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Archives de Catégorie: humour

La lente dissolution de l’Insoumise Raquel Garrido dans le chaudron de Bolloré par Daniel Schneidermann

La lente dissolution de l'Insoumise Raquel Garrido dans le chaudron de Bolloré

 

Grave débat chez Ardisson : est-il juste d’imposer aux candidats de téléréalité une chirurgie du pénis ? Ancien candidat à Secret Story, Sacha est allé en Tunisie se faire agrandir le pénis, par injection de la graisse de ses hanches, « parce qu’en tant qu’homme, c’est un plaisir d’avoir un pénis plus grand que la moyenne ».

Il est filmé sur son lit d’hôpital. Après l’opération : « Est-ce que ton sexe te plaît ? » lui demande l’auteur du reportage, Jeremy Cisclon, dit Jeremstar, lui-même ex-candidat de téléréalité. Dialogue : « Pourquoi une pénoplastie ? » « Pourquoi pas ? » Sur le plateau, retour de Tunisie, Jeremstar précise que si Sacha a subi cette opération, c’est pour être réembauché par des productions de téléréalité, qui le boudaient.

1.800 euros par émission ?

Sur le plateau d’Ardisson, où elle est placée comme il se doit à côté de Jeremstar, Raquel Garrido garde le silence. Longs plans ravageurs sur les deux chroniqueurs des « Terriens du dimanche » (C8, groupe Bolloré). A quoi peut penser Raquel Garrido ? Peut-être la fille de réfugiés chiliens – ses parents ont fui le Chili de Pinochet – se demande-t-elle quelle serait la juste position Insoumise sur la question.

Faut-il prendre la défense des travailleurs de la téléréalité, comme elle a pris, dans la même émission, la défense des livreurs de Deliveroo ? Dans le doute, se taire. N’offrir au monstre que cette image qui aimerait tant dire « j’assume ».

Mais il ne suffit pas d’être chroniqueuse chez Ardisson. L’étape logique suivante est d’être invitée chez le comparse Morandini, qui sévit à nouveau dans une autre chaîne du même groupe Bolloré, CNews, chaîne désormais normalisée après la longue grève contre son embauche, qui s’est soldée par des dizaines de départs.

Insoumise chez Bolloré : 10 choses à savoir sur Raquel GarridoLà, elle est cuisinée par l’animateur (mis en examen pour corruption de mineurs aggravée), sur sa rétribution chez Ardisson. 1.800 euros par émission, avance Morandini. Il le tient de Jeremstar lui-même, qui a balancé le salaire de sa copine. « Jeremstar, il a dit que c’était une blague », tente Garrido.

« Il a fait marche arrière ensuite, parce que ça a fait du buzz », réplique Morandini, qui a suivi le dossier de près. L’Insoumise refuse de confirmer : « Une clause contractuelle m’en empêche, et moi je respecte mes contrats. » Tout juste précise-t-elle qu’elle est payée sur factures, et qu’elle n’a pas le statut d’intermittente.

Dans le chaudron Bolloré

On pourrait s’interroger sans fin sur la nature de ce spectacle, de cette chroniqueuse rétribuée plus d’un smic par émission pour défendre les damnés du vélo. On pourrait retourner la question dans tous les sens, opposer l’obscénité objective de la situation, à la nécessité de populariser le sort des précaires jusque dans les cénacles du dimanche, face à Giesbert et Ardisson. Mais la violence du spectacle paralyse toute réflexion.

Avec la chute de Raquel Garrido dans le chaudron Bolloré, on assiste à une sorte de lente dissolution par l’acide. On regarde, fasciné, se confirmer l’inéluctable : la corrosion d’un personnage politique, semaine après semaine, par l’industrie cynique du divertissement.

On se demande jusqu’à quel point la monstruosité est contagieuse : à force qu’ils la défendent, la gangrène va-t-elle gagner les autres dirigeants Insoumis ? A quelle vitesse ? Et les militants ? On admire, quoiqu’il en soit, le savoir-faire de la maison Bolloré, qui rentabilise chaque parcelle du corps de la malheureuse. Vu le résultat, ce n’est pas cher payé.

