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Donald Trump débordé par le parti antirusse par Serge halimi

https://www.monde-diplomatique.fr/2017/09/HALIMI/57889

Après la Corée du Nord et l’Afghanistan, la Russie ? Des points de conflit internationaux se rallument, souvent à l’initiative des États-Unis. Empêtré dans ses difficultés intérieures, décuplées par des propos provocants, le président américain est de plus en plus tenté de confondre solution diplomatique et fuite en avant militaire. Dans le cas de la Russie, il est même débordé par un parti de la guerre au sein duquel ses adversaires politiques, les services de renseignement et les médias jouent un rôle-clé.

Donald Trump débordé par le parti antirusse

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Merlyn Evans. – « Conflict No. 3 », 1958-1959
© Merlyn Evans – Portland Gallery, Londres

Quelques mois auront donc suffi pour que les États-Unis se retirent de l’accord international de Paris sur le climat, prennent de nouvelles sanctions économiques contre la Russie, inversent la dynamique de normalisation des relations diplomatiques avec Cuba, annoncent leur intention de dénoncer l’accord nucléaire avec l’Iran, mettent en garde le Pakistan, menacent le Venezuela d’une intervention militaire et se déclarent prêts à frapper la Corée du Nord « d’un feu et d’une fureur comme le monde n’en a jamais vu ».Depuis que, le 20 janvier dernier, la Maison Blanche a changé de locataire, Washington n’a amélioré ses relations qu’avec les Philippines, l’Arabie saoudite et Israël.

La responsabilité de M. Donald Trump dans cette escalade n’est pas exclusive. Les élus néoconservateurs de son parti, les démocrates et les médias l’ont en effet ovationné lorsque, au printemps dernier, il a ordonné des manœuvres militaires en Asie et fait tirer cinquante-neuf missiles contre une base aérienne en Syrie (1). En revanche, il fut empêché d’agir quand il explora les possibilités d’un rapprochement avec Moscou, et il se trouva même contraint de promulguer une nouvelle volée de sanctions américaines contre la Russie. En somme, le point d’équilibre de la politique étrangère des États-Unis résulte chaque jour davantage de l’addition des phobies républicaines (Iran, Cuba, Venezuela), souvent partagées par les démocrates, et des détestations démocrates (Russie, Syrie), endossées par la plupart des républicains. S’il existe un parti de la paix à Washington, il est pour le moment indétectable.

Le débat présidentiel de l’année dernière suggérait pourtant que l’électorat américain entendait rompre avec le tropisme impérial des États-Unis (2). M. Trump n’avait pas d’abord fait campagne sur des thèmes de politique étrangère. Toutefois, lorsqu’il en parla, ce fut pour suggérer une ligne de conduite largement opposée à celle de l’establishment de Washington (militaires, experts, think tanks, revues spécialisées) et à celle qu’il poursuit aujourd’hui.

Promettant de subordonner les considérations géopolitiques aux intérêts économiques des États-Unis, il s’adressa à la fois aux partisans d’un nationalisme économique (« L’Amérique d’abord »), nombreux dans les États industriellement sinistrés, et à ceux que quinze ans de guerres ininterrompues, avec pour résultat le pourrissement de la situation ou le chaos généralisé (Afghanistan, Irak, Libye), avaient convaincus des mérites d’un certain réalisme. « Nous nous porterions mieux si nous ne nous étions pas occupés du Proche-Orient depuis quinze ans  (3)  », concluait M. Trump en avril 2016, certain que l’« arrogance » des États-Unis avait provoqué « un désastre après l’autre » et « coûté des milliers de vies américaines et des milliers de milliards de dollars ».

Inattendu de la part d’un candidat républicain, ce diagnostic rejoignait le sentiment de la fraction la plus progressiste du Parti démocrate. Mme Peggy Noonan, qui écrivit les discours les plus remarqués de Ronald Reagan et de son successeur immédiat, M. George H. Bush, le souligna à l’époque : « En matière de politique étrangère, [M. Trump] s’est positionné à la gauche de Hillary Clinton. Elle est belliciste, trop démangée par le désir d’utiliser la force armée, et elle manque de discernement. Ce sera la première fois dans l’histoire moderne qu’un candidat républicain à l’élection présidentielle se situera à gauche de sa rivale démocrate, et cela rendra les choses intéressantes  (4) »

Intéressantes, les choses le sont encore, mais pas tout à fait comme Mme Noonan l’avait prédit. Tandis que la « gauche » postule que la paix découle non pas de l’intimidation des autres nations, mais de rapports plus équitables avec elles, M. Trump, totalement indifférent au sentiment de l’opinion publique mondiale, opère comme un maquignon en quête du meilleur « deal » pour lui et ses électeurs. Le problème des alliances militaires n’est donc pas tant à ses yeux qu’elles risquent d’étendre les conflits davantage qu’elles ne dissuadent les agressions, mais qu’elles reviennent trop cher aux Américains. Et que, à force de régler la note, ceux-ci voient leur pays devenir « une nation du tiers-monde ». « L’OTAN[Organisation du traité de l’Atlantique nord] est obsolète, assène M. Trump le 2 avril 2016 lors d’un meeting. Nous défendons le Japon, nous défendons l’Allemagne, et ils ne nous paient qu’une fraction de ce que ça nous coûte. L’Arabie saoudite s’écroulerait si nous partions. Il faut se montrer disposé à quitter la table, faute de quoi vous n’obtenez jamais un bon deal. »

Le « bon deal », le président des États-Unis espérait le conclure avec Moscou. Un nouveau partenariat aurait inversé la détérioration des rapports entre les deux puissances en favorisant leur alliance contre l’Organisation de l’État islamique (OEI) et en reconnaissant l’importance de l’Ukraine pour la sécurité russe. L’actuelle paranoïa américaine relative à tout ce qui concerne le Kremlin conduit à oublier qu’en 2016, après l’annexion de la Crimée et l’intervention directe de Moscou en Syrie, M. Barack Obama relativisait lui aussi le danger représenté par M. Vladimir Poutine. Ses interventions en Ukraine et au Proche-Orient n’étaient, selon lui, que des improvisations, des raidissements mal maîtrisés face à des « États-clients sur le point de lui échapper » (5).

