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Comment être réellement utiles dans la mesure de nos moyens ?

Photo de Sined Reitnomud.l
Philippe Martinez, le numéro un de la CGT.
La une du Figaro aujourd’hui sous le titre: l’homme qui veut mettre la France à genoux…

 Trop c’est trop, entre les journalistes que l’on envoie systématiquement récolter les palpitantes réflexions des gens devant les postes à essence, cette une du Figaro et les romontades du premier ministre qui joue les voyous de quartier, les petits coqs des soirs de beuverie qui veulent jouer aux hommes, alors même que 70% des Français juge raisonnable de retirer cette foutue loi et 60% attribue les problèmes à Hollande et Valls,il ne leur reste plus qu’à jouer le mécontentement et prendre en otage un maximum de gens qui en ont marre de ce numéro d’autoritarisme sur le dos ‘une population excédée; Dans le fond c’est la logique du blocus instauré par les Américains à Cuba, créer une situation qui fera que la population excédée chasse ceux qui osent lui résister. Et dans le même temps, on isole les meneurs, on en fait des terroristes, des dictateurs et on diabolise l’homme au couteau entre les dents responsables de tous nos maux.

Je ne sais pas ce que vous en pensez mais moi je me dis que la première chose à faire c’est d’être très trés nombreux aujourd’hui au défile.Nous sommes la ou les masses, celle où chaque individu prend toute son importance parce que sans lui le collectif est amoindri. Nous sommes irrésistibles si nous poussons tous dans le même sens… .

Sans vouloir vous raconter ma vie, je voudrais vous dire à quel point cette double sciatique est un handicap, même avec une béquille et en m’arrêtant et en m’appuyant contre un mur de l’autre main tout en soulevant la jambe la plus douloureuse (ce qui me donne l’allure d’un flamand rose en nettement moins gracile) il m’est difficile de renouveler l’exploit de descendre à pied (faute de métro) jusqu’au point de ralliement et e là suivre toute la manif, je ne m’en suis jamais relevée (du point de vue des lombaires)… J’en étais à me dire que la solution était de prendre un taxi qui me conduirait soir au point de départ, soit à celui d’arrivée… Et puis la deuxième préoccupation a surgi, pourquoi dépenser de l’argent inutilement alors qu’il faut tout donner pour soutenir la grève.

Oui mais il doit y avoir beaucoup de gens isolés qui ne savent pas où et à qui verser l’argent. J’espère que quand Pierre Laurent appelle à renforcer la mobilisation, le PCF et ses militants ont mis en place des choses très concrètes, aller dans les marchés, dans le porte à porte expliquer la loi khomery et surtout envisager d’étendre la solidarité. Pour le moment je n’ai pas d’échos en ce sens, j’espère qu’ils vont très vite y penser. Moi je n’ai pas de problème, je m’engage à ce que soit remis en main propre à Olivier Matheu, un des secrétaires de la fédération CGT qui se trouvait sur le barrage de Fos attaqué par les gardes mobile, un assaut inadmissible et qui a tout déclenché.

Alors voilà ce que je vous propose: voici mon E-mail: Bleitrach.danielle@wanadoo.fr , vous m’écrivez pour obtenir mon adresse et vous envoyez un chèque à la dite adresse si vous n’avez pas déjà vos propres circuits de solidarité. Si vous pouvez collecter auprès de vos familles amis, ce sera encore mieux. Nous nous donnons jusqu’à jeudi prochain pour accomplir cette action…

Il y a certainement d’autres circuits, d’autres syndicats, il n’est pas question de se substituer à eux mais de voir ce que nous pouvons faire partout et d’y contribuer dans la mesure de nos moyens.

Je ne sais pas si j’aurais la force de marcher mais je peux avoir celle de contribuer à la solidarité et nous pouvons tous faire quelque chose pour dire à quel point leur propagande, leur mépris de ce que nous sommes et pensons, ça suffit.

Danielle Bleitrach
 
CE QUE JE VAIS EXPLIQUER AUTOUR DE MOI EN PRIORITE
Pourquoi Valls hier a-t-il insisté sur le non retrait de l’article 2 ?

Tout est dit dans ce texte concernant la nocivité de l’article 2. Premièrement on sait bien dans l’état de pression du marché de l’emploi et face à la dégradation générale des conditions de travail du salarié vers quoi nous mène cette disposition. Dans une entreprise où il n’existe plus les limites du code du travail on peut arriver jusqu’à des niveaux d’exploitation inconnus. On peut concevoir non seulement des 60 heures mais également une organisation invivable du temps de travail. Jusqu’où pourra-t-on arriver dans l’arbitraire? Se retrouver dans les conditions de ces travailleurs de l’agro-alimentaires aux Etats-Unis qui sont contraints de porter des couches parce que la pause pipi est interdite.

Pourquoi  est-ce que l’on nous présente cette disposition comme relevant d’un conflit entre la CFDT qui en accord avec l’Europe et le patronat insiste pour son application et la CGT qui la refuse avec FO et Sud et d’autres syndicats? On nous présente cela comme le refus de la CGT e se voir supplantée par le syndicat plus « moderne » que serait la CFDT, non il s’agit tout simplement de la capacité dont témoigne la CFDT de se plier aux diktats patronaux et de devenir un syndicat jaune… Les travailleurs disent en riant : « le jour où on mettra des chaînes aux salariés, la CFDT négociera leur poids », on peut l’imaginer aussi négociant le remboursement d’une couche culotte sur deux. On me dira que mes exemples sont caricaturaux, bien sûr mais ils montrent une tendance à l’oeuvre et d’autant plus inquiétante que  la plupart des démantèlement prévus du code du travail et des régressions exigées sous couvert de défense de l’emploi relèvent de dispositions européennes qui sont imposées à d’autres peuples, en Italie c’est déjà fait, en Belgique ça commence et la CFDT manifeste non seulement son accord pour devenir le syndicat jaune dont rêve le patronat, mais pour accompagner chaque régression lancée au  niveau européen.

