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Archives de Catégorie: guerre et paix

Un port maritime près d’Odessa va passer dans les mains d’hommes d’affaires américains

 Морской порт под Одессой перешел в руки американских бизнесменов

Le port d’Iljichiovsk, situé près d’Odessa, est passé cette semaine sous le contrôle des USA http://www.novorosinform.org/news/id/24134 La prise de contrôle des fleurons économique de l’Ukraine est entrée dans sa phase active. Maintenant les Etats-Unis, après la prise de contrôle du port, peuvent restreindre les importations et les exportations de biens, ainsi que les fournitures de charbon en Ukraine, qui déterminent le fonctionnement des centrales thermiques. Selon la publication, les ports maritimes sont d’intérêt stratégique pour les États-Unis. Cette semaine, la moitié des actifs du port ont été transférés au fonds d’investissements directs «Siguler Guff & Company». Les Etats-Unis contrôlent les canaux de Suez et de Panama, où transitent les marchandises en provenance de Chine vers l’Europe. Avec la mainmise sur Iljichiovsk, les USA seront en mesure de faire face aux tentatives de rétablir la « Route de la soie » chinoise par voie terrestre jusqu’en Europe.

commentaire:

Iljichiovsk est à Odessa, ce que Fos sur Mer est à Marseille. Donc, les Américains “Siguler Guff & Company” ont acheté le plus grand port d’Ukraine. Maintenant, ils pourront facilement débarquer leurs sacs de Monsanto, leurs tanks, leurs radars, leurs missiles, et tout l’équipement nécessaire pour apporter la démocratie aux dangereux joueurs d’échecs amis des ours.
 
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Publié par le mars 1, 2015 dans guerre et paix

 

Qui manipule l’organisation de l’État islamique ?

Le jeu trouble des pays du Golfe et de la Turquie

Orient XXI > Magazine > Alexis Varende > 29 janvier 2015

L’Organisation de l’État islamique (OEI) n’est pas le produit d’une génération spontanée. Dans son arbre généalogique on trouve Al-Qaida en Irak et, un peu plus haut, Ansar Al-Islam. Dans cette filiation, on décèle l’ADN du royaume saoudien dont l’obsession est de contrecarrer l’influence iranienne, notamment en Irak. La Turquie a également participé à l’émergence de l’OEI, une mouvance qui risque de se retourner contre ses inspirateurs.

Dans une vidéo posthume, Amedy Coulibaly1 donne les raisons pour lesquelles il s’est engagé dans deux opérations terroristes, l’une en assassinant une policière municipale à Montrouge, l’autre contre un commerce cacher de la porte de Vincennes : «  Vous attaquez le califat, vous attaquez l’État islamique, on vous attaque. Vous ne pouvez pas attaquer et ne rien avoir en retour.  » Dans cette logique, il annonçait avoir fait allégeance au «  calife des musulmans Abou Bakr Al-Baghdadi, calife Ibrahim  » dès l’annonce de la création du «  califat  ». Quant à sa compagne, elle serait désormais en Syrie, pays sur une partie duquel l’Organisation de l’État islamique (OEI) a établi son emprise.

Il est peu vraisemblable que l’auteur du double attentat de la porte de Vincennes et de Montrouge2 — comme ceux qui l’ont aidé dans son entreprise meurtrière — ait perçu combien l’OEI est un instrument aux mains d’États arabes et occidentaux. L’aurait-il su qu’il aurait peut-être admis que les manœuvres diplomatiques internationales sont sans commune mesure avec la vision qu’il avait de son rôle dans le djihadisme anti-occidental.

Manipulation saoudienne des passions collectives

Lorsque la Syrie connaît ses premiers soulèvements en 2011, les Qataris d’abord, suivis quelques mois plus tard par les Saoudiens, montent, chacun de leur côté, des initiatives pour accélérer la chute du régime de Bachar Al-Assad.

À l’été 2013, alors que la Syrie s’enfonce dans la guerre civile, le prince Bandar ben Sultan, chef des services saoudiens, rencontre le président Vladimir Poutine3. Il met une offre sur la table qui peut se résumer ainsi : collaborons à la chute d’Assad. En échange, le royaume saoudien vous offre une entente sur le prix du pétrole et l’assurance que les groupes djihadistes tchétchènes ne s’en prendront pas aux jeux de Sotchi. Au-delà d’un projet d’entente cynique mais somme toute classique dans les relations entre États, c’est la reconnaissance par le royaume saoudien de sa manipulation des djihadistes tchétchènes qu’il faut retenir. Bien avant les attentats du 11-Septembre, le même prince Bandar, alors ambassadeur à Washington, annonçait que le moment n’était pas si loin où les chiites n’auraient plus qu’à prier pour espérer survivre.

Le royaume est coutumier de ces manœuvres. Dès le XVIIIe siècle, Mohammed ibn Saoud percevait combien il était utile d’enflammer les passions collectives pour asseoir son pouvoir. Pour y parvenir il s’était appuyé sur une doctrine religieuse et un pacte d’alliance passé alors avec un théologien, Mohammed Ibn Abdel Wahhab. Parce qu’il avait su mettre en avant, avec succès, les notions de djihad et d’apostasie, il avait conquis l’Arabie en éliminant l’islam syncrétique que Constantinople avait laissé prospérer sur les vastes provinces arabes de son empire.

Les recettes d’aujourd’hui sont les mêmes que celles d’hier. Ceux qui, comme l’Arabie saoudite (mais on pourrait en dire autant des États-Unis et de ceux qui ont lié leur diplomatie à celle de Washington) ont manipulé l’islamisme radical et favorisé l’émergence d’Al-Qaida4 puis de l’OEI en Irak et en Syrie, savent qu’ils touchent une corde sensible au sein de la communauté sunnite5. Leur objectif est de capitaliser sur l’animosité ressentie par cette communauté qui s’estime marginalisée, mal traitée et qui considère que le pouvoir alaouite, en place à Damas6 et chiite à Bagdad7 a usurpé un droit à gouverner. Ce que recherchent les concepteurs de cette politique destructrice c’est à instituer aux frontières iraniennes et du chiisme un contrefort de ressentiment sunnite. Et c’est en toute connaissance de cause que Riyad combine l’aide au djihadisme extérieur qui s’est donné pour objectif de faire pression sur les chiites, et la lutte contre le djihadisme intérieur qui menace la maison des Saoud. C’est d’ailleurs une position schizophrène lorsqu’on considère que l’espace doctrinal qui va du wahhabisme officiel saoudien au salafisme revendiqué par le djihadisme se réduit à presque rien. Presque sans surprise, on constate que le royaume saoudien et l’OEI ont la même conception des fautes commises par les membres de leur communauté et le même arsenal répressif (mort par lapidation en cas d’adultère, amputation en cas de vol…)8.

