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les Trump et Bolsanero doivent être jugés pour crimes contre l’humanité

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La Russie interdit la charité George Soros en tant que “menace pour la sécurité”

La Russie a interdit un organisme caritatif pro-démocratie fondé par le milliardaire des hedge funds George Soros, affirmant que l’organisation posait une menace à la fois pour la sécurité de l’État et pour la constitution russe. 

Dans un communiqué publié lundi matin, le bureau du procureur général de Russie a annoncé que deux branches du réseau caritatif de Soros – les fondations Open Society (OSF) et l’Open Society Institute (OSI) – seraient placées sur une “liste de contrôle” d’organisations non gouvernementales étrangères. organisations dont les activités ont été jugées «indésirables» par l’État russe. 

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George Soros
Akos Stiller | Bloomberg | Getty Images

“Il a été constaté que les activités des Open Society Foundations et de la Open Society Institute Assistance Foundation constituaient une menace pour les fondements du système constitutionnel de la Fédération de Russie et pour la sécurité de l’État”, a lu une rédactrice du communiqué de presse.

Soros, mieux connu pour son entreprise du même nom, Soros Fund Management, a initialement créé le réseau OSF pour aider les pays à faire la transition du communisme au capitalisme. L’organisme de bienfaisance finance maintenant un projet visant à renforcer la démocratie dans le monde entier.

OSF a eu des problèmes avec le gouvernement russe en juillet, lorsqu’il a laissé entendre qu’il pourrait interdire la fondation, aux côtés de plusieurs autres organisations pro-démocrates accusées d’avoir lancé une «agression douce» dans le pays.

Le milliardaire a également été pris pour cible dans son pays d’origine hongrois en octobre lorsque des responsables politiques ont accusé Soros et son œuvre de bienfaisance de soutenir l’immigration clandestine. OSF avait critiqué le “traitement réservé aux réfugiés par la Hongrie” alors que le milliardaire a proposé  aux migrants de recevoir 16 000 dollars par an pour couvrir les coûts du logement, des soins de santé et de l’éducation.

OSF n’a pas été en mesure de commenter lorsque CNBC a pris contact, mais il a indiqué qu’il préparait une déclaration.

 
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Publié par le août 21, 2019 dans INTERNATIONAL, Russie

 

Julian Assange face à Anna Ardin en août 2010 – violé plutôt que violeur par Monika Karbowska

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Cet article est le premier d’une série d’analyses du dossier juridique suédois contre Julian Assange. Je ressens la nécessité de publier mon analyse parce que je n’ai jamais cru à la culpabilité de Julian Assange déjà à cause des invraisemblables manipulations auxquelles s’est livrée la justice suédoise dans ce dossier. Ces manipulations seront détaillées dans un autre article, notamment la collusion entre l’accusatrice principale, Anna Ardin et Irmeli Krans, l’officière de police rédactrice des plaintes des deux accusatrices – Ardin et Krans étant amies proches et colistières sur les listes électorales de leur parti. Ce simple fait aurait dû faire tomber l’accusation immédiatement pour vice de procédure, et même un avocat commis d’office aurait pu arriver à cet effet.

J’écris ce texte pour mettre en lumière des éléments rarement publiés de ce dossier et jamais réellement analysés. Je commence donc non pas par l’accusation, mais par la défense – Accusé de viol par Anna Ardin et ayant eu connaissance de la plainte par un article de tabloïd le 20 août 2010, Julian Assange répond immédiatement à la convocation de la police suédoise. Il a un entretien et donne sa version des faits à la police suédoise le 30 août 2010. Ce compte rendu de sa déposition a été peu publié et quasiment jamais analysé. Or c’est un des rares textes où il parle spontanément et sans préparation. C’est pour cela qu’il me semble que ce dialogue contient les éléments les plus authentiques sur « l’affaire », une affaire qui a valu à cet homme presque 10 ans d’enfermement, aujourd’hui la prison de haute sécurité et demain avec certitude l’extradition ou les prisons secrètes à torture américaines. Faire la lumière sur l’obscurité de cette « affaire » est la seule façon de pouvoir libérer le prisonnier politique européen qu’il est devenu.

