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A pas de géant dans la réhabilitation d’Hitler et la condamnation du « stalinisme »…

Les déclarations d’un groupe d’écoliers russes devant le Bundestag, faisant des soldats allemands les victimes innocentes de la Seconde guerre mondiale ont provoqué une violente vague d’indignation en Russie.

Justement au moment de l’anniversaire de la contre-attaque de l’armée soviétique à Stalingrad le 19 novembre 1942.A la surprise générale, un groupe d’élèves d’une quinzaine d’années a été invité à prendre la parole au Bundestag, en Allemagne. Qui a financé ce voyages, pour l’instant ce n’est pas clair dit-on en Russie.

Le sens de leur intervention est très simple … et la forme étrangement similaire. A l’école d’Urengoï, dans l’Oural, ils se sont intéressés aux soldats allemands lors de la Seconde guerre mondiale en Russie et en ont déduit que beaucoup d’entre eux se battaient « contre leur volonté » (une nouvelle catégorie des très populaires Malgré-nous), qu’ils se sont retrouvés encerclés par l’Armée soviétique autour de Stalingrad (qui n’est pas en Allemagne …), se sont fait tuer ou ont été fait prisonniers, détention dont beaucoup en sont morts. Ils sont les « victimes innocentes ». Et non pas un, mais tous ces écoliers de répéter en substance la même chose, en donnant à chaque fois un exemple différent  de « victime innocente » allemande.
Remarquez, quand j’avais déposé ici même un sujet sur la manière dont Staline avait fait défiler généraux et prisonniers allemands , un belle âme s’était élevé contre ce fait et contre l’humiliation infligée à ces braves gens « qui n’étaient pas tous des nazis », j’en parle dans mon livre.
Au point où nous en sommes d’anachronisme historique pour attaquer Staline, les soviétiques, pour mieux blanchir les nazis en Europe, en France en particulier, cette étrange déclaration des jeunes russes ne devrait pas nous étonner… n’oublions jamais l’intervention de Clémentine Autain excusant les migrants ou prétendant les excuser, en disant que de toute façon les femmes de Cologne en avaient l’habitude vu que l’armée rouge les avait toutes violées…
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Publié par le novembre 22, 2017 dans Uncategorized

 

mon interprétation de ce qui se passe dans le PCF

Je réponds à un camarade qui est un lecteur assidu de mon blog et avec qui je partage beaucoup de choses. Il intervient sur le texte de l’ami Polonaise découvrant l’anti soviétisme des cadres du PCF à l’occasion de sa première réunion.

je crois mon cher Franck que nous ne voulons pas voir ce qu’est devenu le PCF, cette rencontre qui n’a rien d’anecdotique entre une nouvelle adhérente polonaise et le Parti d’aujourd’hui nous confronte à une réalité politique dont nous avons du mal à maîtriser les tenants et les aboutissants, même nous qui avons vécu pas mal d’événements.

Cela dit tout mon travail intellectuel, les livres que j’écris tentent d’élucider cette relation entre le passé et l’actualité et je crois que la relation est complexe.

Si l’on prend non pas la célébration de la Révolution d’octobre, les origines historiques du PCF et ce qu’il devient, mais un autre cas emprunté à l’actualité qui est le séparatisme catalan, la répression et la réalité de l’Etat espagnol, on est aussi confronté à une articulation complexe qui est intéressante y compris sur la question qui nous occupe.

En 1978, il y a eu après la mort de Franco un compromis qui a de fait accepté la transition telle que l’avait envisage Franco lui même et surtout les Etats-Unis, le capital international et le capital espagnol issu du franquisme. On a installé la monarchie, le poulain de Franco, Juan Carlos, avec une amnistie pour tout le monde sauf pour les résistants basques et surtout pas de reconnaissance des victimes du franquisme. Le symbole en a été le catafalque de franco dans la vallée des morts tandis que les républicains, les communistes restaient enterrés dans les fossés. Celui qui signe cet acte indigne c’est non seulement le parti socialiste mais le parti communiste avec son chef Santiago Carillo. Il le fait dans le cadre d’une idéologie appelée l’Eurocommunisme et qui est basé sur un autre compromis, celui de la rupture avec l’URSS et la construction d’une social démocratie qui signe un pacte avec les Etats-Unis.

C’est ce qu’a imposé Mitterrand en France en calmant les Etats Unis en leur expliquant à quel point la seule manière d’en finir avec la puissance des communistes c’est de les annexer à une gouvernement qui va mener le néolibéralisme, l’internationalisation des monopoles financiers, la nouvelle phase triomphante du capitalisme en liaison avec une UE qui porte cette politique.

L’Eurocommunisme, c’est un triple mouvement 

1) L’Italie avec Berlinguer qui poursuit sur la lignée initié par Palmiro Togliatti, c’est-à-dire quelque chose de né avec la fin du Komintern qui est la voie nationale au communisme (on retrouve la même idée chez Thorez avec le discours de Londres). Parce qu’il y a eu l’expérience soviétique, parce que l’URSS est forte, les pays peuvent trouver leur voie à partir de la situation ainsi crée et aussi leur traditions nationales.

