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Archives de Catégorie: SOCIETE

L’histoire de Karl Marx en manga chinois (video avec traduction de Marianne)

 

Voici le cadeau que nous offre Marianne, la première partie du manga que le Parti communiste chinois a consacré à Karl Marx. Les chansons ne sont pas traduites en russe et Marianne a traduit à partir du script en russe.

Pensez à activer les sous-titres : 7 langues sont proposées! Et merci à Katia et Svetlana qui ont traduit de chinois en russe (note de Marianne).

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Croisons les doigts pour que Fabien Roussel et nous allions de l’avant…

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, est l’invité du grand entretien de Nicolas Demorand et Léa Salamé à 8h20.

Sur le sentiment croissant de rejet des élites, qui cimente notamment le mouvement des « gilets jaunes », Fabien Roussel reconnait : « Je le sentais, ce rejet des partis politiques, des syndicats, cette manière de pointer les élites, […] On met tout le monde dans le même sac ».

« Je rencontre régulièrement les ‘gilets jaunes' », explique le député du Nord, « ils se disent mouvement pacifique, à aucun moment je n’ai vu de mot d’ordre antisémite. On est victime de cette violence, c’est insupportable pour le débat ».

Des questions du PC pour le référendum envisagé par le gouvernement ?

« J’ai fait le choix d’organiser des débats dès le début, pour écouter, pas pour faire, comme le Président, un “Macron-Show” explique Fabien Roussel en montrant les “cahiers d’Espérance” recueillis dans sa circonscription.

Le 16 mars nous irons à Matignon nous irons déposer ces cahiers et 10 propositions qui ont émergé de ce débat, dont augmenter les salaires, les retraites, de la justice fiscale, un plan pour les hôpitaux publics en souffrance…

« Macron a ouvert les portes de ce débat, s’il n’écoute pas ce qu’il se dit, c’est une bombe à retardement » estime le secrétaire du Parti Communiste, qui revient aussi sur le retour de la taxe carbone réclamée par des parlementaires : « Ils sont hors-sol (…) 20% seulement du produit de cette taxe sert à la transition écologique (…) Pourquoi on ne taxe pas Total, l’un des plus gros pollueur de France? Ces 85 députés se trompent de combat. »

Sur l’union des listes de gauches aux prochaines européennes

Sur une liste d’union des gauches aux Européennes, répondant à une auditrice de gauche, désespérée à l’approche du scrutin :  « Non madame, il n’y a pas qu’une feuille de papier à cigarettes qui séparent les listes, nous avons des visions totalement différentes »

On ne mélange pas les torchons et les serviettes (…) Nous sommes différents sur les questions européennes, on assume ces différences

Quand le PC faisait 15% avant, la gauche avait d’autres couleurs

“Parti Communiste is back!” affirme Fabien Roussel, qui concède aussi que « Ça fait 11 ans que le PC n’a pas été présent à un scrutin  national et on le paye aussi ». « Je vais continuer de rencontrer Benoit Hamon, je ne sais pas s’il ira au bout de sa votation citoyenne », dit le secrétaire national du PC, qui explique aussi discuter « toutes les semaines avec Jean-Luc Mélenchon pour lui demander de se détendre un petit peu, qu’on puisse trouver les contours d’un rassemblement ensemble. Et ça veut pas dire forcément fusionner dans des listes ».

La FI a une conception du rassemblement pas très rassembleuse

Quand les députés font passer une loi pour afficher les paroles de la Marseillaise dans les écoles, et y mettre un drapeau français ? « L’école de la République, c’est celle de l’égalité des chances (…) mettre des drapeaux, c’est du cinéma ».

La presse menacée

Sur le risque de disparition du journal « L’Humanité », voix historique du parti communiste, dont le père de Fabien Roussel était correspondant au Vietnam : « Ces journaux ne peuvent vivre que s’il y a l’aide publique (…) ceux qui ne peuvent vivre que de leurs lecteurs sont menacés ».

 

Marseille : Zineb Redouane a été tuée par une grenade lacrymogène, son fils s’exprime

Zineb Redouane / © Sami Redouane
Zineb Redouane / © Sami Redouane

Le 1er décembre 2018, Zenib Redouane ferme ses volets alors que manifestants et policiers s’affrontent en bas de chez elle. Agée de 80 ans, elle reçoit une grenade lacrymogène en pleine face et meurt dans la nuit. Sami, son fils, décide maintenant de s’exprimer.

Par Nathalie Deumier 

Zenib Redouane habitait au 4ème étage, tout près de la Canebière. Elle a succombé à une blesssure au visage provoquée par une grenade lacrymogène. Deux mois plus tard, son fils Sami décide de raconter comment se déroulent les procédures, en France et en Algérie.