M. Obama ajoutait : « Les Russes ne peuvent pas nous changer ou nous affaiblir de façon significative. C’est un petit pays, c’est un pays faible, et leur économie ne produit rien que d’autres veulent acheter, si ce n’est du pétrole, du gaz et des armes. » Ce qu’il redoutait alors de son homologue russe, c’était surtout… la sympathie qu’il inspirait à M. Trump et à ses partisans : « Trente-sept pour cent des électeurs républicains approuvent Vladimir Poutine, l’ancien chef du KGB. Ronald Reagan doit se retourner dans sa tombe (6)  ! »

Dès janvier 2017, le sommeil éternel de Reagan avait retrouvé sa tranquillité. « Les présidents arrivent et repartent, mais la politique ne change pas », conclura M. Poutine (7). Les historiens étudieront un jour ces quelques semaines pendant lesquelles convergèrent les efforts des services de renseignement américains, des dirigeants de l’aile clintonienne du Parti démocrate, de la plupart des élus républicains et des médias hostiles à M. Trump. Leur projet commun ? Empêcher toute entente entre Moscou et Washington.

Les motifs de chacun étaient différents. Les services de renseignement et certains éléments du Pentagone redoutaient qu’un rapprochement entre MM. Trump et Poutine les prive d’un ennemi présentable, une fois détruit le pouvoir militaire de l’OEI. Les clintoniens avaient hâte d’imputer leur défaite inattendue à d’autres raisons que la candidate choisie et sa campagne inepte : le piratage des données du Parti démocrate imputé à Moscou ferait l’affaire. Les néoconservateurs, « qui avaient promu la guerre d’Irak, qui détestaient Poutine et qui jugeaient que la sécurité d’Israël n’était pas négociable (8)  », étaient révulsés par les tentations néo-isolationnistes de M. Trump.

Enfin, les médias, le New York Times et le Washington Post en particulier, rêvaient d’une nouvelle affaire du Watergate. Ils n’ignoraient pas que leur lectorat — bourgeois, urbain, cultivé — détestait avec passion le président élu, méprisait sa vulgarité, ses tropismes d’extrême droite, sa violence, son inculture (9). Et rechercherait par conséquent n’importe quelle information ou rumeur susceptible de provoquer sa destitution ou sa démission forcée. Un peu comme dans Le Crime de l’Orient-Express, le roman d’Agatha Christie, chacun avait en somme ses raisons de frapper, mais toutes les mains désignaient la même cible.

L’intrigue se noua d’autant plus facilement que les frontières séparant ces quatre univers étaient assez poreuses. Entre les faucons républicains, incarnés par M. John McCain, président de la commission des forces armées du Sénat, et le complexe militaro-industriel, l’entente allait de soi. Les architectes des dernières aventures impériales américaines, en particulier en Irak, avaient mal vécu la campagne de 2016 et les quolibets que M. Trump réserva à leur expertise. Une cinquantaine d’intellectuels et d’officiels annoncèrent que, bien que républicains, ils refuseraient de soutenir le candidat de leur parti qui « mettrait la sécurité nationale du pays en danger ». Certains franchirent le pas et votèrent pour Mme Clinton (10).

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Merlyn Evans. – « Composition No. 2 », 1965
© Merlyn Evans – Portland Gallery, Londres

Restait la presse. Elle aussi redoutait que l’incompétence de M. Trump ne menace l’ordre international dominé par les États-Unis. Elle n’avait aucune prévention contre les croisades militaires, surtout quand celles-ci pouvaient être badigeonnées de grands principes humanitaires, internationalistes, progressistes. Or, selon ces critères, ni M. Poutine ni sa prédilection pour des nationalistes de droite n’étaient irréprochables. Mais l’Arabie saoudite ou Israël, pas davantage. Cela n’empêchait pas Riyad de pouvoir compter sur le Wall Street Journal, férocement antirusse. Quant à Israël, la quasi-totalité des médias américains appuyaient sa politique, bien que l’extrême droite participe à son gouvernement.

Un peu plus d’une semaine avant que M. Trump ne prenne ses fonctions, le journaliste et avocat Glenn Greenwald — à qui l’on doit la publication des révélations de M. Edward Snowden sur le programme de surveillance de masse de la National Security Agency (NSA) — alertait sur le cours des événements. Il observait que les médias américains étaient devenus « l’outil le plus précieux »des services de renseignement, « que pour la plupart ils révèrent, servent, croient et soutiennent ». Au même moment, les démocrates, « encore sous le choc d’un échec électoral aussi inattendu que traumatisant », lui semblèrent « perdre la raison et endosser n’importe quelle supputation, saluer n’importe quelle tactique, s’allier à n’importe quel scélérat » (11).

La coalition antirusse n’avait pas encore atteint tous ses objectifs, mais déjà Greenwald entrevoyait les ambitions de l’« État profond » : « On assiste en ce moment à une guerre ouverte entre, d’une part, cette faction non élue mais très puissante qui réside à Washington et voit passer les présidents et, d’autre part, celui que la démocratie américaine a élu président. » Alimentée par les services de renseignement, une conjecture galvanisait tous les adversaires du nouveau locataire de la Maison Blanche : Moscou détenait contre M. Trump des secrets compromettants — financiers, électoraux, sexuels — qui le paralyseraient en cas de crise entre les deux pays (12).

