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Voir son cauchemar se réaliser ou poursuivre dans une reconquête offensive?

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Voici ce que j’écrivais alors que Maxime Gremetz m’envoyait de réunions en réunions assister au bradage du socialisme européen, comme je le raconte dans la première partie de mes mémoires, j’ai retrouvé ces notes mais je ne les ai pas utilisées dans la rédaction de ces mémoires, c’est l’actualité qui remet le cauchemar au goût du jour.

L’actualité sous un triple aspect, un la célébration incroyable du débarquement avec Trump en chef de parade, le coma dépassé de la pensée tel qu’il apparait dans nos médias et le chœur des vierges qui s’inquiète de la résurrection de la gauche…

Quand j’ai écrit ces lignes, je vivais alors la mort de mon compagnon et la maladie de mon enfant, cela ne prédisposait pas à un optimisme béat, mais ce que je voyais se dérouler sous mes yeux, la manière dont de la Hongrie à l’Italie en passant par la maison mère l’URSS de Gorbatchev et la Pologne d’où tout partait sous le patronage de Jean-Paul II, Walesa et de la CIA, des dirigeants communistes prétendaient rallier la social démocratie et dénonçaient le « soviétisme » qui avait empêché les traditions nationales, le vrai socialisme de s’épanouir. En fait de traditions c’étaient celle du national socialisme qui avaient fleuri dans ces lieux et qui refleuriront quand les PC passèrent à la social démocratie. Tout cela est longuement décrit dans mon livre, les faits, les événements. Ce qu’il en ressort c’est que les mouvements divers, les premières révolutions oranges qui secouaient le socialisme européen relevaient d’aspirations confuses et contradictoires mais la contrerévolution qui s’ensuivit ne fut jamais présentée aux peuples comme la fin du socialisme et l’apparition d’un monstrueux capitalisme mais bien comme une manière de joindre au socialisme les avantages supposés du libéralisme.

Voici donc ce que je ressentais en ce temps-là, les cauchemars dans lesquels je me débattais:

Depuis l’enfance, je fais le même rêve: on vient me chercher pour me conduire dans un camp d’extermination, dans l’antichambre des tortures. Toujours je demeure pétrifiée, incapable de résister, les jambes coupées. Je me laisse faire, parfois je vais jusqu’à préparer ma valise et me présenter toute seule au rendez-vous de mes bourreaux.

Cette nuit, j’ai erré dans une ville traversée par des canaux. J’étais à Bruges. Moi, debout dans une longue barque plate chargée d’enfants à qui j’imposais le silence, j’avais le cœur étreint de l’angoisse d’être rejointe. Nous longions des façades verdâtres rongées par l’humidité. Elles étaient aveugles pour la plupart mais, ça et là, il y avait des fenêtres éclairées d’une lumière blême. Derrière il se passait des choses innommables dont je devais protéger les enfants. Nous glissions sans bruit sur l’eau visqueuse, j’appuyais sur une gaffe, en me redressant après l’effort. Tout à coup, au loin, un bruit d’orchestre, celui d’une parade de cirque, a commencé à enfler. J’ai vu apparaître un radeau sur lequel s’agitaient des nains et d’affreux clowns: les nouveaux maîtres du monde. Ils étaient là, obscènes, stupides, comme sur un plateau de télévision avec un présentateur prêt à toutes les servilités et un fond de rires préenregistrés.

J’allais à la rencontre de ceux que je cherchais à fuir.

Et bien, hier en regardant la télévision, j’ai repensé à ce cauchemar prémonitoire: me voici au rendez-vous. J’ai fait le tour de la planète pour que nous tentions moi et les enfants de leur échapper et ils sont là, encore plus stupides, plus obscènes, plus vides et dangereux que je les avais imaginés.

Trump, le clown en chef, en train de couvrir de sa fanfare et de celle de ses alliés la réalité de ce que fut la deuxième guerre mondiale. Même ceux qui ignorent – ils sont nombreux dans les jeunes générations – à qui l’on doit réellement la victoire sur le nazisme devraient bien se dire que s’il ne tenait qu’à Trump et à ses partisans, le nazisme serait au pouvoir. Mais que penser de Macron? Macron fier d’avoir réussi son opération à la Mitterrand, faire du Rassemblement National sa seule opposition crédible. Sous le parrainage du trublion de mais 68, anticommuniste de toujours Cohn Bendit, le Jadot ni à droite ni à gauche, a déjà la bague de fiançailles au doigt.  Ils  vont venir renforcer les choix libéraux de l’Europe, une manière de maintenir à flot un navire qui fait eau de toute part et où l’alternance sans alternative entre socialistes, démocrates et démocratie chrétienne conservatrice a épuisé son potentiel d’électeurs. Une Europe empêtrée dont les  28 cas de figure en reviennent toujours au même, mettre en concurrence les forces de travail pour gonfler les capitaux, faire sortir le sang du profit de la plèbe. Tous ces gens ignobles, des clowns dénuées de la moindre envergure, déguisés pour la parade en train de célébrer la victoire des « alliés » sur l’Allemagne nazie, en oubliant à qui ils la devaient.

Tandis que Xi et Poutine renforcent leur alliance et que le reste de la planète se demande comment se débarrasser d’un Trump qui a la moitié du cerveau acquise au Klux klux klan et l’autre moitié en tiroir caisse, de lui, et de nous glorieux français, ils se la jouent tous seuls en sauveurs de l’humanité eux et la cour d’Angleterre…

Croyez -vous que la liquidation du PCF soit étrangère à ce négationnisme historique qui nous conduit à être rejoints par ceux que l’on feint de fuir?

Mais ce n’était pas tout, il y eut la parodie de l’intellectuel contestataire, Finkielkraut venant s’expliquer sur son « dérapage » sur l’équipe de foot féminine. Tel que l’éternité le change il a meuglé son désespoir, sa solitude, les hyènes déchaînées contre lui. Il a accompli, lui et le plateau qui l’entourait l’exploit de porter le dérisoire de tous nos combats de femmes comme une ode à Macron. Il fallait chuter bien bas pour faire ressortir l’excellence du pouvoir français, de ses valeurs « actuelles », ce fut fait. Là encore quand l’alternative est entre Macron et Trump c’est l’asphyxie.

Sur les réseaux sociaux, ceux où intervient « la gauche dite radicale » un seul sujet : comment redonner vie à la gauche? Chacun y va de la sienne, et bien sûr l’épouvantail Rassemblement national est là pour donner quelque crédibilité à cet épuisement généralisé.

Pourtant depuis les années 1989 où je faisais ce cauchemar, l’expérience a été faite, refaite et étale tous les jours les conséquences de ses errances. La gauche pour la gauche et donc comme un moindre mal, la tambouille électorale de la lutte des places ne mène que là où nous en sommes.

Que l’on me comprenne bien, nous sommes à la veille des municipales et cela prédispose à ce genre de discours, je ne suis pas ennemie loin de là des rassemblements nécessaires pour gérer une ville, mais je puis vous assurer que la meilleure manière d’offrir sur un plateau celles-ci à Macron ou au Front National, c’est de continuer à appliquer des recettes auxquelles personne ne croit comme de ce discours creux et politicien, cette volonté de redonner un avenir à la gauche, c’est-à-dire soyons clairs au PS ou à l’un de ses avatars.

