RSS

Archives de Catégorie: histoire

l’originalité des liens entre l’extrême-droite française et la CIA, néo-gaullisme ou néo-pétainisme…

 
S’il est évident que la CIA a récupéré dans sa lutte contre l’Union soviétique les anciens collaborateurs nazis, non seulement eux mais leur famille, s’il est tout aussi évident que le même travail a été accompli en Amérique latine où des filières entières de sauvetage d’anciens nazis ont été mises en place par les Etats-Unis mais aussi le Vatican, la France présente un cas particulier illustré par Robert Ménard.
il est à noter que la réserve d’extrême-droite chez nous français n’a pas besoin de remonter à la deuxième guerre mondiale. Les épaves issues de la collaboration ont vite trouvé une reconversion ultérieure. D’abord le pétainisme n’a jamais été éradiqué et De gaulle a toujours balancé entre sa haine des traîtres et son anticommunisme. Là encore la dimension de classe a été souvent la plus forte et la politique post-coloniale a fait le reste. Et si le néo-gaullisme du FN n’est de fait qu’un néo-pétainisme, la confusion est à l’origine même de la réalité du gaullisme, de ses relations avec les communistes et de ce fait de son hostilité alliance avec les Etats-Unis sur cette base incontournable du conservatisme français. Les liens avec les Etats-Unis et leur refus de choisir entre gaullisme et pétanisme, les jeux avec les forces françaises libres dans le domaine colonial, tout cela est une longue histoire, sans parler de la Fraçafrique hier et aujourd’hui.
La « révolution nationale » a trouvé à grossir dans les luttes coloniales qui se sont développées au lendemain de la deuxième guerre mondiale, donnant un nouveau soubassement à l’extrême-droite française… Ce qui lui permet aujourd’hui de tenter de récupérer les luttes gaullistes et communistes tout en exaltant le colonialisme, la guerre d’Algérie en particulier,  Ménard, par sa famille en particulier, revendique la filiation de l’OAS.
La CIA a ses réseaux dormant fascistes sur des bases diversifiées et en France ceux-ci affirment plutôt leurs liens avec l’OAS. Ici aussi la référence à l’Amérique latine est intéressante. Si les USA ont récupéré d’anciens nazis comme Barbie pour mieux tenir les guerillas, il y a eu aussi l’intervention des anciens de l’Algérie dont on sait qu’ils ont apporté une compétence irremplaçable en matière de torture.
En déplaçant tout en la conservant la filiation avec le pétainisme, le front national peut y compris dénoncer l’antisémitisme et revendiquer même de la sympathie pour Israël devenu l’avant poste avancé des Etats-Unis dans la lutte toujours recommencé contre les « hordes barbares » qui ont le mauvais goût de nous chasser d’Algérie. Ce faisant les adhérences se multiplient avec les politiques menées de la guerre froide à nos jours avec les Etats-Unis. C’est pourquoi « l’indépendance gaullienne » du Front national a récupéré toutes les ambiguités de classe du gaullisme qui a lui-même joué sur les réseaux Foccart, les anciens pétainistes pour partout vaincre le communisme en liaison et parfois hostilité relative avec les Etats-Unis.
Danielle Bleitrach
 
 

L’Express :Un millier de nazis ont travaillé pour les Etats-Unis pendant la Guerre froide

 

Un rapport mis à jour par le New York Times montre que la CIA a protégé plusieurs anciens nazis après 1945.

Un rapport mis à jour par le New York Times montre que la CIA a protégé plusieurs anciens nazis après 1945.

REUTERS/ Digital image

De nouveaux documents déclassifiés ont permis d’évaluer à un millier le nombre de nazis de divers rangs récupérés par les services secrets américains comme espions ou informateurs contre l’Union soviétique.

On savait déjà qu’un petit nombre d’anciens nazis avaient été recrutés par la CIA après la Seconde Guerre mondiale. Selon des révélations du New York Times, dimanche, Les services de renseignements américains ont recruté au moins 1000 ex-agents du IIIe Reich comme espions et informateurs.