Le soupçon d’une entente ténébreuse de cet ordre, que l’économiste clintonien Paul Krugman a résumée en parlant d’un « axe Trump-Poutine », a transformé le militantisme antirusse en arme de politique intérieure contre un président de plus en plus détesté en dehors du bloc ultraconservateur. Il n’est plus rare d’entendre des militants de gauche devenir des apologistes du FBI ou de la CIA, depuis que ces deux agences servent de repaire à une opposition larvée au président américain. Et qu’elles le combattent par des fuites permanentes.

On comprend pourquoi le piratage des données du Parti démocrate, imputé par les services de renseignement américains à la Russie, ensorcelle le Parti démocrate et la presse. Coup double : il permet de délégitimer l’élection de M. Trump et interdit à celui-ci de promouvoir quelque dégel que ce soit avec Moscou. Pourtant, quand Washington s’offusque de l’ingérence d’une puissance étrangère dans les affaires intérieures d’un autre État, qui relève encore cette bizarrerie ?

Et qui signale que les conversations téléphoniques de Mme Angela Merkel n’ont pas été espionnées par le Kremlin, mais par la Maison Blanche de M. Obama ? Interrogeant l’ancien directeur du renseignement américain James Clapper, un représentant — républicain — de Caroline du Nord, M. Thomas Tillis, rompit ce silence en janvier dernier. Il rappela que les États-Unis « s’étaient mêlés de 81 élections depuis la seconde guerre mondiale. Cela n’inclut ni les coups d’État ni les “changements de régime” par lesquels nous avons cherché à modifier la situation à notre avantage. Pour sa part, la Russie a agi de même 36 fois. » Qu’on n’attende pas qu’une telle mise en perspective édulcore trop souvent les fulminations du New York Times contre les fourberies de Moscou.

Le quotidien oublie également de rappeler à ses jeunes lecteurs que le président russe Boris Eltsine, qui, en 1999, choisit M. Poutine pour successeur, avait été réélu trois ans plus tôt, bien que très malade et souvent ivre, au terme d’un scrutin frauduleux conduit avec l’assistance de conseillers américains et avec l’appui déclaré du président des États-Unis. Le New York Times avait pourtant salué ce résultat dans un éditorial intitulé « Une victoire pour la démocratie russe » (4 juillet 1996). « Les forces de la démocratie et de la réforme ont remporté une victoire décisive mais pas définitive »,estimait-il alors. « Pour la première fois dans l’histoire, une Russie libre a librement choisi son dirigeant. »

Désormais, le quotidien new-yorkais se situe aux avant-postes de la préparation psychologique à un conflit contre la Russie. Une telle dynamique ne rencontre presque aucune résistance. À droite, pendant que le Wall Street Journal réclame, le 3 août, que les États-Unis arment l’Ukraine, le vice-président Michael Pence évoque en Estonie le « spectre de l’agression » russe, puis encourage la Géorgie à rejoindre l’OTAN, enfin salue le Monténégro qui vient d’adhérer à l’alliance militaire.

Loin de s’inquiéter de cette avalanche de gestes provocateurs, qui coïncident avec une montée des tensions entre les deux grandes puissances (sanctions commerciales contre Moscou, expulsion de diplomates américains par la Russie), The New York Times joue les pyromanes. Il salue, le 2 août, la « réaffirmation de l’engagement américain à défendre les nations démocratiques contre les pays qui les menaceraient », puis regrette que le sentiment de M. Pence « ne soit pas également éprouvé et célébré par l’homme pour qui il travaille à la Maison Blanche ». Mais, à ce stade, peu importe à vrai dire ce que M. Trump éprouve encore. Le président des États-Unis n’est plus en mesure d’imprimer sa volonté sur ce dossier. Ayant constaté cette impuissance, Moscou en tire les conséquences.

En septembre, des manœuvres militaires russes, sans précédent depuis la chute du Mur, devraient mobiliser près de cent mille soldats, marins et aviateurs à proximité de l’Ukraine et des pays baltes. De quoi offrir au New York Times la matière d’un article de « une » rappelant la campagne d’affolement que le journal alimenta en 2002-2003 contre les prétendues « armes de destruction massive » de l’Irak. N’y manquait ni le colonel américain annonçant sombrement : « Chaque matin quand nous nous réveillons, nous savons qui est la menace » ; ni l’inventaire de l’arsenal russe, d’autant plus terrifiant qu’il se doublait d’une disposition aux « campagnes de désinformation » ; ni l’évocation des véhicules de combat de l’OTAN qui, entre l’Allemagne et la Bulgarie, « s’arrêtent pour laisser les enfants monter à bord ».

Mais le plus délicieux dans ce modèle de journalisme (embarqué avec l’armée) fut assurément le moment où, pour localiser les exercices de Moscou sur son propre territoire et en Biélorussie, le New York Times eut recours à l’expression « dans la périphérie de l’OTAN » (13)

Dorénavant, toute tentative d’apaisement avec Moscou venant de Paris ou de Berlin sera jugée « munichoise » par un establishment néoconservateur qui a repris la main à Washington, et pourfendue sur-le-champ par la quasi-totalité des médias américains. On en est au point où, se penchant sur la forte baisse de popularité du président français, le New York Times a déniché une explication, miroir parfait de son obsession : « La réception luxueuse de Donald J. Trump et Vladimir V. Poutine, l’un et l’autre peu aimés en France, surtout à gauche, ne l’a pas aidé (14)  ».

Les États européens sauront-ils enrayer l’engrenage militaire qui se dessine ? En ont-ils la volonté ? La crise coréenne devrait en tout cas leur avoir rappelé que Washington est indifférent aux pots cassés loin de chez lui. Soucieux de crédibiliser la menace nucléaire du président Trump en Extrême-Orient, le sénateur républicain Lindsey Graham a laissé échapper le 1er août que, « si des milliers de gens meurent, ils mourront là-bas, pas ici ». Il ajouta que le président des États-Unis partageait son sentiment : « Il me l’a dit. »

Serge Halimi

(1Lire Michael Klare, « Donald Trump s’épanouit en chef de guerre », Le Monde diplomatique, mai 2017.

