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Archives de Catégorie: SOCIETE

Nul homme est une île, mais Cuba est une île, sur fond de NDL, mais aussi de combat pour le service public et de révolte estudiantine

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Dans le cadre de la célébration de mes 80 ans, je suis partie à la rencontre d’une ville, mais aussi de films, en jouissant de l’humeur rebelle du temps, une sorte de bilan d’une vie en forme d’avenir…

« Nul homme est une île, un tout complet en soi » c’est le début d’un poème d’un anglais du XVIIe siècle JOhn Donne que le cinéaste Dominique Marchais a choisi comme titre de son film sur l’importance du savoir vivre ensemble. Le cinéaste y  décrit trois expériences de solidarités collectives . D’abord en Sicile avec une coopérative de producteurs d’agrumes en lutte contre la grande distribution mais qui sont aussi des éleveurs de poules en liberté. En Autriche, des architectes et des artisans recréent les conditions d’un habitat écologique avec une réflexion sur les matériaux, enfin en Suisse, c’est le développement du patrimoine local. Bien sur on retrouve là des thèmes bien connus, circuits courts, méfiance à l’égard des pouvoirs corrompus voir mafieux, démocratie collective et à ce titre on est plus ou moins convaincus par les discours. Mais le cinéaste va plus loin que les expériences, il leur donne un sens  politique d’intelligence collective et c’est dû à la maîtrise de l’espace dont il fait preuve.Le cinéma est affaire d’espace et de temps.

Le discours de ceux qui se sont lancés dans l’expérimentation sociale a comme contrepoint sa manière de montrer l’aménagement d’un territoire; IL y a cette autoroute qui isole les champs les uns des autres, infranchissable, il stérilise  la production agricole. La multiplication de supermarchés fruits de la corruption des notables locaux , crée aussi sa forme de stérilité.  Les grandes surfaces imposent des produits empoisonnés et asphyxient la production locale. Le bois qui vient d’ailleurs ne travaille plus, ne vit plus et il contraint l’artisanat local à perdre de sa créativité. Pourtant nous ne sommes pas seulement dans un petit groupe de résistants à « la modernité » parfois sur des bases archaïques, mais bien au contraire dans une prospective grâce à cette manière de filmer inspirée par tous les grands paysagistes, on pense à Straub et huillet, mais aussi à Nicolas Ray. le sujet devient politique et s’élargit à sa dimension de classe. la question est politique elle est celle de l’aménagement d’un territoire, voire de continents.

Et là l’utopie est confrontée à d’autres enjeux. Regardez ce qui ce passe à  NDL, où nicolas Hulot fait la démonstration de son appartenance à un camp, celui du capital… L’écologie ce n’est pas « l’anarchie », c’est  » l’ordre » comme sous Pétain? de quoi est-il exactement question désormais?

Le cinéaste ne donne pas de leçon, il écoute, mais sa caméra s’évade.Il nous est beaucoup parlé des liens européens entre ces divers groupes… Encore un effort pour aller vers le monde, l’Europe n’est pas en soi ni un remède, ni le mal absolu, l’UE n’est pas contestable en tant qu’espace mais  elle l’est en tant que pouvoir du capital, Macron, Hulot utilisent l’Europe comme une forme d’oppression, mais la nation aussi,le brexit est là pour démontrer que si l’exploitation capitaliste demeure rien ne change… La patrie a besoin du socialisme et l’utopie continentale devra un jour ou l’autre considérer son adversaire;

Ce que cherche la caméra c’est un espace de coopération, à quelles conditions.cet espace de coopération pourrat-il exister?

Et tout commence d’ailleurs dans le film par une caméra respectueuse qui découvre  la magnifique fresque de Sienne: » les effets du bon et mauvais gouvernement de Lorenzetti ». Ce choix est excellent, Sienne est alors en pleine dénonciation d’un pouvoir féoda, celui-ci est remis en cause par un pouvoir citoyen. La paix ou la violence  résulte de cette capacité ou non de repousser la tyrannie ou de gérer collectivement la ville et son environnement rural pour le bien commun.. Cette fresque fait partie de mes fondamentaux du temps où je faisais le tour des églises, des musées et des palais pour étudier la naissance urbaine dans le cadre d’une maîtrise d’Histoire médiévale.