Donc Valls et Berger (le dirigeant de la CFDT) nous présentent comme une nécessaire réforme ce qui est une complicité avec les diktats patronaux imposés comme d’autres mesures d’austérité et d’exploitation par la commission européenne.

La crise d’autoritarisme de Valls n’est pas simplement caractérielle, s’il tient bon c’est parce qu’il est totalement au service du capital en particulier par le biais de l’Europe. On peut se moquer de son menton mussolinien et de ses crises d’hystérie, elles ne sont pas seulement risible, elles reflètent de ce qui est exigé du capital de ses valets. Il est évident qu’une bonne partie du PS est complètement désorientée devant la crudité d’une telle position de classe capitaliste de la part de l’un de ses membres, mais ils n’en sont pas au point d’avoir le courage de prendre les mesures qui s’imposent, le retrait de cette loi et en particulier de cet article 2.

Donc il faut que nous soyons plus forts, que nous élargissions de plus en plus la base du refus,pour aider ceux qui ont choisi de mener le combat et les rares qui à l’Assemblée Nationale, les députés communistes en particulier tiennent bon.

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Publié par le mai 26, 2016 dans Uncategorized

 

Vu d’Italie. Si seulement la France était aussi docile que la Grèce

La loi dite khomry a déjà été adoptée en Italie, les Belges commencent à se battre contre  la même dite Peters, la Grèce a été mise à genoux et Tsipras en rajoute, c’est bien une loi européenne, d’où l’inquiétude sur ce qui se passe en France, l’injonction à ne pas plier, adressée par le capital au gouvernement français. Il y a probablement des tas de raison qui fait que la France est la France, celle que Marx désignait à la fois comme « cette nation d’émeutiers » et « le pays de la lutte des classes » partage avec quelques autres peuples le fait d’avoir fait une révolution, et un peuple qui a fait la Révolution n’oublie jamais le pouvoir des masses. Il y a notre caractère diront certains le fait que nous sommes « des Italiens de mauvaise humeur! » ou encore peut-être le fait que nous n’avons jamais laissé totalement détruire nos organisations syndicales et politiques de  classe et de masse, que nous tenons à notre service public et proclamons « le droit à l’insurrection » comme exercice fondateur du contrat social. Que le patronat transnational, multinational, italien français belge ou n’importe le sache…  (note de  Danielle Bleitrach)


Dessin de Chappatte, Suisse

Près de deux mois après le début des mobilisations contre la loi travail, le journal financier Il Sole-24 Ore n’en finit pas de se frapper le front. Non seulement la contestation ne faiblit pas, mais elle monte en intensité avec le blocage des raffineries et la grève annoncée dans les centrales nucléaires. Le contexte international, de surcroît, lui donne un relief particulier.

“Hier [24 mars], le contraste était frappant, écrit Il Sole. D’un côté nous parvenaient les nouvelles d’Athènes, où le Parlement a approuvé un nouveau paquet de réformes structurelles indispensables au possible accord d’aujourd’hui à l’Eurogroupe” – de nouvelles privatisations, une hausse des taxes indirectes, ainsi qu’un mécanisme de “pince coupante”, qui viendra tailler automatiquement tout budget qui sortirait du cadre fixé par les créanciers du pays.

De l’autre nous parvenaient les images d’une France prise en otage par les revendications outrancières de certaines organisations syndicales qui prétendent au retrait de la loi sur le marché du travail.”

Mais la Grèce n’est pas la seule à avoir accepté de changer, poursuit le journal italien.

Le Portugal, l’Espagne, l’Italie et l’Irlande ont fait de même. Et bien avant elles, l’Allemagne, à l’époque où Paris allait contre l’histoire en faisant le choix scélérat des 35 heures. Se peut-il que seule la France résiste ?”

 

De saintes paroles

La loi El-Khomri était pourtant “très prometteuse”, “une véritable petite révolution”, se désole le journal, dont l’actionnaire majoritaire est la Confindustria, l’organisation patronale italienne.

Il a suffi que quelques étudiants descendent dans les rues et que les syndicats fassent la grosse voix pour que le gouvernement – délégitimé par son impopularité, son manque de courage et ses propres hésitations, engage la marche arrière. [Et s’oriente vers] une version édulcorée.”

“Il y a une France qui travaille, une France qui produit, une France qui croit en son avenir”, a dit mardi le ministre de l’Economie, Emmanuel Macron. “De saintes paroles, commente Il Sole. Mais qui, pour l’heure, se heurtent à l’autre France.”

 
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Publié par le mai 25, 2016 dans Uncategorized

 

Merci à la CGT, ses dirigeants, ses militants

Je ne sais pas ce qu’il adviendra de ce combat, je dirai que je suis même sans illusion sur les chances de l’emporter. Je sais son importance et maintenant qu’il est engagé rien ne doit nous en distraire, de toute manière nous pouvons perdre mais s’il n’y avait pas de lutte la perte serait assurée. Il n’y a pas le choix. Mais il y a un plus, un surcroît que nous apporte ce combat à nous communistes.  J’éprouve une infinie reconnaissance envers la CGT, ses dirigeants, ses militants qui nous restituent à nous communistes notre fierté, celle de  pouvoir enfin après tant d’année écouter des députés communistes, notre secrétaire national en plein accord avec leur propos, sans se sentir humilié par l’obligation à laquelle on nous invite d’avoir à nous soumettre à des politiciens qui ne pensent qu’à eux, à la lutte des places, à leurs petites carrières et à leur ego surdimensionné. Cette soumission cela fait des années que nous la subissions…

… Ne plus avoir ne serait-ce qu’un instant à  accepter de voir notre parti, celui des fusillés, des luttes anti-coloniales, de la résistance ouvrière, des créateurs de la sécurité sociale, celui d’Aragon, Picasso, Eluard, Joliot-Curie et tant et tant d’autres devoir baisser la tête devant des minables, devant des gens qui trahissent les travailleurs, la jeunesse, tous ceux qui leur font confiance, les gorgent de belles paroles et nous méprisent.