J’aurais espéré un autre discours du moins entre militants communistes, comment renforcer le parti communiste ? ce n’est pas simple question de boutique: en effet toutes les expériences d’une gauche autour de la social démocratie, PS ou mouvement, ont toutes abouti au même résultat, sans un parti communiste fort, la gauche ne cesse de trahir les classes populaires et entraine leur abstention, la dérive de l’ensemble de la société vers l’extrême-droite.

Si mes chiffres sont exacts, aux dernières européennes, nous n’avons absolument pas mordu dans la classe ouvrière et là est le véritable problème. Celui qu’a largement créé le Congrès de Martigues, détruire notre organisation et la manière dont elle était en prise sur les entreprises et les quartiers populaires. J’aurais aimé un début de réflexion là-dessus. Mais le poids de l’ancien leste lourdement le Conseil National, l’exécutif, là encore sous prétexte d’unité du parti, on entraîne dans les ornières d’un discours qui ne débouche sur rien et qui ne trompe personne.

C’est un peu comme l’Humanité qui quand il s’agit de faire appel aux souscriptions se retourne vers les communistes, mais quand il s’agit de faire parler Ian Brossat à sa fête n’est plus selon le mot de Pierre Laurent de l’époque, le journal des communistes. Lui prend la parole pour ne rien dire, mais pas Ian Brossat, l’image de la campagne. L’impossibilité de savoir qui paye qui, dans quelles poches tombent les subventions européennes du PGE et combien cette organisation coûte au Parti communiste. Bien sûr il vaut mieux parler de la résurrection de l’Union de la gauche, cela évite bien de gênantes questions: l’unité vous-dis-je, le rassemblement national nous menace et la gauche est là…

Même si on ne prend pas en compte la nécessité de l’existence d’un parti communiste, il est clair que toutes les solutions à « gauche » qui ont prétendu nier ce fait ne cessent de démontrer leur échec et ce depuis plus de vingt ans.

Il faut aussi bien voir que désormais les citoyens ont besoin de lisibilité et que le message doit être clair pour au moins mobiliser ses soutiens. Est-ce que la « gauche » est dans ce cas? Non! J’ajouterai que le PCF a encore du chemin à accomplir pour que son message soit audible, or il n’est jamais question de cela dans ce chœur vertueux qui en appelle à la « gauche » pour censément faire front au Rassemblement national, alors que celui-ci est la créature de la dite « gauche, de Mitterrand à Macron, fils des œuvres de Hollande et de l’Institut Montaigne.

Enfin, la plupart des problèmes que nous nous posons ont non seulement une dimension européenne de soutien ou non à l’OTAN et au grand capital, mais désormais une dimension planétaire, la paix, l’environnement et le renforcement de l’exploitation capitaliste, rien ne peut être pensé sans prendre position à ce niveau. La « gauche » française jusqu’ici à ma connaissance s’est montrée sous couvert des « droits de l’homme » le meilleur soutien de la politique de la CIA et de l’OTAN, et il n’y a eu aucune voix pour protester contre la politique étrangère néo-colonialiste et soumise aux Etats-Unis qui fait consensus.

Certes un programme municipal peut paraître étranger à ces grands enjeux, mais la question de l’avenir du PCF ne doit pas se jouer à chaque élection comme nous en avons pris la détestable habitude. Et la campagne des municipales ne doit pas servir de prétexte pour éluder ce qui depuis tant d’années nous a tous conduits là où nous en sommes. Au contraire, autrement comme dans mon cauchemar on se retrouve devant ce que l’on prétendait fuir.

Il y a eu un bougé, il peut ne pas être contradictoire avec l’échéance électorale qui est devant nous au contraire, mais il faut arrêter de faire comme si un Congrès n’avait pas eu lieu, comme si la bataille des européennes n’avait pas été un premier pas important. Parce que quel que soit l’avenir et s’il s’avère pire que ce que l’on peut entrevoir, on aura bien besoin des communistes organisés et combatifs pour y faire face.

Danielle Bleitrach

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La Chine a préparé une frappe de terres rares aux Etats-Unis

La guerre par d’autres moyens… (note de danielle Bleitrach)

La Chine répond aux États-Unis d'un coup dur pour Huawei

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22 mai 2019, 10h10
Photo: Jason Lee / Reuters
Texte: Olga Samofalova

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Pékin prépare une frappe de représailles contre Washington dans le contexte de l’escalade de la guerre commerciale et de son histoire avec Huawei. Les experts estiment que Pékin sortira  un atout caché: sa domination sur le marché mondial des métaux de terres rares. L’ensemble du secteur de la haute technologie aux États-Unis, y compris l’activité d’Ilon Mask et le monde d’Apple, sera atteinte. Le gagnant dans cette guerre sera celui qui n’y participe pas, à savoir la Russie.

La visite du président de la République populaire de Chine, Xi Jinping, à l’usine de production de métaux de terres rares, alors que Washington frappait le chinois Huawei, a été accomplie  pour laisser entendre que ces métaux pourraient être utilisés comme armes dans la guerre commerciale avec les États-Unis, rapporte  Bloomberg. Cette visite « envoie aux États-Unis un signal d’alarme indiquant que la Chine pourrait utiliser des métaux des terres rares comme mesure de représailles à mesure que la guerre commerciale s’intensifie », a déclaré Yan Kunhe, analyste pour Pacific Securities. Selon lui, la Chine pourrait limiter l’exportation d’éléments de terres rares vers les États-Unis.

L’édition autrichienne de Contra Magazin estime également que, dans un avenir proche, la Chine pourrait utiliser «une option nucléaire» dans la guerre commerciale avec les États-Unis – pour arrêter l’exportation de «terres rares» vers les États-Unis.

Enfin, Jin Canrong, professeur à l’Université du peuple chinois, dans son article dans le Global Times, a qualifié l’embargo sur les métaux des terres rares en provenance de Chine comme l’un des trois atouts de Pékin dans la guerre commerciale avec les États-Unis.

Ce n’est pas par hasard que les États-Unis ont fait des exceptions pour les métaux de terres rares en introduisant des droits de douane de 10%, puis en augmentant les droits à 25 milliards de dollars sur les produits chinois. Et les Américains n’incluent pas ces métaux dans la nouvelle liste des produits chinois surtaxés par les droits de douane pour 300 milliards de dollars supplémentaires.

La Chine produit chaque année environ 105 000 tonnes de métaux des terres rares, soit environ 81% de la production mondiale. Une interdiction ou des restrictions sur l’approvisionnement en métaux de terres rares en provenance de Chine toucheraient le secteur technologique américain.

«La Chine a dominé le marché des métaux de terres rares et dominera encore pour au moins deux décennies. Beijing représente 90% de l’offre de métaux des terres rares, et ce sont les Chinois qui déterminent leur prix. Le Parti communiste chinois (PCC) est le bénéficiaire ultime des entreprises impliquées dans l’extraction de métaux de terres rares. Il contrôle et manipule ce marché », a déclaré au journal VZGLYAD Alexander Toporkov, directeur de la société TDM96, qui vend des métaux de terres rares chinois (REM) en Russie.