En ce sens, Dominique Marchais fait le lien sans peut-être en être réellement conscient entre les inquiétudes, les potentialités d’aujourd’hui autour de cette question, à l’isolat de l’expérimentation solidaire, il substitue à la description de ces expériences isolées, contenues volontairement dans des échelles limitées, l’amorce d’une réflexion sur l’aménagement du territoire. Pour lui cela tient à un nouveau rapport ville-campagne où celle-ci retrouverait son potentiel de bien commun, essentiellement dans l’utilisation des ressources, mais la fresque nous invite à un approfondissement puisqu’elle pose la question des effets du bon et mauvais gouvernement. Comment ne pas s’interroger aujourd’hui sur le démantélement du service public et la manière dont il est ce facteur de « bonne gouvernance » que ce soit la SNCF ou l’énergie mais aussi les hôpitaux, les postes ?

Comment ne pas penser à la manière dont partout dans le monde y compris en Russie, en Chine autant qu’en Afrique et en Amérique latine se posent non seulement l’expérimentation sociale de ces petits groupes qui sont déjà en lien les uns avec les autres, mais également l’quilibre ville campagne, les formes non de concurrence mais de coopération.C’est déjà à partir de la que Marx commençait à poser les problèmes, ville-campagne le premier rapport de classe dans l’idéologie allemande, la coopération sous l’égide du campital pour le seul profit dans le livre I du capital, déjà le vol des bois morts comme résistance parce que les êtres humains ne peuvent pas vivre ainsi. le capital ce n’est pas l’argent, mais un rapport social d’exploitation. Les hommes ne produisent pas pour eux mais pour ce qui peut se vendre et s’acheter, pour le marchandise, avec sa plus value. Il n’y a aucun Robinson Crusoe, chaque individu est porteur de tous les rapports de son temps et quand Robinson Crusoe découvre vendredi, comme il a un fusil il lui dit « toi esclave, moi maître ». Nul homme n’est une île, mais de quoi est-il le fragment?

est-ce que  comme le disent le poème et le film, chaque être homme  est fragment d’un continent européen? Oui mais il est aussi femme, fragment d’un continent qui ne s’arrête pas à l’Oural, le continent eura-asiatique. Le bassin méditerranéen est aussi africain. Nous sommes les habitants d’une planète à qui se pose le problème d’une destruction possible, d’un avenir incertain su nous poursuivons sur notre lancée, quelle est le bonne gouvernance, le bien commun?

La rébelion et les résistances sont nécessaires par rapport à un système qui ne porte que destruction, violence, misère et guerre. Mais elles font partie de la mentalité de l’avenir, de ce que ne pourra pas digérer et dépasser l’intelligence artificielle. La conscience de la beauté de ce qui nous entoure fait peut-être partie de cette éducation qui doit être mise en place dès aujourd’hui. Comme au moment de la Renaissance, les citoyens de Sienne ont obligé les pillards féodaux à s’installer en ville et à y devenir producteurs pour assurer la sécurité des campagnes. Aujourd’hui il n’y aura pas de sécurité des villes et des campagnes sans service public, de la santé mais aussi du transport ferroviaire, de la poste, de l’énergie… En tous les cas, il est insupportable que l’on prétende imposer des choix aussi fondamentaux par ordonnance, en imaginant qu’il y a ceux qui savent et les autres, ce temps est dépassé…

Peut-être que c’est ce que sentent confusément ces étudiants de Sciences Po qui occupent symboliquement sciences Po pour dire qu’ils ne veulent pas que l’école forme des Macron, les métiers d’avenir ont besoin d’autres hommes et d’autres femmes.

Nul hommes est une île, mais aujourd’hui où Raoul quitte le pouvoir, pour mieux se consacrer au parti communiste,  Cuba symbole de toute les résistance, de la défense de la santé, de l’éducation, des arts visuels autant que musicaux, cette île, malgré le blocus a développé un des meilleurs indices de développement humain. Et l’ île assiègée par le maître du monde, a assumé l’identité de l’humanité pour mieux être cubains, elle est restée collectivement debout, et l’humanité est restée debout… L’ile dans laquelle la culture biologique permet aux abeilles de survivre, l’île qui donne non seulement ce qu’elle a en trop mais le peu qu’elle a aux enfants de Tchernobyl, la formation de médecin pour les ghettos noirs des Etats Unis… Merci pourrait-on dire aux frères Castro mais comme le disent le Cubains, sans nous ils n’auraient rien pu faire…

Cuba, la fresque du palais de Sienne, l’aménagement du territoire, l’avenir de l’humanité se joue aussi en Chine et ce sera un parti communiste qui contribuera à réunir ce que l’on croit trop souvent opposé… Tout cela fait partie aujourd’hui de mes 80 ans, comme toutes les révoltes qui secouent ma belle France. Mas France nation d’émeutiers disait Marx quand il critiquait le pays qu’il considérait comme celui de la lutte des classes…

Que de temps perdu en incapacité à comprendre que les changements ne sont pas seulement technologique, que le défi est là dans la capacité que nous aurons à ne pas nous concevoir comme de îles d’arrivisme, de narcissisme, de jouissance du pouvoir, le communisme a beaucoup à apporter.

