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POURQUOI J’ARRETE CE BLOG: Parce que ceux dont je partage les idées sont devenus des antisémites

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Ma position est claire: OUI VOUS VOUS CONDUISEZ COMME DES ANTISEMITES

On n’a pas à demander aux juifs un brevet d’antisionisme avant de lutter contre l’antisémitisme, pas plus qu’on n’a à demander à un arabe un brevet d’anti daech avant de le défendre contre le racisme. Je supprime donc de mes « amis » facebook tous ceux qui croient bon d’agir ainsi et contribuer de fait à la campagne du pouvoir qui crée un leurre pour mieux faire oublier l’essentiel.

Avec cette question de l’antisionisme, repris par tous les cons qui ne peuvent considérer leurs concitoyens autrement qu’à travers le communautarisme, ils font le même numéro qu’avec le voile en d’autres temps. Croyez-moi, je suis suffisamment proche des familles -comment dire cette stigmatisation- là? disons issues de l’immigration- j’en partage les peurs, les angoisses assez pour ne pas me battre au nom de la « communauté » juive, mais à partir d’une expérience la mienne dénoncer la transformation d’un individu en « espèce » à partir d’une seule de ses caractéristiques, les mots pas plus que les regards ne sont innocents. Et comme le racisme est indivisible, on fait monter le malheur pour tous.

Pourquoi parler d’antisionisme, de quoi ce terme est-il devenu le nom?

Pour dénoncer la politique de Netanyoun on n’a pas besoin de parler d’antisionisme. Il suffit de dire qu’il s’agit d’un gouvernement d’extrême droite, qui pratique l’apartheid avec les Palestiniens, proposer des combats clairs comme par exemple la libération de Barghouti, mais avec l’antisionisme vous proposez d’en finir avec l’État d’Israël ce qui est une position politique, alors assumez-la faites porter le débat là-dessus et pas en confondant tous les juifs français avec le dit gouvernement par l’emploi d’un terme aujourd’hui pourri de chez pourri. Ne vous masquez pas, il prétend faire avancer l’idée d’un Etat unique (qui devrait être laïque, respectueux de tous, ce dont on ne voit pas en l’état comment il pourrait advenir aujourd’hui avec les forces en présence, sinon dans le fantasme de quelques trotskistes), pas par le combat sur le terrain, le débat politique, non par la haine des juifs là-bas et ici.

Peut-être que la politique de Netanayoun rend impossible la solution à deux Etats et qu’elle est en train de condamner cet Etat d’Israël, une telle position se défend et mérite débat, mais pas de la fourguer en entretenant l’antisémitisme en France.

Et en faisant que d’un côté, il y aurait selon le mot de Raffarin les juifs et de l’autre les innocents. Et la France entière se tairait quand on assassine trois petits enfants pour la seule raison qu’ils sont juifs. Quand l’UJFP ne craint pas d’attribuer ce meurtre au « sionisme » ou quand Jean-Claude Lefort fait une pétition de soutien à Pascal Boniface qui a attribué au CRIF le meurtre d’Ilian Halimi.

Je suis mille fois contre la politique du CRIF, elle est nuisible pour tous, et j’affirme qu’il ne me représente en rien. Mais je dis que justifier de fait un tel meurtre est ignoble.

Je hais Macron quand il va au banquet du CRIF pour jouer avec l’antisémitisme pour mieux faire oublier sa politique immonde ou tenter de le faire parce que les gens s’en foutent et qu’il n’y a qu’une bande de cons « antisionistes » pour s’en émouvoir, mais je le hais autant que les malades de l’UJFP qui tiennent boutique sur la question.

Il s’avère que ma petite enfance j’ai été poursuivie et je ne l’oublierai jamais, j’ai été une enfant gibier et vous pourrez me raconter n’importe quoi, tortiller du cul en disant qu’être antisioniste ce n’est pas être antisémite, je sais qu’en disant cela vous apportez votre contribution consciente (quand il s’agit de Lefort, de pascal Boniface et d’autres) et inconsciente quand il s’agit d’autres à ce que j’ai vécu et que je croyais abolir en m’engageant dans le PCF.

Je ne demande pas que tel Macron vous condamniez ce terme pour mieux faire l’amalgame, mais que vous soyez conscients de l’ignominie de votre manière face à l’antisémitisme de proclamer comme des imbéciles: « Je ne confonds pas l’antisémitisme avec l’antisionisme » ou dire « je sais bien que tous les juifs ne sont pas sionistes, mais quand même n’est-ce pas ils le sont un petit peu » et alors ça peut aller jusqu’à dans le fond ils ont bien mérité l’extermination vu ce qu’ils font en Israël, inventer qu’il y a eu 6 millions de Palestiniens tués, de la folie douce mais qui justifie le crime nazi. Même les morts juifs ne sont plus à l’abri d’un tel zèle… Que vous réalisiez jusqu’où vous allez quand de capitaliste il n’y a plus que Rothschild, que vous inventez que tous les malheurs viennent de la loi Pompidou de 1973 devenue loi Rothschild, ce qui est une imbécilité sur le plan économique ou encore des citations apocryphes d’Attali… Il n’y a plus que les juifs ce qui fout une paix royale aux autres capitalistes comme le disait Politzer et enveloppe dans la même haine le capitaliste juif et le prolétaire. Vous en êtes là dans ce que vous diffusez…

ARRETEZ DE PROCLAMER : « JE NE SUIS PAS ANTISEMITE PARCE QUE JE SUIS ANTISIONISTE », c’est la dénégation perverse du fétichiste, je sais bien mais quand même. Qui vous oblige à prononcer une telle phrase face à des manifestations d’antisémitisme touchant des citoyens français? Qu’est-ce que ça veut dire que si la haine des juifs baissait en France la cause palestinienne en serait affaiblie? Quelle cause a besoin de racisme et d’antisémitisme pour être défendue?

