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Archives de Catégorie: CINEMA

TOUT CE QU’IL ME RESTE DE LA RÉVOLUTION : j’ai eu un coup de cœur pour ce film

C’est un film brillant, rythmé qui a reçu le Valois du Jury au Festival Francophone d’Angoulême. C’est un premier film d’une femme, une comédienne Judith Davis! Il a les meilleurs côtés d’un écriture féminine en mêlant intimité, critique sociale et réflexion politique sans jamais étouffer les uns ou les autres, il fait penser à certains films de Diane Kurys comme Diabolo Menthe en plus nerveux.

TOUT CE QU’IL ME RESTE DE LA RÉVOLUTION, premier film de la comédienne Judith Davis, adapté de la pièce de théâtre créée par son collectif “L’avantage du doute”. Du théâtre il conserve des dialogues percutants qui nous font rire aux larmes et aussi les vertus de l’agit pro devant une antenne de Pole emploi puis devant une banque. L’héroïne Angèle a une énergie magnifique, il est interdit non seulement d’interdire mais elle veut changer la ville pour changer la vie. Elle est virée par des patrons soixante-huitards, la gauche caviar.

Notons que ce type de film se multiplie et rappelle l’agit-pro, très influencé par le théâtre, mais c’est une génération qui s’exprime et qui dit comment retrouver le vivre ensemble alors que papa et maman dont on ne renie pas l’héritage se sont heurtés à un mur. Papa reste lui même, de plus en plus infantile, maman a lâché prise quand elle a vu le gouvernement Jospin privatiser à tour de bras. Une des filles s’est ralliée aux vertus de l’entreprise et l’autre poursuit le rêve de révolution avec sa copine sculptrice.

Elle rencontre le lumineux Said (Malik Zidi) à la tête d’une bande d’enfants (il est instit) en gilets jaunes, il lui propose l’engagement, celui d’aimer. Impossible parce que cela aussi a raté chez ses parents, sa mère a lâché prise. Ce qui nous vaut une scène superbe où le jeune couple pris de fièvre se cherche sur un fond de musique qui est « Les partisans russes: A l’appel du grand Lénine se levèrent les partisans ». Elle est totalement coincée, elle et sa copine ont voulu s’engager au parti communiste, mais vu ce qu’il est devenu, il ne leur reste plus qu’à monter un groupe complètement foutraque qui ne sait pas comment on pourrait sortir de ce cauchemar. Le cauchemar, c’est la souffrance au travail dans une société de tueur où la performance est une matière d’élimination. La solitude, celle où chacun tente de faire bonne figure en cachant qu’il est à découvert, la difficulté même de dire, et cette réplique culte : « Est-ce que ce n’est pas un peu réducteur de se présenter par sa profession, je ne dis pas ça parce que je n’en ai pas! » Oui le travail est bien au centre du malaise et c’est bien pour ça que ce film tranche sur l’univers bobo. Tout n’est pas politique, mais parce que la politique est impossible, même les corps ont du mal à se rejoindre.

Le film a été tourné avant qu’éclate la crise des gilets jaunes, mais le groupe de parole est leur rond-point. On se dit qu’ils ne vont pas tenir un mois et puis ils sont là. Les enfants qui avec leur maître ont déserté l’école pour lire les graffitis dans la rue portent des gilets jaunes. Les protagonistes sont de ceux qui alimentent les nuits debout plutôt que les prolos provinciaux du mouvement actuel, mais ils ont déjà dépassé les illusions social démocrate de la « gauche » sous toute ses formes. Idéologiquement et la  réussite du film est déjà dans la manière dont il laisse soupçonner la violence, sous le calme apparent de chacun, la violence subie et celle qui monte.  Les individus sont détruits, ils ignorent pourquoi, malgré tout ils poussent comme du chiendent dans une exigence de Révolution parfaitement drolatique. . Le théâtre de référence n’est pas l’expérience du Splendide qui se termine en apologie franchouillarde de la société telle qu’elle est et de la tolérance bourgeoise, non la référence est celle qui jadis eut cours à Berlin, l’agit-pro. Celle qui fut illustrée par Brecht dans laquelle on dénonce la manière dont le Capital est un gangster de bas étage et un hypocrite qui nous l’a fait avec de bons sentiments. Simplement, ce n’est pas une répétition, c’est autre chose.

Notez-le bien, pas le moindre trotskiste qui passe à l’horizon pour récupérer les restes de l’épopée et les transformer en grenades anti-communistes contre la révolution trahie par ceux qui l’ont faite, l’invite de fait à la révolution en recyclant pour la « gôche » et son union ce qui subsiste après ce passage au laminoir. Non, les références sont celles de la Gauche prolétarienne à la manière d’un Robert Linhart et pas celle d’un Serge July. Pas la moindre critique du stalinisme à l’horizon… Les trois derniers secrétaire du PCF se signeront probablement devant un tel film, mais pas plus que du mouvement des gilets jaunes ils n’en tireront leçon. Et moi je ne suis pas loin de baisser les bras devant l’autophobie qui a détruit ce parti et qui ne laisse aucun espace à sa survie. Quitte à voir tout un peuple et une jeunesse en plein désarroi, des milliers de vie brisées tandis qu’ils poursuivent sur leur lancée en tentant d’étouffer l’espoir qui est né de ce Congrès.