Un deuxième article analysera la défense de Julian Assange aux accusations de Sofia Wilem, mais cette défense datant de 2016 et étant largement rédigée sous l’influence d’avocats qui ont perdu tous ses procès, comme Jenny Robinson, elle est moins importante que la déposition du 30 août 2010 face à la plainte de Anna Ardin.

Ce qui frappe à la lecture de ce document est que Julian Assange est tellement sidéré qu’il ne se défend pas. Au début il croit à un malentendu, il n’arrive pas à croire que la personne avec qui il a partagé le lit, l’intimité et le foyer pendant une semaine l’accuse de viol.

L’officier de police le presse sans hostilité à dire les détails de sa relation affective et sexuelle avec Anna Ardin pour donner sa version des faits et constituer ainsi sa défense. Son avocat Leif Silbersky l’incite avec bienveillance à répondre aux questions précisément pour que ce ne soit pas uniquement la version des accusatrices qui soit prise en compte.

Nous apprenons ainsi qu’une seule une relation coïtale a eu lieu, la première nuit du 13 aout, et c’est cette relation qui est ressentie comme un viol par Anna Ardin. Mais les nuits suivantes ont été remplies de caresses appréciées par la maîtresse du lieu et du lit – elle ne l’accuse d’ailleurs pas pour ces autres nuits… Mais Assange n’est pas capable de faire des descriptions plus précises de ces caresses, autres que le très vague « nous nous sommes touchés mutuellement ». Cette petite phrase n’arrive pas à contrebalancer la version crue, réaliste et dure que nous livre l’accusatrice de la première nuit – sa version est celle d’un Assange se précipitant sur elle dès l’arrivée dans l’appartement et lui arrachant vêtements et bijoux avant de la clouer au lit de force. L’accusatrice tait par la suites les caresses obtenus de son amant pendant toute la semaine qui suit ce qui rend son récit de la première nuit plus que suspect.

N’arrivant pas à décrire les caresses prodiguées à Ardin, à peine à mentionner les deux orgasmes qu’auraient eu Ardin avec lui par la suite, celles-ci restent inaudibles et ainsi la version de l’accusation s’impose. Pourquoi Julian Assange n’arrive -t-il pas à parler, est-ce par honte ? Une honte qui n’est visiblement pas du tout du côté des accusatrices, qui elles se répandent dans leur plainte en descriptions sexuelles longues, imagées et suscitant une forme d’excitation chez le lecteur/trice. La honte se trouve ici visiblement du côté de l’accusé, chose anormale dans les affaires classiques de viol d’un homme sur une femme.

C’est la même chose pour le point central de l’accusation : le préservatif percé ou déchiré. Assange ne se défend pas. Il ne se souvient pas de qui a eu l’initiative du préservatif, il ne se souvient pas de qui l’a mis ni même qui l’a enlevé !

Il répond presque toujours aux questions : je ne me souviens pas. Il n’est pas non plus capable de dire l’heure à laquelle le rapport sexuel a eu lieu ni s’il y en a eu plusieurs… Une passivité, une sidération, un moment de régression qui lui coutera très cher car tous les détails « à décharge » comptent autant que ceux « à charge »… En l’absence de détails livrés à décharge, ne restera que l’accusation.

A un tel point que son défenseur s’en inquiète et lui demande à la fin s’il n’a pas été drogué ou alcoolisé. C’est bien l’impression qui se dégage pour un observateur extérieur : à ce stade d’imprécision, de manque de mémoire, le violeur présumé n’a-t-il pas été plutôt abusé, notamment avec une drogue ?  La drogue du viol ça marche aussi bien sur les femmes que sur les hommes et ces substances ont toutes pour conséquences d’effacer la mémoire des événements.

Je suis navrée et émue de lire la réponse de Julian Assange à la question de « qui a eu l’initiative du contact sexuel ? » : « Anna »

« Comment l’a-t-elle fait ? » Réponse de Julian Assange: « elle m’a dit que je devais dormir dans son lit ». Et elle a « rajouté des choses sur ce qu’un amant devrait faire au lit ». C’est elle qui décide, ce n’est pas lui. « Après tout, c’est son appartement » – dit-il.