En général d’ailleurs les gens qui ont plein la bouche de « l’antisionisme » ne mettent jamais en cause l’impérialisme américain qui pourtant joue un rôle déterminant dans la politique israélienne, pas plus qu’ils ne daignent soutenir d’autres causes anti-impérialistes marquées pour eux du sceau de « communisme totalitaire », comme ce qui se passe en Ukraine, voire même Cuba. Il n’y a qu’à voir quelqu’un comme Pascal Boniface qui ne semble progressiste que sur la question palestinienne.

Ceux qui se taisent sont des lâches et ceux qui manipulent cette question pour des raisons électorales sont des criminels. Ils veulent diviser les pauvres gens jusqu’à la guerre civile pour la survie du capital. Ils s’en fichent de tous ceux qui souffrent et se sentent humiliés qu’ils soient juifs, musulmans ou n’importe quoi d’autre, ils tiennent boutique de la haine y compris en jouant les anti-impérialistes alors qu’ils sont incapables d’agir en faveur de ceux qu’ils prétendent défendre.

J’ai attendu en vain une seule manifestation politique de solidarité avec ma position, au meilleur des cas on se tait et on tourne la tête, au pire on continue comme si mes arguments n’avaient aucun sens. J’ai supporté dans le même silence des miens la censure, la diffamation, mais là ça touche à quelque chose de trop profond, à la racine même de mes engagements./ Donc comme j’ai pris mes distances avec toute pratique militante, je poursuis en fermant ce blog parce que je puis plus rien partager avec des gens qui acceptent de se taire.

Avec la fermeture de ce blog, soyez heureux les racistes, les antisémites tous ceux qui cherchent un leurre pour faire oublier le capital ont gagné.

Danielle Bleitrach

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Publié par le février 22, 2019 dans Uncategorized

 

Villeneuve-sur-Lot (Lot-et-Garonne), Centrale d’Eysses, 23 février 1944

À l’issue de la révolte des détenus politiques de la centrale d’Eysses intervenue le 19 février 1944, douze résistants furent condamnés à mort par une cour martiale du régime de Vichy et fusillés le 23 février par un peloton de GMR et de gendarmes.


La centrale d’Eysses et la politique pénale de Vichy.

La centrale d’Eysses, installée en 1803 dans les bâtiments d’une ancienne abbaye bénédictine, est située sur la commune de Villeneuve-sur-Lot, à vingt kilomètres d’Agen, dans le département du Lot-et-Garonne. D’abord destinée aux longues peines, elle devint une maison d’éducation surveillée pour mineurs de 1895 à 1940. Le régime de Vichy décida d’y incarcérer de nouveau des adultes, d’abord principalement des prisonniers de droit commun. La situation changea radicalement à l’automne de 1943. Les faiblesses du système carcéral français suscitaient l’inquiétude de Vichy et les critiques des Allemands. Les évasions de détenus politiques étaient nombreuses, notamment des maisons d’arrêt mal gardées. Vichy décida donc le 15 septembre 1943 de reprendre en main l’administration pénitentiaire en la rattachant à l’Intérieur, puis de regrouper une grande partie des prisonniers politiques dans la centrale d’Eysses plus fortement surveillée. Les premiers furent des détenus de la zone sud, en application d’une circulaire en date du 26 octobre 1943 signée par René Bousquet, secrétaire général de la police ; celui-ci ordonna le transfert des condamnés par les sections spéciales, les tribunaux militaires de la zone sud et le tribunal d’État de Lyon, pour « menées communistes, terroristes, anarchistes ou subversives » (Jaladieu, Lautissier, p. 19). Au cours des mois suivants, ils furent rejoints par des détenus de zone nord. « Eysses devient la principale centrale de regroupement des résistants condamnés ». (Jaladieu, Lautissier, p. 19). Ainsi, alors que « le 30 septembre 1943, la prison ne compte que 10% de politiques, les 18 février 1944, quand le plafond de population carcérale est atteint (1430 détenus) elle est devenue à 90% une prison de résistants. » (Jaladieu, Lautissier, p. 25).

La centrale d’Eysses, foyer de résistance.