La mâchoire fracturée par la grenade

Le 1er décembre 2018, Zenib Redouane ferme ses volets pendant que policiers et gilets jaunes s’affrontent violemment en bas de chez elle. Agée de 80 ans, elle vit rue des Feuillants, tout près de la Canebière. Son fils Sami nous raconte :  » Les rues étaient bloquées tout autour, les pompiers ont eu du mal à la rejoindre. Ils l’ont transportée à l’hôpital de la Timone où on lui a fait 10 points de suture sur le visage. »

Zenib Redouane / © Sami Redouane
Zenib Redouane / © Sami Redouane

Dans la nuit, elle est transférée à l’hôpital de la Conception pour être opérée en urgence car sa mâchoire est fracturée. Mais Zenib Redouane décède avant l’intervention.

La « police des polices » ouvre une enquête

Une autopsie est ordonnée. Deux ou trois jours après le décès, l’IGPN, Inspection Générale de la Police Nationale, surnommée la « police des polices » contacte la famille de la victime. Sami Redouane sait que beaucoup de témoins étaient présents, et tout a été filmé. L’appartement est placé sous scellés. Des frangments de grenades sont retrouvés à l’intérieur.

Toujours selon Sami Redouane, le procureur d’Alger a également ouvert une enquête et demandé une deuxième autopsie.

Zenib et son fils Sami Redouane / © Photo de la famille Redouane
Zenib et son fils Sami Redouane / © Photo de la famille Redouane

« Il faut clore le dossier », réclame la famille

Sami Redouane, le fils de Zenib, est imprimeur à Alger. Il se rend régulièrement à Marseille pour l’enquête et a pris un avocat. Il souhaite que les responsables soient jugés, que la police reconnaisse ce tir. La famille a attendu le permis d’inhumer pendant plus de 20 jours avant de pouvoir enterrer leur mère en Algérie. Aujourd’hui, Sami Redouane souhaite que sa famille s’apaise « Il faut clore ce dossier, et que justice soit faîte ».

 
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Publié par le février 11, 2019 dans actualités, femmes, Marseille, SOCIETE

 

Suite à sa mission à Paris, la Commissaire Mijatović livre ses premières observations sur les questions de droits de l’homme liées au mouvement des « gilets jaunes »

et pendant ce temps là Macron se paye le ridicule d’en appeler aux droits des manifestants… au Venezuela (note de Danielle Bleitrach)

STRASBOURG 29/01/2019
Suite à sa mission à Paris, la Commissaire Mijatović livre ses premières observations sur les questions de droits de l’homme liées au mouvement des « gilets jaunes »

« Le niveau élevé de tension qui prévaut actuellement en France suscite mon inquiétude et je considère qu’il est urgent d’apaiser la situation », a déclaré aujourd’hui la Commissaire aux droits de l’homme du Conseil de l’Europe, Dunja Mijatović, à l’issue d’un déplacement à Paris, le 28 janvier pour discuter des questions de droits de l’homme liées au mouvement des « gilets jaunes ».

Lors de cette mission, la Commissaire a entendu les préoccupations exprimées par ses interlocuteurs concernant les violences commises lors des manifestations, y compris à l’égard de journalistes, par des membres des forces de l’ordre et certains manifestants.

La Commissaire s’inquiète en particulier du grand nombre de personnes blessées, certaines très gravement, dans les manifestations ou en marge de celles-ci, notamment par des projectiles d’armes dites de défense intermédiaire telles que le lanceur de balles de défense. Elle constate certes que les forces de l’ordre, parmi lesquelles de nombreux blessés sont aussi à déplorer, opèrent dans des conditions difficiles, notamment liées à l’hostilité de certains manifestants, mais aussi à une surcharge de travail et, pour certaines unités engagées, à une formation insuffisante aux techniques de maintien de l’ordre et à l’usage de certaines armes. Toutefois la Commissaire est gravement préoccupée par le nombre et la gravité des blessures résultant de l’usage de la force par les forces de l’ordre.

Rappelant la nécessité de respecter les droits de l’homme et les libertés fondamentales tout en garantissant la sécurité et la paix publique, la Commissaire souligne qu’il est crucial que la proposition de loi visant à prévenir les violences lors des manifestations et à sanctionner leurs auteurs actuellement en discussion à l’Assemblée nationale ne conduise à aucune restriction des libertés d’expression et de réunion pacifique et au droit à la liberté et à la sûreté qui ne serait ni nécessaire ni proportionnée, conformément aux exigences de la Convention européenne des droits de l’homme. A cet égard, la Commissaire est particulièrement préoccupée par la disposition visant à interdire préventivement, par une décision administrative et sans contrôle préalable d’un juge, de prendre part à une manifestation. Elle s’inquiète également de celle érigeant en délit la dissimulation volontaire partielle ou totale du visage au sein ou aux abords d’une manifestation. « De telles mesures, dont la proportionnalité me semble contestable, ne m’apparaissent pas nécessaires pour garantir efficacement la liberté de réunion et risquent d’être, au contraire, perçues comme une entrave à l’exercice de cette liberté. Dans un contexte si délicat, j’invite le gouvernement et le législateur à ne pas aller dans cette direction et à privilégier les voies du dialogue et à garantir le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales ».