Des gens qui méprisent tout ce que nous avons apporté avec désintéressement à l’humanité, à notre pays, tous ces humbles, ces anonymes, ces petites gens qui ont tout sacrifié pour les autres sans compter, perdu leur emploi, leur vie parfois sans rien exiger pour eux-mêmes… Pour que nous ayions les congés payés et la sécurité sociale entre autres…  Ne plus avoir à tolérer des gens qui méprisent tout ce que nous pouvons receler d’honneur et de combativité, qui nous poussent à nous déchirer entre nous faute d’un combat frontal avec des exploiteurs qui ont tous les droits.
Merci donc à la CGT pour ce répit, ce moment de dignité retrouvée que nous n’oublierons pas…

 

Danielle Bleitrach

 

 
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Publié par le mai 25, 2016 dans Uncategorized

 

En Croatie, un révisionniste ministre de la Culture

Encore un de nos chers alliés… Une fois de plus la preuve est faite que dans les luttes contre les communistes, l’occident s’est appuyé sur les anciens nazis devenus « combattants de la liberté », des Ukrainiens, Tatars, pays baltes, désormais on trouve aux commandes les héros que l’occident à encouragés, ils sont mêmes utilisés pour donner un exutoire belliciste aux critiques de la politique européenne et dévoyer le mécontentement populaire comme en Autriche. Tout en se montrant les meilleurs alliés de l’OTAN… Et il se trouvera toujours un BHL pour nous vanter cette racaille : partout il proclamera que des nazis, des antisémites sont les défenseurs du monde libre, voire d’Israël, pour rallier les juifs progressistes à un gouvernement d’extrême-droite… quelle comédie infâme.(note de Danielle Bleitrach)

23 mai 2016 à 18:41
Le nouveau Premier ministre croate, Tihomir Oreskovic (au centre), posant le 22 janvier au Parlement de Zagreb, avec les membres de son cabinet, parmi lesquels Zlatko Hasanbegovic (troisième rang au centre avec les lunettes).
Le nouveau Premier ministre croate, Tihomir Oreskovic (au centre), posant le 22 janvier au Parlement de Zagreb, avec les membres de son cabinet, parmi lesquels Zlatko Hasanbegovic (troisième rang au centre avec les lunettes). Photo EPA

Malgré son appartenance à l’Union européenne, Zagreb déroge aux valeurs fondamentales qui sont à l’origine du projet communautaire. Le Premier ministre croate a nommé, au poste de ministre de la Culture, l’historien Zlatko Hasanbegovic réputé pour faire l’apologie du régime collaborationniste des Oustachis lors de la Seconde Guerre mondiale.

Une décennie après sa candidature, la Croatie est devenue le 28e Etat membre de l’Union européenne en 2013. Cette accession devait être un symbole et une étape décisive dans le processus de transition démocratique du pays après son histoire mouvementée au XXe siècle.

La Croatie doit respecter et promouvoir les valeurs fondamentales de la démocratie, l’inclusion sociale et l’égalité des chances qui sont autant de garants pour la stabilité et la paix en Europe.

Cependant, le nouveau gouvernement croate manque visiblement à ses obligations.

Le Premier ministre croate, Tihomir Oreskovic, a nommé l’historien Zlatko Hasanbegovic au poste de ministre de la Culture. Ce dernier, en qualité d’historien, n’est connu que pour avoir défendu une approche révisionniste de l’histoire de son pays au XXe siècle. Récemment, il a publiquement déclaré que la défaite des Oustachis en 1945 représentait«la plus grande tragédie nationale» de la Croatie et a également plaidé pour la réhabilitation de Husein ef Dozo, l’une des figures de «la sinistre 13e division SS Handschar». Il a par ailleurs été prouvé qu’il a contribué au magazine intitulél’Etat indépendant de Croatie en «hommage» au régime collaborationniste et génocidaire dirigé par les Oustachis, y faisant l’apologie de ce régime, de ses prétendues valeurs et de ses héros. En 1996, Zlatko Hasanbegovic avait écrit deux articles pour ce mensuel dans lesquels il louait les idées politiques d’Ante Pavelic et systématiquement niait les crimes commis par l’Etat indépendant de la Croatie fasciste. L’année dernière, Zlatko Hasanbegovic affirmait que«l’antifascisme [qui fonde la Constitution croate, ndlr] n’était qu’un concept vide».

Se souvenir des victimes du régime des Oustachis est pourtant essentiel. D’après les estimations les plus fiables, au moins 83 000 personnes ont été assassinées dans le camp de concentration et d’extermination de Jasenovac, considéré comme le Auschwitz des Balkans. Et ce nombre ne prend en compte que les victimes répertoriées et identifiées. Les Oustachis ont systématiquement ciblé, capturé, torturé et tué des Serbes, des Juifs, des Roms pour des motifs racistes, ethniques et religieux, ainsi que des musulmans bosniaques et des Croates pour des raisons politiques. Bien que le camp de Jasenovac ait constitué le summum de l’horreur dans l’Etat dit indépendant croate, les autorités collaborationnistes ont commis en bien d’autres endroits des atrocités et des crimes de masse. Les Oustachis, comme les nazis, ont fait preuve d’une haine et d’une cruauté sans limite qui révèlent le mal absolu au cœur même de leur doctrine et du système mis en place.

Zlatko Hasanbegovic instrumentalise les violences totalitaires de l’après-guerre pour discréditer la lutte contre le fascisme qu’il confond insidieusement avec les crimes du communisme, ce qui est une aberration.

