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Archives de Catégorie: humour

La Suisse propose de faire naviguer l’«Aquarius» sur le lac Léman pour faciliter le rapatriement des exilés fiscaux de la France vers la Suisse

Un groupe de banquiers suisses lance un appel au gouvernement helvétique pour faire naviguer l’« Aquarius » sur le Lac léman afin de faciliter le rapatriement des exilés fiscaux français qui risquent chaque jour leur vie pour tenter de venir se réfugier en Suisse.

La Suisse n’a pas de mer mais elle possède le lac Léman. Et justement, la confédération helvétique serait en mesure d’offrir un pavillon humanitaire à l’Aquarius, le navire de SOS Méditerranée qui a sauvé près de 30 000 personnes depuis février 2016, date de sa première mission.

Fort de son expérience, l’équipage du bateau actuellement bloqué à Marseille, pourrait ainsi venir en aide aux nombreux exilés fiscaux français qui risquent chaque jour leur vie pour traverser le lac Léman afin de venir se réfugier en Suisse, pays dont la réputation n’est plus à faire concernant le doux climat fiscal réservé à ses habitants.

Un groupe de banquiers estiment que remorquer le navire Aquarius jusqu’au lac Léman et lui accorder le pavillon suisse honorerait la tradition fiscale suisse. « Au-delà de toute polémique, de toute analyse partisane, ajoutent-ils, faire ce geste permettrait de rappeler que ce qui compte avant tout, c’est le patrimoine financier des exilés. Laisser des gens être saignés par l’administration fiscale française n’est pas une solution. »

Le Conseil fédéral devra se prononcer sur le sujet avant la fin novembre. En attendant, l’Aquarius est toujours à quai à Marseille.

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Publié par le octobre 10, 2018 dans humour, INTERNATIONAL, SOCIETE

 
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Publicité soviétique pour machine à laver automatique : « le mari attentionné est sympa mais la machine à laver automatique est encore plus belle », 1981

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Arguments stupéfiants

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La présidente de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale dénonce une « politisation » « contraires à la recherche de la vérité.

Affirmation triplement étonnante de la part d’une député:

1) la politique serait donc contraire à la vérité?

2) une commission de l’Assemblée nationale ne devrait pas faire de politique, quelle serait donc sa spécificité par rapport à une enquête administrative et à une enquête judiciaire?

3) dans quelle catégorie faut-il classer Monsieur Macron ne daignant s’adresser qu’à sa majorité?  Serait-il donc l’illustration du bien savoir penser en terme de « dépolitisation » ou de recherche de la  « vérité »selon les députés d’En marche? parce qu’il élimine la contradiction ? dans les termes mais pas dans les faits…

les mots ont-ils un sens?

Stupéfiant par exemple?

Ecrasant… ils vaincront toujours disent les petites gens qui parlent de « l’affaire », on entend ça de plus en plus souvent surtout de la part de ceux qui ont entre trente et quarante ans..

il y a des choses plus importantes dit cet homme jeune chargé de famille, moi j’ai pas le temps, ma famille a besoin de moi!

Il est trop occupé à faire face la tête sur le guidon…

« Vous les communistes, vous êtes partiaux! » me répond cet universitaire passé du col mao au rotary club à cause de son épouse qui travaille dans le privé : : » tu as raison! » lui ai-je répondu, le système Macron, ce qui se passe à la commission des lois c’est la méthode pour en finir avec les retraites, la fonction publique, la sécurité sociale, tout ce qui a été mis en place par les communistes à la libération, qui a été payé par le sang de leurs militants… Alors tu es cohérent, Macron a raison de vouloir te libérer non seulement des communistes partiaux mais des conquis sociaux… C’est logique…

entre celui qui se dit qu’il n’a pas le temps, pas le pouvoir et que s’il ne bouge pas, les pires emmerdements l’éviteront peut-être et celui qui a plus ou moins le sentiment d’appartenir à une élite chérie de macron…

Stupéfiant comme l’opium du peuple? Jusqu’à quand?
Danielle Bleitrach
 
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Publié par le juillet 27, 2018 dans humour, POLITIQUE

 