Un Mémorandum plus détaillé sera publié dans les prochains jours.

 

La marche des foulards rouges infiltrée par des impostures

Discours pro-européen délirant, pancartes de soutien à Benalla et Castaner… il n’y avait pas que des foulards rouges à la marche des foulards rouges.

POLITIQUE – Quelque 10.500 « foulards rouges », selon la préfecture de police de Paris, deux à trois fois moins selon les estimations de certains journalistes mais aussi une bonne grosse dose de canulars et d’impostures. La marche pour « défendre la démocratie et les institutions » face aux violences de ce dimanche 27 janvier à Paris s’est déroulée dans le calme et sans dégâts notables, hormis quelques incidents, opposant des marcheurs à des gilets jaunes. Son message a toutefois été brouillé sur les réseaux sociaux par des slogans et des discours parfois perturbants, relayés notamment par des médias alternatifs.

Les noms d’Alexandre Benalla et du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner entourés de coeurs ostentatoires, le slogan « LBD mon amour » en référence à cette arme non-létale responsable de graves mutilations, « Mon amie c’est la finance » en allusion au passé de banquier d’Emmanuel Macron… Plusieurs affiches délibérément provocatrices ont en effet été aperçues dans le cortège parisien qui a défilé de Nation à la Bastille.

LE HUFFPOST
Plusieurs imposteurs affichant des pancartes ou des discours provocateurs ont réussi à infiltrer la marche des foulards rouges ce dimanche.

Des termes bien souvent accueillis avec dérision mais aussi très régulièrement pris au sérieux par des internautes indignés à l’idée que certains puissent soutenir les violences policières, ainsi qu’une politique délibérément favorable aux plus fortunés. Problème: la plupart de ces messages étaient l’oeuvre de perturbateurs ayant délibérément infiltré le cortège.

Des activistes en soutien aux gilets jaunes

S’agissant des banderoles « Benalla Castaner » et celle affichant un tonitruant « Mon amie c’est la finance », toutes deux ont été brandies par deux femmes, Elizabeth Faure et Sandra Fellous, deux soutiens affichés des gilets jaunes sur Twitter. Comme l’a relevé le site CheckNews de Libération, les deux activistes ont revendiqué cette opération de « trolling » dans plusieurs tweets, dont une vidéo sans équivoque.

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Malik Acher@MalikAcher_RTFr

« Mon amie c’est la finance »

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Autre imposture qui a mis le feu aux réseaux sociaux, la chaîne d’information pro-Kremlin RT a diffusé le témoignage d’un individu se présentant sous le nom de David, comme un fervent partisan de l’Union européenne. Face caméra, ce dernier tenait des propos ouvertement anti-démocratiques, jugeant nécessaire que l’UE impose sa volonté aux nations.

« Le fait d’être dans l’Union européenne, ça permet de recadrer un peu les choses, à une échelle supranationale. L’Europe a un pouvoir de contraindre les nations, à faire des choses que les nations elles-mêmes ne seraient pas prêtes à faire, par peur du peuple, tout simplement », estimait-il sur un ton parfaitement sérieux, avant de se prononcer en faveur d’un « Etat policier » pour réprimer les manifestations.

Krys Ratgemini@Ratgemini

RT France | Au lendemain de l’ de «haine populiste», climat apaisé avec David, foulard rouge, qui appelle à «un pouvoir policier et judiciaire plus strict pour calmer tout ce beau monde» de (référence au Venezuela). Macron vaincra! https://youtu.be/87IAWELzs0I 

Voir les autres Tweets de Krys Ratgemini

Là encore, Laurent Souillé, initiateur de la marche des foulards rouges, a dénoncé ce matin sur France Info une « fake news organisée ». « Russia Today France a diffusé l’interview d’une personne en la présentant comme un des organisateurs alors que personne ne connaît ce garçon. Il a tenu des propos immondes sur l’Europe », déplore-t-il.

Le journaliste de RT responsable de cet entretien avait au préalable présenté des excuses pour avoir pris au sérieux son interlocuteur, avant d’indiquer dans un tweet que l’individu n’était en effet ni un organisateur de la marche ni même un sympathisant d’Emmanuel Macron, mais tout simplement un internaute membre du forum 18-25 de Jeuxvideo.com.

