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Réaction de Maria Zakharova aux déclarations ineptes de Samantha Power

Maria Zakharova est le porte parole du ministère de la défense russe. Samantha Power était ambassadrice des Etats-Unis aux  Nations-Unies, dans le cadre du grand mouvement des ambassadeurs lors du changement de président elle a fait un discours dans lequel, elle affirme avoir vaincu le fascisme, puis le communisme? Maria Zakharova la reprend aimablement et lui dit un certain nombree de vérités que marianne nous traduit rapidement. (note de Danielle Bleitrach, traduction de marianne Dunlop pour histoire et société)

https://www.youtube.com/watch?v=qksHvG0ech4

(de zéro minute à 2 minutes 42)

Samantha Power a déclaré « Les Etats-Unis ont vaincu le fascisme et le communisme, et se battent contre l’autoritarisme et le nihilisme ». Essayons de faire le tri. Il est question ici, semble-t-il, de quatre questions différentes. Qui a vaincu le fascisme ? La personne qui fait cette déclaration travaille à l’organisation des Nations-Unies, fondée par la communauté internationale à l’issue de la Seconde Guerre mondiale. N’a-t-elle pas honte de déclarer des choses pareilles ? Et où est la coalition antihitlérienne, où est la contribution des autres membres de cette coalition ? Elle n’existe pas ? Ce sont seulement les Etats-Unis qui ont vaincu le fascisme ? Il ne lui restait qu’à ajouter ‘sur notre territoire’ pour afficher son ignorance dans toute sa splendeur.

Ensuite : les Etats-Unis ont vaincu le communisme…  Eh bien, à la table du Conseil de Sécurité, il y a 15 places, dont 5 appartiennent aux membres permanents du Conseil de Sécurité. Samantha Power est assise tous les jours en face du représentant permanent de la Chine. Elle aurait pu au moins lui demander combien de membres compte le Parti Communiste Chinois, tout simplement, pour ne pas se couvrir de ridicule devant le Conseil de Sécurité… Ils ont vaincu le communisme (lol).

Ensuite : en ce moment ils se battent contre l’autoritarisme… Là aussi… Bon… Combien de paroles ont été prononcées au cours de la campagne présidentielle. L’administration a soutenu, elle a soutenu entièrement, elle a mis tous les moyens, c’est une chose tellement évidente, impossible à cacher, toutes les ressources administratives ont été consacrées à une seule chose, la victoire d’Hillary Clinton. J’ai une question : Samantha Power sait-elle  de quels pays provenait l’argent alimentant la Fondation Clinton ? C’est au sujet de la lutte contre l’autoritarisme. Et elle considère qu’ils se battent contre l’autoritarisme en recevant de l’argent de celui-ci ? Il faut juste montrer la liste des pays, et on verra ainsi avec qui interagissent les Etats-Unis et de qui le candidat du Parti démocrate reçoit directement de l’argent.

Sur la question de la lutte contre le nihilisme je préfère ne pas en parler parce que c’est d’une imbécilité qui dépasse les bornes. « Le plus grand pays du monde se bat contre le nihilisme »… ça se passe de commentaires.

Traduction (à partir de la vidéo) de Marianne Dunlop

 
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Publié par le janvier 24, 2017 dans Uncategorized

 

Daily Mail : un rapport secret de la CIA datant de 1983 dit que l’Amérique a encouragé Saddam Hussein à attaquer la Syrie pour mettre la main sur l’oléoduc Med et Golfe 

http://www.dailymail.co.uk/news/article-4140190/America-urged-Saddam-attack-Assad-Syria.html

Le journal britannique The Daily Mail diffuse un rapport secret concernant la manière dont la guerre contre la Syrie vient de loin sur la base des intérêts américains. Le plan de 1983 met déjà en place les principaux acteurs et leur réserve un rôle qui à peu de choses près est celui qui a été adopté. La CIA vient de déclassifier des millions de pages et chacun puise à la source au petit bonheur la chance. L’article montre aussi la manière dont Saddam Hussein a été manipulé. Jorge Risquet m’avait raconté comment Fidel Castro l’avait envoyé prévenir Saddam Hussein que les Américains lui faisaient jouer leurs intérêts contre l’Iran et contre d’autres pays de la région. Fidel Castro l’avait prévenu de même de ne pas s’engager au Koweit alors qu’il avait reçu l’accord de fait de l’ambassadrice américaine. Il m’avait dit que Saddam était un homme très intelligent mais moins qu’il le croyait et surtout qui ne se méfiait pas assez des Etats-Unis (note et traduction de Danielle Bleitrach)

  • L’Amérique a exhorté Saddam Hussein à attaquer Hafez al-Assad a déclaré un rapport de la CIA de 1983
  • l’Ex-fonctionnaire de la CIA Graham Fuller a dit que les Etats-Unis devraient «pousser l’Irak à déclarer la guerre à la Syrie »
  • En effet, Assad avait fermé le pipeline de pétrole de l’Irak et avait donc un «droit de passage» sur les intérêts américains dans le Liban et dans le Golfe 

L’Amérique a exhorté Saddam Hussein à attaquer Hafez al-Assad en Syrie en raison de la fermeture de l’oléoduc de l’Irak, selon ce que la publication d’un rapport de renseignements secrets 1983 a révélé.

Un rapport, de l’ancien haut fonctionnaire de la CIA Graham Fuller, avait déclaré que les États-Unis devraient «exhorter l’Irak à faire la guerre à la Syrie», en notant que Saddam était en «lutte pour sa vie» dans la campagne Iran-Irak.

Grâce à la fermeture de l’oléoduc, M. Fuller dit la Syrie avait un ‘hammerlock’ sur les intérêts américains dans le Liban et dans le Golfe.

L'Amérique a exhorté Saddam Hussein à attaquer la Syrie de Hafez al-Assad en raison de la fermeture de l'oléoduc de l'Irak, un rapport a révélé

L'Amérique a exhorté Saddam Hussein à attaquer la Syrie de Hafez al-Assad en raison de la fermeture de l'oléoduc de l'Irak, un rapport a révélé

L’Amérique a exhorté Saddam Hussein à attaquer la Syrie de Hafez al-Assad en raison de la fermeture de l’oléoduc de l’Irak, selon la publication d’un rapport.

quand ce fut fait, il a dit que les États-Unis devraient mener une escalade en accentuant fortement les pressions contre Assad » de la part des trois États frontaliers hostiles à la Syrie – l’Irak, Israël et la Turquie.

Face à «trois fronts belligérants», Assad serait probablement contraint d’abandonner sa fermeture de l’oléoduc, dit le rapport .

Il espérait qu’il pourrait convaincre l’Irak à coopérer vu que la fermeture de l’oléoduc avait mis le pays  «à genoux financièrement», poussant vers l’internationalisation dangereuse de la guerre du Golfe.

Il a noté que l’Irak pourrait ne pas «souhaiter facilement entrer dans une autre campagne, mais affirme que la Syrie se battait déjà dans une guerre au Liban et pouvait« se permettre d’élargir «son conflit.

Il a également déclaré que la Syrie avait du mal à garder son  contrôle sur une population qui détestait le régime Assad.

Il a poursuivi en disant que l’Irak avait assez de puissance aérienne militaire à consacrer et qu’il pourrait aller jusqu’à mettre la moitié de sa force aérienne contre la Syrie.

En exigeant la réouverture du pipeline, l’Irak aurait le soutien de «pratiquement tous les Etats arabes, à l’exception de la Libye»,  dit le rapport.