Un collectif de résistance s’organisa au sein de la prison. Il obtint immédiatement du directeur, M. Lassalle, un régime politique, c’est-à-dire un régime assoupli pour les quelque 1200 détenus résistants, et ce jusqu’en février 1944. Un rapport de M. Chartroule, successeur par intérim de M. Lassalle, en date du 31 décembre 1943, décrit les concessions accordées par son prédécesseur : « M. Lassalle tolérait que les détenus assurent eux-mêmes leur police sans intervention du personnel et lui présentent périodiquement un cahier de revendications. Les fouilles des dortoirs et le sondage des barreaux aux fenêtres n’étaient plus pratiquées, les détenus ayant donné leur parole de rester calmes et disciplinés. M. Lassalle ne se conformait pas aux instructions restrictives qu’il avait reçues pour la réception des colis par les détenus, la correspondance et les visites. L’usage du tabac était toléré. Les locaux occupés par les détenus étaient ornés d’inscriptions et de décorations diverses ayant un motif patriotique. Les détenus étaient autorisés à virer les sommes portées à leur pécule au nom de personnes habitant la localité, lesquelles utilisaient ces sommes pour leur procurer des vivres dont ils faisaient bénéficier l’ensemble de leurs codétenus. Les instruments de musique étaient autorisés et une scène de théâtre et ses accessoires étaient installés par les détenus. La veille de Noël M. Lassalle avait laissé les détenus organiser une fête et y avait même assisté… » Une université populaire fut même organisée, dans laquelle enseigna notamment le physicien Georges Charpak. 
Parmi les surveillants, les détenus pouvaient au moins compter sur la bienveillance, voire l’aide d’une minorité, les 14% organisés au sein d’un Front national du personnel à l’instigation des résistants détenus. La presse clandestine circulait dans la centrale ; les détenus eux-mêmes publièrent des journaux, « Le Patriote enchaîné » et « L’Unité ». Des armes furent introduites, et bientôt fut constitué un bataillon FFI clandestin, ce que l’on appela le « bataillon d’Eysses ». 
Les 8, 9 et 10 décembre 1943, – Les « Trois Glorieuses » – le bataillon d’Eysses s’opposa avec succès, malgré l’intervention de gardes mobiles et de GMR, au transfert d’une partie des détenus dans des camps ou prisons de la zone Nord, où ils auraient été directement sous la menace des Allemands. En définitive, ils furent dirigés vers Sisteron (Basses-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence) le 22 décembre 1943. Le 3 janvier 1944, une évasion collective fut organisée par l’Intelligence service, le réseau Buckmaster et le mouvement Franc-Tireur. 54 détenus parvinrent à s’échapper en bénéficiant de la complicité de deux gardiens. Alertés par ces évènements et par le rapport du 31 décembre, les autorités de Vichy limogèrent le directeur, M. Lassalle, et le remplacèrent par un ami personnel de Darnand, M. Schivo, ex chef départemental de la Milice dans les Bouches-du-Rhône, lequel prit ses fonctions le 21 janvier. Eysses devint une prison milicienne, alors que les détenus s’apprêtaient à organiser une gigantesque évasion collective pour rejoindre les rangs de la Résistance dans le sud-ouest. 
La tentative d’évasion collective du 19 février 1944. 

Le 19 février 1944, Eysses fut le théâtre d’une tentative d’évasion collective sans équivalent sous l’Occupation, puisqu’il s’agissait ni plus ni moins de permettre à l’ensemble des détenus politiques de s’échapper. Si, dans un premier temps, les opérations tournèrent à l’avantage des détenus, puisque dans l’après-midi la direction fut capturée et que les résistants parvinrent à prendre le contrôle de la centrale à l’insu des autorités extérieures, vers 17h l’alerte fut donnée par une corvée de droit commun. La centrale fut alors assiégée par les forces de l’ordre de Vichy que de violents combats opposèrent aux détenus qui tentèrent vainement de forcer le passage. Vers 21h, un détachement des troupes d’occupation prit position et, vers 3h du matin, les Allemands menaçant de pilonner la centrale, les insurgés se rendirent, Schivo ayant donné sa parole d’officier qu’il n’y aurait pas de représailles. A 4h du matin, les autorités de Vichy, Milice et GMR, avaient repris le contrôle de la centrale.

La répression 

Enquête

Se trouvant à Vichy, Joseph Darnand, Secrétaire général au maintien de l’ordre, fut averti dans la nuit de cette situation exceptionnelle. Il se rendit d’urgence à Eysses, où il arriva dans l’après-midi du 20 février. Il dirigea alors en personne la répression, donnant l’ordre de renforcer la garde extérieure et d’introduire des forces de police dans la centrale, ce afin d’organiser une fouille générale des locaux et des détenus. Il repartit pour Vichy le lundi 21 février dans la matinée, après avoir exigé « cinquante têtes ». L’enquête menée par les brigades mobiles de Limoges et de Toulouse – la première, à l’inverse des Toulousains, se conduisant avec une extrême brutalité – permit de désigner les prétendus meneurs de la mutinerie. Les détenus étant tous rassemblés dans les préaux, ceux qui furent désignés et mis à l’écart furent conduits au quartier cellulaire. Seize personnes furent immédiatement mises en cause – « comme meneurs actifs et armés de la mutinerie » :
Auzias Henri, avec neuf témoins à charge, dont trois l’ayant vu porteur d’un revolver, les autres « donner des ordres et parlementer au téléphone » ;
Stern Joseph, vu armé d’une mitraillette par quatre surveillants ;
Bernard François, mis en cause, en tant que « chef à qui les autres détenus demandaient des instructions » par le directeur et son garde du corps, et en tant que blessé ; 
Chauvet Jean et Brun Roger mis en cause par le premier surveillant Dupin, qui affirma les avoir vus participer à la mutinerie avec une arme ;
Sero Jaime, Marqui Alexandre, Sarvisse Félicien et Serveto Bertran, tous les quatre blessés, le dernier par une grenade. Parmi eux, seul Serveto reconnut avoir transporté des matelas pour attaquer le mirador, les autres nièrent toute participation active. ; 
Vigne Jean, Guiral Louis et Pelouze Gabriel, tous trois mis en cause par le détenu L., Vigne et Pelouze pour avoir commandé l’attaque du mirador, le dernier donnant des ordres et Guiral pour avoir défoncé le plafond de la lingerie et jeté des grenades sur le mirador ; 
Canet Jean, légèrement blessé au bras ;
Fieschi Pascal, accusé par le surveillant-chef d’avoir agressé le directeur ;
Brinetti Henri, accusé par le surveillant-chef d’être l’agresseur de l’inspecteur et, par un surveillant, de l’avoir menacé d’un revolver. 
Seuls deux des principaux responsables, Auzias et Bernard, ont donc été mis en cause. Le seul détenu « dénonciateur », était un blessé : Lucien L., lequel, sans doute dans l’espoir de voir sa vie épargnée, se déclara immédiatement disposé à raconter tout ce qu’il savait sur les événements du 19 février. Parmi les mille deux cents détenus interrogés, c’est le seul qui parla, et ses déclarations furent lourdes de conséquences… 