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Jonathan Moadab@Moadab_RTfr

Mes excuses à ceux qui comme moi ont pris les propos du troll au sérieux. Il faut dire qu’il est de + en + difficile de faire la distinction entre la fiction et la réalité…

47 personnes parlent à ce sujet

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Jonathan Moadab@Moadab_RTfr

Bon, le « David » ultra-européiste chez les n’était ni un organisateur, ni un acteur payé par .. Mais un troll talentueux du 18-25 de JVC. Bravo l’artiste. Sans avoir été dérangé par le (vrai) macroniste je l’aurai peut être découvert..!

894 personnes parlent à ce sujet

RT France, qui avait publié un article précisant que les banderoles provocatrices étaient le fait de soutiens de gilets jaunes, a publié un rectificatif concernant le vrai-faux « foulard rouge ».

RT France

@RTenfrancais

RT France a interviewé hier un activiste Foulard rouge… qui n’en était en fait pas un.

En savoir plus :
📰 https://francais.rt.com/france/58512-journalistes-rt-france-pris-partie-lors-manifestation-foulards-rouges 

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Publié par le janvier 29, 2019 dans humour

 

Géopolitique de la Science : la remontada chinoise bouleverse l’ordre ancien, par Sylvestre Huet*

Toujours l’excellente revue progressistes, cet article sur la manière dont la science chinoise a opéré une remontée qui bouscule l’ordre établi.iL faut s’abonner à cette revue qui est une des rares revue des communistes qui est non seulement informée, qui s’ouvre à des compétences indéniables et est fondamentalement progressistes au lieu de suivre l’idéologie dominante qui bien sur ne nous présentera jamais les réalisations du socialisme réel. Ce qui ne signifie en rien l’adhésion à un modèle.   (note de Danielle Bleitrach)

https://revue-progressistes.org/2019/01/06/geopolitique-de-la-science-la-remontada-chinoise-bouleverse-lordre-ancien-par-sylvestre-huet/#respond

Sylvestre Huet

Tel un bulldozer, la science chinoise bouscule les hiérarchies établies au siècle dernier. Elle s’impose comme une grande puissance de la science et promet d’en devenir une superpuissance tout en acquérant à grande vitesse son autonomie sur l’ensemble des fronts technologiques.

*Sylvestre Huet est journaliste scientifique.



L’émergence de la Chine comme géant de la science se lit dans les principaux résultats d’une étude bibliométrique1 fondée sur les données du Web of Science, rendue publique en avril dernier par le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES). Une étude de l’Observatoire des sciences et des techniques (OST), dirigé par Frédérique Sachwald, aujourd’hui un département du HCERES. Son intérêt est de synthétiser une évolution de quinze ans, de 2000 à 2015. Points saillants? Les États-Unis perdent leur hégémonie, éclatante il y a un demi-siècle. Le Japon s’écroule. Des pays émergent : Inde, Iran, Brésil, Corée du Sud. La France ? Elle ne pointe désormais qu’au 7e rang, dépassée par la Chine, mais aussi l’Inde, et ne représente plus que 3,2 % des publications scientifiques mondiales. Une autre étude, le rapport Science & Engineering Indicators 2018 de la National Science Foundation étatsunienne2, souligne l’envol spectaculaire de la Chine, passée de moins de 87 000 articles publiés en 2003 à 426 000 en 2016, année où le géant asiatique passe en tête de ce classement par pays.

La reine rouge
Au pays de la science mondiale, c’est comme dans celui de la Reine Rouge d’Alice au pays des merveilles : si tu ne cours point, ou pas assez vite, tu te fais dépasser. Du coup, tout le monde, ou presque, essaie de courir de plus en plus vite, de produire de plus en plus de connaissances scientifiques. En outre, les dirigeants politiques, souvent incapables de mesurer autrement que par des chiffres une activité quelconque, se sont mis en tête de mettre la pression sur les scientifiques de la recherche publique en les sommant de publier toujours plus et plus vite des « articles », résultats de recherches, dans des revues destinées à leurs collègues. Les « bons » chercheurs sont ceux qui publient le plus, croient-ils, ce qui est une vision très simpliste.
Résultat? Le nombre de publications scientifiques s’envole. « Un doublement» , annonce Frédérique Sachwald de l’OST, en fait d’un peu plus de 800 000 articles en 2000 on est passé à près de 1 800 000 en 20153. Cette inflation reflète d’abord l’augmentation du nombre des scientifiques en activité dans le monde comme de leurs moyens techniques (obtenir le séquençage du génome d’un organisme, et donc le publier, prend mille fois moins de temps et d’argent qu’il y a vingt ans), et partant des connaissances produites.
Si cette vision est pour l’essentiel correcte, il faut néanmoins la nuancer. La « digestion » par les communautés scientifiques de cette masse de résultats produits devient ainsi un problème crucial. Mais, surtout, cette inflation résulte aussi de problèmes sérieux : création en série de revues prédatrices dénuées de toute sélection des articles, saucissonnage des résultats d’expériences, publications prématurées, résultats non reproductibles, fraudes, mauvaises conduites… Lorsqu’elle est plutôt le résultat de la pression exercée par le pouvoir politique, soucieux de « productivité », cette inflation contribue à des dérives, fraudes et méconduites, dont la Chine n’est pas exempte.