L’OEI n’est pas le produit d’une génération spontanée. Dans son arbre généalogique on trouve Al-Qaida en Irak et, un peu plus haut, Ansar al-Islam. Dans cette filiation, on décèle sans difficulté l’ADN du royaume saoudien dont l’obsession est de contrecarrer l’influence des chiites sur le pouvoir irakien, de restreindre les relations entre Bagdad et Téhéran et d’éteindre les velléités démocratiques qui s’expriment — toutes évolutions que le royaume estime dangereuses pour la survie et la pérennité de sa dynastie. En revanche, il finance ceux des djihadistes qui développent leurs activités à l’extérieur du royaume. Sauf que ce djihadisme «  extérieur  » constitue désormais une menace contre le régime des Saoud.

Les ambitions régionales d’Erdogan

Depuis la nomination de Recep Tayyip Erdogan comme premier ministre en 2003 (puis comme président en 2014) le pouvoir turc est entré dans une phase «  d’ottomanisme  » aigu que chaque campagne électorale exacerbe encore plus9. Le président n’a de cesse de démontrer que la Turquie peut récupérer l’emprise sur le Proche-Orient et sur le monde musulman que l’empire ottoman a perdu à la chute du califat. Convoquer les symboles nationalistes d’un passé glorieux10, conforter l’économie de marché, faire le lit d’un islam conforme à ses vues, proches de celui des Frères musulmans et acceptable par les pays occidentaux, lui est apparu comme le moyen d’imposer le modèle turc au Proche-Orient tout en préservant ses liens avec les Américains et les Européens. Il espère du même coup supplanter l’Arabie saoudite dans sa relation privilégiée avec les pays occidentaux et servir d’inspiration, voire de modèle, à un Proche-Orient qui serait ainsi rénové. Les révoltes arabes de 2010-2011 lui ont donné un temps le sentiment qu’il pouvait réussir dans son entreprise. L’idée selon laquelle certains États seraient susceptibles de s’en remettre aux Frères musulmans n’était pas alors sans fondement. Erdogan imaginait probablement convaincre le président syrien d’accepter cette évolution. La victoire des islamistes égyptiens aux législatives de novembre 2011 (la moitié des sièges est gagnée par les seuls Frères musulmans) puis la réussite de Mohamed Morsi à l’élection présidentielle de juin 2012 ont conforté ses vues (il avait obtenu plus de la moitié des votes). Erdogan a pu envisager d’exercer son influence sur le Proche-Orient arabe et de tenir la baguette face à l’État islamique qui s’affirme.

Mais ce cercle vertueux se défait lorsqu’il devient évident qu’Assad ne quittera pas le pouvoir, quel que soit le prix à payer pour la population syrienne. Dès juin 2011, Erdogan prend fait et cause pour la rébellion syrienne. Il contribue à la formation de l’Armée syrienne libre (ASL) en mettant son territoire à sa disposition. Il parraine l’opposition politique influencée alors par les Frères musulmans. Pire pour ses ambitions, Morsi et les Frères musulmans sont chassés du pouvoir par l’armée égyptienne au terme d’un coup d’État (3 juillet 2013) largement «  approuvé  » par l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et encensé par le Koweït.

Erdogan perd la carte des Frères musulmans, désormais désignés comme terroristes par Riyad. Il doit réviser sa stratégie. À l’égard de la Syrie, il n’a désormais pas de mots assez durs pour décrire Assad et exiger son départ. Vis-à-vis de l’Arabie saoudite, il fait le choix de défier le royaume avec la même arme : l’islamisme radical. Il fait désormais partie de ceux qui croient que les djihadistes de l’OEI peuvent provoquer la chute du régime d’Assad. De là à les aider il n’y a qu’un pas qu’Ankara avait de toutes façons déjà franchi. L’étendue de la frontière turco-syrienne facilite cette assistance. Pour peu que la sécurité turque ferme les yeux, il n’est pas difficile de franchir cette frontière, d’acheter et de vendre du pétrole, de faire passer des armes, de laisser passer en Syrie les aspirants djihadistes, d’autoriser les combattants à revenir sur le territoire turc pour recruter, mettre au point leur logistique ou s’y faire soigner.

Les apprentis sorciers

Mais les passions collectives ont ceci de particulier qu’une fois libérées elles échappent au contrôle de leurs instigateurs, s’émancipent et produisent des effets qui n’étaient pas imaginables. Pire, elles finissent parfois par se retourner contre ceux qui les ont manipulées. L’exemple le plus caractéristique des dernières années aura été celui du Pakistan de Zia Al-Haq, qui avait apporté sa collaboration aux djihadistes sunnites en Afghanistan avant d’être lui-même contraint par le bon vouloir de l’islamisme radical. Aujourd’hui, ce sont la Turquie et l’Arabie saoudite qui font l’expérience de ce retour de flamme.

Ankara et Riyad, désormais à couteaux tirés, connaissent les déboires de tous ceux qui ont aidé les groupes djihadistes. Une cinquantaine de ressortissants turcs, dont des diplomates, ont été kidnappés à Mossoul le 11 juin 2014. Ankara a dû négocier leur libération d’égal à égal avec l’OEI, quasiment «  d’État à État  ». Des milliers de réfugiés kurdes quittent la Syrie pour venir se réfugier en Turquie, rendant la résolution de la question kurde encore plus problématique pour Erdogan. En octobre dernier, le gouvernement turc a violemment réprimé des manifestants qui protestaient contre le refus du président d’aider les Kurdes de Syrie à Kobané qui étaient menacés par l’OEI. Dans la première semaine de janvier 2015, deux attentats commis à Istanbul, non encore élucidés, confirment que la société turque n’est pas immunisée contre les évolutions de ses voisins proches ou plus lointains11.