Macron : misère de l’imbecilité technocratique ou la métaphysique républicaine sacrificielle du profit

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Thomas Mann a écrit : » il y a plusieurs sortes d’intelligences dont la bêtise n’est pas la moindre. » Et qui a vécu l’expérience d’un bureaucrate borné ayant  décidé de faire votre malheur, peut effectivement considérer que ce type d’individu possède une efficacité redoutable dans l’art  d’exercer un pouvoir minable. Donc cela dépend de la définition de l’intelligence, mais s’il s’agit d’adaptation, c’est indéniable.  Ce constat peut être renversé, et on peut tout aussi bien affirmer qu’il y a mille sortes de bêtises dont une certaine intelligence n’est pas la moindre manifestation. L’intelligence du technocrate au service du capital peut a contrario prendre  toutes les apparence de la limitation de  l’entendement face à la réalité. Macron se dévoile de plus en plus comme une assez bonne illustration de ce type  de pensée.

Il vient en effet de faire une nouvelle déclaration qui témoigne de son caractère décidemment « hors sol ». La journaliste Sonia Devilliers dans l’instant M sur France inter le 4 mai,  est revenue sur le nouveau documentaire de Bertrand Delais, consacré au président de la République (c’est son troisième): Emmanuel Macron, la fin de l’innocence. Il a pu réaliser plusieurs interviews avec le chef de l’Etat; Sonia Deviliers a en diffusé en avant première quelques extraits.

Ainsi, pour étayer son propos, selon lequel « le sacrifice du colonel Bertrame ça, c’est la France», le fondateur de La République en marche a  pilonné ceux qui contestent sa politique de réformes, et il l’a fait en utilisant un discours  pour le moins révélateur de ses incapacités. Par parenthèse, ce caractère « hors sol » est souvent partagé par ses thuriféraires journalistes, qui ne voient pas plus malice que lui dans des déclarations,  pourtant scandaleuses pour un nombre grandissant de gens ordinaires(1)..

«Les gens qui pensent que la France c’est une espèce de syndic de copropriété où il faudrait défendre un modèle social qui ne sale plus, une République dont on ne connaît plus l’odeur et des principes qu’il faiu bien d’évoquer parce qu’on s’est habitué à eux, et qui pensent que, en quelque sorte, le summum de la lutte, c’est les 50 euros d’APL, ces gens-là ne savent pas ce que c’est que l’histoire de notre pays. L’histoire de notre pays, c’est une histoire d’absolu, c’est ça la France», a-t-il déclaré.

En ce jour ,où était célébré la naissance de karl Marx, il y a deux cent ans, on ne peut pas s’empêcher  de penser à l’actualité du penseur Révolutionnaire, ne serait-ce que la manière dont il n’aurait pas manquer d’ironiser  sur pareils propos. Il suffit de relire misère de la philosophie qui répond à Philosophie de la misère de Proudhon, en dénonçant « la métaphysique de l’économie: »

« Certes, le langage de Ricardo est on ne peut plus cynique. Mettre sur la même ligne les frais de la fabrication des chapeaux et les frais de l’entretien de l’homme, c’est transformer l’homme en chapeau. Mais ne crions pas tant au cynisme. Le cynisme est dans les choses et non dans les mots qui expriment les choses. Des écrivains français, tels que MM. Droz, Blanqui, Rossi et autres, se donnent l’innocente satisfaction de prouver leur supériorité sur les économistes anglais, en cherchant à observer l’étiquette d’un langage “ humanitaire ”; s’ils reprochent à Ricardo et à son école leur langage cynique, c’est qu’ils sont vexés de voir exposer les rapports économiques dans toute leur crudité, de voir trahis les mystères de la bourgeoisie.