Tragédie de la révolution culturelle
Si tout le monde court – voire accélère – à la même vitesse, les hiérarchies établies demeurent les mêmes. Mais si l’un accélère beaucoup plus que les autres, elles sont bouleversées. C’est ce qui s’est produit avec l’arrivée d’un nouveau coureur surpuissant : la Chine. Avec les réformes des années 1980, ce pays immense a, petit à petit, constitué une force de frappe scientifique. Ce fut difficile, la Chine pré-Mao ayant été dépecée et envahie par des puissances étrangères mettant à profit leur supériorité technologique, et la Chine de Mao ayant démoli ses premiers efforts dans l’enseignement supérieur et la recherche avec la tragédie de la Révolution culturelle, le pays ne pèse qu’à peine 1 % du total mondial en 1980. Mais depuis le début du XXIe siècle la machine à former scientifiques et ingénieurs monte en puissance année après année. Les laboratoires reçoivent des financements substantiels. Les échanges internationaux sont devenus la règle, favorisés par une diaspora chinoise (ou d’origine chinoise) abondamment présente dans les laboratoires des États-Unis ou d’autres pays.
Il y a quinze ans, des responsables politiques ou des collègues journalistes  – dont un correspondant en Chine ! – auxquels je faisais part de l’observation de la montée en puissance chinoise me rétorquaient : « C’est de la mauvaise science, de la copie. » À l’époque, il est vrai, la part chinoise des articles du « top » – les meilleures revues et le 1 % articles les plus cités – était encore très modeste. Ce n’est plus le cas. Même si la production chinoise affiche une performance moyenne inférieure à celle d’autres pays, son volume lui permet de pointer au 2e rang mondial, derrière les États-Unis, pour sa part du « top ». Depuis 2000, elle a dépassé dix pays dans ce classement des meilleurs articles, une remontada encore plus marquée que pour le nombre total d’articles. Les laboratoires chinois participent à toutes les aventures scientifiques de pointe, de la génétique à l’astrophysique… quand ils ne sont pas leader mondial comme pour la téléportation quantique par satellite. Leurs copublications avec les autres pays – notamment en mettant à profit la diaspora chinoise aux États-Unis – montrent leur insertion dans la communauté scientifique mondiale et boostent leurs résultats dans les classements fondés sur le nombre de citations.
La première place de la Chine en nombre de publications n’en fait pas encore le véritable numéro un de la science mondiale, surtout si l’on compte l’Union européenne comme un « pays », qui prend alors la tête. En outre, la baisse récente (depuis 2014) des publications des États-Unis et des pays de l’Union européenne est un effet en trompe-l’œil. Elle s’explique en partie par l’accroissement très rapide des articles publiés en coopération internationale – ce qui aboutit à un décompte fractionnaire de chacune de ces publications, diminuant le total de chaque pays. Or, si les copublications internationales sont passées de 15 à 23 % du total, ce mouvement est encore plus accentué en Europe et aux États-Unis. Ainsi, en France, les copublications (avec les pays de l’UE et hors UE) représentent nettement plus de la moitié du total.

La fraude en Chine
La rapidité de cette évolution produit manifestement dans les laboratoires des effets pervers, dont la fraude majeure et tout l’éventail des « méconduites scientifiques » et autres manquements à l’intégrité possibles : articles bidon, signatures d’auteurs fantômes, revues dites « prédatrices » qui attirent des scientifiques corrompus… La liste est longue. Même si elle ne doit pas illusionner, la science chinoise est pour l’essentiel « normale ». La revue Tumor Biology a ainsi mis à la poubelle en 2017 plus de cent articles d’un coup, tous frauduleux via un système astucieux contournant la « revue par les pairs ». Les auteurs chinois étaient parvenus à faire relire leurs articles par des pairs fantômes, dupant la revue4, un type de fraude particulièrement prisé en Chine. L’origine de cette fraude massive ? Une décision stupide du gouvernement chinois consistant à décider de la carrière des médecins des hôpitaux publics sur la base de leurs publications scientifiques. Mais l’intérêt de cette histoire réside surtout dans sa suite.
Le gouvernement chinois a en effet réagi de manière très vigoureuse à cette fraude massive en déclenchant une enquête judiciaire approfondie qui a concerné plus de 500 scientifiques5. L’affaire s’est terminée par un procès spectaculaire dont le site web Rédaction médicale et scientifique, tenu par Hervé Maisonneuve, présentait ainsi le bilan : « Sur les 521 auteurs impliqués, 11 ont été jugés innocents avec 24 encore sous enquête. Parmi les auteurs restants, 486 auteurs ont été reconnus coupables d’inconduites à différents niveaux. Un total de 102 personnes ont été principalement responsables, 70 responsables secondairement et 314 n’ont pas participé à la fraude, selon un responsable du ministère chargé de l’application des règles. Les 314 auteurs, déclarés non coupables de fraude, mais ayant des programmes de recherche ou des récompenses, ont été accusés de négligences dans la gestion des recherches académiques et des publications. Parmi les 107 articles rétractés, deux étaient des plagiats, l’un a été rétracté par erreur et ses auteurs étaient innocents. Au total, 101 articles ont été fabriqués, dont 95 ont été examinés par des experts fabriqués (fraude au peer-review avec de fausses adresses email). Douze articles ont été achetés auprès d’institutions tierces. »