Ce film est totalement synchro avec les mémoires que je tente d’écrire et dans lequel je découvre à quel point j’ai eu effectivement une vie magnifique parce que j’ai bénéficié du combat de mes ainés, de la manière dont ils ont subi la torture mais aussi déjà la fin de la Révolution, l’impression d’être née trop tard, d’être de la génération qui profite de ce qu’ils ont créé dans le sang et les larmes. La génération qui n’a pas su inventer autre chose qu’une parodie soixante-huitarde et qui a fini par tout perdre par absence de stratégie révolutionnaire. Que faire? Sinon aller s’asseoir aux côtés d’eux puisque le PCF se laisse une fois de plus ligoter par la bande d’abrutis qui ressemble furieusement aux patrons de gauche qui nous invitent à considérer la Révolution comme impossible. Il reste à aimer disait déjà un film qui parodiait la confession du siècle de Musset, il ajoutait « et ça c’est terrible ». C’est terrible et magnifique si on ne renonce pas, là aussi je vous parle d’expérience. Autre aspect intéressant, qu’il faut sans cesse explorer dans sa lecture, son écriture, bien sûr ces gens sont des bobos, mais pas seulement, ils s’adressent au parti communiste et à un parti révolutionnaire, pas à la France insoumise, à nuit debout et ce faisant ils revendiquent tout puisqu’ils n’ont rien.

Photo du film TOUT CE QU’IL ME RESTE DE LA RÉVOLUTION

 

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Publié par le février 13, 2019 dans CINEMA

 

La Mule »,  Clint Eastwood est un insupportable vieux salaud mais un cinéaste incontestable, un virtuose du clacissisme hollywodien

 

Bon! Clint Eastwood est aussi vieux que son personnage,et en tournant il accomplit un exploit. Manuel de Olivera aussi a tourné jusqu’à 101 ans et il mort une caméra à la main, mais jamais le Portugais, dont la culture était immense, n’a manifesté une telle’ complaisance sénile par rapport aux plus contestables de ses penchants. Il était pénétré de l’histoire de son pays colonialiste mais s’interrogeait avec une grande élégance sur la fin d’un empire sans prétendre nous racoler. Donc je déteste toujours autant l’inspecteur Harry, même quand il nous fait le coup de l’apaisement, de la distance, il demeure un salopard. Et pourtant l’Américain, il faut le dire se débrouille d’afficher une maestria de cinéaste presque digne du Gran Torino, le dernier de ses grands films. Certes il remache ses thèmes favoris comme un chewing gum: la défense de l’individualisme, une morale construite devant les faits, et pourtant il évite le gatisme. Il arrive à créer une ambiguité digne de ses meilleurs films, une tension mais aussi quelque chose d’apaisé; il se condamne pour mieux sauver ce qui ne doit pas l’êtr. Bref c’est ce qu’on appelle un roué. Au bout de cinq minutes il m’avait mis dans la poche et je m’inquiétais pour lui.

Il part d’un fait divers, beaucoup de grands cinéastes, à commencer par Lang adorent les faits divers, parce qu’ils témoignent d’un moment où la paranoïa d’une société se dévoile. Dans La mule, la force du propos tient à la démonstration sous jacente: le mode de vie américain est devenu de plus en plus onéreux et on ne peut le poursuivre qu’en le faisant reposer sur le crime et la destruction des autres.C’est l’autodestruction la plus couteuse pour les autres qui se puisse imaginer. Donc il s’inspire de la véritable histoire de léo Sharp , horticulteur de grande renommée qui face à la concurrence d’internet est en faillite et donc accepte de devenir convoyeur de drogue pour un cartel mexixain de la drogue. Toutes les valeurs de l’Amérique, travail, famille, patrie, vétérans de la guerre de Corée et diplome des jeunes blancs, amour inconditionnel de l’épouse pour son aventurier d’époux, philanthropie, mais aussi suprématiste blanc sont en train de basculer et aller vers dieu sait quoi. Tout cela reste élégant séduisant comme l’acteur lui-même, encore capable de traverser les Etats-Unis à la barbe du FBI, de démontrer à quel point les « nègres » sont incapables de changer une roue, et combien à quatre vingt dix ans cet américain là est encore capable de satisfaire deux putes et sortir des ébats en pleine forme. Le tout en battant tous les records de transport de drogue. De quoi infester toute une jeunesse,  mais il le fait pour reconquérir sa famille, et il se rachète en assistant à la mort de l’épouse fidèle et un tantinet acariatre. Par parenthèse cette femme vertueuse s’amollit quand elle voit au poignet de son époux un bracelet en or…  Il terminera dans un pénitencier purgatoire où il cultivera des fleurs, la famille rassurée saura enfin où il est. Honte sur moi, j’ai pris un grand plaisir à suivre l’inspecteur Harry devenu délinquant et plein d’indulgence désormais, surtout pour lui-même.