Si l’Anglais transforme les hommes en chapeaux, l’Allemand transforme les chapeaux en idées. L’Anglais, c’est Ricardo, riche banquier et économiste distingué; l’Allemand c’est Hegel, simple professeur de philosophie à l’Université de Berlin. »

Effectivement, Macron, dans son intelligence absconse,  manifeste une extraordinaire  capacité à opérer la synthèse de toutes les tares du discours  bourgeois des  nations européennes les plus « développées » que sont l’Angleterre, l’Allemagne  et la France.   D’abord  l’innocent cynisme dans les mots – et dans les choses de sa politique-  mis à révéler les mystères de l’avidité capitaliste  comme le ferait, selon Marx, Ricardo, un riche et distingué banquier anglais se piquant d’économie.  Comme pour ce dernier, le commis du  banquier devenu président,  aurait  tous les droits à  traiter les autres comme des objets que l’on vend et on achète, « des chapeaux ». . Mais dans le même temps, le même Macron  s’exalte sur le mode de  l’idéalisme allemand de Hegel, qui au contraire transforme  les hommes en  idées, pour hypostasier l’Etat dont il est l’incarnation, en référence au   » sacrifice » supposé d’un gendarme. Ce terme de sacrifice à connotation religieuse, comme l’agneau de dieu révèle simplement la nature moutonnière qui est attribué au  héros. La famille du colonel a insisté sur le fait qu’il n’y avait pas eu « sacrifice » mais exercice d’une profession dans le service public avec l’espérance d’être plus aprte à affronter un criminel qu’un citoyen ordinaire. sa mort n’a rien d »un « sacrifice », elle témoigne effectivement d’une concetion élevée du service de la nation. Alors même que Macron  démantèle ce service public, le président « des riches » se croit obligé de l’hypostasie en absolu. ce qui lui permet  d’opposer  l’ idée « Français » à la trivialité des gueux qui se plaignent d’être saignés de 50 euros, Le tout avec la propension française à ne maitriser ni l’économie, ni la philosophie et donc à exiger l’étiquette d’un langage « humanitaire »convenant aux idéaux républicains (2),. Et nous voici avec une République « en marche » dont  Macron affirme d’autant plus le caractère idéal qu’on détruit ce qui la fonde, l’égalité, la liberté et la fraternité, l’énigme de la citoyenneté considérée comme égalitaire alors mêmes que sont aggravées les conditions de l’inégalité, de la contrainte et de la violence.. Ignorer que 50 euros c’est beaucoup pour des gens qui le 15 du mois se demandent comment ils vont nourrir leur famille. ou encore qu’ une femme de ménage à Marseille, non déclarée travaille 5 heures pour 50 euros et proclamer la mesquinerie de ceux qui se plaignent est déjà une forme subtile d’imbécilité . Mais opposer à cette réalité, dont on ne peut faire abstraction que dans l’imagination d’un nanti,  « le sacrifice du colonel Beltrame », c’est y compris caricaturer ce dernier pour ldonner prétexte à une exaltation un tantinet hystérique d’idéalisme technocratique. auquel périodiquement le président paraît céder    Macron se veut lexpression la plus haute d’une République idéale où « l’homme » accepte tous les « sacrifices » qu’exige de lui le profit capitaliste confondu avec le destin national

danielle Bleitrach

.(1) Au titre de ce que peuvent affirmer  certains éditorialistes, il faut citer Laurent  Joffrin (de son vrai nom Laurent Mouchard ce qui ne s’invente pas) qui a dit « quand le ministère de l’intérieur déclare que la manifestation de la fête à Macron a été financée par le Venezuela, je n’ai aucune raison de mettre sa parole en doute ».

(2) La manière dont Hollande critique Macron est une assez bonne manifestation de la façon dont on peut être vexé de voir la politique au service des « riches » exposée dans toute sa crudité. Non seulement il lui a pris sa place mais révèle au grand jour « le mystère » de son « socialisme ».

 
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Publié par le mai 6, 2018 dans humour, POLITIQUE

 

The independant : Jeremy ‘Staline’ Corbyn a vraiment des explications à présenter  maintenant puisqu’il est clair qu’il a donné des informations sur le petit-déjeuner de Margaret Thatcher aux espions tchèques

La stratégie conservatrice pour reconquérir le soutien de l’opinion  est d’essayer de convaincre les gens que le leader travailliste soutient un régime auquel il s’est toujours opposé et qui n’existe plus, ce qui, à mon avis, est admirable démontre l’article. personnellement je noterai à quel point le personnage de « Staline » mort il y a 63 et l’URSS, tombée il y a plus de vingt ans sont des épouvantails pour les conservateurs. Ils ont fait un portrait et dès qu’ils ont un ennemi ils affirment qu’il ressemble au portrait. (note et traduction  de danielle Bleitrach)