Danielle Bleitrach

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L’intelligence artificielle: la chine prendra-t-elle la tête devant les USA ? Les retombées sociales…

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Longtemps en matière d’intelligence artificielle les Etats-Unis ont joui d’une domination sans partage, mais celle-ci est désormais contestée par la Chine. Si clle-ci n’a pas l’quivalent de google, la vitesse du développement est stupéfiante explicable par le soutien politique et financier de l’Etat quasi illimité, le second atout, la population soit la majorité d’un milliad quatre cent mille individus connectés c’est-à-dire une base de données sans équivalent. C’est la matière première dont ce nourrit l’intelligence artificielle dans sa vocation à imiter les comportement humains, le tout à partir d’algorithmes capables de définir les processus qui permettent de se substituer aux comptables, aux conducteurs, aux employés de banques, de bourses, etc…

Et là sur les conséquences d’un point de vue humain d’une telle révolution scientifique et technique, la Chine est nettement plus en avance., Pour qui suit sa politique réelle et non celle fantasmée par les spécialistes de la désinformation mondiale, cela s’impose peu à peu. L’ère inaugurée par Xi jimping, le rôle attribué au parti communiste et à son idéal combiné avec l’héritage de Conficius par exemple, se traduit par des choix qu’il importe de mieux connaître. La chine manifeste une  volonté de coopération à l’échelle mondiale, des exigences de paix. Mais ce qui est également intéressant c’est l’optimisme conquérant de l’ensemble de la population, la manière dont elle atteint toute la diaspora chinoise dans le monde.

On commence à parler de Kai Fu Lee, un individu qui fait la jonction entre le monde chinois (il est né à Taiwan) et les Etats-Unis (il y réside), et il est le fondateur d’un fond d’investissement implanté en Chine et aux Etats-Unis, mais sa célébrité et son intervention maximale dans le grand public est en CHine, en particulier sur les réseaux chinois. Il pose les problèmes dans des termes comparables à Stephen Hawkin. Il prédit que dans des années proches l’intelligence artificielle pourra se substituer à 50% des travaux humains, mais il n’en est pas pessimiste pour autant et pense que si les bonnes mesures sont prises à temps on ira vers une société meilleure, d’où l’écho qu’il trouve en Chine dans une société beaucoup plus volontariste et optimiste que celle des Etats-Unis ou la notre. Un mélange de traditions et de communisme comme point d’appui à cet optimisme qui mériterait d’être mieux connu.

KaI-Fu-Lee interroge:  » Dans un monde où tous les télémarketeurs, tous les serveurs, les gens de service clients remplacés par des IA, comment devront nous nous organiser pour que les personnes qui effectuaient ces tâches auparavent ne sombrent pas dans le chômage de masse, la dépression et un immense sentiment d’inutilité? »

Pour lui, face à cette question centrale, celle de la prouesse technologique qui permettra soit à la Chine, soit aux USA de prendre le leadership devient secondaire. Le vrai défi est qui est en mesure d’anticiper sur cette situation et en tirer les conclusions qui s’imposent en matière de gouvernance?

Comment assurer la dignité et le sentiment d’utilité que les êtres humains trouvaient dans le travail? Quel système éducatif doit dès maintenant être mis en place pour préparer les futures générations? Comment seront répartis les revenus? Quelles seront les fonctions qui subsisteront et devront être donc conduites à l’excellence, l’art, les soins à la personne par exemple. A ce titre, lui qui appartient à deux cultures, il dit que la seule solution est dans la coopération : « C’est un sujet d’une portée geopolitique considérable, répète-t-il, qui nécessite une approche nouvelle et coopérative, à l’échelle mondiale. Il serait vraiment dommage qu’elle se résume à une course aux armements dans le domaine des technologies ».

danielle Bleitrach

 

La France est « un pays qui souffre d’un retrait des services publics », selon le Défenseur des droits

Jacques Toubon, le Défenseur des droits, mercredi 11 avril sur France Inter.
Jacques Toubon, le Défenseur des droits, mercredi 11 avril sur France Inter. (RADIO FRANCE)

Jacques Toubon, le Défenseur des droits, a affirmé mercredi sur France Inter avoir « le sentiment que l’indifférence est en train de monter » en France.

Le Défenseur des droits publie mercredi 11 avril son rapport annuel sur l’année 2017. Il montre que le nombre de saisines a augmenté de 7,8% en un an, avec près de 94 000 dossiers en 2017. Sur France Inter mercredi matin, Jacques Toubon est venu apporter des détails sur ce rapport.