Pourquoi?  Tout simplement parce qu’il est l’héritier de ce cinéma que j’ai tant aimé, du grand Hollywood.  Les classiques où l’acteur ne surjoue pas, james Stewart est encore là, Gary Cooper vieilliard conservant cette beauté invraisemblable, tous ces acteurs réactionnaires qui, comme John Wayne réussissant à contaminer un john Ford qui est tout sauf un fasciste, et bien Clint eastwood l’acteur joue avec Clint Eastwood le metteur en scène et ils forment à eux deux une sacré paire d’enfoirés, comme il ne cesse de le répéter tout au long du film… alors que nous commencons à avoir peur pour lui et à souhaiter qu’il échappe au FBI. Ce qu’il fera aisément parce que les flics sont d’abominables racistes, comme toute la société, et qu’ils  ne peuvent supposer que le héros nonagénaire du western soit coupable de quoi que ce soit. On imagine comment ils traiteraient un noir ou un mexicain… Donc les poncifs ont toujours cours, ceux du western où le cheval vaut mieux que l’indien et le cavalier blanc a tous les droits, Mais il y a aussi l’art et la manière, la fluidité du récit pour servir cette présence physique du héros dont la séduction demeure pleine et entière, le tout avec une bonne dose de réalisme qui rend le propos crédible et nous ouvre des univers sur ce monde en train de basculer.. L’americain way of life  ne peut se maintenir dans ses vertus officielles qu’en acceptant d’être un voyou universel, le cancer d’un trafic de drogue, même si le mal vient toujours de l’hacienda mexicaine, un mur est toujours indispensable pour que l’oncle sam ne soit plus tenté par le vice. .

Sa silhouette de plus en plus émaciée mais toujours infiniment élégante nous invite à retrouver tous ceux que nous avons tant aimé, ses propres héros mais aussi tout le panthéon hollywoodien qui nous a tous convaincu que l’impérialisme américain était la meilleure chose au monde… parce que malgré ses crimes elle était l’humain d’abord, l’humain de ceux qui font la preuve de leur élection par la réussite à n’importe quel prix, ceux qui partout savent adopter l’attitude qui convient, une petrpicacité sans défaut parce qu’elle est celle des seigneurs et que leur monnaie comme leur langue est l’étalon universel … Et tel un jazzman extraordinairement doué, de ceux qui nous tenu éveillés toute une nuit,  il nous donne à entendre la petite musique de l’industrie culturelle hollywoodienne, celle dont brecht disait qu’elle n’avait pas besoin du fascisme parce qu’il était déjà dans les têtes.  Personne ne s’y pose les questions qui se posaient dans l’Allemagne de weimar sous l’influence d’un parti communiste dénonçant l’art et le spectacle des banquiers- gangsters, l’opéra de quat’sous. Ce monde là est en train de mourir, que deviendra-t-il? trump et son cauchemar réclament l’indulgence du jury tandis qu’il continue à mettre à feu et à sang l’Amérique latine et le Venezuela. Mais qu’il crève bon dieu…Avec les notres, qu’ils libérent la planète…

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le janvier 24, 2019 dans CINEMA, Etats-Unis

 

Fini Mickey, vive Karl Marx

La Chine produit une série en dessin animé sur Karl Marx à l’occasion du 200e anniversaire de sa naissance,l’article se veut ironique, mais il témoigne de ce mouvement par lequel le parti communiste chinois tend à se distinguer de plus en plus du capitalisme des USA, tout en prenant le flambeau d’une autre mondialisation, qui a au moins deux caractéristiques différentes: effectivement engendrer une réduction de la misère et le faire en prônant des relations pacifiques, gagnant-gagnant (note et traduction de Danielle Bleitrach)

  • La série a été coproduite par le bureau du marxisme du gouvernement central, elle  sera diffusée sur le site de streaming vidéo Bilibili.com.
  • la  série racontera l’histoire de la vie d’un philosophe, notamment son mariage avec Jenny von Westphalen et son amitié avec Friedrich Engels
Mandy Zuo

Mandy Zuo

Mis à jour le: jeudi 20 déc. 2018 à 01h15

Certaines personnes ont décrit la version de Karl Marx illustrée dans la bande-annonce de la prochaine série animée comme «trop belle pour être vraie». Photo: documentCertaines personnes ont décrit la version de Karl Marx illustrée dans la bande-annonce de la prochaine série animée comme «trop belle pour être vraie». Photo: document
des spectateurs qui ont pu voir le dessin animé en bande annonce  se sont demandé si la description n’était pas«trop belle pour être vraie». Photo: document

Une série de dessins animés sur la vie et l’époque de Karl Marx devrait être diffusée sur un site Web chinois de diffusion vidéo en continu bénéficiant du soutien total de Beijing, selon la société hôte.