Les métaux de terres rares sont contenus dans chaque téléphone, dans chaque voiture, dans chaque avion. Toporkov donne des exemples d’utilisation de métaux de terres rares. Ainsi, les haut-parleurs et les micros des téléphones fonctionnent avec des aimants en néodyme de terres rares. Une teneur élevée en métaux des terres rares est notée dans les batteries, les revêtements pour avions, y compris les revêtements russes, à base de poudres de zirconium-yttrium. Les turbines et les pales d’avions / hélicoptères sont également recouvertes de ce composé pour augmenter la résistance à l’usure et limiter le vieillissement et la température. En outre, le développement de systèmes de moteurs à pistons à haute résistance (russes et américains), avec l’ajout de divers métaux de terres rares alliés à l’aluminium – scandium, erbium, yttrium – est en cours.

«Tous les produits d’Ilon Mask, tant dans le secteur automobile que dans celui de l’aérospatiale, contiennent une quantité énorme de composés de terres rares. La société américaine Molycorp, qui extrait des métaux de terres rares, ne peut pas satisfaire tous les besoins des sociétés de Mask, sans parler de toutes les autres entreprises du secteur de la haute technologie. À savoir, ils sont les principaux consommateurs de métaux des terres rares « ,

– dit Toporkov.

Selon l’édition autrichienne de Contra Magazin, le manque d’approvisionnement régulier en métaux de terres rares perturbera toute la chaîne d’approvisionnement des entreprises de technologie américaines, en particulier l’industrie de la défense américaine.

Les métaux des terres rares sont les matières premières nécessaires à la production de puces américaines de haute qualité, qui sont vraiment les meilleures au monde, a noté le professeur chinois. Leur développement et leur production étant très coûteux, les Américains les vendent à un prix très élevé. Et le principal acheteur est la Chine. En 2018, les ventes mondiales de puces ont totalisé 469 milliards de dollars, dont la majeure partie, soit 300 milliards de dollars, a été importée par Beijing.

Si Trump bloque la vente de puces haut de gamme à la Chine, les fabricants américains de puces vont faire faillite, causant d’énormes dégâts à Wall Street. Alors que la Chine s’en sortira avec une légère frayeur, sauf que la modernisation de l’industrie ralentira un peu, mais Pékin commencera plus activement à remplacer les importations par des puces.

«Les États-Unis ont leurs propres réserves de terres rares, mais il leur faudra des années pour reconstruire leur industrie des terres rares et pouvoir satisfaire leurs besoins en puces. Même lorsque les États-Unis auront achevé la reprise de l’industrie, la Chine aura déjà achevé la R & D sur les puces de haute qualité et commencera à exporter ses propres produits », a déclaré un professeur de l’Université nationale chinoise.

«Les métaux des terres rares sont l’un des nombreux outils utilisés par la Chine pour atteindre ses objectifs», reconnaît Toporkov. De plus, il n’est pas du tout nécessaire que Pékin impose un embargo complet sur ces métaux, il leur suffit d’augmenter leurs prix.

« La Chine peut » frapper  » par une hausse des prix des métaux des terres rares. Et ce n’est même pas une probabilité, c’est un fait – les prix du marché sont déjà montés en flèche suite aux nouvelles concernant Huawei. La Chine ne refusera probablement pas de fournir des REM à l’Amérique, mais elle introduira des droits d’exportation plus élevés aux États-Unis et au Japon », a déclaré Toporkov.

Selon lui, les prix des aimants pour terres rares en Chine ont déjà bondi de 10% en une seule journée. Selon les prévisions des partenaires chinois, et selon cette dynamique, le prix des composants destinés uniquement aux aimants augmentera de 50 à 100% au cours des prochains mois, a déclaré Toporkov.

Il y a sept ans, la Chine était déjà confrontée à un tel scénario à l’époque d’Obama, au moment de l’introduction unilatérale de quotas d’exportation pour les métaux de terres rares, entraînant une forte hausse des prix. Et puis Beijing s’est retranchée derrière l’écologie, dont les dégâts sont causés par l’extraction de métaux de terres rares. Ensuite, la Chine n’a reçu qu’une résistance verbale, mais pas réelle. Maintenant, la Chine peut commencer la même histoire avec un résultat assez prévisible – «et personne ne peut rien faire à ce sujet», a déclaré Toporkov.

Et dans le même temps, le Japon souffrira à cause de ses amis États-Uniens. «Pour les Japonais, les prix augmenteront afin d’empêcher toute tentative de réexportation de métaux de terres rares par le Japon vers les États-Unis. Le marché japonais est également extrêmement dépendant de REM. Dans une seule voiture, la Honda Prius contient jusqu’à 7 kg de métaux des terres rares. En outre, le Japon est un vieil ennemi et c’est un honneur pour la Chine de lui causer des problèmes », explique l’expert.«Les citoyens chinois attendent depuis longtemps une action décisive de Xi Jinping contre les États-Unis. Et cette question est vécue avec beaucoup de passion dans la société. Les armes sous forme de métaux de terres rares dans une guerre commerciale peuvent être utilisées. Et c’est très douloureux pour certains – les États-Unis et le Japon, et c’est très bénéfique pour d’autres – pour la Russie, résume l’expert russe. « Mais comment M. Xi va-t-il se comporter maintenant? » Sera-t-il capable de répondre sérieusement à Trump, ou va-t-il à nouveau se contenter de demi-mesures en politique étrangère?  »

La Russie peut vraiment tirer profit de cette guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis sur les terres rares. «Comme on le sait, celui qui ne participe pas à la guerre gagne. Et dans ce cas, tout le monde nous favorise – les deux plus grandes économies « se battent » entre elles, et nous les opposons et avec un taux de change du rouble artificiellement affaibli, nous devrions construire une production Hi-Tech et attirer des investisseurs, car la main-d’œuvre en dollars n’est pas très bon marché », a déclaré la source.

Dans le bon sens, Roskosmos doit faire demi-tour: commencer à poinçonner ses composants «uniques» pour les fusées et les exporter de manière rentable aux États-Unis. La route s’ouvre sur de nouvelles pièces, outils, structures et non sur des matières premières. Il est temps de commencer à échanger des produits et des composants de haute technologie plutôt que des matières premières. Et nos relations étroites avec la Chine devraient y contribuer », conclut Toporkov.

La deuxième carte maîtresse entre les mains de la Chine contre Washington est la dette nationale des États-Unis, a déclaré un professeur à l’Université China People’s University. La Chine détient plus de 1 billion de dollars d’obligations du Trésor américain. C’est Pékin qui a le plus contribué à la stabilisation de l’économie américaine en achetant des dettes américaines pendant la crise financière de 2008. Ce qui attend l’économie américaine, si Pékin commence à se débarrasser d’une part importante de la dette américaine, comme le fait la Russie, c’est même difficile à imaginer.

Enfin, la dernière carte dans la manche de Beijing est le marché des entreprises américaines en Chine. Les fabricants américains sont venus s’installer en Chine il y a longtemps, immédiatement après les grandes réformes et l’ouverture chinoises. Ici, ils réalisent un bénéfice énorme – nettement supérieur à celui des entreprises chinoises sur le marché américain.