Les condamnations à mort par une cour martiale du régime de Vichy

Le mercredi 23 février, à quatre heures du matin, une cour martiale se réunit pour l’examen de quatorze procès-verbaux, parmi les seize initialement choisis. Les cours martiales ont été créées par la loi du 20 janvier 1944 pour suppléer au laxisme supposé des autres juridictions face au développement de la lutte armée contre les Allemands et le régime de Vichy. « Ces juridictions – écrit l’historienne Virginie Sansico, art. cit. – ont très tôt été qualifiées de « cours martiales de la Milice », alors qu’il aurait fallu parler des « cours martiales du secrétariat général au Maintien de l’ordre (SGMO) ». La nuance est de taille : seule la mise en évidence du rattachement au SGMO permet de saisir le caractère centralisé et étatique de l’organisation des cours martiales, et donc de comprendre la signification réelle de ces juridictions. Au contraire, les considérer, comme c’est encore parfois le cas, comme des instances dépendant de la Milice – et non de l’Etat – tend à minimiser l’importance politique qu’a revêtue leur création, et à classer les dizaines de condamnations à mort qu’elles ont prononcées parmi les innombrables exactions miliciennes, généralement perçues (bien souvent à tort, là encore) comme désordonnées et hors du cadre légal. Or, le texte de la loi du 20 janvier 1944 portant création des cours martiales ne comporte aucune référence à la Milice. Son article premier stipule que « le secrétaire général au Maintien de l’ordre est autorisé à créer par arrêté une ou plusieurs cours martiales ». Certes, Joseph Darnand est le fondateur de la Milice, et sa nomination au poste de secrétaire général au Maintien de l’ordre marque l’entrée de cette dernière au gouvernement. Mais « l’Etat milicien » qui se met en place au début de l’année 1944 ne se résume pas à la Milice. Et le SGMO, bien que composé de nombreux miliciens, est avant tout le pilier central du gouvernement de Vichy en matière répressive : c’est dans ce cadre-là que sont créées les cours martiales, et on ne peut en saisir toute la signification sans prendre en considération l’ensemble de ces paramètres. » 
Deux détenus échappèrent de justesse à la cour martiale : le dénonciateur en contrepartie de ses révélations, et Brinetti, mis hors de cause par l’inspecteur qui ne reconnut pas en lui l’homme désigné comme son agresseur. Notons que Pascal Fieschi, accusé d’avoir capturé le directeur, fut lui amené à comparaître car il avait été formellement reconnu par ce dernier comme étant son assaillant. Les témoignages recueillis auprès du personnel furent donc déterminants. Les procès-verbaux furent remis à la cour martiale qui délibèra à huis clos. Les « juges » de la cour ne purent être identifiés. Ni défense, ni recours. Douze détenus sur quatorze furent condamnés à mort, les deux autres, Fieschi et Canet devant être présentés devant le procureur de la République afin d’être poursuivis par la section spéciale de la cour d’appel. A dix heures, le président de la cour martiale, assisté de deux juges, lut la sentence aux condamnés. Une heure plus tard ils tombaient sous les balles.

L’exécution de douze résistants

Henri Auzias, né le 9 avril 1912 à Villevieille (Basses-Alpes, Alpes-de-Haute-Provence).
Fernand Bernard, né le 10 juin 1906 à Perpignan (Pyrénées-Orientales).
Roger Brun, né le 31 août 1922 à Peschadoires (Puy de Dôme)
Jean Chauvet, né le 11 septembre 1921 à Nîmes (Gard)
Louis Guiral, né le 8 février 1908 à Mondragon (Tarn)
Alexandre Marqui, né le 8 juin 1914 à Lourdes (Hautes-Pyrénées)
Gabriel Pelouze, né le 8 janvier 1910 à Carcassonne (Aude)
Félicien (Émile) Sarvisse, né le 9 juin 1922 à Ouveillan (Aude)
Jaime Sero-Bernat, né le 10 janvier 1920 à Lérida (Espagne)
Domènec Servetó Bertran, né le 4 août 1904 à Terrassa [Tarrasa] (Espagne)
Joseph Stern, né le 19 avril 1916 à Chisinau (Bessarabie)
. Jean Vigne, né le 19 mars 1912 à Boisset-Gaujac (Gard)


Ils furent fusillés par un peloton français mercredi 23 février 1944 à 11h dans la cour d’étendage de la prison. Les poteaux avaient été plantés à deux mètres du mur avec derrière eux des panneaux pour éviter les ricochets des balles. L’intendant de police Hornus désigna le lieutenant Martin qui, depuis janvier 1944, était à la tête de la garde extérieure de la centrale pour commander le peloton. Les hommes désignés d’office pour le composer – 6 fusilleurs pour un condamné – appartenaient au GMR Gascogne, au 5e régiment des gardes mobiles de Toulouse et à la gendarmerie de Villeneuve-sur-Lot. Il y eut, semble-t-il, des réticences, mais tous finirent par obéir aux ordres…
L’attitude courageuse des condamnés frappa les témoins. Selon le témoignage de C. Robert, l’un des douze surveillants désignés pour les accompagner avec un pasteur et un curé, aumôniers de la prison : « Après la sentence, les condamnés ont entonné la Marseillaise, tout le monde était au garde à vous, et les gardes mobiles ont présenté les armes. Auzias a pris la parole déclarant notamment : « Nous allons mourir en braves pour vous tous, pour sauver la liberté et surtout pour la libération de la France ». A nouveau ils ont chanté des chants patriotiques puis ils ont demandé d’écrire (enchaînés). Le lieutenant leur a donné cinq minutes montre en main pour terminer. Auzias a demandé à parler à Schivo et lui reproché de ne pas avoir tenu parole. Chauvet a fait remarquer au GM et aux GMR le crime qu’ils allaient commettre en tirant sur des Français. Ils ont refusé qu’on leur bande les yeux disant qu’ils savaient mourir en Français et en regardant leurs assassins. » Les fusillés furent inhumés au cimetière Sainte-Catherine d’Eysses, sous surveillance policière pour empêcher toute manifestation.