Le leader  raconte l’histoire du philosophe allemand et révolutionnaire socialiste, sera diffusé « prochainement » par Bilibili.com, a annoncé mardi la compagnie.

La production a été commandée par le bureau du marxisme du gouvernement central, en coopération avec les autorités de la Mongolie intérieure; Weiming Culture Media, qui est basé dans la région; et la société d’animation Dongmantang, a déclaré Bilibili, sur Weibo, le service chinois de type Twitter.

Karl Marx, co-auteur du Manifeste du Parti communiste, est né en mai 1818. Photo: Document à distribuer
Karl Marx, co-auteur du Manifeste du Parti communiste, est né en mai 1818. Photo:

Le coauteur du Manifeste communiste est né en mai 1818 et les théories politiques qu’il a développées continuent à être la force motrice du parti au pouvoir en Chine à ce jour. Son image a été une des lignes forces de la propagande officielle tout au long de l’année.

En plus de couvrir les théories politiques et économiques élaborées par Marx, la série de bandes dessinées traitera de sa relation avec Jenny von Westphalen – avec qui il s’est marié en 1843 et a eu sept enfants – et de son amitié avec Friedrich Engels, a déclaré Bilibili.

« Marx était un grand homme debout entre ciel et terre, dont le système idéologique établi tout au long de sa vie avait réveillé tout le prolétariat endormi à travers le monde et avait profondément influencé le développement historique du monde », a-t-il déclaré.

Il était aussi «un homme ordinaire de chair et de sang. Son amour pour Jenny, qui a rencontré beaucoup d’obstacle, et son amitié avec Engels, sont finalement devenus légendaires », a-t-il déclaré.

En plus de couvrir les théories politiques et économiques élaborées par Marx, la série de dessins animés couvrira ses relations avec Jenny von Westphalen et son amitié avec Friedrich Engels. Photo: document
Engels. Photo: document

Outre ses producteurs variés, la série compte parmi ses partenaires stratégiques le département central de la propagande de la Chine et le site Internet du porte-parole du parti, People’s Daily .

Une bande-annonce de la série sur Bilibili avait été visionnée presque 10 000 fois mercredi après-midi et 14 000 personnes la diffusaient.

En dépit des annonces du producteur , les utilisateurs d’Internet ont été moins impressionnés. Plusieurs d’entre eux ont qualifié les trois personnages principaux de «trop beaux pour être vrais». Un autre a fait observer de manière très précise que l’écriture de Marx semblait beaucoup plus nette dans l’animation qu’elle ne l’avait été en réalité.

Un internaute s'est plaint que l'écriture de Marx dans l'animation était bien meilleure que dans la vie réelle. Photo: document
Un internaute s’est plaint que l’écriture de Marx dans l’animation était bien meilleure que dans la vie réelle. Photo: document

«C’est très intéressant, mais j’ai quelques questions à l’esprit», écrit un autre. «Les jeunes seront-ils autorisés à inventer des jeux avec  Marx? Peut-il participer à des compétitions de personnages de dessins animés?

Depuis son arrivée au pouvoir en 2012, le président Xi Jinping a exhorté à plusieurs reprises les membres du Parti communiste à ne pas oublier les racines socialistes de la Chine tout en poursuivant le «grand rajeunissement de la nation chinoise».

” »En embrassant encore plus Marx, le parti accentue son contraste avec le modèle politico-économique alternatif » défaillant « des Etats-Unis », a-t-il déclaré.

 
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Publié par le décembre 20, 2018 dans Chine, CINEMA, HISTOIRE, INTERNATIONAL

 

Benicio del Toro: « Je viendrais à Cuba même à vélo »

Ce que nous ont apporté les Cubains et que les gens de ma génération, ceux qui ont vécu toutes les trahisons de leur idéal communiste, n’oublieront jamais c’est le bonheur de participer à un combat de l’honneur, de la dignité, de rester debout quand tout le monde se couchait et se perdait dans la politicaillerie. La sympathie entre latinos en particulier les portoricains l’île jumelle selon Marti, mais aussi les espagnols qui reviennent toujours vers ce symbole de liberté est là (note et traduction de Danielle Bleitrach).

Dans la magie particulière de l’hôtel Nacional, celle qui ruisselle tous les mois de décembre, j’ai vu un homme grand, coiffé d’une casquette et avec une barbe, assiégé par des clients ou des participants du 40 Festival Internacional del Nuevo Cine Latinoamericano.