Bibliothèque du centre culturel Binhai
Bibliothèque du centre culturel Binhai ouverte à Tianjin depuis octobre 2017.

Une géopolitique de la Science bousculée
Les chiffres de la géopolitique de la science disent une transformation du monde que l’on peut résumer en quelques remarques (très) lapidaires. Dans les sciences, les technologies, l’économie, la géopolitique…, la Chine reprend la place que lui donne sa démographie. Dans le monde de demain, son statut de superpuissance sera une donnée de base. Traduire ce rapport des forces des publications scientifiques en puissance scientifique et technologique serait toutefois abusif. Il reflète plus précisément l’effort de publications académiques des équipes de recherche financées sur fonds publics. Si c’est la base de la puissance scientifique et technologique que recherchent les pouvoirs publics, cette dernière provient également d’autres facteurs : l’effort de recherche privé, la capacité à concentrer les efforts, le lien avec les industriels opérant dans les secteurs de haute technologie et y disposant de positions fortes (la domination étatsunienne sur les technologies numériques en est un exemple frappant), et surtout la durée passée de la maîtrise scientifique et technique. Si ces facteurs ne jouaient pas, l’Union européenne serait en situation de nette domination face aux États-Unis depuis dix ans, mais l’écart favorable en production académique dont elle bénéficie ne se traduit pas dans les dimensions industrielles de la technologie où les deux puissances sont plutôt à parité globale.
Un exemple frappant de la capacité de la Chine à « transformer l’essai scientifique en puissance technologique » est la mise en service du premier réacteur nucléaire de 3e génération, l’EPR de Taishan, dont EDF a 30 % des parts. Mais le plus significatif n’est pas la rapidité du chantier (commencé deux ans après celui de Flamanville, il est déjà en service). Le plus important est ceci : le premier EPR chinois a été construit avec une cuve et des générateurs de vapeur achetés à Areva, le second, presque terminé, l’a été avec une cuve et des générateurs de vapeur fabriqués en Chine. L’étape suivante, c’est le réacteur de 3e génération Hualong, 100 % chinois, tant pour la conception que pour la construction… et déjà proposé à l’exportation en Grande-Bretagne. Les entreprises françaises seront au mieux sous-traitantes dans l’opération.
Hégémoniques en 1990, après l’éclatement du bloc soviétique, les États-Unis ne peuvent plus espérer dominer le monde, même s’ils demeurent très puissants. Les pays d’Europe peuvent, ensemble et coordonnés, constituer une puissance mondiale de premier plan puisque l’UE est… la première productrice de science. En revanche, isolés, ils seront des acteurs d’abord de second rang, puis de moindre importance au fur et à mesure que d’autres pays s’approprieront sciences et technologies. D’ailleurs, c’est grâce à leur coopération serrée qu’ils ont réussi à se hisser aux premiers rangs dans les domaines de la physique des particules, de l’astronomie ou des technologies spatiales.
Sciences et technologies de pointe sont encore hors de portée de la plupart des pays d’Afrique, d’une bonne partie de l’Asie ou de l’Amérique latine. C’est un problème mondial. Car la résolution de leurs difficultés économiques, sociales et culturelles – lesquelles vont jusqu’à la guerre et la sous-alimentation qui provoquent des migrations massives non voulues – ne se fera pas à technologies constantes pour la production agricole, industrielle et l’aménagement urbain en croissance explosive.
La question du transfert de savoirs et de technologies doit donc être posée autrement que dans le cadre d’échanges marchands. Soutenir la formation d’une capacité scientifique et technologique dans les pays du Sud les plus en difficulté devient un impératif mondial si l’on veut affronter les défis du changement climatique, de la gestion des ressources naturelles et de la paix.