Une image de passivité et d’obéissance qui me hante, en tant que spectatrice extérieure. Celui que des Etats et des médias mondiaux ont accusé de prédation fait en réalité figure de petit garçon obéissant et passif. Si Anna Ardin était aussi la personne qui lui avait prêté son adresse obligatoire pour sa demande de carte de séjour dans l’espace Shengen, l’image réelle de sa vulnérabilité apparait complète. Une vulnérabilité concrète face à l’accusatrice qui aurait du logiquement aider son avocat à mettre en doute l’accusation.

Quant à son avocat que l’on voit ici efficace et empathique, Leif Silbersky a été congédié au bout d’une semaine. Qui conseillait donc Julian Assange à ce moment-là et qui lui a conseillé de rompre avec Leif Silbersky ? Une réponse à cette question pourrait nous mettre sur la piste de ceux qui ont enfoncé Julian Assange dans une situation inextricable depuis 10 ans, qui lui ont fait perdre TOUS ses procès. Vont-ils lui faire perdre le dernier procès, celui dont sa vie dépend, le procès en extradition vers les Etats Unis ? Si nous, citoyens préoccupés par l’injustice ne nous mobilisons pas, c’est exactement comme cela que « l’inéluctable » va arriver.

 

Vu de Russie par le KPRF : Le chef des communistes français a préconisé la levée des sanctions de l’UE contre la Russie

traduit depuis le site du KPRF qui se félicite de la position du Parti communiste Français exprimé par son secrétaire Fabien Roussel.Il est clair que quelque chose est en train de changer dans l’audience internationale de notre parti et que l’on assiste à la mise en oeuvre d’une autre politique, chacun peut s’en réjouir. (note et traduction de Danielle Bleitrach)

20 août 2019 18h00
Le chef des communistes français a préconisé la levée des sanctions de l'UE contre la Russie

Photo: Global Look Press / Vincent Isore

L’Union européenne devrait abolir les sanctions économiques contre la Russie. Cela a été annoncé lundi par le secrétaire national du Parti communiste français et le député de l’Assemblée nationale (chambre basse du Parlement) Fabien Roussel, rapporte TASS.

«À un moment donné, quand il devient évident que la situation en Crimée s’améliore, ainsi que celle du Donbass, où un cessez-le-feu a récemment été observé, nous devrions nous engager dans la voie de la levée des sanctions. À mon avis, nous devrions revenir à l’état antérieur des relations commerciales et lever les sanctions contre la Russie », a souligné Roussel en direct sur BFM.Il a noté à cet égard que « les sanctions que l’Union européenne a adoptées en 2014 contre la Russie après les événements en Ukraine et en Crimée endommagent gravement les économies européenne et française, en particulier dans le domaine de l’agriculture ». «Il s’agit d’une interdiction d’exporter du lait, du porc et du bœuf. En 2015, dans le domaine de la production laitière, cela a coïncidé avec les quotas de production internes de l’UE, ce qui a entraîné une crise véritablement terrifiante pour les producteurs français », a déclaré Russel.

Dans le même temps, il a exprimé sa conviction que «lorsque des sanctions sont adoptées contre la Russie, contre l’Iran ou la Chine, leur peuple, leur peuple simple, et non pas les riches entrepreneurs, souffre d’abord. C’est ainsi que les agriculteurs français ont souffert des sanctions économiques prises contre la Russie.  » « Maintenir une telle situation avec des sanctions est inacceptable », a-t-il déclaré. « Nous vivons dans un véritable monde de sanctions – il s’agit des sanctions de l’UE et des États-Unis contre la Russie, des sanctions des États-Unis contre la Chine, des sanctions des États-Unis et de l’UE contre l’Iran. »

«Il est grand temps d’établir la paix sur la planète, un monde basé sur le dialogue. Et la France doit le faire. Je pense que lors du sommet du G-7 à Biarritz, la France pourrait également prendre une initiative majeure dans le cadre d’une conférence de paix internationale consacrée aux questions de développement. Cela résoudrait de nombreux problèmes », déclare Fabien Roussel.