De la centrale d’Eysses à Dachau

Outre les deux « rescapés » de la cour martiale, Canet et Fieschi, dix-neuf autres dossiers devaient être soumis à la section spéciale. Les détenus visés étaient tous suspectés, soit d’avoir participé activement à la mutinerie (sept détenus), soit d’avoir joué un rôle dans l’organisation clandestine des prisonniers (douze détenus). Au total, vingt et un dossiers furent renvoyés devant la section spéciale d’Agen ; ces hommes ont été envoyés au quartier cellulaire avec une trentaine d’autres détenus contre lesquels aucune charge particulière n’était retenue, mais qui avaient été mis de côté lors de la sélection du 20 février, soit en raison de leur insubordination, soit après avoir été désignés par le personnel. Le quartier cellulaire devint alors pour les détenus et la Résistance extérieure le « quartier des otages ». Trente six détenus du quartier cellulaire furent transférés vers la prison de Blois le 18 mai avant de rejoindre Compiègne pour être déportés. Les autres -1121 – furent livrés par Vichy aux autorités allemandes, en l’occurrence les SS de la division Das Reich, le 30 mai 1944 et déportés à Dachau.

Sources

SOURCES : Corinne Jaladieu, La prison politique sous Vichy. L’exemple des centrales d’Eysses et de Rennes, L’Harmattan, 2007. — Corinne Jaladieu, Michel Lautissier, Centrale d’Eysses, Douze fusillés pour la République, Récits historiques et témoignages, Association pour la mémoire d’Eysses, Conseil général du Lot-et-Garonne, juin 2004. — Amicale des Anciens d’Eysses présente Eysses contre Vichy 1940-…, Paris, Éditions Tirésias, Michel Reynaud, 1992. — Virginie Sansico, France, 1944 : maintien de l’ordre et exception judiciaire. Les cours martiales du régime de Vichy, Histoire@Politique. Politique, culture, société, N°3, novembre-décembre 2007, www.histoire-politique.fr. — Fabrice Bourré, articles sur la révolte d’Eysses dans le Musée de la Résistance en ligne.

Pages Internet consultées en décembre 2015 :
-  Site officiel de l’Association nationale pour la mémoire des résistants et patriotes emprisonnés à Eysses
-  Musée de la Résistance en ligne, les 12 fusillés d’Eysses
-  Musée de la Résistance en ligne, Arrêt de la cour martiale
-  Musée de la Résistance en ligne,rapport anonyme sur la cour martiale et les exécutions
-  Exposition virtuelle sur Eysses (Corinne Jaladieu)

 
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Publié par le février 21, 2019 dans HISTOIRE

 

On me demande ce que je pense des agressions contre les insoumis de la LDJ

Ce qui apparaît de plus en plus c’est ce que nous avons dénoncé dès le début ici, la manière dont loin d’être des vagues d’antisémitisme spontané liées au mouvement des gilets jaunes, l’antisémitisme est travaillé pour être utilisé dans des combats qui sont nuisibles à tous. Il faut donc dénoncer l’antisémitisme comme toutes les formes de racisme, sans tomber dans l’ignominie d’exiger des citoyens juifs français un brevet d’antisionisme. C’est là le piège dans lequel pouvoir extrême-droite et malheureusement des forces de gauche tombent.

Personnellement il s’avère que mes opinions sur la situation internationale coïncident avec celles de ceux qui se disent « antisionistes ». Mais comme ce terme d’une part recouvre à peu près n’importe quoi en matière d’engagement politique, je ne l’emploie pas et surtout je refuse que l’on me demande de me déclarer antisioniste quand je vais à une manifestation contre l’antisémitisme, comme je refuserais de dénoncer Daech ou les saoudiens en allant dans une manif contre le racisme. Ce sont des citoyens français qui sont attaqués et ils ont le droit d’avoir l’opinion qu’ils veulent, voire même d’avoir une double nationalité en bénéficiant des droits de tout citoyen.

Donc je réponds à mon interlocuteur qui accuse Faure de vouloir abattre la France insoumise et se rallier à Macron. C’est possible et cela se verra aux Européennes comme aux municipales à Paris, mais nous n’avons pas intérêt à mêler la question de l’antisémitisme à cela et c’est pour cela que la seule attitude possible est celle que je viens de décrire.

Mais pour le moment disons que le PS se cherche, il est devenu lui-même un groupuscule déchiré entre tendances.

Si j’en crois ce qui s’est passé à Marseille où je ne me suis pas contentée de suivre l’attitude PROVOCATRICE DE CERTAINS MEMBRES DU PCF, CONDAMNÉE PAR LA PLUPART DES MEMBRES DU pcf FORT HEUREUSEMENT IL N’Y AVAIT PAS DE FASCISTES DE LA LIGUE DE DÉFENSE JUIVE QUI SONT DES NERVIS. J’ai même eu l’impression que tous les juifs les plus à droite n’étaient pas là.