Le parti communiste italien a connu un essor extraordinaire, une véritable hégémonie en adoptant cette ligne mais il se heurte à un blocage pour accéder au pouvoir. Le Vatican et la démocratie chrétienne, la mafia, le capital et les Etats-Unis, le tout uni par divers liens historiques tentent d’empêcher l’accès au pouvoir.

L’Eurocommunisme italien avec Berlinguer va innover. Comme Kanapa en France Berlinguer est convaincu que « la parabole née de la Révolution d’octobre est terminée » (un des signes est l’absence de démocratie, mais surtout la querelle sino-soviétique et la stagnation économique). En fait on peut résumer tout cela en disant que la crise du capitalisme, celle qui se traduit par la fin des solutions keynesiennes, et l’opparition du néolibéralisme a ses propres effets non seulement sur le Tiers monde mais sur le socialisme réel de surcroit divisé par la querelle sinosoviétique.

Personne ne nie tous ces phénomènes, même Fidel Castro à Cuba met en place en 1983 la politique de rectification. Mais ce qui est recherché d’une issue et qui va déboucher ultérieurement en Chine sur une sorte de NEP, va être pris dans une contrerévolution néolibérale dans laquelle l’Eurocommunisme va être utilisée pour en finir avec les partis communistes européens, le passage à une social démocratie dont on voit ce qu’elle est devenue dans le cadre européen privilégié.

2) L’Espagne, nous venons de le voir c’est là où la braderie du communisme sera poussé le plus loin, il ne s’agit pas comme en italie d’un compromis avec la démocratie chrérienne, mais bien d’une acceptation du fascisme et de la monarchie comme base d’une unité nationale qui spolie les Républicains, les communistes et laisse en place le franquisme. la grande victoire c’est une monarchie présentée comme une démocratie et le « enrichissez-vous » devenu le mot d’ordre de la spéculation immobilière entre autres.

3) Le France, c’est le plus mal dépatouillé avec les « Révélations du rapport Khrouchtchev, les guerres coloniales » et sa propre social démocratie. Elle s’est jetée dans une union à n’importe quel prix depuis Guy Mollet envoyant le contingent en Algérie jusqu’à l’opération Mitterand. Et là-dessus le 22 e Congrès, c’est-à-dire vingt après le choix de la politique de Togliatti. Georges Marchais flanqué de Kanapa oscille entre son refus de rompre avec le camp socialiste et sa dénonciation aux atteintes aux libertés. Le choix du programme commun puis l’arrivée au gouvernement vont accélérer la situation en transformant peu à peu le PCF en force d’appoint. mais c’est l’application en 1983 du plan Davignon de la desindustrialisation française sous diktat européen et le tournant de la rigueur qui va accélérer le refus de l’Eurocommunisme, voir l’antagonisme. La direction du parti est au coeur d’une bataille au sein de sa direction, parce que la majorité autour de georges marchais veut sortir du gouvernement, mais les ministres communistes avec à leur tête Fitterman mais aussi Rigoud, vont sur ordre de Mitterrand déstabiliser le parti. Encore aujourd’hui je vois sortir du bois des gens qui à l’époque se taisaient mais qu étaient dans le coup. C’est le discours de Rome de Rigoud qui déclenche les hostilités à l’intérieur du parti en juin 1984 en collaboration avec le PCI qui est allié à Mitterrand, comme le PCE de Santiago Carillo qui lui va encore plus loin.

Quand je vois un Gérard streiff dont Marchais n’aurait voulu à aucun prix faire une biographie qui transforme Georges marchais en chantre de l’eurocommunisme je vois à quel point le passé continue à travailler le présent et à quel point il est là et continue à déterminer les enjeux.

Le détour par ce qui se passe en Catalogne

Mais pour comprendre cela retournons à notre exemple de ce qui se passe en Catalogne. Est-ce que depuis cette époque les choses sont retournées en état. Non! Certainement pas… la Catalogne qui avec le pays basque a été un des hauts lieux de la résistance au franquisme paradoxalement a été la province espagnole qui a le plus profité du dynamisme du capitalisme franquiste, en particulier dans le domaine de la spéculation immobilière et de l’Europe.

Et surtout est intervenu un phénomène essentiel la crise dite des subprimes dont on ne mesure pas à quel point elle a été une phase de transformation et d’internationalisation du capital. le vieux capitalisme hérité de Franco a été obligé de s’ouvrir et dans une certaine mesure cela a permis une emprise moindre sur la société. Dans le même temps, la crise s’abattait sur le pays et l’Europe n’était plus l’horizon de la prospérité. C’est dans ce contexte qu’intervient à la veille d’une nouvelle crise financière, une nouvelle bulle, la volonté d’indépendance qui reflète ce qui est hérité du passé dans ses diverses strates et la volonté d’en finir avec ce qui s’est mis en place en 1978.