 

Point de vue Russe : Macron a témoigné face à  Poutine d’un malentendu éternel  sur la Russie

voici un texte russe d’une infinie subtilité et qui donc aurait mérité un meilleur traducteur que moi… Mais à défaut de maîtriser la langue je crois que je perçois un peu le « mystère russe », Marianne m’a beaucoup aidé, mais dès que j’ai écouté la conférence de presse comme en témoigne le texte écrit ce matin j’ai été stupéfaite par l’incapacité de Macron de dépasser l’étroitesse de sa pensée et la vanité de sa « diplomatie », la geopolitique touche à la philosophie et les technocrates à la Macron y sont des petits joueurs (note et traduction de danielle Bleitrach)

Deux présidents ont parlé de l'éternel et inévitable

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20 août 2019, 08:38 
Photo: Gerard Julien / Reuters 
Texte: Petr Akopov

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La visite de Vladimir Poutine en France a confirmé la tendance actuelle et éternelle – comme cela se passe toujours dans les moments difficiles, l’Europe a besoin de la Russie. Mais elle ne comprend pas bien la différence qui existe entre nous, notre perception de l’Europe et elle-même – pensant en même temps qu’elle nous connaît presque mieux que nous-mêmes. Cependant, le désir d’indépendance des Européens peut contribuer au rapprochement tactique de Moscou et de Paris.

Emmanuel Macron devient progressivement le principal interlocuteur occidental de Poutine,  il y attache une grande importance. En ce moment, Trump ne peut pas communiquer régulièrement avec Poutine, Merkel se transforme peu à peu en « canard boiteux », la Grande-Bretagne est complètement enlisée dans le Brexit. Le président français veut devenir le principal modérateur des relations avec la Russie, du moins en Europe et dans l’ensemble de l’Occident – et l’invitation de Poutine à Bregancon a précisément servi à cela. En même temps, Vladimir Poutine  surveillait depuis deux ans l’ exercice présidentiel de Macron – évaluant moins son humeur que ses capacités. De quoi Macron sera-t-il capable – est-il prêt à passer des paroles aux actes?

La réunion s’est déroulée dans un format inhabituel – les déclarations de deux dirigeants et leurs réponses aux questions des journalistes ont été faites avant le début des négociations (qui ont ensuiteduré  2,5 heures de conversation et se sont poursuivies au dîner). On ignore pourquoi les Français estimaient cela nécessaire  (ils ont insisté sur cet ordre), mais il s’est avéré que les parties s’e sont exprimées publiquement sur les principaux sujets avant même de pouvoir échanger leurs points de vue.

Cependant, étant donné que de réels accords, même s’ils sont conclus, restent en général secrets face à la presse, le format des remarques liminaires s’est avéré intéressant .Surtout dans cette partie, qui concernait des sujets idéologiques, presque philosophiques, qui sont en fait à la base de toute géopolitique.

Par exemple, la question du G8, il  n’est pas un secret pour nous que Macron a spécialement organisé une réunion avec Poutine quelques jours seulement avant le sommet du G7 à Bregancon. Pour arriver en position de force lors d’une réunion avec Trump, Merkel, Johnson, Abe et d’autres, pour pouvoir informer le collectif Occidental de leurs conversations ou même de leurs accords avec Poutine – sur l’Ukraine, l’Iran, la Syrie et plus généralement sur le conflit entre la Russie et l’Occident.

L’année dernière, l’Italie a plaidé publiquement en faveur du retour de la Russie dans le club occidental, mais son poids est bien inférieur à celui des Français.

Macron espère également beaucoup que la Russie pourra être persuadée de revenir à l’ancien ordre des choses de l’interaction avec l’Occident.

Naturellement, après que la crise ukrainienne  soit au moins quelque peu résolue. De l’avis de Macron, la restauration du «Big Eight» est une telle carotte. On peut l’encourager à devenir plus accommodant sur le sujet ukrainien, car il croit sincèrement que Moscou souhaite redevenir membre du club.

Naïf, erroné, complètement faux? Oui, mais Macron le pense. Après tout, voici ce qu’il a dit en réponse à une question posée par des journalistes français à Poutine («Adhésion au club du G8, ça vous manque? Voulez-vous revenir au G8?):

«Il y a un seul obstacle – c’est la situation en Ukraine. Autrement dit, la résolution de ce conflit est également la baguette magique qui ouvrira la porte à la Russie dans le club des « sept grands », qui pourrait devenir le « huit ».