Un rapport, par l'ancien haut fonctionnaire de la CIA Graham Fuller, a déclaré aux États-Unis devrait considérer comme «exhortant l'Irak à prendre la guerre à la Syrie», notant que Saddam était «lutte pour sa vie» dans la campagne Iran-Irak

Un rapport, de l’ancien haut fonctionnaire de la CIA Graham Fuller, a déclaré que les États-Unis devraient  «exhorter l’Irak à faire la guerre à la Syrie», notant que Saddam était «lutte pour sa vie» dans la campagne Iran-Irak

Le rapport a ajouté que si les États-Unis voulaient «freiner la  Syrie», il faudrait le faire en montrant des «muscles réels» et a souligné la nécessité de trouver un «coup » contre  le prestige de la Syrie.

Par ailleurs, le rapport indique qu’Israël doit «être favorable à la chance qui lui serait offerte d’humilier Assad en augmentant les tensions entre le Liban et le front de la Syrie sans lui-même aller à la guerre. Il a dit qu’Assad était maintenant le plus grand problème d’Israël, pas l’Irak.

Enfin, il a déclaré que la Turquie, irritée par le soutien syrien au terrorisme arménien, aux Kurdes irakiens et aux terroristes turcs opérant à partir du nord de la Syrie, avait souvent envisagé de lancer des opérations militaires unilatérales contre les camps terroristes dans le nord de la Syrie.

Il dit que l’utilisation des trois états était essentielle pour créer un changement et forcer Assad à reculer.

Il espérait qu'il pourrait convaincre Saddam (photo en 1983) à coopérer que la fermeture de l'oléoduc avait amené le pays «à genoux financiers ' 

Il espérait qu’il pourrait convaincre Saddam (photo de 1983) de coopérer parce que la fermeture de l’oléoduc avait amené le pays «à genoux financièrement ‘

Obtenir l’intervention de l’Irak, a-t-il  dit, était l’aspect le plus difficile du plan.

Pour ce faire, il faut envisager une «réorientation de la politique américaine envers l’Irak» et elle pourrait inclure une  participation plus active des États-Unis dans la fourniture de pièces de haute technologie »pour les efforts de modernisation de l’Irak.

Il a conclu en disant que les Etats-Unis pourraient avoir besoin de donner plus de soutien à l’Irak dans la guerre contre l’Iran.

La guerre Iran-Irak a commencé le 22 Septembre 1980 et a duré huit ans.

Saddam avait envahi à cause d’un différend territorial sur le Chatt al-Arab, la voie d’eau qui formait la frontière entre les deux pays.

Il se sentait aussi menacé par la révolution islamique qui avait amené l’ayatollah Khomeini au pouvoir en Iran l’année précédente.

Mais ils considéraient Saddam comme un tyran brutal et il sous-estimé leur dévouement à leur nouveau chef.

La guerre a finalement pris fin avec un cessez-le-feu sous l’égide de l’ONU qui a été accepté par les deux parties.

Saddam Hussein : rencontre avec des conseillers militaires en 1980

 
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Publié par le janvier 24, 2017 dans Uncategorized

 

Le Pussy Riot mondial et la fin du mouvement de gauche, par Dmitry Drobnitsky

Une armée de «Pussy Hat» se lève aux Etats- Unis

23 janvier 2017

Les sponsors, les médias libéraux et les célébrités invitées à la marche des millions comptent  jeter les bases d’un mouvement populaire de gauche aux États-Unis afin de reprendre le pouvoir dans un avenir proche. En théorie, un bon plan.

http://www.vzglyad.ru/columns/2017/1/23/854508.html

Des marches de protestation des femmes contre Trump (aussi appelées marches des millions) se sont tenues samedi à Washington, Los Angeles, Chicago, New York, ainsi qu’à Londres et d’autres capitales européennes.

Le slogan de la marche, lancé par la bouche insouciante de Madonna, est «amour», bien que les événements organisés par les ONG de gauche libérale aient peu à voir avec l’amour, la réconciliation et le pardon.

Le mot d’ordre officiel des manifestants diffusé à l’avance sur les réseaux sociaux était l’expression «Bienvenue à votre premier jour. Nous ne partirons pas » (Welcome to your first day! We will not go away!), mais le slogan le plus populaire, reproduit dans des dizaines de milliers d’affiches manuscrites ou imprimées, était: « La riposte des vagins » (Pussygrabs back).

Les participants se sont vu remettre des chapeaux roses avec des oreilles, appelés pussy hat, à savoir « chapeau de chatte » … ou encore – « bonnet vagin. » Les participants portaient des banderoles avec des slogans Viva la Vulva!, «Le patriarcat peut sucer mon clito! », « Vive la puissance du vagin! » … Il y avait d’autres slogans encore plus provocateurs.

En général, l’imagination créative tournait essentiellement autour de l’organe sexuel féminin. Les exceptions rares étaient les représentants masculins de la communauté LGBT, qui parlaient et écrivaient sur des sujets à eux, en évitant toutefois de mentionner le phallus –à tout hasard, pour ne pas tenter le diable.

Et toute cette vulgarité était soigneusement mélangée avec de la haine. Madonna, haranguant la foule depuis une tribune à Washington, lisait le texte sur un morceau de papier, et quand elle s’en détachait elle jurait de façon si haineuse et sophistiquée que même le libéral CNN a été contraint de la couper au direct.

Deux autres slogans des marches étaient « l’avenir est odieux! » et « Tu vas voir ce que c’est qu’une femme méchante! ». Allusion à une phrase de Trump, qui lors d’un débat s’étaient exclamé en parlant d’Hillary: « Eh bien, en voilà une femme méchante ! » (nasty woman).

Toute cette agitation a été qualifiée par le chroniqueur Byron York du Washington Examiner d’un terme familier pour nous – Pussy Riot. Il ne connaissait pas l’existence du projet punk féministe éponyme, qui a fait beaucoup de bruit en son temps en Russie. Il a juste écrit ce qu’il voyait – une révolte de… ça.

Sans aucun doute, ce sont les manifestations post-inauguration les plus vastes depuis 1973, lorsqu’a commencé le second mandat de Richard Nixon. Mais à l’époque tout était clair – les manifestations avaient nettement un caractère anti-guerre, les gens exigeaient le retrait des troupes américaines du Vietnam.

Et maintenant? Le nouveau président n’a passé qu’une journée dans son bureau, mais les pop star, les militants LGBT et les dirigeants de gauche appellent déjà à «résister à la tyrannie» (les paroles de Madonna).

À première vue, tout cela ressemble à une manifestation insensée contre sa propre défaite aux élections. Et encore s’il ne s’agissait que de la présidentielle! Les libéraux ont perdu le Congrès, et aussi un nombre record depuis 1927 de gouverneurs et de sièges à l’Assemblée législative d’État.

Nous avons perdu, mais nous restons là? Pour les citoyens russes et ukrainiens cela sonne douloureusement familier, mais les « maydanchiki » aux Etats-Unis sont-ils réellement si naïfs?

Peut-être qu’ils sont venus pour se défouler? Grand bien leur fasse. Mais il est peu probable que les généreux sponsors aient versé tant d’argent aux organisations (parmi lesquelles la publication Politico cite le Conseil sur la protection des ressources naturelles, le fonds « Planned Parenthood », l’American Civil Liberties Union et l’ONG Sierra Club), qui à travers les réseaux sociaux ont fait descendre les gens dans la rue, uniquement pour qu’ils se livrent à une thérapie collective.

