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Un autre regard sur la Corée du nord par Emmanuel Todd

Avec « Corée du Nord. Un Etat-guérilla en mutation » (Gallimard), Philippe Pons a pourtant réalisé l’impossible : comprendre et nous faire comprendre ce qu’est la Corée du Nord et ce que signifie son histoire. Après l’avoir lu, on se souvient d’avoir été ignorant et sot, mais l’on cesse d’attendre bêtement l’effondrement du régime.

On reste toutefois perplexe : comment Pons a-t-il pu échapper à toute pesanteur idéologique ? Est-il encore un Occidental ? Correspondant du journal « le Monde » à Tokyo et ayant déjà publié deux livres importants sur l’histoire sociale du Japon chez Gallimard, il ne saurait être décrit comme un marginal (1). Mais il a passé quarante ans au Japon, tout en se déclarant très satisfait d’y vivre « en étranger ».

Philippe Pons est aussi unique que la Corée du Nord. Sa complète liberté intellectuelle est l’acquis d’une histoire personnelle de déracinement et de labeur. Son érudition historique et sociologique est sans faille. Il a été une douzaine de fois en Corée du Nord entre 2004 et 2014, sans oublier ses voyages de 1980 et 1987, indispensables à la mise en perspective des évolutions récentes.

Sa méthode, cependant, n’est pas inhabituelle puisqu’elle évoque l’histoire des mentalités de l’école des Annales, et même l’histoire totale de Le Roy Ladurie. On trouve bien dans ce livre de 700 pages une histoire politique du régime des plus fouillées, de l’arrivée, en 1945, de Kim Il-sung et de ses partisans dans les fourgons de l’armée soviétique à l’élimination récente du dignitaire Jang Song-thaek par son neveu, troisième souverain de la lignée des Kim. Mais le vrai sujet du livre est la façon dont cette saga politico-familiale s’enracine dans l’histoire sociale et mentale de la Corée du Nord.

Kim Jong-un, lors d’une inspection d’une unité de femmes soldates. Photo transmise non datée par l’agence de presse officielle coréenne le 24 avril 2014. (KNS/KCNA/AFP

Un exemple, qui renvoie à l’anthropologie : dans ses moments les plus staliniens, et malgré un fond patriarcal néoconfucéen très classique, le régime n’a jamais effacé de sa mode et de sa littérature la féminité, au contraire de la Chine maoïste. Aujourd’hui encore, l’évolution du système vers l’économie de marché (eh oui !) ne semble pas mener comme en Chine à un recul brutal du statut de la femme.

Un autre exemple, conduisant cette fois au fond religieux : qui se souvient de ce que Pyongyang, capitale du régime, fut, après Manille, la ville la plus chrétienne d’Asie, la Jérusalem de l’Extrême-Orient ? Porté par les couches bourgeoises, ce christianisme a certes migré vers le Sud après la partition. Reste que le protestantisme a joué un rôle essentiel dans la naissance du nationalisme coréen et que les parents de Kim Il-sung furent de fervents presbytériens.

Doublement humiliée par le Japon

La mutation précoce du marxisme-léninisme en un nationalisme ethnique virulent est le trait central de l’histoire nord-coréenne. En Asie, le communisme a partie liée avec l’anticolonialisme et avec le sentiment national. Mais cette association est particulièrement puissante en Corée, nation doublement humiliée par le Japon, si proche. L’administration japonaise a laissé derrière elle une nation au bord du décollage économique, dont la branche Sud accouchera finalement de Samsung et la branche Nord, en dépit de son tragique échec, de missiles balistiques et de bombes atomiques.

Corée du Nord : 5 questions sur la bombe atomique

Ainsi que nous le rappelle Pons, la Corée du Nord, par sa faible proportion d’agriculteurs et par son niveau de développement industriel, était plus proche des démocraties populaires européennes que de la Chine ou du Vietnam. C’est à la modernité relative de son agriculture intensive, forte consommatrice d’engrais et d’énergie, que la Corée doit son effondrement et la grande famine des années 1995-1998, qui fit entre 600.000 et 1 million de morts. L’exotique doctrine du « juche » [notion qui fait de l’indépendance nationale la valeur suprême, NDLR], ethnicisante, avec ses mythes de fondation dignes de l’Empire inca, émerge aussi, comme la famine, d’un degré de modernité élevé.

En dépit de la contribution modeste de la guérilla communiste à la libération, la Corée du Nord fut au départ plutôt plus légitime du point de vue national que sa sœur ennemie du Sud. Un peu parce que les Soviétiques furent plus habiles dans leur gestion des susceptibilités locales que les Américains. Beaucoup parce que l’égalitarisme du Nord et ses succès économiques initiaux lui apportèrent le soutien de la population. Surtout parce que la Corée du Sud fut d’emblée prise dans un système d’alliance américain dont la pièce maîtresse était le Japon honni. Après la partition, nous voyons donc une surprenante migration d’intellectuels se réfugiant au Nord.