Dans ses discours et ses publications, Zlatko Hasanbegovic met en cause les vérités historiques et les valeurs fondamentales de notre union politique.

Zlatko Hasanbegovic n’a pas été choisi pour ses compétences dans le domaine de la culture, mais pour promouvoir l’idéologie qu’il incarne.

Ses premiers pas en tant que ministre de la Culture confirment ce constat. Il a supprimé le Comité pour les médias à but non lucratif, a débarrassé la télévision nationale croate des journalistes qui lui étaient hostiles, et a soumis les membres de l’Agence pour les médias électroniques à une pression croissante ignorant les inquiétudes exprimées notamment par l’OSCE à ce sujet.

Ces évolutions doivent tous nous préoccuper. Considérant l’Europe comme une communauté de valeurs partagées, nous devons affirmer qu’il n’est pas acceptable qu’un Etat membre puisse être porteur d’une idéologie exclusive et favorable au révisionnisme historique. Nous devons mobiliser nos énergies pour mettre un frein à ces évolutions en Croatie, qui s’inscrivent dans une inquiétante dérive en Europe centrale et orientale.

C’est pourquoi nous appelons à une action commune pour que l’idéologie, fondée sur le révisionnisme qu’incarnent les prises de position de Zlatko Hasanbegovic, n’ait plus sa place en Europe et en Croatie. Ce n’est pas une question d’opinion ou de sensibilité politique mais l’expression de notre attachement aux valeurs fondamentales qui sont à l’origine du projet européen.

Parmi les premiers signataires : Benjamin Abtan Président du Mouvement antiraciste européen (Egam), Ursa Raukar Actrice (Croatie), Beate et Serge Klarsfeld Ambassadeurs honoraires de l’Unesco (Allemagne et France), Mario Mazic Directeur des programmes à Youth Initiative for Human Rights (Croatie), Annette Wieviorka Historienne (France), Kim Campbell Ancienne Première ministre du Canada, présidente du World Movement for Democracy (Canada), Judith Butler Philosophe (Etats-Unis), Dario Fo Prix Nobel de littérature (Italie), Miguel Ángel Moratinos Ancien ministre des Affaires étrangères (Espagne), Richard Prasquier Vice-président de la Fondation pour la mémoire de la Shoah (France), Danis Tanovic Cinéaste (Bosnie-Herzégovine), Benjamin Stora Historien (France), Etienne Balibar Professeur émérite en philosophie à l’université de Paris-Ouest-Nanterre, chaire en philosophie moderne européenne, Kingston University London (France), Alain Finkielkraut Philosophe (France), Toni Negri Philosophe (France), Chantal Mouffe Professeure en théorie politique, University of Westminster (Belgique et Grande-Bretagne), Saskia Sassen Sociologue à Columbia University et professeure invitée à la London School of Economics (Pays-Bas et Etats-Unis), Nancy Fraser Philosophe (Etats-Unis), Caroline Mecary Avocate (France) Sari Nusseibeh Ancien président de l’université Al-Qods (Palestine), Henry Rousso Historien (France), Pap Ndiaye Historien (France), Catherine Withol de Wenden Professeure à Sciences-Po Paris (France)…

 
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Publié par le mai 25, 2016 dans Uncategorized

 

Un médecin grec raconte: «Celui qui n’a pas d’argent meurt»

Voilà où ils veulent nous mener, aujourd’hui ceux qui se battent sont aussi en train d’empêcher ce destin pour  le peuple français (note de Danielle Bleitrach)

Publié: juillet 6, 2015 dans Articles / Press / Grèce

source

Interview du Dr Giorgios Vichas* accordé à Harald Schumann

s1_10La Grèce doit faire des économies, en voilà les conséquences: les malades souffrant d’un cancer n’ont pas de soutien, la poliomyélite est de retour, les malades souffrant du diabète perdent la vue. Le médecin Georgis Vichas nous parle de son travail quotidien.

Harald Schumann: Monsieur Vichas, ne craigniez vous pas de subir un infarctus?

Giorgios Vichas: Non, pourquoi?

Parce que vous accomplissez parallèlement deux activités professionnelles à plein temps. D’une part, vous êtes cardiologue à temps plein dans un hôpital et d’autre part, vous dirigez une structure, où vous et vos collègues soignez gratuitement des milliers de patients qui, sans vous, ne recevraient aucune aide médicale. Cela doit être difficile à supporter à long terme.

Je travaille beaucoup et ne dors que cinq heures par jour, c’est vrai. Mais je suis en excellente forme et je tomberais certainement vraiment malade si je ne le faisais pas et restais les mains dans les poches alors que nombre de nos compatriotes luttent dur et souffrent.

Votre famille l’accepte?

Depuis six mois, mes filles ont arrêté de demander quand la crise se terminerait. Ma femme travaille avec nous, elle voit bien à quel point cet engagement est nécessaire.

Comment avez-vous fait pour créer une clinique avec des bénévoles pour offrir des traitements gratuits?

Depuis de nombreuses années, je travaille dans un hôpital public. Au printemps 2011, j’ai vu les conséquences, lorsque des centaines de milliers de personnes ont soudainement perdu leur emploi et par la suite leur assurance maladie. A cette époque, j’avais un patient quinquagénaire souffrant du cœur qui faillit mourir parce qu’il n’avait pas obtenu les médicaments nécessaires depuis six mois. Cela m’a touché profondément, je me sentais coupable.

Pourquoi donc? Vous n’y étiez pour rien.

