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Archives de Catégorie: SOCIETE

Quand Marseille brade la mémoire de ses communards pour gentrifier

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Publié par le octobre 18, 2018 dans HISTOIRE, Marseille

 

La Plaine : une « zone à défendre » au coeur de Marseille résiste à la mairie et aux promoteurs immobiliers

PAR CHRISTOPHE GOBYÉMILIEN BERNARD

Sous prétexte de « rénovation », la mairie de Marseille a lancé tronçonneuses et engins de chantier, escortés des forces de l’ordre, à l’assaut de La Plaine. Objectif : transformer ce quartier au coeur de de la cité, qui accueille pourtant un marché populaire, des espaces de jeux et de sortie prisés des habitants, toutes classes sociales et générations confondues, en zone « attractive ». Comprenez : sans ses habitants pauvres et son ambiance un peu trop « populo ». Mais la municipalité est tombée sur un os : la résistance des habitants organisés en assemblée populaire. Récit de la naissance de cette « zone à défendre » urbaine.

« Touchez pas à la Plaine ! » entend-on depuis une semaine, la plupart du temps dans un brouillard de lacrymogène, dans le centre de Marseille. La Plaine, c’est un quartier symbole d’une certaine résilience marseillaise à l’aménagement bureaucratique et anti-pauvre. Trois fois par semaine, la place Jean-Jaurès, dite La Plaine, située en plein centre-ville, accueillait un marché qui attirait des gens de toute la cité phocéenne. Le reste du temps, la longue place se faisait espace de rencontres, de discussions, de pétanque, pour tous : familles, badauds, amoureux des arbres, fêtards s’y croisaient, généralement en bonne intelligence, réjouissant mélange des genres. Mais depuis le 11 octobre, le paysage a changé : dehors le marché et ses forains, exit les familles en vadrouille et les enfants jouant au foot, place à un chantier appelé à durer au moins deux ans et demi. Plots de bétons, palissades, tronçonnage des arbres ont banni les cagettes et les jeux.

Aux manettes, une équipe municipale décidée à réaliser au forceps leur idée du Grand Marseille, de laquelle les populations les plus pauvres sont exclues. L’objectif est simple, plusieurs fois claironnée : la « montée en gamme ». Le projet veut, comme le vantait la ville dans un document pour la concertation publique organisée en 2011, « créer des surfaces de commerce, d’activité et de services pour renforcer l’attractivité économique et touristique » de la cité phocéenne, « restaurer la chalandise dans un centre-ville apaisé, animé et convivial », et vise pour les espaces publics une « meilleure gestion » dans le sens de « maintenance, propreté, sécurité ». Cet aménagement du centre-ville a toutes les chances d’éloigner les populations pauvres pour leur substituer des portefeuilles mieux garnis, qu’il s’agisse de cadres sup’ ou de touristes. La Plaine, avec son ancrage populaire, devait donc tomber. Mais depuis que les travaux ont commencé, la grogne ne cesse de monter. La détermination des opposants s’élargit au quartier entier.

Des barricades de fortune pour empêcher l’avancée des travaux

Jeudi 11 octobre, dès la fin du dernier marché, les opposants bloquent le camion qui transporte les plots en béton censés inaugurer les travaux. Un homme se hisse sur le véhicule et brandit un drapeau en soutien à la Plaine. La police le maitrise, direction garde à vue. Il est inculpé pour rébellion parce qu’il s’est agrippé au camion. Pendant toute l’après-midi, chaque mètre carré est difficilement gagné par les forces de l’ordre, malgré leur équipement de pointe, leur appétence pour le gazage dans les yeux et leur nombre impressionnant. À chaque entrée de la place, des barricades de fortune sont érigées pour empêcher l’avancée des travaux. Jeunes et vieux opposent leurs chants à cette violence. À 18h, le travail patiemment réalisé par les terrassiers et leur escorte policière se conclut par… un réinvestissement populaire de la place. En un jeu de tir à la corde, une cinquantaine de personnes déplace en moins d’une heure les énormes plots : la Place est libérée.

Lors de l’assemblée du quartier qui se tient le soir-même, Anouk, enseignante, réclame l’utilisation de l’argent des travaux pour la réfection des écoles de la ville (lire notre enquête : Plus de 30 écoles offertes aux géants du BTP : le plan à un milliard d’euros de la mairie de Marseille). Chacun exprime sa colère et sa consternation face au déploiement policier. Deux enfants de six ans prennent le micro pour annoncer qu’ils comptent bien défendre le quartier : « On a fait une cabane dans les arbres et on lancera des cailloux sur les policiers. » Quand à Carmen, dix ans, née sur la place, elle pleure devant le spectacle du siège policier.

