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Pourquoi Shlomo Sand ne me paraît pas aider à la résolution du problème au contraire.

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on me demande souvent pourquoi je récuse les « travaux » de shlomo sand alors qu’il constitue désormais une bible pour tout ceux qui croient faire avancer la cause palestinienne en adoptant une attitude parallèle à celle de l’extrême droite israélienne qui prétend nier tout ce qui n’est pas juif en israêl. Cette dernière  attitude d’un pouvoir d’extrême-droite ne s’exerce pas en faveur des juifs, des israéliens, elle est comme tous les choix fascistes un drame pour tous, qui ne peut que révolter par sa stupidité, son racisme ceux qui ont un minimum de conception de ce qu’est une nation. Mais de même, je ne pense pas que nier l’existence du peuple juif, le qualifier « d’invention », fasse en quoi que ce soit avancer la solution politique, pas plus que d’annoncer à grand fracas dans l’indifférence générale qu’on n’appartient pas à cette « invention ». Au contraire.Son seul résultat est de faire grandir la conception la plus raciste d’un pseudo droit, de diviser ceux qu’il faudrait rassembler. La posure n’est pas celle d’un historien mais pas plus celle d’un militant.

Il y a effectivement d’abord la « posture » du personnage. Étrangement elle est comparable à celle de Bernard henry Levy. Ces gens là s’ils utilisent l’histoire pour illustrer leurs idées  ne sont  pas des « militants », ils ne défendent qu’une morale de l’attitude dont ils espèrent notoriété . ils sont la caricature actuelle de la figure de l’intellectuel engagé. Comme BHL, Sholomo Sand énonce des théories plus ou moins hasardeuses à l’appui de sa démonstration que nous abordons plus loin. Il se présente comme le martyr de la vérité face à un monde académique allié du pouvoir, il est le « dissident ». Plus ou moins hasardeuse, par exemple, sa référence au peuple Quasar converti collectivement et qui serait donc l’illustration du caractère non ethniquement pur des juifs et il est exact que la quasi totalité des historiens spécialistes de la question attribuent un statut de légende à ce peuple. Mais il faut également voir que Shlomo Sand emprunte la plupart des faits qu’il sélectionne pour étayer sa thèse à cette recherche académique qu’il méprise comme un obstacle à la vérité que lui symboliserait, il se contente de choisir dans leurs travaux ceux qui vont dans son sens, comme il reconnait avoir découvert cette manière d’agir chez Furet. Là encore la ressemblance avec BHL est patente. malheureusement je crois que la recherche universitaire est bel et bien soumise à des pouvoirs, ne serait-ce qu’à travers les financements, les publications. le cas extrême étant celui du « ministère de la vérité » en Pologne. Mais je ne pense pas que l’on se battra pour l’Histoire en adoptant une posture médiatique.

je ne remet pas en cause le droit à être un essayiste, à proposer des hypothèses, à prendre parti dans le débat d’idées, mais il faut conserver la prudence des limites de l’exercice et ne pas jouer le porteur de vérité scientifique quand on racole un public. Il m’est arrivé d’écrire des ouvrages scientifiques mais aussi  des essais, des croquis de voyage. dans ce dernier cas,  je ne dis pas voilà la vérité, je dis voilà ce que les gens de ce pays qui ont traversé un histoire singulière pensent et leur vision est différente de la nôtre, du moins majoritairement. je tente de conserver la prudence dans mes assertions et de poser plus de questions que je n’apporte de réponse.

cette critique de la « posture », me conduit à l’autre raison de mon irritation face à tous ceux qui brandissent les « travaux » de Shlomo Sand pour des raisons politiques que je peux partager mais qui ne sont en rien étayés par les « travaux » de cet idéologue, pas plus que le « sionisme », le soutien aux bonnes œuvres de la CIA n’est rendu scientifique par les interventions de BHL.

Il est de faux concepts qui pèsent sur la recherche sociologique et historique. Le type de faux concept est le « totalitarisme », il n’est là que pour des raisons politiques, créer une identité entre le communisme et le fascisme. la plupart des chercheurs anglo-saxons l’ont abandonné et son utilisation en France correspond à un combat contre la gauche par une parti de la « gauche » alliée aux Etats-Unis dans la guerre froide et encore aujourd’hui.

Mais il est des concepts, qui sans être cette machine de guerre, correspondent à une sensibilité historique. Le terme de « culture » en est un exemple puisqu’il admet plus de 300 définitions. le mot peuple en est un autre. Ces mots doivent leur succès à leur extrême polysémie. Il faut peut-être à leur propos comme le recommandait Ludwig Wittgenstein parfois considérer que les mots n’ont pas véritablement de sens, mais des usages variables selon l’époque, le lieu, voir celui qui les utilise.

Effectivement, le terme de peuple est daté et en gros il renvoie à deux usages de la modernité. Le premier est inséparable de la démocratie, avec l’idée de peuple souverain ou au plan international de droit à l’autodétermination. Le second nous le verrons inclue et exclue. En tant qu’appareil conceptuel décrivant les enjeux de la modernité, celle du capitalisme, des luttes des classes et des nations, les peuples, les nations, les Etats connaissent des évolutions sémantiques encore aujourd’hui. Les juifs en tant que population urbaine, s’impliquant à la fois dans l’accumulation du capital, dans des formes laïques de l’Etat comme l’éducation, la recherche,et dans toutes les formes de contestation, ils ont même pu apparaître comme à la pointe de cette modernité. peuple ou question juive telle était déjà la question qu’au le demain de la deuxième guerre mondiale, un grand historien comme Maxime Rodinson posait en des termes qui peuvent faire songer à Shlomo sand, mais infiniment plus soucieux comme d’autres juifs à cette époque de trouver une solution dans laquelle Palestiniens et juifs pourraient fonder une autre terre. Ignorer toutes ces tentatives n’est pas de bonne méthode.

On pourrait relever tout ce qui plaide dans le sens d’une permanence juive dans cette terre sainte, reprendre tous les récits des voyageurs en terre sainte et y compris l’histoire des croisades, montrer que depuis deux mille ans les juifs répètent « l’an prochain à Jérusalem », voir que dès 1938 Tel Aviv est une ville juive ou encore chercher en vain le tombeau de Moise. Mais tout cela donne des résultats qui ne fondent aucun droit à l’exclusion, ni d’un côté, ni de l’autre. le mieux est donc le retour au droit international. Combiner deux élements contradictoire de ce droit international, le droit à l’autodétermination des peples et celui du respect des nations et des frontières existantes.C’est exactement ce que le gouvernement israélien tente d’abolir au nom d’une vision raciste du « peuiple juif ».

Shlomo sand  entre dans ce jeu là en prétendant démontrer que les juifs n’ont pas le droit à être un peuple parce qu’ils n’apparaîtraient dans le temps sous cette forme que dans la dite modernité alors qu’il faut mesure que l' »invention » est une réalité que l’on ne peut ignorer.