Je voyais la souffrance des gens sans rien faire, car je ne savais pas comment. Cela a changé au mois d’août 2011. J’ai assisté à un concert de Mikis Theodorakis, notre grand compositeur. Il a fait un discours passionné et dit entre autre, ce que je pensais depuis un bon moment, que les médecins devaient entreprendre quelque chose pour aider dans leur misère et leurs angoisses, les gens ayant perdu leur assurance maladie. Cela m’a beaucoup perturbé. Le concert eut lieu ici, sur le terrain de l’ancien aéroport. Alors, j’ai eu l’idée: il y avait tous ces bâtiments vides et j’ai pensé qu’on pourrait éventuellement établir un établissement médical ambulatoire libre dans un de ces bâtiments. Nous avons eu la chance que le maire de la région était prêt à nous aider. Il nous a prêté ce bâtiment tout en prenant en charge les frais d’électricité et d’eau.

Votre patron vous laisse sans rien dire, exercer un deuxième emploi?

Le directeur de notre hôpital fût le premier que j’ai convaincu de ce plan. Il voyait la détresse et y participe lui aussi. Les conditions des bailleurs de fonds et de leur Troïka, composée du Fond monétaire international, de la BCE et de la Commission européenne, ont mené à une réduction de 40% des moyens financiers pour le service étatique de santé publique. La moitié des médecins travaillant dans les hôpitaux publics et dans les cliniques ambulatoires a été licenciée. En même temps, un quart de la population ne dispose plus de son assurance maladie suite à la perte de leur emploi. Et même ceux obtenant encore leur salaire ou leur retraite ont souvent si peu d’argent qu’il leur est impossible de payer les suppléments élevés pour les médicaments ou les traitements.

Qu’est-ce que cela veut dire au concret de ne plus avoir d’assurance maladie?

Imaginez que vous tombiez malade et que vous soyez obligé d’aller à l’hôpital pour une opération ou un traitement suite auquel vous recevez une facture s’élevant à quelques milliers d’euros. Si vous ne réglez pas cette facture, l’office des finances transforme le montant en dettes face à l’Etat et les fonctionnaires ouvrent une procédure contre vous en saisissant votre maison ou votre retraite ou vous met même prison.

Et cela se passe vraiment?

Heureusement pas souvent. La menace est cependant bien réelle et elle a des conséquences sévères: les gens évitent tout traitement aussi longtemps que possible. Ainsi la maladie s’aggrave souvent massivement, sans nécessité.

En Grèce, il y a des gens qui meurent uniquement parce qu’ils ne sont plus assurés?

Oui, c’est la réalité. Mais cela, vous ne le trouverez pas dans les statistiques. Mais nous l’avons vécu dans notre clinique. Les trois premières années, nous avons traité 200 patients souffrant d’un cancer. 10% d’entre eux sont venus nous consulter dans un stade avancé de la maladie. La moitié est décédée parce qu’ils n’ont pas obtenu
de traitement à temps. Les collègues travaillant dans d’autres cliniques bénévoles nous rapportent les mêmes expériences. Nous devons supposer qu’il y a des milliers de malades décédés suite au manque de traitement.

Y a-t-il des maladies typiques de cette crise?

Le Sida, la tuberculose et l’hépatite. Les personnes infectées sont souvent les pauvres ne pouvant pas s’offrir de traitement. Ils continuent donc à infecter d’autres personnes et les infections se répandent. Les diabétiques sont aussi durement touchés. Ils ne peuvent souvent plus suivre leur régime ou n’obtiennent pas assez d’insuline; ils risquent donc la cécité ou des amputations. Beaucoup plus souvent qu’auparavant, nous voyons des mamans, bébés et enfants sous-alimentés. Cela va nuire à un grand nombre d’enfants pour toute leur vie.

Si la réalité est ainsi, les coupes dans les budgets de la santé publique sont totalement insensées même sous l’aspect purement économique.

Oui, c’est absurde. Ces mesures d’économies coûteront en fin de compte davantage à l’économie grecque qu’elles ne rapportent au budget de l’Etat. Uniquement ce qu’on a économisé sur le dos des diabétiques au cours des trois années après 2010 causera des frais supplémentaires de 200 millions d’euros. C’est le résultat d’une étude sérieuse.

Cela n’a pas amené les responsables à réfléchir?

Ecoutez, jusqu’au mois d’août de l’année dernière, nous avions ici un ministre de la Santé publique qui avait exigé des hôpitaux de ne pas remettre les nouveaux nés à leurs mères aussi longtemps qu’elles n’avaient payé leur facture. Les aspects humains ne l’intéressaient pas!

Vous exagérez.

Cela a vraiment eu lieu. Pendant six mois, on a pratiqué cela dans les hôpitaux publics. Et pire encore, on fait des économies sur les vaccinations. La plupart des enfants arrivant chez nous ne sont pas vaccinés. C’est pourquoi nous nous attendons au retour de la poliomyélite. C’est un risque pour toute l’Europe. Les germes ne s’arrêteront pas aux frontières.

Avez-vous pu parlé aux représentants des bailleurs de fonds de la zone euro ou de la Troïka sur la contre-productivité de ces coupes?

Uniquement avec des députés des Parlements nationaux et du Parlement européen. Récemment, une délégation du Bundestag allemand est venue nous voir. Ils ont admis qu’eux-mêmes avaient fait de mauvaises expériences avec les mesures d’austérité et qu’on avait dû revenir en arrière. Je leur ai proposé de faire pression sur le gouvernement de Mme Merkel pour qu’il fasse marche arrière dans le domaine des coupes budgétaires dans la santé publique grecque. On m’a répondu que cela relevait de la responsabilité de la Troïka, et non pas du gouvernement allemand.

Mais c’est lui qui, de commun accord avec les autres gouvernements de la zone euro, a chargé la Troïka d’imposer ces mesures à la Grèce.

C’est juste. Néanmoins, les députés ne se sentaient pas concernés.

Ni mêmes ceux des partis gouvernementaux de la CDU et du SPD?