La violence du choc entre des indépendantistes de la bourgeoisie catalane et le PPE (ses alliés du compromis) reflète une âpre lutte entre fractions du capital, mais aussi les aspirations républicaines, anti-franquistes, de ceux qui veulent en finir avec le compromis mais aussi les victimes de la crise. La seule réponse est de dénoncer la violence et d’aller vers une transformation de la constitution comme une remise en cause profonde du capitalisme prédateur et spéculateur. Bref un vrai parti communiste peut surgir y compris du blocage avéré de la solution PODEMOS.

parce que le capital, confronté à sa perte d’hégémonie en tant que capitalisme dominé par les Etats-Unis et ses alliés est en plein dans un laboratoire pour trouver des formes politiques capables d’endiguer la colère, mouvements populistes, dépassement de la droite et de la gauche, libéralisme libertaire, le fascisme est aussi un possible, toutes les tendances se conjuguent en attendant de se fixer. L’urgence d’un parti communiste imposant la paix dans la justice sociale, le socialisme, le vrai est incontournable mais il est clair que tout sera mis en oeuvre pour l’empêcher.

Ils n’ont pas renoncé à poursuivre Martigues et Hue, oui mais il y a le parti… 

Ce long détour pour comprendre ce qui se passe aujourd’hui au sein du PCF. Toujours en retard d’une étape sur les Italiens, les différents dirigeants du PCF depuis le départ et la mort de marchais ont systématiquement voulu reproduire la stratégie eurocommuniste. Mais là ils atteignent un sommet ou ils voudraient l’atteindre. Ce moment où sous Ochetto, les dirigeants du PCI vont jusqu’au bout de leur logique. Voyant que le PS italien est complètement déconsidéré, ils débaptisent le PCI et tentent de se mettre à la place du Parti socialiste complètement mort. Aujourd’hui il y a 6 partis communistes italiens qui sont divisés sur des choix tactiques, des questions d’alliance et la social démocratie ou plutôt le parti démocrate hérité de l’ancien parti fait partie du blocage institutionnel d’un capitalisme en crise dans une Europe en crise. Avec partout et toujours des tentatives « populistes » de se mettre à sa place.

La grande différence est que quelles que soient ses métamorphoses le parti communiste français est resté le PCF.   Nos dirigeants français ont multiplié les tentatives désordonnées, ils ont détruit le parti dans la mutation, l’ont coupé de sa base ouvrière au congrès de Martigues, puis ils ont poursuivi avec le Front de gauche, ils se sont donnés à mélenchon et maintenant ils se voient prenant la place des socialistes. Tout cela passe par la fin du parti communiste, le nom et le contenu, la perspective révolutionnaire, la stratégie en ce sens.   Plus personne n’a la moindre idée de la manière dont les communistes comptent s’y prendre pour instaurer le socialisme. Même au plus haut point de l’adhésion à l’eurocommunisme à la Française, à savoir le XXII e congrès, la stratégie pour un socialisme à la française reste au centre de l’analyse politique et le rôle du parti. De ce point de vue il demeure dans la lignée des Révolutions communistes du XXe siècle. Mais à la fois à cause de l’échec de la participation gouvernementale, l’incapacité à infléchir le processus qui force à quitter le gouvernement, et l’offensive menée au sein du parti de ceux qui veulent poursuivre jusqu’à la fin du PCF, la rupture avec l’idée même de Révolution socialiste autant que la remise en cause de la base de classe, leur victoire avec Robert Hue et les successeurs, nous sommes dans un autre cas de figure.

il est clair qu’en finir avec l’hypothèse communiste demeure la grande oeuvre du capital, celui qui se lance la-dedans est assuré d’un appui idéologique des médias et de la doxa dominante. Aujourd’hui la reconfiguration de son passé fait partie de cet assassinat soft et on se demande qui la dirige. On célèbre la révolution d’octobre à travers deux héros, Lénine et Trotski, d’ailleurs on laisse de plus en plus la propagande historique à ce courant trotskiste. Chez nous, on trouve Streiff pour inventer un Georges Marchais eurocommuniste… On ne craint pas trop en revanche le PC chinois qui est loin et ne se mêle pas de l’idéologie des autres et que l’on peut toujours utiliser pour valider n’importe quoi. Dans ce domaine, avec l’aide des trotskistes de plus en plus nombreux dans les instances de direction, nous avons dépassé le stade de l’opportunisme pour glisser vers le révisionnisme et même la falsification.

Oui mais le problème auquel ces dirigeants dont certains étaient déjà là pour mener l’offensive contre Marchais en 1983 et d’autres sont les héritiers directs ou indirects, est l’existence d’un parti communiste qui freine des quatre fers en particulier en ce qui concerne le changement de nom. Il vieillit, mais bien des jeunes ne veulent pas renoncer à l’idée d’un parti révolutionnaire même s’il y a quelques jeunes loups aux dents longues pour qui il faut accélérer le processus entamé au Congrès de martigues. Ils se heurtent y compris à des gens comme toi mon cher franck qui marquent une limite à leur offensive, jusqu’à quand ?

Notre véritable atout est ici comme dans les deux autres cas qu’un parti communiste paraît indispensable et qu’il n’existe rien en capacité de le remplacer y compris dans la mémoire historique. alors même que le mécontentement s’accroît . Il y a aussi peut-être cette étrange configuration d’un PCF de plus en plus affaibli, mais aussi d’une satellisation d’un ensemble d’organisations pus ou moins groupusculaires, pratiquant le dedans-dehors, pour un part Melenchon lutte avec la force du désespoir contre cette orbite à double foyer dans laquelle il ne veut pas que les Insoumis soit happés. Honnêtement il s’y prend mal, le pCF demeure à sa manière incontournable.