En embrassant du regard l’assistance j’ai découvert Benicio del Toro, sans y réfléchir je me suis approché de lui: « Je suis journaliste, je t’ai rencontré à l’Uneac, comment es-tu arrivé ici » … « En avion », fut la réponse à ma question idiote alors qu’il ratait un ascenseur et riait. Je n’ai pas bronché, j’ai ri avec lui et j’ai continué « mais qu’as-tu apporté? » Il sourit encore avec malice et me dit  » Sicario, que tu as vu dans el Paquete” « . Et il a grimpé dans  l’ascenseur.

Rien de ce que j’ai dit n’était un mensonge. Je l’avais rencontré il y a quelques années à l’Uneac quand ils lui avaient décerné un prix, et alors il s’était montré aussi moqueur que moi  lors de la conférence de presse dans la salle bondée de Sancti Spíritus où un collègue l’a interrogé sur son voyage à Cuba et là il a rapidement réagi. « Cuba J’y viendrais même en vélo.  » Plus en plaisantant, il avait ajouté: il ne faut pas rater l’occasion, car «avec les États-Unis, il n’est pas facile de venir ici, cela n’a rien de facile!» .

À propos de Sicario, il a expliqué pourquoi la saga avait été filmée et comment il avait assumé ce personnage plongé dans le trafic de drogue. Sur le point de savoir s’il y a un projet à réaliser à Cuba, il ne voulait rien avancer, mais il semble que quelque chose soit en préparation.

Ce dont il a parlé avec plaisir, c’est d’une série télévisée « qui, dit-il, est déjà visible dans el Paquete”  « , qui comporte sept chapitres et qui a été produite par le réseau de télévision payant Showtime.

Benicio Monserrate Rafael del Toro Sanchez, né à San Juan à Porto Rico, naturalisé espagnol, a remporté les Oscars, le Golden Globe, le SAG, le BAFTA et le prix du meilleur acteur au Festival de Cannes. Il est connu pour des rôles tels que Fred Fenster dans The Usual Suspects, Javier Rodríguez dans Traffic, et Che Guevara dans Che, l’Argentine , parmi d’autres films. Del Toro était le troisième Portoricain à remporter un Oscar.

En ce qui concerne Cuba, c’est un ami qui revient toujours et qui jouit de l’appréciation et du respect des acteurs, des critiques et du public car, entre autres raisons, il a le même langage que nous, par exemple lors de la réunion avec des journalistes alors qu’il était question d’un personnage « en note »… Rien  ne  ressemble plus à un Havanais qu’un Madrilène, et vous qui me lisez vous pourrez le rencontrer dans n’importe quel coin de la capitale en ces jours de festival.

(Extrait du portail de la télévision cubaine)

 

 

 

 
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Publié par le décembre 13, 2018 dans Amérique latine, CINEMA

 

Soutenir un jeune cinéma , contribuer à la formation des militants communistes, aller en Hongrie parler de notre Congrès

Un ami qui a su qu’une octogénaire avait été tuée dans la manif du premier décembre à Marseille m’a aussitôt dit son inquiétude et il est vrai que j’ai toujours rêvé de mourir d’une balle perdue dans une révolution victorieuse, mais il semble que comme nous tous j’ai encore certaines choses à accomplir…

Parfois l’envie me prend de prendre ma retraite mais toujours la vie me sollicite… Hier j’ai pris mon billet pour Budapest, un jour de l’an en toute amitié,avec cette cuisine hongroise que j’aime tant,  des discussions à n’en plus finir pour tenter d’expliquer notre congrès, mais aussi ce mouvement qui secoue la France à mes camarades hongrois… C’est un peu injustifié, mais nous Français jouissons d’un certain prestige en Europe centrale et en Russie… Si le parti communiste Français redevient lui-même et si le peuple français reprend la Bastille, l’Europe entière se sent rajeunir de cet air de liberté qui donne à tous le vertige, même et surtout dans le pays d’Orban… cela dit en ce moment, il est impossible d’atteindre l’aeroport de Marignanne, les routes sont coupées par des barrages des gilets jaunes… Comme les supermarchés sont vidés et les poste à essence ont des queues ininterrompues…

ce matin en allant chercher mon pain, je rencontre la jeune épouse d’un policier du quartier… Elle me dit que son mari est très inquiet… on lui a changé ses horaires, il ne sait pas pourquoi… Il doit rester jusqu’à 23 heures… Elle me dit que son mari et ses copains disent qu’ils ne se laisseront pas massacrer, ils tireront s’il le faut… je l’incite au calme mais elle me dit qu’un policier est dans le coma, ce à quoi je lui signale que la seule morte l’a été par une grenade lacrymogène qui a été envoyé vers un 4e étage… Elle me répète ce que dit son mari et ses copains, ils n’ont aucune envie de se faire trouer la peau pour Macron et ce gouvernement d’irresponsables, qui sont pour les riches, mais il y a des gens qui cherchent à tuer des flics et même si c’est interdit il sont prêts à tirer pour se défendre… je la connais elle et son mari, ils ne sont pas d’extrême-droite au contraire, mais incontestablement ils ont peur et ils disent que tout cela va mal terminer.