« Au plus fort de la guerre froide dans les années 1950, les patrons du renseignement dont J. Edgar Hoover, au FBI, et Allan Dulles, de la CIA, ont recruté d’ anciens nazis de divers rangs, considérés comme des « atouts » antisoviétiques », souligne le quotidien qui a analysé des documents déclassifiés. « Dulles croyait que des Nazis « modérés » pouvaient « être utiles à l’Amérique », montrent certains documents.

« L’erreur morale » de leurs activités sous le IIIe Reich

Leur valeur, en terme de renseignement, compensait, selon les patrons du FBI et de la CIA, l' »erreur morale » que constituait leurs activités au sein du IIIe Reich, précise Eric Lichtblau, auteur de l’ouvrage dont est extrait l’article du New York Times: « Les nazis d’à côté, comment l’Amérique est devenue un refuge pour les hommes d’Hitler. »

Certains de ces espions étaient des membres de haut rang du IIIe Reich, tel Otto von Bolschwing, officier SS qui fut le mentor et conseiller d’Adolf Eichmann, l’architecte de la « Solution finale ».

Le nombre total de ces anciens nazis employés par les services secrets américains est probablement supérieur au millier, selon Norman Goda, historien de l’Université de Florid, membre de l’équipe qui a travaillé sur la question, mais certains documents sont toujours classifiés.

Read more at http://www.lexpress.fr/actualite/monde/un-millier-de-nazis-ont-travaille-pour-les-etats-unis-pendant-la-guerre-froide_1615929.html#BmW0VY7A8IfQKCtb.99

 
Poster un commentaire

Publié par le juin 23, 2015 dans histoire

 

Les Russes pourraient identifier les produits des entreprises qui ont collaboré avec les nazis

Alemania nazi

Le député de la Douma, Alexéi Zhuravliov, a proposé d’identifier les produits des entreprises qui ont collaboré avec les nazis en Allemagne, le journal russe Izvestia a rapporté lundi.

« Pour que notre histoire ne soit pas  déformée, il est nécessaire que la jeune génération se souvienne et sache ce qui s’est passé au cours du XXe siècle, et que dans la Russie d’aujourd’hui il y a des sociétés qui, à l’époque, ont travaillé activement pour le troisième Reich, produisant des substances toxiques qui ont empoisonné notre peuple, et ont  fabriqué des armes et des avions », a déclaré Zhuravliov, au journal.

Selon le projet de loi, il est proposé de créer une législation sur « l’affichage des produits des entreprises commerciales étrangères ayant des contacts d’affaires avec le parti socialiste National de l’Allemagne ou le parti fasciste de l’Italie ».

Selon les amendements, les productions de ces entreprises doivent indiquer qu’ils avaient eu une relation avec les nazis et comprendre des informations sur le caractère criminel de ces activités, a dit le journal.

En particulier , lors de la publicité  à la radio de ces producteurs,  le passé de la société doit comprendre une annonce de pas moins de trois secondes.

Dans les publicités à la télévision, cette information ne devra pas être en deça de cinq secondes et occuper pas moins de 7 % de la surface de l’image,a  rapporté Izvestia.

« Dans d’autres types d’annonces, cette information devrait occuper au moins 10 % de la surface de la publicité, » .

Comme exemple d’entreprises qui menacent la sécurité nationale de la Russie, Zhuravliov points  la compagnie Siemens, qui, selon le parlementaire, depuis  des années collabore avec le service de renseignement de l’Allemagne fédérale (BND).

La société Ikea, selon le parlementaire, – extorque les entreprises russes. .

En 2010, le Ministère de l’Intérieur de la Russie a ouvert une enquête contre deux cadres de direction de la représentation russe de la compagnie pour escroquerie d’une série d’entrepreneurs russes pour une somme de 6,5 millions de roubles, selon le journal.