J’ai souri au récit de ce qui s’était passé le 18 novembre avec les secrétaires. Tout le monde a dit à quel point dans « les Ruches »(sic) les discussions étaient ^passionnantes. Le compte-rendu du questionnaire allait a contrario des projets de la direction, pas question d’en finir avec le PCF au contraire. Mieux pour la première fois depuis longtemps la préoccupation de tous n’était pas la construction des « alliances » mais bien le parti communiste, sa stratégie, son devenir. Un très grand progrès. Bien sûr telle qu’elle est cette feuille de route peut être détournée mais il y a ces faits. Il est clair que l’on a joué la démocratie de base pour éviter la question de la critique de la stratégie menée jusqu’ici, le Congrès de Martigues, mais quand les communistes s’expriment quel que soit le peu de temps qu’on leur laisse il disent des choses importantes.

Donc ce que raconte notre amie polonaise éclaire le trafic qui est mené sur nos mémoires mais aussi la résistance des communistes français.

danielle Bleitrach

 
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Publié par le novembre 22, 2017 dans Uncategorized

 

La conversation difficile lors de la réunion du PCF à la section de ma commune d’Ile de France, le 15 novembre dernier.

Voici un des texte les plus émouvants et les plus durs qu’il m’ait été donné de lire, il provient d’une camarade polonaise qui a adhéré au PCF et qui découvre avec horreur la haine que ce parti a pour les soviétiques et plus généralement pour les communistes des pays de l’Est, la manière dont on les abandonne face au fascisme, aux menées de l’OTAN. Elle nous interpelle pour nous dire de nous réveiller parce que c’est nous que nous condamnons. Ces camarades s’adressent à nous, à Marianne, à moi , aux camarades de Venissieux et d’ailleurs qui ont encore l’internationalisme chevillé au coeur et au-delà à tous les communistes, tous les progressistes français qui non seulement ont honte de cet abandon mais voient que c’est notre propre sort qui se joue. (note de danielle Bleitrach)

A ma remarque que c’est dommage que le PCF n’ait pas participé aux cérémonies de commémoration de la Révolution Bolchévique à Moscou et à Léningrad, alors que plein de militants y sont allées, les 18 de Vénissieux personnellement, Samir Amin, des Grecs, et puis même ma camarade Beata Karon du petit parti communiste polonais KPP, l’animateur de section, retraité de 68 ans, qui pourtant avait de bonnes analyses sur la situation en France, est devenu tout rouge:

« Nous avons décidé de ce qu’on a appelé la rupture » dit il d’un ton glacial. « L’expérience soviétique a été désastreuse pour nos partis d’Europe occidentale. Nous ne voulons rien avoir avec cela ».

Un militant important, retraité de 80 ans, rétorque quand même: « La rupture n’était quand même pas avec la Révolution d’Octobre »! -ce qui prouve que les communistes de la génération de la Résistance ne pensent
pas toujours la même chose que le parti.

L »animateur, toujours rouge au visage: « Le stalinisme a été une catastrophe et nous avons bien décidé de rompre avec cela ».

J’étais totalement estomaquée, comme s’il m’avait balancé une gifle. Comment peut on dire des conneries pareilles? Le PCF était né de la Révolution Bolchévique! Sans l’expérience « soviétique », sans l' »expérience de l’URSS, il n’y aurait point de … Thorez, de Duclos, de Marchais, point de … Résistance et de FTP… Sans la mort de
millions de Soviétiques, il n’y aurait peut etre même plus de France… Comment peut on nier cela à ce point? Comment est ce possible de ne pas voir cela???

Comment peut on ne pas voir que ce n’est pas l’EXISTENCE de l’URSS qui est responsable de l’affaiblissement du PCF, mais bien sa DISPARITION?

J »étais tellement choquée, que je n’ai réussi à dire que: « Mais… 1989 c’était il y a 30 ans… Le Parti Communiste Russe n’est pas le même. Il compte 300 000 membres, il est la première force d’opposition en
Russie… il faudrait quand même renouer des liens avec lui »…

L’animateur, toujours aussi en colère; « Mais est ce qu’il y a eu une invitation ».

Je suis toujours aussi décontenacée: « Mais… c’était un Forum publique, et une manifestation publique. Il n’y avait pas besoin d »‘invitation ».

L’animateur: « S’il n’y a pas d’invitation, nous n’y allons pas. Et puis le Parti a organisé plein d’événements pour commémorer la révolution en France ».

Je répète: « Je ne sais pas. Il faudrait quand même renouer des relations ».

Nous sommes passé à un autre sujet. Mais j’ai bien senti que l’animateur ne me faisait plus confiance.

