiones lideran.  ¿Desde cuáles posiciones?  ¿Con qué liderazgos?

Igualmente veo a la Uneac batallando por rescatar y elevar el peso y el papel de la crítica cultural.  La sequía de análisis serios y bien fundamentados sobre los valores reales de obras y espacios culturales desestimulan a los creadores y privan a los públicos, particularmente a los más jóvenes, de criterios orientadores que establezcan las jerarquías artísticas a tiempo.

Es un hecho incontestable que los creadores cubanos residentes en el país tienen obras capaces de emular con lo mejor creado por sus contemporáneos que trabajan y viven en naciones del Primer Mundo, bajo condiciones materiales e incentivos muy superiores a veces, lo que les ha valido acceder a mercados exigentes.

¿Por qué desde Cuba no logramos insertar, difundir, exportar la obra de los que trabajan dentro del país y en cambio promocionamos y replicamos lo que ya el mercado acuñó y nos devuelve envuelto en sus reglas?  (Exclamaciones y aplausos prolongados.)  ¿Qué necesitan nuestras instituciones para hacer florecer nuestras más auténticas creaciones culturales?

Se escucha mucho la queja —sobre la cual es importante que actúen las organizaciones de artistas— de que el sistema empresarial o las llamadas industrias culturales, con relación a la creación artística, en cuanto a su producción, promoción y comercialización, se han quedado atrás.

La cultura puede y debe aportar al Producto Interno Bruto del país y para eso están sus empresas.  Sobran las insatisfacciones de artistas y creadores que deben gestionarse absolutamente todo para difundir o promocionar su trabajo, mientras quienes tendrían la responsabilidad de hacerlo ejercen una suerte de parasitismo desde la inactividad (Exclamaciones y aplausos prolongados).

Los artistas tienen el deber de pagar sus impuestos, pero no deberían tener que abonar a las empresas si estas no han tenido nada que ver con los contratos de trabajo, con su promoción ni con su amparo jurídico (Exclamaciones y aplausos prolongados).

Es un secreto a voces que ese parasitismo favorece la corrupción (Exclamaciones y aplausos) y enmascara el incumplimiento de la función de representación y gestión de oportunidades para el creador y su obra.  Es inútil y engañoso que el escaso dinero de que dispone el país sea reciclado entre entidades sin ningún efecto en la economía real (Exclamaciones y aplausos).

Otros temas que, en mi modesta opinión, deberían concitar acciones y reacciones de nuestros creadores agrupados en la Uneac tienen que ver con lo que algunos llamamos “mercenarios culturales”, esos dispuestos a linchar a cuanto artista o creador exalte a la Revolución o les cante a las causas más duras y a la vez más nobles en que están empeñadas las fuerzas progresistas de nuestra región y del mundo (Aplausos).

Recordemos el mensaje del General de Ejército Raúl Castro Ruz, en ocasión del aniversario 55 de la Uneac: “Hoy estamos doblemente amenazados en el campo de la cultura: por los proyectos subversivos que pretenden dividirnos y la oleada colonizadora global.  La Uneac del presente continuará encarando con valentía, compromiso revolucionario e inteligencia, estos complejos desafíos.”

Esta plataforma colonizadora promueve los paradigmas más neoliberales: Estado mínimo, mercado hasta donde más sea posible, todo se vende y se compra, el supuesto éxito único de la empresa privada; atentos a los que ponen por delante mercado y no cultura; egoísmo y vanidad personal y no compromiso social de la cultura (Exclamaciones y aplausos).

Ya se ha denunciado que la actual administración estadounidense destina nuevos y mayores fondos a la subversión y que pide a quienes desean acceder a los cotos privilegiados del imperio que rindan cuenta de cuanto hacen o dicen en las redes sociales.  Por lo que callan y por lo que dicen algunos contra sus propios compatriotas, es fácil colegir quiénes aspiran a ganarse el penoso boleto.  Apóstatas les llamaría Martí.  Me pregunto si alguien cree que servir al que nos bloquea, ataca y obstaculiza nuestro desarrollo le abrirá por largo tiempo la pequeña puerta por la que les dan acceso a quienes reniegan de su raíz.

No vamos a limitar la creación, pero la Revolución que ha resistido 60 años por haber sabido defenderse, no va a dejar sus espacios institucionales en manos de quienes sirven a su enemigo, sea porque denigran cualquier esfuerzo por sobreponernos al cerco económico o porque se benefician de los fondos para destruir a la Revolución (Aplausos).

Los límites comienzan donde se irrespetan los símbolos y los valores sagrados de la Patria (Aplausos).

La Constitución que acabamos de aprobar y que se complementará con sus leyes correspondientes tiene, entre las primeras, la de los símbolos nacionales.

Los ingenuos hacen tanto daño como los perversos. No son tiempos de negar ideologías, ni de descontextualizar.  Y nada de esto significa negar la libertad de creación ni hacer concesiones estéticas.  Significa tener sentido del momento histórico, saber que más allá de Cuba el mundo vive horas de mucho riesgo e incertidumbre, donde los poderosos pasan por encima de las leyes internacionales, lanzan guerras al amparo de las llamadas fake news o falsas noticias y destruyen civilizaciones milenarias en nombre de la intervención humanitaria.  Construir y defender un proyecto socialista significa defender el humanismo revolucionario.