France Inter : Quel portrait de la France de 2017 se dessine à travers tous les courriers que vous recevez ?

Jacques Toubon : Un pays qui, manifestement, souffre d’un retrait des services publics. L’accès aux droits semble rendu plus difficile par le fait que l’accès aux services publics est plus complexe et plus rare. Il suffit de lire les journaux le matin pour voir que, dans telle ou telle commune, a fermé un centre de sécurité sociale ou un bureau de Pôle emploi. Ceci ne peut pas être pallié par la dématérialisation parce que dans la dématérialisation, il y a quelque chose qui n’est pas accessible pour une partie des gens. Et puis, il y a des maux collectifs qui sont simplement les maux d’une époque [replis identitaires, inégalités], où nous avons le sentiment que l’indifférence est en train de monter. D’une certaine façon, le Défenseur des droits est une arme anti-indifférence. Nous disons : « Voyez les choses et ne faites pas comme si elles étaient invisibles ».C’est le titre de l’éditorial de ce rapport : « Ne détournez pas les yeux ».

Vous avez reçu 110 réclamations relatives à l’état d’urgence. De quelle nature étaient-elles ?

Pratiquement la moitié portaient sur la manière dont avaient été faites des perquisitions administratives et ça mettait en cause le comportement des policiers ou des gendarmes qui ont fait ces perquisitions. Ça, c’est au titre de l’une des cinq missions qui sont les miennes, à savoir le contrôle de la déontologie de la sécurité. À ce titre, j’ai demandé un certain nombre de sanctions disciplinaires, par exemple, lorsque dans une perquisition on a cassé la porte de quelqu’un.

Que pensez-vous du projet de loi Asile et immigration qui a été adopté en Commission des lois ?

Il y a quelque chose qui est préoccupant. Il y a avait dans le texte [tel qu’écrit par le gouvernement] une première partie où il y avait des mesures plutôt favorables, par exemple qui permettaient d’accorder le droit d’asile à des personnes victimes de violences conjugales, familiales, etc. Et aussi la possibilité de faire de la réunification familiale à partir des frères et sœurs d’enfants eux-mêmes déjà reconnus comme réfugiés. Cette disposition a sauté car un amendement présenté par Les Républicains a dit que c’était extrêmement dangereux. Donc la majorité de la Commission des lois a adopté ce texte qui est en fait un recul.

Gérard Collomb, le ministre de l’Intérieur, parle d’une « submersion ». Qu’en pensez-vous ?

Dans un pays comme la France de 67 millions d’habitants, le fait que nous ayons comme l’année dernière 100 000 demandeurs d’asile – nous sommes au même taux d’immigration qu’il y a 40 ans – signifie qu’il n’y a pas du tout d’envahissement, il n’y a pas du tout de submersion. [On fait] du phénomène migratoire un drame, un traumatisme, alors qu’on pourrait parfaitement le traiter par l’accueil. On ferait dix centres comme celui qui était à la porte de la Chapelle [à Paris] avec une politique d’accueil qui ferait, qu’aux yeux de la population, l’immigration n’apparaisse pas comme un problème ni même comme un drame. Je suis malheureux parce que j’ai le sentiment que la France a toutes les possibilités de conduire une politique véritablement humaine d’accueil, d’hébergement, d’orientation des personnes immigrées, et la possibilité de mieux traiter les étrangers qu’elle ne le fait.

 
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Publié par le avril 13, 2018 dans civilisation, SOCIETE

 

Pourquoi pousse-t-il la provocation jusqu’à l’absurde?

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Il y a quelque chose d’absurde apparament dans cette manière gouvernementale d’allumer des feux partout, d’imposer des mesures qui n’ont pas de raison d’être et qui provoquent inutilement la colère…

Au plan international, comment celui qui reçoit le boucher du Yemen en grande pompe peut-il avec l’accord de Trump, la paillasse sanglante, raciste, homophobe, se présenter comme le défenseur du peuple syrien? Le tout baptisé par nos « journalistes », opinion internationale… sans parler de la caution apportée à l’extrême-droite israélienne? Alors même que Moscou annonce des frappes israéliennes contre l’armée syrienne, va-t-il nous faire accroire que le camp de la paix et des droits de l’homme serait celui des saoudiens-israéliens (agrémenté des kurdes) contre celui de l’Iran, des Syriens et de Moscou? L’exemple de ce qui a été créé en Libye et au Yemen est là pour dire ce qu’il faut penser de ces gens là…

Partout c’est le feu y compris qu’avaient-ils besoin d’aller s’occuper des zadistes… On peut avoir de la sympathie ou non pour les modes de vie alternatifs, mais à partir du moment où le projet d’aéroport a été abandonné était-il bien urgent de prétendre mettre de l’ordre avec déploiment militaire alors mêmes que la grève de la SNCF, les problèmes dans les hopitaux atteignent la côte d’alerte et les facs malgré les interventions fascistes ou à cause d’elles se mobilisent ?