On peut en effet considérer que tout peuple est un « invention »historique et qu’il prend sens avec d’autres termes nation, Etat, tout aussi marqués historiquement. Oui le « peuple » juif a été inventé, mais il l’a été avant qu’Israêl ait été créé. C’est en ce sens que la tentative de Staline de créer un territoire autonome d’abord en Crimée (où il ne faisait que suivre la politique de concentration juive y compris à Odessa) puis dans l’oblast de Sibérie au Birobidjian témoigne de ses interrogations sur une nation sans paysannerie et renvoie aux réflexions marxistes sur la nation.  C’est une vision originale, si elle tente de donner un territoire aux juifs en URSS, il n’est pas question d’y accueillir tous les juifs du monde entier. le projet n’est pas sioniste mais il prend acte de l’existence d’une population spécifique. Le projet échoue non seulement parce qu’un grand nombre de juifs revendiquent des racines russes, biélorusse ou autres au titre des origines, mais parce le projet israélien a triomphé. Il existe donc bien une question juive qu’il est trop facile de caricaturer au point de la nier et  comme tant d’intervenants dans les réseaux sociaux,  d’en profiter pour dire n’importe quoi sur Staline et l’URSS. Il y a beaucoup d’ignorance historique dans ces raccourcis. Comme d’ailleurs le renouveau du terme de Palestine (invention de l’empereur Hadrien après une révolte des hébreux et son envoi en exil d’une partie de la population et son interdiction pour les autres de s’appeler Israêl ou la Judée) est intervenu quand les Britanniques ont choisi d’installer un foyer juif en terre sainte, une zone de l’empire Ottoman en pleine crise dans laquelle coexistaient musulmans, juifs et chrétiens.

On peut dire alors que le peuple palestinien est une invention, intervenue cependant dans des circonstances historiques précises,  à partir du moment où a été installée sur cette terre ce foyer juif sous protection occidentale, et qu’une partie des palestiniens s’est vu exproprié avec ou sans rachat de terre. est-ce que cela enlève quoi que ce soit à la légitimité d’une nation et d’un Etat palestinien? parce que si les peuples sont une « invention », celle-ci a des bases objectives et la lutte pour le droit à l’autodétermination en fait partie.

Pour revenir à l’invention du peuple juif, ce qui crée le peuple a une base originale, une religion mais aussi une famille, des liens internationaux, mais c’est surtout la transformation de l’antisémitisme qui produit ce peuple. de la haine du juif déicide que l’on oblige à se convertir on passe à la haine du juif en tant que population trop bien adaptée à la modernité. Marchand, artisan, il s’attire l’hostilité de la paysannerie, un bouc émissaire tout trouvé face au maître féodal. Le cas polonais est exemplaire. Cette République féodale qui a des sujets mais pas de citoyens n’aura une véritable existence nationale que sous la république populaire. Rayée de la carte par ses voisins, la Pologne a joué pendant tout le XIX e siècle le rôle de la Palestine aujourd’hui pour certains anti-impérialistes. les Juifs étaient parti prenante pour certain dans ce combat, mais ils étaient aussi accusés d’être les valets des Allemands dont le Yiddish était un patois et plus tard quand l’URSS a été créé d’être les serviteurs de Russes? le judéo-bolchevisme.

Oui le peuple juif a été inventé historiquement n’est pas inexact mais comme tous les autres et sur une base objective néanmoins comme les autres., La répression dont les juifs  furent l’objet durant des millénaires, mais aussi leur situation urbaine (ils avaient interdits de cultiver la terre) qui les plaçait en bonne position dans le capitalisme naissant mais aussi dans les luttes ouvrières de l’Europe centrale. Dans une certaine mesure Israêl est dû à ces fantasmes et aux luttes de peuples se construisant contre le colonialisme, les féodalités et les autocrates. Y compris en ce qui concerne les juifs originaires du Maghreb. Mais c’est un autre sujet. Le peuple juif a été inventé comme la plupart des peuples et plus encore par l’horreur nazie., Le danger est grand qu’à l’instar des Polonais ou des ukrainiens aujourd’hui Israêl  n’ait plus que le choix d’une construction négative. Puisque le nazisme les fait définitivement passer de groupe religieux à vocation de caste à un fondement raciste auquel on ne peut échapper par aucune conversion. Avec le nazisme on passe du peuple, communauté fondatrice de la nation, de la démocratie, de la souveraineté à la race comme alternative à la lutte des classes. Ce n’est pas l’invention du nazisme, il a repris un vieux fond européen, en a fait une terrible expérience. Alors le peuple devient une figure mythique, un ensemble d’individus qui se constitue en tant que partie légitime pour le tout et exclut les étrangers de l’extérieur ou de l’intérieur. Le problème d’Israêl n’est-il pas que deux peuple se sont constitués à partir d’une histoire tragique?

Il me semble que l’URSS a réussi à poser de manière originale la question des peuples, des nationalités, de la reconnaissance culturelle et de la citoyenneté. Il serait intéressant de mieux connaître cette réalité là et pas d’opposer une « invention » à quoi ? Une origine génétique? une ethnie pure? .iL est inutile d’agiter la référence à Staline, celle de Shlomo Sand à Sorel, le syndicalisme révolutionnaire, mais aussi le flirt avec l’antisémitisme, me parait sur la question qui nous occupe encore plus suspecte.L’avantage de l’expérience de l’uRSS est qu’il s’agit non d’une idéologie mais d’une réalisation, d’une expérience dont il importe quoiqu’on en est dit de faire le bilan.

Si on croit qu’avec des références idéologiques du type de celles qu’agitent des gens comme Shlomo Sand  on va éclairer le problème politique on se trompe et je dois dire que les délires  aux quels on assiste sur le sujet ne font rien avancer.

Intellectuellement je n’ai pas plus de respect pour monsieur Shlomo Sand que pour BHL. Il est le meilleur atout lui et tous ceux qui idéologisent sous des prétextes « scientifiques », un problème politique qui implique d’autres intérêts que ceux que l’on met en avant, y compris dans le monde arabe.

Oui un peuple est une invention historique mais tant que l’on n’a pas dépassé, intégré cette « reconnaissance », il n’y a pas de possibilité d’aller vers la paix dans la justice, c’est la conclusion à laquelle étaient parvenu les bolcheviques confrontés à un empire colonial tsariste et qui avaient voulu lui donner une autre base, de coexistence, d’échange et de respect des nationalités. Un héritage que peu d’entre eux renient. .L’histoire de l’Algérie, la tentative de constituer une identité nationale arabe, musulmane, excluant non seulement le colonisateur honni mais une population prolétarienne installé là, le choix de l’OAS, comme les tentatives autres méritent d’être étudiées, comprises et non « idéologisées ».

danielle Bleitrach

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Publié par le août 15, 2018 dans Uncategorized

 

Quartier d’été 8. 1818-2018 : Marx en Russie, par Boyer Jakline

Cet intéressant article  qui rectifie bien des campagnes anti-marxistes, que l’inculture autorise, me permet également de vous recommander le blog de Jakline, Bordeaux-Moscou (note de Danielle Bleitrach)  :

http://bordeaux-moscou.over-blog.com/2018/07/marx-dans-la-russie-officielle.html

Publié le par Boyer Jakline

Bicentenaire de la naissance de Karl Marx oblige, les évocations du philosophe révolutionnaire ont été nombreuses partout dans le monde.