Dans les statistiques officielles des États-Unis sur les échanges commerciaux avec la Chine, il existe une part importante de ruse. D’une part, les États-Unis n’ont réellement exporté que 120 milliards de dollars vers la Chine et importé des marchandises de Chine à hauteur de 540 milliards de dollars (données 2018). Cependant, les statistiques américaines ne tiennent pas compte d’un fait simple: de nombreux produits fabriqués en Chine appartiennent à des sociétés américaines. Par exemple, les mêmes «iPhones» collectés en Chine seront ensuite vendus aux États-Unis. Ils seront considérés comme des exportations chinoises, mais le truc, c’est que les entreprises chinoises gagnent beaucoup moins en production et en transformation que les Américains elles-mêmes en développant et en commercialisant des smartphones tout prêts.

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USA: UN COMMUNISTE AMÉRINDIEN REMPORTE UNE ÉLECTION LOCALE DANS LE WISCONSIN

https://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Un-communiste-amerindien-remporte-une-election-locale-dans-le-Wisconsin_a14271.html?fbclid=IwAR3eqD6foiub7-pUfY_Yb4RP-cheNkLz_C0litgAREb-I5rYOLEQ3lQ09RQ

Espace nord-américain : Etats-Unis-Canada-Québec
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UN COMMUNISTE AMÉRINDIEN REMPORTE UNE ÉLECTION LOCALE DANS LE WISCONSIN Mardi 7 Mai 2019
La petite ville industrielle d’Ashland dans l’Etat du Wisconsin (7800 habitant.e.s) a connu des élections locales début avril pour renouveler 5 des 11 sièges (ward) de son Conseil municipal. A l’issue de ce scrutin, Wahsayah Whitebird (CPUSA) remporte le siège dans le ward n°6 – article et traduction Nico Maury

Un communiste amérindien remporte une élection locale dans le Wisconsin
C’est historique et cela révèle que les mentalités changent aux Etats-Unis. Jadis honnis et bannis, les communistes connaissent un renouveau politique permis, entre autre, par ce bel élan de la révolution Sanders.

Des élections locales se sont déroulées le 2 avril à Ashland, dans le Wisconsin. Wahsayah Whitebird, membre du Parti communiste des Etats-Unis (CPUSA), a vaincu le président sortant du conseil municipal, David Mettille.

Alors que des candidat.e.s socialistes remportent des élections dans les grandes villes, dans le nord du Wisconsin, pour la première fois de son histoire, un communiste siègera au conseil municipal d’Ashland. Wahsayah Whitebird a vaincu l’élu sortant Mettille avec 52 voix contre 42.

Wahsayah Whitebird est ouvrier dans une épicerie de ville, et membre du syndicat des Travailleurs et travailleuses unis de l’alimentation et du commerce. Il est Amérindien ouvertement communiste menant une campagne politique à l’ancienne en faveur de la classe ouvrière pour « des salaires plus élevés, des logements abordables et plus de refuges pour sans-abri ».

Désormais en mesure de donner suite à ses promesses électorales, Wahsayah Whitebird prévoit d’introduire une ordonnance municipale visant à augmenter le salaire minimum. Mais aussi des projets industriels et agricoles publics.

« Je suis communiste, je jette un phare pour celles et ceux qui me rejettent mais aussi pour celles et ceux qui sont d’accord avec moi ».

 

 
 

Trump menace Cuba pour son soutien au Venezuela

Bas les pattes sur Cuba,  la solidarité notre solidarité de communiste doit se renforcer autour du Venezuela et de Cuba menacés. Il y a aujourd’hui la nécessité pour le PCF de donner un nouvel élan à l’internationalisme. Le PCF a 100 ans d’histoire de soutien aux défavorisés, de combats de la classe ouvrière  et de tous les salariés, 100 ans de luttes pour l’émancipation des femmes; 100 ans de lutte pour l’indépendance nationale et la création artistique, scientifique, 100 ans  de lutte pour la paix, 100 ans de solidarité internationale. Il n’a jamais eu à changer de nom. Mais il doit reconquérir ce rôle, lui donner sa réalité. Pourquoi ne pas faire de la fête de l’humanité un grand rendez-vous internationaliste autour de Cuba menacé?  (note de danielle Bleitrach)

Washington, 30 avril (Prensa Latina) Dans le cadre de la recrudescence de l’agressivité de l’administration nord-américaine contre Cuba en raison de sa solidarité envers le Venezuela, le président étasunien, Donald Trump, a aujourd’hui menacé de renforcer l’embargo imposé à l’île depuis près de 60 ans.

Lors d’une journée durant laquelle le propre mandataire, ainsi que des figures de son administration, ont exprimé leur soutien à la tentative de coup d’État dans le pays sud-américain, Trump a répété sur Twitter l’argument employé par son Gouvernement, et selon lequel Cuba maintient des troupes au Venezuela, ce qui est totalement réfuté par les autorités insulaires.

“Si les troupes et milices cubaines ne mettent pas immédiatement fin aux opérations militaires, et d’autres types, destinées à provoquer la mort et la destruction de la Constitution du Venezuela, un embargo total et complet, conjointement à des sanctions du plus haut degré, seront imposés à l’île de Cuba”, a manifesté le mandataire.

“Nous espèrons que tous les soldats cubains retournent sur leur île sans tarder et en paix!”, a ajouté le chef de la Maison Blanche, qui a, depuis son arrivée au pouvoir en 2017, intensifié l’hostilité contre la plus grande des Antilles et agi dans le but d’inverser le processus de rapprochement entre son pays et l’île caribéenne.

La semaine dernière, le ministre des Relations Extérieures de Cuba, Bruno rodriguez, a qualifié de vulgaire calomnie les déclarations selon lesquelles Cuba possède des troupes ou des forces militaires et de sécurité dans la nation sud-américaine.

Le chancelier a qualifié de “menteur patologique” le conseiller pour la Sécurité Nationalde de Donald Trump, John Bolton, qui a affirmé le 17 avril dernier que le ministre avait reconnu la présence de 20 mille “malfrats et gros bras cubains” sur le territoire vénézuélien.

Rodriguez a alors manifesté que “c’est ainsi que Bolton fait référence au personnel cubain de la santé, de l’éducation et de la culture présent au Venezuela, dont 60 pour cent sont des femmes”.

Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a d’autre part rejeté ce soir les déclarations du mandataire étasunien. “Nous rejetons énergiquement la menace d’embargo total et complet de Trump contre Cuba. Il n’y a pas de militaires, ni de troupes cubaines au Venezuela. Nous appelons la communauté internationale à stopper cette dangereuse escalade agressive et à préserver la paix. Stop, il y en a marre des mensonges”, a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Peo/oda/clp

 

Le Venezuela résiste au coup d’État américain: le président Maduro fait face à l’assaut violent

La situation au Venezuela est parmi les plus dangereuses au monde, le peuple du Venezuela est mobilisé, l’homme des Etats-Unis n’est pas arrivé à rassembler autre chose qu’une poignée de privilégiés et l’armée reste fidèle, au plan international, le Venezuela a le soutien de la Russie, de la Chine qui ont installé des militaires en coopération, il jouit de l’appui des forces progressistes de l’Amérique latine dans laquelle dernièrement les Etats-Unis n’ont cessé de provoquer des coups d’Etat soft comme au Brésil, mais dont les peuples n’ont pas renoncé. Ce rapport des forces en AMérique latine illustre assez bien la manière dont partout l’impérialisme des Etats-Unis tente de porter la violence et où il se heurte à une résistance forte; L’Europe a bien sur emboîté le pas aux Etats-Unis et les médias aux ordres jouent leur rôle de soutien. (note de danielle Bleitrach)

Des travailleurs envahissent les rues de Caracas le 1er mai 2019. Photo: teleSUR

Le 30 avril, le «président par intérim» autoproclamé, Juan Guaidó, a tenté un coup d’État contre le gouvernement chaviste du Venezuela. Le soutien de Washington a été rapide et le vice-président américain Mike Pence a immédiatement tweeté « Nous sommes avec vous! »

La tentative de coup d’Etat semble avoir été vaincue. Les forces de Guaidó sont dispersées. Leopoldo López, co-conspirateur, se cache dans l’ambassade d’Espagne. Le calme est revenu à Caracas. Des centaines de milliers de personnes se sont rassemblées pour manifester leur soutien à la révolution bolivarienne le 1er mai. Mais Guaidó appelle à poursuivre les tentatives visant à forcer le président Nicolás Maduro à partir..

Les actions de Guaidó cette semaine et plus tôt cette année visaient à scinder les forces armées vénézuéliennes. Le 30 avril, il a lancé un autre appel – repris par les chiffres de l’administration Trump – pour que les chefs militaires fassent défection. Jusqu’à présent, la droite n’a pas de soutien militaire significatif.

La tentative de coup d’État a commencé tôt le matin. Une poignée d’officiers infidèles et Guaidó ont «libéré» López, assigné à résidence à son domicile dans le quartier huppé de Chacao à Caracas pour son rôle dans l’incitation à la violence en 2014, qui a fait plusieurs morts.

Au moins certaines des troupes qui étaient initialement avec Guaidó avaient été trompées. Ils rejoignirent leurs camarades de l’armée bolivarienne dès qu’il devint clair ce qui se passait réellement. TeleSUR a tweeté sur vidéo une vidéo de ces mêmes soldats qui témoignaient avec enthousiasme de la façon dont deux commandants leur avaient menti et de la façon dont ils s’étaient échappés.

La plupart des combats ont eu lieu à l’extérieur de la base aérienne de La Carlota, où Guaidó a annoncé à la presse privée de droite qu’elle avait pris le contrôle de la base. Cela n’avait pas le moindre commencement de vérité.

La poignée de soldats qui participaient encore avec eux a tiré des coups de feu en l’air au profit des caméras. Les soldats chavistes ont répondu par des volées de gaz lacrymogène pour les empêcher d’entrer dans la base. Des accrochages ont eu lieu dans la zone de l’échangeur autoroutier d’Altamira à l’extérieur de la base, capturés par les médias. Les partisans du Chavismo se sont battus avec des partisans du coup d’État de droite à plusieurs endroits de Caracas.

La force du Chavismo

Entre-temps, le président Maduro et d’autres forces du gouvernement chaviste ont encouragé les Vénézuéliens à se rassembler près du palais présidentiel pour manifester leur soutien au processus révolutionnaire bolivarien. Des milliers de personnes se sont manifestées, exactement comme lors de la tentative de coup d’État de 2002 contre le président défunt Hugo Chávez.

Les manifestations massives chavistes au palais sont devenues une scène familière à Caracas depuis que Chávez est devenu président en 1999. Pour des centaines de milliers de personnes au Venezuela, les changements mis en œuvre par Chávez et par l’actuel président Nicolás Maduro ont signifié des toits à leurs têtes, l’accès aux soins médicaux, à l’alphabétisation et à un revenu suffisant pour nourrir leur famille – dans de nombreux cas pour la première fois de leur vie. Les Vénézuéliens qui ont été sortis de la pauvreté constituent la base puissante du soutien au Chavismo.

Nombreux sont ceux qui se rappellent comment, en 1989, lorsqu’un effondrement économique avait provoqué une flambée des prix de l’essence et des denrées alimentaires, la loi martiale et la répression sanglante avaient provoqué une juste rébellion populaire. Des centaines de personnes ont été blessées et beaucoup ont été emprisonnées. La plupart des Vénézuéliens refusent de revenir à cette époque.

Ce ne sont pas les maigres rassemblements de privilégiés en mouvement autour de Guaidó qui constituent la véritable menace pour la révolution. C’est l’impérialisme américain – avec toute la richesse et les ressources qu’il a volées dans le monde entier – qui continue de saboter et d’attaquer les acquis du Venezuela.

Selon un rapport du Center for Economic and Policy Research , les sanctions de Washington ont déjà causé 40 000 morts. Ils ont maintenant commencé à bloquer les cargaisons de pétrole du Venezuela à destination de  Cuba révolutionnaire, elle-même frappée depuis des décennies par un blocus économique brutal.

En janvier, la Banque d’Angleterre a empêché la banque centrale du Venezuela de retirer ses réserves d’or de 1,2 milliard de dollars, soit 15% de ses réserves en devises.

En février, un conseil d’administration américain a saisi Citgo, la filiale américaine de la compagnie pétrolière publique vénézuélienne Petroleos de Venezuela. Citgo a un chiffre d’affaires annuel de 23 milliards de dollars et des réserves de trésorerie de 500 millions de dollars.

Les sanctions, la saisie des réserves d’or et le contrôle de Citgo cette année ont été confiés à la demande de Washington afin de diriger les revenus et les avoirs du peuple vénézuélien entre les mains de Guaidó et de sa société.

Danger d’intervention militaire

La classe dirigeante américaine a jusqu’à présent été frustrée dans sa longue campagne visant à enfoncer ses griffes impérialistes plus profondément dans la peau de l’Amérique latine en reprenant le Venezuela. Les forces armées bolivariennes sont restées fidèles et, malgré les difficultés causées par la guerre économique américaine, la majorité écrasante du peuple vénézuélien montre qu’il a toutes les raisons de vouloir lutter pour sa souveraineté. Les forces chavistes ont organisé une milice populaire qui se renforce chaque jour.

Mais rien de tout cela ne signifie qu’une telle attaque militaire n’aura pas lieu. Les États-Unis pourraient utiliser les gouvernements de droite des pays voisins, la Colombie et le Brésil. Le fondateur de Blackwater, un entrepreneur militaire privé connu aujourd’hui sous le nom d’Academi, a fait pression pour une invasion utilisant 5 000 mercenaires. Et même une invasion américaine directe ne peut être exclue.

Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré le 1er mai: « Le président a été d’une clarté extrême et d’une cohérence incroyable – une action militaire est possible – si c’est ce qui est nécessaire, c’est ce que les États-Unis vont faire. »

Ces options ne sont pas sans grand risque pour l’impérialisme américain. Les membres de la classe ouvrière de la région ont une longue et fière histoire de résistance. Et une nouvelle lutte anti-guerre de la classe ouvrière aux États-Unis pourrait être déclenchée dans l’éventualité d’une attaque militaire américaine contre le peuple vénézuélien.

