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Haro sur les cheminots pour préparer la contre-réforme de la SNCF !

la campagne du pouvoir et des médias

espère dresser l’opinion contre les cheminots !

En écoutant ce jour les grands médias audios, télévisuels … ce qui frappe c’est qu’à leur manière ils ont déjà engagé la bataille contre les cheminots.

En essayant de faire croire que les cheminots vont se battre SEULEMENT pour conserver leur statut .

C’est que depuis des mois et des mois, des années ils présentent ces garanties collectives issue d’une histoire et d’une spécificité professionnelle comme une anomalie et comme un privilège.

Opération de division classique mais qui mérite d’être contrée fortement : ils jugent en effet que contrairement à 1995 l’opinion aurait évolué et ne serait pas prête à soutenir les cheminots dans un conflit dur.

C’est ainsi que ce dimanche sur le plateau de l’émission « C politique » Thomas Snégaroff qui indique que par le passé les cheminots avaient pu mettre en échec toutes les tentatives de réformes expliquant selon sa grille de lecture que 3 facteurs avaient concouru à ces victoires :

une capacité dit-il de nuisance, de blocage

un front syndical relativement uni

et puis l’image exceptionnelle des cheminots héritée de la seconde guerre mondiale : le cheminot résistant illustrée dans le film de Clément : « La bataille du rail » , la légion d’honneur accordée à la SNCF pour faits de résistance … « toucher aux cheminots c’est toucher à un héros de la patrie »

Pour conclure au présent selon notre brillant analyste que si les 2 premières conditions sont toujours actuelles, ce qui a changé c’est l’image des cheminots :

«  le problème c’est l’image du cheminot, le temps a fait son oeuvre, le cheminot n’est plus le héros de la résistance, d’ailleurs même en 2011 pour clore la boucle Guillaume Pépy a reconnu le rôle de la SNCF dans la Shoa, donc l’image même de la SNCF a été un peu déconstruite de ce héros de la résistance, et puis plus concrètement et ça inquiète beaucoup la CGT et les cheminots, les cheminots sont aujourd’hui accolés, attachés, reliés aux pannes, aux retards, aux accidents et c’est peut-être cette image là, l’importance de l’opinion publique dans les mouvements sociaux qui risque de faire changer les choses, on le verra le 22 mars  »

Bien sûr notre brillant analyste ne dira rien de la récurrente mise en garde des organisations syndicales sur la dégradation effective du service public, les suppressions de postes, l’abandon de la maintenance du réseau sur de nombreux points du territoire, précisément les fameuses petites lignes … et en amalgamant la responsabilité des dirigeants de l’entreprise, celle des politiques de droite et PS à celles des cheminots qui eux ne dirigent pas la SNCF!

Et surtout que ces mauvais fonctionnement sont la conséquence des politiques que précisément ils veulent poursuivre et aggraver utilisant ici comme ailleurs les conséquences de leur politique, le sentiment dans le public que « ça ne va pas » pour tenter d’aller encore plus loin dans le démantèlement des biens publics conformément à leurs intérêts et aux directives de Bruxelles.

En soulignant au passage que parmi les arguments employés par le commentateur attitré (présent sur de nombreux plateaux) Thomas Snégaroff, il y a l’odieuse allusion de collusion avec la Shoa nazie. Mais bien sûr quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage!

C’est donc dire que face de surcroît à leur volonté d’aller très vite la question de l’opinion publique, de son soutien au conflit qui s’annonce est bien la question décisive pour l’emporter.

D’autant que l’ensemble des médias aux mains de 9 milliardaires, et le service public d’information comme en atteste l’émission de la 5 ce dimanche va entonner la même chanson et se saisr de toutes les occasions pour tenter d’isoler les cheminots et les agents publics de manière plus générale.

Car c’est bien à une guerre de classe à quoi nous avons affaire!

L’opinion publique doit leur être disputée parce que ce combat c’est aussi fondamentalement un combat pour la défense du service public ferroviaire et que la possibilité de convaincre est forte, en premier lieu parce que c’est l’ensemble des services publics qui sont agressés : fonction publique d’état, système de santé, hôpitauX, EHPAD …

Faire comprendre très largement que nous avons affaire à une agression globale contre nos garanties collectives égalitaires : le droit au transport, le droit de se soigner, le droit de se loger décemment …

Et ce sont toutes les forces conscientes des enjeux majeurs de l’heure qui doivent se porter au devant des travailleurs, des usagers des transports, dans les quartiers, dans les entreprises, dans les gares, sur les médias alternatifs, les réseaux sociaux … qui doivent disputer âprement à l’oligarchie le sens de ce qui s’engage dans ce combat!