Depuis au moins 1979 et la prise d’otages de la Mecque, Riyad est régulièrement atteint par la violence «  islamiste  », même si les informations précises font le plus souvent défaut sur ses commanditaires et leurs motivations. C’est dans les années 2003-2004 que plusieurs chefs se revendiquant d’Al-Qaida s’en sont pris au royaume et ont été éliminés (Youssef Al-Airi en 2003, Khaled Ali Al-Haj et Abdelaziz Al-Moqrin en 2004). Ce qui semble le plus clair, c’est que la violence politique qui touche l’Arabie saoudite depuis une quarantaine d’années puise sa source dans la contestation de la légitimité des Saoud et de leurs liens avec Washington. Riyad est donc bien placé pour percevoir le risque que l’OEI fait courir à son royaume.

L’OEI ne fait pas mystère de sa haine des liens que le royaume a développés avec les pays occidentaux. Elle y voit une trahison de l’islam. Elle n’a que mépris pour un roi qui se présente comme le «  Gardien des deux saintes mosquées  » et le défenseur de l’islam authentique, mais qui a accueilli sur son sol l’armée américaine. L’OEI constitue désormais une menace pour le régime des Saoud. Elle a donné l’assaut début janvier à un poste-frontière saoudien. Le royaume a pris des mesures sécuritaires draconiennes pour s’en protéger12 : érection d’un mur de sécurité d’un millier de kilomètres sur sa frontière nord avec l’Irak, d’une seconde barrière de sécurité sur sa frontière avec le Yémen, mise en place de dizaines de milliers de troupes au contact de la frontière irakienne. Sans oublier les lois antiterroristes adoptées en 2014 pour dissuader ses nationaux de rejoindre les rangs djihadistes (lourdes peines de prison, mesures de rétorsion à l’égard de ceux qui sympathisent avec des mouvements religieux radicaux, arrêt du financement d’une chaîne satellite basée en Égypte connue pour son caractère anti-chiite…). Riyad fait aussi partie de la «  coalition internationale antiterroriste  » mise en place par Barack Obama en septembre 2014.

Ni gagner, ni perdre

Si l’OEI est bien un rempart sunnite contre le chiisme et, accessoirement, contre le régime d’Assad, ses soutiens saoudiens et turcs ne peuvent envisager son éradication. Ils savent que l’islam sunnite aurait le plus grand mal à se relever d’une défaite militaire de l’organisation. L’Iran apparaîtrait comme le vainqueur définitif. Cette perspective n’est pas envisageable pour Riyad, Ankara, Amman, Washington ou Israël. La coalition internationale mise en place sous la houlette des Américains fait face au même dilemme. Elle doit éradiquer un djihadisme qui pratique un terrorisme aux ramifications internationales et déstabilise la région tout en ne donnant pas l’impression qu’elle porte le fer contre la communauté sunnite. La leçon irakienne de 2003 a été retenue à Washington et en Europe.

Ce délicat dosage devrait entraîner un certain nombre de conséquences. L’OEI ne l’emportera pas définitivement parce que sa nuisance mortifère sera contenue par des frappes militaires. Elle ne disparaîtra pas parce que beaucoup de sociétés arabes proche-orientales partagent ses vues religieuses13, mais ne pourra pas étendre significativement son emprise territoriale. Elle conservera cependant l’un de ses atouts : être un instrument «  diplomatique  » utile à beaucoup d’États, ceux qui la soutiennent comme ceux qui la combattent. En d’autres termes, l’OEI est là pour longtemps.

1Michel Henry, «  Amedy Coulibaly revendique son acte dans une vidéo posthume  », Libération, 11 janvier 2015.

2Amedy Coulibaly est l’auteur de deux attaques terroristes : à Montrouge le 8 janvier 2015 (une policière tuée) et Paris le jour suivant, 9 janvier 2015 (4 otages de confession juive assassinés).

3Sahar Ghoussoub, «  Russian President, Saudi Spy Chief Discussed Syria, Egyp  »t Al Monitor, 22 août 2013 : «  À titre d’exemple, je peux vous garantir que nous protégerons les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi sur la mer Noire l’année prochaine. Les groupes tchétchènes qui menacent la sécurité des jeux sont contrôlés par nous et ils ne prendront pas la direction de la Syrie sans s’être coordonnés avec nous. Ces groupes ne nous font pas peur. Nous les utilisons face au régime syrien mais ils n’auront aucun rôle ni aucune influence sur l’avenir politique de la Syrie  » (c’est nous qui traduisons).

4Écouter les déclarations — en anglais — d’Hillary Clinton sur la responsabilité des États-Unis dans la création d’Al-Qaida.

6Le clan de la famille Assad est issu de la minorité alaouite dont la doctrine, issue du chiisme mais qui s’en est éloigné, a adopté des croyances syncrétiques, remonte au IXe siècle. Les alaouites ont longtemps été jugés hérétiques par les autres branches de l’islam. En 1936, ils sont officiellement reconnus comme musulmans. En 1973, l’imam Moussa Sadr les admet dans la communauté chiite. Le clan Assad gouverne la Syrie depuis 1971.

7Nouri Al-Maliki a été en poste de 2006 à 2014.

8Mary Atkinson et Rori Donaghy, «  Crime and punishment : Islamic State vs Saudi Arabia  », Middle East Eye, 20 janvier 2015.

9Des législatives sont prévues pour juin 2015.

10Sa récente décision de recevoir les hôtes de marque encadrés par une haie de guerriers en costume d’époque peut sembler dérisoire mais elle est significative des rêves de retour à la grandeur ottomane du président turc.