Moi je suis passée à un immense abattement. J’ai noté l’emploi dans sa phrase du vocable « occidentale ». Comme s’il voulait dire dans son inconscient que l’Occident était supérieur à l’est. Que si on avait laissé faire les « Occidentaux », ils auraient fait une révolution plus belle que les Russes n’ont pu la faire… Comme si nous, les gens de l’Est, on était responsable non seulement de ce qui nous arrivait, de la destruction de nos pays, de nos vies et de nos sociétés, mais aussi des 3% de Robert Hue…

Comme si nous étions coupables du capitalisme. Et comme nous sommes coupables, on peut crever au fond. Quelle importance que l’OTAN, voire les nazis ukrainiens, viennent nous tuer, au fond, nous devons mourir, et après « les partis occidentaux » feront une belle révolution…

L’exigence d’une invitation formelle à la manifestation de Moscou sonnait comme si au fond les Russes DEVAIENT quelque chose au PCF. Comme si c’était à eux de courir après un parti occidental qui les déteste et les méprise. Alors que les archives soviétiques, examinés par même des historiens de droite, ont démontré que le parti communiste soviétique envoyait des financements au PCF depuis son début et jusqu’à la fin de l’URSS. J’ai toujours vu ces « financements » comme quelque chose de normal, mais si pour les historiens de droite ils sont la preuve d’une « ingérence du Kremlin » dans la vie politique française, pour la gauche ils devraient être vu comme un sacrifice des ouvriers soviétiques qui par le biais de leur parti subventionnaient encore leur camarades de
l’Ouest… l’Ouest riche et prospère dans les années 70 et 80. Alors qu’aujourd’hui ils sont niés et abandonnée par ces mêmes camarades.

J’ai senti UNE MENACE sur la vie de la part des militants de gauche occidentaux censés être mes camarades. Brusquement, les éléments sont devenus évidents.

Comme si nous étions coupables d’être nés en Pologne Populaire, de l’avoir aimé ou détesté, critiqué et souffert, mais d’avoir voulu l’améliorer. D’y avoir vécu et de vouloir la reconstruire.

A chaque Forum Social Européen
nous nous efforcions de convaincre nos camarades occidentaux de financer ne serait-ce que quelque billets d’avion ou un minibus pour que ne serait ce que quelques militants de notre gauche péniblement reconstruite puissent participer à l’immense chantier de reconstruction de la gauche en Europe. Le plus souvent la réponse était « non ». Au bout de 8 ans de militantisme, en 2013 au moment du dernier RDV européen, l’Altersommet organisé en à Athènes par Syriza avec les syndicats de toute l’Europe de l’Ouest, nous avons discuté franchement avec la copine
féministe qui se battait au sein du comité de coordination pour arracher 1; 2 billets pour nos organisations:

« Et si la gauche européenne nous en voulait pour avoir vécu le socialisme réel? Si elle nous en veut parce qu’on a eu des gens comme Rosa Luxemburg, comme Lénine, qu’on a osé construire quelque chose qui n’était pas parfait mais qui était à nous? L’URSS, les démocraties populaires? Et si le but est que jamais, jamais plus de nos rangs ne
puissent sortir une Rosa Luxemburg, un Lénine? Que nos militants restent isolés dans leur ignorance et leur solitude et qu’ils soient abandonnés à la répression »?

Au vu de ce que j’ai entendu et que j’entends là, on dirait que oui, il y a comme un plan de nous laisser seuls, de nous abandonner face au système capitaliste.

Ou abandonner face à la répression fasciste. Je me rappelle comment les plus importantes organisations de la gauche européenne, et Syriza la première, m’ont abandonnée face à la répression que j’ai subi en Grèce,
le procès truqué qui a duré 4 ans, le danger immense d’être condamnée en mon absence, et d’être emprisonnée avec un mandat d’arrêt européen. alors que les fascistes grecs tuent les militants et les migrants dans
la rue et en prison.

Et si au fond en cas de guerre en Europe, nos camarades de la gauche occidentales nous lâchaient face à l »ennemi et la répression? Cette espèce de hargne contre le prétendu « stalinisme » des Russes, qui s’étend d’ailleurs à tous les Européens de l’Est, qu’ils soient Polonais, Yougoslaves ou Bulgares, expliquait le ralliement du PCF au Maidan et donc son lâche abandon des civils du Donbass massacrés en 2014 par l’armée ukrainienne et des habitants d’Odessa assassinés le 2 mai par les nazis?

Mais si c’est le cas, l’heure est grave pour nous. Car la rupture Est Ouest est encore plus profonde qu’on ne le pense. Elle n’est pas seulement le fait d’une histoire de périphérie face à un centre capitaliste. Elle est aussi une rupture politique, un abandon, un choix de tourner le dos à l’histoire de la classe ouvrière européenne dans
laquelle l’Est a joué un si grand rôle. Si cette rupture est si profonde et qu’elle représente un choix politique conscient ou inconscient, alors l’oligarchie occidentale et notamment américaine a un boulevard devant
elle. Elle parviendra à refaire la guerre sur notre continent, à nous diviser et à nous détruire.

Krystyna Hawrot.

 
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Publié par le novembre 20, 2017 dans Uncategorized

 

En Pologne, des résistances à la « décommunisation »

En Haute-Silésie, habitants et élus montent  au créneau contre le révisionnisme historique. Non la Pologne ce n’est pas seulement ces abominables manifestations mêlant la haine du juif à celle de l’immigré et du communiste, c’est aussi le refus des Polonais de l’oubli de la naissance de leur nation dans la Pologne populaire. C’est cela que je veux affronter avec Monika, comme nous avons décidé avec Marianne de nous confronter à cette montée du fascisme comme réponse du capital à ce refus de l’oubli (note de danielle Bleitrach)

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Un engagement sans faille au service de la modernisation et de l’essor industriel de la Silésie. La popularité des dirigeants communistes Jerzy Ziętek et Edward Gierek (ici en compagnie de leur épouse) reste forte à Sosnowiec et Katowice.