Chacun sent bien que cela ne peut pas continuer comme ça… et l’urgence d’avoir un parti apte à faire face à cette situation s’vère tous les jours plus évidente… Comment ?

Dans le fond on a eu à temps, notre mouvement, nos cahiers de doléances, si on n’avait pas eu notre Congrès extraordinaire, l’ancienne direction du PCF serait en train de proposer une alliance au sommet aux partis de gauche, elle organiserait une « rencontre » qui ne déboucherait sur rien et nous couperait du mouvement populaire en paraissant occupée à des discussions politiciennes. heureusement le pCF issu de ce congrès colle aux revendications et développe l’unité à la base, sans pour autant renoncer à une motion de censure dont il est le maître d’oeuvre. Il est à l’avant-garde parce qu’à l’écoute de l’exigence des masses…

Chacun apporte ce qu’il peut… ici, dans mon département des Bouches du rhône, nous sommes quelques uns à réfléchir à un projet de contribution à la formation des militants communistes et autres que cela intéressera. C’est unembryin de réflexion et rien ne se fera sans un élargissment, mais déjà là encore il s’agit de créer des liens pour mieux faire connaître l’apport d’un marxisme en mouvement dans notre pays, comme au plan international. Actuellement je passe mes journées à la biblioth_qèe municipale pour voir ce qui se publie tant en matière de livres que de revues… Ey je me dis qu’il y a du grain à moudre… Est-ce que ce projet est intéressant qui peut et veut s’y investir… On va y réfléchir  jeudi 13 janvier dans la soirée.

Organiser en janvier quelques réunion tupperwar autour de la canidature de Ian Brossot…

En attendant ce jeudi 6 je vais à Aix soutenir une jeune cinéaste avec laquelle j’ai fait mon mémoire de cinéam il y a peu… Il n’y a pas à s’y tromper, quand la classe ouvrière, la jeunesse se rebellent cela donne à tous les autres le besoin de se parler, de se rencontrer, d’innover… je pense à Fritz Lang tournant son premier film en plein révolte spartakiste… et disant à quel point la Révolution lui paraissait moins importante que de planter une caméra au coin des rues alors qu’on entendait au loin le bruit des fusils…
Ce jeudi je vais aller voir le  film « Désir d’Autoroute » en compétition internationale du 36e festival Tous courts d’Aix en Provence
Jeudi 6 décembre à 11h00 au cinéma le Mazarin, Aix en Provence
Vendredi 7 décembre à 20h30 salle Lunel de la Cité du livre/Bibliothèque la Méjanes (parking tout près)
Ca a mis beaucoup de temps mais enfin, le voilà.
 
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Publié par le décembre 5, 2018 dans CINEMA, INTERNATIONAL

 

Cannes 2018 – “Nos batailles”, une touchante chronique entre intime et social par Cécile Mury

aujourd’hui j’aurai voulu aller voir au Gyptis à 19h 30, ce film « nos batailles », dont voici la critique dans Télérama,  malheureusement je n’ai pas trouve de cinépkile pour m’accompagner dans un quartier plus ou moins périlleux…. (le fameux 3 e le plus pauvre de France)…. ceux qui peuvent s’y rendre en voiture ou à plusieurs ont bien de la chance et je leur conseille d’en profiter … Je vais me contenter d’aller au César, place Castellane, un lieu sûr, ce matin à 10h30…voir silvio et les autres… la biographie flmaboyante de silvio Berlusconi… je n’en attends pas grand chose … je n’ai pas envie de voir Cold War , l’anticommunisme sous sa forme esthétique qui en assure l’aspect dit « modéré » pour social démocrate « anti-totalitaire », merci j’ai déjà donné avec Ida… En revanche lazzaro me tente… je vous ferai un petit compte-rendu. entre chaque séance, je m’assied à la terrasse d’un café et je rédige quelques feuillets de mémoire… L’actualité m’offree l’occsion de flask back, la passion est le véritable déclencheur de la mémoire, d’où mon titre : L’imparfait du subjectif. (note de Danielle Bleitrach)

Nos batailles avec Laetitia Dosch et Romain Duris

Le film de Guillaume Senez s’ouvre sur un drame : la femme, part, un beau jour, sans prévenir. Olivier (très beau rôle incarné par Romain Duris), seul avec son fils et préoccupé par les combats sociaux qu’il mène au travail, tente alors de trouver un nouvel équilibre… Un deuxième long métrage sensible qui sonne juste.