13Dans leurs réactions aux attentats de Paris, les sociétés arabes proches-orientales ont globalement témoigné d’un réel malaise, partagées entre rejet et «  compréhension  ».

 

Les communistes organisent une marche et un rassemblement à Moscou

Les Communistes ont organisé une marche et un rassemblement à Moscou le 23 février, le discours prononcé à cette occasion par le secrétaire du parti Ziouganov dit la position des communistes russes. Ils sont convaincus que les Etats-Unis et leurs alliés veulent la guerre, détruire la Russie, empêcher par tous les moyens la remise en cause de leur hégémonie. La Russie ne doit pas se faire d’illusion et ne rien attendre d’eux. Depuis le début de la crise ukrainienne, les communistes plaident pour la fermeté. Mais mobiliser le peuple russe ne peut pas se faire seulement par un appel aux périls extérieurs, si à l’intérieur il y a un gouvernement corrompu qui pille les ressources naturelles et met son argent à l’étranger. Donc les communistes appuieront la résistance à l’ennemi extérieur mais ils le feront en exigeant des mesures intérieures en faveur des travailleurs et du développement du pays. Les communistes russes plaident également pour une alliance avec la Chine, les Brics. Enfin il est à noter le sort particulier fait dans la discours à la France. (Danielle Bleitrach)

23 février, le jour de l’armée et de la marine soviétique, il y a eu une manifestation à Moscou organisée par le parti communiste et d’autres organisations patriotiques. Une très grande manifestation qui a regroupé plus de 10.000 personnes. Celle du 21 février dite anti-maïdan en soutien à Poutine avait rassemblé 35.000 personnes. C’était la fête de l’unanimité qui ne prétendait avoir d’autres contenu politique que de marquer la volonté russe de faire face à l’agression occidentale dont désormais 68% des Russes sont convaincus. La manifestation des communistes ne s’opposait pas à celle du 21 février, mais elle apportait d’autres contenus politiques et la dénonciation du danger que l’on pourrait entretenir sur la capacité d’un régime capitaliste dominé par les intérêts privés à faire face aux périls actuels.

Peu avant midi dans le centre près de la place  Pouchkine les gens ont  commencé à se rassembler. C’est de là qu’était censé partir le cortège des communistes et de leurs supporters pour célébrer le 97-ème anniversaire de la création de l’armée soviétique et de la marine. Les Secrétaires de bureau local sont arrivés à Moscou, ils ont déployé leurs banderoles rouges et les drapeaux rouges du parti communiste. Des militants distribuaient des éditions spéciales de journaux tracts « la vérité, la vérité de Moscou », КПРФ перед шествием 23 февраля

 Un immense cortège coloré s’est installé sur le Boulevard de la rue Petrovka et a occupé le Centre à la place de la révolution, où le rassemblement a eu lieu. Il est à noter que les manifestants avec des banderoles rouges ont bloqué toute la rue. .

À la tête des colonnes-les dirigeants du Comité CENTRAL de parti communiste et le président du parti  Gennady Ziouganov, premier adjoint au Président du Comité CENTRAL du FCRP Ivan Melnikov, le président suppléant du Comité CENTRAL du parti communiste Valery Rashkin et Dmitry Novikov, Secrétaire du Comité CENTRAL du parti communiste et CIM, députés de la Douma de la Fédération de Russie. Et puis des milliers de personnes sous les bannières rouges.

13:00 aux sons de  l’orchestre qui joue l’hymne soviétique des milliers de manifestants sont sur la place de la révolution. Commence alors le meeting.
Le Président du Comité CENTRAL du parti communiste, le chef des forces patriotiques du peuple de Russie, Gennady Ziouganov prend la parole.

-Chers amis, chers camarades ! La protection de la mère patrie est le devoir sacré de chaque citoyen et le premier devoir de tout homme. Mais aujourd’hui, nous célébrons non seulement l’armée, mais aussi l’anniversaire de l’armée rouge et de la marine. L’Anniversaire de l’armée qui a sauvé le monde de la peste fasciste et par sa parité stratégique militaire avec les Etats-Unis a protégé le monde d’un carnage nucléaire. 
.Митинг КПРФ 23 февраля 2015

-« Je ne me lasse de rappeler, a déclaré le Président du Comité CENTRAL du parti communiste, dans les mille ans d’histoire, nous avons six cents ans dans les batailles et campagnes, à défendre notre liberté, notre terre, notre vérité, notre foi, luttant pour la Justice et l’humanisme-les valeurs les plus élevées au monde. »

il est à noter que le président du parti communiste ne se contente pas de célébrer l’armée soviétique mais, comme le fait Poutine, il lie le rôle de cette armée au rôle de toujours de la Russie, non seulement dompter la horde mongole mais il insiste actualité oblige sur l’invasion venue du nord, les Lituaniens, les Suédois. Nous sommes carrément dans un rappel très soviétique concernant Ivan le Terrible et Alexandre Nievski. Puis l’orateur parle de Napoléon et de son invasion qui connut une défaite écrasante.

 Ziouganov a continué. -Nous n’en  voulons pas aux Français, nous avons construit un pont d’amitié entre Paris et nous estimons ces gens de talent qui ont combattu, notamment l’invasion d’Hitler. Mais une fois que le capitalisme et le capital étranger a pénétré dans notre pays, nous avons subi une défaite après l’autre. Nous avons perdu la guerre de Crimée. Nous avons gagné la guerre russo-japonaise avec une perte de territoire et une humiliation extraordinaire. Il n’y avait aucun sens pour notre pays de nous impliquer pour les banquiers de Londres et de Paris dans la première guerre mondiale. C’est là que l’empire russe s’est incendié.  .Шествие и митинг КПРФ 23.2.2015

Il est à noter qu’alors que l’idéologie officielle du gouvernement russe tend à réhabiliter le rôle de la monarchie tsariste dans la première guerre mondiale, le parti communiste reprend l’analyse de la guerre impérialiste avec le rôle salvateur des bolcheviques.