En 2002, à l’initiative de « l’Association Edward Gierek et de députés, un rond-point de Sosnowiec avait été baptisé du nom d’Edward Gierek », souligne Rafał Łysy, porte-parole de la municipalité de Sosnowiec. Originaire de cette ville de Haute-Silésie, Edward Gierek (1913 – 2001), ancien mineur de charbon dans le nord de la France, avait dirigé la Pologne populaire de 1970 à 1980. Cette place circulaire est aujourd’hui menacée de débaptisation en vertu de la loi dite de « décommunisation » votée, l’an dernier, par les députés du très réactionnaire parti Droit et Justice (PiS). Le voïvode (préfet) a jusqu’au 2 décembre 2017 pour statuer.
Récemment, il a fait parvenir à la municipalité un courrier la sommant de changer le patronyme du rond-point. En dépit de cette injonction, Arkadiusz Chęciński, le maire de Sosnowiec, et les élus opposés à ce projet, tiennent bon. La municipalité ne répondra pas à ce diktat car « consultée, la population est favorable au maintien du nom », poursuit Rafał Łysy. En juin dernier en effet, 97, 3 % des 13 000 habitants qui ont pris part au référendum organisé par la Ville, se sont en effet prononcés contre la débaptisation. Et pour cause ! Le nom de Gierek reste associé au développement le plus dynamique de la ville depuis sa fondation.

A Katowice aussi

Les années 1970 ont ainsi offert à Sosnowiec de se doter d’infrastructures (transport, logements, etc.) synonymes d’amélioration des conditions de vie des habitants. Au point qu’Adam Gierek, député européen, estime que la mémoire de son père ne serait pas mise en danger par une éventuelle débaptisation tant serait fort le lien unissant Edward Gierek à la
population locale un brin nostalgique de cette période faste. Un lien aux multiples dimensions tant sentimentales qu’émotionnelles et culturelles… A noter qu’à une poignée de kilomètres plus au sud, à Katowice, le voïvode a aussi maille à partir avec la municipalité et des habitants attachés aux diverses formes d’hommages rendus dans l’espace public (monument,
rue…) à Jerzy Ziętek (1901 – 1985), un autre homme fort de la Pologne populaire. On lui doit notamment la création du parc régional de culture et de loisirs, véritable « poumon vert » de la Silésie. Ici, le général Jerzy Ziętek est aussi considéré comme un héros, pour sa participation aux insurrections silésiennes à caractère patriotique et antiallemand (1919 – 1921). L’épreuve
de force est donc engagée avec Jarosław Wieczorek, le voïvode ! Un représentant de l’Etat, qui, selon le site Wyborcza.pl, douterait d’ailleurs du bienfondé de sa démarche. C’est dire…
Jacques KMIECIAK
en collaboration avec Alina HORBIK

 
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Publié par le novembre 20, 2017 dans Uncategorized

 

V. Surkov: l’hypocrisie veillissante de la civilisation occidentale

 
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Publié par le novembre 20, 2017 dans Uncategorized

 

Espagnols, le franquisme n’est pas (encore) mort

http://www.publico.es/politica/20-n-espanoles-franquismo-no-muerto.html

Cet article montre comment la crise catalane s’inscrit sur celle d’un passé qui a été étouffé, dans lequel les élites et les forces économiques longtemps uniquement au main des franquistes ont subi peu à peu une érosion. Celle-ci est lié aux initiatives protestataires des victimes mais y compris selon l’auteur à la crise immobilière, celle des subprimes qui a vu apparaître aux côtés des anciens gestionnaires franquistes des investisseurs internationaux.  Il y a eu une combinaison de vecteurs sociaux, économiques et politiques pour que s’ébranlent les structures du pouvoir consolidées durant les quarante années de dictature et perpétuées, normalisées dans les quarante ans du post-franquisme. Une telle analyse est très intéressante parce qu’elle témoigne de la manière dont les temps de l’histoire dans le contexte de la crise du capitalisme qui ne cesse de s’approfondir en vagues successives est en train d’ébranler notre vieux continent et ce qu’on croyait être une construction européenne stable (note et traduction de Danielle Bleitrach)

Le dictateur Francisco Franco et le prince d'alors des Asturies et aujourd'hui le roi émérite Juan Carlos de Borbón, dans un acte célébré 59 jours avant la mort du premier.

Le dictateur Francisco Franco et le prince des Asturies et aujourd’hui le roi émérite Juan Carlos de Borbón, dans une manifestation publique intervenue  59 jours avant la mort du premier.

MÁS INFORMACIÓN

Qu’est-il advenu du franquisme  au cours des 40 années qui ont suivi la mort du dictateur, le 20 novembre 1975, a-t-i agonisé  ou a-t-il persisté? La question est plus simple que la réponse, encore moins si l’on s’enfonce dans les paradoxes de réalité qui veut que celui qui occupait  des postes dans le ministère des finances  sous la dictature préside aujourd’hui le Comité mixte sénatorial de la sécurité nationale.