Toutes n’ont pas été fidèles à sa pensée, loin de là.

Mais sans aucun doute, la Russie actuelle s’est distinguée dans la noirceur. Il faut dire que le marxisme-léninisme soviétique est passé par là, période où le moindre chef de service avait dans son bureau un portait de Marx. Les élites très libérales au pouvoir actuellement le vomissent. ( Dont certains, nombreux, ont commencé leur carrière politique dans un bureau avec le portrait de Marx.)

Au point que le 4 mai dernier, un journaliste, Andréiev, dans la très officielle Rossiiskaya gazeta, quotidien du gouvernement, a écrit un torchon. Des lecteurs s’en sont émus et ont demandé au journal Sovietskaya Rossya de rétablir la vérité.

Le propos officiel, toujours le même, qui traîne aussi chez nous est de dire que Marx et Engels n’aimaient pas la Russie, ce pays plus ou moins de sauvages. Russophobes, donc.

Pour asseoir ce parti-pris, la confusion est toujours entretenue entre la dénonciation du pouvoir tsariste « gendarme de l’Europe » qui écrasa les insurrections polonaise, hongroise ou autrichienne et le peuple russe, lui aussi écrasé, subissant un servage sans pitié, dont témoignent de nombreuses œuvres littéraires. Servage aboli en 1861.

C’est Rustem Vahitov, professeur de philosophie à l’université d’Oufa, qui s’y est collé (j’ai abondamment parlé de lui dans ce blog ; première mention : le 4 août 2017, autour de son essai polémique et passionnant: La Révolution qui a sauvé la Russie.) Il n’est ni membre du KPRF, ni marxiste. Il doit à la vérité de dire… selon cette magnifique expression.

Le titre de l’article incriminé : « Karl Marx. Brûler Odessa, détruire Sébastopol », la riposte de Sovietskaya Rossia: « à un pas du fascisme« . C’est dire.

 

La pensée surgissant de la pierre. Marx à Moscou, face au Bolchoï.

 

 

 

   Il va s’employer dans sa riposte à mettre à nu la malhonnêteté intellectuelle du journaliste « officiel » Andréev.

Ainsi, le titre déjà attire, et trompe le lecteur en lui suggérant  l’actualité dramatique récente puisque le 2 mai 2014, dans la Maison des syndicats, à Odessa, des opposants au régime de Kiev furent assassinés, acculés qu’ils avaient été dans ce lieu. Sous l’oeil complaisant de la police ukrainienne ( voir mes articles des 2 et 3 mai 2014…).

Il s’agit pour l’auteur de l’article, de trouver une  » accroche » d’associer Marx aux partisans honnis de Bandera et ainsi remporter la conviction du lecteur, note Rustem Vahitov.

Or, Marx analyse la guerre entre Russie d’un côté et l’alliance turco-européenne de l’autre. Déjà une Entente lors de la guerre de Crimée, 1854-1856. Déjà la Crimée

Analysant les stratégies dans cette guerre, dont il est contemporain, Engels, et non Marx, note en 1855 que  » pour entrer plus profondément dans le territoire russe, il faudrait brûler Odessa, détruire Sébastopol « , et de conclure, Engels, mission impossible.

Dès 1854, sur le même sujet, Marx, en observateur attentif, écrivait que les coalisés devraient prendre Odessa et Sébastopol pour arriver à leurs fins. Ce qui ne veut pas dire qu’il était d’accord avec ces objectifs.

Dans toute sa démonstration Rustem Vahitov indique que Marx et Engels qui avaient rencontré les dirigeants révolutionnaires russes, ont exprimé un intérêt grandissant, à partir de 1860, pour ce peuple qui subissait aussi « le gendarme de l’Europe », au point de se mettre à l’apprentissage du russe. Ils ont lu les grands auteurs russes dans le texte. Y compris les philosophes révolutionnaires, le fameux  » Que faire  » de Tchernychevski, dont Marx regretta la mort politique comme une perte pour la Russie et l’Europe.

Marx était impressionné par le travail et l’organisation des différents groupes révolutionnaires russes. Il était en contact épistolaire avec Véra Zasoulitch, révolutionnaire russe, dont le parcours est exemplaire: d’abord anarchiste, elle a participé à un attentat à St-Pétersbourg contre un général-tortionnaire… puis nihiliste, enfin marxiste. Correspondance aussi avec Nikolaï Danielson, premier traducteur au monde du Capital.

Marx avait accepté de représenter les révolutionnaires russes au Congrès de la Première Internationale, 1864.

Véra Zassoulitch 1849-1919

Dans une lettre à Véra Zassoulitch, Marx eut ces mots célèbres : « peut-être la Russie réussira-t-elle à passer à la société socialiste en évitant l’étape funeste de la construction du capitalisme », en s’appuyant sur ces cellules de socialisme que sont l’obchtchina et l’artel.

Dans les années 90 (du XXe siècle), note Rustem Vahitov, les élites au pouvoir maudissaient Marx pour son  » utopie communiste ». Aujourd’hui il est attaqué sur le thème de la russophobie…. Avec des mots, « sanctions » « Angleterre »  ( qui s’associa à la France finalement lors de la guerre de Crimée et proposa des « sanctions » contre la Russie… ) qui sont censés faire écho avec la situation actuelle. Flagrant délit  » d’historicisme « . dit Rustem Vahitov.

J’y vois aussi l’intérêt de connaître l’histoire longue pour comprendre ce qui se passe dans notre monde contemporain, en ce temps de « nouveau partage du monde »

Ce journaliste  » officiel  » s’indigne de la présence d’un monument à Marx en plein coeur de Moscou. Il propose que soient inscrites sur son socle des « citations russophobes » de Marx.

Rustem Vahitov conclut en notant que de tels mensonges contre Marx pouvaient être lus jusqu’à présent dans des petits torchons d’extrême-droite, vendus à la sauvette près du métro.

Les retrouver dans un tel quotidien interroge, car la direction du journal aurait pu s’adresser à un spécialiste de Marx. Ils sont nombreux, écrit-il.

Son article déploie une finesse d’arguments, de confrontation minutieuse, de citations de Marx et Engels que je n’ai pas traduites, car inopérantes pour nous. J’en suis restée au fond.

Petit info très révélatrice : si c’est en russe que fut éditée la première traduction du Capital de Marx, c’est que la censure ne s’y était pas opposée:  » ils n’y comprendront rien » , pensaient les censeurs…

 
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Publié par le août 15, 2018 dans Uncategorized

 

A propos du décès de Samir Amin, Monika Kabrowska nous écrit: et envoie cette dernière proposition de Samir Amin

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Chers Amis,
J’ai appris la nouvelle du départ de Samir en étant en Tunisie, actuellement à Gafsa, auprès de militants du Front Populaire. Je n’ai toujours pas de mots pour exprimer ma tristesse et mes regrets, alors que j’ai eu cette chance de pouvoir travailler récemment avec Lui sur le projet d’Internationale des Travailleurs et des Peuples.