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Gazage du cortège, poussettes et grand-mères comprises

Samedi 13 octobre, un millier de manifestants partent en cortège contre le projet de la ville pour La place de La Plaine. Ils chantent « Touchez pas à la Plaine », l’hymne de l’opposition au projet de la mairie et de la Soleam, la Société locale d’équipement et d’aménagement de l’aire métropolitaine, une société publique locale. Composé par le musicien Manu Théron et popularisé par la chorale militante La Lutte Enchantée, ce tube local n’y va pas par quatre chemin, prophétisant une victoire finale contre les bulldozers : « Le peuple ici a toujours la peau dure / Non jamais vous ne nous ferez plier. »

Joyeuse et déterminée, la manifestation sillonne les points chauds : la Canebière, le commissariat de Noailles où la foule réclame la libération de cinq personnes alors en garde à vue, passe par la rue de la République, soumise il y a quelques années à des expulsions en masse et, évidemment, le siège de la Soleam, légèrement bousculé. Rue Adolphe-Thiers, un esclandre provoque le gazage du cortège, poussettes et grand-mères comprises.

Ici comme ailleurs, la ville est la proie des investisseurs immobiliers et de plans urbanistiques

Quand l’on revient sur La Plaine, le dépôt des plots a repris sous escorte policière. Devant les rangées de CRS, les habitants continuent à chanter. Cette fois, on entend « Les Penn’ sardines », une chanson sur les sardinières de Douarnenez qui ont gagné par la grève de meilleures conditions de travail. C’est alors qu’un volley s’improvise devant le cordon policier. La bonne humeur des « plainards » fait un temps redescendre la pression. Des policiers armés continuent à filtrer les rues.

Il y a eu Euromediterranée, gigantesque projet qui a quasiment détruit les quartiers de la Joliette et du Canet, celui du quartier du Rouet qui n’en finit plus de mourir sous les immeubles de dix étages qui emprisonnent les petites maisons, ou la muséification du quartier du Panier. Ici comme ailleurs, la ville est la proie des investisseurs immobiliers et de plans urbanistiques sans considérations pour les habitants. Membre de la très active Assemblée de la Plaine, Bruno insiste : « C’est un projet de requalification, pas de rénovation. »

Un contre-projet bien moins cher, rationnel, fédérateur

Car la rénovation, tout le monde est pour, sachant que La Plaine est depuis longtemps sciemment laissée à l’abandon par la municipalité. Les gens se foulent les chevilles, les cyclistes tombent dans les trous, les réverbères ne fonctionnent pas… Les opposants au chantier proposent depuis des mois un contre-projet bien moins cher, rationnel, fédérateur. Ils ont travaillé sur l’aspect légal, ont tout tenté, allant jusqu’à sortir un journal à 10 000 exemplaires, Le Journal de la Plaine. Comme tout le monde, ils veulent aussi garder les 80 arbres qui égayaient le lieu, dont l’abattage a finalement commencé mardi 16 octobre.

Habitante du quartier, Gabrielle n’est venue à la lutte que depuis quelques jours : « Ce n’était plus possible de rester à la maison. Il est temps de résister, de mener une lutte contre la gentrification. La Plaine est un symbole, une imagination, une convivialité, basée sur une diversité humaine. » Et Michel de renchérir : « Je n’aime ni le fond ni la forme du projet. Requalifier, c’est chasser les pauvres. » Depuis une semaine, la Plaine résiste à cette gentrification qui prive de marché toute la ville, va laisser les enfants sans aire de jeux pendant des années et faire dépérir les commerçants.

Lundi 15 octobre, sous la pluie, les premières palissades sont détruites. Le lendemain matin des opposants font reculer le prestataire en charge des palissades alors qu’une vingtaine d’arbres sont abattus. Au moins dix personnes réussissent à monter sur des arbres pour tenter de les protéger et trois personnes sont interpellées. Un appel à une manifestation nationale « pour des villes vivantes et populaires » est lancé pour ce samedi 20 octobre. Le mot d’ordre ? « Appel à la tempête ». Comme les paroles de « Touchez pas à la Plaine » : « Bulldozers, architectes de mafia, ce quartier ne vous regarde pas ! »

Émilien Bernard et Christophe Goby

Photos : © Patxi Beltaiz

 
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Publié par le octobre 17, 2018 dans Marseille

 

Cinq millions de Français vivent avec moins de 855 euros par mois

La pauvreté touche toujours plus les jeunes en Suisse

Cinq millions de Français vivent avec moins de 855 euros par mois

VIDÉO – La première édition du Rapport sur la pauvreté, réalisé par l’Observatoire des inégalités, présente deux tendances claires : la pauvreté ne diminue plus en France, et les plus jeunes sont en première ligne.