La responsabilité américaine

Philippe Pons nous fait suivre, à travers la guerre de Corée, la déstalinisation soviétique, la démaoïsation chinoise, l’effondrement du communisme enfin, la puissance du nationalisme nord-coréen. A chaque tournant de l’histoire, celui-ci permet à l’Etat-famille, structuré par ses clans de guérilleros fondateurs, de se ressourcer. L’hérédité et la pureté révolutionnaire du lignage ont dès l’origine défini tous les statuts sociaux, en bas comme en haut du système. La semence habituelle du totalitarisme s’est conjuguée à un terreau anthropologique fertile pour produire un système incroyablement résistant, dont les collapsists [les stratèges qui attendent l’effondrement, NDLR] américains attendent toujours la chute.

La ville de Nampo dans la province de Pyongyang. (Matt Paish)

Pons met en évidence les lourdes responsabilités de l’Amérique d’avant Obama dans le durcissement du régime, perçu en Occident comme irrationnel. Mais Washington a refusé toutes les ouvertures et encouragé la perpétuation d’une mentalité de siège. Irrationnelle, vraiment, la volonté de se doter d’une arme nucléaire ? Depuis plus d’un demi-siècle, les Etats-Unis menacent à intervalles réguliers la Corée du Nord d’une frappenucléaire préventive. Ils ne peuvent qu’être pris au sérieux par une population coupée du monde qui se souvient des bombardements qui ont rasé Pyongyang et les autres villes du Nord, quelques années à peine après le largage de deux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki dans le pays voisin.

Voir Bush et son équipe inclure à la dernière minute, dans un souci de mensonge équilibré, la Corée du Nord à l’ »axe du Mal », donne envie de pleurer. Et que dire du scandale financier inventé en 2005 à Macao par on ne sait trop quelle officine de Washington pour saborder un accord en cours de négociation ? Le résultat de l’intransigeance américaine, c’est que la Corée du Nord possède aujourd’hui la bombe atomique.

Pékin et Séoul veillent

La dernière partie du livre est la plus surprenante. Nous y découvrons un régime épuisé mais qui a résisté à tout et dont le jeune despote ressemble physiquement, moralement peut-être, au grand-père fondateur.

La famine y a dans les faits déverrouillé l’économie centralisée. Le retour du marché a permis dans un premier temps la survie de la population. Puis le régime a compris qu’il ne pouvait plus s’en passer. L’économie est désormais hybride. L’érosion des croyances a commencé, la montée des inégalités aussi. Journaliste de terrain autant qu’érudit, Pons nous montre que Pyongyang n’est déjà plus la morne ville stalinienne du passé et que les forces de la vie y reprennent le dessus.

Dans un bus à Pyongyang. (©Michal Huniewicz/Exclusivepix Media)

La Chine, parfois exaspérée par sa minuscule voisine, ne veut cependant en aucun cas d’un effondrement qui pourrait semer le trouble chez les Coréens de Chine (la 3e Corée) et mener l’armée américaine à sa porte. Elle veille donc à la bonne marche de la transition nord-coréenne. La Corée du Sud, libéralisée, démocratique et nationale, ne veut pas non plus d’une réunification sauvage et dévastatrice. En pleine évolution, protégée par ses voisins, la Corée du Nord risque bien de survivre.

Leçon d’humanité

Philippe Pons nous réserve une surprise finale : une leçon de morale géopolitique, ou peut-être tout simplement d’humanité. Lorsque l’on accepte de le penser, le cas limite de la Corée du Nord nous oblige finalement à nous demander ce qu’est une attitude moralement responsable.

Bien sûr, ce régime est absurde et ignoble, il a bafoué toute morale et continue de le faire, il a fait souffrir et continue de faire souffrir son peuple au-delà de ce qui est imaginable. Mais faut-il, au nom d’une philosophie politique abstraite, faire, par le boycott, souffrir « au maximum » cette population humaine, sachant que la confrontation n’a que de très faibles chances de faire tomber le régime et a au contraire de très fortes chances de le durcir encore ? On sort de ce grand livre plus modeste et plus sage, et étrangement ému.

Emmanuel Todd

(1) « D’Edo à Tokyo. Mémoires et modernités » (1988) et « Misère et crime au Japon du XVIIe siècle à nos jours » (1999).

 
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Publié par le mai 6, 2016 dans Uncategorized

 

Groupes d’opposition moldaves à la frontière face à des unités militaires américaines (VIDEO)

 

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Les militants du Parti socialiste de Moldavie (ex-Parti communiste), ainsi qu’un groupe de citoyens ont essayé d’arrêter à la frontière avec la Roumanie des unités militaires et des troupes de l’OTAN entrant  en Moldova.