Lisez plus dans http: // mundo.sputniknews.com/prensa/20150622/1038559253

 
1 commentaire

Publié par le juin 23, 2015 dans actualités, Economie, histoire, medias

 

Les Ukrainiens se battent contre la « décommunisation »

http://www.kpu.ua/ru/81603/ukrayntsy_soprotyvljajutsja_dekommunyzatsyy

 

Avec ces inscriptions au pochoir : « Luttez contre la misère, pas contre les communistes ! », et « Merci à Lénine pour l’Ukraine », une réaction saine contre la démolition des monuments à Lénine, et un rappel du fait que c’est à Lénine que l’Ukraine doit son existence.

Photos réalisées à Zaporojie et même à Kiev

 

Украинцы сопротивляются “декоммунизации”

На одном из запорожских сайтов сегодня появилась информация о реакции жителей областного центра на законы о так называемой « декоммунизации ».

Также то тут, то там в Украине все чаще появляются благодарственные надписи, посвященные Владимиру Ильичу Ленину, памятники которому безжалостно уничтожаются вандалами-нацистами.

Пресс-служба

 
 

The Guardian : La Chine de Xi Jinping est la plus grande expérience politique sur terre, par Timothy Garton Ash

Workers repaint the Chinese Communist party flag in Jiaxing
Workers repaint the Chinese Communist party flag in Jiaxing Photo : Chance Chan/Reuters

http://www.theguardian.com/commentisfree/2015/jun/01/war-peace-depend-china-domestic-success?CMP=share_btn_fb

traduction Cathy Winch
Le succès ou l’échec du programme intérieur du Président permettra de déterminer s’il y aura la paix ou la guerre en Asie du sud-est

« Si tout cela devait réussir, le capitalisme démocratique libéral occidental aurait un formidable concurrent idéologique avec un attrait planétaire  »

Xi peut-il le faire? Ceci est la plus grande question politique dans le monde d’aujourd’hui. « Oui, Xi le peut», certains me disent à Beijing. « Non, il ne peut pas», disent les autres. Les sages savent que personne ne sait.

Il y a un grand débat en cours à Washington pour savoir si les Etats-Unis devraient changer leur politique chinoise en réponse à la position plus affirmée de Pékin sous le président Xi Jinping. Cela inclut le stationnement supposé de l’artillerie sur les îles artificielles extraordinaires qu’il est en train de construire sur les récifs sous-marins dans la mer de Chine du Sud. Il importe également à tout le monde partout de savoir si la Chine peut soutenir sa croissance économique, car elle épuise son approvisionnement en main-d’œuvre bon marché, en évitant les pièges dans lesquels certains pays à revenu intermédiaire ont trébuché. Pourtant, plus encore que dans d’autres pays, l’avenir de la politique étrangère de la Chine et de son économie dépendent de la qualité des décisions prises par le système politique. C’est de politique qu’il s’agit avant tout.

A présent, on voit assez clairement ce que Xi vise à faire. Il essaie de diriger une économie et une société complexes dans les moments difficiles par des changements de haut en bas, dirigés et contrôlés par un parti léniniste purgé, discipliné et revigoré. Il fait cela dans des conditions sans précédent pour un tel parti, essayant consciemment de combiner la «main invisible» du marché avec la «main visible» de l’Etat-parti. Le «grand timonier» Mao Zedong est clairement une inspiration, mais le réformateur pragmatique Deng Xiaoping en est une autre. « Pour relancer une nation, Xi porte le flambeau de Deng», a déclaré un commentaire de l’agence officielle de nouvelles Xinhua.

Une grande partie du rallumage a porté jusqu’à présent sur l’établissement d’un contrôle sur le parti, sur l’État, sur les militaires et sur ce qu’il existe en tant que société civile, après que l’affaire Bo Xilai a rendu apparente la crise interne du régime de parti unique. Pourtant, en tant que communiste héréditaire, le président peut véritablement croire que des dirigeants autoritaires habiles et éclairés peuvent le mieux gérer les choses : c’est le pari de Lénine, mais aussi, dans différentes variations, celui de Platon et de Confucius. Le sinologue Ryan Mitchell note que dans un article de 1948, un communiste chinois vétéran appelé Xi Zhongxun a été cité comme disant « les qualités les plus aimables de nous les gens du parti communiste sont le dévouement et la sincérité ». Parlant aux membres du parti en 2013, son fils, Xi Jinping, a déclaré que « les cadres dirigeants doivent traiter les masses avec dévouement et sincérité».