C’est ce  qui fait de l’ancien ministre des Affaires étrangères, José Manuel García-Margallo , l’un des trois députés de 1977, encore dans la fonction publique après Soledad Becerril le défenseur du peuple, un symbole (quelque chose « représentatif d’une entité, d’une idée d’une certaine condition « ), ou peut-être un symptôme ( » signal ou indication que quelque chose se passe ou va se passer « ), de cette période historique connue comme la Transition, dont la naissance n’a jamais été localisée, bien que soient patents les liens avec l’administration de Franco de la majeure partie de ses protagonistes , et dont la fin, quatre décennies plus tard, n’est toujours pas envisagée.

Cependant,  commencent à s’accumuler les indicateurs d’une éventuelle fin proche. Entre autres,  le fait que neuf groupes parlementaires se réunissent pour légiférer sur la fin de l’impunité des crimes de Franco en modifiant la loi d’aministie  ou que le Congrès ouvre la porte à  l’annulation des procès politiques sous la dictature. Ou, également, que les trois institutions comme le Congrès, le Parlement de Galice et de la municipalité de Saint Jacques, dans ce cas par voie judiciaire réclament à la famille du dictateur qu’elle rende deux statues de la cathédrale de Saint jacques volées dans les années soixante juste après leur acquisition par le consistoire.

« Beaucoup de grandes entreprises sont issues du franquisme « 

« Pour pouvoir tourner la page nous devons d’abord y écrire et la lire » dit le politologue et professeur à l’Université de Saragosse Cistina Monge , qui montre comment le changement de régime n’a pas eu d’ incidence sur les structures économiques ou sur leurs centres de pouvoir, ni sur les secteurs clés de l’Administration.

« La corrélation des forces et le moment historique ne permettait pas d’aller plus loin, et de nombreuses questions telles que la structure territoriale du pays, le traitement des victimes de la guerre ou de la conception d’un État-providence aux normes européennes, n’ont pas été  résolues » écrit-il

Il est intervenu quelque chose de similaire  avec les structures économiques. « De nombreuses grandes entreprises dans l’Ibex 35 viennent du franquisme, et dans certains cas , du temps de Primo de Rivera , » explique le sociologue Rubén Juste , qui rappelle  la façon dont « la majorité  des bases des principales sociétés ont  été fondées au début des années 40  , avec l’expansion des travaux publics après la guerre.  » En fait,   de ceux qui ont intégré l’indice boursier sélectif seul ACS est né après la dictature, bien que son origine soit OCISA (1942), alors que Acciona est le résultat de la fusion de Entrecanales (1928), Cubiertas(1918) et MZOV ( 1862).

Cependant, dans les deux cas, les processus sociaux et économiques connaissent une certaine évolution  dans les structures enracinées dans le franquisme que la Transition a perpétuée  et  qui selon les experts démarrent , respectivement, entre 2007 et 2011 et en 2010.

Les nouvelles élites

« Nous devons parvenir à un consensus sur le fait que cette première transition est  close à un moment précis,  qui pourrait être en 1982, avec la victoire électorale du PSOE », explique Monge. Mais cette transition a laissé les choses non résolues auxquelles d’autres ont été ajoutées, dans une situation qui est devenue claire à partir de 2007 et avec les 15-M, qui ont commencé la deuxième transition en 2011 « .

Maintenant, ajoute-t-il, « nous prenons un pouls avec cet établissement , tandis que, avec une gauche en retrait, la droite croit qu’elle a beaucoup donné  et veut en récupérer une partie , comme le montre la tendance recentralisatrice du modèle teritorial. »

Dans le domaine économique, explique Juste,  » les grandes familles du franquisme continuent de diriger les entreprises jusqu’à ce qu’en 2010 ses membres commencent à être remplacés par des investisseurs et des gestionnaires ». Le changement de tendance est dû à l’émergence des fonds d’investissement internationaux avec la crise des caisses d’épargne qui, lorsque la la fusion et les processus bancaires se déclenchent  à la  suite de leur crise généralisée,  cessent de financer les anciennes entreprises de construction issue du franquisme après avoir soutenu leur  expansion internationale en tant que gestionnaires de services publics.

.A ce stade, où les nouveaux bailleurs de fonds commencent à imposer des conditions et des contrôles inconnus au moment des caisses, succède   un avenir incertain dans lequel le déclin de certaines de ces entreprises, avec la sortie de l’Ibex 35 de OHL et Abengoa (dont le second créancier est l’Etat pour les prêts Caja Madrid) comme des épisodes exceptionnels, coexiste avec la force dans le monde des fonds d’investissement d’une nouvelle élite, dans lesquelle on trouve des  noms de famille près de pouvoir depuis des décennies comme Aznar ( Haya Real Estate est l’ une des principales sociétés immobilières du pays), Aguirre ( de Aguirre Newman) ou même Primo de Rivera, avec des intérêts dans des sociétés financières et dans les médias.

