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Archives de Catégorie: HISTOIRE

Quelques articles que vous ne lirez nulle part ailleurs : Staline, touche pas à mon despote…

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Marianne vous prépare une série de traductions: en Russie le débat fait rage toujours autour de Staline. Pas de Staline d’ailleurs, le cas semble être jugé en ce qui le concerne: pour la plupart des Russes, vu ce qu’est le capitalisme, Staline a bien agi non seulement il a protégé la patrie russe de l’invasion nazie, sauvé le reste du monde par la même occasion, mais il a fait accéder la Russie et l’ancien empire de l’autocrate à la modernité dans l’amitié entre les peuples. En fait c’est l’opinion de 7O% des gens et au vu de ceux que nous avons interviewé dans les rues, les moyens de transport, il nous semble que l’opinion frise les 80%

Non le débat a été lancé sur Khrouchtchev qui l’a dénoncé. Un article dont vous allez bientôt avoir la traduction a expliqué qu’il n’avait pas démérité lui non plus et a énuméré ses bienfaits, une cascade d’intervenants est venu en dire tout le mal que l’on devait en penser vu qu’il a osé dire du mal de Staline.

Enfin, à ce que m’en a dit Marianne, un arrière petit-fils de Staline s’est mêlé au débat national sur la question. Il a bien sûr affirmé qu’il était fier de son grand-père, mais qu’il ne fallait pas pousser trop loin la démonstration et excuser ses brutalités au nom de la raison d’Etat parce qu’avec une telle logique on ne savait plus jusqu’où on allait y compris aujourd’hui. Personnellement j’aurais plutôt tendance à penser comme lui.

Vous allez donc avoir sur le blog quelques pièces de ce dossier mais avouez que c’est dommage que ce soit seulement notre blog qui fasse état d’un tel débat. Remarquez notre blog a plus de lecteurs que l’Humanité, mais il n’empêche à force d’être le journal de Jaurès celui-ci a perdu l’originalité d’être le journal des communistes. Un peu d’impertinence et un véritable écho sur ce qui se dit et se passe dans le vaste monde serait plus vendeur qu’un alignement sur les idées reçues de la social-démocratie, et la censure bien réelle sur les conquêtes du socialisme et ceux qui les défendent et réclament une analyse de l’Histoire qui ne soit pas inspirée par les généreux « donateurs », les marchands d’armes et la CIA. Je dis ça, je dis rien…

Surtout que par ailleurs vous êtes abreuvés de tous les « canards » lancés par la CIA ou quelques officines d’extrême-droite reprises par l’empire de presse du sieur Murdoch, puis par notre propre presse dominée par les marchands d’armes et autres grands capitalistes qui ne sont jamais en reste sur un bobard pourvu qu’il démontre l’inhumanité du socialisme et la vertu du capital philanthrope comme chacun sait…  Quand on a l’opinion de ceux qui ont pu faire la comparaison, ça peut être utile. Non ?

Peut-être parce que si vous lisiez ce genre d’article vous sauriez que pour des gens qui ont vécu le socialisme, tout vaut mieux que le capitalisme.

Danielle Bleitrach

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Rubén Velázquez : le chant de la mémoire et des racines meurtries…

écrit par Nicolas Coulaud 28 mars 2019 08:08

Grand interprète d’œuvres lyriques, le ténor toulousain Rubén Velázquez tisse aujourd’hui avec son association La Dame d’Aragon des liens culturels forts entre l’Occitanie et la province de Saragosse. Son histoire familiale, ses ascendances castillanes, nous tendent aussi le miroir d’une Espagne tourmentée, de ses mystères et de ses sortilèges.

Ruben Velasquez

La voix est suave, le timbre chaleureux. Attablé dans un café du Vieux Toulouse par une matinée froide et ensoleillée, Rubén Velázquez parle d’un ton posé, marque des silences comme pour mieux laisser vagabonder sa mémoire. Quelques semaines après la double représentation à la Halle aux grains de Hambre, Jota & Zarzuela, spectacle plastique et musical promu par son association La Dame d’Aragon, le ténor international, né dans la ville rose dans les années 50, semble reprendre le fil d’une longue discussion. L’histoire de sa famille (d’un côté des paysans sans terres du village de Navaluenga, dans les environs d’Ávila, et de l’autre les descendants de la noblesse d’épée d’une vieille lignée de Ségovie), son enfance et son adolescence passées en divers lieux de la rive gauche toulousaine, sa carrière de chanteur lyrique, de Barcelone à Milan en passant par Trieste, Madrid ou Venise : les grandes étapes, les faits indélébiles, mais aussi les détails et les anecdotes de sa vie et de son parcours passent tour à tour dans la voix et les mots du chanteur.