Cette expérience change la vie pour les milliers de fonctionnaires purgés, qui ont disparu dans la tendre étreinte des organes compétents du Parti et de l’Etat. (Être un haut fonctionnaire de la FIFA est un divertissement léger par comparaison, même si certains peuvent regretter leurs petits déjeuners cinq étoiles suisses.)

Elle est également extrêmement inconfortable pour les Chinois qui croient dans le débat libre et critique, les initiatives civiques indépendantes et des organisations non-gouvernementales. Ici, j’ai trouvé un contraste frappant avec des visites antérieures à Pékin. Il y a non seulement l’inconvénient de trouver qu’il est difficile d’accéder à Gmail, Google docs et tant d’autres sur Internet. Plus sérieusement, je remarquai une réelle nervosité parmi les intellectuels qui, il y a quelques années, étaient si ouverts; un sentiment que les limites de ce qui peut être dit publiquement se réduisent tout le temps.

Les principaux avocats de droits civiques, des militants et des blogueurs ont été arrêtés, inculpés et emprisonnés. Un nouveau projet de loi propose des restrictions quasi Poutinesques sur les organisations non-gouvernementales. Un autre étend la définition de la sécurité nationale pour y inclure l’idéologie et la culture, avec des formulations telles que « faire avancer la culture exceptionnelle de la nation chinoise et se défendre contre et résister à l’infiltration de la culture nuisible ».

Oui, tout ceci est vrai, disent les analystes du « oui, Xi peut » – et, si ces analystes sont en dehors du système, ils ajoutent généralement que c’est très regrettable. Mais, disent-ils, regardez le programme de réformes qui est mené en même temps avec la même détermination. Ses caractéristiques principales ne sont pas faciles à résumer en termes politiques et économiques familiers, parce que le mélange chinois est unique. Par exemple, des mesures complexes pour traiter un surplomb dangereux de la dette publique locale, l’introduction de droits de propriété pour les terres agricoles et les modifications apportées au système d’enregistrement des ménages (hukou) peut être aussi conséquente que tout ce qui peut être capturé dans un titre de journal occidental.

Il est probable que le style de Xi, un autoritarisme intelligent, permettra de garder non seulement son parti au pouvoir, mais en général la stabilité dans la région.

Si tout cela devait réussir comme prévu, le capitalisme libéral démocratique occidental aurait un concurrent idéologique formidable avec une influence dans le monde entier, en particulier dans le monde en développement. Pour l’ouest, il y aurait une lueur d’espoir : la concurrence vous permet de rester alertes. Je soupçonne que la folie des grandeurs du début des années 2000 – à la fois à l’étranger, forçant un changement de régime en Irak, et à l’ouest en général, dans les excès de turbo du capitalisme financier – avait quelque chose à voir avec le manque de compétition idéologique sérieuse.

Ce résultat n’est évidemment pas ce que moi, en tant que libéral et démocrate, je voudrais pour mes amis chinois. Mais je veux très certainement pour eux, et pour nous-mêmes, une Chine qui connaît un changement évolutionnaire et non révolutionnaire. Il y a plusieurs raisons pour ce point de vue, non la moindre étant que la plupart des Chinois eux-mêmes le partagent. Mais le plus important concerne rien moins que la guerre et la paix.

Un régime communiste en crise aurait probablement trouvé qu’il est impossible de résister à la tentation de jouer la carte nationaliste plus agressive, quelque part dans sa région, carte construite sur des décennies d’endoctrinement, une interprétation sélective du passé récent et un récit de 150 années d’humiliation nationale. Si la Chine met déjà en garde les avions de surveillance américains de survoler ses îles artificielles, imaginez ce qu’il pourrait faire si elle faisait face à une crise systémique. Un conflit armé n’aurait pas besoin d’être directement entre la Chine et les Etats-Unis pour d’être dangereux. Cependant effacer les «lignes rouges» tracées par les Etats-Unis – et les lignes devraient certainement être plus claires que celles de Barack Obama, dans l’intérêt de la Chine ainsi que du nôtre – le risque d’une erreur de calcul serait élevé.