Nous, les militants d’Europe de l’Est et moi-même nous gardons en mémoire que Samir n’oubliait jamais nos pays et les souffrances de nos peuples dans ses analyses sur la mondialisation et les conséquences de la destruction de nos système socialistes réels. Il a écrit des analyses percutantes sur l’intervention impérialiste occidentale en Ukraine alors que bien des militants de gauche européenne détournaient leurs regards du peuple du Donbass et d’Odessa assiégés, bombardés et tués par les fascistes payés par l’Occident en 2014.

Il pensait que si nous avions commis une erreur dans les années 80 en pensant « démocratiser » nos systèmes, il n’a jamais cessé de douter que nous parviendrions à refaire une Révolution pour reconstruire des pays socialistes encore plus beaux et justes que ceux que nous avions.

Puisque la continuation de son oeuvre est notre priorité désormais, je vous envoie les documents écrits par Samir sur la nécessité de l’Internationale (en plusieurs langues, francais, anglais, arabe, grec, turc, espagnol…) et la Lettre d’Intention en Français et Anglais.

Nous voulions faire d’abord signer la Lettre par des personnalités de gauche révolutionnaire de différents pays et régions avant d’appeler à l’organisation d’une première Rencontre fondant l’Internationale.
Nous devons tous et toutes réfléchir à une stratégie de mise en oeuvre de ce projet.

Fraternellement,
Monika Karbowska

Pologne

Lettre d’intention pour une rencontre de constitution de l’Internationale des Travailleurs et des Peuples

Cher/es Camarades, Cher/es militant/es, Cher/es travailleurs/es,

Le capitalisme mondialisée entré dans sa phase de décadence conjugue un pouvoir politique et économique quasi totalitaire avec une agressivité de plus en plus intense rapprochant de façon inquiétante un risque de guerre généralisée. Dans cette crise paroxystique, les pays impérialistes de l’Occident historique (Etats-Unis, Europe de l’Ouest, Japon) n’entendent pas permettre à d’autres Etats émergents de s’émanciper du cadre imposé par eux et de sortir du statut de périphéries dominées. La tension entre l’Occident et la Russie, la Chine, l’Iran ne sont pas un phénomène passager mais bien l’épicentre d’une nouveau remodelage violent du monde au profit des bourgeoisies occidentales.
Notre réponse en tant que mouvements d’émancipations des peuples n’est pas à la hauteur du danger. Nos luttes sont émiettées, parcellaires ou trop centrées sur des questions nationales. Nous avons abandonné les objectifs de transformation globale auxquels présidaient les Forum Sociaux Mondiaux et le mouvement altermondialiste à sa naissance. Pire, l’objectif même de destruction du capitalisme n’est pas présent alors même qu’il est de plus en plus visible que ce système mène l’humanité à sa perte. Dans ce contexte l’attaque de nos ennemis a été fulgurante : contre-révolution de type « regime change » violent ou juridique en Amérique Latine, assassinats politiques contre la révolution en Tunisie, manipulation de groupes extrémistes sanguinaires afin de mettre au pas l’Egypte, la Syrie, l’Afrique, fin sans gloire des Forums Sociaux Européens…
L’expérience montre que l’émiettement des luttes et l’exploitation par le système de rivalités entre nos options idéologiques, nos clivages historiques (Est-Ouest et Nord-Sud) a fortement desservi la construction d’un contre-pouvoir à l’échelle mondiale. L’essoufflement du processus des Forum Sociaux fait qu’ils ne servent plus de lieu d’élaboration d’une alternative réelle.
Nous ne pouvons pas continuer dans cette impuissance politique et nous devons reconstruire une alliance dans laquelle nous dynamiserons et structurerons nos forces communes.
L’idée de la construction d’une nouvelle organisation de type Internationale des Travailleurs et des Peuples est dans l’air depuis quelques années. Nous avons besoin d’une organisation structurée qui s’efforcera à donner aux mouvements en lutte quelques objectifs de lutte communs et construira ainsi des solidarités concrètes entre eux. Les travailleurs de chaque continent devront être représentés dans l’Internationale afin que l’unité dans la diversité soit notre ligne directrice majeure. La question de la souveraineté populaire ne devra pas être éludée dans notre réflexion sur la manière de construire l’alliance des solidarités.
C’est dans ce cadre que nous vous proposons une rencontre de réflexion pour la création d’une nouvelle alliance Internationale des Travailleurs et des Peuples. Cette rencontre pourrait se tenir en Tunisie, ou tout autre pays du Sud accessible à des délégués du monde entier. La rencontre réunira des militants représentants de mouvements, partis, syndicats, réseaux de tous les continents et régions. Seront définis comme régions : l’Amérique Latine, L’Afrique, l’Afrique du Nord , la Méditerranée et le Moyen Orient, l’Europe de l’Ouest, l’Europe de l’Est, l’Asie de l’Est, du Sud, du Sud Est, de l’Ouest et du Centre, les Etats-Unis. Chaque région devra être représentée par des personnalités connues dans leur région pour leur engagement anticapitaliste et représentative en tant que praticiens des luttes ou mandatée par leur organisation si possible. Il sera important également de faire représenter la voix des communautés en conflits avec l’Etat dans lesquelles elles vivent ou sans Etat. Contrairement aux Internationales passées, une région ou un pays sera représenté par plusieurs organisations. La construction d’une unité dans la diversité l’exige ; et les différents partenaires devraient prendre conscience que ce qui nous unit est plus important que ce qui nous divise, sans pour autant renoncer à leur indépendance. Enfin, dès la première rencontre, nous souhaitons poser une stratégie de lutte sur le long terme avec des objectifs précis et des délais temporels.
Nous joignons à cette lettre l’analyse approfondie de Samir Amin sur la nécessité de fonder une nouvelle Internationale.
Camarades, nous faisons appel à votre sens des responsabilités et de l’Histoire. Cette rencontre peut être le lieu ou s’élaborera une Nouvelle Révolution Socialiste (en ayant pris soin de tirer le bilan de l’ancienne) ou bien nous allons vivre un monde de chaos, de barbarie, d’égoisme et de destruction de notre Terre.
Amicalement,
Samir Amin

 
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Publié par le août 14, 2018 dans Uncategorized

 

L’union soviétique et le monde musulman …

 » les femmes musulmanes ! Les Tsars, beis et khans vous ont retiré vos droits. Vous étiez un esclave dans le gouvernement, à l’usine, à la maison. La Règle soviétique vous a donné des droits égaux, arrachant les chaînes qui vous lient « – 1921 affiche soviétique

 ·une autre part importante de ce qui a orienté ma conception du monde a été ma rencontre avec les femmes du Tadjikistan… De cela il faudra aussi parler…  

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Une photo rare – mukum sultanov – l’un des leaders des tadjiks rouges dans les années 1920 Il dirigeait une aile armée des pro-communistes pauvres paysans musulmans au Tadjikistan et khorezm (Ouzbékistan). Ils se sont appelés « bâtons rouges ».
En fait, ils ont réussi à écraser basmachi (mouvement bureau contre-révolutionnaire en Asie centrale) et à capturer l’un de leurs dirigeants ibragim-Bek.
 