Des nombreux souvenirs qui remontent à sa mémoire, Rubén Velázquez évoque immédiatement des rues, des adresses, des numéros. Une façon de fixer sa géographie intime, sa topographie sentimentale, à la manière d’un Patrick Modiano… Naissance à Saint-Cyprien, au 76 rue Réclusane, dans ce quartier populaire peuplé d’exilés espagnols, de gitans, de familles pauvres qui vivent sans eau courante ni électricité dans des pièces souvent borgnes dont le sol n’est fait que de terre battue. « Je suis un enfant de Saint-Cyprien. Après la rue Réclusane, nous sommes allés vivre rue de Cugnaux, où j’ai passé l’essentiel de ma jeunesse, comme mon frère. Tous les jours ma mère partait travailler. Elle vendait notamment des beignets, des bonbons. D’abord de façon ambulante, avant d’ouvrir un stand aux halles de Saint-Cyprien. Quand j’étais petit, vers 4 ou 5 ans, je ne supportais pas que ma mère me laisse seul. Quand je n’étais pas à l’école, je l’accompagnais souvent au cours de ses tournées, dans les music-halls, les cafés, aux arènes du Soleil d’Or, tous les endroits où il y avait des animations» raconte Rubén Velázquez.

De bals en cabarets

Cantatrices, catcheurs, mimes, toreros, le tout jeune Rubén grandit dans un univers où se mêlent artistes et gens du spectacle. « Quand j’ai huit ou neuf ans, j’ai pris l’habitude d’aller tous les dimanches chez une sœur de ma mère qui avait la télévision. Nous regardions un programme de concerts classiques qui passait à 17 heures. Je pense que cela a été un éveil musical très important » poursuit-il. Les années passent. Rubén Velázquez fait la découverte des bals populaires. Aux halles de Saint-Cyprien, il donne parfois un coup de main aux membres d’un petit orchestre tenu par un caviste du marché. Le groupe se produit dans des messes, des apéros-concerts. Il faut transporter le matériel, le sortir, le ranger. Un beau jour, l’adolescent se voit proposer de monter sur scène pour pousser la chansonnette. Il accepte, se révèle doué, reproduit l’expérience dès que l’occasion se présente, écume les bals. La passion s’empare de lui. Le travail et la persévérance feront le reste.

Au début des années 70, il s’inscrit au Conservatoire. Un soir, une femme frappe à la porte de la maison familiale. C’est Caroline, sa tante paternelle, chanteuse émérite au Liban, qui a fui le pays du cèdre où s’abat la guerre civile. Durant tout le temps qu’elle passe à Toulouse, elle donne à son neveu des cours de chant, lui inculque le répertoire classique mais aussi celui du cabaret. En l’espace de quelques années, Rubén Velázquez se perfectionne au point de pouvoir se présenter à divers concours internationaux et de s’y distinguer. Vienne, Pampelune, Madrid, puis la consécration à La Scala de Milan, à Barcelone et à Venise, auprès de Jaime Francisco Puig et Aldo Danielli. A Trieste, il débute dans Mozart et Salieri, l’opéra de Rimski Korsakov, avant d’enchaîner les premiers rôles dans les œuvres de Beethoven, Verdi, Bizet, Offenbach…