« Mais alors, dit l’orateur, le pays avait entendu l’appel de Lénine et le parti bolchevik, seuls les véritables travailleurs et armée des paysans feront face à l’invasion. Bataillons du gouvernement intérimaire ne pourraient rien faire si les gens ne voient pas l’intérêt à protéger le pays, qui a été gouverné par les francs-maçons, des voleurs. Les bataillons du prolétariat, des ouvriers, et l’armée des paysans, est rapidement passée de zéro à 5 millions de personnes. Elle rompt avec l’entente et a libéré notre pouvoir. »

Nous sommes ici au cœur de la démonstration, mais elle a trait au présent. Les Russes font face à la guerre, une nouvelle guerre menée contre eux par les puissances occidentales, le peuple ne se lèvera pas pour défendre son pays s’il a le sentiment de se battre pour un régime d’affairistes corrompus qui s’enrichissent tandis qu’il souffrent. Faire face à l’ennemi extérieur suppose de prendre en compte la situation intérieure, industrialiser le pays, le soustraire à l’économie de rente et aux pilleurs.

On sait que l’armée rouge des ouvriers et des paysans est la chair de la chair du peuple, elle défend ses intérêts et créé un grand état de l’Union. Nous avons été en mesure de gagner et de défendre leurs conquêtes dans le feu de la guerre civile et l’intervention de 14 États étrangers.

« Nous avons planté le drapeau rouge sur le Reichstag. -Nous avons pu mettre en place une galaxie sans précédent des généraux, dirigés par Joukov, Staline, Rokossovski, Koniev, qui à ce jour sont un exemple pour le soldat, et le commandant « .

« Je suis sûr, a déclaré Gennady Ziouganov, que ces traditions aujourd’hui sont vivaces. Récemment, si nous ne sommes pas puissants et forts nous ne sommes personne. Soit sous la forme de l’Empire russe, sous la forme de l’État soviétique, soit sous la forme du présent corrompu ce qu’on appelle Russie démocratique. Nous avons la nécessité de développer nos ressources, nous avons besoin de notre terre ou les sanctions et accepter d’être étouffer sur tous les côtés. Alors nous avons fratricide guerre déclenchée en Ukraine sous le commandement des Etats-Unis,  des diplomates sans scrupules, ouvertement Nazi, Bandera et oligarques voleurs.

Selon Ziouganov. Le parti communiste a voté et votera en faveur de la consolidation de l’armée et de la mise en place d’un bouclier de missiles nucléaires fiables. Le parti communiste a contribué à sauver les dix villes nucléaires et tous fabriqués à la commande à la « Topol-m » se trouvait en état d’alerte. Le parti communiste a formé une coopération des 650 entreprises qui aujourd’hui  produit ce bouclier. Mais les politiques intérieures, poursuivies par l’actuel gouvernement libéral, rendent impossible de défendre les intérêts nationaux. Pour accroître la sécurité du pays, on doit immédiatement et vigoureusement changer la politique économique et financière».

« Nous déclarons aujourd’hui, en ce jour sacré pour nous tous, que nous aiderons la nouvelle Russie, nos amis dans les républiques de Donetsk et Lougansk qui nous protègent contre les nouveaux Nazis et fascistes. Vive la République populaire de Donetsk et de Lougansk. Hourra! « -a crié le Président du Comité CENTRAL du parti communiste en s’adressant à la manifestation. Et tous les gens rassemblés ont appuyé cet appel.

Il a ajouté que, si les politiques économiques et financières actuelles se poursuivent, les objectifs stratégiques ne pourront pas être atteints. Rien ne permettra de renforcer l’armée, si on continue à vendre des matières premières et si l’argent caché à l’étranger tombe dans les poches des oligarques. L’année dernière elle a vendu des matières premières à 20 billions de roubles et seulement 7,5 billions en bons du Trésor.

« Le reste, dit-il, est un hommage que l’actuel gouvernement paie à ses protecteurs occidentaux et domestiques « . Il a ensuite salué l’activité législative des communistes. Malheureusement, toutes les lois indispensables n’ont pas été adoptées. Beaucoup ont été rejetées par la majorité de la Douma « basse ».

-« Vous devez comprendre, » a déclaré Gennady Ziouganov, qu’aujourd’hui, le pays est en danger. Nous n’avons pas d’alliés en dehors de la Biélorussie fraternelle. Donc, il y a pour nous nécessité de relancer l’économie d’Union eurasienne. Nous saluons également la formation des BRICS. Amitié et Union avec la Chine, Inde, Brésil, Afrique du Sud, nous permettent d’être un puissant contrepoids aux Etats-Unis et l’OTAN. Nous saluons la reprise des relations avec tous nos voisins, notamment avec les peuples frères, biélorusse et ukrainien et avec le Kazakhstan. C’est seulement cette orientation qui va nous permettre d’être compétitifs dans le monde. (… ) En conclusion, je voudrais rappeler que nous avons résisté à l’épreuve sur tous les champs de bataille. Nous étions contre la terrible machine nazie. Nous ferons face à la menace des bombes nucléaires américaines. Mais la nouvelle arme est la russophobie plus l’anti-soviétisme et le cours financier libéral. La première vague de russophobie et d’antisoviétisme a balayé une seule nation soviétique unie. La second se tourne vers votre portefeuille et détruit l’économie. La troisième est dirigée contre l’Ukraine fraternelle. Aujourd’hui, ces mêmes forces cherchent à susciter une quatrième vague d’antisovietisme et de russophobie, « a-t-il prévenu l’assemblée.Шествие КПРФ 23.2.2015

En conclusion, il a souligné la nécessité de l’esprit de la manifestation, avec tout ce qu’il y a de meilleur en mille ans d’histoire de la Russie, pour faire revivre l’esprit de patriotisme russe et soviétique. 180 peuples et nationalités se sont réunis, se sont rassemblés dans ce difficile moment et il a dit: « nous ferons revivre la patrie fédérale ! Nous restaurerons le pouvoir populaire ! Nous ferons tout pour assurer que notre armée soit la plus puissante, efficace et équitable! »

-« Vive l’armée rouge ! Vive les défenseurs des soviets ! Vive le nouveau socialisme, qui sera construit dans notre pays! « a conclu le Président du Comité CENTRAL du parti communiste..