Et de l’argent il en a été dépensé beaucoup. Non, je ne dis pas que les participantes (et participants) aux marches aient tous été entièrement payés. Pas du tout. Presque certainement, 99,99% des manifestants sont venu à l’événement de leur propre chef, et ont même acheté un billet pour Washington à leurs propres frais.

Mais toute action de masse nécessite des dépenses. La scène, les micros, l’invitation des «VIP», les juristes, couvrant les événements et concertant les itinéraires de marches et lieu des réunions avec les autorités … Oui, pas besoin de permis pour des démonstrations aux États-Unis, mais les événements publics doivent toujours être concertés avec la police et les municipalités –personne ne veut de surprises et de provocations.

Enfin, le travail des militants n’est pas toujours gratuit. Il faut au minimum payer pour les déplacements, la nourriture, les vêtements, les moyens de communication (dans les lieux publics les téléphones mobiles ne sont pas fiables), et même les bonnets-vagins dont nous parlions plus haut…

Et quelque chose me dit qu’il y a du George Soros là-dessous. Tout d’abord, il a déjà été vu dans le financement du mouvement radical afro-américain Black Lives Matter, et d’autre part, il s’est ouvertement vanté qu’il ne laisserait pas Trump tranquille après son investiture.

Cependant, les noms des sponsors ne sont pas importants. Il est important que, ayant investi de l’argent, ils exigent des résultats. Il est peu probable qu’ils vont se contenter d’avoir apaisé les aigreurs du public libéral.

Certains experts étrangers et nationaux croient que tout ce tapage anti-Trump a été conçu pour mettre la pression sur le nouveau président. Du genre, écrase-toi, Donald, ou encore mieux dégage gentiment, sinon « on ne va nulle part. »

Eh bien, si les organisateurs et les commanditaires de la « marche des millions » américaine pensent cela, ils ont à nouveau sous-estimé Trump.

Si le 45e président, quand il était «candidat non-système», a survécu à l’assaut de l’ensemble de l’élite politique américaine, des médias et de nombreux provocateurs, alors, ayant pris possession du Bureau ovale, il ne va pas reculer ni céder au chantage.

Dans son Twitter le Grand Donald a d’abord sarcastiquement demandé pourquoi «tous ces gens » n’ont pas voté, et réprimandé les divas qui ont participé aux manifestations, « les Celebrity ont tout gâché» , et dit deux heures plus tard que la « manifestation pacifique  est une caractéristique  » de la démocratie américaine. Et encore: «Même si je ne suis pas d’accord, je reconnais le droit des gens à exprimer leurs points de vue. »

Et entre ces deux tweets, il a eu des entretiens avec des représentants de la communauté des affaires américaines et  assisté à la cérémonie d’assermentation de trente nouveaux employés du personnel de la Maison Blanche. C’est-à-dire qu’il a travaillé. Les chiens aboient – la caravane passe.

Les opposants de Trump, bien sûr, s’étaient complètement trompés sur ses chances de gagner l’élection, mais ils ne sont pas assez fous pour continuer à passer du temps et de l’énergie sur des activités inutiles et gourmandes en ressources.

Certains diront que les libéraux sont aveuglés et vont continuer longtemps à marcher sur le même râteau. Cela est possible, mais je suis enclin à penser que le jour du Pussy Riot mondial n’avait pas pour vocation de «renverser Donald», mais d’aider enfin à la réalisation du projet dont les libéraux américains rêvent depuis au moins deux ans.

En décembre 2014, dans le journal de la gauche libérale Politico est apparu un article de Bill Scher avec un nom évocateur: «Est -ce que la gauche peut créer son propre Tea Party ».

Le mouvement de droite conservatrice Tea Party hante les libéraux depuis 2009. Lors des élections de mi-mandat au Congrès en 2010, il a rendu aux républicains la majorité à la Chambre des représentants, , secouant en même temps sérieusement l’établissement des «éléphants».

En 2014, les «théières» ont donné à la droite le contrôle du Sénat, occupant en même temps des postes dirigeants dans le parti.

Qu’il suffise de dire qu’à ce mouvement appartiennent les participants aux primaires républicaines Rand Paul, Ted Cruz et Scott Walker, tandis que le Président de la Chambre des représentants Paul Ryan et vice-président Mike Pence, même s’ils n’ont pas été à l’origine de la «rébellion du thé », s’en déclarent partisans actifs.

Malgré le fait que cette formation politique très à droite ait de riches mécènes (dont les plus célèbres sont les frères milliardaire Koch), il s’agit avant tout d’un mouvement populaire spontané – comme on dit en Amérique, grassroot [mot-à-mot « racines d’herbe].

Bill Scher en 2014 se plaignait que la gauche n’ait pas un tel mouvement, et proposait qu’il soit immédiatement créé. A l’époque, il s’agissait principalement du potentiel des manifestations raciales qui ont secoué Ferguson, New York et Chicago. Et le chef de file de la «nouvelle gauche» selon les experts libéraux aurait pu être la sénatrice Elizabeth Warren.

Lorsque le socialiste du Vermont Bernie Sanders a lancé sa campagne de primaires en 2015-2016, les yeux de la gauche se sont tournés sur lui. En effet, le vieux Bernie a créé une sorte de « grassroot », de jeunes qui plus est, qui, cependant, ne soutenait aucune comparaison avec le mouvement dirigé par Donald Trump.

En février 2016, j’écrivais dans Vzgliad que la soi-disant révolution politique de Sanders était condamnée. En juillet, tout était fini. Bernie n’a même pas eu le courage de résister jusqu’à la fin à l’establishment du parti et à la corrompue Hillary.

Je pense que beaucoup dans le Parti démocrate s’en mordent aujourd’hui les doigts. Oui, Sanders aurait presque certainement perdu l’élection présidentielle, de même que Clinton, mais les démocrates au moins auraient  sauvé la face. Bernie aurait été le symbole d’une bataille perdue, mais pas d’une gauche brisée qui –pour peu qu’on lui donne le temps – se vengerait et irait « plus loin qu’Obama » (une expression de Sanders).

Mais – ce qui est fait est fait.

Maintenant c’est en Pussy Riot que les libéraux cherchent l’assise d’un mouvement de base, sans lequel leur avenir politique aux États-Unis est très vague et surtout très triste.

Le 21 janvier 2017 la même publication Politico, qui rêvait en 2014 de grassroot noir, se pose désormais la question: la « marche des millions » aura-t-elle le destin du Tea Party ou finira-t-elle comme le mouvement Occupy Wall Street?

C’est à cela que pensent les sponsors, les médias libéraux et les célébrités invitées à la manifestation. C’est dans ce but qu’a été investi beaucoup d’argent – pour jeter les bases d’un mouvement populaire de gauche aux États-Unis afin de reprendre le pouvoir dans un avenir proche.

En théorie, c’est un bon plan. Mais je pense que c’est en même temps faire une croix sur le mouvement de gauche occidental, ou au moins américain.

Le déplacement de l’agenda politique de la question noire à celle des droits des femmes (traités d’ailleurs de façon très unilatérale) n’aidera ni le Parti démocratique, ni les politiciens de gauche-libéral à devenir les porte-parole de la volonté populaire.

Supposons que contre Trump aient voté plus de femmes que pour lui. Supposons que 30% des Américaines croient que «l’avortement à volonté » est leur droit inaliénable, et même si les citoyens américains d’aujourd’hui sont beaucoup plus tolérants à l’égard du mariage homosexuel qu’il y a dix ans, cela ne fait pas des femmes – en tant que groupe électoral –  le garant du futur triomphe du politiquement correct et des valeurs libérales.

