“Les États-Unis ont rencontré des comploteurs vénézuéliens”, titre ce lundi 10 septembre The New York Times pour son édition internationale. D’après le quotidien, un coup d’État aurait été envisagé par le gouvernement américain avec l’aide d’opposants politiques locaux : “L’administration Trump a organisé, au cours de cette année, des réunions secrètes avec d’anciens officiers militaires rebelles du Venezuela. Ils auraient envisagé des stratégies pour renverser le président Nicolás Maduro, selon des responsables américains et un ancien commandant militaire vénézuélien qui ont participé aux pourparlers.”

La source du journal a revendiqué l’anonymat, par peur de représailles dans son pays. Cependant, elle serait inscrite “dans la propre liste du gouvernement américain de responsables corrompus au Venezuela”. Lui et d’autres membres de l’appareil de sécurité vénézuélien “sont accusés […] d’une série de crimes graves”, ce qui aurait dissuadé Washington. L’éventualité d’une ingérence américaine au Venezuela s’est dissipée après “une récente répression qui a conduit à l’arrestation de douzaines de complices”.

Même si les plans ont échoué, la tentative américaine pourrait avoir d’importantes répercussions en Amérique latine, analyse The New York Times : “La volonté de rencontrer à plusieurs reprises des officiers comploteurs désireux de renverser un président de l’hémisphère Sud pourrait avoir des conséquences politiques contre-productives.”