(2Lire Benoît Bréville, « Les Etats-Unis sont fatigués du monde », Le Monde diplomatique, mai 2016.

(3« Today », NBC, 21 avril 2016.

(4Peggy Noonan, « Simple patriotism trumps ideology », The Wall Street Journal,New York, 28 avril 2016.

(5« The Obama doctrine », entretien avec Jeffrey Goldberg, The Atlantic, Boston, avril 2016.

(6Conférence de presse du 16 décembre 2016.

(7Le Figaro, Paris, 31 mai 2017.

(8Michael Crowley, « GOP hawks declare war on Trump », Politico, Arlington, 2 mars 2016.

(9Lire « La déroute de l’intelligentsia », Le Monde diplomatique, décembre 2016.

(11Fox News, 12 janvier 2017. La veille, Greenwald avait détaillé son propos dans « The deep state goes to war with president-elect, using unverified claims, as Democrats cheer », The Intercept, 11 janvier 2017.

(12Lire « Marionnettes russes » et « L’État profond », Le Monde diplomatique, janvier et mai 2017.

(13Eric Schmitt, « US troops train in Eastern Europe to echoes of the Cold War », The New York Times, 6 août 2017.

(14Adam Nossiter, « Macron’s honeymoon comes to a halt », The New York Times,7 août 2017.

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Publié par le juillet 18, 2018 dans Etats-Unis, GUERRE et PAIX, Russie

 

La majorité des Russes refusent que soit glorifiée la mémoire de Nikolaï Romanov

81:19 en faveur des bolcheviks

https://kprf.ru/pravda/issues/2018/74/article-61920/

Газета "Правда" на KPRF.RU

 

La « PRAVDA » a déjà noté que dans un contexte social marqué par le rejet massif de la réforme des retraites, les autorités ont tout intérêt à rester discrètes au sujet du 100e anniversaire du déclenchement de la guerre civile en Russie.

Néanmoins, en rapport avec cette date, ainsi qu’avecle centenaire de l’exécution de la famille de Nikolaï Romanov, les résultats des sondages, qui donnent des résultats plus qu’explicites, gagnent à être connus.

Ainsi, au cours d’un récent sondage de VTSIOM sur la question: « Quelle position dans la guerre civile auriez-vous soutenu? » – 35% de nos contemporains ont répondu les bolcheviks et seulement 14% les gardes blancs. VTSIOM est le principal institut de sondage, pro-gouvernemental, du pays, et personne ne le soupçonnera de sympathie secrète pour les communistes ou le pouvoir soviétique. Par conséquent, nul ne peut nier que dans la situation de propagande antisoviétique et anti-communiste constante menée dans les médias, ce résultat reflète plus que de manière convaincante l’humeur de cette partie active de notre peuple qui n’a pas perdu sa dignité et sa mémoire historique.

Cependant, une véritable sensation a été faite par un sondage auprès des téléspectateurs, réalisé le 5 juillet par l’une des chaînes centrales – TVC – lors du populaire programme «Le droit à la parole». On pourrait rétorquer bien sûr que la question: «Pour qui es-tu, pour les bolcheviks ou pour le tsar? –n’a pas été formulée clairement d’un point de vue historique, puisque, si nous nous en tenons à la forme, le dernier tsar Nicolas II a combattu tous les révolutionnaires, et pas seulement les bolcheviks, et a perdu son pouvoir à cause de l’opposition frontale de toute la Russie. Mais ceci, nous le répétons, si nous adoptons une démarche formelle.

En fait, les téléspectateurs se sont vu offrir une sorte de référendum sur la personnalité de Nicolas II. Le résultat était juste meurtrier pour tous les antisoviétiques et les monarchistes en particulier. « Seulement 19 % des téléspectateurs se sont prononcés pour le tsar », 81 % pour les « bolcheviks ». Les critiques diront qu’une telle enquête ne peut pas être considérée comme strictement correcte d’un point de vue scientifique, car elle ne couvre pas tous les segments de la population, mais seulement sa partie active, qui regarde les programmes de télévision politique. Néanmoins, il est évident que la majorité de la population politiquement active rejette catégoriquement toute exaltation de la figure de Nikolaï Romanov, qui a perdu deux guerres et a finalement mis son pays au bord d’une catastrophe nationale, et que ce sont précisément les bolcheviks dirigés par V.I. Lénine qui ont sauvé le pays.

Cherkovets Oleg

Traduction MD pour H&S

 

Neuf jours de manifestations dans le sud de l’Irak ont ​​fait au moins cinq morts et 190 blessés, dont 128 agents de sécurité, selon une ONG irakienne.

Un membre de la Commission irakienne des droits de l’homme, Fadel Gharawi, cité par Anadolu, a avancé le chiffre qui sera officiellement publié le 17 juillet. ces manifestations sont à mettre en relation avec les récents résultats des législatives irakiennes

https://histoireetsociete.wordpress.com/2018/07/10/64440/

dans lesquelles on a assisté à un excellent score du parti communiste irakien, uni avec un parti chiite très implanté dans les quartiers populaires. J’avais noté à ce propos l’implantation du parti communiste irakien dans les zones chiites ouvrières comme le port de bassorah. (note de danielle Bleitrach)

Les protestations pour le chômage et le manque de services de base ont commencé le 8 juillet à Bassorah et, après la mort d’un manifestant aux mains de la police, ils se sont étendus aux autres provinces du sud, Mesena, Di Car, Najaf, Kerbala, Diyala, ainsi que Bagdad.Actuellement, le taux de chômage en Irak est de 10,8%; Plus de 60% des chômeurs sont des jeunes de moins de 24 ans.