Elle est partie. Comme ça, sans prévenir. Elle n’est pas allée chercher les enfants à l’école, elle a pris ses affaires, et n’a rien laissé, pas un mot, pas une lettre, juste du vide et des questions. Olivier, son mari, n’a rien vu venir, débordé par son boulot de contremaître, plus préoccupé par le mal-être de son équipe et les pressions de ses supérieurs que par le spleen de sa femme.
Ce beau film sensible et vibrant, sélectionné à la Semaine de la critique, s’ouvre d’ailleurs sur le cas de l’un des collègues d’Olivier, jugé trop vieux, trop faible, plus assez performant. L’entreprise n’a pas le temps de le licencier : l’homme se suicide avant.

Ce drame inaugural, comme une blessure ouverte d’emblée, avant même de faire véritablement la connaissance des personnages qui le peuplent si bien, donne le ton du film : un équilibre fragile, mais dignement tenu, entre les grandes douleurs et la grisaille quotidienne, entre la chaleur des liens affectifs et les froides rigueurs des vies ordinaires, tout un maillage de contraires et de contraintes, d’injustices, de colères, de tendresses et d’usure. Ce suicide, autour duquel tous se rassemblent, tentent de se soutenir, a-t-il joué son rôle dans le départ de la femme d’Olivier ? Partir, pour ne pas mourir là, dévorée par le murmure insistant de la dépression, était peut-être le seul choix possible. Guillaume Senez (dont on avait aimé le premier film, Keeper, en 2015) laisse l’explication en suspense, et se contente de quelques scènes douces ou dures avec elle, au tout début du récit : l’optimisme naïf d’un conte, au chevet de ses deux enfants – touchants et justes, comme on en voit peu au cinéma – mais aussi une crise de larmes, dans l’intimité de la salle de bains, ou encore un évanouissement brutal, dans la boutique où elle travaille.

Héros faillible

Quelques indices, et puis s’en va, en nous laissant seuls avec Olivier et sa progéniture, dont il ne sait trop quoi faire, au début, comme une version un peu prolo du Dustin Hoffman de Kramer contre Kramer. Olivier, c’est Romain Duris, dans l’un de ses plus beaux rôles à ce jour. Il habite avec ferveur ce héros faillible, pivot essentiel, profondément attachant, au croisement de l’intime et du social.

Rares sont les films qui mêlent si bien les mondes, le dedans et le dehors, la chronique d’une famille ébranlée, mais aussi les solidarités et les violences de la vie au sein d’une entreprise.
Tout sonne juste : l’affection électrique entre Olivier et sa sœur comédienne (Laetitia Dosch, lumineuse), la détresse rêveuse des bambins, autant que les violences sournoises du management moderne. Toutes les « batailles » de la vie.


on aime beaucoup Nos batailles, de Guillaume Senez (France, 1h38). Avec Romain Duris, Lætitia Dosch, Laure Calamy. Sortie le 10 octobre 2018.

 
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Publié par le novembre 13, 2018 dans CINEMA

 

La nuit marseillaise dans une ville que l’on finira bien par mettre sous tutelle et où la grogne monte.

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Hier après des jours et des jours de fièvre, de maladie, j’ai tenté une sortie nocturne. Mon coiffeur un personnage original, avec lequel j’ai des conversations passionnantes parce que c’est un amateur de poésie et de littérature, un homme détestant la bourgeoisie marseillaise, un anarchiste, a décidé de ne coiffer qu’à la nuit. J’ai tenté d’arriver une heure plus tôt, mais rien n’y a fait. Donc je suis allée dans le quartier (le premier arrondissement), du côté de la Canebière et l’Opéra, avant la fermeture des magasins tenter de résoudre mon problème : comment concilier l’usage de la canne avec la protection de la pluie, les déluges marseillais. J’ai fini par trouver la solution avec une cape K way et son capuchon. Dans la boutique, il y avait un homme charmant, retraité depuis 8 mois, amateur de cinéma et nous avons longuement disserté d’abord sur la nécessité de s’adapter à la vieillesse, d’en vaincre les encombrements comme l’usage simultané d’un parapluie et d’une canne.

