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Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur Colette

C’est un crime et la France y a été incontestablement mêlée (note de Danielle Bleitrach)

 • mardi 15 octobre 2019 à 07h42min

Commémoration du 15 -octobre : Thomas Sankara raconté par sa sœur ColetteColette Sankara est l’une des sœurs cadettes du père de la Révolution d’août 1983 au Burkina. Comme les autres membres de la fratrie, elle s’illustre par sa modestie, menant une vie de foyer tranquille, loin des fracas des débats sur la vie tumultueuse de Thomas Sankara. A la faveur du 15 octobre 2019, marquant le 32e anniversaire de l’assassinat de son frère, elle a cependant accepté de lever un coin de voile sur la vie de son grand-frère. Dans son domicile du quartier Wayalguin de Ouagadougou, Colette s’est confiée, le 13 octobre 2019, sur quelques pans de la vie de Thomas Sankara. Morceaux choisis d’un récit intime et sans fard.

« Il est allé dans l’armée sans crier gare »

Sankara s’est engagé de lui-même dans l’armée, se souvient Colette. « De retour du lycée Ouezzin Coulibaly de Bobo-Dioulasso, où il a eu son BEPC, il a dit qu’il ne souhaitait plus y retourner mais qu’il voulait être militaire. J’étais encore petite et ce jour-là j’étais seule à la maison, quand il a décidé de partir. Il a pris une serviette, une brosse à dents et s’en est allé. Une semaine après, mon papa a informé ma mère qu’on l’a appelé au camp Guillaume Ouédraogo pour lui dire que l’enfant a demandé à devenir militaire et il a été inscrit. Ils ont alors demandé au père s’il acceptait le choix de son enfant. Le papa étant un ancien militaire, n’a rien trouvé à redire à la décision de Thomas. Quelques jours après, il est revenu à la maison, un week-end, habillé en tenue militaire. Nous étions tous là à le regarder. Le dimanche, nous l’avons raccompagné jusqu’au camp. C’est ainsi qu’il est resté là-bas, à étudier, rentrant les weekends pour nous rendre visite. Pendant les vacances, il venait rester à la maison. Il passait son temps à nous raconter sa vie au camp. Mais nous devions aussi, Pascal, Thomas et moi, aller chercher de l’eau pour la maman. Nous l’aidions à faire les travaux ménagers. C’est au camp qu’il a eu son Baccalauréat, avant de partir à Madagascar. Il nous a expliqué qu’on lui a donné un nom malgache, des décorations et une maison à la fin de sa formation, avant son retour définitif. »

Une formation très dure à Moscou et à Pau

« Chaque fois qu’il revenait à la maison, Thomas réunissait les jeunes du quartier et leur montrait comment fonctionne l’armée. Avec des photos et même un vidéo à l’appui, il restait des heures à montrer comment se faisait la formation, comment était la vie militaire. Cela pouvait durer jusqu’à minuit. Il arrive que le papa lui dise d’arrêter et de continuer le lendemain. Il a expliqué aussi, après Madagascar, sa formation de parachutiste en Russie et en France (à Pau). Il nous a raconté comment il a souffert au cours de cette formation. D’ailleurs à son retour de France, il avait le corps boursouflé et il a fallu le soigner. Le général Baba Sy à qui il est allé se confier a reconnu la dureté de la formation à Moscou et à Pau. »

Le début de l’entrée en politique

« Je vivais en Côte d’ivoire avec mon mari quand un de mes oncles est venu nous voir. Il nous a appris que l’on voulait nommer Thomas ministre. C’était sous le régime de Saye Zerbo (NDLR : il a été nommé en septembre 1981 secrétaire d’État à l’Information dans le gouvernement du colonel Saye Zerbo). Personnellement, j’étais opposée à cela. Et quand il est venu un jour à Abidjan, il est passé nous voir. Il disait avoir été instruit de voir la situation des boursiers burkinabè à l’extérieur. A cette occasion, je lui ai directement dit que je ne souhaitais pas le voir occuper un poste ministériel, comme cela se disait. Il est resté silencieux, sans me répondre. A son retour à Ouagadougou, il a vu la maman et lui a dit que dans la famille personne ne voyait d’inconvénient à sa nomination, sauf Colette. Il a expliqué à la famille le sens de son engagement en politique. Il nous a dit qu’il ne voulait rien, si ce n’est de s’occuper des jeunes diplômés en chômage. Il a dit qu’après sa mission, il quitterait ses fonctions car cela ne l’intéressait pas. »

Les visites-surprises à sa sœur Colette

On disait de Sankara qu’il pouvait se déguiser, de nuit, pour tourner en ville et voir ce qui se passe. Ce n’est pas un mythe. Sa sœur Colette, qui l’a reçu à plusieurs reprises, incognito, confirme : « J’étais là un soir, quand je l’ai vu déboucher dans la cour à vélo. C’était un vélo de course blanc. Il m’a demandé comment j’allais. Et je lui ai à mon tour demandé pourquoi il vient chez moi seul à cette heure et à vélo. Il m’a répondu que s’il ne sort pas prendre le pouls du pays et écouter les citoyens, il ne peut pas gérer le pays. « C’est pourquoi je me promène comme ça », a dit Sankara, et de demander à sa sœur : « Tu sais d’où je viens ? De Gampèla. Il m’arrive même d’aller jusqu’à Rapadama, d’y passer la nuit, vivre les réalités des gens. »