Ruben

Vicente Pradal, Rubén Velázquez et Serge Guirao

L’Espagne, tableau tragique…

D’une telle carrière, accomplie pendant près de trente ans sur les plus grandes scènes du monde, ponctuée également d’œuvres personnelles telle YedraHispanias miticas ou encore La Nuit obscure avec Vicente Pradal et Serge Guirao, Rubén Velázquez évoque des épisodes qu’il relate sans aucune vanité. « Quand on sait d’où je viens, quand on y pense… » confie-t-il soudain au gré de la conversation, avec le regard voilé de ceux qui n’oublient pas leurs racines, ni les sacrifices consentis par leurs aïeux. Car l’histoire de cet « enfant de Saint-Cyprien », celle de sa famille, convoque peu ou prou tous les éléments du tableau tragique de l’Espagne du siècle écoulé. Côté maternel, c’est « l’exil de la famine » qui pousse dans les années 1910 le grand-père de Rubén Velázquez, Antonio de Pinto, à quitter les environs d’Ávila, l’immensité écrasante de la Vieille Castille, sa sécheresse et son aridité, pour s’installer à Trèbes, dans l’Aude, afin de travailler dans les vignes comme manœuvre dans l’espoir de nourrir enfin femme et enfants.

Vingt ans plus tard, dans une famille noble des alentours de Ségovie qui ne cachait pas ses sympathies franquistes et phalangistes, deux frères âgés de 16 et 17 ans, fascinés par Marx et Engels, décident en 1936 de prendre les armes pour défendre la cause républicaine. Luis et Antonio Velázquez montent au front. Le jeune Luis y sera blessé et une jambe broyée le laissera en partie invalide. En 1939, lors de la « Retirada » dont on commémore en ce moment-même les 80 ans, il connaît parmi tant d’autres l’internement dans les camps d’Argelès-sur-Mer, au sud de Perpignan, et de Noé, en Haute-Garonne. A Noé justement, durant l’hiver 39/40, une jeune femme depuis longtemps déracinée de sa Castille natale vient en aide aux Républicains vaincus et humiliés. C’est ainsi que Juliette de Pinto et Luis Velázquez, les futurs parents de Rubén, se rencontrent. Parti rejoindre son frère Antonio dans le maquis auvergnat où tous deux serviront en 1944 parmi les guerilleros espagnols engagés dans les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI), Luis Velázquez ne reviendra à Toulouse qu’une fois la guerre terminée. Antonio restera quant à lui à Clermont-Ferrand, où il entrera chez Michelin avant de s’envoler un jour pour l’Argentine.

Ruben Velasquez

La faim, l’exil, les conflits armées, la famille déchirée, la diaspora, les ruptures, les adieux, les tabous, les aveux : il y a sans aucun doute dans l’histoire de Rubén Velázquez tout ce qu’une trajectoire individuelle peut révéler d’un destin collectif. Celui de l’Espagne contemporaine, ses racines meurtries, sa dictature, mais aussi sa transition démocratique symbolisée par la « movida » des années 70 et 80, que d’aucuns disent inachevée… « L’Espagne est une douleur énorme, profonde, diffuse » écrivait José Ortega y Gasset. Rubén Velázquez, dans l’évocation discrète de sa mémoire et de ses souvenirs ensevelis, pourrait entièrement faire sienne cette si belle phrase du philosophe madrilène…

Nicolas Coulaud

photos  ©  Pierre Beteille  /  Culture 31

 

Bamiyan, Babylone,Palmyre, Notre-Dame

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Dans son style ironique (voir ci-après son article dont nous reproduisons le titre sobre et explicite) le grand journaliste international Pepe Escobar prend heureusement de la distance avec la
clameur médiatique et politique déclenchée par l’incendie de Notre Dame de Paris et il souligne le danger de l’opération de manipulation de l’opinion en cours. En effet, l’émotion sincère de la population ne doit pas cacher :

1- Que l’Etat a failli en toute connaissance de cause à ses obligations légales Issues de la loi de séparation de l’église et de l’Etat de 1905.

2- Que les projets très dangereux et inquiétants de Macron de modifier cette loi ouvrent la porte à la privatisation du patrimoine architectural national.

3- Que le grand capital et les grandes fortunes françaises (Arnault et Pinault) étaient déjà en embuscade , la promptitude de leur réaction permet de le penser, pour mettre la main sur le pactole et ont donc mis dans l’instant sur la table de ce poker institutionnel 300 millions d’euros face au petit joueur Macron qui est en fait leur compère et perd toujours. (Dans ce jeu truqué l’Etat s’endette et les milliardaires s’enrichissent)

4- Que le rétablissement de l’ISF (environ 4 milliards par an) qu’Arnault et Pinault sont reconnaissants à Macron de ne pas payer aurait permis à l’Etat de remplir cette obligation de rénovation de Notre Dame de Paris (150 millions d’euros) et bien d’autres.