Les manifestants ont crié des slogans anti militaire « On n’a pas besoin de l’OTAN» et «La Moldavie est un pays neutre. »

Ils ont également examiné les permis et les documents de soldats américains officiels. Sur place, les formations de la police anti-émeute étaient présents, de sorte que les troupes ont continué vers la capitale, Chisinau.

La colonne était composée de 198 soldats de l’OTAN du deuxième régiment de cavalerie Dragon Pioneer ‘ pour participer à des manoeuvres militaires  accompagné de 165 soldats de l’Armée moldave, entre le  3 et 20 mai, rapporte spoutnik.

En outre, le ministère de la Défense de Moldova a invité l’armée américaine à installer une exposition de matériel de l’OTAN sur la place centrale de la capitale moldave, qui a suscité la controverse parmi les citoyens et certaines forces politiques dans le pays, puisque, selon la constitution, la Moldavie est un Etat neutre et n’a signé aucun traité avec le Département de la Défense des États-Unis.


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Publié par le mai 6, 2016 dans Uncategorized

 

Brésil: la justice suspend le président de l’Assemblée et ennemi de Rousseff

le principal artisan de la destitution de Rousseff est suspendu pour corruption… L’imbroglio brésilien et le coup d’Etat soft a les « héros » qu’une telle opération nécessite (note de Danielle Bleitrach)

BRASILIA (AFP) 06.05.2016 – 08:58

Le président du Congrès des députés Eduardo Cunha lors d’une session, le 16 avril 2016 – AFP/Archives

La justice brésilienne a suspendu jeudi le très controversé président du Congrès des députés Eduardo Cunha, stratège de la procédure de destitution de Dilma Rousseff, pour entrave aux enquêtes pour corruption le visant dans le scandale Petrobras.

Les 11 juges du Tribunal suprême fédéral (STF) ont ratifié jeudi soir à l’unanimité la suspension prononcée dans la matinée par l’un d’eux contre M. Cunha, personnage clé de la crise politique historique qui ébranle le plus grand pays d’Amérique latine.

Le juge Teori Zavaski a motivé sa décision en accusant le troisième personnage de l’Etat brésilien d’avoir « usé de ses fonctions dans son propre intérêt et de façon illicite pour empêcher que les investigations à son encontre n’arrivent à leur terme ».

Membre du grand parti centriste PMDB du vice-président Michel Temer, M. Cunha est en instance de jugement devant le STF pour avoir dissimulé sur des comptes en Suisse au moins cinq millions de dollars qui proviendraient de fonds détournés du groupe pétrolier étatique Petrobras.

Il est visé par 11 autres procédures devant le STF, pour d’autres soupçons de corruption liés au scandale Petrobras qui éclabousse une grande partie de l’élite politique, de l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva, au chef de l’opposition Aecio Neves.

– Disqualifié –

« Il n’existe pas le moindre doute que le suspect (M. Cunha) ne présente pas les conditions personnelles minimales pour exercer en ce moment, dans leur plénitude, les fonctions de président de la chambre des députés », a tranché le juge Zavaski.

Cela « le qualifie encore moins pour le remplacement à la présidence de la République », a souligné le juge, évoquant l’hypothèse de plus en plus brûlante de l’accession prochaine de M. Cunha au second rang dans la succession.

Mercredi prochain, les sénateurs vont en effet très probablement écarter Mme Rousseff du pouvoir pendant un maximum de six mois, le temps de la juger et de se prononcer définitivement sur sa destitution.

AFP

La présidente du Brésil Dilma Rousseff à Brasilia, le 3 mai 2016

Le vice-président Michel Temer assumera alors ses fonctions et nommera un nouveau autogouvernent. Maintenu dans ses fonctions, M. Cunha serait ainsi devenu une sorte de vice-président de facto.

M. Cunha a annoncé dans la soirée qu’il allait faire appel de cette décision de justice, écartant toute démission.

« Il est clair que je suis la cible de rétorsions pour mon rôle dans la procédure d’impeachment. Mais cela va terminer mercredi prochain, si Dieu le veut, avec la mise à l’écart de Dilma Rousseff pour que le Brésil puisse se libérer de l’ère du PT » (gauche, au pouvoir depuis 2003, NDLR), a-t-il déclaré à des journalistes devant sa résidence.

La justice brésilienne a mis plus de quatre mois pour répondre favorablement à une demande formulée par le procureur général Rodrigo Janot en décembre, au tout début de la procédure de destitution de Mme Rousseff.

– ‘Mieux vaut tard’ –

Pendant ces longs mois, Eduardo Cunha a eu tout le loisir de tirer les ficelles de cette procédure qu’il a menée au pas de charge jusqu’à son approbation par une écrasante majorité de députés le 17 avril.