Toute la politique de la gauche au cours des dernières années, fondée sur l’ «identité» (identity politics) – appartenance à une race non blanche, à la communauté LGBT, ou à un sexe – a échoué lamentablement. La gauche a perdu la classe moyenne, les travailleurs et les ingénieurs, les agriculteurs et les militaires, les enseignants et les ménagères.

Tout ce public a été capté par Donald John Trump. Mon collègue Kholmogorov dans la chaleur de la polémique a même nommé le 45e président  «socialiste progressiste» (évidemment, pas dans le sens du socialisme soviétique).

Bien sûr, Trump n’est pas socialiste. Il réduit les impôts, il parle de déréglementation des entreprises et de réduction de l’intervention de l’État dans l’éducation et la médecine.

Trump – c’est la mise à mort de l’ancienne version de la gauche occidentale avec ses syndicats et ses grèves. Le problème n’est pas seulement que la gauche américaine n’a plus aucun espoir de construire le socialisme aux États-Unis au-delà des campus universitaires – même un socialisme à la suédoise.

À mon avis, ce qui les a perdus en premier lieu c’est le renoncement à la composante la plus importante de l’agenda politique de la gauche occidentale du XXe siècle, cette même composante qu’a rejetée aussi le lauréat du prix Nobel de la paix Barack Obama.

La gauche ne se bat plus pour la paix.

Remarquez une chose  – les participants à la «Marche des millions » sont déçus de la défaite aux élections non pas d’une grande pacifiste, mais d’Hillary Clinton, qui, passant outre à la résistance des conseillers d’Obama et même du ministre de la Défense, a déclenché la guerre en Libye et a demandé une zone d’exclusion aérienne en Syrie au moment où il y avait l’opération des forces aérospaciales russes – en d’autres termes, appelait de ses vœux une troisième guerre mondiale.

Même Bernie Sanders lors de sa campagne primaire a failli ne pas parler de la politique internationale et s’est abstenu de critiquer l’établissement pour son bellicisme. Comme si le monde n’était pas au bord d’au moins une nouvelle guerre froide. Tendre la main aux Russes? Ne comptez pas sur Bernie. Il a également dit qu’il «se dresserait» contre «l’agression russe ».

Tandis qu’en 1973, les gens protestaient essentiellement contre la guerre. Oui, il y avait des hippies, des amateurs de marijuana et des partisans de la liberté des mœurs, mais toujours le nerf principal des protestations de gauche était la lutte anti-guerre.

Et aujourd’hui on peut autant qu’on veut exacerber les questions de sexe, de race et de préjugés sexuels à la recherche de minorités passionnées comme base pour la revanche d’une gauche libérale. Cela ne mènera à rien, parce que c’est à nouveau la droite qui parle de paix, de détente et de réalisme en politique extérieure. Comme Taft. Comme Teddy Roosevelt et Nixon.

Ainsi que d’emploi, d’industrialisation et de protection de la maternité et de l’enfance.

Et leurs adversaires ne font que lancer des obscénités et se revêtir de costumes en forme de vagin.

Telle apparaît la fin peu glorieuse du mouvement de gauche tel que nous le connaissions.

Traduit par Marianne Dunlop

 
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Publié par le janvier 24, 2017 dans Uncategorized

 

De la manipulation des femmes et de tous les communautarismes : les bonnes œuvres de Soros ?

Toutes les femmes en particulier celles qui ont connu le temps de l’avortement interdit ne peuvent que s’inquiéter quand on voit Trump signer la fin de l’aide financière à diverses organisations de défense de l’avortement dans le monde. Et l’on doit s’opposer à cette régression. L’accès au pouvoir de Trump, la montée en force des conservatismes se traduit non seulement par de la xénophobie mais aussi par une remise en cause du droit des femmes déjà fragilisées sur le plan économique.

Il n’en demeure pas moins que si l’on en croit la journaliste Asra Nomani, qui a publié sa dénonciation dans le New York Times, la marche des femmes du lendemain de l’investiture a été financée par Georges Soros, celui-ci, dit-elle  » a financé, ou a entretenu d’étroites relations avec au moins 56 « partenaires » de la marche. Il s’agit, entre autres, de Planned Parenthood et du Conseil national de défense des ressources, structures connues pour leur opposition intransigeante envers le nouveau président des États-Unis Donald Trump, ou de MoveOn.org, organisation « farouchement pro-Clinton », et de National Action Network, salué par l’ex-locataire de la Maison Blanche Barack Obama. D’autres « stipendiaires » de M. Soros parmi les « partenaires » de la marche sont l’Union américaine des libertés civiles, le Centre pour les droits constitutionnels, Amnesty International et Human Rights Watch (HRW). »

http://nytlive.nytimes.com/womenintheworld/2017/01/20/billionaire-george-soros-has-ties-to-more-than-50-partners-of-the-womens-march-on-washington/

Quand on connait le rôle de Soros dans les révolutions de couleur qui en général ont mis en place de fait des gouvernements ultra-conservateurs soutenus par des forces d’extrême-droite peu favorables aux droits des femmes dont l’exemple type est l’Ukraine, on peut imaginer que de fait il y a simple manipulation des femmes comme les révolutions de couleur, le maïdan ont manipulé les exigences démocratiques de la jeunesse. C’est ce qui a amené le président Poutine a déclarer qu’ils se sont fait la main à Kiev et que maintenant ils installent un maïdan à Washington.

Par parenthèse, je signale aux antisémites de tous poils qui, au nom de Georges Soros se mettent à ricaner et à agiter le complot juif à la manière d’un Dieudonné, que tous les protagonistes de cette division en matière géopolitique sont juifs. Il y a non seulement Soros, Henry Kissinger, mais le gendre de Trump et sa fille convertie au judaïsme orthodoxe, et également dans le camp opposé des gens comme Bernie Sanders, Chomsky et Judith Butler. Tous ces gens sont en total désaccord sur la politique à l’égard d’Israël mais également sur l’offensive impérialiste qu’il s’agisse de celle de Kissinger ou de Soros.

Nous avons intérêt sur toutes ces questions à retourner aux fondamentaux: la dimension de classe pour mesurer à quel point la classe capitaliste de plus en plus réduite est divisée sur la stratégie à appliquer pour maintenir son exploitation dans des conditions d’inégalité de plus en plus criantes. Malheureusement, les exploités le sont aussi et à ce titre ils sont encore soumis à toutes les manipulations.

Avant de savoir ce qu’il en était de l’influence de Soros sur la marche des femmes, je m’étais étonnée de la manière dont le Nouvel observateur invitait les femmes en France à se joindre à cette marche et j’avais écrit un article non publié que voici.

Titre du Nouvel Observateur: face à Trump, l’Europe fait bloc ou elle n’existe plus

Je réponds: Quel Trump ? celui qui est un vieux réac détestant les noirs, les homosexuels, un goujat avec les femmes, je m’excuse mais que les Américains se débrouillent avec leur vieux réac. En disant cela  je ne mets pas en cause le citoyen américain à qui a été offerte cette invraisemblable alternative entre une femme belliciste, corrompue et un milliardaire grossier, brutal et quasi facho… Je le mets d’autant moins en cause que nous  en sommes comme eux à l’absence de choix. Nos deux derniers présidents ont beaucoup oeuvré dans ce sens, la Constitution de De Gaulle, le poids du bi-partisme européen, et surtout la manière dont à partir de Mitterrand, le PS comme la social-démocratie européenne autant sinon plus que la droite, nous a peu à peu forcés à nous identifier à l’Amérique. Ce beau monde et sa presse  continue et ce cri du Nouvel Observateur en est la meilleure preuve: « soyez américain et partagez leur déconvenue ».