5- Qu’il est de la plus extrême urgence que cet argent qui n’est qu’une toute petite partie de l’immense patrimoine de ces donateurs soit versé dans un fonds public contrôlé par les représentants de la population. Ce fonds devrait s’inspirer du principe qui régit les coopératives : chaque donateur, qu’il ait versé un euro ou 100 000, dispose d’une voix. Dans la république cela s’appelle l’EGALITE.

6- Que la France soutient et arme l’Arabie Saoudite qui, dans sa guerre meurtrière contre le Yémen, s’emploie à détruire les trésors archéologiques du pays largement présents au patrimoine mondial de l’UNESCO.

COMAGUER
***

Bamiyan, Babylone, Palmyre, Notre-Dame
Par Pepe Escobar
Publié le 16 avril 2019 Information Clearing House  » –
Les Bouddhas de Bamiyan ont été détruits par une secte intolérante prétendant suivre l’Islam. Dans toute l’Asie le bouddhisme a été affligé. L’Occident n’y a guère prêté attention.

Les ruines restantes de Babylone, et le musée qui y était associé, ont été occupés, pillés et vandalisées par une base des marines US pendant l’opération « Shock and Awe » en 2003.
L’Occident n’y a pas prêté attention.

De vastes secteurs de Palmyre – oasis légendaire sur la route de la soie – ont été détruits par une autre secte intolérante qui prétendait suivre l’Islam avec ses arrières couverts par des couches de renseignement occidental. (ndt : il s’agit des arrières au sens militaire ce qui veut dire que les djihadistes qui n’avaient ni drones ni satellites d’observation recevaient des services de renseignement occidentaux des informations sur les mouvements de l’armée arabe syrienne). L’Occident n’y a pas prêté attention.

En Syrie des dizaines d’églises catholiques et orthodoxes ont été incendiées par la même secte intolérante qui prétendait suivre l’Islam avec ses arrières sponsorisés et armés, entre autres, par les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France. L’Occident n’y a prêté aucune attention.

Notre-Dame, qui à bien des égards peut être considérée comme la matrice de l’Occident, s’est partiellement consumée dans un feu théoriquement aveugle.

Surtout le toit : des centaines de poutres en chêne, dont certaines datent du XIIIe siècle.

Métaphoriquement, cela pourrait être interprété comme la combustion du toit sur les têtes collectives de l’Ouest.

Mauvais karma? Rien d’autre?

Revenons maintenant aux aspects concrets.

Notre-Dame de Paris appartient à l’État Français, qui n’a pas beaucoup accordé d’attention à un joyau gothique qui traversa huit siècles.

Des fragments d’arcades, de chimères, de reliefs, de gargouilles tombaient toujours au sol et étaient conservés dans un dépôt improvisé à l’arrière de la cathédrale. Il a fallu attendre l’année dernière pour que Notre-Dame obtienne un chèque de 2 millions d’euros pour restaurer la flèche – qui a brûlé et est tombée hier.

Selon le meilleur expert du monde sur Notre-Dame, qui se trouve être un américain, Andrew Tallon, (ndt : décédé récemment cet universitaire avait mis au point un système de scanographie des monuments permettant leur reproduction en 3 D qu’il a appliqué à Notre-Dame de Paris dans sa totalité) la restauration de l’ensemble de la cathédrale aurait coûté 150 millions d’euros,

Récemment, les gardiens de la cathédrale et l’État Français étaient véritablement en guerre. L’État Français gagnait au moins 4 millions d’euros par an, en faisant payer aux touristes l’entrée aux tours mais reversait seulement 2 millions euros pour l’entretien de Notre-Dame. Le recteur de Notre-Dame a refusé de faire payer l’entrée à la cathédrale – comme cela se produit, par exemple, au Duomo (NDT la cathédrale) de Milan.

Notre-Dame survit essentiellement grâce aux dons – qui permettent de payer les salaires des 70 employés qui doivent non seulement superviser les masses de touristes, mais aussi organiser huit messes par jour.

La proposition de l’État Français pour alléger cette charge : organiser une loterie de bienfaisance. Ce qui veut dire : privatiser ce qui est un renoncement à l’engagement et aux
obligations de l’État. (NDT : en application de la loi de 1905)

Alors oui: Sarkozy et Macron, leurs gouvernements entiers sont directement et indirectement responsables de l’incendie.
Maintenant vient l’heure de la Notre-Dame des milliardaires.