Le 14 juillet, le gouvernement irakien a imposé un couvre  feu à Bassorah, Kerbala, Mesena et Najaf et a renforcé la protection des bureaux publics pour empêcher les attaques des manifestants.

Plus:  Le Premier ministre irakien adopte 7 décisions pour répondre aux exigences des manifestants

Trois compagnies aériennes du Moyen-Orient – Kuwait Airways, Royal Jordanian Airlines et FlyDubai – ont suspendu leurs  vols vers la ville de Najaf, où des manifestants avaient pénétré par effraction dans le terminal de l’aéroport deux jours plus tôt et provoqué des dégâts.

 
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Publié par le juillet 18, 2018 dans Asie, SYNDICATS et LUTTES SOCIALES

 

La rencontre avec Xi Jinping ouvre la visite en Chine de la dirigeante de l’Unesco.

Pékin, 16 juillet (PL) La Directrice générale de l’Unesco, Audrey Azoulay, a ouvert aujourd’hui sa première visite en Chine par une rencontre avec le Président, Xi Jinping, qui a assuré le soutien aux projets de l’institution dans les pays en développement.

Au cours des entretiens, le Président a souligné l’importance que la nation asiatique attache à l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), la stabilité des relations et le désir de les renforcer davantage.

Il a souligné la philosophie de la Chine sur la construction d’un monde avec une coexistence harmonieuse, un respect mutuel, de plus grands échanges et une meilleure compréhension entre les différentes cultures.

Xi a notamment exprimé sa volonté d’approfondir la coopération avec l’Unesco, d’œuvrer ensemble pour le bien-être de tous les pays et de la soutenir dans ses efforts pour assurer le développement de l’éducation, de la science, de la technologie et de la culture, en particulier des Etats les plus pauvres.

Pour sa part, Azoulay a remercié le géant asiatique pour son soutien à son organisation et a également salué la ferme défense du multilatéralisme face à la résurgence de tendances unilatérales et protectionnistes, qu’il considérait comme des menaces pour la gouvernance mondiale.

Il a souligné la compatibilité des principes chinois de coexistence mondiale avec les objectifs de son institution et s’est déclaré ouvert à la coopération dans le cadre du projet Strip and Route.

Cette visite marque le début d’une nouvelle ère pour le partenariat stratégique entre la Chine et l’Unesco », a-t-elle dit.

Elle a également évoqué la recherche de possibilités de promouvoir la technologie, la culture et les initiatives en matière d’éducation pour les femmes et les filles, en particulier en Afrique.

Azoulay sera ici jusqu’à jeudi et dans le cadre de son emploi du temps, elle visitera l’institut d’intelligence artificielle de l’Université de Tsinghua.

agp/ymr/cvl

source: http://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=195701&SEO=reunion-con-xi-jinping-abre-visita-de-lider-de-unesco-a-china

 
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Publié par le juillet 18, 2018 dans Chine

 

Mémoires: Valentina Terechkov, la mouette, les rêves des femmes soviétiques

ma rencontre avec Valentina et les femmes soviétiques (appuyer sur la photo pour l’agrandir. Valentina est la première visible en partant de droite et moi je suis la seconde (visible) en partant de gauche.La seule blonde avec une tresse.

Dernièrement je ne sais où j’ai lu que Valentina Terechkova aurait souhaité aller sur Mars et même y rester en cas de retour impossible. Peut-être parce que la planète était rouge, parce qu’elle est restée communiste, et  peut-être parce qu’elle avait l’habitude des défis. ,

Je crois que c’était pour son 70 e anniversaire, il y a donc dix ans puisque elle a à peu près mon âge, elle avait révélé qu’elle avait à plusieurs reprise frisé la mort au cours de son périple autour de la terre et failli rejoindre les étoiles, s’enfoncer dans la nuit infini de l’espace. C’était le constructeur en chef des vaisseaux spatiaux soviétiques Sergueï Korolev qui lui avait demandé d’en garder le secret.

.Je ne suis pas outre mesure étonnée qu’elle ait gardé ce secret pendant 43 ans, à cette époque là, on formait les communistes à se taire, à ne pas dire ce qui risquait de nuire à notre cause et tant de choses honorables pourtant seront perdues à jamais. Le  14 juin 1963, le vaisseau Vostok-5 piloté par Valeri Bykovski a été lancé depuis le cosmodrome de Baïkonour, au Kazakhstan. Le vol de Valentina Terechkova à bord de Vostok-6 était prévu pour le 16 juin. Le tir s’est déroulé sans problèmes, mais il s’est avéré ensuite que le « programme automatique d’orientation du vaisseau présentait des défaillances: Vostok-6 montait au lieu de descendre. Je ne m’approchais pas de la Terre, mais je m’en éloignais à chaque révolution », a avoué Valentina Terechkova dans une interview au journal Komsomolskaïa Pravda. Pire encore elle a failli atterrir dans un lac. Terechkova en a informé Sergueï Korolev. Le lendemain, les spécialistes ont modifié les données du système de commande de Vostok-6 pour le renvoyer sur une bonne orbite. « M.Korolev m’a demandé de n’en parler à personne et j’ai gardé ce secret pendant des dizaines d’années. A présent, il y a des informations à ce sujet et je peux donc en parler librement », a déclaré Valentina . j’imagine ce qu’elle a dû ressentir devant cette défaillance du pilotage, ce vertige de disparaître à jamais dans l’immensité et pourtant aujourd’hui elle déclare vouloir aller dans un voyage peut-être sans retour sur mars. Elle sait ce dont elle parle…