Il n’est pas jusque l’annonce de la privatisation de la française des jeux (à qui vont-il donner le bijou de famille, à la famille partouche ou aux Boudou? ) qui n’apparaisse comme la cerise sur le foutoir général…

Pourquoi Macron fait-il cela? Il est clair qu’il considère que la gauche n’existe plus et que les seuls à qui il doit apporter des réponses pour se créer une base électorale c’est la droite y compris sous sa forme extrême.Le mouvement « En march » qui a fourni son lots de godillots pour créer un chambre intreouvable a ses limites et il risque d’être confronté à des déconvenues électorales. En particulier celles  qui redoubleront les débâcles qui entachent le projet européen auquel il veut s’identifier. Il faut alors qu’on privatise à tour de bras selon les directives de la dite UE, renforcer l’Etat régalien, celui de l’armée pour le bonheur des marchands d’armes (qui en France sont aussi des patrons de presse), celui de la police et en général du pouvoir répressif. Cette orientation va jusqu’à limiter en matière de justice les droits de la défense pour mieux exalter celui des forces de l’ordre…

Créer le chaos, morceller, individualiser, empêcher tous les regroupements, pour faire naître un sentiment d’insécurité et un besoin d’ordre qui accompagnera la fascistation des esprits.

La réalité de l’UE n’est plus que cette privatisation toute azimut, plus l’austérité avec des tours de vis de plus en plus asphyxiants pour tous, et enfin l’OTAN, des sommes fabuleuses qui partent et sur lesquelles personnes n’a de contrôle comme d’ailleurs la décision d’expéditions militaires.

Il joue non seulement la non existence d’une force proche du monde du travail, des petits , des sans grades, mais non sans duplicité, il veut utiliser la division syndicale sur des bases politiciennes… Que les contestataires de sa politique apparaissent manipulées par un monde politique complètement déconsidéré, un parti socialiste devenu un repoussoir pour les couches populaires, des verts et une France insoumise qui sont devenues des caricatures et des communistes qu’on espère définitivement effacés. Le front syndical qui s’est construit face à la provocation, parce que la base pour le moment refuse les divisions, pourra toujours être divisé si l’on peut avoir des gauchistes qui apparaissent comme le fer de lance du mouvement.

Et on nous ressort besancenot qui ne représente plus que lui-même mais qui devient porte-parole, sud rail est utilisé à plein… Quand à Mélenchon et la France insoumise plus il joueront nuit debout, plus ils auront du mal à exprimer cette colère des couches populaires et en même temps ce refus d’être représentés par des gens qui leur paraissent trop proches de ceux qui les ont pris depuis tant d’années pour des imbéciles… le parti communiste est-il encore apte à jouer son rôle?

C’est un jeu dangereux en tous les cas que celui joué par Macxron. Il a employé des tactiques du management quand il s’agit de liquider des entreprises, allumer des feux partout, épuiser les travailleurs, les syndicats, provoquer les jusqu’au boutistes et négocier en sous main avec les syndicats patronaux. Tout cela en étant convaincu non sans raison que nous ne sommes pas en mai 68. Il n’y a plus le puissant PCF qui obligeait les anti-communistes aujourd’hui ralliés comme Cohn Bendit, Goupil et d’autres à agir à « sa gauche », la société s’est déplacé à droite, plus par repliement que par conviction d’ailleurs… Et c’est ce dont témoigne la situation, la montée d’une force de résistance qui bien que revendicative à partir des problèmes de chacun converge de fait sur le caractère collectif de l’attaque de l’existence de chacun… La défense des services publics, création continue des luttes ouvrières en France mais aussi de l’application du programme de la Résistance témoigne du caractère politique (mais pas politicien) des exigences.

Oui mais il manque c’est un fait une force politique qui n’apparaîtrait plus politicienne mais de rassemblement. Le parti communiste n’est plus que l’ombre de lui-même, on l’a coupé avec la « mutation » de toute sa base naturelle et aujourd’hui où il tente de renouer avec les luttres, militants et élus unis, cette destruction programmée, cette soumission à d’autres partis se fait sentir.  il a eu de plus en plus de difficulté à convaincre les enfants de l’immigration parce que en suivant le modèle trotskiste il n’a pas su les attirer sur une base de classe alors même que le chômage étendait ses ravages. Des avancées ont eu lieu mais dans le même temps le communautarisme entretenu par une bourgeoisie intégriste était un mode de gestion dont le revers était les commerces illicites, des villes ont été sur ce modèle annexées par la drouite et le PS.

