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Archives de Catégorie: humour

Sales affreux et méchants et sa Sainteté

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En voyage à Bologne dans le nord de l’Italie, le pape François avait convié des sans-abris, des migrants ainsi qu’une vingtaine de détenus à sa table pour un déjeuner organisé à la basilique Saint-Pétrone, le 1er octobre dernier.

Mais au cours de ce grand repas, deux détenus en ont profité pour se faire la malle, rapportent ce mercredi plusieurs médias italiens.

L’agence de presse AGI précise que les deux détenus, des Napolitains, séjournaient « dans une structure alternative à la prison et axée sur la réinsertion près de Modène, abritant des pensionnaires jugés socialement dangereux et des toxicomanes ».

cela ùme donne envie de chanter la chanson de la mère courage sur la charité

Grand saint Martin, comme chacun sait plaignait très fort les miséreux
Voyant un pauvre grelottant
Il fendit en deux
son gand manteau sur le champ
et ils moururent tous deux Gelés…

Ou alors de penser qu’il s’agit d’un nouveau chef d’oeuvre du néo-réalisme italien…

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Publié par le octobre 12, 2017 dans humour

 

6 choses à apprendre des japonais avant de vous rendre en Russie

 https://jrt.ru/page/7/

L’Internet japonais est plein d’articles divers sur ce que sont ces Russes: depuis l’incroyablement positif jusqu’à une négativité  intolérable. Portez  ci-dessous votre attention sur l’article, qui m’a agréablement surpris par la façon dont les Russes sont clairement et d’une manière plausible représentés. Profitez de la lecture!

La Russie est une puissance multinationale. Et bien que tous les résidents de ce pays s’appellent « Russe », ils sont tous différents. Ils sont tous différents: à partir de la couleur des cheveux, de la peau et des yeux. Chaque personne se comporte conformément à ses religions et traditions caractéristiques. Les peuples se comportent différemment, non seulement en raison de leurs différences culturelles, mais aussi selon la région dans laquelle ils vivent. Bien que cela soit probablement applicable à n’importe quel pays. Par exemple, au Japon – un état national – il existe des différences très visibles entre les personnes de Kansai et Kanto; et d’Okinawa à Hokkaido, les différences sont encore plus importantes. Bien sûr, vous ne pouvez pas faire passer tous les Russes sous la même tondeuse, mais je veux essayer de vous exposer des caractéristiques typiques du personnage russe.

1. Les Russes ne sourient pas

En règle générale, les Russes ne sourient pas aussi facilement que les Japonais. Et les autorités de l’immigration et les employés de l’aéroport ne sourient pas du tout. Il en va de même pour les restaurants et les hôtels. Il peut sembler qu’ils n’ont absolument aucun «esprit» de service typique de la culture japonaise. Mais le fait est que les Russes apprennent à ne pas sourire au travail. En Russie, il y a une opinion qi veut qu’un sourire donne à la personne une expression de bêtise. Donc il ne faut pas juger négativement les  Russes qui ne sourient pas sur le lieu de travail. Cest le résultat uniquement de leur volonté de se montrer  très sérieux et responsables. Bien qu’il existe des exceptions: par exemple, chez Starbucks de Moscou, le personnel du service sourit. Parfois, dans les entreprises étrangères travaillant en Russie, les employés apprennent  se comporter differemment.

2. Les Russes prennent tout pour acquis et espèrent le meilleur

Les Russes étaient depuis longtemps une nation de propriétaires fonciers, ce qui était profondément enracinée dans leur esprit. Ils ont un très grand amour pour leur pays. Qu’il s’agisse d’un hiver glacial, d’un été chaud ou d’une catastrophe naturelle – les Russes vont le prendre pour un acquis et le subir. « Que pouvez-vous faire? », « Vous devez supporter », « ne vous attaquez-vous pas  à rien » – phrases typiques en relation avec les difficultés qui peuvent être éprouvées par eux. Les Japonais ont un véritable choc culturel, lorsque le russe avec une expression imperturbable dit: « C’est bon, n’ayez pas peur. Ne vous inquiétez pas pour des bagatelles.  »