La première femme cosmonaute, qui avait comme nom de code « la Mouette », est restée presque trois jours dans l’espace parallèlement au séjour spatial de Valeri Bykovski à bord du vaisseau Vostok-5. Ce vol jumelé a permis aux techniciens de perfectionner les systèmes de vaisseaux pilotés dans l’espace, mais ces trois jours furent sans doute exaltants, éprouvants, il y avait, est-ce que vous pouvez l’imaginer vous qui avez vingt ans, dans notre vision du monde existait quelque chose que j’ai du mal à décrire, à vous communiquer,  et qui relève de ça: se perdre dans l’immensité pour pratiquer, la seule prière que reconnaissait Spinoza, celle de la connaissance humaine.Si vous saviez le bonheur d’une telle tension vers un absolu sans transcendance… Le fait d’appartenir à un collectif, les joies collectives sont démultipliées à un point que vous ne pouvez pas imaginer…

La femme, que j’ai rencontrée par deux fois à Moscou,était de cet acabit, C’était une petite ouvrière du tissu, mais qui ne cessait de rêver de l’espace et qui s’était proposée avec d’autres pour devenir la première femme astronaute, cinq ont été retenues, mais c’est elle qui conseillée par le charmant et idéaliste Gagarine a passé seule ces trois jours dans l’espace.. Elle était à l’ image de cette société et de ce qu’elle offrait de rêves et d’espoir à tous. Elle s’habillait modestement, mais avec dignité, un tailleur sombre avec une blouse  blanche quand je l’ai vue dans cette réunion avec le collectif de direction des femmes soviétiques qu’elle présidait. J’étais alors avec Gisèle Moreau dans un voyage que nous avions consacré à la situation des femmes soviétiques, j’écrivais pour Révolution un compte-rendu. Ce fut l’occasion de nouer une amitié qui ne s’est jamais démentie avec Gisèle. Gisèle qui était alors membre du secrétariat du PCF avait la verve d’un titi parisien et nous nous amusions beaucoup. Nous étions si différentes, je ne faisais attention à rien. En voyage, je perdais tout, je continue. Je franchissais avec désinvolture les lourdes portes moscovites et Gisèle qui devait la retenir derrière moi protestait: « Tu es censée me faciliter le séjour et c’est moi qui suis obligée de m’occuper de tes bagages, mais cela ne serait rien si tu prenais l’habitude de retenir derrière toi ces portes qui pèsent une tonne. » Si je raconte cela, c’est que Valentina me faisait le même effet que Gisèle, une femme que la vie avait disciplinée et qui avait néanmoins beaucoup de curiosité, ce qui la rendait indulgente à mon désordre et à mon étourderie. Nous étions faites pour nous entendre, moi ma seule vertu était de savoir écrire, de voir des choses qui n’étaient pas évidentes. Quelquefois on me supporte, quelquefois on m’exècre, et je suis tout à fait consciente que ces femmes-là sont bâties pour soulager les autres alors que moi je suis parfois insupportable tant je les vois peu… au quotidien…Comment se fait-il que j’éprouve une telle empathie pour l’individu auquel je m’intéresse tout à coup^, que je sois capable de percevoir tant de choses et que dans le même temps je me conduise comme un gougnafier, incapable de lui assurer un minimum de confort, l’asphyxiant sous mon savoir…

La seconde fois où j’ai rencontré Valentina, on le voit sur la photo j’étais seule. Je participais à un ouvrage collectif sur les femmes du monde. J’étais chargée de traiter des femmes soviétiques, celle de Bielorussie et celles du Tadjikistan. La question était l’application des mêmes lois natalistes à la Bielorussie où l’on faisait peu d’enfant et le Tadjikistan où la moyenne d’enfants par femme était de dix… Ce dernier voyage a été une des expériences qui m’a le plus marquée et je peux dire qu’il a été un de ceux qui ont construit ma conception internationaliste, ma sensibilité à « l’autre » et à la richesse d’une humanité à la fois si semblable et si différente. Si je n’avais pas eu la chance d’aller ainsi à travers la planète à la rencontre de camarades qui parlaient une autre langue, vivaient dans une société différente et avec lesquelles nous avions immédiatement cette familiarité digne et respectueuse qui s’appelait alors la camaraderie. Nous étions déjà un autre monde et celui-ci m’a marqué à jamais et toujours je me souviendrai de ces sept semaines au Tadjikistan avec une russe galina et une tadjik, Mansour. le premier mot que m’a dit cette dernière a été : « Danielle dis moi comment tu es devenue communiste ? » C’était notre rite de passage… vers les étoiles dans lesquelles.tournait le vaisseau spatial de Valentina.

Ce fut pour moi un immense privilège que m’a offert le parti communiste de rencontrer ces femmes issues de la classe ouvrière et qui avaient une soif de culture, de connaissance qui faisait partie de leur engagement. Valentina ressemblait beaucoup physiquement mais aussi à ce qu’il me semble moralement à mon amie Gisèle Moreau. Des féministes d’une autre sorte, une manière de se dépasser plutôt que de s’opposer. Une curiosité sans limite et une sagesse que j’étais loin de posséder.. Valentina m’a accueillie avec les autres dirigeantes des femmes soviétiques. Nos discussions étaient sévères, politiques, mais chaleureuses, je leur expliquais la situation en France et elles m’entretenaient de ce que les femmes soviétiques espéraient, ce qu’elle construisaient ou plutôt ce qu’elles croyaient construire. J’ai tellement pensé à elles quand l’URSS s’est effondrée, quand les femmes russes sont devenues des poupées pour coeur solitaire et petites annonces, prêtes à tout pour aller vivre en occident. J’ai compris ce dont on se moquait en France, à savoir le côté gendre idéal de Poutine. Tout le monde lui était reconnaissant parce qu’il avait mis un frein à cette déchéance dont les femmes russes étaient l’objet. Du temps de Gorbatchev, déjà, le mot d’ordre était que les femmes soviétiques devaient recouvrer leur féminité, comme si Valentina n’était pas féminine, cela faisait peut-être partie de sa grande oeuvre:en finir avec le communisme. Faire croire qu’être féminine c’était ressembler à une poupée Barbie. .