C’est une période passionnante pour le journalisme, car ils se sont tous jetés sur l’histoire rapportée par plusieurs journaux qu’a été la révélation que Jeremy Corbyn a donné des secrets à un espion tchèque en 1986, bien qu’il n’y ait aucune preuve. Donc, il semble enfin que ces publications soient libres d’imprimer des histoires sans se soucier de l’ancienne restriction selon laquelle il devait y avoir un soupçon qu’elles pourraient être légèrement vraies d’une certaine manière.

Cela signifie que je peux révéler Corbyn a également donné des secrets à Napoléon, et lui a envoyé des photos de sa  bite pour entretenir son moral la nuit avant la bataille de Waterloo.

Et il a dit à Godzilla tous les meilleurs bâtiments à  écraser quand il était député pour la circonscription du Japon. Je l’ai vu écrit au verso d’un dépliant de quelqu’un a franchi à la porte d’une entreprise qui nettoie les caniveaux. Et je suis prêt à laisser le Daily Mail pour 50 000 £, parce que je crois en une presse libre.

 La seule preuve que Corbyn a donnée des secrets d’Etat est le récit de l’ancien espion tchèque Jan Sarkocy, qui a dit qu’il s’était approché de Corbyn et qu’il l’avait trouvé « facile … son comportement est réservé et courtois ».

Cela le règle. Quiconque a rencontré quelqu’un de Tchécoslovaquie en 1986 aurait dû être anxieux et laisser tomber son pantalon en disant: «Ta mère est une putain!», si par hasard, il avait affaire à un espion. Mais c’est ce que n’a pas fait  Jeremy « Staline » Corbyn.

Sarkocy s’est également rendu à une réunion à laquelle Corbyn parlait, et Sarkocy « a demandé une livre pour rembourser son voyage ». Le dossier ne précise pas si Corbyn lui a donné la livre, mais le résultat le plus probable est Corbyn a déclaré: «Pour compenser le coût de votre billet de métro, je vais vous donner les coordonnées de toutes les frégates de notre marine, qui m’ont été remises ce matin par Norman Tebbit.  »

Sarkocy affirme que son contact lui a donné des informations telles que « ce que Thatcher avait pour le petit déjeuner, et quels vêtements elle comptait porter chaque jour ».

Ce n’est pas surprenant, car à l’époque Jeremy Corbyn était un député activiste de gauche peu connu qui parlait tous les jours de son mépris pour Thatcher. Naturellement, il était la seule personne à laquelle Thatcher avait confié des informations sur ce qu’elle prenait pour le petit-déjeuner et sur ce qu’elle porterait le lendemain.

Elle l’appelait souvent et disait: «Jeremy, les syndicats détruisent les affaires britanniques et je vais les écraser. Incidemment, j’ai eu un œuf à la coque ce matin avec une pincée de sel, et demain je porterai une jupe turquoise assortie à mon sac à main. Oh, et je ne vois pas pourquoi je devrais payer pour cet appel, alors je peux avoir une livre?  »

C’est également la raison pour laquelle la page de mode du quotidien communiste des travailleurs tchèques publiait  régulièrement des renseignements concernant le fait que Margaret Thatcher portait un pantalon lors d’une réunion du cabinet la veille .

L’intégralité des documents de la police secrète tchèque de l’époque ont été publiés, et Corbyn n’a donné aucune information, il est donc raisonnable que les membres du cabinet aient insisté sur le fait que «Corbyn a apporter des réponses aux  questions».