Pinault (Gucci, Saint-Laurent) a promis 100 millions euros de sa fortune personnelle pour la restauration. Arnault (Louis Vuitton Moët Hennessy) a doublé, s’engageant à 200
millions euros.
Alors pourquoi ne pas privatiser ce sacré patrimoine immobilier- dans le style
« capitalisme désastre »?
Bienvenue à Notre-Dame, résidence de luxe, hôtel et centre commercial rattaché.
Pepe Escobar est correspondant régulier d’Asia Times. Son dernier livre est 2030.
Traduction COMAGUER

 

« Soif inextinguible pour la justice sociale. » Le niveau d’approbation de Staline a atteint un record historique

Ou on se dit que les Russes sont complètement masochistes ou on réflichit à notre propre regard sur eux… et sur leur histoire et alors on se dit que pour les gens qui ont connu le socialisme, le capitalisme est vraiment insupportable.  faites votre choix (note de Danielle Bleitrach)

16 avril 2019 15h00
"Soif inextinguible pour la justice sociale." Le niveau d'approbation de Staline a atteint un record historique

Le niveau d’approbation de Staline a atteint un maximum au cours des 20 dernières années. Ceci est démontré par les données de l’enquête « Levada Center », rapporte RBC

https://www.rline.tv/news/2019-04-16-neutolennaya-zhazhda-sotsialnoy-spravedlivosti-uroven-odobreniya-stalina-dostig-istoricheskogo-maksi/?fbclid=IwAR0CeFp5QQ56UtvgXTu9ItFI2MCBgECGNcccudJkTIi

Le rôle de Staline dans l’histoire du pays a été évalué de manière positive par 70% des répondants du Levada Center: 52% étaient plutôt positifs et 18% étaient complètement positifs. Ceci est un record pour tous les sondages ; en 2006-2009, ce chiffre était de 39 à 49%.Seulement 19% des répondants ont une relation négative avec le dirigeant soviétique (14% – plutôt négative, 5% – complètement négative). Seul un petit nombre de répondants dans l’ensemble des enquêtes – 11% – ont eu du mal à répondre. La publication souligne que l’étude a révélé un indicateur record d’une attitude positive à l’égard de Staline depuis toutes les années où il est procédé à de telles enquêtes.

Quarante et un pour cent des personnes interrogées ont déclaré respecter Staline, 6% ont dit leur  sympathie et 4% leur admiration (2% en 2018). La personnalité de Iosif Dzhugashvili est une cause d’hostilité et d’irritation chez 6% des Russes, de peur (3%) et de dégoût et de haine (3%). 26% sont indifférents , 7% sont sans opinion.

A la question « Les sacrifices humains subis par le peuple soviétique à l’époque stalinienne sont-ils justifiés par les grands objectifs et les résultats obtenus dans les plus brefs délais? » 46% des Russes ont répondu positivement. Jusqu’en 2011, moins de 30% des répondants avaient répondu de cette façon.

La part des Russes qui considèrent que les victimes humaines de l’ère stalinienne sont injustifiées diminue. En 2008, 60% des Russes n’étaient pas d’accord avec l’objectif de justification des moyens par les buts, soit 49% en avril 2017, selon le sondage actuel – 45%.

Leonty Byzov, chercheur de premier plan à l’Institut de sociologie de l’Académie des sciences de Russie, relie l’indicateur record de l’approbation des activités de Staline par les Russes à la politisation et à la scission de la société. Ces périodes sont caractérisées par des évaluations historiques plus radicales. En outre, explique l’expert, le processus de formation d’une image positive du dirigeant soviétique est soutenu par les médias appartenant à l’État.

Le rédacteur en chef de l’agence de presse REGNUM, Modest Kolerov, a expliqué la popularité croissante de Staline face à la croissance de l’injustice sociale en Russie.

«L’amour pour Staline témoigne d’une soif constante de justice sociale. En effet, le développement du capitalisme en Russie creuse le fossé qui sépare les riches des l’ensemble de la population ». Dit Kolerov.