Adulé par les secteurs les plus conservateurs du parlement, honni par la gauche et une écrasante majorité de Brésiliens, il avait été ce jour-là copieusement insulté à la tribune par les députés de gauche: « Canaille! », « Voyou! », « Gangster! », « Putschiste! ».

« Mieux vaut tard que jamais », a réagi avec amertume Dilma Rousseff. « La seule chose que je regrette, c’est qu’il est parvenu à présider ce lamentable processus d’impeachment comme si de rien n’était ».

Parallèlement, M. Cunha, un député évangélique ultra-conservateur incarnant l’aile dure du PMDB, a usé d’incessants artifices pour freiner la procédure de cassation de son propre mandat devant la Commission d’éthique de la chambre basse.

– ‘Vengeance personnelle’ –

Il avait déclenché la procédure d’impeachment de Mme Rousseff quelques heures seulement après la saisine de la commission d’éthique du parlement grâce aux votes des députés du Parti des travailleurs (PT).

Ces man?uvres ont donné du grain à moudre au camp de Dilma Rousseff, qui se dit victime d’un « coup d’Etat parlementaire » ayant pour origine un « acte de vengeance personnelle » de M. Cunha.

L’avocat général de l’Etat, José Eduardo Cardozo, défenseur de Mme Rousseff, a d’ailleurs annoncé jeudi qu’il allait « demander l’annulation de la procédure de destitution » de la présidente.

« La décision du tribunal suprême démontre que M. Cunha a détourné ses fonctions » pour nuire à la présidente, a-t-il argumenté devant la Commission de destitution du Sénat.

 
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Publié par le mai 6, 2016 dans Uncategorized

 

le texte pour lequel un communiste Polonais est condamné à la prison

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Monika nous adresse ce dossier. L’affaire des quatre communistes polonais condamnés sans droit à la défense pour délit d’opinion commence à être connue… mais il n’y a pas encore de soutien véritable.

Mais aussi je vous envoie un échantillon de ce pourquoi ils sont condamnés ! Un texte «  ultraviolent » en effet … il s’agit de l’analyse de Beata Karon , une des militante condamnée, au séminaire « Bilan du socialisme réel » qui s’est tenu lors de notre Forum Est Européen de Wroclaw en mars dernier.

Je vous envoie le texte en Français – c’est une petite histoire de l’industrie polonaise et de sa destruction par le capitalisme…

Je serais très heureuse si vous pouviez le publier avec la pétition dans vos blogs et journaux – en effet, non seulement la contribution de ces jeunes a été importantes pour le bilan de la Pologne Populaire mais encore ils ont réprimé pour cela…

Je vous envoie un lien pour avoir des illustration pour l’article- sur google de nombreuses photos des voitures produites par FSO, l’usine emblématique d’automobiles de la Pologne Populaire et aussi des photos de l’usine sidérurgique de Varsovie Huta Warszawa.

https://www.google.fr/search?q=FSO&newwindow=1&espv=2&biw=1093&bih=514&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwj4767tuMPMAhWEDcAKHdFlCqgQ_AUIBigB

https://www.google.fr/search?q=huta+Warszawa&newwindow=1&espv=2&biw=1093&bih=514&site=webhp&source=lnms&tbm=isch&sa=X&ved=0ahUKEwil6-b9uMPMAhUMAcAKHbgGAdEQ_AUIBigB

 

 

Le système commence à se fasciser, jusqu’à présent ils se contentaient de nous priver « seulement », de position sociale, d’emploi, de reconnaissance et d’argent mais là ils y vont franco – comme avant la guerre, les communistes, c’est en prison qu’il faut qu’ils soient !

 

Bien entendu même si ces jeunes ne sont condamnés qu’à 9 mois de prison ou des travaux d’intérêt général, il s’agit de les casser – on sait bien qui dit casier judiciaire dit interdiction de travailler dans les écoles, le services publics, avec des enfants…

De plus je pense qu’il s’agit de tester, de voir comment on va réagir…

 

Et il s’agit bien d’un délit d’opinion – ils sont condamnés pour avoir écrit un journal !

 

 

Beata Karoń

Parti Communiste Polonais

 

„L’industrialisation de la Pologne Populaire et ses conséquences sociales”

 

 

Au cours des 25 dernières années l’image des réalisations économiques de la Pologne des années 1944-1989 a été délibérément falsifiée afin de justifier des intérêts politiques. Un exemple frappant de cette manipulation est la fameuse phrase prononcée au début des années 90 par Jan Krzysztof Bielecki, alors premier ministre, que „les communistes ont plus détruit l’économie polonaise que l’occupation hitlérienne”. L’année dernière le président Komorowski a déclaré que „La Pologne a récupéré en 1989 des mains des communistes une économie en ruine”. De même des institutions comme l’Institut de la Mémoire Nationale mettent en avant les problèmes de la défunte économie en les exagérant, tout en omettant de présenter le développement accompli à cette période. Cette image de destruction est complètement éloignée de la réalité. Dans la période la Pologne Populaire de nombreux processus positifs de développement ont eu lieu, y compris dans le domaine économique. La question de l’industrialisation illustre le mieux les réalisations sociales du socialisme réel en Pologne. Il est important également d’analyser l’industralisation de la Pologne Populaire pour comprendre comment a pu être accomplie la transformation capitaliste.