Mais comme aucun d’entre nous n’a été soumis à un tel examen, cela signifie que tout le monde a encore plus de questions à répondre. Cette semaine, un autre tabloïde pourrait révéler « June Taylor, un fleuriste de Leicester dont nous avons choisi le nom au hasard sur Facebook, aurait informé  quelqu’un de la Pologne communiste sur les jacinthes achetées par Geoffrey Howe en 1986. Nous disons: » Venez iciTaylor, vous avez des questions à répondre!  »

Parmi ses preuves, Sarkocy a également affirmé avoir organisé un énorme concert pop à Wembley dans les années 1980, peut-être Live Aid, bien que personne ne se souvienne de lui, et c’est ce genre de détail qui rend son témoignage d’autant plus fiable. Tout le récit est construit sur ce mode: « J’ai rencontré Jeremy Corbyn dans un pub à Camden et lui ai demandé s’il aimerait un croustillant. Au fait, mon père a inventé le fromage. J’ai la plus grande collection de zèbres au monde. Corbyn a pris le croustillant, mais quand je lui ai dit qu’il a coûté une livre, il l’a rendu. Je l’avais eu avec Nancy Reagan à l’époque. Elle aime le fromage et l’oignon.  »

A partir de cela, le ministre de la sécurité a annoncé que Corbyn était un traître, le comparant à Kim Philby, qui a remis des secrets militaires aux Russes. Parce que les cambrioleurs tchèques pourraient facilement dire, « Aha, de son commentaire sur le fait qu’il ne peut pas vous donner une livre, nous pouvons déduire les codes pour leurs ogives nucléaires, et que mercredi matin, Margaret Thatcher avait déjeuné une saucisse.  »

Un surcroît  de preuves que nous devrions prendre cette histoire extrêmement au sérieux est le fait que les journaux montrent que des espions ont également essayé de recruter le député travailliste Ron Brown, « mais ont abandonné car ils ne pouvaient pas comprendre son accent écossais ».

C’est exactement la même chose qu’un roman de John le Carré, n’est-ce pas? « Sarkocy s’est précipité à bout de souffle dans le Présidium du Politburo et a hoqueté » Camarades, Le Faucon a délivré un message. Il dit: ‘Hynggyr och nekngr ahoo le noo d’ailleurs.’ Le Christ sait ce que cela signifie.  »

Mais l’essentiel est que même s’ils l’ont inventé, Corbyn a soutenu le régime communiste, ce que vous pouvez dire par la façon dont il a présenté des motions pour défendre les personnes persécutées par ce régime, et a parlé et fait campagne contre ce régime.

Cela suggère que la stratégie conservatrice pour reconquérir le soutien est d’essayer de convaincre les gens que le leader travailliste soutient un régime auquel il s’est toujours opposé et qui n’existe plus.

Cela vaut tellement plus que d’enquêter sur des politiciens qui ont vraiment rencontré de vrais représentants de pays qui s’opposent à nos valeurs. Quand les politiciens conservateurs rencontraient des représentants de régimes qui s’opposaient à nos valeurs, comme le Chili militaire ou l’apartheid sud-africain ou l’Arabie saoudite dictatoriale, ils n’étaient jamais amicaux ou courtois, comme je suis sûr que les journaux révélaient .

 

Un musée décroche un tableau de femmes nues pour lutter contre le sexisme

  1. Comment à partit d’une revendication juste, celles de femmes qui ont besoin comme tout un chacun et plus que d’autres d’avoir un boulot de ne pas y subir les pressions du petit chef, les mises en demeure, ce qui peut aller jusqu’au renvoi, bref le viol légalisé par la position d’autorité et l’exploitation ordinaire en est-on arrivé à de telles niaiseries? On rejoint les pruderies victoriennes qui se combinent si bien avec l’usage du bordel, celle où on finissait par draper les guéridons pour ne pas voir leurs jambes? Il y a là un dévoiement qui interroge les canaux de la revendication émancipatrices dans notre société. (note de Danielle Bleitrach)

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/ Jeudi 1 février 2018 à 16:3328

Hylas et les nymphes de John William Waterhouse. Photo © TOM JERVIS via Flickr CC License by

Politiquement correct. A la place, le musée anglais invite ses visiteurs à écrire leur position sur des petits papiers.

La Manchester Art Gallery, un musée anglais, a décidé de décrocher le tableau « Hylas et les nymphes », peint par le Britannique John William Waterhouse au XIXème et représentant des femmes nues en train de se baigner, pour lancer un débat sur le sexisme, rapporte Slate.