Par conséquent, bien que ce ne soit pas le chemin de l’évolution que je discernais avec plaisir comme beaucoup d’autres en Chine autour de la période des Jeux Olympiques de Pékin, nous devons encore espérer que le leadership de Xi parviendra à «traverser la rivière en tâtant les pierres».

Ma plus grande préoccupation ne découle pas des directives morales de la démocratie libérale comme préférence personnelle, même s’il serait malhonnête de prétendre que celles-ci ne comptent pas, mais découle des idées de l’analyse politique qui nous conduisent à la démocratie libérale. Des idées comme : «Si les hommes étaient des anges, aucun gouvernement ne serait nécessaire. Si les anges devaient gouverner les hommes, ni les contrôles externes ni internes sur le gouvernement ne seraient nécessaires, « (James Madison, papier fédéraliste n ° 51). Oui, chers camarades, ceci pourrait être vrai, même si c’est un Américain qui l’a dit.

À court et à moyen terme, il est probable que le style de Xi, un autoritarisme intelligent, permet de garder non seulement son parti au pouvoir, mais protègera la stabilité du pays. Ce moyen terme pourrait certainement couvrir les deux périodes de cinq ans qui sont tout ce qui est autorisé pour mandat formel du président Xi du pouvoir – le parti communiste chinois ayant tiré une leçon de l’ère soviétique de Leonid Brejnev d’une manière que la FIFA n’a manifestement pas fait.

Xi a tellement de ressources importantes encore à sa disposition, y compris une véritable popularité personnelle et la fierté nationale généralisée. Je voudrais donc faire un (petit) pari que, dans ce sens étroit, les « oui, Xi peut » auront raison. Mais dans un sens plus large et à plus long terme? Les années 2020 seront houleuses.


 
 

Robespierre revient …

<br />
hôtel de ville de paris, 4 juin 2010. Le maire de Paris, Bertrand Delanoé, récompense Lorànt Deutsch de la médaille de la Ville pour son ouvrage « Métronome ». Ouvrage qui fait grincher des dents certains historiens.   </p>
<p>

En 2009, Le maire socialiste de paris remet au très royaliste et très imaginatif Roland Deutsh le prix de la ville de Paris…

Mélenchon dénonce  Stéphane Berne  et ses secrets d’histoire, le Point proteste : Robespierre revient…

Il est vrai qu’il nous manque quelques incorruptibles quand Sarkozy s’approprie la République…

Dans le fond « l’époque » ce sont  les républicains de Sarkozy avec en chambellan Stéphane Bern qui nous fait pleurer sur les malheurs de Marie Antoinette et Louis XVI…  Ce sont les féministes débiles du PS qui ont comme héroïne cette demi-mondaine royaliste qu’était Olympe de Gouges, faisant campagne pour sauver le roi et dénoncer la plèbe qui s’était attaqué au maire d’Etampe, un « accapareur »…

Sans parler du royaliste fantaisiste Lorent Deutsh devenu historien officiel de la mairie socialiste de Paris…

Dans le négationnisme, Il est difficile d’aller plus loin que le soutien à la junte de Kiev quand elle proclame que les Russes ont envahi l’Ukraine avant d’envahir l’Allemagne ou le président polonais quand il interdit la ,présence russe à la célébration de l’anniversaire d’Auschwitz… Mais pas la moindre protestation, on regarde ailleurs…

Le record reste néanmoins le très négationniste président Hollande qui a choisi d’effacer  les communistes de  l’histoire de la résistance et de leur interdire le panthéon…

On attend la suite en se demandant qui ils vont bien pouvoir réhabiliter quelle cocotte faisandée, quel arrogant prince, quel colonialiste massacreur pour éduquer nos chères tête blondes dans le respect des puissants…

Si la géographie ça sert à faire la guerre, l’histoire inculquerait la servilité…

Robespierre revient…

 
Poster un commentaire

Publié par le mai 30, 2015 dans histoire, humour

 