 

Un monument inventé et témoignant à sa manière de l’imaginaire romantique français

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Voir bruler notre dame c’est un choc… Puis au fur et à mesure mon optimisme naturel reprend le dessus.C’est pour une bonne part l »oeuvre de Viollet leduc qui est en flamme et on a conserve les plans, je parle de la grande flèche et de la charpente.

Faudra-t-il suivre les plans de Viollet Leduc et surtout en profiter pour renoncer aux fioritures iconographiques si fortement critiquées parce qu’elles sont sorties de l’imaginaire du XIX e siècle sur le Moyen Age ?

C’est Prosper mérimé le Malraux du XIXe siècle qui confie de nombreuses restaurations à cet architecte dont le principel mérite à mes yeux est d’avoir inspiré un authentique créateur du XX e siècle, le catalan Gaudi mais incontestablement il invente le MOyen Age à une France qui elle même s’invente et se dispute autour de son passé entre les royalistes et la III e République, il s’agit là assi de ‘restaurer’ . la cité de Carcassonne, Notre dame d’Amiens, etc… Lorent deutch, le chantre officiel aujourd’hui de paris s’y reconnait certainement… Heureusement il y a Hugo.

Notre dame de paris fut la réalisation  deViollet ledux qui engendra de nombreuses critiques, non seulement à cause de l’invention iconographique (ce n’était pas le cas au Vezelay), on rénove et surcharge les arcs boutant et on crée des chimères et autres gargouilles mais aussi le principal reproche porte justement sur  la flèche qui vient de brûler et qui n’existait plus depuis des siècles, il y avait simplement dans les riches heures du duc de berry des frères Limbourg une représentation de notre dame avec une flèche. C’est cet ajout de la flèche qui nécessite une reprise en totalité de la charpente.

En fait ce qui fait la popularité de Notre dame de paris c’est la vision romantique qu’il a créé et on pense bien sur à Hugo et le fait que c’est à ce titre un patchwork de multiples morceaux des cathédrales existantes… Hugo la décrit comme une chimère mais il utilise aussi le fantastique de son décor pour traiter de ce qui lui est cher: dénonciation d’une justice médiévale, la monstruosité n’est pas là où on croit et de ce fait ce monument se pare d’aspirations qui sont les siennes et qui jouent avec et contre des temps obscurs.

Il ne nous reste plus qu’à imprimer sur ce monument notre propre vision de l’Histoire au XXI e siècle et là on peut craindre le pire. POurtant il faudra bien que nous disions qui nous sommes sans Hugo ni Prosper merimé mais avec Stéphane Berne… Espérons…

Ce matin : l’Eglise médiévale a tenu bon ce qui parait avoir brulé c’est une bonne partie de l’oeuvre du XIXe siècle de Viollet leduc dont nous avons les plans et comme je le notais dans la nuit on peut reconstruire ou non. Merci au travail fantastique des pompiers.

L’image contient peut-être : plein air

Notre dame de Paris en 1838 avant l’intervention de Viollet Leduc

 

 
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Publié par le avril 15, 2019 dans HISTOIRE

 

Ballast : Sartre est mort par Daniel mermet

je pense à lui mais aussi à Bourdieu, des gens qui ont tenté jusqu’au bout de résister même si ce fut avec des fortunes diverses… Une autre conception de l’intellectuel qui eut ses errances mais aussi sa dignité… Memoire d’un temps où les intellectuels étaient autre chose que des médiacrates avec des photos qui le lient à la banlieue rouge. (note de danielle Bleitrach)

Sartre est mort — par Daniel Mermet

Sartre est mort le 15 avril 1980 ; cela fait donc 39 ans, aujourd’hui. C’est un chiffre comme un autre, mais c’est surtout l’occasion, pour nous, de redonner une seconde vie à ce texte écrit par Daniel Mermet, à vif, dans les colonnes du numéro 2 des Cahiers obliques. Un hommage littéraire du fils d’ouvriers au fils de bourgeois, à l’écrivain qui n’a pas trahi, sinon sa classe, et « nous a dit qu’il y a un autre monde mais qu’il est dans celui-ci ». 