3. Pour le russe « plus tard » – il y a trois heures plus tard

Je ne sais pas si cela est dû au fait que les Russes ne font pas suffisamment attention aux petites choses, mais ils ne sont pas ponctuels. De plus, ils ne s’intéressent pas à leur retard, et celui des d’autres. Les avions et les trains sont souvent en retard, mais c’est toute la Russie, et il n’y a rien à faire à ce sujet. Je ne veux pas dire que tous les Russes ne font pas attention à l’heure. Par exemple, lors de réunions d’affaires avec des représentants d’entreprises étrangères, les Russes comprennent la nécessité d’arriver à temps. Par conséquent, dans des situations importantes, les Russes en tiennent compte et se réveillent tôt, même dans les cas où il n’y avait pratiquement pas de temps pour dormir.

4. Les Russes parlent à  voix haute

Sûrement, tous ceux qui ont visité la Russie pour la première fois ont fait face à la situation suivante: vous voulez demander de l’aide à la personne qui travaille à l’aéroport, puis  vous êtes choqué par  la manière dont elle commence à parler à propos de quelque chose dans sa langue russe. Cela ne semble pas très amical, mais c’est comme ça. Cependant, il est normal qu’un russe parle comme ça. Parfois, il se peut même que les gens les entendent et se régalent, mais en fait c’est une conversation normale. Les Russes aiment parler clairement, et parler de quelque chose à voix basse ou en murmurant est considéré comme honteux. Même si vous n’êtes pas sûr de votre connaissance de la langue russe ou vous avez peur des Russes, il est important d’être courageux et de parler à haute voix.

5. Les Russes ne cachent pas leurs sentiments

Les Japonais apprécient l’harmonie dans tout et respectent respectueusement l’étiquette. Pour cette raison, il y a une division dans Honne et Tatamae. le Russe  est à cet égard – tout le contraire. Immédiatement sans hésiter, le Russe vous dira tout ce qu’ils pense. La franchise est considérée comme un  trait positif. En Russie, il n’y a pas de «côté visible de la relation», et ils ne s’intéressent pas particulièrement aux sentiments des autres. Les amis se disent ouvertement s’ils n’aiment pas quelque chose. Même pour boire en compagnie ils n’iront pas contre leur volonté. En un sens, les relations entre les gens en Russie sont sèches, mais si vous devenez un ami pour une personne russe, il vous montrera de la chaleur et deattention. Donc, si vous aimez le russe, il en informera directement.

6. Les Russes sont très curieux

Parmi les Russes, il y a plein de gens curieux, quel que soit leur sexe et leur âge. Ils ne prennent rien au pied de la lettre et ils douteront et poseront des questions jusqu’à ce qu’ils soient convaincus de la vérité. Les Russes sont très intelligents et aiment tout justifier. C’est peut-être parce que, dans l’âme de chaque Russe, il y a la crainte que l’on ne puisse faire confiance  ni en  la nature, ni dans  le gouvernement, ni d’autres personnes, mais surtout qu’ il est préférable avant  de faire quelque chose, d’y avoir réflechi sous tous les aspects. Ou peut-être qu’ils semblent curieux parce qu’ils expriment immédiatement leurs doutes.

Conclusion

Les Russes sont à bien des égards choquants. Mais pour eux aussi, il est difficile de comprendre descaractéristiques de la culture japonaise comme l’attitude envers l’harmonie et l’étiquette. La Russie a une longue histoire; Ce pays fluctue constamment entre l’Europe et l’Asie. Nous, les Japonais, nous avons combattu des tremblements de terre et des inondations, mais en même temps des montagnes et des mers vénérés; Les Russes, aussi, ont combattu les tribulations sur leur terre et l’ont vénéré. Au fond de notre âme, nous avons beaucoup en commun. Bien sûr, les différences de culture et de mode de pensée sont évidentes, mais essayez de ne pas avoir peur des Russes et, si possible, vous pourrez forcément devenir l’ami de l’un d’eux!