 

Nous commencerons par présenter le point de départ de la Pologne en 1945 – une Pologne à peine sortie de l’arriération économique de la Seconde République et des ruines de la guerre. De 1918 à 1939 la Pologne était un pays agricole. Jusqu’en 1939 le pays n’a pas pu retrouver le niveau de production industrielle que les territoires polonais avaient atteint en 1913. Dans les années 1935-1939 on a construit dans le cadre du COP – la Région Centrale Industrielle – seulement 51 nouvelles entreprises qui employaient 110 000 salariés. Pendant la seconde guerre mondiale l’appareil productif a été dans sa grande majorité complètement détruit. Le Bureau des Indemnités de Guerre a mentionné dans son rapport de 1947 que 64,5% des structures de l’industrie chimique, 64,3% des imprimeries, 59,7% de l’industrie électrotechnique, 55,4% de l’industrie textile, 53,1% de l’industrie agroalimentaire et 48% de l’industrie métallurgique ont été détruites.

 

L’industrialisation de l’après guerre a été le résultat des transformations politiques dont de la nationalisation des entreprises qui a permis la reconstruction sans intervention des anciens propriétaires et de leurs héritiers. La nationalisation des biens immobiliers dans les villes a facilité le développement des villes en permettant une reconstruction et une construction rapide d’agglomérations entières dans lesquelles étaient prévues les entreprises de production. Les autorités ont crée l’Institut Central de Planification (CUP) qui a mis en oeuvre le Plan Triennal de la Reconstruction Economique pour les années 1947-1949. Ce plan contenait le projet de reconstruire très rapidement les usines détruites et de développer l’industrie. Les données statistiques prouvent l’intensification de ces investissements. Si en 1937 pour 1000 habitants 25 travaillaient dans l’industrie, en 1950 ce chiffre est de 85, c’est à dire trois fois plus. C’est au cours de ce premier Plan Triennal qu’on a construit les plus grandes entreprises de la Pologne Populaire comme l’Usine d’Automobiles Personnelles (FSO) de Varsovie ainsi que le célèbre combinat métallurgique de Nowa Huta. Lors de la seconde phase d’industrialisation de 1951-1960 les autorités ont construit 519 entreprises, c’est à dire 32% des usines actives en Pologne Populaire en cette période. Les 10 années suivantes on a construit 617 entreprises industrielles. En tout dans les années 1949-1988 1615 usines de plus 100 salariés ont été ouvertes. Dans toutes ces entreprises travaillaient plus de 2 millions de personnes. La valeur de la production de ces entreprises atteignaient 17 trillions de Zlotys, c’est à dire 55% de la valeur de toute l’industrie en Pologne. La moitié de la production industrielle de la Pologne était concentrée dans 5 secteurs – la sidérurgie, l’énergétique, l’industrie chimique, agroalimentaire et minière. Les entreprises les plus nombreuses ont été crées dans l’industrie agroalimentaire – elles étaient au nombre de 295 et souvent plus petites que dans l’industrie lourde. 142 entreprises de technologie de pointe ont été également crées.

L’industrialisation a entrainé des modifications de la démographie. En 1946 plus de 68% des Polonais habitaient dans des villages. Suite au développement et à la construction des villes liés aux infrastructures industrielles, en 1960 le taux d’habitants à la campagne baisse à 51,7%. Cependant les inégalités de territoires entre les régions industrielles et agricoles diminuaient car les entreprises industrielles étaient ouvertes y compris dans les agglomérations moyennes attirant ainsi dans leur orbite le développement de petites villes et des villages. C’est alors qu’est née la nouvelle classe ouvrière ainsi que les nouvelles classes moyennes issues de l’ascension sociale permise par l’industrialisation et l’urbanisation.

 

Le développement de l’industrie apportait la stabilité de l’emploi. Les diplômés des écoles professionnelles trouvaient du travail immédiatement avec devant eux une perspective de carrière sur plusieurs décennies. Les différences de revenus entre les agents de maitrise et les ouvriers n’étaient pas très grandes et demeuraient acceptées par la société. Les entreprises crées par la Pologne Populaire en ce temps là garantissaient aux salariés immédiatement après l’embauche des avantages sociaux appréciables au delà du salaire. Ces avantages étaient composées de Maisons de la Culture, de centre médicaux d’entreprises, d’école professionnelles, de logement d’entreprises.