Il y a du soleil plein le jardin. Le chat dort sur une chaise blanche. Ce matin, les tulipes sont enfin ouvertes, j’ai eu raison d’arroser hier soir.
Il fait beau.
Un vent très léger fait bouger les journaux.
Jean-Paul Sartre est mort.
Les tulipes sont rouges, certaines sont ouvertes, d’autres pas encore. Ce matin, à six heures et demi à la gare de Mantes, j’ai acheté tous les journaux. Il y avait foule autour du kiosque, tous les gens d’ici vont travailler à Paris.
Je n’ai pas envie de travailler aujourd’hui.
Je sais, c’est dérisoire, un animateur de radio raconte ses états d’âme, c’est comme un clown qui entre à Notre-Dame, mais il y a des jours où on a plus envie de jouer, mettre son faux-nez, jouer de la trompinette. Il y a des jours où on voudrait tout simplement trouver les mots, les mots les plus simples pour dire qu’on est tout simplement ému…

« Et on savait pas que quelque part, quelqu’un s’acharnait à comprendre, à expliquer les raisons de la colère, les raisons de se révolter. »

J’ai appris la nouvelle hier soir, mardi 15 avril. Vers minuit un ami m’a téléphoné. Sartre est mort. Et nous étions muets, nous qui étions sûrs de n’avoir aucun père, aucun repère.
J’ai téléphoné à d’autres amis et d’autres voix m’ont appelé dans la nuit. Et nous avons parlé longtemps, comme nous parlions autrefois, des heures devant un café, à St-Michel, à St-Germain des prés.
Nous qui n’osons plus, même en paroles, refaire le monde qui nous a refait.
Dans la nuit la voix des vieux amis me parvenait d’une ferme en Bretagne, d’une boîte en Provence, et tandis qu’on se parlait dans ce bistrot grand comme la France, à un moment j’imaginais dans la nuit nos lampes de chevet éclairant vaguement nos bibliothèques,
nos maigres signes intérieurs de richesse,
les vieux livres de poches trouées,
les Mains sales, la Nausée,
que nous lisions dans le métro
en tuant (du regard !)
les bourgeois dans le dos…

Et petit à petit ces voix qui se parlaient dans le noir
esquissaient vaguement la photo de la classe. La photo d’une classe.
La nôtre.
Une photo qui représente une banlieue idiote
entre l’usine à gaz et le Canal de l’Ourcq
un lieu où il n’y a pas lieu d’espérer.
On devait avoir huit ans en 1950.
Dans le quartier il y avait des Italiens, des Arméniens, des Arabes, des Juifs, des Espagnols, des Portugais,
et des Français,
et tout autour la pluie, le crachin et l’étrange chaleur
de toute la petite sueur des pauvres
et on ne savait pas du tout ce qu’était un gigot
pas plus qu’un philosophe.
On se cachait derrière les platanes de la route nationale et on attendait que passent une belle bagnole, une grande traction noire, une américaine brillante et on leur lançait des pierres.
On savait même pas que ça s’appelait la haine, ce truc dur comme un caillou, que si tu te casses la gueule ça fait très mal aux genoux.
On avait juste appris la leçon « les pauvres sont des cons ».
Et on savait pas que quelque part, quelqu’un s’acharnait à comprendre, à expliquer les raisons de la colère, les raisons de se révolter.

Image extraite du documentaire Ivry ou l’histoire de la Banlieue rouge

Jean-Paul Sartre est mort.
Il nous ressemblait si peu ce vieux, cet enfant de bourgeois cultivé, cet intellectuel-né, nous qui apprenions à lire dans Le Parisien Libéré, nous qui n’avons jamais réussi à lire aucun de ses livres de philosophie, nous savons, que de tous les grands intellectuels qui se sont comme on disait naguère « engagés » auprès de la classe ouvrière, auprès des damnés de la terre,
Sartre a été le seul à n’avoir pas usurpé
jamais il ne s’est déguisé en nègre ou en ouvrier.
Il n’a pas trahi « ces gens-là »
dont je fus
dont je suis
et pour des milliers, pour des millions de gens aujourd’hui
l’émotion c’est
la mort d’un homme qui n’a pas trahi.
Avec son œil qui dit merde à l’autre
il a dit merde à la connerie
merde à toutes les oppressions, à toutes les pressions
même celles de ses amis
il nous a dit qu’il y a un autre monde mais qu’il est
dans celui-ci
et il nous a appris la contradiction, tout au long de sa vie
il s’est contredit
jusqu’au bout, celui que les vieux cons appellent le philosophe du désespoir a dit les raisons de l’espoir
aujourd’hui