Source: Konnichiwa Club

 
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Publié par le octobre 8, 2017 dans Asie, civilisation, humour, Russie

 

Référendum catalan : comment se tait le Canon de la Liberté de l’Europe (COMMENTAIRE)Par Wang Xiaojun

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Publié le 2017-10-01 à 03:55 | french.xinhuanet.com

IBRUXELLES, 30 septembre (Xinhua) — L’Europe a un gros canon, le Canon de la Liberté, dont les retentissements sont largement entendus et la puissance ressentie dans de nombreux pays en développement, allant de la Libye d’hier à la Turquie d’aujourd’hui, de l’Afrique noire à l’Amérique latine, sans parler du chaos ou des ruines laissés. Mais ce Canon se tait bon gré mal gré ces derniers temps, face à ce qui se passe en Espagne autour du référendum sur l’indépendance de la Catalogne prévu pour le 1er octobre prochain.

Regardant d’un mauvais oeil le référendum catalan qui risque d’avoir un impact sur l’intégrité territoriale de l’Espagne, les autorités de Madrid ont arrêté en septembre une quinzaine d’hommes politiques locaux et fermé 140 sites web qui soutiennent l’organisation du référendum, occupé des écoles qui devraient servir de bureaux de vote. Il n’y aura pas de référendum, ont-elles martelé.

Face aux opérations de force de grande ampleur des autorités de Madrid en Catalogne pour étouffer la tenue du référendum, l’Europe, des institutions européennes aux gouvernements de certains pays qui aiment souvent se considérer comme phares de la liberté, garde un silence absolu auquel les pays en développement sont en effet peu habitués.

On voit que dans les relations internationales, l’Europe est encline à intervenir dans les affaires intérieures des pays en développement, sous prétexte de la liberté d’expression, des droits humains ou du droit à l’autodétermination. Cette fois-ci, elle-même est mise en épreuve par le référendum catalan, son silence à volonté dévoilant ainsi l’essentiel de « double poids, double mesure » en ce qui concerne sesdites valeurs.

Les pays en développement ont donc raison de demander si l’Europe prépare les bons outils de la liberté d’expression, des droits humains et du droit à l’autodétermination spécialement pour autrui, mais non pour elle-même.

« N’inflige pas à autrui ce que tu ne voudrais pas », c’est l’esprit de Confucius, grand philosophe chinois d’il y a plus de 2.000 ans. Dans le futur, l’Europe pourra-t-elle se regarder au miroir, avant de donner des leçons aux pays en développement ?

 
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Publié par le octobre 1, 2017 dans Chine, Europe, humour

 

La réalité n’existe plus, elle est celle que je décide d’annoncer de Raquel Garrido à Emmanuel macron

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On se demandait pourquoi en dehors de quelques avantages matériels personnels, la porte parole de la France insoumise était passée aux chaînes Bolloré et obligée à ce titre d’y avaler quelques sordides couleuvres, nous avons la réponse: c’est certaine conception de l’information qui l’a poussée à se sacrifier de la sorte.

Cette conception de l’information est que ce sont les médias et non les militants qui font l’opinion. Avec une telle « vision » le mot est approprié, il n’est plus besoin de voir, il suffit d’affirmer, d’anticiper, d’inventer et l’affaire est dans le sac.

La porte-parole de la France Insoumise et chroniqueuse dans l’émission Salut les Terriens sur C8, la chaîne de Bolloré, a annoncé le succès de la marche du 23 septembre… avant même qu’elle ait lieu !