Pour lire la chronique sur ASI.

Daniel Schneidermann

Daniel Schneidermann

Arrêt sur images

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Publié par le septembre 19, 2017 dans humour, medias

 

un coup bas, très bas de l’impérialisme américain pour déconsidérer les nord-coréens

L’image contient peut-être : 3 personnes, personnes souriantes, personnes debout et plein air

Outre le fait que ce duo de pitres ne porte pas particulièrement bonheur à la cause qu’ils embrassent… Quelqu’un pourrait-il faire passer un message à nos amis du matin calme qui ne savent probablement pas qui sont ces deux abrutis…

 
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Publié par le septembre 18, 2017 dans GUERRE et PAIX, Asie, humour, extrême-droite

 

Lady Di et le triomphe du rien

Excellent article, l’espèce de folie qui s’est emparée de la population à la mort de Diana, m’a toujours laissée perplexe… je me souviens comment j’ai failli devoir repartir de chez la coiffeuse la tête non rincée, parce que j’avais osé dire que cette femme était une gourde. Nos télévisions y compris du service public remettent ça!!! donc la situation décrite par l’article perdure… (note de Danielle Bleitrach)

Par Robert McLiam Wilson, écrivain nord-irlandais — 29 août 2017 à 18:26
Visite de la princesse Diana à mère Teresa, en juin 1997 à New York.
Visite de la princesse Diana à mère Teresa, en juin 1997 à New York. Photo Bebeto Matthews. AP

Ce jeudi 31 août marque le vingtième anniversaire de la disparition de Diana. Sa popularité était aussi fictive que ses combats humanitaires. Une princesse qui aimait les images, pas les mots. Une princesse un peu bête. L’écrivain Robert McLiam Wilson craque le secret de Diana : devenue si célèbre qu’elle avait cessé d’être réelle.

Le monde anglophone est fait de sentiments. C’est le monde de Trump et du Brexit, quoi d’autre ? Bête comme ses pieds, c’est un monde qui penche politiquement à droite ou à gauche en fonction de notre humeur. On est nuls en philo, mais on est des brutes en sentimentalisme hagard.

Evidemment, tout ça c’est la faute aux années 80.

C’est dans l’anglosphère que le «Grand Mensonge Vampirique du Capitalisme Débridé» a trouvé sa vierge la plus dodue. Des concessionnaires foireux – Reagan l’abruti et Thatcher la cannibale – nous ont vendu une épave sans frein ni volant. Un deal pourri. Un achat suicidaire. Qui réclamait des palliatifs, des anges et des icônes pour faire passer la pilule. Et parmi la multitude, les Madonna et les Michael, il y eut ce scintillant avatar : Diana, princesse de Galles.

Anglaise, grande, blonde, trop bête pour obtenir le moindre diplôme, elle est cette médiocre privilégiée qui percute de plein fouet une version eighties du conte de fées : la célébrité instantanée, globale, dévastatrice. Rien qu’en épousant le prince Charles, héritier de la couronne britannique. Une époque merveilleuse, l’aube de l’ère de la com. Ah, la com ! Ce faire-valoir spirituel du consumérisme, cet antidote à la sincérité publique. Diana était la Néfertiti des RP, leur Cléopâtre, leur Boadicée.

Dans une décennie de contrefaçons et de balivernes, Lady Diana se mit «au travail». Elle rencontra mère Teresa et des victimes du sida (quand je dis «rencontrer», j’entends bien sûr «se faire photographier avec»). Elle toucha des lépreux et des pauvres. Laissez-moi rire. Elle attendit quand même 1989 pour câliner des malades du HIV. A cette date, les people se battaient pour tripoter un max de séropos (maintenant qu’on savait que c’était sans risque). Mines antipersonnel, cancer, enfants malades. Tout, pourvu qu’il y ait des photos.