Je lui ai demandé s’il n’avait pas peur de se déplacer ainsi seul de nuit. « Non, il n’y aucune peur si on veut connaitre ce que vivent les gens », répondait-il. « Lors de l’un de ses passages chez moi, de nuit, il ne m’a pas trouvée. A mon retour, il a voulu savoir où j’étais. Je lui ai parlé du manque d’eau qui me faisait parcourir une longue distance pour en chercher. Et lui de s’étonner : « Vous n’avez pas d’eau ? Pourtant nous faisons tout pour qu’il y ait suffisamment de forages. » Puis il est parti. Un matin, à ma grande surprise , j’ai entendu les gens dire que Sankara avait fait un forage. Je n’ai su cela que par les populations. »

« Je n’ai bénéficié d’aucun traitement de faveur du président Thomas Sankara »

« Après le lotissement du quartier où nous habitons, un des délégués du secteur m’a demandé : « C’est la seule parcelle que vous avez eue ? ». J’ai aquiescé. Il a répété sa question en insistant. Puis il s’est tu et s’en est allé. Je n’ai pas demandé d’autre parcelle ».

A la question de savoir si elle n’a pas demandé à son frère Thomas, alors président du Faso, de la pistonner, elle s’insurge : « Il n’est pas question de parler de cela ! » Puis, après un éclat de rires, comme pour dire que nous ne connaissions pas son frère, elle ajoute : « On était considérés comme tous les autres habitants. J’avais peur d’aller lui demander une quelconque aide. Une de mes sœurs a par exemple un jour fait la bagarre avec son mari et a tout cassé dans la maison. Quand il a appris l’affaire, il était très en colère et a fait enfermer ma sœur. Si tu déconnes, il te punit. Voilà pourquoi j’ai eu peur d’aller lui demander une seconde parcelle ».

« J’ai appris la mort de Sankara depuis la Kompienga »

« J’étais à Kompienga où mon mari était affecté. A un moment donné, mon père nous a demandé de nous marier rapidement, pour permettre aux enfants d’être baptisés. Nous étions donc dans les préparatifs du mariage. Nous étions en train de suivre des cours sur le baptême lorsque nous avons entendu sonner la fanfare à la radio. Nous avons prié puis nous sommes rentrés. C’est alors qu’on m’a dit qu’il est question de l’arrestation de Thomas Sankara. Je me suis dit que d’ici un à deux jours, on en saura davantage car ce n’est pas la première fois qu’il se faisait arrêter. J’ignorais qu’il avait été tué. Le lendemain, je cherchais toujours à en savoir davantage, mais le téléphone ne passait pas avec Ouagadougou. C’est alors qu’une femme est venue me dire qu’il a été tué. Puis des élèves à qui je vendais des confiseries sont venus en criant : « On a tué Sankara ». Je suis restée effondrée. Ce fut un vrai coup dur. J’en ai beaucoup souffert. »

« Mon mari a été licencié de son travail après le 15 octobre »

Après le coup d’Etat du 15 octobre 1987, Colette et sa famille vont vivre l’enfer. Déjà qu’ils n’étaient pas nantis, ils devront faire face à un événement difficile, le licenciement brutal et sans explication du mari de Colette, Denis D. Nana.

Colette raconte : « A peu près six mois après les événements du 15 octobre, mon mari a été licencié sans autre forme de procès. Il était magasinier au sein de l’entreprise chargée de la construction du barrage de Kompienga. Le patron, un Blanc était lui-même attristé par cette affaire. Mon mari s’est dit que c’est peut-être lié à la mort de Thomas et à l’arrivée d’un nouveau pouvoir. Nous sommes revenus à Ouagadougou où nous avons fait face à toutes sortes de difficultés. Mon mari s’était retrouvé sans emploi, ne sachant que faire ni où aller. Il m’est arrivé de ramasser et de vendre du sable pour nourrir ma famille. C’était la misère. Nous étions isolés, stigmatisés, seuls avec Dieu. »

La persécution de la famille de Colette s’est manifestée aussi par des fouilles à leur domicile. « Un jour, à mon retour de marché, témoigne Colette, j’ai vu débarquer des militaires. Ils ont dit avoir reçu l’ordre de venir fouiller notre maison. Ils fouillèrent partout, de fond en comble, sans rien trouver, avant de s’en aller ».

Propos recueillis par Mahorou KANAZOE
Lefaso.net

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Publié par le octobre 15, 2019 dans Uncategorized

 

L’état de la situation dans le Kurdistan

Les conditions de l’accord avec Damas sont favorables à l’autonomie kurde qui reste préservée. L’armée syrienne ne prend position qu’à la frontière avec la Turquie, mais le reste du territoire kurde reste autogéré. Les Kurdes demandent que soit décidée une zone d’interdiction de vol et veulent que les puissances étrangères (comme la France) reprennent leurs terroristes. On attend donc ce que ce jeudi le conseil de sécurité peut décider sur la zone d’interdiction de vol bien qu’erdogan ait affirmé que rien ne le ferait céder, un front est possible contre lui malgré la complicité sans faille de l’oTAN; cette zone d’interdiction de vol peut cependant être dangereuse, ne jamais oublier que c’est à travers cette disposition approuvée par l’ONU que les forces étrangères, la France en tête ont assassiné Khaddafi. La Russie qui ne l’a jamais admis veillera au grain. la Russie qui a finement joué par une stabilité des frontières et le retrait à terme des forces étrangères avec la reconaissance de zones autonomes. (note de Danielle Bleitrach).