Oui mais quel Trump le Nouvel Observateur nous invite-t-il à conspuer? Cet hebdomadaire comme ses pareils utilise les femmes pour dénoncer le Trump qui considère  l’OTAN comme un gouffre financier inutile et dangereux. Les intérêts entre l’UE et l’Amérique sont d’abord ceux qui imbriquent totalement ceux des marchands d’armes et notre presse française est dominée par ces marchands d’armes. C’est donc ce Trump-là  qui est visé, est-ce qu’on lui prépare un maïdan, est-ce qu’on veut le mettre au pas?  Et pour cela on utilise la revendication féministe. Pas n’importe laquelle, celle qui a totalement oublié les bases sur lesquelles on construisait l’égalité. Un féminisme qui ne s’intéresse plus à la paix, quisemble avoir retrouvé la vieille définition bourgeoise, la femme comme personne du sexe…  Le Nouvel Observateur, comme ses pareils se fiche des femmes, en revanche il tient à l’atlantisme, s’en nourrit et nous en nourrit.

Mais s’il s’agit de dénoncer l’OTAN, ce gros réactionnaire, homophobe, raciste et misogyne élu président par les Américains  a parfaitement raison, comme il a raison de penser que les peuples ne veulent plus de l’UE

L’utilisation du féminisme par une presse qui soutient les marchands d’armes et un atlantisme pas très regardant sur les valeurs dont elle se pare volontiers, définit le monde, nous informe sur la répression des femmes celle des homosexuels en fonction non de la réalité mais de ceux dont elle veut faire des adversaires. L’Arabie saoudite, l’Inde sont ignorées mais on invente la répression en Russie. Ils nous parlent féminisme comme d’un gadget, ils lancent des campagnes sur un vote de la Douma complètement tronqué, tout est bon pour utiliser les femmes comme argument de guerre…  pour nous inciter à la guerre contre la Russie que veulent leurs maîtres les marchands d’armes et ce qu’ils dénoncent en Trump c’est la possibilité d’une détente dont ils ne veulent surtout pas. Malheureusement il se trouve à gauche, à l’extrême-gauche et même chez les communistes des gens à la cervelle si légère, des mondaines qui suivent de tels mots d’ordre…

https://histoireetsociete.wordpress.com/2017/01/20/a-propos-de-la-question-des-femmes-russes-que-la-douma-autoriserait-a-battre-en-famille/

SVP ne confondez pas tout et n’utilisez pas les femmes pour nous fourguer votre bellicisme et votre modèle européen basé sur le mépris des petits et le tout pour les gros… Voilà la raison pour laquelle je n’irai pas manifester avec certains groupes féministes en France, je veux savoir dans quelle croisade on me mobilise ! 

Quand une presse comme celle du Nouvel Observateur et d’autres qui sont en train de m’imposer leur créature en la personne de Macron, celui qui pourrait peut-être sauver selon eux une Europe alignée sur l’atlantisme et le grand capital, une Europe libéré de toutes les entraves du droit des travailleurs, de la défense du service public… On est en train de nous vendre une « jeunesse » de pacotille, ni à droite ni à gauche, un féminisme de pacotille qui joue les bons sentiments, une égalité de façade tandis que l’on sape toutes les bases sur laquelle peut se fonder l’égalité réelle… L’égalité homme-femme, notre génération et celle qui nous a précédé ont beaucoup fait pour la faire avancer et ce que nous avons acquis peut être remis en cause très rapidement, il l’est déjà.

Prenons un exemple, le service public comme le disait Bourdieu est une grande question féministe. Tant qu’il n’y a pas eu de droit à la santé, de service hospitalier digne de ce nom, ce sont les femmes qui assuraient les soins et comme cela se passe encore dans certains pays du tiers monde, elles mouraient les premières dans les épidémies, leur longévité est relativement récente… L’égalité des salaires qui est loin d’être acquise a connu une amélioration grâce au service public… Avec la crise de l’école, le nombre de jeunes qui perdent pied et se retrouvent face aux tentations de la rue est une autre préoccupation féminine qui aujourd’hui torture le cœur de milliers de mères, comme la crise de l’école se décline aussi au féminin dans son personnel… Alors quand vous nous vendez un candidat qui poursuit la politique du démantèlement du service public, vous vous moquez plus fondamentalement encore des conditions de l’égalité que l’abruti qui les méprise et les divise en candidates potentielles ou non au titre de miss univers… Autre chose, le combat pour la paix a toujours.été celui des femmes, pourquoi cherchez vous à en faire des prétextes à la guerre? 


Parce que si Trump est là c’est parce la presse type le Nouvel obs, ici aux États-Unis, celle qui est en train de nous fourguer Macron et qui voulait infliger Clinton aux USA est ce qu’elle est… Alors arrêtez de nous prendre pour des imbéciles, arrêtez d’utiliser le féminisme dans de si piètres combats.

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le janvier 24, 2017 dans Uncategorized

 

Sanders se rejouit que l’accord Trans-Pacifique soit mort et enterré, quelle stratégie face à la division du capital américain?

Le candidat présidentiel démocratique sénateur Bernie Sanders, I-Vt., pose pour un portrait avant une entrevue, mercredi 20 mai 2015, à Washington.

Le sénateur Bernie Sanders (D-VT) s’est félicité que le président Donald Trump abolisse le Partenariat Trans-Pacifique, une question qui était au cœur de leurs deux campagnes présidentielles. Le sénateur du Vermont a également envisagé de travailler avec Trump s’il applique sa politique commerciale en faveur des travailleurs et s’il commence à rapatrier ses propres entreprises et payer un salaire décent à ses propres travailleurs. Nous avions déjà vu qu’il approuvait le projet de négociation et de mise en concurrence des trusts pharmaceutiques avancé par Trump. Sanders semble appliquer la proposition de Chomsky, unir les travailleurs qui votent Trump par colère devant les choix des démocrates en faveur du capital et les jeunes diplômés qui le suivent. Un pari qui en effet est peut-être la clé de l’avenir et qui suppose une révision complète de que Judith Butler appelle « un populisme de gauche » mais en rechercher la base dans le communautarisme en négligeant le problème de la paix condamnera à reproduire la faillite des démocrates et du PS chez nous (note de Danielle Bleitrach).