Arsène Tchakarian : « s’emparer de la vérité »

Voici l’interview que le dernier survivant donnait à l’Humanité, à propos du film de Guédiguian, mais ce que ne dit pas ce journal et qu’il ne dira pas dans sa note  après la mort d’Arsène Tchakarian c’est que non seulement il était membre du PCF mais également du PRCF, comme bien d’anciens résistants. le parti dans lequel il se reconnaissait encore et toujours était celui de sa jeunesse et de ses engagements. Comme il est fait silence sur ce double engagement, j’estime devoir le noter bien que n’étant pas moi même adhérente au PRCF dont je ne partage pas tous les choix politiques y compris dans la dernière période, j’ai toujours apprécié leur apport idéologique, et leur longue fidélité à des idéaux aujourd’hui pour un temps bafoués par des gens qui ne craignent pas travestir l’histoire et censurer ceux qui refusent de se conformer à leur liquidation. (note de Danielle Bleitrach)

Dernier survivant du groupe Manouchian, Arsène Tchakarian vient de mourir. Nous publions ci-dessous un entretien qu’il avait accordé à l’Humanité en 2009, à l’occasion de la sortie du film « L’Armée du crime ».

Que pensez-vous du film de Robert Guédiguian ?

Arsène Tchakarian.

Il y a trois ans, nous avons parlé ensemble, je lui ai livré tout ce que je savais sur le groupe Manouchian, dont je faisais partie, ainsi que sur l’époque. Je crois que le film reflète la réalité et reconstitue bien l’atmosphère : c’est une belle réussite artistique et ce malgré la modicité du budget.

La sortie du film a ranimé une vieille lune : ce serait le Parti communiste qui aurait trahi le groupe et l’aurait livré aux nazis…

Arsène Tchakarian.

En 1985, sur Antenne 2, face à Stéphane Courtois, j’ai dégonflé cette calomnie : il n’existe aucun document étayant la thèse de la trahison. J’ai dit à Courtois que ses prétendues preuves provenaient des poubelles abandonnées par les nazis. Sachant comment fonctionnaient les réseaux de résistance, il était impossible que pareille trahison se produise. Mais comme disait Goebbels : « Calomniez, il en restera toujours quelque chose. »

Pouvez-vous donner des détails sur ces réseaux ?

Arsène Tchakarian.

On parle aujourd’hui de MOI (Mouvement ouvrier immigré) pour plus de facilité ; j’accepte ce raccourci. En fait, les immigrés s’étaient constitués en fronts nationaux selon leur nationalité : Arméniens, juifs, Hongrois, etc. Regroupés sous le commandement de Missak Manouchian, ils faisaient partie des FTP, participant ainsi à la Résistance, avec les gaullistes notamment. De fait, il n’est que les communistes et les gaullistes qui résistèrent : 35 des 40 membres du groupe Manouchian étaient communistes. En 1943, notre groupe a commis près de 150 actions, dont deux au moins lui furent commandées par les services secrets britanniques en liaison avec le général de Gaulle. Le PCF était en dehors ; comment aurait-il pu livrer les membres de la MOI ? Nous fonctionnions comme les services secrets : nous ne nous connaissions que par des pseudonymes – le mien était Charles -, sans aucune référence à nos origines. Si je me suis alors lancé dans le combat antifasciste, c’est parce que j’étais communiste. Comment le serais-je encore si j’avais le moindre doute sur cette période. Je possède un grand nombre de documents que tout le monde peut consulter.

Pourquoi pensez-vous que ce film peut être important aujourd’hui ?

Arsène Tchakarian.

On doit connaître l’histoire pour ne pas perdre la mémoire. C’est pourquoi j’ai déjà visité près de 220 écoles et donné des dizaines de conférences, pour qu’on connaisse la vérité historique et qu’on s’en empare. Un film pédagogique, auquel j’ai participé, concernant la résistance des émigrés est prêt et sera diffusé dans les écoles et collèges.

Entretien réalisé par Gérard Devienne,

Humanité du 16 septembre 2009

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Et le papier que j’ai mis sur notre site :

Arsène, dernier survivant du groupe Manouchian n’est plus.

Mais son combat reste inoubliable!

Pour rappel, face aux travestissements médiatiques qui présentent Arsène Tchakarian comme membre de l’armée secréte.

Quelle armée secréte ?

En réalité le réseau Manouchian était constitué de 23 résistants communistes, dont 20 étrangers et une femme, des Espagnols rescapés de Franco, enfermés dans les camps français des Pyrénées, des Italiens résistant au fascisme, Arméniens, Juifs surtout échappés à la rafle du Vel’d’Hiv de juillet 1942 et dirigé par un Arménien, Missak Manouchian. Il faisait partie des Francs-tireurs et partisans – Main-d’œuvre immigrée.

Mais cette vérité profonde d’une résistance qui combine étroitement le combat national, le combat de classe, le combat anti-fasciste et internationaliste écorche les lèvres des tenants du système d’exploitation qui à longueur d’antenne assimilent le communisme au nazisme, Staline et Hitler!

Pour mieux dissimuler la profonde relation qui existe entre le capitalisme et le nazisme !

En hommage à Arsène, ce héros tranquille l’immortel poème d’Aragon chanté magnifiquement par Léo Ferré:

L’affiche rouge
Vous n’avez réclamé ni gloire ni les larmes
Ni l’orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n’éblouit pas les yeux des Partisans

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L’affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu’à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l’heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE

Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c’est alors que l’un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d’hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d’avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s’abattant

 
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Publié par le août 8, 2018 dans Uncategorized

 

Gorbatchev avoue: « Le but de ma vie était l’anéantissement du communisme »

Les Cubains, auteurs de l’article, disent de Gorbatchev qu’il est un « hijo de puta » et ils donnent ici des preuves de la manière dont il a été l’instrument de la CIA. Il n’y a pas eu effondrement spontané mais bien trahison au profit de la CIA, de celui qui était à la tête de l’Etat, capable donc comme le dit le texte d’y imposer un personnel à sa botte, non seulement en URSS mais dans toute l’Europe. Des partis ont résisté comme les Chinois en pleine scission, mais aussi le parti communiste cubain, à cause de sa volonté d’indépendance et son recentrage sur le tiers monde et l’Amérique latine. Les Russes savent tout cela et leur rancune à l’égard du parti communiste qui de fait les a trahi explique les difficultés des communistes dans un pays qui regrette massivement l’URSS. L’histoire du PCF reste à écrire dans le cadre de cette trahison, comme celle de bien des partis européens étroitement liés à Moscou. j’ai personnellement vécu ces moments et peu à peu ils prennent sens (note et traduction de Danielle Beitrach)

Lire la suite: 

Par Arthur González

http://razonesdecuba.cubadebate.cu/articulos/gorbachov-se-confiesa-el-objetivo-de-mi-vida-fue-la-aniquilacion-del-comunismo/#.W0OLj56dI45.facebook

1703-Gorbatchev

Gorbatchev a avoué lors d’un discours à l’Université américaine en Turquie: « L’objectif de ma vie était la destruction du communisme … ma femme m’a soutenu pleinement et compris avant même […] pour réussir à trouver des camarades, y compris des Yakovlev et Shevardnadze.  »

Récemment, la CIA a déclassifié certains documents qui stipulent que « le magnat de la finance George Soros et la CIA ont aidé Gorbatchev à fournir les moyens de la dissolution subséquente de l’URSS ». Gorbachev a avoué lors d’un discours à l’Université américaine en Turquie: « Le but de ma vie était la destruction du communisme … ma femme m’a soutenu pleinement et compris avant même […] pour réussir à trouver des camarades, y compris des Yakovlev et Chevardnadze ».