 

Les Kurdes n’avaient pas le choix – laissés par les Américains à leur sort, face à l’invasion turque de Rojava par la Turquie, ils ont conclu un accord avec le gouvernement à Damas. Cela ne signifie toutefois pas que l’ensemble du territoire, géré jusqu’ici de manière autonome par les Kurdes, sera entièrement contrôlé par Bachar al-Assad. Pendant ce temps, l’offensive des mercenaires turcs a commencé à Manbidj – une ville libérée en 2016 par les Kurdes des mains de l’État islamique.

Selon les médias de Rojava, l’accord purement militaire concerne la protection de la frontière de l’État syrien et ne signifie pas un changement de pouvoir du Kurdistan syrien.

Rojava Information Center@RojavaIC

The large majority of foreign press exited North East Syria last night following news of an agreement with the regime.

The local media union today calls them to return:

« Nothing will change that could put journalists and media professionals at risk. » http://yra-ufm.com/?p=3620 

بيان بخصوص مغادرة بعض فرق الصحفيين مناطق شمال وشرق سوريا

بعد تداول الأوساط الإعلامية في شمال وشرق سوريا الاتفاق أو مذكرة التفاهم بين الإدارة الذاتية الديمقراطية والحكومة السورية سارع بعض الزملاء والفرق الصحفية العالمية والعربية لمغادرة مناطق شمال وشرق سوريا

yra-ufm.com

Rojava Information Center@RojavaIC

« The agreement is purely military and concerns only the protection and secures the border by the Syrian army,

« From an administrative point of view, nothing will change. The Simalka border crossing will remain the same and its current administration will be open as usual. »

Ludzie o tym mówią: 41

L’armée arabe syrienne ne doit prendre position à la frontière qu’entre Ras al-Ain (kurde Sere Kanije) et Al-Malikiya (Dajrik) et entre Kamiszli et Tall Abjad (kurde Gire Spi), alors qu’elle ne sera pas présente dans les profondeurs du Kurdistan syrien, où les questions relatives à la sécurité, à la défense et à l’ordre doivent encore être traitées par les Kurdes eux-mêmes. L’accord ne couvrait pas Ras al-Ain et Tall Abjad, car les combats se déroulent là-bas. La Turquie affirme que tout Ras al-Ain est déjà sous son contrôle. En accord avec al-Assad, il a également été souligné que les Kurdes exigeaient que les terroristes appartenant à l’État islamique actuellement détenus et emprisonnés à Rojava soient renvoyés dans leur pays d’origine (les pays européens ne veulent pas accepter leurs citoyens terroristes) ou soient jugés par la cour internationale. Les Kurdes souhaiteraient également que Rojawa soit déclarée zone d’exclusion aérienne. Selon les commandants kurdes, si la Turquie devait être efficacement empêchée des raids aériens et des bombardements, le résultat des combats au sol pourrait être bénéfique pour les défenseurs de Rojawa.

Rojava Information Center@RojavaIC

We have spoken to two diplomatic officials with knowledge of negotiations, they said:

– Negotiations so far between SDF and regime on a military basis, not with Autonomous Administration
– Autonomous Administration would continue with negotiations for a political settlement

Zobacz obraz na Twitterze

Rojava Information Center@RojavaIC

No-fly zone:

– Turkish air activity and strikes continued overnight
– Autonomous Administration have requested Americans to leave to clear the way for Russians to control airspace
– If airspace is controlled, they are confident of being able to remove Turkish-backed forces

Ludzie o tym mówią: 42

Déjà dimanche, des troupes syriennes sont apparues à Tall Tamar, à 35 km au sud-est de Ras al-Ain, sur l’autoroute M4, qui avait été la cible d’une attaque de la part de militants islamistes extrêmement fondamentalistes d’Erdogan. C’est sur cette route que l’homme politique kurde Herwin Chalaf a été assassiné, que des fanatiques islamistes ont sorti de la voiture samedi avant de le lapider.

Pendant ce temps, une offensive vers Manbidj a commencé– les villes que les Kurdes ont libérées de l’État islamique en 2016, soutenues par les Américains à l’époque. Les opérations sont menées par l’armée nationale syrienne, un ensemble de formations armées plus petites, pour la plupart à profil extrémiste, à la solde turque. Il y a plusieurs centaines de combattants des Forces démocratiques syriennes à Manbidj. Depuis 2018, des unités de l’armée syrienne se trouvent à la périphérie de la ville. Elles y entreront maintenant en raison de l’accord des Kurdes avec Damas. Cependant, comme le rapporte Al-Jazeera, cela les a jusqu’à présent empêchés d’avoir des troupes américaines à Manbidj. Dans le même temps, le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé qu’aucune pression internationale ne le persuaderait d’arrêter l’opération contre Rojava.

Babak Taghvaee@BabakTaghvaee

: According to this video Army & its Jihadists who had been gathered around since early morning today started advancing toward the city center minutes ago. They soon will be faced with Arab Army & . /

Osadzony film

Ludzie o tym mówią: 98

Le commandement des Forces démocratiques syriennes qualifie de « douloureux » l’accord avec al-Assad (et donc aussi avec son protecteur, la Russie). Cependant, il sait qu’il y a peu de marge de manœuvre dans la situation actuelle. « Si nous devons choisir entre un compromis et le génocide de notre peuple, nous choisirons certainement la vie de notre peuple », a déclaré le commandant des SDF, Mazlum Kobani.