En outre, Macron a  fait cette déclaration  après que Vladimir Poutine ait déclaré clairement et clairement que le G8 était mort:

«Quant au G8 que vous avez mentionné, il n’existe pas. Comment puis-je revenir à une organisation qui n’existe pas? C’est les sept, aujourd’hui c’est les sept. En ce qui concerne un format possible dans le cadre de huit États, nous ne refusons jamais rien. C’était au tour de la Russie de tenir le G8 en même temps, et nos partenaires ne sont pas venus. Alors libre à vous, à tout moment, nous attendons la visite de nos partenaires dans le cadre du «sept».

Mais en général, d’autres organisations internationales jouent un rôle important dans les affaires internationales. Par exemple,  » le Gvingt ». Et ainsi, aujourd’hui, des acteurs économiques aussi importants sont représentés comme la Chine, l’Inde et bien d’autres… « 

Mais le G8 ne peut pas être – à la fois parce que le G20 est devenu la principale plate-forme mondiale, dans laquelle la Russie et la Chine sont représentées avec l’Inde, et parce que la nature des relations entre la Russie et l’Occident a changé. Nous ne voulons pas faire partie du monde occidental – même sous condition, même avec des réserves – parce que nous ne nous considérons pas en faire partie. Dans le même temps, nous voulons rétablir et améliorer les relations avec l’Europe, car nous sommes aussi, dans une certaine mesure, un pays européen.

C’est pourquoi Poutine a soutenu lundi Macron, qui a parlé de l’Europe de Lisbonne et de Vladivostok, tout en rappelant qu’il s’agissait d’une idée européenne qui appartient à de Gaulle de « de Lisbonne à l’Oural ». Poutine a déclaré qu’il était stratégiquement important pour la Russie et l’Europe – « si elle veut survivre en tant que centre de civilisation ». En parlant de cela, Poutine a dit la phrase la plus importante et la plus mémorable de son discours:

«Le fait n’est pas qu’aujourd’hui, cela semble impossible. Ce qui semble impossible aujourd’hui peut devenir inévitable demain.

Si l’Europe et la Russie fixent de tels objectifs, nous les réaliserons tôt ou tard, a déclaré Poutine. En d’autres termes, l’ancien monde et la Russie ne font peut-être pas partie d’un tout, mais  sont des partenaires stratégiques. Si, bien sûr, l’Europe cesse d’être atlantique, cesse d’être une partie dirigée de l’Occident, devient indépendante, se souvient qu’elle fait partie de l’Eurasie – et se tourne vers l’Est.

Et ici commence le plus subtil et le plus important. Il semblerait que Macron souhaite plus d’indépendance européenne, plus d’eurocentrisme, en parle même directement et ne cache pas que l’établissement de relations avec la Russie est précisément conçu pour aider l’Europe à atteindre ces objectifs:

«L’Europe n’est probablement pas, pour ainsi dire, le monde occidental en pure réfraction. Nous en faisons partie. L’Europe devrait simplement revoir le concept de sa souveraineté. Elle a ses propres alliés et, dans le monde, l’hégémonie occidentale est constamment remise en question et l’Europe doit jouer son rôle. Et par conséquent, le dialogue entre l’Union européenne et la Russie est absolument nécessaire pour que l’UE puisse tout aussi bien reprendre son poids, son rôle. « 

En même temps, Macron n’est pas cohérent. Il veut voir la Russie comme un partenaire dans l’obtention de l’indépendance de l’Europe, mais il pense que les relations avec l’Occident collectif et le retour du G8 sont importants pour notre pays. Mais nous avons besoin d’une Europe plus indépendante, rien que pour nous assurer qu’il n’y a pas de projet atlantique, pour fermer complètement l’ère où les « Big Seven » (et en fait les atlantistes) dictaient au monde leur volonté et leurs conditions de la mondialisation.

L’incohérence de Macron est compréhensible: la France souhaite en même temps revenir au temps de sa gloire et ne croit pas en sa force. Il est impossible de recouvrer la souveraineté française pure (du moins selon  Macron qui ne voit d’issue que dans l’intégration européenne) – il est nécessaire de lutter pour renforcer la nouvelle souveraineté paneuropéenne, en s’affranchissant progressivement de la laisse anglo-saxonne. Mais cela doit être fait avec précaution, progressivement, afin de ne pas donner aux mêmes atlantistes une raison pour effondrer toute la construction fragile de l’Union européenne.