Référendum 2005 : Les leçons d’un scrutin, par Danielle Bleitrach

Un ami a retrouvé un de mes vieux textes… Il y a effectivement bien longtemps que je tente de vous alerter… C’est ce qui m’a valu la « mauvaise réputation »… et d’abord de ceux qui auraient dû être les miens et qui se sont laissé gruger… il y a de bonnes chances qu’ils continuent…

30 mai 2005

Comme prévu, le peuple français vient de flanquer une claque gigantesque
mais à qui ? D’abord à ceux qui n’ont cessé de faire pression sur son
jugement en le menaçant de la catastrophe, en le menaçant également du
mépris des autres peuples européens et l’accusant de ne pas avoir compris
de quoi il était question.

Ils ont compris et ils n’en veulent pas …

Déjà en 95, Juppé disait « Vous n’avez pas compris, on va vous expliquer ! »
Ce à quoi Bourdieu répondait « Les Français ont parfaitement compris ils
n’en veulent pas ».

Vous êtes, leur a-t-on répété, une coalition hétéroclite, en admettant de ce
fait que les deux partis majoritaires, le PS et la droite, ne présentaient
aucune alternative crédible. Que nous avions depuis plus de vingt ans
affaire à deux marchands de saucisse, l’un disait je mets de la moutarde,
l’autre disait je mets du ketchup, mais ils vendent la même saucisse. Le
peuple français a dit : l’alternance entre ces deux partis ne change rien.

Autre caractéristique de la période, alors que les problèmes sont nationaux
mais aussi internationaux, les politiques tentent d’isoler les peuples
dans des espaces concurrentiels. La nation est niée et l’Europe est
simplement un espace de participation du pillage du sud intégrée, vassalisé
aux États-Unis. Il n’y aura de réponse aux interrogations, au refus des
peuples que dans une recomposition de l’ensemble en fonction du progrès
social, de la paix et des coopérations. A cela on nous répond en terme de
choc des civilisations, à travers la grande peur de la Chine et des pays
sous développés. Il faut en finir avec cette vision paranoïaque de la
planète, de l’Europe et de la France.

Ainsi on nous a dit, les autres peuples ont ratifié la Constitution, vous
êtes isolés. Oui, les assemblées représentatives comme le Bundestag en
Allemagne ont voté à 90% pour la Constitution. Mais l’Assemblée Nationale
française avait voté à 92% pour la transformation de notre Constitution en
vue de l’adapter au Traité. Si elle avait dû ratifier ledit traité, elle
l’aurait fait dans les mêmes proportions. Autre conclusion, l’Assemblée
nationale ne le représente pas plus le peuple français que le Bundestag ne
représente le peuple Allemand.

Le fond en est la politique centrée sur le profit, la concurrence débouchant
à terme sur le pillage, les aventures guerrières, et sur une crise
économique pour les peuples européens. Plus les entreprises se développent
à l’étranger, moins elles ont besoin de soutenir la consommation en payant
bien les salariés dans leur pays d’origine. Certains économistes, face à la
baisse des salaires en particulier les moins qualifiés dans les pays du
nord, affirment que les salaires ne peuvent baisser indéfiniment même sous
la pression du chômage,  » Si l’on veut traire la vache, il faut la nourrir
« , la vache étant le consommateur salarié, mais selon d’autres économistes,
il suffit comme les entreprises allemandes de favoriser la croissance à 
l’extérieur pour être moins vulnérables aux aléas de la consommation
intérieure. Ainsi l’Allemagne a ravi aux États-Unis la palme du premier
exportateur mondial en 2004. Certes l’économie allemande s’est contractée
de 0,2%, les salaires corrigés de l’inflation ont baissé de 1,5 % l’an
dernier et le chômage touche un nombre record : 5,2 millions au total mais
des entreprises comme Siemens, la Deutsch Bank, ont des liquidités en masse
croissantes, leurs actionnaires touchent des dividendes de plus en plus
coquets. Elles ont misé sur l’étranger.