Syrian Civil War Map@CivilWarMap

Mazlum Kobani (Commander-in-chief of the SDF): « We know that we would have to make painful compromises with Moscow and Assad. But if we have to choose between compromises and the genocide of our people, we will surely choose life for our people. »http://SyrianCivilWarMap.com 

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Publié par le octobre 15, 2019 dans Uncategorized

 

La Chine s’est mise en commune…

 
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Publié par le octobre 1, 2019 dans Uncategorized

 

Chine : Xi Jinping appelle à l’unité autour du Parti communiste

Le président Xi Jinping a présenté les médailles nationales et les titres honorifiques du CPM, les plus grands honneurs de l'État.

Le président Xi Jinping a présenté les médailles nationales et les titres honorifiques du CPM, les plus grands honneurs de l’État. | Photo: EFE

Publié le 30 septembre 2019 (il y a 2 heures 58 minutes)

Xi Jinping et des représentants du peuple ont rendu hommage aux héros lors de la célébration du 70e anniversaire de la République populaire de Chine.

Lors d’une réception de gala célébrant le 70e anniversaire de la République populaire de Chine, au Grand Palais du Peuple, le président Xi Jinping a appelé à la poursuite de l’unité et a appelé au renforcement des liens étroits entre le peuple et le Parti communiste  (PCC). ).

LIRE AUSSI:

La Chine avertit l’ONU qu’elle ne sera pas soumise à la pression américaine.

Xi Jinping a déclaré qu’avec son parti, ils seraient capables de créer une « force sans précédent » capable de surmonter les défis.

Xi a déclaré qu’ils continueraient à appliquer le principe « un pays, deux systèmes » à Hong Kong et à Macao et que les deux continueraient à bénéficier d’un « degré élevé d’autonomie ».

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La Chine célèbre mardi le 70e anniversaire de la République populaire avec un imposant défilé militaire, le plus important de son histoire, et un autre civil auquel participeront des dizaines de milliers de personnes

En ce qui concerne Taiwan, le président a déclaré que la réunification complète de la patrie était une tendance imparable et a souligné qu’aucune personne, ni aucune force ne pouvait jamais arrêter ce processus.

Lundi matin, Xi Jinping et d’autres dirigeants du Parti communiste chinois (PCC) et de l’État ont rendu hommage aux héros nationaux décédés sur la place Tiananmen. Plus de 4 000 représentants se sont rassemblés devant le Monument aux héros du peuple.

Tous les participants, dont des vétérans âgés, des hauts fonctionnaires retraités et des proches des martyrs, ont chanté l’hymne national puis se sont tus pour ceux qui ont consacré leur vie à la libération du peuple chinois et à la construction de la RPC, fondée sur 1949

Une chorale de plus de 300 étudiants a interprété la chanson des Jeunes pionniers chinois. Dix-huit gardes d’honneur ont placé neuf paniers de fleurs devant le monument. Xi a arrangé les rubans rouges dans les paniers et a conduit un groupe de hauts fonctionnaires lors d’une promenade dans le monument pour rendre hommage.

La première pierre du Monument aux héros du peuple a été posée le 30 septembre 1949. En 2014, la plus haute législature de Chine a approuvé le 30 septembre la Journée des martyrs afin de commémorer ceux qui ont sacrifié leur vie pour l’indépendance et la prospérité. de la nation.

Avant d’assister à l’événement, Xi Jinping et d’autres dirigeants ont visité le mausolée du président Mao, où ils se sont inclinés et ont offert leurs respects aux restes du fondateur de la République populaire.

 
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Publié par le octobre 1, 2019 dans Uncategorized

 

Penser Cuba c’est passer de la résistance à la création

L’image contient peut-être : 1 personne, texte
Oui voilà ce à quoi j’aspire, à ce que sont les Cubains capables de ne pas céder devant un ennemi qui ne respectera pas sa parole… tabler sur la solidarité internationale parce qu’ils ont su donner le peu qu’ils avaient… le seul peuple qui est allé aider les Africains sans ramener autre chose de ce continent pillé que les os des ses soldats morts, l’humanisme, la générosité et la créativité, oui voilà le socialisme auquel j’aspire qui avec son parti communiste table sans cesse sur le meilleur de son peuple.
danielle bleitrach
 
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Publié par le septembre 29, 2019 dans Uncategorized

 

:SCOOP] La déclaration choc du procureur ukrainien viré par Biden : Trump a-t-il eu raison ?

https://www.les-crises.fr/scoop-la-declaration-choc-du-procureur-ukrainien-vire-par-biden-trump-a-t-il-eu-raison/