Au-dessus de l’analyste et ancien employé de la NSA, l’Agence nationale de sécurité, Wayne Madsen, a déclaré que le milliardaire George Soros, a fourni en 1987 une couverture économique et une feuille de route au gouvernement de Mikhaïl Gorbatchev, par une  ONG de la CIA connue sous le nom de l’Institut d’études de sécurité est-ouest, IEWSS, pour son acronyme en anglais.

Les informations stipulent que Soros et la CIA ont favorisé la diffusion de deux termes qui se sont répandus à l’Ouest , la « perestroïka » (ouverture) et « Glasnost » (transparence) de sorte que les deux ont servi d’entités déstabilisantes pour accélérer la disparition de l’URSS .

Ces documents de la CIA prouvent que ce qui est arrivé n’a pas été le résultat d’un acte « spontané et d’un processus démocratique » sous Gorbatchev, parce que le système socialiste était « épuisé et brisé », comme ils veulent le  faire croire au monde.

En Turquie, Gorbatchev lui-même a déclaré:

« Pour y parvenir, j’ai profité de ma position dans le Parti et dans le pays, j’ai dû remplacer toute la direction du PCUS et de l’URSS, ainsi que le leadership de tous les pays socialistes d’Europe. »

La vérité est que c’était la CIA avec l’argent de l’Organisation Soros, qui a conçu et exécuté cette grande opération, avec tout le soutien du leader soviétique d’alors.

Gorbatchev avec Bush père, tous deux ont joué le rôle de fossoyeurs de l’URSS

L’ancien analyste de Wayne Madsen affirme que le plan visant à éliminer le bloc socialiste en Europe de l’Est, a été organisée par deux coprésidents de IEWWS Soros, Joseph Nye, économiste de Harvard et Whitney MacMillan, président de la Cargill multinationale agro-industrie, qui avait entretenu des relations commerciales avec l’Union soviétique dans les années soixante-dix du XXe siècle.

Insatisfaits des résultats obtenus, la CIA et Soros ont concentré en 1991 leurs efforts sur la nouvelle Fédération de Russie, en stimulant le séparatisme dans ces régions afin de l’affaiblir au maximum.

Le rapport Nye et MacMillan, laisse présager la fin de l’Union soviétique et les éléments du nouveau modèle pour les relations de Moscou avec l’avenir des États-Unis, pour passer à l’ère capitaliste, et ils disent: « toute nouvelle évaluation des relations L’Occident avec une Union Soviétique offerte doit partir d’une position de force au lieu d’un équilibre des forces.  »

Le rapport de l’IEWWS daté de 1987, et son application pratique, était une façon sans effusion de déchirer l’URSS par étapes.

Le document exhorte l’Occident à tirer profit de l’Union soviétique mourante, dans la nouvelle carte géopolitique qui se profilait, en particulier dans le Tiers-Monde, zone jusque-là d’influence soviétique.

Madsen ajoute que  Soros et ses alliés des organisations de « droits humains » ont travaillé activement pour détruire la Fédération de Russie, et ont appuyé les mouvements indépendantistes en Kuzbass (Sibérie), à travers les fondations allemandes qui avaient leur siège à  Königsberg  et en Prusse orientale, ceux-ci ont financé les nationalistes lituniens et d’autres républiques autonomes et des régions comme Tartaristán, l’Ossetie du Nord, Ingouchetie, Tchechenie, entre autres, avec la visée de provoquer le séparatisme et les ont désignées comme les républiques autonomes socialistes soviétiques.

L’activité obstinée de Soros contre la Russie n’a pas cessé, la provocation n’a cessé de croître grâce à leurs bases opérationnelles réparties sur les territoires environnants, y compris l’Ukraine, l’Estonie, la Lettonie, la Lituanie, la Finlande, la Suède, la Moldavie, la Géorgie, l’Azerbaïdjan, la Turquie, la Roumanie, la Mongolie, le Kirghizistan, le Kazakhstan, le Tadjikistan et l’Ouzbékistan ont rejoint des groupes terroristes coupés en coalition avec les Moldaves, faisant s’unir sionistes, ukrainiens fascistes et néo-nazis.

Récemment, le président russe Vladimir Poutine a expulsé plusieurs organisations Soros telles que l’Open Society Foundation et d’autres ONG de la CIA opérant dans des circonstances similaires sur le territoire russe, y compris le NED (National Endowment for Democracy), l’Institut républicain International, la Fondation MacArthur et la Maison de la liberté, les considérant comme indésirables et une menace pour la sécurité de l’Etat russe.

Ce n’est pas gratuitement que Mikhaïl Gorbatchev a reçu le prix Nobel de la paix, car il a suivi avec diligence les directives de la CIA et de George Soros.

La CIA ne se repose pas et vise à éliminer tous les vestiges du socialisme sur la terre, de sorte que leurs plans contre Cuba et maintenant au Venezuela, où rien n’est occasionnel et où il suffirait de remercier le Saint-Esprit, mais comme dit saint Jean: 8-32,  » Et vous connaîtrez la vérité et la vérité vous libérera.  »

C’est pourquoi chaque jour le monde prouve ce que les Yankees sont capables de réaliser en vue de leurs intérêts hégémoniques et les mensonges qu’ils tissent, créant des modèles préconçus parmi les grandes masses à travers leurs campagnes de presse; José Martí a ainsi sagement affirmé: «Trouver une vérité est une joie tout autant que de voir naître un enfant».