Mais j’ai beaucoup discuté avec des manifestants et ils ont même voulu m’enrôler dans des activités de mémoire tout en sachant que j’étais communiste, je sais qu’il y sont, en général les restes de la splendeur du PS sur cette ville très marqués par la communauté pied-noir plutôt que juive.

En gros la manif était effectivement celle du PS et à ce titre, elle n’était pas du tout pro-Macron, au contraire l’idée qui se répétait partout jusqu’aux organisateurs était: Macron joue un jeu dangereux, il est dans la merde et il essaye de trouver un dévoiement avec l’antisémitisme, il ne faut pas tomber dans son piège. Ils étaient littéralement paranos et j’ai fréquemment entendu dire que les événements meurtriers qui bloquaient la cannebière n’étaient pas innocents, le pouvoir de Macron et de Castaner avaient quasiment organisé ça. Si vous croyez qu’un membre du PS a la moindre illusion sur Castaner vous fourrez le doigt dans l’oeil.

Personnellement les relations de melenchon avec le PS se sont pour moi des relations internes, de tendance.

En revanche, il y a des postes d’élus, le fric qui va avec et là croyez-moi tous ces gens se ressemblent, ils sont prêts à utiliser les juifs, les arabes jusqu’à plus soif pourvu que ça leur permettre de se servir. Et la partie du PCF qui est devenue totalement social-démocrate ne leur cède en rien, même s’ils beuglent sur les « sionistes » ou se prennent d’amour pour les femmes kurdes, ils sont comme eux.

Mais il faut voir que le PS à Marseille est désormais aux mains de sa tendance de gauche. Melenchon a été mal accueilli, comme les drapeaux communistes et surtout la pancarte pro-palestinienne mais sans plus. Effectivement c’était la dernière manif de masse du PS, mais je suis à peu près sûre qu’elle n’était pas au profit de macron et pas contre les socialistes, c’était plutôt le fils Gluksman qui était à la manœuvre avec la volonté d’un regroupement de gauche, dont ils verront ultérieurement les contours qui rapporte le plus et ils nous feront le coup de la nécessaire lutte contre le fascisme qu’ils provoquent eux-mêmes.

Mais je crois que nous mesurons mal à quel point Macron est affaibli au plan international y compris aux yeux des allemands et des Etats-Unis qui chacun jouent leur partie en le méprisant. Les positionnement à l’égard d’Israël doivent être considérés aussi dans ce contexte et ne pas oublier que des élections se préparent dans ce pays. On peut craindre un raz de marée de l’extrême-droite au pouvoir comme partout pour la survie des affairistes qui le gouvernent. Si dans un tel contexte la situation des palestiniens a toute chance de s’aggraver y compris parce qu’ils sont lâchés par les potentats arabes, l’Égypte et les autres. C’est vrai, la solidarité va devoir se renforcer. Mais il faut justement que les communistes sachent vraiment ce qu’il veulent.

Ma volonté à moi c’est que ni les juifs, ni les musulmans ou ceux qui sont d’origine immigrée ne soient prix en otage de cette bande de politiciens véreux y compris les nôtres.

Ce qui est sûr c’est tant que la politique ce sera ça nous verrons monter le refus de l’engagement et pire encore l’extrême-droite. La survie du PCF dépend de sa capacité de se désengager de ça… malheureusement je ne crois pas que tous ceux qui beuglent à l’antisionisme soient les mieux placés pour prendre la politique qui s’imposerait à savoir œuvrer réellement à une politique de paix dans la justice au plan international et lutter effectivement contre le racisme et l’antisémitisme.

Danielle Bleitrach

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE du PCF : Nous sommes face à un gigantesque scandale d’Etat (Fabien Roussel)

Faux témoignages, parjures, port d’armes, conflits d’intérêt, fébrilité de l’exécutif, absence de sanctions… Le rapport de la commission d’enquête de Sénat est accablant. La totale impunité dont Benalla et ses compères ont bénéficié est démontrée. Nous sommes face à un gigantesque scandale d’Etat.

L’affaire Benalla révèle de graves dysfonctionnements au plus haut sommet de l’Etat. Elle met en cause Benalla mais aussi de nombreux membres des cabinets de l’Elysée et de Matignon.

Il y a encore beaucoup de zones d’ombre et la justice doit être saisie en urgence pour faire toute la lumière sur cette affaire et pour que des sanctions fermes soient prises à l’encontre de ceux qui ont mis en cause nos institutions.

Cette affaire met en évidence les abus de pouvoirs de collaborateurs de la Présidence et les conflits d’intérêts avec des puissances étrangères.

Heureusement que le Parlement et particulièrement le Sénat a pu mener cette enquête poussée, malgré les pressions. Cela conforte encore plus le rôle des parlementaires dans leur diversité pour qu’ils puissent exercer le contrôle strict de nos institutions.

Fabien Roussel, secrétaire nation du PCF et député du Nord

Paris, le 20 février 2019.