  1. Rapport sur la position scientifique de la France dans le monde, 2000-2015
  2. Science & Engineering Indicators 2018
  3. Les palmarès de déposants de brevets
  4. Science Mag : China cracks down after investigation finds massive peer-review fraud
  5. China Focus: China announces result of academic fraud investigation

 

 
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Publié par le janvier 27, 2019 dans Chine, civilisation, sciences, SOCIETE, THEORIE

 

Des petits-bourgeois cherchant à séduire le crémier… civilisation ou gagne-pain…

A partir de cette semaine, je pars aux archives départementales pour resituer mes souvenirs dans une chronologie et j’attaque mes mémoires, J’ai commencé à rassembler pas mal de documents et j’ai mûri peu à peu le fil rouge d’une vie… je crois être prête.

Un couple soviétique est immortalisé du côté d'une usine de ferro-alliages à Zestafoni.

comme souvent le dialogue avec Marianne m’a aidé à penser des réactions qui chez moi demeurent souvent pendant un temps purement  instinctives. Je lui ai commenté en riant ce moment où Hervé Poly, un homme pour lequel par ailleurs j’ai une profonde estime, avait repris de mon blog un article de Pierre-Alain Millet, critiquant un article sur les Kurdes paru dans l’Humanité. L’auteur de l’article, un journaliste très respectable m’avait attribué la critique et avait mis en doute mes capacités intellectuelles et la manière dont j’avais pu mener jadis mon métier d’enseignante… Et à partir de là ça avait été un invraisemblable défilé mené par un individu qui ne brille pas pour ses qualités intellectuelles mais qui visiblement avait mal digéré le dernier congrès. Un certain Clément maire de Romainville: le thème de ce lynchage qu’il inaugurait était « je ne lis jamais ce qu’elle écrit, mais je peux dire qu’elle est idiote ».  et là dessus il développait tout ce qu’il avait à me reprocher, suivi par une troupe d’intervenants jouant sur le même thème, l’un d’entre eux s’interrogeait et se demandait pourquoi je n’étais pas morte. J’ai eu beau tenter à plusieurs reprises de souligner que l’article n’était pas de moi, cela n’a servi à rien, tous ces gens qui ne perdaient jamais du temps à me lire ont poursuivi leurs attaques sur ma personne… Cela a commencé à 9 h du matin, je suis partie en bibliothèque à 11 heures du matin et je suis revenue à 16heures, mon ordinateur était en panne, j’ai appelé le réparateur qui est venu à 17h30 et j’ai pu consulter le fil d’Hervé Poly, ces gens-là, des camarades à ce qu’ils parait,  continuaient à cracher sur moi, une véritable performance. Et que vous le croyez ou non, ni Hervé Poly, ni aucun camarade intervenant à propos de l’article initial, qui faut-il le répéter n’était toujours pas de moi, n’avait pris ma défense, dit que les ordures qui étaient déversées sur moi étaient une indignité.

Il y eut au même moment l’affaire d’Annie Lacroix-Riz que j’ai assez mal vécu, tant je partageais le sort injuste qui était réservée à cette grande dame. La découverte de l’article du Guardian que j’ai traduit sur ce qu’Eric Hobsbawn avait subi. Qu’en période de contre-révolution, des gens qui ne veulent pas trahir leurs engagements de toute une vie subissent censure et diffamation, est normal  et on doit l’accepter comme une marque d’honneur, mais que la danse soient menée contre vous par ceux qui se prétendet communiste est plus que l’on en peut supporter… C’est pourtant ce qui a été fait par ceux qui ont mené le parti où il en est et se sont accrochés comme des arapèdes lors du dernier congrès… sans doute pour l’achever… et qu(‘il poursuivent leurs injures avec l’assentiment général, trop c’est trop… .

Si l’on ajoute à cela le fait qu’ayant proposé un article sur la République des Conseils et le cinéma à la revue Cause commune, un article qui va être publié à Budapest  après avoir été traduit dans un ouvrage collectif hongrois, consacré à cette République des Conseils et  à l’attirance des cinéastes et des intellectuels pour le communisme. Bien que l’ayant réduit de 30.000 à 14.000 signes,quand je l’ai proposé à Cause Commune,  je me suis heurtée à une censure qui me concernait moins moi que Lukacs et au-delà quelqu’un avec qui j’ai été rédactrice en chef de l’hebdomadaire Révolution, à savoir Claude Prévost. En conclusion de mon analyse, j’avais repris un texte de Lukacs de l’ouvrage que Claude avait consacré au grand philosophe hongrois. Qu’il s’agisse de Claude Prévost, un homme d’une immense culture, ou de Lukacs, ils étaient l’un et l’autre très critiques devant le dogmatisme stalinien. Simplement il s’agissait de gens cultivés, de communistes qui ne se contentaient pas de se signer au seul nom de Staline et à qui on n’aurait jamais pu infliger les fadaises trotskistes ou pire encore l’équivalent Staline égale Hitler, une indignité des « nouveaux philosophes » devenue désormais pensée officielle de la presse communiste. Quand j’ai été invitée à supprimer ce genre de référence sous prétexte de manque de place, j’ai mieux perçu que jamais la dérive dogmatique et inculte à laquelle on m’invitait à me soumettre. Avec moi c’était désormais des gens comme Claude Prévost, Lukacs qui seraient censurés… Il me  fallait refuser la dérive.