RHC

 

L’Irak est_il en train de se reconstruire sur des bases prolétariennes et nationales, le résultat des législatives…

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Irak / Législatives de 2018 : de nouvelles perspectives. Pour ceux qui l’ignorent le parti communiste irakien fut le parti le plus puissant du monde arabo musulman, il a joué un rôle essentiel dans la constitution de la nation irakienne des origines aux années 70, avec la dictature de Saddam Hussein. Ce pays qui fut découpé en fonction des intérêts de BP, fut grâce à lui une nation rebelle au pillage impérialiste très implanté dans les zones chiites qui étaient aussi celles où l’on trouvait une classe ouvrière organisée. Le port de Bassorah, chiite, était la place forte de ce parti. A la fois associé au pouvoir de Saddam Hussein et l’objet d’une féroce répression, il eut un certain espoir à la chute de Saddam, la suite l’article le décrit. Et il décrit aussi la perspective politique qui semble se dégager avec le retour sur le devant de la scène du parti communiste irakien associé avec un mouvement certes chiites mais dont la dimension nationale et prolétarienne, la résistance à l’impérialisme permet que se dégage une voie. ce mouvement est celui qui peu à peu s’étend dans le monde face à la crise de l’hégémonie des Etats-Unis et de ses vassaux, du Mexique, à l »Asie en passant par ce Moyen orient on voit surgir des tentatives de résistance qui s’appuient à la fois sur les souverainetés nationales, le refus des pillages et le prolétariat. (note de Danielle Bleitrach)
9 Juillet 2018

Des élections législatives, les premières depuis la chute de l’État islamique, se sont tenues le 12 mai 2018. La liste Sa’iroun conduite par le parti chiite de Moqtada al-Sadr uni » au Parti communiste irakien arrive en tête ouvrant l’opportunité de réformes nouvelles.

Un pays exsangue

Depuis la création de l’Irak, la minorité sunnite, sous différentes formes, a monopolisé le pouvoir au détriment des chiites, des Kurdes et des forces progressistes. Le régime de Saddam Hussein fut le dernier avatar d’un système à bout de course. L’invasion américaine et le renversement de la dictature ont amené les États-Unis à procéder à un renversement d’alliance pour tenter de reconstruire l’État, en s’appuyant désormais sur les chiites et les Kurdes, renforçant ainsi le lien entre occupation étrangère et confessionnalisation généralisée de la société. La population irakienne divisée fut alors renvoyée à son identité ethnique ou religieuse.

Au fil des élections, les partis politiques ont peu à peu disparu, cédant la place à des formations communautaires à qui la constitution fédéraliste confère un ancrage territorial.

Les Arabes sunnites se sont retrouvés à leur tour en position d’exclus sous couvert de « débaasification ». La politique répressive conduite à leur égard par le gouvernement chiite de Nouri al-Maliki a rendu impossible leur intégration dans le jeu politique, les jetant dans les bras de l’État islamique.

En août 2014, une coalition internationale contre Daesh se forme et entreprend des bombardements destructeurs. Le nouveau Premier ministre, Haidar al-Abadi, fait alors de la lutte contre le terrorisme islamiste une priorité, ajournant les réformes et ambitionnant de restaurer l’État par l’action conjointe des forces étrangères, des milices d’Hachd al-Chaabi (Unité de mobilisation populaire), des Peshmergas kurdes et le consensus des pays voisins.

Contexte

En dépit de la victoire des forces armées contre Daesh et le terrorisme, le pays est confronté à des difficultés considérables.

Les organisations djihadistes demeurent présentes, sous forme de cellules dormantes, au sein de la communauté sunnite, de même que le terreau sur lequel elles se sont développées. De nombreuses villes, ainsi que les infrastructures, sont détruites, ce qui ne permet pas de faire face au retour des réfugiés. En dépit de ses richesses, l’Irak connaît une situation économique catastrophique. Le chômage demeure élevé (40 % de la population active), alors que les services publics se dégradent. Sous les injonctions du FMI et de la bourgeoisie dirigeante irakienne, de vastes privatisations sont annoncées dans l’électricité, la santé et l’enseignement.

Un système de quotas partage le pouvoir sur des bases ethniques et confessionnelles minant l’État et empêchant toute réforme. En Irak, de la même façon qu’au Liban, le confessionnalisme et la corruption sont liés. L’Irak et ses classes dirigeantes sont considérés comme parmi les plus corrompues du monde. Sur 800 milliards de revenus pétroliers en quinze ans, 312 ont été détournés !

Enfin, la structure du pouvoir et l’état de guerre permanent ont favorisé les ingérences étrangères. L’Arabie saoudite a soutenu les sunnites mais aussi Al-Qaïda et Daesh, tandis que l’Iran a appuyé le gouvernement chiite ainsi que les partis et les milices qui leur sont affiliées.

Le peuple irakien est la première victime de ces difficultés. Les colères se sont exprimées avec vigueur ; elles peuvent nourrir à tout moment un retour de l’extrémisme. En 2015, un vaste mouvement de protestation populaire a vu le jour contre un système qui interdit tout espace public et vide de sens toute citoyenneté commune. Ces manifestations constituent le seul signe d’espoir pour envisager des réformes portant sur le redressement social, économique, politique et culturel.

La préparation des législatives du 12 mai 2018

Les enjeux et la campagne
Ces quinze dernières années, l’Irak a connu des épisodes douloureux qui ont déstabilisé l’État. La classe politique et les partis traditionnels font l’objet d’un désaveu généralisé puisqu’ils ont conduit, après l’invasion américaine, le pays au bord de la guerre civile. La prise de Mossoul par Daesh en 2014 a révélé les fractures de cette société.

Après ces années de conflits internes et externes, la stabilisation et la reconstruction de l’Irak sont devenues le principal objectif impliquant de surmonter les divisions confessionnelles qui menacent la paix. Dans cette perspective de reconstruction, le gouvernement pense avoir besoin d’une aide de 100 milliards. Aussi n’est-ce pas un hasard si la campagne a été dominée par la lutte anti-corruption.

Les Irakiens ont manifesté également leur volonté de surmonter les divisions confessionnelles afin de prendre leurs distances avec les puissances étrangères et de faire prévaloir leur identité nationale.

Les forces en présence
Les partis chiites au pouvoir, responsables de la crise aux yeux de la population, se sont présentés très divisés.

Comptant capitaliser son succès dans la lutte contre l’État islamique, le Premier ministre, Haïder al-Abadi, a conduit sa propre liste multiconfessionnelle. Son prédécesseur, Nouri al-Maliki, issu du parti Dawa, a pris la tête d’une liste concurrente. Parallèlement, d’autres formations chiites, parmi lesquelles Al Fatih ou les milices Hachd al-Chaabi, se présentent et rêvent d’implanter le modèle iranien.

L’alliance Sa’iroun (La marche pour les réformes) se compose du parti chiite de Moqtada al-Sadr et du Parti communiste irakien. Cette alliance a été rendue possible et s’est nouée dans le mouvement social de 2015 autour d’un programme anti-corruption, de justice sociale, de rejet du confessionnalisme, de renouvellement de la classe politique, de la diversification de l’économie irakienne et de relations équilibrées avec les États voisins. Le mouvement populaire a été un catalyseur d’union pour des formations religieuses et laïques qui n’ont a priori rien de commun.

Cette alliance est dominée par Moqtada al-Sadr, membre d’une grande famille d’opposants à Saddam Hussein. Il s’est distingué lors de l’invasion américaine (2003) en prenant la tête de l’insurrection chiite. Il a participé avec sa milice à la lutte contre les sunnites (2006-2008). Son organisation a connu des transformations après l’offensive de l’EI alliant islam radical et actions sociales. Il dispose d’un puissant rayonnement dans une partie du peuple chiite mais aussi auprès de sunnites.