Non. Pas même ceux-ci. En lieu et place, ils nous ont offert des dons pour notre clinique.
Il y avait de bonnes raisons de réformer à fond l’ancien système. Finalement, il était extrêmement dépensier et corrompu.
Certainement, des réformes étaient absolument nécessaires, mais on n’a pas réformé, on a simplement détruit tout le système de santé. On aurait dû mieux répartir les médecins et les cabinets sur tout le pays. On aurait dû réduire les prix des médicaments et l’influence des entreprises pharmaceutiques. Et bien sûr qu’il fallait combattre la corruption. Mais tout cela, on ne l’a pas fait, la seule chose, ce furent des coupes dans les budgets et des licenciements.

Etait-ce la faute des créanciers allemands et de la zone euro? La responsabilité ne revient-elle pas plutôt à l’ancien gouvernement grec composé de conservateurs et de sociaux-démocrates?

D’un point de vue formel, la responsabilité principale revient certainement aux anciens gouvernements grecs. Et les fonctionnaires de la Troïka le répèteront toujours. Cependant, en lisant les mémorandums et les rapports de la Troïka, vous verrez qu’elle a planifié ce programme brutal jusque dans les moindres détails.

Pourquoi des fonctionnaires non impliqués de Bruxelles ou de Washington auraient-ils la volonté d’imposer un tel procédé si cela n’apporte rien?

C’est une question que je me suis souvent posée. Pourquoi nous forcent-ils de faire une telle restriction dans nos dépenses, alors que cela ne mène qu’à davantage de dettes? Finalement, il ne me reste qu’une seule explication: il s’agit de mettre en pratique une idéologie affirmant que celui qui possède de l’argent a le droit à la vie, celui qui n’en a pas a le droit à la mort.

Autrefois, les médecins grecs demandaient en supplément à leur salaire étatique de l’argent aux patients. Vous aussi?

Non, je ne l’ai pas fait. C’est insupportable que cela se passe aujourd’hui encore – et qu’aucun de ces médecins n’ait été traduit en justice, pas un seul. Depuis plusieurs mois, j’essaie, au sein de l’association des médecins, d’inciter les comités concernés de s’y opposer. Malheureusement, en vain.

En même temps, il y en a beaucoup qui s’engagent contre la misère. Combien de médecins travaillent gratuitement ici?

Nous sommes une centaine de médecins de toutes les disciplines et 200 infirmiers et infirmières et aides-soignants.

Combien de cliniques ambulatoires semblables y a-t-il?

Dans toute la Grèce, il y en a 50, dont huit à Athènes.

Comment vous arrivez à financer cela?

Nous n’acceptons par principe jamais d’argent, uniquement des dons en nature. Heureusement, nous en obtenons beaucoup de la part de citoyens de toute l’Europe, notamment d’Allemagne et d’Autriche. Une petite partie nous parvient également de France et d’Italie. Le mois dernier, nous avons pu remettre deux chargements de camion de matériel provenant de nos donateurs à des hôpitaux publics.

Ces dons proviennent de Grecs émigrés?

Non, pas des Grecs, uniquement des citoyens normaux d’autres pays européens.

Donc les citoyens font preuve de la solidarité que leurs gouvernements refusent?

En Allemagne ou en France, il y des pans entiers de la société qui ne sont pas d’accord avec la politique de leurs gouvernements. J’en ai rencontré beaucoup qui ont honte de ce que leurs gouvernements ont imposé à la Grèce.

Vous et vos collègues, êtes vous en mesure de couvrir les besoins dans les autres centres médicaux gérés par des bénévoles?

Non, en aucun cas. Nous pouvons soulager la souffrance, mais cela ne peut remplacer les services de santé publique normaux. C’est vraiment tragique. Les hôpitaux publics manquent de tout, pas seulement de médecins, mais même de pansements et de désinfectants. Les conséquences sont souvent graves. L’année passée, il n’y avait, pendant des mois, dans une maternité au Nord de la Grèce plus de vrais clamps de cordon ombilical. Cela a mis en danger la vie de nombreux bébés.

Si la situation est si grave, il y a certainement de nombreuses personnes qui vous téléphonent jour après jour pour demander de l’aide. Comment arrivez-vous à supporter cela?

Parfois, c’est terrible. Je me réveille la nuit en pensant à la mère qui ne peut pas sauver son enfant ou au malade cancéreux ayant besoin d’un traitement coûteux que nous ne pouvons lui offrir. Il y a des jours où je me sens très frustré et déprimé.

Le nouveau gouvernement de gauche a promis de combattre cette situation d’urgence humanitaire. La situation ne s’est-elle pas améliorée depuis son entrée en fonction en février?

Quand une voiture dévale une pente à plein gaz et qu’on change le conducteur, la course vers l’abîme n’est pas encore terminée. Néanmoins, il y a maintenant des bons d’alimentation et de l’électricité pour les plus pauvres. Le nouveau gouvernement a promulgué une loi selon laquelle les non-assurés ont également accès aux hôpitaux publics. En réalité, tout cela n’apporte pas encore de réelle aide, car le système public est totalement débordé par manque de personnel et d’équipement.

Il n’y a pas assez de médecins et de soignants?

Oui, bien sûr. 4000 médecins sont partis à l’étranger dont 2500 en Allemagne. Même quand les gens obtiennent un rendez-vous, cela ne veut pas dire qu’on pourra les aider. Souvent les appareils nécessaires manquent ou les médicaments sont impayables. Il faut donc continuer à lutter et faire pression sur le gouvernement.

Les chances de pouvoir améliorer la situation sont-elles faibles?

Honnêtement, je n’attends pas grand-chose des gouvernements, ni d’ici ni du reste de l’Europe. La situation est trop embrouillée et échauffée. Je puise le plus d’espoir dans l’immense solidarité des gens entre eux, chez nous et par le grand soutien de nos amis en Allemagne et dans d’autres pays européens. Cela me donne du courage.