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Publié par le février 20, 2018 dans Uncategorized

 

Les gouvernements de Suárez et González ont récompensé les membres de la dictature chilienne pour leurs «mérites»

http://www.publico.es/espana/premios-dictadura-chilena-gobiernos-suarez-gonzalez-premiaron-miembros-dictadura-chilena-meritos.html

Les militaires Fernando Matthei et Jorge Zincke, deux éminents membres du régime Augusto Pinochet, ont été décorés en 1981 et en 1984 de la Grande Croix du Mérite militaire avec un insigne blanc. La médaille est destinée à  reconnaître les «performances distinguées en temps de paix».Cet article d’un quotidien espagnol reflète bien la colère de tous ceux qui en Espagne ont vécu l’amnistie des crimes du franquisme en 1978 et la permanence de celui-ci. Il dénonce le rôle joué par Juan carlos et les gouvernements espagnols dans la caution aux tortionnaires du plan Condor. la manière dont il a cautionné en Amérique latine la même opération d’amnistie des pires crimes, il n’y a pas eu que PPe, mais le parti socialiste a contribué à valider la torture.. Aujourd’hui dans l’offensive des USA en Amérique latine ce sont les criminels  de ce temps là, leurs disciples qui sont mobilisés dans la lutte à mort contre les régimes progressistes du bolivarisme  (note de danielle Bleitrach)

Augusto Pinochet.

Augusto Pinochet.

C’est la lettre d’une mère désespérée. « Ma fille María Isabel Beltrán Sánchez est née le 2 mai 1952 à Santiago du Chili. Elle a été le seul enfant pendant 10 ans, puis Roberto et Felipe sont nés. Il a grandi dans une maison modeste, de travailleurs. Depuis l’enfance, María Isabel était une fille agitée et rêveuse, mais très responsable « . Quelques paragraphes plus tard, Oriana Sánchez révèle la fin dramatique: sa fille a été kidnappée, torturée et assassinée par la dictature d’Augusto Pinochet .

L’horreur prend une dimension particulière dans ce cas: Oriana a réussi à voir sa fille à l’école d’artillerie de Linares, l’un des principaux centres de détention de la dictature chilienne. « Mamita, ils vont me tuer, » la jeune femme a réussi à lui dire. Ensuite, ils les ont séparés. Pour toujours. « J’ai tranquillement quitté cet endroit. Son coeur était déchiré. Depuis cette date, je n’ai plus revu ma chère fille. Je n’ai plus jamais eu de ses nouvelles », écrit sa mère plusieurs années plus tard.

Lorsque Maria Isabel est descendu en enfer, le responsable du « Département de recherche » au camp de torture était le brigadier Jorge Zincke, l’ un des nombreux militaires qui ont suivi strictement les instructions du régime Pinochet après le coup d’ Etat sanglant contre le gouvernement légitime de Salvador Allende. Onze ans après l’instauration de la dictature, alors que pratiquement toute la planète connaissait les très graves violations des droits de l’homme enregistrées au Chili, Zincke a reçu une récompense inattendue. Ce ne serait pas Pinochet qui l’aurait décoré, ni aucun autre dictateur de la région. Cette fois, la médaille viendrait de loin. De loin.

Comme en témoigne Público , le gouvernement de Felipe González a remis le 26 avril 1984 à l’armée chilienne la Grande Croix de l’Ordre Militaire du Mérite avec un insigne blanc. Le décret signé par le roi Juan Carlos et ensuite ministre de la Défense, Narcís Serra, ne se penche pas sur les motivations que le bureau exécutif du PSOE a eues pour offrir une telle distinction à une personne formidable. Le texte officiel ne parle que des «mérites et circonstances» de Zincke, qui devint commandant en chef adjoint de l’armée sous la dictature de Pinochet.

Médailles données à Fernando Matthei (ci-dessus) et Jorge Zincke (ci-dessous).

Médailles données à Fernando Matthei (ci-dessus) et Jorge Zincke (ci-dessous).

Pour trouver leurs raisons, il faut revenir à la législation qui, à l’époque, qqui réglait ce genre de distinctions. Selon les dispositions de la loi 15/1970, qui avait promu le régime de Franco, ce type de décorations cherchait à « récompenser les mérites, les emplois, les services ou les actions distinguées en temps de paix ». Dans cette catégorie a été encadrée, selon la logique du gouvernement Gonzalez, la médaille décernée à l’armée de Pinochet.

Suarez aussi

Cependant, l’exécutif du PSOE n’a pas été le premier à décerner un membre de la dictature sauvage chilienne. Trois ans plus tôt, le 6 octobre 1981, le gouvernement d’Adolfo Suárez a fait de même avec le général Fernando Matthei , un membre éminent de la Junte militaire qui gouvernait les destinées du Chili sur la base du sang et du feu. Dans son cas, le décret par lequel il obtint la Grande Croix de l’Ordre Militaire du Mérite avec un insigne blanc fut signé par le Roi Juan Carlos et par le Ministre de la Défense, Alberto Oliart.

Quelques années plus tard, l’Association des parents de prisonniers politiques Exécuté du Chili a pris tribunal Matthei comme présumé responsable de la mort du général Alberto Bachelet  père de Michelle Bachelet ancien président en 1984. Sa mort est survenue suite à la Les souffrances ont souffert pendant la période où il est resté entre les mains de ses anciens collègues des forces armées, qui ne lui ont pas pardonné son attachement à la démocratie. Bachelet a été torturé à l’Air War Academy qui dirigeait alors Matthei. Cependant, la Cour suprême du Chili a refusé à deux reprises d’être jugée pour ce crime.