Le constat est alarmant. «Depuis dix ans, le nombre de personnes qui vivent sous le seuil de pauvreté en France augmente», analyse Anne Brunner, dans le Rapport sur la pauvreté de l’Observatoire des inégalités. Selon Noam Leandri, son président, «la société française souffre de l’écart entre les discours et les actes». Il met en cause des «promesses non tenues» et affirme que «l’élitisme social français laisse trop de concitoyens sur le bord de la route». Le seuil de pauvreté que prend en compte l’Observatoire pour ce rapport est fixé à 855 euros par mois, soit 50% du revenu médian. État des lieux, évolution historique, visage de la pauvreté: voici ce qu’il faut retenir de ce rapport.

» LIRE AUSSI – Comment le taux de pauvreté est-il calculé?

Après avoir grimpé, la pauvreté stagne… mais ne diminue pas

Depuis 1970, la courbe retraçant le taux de pauvreté se sépare en deux périodes: l’avant et l’après 2000. En 1970, on comptait 5,7 millions de pauvres au seuil à 50%. En 1990, le chiffre est tombé à 3,7 millions après plusieurs baisses régulières. Mais, à partir du début des années 2000, le nombre de pauvres en France ne connaît plus ces diminutions, pourtant habituelles depuis plus de trente ans, constate le rapport. Au contraire, le nombre de personnes pauvres a même eu tendance à augmenter, pour plafonner à cinq millions en 2013. «La reprise de l’activité économique et la diminution du chômage» a interrompu cette hausse, sans pour autant faire baisser le nombre de pauvres. Ce que le rapport met en avant n’est pas une «explosion de la misère» mais plutôt une hausse du nombre de personnes qui décrochent du niveau de vie des classes moyennes.

Les différents visages de la pauvreté

Le rapport présente un autre constat alarmant, celui de la situation de la jeunesse. En 2015, pas moins d’1,7 million d’enfants vivaient dans un ménage dont le niveau de vie était inférieur au seuil de pauvreté. Au total, plus d’un jeune sur dix (jusqu’à 18 ans), vit sous le taux de pauvreté. Plus inquiétant encore, selon l’Insee, 30.000 enfants vivent avec un parent qui est sans domicile fixe.

» LIRE AUSSI – Pauvreté en France: les chiffres à connaître

Chez les jeunes adultes, le constat est équivalent et les auteurs du rapport expliquent cela par la «détérioration du marché du travail» (plus de 22% des jeunes de 15 à 24 ans sont au chômage), par la hausse «des charges de logement» ou encore par un manque de diplôme. Ainsi, 11,8% des 20-29 ans sont pauvres, et ce sont souvent les moins diplômés. En effet, en France, 84% des personnes vivant sous le seuil de pauvreté n’ont pas dépassé le bac. «Le diplôme joue un rôle particulier dans l’insertion professionnelle», constate l’Observatoire. Et cela se confirme par les chiffres de l’Insee qui affirme que le taux de pauvreté d’une personne au niveau supérieur à bac+2 est de 4,4%. Le rapport pointe du doigt la «faiblesse de la formation professionnelle», affirmant qu’avec un bas niveau d’instruction, peu nombreux sont ceux qui auront une «deuxième chance».

10 chiffres chocs sur la pauvreté en France en 2018 – Regarder sur Figaro Live

 
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Publié par le octobre 12, 2018 dans civilisation, SOCIETE

 

Record du monde: les milliardaires qui s’enrichissent le plus vite sont les Français

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Depuis le début de l’année, les principales fortunes françaises ont vu leurs richesses augmenter de 27,6 milliards de dollars, soit une hausse de 12,2%. Un record.

 
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Publié par le octobre 10, 2018 dans Economie, SOCIETE

 

La Suisse propose de faire naviguer l’«Aquarius» sur le lac Léman pour faciliter le rapatriement des exilés fiscaux de la France vers la Suisse

Un groupe de banquiers suisses lance un appel au gouvernement helvétique pour faire naviguer l’« Aquarius » sur le Lac léman afin de faciliter le rapatriement des exilés fiscaux français qui risquent chaque jour leur vie pour tenter de venir se réfugier en Suisse.

La Suisse n’a pas de mer mais elle possède le lac Léman. Et justement, la confédération helvétique serait en mesure d’offrir un pavillon humanitaire à l’Aquarius, le navire de SOS Méditerranée qui a sauvé près de 30 000 personnes depuis février 2016, date de sa première mission.