Son succès s’explique par sa capacité à renouveler la classe politique et à faire de la lutte anti-corruption l’un de ses principaux objectifs. Il est également parvenu à s’imposer comme un acteur modéré, porteur de changement, alors que d’autres leaders religieux instillaient des messages d’intolérance, notamment à l’égard des communistes. Il a su également s’imposer comme une personnalité nationaliste arabe et irakienne, en se rendant par exemple en Arabie saoudite.

Cette alliance a permis l’ouverture d’un espace politique pour les laïcs, leur permettant de mener la campagne électorale partout. Dans la durée, cela pourrait constituer une évolution culturelle et sociétale offrant l’opportunité aux communistes de gagner en visibilité et de déployer leurs activités.

Les Kurdes avaient profité de la fin de la territorialisation de l’EI pour s’emparer de vastes portions de territoires disputés et créer ainsi une situation de confrontation avec Bagdad. L’échec du référendum sur l’indépendance en septembre 2017 a ouvert la voie à une offensive de l’armée irakienne qui a récupéré les territoires perdus entre 2014 et 2017 avec le soutien de la Turquie, de l’Iran et des États-Unis. Ces revers pour les Kurdes ont amplifié la crise structurelle qui affecte le gouvernement régional du Kurdistan. Les principaux partis kurdes se sont donc présentés divisés à l’occasion de ce scrutin.

Les résultats

La participation
Avec 44,5%, la participation s’avère relativement faible. Elle est une expression du rejet de mode de gouvernance existant. La situation de rupture entre la classe politique et les électeurs, l’absence de nouveaux visages ont nourri ce phénomène. Il faut ajouter que, dans les nombreux camps de réfugiés, il a été difficile de voter, la multiplication des listes dispersant les voix, de même que le vote électronique et la désunion au sein des partis.

La liste Sa’iroun n’a pas été déstabilisée par cette tendance. Aucun ancien député partisan de Moqtada al-Sadr ne s’est représenté pour laisser la place à de nouveaux candidats.

Les résultats
Les forces politiques en dehors du système obtiennent les meilleurs résultats.

La liste Sa’iroun arrive en tête. Elle a mobilisé des millions d’Irakiens dans les quartiers pauvres de Bagdad et les provinces chiites du sud. Elle arrive première à Bagdad, dans six provinces sur dix-huit et deuxième dans quatre autres. Les communistes comptent désormais deux élus dont son secrétaire général Raïd Fahmi.

En seconde position, la formation pro-iranienne, issue des milices « Mobilisations populaires », s’impose dans quatre provinces dont Bassora et arrive en deuxième position dans huit autres. À la tête du ministère de l’Intérieur, son chef Hadi al-Ameri, avec l’aide des Iraniens, est parvenu à devenir une force incontournable.

Les partis traditionnels sont les grands perdants.

La coalition de Haïder al-Adadi s’impose que dans la province de Ninive (Mossoul). L’ancien Premier ministre Nouri al-Maliki perd les deux tiers de ses députés. Il en va de même pour le parti Amar el-Hakim (le Conseil supérieur).

Les perspectives

Gouvernement et programme
Ces résultats ont créé un élan pour le changement mais beaucoup de doutes subsistent sur la capacité d’y parvenir. Les résultats nécessitent des tractations et des alliances entre les partis afin de composer le gouvernement. Des interrogations s’expriment dans la population sur l’opportunité de réussir des réformes en s’entourant de formations corrompues.

La coalition Sa’iroun, qui ne dispose pas de la majorité absolue, rejette toute idée de gouvernement basé sur des quotas. Elle entend désormais décliner concrètement les propositions de réformes qui engagent tous les partenaires avant de prendre la décision d’entrer au gouvernement. Moqtada al-Sadr a tendu la main aux différents partis chiites, aux sunnites et à quelques petits partis kurdes mais exclut toutes perspectives d’alliance avec les forces pro-iraniennes qui demeurent fortes. Il pourrait se contenter de reconduire Haïder al-Abadi, ce qui constituerait une solution consensuelle, en contrepartie du ministère de la Défense ou de l’Intérieur.

Les États-Unis et l’Iran n’ont pas anticipé la percée de Sa’iroun et manifestent des inquiétudes. Téhéran s’emploie à colmater les divisions au sein des formations chiites pour reconstituer un pôle confessionnel sectaire. En vain pour le moment. Elle n’apprécie pas non plus l’alliance avec les communistes qui pourrait représenter un modèle pour d’autres pays de la région. Quant aux États-Unis et leurs alliés, ils ne manifestent pas pour le moment de signes d’hostilité mais s’interrogent sur ce que pourrait être la politique étrangère de ce nouveau gouvernement. Les partis traditionnels irakiens apparaissent plus fébriles et s’emploient à agir. L’attentat à la bombe commis à l’encontre du siège du PCI est une forme d’avertissement.

Les ingérences étrangères
À côté des exigences de réformes, le rejet des ingérences étrangères constitue un objectif. Si les principaux acteurs ont bien conscience que l’on ne peut s’en affranchir du jour au lendemain, la formation de Moqtada al-Sadr a adressé des propos apaisants aux acteurs régionaux et internationaux.

Au sein de l’appareil d’État, les partisans de Moqtada al-Sadr entendent faire respecter leur souveraineté et lutter contre l’influence des milices pro-iraniennes, tout en souhaitant promouvoir des relations équilibrées avec Téhéran. Moqtada al-Sadr a déclaré également qu’il ne tolérerait plus la présence de bases américaines ou turques. Pour autant, l’Irak n’a pas les moyens de s’inscrire dans un axe partisan et entend œuvrer pour des solutions pacifiques.

La stabilisation, la reconstruction, la lutte contre les inégalités et la corruption sont des défis considérables. Indéniablement, l’idée nationale a légèrement progressé durant cette campagne tandis que le discours confessionnel a régressé. Cette lutte constitue un combat acharné qui ne peut que s’inscrire dans la durée.

Lors d’un récent voyage à Bagdad, Jean-Yves Le Drian a annoncé que la France se tiendrait aux côtés de l’Irak pour sa reconstruction. Il a également émis le souhait de jouer le rôle de trait d’union entre l’État irakien et Erbil.

Enfin, pour le Kurdistan d’Irak, la page du référendum est tournée et la question de l’indépendance s’est éloignée. Des bases de négociations existent désormais. Aucune perspective de paix ne pourra s’écrire cependant sans le respect des Kurdes et de l’État irakien.

Au terme de ce scrutin, l’Irak pourrait entrer dans une phase plus calme afin de reconstruire le pays. Cependant, les obstacles liés au confessionnalisme et à la corruption peuvent hypothéquer toute perspective transformatrice. Par ailleurs, les conflits qui connaissent une nouvelle vigueur aux portes de l’Irak pourraient troubler cet espoir.

Pascal Torre
membre de la commission des relations internationales
article publié dans la Lettre des relations internationales de juillet 2018

le 06 juillet 2018

source : http://international.pcf.fr/107359