Aucun peuple ne peut approuver cette situation. Oui, ils ont compris que la
politique appliquée au niveau national est la même que celle impulsée par
l’Union européenne et que tous les peuples quand on leur demande réellement
leur avis, quand le débat a lieu sur le fond comme en France la refusent. Ce
refus est un refus de classe : les ouvriers, les employés, mais plus
largement ceux qui ne bénéficient pas de cette mondialisation, ne sont pas
en état d’imposer dans le marché du travail la défense de leur pouvoir
d’achat. Ainsi d’un côté ceux qui ont bénéficié de la période et ceux
infiniment plus nombreux qui voient leurs conditions se dégrader (par
exemple les enseignants et la plupart des gens des services publics).

C’est pourquoi cette élection référendaire est à la fois un grand espoir et
une crise majeure de la démocratie face à laquelle il est urgent de
construire une véritable alternative politique.

Crise de la démocratie :

Au delà de la joie du sursaut du peuple français, il faut bien mesurer les
dangers de la période. Nous sommes en pleine crise de la démocratie
occidentale qui fait que dans le sillage des véritables décideurs, les
multinationales, les autorités supranationationales qui leur sont
intégrées, les « élites » politico-médiatiques » ne représentent plus les
peuples, une véritable rupture est intervenue. C’est un espoir mais aussi
un danger.

Les décideurs politiques contournent systématiquement l’électorat et même
les assemblées élues qui sont censées le représenter. La décision est prise
et nul n’a le pouvoir en fait d’y revenir, n’en a le moyen, l’opinion
publique se trouve devant le fait accompli. Le traité constitutionnel était
en quelque sorte la caricature de cette situation d’irréversibilité.

L’homme politique dans le même temps vit en permanence sous l’influence des
sondages, d’une presse qui prétend représenter ladite opinion publique
mais qui témoigne d’un mépris cynique à son encontre. En fait cette presse
pratique à l’égard du peuple, d’une manière consciente ou inconsciente, la
même stratégie d’évitement que les politiciens, en faisant porter le débat
sur une caricature des enjeux, les personnalise à outrance, entretient
l’émotion pour mieux évacuer les questions de solidarité collectives. La
« représentativité politique » traditionnelle, celle des assemblées élues et
celle des gouvernants est prise dans une apparente dictature de l’opinion
qui veut qu’aucun homme politique ne puisse déplaire en énonçant des
vérités et dans le même temps se conforme à une ligne décidée ailleurs
parfaitement impopulaire. Cette politique directrice est favorable à 
l’orthodoxie du marché, à l’entreprise privée et au libre échange. Si
pendant une vingtaine d’années elle a pu paraître marquée du sceau d’une
rationalité technique incontournable, elle se heurte de plus en plus à ses
conséquences pour non seulement la majorité de la planète mais pour les
populations occidentales qui sont censées en bénéficier par rapport au Sud.

Résultat on tend en France, en Allemagne, vers une structure de la
consommation propre aux pays du Tiers Monde avec un dualisme marqué de la
consommation, une partie de la population jouit du luxe, maisons, grosses
voitures, tourisme, bons restaurants… L’autre partie s’enfonce dans la
précarité… Et sert la première… Pour le moment la grande différence
réside encore dans la taille de la population susceptible de se sentir
protégée à la fois de la concurrence et du coût de la vie, donc de
bénéficier de fait de la précarité accrue des autres. Mais déjà les
salariés diplômés de la fonction publique vivent des phénomènes que
d’autres diplômés ne connaissent pas. La rupture entre Paris et la
province, entre les élites politiques, médiatiques, a aussi cette dimension
de l’écart croissant entre ceux qui bénéficient de la mondialisation
concurrentielle et ceux qui en sont les victimes. L’atlantisme des uns et
la protestation censurée des autres a aussi cette dimension, cette base
matérielle. Pauvre Bertrand Delanoë qui est venu hier soir nous expliquer
que Paris intra-muros avait voté OUI : il n’a pas compris que ce Paris
intra-muros était celui des bourgeois et que le PS qu’il représentait,
comme la « gauche » médiatique n’avait plus rien à voir avec le peuple
accablé et traité avec mépris.