Les délégués montrent leur opposition à l'accord Parternership Trans-Pacifique (TPP) lors de la Journée 1 de la Convention nationale démocratique au Wells Fargo Center à Philadelphie, en Pennsylvanie, le 25 Juillet, ici 2016.
© AFP 2016 / NICHOLAS KAMM

Sanders se réjouit que l’accord est « mort et enterré. »L’accord commercial qui unissait 12 pays Asie-Pacifique et qui était la pièce centrale du « pivot » d’Obama, visant surtout à isoler la Chine a pris fin ce lundi 23 janvier, après que  Trump ait signé un décret pour mettre fin à l’implication américaine dans l’affaire. Au lieu de cela, Trump a dit qu’il mettait en place  des accords commerciaux bilatéraux.

http://www.sanders.senate.gov/newsroom/press-releases/sanders-statement-on-trans-pacific-partnership

. BURLINGTON, Vt, 23 janvier – Le sénateur américain Bernie Sanders (. I-Vt) a publié la déclaration suivante lundi après que depuis la Maison Blanche  le président Donald Trump  ait déclaré qu’il retirait se retirerait les États-Unis du Partenariat Trans-Pacifique:

«Je suis heureux que le Partenariat Trans-Pacifique soit mort et enterré. Pour les 30 dernières années, nous avons eu une série d’accords commerciaux – y compris l’Accord de libre-échange nord-américain, les relations commerciales normales permanentes avec la Chine et d’autres – qui nous ont coûté des millions d’emplois bien rémunérés et provoqué une «course vers le bas «qui a fait baisser les salaires pour les travailleurs américains. Si le président Trump est sérieusement opposé à la sous-traitance, il peut ouvrir la voie en fermant ses propres sweatshops au Bangladesh, en Chine et au Mexique et payer  les travailleurs aux États-Unis un salaire décent. Ensuite, le Congrès et le président peuvent travailler ensemble pour élaborer une nouvelle politique commerciale qui aide les familles de travailleurs, non seulement les sociétés multi-nationales

Donald Trump tout au long de sa campagne a été très clair sur ses intentions en termes de politique commerciale au premier jour de son mandat, sans pour autant détailler ses propositions: « J’annoncerai mon intention de renégocier l’Accord de libre-échange nord-américain avec le Mexique et le Canada (Aléna) » ainsi que « notre retrait du partenariat transpacifique (TPP) », négocié pendant une décennie par Washington avec onze pays de la région Asie-Pacifique, soutenu par Barack Obama mais jamais approuvé par le Congrès. Ce qu’il faut effectivement comprendre, c’est que Barack Obama en minorité devant le Congrès a pris un certain nombre de dispositions par décret, sans l’accord du Congrès, ce sont ces dispositions que Trump a choisi de rayer d’un trait de plume, le jour de son arrivée. En revanche, il en est d’autres pour lesquelles il a besoin du vote du Congrès et même si celui-ci est à majorité républicaine, il risque de se heurter à une coalition d’intérêts entre démocrates et républicains. Alors que Sanders a toujours dénoncé le poids des intérêts sur la politique d’Obama. Les traités signés par Obama dont les dispositions demeuraient plus ou moins secrètes (révélées par Wikileak) si elles sont considérées par Trump – et Sanders- comme créant pour le travailleur des conditions de mise en concurrence insupportable avaient également des préoccupations directement politiques.

« Le moment est venu d’élaborer une nouvelle politique commerciale qui aide les familles de travailleurs, et pas  seulement les sociétés multinationales», a déclaré Sanders dans un communiqué. «Si le président Trump est sérieux au sujet d’une nouvelle politique pour aider les travailleurs américains alors je serais très heureux de travailler avec lui. » cité par RT en anglais.

Le président Barack Obama avait lancé un accord commercial, secret, qui avait été dévoilé par WikiLeaks, et il avait fait de cet accord une priorité au cours de son second mandat.

« Au cours des 30 dernières années, nous avons eu une série d’accords commerciaux… qui nous ont coûté des millions d’emplois bien rémunérés et provoqué une « course vers le bas » qui a fait baisser les salaires pour les travailleurs américains», a déclaré Sanders.

Au cours de la Convention nationale démocratique, des milliers de partisans de Sanders tenait des pancartes disant non au TPP, une position que l’équipe de Clinton a refusé d’inclure sur la plate-forme du Parti démocrate

Il est très difficile, vu ce que nous racontent nos médias de comprendre la profonde division que connaît aujourd’hui l’élite politique aux Etats-Unis et ce que signifie réellement l’élection de Trump.

Le pays le plus riche du monde a 50 millions de personnes qui vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Des années de politique qui enrichissent toujours plus les riches et appauvrissent les pauvres. Si on ne peut rien attendre de Trump qui est un milliardaire entouré de milliardaires bigots de surcroît, et qui délocalise ses propres entreprises, la candidate Hillary Clinton est-elle même une milliardaire entourée de milliardaires bellicistes comme Goerges Soros. La seule différence entre eux c’est que d’un point de vie idéologique, Trump met en cause la politique impérialiste parce qu’elle coûte trop cher et il faut réserver cela au développement intérieur. Il pense même que pour maintenir une telle politique impérialiste et ses effets – nous faire détester de partout – il faut mentir au citoyen et donc cela met en cause la démocratie aux Etats-Unis même. D’où ses « vertueuses » et homériques colères contre la presse.

Voici l’illistration de l’idéologie du courant dont se revendique Trump

https://histoireetsociete.wordpress.com/2017/01/23/comment-promouvoir-la-democratie-sans-nuire-aux-interets-americains/

Je crois que nous pouvons comprendre ce qui se passe aux Etats-Unis si nous mesurons à quel point notre gauche PS, atlantiste a complètement adhéré à la politique d’Obama et d’Hillary Clinton, à sa vision impérialiste et dans quel état elle laisse les forces progressistes en France. Cette gauche là ne nous permet certainement pas de comprendre les enjeux mondiaux. Elle caricature la politique sous des prétextes démocratiques et humanitaires. Pire, comme Soros lui-même elle manipule les légitimes revendications des femmes contre le conservatisme et la misogynie, mais c’est pour dévoyer cette protestation et pour inventer un monde qui cherche la guerre, un monde de plus en plus en rupture avec celui du travail qui voit sa condition se dégrader.

Il n’y a rien à attendre de « l’élite » des Etats-Unis et ce qui paraît le plus juste est premièrement de tenter de réunir le monde du travail que cette politique démocrate a profondément divisé et surtout de favoriser l’émergence d’un véritable mouvement de la paix, parce que cette « division » de la classe dominante est très dangereuse et peut nous conduire à n’importe quelle aventure.

 
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Publié par le janvier 24, 2017 dans Uncategorized

 

Barack Obama n’a pas été le président pacifiste que décrit la presse française

http://lvsl.fr/barack-obama-na-ete-president-pacifiste-decrit-presse-francaise

Barack Obama n’a pas été le président pacifiste que décrit la presse française

A l’heure de l’investiture de Donald Trump, la grande presse présente cette passation de pouvoir comme un tremblement de terre dans les relations internationales. À en croire les principaux médias français, une ère de paix et d’harmonie se referme pour s’ouvrir sur une phase de tensions et de conflits. Pourtant, que l’on juge le mandat d’Obama sur le nombre de bombes larguées (50,000 rien qu’en 2015 et en 2016), sur le nombre de pays bombardés (7), sur la quantité d’armes vendues (278 milliards de dollars), sur le nombre de pays dans lesquels sont stationnées des troupes américaines (138) ce n’est pas l’adjectif « pacifique » qui vient spontanément à l’esprit pour qualifier le mandat d’Obama…

Barack Obama a été élu sur des promesses, sinon pacifistes, du moins indéniablement pacifiques. Pourfendeur de la guerre d’Irak, qu’il qualifiait de « guerre imbécile, guerre irréfléchie », il promettait d’être le « Président de la paix ». Critique de la stratégie belliqueuse de George W. Bush, il s’était engagé à retirer les soldats américains d’Irak et d’Afghanistan. C’était, il faut le dire, une perspective largement partagée par l’establishment américain.