Comme nous le disions ici même Trump ne disait pas que des mensonges et pour qui connait l’Ukraine, une terre  livrée par l’occident à la corruption, à la misère et à la guerre, une situation dramatique que l’on nous a vendue comme le lieu de la révolte de la démocratie. Cette corruption des oligarques fous et des dirigeants occidentaux comme Biden Clinton et autres démocrates pillards et bellicistes n’a rien d’étonnant dans ce pays où l’on peut voir celui qui fait les présidents, un juif, kolomoieski entouré d’une garde prétorienne néonazie et appuyée par son ami Bernard henry Levy. Le tout nous racontant n’importe quoi à nous Français et au peuple américain. C’est le cauchemar que nous avons décrit Marienne et moi dans « URSS, vingt ans après, retour de l’Ukraine en guerre ». Le cauchemar qui a abouti dans le silence général a voir bruler 46 personne dans la maison des syndicats à Odessa.C’est déjà le contexte de l’ignoble résolution du Parlement européen que peut voter un Gluskman parce qu’il appartient à la bande grotesque et criminelle et le plus douloureux auquel je ne me résigne pas est que le PCF, celui de Pierre laurent et sa bande, l’humanité de patrick le hyarec , comparable en cela aux démocrates étatsuniens n’a cessé de cautionner la spoliation , le nazisme et le crime comme il tente de nous faire accepter les résolutions de l’UE, d’en minimiser la portée, de les justifier au nom du refus du totalitarisme, bref de produire de la guerre, de soutenir les menées de l’OTAN, des marchands de guerre, parce que c’est bien de cela qu’il s’agit. C’est une racaille qui va bien au-delà des démocrates américains et qui s’est allié avec les sociaux démocrates et les trotskistes sous couvert d’antisoviétisme et d’antirussie. On pourra me dire excessive mais imaginez un Lénine confronté à pareille pourriture dans les rangs du communisme. Il est vrai qu’un Staline n’aurait pas protesté, il aurait attendu pour pouvoir les executer, faut-il en arriver à se dire que ses solutions sont les seules efficaces, j’espère en autre chose, la mobiliisation et la lutte politique et humaniste des Cubains.(note de danielle Bleitrach)

Le Bidengate et l’impeachment de Trump (voir ce billet) sont en train de prendre un tour inattendu (pour qui ne connait pas l’Ukraine), et se retourner contre les Démocrates.

Il est en effet apparu il y a 24 heures un élément très gênant pour eux, que les médias ne couvrent pas ou très peu, alors qu’il est central.

Nous sommes heureux de vous le présenter  en français.

Rappel : La déclaration de Biden de 2018

Rappelons de nouveau il est utile de connaitre cette vidéo que nous avions publiée l’année dernière (source, 28/01/2018), où Joe Biden avoue être fortement intervenu pour faire démettre le procureur général d’Ukraine en 2016 :

La déclaration du Procureur Viktor Shokin

Hier, le journaliste John Solomon du journal américain The Hill, qui enquête depuis plusieurs mois, a publié ce document émanant du fameux procureur viré, Viktor Shokin. C’est une déclaration devant notaire, datée du 4 septembre 2019, qu’il aurait réalisée dans le cadre d’un procès d’un oligarque (Dmytro Firtash) en Autriche.

Car il faut savoir que Shokin conteste son licenciement en justice, et qu’il semble que son cas va être examiné dans les prochains jours.

Voici le document, qui, à cet instant, n’a à été évoqué par de grands médias que par le Kiev Post (principal journal ukrainien – « L’ex-Procureur Général Shokin défend l’oligarque Firtash » (sic.) alors que c’est surtout qu’il attaque et accuse violemment Biden…) et Bloomberg (« L’Ukraine réserve d’autres surprises à Biden » (sic.) : lisez, ils n’en parlent qu’au milieu sans citer le coeur du document, et l’évacuent en une phrase…).

Shokin y accuse nommément Biden de l’avoir fait licencier, car il voulait enquêter sur Burisma, l’entreprise ukrainienne dont le fils de Biden était administrateur :

http://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2019/09/427618359-Shokin-Statement.pdf

En voici la traduction :

Je soussigné, Viktor Shokin […] déclare ce qui suit :

1/ Je fais cette déclaration à la demande des avocats agissant pour le compte de Dmitry Firtash (« DF »), pour utilisation dans le cadre de procédures judiciaires en Autriche. Je le fais tout à fait volontairement et sans aucune menace ou incitation.

2/ Je suis un ancien procureur général de la République d’Ukraine. J’ai travaillé au parquet général d’Ukraine de mai 1980 au 3 avril 2016, à différentes périodes.  J’ai été Procureur adjoint de l’Ukraine à trois reprises, de 2002 à 2003, de 2005 à 2007 et de 2014 à 2015. J’ai été Procureur général de l’Ukraine du 10 février 2015 au 3 avril 2016. J’ai été démis de mes fonctions de procureur général dans les circonstances que je vous exposerai ci-après. […]

5/ Le Procureur général de l’Ukraine est nommé par le Président de l’Ukraine avec l’accord de la Verkhovna Rada ( » la Rada « , c’est-à-dire le Parlement). J’ai donc été nommé durant la présidence du Président Porochenko par 318 voix des membres du Parlement ukrainien, ce qui constituait une majorité constitutionnelle. Pendant que j’occupais ce poste, je suis fermement resté sans affiliation politique.

6/ Les circonstances de mon renvoi sont que j’ai remis ma démission à la Rada à la demande du président Poroshenko. Porochenko m’a demandé de démissionner sous la pression de l’administration présidentielle américaine, en particulier de Joe Biden, qui était le vice-président américain. Biden menaçait de retenir 1 milliard de dollars de subventions à l’Ukraine jusqu’à ce que je sois démis de mes fonctions. Après avoir cédé à la demande du Président et remis ma démission volontaire, Porochenko en a parlé dans les médias. Il a dit que j’avais accompli un travail colossal en tant que procureur général, ce qu’aucun de mes prédécesseurs n’avait été en mesure de faire, surtout en ce qui concerne mon travail sur la réforme des différents organes du bureau du procureur, sur la création du bureau spécialisé du procureur anticorruption, qui a permis au Bureau national anticorruption de l’Ukraine de mener un travail juridique, et sur la création de services autonomes de poursuites.