La Russie considère cela avec compréhension – et avec regret pour les grandes ambitions et les petites opportunités des dirigeants européens. 

Mais le problème de Macron – ainsi que de nombreux dirigeants européens – est d’accepter l’intérêt de la Russie dans des relations normales, bonnes, profitables et à long terme avec l’Europe, de susciter une certaine volonté des Russes de devenir des Européens, une partie de notre complexe d’infériorité nationale (inhérente aux seuls Occidentaux) c’est pourquoi nous pouvons être manipulés. Cela a été clairement démontré lorsque Macron a déclaré qu’il savait que «la Russie est un pays européen au centre», et en particulier lorsqu’il a cité Dostoïevski:

«Un grand écrivain russe, Dostoïevski, a déclaré (de mémoire):« Les Russes ont cette particularité par rapport aux autres nations européennes. Le russe devient le plus russe quand il est le plus européen « . C’est-à-dire qu’il est nécessaire que les citoyens russes fusionnent avec le monde européen. « 

Mais Fedor Mikhailovich a parlé de quelque chose de complètement différent. La citation correcte de « Teen » est:

«Étrange: chaque Français peut servir non seulement sa France, mais même l’humanité, à condition qu’il reste le plus français; également – anglais et allemand. Un seul le Russe … a déjà la capacité de devenir le plus russe au moment où il est le plus européen. C’est notre différence nationale la plus significative parmi tout le monde … Je suis en France – française, avec allemand – allemand, avec ancien grec – grec, et donc presque russe. Ainsi, je suis un vrai Russe et la  Russie sert le plus, parce qu’il est ce qu’il est d’abord. « 

De quoi parle Dostoïevski? À propos de ce qu’il appellera plus tard la réactivité totale des Russes, leur « instinct pour l’humanité universelle ». Il ne dit pas que le Russe doit devenir Européen – mais qu’il doit révèler la profondeur de son âme à travers la sympathie et la compréhension des Français ou des Grecs. Dostoïevski n’a pas seulement souligné des dizaines, des centaines de fois que les Russes n’étaient pas des Européens – « il n’y a pas d’angularité européenne, d’impénétrabilité, d’intransigeance chez le peuple russe » – mais il a également été étonné de constater à quel point les Européens ne comprennent pas la Russie. Et comment ils pensant en même temps, ils croient qu’ils savent tout de nous:

«Ils savent à propos de la Russie que des personnes et même des Russes y vivent, mais quel genre de personnes? Cela reste un mystère, même si, en passant, les Européens sont certains de leur existence depuis longtemps ».

Un siècle et demi a passé – et la révolution russe qui a changé le monde – mais la compréhension des Russes par les Européens a peu changé. Mais comme nous sommes tous réactifs, Poutine peut comprendre à la fois les intentions de Macron et la nature de son point de vue erroné sur les Russes – tout en restant «mystérieux» pour les Européens.

 

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Publié par le août 20, 2019 dans civilisation, HISTOIRE, Russie

 

La responsabilité de Tsipras dans le désastre grec. Par LVSL

Pour faire accepter l’évidence des faits combien faudra-t-il encore de combats au sein du PCF, avec ceux qui de la direction de l’humanité à l’ancienne direction s’accrochent à la défense de Tsipras pour mieux salir l’Union soviétique et toutes les expériences socialistes du siècle dernier et d’aujourd’hui ? il me reste trop peu de temps pour m’épuiser dans de tels batailles d’arrière garde et je félicite les camarades qui les mènent pour retrouver un parti communiste digne de ce nom.  (note de Danielle Bleitrach)

Source : LVSL, 19-07-2019

 
 

Hong Kong, chez les cousins communistes quebecquois : le débat sur la Chine

Sur les événements de Hong Kong : que s’y passe-t-il vraiment ?

Notre petite organisation n’a pas de position définie sur la Chine. Bien que nous ayons visité le consul de Chine à Montréal et qu’il se soit montré satisfait de connaître des communistes au Québec, nous n’avons pas de lien avec ce pays. Nos membres, de différentes tendances du mouvement communiste international, sont partagés sur la nature de cette nation en développement, mais jalouse de son indépendance.