Como en los tiempos de Palabras a los intelectuales, la Revolución insiste en su derecho a defender su existencia que es, también, la existencia de un pueblo y de sus creadores e intelectuales.

Tendría mucho más que decirles, pero sé que habrá nuevas oportunidades para hacerlo.  Nos hemos propuesto realizar encuentros mensuales con la directiva electa y grupos de creadores, junto a los ministerios, para revisar todo cuanto podamos colaborar en arrancarles cada vez un pedazo mayor a los problemas y dificultades (Aplausos).

Para eso cuenten con el apoyo del Gobierno, presentes aquí seis ministros y viceministros de los organismos de la Administración Central del Estado.  El Dictamen de las comisiones nos ofrece un menú de temas muy amplio que debemos ahora abordar entre todos y en darle solución.

No dejen morir el Congreso.  Trabajen por hacer realidad todo lo que entiendan que aportará al bien de la nación, a su espiritualidad, al porvenir que quieren negarnos los que no han podido destruirnos.

Entre ustedes nos sentimos cómodos, entusiastas, optimistas, conscientes de que como nos enseña Raúl:  “Sí se puede” cuando se quiere.  Y ustedes y nosotros, es decir, la Revolución, queremos lo mismo:

Un país libre, independiente y soberano;

Fiel a nuestra historia;

Que garantice justicia social y justa distribución de la riqueza;

Con respeto a la dignidad plena del ser humano, mujer y hombre;

Con una sólida identidad cultural;

Donde se preserve el acceso gratuito y universal a la educación;

Que avance hacia un desarrollo económico equilibrado y sostenible;

Próspero, inclusivo, participativo;

Invulnerable militar, ideológica, social y económicamente;

Con servicios de salud gratuitos y de la mayor calidad para todos;

Solidario, generoso, humanista;

Que repudie todas las formas de discriminación;

Donde no prosperen nunca el crimen organizado, la trata de personas o el terrorismo;

Defensor de los derechos humanos de todos, no de segmentos exclusivos o privilegiados;

Libre de toda forma de violencia, esclavitud, explotación humana;

Con un ejercicio ejemplar de la democracia del pueblo y no del poder antidemocrático del capital;

Capaz de vivir en paz y desarrollarse en armonía con la naturaleza y cuidando las fuentes de las que depende la vida en el planeta.

Compañeras y compañeros:

Nuestro reconocimiento a la intensa labor realizada por Barnet en estos años al frente de la Uneac.

Felicitamos a la nueva dirección de la Uneac, a su presidente electo, Morlote, con la certeza de que comprenden que su misión más importante es desatar una irreconciliable batalla contra la incultura y la indecencia (Aplausos), y en ese bregar los creadores deberán ser, como siempre, como pidió Fidel en Palabras a los intelectuales:  más que espectadores, actores.

Un mundo mejor es posible.

Esa certeza la heredamos de nuestros padres y tenemos el deber de sostenerla para nuestros hijos.

¡Somos Cuba!   ¡Somos continuidad!

¡Patria o Muerte!

¡Venceremos!

(Ovación)

(Versiones Taquigráficas – Consejo de Estado)

 

 
 

Picasso raconte la guerre au Musée de l’Armée

Picasso raconte la guerre au Musée de l’Armée

© Succession Picasso 2019
À VOIR
Le peintre espagnol, qui a habité en France de 1901 jusqu’à sa mort en 1973 , a vu sa vie rythmée par les guerres : Première Guerre mondiale, Guerre d’Espagne, Seconde Guerre mondiale, et Guerre Froide. Paradoxalement, l’artiste ne s’est jamais confronté frontalement à la guerre : il réussit à passer entre les mailles du service militaire.

Réalisée en partenariat avec le Musée national Picasso-Paris, cette exposition explore le rapport de Picasso aux conflits, qui ont nourri et influencé son œuvre. Celui qui a frappé les esprits avec Guernica, devenue aujourd’hui une icône universelle du pacifisme, se livre dans une sélection d’œuvres retraçant son ressenti face aux événements.

La création, Picasso l’envisage comme son « journal » : dès son plus jeune âge, il fait apparaître dans son travail des faits d’actualité. Au cœur de la guerre et de l’occupation, l’artiste réfugié en France se retrouve dans une période sombre, et son art est qualifié de « dégénéré ». A la libération, des symboles de paix viennent se mêler aux motifs de guerre qui jalonnaient jusqu’ici ses œuvres. Construite de manière chronologique, l’exposition présente des œuvres de Picasso qui n’hésitent pas à dialoguer avec des éléments de contexte : archives personnelles, presse, photographies, objets.

Des nombreuses animations sont prévues en parallèle de l’exposition. Le chef Alain Passard donnera notamment une masterclass culinaire toute particulière, puisque qu’elle nous apprendra la cuisine « en temps de guerre ». Alain Passard y réinterprétera une recette issue de l’ouvrage Cuisine et restrictions d’Édouard de Pomiane, livre emblématique de la Seconde Guerre mondiale.

Des séances de cinéma, des représentations théâtres, ainsi qu’un cycle de conférence viennent également agrémenter l’accrochage, visible jusqu’au 28 juillet 2019.

Picasso et la guerre
Musée de l’Armée
Jusqu’au 28 juillet 2019
https://www.musee-armee.fr/au-programme/expositions/detail/picasso-et-la-guerre.html