 

L’industrialisation a culminé avec la construction des grandes industries des années 70 alors que les autorités cherchaient surtout à développer les technologies de pointe. En 1970 sur 1000 Polonais 137 travaillaient dans l’industrie. En 1980 147 Polonais sur 1000 étaient employés par l’industrie. Dans les entreprises ouvertes dans les années 70 2 millions de nouveaux emplois ont été crées – le plus dans l’industrie de construction de machines (202 000), ensuite dans l’industrie minière (187 000) puis dans la sidérurgie (173 000 emplois). Dans les années 80 le nombre des salariés de l’industrie a baissé, les premiers symptômes de la désindustralisation sont apparus – on a commencé en effet à découper les usines en filiales dont certaines étaient déjà destinés à la privatisation. Ces nouvelles joint venture recevaient alors gratuitement le capital de l’entreprise ainsi que les machines les plus récentes et les cadres les mieux formés.

 

Dès 1989 et la „transformation” capitaliste la privatisation a entamé le processus de liquidation des entreprises industrielles à une grande échelle. De 1989 à 2012, 657 entreprises des 1615 entreprises construites par la Pologne Populaires ont été fermées – cela veut dire que 40% des entreprises construites par la Pologne Populaire ont été détruites. De plus, du fait de leur grande taille, cette destruction a eu des conséquences sociales et économiques graves sur des régions entières. Ainsi les nouveaux gouvernements ont détruit plus de 834 000 emplois dont 640 000 dans les plus grandes entreprises- celles qui employaient plus de 1000 salariés. 242 entreprises de cette taille ont été liquidées. Parmis 657 entreprises défuntes, 28 seulement ont été fermées pour des raisons d’obsolescence technologique et 18 pour la protection de l’environnement. Si on y rajoute 86 entreprises fermées pour cause de non-rentabilité immédiate, nous obtenons 132 entreprises, soit moins d’un quart avait une raison d’être fermée.

Dans le cas de 500 entreprises restantes cette destruction a résulté des „forces du marché”, de mauvaise gestion et de décisions purement politique de liquidation. Ces entreprises ont été vendues bien en dessous de leur valeur, et les nouveaux propriétaires n’avaient comme objectif que l’accaparement du capital ou leur destruction pure et simple car elles constituaient leur concurrence. On peut citer comme exemple la société de Cellulose et de Papier de Kostrzyn vendue à un capitaliste suédois pour 0,8 millions de Zlotys alors que la valeur bilan de l’entreprise (valeur comptable moins le taux d’endettement) était de plus de 250 millions de Zlotys.

 

L’usine sidérurgique Huta Warszawa a été une des privatisations emblématiques. Dans les années fastes elle employait 10 000 salariés. Elle possédait sa propre école professionnelle que chaque années finissaient 1000 diplômés. La restructuration du début des années 90 a ramené le nombre de salariés à 4500 personnes. En 1992 la société italienne Lucchini a repris l’usine et l’a transformé en société à responsabilité limitée, réduit encore le nombre d’emplois et promis de conserver les avantages sociaux ainsi que la modernisation de la production. Mais Lucchini a continué la suppression de plusieurs secteurs de production. La libéralisation du marché de l’acier a fait le reste. En 1999 l’entreprise n’employait plus que 2000 personnes. Ce qui restait des hauts fourneaux Huta Warszawa n’était plus en état de se battre sur le marché concurrentiel mondial de l’acier. En 2005 Arcelor Mittal a racheté l’usine. Avec la crise de 2008 Arcelor Mittal a décidé de récupérer sur sa filiale polonaise l’argent perdu ailleurs – dans les amendes infligées suite à ses pratiques monopolistiques et aux atteintes à l’environnement. En 2013 la plupart des emplois de Huta Warszawa ont été supprimés et les ouvriers licenciés – il n’en restait que 200. On a obligé les derniers salariés à prendre des congés du fait du ralentissement de la production et de l’arrêt des investissements. Aujourd’hui l’usine est en faillite et sa production n’a plus aucune valeur sur le marché.

 

Une autre usine emblématique de l’histoire de la Pologne et de Varsovie a été détruite de la même manière. Il s’agit de FSO – Fabryka Samochodów Osobowych- l’Usine d’Automobiles Personnelles. Dans le cadre de FSO 13 entreprises sous traitantes fabriquaient des pièces détachées automobiles dans tout le pays. Dans cette usine travaillaient de nombreuses personnes vivant dans les villages de la région ou en banlieue de Varsovie. Dès le début des années 90 de nombreux emplois y ont été supprimés. L’entreprise n’investissait pas dans de nouvelles productions, attendant sa reprise par un investisseur. En 1995 les politiques ont décidé de privatiser FSO en fermant l’entreprise publique et transférant ses actifs à une Société du Trésor Public qui devait signer une joint venture avec Daewoo. L’accord signé avec la multinationale coréenne prévoyait le maintien de l’emploi en l’état pendant 3 ans ainsi que des avantages sociaux des ouvriers. Encore en 1996 20 000 personnes travaillaient à FSO. Mais là également ce sont les problèmes financiers de Daewoo qui ont entrainé la chute de l’entreprise polonaise. La compagnie coréenne ferma d’abord de nombreux secteurs de l’usine et en 2004 arrêta la production. Pendant un certain temps un oligarque ukrainien détenait l’usine mais n’a réalisé aucun investissement. En 2009 il n’y avait plus que 2500 salariés dans l’entreprise dont 600 ont été rapidement licenciés. La crise capitaliste a été mortelle pour FSO: General Motors qui vendait alors les voitures Chevrolet produites à Varsovie a rompu en 2011 les accords signés. On a arrêté la production complètement et la SARL FSO n’existe depuis qu’à l’état de restes. Elle produit des réservoirs à essence, des systèmes électriques pour les automobiles, des clôtures pour jardin, des lampes, des jouets Lego ou des éléments de machines à laver.