Valentina avait repris des études d’ingénieur, ce profil n’avait rien d’exceptionnel, même si à ce jour Valentina demeure la seule femme à avoir volé en solitaire autour de la terre et la plus jeune cosmonaute puisqu’elle avait 26 ans. Quand je lui ai demandé si elle n’avait pas eu peur, à l’époque elle s’est contenté de dire que c’était un immense honneur qui lui était fait. Elle avait souri et ajouté, j’ai eu un peu le mal de l’espace, mais j’étais très occupée et j’avais reçu la formation adéquate, rien n’avait été négligé.. pas un mot sur ce qui avait failli se passer, les défaillances de l’appareil.

Valentina Terechkova avait été nommée Héros de l’Union Soviétique pour son courage le 22 juin 1963. Le Bureau du Soviet Suprême de l’URSS lui a décerné l’ordre Lénine et la médaille de l’Etoile d’or. La femme cosmonaute a également reçu de nombreuses distinctions internationales, parmi lesquelles la médaille d’or de la paix de l’Organisation des Nations unies et la médaille Joliot-Curie.La première femme de l’espace est citoyenne d’honneur de 15 villes du monde – Kalouga et Iaroslavl en Russie, Vitebsk en Biélorussie, Baïkonour et Karaganda au Kazakhstan, Gumri en Arménie, Montreuil et Drancy en France, Montgomery en Grande-Bretagne, Polizzi Generosa en Italie, Darkhan en Mongolie, Sofia, Burgas, Petric, Stara Zagora, Pleven et Varna en Bulgarie et Bratislava en Slovaquie. Un cratère de la Lune et une petite planète portent aujourd’hui son nom. Elle était aussi une manière pour la société soviétique de montrer sans le dire que, malgré ou à cause de la déstalinisation, l’épopée se poursuivait. Cela ne me posait aucun problème, à l’époque le cas Staline ne m’intéressait pas. Il a commencé à m’intéresser quand j’ai vu le traitement que l’on réservait à notre propre passé, à ce qu’avait été l’Union soviétique. .

Mais pour revenir à ma rencontre avec Valentina,  rapidement puisque nous étions des camarades, l’atmosphère s’est détendue et à la fin elle m’a fait une confidence qui a beaucoup fait rire toutes les présentes. Elle m’a dit: « tu sais camarade, nous t’attendions et nous pensions voir arriver   une élégante parisienne et nous avons vu arriver …. une Ukrainienne.

Effectivement, je me suis longtemps habillée dans une maison de prêt à porter qui s’appelait Anastasia et j’avais plusieurs robes inspirées par le folklore russe. Plus tard lors des semaines de indo-soviétique, cette ressemblance a fait de moi la représentation de l’Union soviétique aux côtés d’une indienne en Sari à la télévision soviétique. Pendant huit jours, avec ma robe blanche, ma tresse blonde et des fleurs dans les cheveux, j’ai été l’image de la femme russe ou ukrainienne, à l’époque il n’y avait pas de différence alors.

Danielle Bleitrach

 
 

La victoire des Bleus ne profite pas à la popularité d’Emmanuel Macron

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Après la victoire de l’équipe de France désormais championne du monde, les français sont heureux et ils le font entendre ! Retour en images amateurs sur les célébrations qui émanent à Paris, des tunnels du métro jusqu’aux wagon-bars des trains.

SONDAGE – Selon notre étude Odoxa, la popularité du chef de l’État ne s’améliore pas après le deuxième titre de champion du monde de l’équipe de France. Le moral des Français, lui, bondit.

Bon pour les Français, inutile pour le président. Tel serait l’impact de la victoire en Coupe du monde sur l’ensemble des Français, indique le sondage Odoxa Dentsu pour Le Figaro et France info. Une vague d’optimisme qui ne bénéficie donc pas au président de la République.

Contrairement à ce qu’auraient pu supposer certains observateurs, le président ne gagne pas en popularité. Bien au contraire. À la question «Trouvez-vous qu’Emmanuel Macron est un bon président?», 61% des personnes interrogées ont répondu par la négative. Le chef de l’État enregistre même une baisse de deux points par rapport au baromètre politique Odoxa pour la Presse régionale, France inter et L’Express , du 26 juin dernier.

Tandis que les Français sont une large majorité à estimer que l’événement sportif aura une influence positive sur le sentiment de fierté nationale (82%), sur l’image de la France dans le monde (74%), mais aussi sur leur confiance en l’avenir (39%), leur image du président Emmanuel Macron ne s’améliore pas.

«Emmanuel Macron est jugé sur des critères froids et pragmatiques, tels que les résultats socio-économiques», analyse Gaël Sliman, président d’Odoxa. C’est le signe que les Français mettent sur deux plans différents leur bien-être et leur confiance dans la politique d’Emmanuel Macron.

«Contrairement à Emmanuel Macron aujourd’hui, Jacques Chirac, cohabitation oblige n’était plus réellement “aux manettes”, et pouvait donc plus facilement profiter d’un simple capital sympathie»

Gaël Sliman, président d’Odoxa

Le président ne bénéficie donc pas de l’embellie dont avait profité Jacques Chirac lors de la Coupe du monde 1998. Celui-ci avait vu sa popularité augmenter de sept points en un mois.

«Contrairement à Emmanuel Macron aujourd’hui, Jacques Chirac, cohabitation oblige n’était plus réellement “aux manettes”, et pouvait donc plus facilement profiter d’un simple capital sympathie», analyse Gaël Sliman. Emmanuel Macron, lui, est désormais un «président-premier ministre» qui est directement attendu sur l’emploi, la croissance et le pouvoir d’achat», ajoute-t-il.

Gaël Sliman rappelle également que ce phénomène est relativement «inédit». Dans le passé, lorsque les indicateurs s’amélioraient, la popularité des présidents également.