Avez-vous jamais pensé entrer en politique pour changer le système par cette voie?

Oui, j’y ai pensé. Mais plus par désespoir que par conviction. Je me suis même fait mettre sur une liste de Syriza lors des dernières élections parce que je m’y sentais obligé. Mais je n’en ai parlé à aucun journaliste, je n’ai pas fait de campagne et je n’ai pas été élu. Maintenant, j’en suis content. Ma place est aux côtés des malades, ils ont besoin de moi.    •

Pour en savoir davantage sur la «Metropolitan Community Clinic», consultez le site anglais:
www.mkiellinikou.org/en/

Source: www.tagesspiegel.de/weltspiegel/sonntag/ein-griechischer-arzt-berichtet-wer-kein-geld-hat-der-stirbt/11844930.html du 2/6/15
Réimpression avec l’aimable permission de l’auteur.
(Traduction Horizons et débats)

 
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Publié par le mai 25, 2016 dans Uncategorized

 

Après les raffineries, grève annoncée dans les centrales nucléaires

LE MONDE | 24.05.2016 à 20h18 | Par Denis Cosnard

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image: http://s2.lemde.fr/image/2016/05/24/534×0/4925722_6_4ce7_la-centrale-nucleaire-de-golfech_ee2cbf8f9206fac59cb4645bbc279a97.jpgLa centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne).

La centrale nucléaire de Golfech (Tarn-et-Garonne). REGIS DUVIGNAU/REUTERS

Après les raffineries, les centrales nucléaires vont-elles être bloquées à leur tour ? Telle est en tous les cas la menace agitée par la CGTEnergie. La puissante fédération du secteur a décidé, mardi 24 mai, de lancer un appel au personnel d’EDF pour compliquer la production électrique jeudi, journée d’action syndicale dans l’ensemble du pays. L’objectif consiste à faire pression sur le gouvernement pour obtenir le retrait de la réforme du code du travail.

Lire :   Le patron de la CGT se hisse au rang de chef de l’opposition à la loi travail

La CGT, rejointe dans certaines unités par Force ouvrière, a prévu des blocages de sites jeudi, des barrages pour filtrer l’accès du personnel, mais aussi des baisses de production électrique. Elles pourraient aller jusqu’à l’arrêt complet de certaines centrales. La direction d’EDF se prépare à faire face à ces perturbations, même si elle ne peut pas, pour l’heure, en prédire l’ampleur.

« C’est en ce moment que se joue le sort du [projet de] loi travail, donc c’est maintenant qu’il faut agir, argumente Marie-Claire Cailletaud, porte-parole de la fédération CGT-Energie. Jeudi, nous appelons donc le personnel à participer au mouvement et à faire monter la pression, que ce soit par des baisses de charge ou des coupures sur le réseau. »

Coupure de courant à Plan-de-Campagne

A la centrale de Nogent-sur-Seine (Aube), le personnel réuni en assemblée générale a voté dès mardi après-midi le principe d’une action forte à partir de mercredi à 22 heures. « La baisse de charge pourrait conduire à l’arrêt des deux réacteurs », précise Arnaud Pacot, secrétaire général de la CGT-Energie de l’Aube.

La journée de mardi a aussi été marquée par des coupures de courant revendiquées par les salariés en colère contre la loi El Khomri. A Plan-de-Campagne, près de Marseille, le plus grand centre commercial d’Europe a été victime d’une interruption de ce type, selon la CGT, et d’autres ont eu lieu à Nantes.

« Ce genre d’actions va s’accentuer au fil des jours, assure Marie-Claire Cailletaud. On ne le fait pas par plaisir, et on souhaite que le mouvement soit le plus court possible. Mais c’est le premier ministre qui a les cartes en main… »

Dans les raffineries, la situation s’est durcie dans la journée. L’intervention mardi matin des forces de l’ordre pour débloquer les accès aux dépôts pétroliers de Fos-sur-Mer et de Lorient a incité le personnel à faire bloc. En France, « il y a maintenant huit raffineries sur huit en grève », selon la CGT, qui souhaite clairement paralyser le pays pour que le gouvernement renonce à son projet de loi.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/economie-francaise/article/2016/05/24/apres-les-raffineries-greve-annoncee-dans-les-centrales-nucleaires_4925723_1656968.html#3t06fEtsMi44uOJ3.99

 
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Publié par le mai 25, 2016 dans Uncategorized

 

la presse prise en otage? Ils débloquent …

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Hier les échanges entre internautes ne manquaient pas de saveur :

« Il semblerait que pour Valls, El Khormi ou Kanner (ce grand héros du département!) les français soient détenus en otage par la section CGT de Boko Haram.

Comme par miracle, tout le monde cible la CGT, devenue l’ennemi public numéro 1 alors que l’on voit aussi des drapeaux FO sur les sites occupés. Faut-il en conclure que les médias sont pris en otage? Que fait la police? »

Ce matin un nouveau seuil est franchi, ce n’est plus seulement la CGT  (désignation à laquelle il faut ajouter immédiatement si l’on veut pas être viré par le patron de presse « en perte de vitesse »), mais Philippe Martinez qui en fait « une affaire personnelle ». Certes il a une moustache qui prête à la confusion mais dans quelque jours à ce rythme là on va en faire le nouvel Hitler planquant à Montreuil des  armes de destruction massive.

Et effectivement malgré la présence de drapeaux de FO, voir de Sud et d’autres, on ne parle que de la CGT, sont successivement niés les autres syndicats et au-delà la colère des Français, les manifestations que l’on a d’ailleurs tenté de réduire à la seule présence des casseurs. Les journalistes se démènent pour nous faire accepter ce qui choque ou devrait choquer le bon sens.