 

Actuellement 30% des salariés polonais travaillent encore dans l’industrie. Cependant il n’y a plus de grandes entreprises, mais des réseaux de petites entreprises employant bien moins de salariés qui restent dispersés géographiquement dans une production très diversifiée. Le caractère de ce qui est produit a également changé. Au temps de la Pologne Populaire la conception des produits était le fruit du travail d’ingénieurs locaux et on vendaient des produits conçus de A à Z sur place. Actuellement les compagnies internationales qui investissent en Pologne ne veulent mettre en place que le montage d’élements produits ailleurs ou produire uniquement des éléments qui seront assemblés dans d’autres pays. Les entreprises industrielles ont une indépendante bien moindre et sont très vulnérables aux crises capitalistes. De même le processus d’urbanisation s’est inversé depuis la destruction de l’industrie issue de la Pologne Populaie. En 1991 62% de la population polonaise habitaient dans des villes, en 2009 moins de 61% – la tendance est donc à la baisse.

 

La désindustrialisation de la Pologne après 1989 a été rapide et  bien plus massive que dans l’autre pays européen. Elle a conduit à un chômage de masse, à la régression sociale et culturelle, elle a entrainé l’émigration, surtout de la jeunesse. La destruction des entreprises industrielles de la Pologne est l’effet en grande partie de décision purement politiques – l’un des objectif du nouveau pouvoir a été de se débarrasser du bien public national afin que les investisseurs étrangers en disposent librement, sans se soucier des conséquences sociales.

 

 
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Publié par le mai 5, 2016 dans Uncategorized

 

Appel International de soutien aux militants du Parti Communiste Polonais condamnés à la prison pour „propagation du communisme”

 

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Signez la pétition contre la répression!

https://podpisz.to/petycja/rece-precz-od-kpp-antykomunistyczne-przesladowania-musza-ustac,159

 

Le 31 mai 2016 quatre militants du Parti Communiste Polonais ont été condamnés par le tribunal de première instance de Dąbrowa Gόrnicza à 9 mois de prison ferme ou à des travaux d’intérêt général ainsi qu’à une forte amende pour avoir „propagé l’idéologie communiste” dans leur magazine „Brzask” et sur leur site internet.

Le tribunal a jugé les militants selon une procédure spéciale appliquée dans les cas de délits dans lesquels „la culpabilité de l’accusé ne pose pas de doute”. Le tribunal n’a pas mené de procès selon la procédure du code pénal, se basant uniquement sur l’acte d’accusation. De ce fait, les accusés ont été privés du droit à la défense alors qu’ils avaient déjà demandé à être jugés selon une procédure pénal normale.

Les militants du KPP (Parti Communiste Polonais) sont accusés sur la base de l’article 256§1 du code pénal: „Qui publiquement fait la propagande pour un système fasciste ou autre totalitaire et appelle à la haine du fait de différences nationales, ethniques, raciales ou liées à la religion sera puni d’une amende, de limitation ou de privation de liberté jusqu’à 2 ans”.

Le pouvoir avait déjà tenté d’ajouter à cet article l’interdiction de présenter publiquement des symboles communistes mais la mobilisation internationale l’avait empéché. Le 19 juillet 2011 le Tribunal Constitutionnel avait rejeté ce projet de loi comme contraire à la liberté d’expression.

Accuser les militants communistes polonais de propagande totalitaire est encore un pas vers la mise à égalité du communisme avec le fascisme afin d’interdire totalement l’activité des communistes.