C’est « Libération » qui a révélé l’affaire. L’insoumise s’est en effet félicitée du succès de la marche contre le coup d’Etat social sur le plateau de l’émission Salut Les Terriens. Or cette émission diffusée dimanche 24 septembre a été enregistrée le jeudi 21 septembre. Raquel Garrido a oublié d’annoncer le nombre de personnes ayant défilé dans les rues de Paris, ce qui aurait évité bien des débats et aurait évité à certains de mes amis enthousiastes d’avoir à défendre mordicus que vu qu’ils y étaient ils savaient qu’ils étaient 150.000, mes chers amis et camarades vous retardez d’une information, il ne s’agit plus d’y être pour trancher, désormais il suffit d’avoir des dons de voyance et de disposer de quelques amis chez Bolloré et BMTV…

Il est clair que de ce point de vue, une conception de la vie politique qui choisit de donner systématiquement raison à ses maîtres et qui leur concocte même des opposants tels qu’ils les rêvent pour être surs de rester au pouvoir sans danger en y racontant n’importe quoi, est à l’ordre du jour.

Et alors il est normal que  dans le genre prophétique, Macron les batte  tous,courtisans,  amis, ennemis officiels, même si ses envolées lyriques auraient dû être freinées par le résultat des élections allemandes, il a autant de culot que madame Garrido et il nous a servi un hymne à la joie européenne…  il est vrai que toutes les chaînes, tous les commentateurs sont à sa botte et encensent son discours sur l’Europe, en oubliant de noter que les propositions correspondent exactement aux projets européens agités depuis longtemps … Macron est venu nous proposer la pierre philosophale pour changer le vil plomb de l’UE en or, mais pendant ce temps l’affaire de gros sous c’était la vente des bijoux de famille  français comme Alsthom à un trust allemand. Oui la France est de retour, cocorico…

Oui décidemment tous ces gens pensent qu’il leur suffit d’affirmer et que la réalité n’a plus d’importance, la seule opinion qui compte c’est celle que font les médias.

 

Danielle Bleitrach

PS l’illusionniste a son jargon: cet échantillon scintillant de la pensée présidentielle, que met en exergue RMC. « Puisque l’on entre dans un monde très schumpeterien, il est important de libérer le processus de destruction créatrice ». Non il ne s’agit pas de jupitérien,ni des Schtroumph, mais de Schumpeter, l’économiste… L’important est ailleurs: le processus de destruction créatrice », je m’interroge sur le sens : s’agit-il de la vie de l’ouvrier, du retraité, du précaire qui va servir d’engrais à la société de l’élite qu’il prône?

 
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Publié par le septembre 27, 2017 dans humour, mon journal

 

La lente dissolution de l’Insoumise Raquel Garrido dans le chaudron de Bolloré par Daniel Schneidermann

La lente dissolution de l'Insoumise Raquel Garrido dans le chaudron de Bolloré

 

Grave débat chez Ardisson : est-il juste d’imposer aux candidats de téléréalité une chirurgie du pénis ? Ancien candidat à Secret Story, Sacha est allé en Tunisie se faire agrandir le pénis, par injection de la graisse de ses hanches, « parce qu’en tant qu’homme, c’est un plaisir d’avoir un pénis plus grand que la moyenne ».

Il est filmé sur son lit d’hôpital. Après l’opération : « Est-ce que ton sexe te plaît ? » lui demande l’auteur du reportage, Jeremy Cisclon, dit Jeremstar, lui-même ex-candidat de téléréalité. Dialogue : « Pourquoi une pénoplastie ? » « Pourquoi pas ? » Sur le plateau, retour de Tunisie, Jeremstar précise que si Sacha a subi cette opération, c’est pour être réembauché par des productions de téléréalité, qui le boudaient.

1.800 euros par émission ?

Sur le plateau d’Ardisson, où elle est placée comme il se doit à côté de Jeremstar, Raquel Garrido garde le silence. Longs plans ravageurs sur les deux chroniqueurs des « Terriens du dimanche » (C8, groupe Bolloré). A quoi peut penser Raquel Garrido ? Peut-être la fille de réfugiés chiliens – ses parents ont fui le Chili de Pinochet – se demande-t-elle quelle serait la juste position Insoumise sur la question.