La logique qui commande article et émissioni veut que se succèdent « experts » et éditorialistes qui tous doivent justifier l’apparente contradiction de leur propos entre la description d’un syndicat minoritaire, en perte de vitesse et le blocage du pays qu’ils tentent de lui attribuer comme un pouvoir de nuisance jusqu’à affirmer que ce serait la CGT qui gouvernerait désormais la France (le Figaro)

Ils ne peuvent même pas imaginer la colère qui soulève les coeurs à l’annonce des scènes de guerre qui se sont déroulées à Fos, que l’on soit ou non syndiqué, à la CGT ou ailleurs… La colère devant l’accumulation des provocations contre le salariat par un gouvernement élu sur un autre programme, c’est le moins que l’on puisse dire.

Et tombe depuis le coup de force de Fos, la liste des secteurs qui se déclarent en grève, tandis  que Valls crie depuis les rives du Jourdain où il prétend résoudre le conflit israélo-palestinien, cet orfèvre en pacification.: « Comme c’est petit, comme c’est conservateur, comme ce n’est pas moderne! » tandis que la malheureuse El Khomery tente d’assumer ce funeste texte le produit incestueux des oeuvres de Gattaz, de la CFDT et de Bruxelles. Macron qui n’en rate pas une dit qu’il faut aller plus loin encore plus loin et arrêter d’empêcher d’avancer « une France qui marche », petit coq assurant sa promo et espérant pour elle les financement patronaux ou « taupe » de Martinez cherchant la grève générale?

Parce que rien ne les arête,  ils continuent et cette nuit, intervention  à Douchy les mines… Là ils ont mis le paquet: vingt cars de CRS pour déloger un piquet de grève, faut le faire… Bientôt il y  aura plus assez de CRS, ces mal aimés,  pour tout le monde… On s’en fout disent les gens du piquet,.  et la grève s’étend., les centrales nucléaires, la RATP…

Il y a de l’essence, des stocks pour trois mois, pas de pénurie du tout… OUi mais les Français sont pris en otage…. des files d’attente devant les postes d’essence…

Malheureux journalistes obligés de porter à bout de bras une telle situation en répétant « La CGT- un syndicat en perte de vitesse- prend les Français en otage ».

Il y a là une  mobilisation du système de propagande, des ses bataillons idéologiques envoyées aux côtés des garde-mobiles  pour débloquer  et qui effectivement débloquent… Au fait débloquer  quoi ? Ce que les provocations gouvernementale, le refus d’entendre la protestation continue de la majorité du peuple français, des travailleurs et de la jeunesse ont accumulé depuis des mois voir des années de colère,l’effet du martial 49.3 ?  Et il faut prendre garde parce que d’autres secteurs qui n’en peuvent plus risquent de prendre le relais, parce que partout ça se dégrade avec le sentiment de l’impuissance..; Et pas seulement chez les ouvriers non qualifiés que regrouperait la CGT selon les médias… Franchement qu’est-ce qu’ils connaissent à la qualification pour décrire ceux qui aujourd’hui se sont mis en grève comme des non qualifiés? Ce qui se passe dans le recherche, au CNRS, les coupes budgétaires qui mettent en péril l’excellence française pourrait bien déclencher la colère…

Ils sont tellement arrogants qu’ils ne le voient même pas, celui qui proteste est un mauvais élément… Comme la CGT…

. Prenez le chantage d’une entreprise comme Total qui exhibe sans état d’âme la prise en otage ordinaire des  multinationales: si les salariés ne veulent pas de mes conditions, je quitte le pays dans le mêle temps où les mêmes affirment que si l’on veut plafonner le salaire des PDG, interdire les privilèges fiscaux ils quitteront également. Un tel chantage mériterait une seule réponse: la nationalisation du secteur de l’énergie et l’idée pourrait bien un jour surgir si les communistes s’affermissaient et continuaient à tenir bon comme devant la loi Khomery. Si le PCF tient bon le rassemblement pourrait déboucher sur un rassemblement politique. Hier sur BMTV, Pierre Laurent s’affermissait et son calme naturel en devenait un atout parce qu’il était là où il devait être: aux côtés de ceux qui luttaient et pas dans des combinaisons d’appareil… La lutte cela change tout, on n’est jamais sur de gagner mais celui qui ne la mèe pas est sûr de perdre. .

Il faudrait pour bien mesurer le contexte d’une telle prise en otage par TOTAL faire de la politique, comprendre à quel point ces multinationales financiarisées ont besoin de créer des niveaux étatiques sur lesquels les citoyens et les travailleurs n’ont plus de pouvoir. Cette réforme du droit du travail ne concerne pas seulement la France, le fait qu’il se déroule actuellement en Belgique le même mouvement témoigne de l’utilisation des institutions supranationales

Il faudrait pour bien mesurer le contexte mettre en relation cette politique d’austérité et de pression salariale avec la course aux armements, la montée des périls dans les menaces d’affrontement, les forces fascistes que l’on ne craint pas de faire monter.

Et comme justement quelque chose est en train de bouger que monte le refus d’un tel monde, alors il faut isoler les « meneurs », les plus combatifs, montrer que tout est de leur faute, qu’ils ne représentent rien et que pourtant ils sont le péril pour tous pour éviter qu’il refasse de la politique, une autre politique…

Oui la presse est prise en otage, libérons l’information…

POUR LIBERER L’INFORMATION, IL FAUT SOUTENIR LES GREVISTES : FAIRE GREVE ET EN TOUS LES CAS COMMENCER LA SOLIDARITE EN PAR EXEMPLE RECOLTER DE L’ARGENT ET LE LEUR VERSER PAR LE BIAIS  DES ORGANISATIONS SYNDICALES Y COMPRIS LA CGT…

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Danielle Bleitrach

 

 

 
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Publié par le mai 25, 2016 dans Uncategorized

 
 
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