 

Après le rassemblement, des fleurs ont été portées sur la tombe du soldat inconnu près du mur du Kremlin et pour le monument de G.k. Joukov.

Шествие КПРФ 23.2.2015.Шествие КПРФ 23.2.2015

 
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Publié par le février 27, 2015 dans guerre et paix

 

la bataille de Debaltsevo se poursuit, 17h les miliciens retirent l’artillerie lourde

 

 le 14 février à quelques heures du cessez le feu

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El mapa muestra la situación del frente en la bolsa el día 12 de febrero. Haz click en la imagen y luego podrás ampliarla.

Vues aériennes de la poche de Debaltsevo

Durant la nuit, toutes les tentatives de la junte pour ouvrir un corridor à Debaltsevo ont échoué. Selon l’information sur les unités de l’avant-garde de l’offensive sur Logvinovo, grâce à la forte résistance de la milice et le feu d’artillerie depuis les diverses positions, le groupe s’est vu obligé de se retirer de Logvinovo sans avoir atteint son objectif. Naturellement, la route principale continue d’être coupée.

Nos sources confirment aussi qu’ils ont réussi à intercepter les communications du groupe de Debaltsevo. Donc l’État-Major de l’assemblée continue de mentir au peuple ukrainien sur la situation réelle au sud de Svetlodarsk. Il n’y a pas d’information vérifiable sur les pertes des parties en ce moment, mais tout indique qu’elles sont importantes.

la milice non seulement a continué à répéter les attaques tout le long de la route M.103, mais elle a lancé une offensive contre Debaltsevo, où a commencé une dure bataille corps à corps, avec tanks et artillerie, durant la nuit. Comme cela était attendu, les parties utilisent au maximum le temps les séparant du cessez le feu pour obtenir une maximum d’avantages. Il est attendu que les heures les séparant du cessez le feu seront extrêmement tendues et avec un nombre élevé de pertes.  .

Imágenes de los combates en Logvinovo, punto de cierre de la bolsa

.http://youtu.be/ta0k9MkAU2I

 17h 07

La mise en application des accords de Minsk commence par le retrait d’armements lourds, notamment de la région du « chaudron de Debaltsevo ».

Une nouvelle trêve pour le Donbass

Les forces d’autodéfense de la république populaire autoproclamée de Lougansk (LNR) retirent l’artillerie lourde du « chaudron de Debaltsevo », à l’intérieur duquel seraient encerclés 6.000 à 8.000 soldats ukrainiens, annonce samedi Alexeï Kariakine, président du parlement de la LNR. »Nous retirons l’artillerie lourde (…) Ensuite, la trêve commence par un cessez-le-feu. Aussi, les militaires ukrainiens seront-ils obligés de se rendre et de déposer les armes », a déclaré M.Kariakine à l’agence d’information de Lougansk.

La petite ville de Debaltsevo, située dans la région de Donetsk, est un nœud ferroviaire stratégique où se croisent les lignes desservant Kharkov, Marioupol, Rostov-sur-le-Don, Taganrog et Moscou. Les hostilités ont paralysé le fonctionnement de la gare de Debaltsevo et le transport ferroviaire de marchandises entre le Donbass et le reste de l’Ukraine. Les troupes ukrainiennes y sont pratiquement encerclées dans une sorte de chaudron par les rebelles.L’accord signé jeudi 12 février à Minsk par les présidents russe, français, ukrainien et par la chancelière allemande prévoit un cessez-le-feu entre les belligérants, un retrait mutuel des armements lourds accompagné de la mise en place d’une « zone tampon » large de 50 à 140 kilomètres, le lancement d’une réforme constitutionnelle, y compris en vue d’une décentralisation, ainsi que l’attribution d’un « statut spécial » aux territoires contrôlés par les insurgés.

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Publié par le février 14, 2015 dans guerre et paix

 

La guerre, le pouvoir et la corruption, une toile d’araignée de la situation ukrainienne

L’Ukraine est une marionnette des Etats-Unis mais affirmer cela est insuffisant si l’on ne comprend pas sur quoi se fonde un pouvoir politique qui se vend à l’étranger en entretenant dans son propre pays un ultranationalisme qui dirige la haine du peuple contre la Russie et la partie de la population qui a toujours vécu dans ce pays mais que l’on transforme en ennemis. Est-ce que ceux qui acceptent de croire à cette parodie sont des imbéciles? Il y a la propagande mais il y a aussi et surtout des intérêts, des réseaux qui se nourrissent de la guerre et du pillage qu’elle autorise. Une telle analyse permet également de comprendre les complicités chez nous qui feignent de ne pas voir ce qui se passe dans ce pays et qui en fait une poudrière.

D’abord il faut bien comprendre quel pouvoir est issu du coup d’Etat du Maïdan. La quasi totalité des députés élus en novembre étaient déjà membres de la précédente assemblée, celle qu’avait chassé le Maïdan. Ensuite si les partis d’extrême-droite ont vu leur représentativité réduite c’est parce que la plupart des listes, en particulier Front populaire du premier ministre ou celle du maire de Lvov ont placé en tête et ont fait élire des individus tout aussi extrémistes et sympathisants nazis. Ceux qui ont été « nouvellement » élus sont ces gens d’extrême-droite, les héros des « punisseurs » des bataillons financés par les oligarques et qui développent partout les groupes militarisés (1). Ils n’ont pas de programme économique particulier, seulement la russophobie et l’ultranationalisme. En revanche le parti communiste anti-oligarque a été éliminé puisque ceux qui votaient pour lui soit étaient en guerre, soit refusaient ces élections jugées comme une mascarade, avec un maximum d’abstentions.

Ukrainian parliament deputies at a session.(RIA Novosti / Evgeny Kotenko)

Ils luttent entre eux mais ils sont d’accord sur l’essentiel: piller le pays….