Faut-il prendre la défense des travailleurs de la téléréalité, comme elle a pris, dans la même émission, la défense des livreurs de Deliveroo ? Dans le doute, se taire. N’offrir au monstre que cette image qui aimerait tant dire « j’assume ».

Mais il ne suffit pas d’être chroniqueuse chez Ardisson. L’étape logique suivante est d’être invitée chez le comparse Morandini, qui sévit à nouveau dans une autre chaîne du même groupe Bolloré, CNews, chaîne désormais normalisée après la longue grève contre son embauche, qui s’est soldée par des dizaines de départs.

Insoumise chez Bolloré : 10 choses à savoir sur Raquel GarridoLà, elle est cuisinée par l’animateur (mis en examen pour corruption de mineurs aggravée), sur sa rétribution chez Ardisson. 1.800 euros par émission, avance Morandini. Il le tient de Jeremstar lui-même, qui a balancé le salaire de sa copine. « Jeremstar, il a dit que c’était une blague », tente Garrido.

« Il a fait marche arrière ensuite, parce que ça a fait du buzz », réplique Morandini, qui a suivi le dossier de près. L’Insoumise refuse de confirmer : « Une clause contractuelle m’en empêche, et moi je respecte mes contrats. » Tout juste précise-t-elle qu’elle est payée sur factures, et qu’elle n’a pas le statut d’intermittente.

Dans le chaudron Bolloré

On pourrait s’interroger sans fin sur la nature de ce spectacle, de cette chroniqueuse rétribuée plus d’un smic par émission pour défendre les damnés du vélo. On pourrait retourner la question dans tous les sens, opposer l’obscénité objective de la situation, à la nécessité de populariser le sort des précaires jusque dans les cénacles du dimanche, face à Giesbert et Ardisson. Mais la violence du spectacle paralyse toute réflexion.

Avec la chute de Raquel Garrido dans le chaudron Bolloré, on assiste à une sorte de lente dissolution par l’acide. On regarde, fasciné, se confirmer l’inéluctable : la corrosion d’un personnage politique, semaine après semaine, par l’industrie cynique du divertissement.

On se demande jusqu’à quel point la monstruosité est contagieuse : à force qu’ils la défendent, la gangrène va-t-elle gagner les autres dirigeants Insoumis ? A quelle vitesse ? Et les militants ? On admire, quoiqu’il en soit, le savoir-faire de la maison Bolloré, qui rentabilise chaque parcelle du corps de la malheureuse. Vu le résultat, ce n’est pas cher payé.

Pour lire la chronique sur ASI.

Daniel Schneidermann

Daniel Schneidermann

Arrêt sur images

 
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Publié par le septembre 19, 2017 dans humour, medias

 

un coup bas, très bas de l’impérialisme américain pour déconsidérer les nord-coréens

L’image contient peut-être : 3 personnes, personnes souriantes, personnes debout et plein air

Outre le fait que ce duo de pitres ne porte pas particulièrement bonheur à la cause qu’ils embrassent… Quelqu’un pourrait-il faire passer un message à nos amis du matin calme qui ne savent probablement pas qui sont ces deux abrutis…

 
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Publié par le septembre 18, 2017 dans Asie, extrême-droite, GUERRE et PAIX, humour

 

Lady Di et le triomphe du rien

Excellent article, l’espèce de folie qui s’est emparée de la population à la mort de Diana, m’a toujours laissée perplexe… je me souviens comment j’ai failli devoir repartir de chez la coiffeuse la tête non rincée, parce que j’avais osé dire que cette femme était une gourde. Nos télévisions y compris du service public remettent ça!!! donc la situation décrite par l’article perdure… (note de Danielle Bleitrach)

Par Robert McLiam Wilson, écrivain nord-irlandais — 29 août 2017 à 18:26
Visite de la princesse Diana à mère Teresa, en juin 1997 à New York.
Visite de la princesse Diana à mère Teresa, en juin 1997 à New York. Photo Bebeto Matthews. AP

Ce jeudi 31 août marque le vingtième anniversaire de la disparition de Diana. Sa popularité était aussi fictive que ses combats humanitaires. Une princesse qui aimait les images, pas les mots. Une princesse un peu bête. L’écrivain Robert McLiam Wilson craque le secret de Diana : devenue si célèbre qu’elle avait cessé d’être réelle.