Selon d’autres témoignages, le général distingué par le  le gouvernement de Suárez a «dirigé et sélectionné ceux qui devaient être torturés et interrogés» . C’est ce qu’a déclaré le premier caporal Sergio Lontano Trureo, qui a même affirmé qu’il l’avait vu battre à côté d’un autre officier «deux prisonniers debout et les yeux bandés». Matthei est décédé le 19 novembre 2017 à l’Hôpital de la Fuerza Aérea du Chili. Il avait 92 ans.

Plus de prix pour l’horreur

Ces distinctions aux Pinochetistas militaires s’ajoutent aux prix accordés par les gouvernements de Suárez et González à plusieurs membres de l’autre grand régime de l’horreur qu’a souffert l’Amérique latine: la dictature argentine de Jorge Rafael Videla. Comme l’a révélé le public à travers différents rapports publiés en 2014, l’État espagnol a accordé des distinctions à cinquante militaires et civils qui faisaient partie de ce régime.

Dans ce contexte, le gouvernement González a même maintenu la politique d ‘ «échange de soutien diplomatique» avec la dictature argentine , facilitant son accès à différents forums internationaux. D’ici là, leurs dirigeants étaient déjà responsables de 30 000 disparitions.

 

PCF, congrès: Pour un bilan extraordinaire: totalement d’accord avec ce texte… Arrêtez la fuite à reculons

par  W. Pepelnjak

PEPELNJAK WILLY section de Fontaine, fédération de l’Isère

Prenant connaissance de la feuille de route préparatoire au congrès extraordinaire de notre parti, à savoir l’organisation d’un congrès fixé en dehors des périodes statutaires « normales » j’ai été surpris de ne pas y voir évoquées les raisons ayant poussé à une telle organisation.


La défaite électorale qui en est à l’origine est historique par son ampleur. Mais elle n’est que la conséquence d’une succession d’évènements, stratégies, et orientations dont l’analyse pourrait nous permettre d’élaborer un bilan objectif et sincère. Un bilan  » extraordinaire » qui aille chercher les causes de notre déclin au-delà de la « dernière période écoulée » . Se satisfaire d’étudier les dernières périodes électorales en guise de bilan serait pour le moins un manque de clairvoyance…


Aussi ne voyant pas apparaître un chantier « bilan » je reste sceptique quant à la volonté de réussir ce congrès. Ce chantier devrait être ouvert immédiatement car c’est le seul dont nous avons tous les éléments en main pour l’activer, les faits qui le constituent appartiennent au passé. Je pense même qu’il aurait du être le chantier prioritaire.


Le document « Synthèse des réponses aux questions ouvertes » (suite au questionnaire envoyé aux communistes) remis aux participants à la conférence des animateurs de section relève que :
« La question de la stratégie du parti est l’un des points qui revient le plus souvent dans les commentaires libres. En premier lieu, on retrouve fréquemment la volonté que le congrès fasse le bilan de l’action du PCF. Bilan de la stratégie du PCF lors de la séquence électorale de 2017 mais aussi celui du FRONT DE GAUCHE. Certains demandent une analyse sur un plus long terme (20 ans). »
« Sur l’analyse du bilan, de nombreux commentaires proposent de le faire sur des périodes plus longues que 2017 ou même que le front de gauche : les collectifs anti-libéraux, expérience de la gauche plurielle, programme commun, voire Front populaire et au CNR »


Je rappelle que cette synthèse est le résultat de l’analyse des questions ouvertes, c’est-à-dire des réponses argumentées des camarades qui n’ont pas que coché des cases mais ont fait des efforts d’argumentation. Si ce travail n’est pas valorisé à la hauteur de leur investissement il y a fort à parier qu’ils s’abstiennent à la prochaine consultation.

La baisse des effectifs, du nombre d’élus, la désorganisation du Parti, la formation, la disparition du parti des classes populaires ….tout cela demande une analyse sérieuse et complète . Si elle n’était pas faite, cela engendrerait un sentiment de suspicion chez pas mal de communistes..


Le bilan à partir de quand ? Eh bien ouvrons le débat et mettons nous d’accord dans un premier temps sur une période qui fait consensus et après (où en même temps) proposons nos diverses analyses.


Il ne s’agit pas ici de chercher des responsables mais d’analyser les moments, les stratégies les évènements qui ont conduit notre parti dans l’impasse où il se trouve. 
Se lancer à cœur perdu dans l’organisation de rencontres, de forums, de plates-formes ressemble de plus en plus à une fuite en avant, une débauche d’énergie qui va bien au-delà de ce que peut faire un parti qui vient de faire 3% au législatives. Vouloir changer le Parti sans vouloir étudier les causes de son affaiblissement continu c’est nous condamner à continuer dans cette stratégie mortifère. Cela demande du courage mais nous n’avons pas le choix. En ce moment certains disent nous ne sommes pas allés assez loin dans la transformation du Parti, d’autres par contre disent que nous avons trop renoncé. Ça se discute , nous avons besoin d’entendre tout le monde.