Barack Obama, élu sur une critique de la « grande stratégie impériale »

La politique de George W. Bush, si lucrative fût-elle durant quelques années pour le complexe militaro-industriel et les multinationales, menaçait la stabilité de leurs profits sur le long terme. La stratégie agressive et expansionniste du Président américain, ouvertement hostile au droit international, ne pouvait fonctionner que sur le court terme. Dans Foreign Affairs, magazine édité par le Département d’Etat Américain, plusieurs hauts responsables se sont élevés contre la « grande stratégie impériale » de George W. Bush ; non que l’impérialisme fût une mauvaise chose, mais une stratégie ouvertement impériale menaçait la stabilité de l’hégémonie américaine.

Grande stratégie impériale

« Pour finir, la grande stratégie néoimpériale pose un problème plus large pour le maintien d’un pouvoir américain unipolaire (…) rendant plus difficile la défense des intérêts américains ».

Il faut dire que la propagande bushiste était grossière. Plus les années passaient, et plus il devenait difficile d’adhérer à la fable de la guerre destinée à « libérer le peuple irakien » de son tyran et le monde des « armes de destruction massive ». Tandis que les multinationales s’implantaient en Irak sur les cadavres de centaines de milliers de victimes civiles, George W. Bush justifiait les pertes humaines au nom des « droits de l’homme » tout en affichant son amitié avec le prince Bandar al-Saoud, héritier du royaume d’Arabie Saoudite. Grosses ficelles ; l’illégitimité des guerres américaines était criante, leur caractère impérial flagrant.

Bandar Al Saud - Bush

George W. Bush et Bandar Al-Saoud, prince héritier du royaume d’Arabie Saoudite que le Président américain surnommait affectueusement « Bandar Bush ». La proximité affichée entre ces deux hommes a choqué l’opinion, à l’heure où le président américain invoquait les Droits de l’Homme pour intervenir en Irak.

Conséquence: les Etats-Unis atteignaient des records d’impopularité dans le monde entier. En Amérique latine par exemple, plus de 90% de la population désapprouvait l’invasion de l’Irak par les Etats-Unis. Il est indéniable que l’arrogance du pouvoir américain a donné un coup de fouet aux mouvements anti-impérialistes latino-américains ; comme le remarquait avec une pointe d’humour le président d’Equateur Rafael Correa, cette politique ouvertement impérialiste a favorisé l’émergence d’un nombre considérables de gouvernements de gauche, hostiles pour la plupart aux Etats-Unis.

Hugo Chavez - ONU

Hugo Chavez à l’ONU en 2006. Le Président vénézuélien y dénonçait les guerres « génocidaires » menées par George W. Bush. Les mouvements anti-impérialistes latino-américains dont le Venezuela était le chef de file ont considérablement bénéficié de l’arrogance du pouvoir américain. Quelques années plus tard, les gouvernements socialisants d’Evo Morales en Bolivie, de Rafael Correa en Equateur et de Daniel Ortega au Nicaragua rejoignaient l’ALBA, alliance cubano-vénézuélienne destinée à libérer l’Amérique latine du joug des Etats-Unis.

La politique de cow-boy menée par Bush et son entourage menaçait à terme les intérêts de l’Empire américain. Le candidat Obama, lui, était présentable, intelligent, critique de la grossière stratégie de George W. Bush… sans pour autant remettre en cause le principe de l’interventionnisme américain.

Changement de politique ou changement de stratégie ?

Les réflexes néoconservateurs n’ont pas disparu. L’expédition libyenne menée par les forces de l’OTAN avec la participation américaine, qui a grossièrement violé la résolution du Conseil de Sécurité de l’ONU, en est la preuve. De même, Barack Obama n’a pas abandonné la stratégie brutale de la « guerre contre le terrorisme » initiée par George Bush, consistant à bombarder hors de tout cadre légal des zones considérées comme « terroristes », souvent sans s’interroger sur les conséquences dramatiques pour les civils. Les bombardements de drones ont même été multipliés par neuf sous Barack Obama par rapport à la présidence Bush. Un réel changement est néanmoins à noter. Barack Obama, qui a retenu les leçons des interventions afghane et irakienne, a tout fait pour éviter d’embourber l’armée américaine dans un autre conflit au Moyen-Orient. Contrairement à la volonté des néoconservateurs américains, il n’est pas intervenu en Syrie pour renverser le régime de Bachar al-Assad. Il n’a pas réitéré les erreurs grotesques de la « grande stratégie impériale » de George W. Bush. Plutôt que l’intervention ouverte, la voie des financements et des livraisons d’armes a été choisie. En collaboration avec le Qatar, l’Arabie Saoudite et la Turquie, les Etats-Unis ont livré des armes aux rebelles syriens.

Bandar Obama (2)

Barack Obama et le prince Bandar al-Saoud. Si les relations diplomatiques entre les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite ont été plus tendues que sous le mandat de George W. Bush, le Pentagone s’est avéré être un bien meilleur fournisseur d’armes sous celui de Barack Obama.

Il est impossible à l’heure actuelle de connaître le montant de ces financements, l’ampleur de ces livraisons d’armes, l’influence qu’elles ont eues sur le terrain et les raisons qui les ont motivées. Quoi qu’il en soit, il est indéniable que Barack Obama, en rejetant par exemple la possibilité d’imposer un embargo sur les armes en Syrie, a contribué à la radicalisation de la guerre civile syrienne et à l’émergence d’une Internationale Djihadiste dont l’Etat Islamique n’est que la pointe avancée. Les 115 milliards de dollars d’armes vendus à l’Arabie Saoudite par l’administration Obama n’ont pas non plus contribué à pacifier la région…

Discours pacifiques, économie de guerre

Il est difficile de trouver une cohérence à la « doctrine Obama ». Contrairement à George W. Bush qui avait une vision clairement impériale des relations internationales, Barack Obama a semblé tâtonner et naviguer au gré des intérêts, des circonstances et de la santé de l’économie américaine. La « grande stratégie impériale » messianique a fait place à la gestion du système économique américain. Or, celui-ci est structurellement impérialiste. La conduite de la politique étrangère américaine est intimement liée aux multinationales qui produisent des armes (General Dynamics, Lockheed Martin ou Raytheon), au contrôle des ressources naturelles, et au système financier américain, dont les représentants contrôlent les conseils d’administration des multinationales. Ce « complexe militaro-industriel » ne saurait exister s’il n’écoule pas régulièrement sa production ; en d’autres termes, le complexe militaro-industriel (et l’économie américaine, qui lui est liée) réalise de hauts profits seulement s’il parvient à vendre massivement des armes. Il faut dire que sur ce point précis, Barack Obama a été un bien meilleur client que George W. Bush.


Pendant les huit années de présidence de Barack Obama, la quantité d’armes vendue par le gouvernement américain a doublé par rapport aux deux mandats de George W. Bush.
Ce sont en tout et pour tout 278 milliards de dollars d’armes qui ont été vendus par le Pentagone à des pays alliés des Etats-UnisObama vente d'armes

Traditionnellement, la proportion d’armes vendues par le gouvernement américain oscille entre le tiers et la moitié de la totalité des armes vendues dans le monde entier. Cette proportion a connu une hausse drastique sous Barack Obama. En 2011, plus des trois quarts des armes vendues dans le monde l’avaient été par le Pentagone.

Barack Obama a plaidé à de nombreuses reprises en faveur d’une limitation de l’usage des forces armées; il s’est montré incontestablement moins interventionniste que son prédécesseur. Il a toutefois une part de responsabilité dans les guerres menées par ses alliés et meilleurs acheteurs comme l’Arabie Saoudite qui mène une guerre particulièrement sale aujourd’hui au Yémen.