Donc le système politique ukrainien est caractérisé par la permanence de traits qui avaient suscité la protestation des manifestants du Maïdan. Il s’agit du personnel politique mais cela va plus loin c’est tout l’appareil d’Etat qui a renforcé la corruption hérité de la période post-soviétique et des mafias qui s’y sont développées pour se créer des fortunes. Un trait que l’Ukraine partage avec tout le monde post-soviétique mais à un degré d’anarchie absolument extraordinaire comparable à celui de certaines républiques du Caucase. On sait que l’Azerbadjian est directement dirigée par BP et d’autre sociétés pétrolières sous le prétexte d’une dynastie d’hommes forts.

En Ukraine, pratiquement chaque ministère est impliqué. 80 % des agents et des responsables de ces ministères ont travaillé sous le régime précédent et ont survécu au coup d’Etat du Maïdan dont le mot d’ordre était la lutte contre leur corruption autant sinon plus que le choix de l’Europe. Ont subsisté les relations, les connexions entre ces individus qui les relaient entre eux et la police, les tribunaux. Mais un des lieux les plus important des profits est celui des douanes, non seulement le transit des produits matériels mais celui des   transferts d’argent de numéraire en espèces. On parle souvent des affrontements entre Porochenko et le premier ministre Iatseniouk, mais deux choses les unissent, d’abord le fait qu’ils sont les créatures obéissantes des Etats-Unis et ensuite qu’ils sont la garantie de la poursuite de ce système de corruption généralisé et les bénéficiaires depuis le début. La guerre a amplifié leurs gains et le triangle des bermudes de leur pouvoir réel mais elle est aussi une situation d’instabilité permanente avec la menace d’un coup d’Etat militaire, d’où leur intérêt à voir s’amplifier l’intervention directe des Etats-Unis sur le « front ukrainien » ouvert contre la Russie.

là encore : les mœurs des élus ukrainiens…

L’annonce de la nomination comme conseiller privé du président Porochenko du bouffon sanglant, l’ancien président géorgien chassé de son pays n’a rien d’étonnant. Le personnage ne dépare pas le tableau :

https://histoireetsociete.wordpress.com/2014/09/21/the-new-york-times-en-exil-a-new-york-un-oeil-sur-la-georgie/

Mais il faut se garder du simple mépris, si ce personnage déconsidéré reprend du service en Ukraine, ce n’est sans doute malheureusement pas un hasard. D’abord, il faut se souvenir qu’il y a déjà un géorgien de cette équipe qui a été nommé au ministère de la santé (chargé de la destruction du système de santé hérité de l’ère soviétique et opérant cette destruction pour le plus grand bénéfice du secteur privé) avec deux autres étrangers, dont la ministre des finances américaine chargée de faire accepter la politique du FMI qui vise à pratiquer l’austérité pour permettre les jeux de pillage monétaires, les transferts d’argent et de numéraires en espèce). C’est donc non seulement « l’étranger » que l’ultra nationalisme ukrainien installe au pouvoir mais un étranger chargé de garantir la poursuite du pillage.

Mais au-delà du cas ukrainien, il faut bien comprendre que c’est toute la région limitrophe de la Russie en Europe et dans le Caucase qui est visé par cette politique. Donc l’appel au conseiller géorgien, lui même recruté quand il faisait ses études aux Etats-Unis par des sociétés financières qui ont contribué à l’installer à la tête de la Géorgie pour y provoquer un conflit avec la Russie, n’est donc pas un hasard, pas plus que Soros soit à la fois un agent de la CIA et un spéculateur financier, jouant les philanthropes d’ONG des droits de l’homme.

Nous sommes devant une étape du mode de productions capitaliste, un impérialisme dans lequel se mêlent étroitement capital financier, complexe industrialo-militaire, système de propagande et dans lesquels le politique totalement corrompu produit des décisions qui correspondent à l’intérêt de ses agents et à l’accumulation démente du capital monopoliste financiarisé avec ses jeux concurrentiels.

Danielle Bleitrach

(1) dans un autre sujet  du même jour nous faisons état d’une récente délégation qui a apporté des photos falsifiées pour prouver l’intervention russe dans le Donbass. Cette délégation dont nous publions ici la composition est en majorité composée de députés « nouvellement élus » mais relevant de ces groupes militaires et fascistes de « punisseurs » dont on voit également les liens avec les « entrepreneurs ». Mais un détail supplémentaire éclairera les initiés: la présence d’un universitaire de Georgetown l’université de Washington, université jésuite de bonne réputation elle est également le lieu où l’on recrute les anciens dirigeants ayant œuvré en faveur de la CIA, Aznar, Uribe et elle joue en Amérique latine de ce fait un rôle de lien avec les équipes chargées de déstabiliser les gouvernements progressistes en Amérique latine, parmi ses soutiens, il y a l’ancien roi d’Espagne, et tous les franquistes y compris la banque Santander. Ce qui est clair c’est que les réseaux chargés de la lutte contre les gouvernements progressistes en Amérique latine ont fait jonction avec ceux de l’Ukraine et de l’Europe de l’est. Est-ce un hasard si au même moment, les pseudo fascistes anti-impérialistes apparaissent pour dévoyer les luttes pour la paix en Ukraine, je ne le crois pas.

Le Bureau de l’Inhofa a fourni une liste des noms de la délégation qui a fourni  les photographies falsifiées au sénateur  : le Lieutenant Colonel Semyon Semenchenko, commandant du bataillon de punisseurs volontaires, le  Donbass et nouvellement élu membre du Parlement ukrainien, Anatoly Pinchuk, Président de l’ONG « stratégie ukrainienne » — Yuriy , nouvellement élu membre du Parlement ukrainien, Andrei Teterûk, nouvellement élu membre du Parlement ukrainien, Andrei Semididko, Président du mouvement public « notre», le chef de l’Antirejderskogo l’Union des entrepreneurs de l’Ukraine, renouant avec la formation militaire, des citoyens volontaires comme Boris Boyko, Président du Conseil de surveillance de la Fondation pour les anciens combattants et membres de l’opération anti-terroriste  Sergei Mikhailenko, Président du Conseil d’administration des anciens combattants et membres de l’opération anti-terroriste, Rafael Lûkmanov, membre du Conseil d’administration des anciens combattants et membres de l’opération anti-terroriste est, Igor Lepša, membre du Conseil de la Fondation pour les anciens combattants et membres de l’opération anti-terroriste, Anatoly Drobaha, un expert militaire, un bénévole, qui a organisé la production de petits UAV-Philip Karber, professeur, Université de Georgetown, Président du Potomac, le chef américain de la délégation ukrainienne.