Les photos, c’était son truc. Elle collabora à la rédaction du manuel de la photo opportunity. C’est la seule chose qui l’intéressait. Elle exerça un contrôle remarquable sur son image, interdisant scrupuleusement les clichés de son mauvais profil. Son mariage, comme son divorce, fut gangrené par les transcriptions d’enregistrements clandestins et les confessions off à des confidents peu scrupuleux. Mais elle laissa passer. En revanche, quand on vola une photo d’elle transpirant dans un club de gym de Londres, elle poursuivit immédiatement le journal britannique et fit émettre des injonctions partout dans le monde. Elle était la princesse pour qui les mots ne comptaient pas. Les images, oui. Plus que tout.

Et quand «Princesse photo» parlait, c’était en général lamentable. Des discours formatés écrits pour elle par un assistant lourdingue, ou des tentatives infantiles d’autoglorification dans des interviews accordées à des plumitifs sans scrupule et mal choisis. Di était une planète cernée de satellites sordides et cupides. Une ronde d’hagiographes et de parasites, d’augures et d’escrocs. Qu’il s’agisse des livres de révélations du majordome ou d’interviews télé avec des lèche-bottes malsains et malveillants, elle fut régulièrement trahie par des charlatans qui connaissaient le taux de change de sa célébrité.

Elle continua à faire campagne dans la presse pendant et après son divorce de Charles. Toujours plus d’opés de com charitables, de technique de vente du vide. Une pub géante pour un produit invisible. Mais elle voguait désormais au large de la monarchie, affranchie de son fallacieux imprimatur. Tout était plus froid, plus dur. Sa vie amoureuse, une infinie chair à tabloïds (ses goûts terribles en matière d’hommes n’aidaient pas). Inévitablement, nous, son public, nous retournâmes contre elle, elle devint figure d’opprobre ou de moquerie. Et jusqu’à la veille de sa mort, les journaux britanniques la traitèrent de briseuse de ménage, de mère indigne, de Jézabel. Là encore, sa vacuité fit merveille. Autrefois, nous avions rempli les blancs de fantasmes de contes de fées et de doux rêves. Désormais, sur cet écran vierge, nous projetions notre amertume et notre dédain, notre colère et notre déception. Elle n’avait pas changé. Nous oui.

Et puis elle est morte, et notre revirement eut la violence d’un tête-à-queue. Soudain, Londres dégoulinait d’ersatz d’émotion – des hectares de fleurs et de bougies dans un océan de sanglots. La vérité toute neuve, c’était que nous l’avions toujours aimée, sans conditions, sans réserves. Le souvenir gênant des critiques ou des moqueries récentes s’évapora. Ceux qui ne manifestaient pas assez de respect se faisaient passionnément engueuler par les totalitaires du deuil.

L’hypocrisie fut complète, elle fit un tabac. Et pourtant, les rues de Glasgow, de Belfast et de Manchester ne furent pas inondées de larmes (au plus haut, son taux d’approbation ne dépassa jamais les 47%). Sa popularité était aussi fictive, aussi fantasmée que ses mines antipersonnel et ses lépreux. Elle était médiatique. Comme ce deuil factice mais étrangement affirmé et furieux.

Evidemment, il est là, le secret de Diana : devenue si célèbre qu’elle avait cessé d’être réelle. La jeune femme ordinaire avait toujours été invisible, éclipsée par les photographies bidimensionnelles qui l’ont tant occupée. Mais quelle était cette autre dimension que les millions de photos rataient ? Je n’en sais rien. Mais je sais que c’est la seule chose qui me rend triste, à son sujet.

J’étais à Paris quand elle est morte. J’ai été réveillé par la nouvelle. Un moment étrange, vaseux, surprenant. C’est toujours étrange quand quelqu’un qu’on trouve bête meurt. C’est un truc trop sérieux pour eux, la mort. Je ne savais pas quoi dire. J’avais un peu honte.

En anglais, bouc émissaire se dit «scapegoat» (littéralement, «la chèvre du paysage»). Mais ce n’est pas la même idée. Il manque l’émissaire. Il n’y a pas cette notion utile ou digne d’un message ou d’un messager. Scapegoat charrie quelque chose d’une cruauté sans limites, d’infiniment plus futile. Elle était notre scapegoat, menée à une mort dénuée de sens, pour une absolution que nous n’allions jamais ressentir.