Toute solidarité avec le Venezuela!

 

Comment le coup d’Etat a été aussi contré aux Etats-Unis…

Comment les protecteurs de l’ambassade du Venezuela à Washington ont contraint l’ambassadeur complice de Guaidó, qui avait  échoué au Venezuela, à s’enfuir. La manière dont le coup d’Etat a été contré manifeste la patte des Cubains, les Vénézuéliens ont beaucoup appris désormais, les Cubains ont toujours été les maîtres pour déjouer les coups d’Etat, dans mes mémoires, dans la deuxième partie à laquelle je vais bientôt m’atteler, je raconterai avec plaisir ce savoir faire, à la fois provoquer une mobilisation de masse et empêcher que les sièges de l’autorité soient pris par les golpistes. Le peuple vénézuélien semble avoir fait son apprentissage, notez qu’il passe aussi par l’alliance avec les progressistes étasuniens. Encore une constante cubaine… Un tout autre écho que l’article que je viens de publier du Monde Diplomatique.. (note et traduction de Danielle Bleitrach)

C’était censé être un jour de triomphe pour Juan Guaidó et ses forces sises à Washington DC. À Caracas, l’opposition avait lancé « l’opération verdad », tentative de coup d’État visant à ce que le poste de grand responsable dans l’armée soit pris en main par l’opposition, afin de livrer le palais de Miraflores à Guaidó.

Pendant ce temps, à Washington, l’ambassadeur auto-déclaré, Carlos Vecchio, était prêt à prendre le contrôle de l’ambassade du Venezuela et à écarter les représentants du gouvernement de Nicolás Maduro.

Mais à la fin des vacances du 1er mai, le complot de Guaidó avait été complètement déjoué, et Vecchio a été vu en train de fuir l’ambassade après que son discours devant cinquante adeptes fanatiques de droite eut été dans les faits réduit à néant. Manifestants anti-coup d’Etat avaient pris place à l’intérieur du siège diplomatique. C’était une défaite humiliante pour l’opposition, soutenue par les États-Unis, qui n’a remporté aucune victoire concrète depuis le lancement de son nouveau plan de coup d’État il y a plus de 75 jours.

Depuis plus d’une semaine, un groupe de citoyens américains, qui se sont baptisés eux-mêmes le collectif de protection de l’ambassade, ont empêché le plan de l’opposition de prendre l’ambassade par la force, privant ainsi les dirigeants de l’opposition d’une légitimité désespérément recherchée.

Des membres du Collectif se sont installés à l’intérieur de l’ambassade sur l’invitation de responsables représentant le gouvernement du Venezuela et ont maintenu leur présence 24 heures sur 24 pour empêcher qu’un groupe d’opposition occupe les locaux.

Le 3 avril, le groupe coup d’Etat devant l’ambassade est devenu violent et il a agressé physiquement des membres du groupe de protection et a proféré des insultes racistes, sexistes et homophobes à leur encontre.

Le lendemain, un opposant a pris d’assaut l’ambassade et a commencé à piller les locaux avant d’être arrêté par des officiers des services secrets. Quelques heures plus tard, un petit groupe de membres de l’opposition a détruit les caméras de sécurité installées à l’ambassade. Les services secrets américains n’ont rien fait pour empêcher ou sanctionner des actes qui violent le code civil du district de Columbia et l’article 22 de la Convention de Vienne sur la protection du siège diplomatique.

À 17 h le 1er mai, Vecchio est arrivé avec un groupe d’adeptes bien vêtus, en tenue de soirée, à l’image d’une équipe de professionnels prêts à se rendre au travail. En attendant de prendre le contrôle du quartier général, ils ont apporté une pancarte affirmant leur droit juridique et du matériel pour le sécuriser à la porte d’entrée.

Mais le changement de garde n’a jamais eu lieu. Dès que Vecchio s’est lancé dans ce qui était supposé être un discours de victoire, ses paroles ont été noyées dans des chansons de l’ambassade et de l’autre côté de la rue, où des manifestants contre le coup d’Etat ont envahi le trottoir.

Quelques minutes après son bref discours, Vecchio s’est éloigné du rassemblement et s’est enfui, tandis que des agents des services secrets et des opposants qui le protégeaient repoussaient les journalistes. Sa sortie précipitée de la scène a marqué l’échec d’une opération publicitaire à l’évidence très mal conçue.

Après le départ de Vecchio, les membres restants du groupe d’opposition ont repris leurs pratiques préférées: lancer des invectives racistes et sexistes et menacer de mort les personnes qui protégeaient l’ambassade, vandaliser le siège diplomatique et passer du temps avec des agents des services secrets.

À l’intérieur du siège diplomatique, les protecteurs de l’ambassade ont célébré un autre succès. Ils avaient mis un terme à leur tentative de pris d’assaut dans une journée cruciale alors que le coup d’État de Guaidó s’était effondré à Caracas.

« Aujourd’hui, le collectif de protection de l’ambassade a remporté une grande victoire », a déclaré à The Grayzone Kevin Zeese, l’un des organisateurs de l’action de protection de l’ambassade.

« Vecchio n’a eu que la solution de se rendre dans » son » ambassade et de se taire. Il ne pouvait pas exiger que nous sortions de l’ambassade. Maintenant, nous pouvons dire que le coup d’État a échoué, même aux États-Unis.  »

(Tiré de La Grayzone / Traduction de Cubadebate)

 

Le monde diplomatique : Où va l’opposition à Nicolás Maduro ? par Julia Burton

La droite dure à la manœuvre au Venezuela

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L’université d’Europe centrale dont est issue l’auteur de cette article est la créature de Soros, il faut donc prendre cet article souvent bien informé avec des pincettes parce que ce dont témoigne Soros sur diverses questions relève des contradictions dans et autour de la CIA. Dans une certaine mesure on peut dire la même chose de médiapart.Ainsi on relevera une certaine complaisance pour le « centrisme » d’un Capriles, mais l’article que nous publions à ce jour témoigne du fait que les Etats-Unis s’ils menaient bien leur affaire devraient se débarrasser de leur candidat qui ne cesse de faire la preuve de son inefficacité en particulier face à la mobilisation populaire et l’armée. Ce texte est donc de ceux  qui jouent le « réalisme » contre le chavisme même s’ils dénoncent la droite vénézuélienne, c’est un point de vue proche de celui d’un camp autour d’Obama.  (note de danielle Bleitrach)

Coup d’État, lock-out, boycott des élections… L’aile radicale de l’opposition vénézuélienne a tout tenté pour renverser le président Hugo Chávez, puis son successeur Nicolás Maduro. Alors que le chaos économique et social favorisait ses desseins, elle a saboté les tentatives de dialogue avec le pouvoir en 2018 et compte désormais sur une intervention américaine pour parvenir à ses fins.