***

Par Guy Roy,
Coporte-parole du PCQ et chef par intérim

Sur les événements de Hong Kong

Les commentateurs actuels se montrent nuancés sur les événements de Hong Kong. Nous mêmes avons de la difficulté à nous faire une idée claire. Des protestations populaires attirent toujours notre attention, mais comme au Venezuela, la présence de drapeaux américains, ou britanniques dans le cas de Hong Kong, nous interroge sur la nature elle-même des manifestations.

La violence contre les institution, fussent-elles autoritaires, plutôt que les interventions pacifiques ne donnent pas d’autres résultats qu’une aggravation de déploiement de forces déplorable par les policiers comme on l’a vu à Québec lors des manifestations contre le G-7 qui ont, selon une enquête de l’État, brimé la liberté d’expression des manifestants.

On nous dit aux nouvelles de Radio-Canada, en interviewant des sympathisants du mouvement pro-démocratie au Canada, que l’identité de Hong Kong est menacée. Est-ce à dire que l’on prône l’indépendance de l’île comme chez nous pour le Québec ?

On nous répète que la Chine ne respecte pas le traité de rétrocession de Hong Kong par l’Angleterre. Mais qu’en est-il au juste quand on ne nous donne le point de vue de la Chine que pour s’y montrer hostile comme s’il s’agissait de vulgaire propagande d’un État qu’on qualifie encore de «totalitaire» parce que dirigé par des communistes ?

Pas de position de parti

Nous communistes du Québec discutons d’une position sur la Chine. Notre parti est loin d’être monolithique. Si vous ralliez, vous en ferez l’expérience. Nous n’avons pas encore tranché et nous nous informons à toutes les sources, y compris chez un certain marxiste français qui habite en Chine depuis quelques années, Jean-Claude Delaunay, et qui a produit le livre dont nous avons parlé comme d’un ouvrage original sur la Chine.

Les événements de Hong Kong nous interpellent sur la façon de régler les contradictions au sein du peuple. Est-ce que dans les circonstances la violence serait inévitable. S’agit-il d’ennemis de la nation chinoise ? Plusieurs commentateurs soulignent le peu de raison pour la Chine d’intervenir violemment. Sa souveraineté est-elle menacée par des éléments « terroristes », comme on l’affirme dans les discours officiels ?

Il est parfois difficile de démarquer les protestations légitimes d’une violence arbitraire. D’un autre côté, comme dans un article du Grand Soir, un site Internet français, on nous dit que la loi sur les extraditions comporte des protections démocratiques même pour les opposants libéraux au régime et qu’il s’agirait plutôt d’extrader des criminels et, de l’autre, en provenance de différentes autres sources, ce serait plus le contraire.

Un « génocide culturel », une expression connue

Les opposants parlent au Canada d’un « génocide culturel » en parlant de la singularité de Hong Kong, empruntant ainsi une expression très associée au dernier rapport canadien sur les femmes autochtones disparues. Mais qu’en est-il au juste ?

Est-on vraiment en face d’une minorité nationale que l’on opprimerait ? Comme Québécois, nous sommes particulièrement sensibles aux droits nationaux, mais nous sommes aussi d’avis qu’une campagne hostile à la Chine prend prétexte de la négation de droits nationaux des Tibétains et des Ouigoures pour monter ces populations contre le gouvernement central. Les Américains et Amnesty Internationale n’y sont pas étrangers.

Nous ne sommes pas naïfs

Devant une géopolitique où les tensions sont exacerbées, où les menaces de guerre fusent, comme au Venezuela, et où la Chine se présente au monde comme une puissance économique indépendante et en développement, nous nous plaçons du côté des aspirations à l’indépendance de la Chine face aux menaces extérieures. Mais nous savons aussi que les susceptibilités populaires, qui peuvent servir des visées contre-révolutionnaires, doivent être prises au sérieux.

Pour nous, la démocratie sera toujours un enjeu de taille pour les peuples. Mais les exactions de l’impérialisme sous le prétexte « d’appels à la démocratie » ont trop fait de torts au socialisme ou à l’indépendance des peuples pour que nous ne nous méfions pas de mouvements apparemment dirigés contre la tyrannie pour en préparer une autre, toute bourgeoise celle-là. Nous ne sommes pas naïfs.

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Publié par le août 20, 2019 dans Chine, INTERNATIONAL