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Publié par le février 20, 2019 dans actualités, POLITIQUE

 

Hier à Marseille, un manque d’intelligence et de sensibilité…

je sais pourquoi j’ai supprimé tant de gens de ma liste d’amis facebook,peut-être parce que j’espérais éviter le ridicule de la conduite de quelques membres du PCF hier à la manifestation contre l’antisémitisme à Marseille. Dans toute la manifestations, il n’y avait pas un drapeau, pas un signe de reconnaissance, rien si ce n’est des plaques préparées par les organisateurs: « NOn à l’antisémitisme ». Pas un drapeau avec le magden David, le drapeau israélien. Rien c’était digne, rien sauf des membres du PCF en plein délire avec des drapeaux et une folle de ma cellule qui avait cru bon de venir avec un drapeau palestinien, en volonté manifeste de provocation et en violation des décisions. Tout le monde se moquait d’eux et tentait de les faire renoncer. Des pauvres vieux qui s’accrochaient à leurs signes en péril. J’ai tenté de leur dire que c’était contreproductif. La vieille femme avec son drapeau m’a dit : « vous êtes juive! alors nous on vous protège! » Elle était pathétique et je me disais que malgré son incapacité à considérer qu’elle avait affaire à des Français comme les autres, il y avait en elle les restes d’une histoire désavouée par les siens, celle du temps où l’armée rouge libérait Auschwitz.

je me suis écartée et j’ai retrouvé d’autres membres du parti qui en avaient fait autant tant ils étaient choqués de cette volonté de provocation. Je me suis dit que ce n’était plus une question politique, simplement une question d’intelligence.

Marseille était entièrement bloquée, dans la journée un malade avait attaqué des passants à coup de couteau et il avait été abattu par la police. Je me disais comment les algériens de Marseille ou les africains, nombreux sur la canebière où la circulation était interdite, victimes d’un acte raciste, comprendraient une manifestation de soutien dans laquelle des communistes viendraient leur dire: « Nous vous soutenons contre le racisme dont vous êtes victimes, malgré que vos corrélégionnaires soient des saloparads de Daech ou des Saoudiens qui décapitent les homosexuels et affament les yéménites. »

Ce n’est plus une question de politique, c’est simplement de l’intelligence et de la sensibilité aux autres. Ce manque d’iintelligence et de sensibilité je l’avais rencontré toute la journée sur facebook avec tous ces gens qui se croyaient obligés de lier leur condamnation de l’antisémitisme à leur « antisionisme ». Ce que personne ne leur demandait. il ne pensaient jamais qu’il pouvait y avoir des juifs, le judaisme n’étant pas une question de religion mais de famille,qui n’avaient jamais mis les pieds en israêl,et qui se considéraient comme parfaitement français et à qui cette vieille folle qui n’écoutait personne disait « Toi juive pas française,, toi y a bon banania, nous bons coco sommes là pour te dire que malgré que tu pueset que vu ce que tu fais en Palestine, tu as bien mérité l’extermination, on te protège! »

Parce que ne croyez pas que cette incompréhension du Juif, les rendent plus proches de leurs concitoyens musulmans, d »origine immigré. La même folle de ma cellule, qui est venue avec un drapeau palestinien, quand j’ai amené dans la cellule un nouvel adhérent algérien, comme il me suivait pour le vote dans le congrès l’a traité avec forces grimaces et mépris de telle sorte qu’il n’est pas revenu. Moi qui demande le respect pour les citoyens français de famille juive, je peux aisément avoir le même respect pour les gens de confession musulmane et je me sens en parfait accord partout y compris dans les parloirs des prisons avec ceux qui sont d’abord des êtres humains, vivant des vies difficiles et préoccupés de l’avenir de leurs enfants.

Je vis avec ma famille algérienne, avec ma fille Djaouida, je suis entourée de leur affection attentive, jamais je n’ai eu la moindre remarque d’eux et de leur proches sur le fait que j’étais juive, au contraire, il y a même un préjugé ‘les juifs sont malins, c’est un chance d’en avoir un avec soi ».Sur la Palestine mais aussi sur la Syrie où ils sont pour Bachar el Assad et pour Poutine, je partage leur point de vue sur qui est Netanyoun, sur le sort réservé aux Palestiniens. Les Algériens adorent la politique et en particulier au plan international et il m’arrive de partager des discussions sur le bassin méditerranéen très informée de leur part. .D’ailleurs, le centre ville bloqué, il y avait beaucoup de monde sur la canebière et dans les rues autour, une majorité de français d’origine maghrébine, à deux pas de la manifestation contre l’antisémitisme. IL n’y a pas eu la moindre intruision,pas le moindre drapeau palestinien, sauf celui de la folle qui s’vère incapable de parler correctement à un nouvel adhérent algérien et qui le fait fuir.

Tout cela me bouleverse à un point tel que non seulement je n’ai plus envie d’alimenter ce blog, mais de poursuivre l’écriture de mes mémoires, c’était une réflexion mais aussi une célébration de l’engagement communiste. Si je suis encore nourrie au plan international, le ridicule de ce à quoi je suis confrontée me bloque, c’e’st une sorte de cauchemar. Je me dis j’ai adhéré à ce parti parce qu’ils s’étaient magnifiquement conduit jadis, parce qu’ils étaient proches de ceux qui souffrent. Tout cela s’effondre, ils sont devenus antisoviétiques, parfois antisémites et ils se sont coupés du monde du travail. Quel rêve je poursuis encore?

Pour ne pas rester sur cette note désespérée, après la manifestation nous sommes allées diner dans un bar de l’opéra avec deux copines de la cellule dont l’une est devenue une amie même si en bonne légitimiste elle a voté alors pour la base commune,nous avons appris à nous connaitre et nous avons parlé de ce que représentait ce parti pour nous, comment grâce à lui notre vie avait été riche et belle ou que nous soyons… nous avons ri en parlant du film « ce qui me reste de la révolution », qu’elle est allée voir sur ma recommandation et nous nous sommes senties syncro avec la jeune femme qui tente de recréer le monde à quelques uns…

 

danielle Bleitrach

 
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Publié par le février 20, 2019 dans mon journal

 

L’histoire de Karl Marx en manga chinois (video avec traduction de Marianne)

 

Voici le cadeau que nous offre Marianne, la première partie du manga que le Parti communiste chinois a consacré à Karl Marx. Les chansons ne sont pas traduites en russe et Marianne a traduit à partir du script en russe.