7/ La raison officielle invoquée pour mon renvoi était que je n’aurais pas réussi à obtenir la confiance du public. Porochenko et d’autres fonctionnaires de l’État, y compris des représentants de l’administration présidentielle américaine, n’avaient cependant jamais eu auparavant de plaintes au sujet de mon travail. Il n’y a eu aucun grief contre moi ni aucune allégation selon laquelle j’aurais commis des infractions criminelles liées à la corruption (ou, en fait, toute autre infraction criminelle). Biden n’a jamais rien dit de tel non plus. En outre, toutes les sanctions à l’encontre de M. Ianoukovitch et de ses partisans sont restées en vigueur et n’ont pas été levées pendant que j’occupais ce poste. De plus, ces sanctions ont été étendues.

8/ La vérité, c’est que j’ai été contraint de démissionner parce que je menais une vaste enquête sur la corruption dans Burisma Holdings (« Burisma »), une société de gaz naturel active en Ukraine. Le fils de Joe Biden, Hunter Biden, était membre du conseil d’administration. Je suppose que Burisma, qui était liée à l’extraction du gaz, avait le soutien du vice-président américain Joe Biden parce que son fils était membre du conseil d’administration.

9/ À plusieurs reprises, le président Poroshenko m’a demandé d’examiner l’affaire pénale contre Burisma et d’envisager la possibilité de mettre fin aux enquêtes concernant cette société, mais j’ai refusé de clore cette enquête. J’ai donc été contraint de quitter mes fonctions, sous la pression directe et intense de Joe Biden et de l’administration américaine. Dans mes conversations avec Porochenko à l’époque, il était catégorique sur le fait que je devais cesser mes enquêtes sur Burisma. Quand je ne l’ai pas fait, il a dit que les États-Unis (via Biden) refusaient de libérer le milliard de dollars promis à l’Ukraine. Il a dit qu’il n’avait donc pas d’autre choix que de me demander de démissionner.

10/ Quand Porochenko m’a demandé de démissionner, il m’a dit qu’il le faisait pour le bien de notre pays, et que je devrais être d’accord, également par patriotisme. J’ai accepté de donner ma démission sur cette base.

11/ Après mon renvoi, Joe Biden a fait une déclaration publique, disant – et même se vantant – qu’il m’avait fait virer. C’est alors qu’il est devenu évident que la véritable raison de mon congédiement était mes actions concernant Burisma et l’intérêt personnel de Biden dans cette société, ce qui a été démontré par ce qui suit :

  1. c’était l’ordre et le souhait de Biden que je sois démis de mes fonctions, et non une décision de Porochenko ;
  2. la raison en est que ce sont précisément les fonctionnaires de l’administration américaine du président Obama – et de Joe Biden en particulier – qui ont dit aux chefs du système d’application de la loi ukrainien comment enquêter et qui enquêter, notamment les membres de l’équipe du régime Ianoukovitch. Je ne respectais pas leur volonté (en ce qui concerne Zlochevsky, en particulier. qui était un ministre sous Ianoukovitch), j’ai donc dû être démis de mes fonctions ;
  3. ce n’était pas Porochenko qui était patriotique, c’était Porochenko qui se soumettait aux exigences de l’administration américaine du président Obama pour des raisons d’économie politique et des intérêts personnels du vice-président américain Biden, entre autres.

12/ Lorsque j’ai appris le motif réel de mon renvoi de la déclaration de Biden, je me suis adressé aux tribunaux et j’ai demandé que l’on reconnaisse que j’avais été forcé de présenter ma démission « volontaire » (et donc que mon renvoi soit déclaré illégal). On m’a refusé l’examen de mon cas sur le fond parce que j’avais soi-disant dépassé les délais impartis pour présenter une demande aux tribunaux. Après avoir épuisé tous les recours internes, j’ai saisi la Cour européenne des droits de l’homme, au motif que mes droits fondamentaux avaient été violés et que mon licenciement était motivé par des raisons politiques et donc illégal. […]

38/ Les événements relatifs à DF et Biden en 2015 révèlent l’ampleur de l’ingérence de l’administration américaine dans les affaires intérieures ukrainiennes et la volonté d’exercer un contrôle dans le but de promouvoir les intérêts américains. Un exemple confirmant une telle ingérence est le fait que j’ai été contraint de démissionner de mon poste de procureur général sur la seule demande du vice-président américain Joe Biden parce que j’ai refusé de mettre fin à mon enquête sur Burisma (où Biden avait des intérêts importants) et que je n’aurais jamais accepté une poursuite pénale non fondée et à motivation politique.

39/ Je n’ai jamais rencontré DF en personne et mes intérêts n’ont jamais croisé les siens. Cependant, les mesures prises par l’administration présidentielle américaine sous la présidence d’Obama à notre égard démontrent des méthodes similaires d’isolement et de renvoi des personnes qui ne servent pas leurs intérêts. Cela pourrait être considéré comme une ligne d’action engagée par les autorités de l’État à l’égard des personnes qui avaient attiré leur attention.

Kiev, Ukraine le 4 septembre 2019

Je soussigné, Kh.V. Hornyak, notaire privé du district notarial de la ville de Kiev, certifie la signature authentique de Shokin Viktor Mykolayovych faite en ma présence. L’identité et la capacité juridique de Shokin Viktor Mykolayovych, qui a signé le document, ont été vérifiées.

Oui, mais prudence, c’est l’Ukraine…

Alors bien sûr, cette déclaration venant d’un ancien responsable de la Justice en Ukraine, si elle se confirmait (il faut rester prudent et prendre ceci au conditionnel), pourrait laisser à penser à beaucoup d’Américains que Trump a bien eu raison de demander discrètement à son homologue ukrainien une enquête.