Alors il est vrai que nous ne sommes plus en mai 68 et Macron en a hérité de l’antisommunisme, de l’anti-syndicalisme en même temps qu’un ralliment officiel au patronat. la dimension de classe est à la fois occulté et clarifiée. Mais le parti au pouvoir lui aussi n’est plus en mai 68. Macron n’a pas l’aura de De gaulle, il n’a pas de parti derrière lui et il tente de le constituer aux forceps, sur quelles bases? La modernité? un peu juste par rapport aux mécontentements….. Ira-t-il jusqu’à ce qu’on voit en Europe à savoir une alliance de fait entre les restes de la social démocratie et des forces apparentées à l’extrême-droite par leur volonté d’en finir avec les désordres? Les provocations d’edouerd Philippe, mais aussi les « maladresses » de Gérard Collomb vont en ce sens.

Danielle Bleitrach

 

12 décembre 1995 : Discours de Pierre Bourdieu aux cheminots grévistes

Le 12 décembre 1995, Pierre Bourdieu s’adressait aux cheminots grévistes, à la gare de Lyon. Il soutenait les grévistes et apportait, à sa façon, des éléments d’éclairage. Il reste aujourd’hui tout aussi éclairant.

Je suis ici pour dire notre soutien à tous ceux qui luttent, depuis trois semaines, contre la destruction d’une civilisation, associée à l’existence du service public, celle de l’égalité républicaine des droits, droits à l’éducation, à la santé, à la culture, à la recherche, à l’art, et, par-dessus tout, au travail. Je suis ici pour dire que nous comprenons ce mouvement profond, c’est-à-dire à la fois le désespoir et les espoirs qui s’y expriment, et que nous ressentons aussi ; pour dire que nous ne comprenons pas (ou que nous ne comprenons que trop ) ceux qui ne le comprennent pas, tel ce philosophe qui, dans le Journal du Dimanche du 10 décembre, découvre avec stupéfaction “le gouffre entre la compréhension rationnelle du monde”, incarnée selon lui par Juppé – il le dit en toutes lettres -, “et le désir profond des gens”.

Cette opposition entre la vision à long terme de “l’élite” éclairée et les pulsions à courte vue du peuple ou de ses représentants est typique de la pensée réactionnaire de tous les temps et de tous les pays ; mais elle prend aujourd’hui une forme nouvelle, avec la noblesse d’État, qui puise la conviction de sa légitimité dans le titre scolaire et dans l’autorité de la science, économique notamment : pour ces nouveaux gouvernants de droit divin, non seulement la raison et la modernité, mais aussi le mouvement, le changement, sont du côté des gouvernants, ministres, patrons ou “experts”; la déraison et l’archaïsme, l’inertie et le conservatisme du côté du peuple, des syndicats, des intellectuels critiques.

C’est cette certitude technocratique qu’exprime Juppé lorsqu’il s’écrie: “Je veux que la France soit un pays sérieux et un pays heureux”. Ce qui peut se traduire: “Je veux que les gens sérieux, c’est-à-dire les élites, les énarques, ceux qui savent où est le bonheur du peuple, soient en mesure de faire le bonheur du peuple, fut-ce malgré lui, c’est-à-dire contre sa volonté ; en effet, aveuglé par ses désirs dont parlait le philosophe, le peuple ne connaît pas son bonheur – en particulier son bonheur d’être gouverné par des gens qui, comme M. Juppé, connaissent son bonheur mieux que lui”. Voilà comment pensent les technocrates et comment ils entendent la démocratie. Et l’on comprend qu’ils ne comprennent pas que le peuple, au nom duquel ils prétendent gouverner, descende dans la rue – comble d’ingratitude ! – pour s’opposer à eux.

Cette noblesse d’État, qui prêche le dépérissement de l’État et le règne sans partage du marché et du consommateur, substitut commercial du citoyen, a fait main basse sur l’État ; elle a fait du bien public un bien privé, de la chose publique, de la République, sa chose. Ce qui est en jeu, aujourd’hui, c’est la reconquête de la démocratie contre la technocratie : il faut en finir avec la tyrannie des “experts”, style Banque mondiale ou F.M.I., qui imposent sans discussion les verdicts du nouveau Léviathan ( les “marchés financiers” ), et qui n’entendent pas négocier mais “expliquer” ; il faut rompre avec la nouvelle foi en l’inévitabilité historique que professent les théoriciens du libéralisme ; il faut inventer les nouvelles formes d’un travail politique collectif capable de prendre acte des nécessités, économiques notamment ( ce peut être la tache des experts ), mais pour les combattre et, le cas échéant, les neutraliser.