Désengagement du Moyen-Orient, militarisation du monde 

Conformément à ses promesses, Barack Obama a progressivement retiré les troupes américaines d’Irak et d’Afghanistan. En revanche, la présence militaire américaine s’est considérablement accrue dans les autres régions du monde. Barack Obama a approfondi le processus de militarisation de l’Europe de l’Est entamé sous le premier président Bush en y déployant des milliers de soldats américains dans le cadre de l’OTAN et des armes lourdes incluant des chars d’assaut. Il s’agit du déploiement de troupes américaines en Europe le plus massif depuis la Chute du Mur. Sur le continent africain, les troupes américaines appuient différents gouvernements dans leur lutte contre des groupes séparatistes.

Mais c’est incontestablement en Asie du Sud-Est que la militarisation a été la plus accrue. Dans le cadre de sa stratégie du « pivot » vers la Chine annoncée en 2011, Barack Obama a entamé un déploiement de troupes dans les pays alliés des Etats-Unis à proximité de la frontière chinoise. Le transfert de deux tiers de la flotte américaine dans cette région est prévue à l’horizon 2020. Actuellement, ce sont plus de 400 bases militaires américaine qui sont présentes à proximité de la Chine dans les pays alliés des Etats-Unis comme l’Australie, le Japon, la Corée du Sud, l’Inde ou l’Afghanistan ; elles accueillent régulièrement des exercices militaires américains, souvent considérés comme des provocations par le pouvoir chinois. Au total, la présence militaire américaine s’est accrue de 130% dans le monde depuis la présidence Bush ; des troupes américaines sont actuellement présentes dans 138 pays.

La présence militaire américaine en 2016.

La présence militaire américaine en 2016.

L’Amérique latine, éternelle chasse gardée des Etats-Unis

« Historique », le rapprochement des Etats-Unis avec Cuba ? Au-delà des grands symboles, comme la poignée de main entre Raul Castro et Barack Obama, aucune mesure concrète, ou presque, n’a été prise par l’administration Obama pour lever le blocus cubain. À l’heure actuelle, Cuba subit encore l’embargo américain. Au début de l’année, 2016, Barack Obama avait signé un document confirmant le maintien du blocus et renvoyant à l’année suivante la poursuite des négociations ; c’est-à-dire à l’époque où il ne sera plus président. Le dernier décret en politique étrangère pris par l’administration concerne Cuba et le Venezuela : les gouvernements socialistes sont considérés comme une « menace » pour la sécurité des Etats-Unis. Cela signifie que ces pays sont passibles d’un durcissement des sanctions de la part des Etats-Unis.

Raul

Au-delà du symbole (Raul Castro refusant de se faire tapoter l’épaule par Barack Obama), le Président cubain a refusé de libéraliser l’économie de son île comme l’exigeait le gouvernement américain malgré quelques réformes. C’est peut-être un élément qui permet de comprendre pourquoi l’embargo sur Cuba n’a toujours pas été levé.

En Amérique latine, il y a bel et bien continuité entre l’ère Bush et l’ère Obama. En témoigne le soutien de Barack Obama au putsch militaire qui a renversé le président Manuel Zelaya au Honduras et au coup d’Etat constitutionnel qui a mis fin au mandat de Dilma Rousseff au Brésil.

Paradoxe apparent : alors que l’ingérence directe des Etats-Unis s’est raréfiée sous Barack Obama, la responsabilité des Etats-Unis dans les conflits armés partout dans le monde reste absolument considérable. Tandis que les Etats-Unis retiraient leurs troupes d’Irak et d’Afghanistan, Barack Obama déployait des soldats américains en Europe de l’Est, en Afrique et en Asie Pacifique. Et si Obama a dans l’ensemble renoncé à poursuivre la stratégie bushiste consistant à renverser un gouvernement par une intervention militaire, il n’a pas mis fin aux bombardements unilatéraux et illégaux du point de vue du droit international. La stratégie américaine a connu une inflexion, mais le système qui la soutient est quant à lui resté intact ; puisque celui-ci repose sur l’interdépendance entre l’industrie militaire, le pouvoir économique, et le pouvoir politique, il est intrinsèquement générateur de conflits. Et il le demeurera tant qu’il reposera sur ces bases.

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Publié par le janvier 24, 2017 dans Uncategorized

 

90 millions de roubles pour les langues des peuples de Sibérie

« Nous comptons réaliser des expériences psycholinguistiques pour comprendre comment le bilinguisme influence la vision du monde. » Dans ce monde plein du bruit et de la fureur des armes, dans lequel « l’élite » parait de plus en plus occupée à mépriser l’humanité tout en se gorgeant de bons sentiments – et de mauvaise littérature- cela fait plaisir de voir de l’argent mis dans un véritable humanisme celui d’une attention scientifique à la diversité humaine. Quelque chose que je ne réaliserai probablement jamais et qui me hante, aller traverser l’immense Sibérie (note de Danielle Bleitrach).


publié le mardi 4 octobre 2016

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 Des spécialistes de l’université d’État de Tomsk (TGU) vont créer un atlas des langues des peuples autochtones du sud de la Sibérie. Leurs recherches, qui s’étendront sur trois ans, seront financées grâce à une bourse du ministère russe de l’éducation, d’un montant de 90 millions de roubles (environ 1 275 000 euros).
autochtone de Sibérie
Famille téléoute, peuple autochtone du sud de la Sibérie. Crédits : kraun-tour.rf

Les chercheurs de la TGU étudieront les langues des petits peuples de Sibérie, dont les Tchoulyms (qui, d’après le recensement de 2010, ne sont plus que 355 individus), les Téléoutes (2 600 individus), les Chors (14 000) et les Khakasses (63 000). Leur travail sera supervisé par la célèbre linguiste Anna Dybo, qui dirige le département des langues ouralo-altaïques de l’Institut de linguistique de l’Académie russe des sciences, dont elle est également membre correspondant. Les recherches seront menées au sein d’un laboratoire de linguistique anthropologique spécialement créé pour l’occasion.

« Nous comptons mener une étude interdisciplinaire intégrée de ces langues. Une partie d’entre elles ont peu de locuteurs, voire sont en voie de disparition, et leur existence doit être enregistrée ici et maintenant », souligne Zoïa Rezanova, professeur de la faculté de philologie de la TGU.

Mme Rezanova précise que les chercheurs travailleront à la création d’une base informatique et d’un atlas des langues des peuples du sud de la Sibérie. « Le rôle des scientifiques est d’enregistrer ces langues rares en tant que bien culturel précieux. Le fait même de les enregistrer est un exploit, car cela nécessite d’aller dans les endroits reculés où vivent les locuteurs, de fixer leur état actuel et de rendre ces données utilisables pour l’analyse scientifique, en transcrivant chaque mot et en en donnant les caractéristiques », souligne le professeur Rezanova.

La tâche la plus difficile consistera à étudier le phénomène du bilinguisme, observé chez de nombreux représentants des peuples du sud de la Sibérie qui, outre leur langue maternelle, maîtrisent aussi le russe. « Nous comptons réaliser des expériences psycholinguistiques pour comprendre comment le bilinguisme influence la vision du monde. Car la langue, c’est une façon de percevoir le monde », ajoute Mme Rezanova.

Au total, en 2016, 40 scientifiques russes et étrangers éminents, travaillant dans diverses universités russes, ont reçu une bourse de recherche de 90 millions de roubles chacun. Ce programme d’octroi de subsides gouvernementaux aux scientifiques existe depuis cinq ans.

 
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Publié par le janvier 24, 2017 dans Uncategorized