Elle était une princesse. Tout le monde aime les princesses. Pourquoi ? Parce que la princesse ça sert à mettre la femme dans les histoires les plus simples. Sinon, y a la méchante belle-mère, la vieille paysanne, la sorcière. Mieux vaut être une princesse. Ou pas.

Que ce serait-il passé si elle avec vécu plus longtemps ? Dans le monde d’après le 11 Septembre, l’univers des réseaux sociaux ? Elle aurait été parfaite. Ses humbles compétences correspondent pile poil au «maintenant» qu’elle a contribué à créer. Elle aurait été la reine de Twitter, l’impératrice de Facebook.

Mais la question la plus intéressante concerne ceux qui ont grandi après sa mort. Que pensent-ils d’elle ? En un sens, ils sont les consommateurs idéaux de ce qu’elle avait à vendre. Cette boîte vide, cet écran blanc. Maintenant qu’elle n’est plus en vie, elle ne risque plus d’entacher ni de détourner la lumière noire et sans charme que nous pouvons continuer à projeter sur le petit espace humain qu’elle a laissé.

J’avais tort tout à l’heure. Parce que ce petit espace humain aussi, il me rend triste.

Traduction : Myriam Anderson

 
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Publié par le septembre 1, 2017 dans femmes, humour, medias, mythe et légendes

 

Pour le 12 septembre: que Macron et les siens prennent de la boldochévique…

 

Le Washington Post: À Seattle, les gens protestent contre les monuments de la Confédération – et contre ceux du communisme

Quel  bardak (bordel en russe!), on ne sait plus s’il faut en rire ou en pleurer? d’un côté, il y a peu de chance que les protestataires au nom « des morts de la guerre civile » s’interrogent sur le fait que 14 puissances se sont liguées contre la jeune République soviétique et qu’il y a eu 10 millions de morts, dont 9 millions de civils et aient de ce fait le moindre doute à qui on doit les attribuer. D’un autre côté j’ai une certaine sympathie pour ces gens qui célèbrent le solstice d’hiver nus et en vélo devant la statue sous prétexte que l’art survit à la politique, cinglés incultes pour cinglés je les préfère aux premiers.  (note  et traduction de Danielle Bleitrach
 19 août à 8h00.

Le maire démocrate de Seattle a rejoint d’autres maires, y compris de nombreux républicains, en appelant à retirer la statue de Vladimir Lénine de sa ville. (AP Photo / Gary Stewart)

Il y a une statue de 7 tonnes de Vladimir Lénine à Seattle. Elle a 16 pieds de haut, elle est en bronze et elle se trouve  dans le quartier éclectique et très fréquenté de Fremont depuis 1995. Les touristes affluent pour le voir.

Cette semaine, les manifestants ont afflué également

Dans la foulée des récents appels à l’élimination des monuments confédérés, la statue de Lénine à Seattle a été sous le feu des critiques cette semaine après une protestation improvisée par des militants qui soutenaient le président Trump, qui a subi des critiques violentes pour avoir insisté sur les «deux côtés» – c’est-à-dire les nationalistes blancs qui ont organisé leur rassemblement à Charlottesville et les manifestants qui s’y sont  opposés – en partageant également le blâme pour le chaos qui en a suivi. La violence et la réponse  de Trump ont accentué la division au sein des communautés à travers le pays.

Jeudi, le maire Ed Murray s’est joint aux critiques pour demander l’élimination d’un monument qui a longtemps été un sujet de curiosité et de controverse, en affirmant que la violence mortelle le week-end dernier à Charlottesville devrait inciter à supprimer tous les symboles du racisme et de la haine, « peu importe quelle est leur affiliation politique  « .

Murray, un démocrate, a également désigné un mémorial confédéré dans le cimetière du lac de la ville. Les deux sont de propriété privée.

« Nous ne devrions jamais oublier notre histoire », a-t-il écrit dans une déclaration préparée « , mais nous ne devrions pas non plus idolâtrer les personnages qui ont commis des atrocités violentes et cherché à nous diviser en fonction de qui nous sommes ou d’où nous venons ».