Trump ne va pas se gêner pour créer un récit alternatif où il joue au chevalier blanc cherchant à protéger la Démocratie américaine d’un candidat potentiellement corrompu.

Et c’est exactement ce qu’il a fait :

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I AM DRAINING THE SWAMP! = JE DRAINE LE MARAIS! c’est-à-dire  JE NETTOIE LE BOURBIER! ou JE NETTOIE LES ÉCURIES D’AUGIAS! en français.

En réalité, comme c’est l’Ukraine, il est assez probable que le Procureur Shokin se venge du « Son of The Bitch » et mente éhontément dans sa déclaration.

Mais pour défendre ceci, il faut expliquer comment une telle personne aurait pu se retrouver Procureur général d’Ukraine, nommé par Porochenko Leader de l’Europe Libre et ami de BHL..

Bon courage aux défenseurs de cette théorie du complot – raison pour laquelle les médias en parlent peu, alors que l’accusation est stupéfiante.

Enfin, il ne faut surtout pas perdre de vue que le problème autour de l’impeachment de Trump n’est pas « Biden est-il coupable ? » mais « Biden a-t-il l’air suffisamment coupable pour que Trump intervienne discrètement auprès de son homologue ukrainien ? »

 

En conclusion, cette histoire étant passionnante, mêlant la construction de réalités alternatives, la corruption en Ukraine, mais aussi aux États-Unis, la qualité du travail des grands médias, etc., nous allons préparer demain une synthèse détaillée pour lundi, afin que vous compreniez tout à cette incroyable affaire.

Et vous allez voir : ça va être énorme…   🙂

 

Les-crises | 28 septembre 2019 à 20 h 18 min | Catégories : désinformation | URL : https://wp.me/p17qr1-YCV
 
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Publié par le septembre 29, 2019 dans Uncategorized

 

Italie: L’aspect géopolitique de la résolution anticommuniste à Strasbourg

Passionnant, cette analyse de la  mutation  de l’idéologie au profit des intérêts géopolitiques, c’est -à-dire qu’il s’agit moins de lutter contre le communisme intérieur affaibli que d’inventer le moyen d’aller porter le fer contre la Russie, voire la Chine. Ce qui est en cause c’est la paix. Il y a une étape initiale qui détruit les bases de l’idéologie communiste pour mieux lui substituer le bellicisme au nom des droits de l’homme et de l’occident.  Je l’analyse dans mon livre, en particulier en montrant à travers le cas des sociaux démocrates en Pologne mais aussi en Hongrie et en Italie : ils sont à l’avant-poste du révisionnisme historique. Les sociaux démocrates hongrois par exemple avancent l’idée que 1956 loin d’avoir été une contre-révolution, antisémite et où les communistes étaient pendus à des crocs de boucher est un mouvement progressiste plaidant pour un socialisme national contre le modèle soviétique considéré comme « stalinien ». Ochetto accomplit le même tour de passe-passe en s’attaquant à Togliatti et en débaptisant le parti. Chez nous en France, nous avons la même opération à l’œuvre de la part des liquidateurs et tout leur travail consiste à appuyer la social-démocratie pour soutenir de fait les bonnes œuvres de l’OTAN (note et traduction de Danielle Bleitrach)

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Russie 9 maipar Alberto Fazolo * de  contropiano.org Le Parlement européen a approuvé une résolution qui assimile effectivement le nazisme au communisme. C’est une opération idéologique révisionniste, qui a également des objectifs géopolitiques. Beaucoup a été écrit sur les aspects idéologiques, beaucoup moins sur les aspects géopolitiques. La géopolitique est une discipline fascinante, passionnante, parfois enrichissante, mais presque jamais exhaustive. Si la géopolitique est la seule clé d’interprétation, les phénomènes sont rarement interprétés correctement. Sans tenir compte des sphères idéologique, religieuse et culturelle, il ne sera jamais possible d’appréhender les phénomènes dans leur complexité.

Dans les pays occidentaux, les sphères idéologiques ont été largement remplacées par la géopolitique au cours des dernières décennies. Ceci est en partie lié à la chute du bloc socialiste, mais en partie l’a anticipé: le repositionnement et la transformation de nombreuses forces politiques étaient bien en avance sur ces événements.

Sans vouloir examiner les liens de cause à effet de cette phase, il convient de noter un fait: en se concentrant uniquement sur la géopolitique, nous n’avons  pas été en mesure de saisir la complexité des événements.

Dans la déstabilisation des pays du bloc socialiste qui a eu lieu entre les années 80 et le début des années 90, il y avait une composante idéologique prédominante, le changement de registre est devenu évident en 1999, année où les sociales-démocraties européennes et américaines ont déclenché une guerre contre Yougoslavie.

Bien que la Yougoslavie de Milosevic ait conservé un élément de socialisme, elle n’était certainement plus celle de Tito et ne représentait pas une force hégémonique internationale. La guerre était menée principalement pour des raisons géopolitiques, car la Yougoslavie n’était pas disposée à soutenir des projets expansionnistes occidentaux.

Le cas le plus frappant de substitution entre idéologie et géopolitique s’est produit en 2013, lorsque l’UE (une fois encore avec les forces sociales-démocrates en première ligne), les États-Unis et l’OTAN ont fomenté un coup d’Etat fasciste en Ukraine. Pour des raisons purement géopolitiques en Europe, des organisations de style nazi ont été dédouanées, soutenues et mises au pouvoir. Un affront à toutes les victimes du nazi-fascisme et une menace pour la paix.