Ça et  ce qui se passait dans ma fédération où la formation était confiée à des gens,  des refondateurs liquidateurs, n’ayant  aucune connaissance théorique et une pratique qui ne compensait rien, j’ai compris à quel point tout cela était vain. J’ai dit à Marianne: « si les insultes dont on m’abreuve depuis plus de 20 ans, la censure dont je suis victime au nom de la diffamation la plus éhontée avaient la moindre utilité, je les subirais jusqu’à ma mort sans état d’âme. Mais la manière dont on ose traiter une femme de mon âge, n’a plus aucune raison d’être et subir ces infamies sans être jamais défendue par personne est plus que je n’en dois supporter inutilement. » Je n’ai rien contre ceux qui ont tenté à la faveur du dernier congrès d’impulser un nouvel élan, mais en acceptant qu’on me traite ainsi ils montrent leur peu de poids, ce qui est malheureusement corroboré sur d’autres points plus importants. Ils ont laissé le pouvoir aux mêmes et il leur en sera fait reproche à eux…

Mais il y a  plus important encore. Alors même que la recherche académique est  obligée de reconnaitre ne serait-ce que sous la forme ambigüe de la nostalgie, une manière de disqualifier toute comparaison réelle, l’attachement que ceux qui avaient vécu le socialisme éprouvaient pour le passé révolu, le PCF poursuit sa ligne trostkisto-nouvelle philosophie pour être conforme à l’idéologie européenne officielle, de’ diabolisation de l’URSS et par là de toutes les fformes de socialsime existant. Là aussi trop c’est trop…

A propos de cette « nostalgie », Marianne m’a fait remarquer qu’il existait un groupe en Russie qui considérait que la fin de l’URSS étant illégale, tous ceux y compris le parti communiste qui reconnaissaient cette fin étaient des traitres. J’ai éclaté de rire et je lui ai dit : « mais c’est comme les vieux croyants, ce groupe qui a refusé les changements impulsés par Pierre le Grand, et qui existe encore aujourd’hui. Tu te souviens de cet homme que nous avions rencontrés dans un car en Moldavie, il se signait devant chaque église. Nous avons entamé la discussion, il vendait des poissons rouges. Il était russe à 100%, soviétique autant et il votait communiste. Mais il était aussi le descendant de vieux croyants dont il respectait la foi et la haine des réformes de Pierre le Grand. C’était une sorte d’empilement des refus de l’Occident. » Nous avons continué à discuter et je lui décrivais tous ces vestiges qui m’ont tant frappée lors de nos voyages. Elle me dit qu’elle  a vu récemment un graffiti sur des ruines soviétiques: « Vestiges d’une civilisation plus avancée que la nôtre ».

Nous avons eu quelques minutes auparavant une discussion sur l’appel de l’équipe de Pierre Laurent à la maison de publicité « Josiane ». Marianne n’était pas ennemi du recours à une maison de publicité. Moi non plus si ce n’est qu’au vu du logo celle-ci est médiocre, que les caisses sont vides parce que tout l’argent a été consacré à ce genre de contrat publicitaire, à des sondages et à des raouts avec traiteurs pour des intellectuels sous-produits médiatiques qui ne venaient même pas. Mais il y a pire, ce que nous avons représenté dans le sillage des soviétiques, nous communistes français, c’est une civilisation et eux ils sont à la recherche d’une marque. Le communisme c’est non seulement la riche civilisation soviétique mais la Cubaine et aujourd’hui la chinoise. Les publicistes s’en inspirent, nous on court derrière les publicistes. Tous les créatifs te diront que la nouveauté vient de la rue et que l’artiste s’en empare, et parce qu’il est un virtuose il en joue toutes les gammes y compris celles de la dérision… Nous nous avons renoncé à prendre pied dans la rue, là où se fonde les civilisations et nous cherchons notre salut auprès de gens coupés de la véritable créativité. Pire encore, nous n’osons même pas chercher notre imaginaire dans une nouvelle synthèse créative, nous sommes des petits-bourgeois cherchant à plaire au crémier.

Voilà j’ai compris mon refus instinctif de recevoir des coups inutiles, pour moi le communisme est une civilisation pour eux c’est un gagne pain.

Danielle Bleitrach