Le consensus politique est miné par cette crise de la représentativité
politique, par l’absence de confiance en la capacité d’un quelconque
pouvoir politique de vraiment influer sur les problèmes rencontrés par les
couches populaires. La corruption des hommes politiques est souvent
amplifiée, parce qu’elle est plus structurelle qu’individuelle. Le fond en
est « l’irresponsabilité » des élites. Les gouvernés ont conscience d’être
tenus dans le mépris. « Ils se noient dans la vase de la vie vulgaire, d’où
ils remontent incessamment à la surface comme font les grenouilles » [1]
Cette vision de la pensée despotique est assez proche de celle qui paraît
dominer les élites politico-médiatique, une ignorance totale de la masse
indistincte, de ses problèmes, de sa vie et la remontée à la surface le
temps d’une élection de ce peuple que l’on nie le reste du temps. Et sitôt
oubliée après l’élection. Hier soir à la télé, on avait le sentiment que
certains dirigeants politiques étaient incapables de tirer la leçon du
séisme, ils n’attendaient que de voir disparaître les grenouilles pour
mieux retourner à leurs délices politiciens, à leurs règlements de compte :
l’intervention de Sarkozy contre Chirac et celle stupide de Hollande, en
étaient l’illustration.

Mais cela ne suffit pas :

La crise du politique ne débouche pas naturellement sur une conscience de
l’intérêt général, qu’il soit celui d’un changement de politique à imposer
à des décideurs réels qui sont hors de portée ou celui des nécessaires
solidarités entre exploités. Partis, syndicats, associations mêmes ont été
démantelés ; la bête sauvage, la société civile déchirée par des intérêts
corporatistes selon le mot d’Hegel, est certes en état de rupture avec les
élites, mais ne paraît pas encore en état de produire de nouvelles
directions. Nous ne sommes pas si éloignés de la situation argentine, où on
a vu du jour au lendemain la société la plus développée du continent sud
américain glisser dans le sous-développement et un peuple exaspéré crier
« Qu’il s’en aillent tous ».

La grande question aujourd’hui est de savoir si un tel mouvement populaire
trouvera une expression politique digne de lui. La gauche s’est rassemblée
à travers le NON, a amorcé un début de recomposition. Les communistes, au
premier chef le PCF mais aussi la LCR, après quelques errances ont su être
un début de facteur de rassemblement. Mais nous sommes encore loin d’avoir
à notre disposition la force politique qui correspondrait à la force du
refus français.

L’enjeu est donc désormais dans la construction d’une telle force. Cela
devrait se jouer non pas à travers des cartels d’organisation, mais en
approfondissant le débat sur quelques grandes questions qui doivent être
posées dans leur dimension de classe, dans la défense de la paix, de
l’environnement, donc dans la défense de l’humanité.

Est-ce que la construction d’une autre Europe qui correspondrait à ces
enjeux est la meilleure manière d’apporter des solutions, des perspectives
 ? Si on ne peut négliger cette question de l’espace européen, je crains
qu’un enfermement dans cet objectif, dans l’état de faiblesse politique dans
lequel nous sommes nous interdise de comprendre :

a) que le lieu privilégié des résistances est la nation. Non pas une nation
chauvine fermée sur elle-même mais une nation ouverte sur des coopérations
vers le progrès social, sur des protections, des solidarités et sur la
rencontre avec les autres peuples.

b) le sort des peuples européens ne se joue déjà plus en Europe mais dans
un internationalisme, une mondialisation et c’est elle à laquelle nous
sommes confrontés. Suivant comment on prend la question d’une autre
construction européenne, on ne voit pas ce qui est la grande nouveauté de
la période, la montée des résistances des peuples du sud dans lesquelles
nous devons prendre toute notre place parce que le temps du compromis
colonial, à travers lequel la classe ouvrière européenne pouvait bénéficier
du pillage
, est révolu.

Danielle Bleitrach, sociologue.

Le NON n’est pas un vote de gauche, c’est un vote de classe… par Danielle Bleitrach. 6 mai 2005

 
 
 
Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.

Rejoignez 500 autres abonnés