(vidéo ci-dessus) Les manifestants exigent l’élimination de la statue de Lénine
Des manifestants portant des chapeaux et des T-shirts « Make America Great Again » ont manifesté  le 16 août pour exiger l’enlèvement d’une statue de Vladimir Lénine à Seattle. (Twitter / Jack Posobiec)

Comme Kurt Schlosser  l’a écrit cette semaine pour Geek Wire, la manifestation contre  Lénine « a saisi l’opportunité de souligner l’hypocrisie supposée de Seattle » alors que des débats se déroulent dans d’autres villes américaines sur l’élimination des monuments commémoratifs de Confédération .

Lénine a mené la révolution bolchevique de Russie en 1917 avant de fonder le Parti communiste du pays. Il y eut d’innombrables blessés et morts pendant la guerre civile qui s’ensuivit, un fait souligné par ceux qui pensent que la statue devrait être détruite. Comme l’a déclaré un observateur sur Twitter , «il n’a tué que quelques millions de personnes. Pourquoi la gauche ne détruit-elle pas sa statue?

L’histoire de la sculpture àSeattle a peu à voir avec l’idéologie communiste de Lénine, selon les historiens locaux.

Elle a été découverte par Lewis Carpenter, un amateur  américain de l’État de Washington, qui était tellement amoureux de son talent artistique qu’il a détourné son prêt hypothécaire pour financer l’achat et l’expédier à Issaquah, à 20 milles à l’est de Seattle. Il a été déménagé à Fremont après la mort de Carpenter en 1994 (Venkov est mort en juin) et il a été installé là par les milieux d’affaires locaux .

La famille de Carpenter est toujours propriétaire de la statue et, selon Seattle Times, espère la vendre depuis de nombreuses années. Le prix demandé est de 250 000 $.

Quant à Fremont: en faire des léninistes c’est un peu abusif  – vu  qu’il s’agit d’une communauté diverse et unique connue pour célébrer le solstice avec un défilé de cyclistes nus. Beaucoup d’hippies et d’artistes vivent là-bas, et ils ont baptisé Fremont « centre de l’univers ».

Voici plus:

« Si l’art est censé nous faire sentir, pas simplement se sentir bien, cette sculpture est une œuvre d’art réussie. Le défi consiste à comprendre que cette pièce signifie différentes choses pour différentes personnes et à apprendre à se faire entendre et à respecter différentes opinions. Du point de vue d’un artiste, tous les points de vue sont valables et importants. « 

Alors, qu’est-ce qui va se passer ensuite?

Il est possible que le conseil municipal de Seattle aborde le problème dans les prochaines semaines, ne serait-ce que pour débattre si le corps législatif devrait être réuni  pour prendre position, a déclaré un membre du personnel de la ville qui a parlé avec The Washington Post sous  condition de l’anonymat.

« Nous avons fait face à des problèmes moins conséquents dans le passé », a déclaré le membre du personnel, notant que Seattle est une municipalité très consciente de son statut de «bastion progressif», et de l’exemple qu’il établit pour d’autres municipalités de l’état et à travers le pays.

En fin de compte, parce que ces mémoriaux résident sur la propriété privée, les deux devraient être enlevés par leurs propriétaires, volontairement. Alors Murray, le maire de Seattle, a quelques options autres que l’expression de son opinion.

« À ce stade, » le bureau de Murray a déclaré à The Post, « il n’y a pas de prochaines étapes prévues dans l’immédiat.

 

La « passion rouge-brune » de Bernard-Henri Lévy par Benoît Bréville 

je ne saurais trop approuver ce genre d’article qui démystifie BHL, le pire est quand ce soutien des néonazis ukrainiens se fait passer pour le défenseur du judaïsme et le pourfendeur de l’antisémitisme… Ce type est tout au plus un agent de la CIA et un faux intellectuels et vrai bouffon (note de danielle Bleitrach)

La « passion rouge-brune » de Bernard-Henri Lévy

 

Bernard-Henri Lévy est revenu tout ébahi de la soirée de gala donnée par l’ambassadeur de France à Copenhague début février (1). Le « pays de Kierkegaard », comme il nomme prosaïquement le Danemark, est aussi le « pays du roi Christian », qui refusa de faire porter l’étoile jaune aux Juifs pendant la seconde guerre mondiale, mais également celui « des aviateurs de la guerre de Libye » venus prêter main forte aux troupes de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) en 2011. Un Etat symbole de la « réconciliation de la liberté et de l’égalité ».