 

En Ukraine, une flambée de rougeole meurtrière pousse les parents à la vaccination

https://www.sciencesetavenir.fr/sante/en-ukraine-une-flambee-de-rougeole-meurtriere-pousse-les-parents-a-la-vaccination_120241

Des années de couverture vaccinale insuffisante contre la rougeole provoquent une flambée de la maladie en Ukraine. Sur 2.100 cas signalés en 2018, 3 personnes sont mortes, dont 2 enfants.

Gravure représentant un enfant atteint de la rougeole (1881).

Gravure représentant un enfant atteint de la rougeole (1881).

AFP / LEEMAGE

L’Ukraine est confrontée à une flambée de rougeolemeurtrière, conséquence d’un taux de vaccination dramatiquement faible. Trois personnes, dont deux enfants, sont décédées en janvier 2018, ce qui a même poussé certaines écoles à prolonger les vacances scolaires pour éviter de nouvelles contagions. Le fruit d’années de défiance (en 2016, la couverture vaccinale contre la rougeole à un an n’était que de 42%). En conséquence, les hôpitaux ne désemplissent pas de parents inquiets, venus là pour faire vacciner en urgence leur progéniture. Le pays a déjà connu plusieurs épisodes de rougeole, dont la plus grave, en 2006, avait contaminé plus de 40.000 personnes.

Les stocks de vaccins ROR ont été épuisés

La porte de l’hôpital pour enfants No7 de Kiev claque sans interruption ces derniers jours. En une seule journée, cet hôpital public du centre la capitale ukrainienne a vacciné 150 enfants. « C’est trois fois plus, voire quatre fois plus que d’habitude« , relève Oksana Goutova, sa directrice. Face à l’affluence, l’établissement doit désormais ouvrir le week-end. « En deux jours, nous avons épuisé notre stock de vaccins rougeole-oreillon-rubéole (ROR) prévus pour trois mois », déplore pour sa part une pédiatre d’un centre médical privé à Kiev.

CHIFFRES. Conséquence d’années de méfiance face aux vaccins ainsi que des difficultés dans les importations de vaccins, l’Ukraine figure parmi les pays les plus touchés par cette maladie, avec la Roumanie, l’Italie, la France, l’Allemagne et la Grèce. En 2017, 4.782 cas de cette maladie dont cinq mortels ont été enregistrés dans l’ex-république soviétique. Et début 2018 enregistre une véritable flambée, avec 2.100 cas recensés en Ukraine, dont 3 morts. Sur ces derniers, deux sont des enfants.

Une couverture vaccinale encore insuffisante

Pour expliquer une telle percée de la maladie, les autorités et les organisations internationales mettent en cause plusieurs années de vaccinations insuffisantes dans le pays. En 2016, la couverture vaccinale contre la rougeole n’était que 42% pour la première dose reçue à un an, la troisième plus basse dans le monde en 2016, selon l’Unicef. Même si l’an dernier,  ce chiffre est monté à 93%, le retard accumulé pendant des années est loin d’être comblé.

98%.« Nous faisons des progrès, mais nous n’avons pas encore tout réglé », a indiqué la représentante de l’Unicef en Ukraine Giovanna Barberis, rappelant que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) recommande un taux de 98% pour prévenir des hospitalisations massives et des cas mortels.

CORRUPTION. D’autant plus que les statistiques ukrainiennes pourraient être artificiellement gonflées par l’existence de faux certificats de vaccination. La vaccination étant en principe obligatoire (même si aucune sanction n’est prévue pour ceux qui la refusent), de nombreux parents méfiants des vaccins préféreraient verser des pots de vin aux médecins pour obtenir de faux certificats de vaccination. Selon une étude réalisée en 2016, 52% des professionnels de santé auraient reçu des demandes pour de faux certificats de vaccination, souligne Mme Barberis.

Lutter contre la défiance

Comment expliquer une telle défiance ? En 2008, la mort d’un adolescent immunisé avec un vaccin de fabrication indienne non certifié n’a fait que renforcer la méfiance de la population. L’enquête officielle avait toutefois conclu que le vaccin n’était pas responsable du décès. Pour lutter contre la flambée actuelle, les autorités d’Odessa, où tous les cas mortels de rougeole ont été enregistrés, ont prolongé les vacances scolaires. La mairie de Kiev a pour sa part décidé d’interdire l’accès aux écoles aux élèves non vaccinés.

VACCINATION D’URGENCE. Si elle a vite assoupli cette mesure, cette annonce a poussé beaucoup de parents, y compris ceux qui le refusaient depuis des années, à immuniser d’urgence leurs enfants. Oleksandra Filatova, mère de cinq enfants, est venue à l’hôpital avec ses deux filles de cinq et dix ans qu’elle n’avait jamais vaccinées auparavant. « J’ai entendu toute sorte d’histoires terribles sur des enfants paralysés ou qui auraient arrêté de parler », raconte-t-elle. Désormais, « elles vont recevoir touts les vaccins nécessaires. Après celui contre la rougeole, on va faire les autres », assure-t-elle. Au programme : coqueluche, tétanos, diphtérie…

Risque de diphtérie

L’Ukraine détient le triste record du taux de vaccination le plus bas au monde en 2016 pour ces trois maladies (coqueluche, tétanos, diphtérie), contre lesquelles seuls 19% des enfants de moins d’un an ont été immunisés en 2016, contre 48% en 2017, selon l’Unicef. Le très populaire pédiatre ukrainien Evguen Komarovski a alerté les autorités : après la rougeole, le pays pourrait risquer une flambée de diphtérie.