— подполковник Семен Семенченко, командир добровольческого штурмового батальона «Донбасс» и новоизбранный депутат украинского парламента
— Анатолий Пинчук, президент ВОО «Украинская стратегия»
— Юрий Береза, новоизбранный депутат украинского парламента
— Андрей Тетерюк, новоизбранный депутат украинского парламента
— Андрей Семидидько, председатель общественного движения «Свои», глава Антирейдерского союза предпринимателей Украины, доброволец, возрождающий военную подготовку граждан
— Борис Бойко, председатель наблюдательного совета благотворительного фонда ветеранов войны и участников антитеррористической операции
— Сергей Михайленко, председатель правления благотворительного фонда ветеранов войны и участников антитеррористической операции
— Рафаэль Люкманов, член правления благотворительного фонда ветеранов войны и участников антитеррористической операции
— Игорь Лепша, член правления благотворительного фонда ветеранов войны и участников антитеррористической операции
— Анатолий Дробаха, военный эксперт, доброволец, организовавший производство небольших БПЛА
— Филип Карбер, профессор Джорджтаунского университета, президент фонда «Потомак», американский руководитель украинской делегации.

Photo de Коммунистическая партия Украины.

 

Notre ami Yevgueni Tsarkov : les accords de Minsk et la fédéralisation

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La délégation ukrainienne à Vénissieux, au centre, Yevgueni Tsarkov

le 12 février ont été signés des accords offrant une chance à un règlement politique de la situation de l’Ukraine . L’accord témoigne du fait que la position de fédéralisation des communistes de l’Ukraine était bien le seul moyen de résoudre le conflit et de préserver l’intégrité du pays. Cette opinion a été exprimée par le député à la précédenre Rada, le premier Secrétaire du Comité régional du parti communiste d’UKRAINE d’Odessa Yevgeny Tsarkov.

« Parce que les accords ont été signés non seulement par l’Ukraine et la Russie, mais par les dirigeants des États européens, cela montre que notre position sur la question a été adoptée et prise en compte. Bien que le gouvernement nie la possibilité même de fédéralisation de l’Ukraine. Si vous comparez les paragraphes de la présente Convention et ce que signifie  le concept de fédéralisation, il est facile de leur trouver une identité,  » a déclaré Yevgeny Tsarkov.

Le député a également rappelé que, en son temps, quand les communistes tentaient d’instaurer le débat public, leurs adversaires déformaient délibérément les notions, le fédéralisme était assimilé au séparatisme et c’est sur cette base que le groupe communiste est poursuivi.

« Si notre position avait été entendue, cela aurait évité le sang, le conflit fratricide, les destructions et les centaines de milliers de réfugiés dans le sud-est de l’Ukraine »,- dit le premier Secrétaire d’Odessa du parti communiste.

Selon lui, Porochenko a peur des mots de fédéralisation et réaffirme que l’Ukraine restera un Etat unitaire, « mais comment comprendre un des points de l’accord, à savoir, la réforme constitutionnelle en Ukraine avec l’entrée en vigueur à la fin de cette année d’une nouvelle Constitution, qui a comme point essentiel la décentralisation (en tenant compte des caractéristiques des différentes régions de Donetsk et Lougansk, comme convenu avec les représentants de ces régions), ainsi que l’adoption de la Loi sur le statut particulier de certaines régions des zones de Donetsk et Lougansk, conformément aux mesures visées dans la note 1 ? »

Dans cette note, nous découvrons des choses telles que : l’exemption de la poursuite et du châtiment des personnes impliquées dans les événements dans le Donbass ; le droit à l’autodétermination de la langue ; le soutien de l’État au développement socio-économique de ces régions et de l’assistance des autorités centrales dans la coopération transfrontalière dans certaines zones des régions de Donetsk et Lougansk avec les régions de la Fédération de Russie.

Un autre fait intéressant, a poursuivi Yevgeny Tsarkov, est que les communistes ont été persécutés pour avoir seulement soulevé la question de la nécessité de fédéraliser. « Porochenko lui-même a mis sa signature sous ces obligations spécifiques qui, par leur contenu rejoignent l’idée de fédéralisation, quelle que soit la manière dont le Président appelle cela», a ajouté l’homme politique.

« Ou il ne va pas accepter ces articles, il mentira à ses partenaires européens et fera porter la responsabilité de l’échec sur la Russie et les Républiques séparatistes, a déclaré Yevgeny Tsarkov.

 
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Publié par le février 13, 2015 dans Europe, guerre et paix

 

Le leader ultranationaliste Ukrainien rejette l’accord de paix de Minsk, se réserve le droit de poursuivre »guerre »

Publié le temps : 13 février 2015 15:45

 un des ennuis de la situation est que dans le Donbass il y a des unités entières financées par des oligarques et autres donateurs privés qui n’obéissent à personne mais que l’on traite en héros à Kiev et qui sont bien prêts soit à continuer, soit à aller faire un coup d’Etat militaire à Kiev, soit les deux… Sans parler de leurs liens avec les Etats-Unis. Une des originalités de la situation est l’existence de ces bandes armées qui éprouvent un étrange attachement aux symboles nazis (note et traduction de Danielle Bleitrach)
Right Sector's leader Dmitry Yarosh.(RIA Novosti / Pavel Palamarchuk)

Chef de file du secteur droit Dmitry Yarosh.(RIA Novosti / Pavel Palamarchuk)

 

 Le Chef de secteur du droit ukrainien Dmitry Yarosh a  dit que son mouvement radical rejette l’accord de paix de Minsk et que leurs unités paramilitaires dans l’est de l’Ukraine continueront des « combats actifs » selon leur propre plans. »
 
 
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