A la place, une feuille explicative indique désormais : « Cette galerie présente le corps des femmes soit en tant que « forme passive décorative » soit en tant que « femme fatale ». Remettons en cause ce fantasme victorien ! Cette galerie existe dans un monde traversé par des questions de genre, de race, de sexualité et de classe qui nous affectent tous. Comment les œuvres d’art peuvent-elles nous parler d’une façon plus contemporaine et pertinente ? »

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Dans le cadre de ce débat, les visiteurs sont invités à rédiger leur opinion sur la représentation des femmes en peinture sur des petits papiers puis à les coller. Mais pour l’instant, ils en ont surtout profité pour exprimer leur mécontentement et accuser le musée de « censurer » sous prétexte de « contextualiser ». Une pétition a même été signée par plus de cent personnes, qui réclament le retour du tableau et dénoncent une « censure politiquement correcte ».

La peinture préraphaélite est exposée dans une salle intitulée « Recherche de la beauté », qui rassemble des œuvres représentant de nombreuses femmes dénudées. « Or pour Clare Gannaway, la conservatrice à l’origine de cette initiative, le titre est gênant car il s’agit seulement d’artistes hommes qui s’intéressent à des corps de femmes », précise Slate.

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La conservatrice militante explique même que le mouvement féminin #MeToo a influencé sa décision. Plus surréaliste encore, le retrait du tableau se veut une performance artistique. En attendant, les reproches fusent. Même le critique d’art du quotidien britannique progressiste The Guardian, Jonathan Jones, a raillé cette initiative, qualifiée de « geste stupide ».

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Publié par le février 3, 2018 dans femmes, humour, medias, mon journal, peinture, POLITIQUE

 

The New york Times: Emmanuel Macron sera encore un autre président français raté Par CHRIS BICKERTON

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Le président français Emmanuel Macron s’exprimant au Palais de l’Élysée à Paris cette semaine. Créditphoto par Etienne Laurent

Le président français Emmanuel Macron est le nouveau gendarme du libéralisme. Salué comme la réponse à la vague populiste européenne, il a ravivé la diplomatie française en affrontant le président Trump et le président russe Vladimir Poutine. « La méthode Macron », un groupe de réflexion européen de premier plan surgi récemment , est la nouvelle Troisième Voie, se faufilant entre entre la technocratie et le populisme.

Chez nous en France, c’est une histoire très différente. Un sondage récent a révélé que la popularité de M. Macron a chuté de 14 points en août, après une chute de 10 points en juillet. Seulement 40% des personnes interrogées ont déclaré être satisfaites de la performance du président.

To be fair, Mr. Macron never had much popular support to begin with. In the first round of the presidential election in April, when the vote was split among four main contenders, he won just under 24 percent. (By comparison, François Hollande received 28 percent of the vote in the first round in 2012. Nicolas Sarkozy won 31 percent in 2007.) Mr. Macron won the second round handily, but only because he was the lesser-evil candidate in the runoff — his competitor was Marine Le Pen, the leader of the far-right populist National Front party.

L’arithmétique électorale explique seulement une partie du problème. La popularité de M. Macron souffre de quelque chose de plus fondamental: le macronisme. Tout son projet politique a été trop centré sur sa personnalité. Une grande partie de son appel provient de sa jeunesse, de son dynamisme, de sa beauté et de ses talents oratoires. Cette approche hyper-personnalisée comportait toujours le risque qu’une fois que son charme disparaîtrait, il ne resterait plus rien à se mettre sous la dent pour ses partisans, ce qui est exactement ce qui se passe.

Depuis son entrée en fonction, M. Macron a heurté  beaucoup de monde en essayant de retrouver la grandeur de la présidence. Dans une phrase qui pourrait lui rester fidèle jusqu’à la fin de son mandat, il a dit qu’il voulait faire de la présidence plus «jupitérienne», en se comparant au puissant dieu romain Jupiter, qui régnait sur les cieux. Quand il a réuni le Sénat et le Parlement au palais de Versailles et leur a parlé de ses ambitions pour la présidence, beaucoup en France ont été  hérissé les connotations monarchiques.