S.S. avec AFP

 
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Publié par le janvier 27, 2018 dans Uncategorized

 

La nature de la social démocratie, raliement à la gestion loyale du capitalisme, fronde, etc… on s’y croirait

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Il y a une logique de la social démocratie, quand elle prend une veste en général électorale parce que seule la perte de postes et d’avantages l’incite à des révisions aussi déchirantes que courtes, elle se lance dans une révision de tout ce qui a pu générer une telle débâcle.

mais c’est rapidement oublié quand se présente l’occasion de partager à nouveau le gâteau ou d’espérer povoir le faire par des alliances de sommet et des transactions de couloir.

Ainsi après avoir perdu les élections en septembre dernier, le parti social-démocrate allemand, le spd, a déclaré qu’il ne pouvait pas « continuer comme auparavant » et qu’il était nécessaire de revenir à sa base sociale.

Le parti a promis de redevenir cette forte opposition en représentant enfin les intérêts de la classe ouvrière.Il a invité ses membres à cogiter sans tabou à la manière dont il pourrait renouer avec sa base.

Malheureusement, ce travail dans lequel certains innocents s’étaient jeté a été rapidement oublié quand il a s’agi de servir le capital dans la gestion loyale de l’Etat .

Par conséquent, il n’est pas surprenant qu’ après la tentative ratée de Merkel de former une coalition avec le parti libéral et le parti vert, la direction du spd se soit préparée à nouveau pour être le partenaire mineur d’une grande coalition. Une sorte de compromis à la Macron comme issue…

Réunis à Bonn, les délégués du SPD se sont prononcés, ce week-end, à une courte majorité (362 voix contre 279) pour la reconduction d’une grande coalition aux côtés des conservateurs de la CDU-CSU. Grâce à ce vote, les représentants des trois partis vont enfin pouvoir s’asseoir autour d’une table pour négocier, à la virgule près, chaque ligne du contrat de coalition qui détaillera le programme du  gouvernement fédéral pour les quatre prochaines années. Ce texte doit toutefois être encore soumis à l’approbation des 440 000 militants encartés au SPD lors d’un référendum interne au parti. Et il n’est pas certain qu’une majorité d’adhérents approuve le programme défini par les ténors de leur formation.

Le Spd à cause de sa nature social démocrate est toujours forcé, avant tout, d’agir en tant que serviteur du Reich depuis 1914, quand il lui a montré déjà sa loyauté y compris en assassinant Rosa Luxembourg et il rejoue sans cesse la même comédie…

la tradition veut également que les jusos, les jeunes qui frisent toujours le gauchisme tentent de s’opposer à la dérive (n’oubliez pas que Schroeder fut un jusos en son temps, opposé à la logique des abandons sociaux démocrates.

Pour tenter de remporter une majorité des voix lors du référendum de leur formation, les Jusos semblent aujourd’hui bien décidés à recruter de nouveaux adhérents. Sur son compte Twitterleur chef de file, Kevin Kühnert, demande ainsi aux personnes opposées à une nouvelle Große Koalition, ou GroKo, d’adhérer au SPD afin de pouvoir voter contre le contrat qui sera présenté dans quelques semaines. Cet appel semble avoir été entendu. Depuis le début de la semaine, près de 1 900 demandes d’adhésion ont été envoyées sur le site du parti social-démocrate. Plus du tiers de ces requêtes (600) proviennent d’internautes qui résident en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, un Land majoritairement « anti-GroKo ». Certaines fédérations, comme celles du Bade-Wurtemberg, de Bavière et de Berlin, ont également reçu de nombreuses demandes.

 
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Publié par le janvier 27, 2018 dans Uncategorized

 

Lequel est le pire des deux ?

  • Le milliardaire George Soros dit qu’il va maintenant consacrer ses efforts à l’Europe et aux Etats-Unis, car il pense que leurs « sociétés ouvertes » sont en danger. Il a accusé le président américain Donald Trump de vouloir créer un « état mafieux ».

    Cet affrontement à davos est caractéristique de la crise ouverte au sein des Etats-Unis entre le président et une élite démocrate tout aussi proche du capital, un combat entre milliardaires sur la manière dont les Etats-Unis doivent dominer le monde. Une crise d’hégémonie entre deux personnages puérils et mégalomanes ?  .Soros s’engage à consacrer ses efforts à l’Europe et aux États-Unis ce qui n’a rien de rassurant vu que c’est l’homme des révolutions de couleur qui partout ont créé désordre et misère, avec la prolifération d’organismes d’extrême-droite. Il agit déjà en Europe, ses thèses sont celles de la gauche bobo  Il soutient les réfugiés, est contre la politique de Netanayoun, bref il est officiellement démocrate et obsessionnellement contre le communisme et sa postérité, la Russie, la Chine. Qui finance-t-il déjà? Nous serions sans doute étonnés, par exemple mediapart et edwyn Plenel sont en fait très proches des thèses de Soros, comme d’ailleurs des groupuscules comme Ensemble, quelle presse relaie déjà son projet et ses analyses? . Bref les ennemis de nos ennemis n’ont rien de nos amis et tout ce que l’on peut souhaiter c’est que les Etats-Unis ne s’obstinent pas à faire notre bonheur.  cela dit le très impertinent The new Yorker fait état dans des termes très moqueurs de la rivalité entre les deux, article bien réjouissant (note et traduction de Danielle Bleitrach)