« J’ai ramené des livres à la maison dans un sac à provision des fois qu’on trouve la solution dans ces mots écrits si petit entre deux morceaux de carton. »

En 56 nous avions grandi.
Il fallait s’en sortir à tout prix (c’est si loin la banlieue, Paris).
S’en sortir, devenir n’importe quoi, chaudronnier, dessinateur, avoir une chemise en nylon.
Des types sur le marché vendaient L’Humanité.
La nuit ma mère faisait de la confection.
« C’est pas bien de se dire qu’on est des prolétaires. »
Mon vieux, avec un crayon bleu, entourait les petites annonces dans un journal où il était écrit : « Les chars soviétiques écrasent Budapest ».
Un samedi, par hasard je suis allé à la Bibliothèque municipale. La bibliothécaire était une vieille anarchiste. Elle disait : « Chers petits, vous n’êtes que des peigne-culs, il vous faut apprendre le langage de l’ennemi. » J’ai ramené des livres à la maison dans un sac à provision des fois qu’on trouve la solution dans ces mots écrits si petit entre deux morceaux de carton.
Les Chemins de la liberté c’était vachement coton.
On recopiait des passages sur des pages de cahier qu’on accrochait au mur, au-dessus du cosy-corner1 :
« J’étais un enfant, ce monstre que les adultes fabriquent avec leurs regrets. » Ça faisait de la peine à ma mère et c’était l’Algérie.
On torturait allègrement, on appelait ça des « événements ». Et tout devenait clair. On envoyait le contingent. Pendant quatre ans, Gérard, Maxime, Jean et mon frère on se disait on va y aller. On avait peur. On en a profité pour apprendre un gros mot : Déserteur.

Place de la République, en sortant de l’école, on balançait des boulons sur la gueule des flics. Jean-Pierre s’est fait ouvrir la tête. Le sang coulait sur son blouson, devant le magasin « À la toile d’avion ».
Nous avons eu 20 ans en 1962.
Nous avons vu les charognes de Charonne.
Et je me fous éperdument de parler comme un ancien combattant.
Nous avions simplement 20 ans
l’année de l’indépendance de l’Algérie
20 ans.
Bien plus tard j’ai lu Paul NizanAden Arabie qui commence avec cette phrase :
« J’avais 20 ans et je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie. »

Et il y a eu 68. Nous avions fini de grandir et nous nous sommes beaucoup aimés.
Je ne sais pas si vous vous rappelez on avait appelé ça le printemps.
Mes enfants jouaient dans l’herbe à côté du transistor.
Nous avons entendu la voix de Sartre sur un poste périphérique.
Il disait que sa génération avait fait faillite et il nous parlait d’un stupéfiant, d’un enfantin, d’un incroyable espoir.

Mai 1968 | AFP

Sur nos lignes de téléphone nous avons parlé toute la nuit.
Séparés par des milliers de kilomètres, nous avions envie de nous toucher, de nous serrer. Je sais, j’ai l’air de parler de nous, mais nous parlions de lui.
Vers six heures et demi ce matin je suis allé à la gare chercher les journaux. Sur la place du village devant chez moi, des types mal réveillés, des ouvriers, des immigrés attendaient l’autocar qui fait le ramassage pour les usines Renault à Flins. Ils n’étaient pas au courant.
J’ai lu les journaux, vous aussi. Des pages entières sur la mort de Sartre. Des journalistes font leur boulot, certains très bien. Il faut des événements comme ça pour que la France se rappelle Voltaire, Victor Hugo, la Révolution, la Commune et la Résistance.
Et il y a les autres, les asticots, les hyènes, « l’indécrottable cheptel des profiteurs d’abîme » dont parlait Antonin Artaud, les putains pas respectueuses qui écrivent toujours putain avec un P et trois petits points. Mais ceux-là, pas la peine de s’en rappeler, ils sont là tous les jours, vigilants, morts-vivants, les hardis militants de la médiocrité.
Mais trop tard, il y a les mots. Les mots imprimés.
Et nous sommes tous les auteurs, et nous sommes tous les héritiers.

 
 

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Publié par le avril 14, 2019 dans HISTOIRE, INTERNATIONAL