 

La procédure pénal contre les communistes polonais avait été mise en route par le député du parti Droit et Justice Bartosz Kownacki en 2013. Le procureur avait alors refusé de traiter la plainte déposée par ce député, mais la procédure pénale s’est accélérée l’année dernière après les élections perdues par ce parti. Le 31 décembre 2015 le Procureur Régional de Katowice a envoyé au Tribunal de 1ère instance de Dabrowa Gornicza un acte d’accusation contenant l’accusation suivante: „Vous avez publiquement fait l’apologie d’un système politique totalitaire en tant que membre du comité de rédaction du magazine „Brzask” et dans ce cadre vous y avez publié des contenus lié directement aux idées communistes, marxistes et léninistes, publications qui sont accessibles sur le site internet www.kompol.org ce qui dans le contexte des expériences historiques est contraire aux valeurs démocratiques”…

Les Communistes polonais sont donc condamnés pour avoir poursuivi leur activité statutaire légale!

 

Les communistes polonais soulignent que l’institution du Procureur de la République est complètement soumise aux instances politiques, c’est à dire aux Ministre de la Justice, Zbigniew Ziobro de Droit et Justice, également nommé Procureur Général. Et il est patent que le pouvoir politique traite l’extrême droite d’une toute autre manière: au moment de la condamnation des rédacteur de „Brzask”, les néofascistes de ONR (Obόz Narodowo Radykalny – Le Rassemblement National Radical) défilait dans la rue pour de Bialystok pour fêter le 82 anniversaire de leur fondation… Ils portaient alors des étandards avec le symboles de la falange, des torches allumées et appelaient publiquement à liquider leur ennemis politiques, c’est à dire faisaient complètement référence au fascisme historique. Malgré cela le Ministère de la Défense a programmé d’armer les fascistes en les intégrant à la nouvelle structure de défense territoriale. Auparavent un tribunal à Czestochowa a relaxé un homme qui faisait commerce de tee-shirts avec inscriptions racistes sans y voir une violation de l’article 256 du code pénal. Dernièrement le Ministère de la Justice et le Procureur Général ont suspendu l’éxécution du jugement d’un nationaliste condamné pour agression sur un policier.

La condamnation à la prison des communistes polonais pour délit d’opinion est lié à la promulgation par le Parlement d’une loi „interdisant de propager le communisme” qui mène actuellement à l’effacement de tous les noms de rues qui font référence à l’histoire du mouvemnt ouvrier et à l’histoire de la Pologne Populaire, ce qui est une destruction sans précédent de la mémoire ouvrière. Pendant ce temps d’Institut de Mémoire Nationale exige que les collectivités territoriales détruisent les monuments commémorant la Libération par l’Armée Soviétiques, y compris les monuments des cimetières des soldats soviétiques tombés sur le territoire polonais.

 

La destruction des monuments de la mémoire ouvrière et la falsification de l’histoire sont les pratiques les plus évidentes des pouvoir fascistes.

 

L’Etat bourgeois pense qu’il va terrorise le KPP et les militants communistes polonais par cette répression anti-communiste et que cette campagne anti-communiste va lui profiter. Cependant cette répression est concommittante avec l’augementation de pratiques anti-sociales barbares de l’Union Européenne. La solidarité avec le KPP et le soutien aux communistes persécutés dont l’action se déroule dans des conditions très difficiles, sont très importante pour et doivent devenir massive –chaque protestation devant les ambassades polonaises seront des actions décisives et efficaces.

 

Les répressions anti-communistes dovient cesser, et les lois anti-communistes abrogées!

À bas la falsification de l’Histoire ouvrière!

 

 

Komunistyczna Partia Polski KPP

Parti Communiste Polonais

 
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Publié par le mai 5, 2016 dans Uncategorized

 

Un syndicat de policiers dénonce les consignes reçues pendant les manifs

05/05/2016 à 14h04
Un syndicat de policiers dénonce les consignes reçues pendant les manifs

Le syndicat Alliance s’interroge sur les consignes de non-intervention reçues face aux casseurs. Et accuse le gouvernement de vouloir décrédibiliser les mouvements sociaux.

 
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Publié par le mai 5, 2016 dans Uncategorized

 

les deux premiers résultats du vote des communistes pour le Congrès

13

RESULTATS pcf

haute vienne : – Base commune -direction nationale porté par Pierre Laurent (Le temps du commun): 48,60%.
– Texte alternatif 1 (L’ambition communiste pour un Front de gauche populaire et citoyen): 29,05%.
– Texte alternatif 2 ( Pour une politique communiste): 4,46%.
– Texte alternatif 3 (Unir les communistes): 7,82%.
-Texte altenatif 4 (Reconstruisons le parti de classe !): 10,05%.

voilà pour les résultats de la haute vienne
le texte « unir les communistes » est passé de 3% (2013) à preque 8% en 2016
Les jeunes JC PCF ont voté pour unir les communistes
BRAVO et merci Hugo willams…

 

Mais les résulltats de Vénissieux sont difficilement dépassables…

Cotisants
211
Votants
177
Nuls
4
Exprimés
173
Base commune conseil
3
Texte1
0
Texte2
1
Texte 3
169
Texte 4
0

 
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Publié par le mai 5, 2016 dans Uncategorized

 
 
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