Linimaginable se serait-il produit au Venezuela ? Une opposition paralysée par les rancœurs et les divergences stratégiques semble être parvenue à s’unir. L’idée que la réélection du président Nicolás Maduro en mai 2018 manquait de légitimité a permis de jeter des ponts par-delà des antagonismes qui paraissaient jusque-là insurmontables. Majoritairement antimaduristes, les députés de l’Assemblée nationale se sont entendus pour estimer que le président avait « usurpé » son poste, ce qui justifiait d’invoquer la Constitution bolivarienne de 1999. Celle-ci prévoit en effet que le président du Parlement prenne alors les rênes du pays. Le 23 janvier, M. Juan Guaidó s’est donc autoproclamé « président par intérim » et s’est donné pour mission de mettre en place un gouvernement de transition chargé d’organiser une élection présidentielle avant un an. Au cours des jours suivants, il a été reconnu par une cinquantaine d’États, dont les États-Unis, le Brésil, l’Équateur et la plupart des pays d’Europe de l’Ouest.

De nombreuses voix, dont celle de l’intellectuel américain Noam Chomsky, ont dénoncé un coup d’État (1). L’ancien rapporteur indépendant auprès des Nations unies Alfred de Zayas estime que les sanctions américaines (qui n’ont cessé de se durcir depuis 2017) relèvent de « crimes contre l’humanité (2) », puisqu’elles aggravent la situation économique et sociale du pays, déjà très dure (3). Mais l’espoir que les pressions américaines précipitent un changement de régime a fait long feu. En dépit des appels à la rébellion, les forces armées demeurent fidèles à M. Maduro. La Russie et la Chine le soutiennent également, même si cette dernière a engagé des discussions avec l’opposition au sujet de la dette de 75 milliards de dollars que Caracas a contractée auprès d’elle (4). L’invitation à trouver une solution négociée, défendue par le Mexique et l’Uruguay, a coupé l’herbe sous le pied de M. Guaidó.

Aiguillonné par Washington, ce dernier a décliné les invitations au dialogue, préférant appeler à un alourdissement des sanctions, sans écarter l’idée d’une intervention militaire étrangère.

Au-delà de cette union de circonstance, une question demeure : quel pays l’opposition entend-elle construire ? Pour l’heure, elle n’apporte aucune réponse précise. Et pour cause : de violentes divisions continuent à déchirer les adversaires de M. Maduro. Leur cohésion, hâtivement cimentée au cours des derniers mois, menace de se lézarder dès qu’il s’agira d’organiser le pouvoir, de distribuer les postes et d’afficher des orientations.

On peut schématiquement identifier trois grandes tendances. La première gravite autour de Volonté populaire (VP), la formation de M. Guaidó, fondée par M. Leopoldo López — actuellement en résidence surveillée pour incitation à la violence et conspiration lors d’émeutes en 2014 (5) —, ainsi que de Mme María Corina Machado et M. Antonio Ledezma, opposants de toujours à feu Hugo Chávez. Les acteurs-clés de l’opération sont tous issus de cette nébuleuse, qui s’illustre par le flou qu’elle entretient autour de ses convictions idéologiques, ainsi que par son comportement clanique. Malgré sa faible représentation à l’Assemblée nationale (14 sièges sur un total de 167), VP semble seule à la manœuvre.

Au sein de l’opposition, ce parti incarne l’aile la plus radicale, la plus proche de Washington, la plus dépourvue de base sociale et la moins ouverte au compromis. S’il venait à M. Guaidó l’idée d’ouvrir la porte à une réconciliation avec les Vénézuéliens — encore nombreux — qui se réclament du chavisme, il risquerait de provoquer l’ire de ses militants, que sa formation s’emploie à chauffer à blanc depuis des années.

Revanche ou réconciliation

Cette frange radicale a toujours considéré que la participation aux scrutins tendait à légitimer un pouvoir autoritaire, contribuant à fragiliser la démocratie. En lien permanent avec la diaspora installée aux États-Unis, elle jouit d’un contact privilégié avec les secteurs les plus conservateurs de l’appareil politique américain, et en particulier avec le sénateur de Floride Marco Rubio. Grâce au soutien de think tanks bien établis (Council of the Americas, Fondation Carnegie), ainsi qu’à l’aide sonnante et trébuchante de l’Agence des États-Unis pour le développement international (Usaid) et de la Fondation nationale pour la démocratie (NED), cet attelage inonde les médias de ses admonestations à l’égard des partisans du dialogue.

Profitant de l’antipathie généralisée des électeurs vénézuéliens pour les partis centralisés, les radicaux s’appuient sur des « réseaux populaires » aux contours flous, sur des médias en ligne et sur la mobilisation d’étudiants endurcis, quoique peu nombreux. Mais ils font les frais de leur élitisme. Issus de groupes sociaux privilégiés, passés par les États-Unis pour leurs études, le teint albâtre, leurs dirigeants se distinguent des Vénézuéliens qui ont adulé Chávez. Leurs manœuvres pour renverser le président — notamment un coup d’État avorté en 2002 — ont été perçues comme des tentatives désespérées d’une minorité de nantis désireux d’imposer leurs préférences. Alors que la révolution bolivarienne cumulait les succès en matière de redistribution des richesses et de réduction des inégalités entre races, classes et sexes, le rapprochement de cette petite équipe avec les néoconservateurs de Washington a contribué à lui donner l’image d’un groupuscule antinational et antipopulaire.

Les deux autres franges de l’antichavisme se sont montrées plus disposées à participer aux processus électoraux, à dialoguer et à miser sur la « réconciliation ». Leur influence au sein des diverses coalitions formées par l’opposition depuis l’élection de Chávez en 1998 a varié en fonction du poids relatif des radicaux. Lorsqu’elle a été couronnée de succès, comme lors des élections régionales de 2008 et des législatives de 2010, leur stratégie électorale a gonflé les voiles des « centristes ». Les défaites, comme celle de M. Henrique Capriles face à M. Maduro à la présidentielle de 2013, ont galvanisé les partisans du boycott des urnes, qui préfèrent les mobilisations de rue.

La position centriste est associée aux deux plus importants partis d’opposition : Justice d’abord (PJ, 27 des 109 sièges de l’opposition à l’Assemblée) et Action démocratique (AD, 25 sièges), même si certains dirigeants n’ont cessé de faire l’aller-retour entre les deux. PJ est né de diverses campagnes en faveur d’une réforme politique au cours des années 1990. Il a été inscrit au registre des partis politiques en 2000. AD, de son côté, demeure le plus grand parti historique du pays. Il a partagé le pouvoir avec la formation démocrate-chrétienne, le Comité d’organisation politique électorale indépendante (Copei), entre le retour à la démocratie, en 1958, et le début de la révolution bolivarienne, en 1999.

Au sein de ce groupe modéré, M. Capriles, dirigeant du PJ, est crédité d’avoir su rompre avec la stratégie initiale de boycott qui avait permis à Chávez de disposer du pouvoir aux niveaux national, régional et municipal entre 2000 et 2006. Pragmatique, il a aiguillonné la Table d’unité démocratique (MUD), coalition de l’opposition formée en janvier 2010, vers un positionnement moins droitier. Sous son impulsion, la MUD a continué à évoquer la « nécessaire réactivation » économique, l’« indispensable reconstruction » démocratique des institutions ou l’« urgence d’une recomposition » sociale du pays. Mais elle a également reconnu le soutien populaire dont bénéficiait Chávez et la nécessité de poursuivre certains de ses programmes sociaux (6).