Puis de là, nous sommes passés à la coupe des arbres de la plaine et l’éboulement de la rue d’Aubagne. De Marseille dont il m’a demandé pourquoi je n’en avais pas l’accent et nous avons échangé nos origines multiples, il était grec et nous avons parlé du KKE, de la résistance grecque, de Yannis Ritsos et de Mikis Theodorakis. Bref de ce qui faisait Marseille, cet afflux méditerranéen… Nous avons discuté de l’effondrement des maisons à proximité. Tout à coup je lui décris cette scène, Gaudin venu contempler l’étendue du désastre, et de ses propos immondes, cette gifle envoyée à un élu marseillais, sur le terrain depuis le début qui partage l’affliction des pauvres gens. Gaudin, lui demandant  s’il n’est pas sous les décombres, mort avec le parti communiste. En bons cinéphiles nous nous voyons tous les deux la même scène, celle de Main basse sur la ville avec Rod Steiger et l’élu communiste napolitain dans son propre rôle. A la seule différence que Rod Steiger représentait la puissance du capital et Gaudin se traine comme un mort vivant. Il se moque de la mort du communisme mais offre le spectacle de sa propre agonie, celle d’un système qui perdure depuis Deferre dont il a été l’adjoint à l’urbanisme sur le seul anticommunisme, l’hostilité aux couches populaires… et l’alliance aujourd’hui entre promoteurs et marchands de sommeil. Les abcès de fixation de la drogue que l’on entretient ailleurs, pas très loin, pour nettoyer un autre quartier que l’on espère ainsi offert à la spéculation. Une population misérable obligée d’accepter les espaces qu’on lui réserve. Nous décidons de nous revoir et peut-être d’aller au cinéma ensemble.

Il m’accompagne chez le coiffeur, ils se connaissent, ils appartiennent à la même tribu, celle des gens curieux, encore indignés, mais qui ne supportent pas Mélenchon, les socialistes et pensent que le communisme c’est foutu… A cause de la nature humaine… Quand je quitte le coiffeur, il me dit le bonheur de parler avec moi, le sentiment qu’il a de se sentir plus intelligent après cet échange et il s’inquiète tout à coup de me voir partir vacillante dans la nuit marseillaise toute seule. Il serait temps qu’il se rende compte de ce qu’il exige de moi avec ses volontés de prima donna… Mais il sait aussi que le  COMPRENDS, que je sais que ce fils du peuple italien, artisan, très macho, parce qu’il rêve d’aimer follement une femme comme de croire en quelque chose, n’a plus que le caprice pour dire son mécontentement, encore une victime de l’eurocommunisme… Un artisan qui sait qu’il a des capacités, un art, un métier et qu’il ne lui reste plus que le caprice…  je me moque de sa sollicitude, et je sens dans son regard qu’il est prêt à laisser tomber le salon… mais je me laisse habiller par les gentilles coiffeuses qui m’ont traitée comme une mamie royale et, comme on dit à Marseille, un peu « empotée ». Je suis comme un gros bébé que l’on enveloppe pour le voyage.

Il est 21 heures et effectivement le quartier de l’opéra, le Vieux port même sont déserts, on croirait être au milieu de la nuit… Y compris sur la place du général De Gaulle, en revanche partout des paquets sur lesquels dorment des SDF. Le métro est plein d’hommes de type syrien, des réfugiés qui reviennent sans doute de travailler au black.

Mon coiffeur lui-même d’origine italienne m’a confié: vous vous rendez compte cette petite italienne venue des Pouilles pour chercher un travail, elle était venue se présenter, une gamine et son corps a été enfoui sous les gravats de ces criminels. Il me conseille un livre essentiel D’Acier, le premier roman de la jeune italienne Silvia Avallone, publié en 2010, il m’explique que cela se passe à Piombino que cela dit tout… de cette lolita déchirée par les pierres, étouffée, de ce monde incroyable… Il aime que je sois communiste même s’il se moque de ma croyance… Il va falloir que je lui parle de la simultanéité de l’apparition de l’art sur la planète… 

je vais aller demain par mes propres moyens au Foyer du peuple à Menpenti pour le Congrès… Ils me prendraient pour une folle si je leur disais que dans le fond si je supporte ces indignes empoignades, c’est à cause de la bonne volonté des membres de ma cellule et la manière dont ils renforcent ma conviction qu’il existe un destin humain, et que partout j’en rencontre des pépites d’insatisfaction par rapport à ce qui est… La discussion entre une vieille dame vacillante et ces petites révoltes passant par notre confiance en l’art quand la politique écœure tout le monde.  Il ne s’agit pas de ces bobos avec leurs philosophes à la mode, creux comme une dent creuse, il s’agit d’honnêtes artisans, ayant encore le goût du métier et à qui il ne reste plus que le caprice pour affirmer leur étrangeté par rapport à ce monde.  Mon argument : vous pouvez dire tout ce que vous voulez, nous les communistes sommes les seuls à concilier lutte pour la sécurité sociale et à faire de la poésie un besoin populaire. En URSS, ils remplissaient des stades avec des amateurs de poésie. Je n’ose m’aventurer sur le terrain glissant de la nécessité d’en finir avec la voyoucratie capitaliste….

Danielle Bleitrach

PS, je veux absomument voir ce film mais pour cela il faut aller la nuit dans le 3 e arrondissement qui est pire que le premier….. Croyez moi l’accès à la culture dans une ville comme Marseille cela devient un sport de combat pour une octogénaire.  Il joue mardi à 19 heures au Gyptis, y at-il des amateurs audacieux?

 
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Publié par le novembre 9, 2018 dans CINEMA, Marseille, POLITIQUE