Hélas, un nuage assombrit le ciel de cette merveilleuse contrée : depuis le mois de novembre, les Danois s’opposent à ce que la banque américaine Goldman Sachs, l’une des principales responsables de la crise des subprime en 2008, entre au capital de la compagnie nationale d’énergie, Dong Energy. Malgré une pétition ayant recueilli plus de deux cent mille signatures (soit un habitant sur trente) et de multiples rassemblements, le projet a été approuvé par le Parlement le 30 janvier, entraînant la démission des six ministres socialistes qui formaient l’aile gauche de la coalition gouvernementale. L’établissement new-yorkais contrôlera donc 19 % des parts de la société d’Etat et disposera d’un droit de veto sur des décisions stratégiques.

« On a beau dire et répéter qu’il s’agit d’une prise de participation minoritaire. On a beau rappeler, et rappeler encore, que Goldman Sachs était le mieux-disant en termes de savoir-faire autant que d’investissement. Rien n’y fait », déplore « BHL », qui ne voit dans le mouvement de contestation qu’un « déferlement d’antiaméricanisme » teinté d’une « passion rouge-brune ». S’opposer aux desiderata de Goldman Sachs témoignerait donc d’un antisémitisme latent…

Rien à voir avec l’Ukraine, où le philosophe français séjournait quelques jours avant ses agapes danoises. « Je n’ai pas vu de néonazis, je n’ai pas entendu d’antisémites [parmi les protestataires de la place Maidan] », affirmait-il à un journaliste d’Euronews (9 février 2014). « J’ai entendu au contraire un mouvement incroyablement mûr, incroyablement déterminé et très profondément libéral. » La présence en son sein de membres du parti d’extrême droite Svoboda — dont le drapeau flottait pourtant sous ses yeux durant son allocution sur place — et de son concurrent encore plus droitier Praviy Sektor (lire « En Ukraine, les ultras du nationalisme ») lui a donc totalement échappé. Une cécité qui se comprend : à Kiev, les manifestants ne luttent pas contre une grande banque d’affaires, mais pour « revivifier le rêve européen ».

Benoît Bréville

 

La réflexion du jour: ne négligeons pas les symboles! mais agissons dans l’union…

Les médias ne parlent que de ça: ils ont osé venir à l’assemblée sans cravate… certains camarades disent qu’ils s’en foutent… Pourtant les symboles en politique, l’art de faire parler de soi pour mener une politique audacieuse, ce n’est pas indifférent. Souvenez-vous de Tsipras, lui aussi ne supportait pas les cravates et défiait Bruxelles… Je me souviens encore de Mélenchon et Clémentine Autain défilant en chantant : « il a de la classe notre Tsipras »… Entre la subversion des codes vestimentaires de l’Assemblée nationale et la lutte des classes il y comme une distance, pour la combler, il faudra l’union de tous, des syndicats, des militants et même celle des députés FI et PCF.  .

Alexis Tsipras, le leader de la gauche radicale grecque et chef de file des anti-austérité, est nommé Premier ministre à 40 ans. Portrait de cet homme,…

Rencontre hier à la bourse du travail à Paris organisée par le journal Fakir et le SNJ-CGT. La France insoumise (François Ruffin) et le PCF (André Chassaigne) regonflés	: «	Des ordonnances, oui, mais, contre la finance	!	» Magali Bragard

Rencontre hier à la bourse du travail à Paris organisée par le journal Fakir et le SNJ-CGT. La France insoumise (François Ruffin) et le PCF (André Chassaigne) regonflés : « Des ordonnances, oui, mais, contre la finance ! » Magali Bragard

De la rue à l’Hémicycle, les députés PCF et FI, qui devraient mener des batailles communes grâce à un « comité de liaison », ont fait leur rentrée hier. Une résistance à Macron.

FRANCE24.COM|DE FRANCE 24
 
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Publié par le juin 28, 2017 dans actualités, humour