Absence d’une histoire commune

Pourtant, malgré la persistance de connexion normalisées et légales avec le franquisme comme le maintien en charge de neuf maires qui ont reçu l’onction avant la mort du dictateur , la validité des dizaines de lois promulguées pendant la dictature ou la transmission une couronne attribuée par Franco et assumée par la Constitution, se multiplient les initiatives de déconnexion et de révision par rapport à cette époque, avec de part ou d’autre la vindicte de ceux qui ont souffer et l’ont  payé de leur vie et de leur liberté multiplient les initiatives.

Parmi celles-ci  figurent les initiatives pour exhumer le cadavre du dictateur de la de la Vallée des Morts, pour récupérer les corps des victimes de la guerre et de la dictature et réhabiliter ceux qui ont subi des  représailles, ou des initiatives  qui remettent en cause des questions telles que les relations entre l’Etat et l’Eglise catholique .

Bien il y a des franges plus ouvertes pour surmonter la vague du franquisme : l’utilisation partisane des symboles comme le drapeau de l’ Etat, les complexes sur le nom même de l’Etat et  l’ absence, encore, d’un historique de l’ acceptation généralisée de ce qui est arrivé dans les quarante ans de dictature  et dans les quatre décennies qui ont suivi.

 

 
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Publié par le novembre 20, 2017 dans Uncategorized

 

Assemblée du 18 novembre : Intervention de Marie-Christine Burricand, Section de Vénissieux

par  Marie-Christine Burricandpopularité : 0%

Nous donnerons très rapidement une appréciation collective de cette journée du 18 novembre. Une chose est sure, 1h15 de débats en ruches, à peine deux heures de débats en plénière, la parole des communistes était comptée. je donne ici mon intervention initiale que j’ai dû raccourcir au moment de la prise de parole pour rentrer dans les 3 minutes ! Le sentiment que je retire de cette journée, c’est qu’il fallait à tous prix faire oublier pourquoi nous l’ avions décidée ainsi que le congrès extraordinaire:comprendre les raisons de notre très grand effacement dans la vie politique française et la conscience populaire, effacement amorcé depuis plusieurs années et éclatant dans la séquence électorale de 2017. Le déroulé du congrès annoncé est-il une feuille de route ou un piétinement sur place épuisant nos forces restantes parce que la direction nationale refuse d’ouvrir en grand le débat ? Rien n’est joué en tous cas !

Je commencerai par l’essentiel ; Ce qui se conçoit bien s’énonce bien, sinon, c’est qu’il y a « un loup », comme on dit !
Si le bilan est un élément essentiel au débat, alors écrivons le, faisons en un chapitre du congrès voire son préalable et caractérisons le dans ses contours historiques et son contenu ; Au lieu de ces quelques mots au détour d’une virgule écrivons que nous voulons opérer un bilan stratégique et structurel, dont je considère qu’il doit partir de Martigues.
Dans ce moment où nous devons décider de la date et de la feuille de route de notre congrès, il faut sans doute revenir aux motivations qui ont conduit à le convoquer.
Chantiers, communication, , initiatives…travaillons.
Mais si nous sommes là aujourd’hui, c’est qu’au printemps 2017, les communistes ont été confrontés à plus qu’un échec, une impuissance à se rendre visibles dans la campagne des présidentielles, qu’a confirmée le million de voix perdu sur 2012 aux législatives.
Il faut quand même s’interroger : comment en sommes nous arrivés là ? Concernant l’élection nationale structurante de la vie politique française, nous sommes donc passés d’une candidate malgré elle en 2005, à un candidat pas communiste en 2012, à pas de candidat du tout en 2017 puisque le candidat que nous avions choisi de soutenir n’a eu de cesse d’expliquer qu’il n’avait pas besoin de nous.
Cette paralysie vient après plusieurs échecs : pertes d’un grand nombre de villes en 2014, des élus régionaux en 2015, perte de visibilité et de lien avec eux qui ont fait notre force sans que des forces nouvelles soient acquises.
En 2007, les communistes ont souhaité garder leur parti et son nom ; Qu’avons nous fait de cette décision ? 
Pouvons nous être à la hauteur des objectifs que nous nous fixons et des enjeux de la situation politique et sociale, si nous n’identifions pas ce sur quoi nous avons buté.
Je suis de ceux qui pensent que l’orientation décidée en 2000 à Martigues continue de déterminer bon nombre de nos positions. Ce qui marquait cette orientation, c’était l’éloignement du communisme et le rejet du socialisme, la sous estimation de la question de l’organisation révolutionnaire jusqu’à mettre en danger la forme parti, la théorisation du nécessaire effacement du PCF pour permettre le rassemblement.
Que nous ne soyons pas tous d’accord sur cette question, c’est certain, qu’elle ne soit pas ouverte après ce qui s’est passé, c’est inacceptable.
Pierre Laurent affirme dans son introduction que le bilan doit s’ouvrir, mais dans la feuille de route proposée, il est escamoté ; Double langage une fois de plus !
Je ne suis pas une enragée des dates mais si la feuille de route restait en l’état sur ce point, je considérerai que ceux qui défendent le congrès en juin parce qu’ils pensent que le repousser en novembre, c’est noyer le poisson , et bien ceux là ont raison. En l’état, cette feuille de route n’est pas acceptable.

 
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Publié par le novembre 20, 2017 dans Uncategorized