Le monde anglophone est fait de sentiments. C’est le monde de Trump et du Brexit, quoi d’autre ? Bête comme ses pieds, c’est un monde qui penche politiquement à droite ou à gauche en fonction de notre humeur. On est nuls en philo, mais on est des brutes en sentimentalisme hagard.

Evidemment, tout ça c’est la faute aux années 80.

C’est dans l’anglosphère que le «Grand Mensonge Vampirique du Capitalisme Débridé» a trouvé sa vierge la plus dodue. Des concessionnaires foireux – Reagan l’abruti et Thatcher la cannibale – nous ont vendu une épave sans frein ni volant. Un deal pourri. Un achat suicidaire. Qui réclamait des palliatifs, des anges et des icônes pour faire passer la pilule. Et parmi la multitude, les Madonna et les Michael, il y eut ce scintillant avatar : Diana, princesse de Galles.

Anglaise, grande, blonde, trop bête pour obtenir le moindre diplôme, elle est cette médiocre privilégiée qui percute de plein fouet une version eighties du conte de fées : la célébrité instantanée, globale, dévastatrice. Rien qu’en épousant le prince Charles, héritier de la couronne britannique. Une époque merveilleuse, l’aube de l’ère de la com. Ah, la com ! Ce faire-valoir spirituel du consumérisme, cet antidote à la sincérité publique. Diana était la Néfertiti des RP, leur Cléopâtre, leur Boadicée.

Dans une décennie de contrefaçons et de balivernes, Lady Diana se mit «au travail». Elle rencontra mère Teresa et des victimes du sida (quand je dis «rencontrer», j’entends bien sûr «se faire photographier avec»). Elle toucha des lépreux et des pauvres. Laissez-moi rire. Elle attendit quand même 1989 pour câliner des malades du HIV. A cette date, les people se battaient pour tripoter un max de séropos (maintenant qu’on savait que c’était sans risque). Mines antipersonnel, cancer, enfants malades. Tout, pourvu qu’il y ait des photos.

Les photos, c’était son truc. Elle collabora à la rédaction du manuel de la photo opportunity. C’est la seule chose qui l’intéressait. Elle exerça un contrôle remarquable sur son image, interdisant scrupuleusement les clichés de son mauvais profil. Son mariage, comme son divorce, fut gangrené par les transcriptions d’enregistrements clandestins et les confessions off à des confidents peu scrupuleux. Mais elle laissa passer. En revanche, quand on vola une photo d’elle transpirant dans un club de gym de Londres, elle poursuivit immédiatement le journal britannique et fit émettre des injonctions partout dans le monde. Elle était la princesse pour qui les mots ne comptaient pas. Les images, oui. Plus que tout.

Et quand «Princesse photo» parlait, c’était en général lamentable. Des discours formatés écrits pour elle par un assistant lourdingue, ou des tentatives infantiles d’autoglorification dans des interviews accordées à des plumitifs sans scrupule et mal choisis. Di était une planète cernée de satellites sordides et cupides. Une ronde d’hagiographes et de parasites, d’augures et d’escrocs. Qu’il s’agisse des livres de révélations du majordome ou d’interviews télé avec des lèche-bottes malsains et malveillants, elle fut régulièrement trahie par des charlatans qui connaissaient le taux de change de sa célébrité.