Fort de son expérience, l’équipage du bateau actuellement bloqué à Marseille, pourrait ainsi venir en aide aux nombreux exilés fiscaux français qui risquent chaque jour leur vie pour traverser le lac Léman afin de venir se réfugier en Suisse, pays dont la réputation n’est plus à faire concernant le doux climat fiscal réservé à ses habitants.

Un groupe de banquiers estiment que remorquer le navire Aquarius jusqu’au lac Léman et lui accorder le pavillon suisse honorerait la tradition fiscale suisse. « Au-delà de toute polémique, de toute analyse partisane, ajoutent-ils, faire ce geste permettrait de rappeler que ce qui compte avant tout, c’est le patrimoine financier des exilés. Laisser des gens être saignés par l’administration fiscale française n’est pas une solution. »

Le Conseil fédéral devra se prononcer sur le sujet avant la fin novembre. En attendant, l’Aquarius est toujours à quai à Marseille.

 
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Publié par le octobre 10, 2018 dans humour, INTERNATIONAL, SOCIETE

 
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Publicité soviétique pour machine à laver automatique : « le mari attentionné est sympa mais la machine à laver automatique est encore plus belle », 1981

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Trump accuse George Soros de financer les pancartes de  la manifestation anti-Kavanaugh

Après des centaines de manifestants arrêtés à Washington DC, Trump a tweeté qu’ils étaient des professionnels rémunérés, accusant le milliardaire juif George Soros. le quotidien israélien Haaretz,Le même Trump qui a provoqué en déplaçant l’ambassade ne craint pas de pratiquer les insinuations antisémites les plus classiques.  je crois que si l’antisémitisme n’existait pas, il faudrait l’inventer pour donner des arguments à de pareils tarés. Cela dit tant que le combat sera entre Trump et Soros, ou Orban et Soros, je ne me fais pas trop d’illusion sur la possibilité de vaincre le fascisme. (note et tradution de Danielle Bleitrahc)

Des militants se rassemblent à l'intérieur du bâtiment du Sénat Hart Office lors d'une manifestation contre l'opposition de Brett Kavanaugh, candidat à la Cour suprême des États-Unis, Washington, États-Unis, le 4 octobre 2018.
Des militants se rassemblent à l’intérieur du bâtiment du Sénat Hart Office lors d’une manifestation contre l’opposition de Brett Kavanaugh, candidat à la Cour suprême des États-Unis, Washington, États-Unis, le 4 octobre 2018.  YURI GRIPAS / Reuters

Trump a fait cette sortie vendredi sur Twitter quelques heures après que des centaines de manifestants aient été arrêtés lors d’un rassemblement à Washington DC

«Les très scrupuleux manifestants sont des professionnels rémunérés qui cherchent seulement à donner un mauvais genre  aux sénateurs», a écrit Trump. “Ne craque pas! Regardez aussi tous les panneaux identiques fabriqués par des professionnels. Payé par Soros et d’autres. Ce ne sont pas des cartons  faits dans un sous-sol par amour! #Troublemakers « 

sauter – Trump’s Tweet

Trump a tweeté à propos de Soros après que le sénateur Chuck Grassley, R-Iowa, président du comité judiciaire qui avait proposé la candidature de M. Kavanaugh à un vote au Sénat, avait accusé Soros d’une heure et demie plus tôt que Fox payer les manifestants .

«J’ai entendu tant de gens le croire. J’ai tendance à le croire », a déclaré Grassley en réponse à une question de Maria Bartiromo.

Soros, un survivant de l’Holocauste né en Hongrie, est un donateur de gauche des démocrates et d’autres causes libérales aux États-Unis, en Europe et en Israël. Il figure souvent dans les théories du complot d’extrême droite, en particulier dans sa Hongrie natale, où le Premier ministre nationaliste Viktor Orban l’a présenté comme un symbole d’intrusion de forces mondialistes.

Au cours de sa campagne présidentielle de 2016, Trump a publié une annonce critiquant «ceux qui contrôlent les leviers du pouvoir à Washington» et les «intérêts spéciaux mondiaux». Sur ces mots, figuraient des images de Soros et de la chef de la Réserve fédérale, Janet Yellen, est juif.

«La publicité est-elle antisémite? Pas de manière déclarative. Mais dans ses insinuations, il est difficile de nier le trafic de conspirations de contrôle et de destruction identifiées avec l’antisémitisme classique », a écrit Ron Kampeas, de JTA, dans une analyse.