Voici Comment  Soros a surclassé Trump à Davos 

le La grande nouvelle de jeudi à Davos était censée être l’arrivée de Donald Trump. Selon des informations de la station de ski suisse, une grande partie de la ville a été fermée à clé pour sa descente du ciel dans un hélicoptère entouré de sept hélicoptères. Une fois sur le terrain, le président américain a procédé à des réunions bilatérales avec Theresa May et Benjamin Netanyahu, les premiers ministres de Grande-Bretagne et d’Israël, respectivement.

Assez prévisiblement, Trump a rapidement fait quelques esclandres à la manière de Trump en insultant inutilement les dirigeants palestiniens et en menaçant de retenir l’aide financière américaine. Mais jeudi soir, Trump a fini par se faire distancer par un autre vieux milliardaire de Manhattan: George Soros. Alors que le président organisait un dîner pour différents chefs d’entreprise, Soros était à l’autre bout de la ville et parlait des différentes menaces qui pèsent sur les démocraties occidentales, une catégorie dans laquelle il a inclus l’administration Trump.

Depuis des décennies, Soros, qui a fait fortune en tant que spéculateur et gestionnaire de fonds de couverture, défend les valeurs de la démocratie, du pluralisme et des droits individuels dans le monde. Il a soutenu ses paroles en faisant don de plusieurs milliards de dollars à sa fondation Open Society. (Dix-huit milliards de dollars au cours des dernières années seulement, le Wall Street Journalrapporté à octobre.) À l’âge de quatre-vingt-sept ans, Soros a pris sa retraite de l’investissement et passe le plus clair de son temps sur la philanthropie. « Je trouve le moment actuel dans l’histoire plutôt pénible », a-t-il déclaré au début de son intervention. « Les sociétés ouvertes sont en crise, et diverses formes de dictatures et d’États mafieux, illustrés par la Russie de Poutine, sont en en train de se développer. Aux États-Unis, le président Trump aimerait établir un État mafieux, mais il ne le peut pas, parce que la Constitution, d’autres institutions et une société civile dynamique ne le permettent pas.

Si la résilience du système américain était encourageante, Soros laissait entendre, il y avait encore de graves dangers à affronter, y compris la montée de l’autoritarisme dans des endroits comme la Hongrie et le fait que sous Trump « les Etats-Unis sont engagés dans une guerre nucléaire refusant d’accepter que la Corée du Nord est devenue une puissance nucléaire. « Ce refus a incité la Corée du Nord » à développer sa capacité nucléaire avec toute la rapidité possible « , a-t-il soutenu, ce qui » pourrait inciter les Etats-Unis supériorité préventive « et commencer une guerre nucléaire. La seule solution, at-il ajouté, était de «se réconcilier avec la Corée du Nord en tant que puissance nucléaire».

Si sévères soient-elles, les critiques de Soros à l’égard de Trump n’étaient pas vraiment surprenantes. Au cours du cycle électoral de 2016, Soros Fund Management a fait don d’environ vingt-cinq millions de dollars à la campagne de Hillary Clinton, selon un porte-parole. Cette fois l’année dernière, Soros a appelé Trump un « dictateur potentiel » et a prédit qu’il échouerait. Jeudi à Davos, il a poursuivi: « Je donne au président Trump le mérite de motiver brillamment ses principaux partisans, mais pour chaque soutien de base, il a créé un plus grand nombre d’ opposants de base  également motivés. C’est pourquoi je m’attends à un glissement de terrain démocratique en 2018. « 

Plus inattendu était le point sur lequel Soros a atterri ensuite . Après avoir reconnu les dangers du changement climatique, il s’est penché sur «un autre problème mondial: la montée en puissance et le comportement monopolistique des géants de la plate-forme informatique», tels que Facebook et Google. Il y avait une menace, suggéra Soros, qui risquait d’être plus durable que l’administration Trump.

Comme ces énormes sociétés sont venues à dominer l’Internet, « ils ont causé une variété de problèmes dont nous commençons seulement maintenant à prendre conscience », at-il expliqué. Faisant écho à quelque chose que Rupert Murdoch a déclaré la semaine dernière, il a identifié l’un de ces problèmes comme l’échec des géants de la technologie à payer pour le contenu de leurs plates-formes. « Ils prétendent qu’ils ne font que distribuer des informations. Mais le fait qu’ils soient des distributeurs quasi-monopolistiques en fait des services publics, et devrait les soumettre à des réglementations plus strictes, visant à préserver la concurrence, l’innovation et un accès universel juste et ouvert. « 

En termes économiques, Soros a suggéré que les géants de la technologie faisaient des profits excessifs et étouffaient l’innovation. Et leur comportement causait également de plus grands problèmes sociaux et politiques. Les sociétés de médias sociaux «conçoivent délibérément la dépendance aux services qu’elles fournissent», a-t-il noté. «En ce sens, les entreprises technologiques étaient similaires aux casinos qui ont développé des techniques pour accrocher les joueurs au point où ils jouent tout leur argent, même l’argent qu’ils n’ont pas.