Valérie Reille Soult, présidente de Dentsu Consulting, avance une seconde explication. Même si le soutien d’Emmanuel Macron à l’équipe de France a été fortement suivi sur les réseaux sociaux. «Le message du président «Merci» a été retweeté plus de 400.000 fois», indique-t-elle. Certains y voient une «approche politique et présidentielle. Ils pointent une récupération de la victoire par le président», observe-t-elle.

 

Cependant, la victoire en Coupe du monde demeure une bonne nouvelle pour le président. Selon le sondage Odoxa, cela a «transformé d’irréductibles pessimistes en optimistes». Les Français sont 62% à se dire «optimistes» concernant leur avenir. Alors même qu’il y a six mois, ils n’étaient que 41%. La victoire du 15 juillet a également amélioré l’indice de moral économique des Français, selon le sondage.

«C’est malgré tout une bonne nouvelle, insiste Gaël Sliman. Le président peut ainsi espérer que les réformes seront mieux acceptées, qu’il y aura moins de mouvements sociaux à la rentrée».

 
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Publié par le juillet 17, 2018 dans actualités, medias, POLITIQUE

 

A PROPOS DE LA CROATIE

les croates ont repris le drapeau des oustachis, ces braves gens qui offraient des paniers d’yeux de juifs à Hitler
.https://fr.wikipedia.org/wiki/Oustachis et durant la coupe du monde non seulement la gentille présidente à laquelle Macron faisait des mamours, mais le chanteur d’extrême-droite de l’équipê et les déclarations racistes de joueurs faisant des bleus les représentants de l’Afrique.. ont suscité l’adhésion des réseaux sociaux qui ont vanté le sens de l’économie de la jolie présidente et ont emboîté le pas aux propos racistes en se prenant pour des anti-impérialistes… Il y a même eu des commentaires sur le vilain Poutine qui manquait de galanterie envers cette néo-nazie. On peut accuser Poutine de beaucoup de choses mais certainement pas de sympathie pour les néo-nazis, il en est pas de même de notre président qui ne pouvait pas ignorer à qui il avait affaire. Quant aux réseaux sociaux y compris les imbéciles qui s’affirment droit de l’homme, voir de gauche, ils sont devenus les meilleurs relais de la CIA et du confusionnisme ambiant en matière de négationnisme et de « dissidence »..;Mais voici le témoignage de Michel taupin

Oustacha – Mouvement révolutionnaire croate
(hr) Ustaša – Hrvatski revolucionarni pokret
image illustrative de l’article Oustachis
Logotype officiel.
Présentation
Chef Ante Pavelić
Fondation  (de jure)
1930 (de facto)
Disparition  (interdiction)
Siège TurinBologne (jusqu’en 1941)
Zagreb (1941 – 1945)
Positionnement Extrême droite
Journal Hrvatski domobran
Idéologie Nationalisme croate
Indépendantisme
Fascisme
Cléricalisme
Racisme anti-serbe
Antisémitisme
Adhérents 100 000 (1941)
Couleurs Rougeblancble

A propos de la Croatie

Mon cher ami serbe Ceda (Cedomir Colakovic), danseur, chorégraphe et sculpteur, a combattu dans l’armée de Tito (d’origine croate) comme jeune lieutenant contre les forces de l’Axe qui attaquèrent avec une férocité inouïe la Yougoslavie d’alors. Très cultivé, il a écrit une thèse remarquée sur les rapports culturels franco-yougoslaves qui est devenue un livre de référence.

Il me disait souvent que la Croatie a vécu le pire et le meilleur : le pire avec les oustachis d’Ante Pavelic qui semèrent l’horreur dans le pays et le meilleur avec la résistance croate dirigée par Tito qui fut la force principale de la résistance yougoslave (100 000 croates sur un total de 300 000 partisans). C’est pourquoi la Croatie fut libérée la première sans l’aide de l’Armée Rouge contrairement aux autres états de la future Yougoslavie.

Il me disait aussi que les oustachis, les nazis et les fascistes italiens avec les hongrois, les bulgares et les roumains, rivalisaient dans l’horreur et la cruauté. Il me disait, vois-tu Michel, en France il y a eu des Oradour- sur-Glane, des atrocités inoubliables. Chez nous, des Oradour-sur-Glane, c’est par milliers qu’il faut les compter… J’en fus témoin et je pleurais de rage devant tant de monstruosités. Comment était-ce possible de violer des gamines, d’éventrer les femmes enceintes, d’éclater la tête des bébés sur les arbres, d’assassiner à la hache femmes, hommes, enfants, de pendre les hommes par les parties génitales jusqu’à ce que le reste du corps se détache et bien d’autres horreurs qu’aucun animal aurait commis ? L’inhumanité était à son paroxysme ! Presqu’aucun village ne fut épargné par la haine féroce, le sadisme des fascistes au point que certains de nos villages, tellement la cruauté y fut incommensurable, étaient encore, il y a peu, interdits aux allemands.

Lors de l’éclatement de la Yougoslavie dans les années 1990, qui a commencé par la reconnaissance immédiate de la Croatie par l’Allemagne, l’image de Pavelić et les symboles du régime oustachi ont été utilisés par les indépendantistes croates. La Croatie fait désormais partie de l’UE et de l’OTAN. Mon ami Ceda n’en fut pas étonné, c’était le maillon faible…

Celui qui a fondé la Yougoslavie, celui sous les ordres duquel il a combattu, celui qu’il admirait tant, l’un des fondateurs du mouvement des non-alignés, le communiste Josip Broz Tito est mort… et la Yougoslavie fédérale, multiethnique avec.

Mon ami Ceda en fut jusqu’à sa mort récente profondément meurtri.

Michel Taupin
Photo 1 : Ceda
Photo 2 : Tito en 1944
Photo 3 : Notre hommage à Ceda sur sa tombe en Serbie

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2 Commentaires

Publié par le juillet 17, 2018 dans Europe, extrême-droite, INTERNATIONAL