Elle continua à faire campagne dans la presse pendant et après son divorce de Charles. Toujours plus d’opés de com charitables, de technique de vente du vide. Une pub géante pour un produit invisible. Mais elle voguait désormais au large de la monarchie, affranchie de son fallacieux imprimatur. Tout était plus froid, plus dur. Sa vie amoureuse, une infinie chair à tabloïds (ses goûts terribles en matière d’hommes n’aidaient pas). Inévitablement, nous, son public, nous retournâmes contre elle, elle devint figure d’opprobre ou de moquerie. Et jusqu’à la veille de sa mort, les journaux britanniques la traitèrent de briseuse de ménage, de mère indigne, de Jézabel. Là encore, sa vacuité fit merveille. Autrefois, nous avions rempli les blancs de fantasmes de contes de fées et de doux rêves. Désormais, sur cet écran vierge, nous projetions notre amertume et notre dédain, notre colère et notre déception. Elle n’avait pas changé. Nous oui.

Et puis elle est morte, et notre revirement eut la violence d’un tête-à-queue. Soudain, Londres dégoulinait d’ersatz d’émotion – des hectares de fleurs et de bougies dans un océan de sanglots. La vérité toute neuve, c’était que nous l’avions toujours aimée, sans conditions, sans réserves. Le souvenir gênant des critiques ou des moqueries récentes s’évapora. Ceux qui ne manifestaient pas assez de respect se faisaient passionnément engueuler par les totalitaires du deuil.

L’hypocrisie fut complète, elle fit un tabac. Et pourtant, les rues de Glasgow, de Belfast et de Manchester ne furent pas inondées de larmes (au plus haut, son taux d’approbation ne dépassa jamais les 47%). Sa popularité était aussi fictive, aussi fantasmée que ses mines antipersonnel et ses lépreux. Elle était médiatique. Comme ce deuil factice mais étrangement affirmé et furieux.

Evidemment, il est là, le secret de Diana : devenue si célèbre qu’elle avait cessé d’être réelle. La jeune femme ordinaire avait toujours été invisible, éclipsée par les photographies bidimensionnelles qui l’ont tant occupée. Mais quelle était cette autre dimension que les millions de photos rataient ? Je n’en sais rien. Mais je sais que c’est la seule chose qui me rend triste, à son sujet.

J’étais à Paris quand elle est morte. J’ai été réveillé par la nouvelle. Un moment étrange, vaseux, surprenant. C’est toujours étrange quand quelqu’un qu’on trouve bête meurt. C’est un truc trop sérieux pour eux, la mort. Je ne savais pas quoi dire. J’avais un peu honte.

En anglais, bouc émissaire se dit «scapegoat» (littéralement, «la chèvre du paysage»). Mais ce n’est pas la même idée. Il manque l’émissaire. Il n’y a pas cette notion utile ou digne d’un message ou d’un messager. Scapegoat charrie quelque chose d’une cruauté sans limites, d’infiniment plus futile. Elle était notre scapegoat, menée à une mort dénuée de sens, pour une absolution que nous n’allions jamais ressentir.

Elle était une princesse. Tout le monde aime les princesses. Pourquoi ? Parce que la princesse ça sert à mettre la femme dans les histoires les plus simples. Sinon, y a la méchante belle-mère, la vieille paysanne, la sorcière. Mieux vaut être une princesse. Ou pas.

Que ce serait-il passé si elle avec vécu plus longtemps ? Dans le monde d’après le 11 Septembre, l’univers des réseaux sociaux ? Elle aurait été parfaite. Ses humbles compétences correspondent pile poil au «maintenant» qu’elle a contribué à créer. Elle aurait été la reine de Twitter, l’impératrice de Facebook.

Mais la question la plus intéressante concerne ceux qui ont grandi après sa mort. Que pensent-ils d’elle ? En un sens, ils sont les consommateurs idéaux de ce qu’elle avait à vendre. Cette boîte vide, cet écran blanc. Maintenant qu’elle n’est plus en vie, elle ne risque plus d’entacher ni de détourner la lumière noire et sans charme que nous pouvons continuer à projeter sur le petit espace humain qu’elle a laissé.

J’avais tort tout à l’heure. Parce que ce petit espace humain aussi, il me rend triste.

Traduction : Myriam Anderson

 
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Publié par le septembre 1, 2017 dans femmes, humour, medias, mythe et légendes