La crise d’aujourd’hui est une chance historique, pour la France et sans doute aussi pour tous ceux, chaque jour plus nombreux, qui, en Europe et ailleurs dans le monde, refusent la nouvelle alternative : libéralisme ou barbarie. Cheminots, postiers, enseignants, employés des services publics, étudiants, et tant d’autres, activement ou passivement engagés dans le mouvement, ont posé, par leurs manifestations, par leurs déclarations, par les réflexions innombrables qu’ils ont déclenchées et que le couvercle médiatique s’efforce en vain d’étouffer, des problèmes tout à fait fondamentaux, trop importants pour être laissés à des technocrates aussi suffisants qu’insuffisants : comment restituer aux premiers intéressés, c’est-à-dire à chacun de nous, la définition éclairée et raisonnable de l’avenir des services publics, la santé, l’éducation, les transports, etc., en liaison notamment avec ceux qui, dans les autres pays d’Europe, sont exposés aux mêmes menaces? Comment réinventer l’école de la République, en refusant la mise en place progressive, au niveau de l’enseignement supérieur, d’une éducation à deux vitesses, symbolisée par l’opposition entre les grandes écoles et les facultés? Et l’on peut poser la même question à propos de la santé ou des transports. Comment lutter contre la précarisation qui frappe tous les personnels des services publics et qui entraîne des formes de dépendance et de soumission particulièrement funestes dans les entreprises de diffusion culturelle ( radio, télévision ou journalisme ), par l’effet de censure qu’elles exercent, ou même dans l’enseignement?

Dans le travail de réinvention des services publics, les intellectuels, écrivains, artistes, savants, etc., ont un rôle déterminant à jouer. Ils peuvent d’abord contribuer à briser le monopole de l’orthodoxie technocratique sur les moyens de diffusion. Mais ils peuvent aussi s’engager, de manière organisée et permanente, et pas seulement dans les rencontres occasionnelles d’une conjoncture de crise, aux côtés de ceux qui sont en mesure d’orienter efficacement l’avenir de la société, associations et syndicats notamment, et travailler à élaborer des analyses rigoureuses et des propositions inventives sur les grandes questions que l’orthodoxie médiatico-politique interdit de poser : je pense en particulier à la question de l’unification du champ économique mondial et des effets économiques et sociaux de la nouvelle division mondiale du travail, ou à la question des prétendues lois d’airain des marchés financiers au nom desquelles sont sacrifiées tant d’initiatives politiques, à la question des fonctions de l’éducation et de la culture dans des économies où le capital informationnel est devenu une des forces productives les plus déterminantes, etc.

Ce programme peut paraître abstrait et purement théorique. Mais on peut récuser le technocratisme autoritaire sans tomber dans un populisme auquel les mouvements sociaux du passé ont trop souvent sacrifié, et qui fait le jeu, une fois de plus, des technocrates.

Ce que j’ai voulu exprimer en tous cas, peut-être maladroitement – et j’en demande pardon à ceux que j’aurais pu choquer ou ennuyer -, c’est une solidarité réelle avec ceux qui se battent aujourd’hui pour changer la société : je pense en effet qu’on ne peut combattre efficacement la technocratie, nationale et internationale, qu’en l’affrontant sur son terrain privilégié, celui de la science, économique notamment, et en opposant à la connaissance abstraite et mutilée dont elle se prévaut, une connaissance plus respectueuse des hommes et des réalités auxquelles ils sont confrontés.

 

Il y a 70 ans, la France a tué plus de 100,000 malgaches révoltés par sa colonisation

 ne pas oublier que la France a fait exécuter ce crime par les troupes coloniales (note de danielle Bleitrach)

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Il y a 70 ans, dans la nuit du 29 au 30 Mars 1947, le peuple Malagasy s’est soulevé contre les colons français. Ils en avaient marre de la misère que leur imposaient les pilleurs français à Madagascar. La France fera venir une troupe de 18,0000 militaires pour « contenir » la révolte. Au total plus de 100,000 malgaches ont été massacrés. A ce jour, cette nation génocidaire et révisionniste qu’est la France refuse de présenter ses excuses au peuple Malagasy.Au contraire, d’années en années, les dirigeants français n’ont fait que remettre en cause le nombre de morts et porter le blâme sur ceux qu’ils appellent les instigateurs de cette révolte. François Mitterrand « déclarait le 6 avril 1951, alors que des milliers de Malgaches pourrissaient dans les geôles de la France : « Les statistiques manquent de précision mais il semble que le nombre de victimes n’ait pas dépassé 15.000. C’est beaucoup trop encore, mais à qui la faute si ce n’est aux instigateurs et aux chefs de la rébellion. » .