Ce n’était pas simplement une question de «distraction» ou de «dépendance», continua Soros. Les entreprises de médias sociaux «incitent les gens à abandonner leur autonomie . . . . Il faut un effort réel pour affirmer et défendre ce que John Stuart Mill appelait «la liberté d’esprit». Il est possible que, une fois perdues, les personnes qui grandissent à l’ère numérique auront du mal à le retrouver. Cela peut avoir de lourdes conséquences politiques. Les gens sans liberté d’esprit peuvent être facilement manipulés. « 

Soros a suggéré que ce genre de manipulation « a déjà joué un rôle important dans les élections présidentielles américaines de 2016 ». Et « il y a une perspective encore plus alarmante à l’horizon », a-t-il ajouté. « Il pourrait y avoir une alliance entre les États autoritaires et ces grands monopoles informatiques riches en données qui réuniraient des systèmes naissants de  surveillance institutionnelle et un système de surveillance déjà mis en place par l’  État . Cela pourrait bien aboutir à un réseau de contrôle totalitaire que Aldous Huxley ou George Orwell n’auraient même pas imaginé.

Soros a prédit que la Russie et la Chine étaient les deux pays où « de tels mariages impies sont susceptibles de se produire en premier. » Les entreprises chinoises de technologie sont « pleinement égales aux américains, «et ils jouissent du plein soutien et de la protection du régime de Xi Jinping». Une autre possibilité troublante était que les sociétés technologiques américaines «se compromettent pour accéder à ces marchés vastes et en croissance rapide. Les dirigeants dictatoriaux de ces pays ne sont peut-être que trop heureux de collaborer avec eux, car ils veulent améliorer leurs méthodes de contrôle sur leurs propres populations et étendre leur pouvoir et leur influence aux États-Unis et dans le reste du monde.

Comment allons-nous prendre tout cela? Comme l’avertissement prémonitoire d’un défenseur de la liberté qui voit le travail de sa vie menacé? Comme les pensées irréfléchies d’un vieil homme qui n’a pas tout à fait le nouvel âge, ou comme quelque chose entre les deux? En cette période de fermes de robots russes, d’algorithmes d’intelligence artificielle en évolution rapide et d’avertissements sur les effets potentiellement nocifs de la technologie numérique des anciens dirigeants de Facebook et d’autres entreprises de la Silicon Valley, Soros était sûrement sur quelque chose. et l’idée que  la fiscalité « pourrait défaire les monopoles en ligne semblaient quelque peu optimiste.

En tout cas, pendant une nuit, au moins, Soros avait réalisé l’impossible et éclipsé Donald Trump des gros titres.

 

ICYMI, RECORD: George Soros Spent SIXTEEN MILLION Dollars Opposing Donald Trump Last Year https://truepundit.com/record-george-soros-spent-sixteen-million-dollars-opposing-donald-trump-last-year/ 

RECORD: George Soros Spent SIXTEEN MILLION Dollars Opposing Donald Trump Last Year – True Pundit

George Soros spent a record sixteen million dollars trying to oppose President Donald Trump’s agenda during his first year in office, a report from The Washington Free Beacon found. It’s the most the…

truepundit.com

Soros abait  dit précédemment que sa fondation se concentrait sur le soi-disant monde en développement, mais « maintenant que la société ouverte est également en danger aux Etats-Unis et en Europe, nous dépensons plus de la moitié de notre budget plus près de chez nous. qui a un impact négatif sur le monde entier. « 

Soros a déclaré qu’il y avait de graves dangers à affronter, y compris la montée de l’autoritarisme dans des endroits comme la Hongrie et que Trump « les Etats-Unis sont engagés dans une guerre nucléaire en refusant d’accepter que la Corée du Nord est devenue une puissance nucléaire ».

Ce refus a incité la Corée du Nord à «développer la capacité nucléaire avec toute la rapidité possible», a soutenu M. Soros, ce qui «pourrait inciter les États-Unis à utiliser leur supériorité nucléaire de manière préventive» et déclencher une guerre nucléaire. La seule solution qu’il a ajouté était de «se réconcilier avec la Corée du Nord en tant que puissance nucléaire».

Pendant des décennies, Soros a fait fortune en tant que spéculateur de fonds spéculatifs et il a consacré ses gains à faire   campagne sur les valeurs de la démocratie, du pluralisme et des droits des individus à travers le monde à travers ses Open Society Foundations. Certains sceptiques disent cependant que son financement a incité certaines des révolutions de couleur conduisant souvent au désordre et à la confusion, quand ce n’est pas à la victoire de l’extrême droite sous toutes ses formes y compris le fascisme dit islamiste ou les néo-nazis en Ukraine.