Cette attitude arrogante au sujet du pouvoir a détruit l’image anti-establishment et arriviste que M. Macron a cultivée pendant la campagne. La plate-forme post-idéologique sur laquelle il a commencé à se révéler pour ce qu’il est réellement: le vide au cœur de son projet politique.

Les deux grands objectifs de M. Macron sont la fixation sur l’économie et la fixation sur l’Europe. Il est même allé jusqu’à qualifier sa politique économique de « révolution copernicienne », mais il ne fait que pousser la France un peu plus loin sur la voie de la déréglementation du marché du travail et de l’austérité fiscale, une voie bien empruntée par d’autres pays.

Le nouveau président se dit déterminé à faire de la France une «start-up nation», empruntant le langage insipide de la Silicon Valley. Cela lui a valu le soutien de capital-risqueurs et de milliardaires technologiques mais n’a pas encore convaincu le grand public français. Le contrat social libertaire de la Silicon Valley, avec son attitude cavalière envers l’inégalité, est mal à l’aise avec une population élevée dans les traditions social-démocrates d’après-guerre en France.

Son objectif principal est de réduire le taux de chômage de la France qui, aux environs de 10%, reste obstinément élevé. Il espère le faire en réformant le code du travail . L’une des nouvelles mesures consiste à plafonner les dommages-intérêts que les tribunaux peuvent accorder aux travailleurs qui dénoncent un licenciement  injustifié, mesure qui vise à donner aux employeurs davantage confiance dans l’embauche. Une autre permettrait aux entreprises de moins de 50 salariés de négocier des contrats sans passer par des syndicats. L’extrême gauche française a qualifié cela de « coup d’État social », mais le président a pris soin de ne pas céder complètement au lobby des affaires.

Ce qui compte vraiment, c’est le point final. Toute baisse soutenue du chômage en France serait la bienvenue, mais les expériences d’autres pays suggèrent qu’elle se fait au prix de nouvelles inégalités. En Allemagne, les réformes du marché du travail ont entraîné une prolifération de «mini-jobs», un travail à temps partiel légèrement réglementé qui a pris la place des emplois à temps plein dans certains secteurs. Dans le marché du travail fortement déréglementé de la Grande-Bretagne, des niveaux d’emploi record coexistent avec une faible productivité, une stagnation des salaires et une prolifération de contrats à court terme. Est-ce le futur que veut la France?

Depuis le boom économique des années 1950 et 1960, le capitalisme en Europe n’a plus été suffisamment dynamique pour combiner des niveaux d’emploi élevés et des gains matériels à long terme pour les masses. Aujourd’hui, les choix impliquent des compromis douloureux. Les politiques économiques de M. Macron favorisent les employeurs par rapport aux travailleurs et détruisent ce qui reste de l’État-providence français.

Mais craignant de donner à son programme un contenu politique réel, le président termine ses réformes sous le drapeau européen. Il dit aux électeurs français que s’ils font ces sacrifices à la maison, le reste de l’Union européenne – en particulier l’Allemagne – les prendra au sérieux et donnera à la France une meilleure place.

Les plans européens de M. Macron comprennent un ministre du budget et des finances commun pour la zone euro. Ses idées ont reçu un accueil  chaleureux de Berlin, et certains signes montrent qu’un tel accord pourrait être possible après les élections fédérales allemandes du 24 septembre. Mais si la chancelière Angela Merkel gagne, son mandat ne sera pas pour une union fiscale européenne où l’allemand les recettes fiscales sont placées dans un pot commun européen. Elle n’a donné son appui qu’à une version très modeste de ce que propose M. Macron. La récompense pour tout le sacrifice de la France à la maison sera médiocre – et le président ne sera sûrement pas plus populaire qu’il ne l’est maintenant.

Le succès de M. Macron à l’élection présidentielle de juin a ébranlé le paysage politique moribond de manière profonde et durable. Pour cela, il mérite des remerciements. Mais en tant que projet politique, le macronisme n’est guère plus que de la rhétorique et de l’orgueil, soutenus par des politiques néolibérales conventionnelles. Pour l’instant, M. Macron est toujours le chéri de l’élite libérale mondiale, mais son impopularité croissante nous donne une meilleure image de ce qu’il a à offrir.