Les colons français ont porté le tort sur le Le MDRM (Mouvement démocratique de Rénovation Malgache), un mouvement politique dont les leaders ont affirmé n’avoir suffisamment pas assez d’influence pour instiguer une révolte de cette taille. Le MDRM déclara que : « Les événements du 30 mars apparaissent comme le fait d’éléments ou de groupes isolés de la population ayant agi spontanément sous la pression des souffrances endurées et des persécutions subies. ». Ceci n’empêchera pas aux colons français d’arrêter et de torturer plus 3,000 militants de ce parti dont des centaines furent sommairement exécutés. A la fin de la révolte, près de 10,000 personnes étaient détenues par les colons français.Selon le chef d’état-major de l’armée française 89,000 personnes auraient été tuées durant cette révolte dont 295 militaires français. La France organisera en 1948, un procès pour tout mettre sur le dos des trois députés malgaches : Ravoahangy, Raseta, Rabemananjara, Ces derniers condamnés à mort (Ravoahangy et Raseta, graciés en 1956) et aux travaux forcés (Rabemananjara).

”Tandis que Madagascar n’arrivait plus à enterrer ses morts, le chef du groupe parlementaire français PCF invoquait le « courant de liberté » que représentait l’impérialisme français, appelait à l’union sacrée pour défendre les droits de son pays à opprimer d’autres peuples : « Je le dis, et c’est là note sentiment profond : la France a des positions dans le monde, tous les Français et j’ajoute tous les peuples associés, nous avons intérêt que la France puisse maintenir ses positions. Mais nous serions bien aveugles si nous ne tenions pas compte de ce fait important, à savoir que les positions françaises dans le monde sont terriblement convoitées. » (débat au parlement le 9 mai 1947)”.

 

Des dizaines d’hommes politiques malgaches ont été arrêtés, torturés et exécutés pour avoir soit disant instigué une révolte qui aurait occasionné la mort de 550 européens dont 295 militaires français. Mais à ce jour, aucun français, AUCUN, ZERO, NADA, n’a payé pour le massacre de plus de 100,000 malgaches. Et ceci n’est que l’histoire d’une seule colonie de cette nation carnassière et parasitaire qui continue d’exiger des africains des remerciements pour sa bien « honorable » colonisation.

 

 

Farida Bemba Nabourema

Citoyenne Africaine Desabusée 

Des Malgaches détenus par l'armée française en 1947

Des Malgaches détenus par l’armée française en 1947

 
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Publié par le avril 4, 2018 dans HISTOIRE, SOCIETE

 

LES SCIENCES ET LES TECHNIQUES AU FÉMININ: ROSALIND FRANKLIN

Née le 25 juillet 1920 à Notting Hill, Rosalind Franklin est promise à un grand avenir. Après l’obtention d’un doctorat de physique-chimie à Cambridge (Royaume-Uni) en 1945, elle passe trois années en France, entre 1947 à 1950, au Laboratoire central des services chimiques de l’État, afin d’y apprendre les techniques de diffractométrie de rayons X, une technique que la jeune biologiste moléculaire appliquera à l’étude des matériaux biologiques au King’s College de Londres, où elle obtient un poste en 1951.

Une ombre vient alors noircir le tableau. En 1952, elle avait réalisé plusieurs remarquables radiographies aux rayons X de l’ADN et, à son insu, Maurice Wilkins montra ces clichés à James Dewey Watson. Ce dernier, en compagnie de Francis Crick, les utilise afin de résoudre l’énigme de la structure de l’ADN et découvrir ainsi sa structure à double hélice. L’année 1953 est une année noire pour Rosalind : en raison d’une mauvaise ambiance, elle quitte King’s College pour Birkbeck College, d’un côté, et elle est fortement incitée par John Randall à abandonner ses recherches sur l’ADN, de l’autre.

Enfin, l’histoire des clichés connaît des suites. En effet, une semaine après les avoir vus, James Dewey Watson et Francis Crick publient le résultat de leur découverte dans Nature (avril 1953). Cette publication leur ouvre la voie du prix Nobel de médecine, obtenu en 1962, prix auquel Wilkins est associé. Il est alors trop tard pour Rosalind – elle est morte prématurément quatre ans plus tôt d’un cancer de l’ovaire, très certainement lié à sa surexposition aux rayons X – pour être elle-même associée à la récompense.

Ses anciens collègues du King’s College se gardent cependant bien de lui rendre hommage, et il faut attendre 2008 pour que Rosalind reçoive enfin, à titre posthume, le prix d’honneur Louisa Gross Horwitz. 

 
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Publié par le avril 2, 2018 dans femmes, sciences, THEORIE