Les élections législatives de 2010 ont conforté la position des centristes. L’épisode a cimenté l’unité de la MUD autour de la candidature de M. Capriles à la présidentielle de 2012. Le candidat avait alors adopté un programme de centre gauche : promotion de l’initiative privée et prise en compte des questions sociales. L’évolution n’avait rien d’anecdotique pour certains membres de l’opposition qui avaient auparavant plaidé pour une cure d’amaigrissement d’un État jugé obèse, pour le retour à une économie de marché et pour la privatisation de l’économie, secteur pétrolier compris. Alors que les radicaux ne parlaient que de poursuites judiciaires contre les membres du gouvernement, M. Capriles mettait l’accent sur la réconciliation et l’unité nationale.

« Chair à canon »

En 2012, Chávez l’emporta haut la main, avec une marge de 11 %, mais sa mort, en 2013, précipita un autre scrutin, que M. Capriles ne perdit que de 1,49 % face à M. Maduro. Cette succession d’échecs renforça toutefois la mainmise des radicaux. À nouveau, M. Capriles plongea dans l’ombre de M. López à la suite de disputes d’une telle violence que, selon le magazine Foreign Policy,elles ont suscité dans les médias « la même excitation que les séries télévisées nationales à l’eau de rose (7) ».

Décrit par un câble du département d’état américain en 2011 comme « une figure clivante au sein de l’opposition », « arrogant, vindicatif et assoiffé de pouvoir », mais doté « d’une popularité à toute épreuve, de charisme et de talent pour l’organisation » (8), M. López rejoint Un nouveau temps (UNT), une autre scission d’AD formée en 1999, qui s’emploie surtout à souffler sur les braises des mobilisations étudiantes de la fin des années 2000. Il fonde VP en 2009. Contraint de renoncer aux mandats qu’il exerçait à la suite d’accusations de corruption, il devient l’opposant le plus redouté du camp chaviste, élevé au rang de héros dans les franges les plus radicales de l’opposition. Ce statut lui vaut les vexations du pouvoir et une peine d’emprisonnement. Dans un tel contexte, M. Capriles ne représente aux yeux des plus exaltés qu’un merle un peu fade comparé à la grive López. Un nouveau terrain d’entente va toutefois bientôt permettre d’unir les deux positions adverses, sous la forme d’une fusion des stratégies : une insurrection adossée à la revendication d’un processus électoral.

Lors des législatives de 2015, la MUD l’emporte avec 65,27 % des voix, obtenant une majorité de sièges. Mais, si les membres de la coalition s’étaient mis d’accord sur la nécessité de parvenir au pouvoir, ils n’ont élaboré aucun projet à mettre en œuvre une fois qu’ils y seraient. En dehors de leur volonté affichée de renverser M. Maduro « dans les six mois », leurs revendications se résument à la libération de « prisonniers politiques » — en particulier M. López — et à la suspension de certains des programmes sociaux les plus populaires du pays. Dans un contexte de chaos économique, de pénuries et d’insécurité rampante, les priorités des députés échouent à nouveau à rencontrer celles de la population. Tout au long de cette période, les sondages d’opinion témoignent de la montée en puissance des « ni ni », c’est-à-dire de ceux qui rejettent tout autant le pouvoir maduriste que l’opposition. D’après les sondages, ce groupe représentait en 2017 près de la moitié de la population (9).

La même année, la MUD implose. M. Maduro vient de créer l’Assemblée nationale constituante (ANC) pour court-circuiter l’organe législatif traditionnel, aux mains de l’opposition, dont il conteste la légitimité au prétexte de soupçons d’achat de votes pesant sur trois députés de l’État d’Amazonas. L’ANC n’est reconnue ni par les États-Unis ni par l’Organisation des États américains (OEA). La situation semble favorable aux franges radicales, qui puisent une grande partie de leur soutien à l’étranger. Mais cinq gouverneurs élus sous la bannière de la MUD prêtent finalement serment devant la nouvelle assemblée. à nouveau, les fractures au sein de l’opposition apparaissent.

Les rangs des partisans de la voie électorale gonflent avec le renfort de chavistes — parfois d’anciens ministres du président disparu — et, plus généralement, de militants socialistes que la corruption, l’autoritarisme et le chaos économique ont conduits à la rupture. À la présidentielle de mai 2018, ils soutiennent la candidature de M. Henri Falcón. Ce dernier essuie les critiques les plus vives au sein même de l’opposition : Mme Machado qualifie sa démarche de conciliation de « répugnante et indigne (10) ». M. Maduro l’emporte avec près de 68 % des voix et une participation rachitique de 46 %. Le nouvel échec des modérés enivre les radicaux, au premier rang desquels un certain Juan Guaidó.

L’autorité de ce dernier sur la nébuleuse de l’opposition demeure néanmoins fragile. Quelques jours avant le discours où M. Guaidó s’autoproclamait président, M. Capriles dénonçait les tentatives de passage en force de « certains » membres de l’opposition, qui semblaient selon lui disposés à transformer la population vénézuélienne en « chair à canon » (11). Après une union de façade dans les jours qui ont suivi la démarche de M. Guaidó, les critiques se sont à nouveau durcies, puisque l’objectif initial, le renversement rapide de M. Maduro, n’a pas été atteint. Le 15 février, un article du Wall Street Journal constatait que, en dépit de la conviction de VP et de ses alliés américains que « le régime du président Nicolás Maduro s’effondrerait rapidement dès que Washington entreprendrait de le priver de ses soutiens militaires pour précipiter son départ, les choses ne se sont pas passées ainsi (12) ».

Une nouvelle fois, l’incapacité de l’opposition à se mettre d’accord sur une stratégie de prise du pouvoir aura fait passer au second plan sa faiblesse première : son échec à proposer un projet politique cohérent et susceptible de convaincre une majorité de citoyens. Alors que M. Maduro peut encore mobiliser une partie de la population, la persistance de logiques de clan au sein de l’opposition compromet la recherche d’une solution pacifique à la crise actuelle.

Julia Buxton

Professeure de politique comparée à l’Université d’Europe centrale de Budapest, Hongrie.

(2Michael Selby-Green, « Venezuela crisis : Former UN rapporteur says US sanctions are killing citizens », The Independent, Londres, 26 janvier 2019.

(3Lire Renaud Lambert, « Venezuela, les raisons du chaos », Le Monde diplomatique,décembre 2016.

(4Kejal Vyas, « China holds talks with Venezuelan opposition on debt, oil projects », The Wall Street Journal, New York, 12 février 2019.

(5Lire Alexander Main, « Au Venezuela, la tentation du coup de force », Le Monde diplomatique, avril 2014.

(6« Lineamientos para el programa de gobierno de unidad nacional (2013-2019) » (PDF), MUD, Caracas, 23 janvier 2012.

(7Roberto Lovato, « The making of Leopoldo López », Foreign Policy, Washington, DC, 27 juillet 2015.

(8Ibid.

(9Yesibeth Rincón, « Crecen los “ni ni” ante falta de soluciones a crisis », Panorama,Maracaibo, 2 janvier 2017.

(11« ¿Quién es el enemigo de la Asamblea Nacional ? », 13 janvier 2019.

(12David Luhnow et Juan Forero, « Risk of stalemate mounts in Venezuela », The Wall Street Journal, New York, 13 février 2019.