Normalement, dans ce genre d’opérations, les plus fervents sont les sociaux-démocrates et les ex-communistes, qui doivent faire un « acte de foi » et certifier leur renoncement à l’idéologie.

Nous l’avons vu en Yougoslavie, en Ukraine et au Parlement européen, où de nombreux gauchistes ont voté pour la résolution contre le communisme.

Un discours analogue à celui de l’idéologie peut être fait à propos du fondamentalisme islamique, utilisé et soutenu par les pays occidentaux pour des opérations géopolitiques. Avec une naïveté déconcertante, on pensait que le fondamentalisme islamique était disposé à servir les puissances occidentales puis à se retirer. Seuls ceux qui regardent le monde exclusivement sous l’angle de la géopolitique peuvent commettre une erreur aussi flagrante. Les choses sont différentes, par exemple, les guerres en Afghanistan, dans le Caucase et au Moyen-Orient.

La résolution est une attaque contre les communistes qui sont très faibles en Europe aujourd’hui, ils ne constituent pas une menace pour les structures politiques et économiques, ils n’ont aucune possibilité d’influencer les processus décisionnels. Les puissances fortes n’ont aucun intérêt à changer cette situation.

L’UE a renoncé à l’idéologie en faveur de la géopolitique et ne peut que progresser dans ce domaine. La résolution énumère toute la rhétorique nazie et révisionniste en vogue dans les pays de la « ceinture noire », c’est-à-dire la bande d’encerclement à la Russie dans laquelle l’Occident a mis en place des gouvernements hyper-réactionnaires ou pro-nazis.

C’est une barrière qui va de la mer Baltique à la mer Noire (ainsi que d’autres États situés le long des frontières russes) et comprend donc l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Pologne, la Hongrie et l’Ukraine, qui ne fait pas encore partie de l’UE. Presque tous les pays dans lesquels le communisme a été effectivement interdit et dans lesquels la période de collaboration avec le Troisième Reich est réhabilitée.

Un conflit géopolitique opposant l’UE à la Russie a sa propre nature cyclique, parfois très dure et parfois plus modérée.

Celle-ci se caractérise d’une part par une guerre économique (dont les sanctions sont la manifestation la plus évidente), et d’autre part par des pressions de la « ceinture noire ». Cependant, cette pression ne se limite pas à la sphère géopolitique (comme le croit bêtement l’UE), mais dépasse la sphère idéologique. En fait, les peuples de l’ex-URSS ne sont pas impassibles pour le retour des nazis et forment un carré autour des valeurs d’antifascisme et de mémoire historique.

C’est la raison pour laquelle ces dernières années en Russie (et pas seulement) il y a eu une adhésion massive aux mobilisations antifascistes et aux célébrations de la Seconde Guerre mondiale.

L’idéal antifasciste est l’élément clé de la cohésion sociale russe et le consensus plébiscite obtenu par Poutine (77% des suffrages lors des dernières élections présidentielles) est largement dû au fait qu’il sait interpréter ce sentiment.

La résolution affirme que pour la Russie, « le développement d’un État démocratique continuera d’être entravé tant que le gouvernement, l’élite politique et la propagande politique continueront à couvrir les crimes du régime communiste et à exalter le régime totalitaire soviétique ». Plus loin dans la résolution, il est déclaré que le Parlement européen « est profondément préoccupé par les efforts des dirigeants russes actuels pour déformer les faits historiques et dissimuler les crimes commis par le régime totalitaire soviétique […] et invite donc la Commission à contrecarrer résolument ces efforts. ». La Russie n’est plus un pays socialiste et ne célèbre pas l’URSS. Ce qu’exalte le gouvernement russe, c’est l’esprit antifasciste et le rôle qu’il a joué dans la défaite du Troisième Reich. Des choses qui, en théorie, devraient également être partagées par l’UE. Nous pouvons donc comprendre à quel point la résolution est fallacieuse, cachant un conflit géopolitique derrière un écran idéologique. Il sert à légitimer une nouvelle phase offensive contre la Russie de la part de l’UE, de l’OTAN et des États-Unis.

En définitive, la résolution est une attaque contre la paix intérieure et internationale, à la fois parce qu’elle criminalise injustement une force politique de première importance dans l’histoire européenne et qu’elle semble constituer le prélude à de nouvelles tentatives de pénétration impérialiste.

L’UE montre qu’elle n’a pas compris tant de choses, y compris le fait que la Russie ne sera pas intimidée par une résolution et surtout que l’utilisation de la géopolitique à elle seule créera des courts circuits. Si, à des fins géopolitiques, l’UE réhabilite le fascisme (comme c’est le cas dans les pays de l’Est malgré le contenu de sa résolution), elle commet un crime et une insulte à la mémoire historique. Mais surtout, elle se place du mauvais côté de la barricade. Du mauvais côté parce que c’est celui du « mal » et aussi parce que c’est celui des perdants. C’est l’histoire qui l’affirme et les communistes sont toujours prêts à le prouver.

Les communistes ne sacrifieront jamais l’idéologie en échange de la géopolitique et seront toujours à l’avant-garde de la lutte contre le fascisme, le révisionnisme et l’impérialisme.

* auteur de « In Donbass non si pass »

23 septembre 2019 – © Reproduction possible AVANT CONSENTEMENT EXPLICITE de CONTROPIANO EDITORIAL

Dernière modification: le 23 septembre 2019 à 7h50.

 
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Publié par le septembre 28, 2019 dans Uncategorized