Pensez à activer les sous-titres : 7 langues sont proposées! Et merci à Katia et Svetlana qui ont traduit de chinois en russe (note de Marianne).

 

Trump prend un bain d’anticommunisme à Miami

Au moins avec lui les choses sont claires (note et traduction de Danielle Bleitrach)

Trump a prononcé un discours agressif et offensif contre l’Amérique latine et les gouvernements progressistes. Photo: AFP

« Socialisme » et « communisme » sont parmi les mots les plus répétés par le président Donald Trump dans son discours de lundi à Miami, lieu qu’il a utilisé pour inciter le soulèvement de l’armée au Venezuela et démontrer le prétendu échec des idées progressistes. dans le monde entier.

En tout, le président a mentionné le socialisme à 29 reprises et le communisme à six reprises, dans une intervention de moins de 30 minutes environ, ce qui est inhabituel depuis la fin de la guerre froide.

Avant de s’exprimer devant le public, M. Trump a particulièrement salué les sénateurs de la Floride, Marco Rubio et Rick Scott, le représentant de Mario Díaz-Balart, l’ambassadeur de l’OEA, Carlos Trujillos, et le conseiller en matière de sécurité nationale, John Bolton.

Au cours des derniers mois, ce groupe a convaincu le président de prendre une position plus agressive envers l’Amérique latine , en particulier contre le Venezuela, Cuba et le Nicaragua.

Apparemment, ils ont réussi à inculquer à l’esprit de Trump l’idée que mettre un terme à la vague de transformations progressistes et de gauche en Amérique latine aurait sa place dans le programme de politique étrangèred’un président nommé pour son manque d’expérience et son incapacité à diriger problèmes mondiaux.

Trump est allé à Miami prendre un bain de rhétorique anticommuniste et antisocialiste qui rappelle beaucoup les positions réactionnaires de Bolton et Rubio, deux républicains qui ont fait carrière à Washington avec une politique intransigeante contre la révolution cubaine et tous les gouvernements opposés. au domaine américain.

Bruno Rodríguez P

@BrunoRguezP

Trump incorpora el macartismo a la Doctrina Monroe. Confirma que contra « todas las opciones son posibles ». El golpe de no funcionó, el peligro de agresión militar es real. La historia de lo demuestra. |

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Trump a répété plusieurs des thèses que Bolton défend depuis des années, la révolution bolivarienne étant uniquement soutenue par le soutien de Cuba et non par des millions de personnes qui ont bénéficié des changements introduits depuis la montée du commandant Hugo Chavez au pouvoir en 1999.

Il a également déclaré que Maduro, qui avait obtenu plus de six millions de voix lors des dernières élections présidentielles, était une « marionnette cubaine » et non un « patriote vénézuélien », catégorie qu’il réservait aux soldats traîtres qui avaient manqué à leur devoir constitutionnel et attaqué la population civile. .

Trump a présenté au milieu du discours à Aminta Pérez, la mère de la police rebelle Óscar Pérez, qui a été tué avec six autres membres du groupe Resistencia à El Junquito, à 40 minutes de Caracas, où il a opposé une forte résistance armée et refusé de se rendre .

Il en a également profité pour lancer un nouvel appel à l’armée, qui reste fidèle au gouvernement constitutionnel, pour qu’elle se lève.

« Aujourd’hui, j’adresse un message à tous les responsables qui aident à garder (le président Nicolás) Maduro aux commandes. Les yeux du monde sont sur vous  » , a- t-il déclaré.

« Ils peuvent choisir d’accepter l’offre d’amnistie généreuse du président (auto-proclamé) du président Guaidó et vivre en paix avec leurs familles et leurs compatriotes, ou choisir la deuxième solution: continuer à soutenir Maduro. Si vous choisissez cette voie, vous ne trouverez pas de refuge, il n’y aura pas de sortie facile. Ils vont tout perdre . « 

Dans le cadre des menaces, il a déclaré préférer « une transition pacifique », sans toutefois exclure la possibilité d’utiliser une option militaire contre le Venezuela.

Bruno Rodríguez P

@BrunoRguezP

Ofensivo discurso del Presidente de en Miami confirma la amenaza de una agresión militar contra . Es la hora de pronunciarse, por encima de diferencias políticas, en defensa de la . La ayuda humanitaria es un pretexto para una guerra de despojo del petróleo.

Des informations provenant de sources publiques et de médias confirment que les États-Unis déploient des forces militaires aux frontières du Venezuela , dans le cadre supposé d’une « opération d’aide humanitaire », même si c’est Washington qui maintient les revenus vénézuéliens bloqués médicaments et aliments essentiels pour la majorité de la population.

Il a promis « qu’un nouveau jour arrive pour l’Amérique latine » et s’est attaqué à ce qu’il appelle « l’axe du mal »: Caracas, Managua et La Havane.

Profitant de sa présence en Floride, l’ un des principaux aux élections présidentielles de 2020 , les États , Trump associé la catastrophe économique supposée dans les pays socialistes d’Amérique latine avec des idées défendant un secteur du Parti démocrate et a dit encore une fois que « les États-Unis  ne sera jamais socialiste. « 

Trump a pris la parole à l’Université internationale de LaFloriada. Photo: AP