M. Soros a déclaré qu’un autre de ses objectifs était de contribuer à sauver l’Union européenne, en la réinventant radicalement en revoyant  si tous les membres devaient adopter l’euro et en adoptant une approche de flexibilité multipiste avec des pays formant des coalitions pour poursuivre des objectifs particuliers plutôt que dominés par un Bureaucratie européenne

 
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Publié par le janvier 26, 2018 dans Uncategorized

 

le 8 février : Charonne ou les communistes en lutte contre l’oAS

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Médiathèque  Fiche média  Les obsèques des victimes de Charonne

Les obsèques des victimes de Charonne : les 9 victimes  étaient toutes syndiquées à la CGT et 8  appartenaient au PCF, l’un d’eux qui avait 15 ans appartenait à la J.C C’est le parti communiste qui est à l’intiative de la manifestation, il est le fer de lance de la lutte contre l’OAS mais il cherche à rassembler et à faire de cette lutte une lutte patriotique.

 14 février 1962

 Contexte historique

Le 8 février 1962, le PC, le PSU, les Jeunesses socialistes et les principaux syndicats appellent à une manifestation de « défense républicaine » protestant contre la vague d’attentats OAS qui secoue la France (180 plasticages en janvier-février) et contre la guerre d’Algérie. Lors de la manifestation, les heurts avec les forces de l’ordre, nombreux et violents, débouchent sur un drame. Après l’ordre de dispersion, paniqués par les charges policières, des manifestants cherchent à se réfugier au métro Charonne, boulevard Voltaire. Mais leurs corps sont écrasés contre les grilles à demi fermées de la station tandis que « les policiers tapent dans le tas à coup de « bidule » [Benjamin Stora, La Gangrène et l’oubli. La Mémoire de la guerre d’Algérie, La Découverte, 1998, p.101].

On relève 9 morts (huit manifestants et un journaliste de L’Humanité ) et plusieurs dizaines de blessés. Le choc est considérable. Charonne entre « ce soir-là dans les lieux sacrés de la mémoire collective, comme jadis la rue Transnonain ou le mur des Fédérés » [Michel Winock, « Une paix sanglante », in Patrick Eveno, Jean Planchais (dir.), La Guerre d’Algérie, La Découverte-Le Monde, 1989]. Le 13 février, tandis qu’une grève générale de protestation et de solidarité avec les familles des victimes paralyse le pays, 500 000 personnes suivent les obsèques des victimes de Charonne.

Au sujet de « Charonne », bien des questions demeurent. Ce défilé anti-OAS allait, indirectement, dans le sens du pouvoir. Alors pourquoi a-t-on fait charger une foule désarmée peu après que l’ordre de dispersion a été donné ? A l’époque, les responsabilités de l’affrontement sont aussitôt controversées. Le ministre de l’Intérieur Roger Frey reproche dans un premier temps aux « séides » du PCF d’avoir joué le jeu de l’OAS avant d’accuser cette dernière, sur la foi d’un document saisi dans ses archives, d’avoir monté une « opération provocation ».

Philippe Tétart

 Éclairage média

Cette séquence d’information, dont le caractère solennel est renforcé par le traitement sonore (marche funèbre), valorise le recueillement collectif et pacifique des Français (« silence », « piété populaire », « nul heurt »). Elle délivre un message : la nécessité de revenir à l’union nationale, au-delà des clivages d’opinion, pour faire front à l’OAS et au trouble causé par la guerre d’Algérie (« Il ne faut plus que la paix intérieure soit troublée »). Elle loue la « conscience d’un peuple » sachant se retrouver dans l’adversité.

Si le drame de Charonne et l’envergure de la protestation du 13 février justifient ce commentaire sur la compassion solidaire de l’opinion, un fait essentiel est gommé : aux premiers rangs du cortège funèbre défilent les communistes (la quasi totalité  des victimes appartenaient au PCF), puis les principaux partis et leaders de gauche, à l’instar de Pierre Mendès France (de 0’26 à 0’30, au centre du cortège, tournant la tête vers la droite). On préfère donc ici un message consensuel à une approche informative critique qui nuirait à l’idée de la commémoration nationale. La responsabilité éventuelle du pouvoir dans ce drame est ainsi passée sous silence.

Philippe Tétart

Commentateur

A ses 8 victimes, Paris a fait les funérailles les plus éloquentes. De la Bourse du Travail où les cercueils avaient été exposés et avaient reçu un premier hommage, jusqu’au cimetière du Père Lachaise, une foule immense dont le nombre peut s’évaluer à plusieurs centaines de milliers de personnes a suivi le cortège. Cortège silencieux seulement ponctué des accents d’une marche funèbre et dont nul cri, nul incident n’a troublé le déroulement. Des monceaux de fleurs, gerbes coûteuses ou humbles bouquets, ont donné le ton de la piété populaire. Ce cortège funèbre, qu’on l’évalue à 150.000 ou à un million de présences, avait la valeur d’une affirmation solennelle : il ne faut plus que la paix intérieure soit troublée.

(Silence)
Commentateur

Au Père Lachaise, la même foule, le même silence ; la tristesse des familles éprouvées ; une fleur qu’on jette sur un cercueil ; une femme évanouie qu’on emporte ; et par-dessus tout, la conscience d’un peuple.

 
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Publié par le janvier 26, 2018 dans Uncategorized