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Archives de Catégorie: Amérique latine

Brésil. La Cour suprême rouvre le dossier Lula

 

Après les révélations sur la partialité des magistrats qui ont présidé à l’incarcération de l’ancien chef d’État, la Cour suprême réexamine sa demande de libération. La preuve de l’usage illégitime du droit pourrait-elle conduire à de nouvelles élections ?

Bien qu’atteinte dans ses fondements, la démocratie brésilienne bouge encore. Après les révélations du site d’investigation The Intercept sur la partialité de l’enquête instruite contre Luiz Inacio Lula da Silva, la Cour suprême a décidé, lundi, de rouvrir le débat sur la demande de libération de l’ancien président. En avril dernier, les juges du Tribunal supérieur de justice (STJ) ramenaient la peine du dirigeant de gauche de douze à huit ans et dix mois de prison, mais la demande de libération avait, quant à elle, été rejetée. La présidente du Parti des travailleurs (PT), Gleisi Hoffmann, pointait alors : « Le STJ se borne à de pures formalités pour ne pas examiner le fond et absoudre Lula, mais, pour la première fois, une cour supérieure a pointé les abus du juge Sergio Moro » qui a orchestré la cabale contre Lula dans le cadre de l’opération « Lava Jato » (lavage express) et l’a condamné, en janvier 2018, pour corruption et blanchiment d’argent.

Il sera justement question de ces abus, le 25 juin prochain. Le juge Mendes décidera alors de débattre du second recours déposé par les avocats de l’ancien métallurgiste sur « l’impartialité » de Sergio Moro, désormais ministre de la Justice du président d’extrême droite, Jair Bolsonaro. Lors de l’énoncé du verdict, le magistrat avait lui-même reconnu fonder sa condamnation sur ses seules « convictions » et non des preuves formelles.

« Le procès contre Lula démontre sa nullité absolue »

Les messages privés échangés entre Sergio Moro et les procureurs sur des messageries cryptées, et divulgués dimanche par The Intercept, confirment l’absence d’éléments tangibles dans ce dossier. Ressort également la volonté d’empêcher Lula de revenir dans le jeu politique et de concourir à une présidentielle où il partait largement favori.

Les conversations fournissent de nombreux autres exemples d’abus de pouvoir. Entre les deux tours de l’élection, le juge de la Cour suprême, Ricardo Lewandowski, autorisait, conformément à la loi, le journal Folha de Sao Paulo à interviewer Lula depuis sa prison. Les procureurs responsables de son incarcération se sont pourtant mobilisés pour bloquer cette décision, de peur que l’entretien ne fasse pencher la balance en faveur de Fernando Haddad, qui s’était substitué à Lula comme candidat du PT.

En mars 2016, le juge Moro divulguait également à la presse des écoutes téléphoniques illégales d’une conversation entre l’ancienne cheffe de l’État, Dilma Rousseff, elle-même destituée par un coup d’État judiciaire en 2016, et Lula, afin d’empêcher que ce dernier ne soit nommé ministre. Des écoutes que seule la Cour suprême aurait pu ordonner. Quelques mois plus tard, le président putschiste Michel Temer nommait deux ministres faisant l’objet de poursuites judiciaires sans que le Tribunal suprême fédéral n’intervienne. L’inégalité de traitement est alors flagrante.

Partant, l’utilisation illégitime du droit pour tronquer l’élection suffira-t-elle pour ouvrir une procédure contre l’actuel ministre de la Justice ? « Le procès contre Lula démontre sa nullité absolue », soutenait, hier, Pedro Serrano. Ce professeur de droit constitutionnel de l’université catholique de Sao Paulo demande « le retrait de ces procureurs » afin de garantir le retour à l’État de droit. La gauche brésilienne, qui réitère sa demande de libération immédiate de l’ancien président, en profite pour souligner l’illégitimité du gouvernement actuel. D’aucuns concluent que seul un retour aux urnes permettrait au Brésil de retrouver sa dignité face à l’histoire.

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Publié par le juin 13, 2019 dans Amérique latine, INTERNATIONAL

 

La Chine annonce un blocus économique aux États-Unis

en provenance de Cuba qui est pour le moins satisfait de voir les USA soumis à leur tour à un blocus (note de Danielle Bleitrach)

Résumé pour l’Amérique latine *, 12 juin 2019.

Il y a quelques heures, après la clôture de la Bourse de Shanghai par le lancement triomphal des Contrats pour l’Avenir du Pétrole en Petro Yuans, en réponse aux sanctions douanières de Donald Trump sur ses exportations, sur une chaîne nationale à diffusion mondiale, la porte-parole de la Chancellerie de la République Populaire de Chine, Hua Chun Ying, a déclaré ce qui suit :
« De hauts responsables des Etats-Unis affirment que « l’ère de la reddition commerciale de leur pays est arrivée à sa fin » mais ce qui est terminé, c’est leur intimidation économique sur le monde et leur hégémonie. Les Etats-Unis doivent respecter à nouveau le Droit International, ne s’arroger ni droits ni mandats extra-territoriaux, doivent réapprendre à respecter leurs semblables pour sauvegarder ainsi des relations diplomatiques et commerciales transparentes et non discriminatoires : la Chine et les Etats-Unis ont négocié dans le passé d’autres différends avec de bons résultats et les portes du dialogue sont ouvertes à condition que ce soit sur la base du respect et du bénéfice mutuels. Mais tant que persisteront ces nouveaux différends commerciaux, la Chine informe le Gouvernement des Etats-Unis d’Amérique et le monde entier, qu’elle imposera immédiatement, de façon réciproque et unilatérale, des droits de douane à 128 produits originaires des Etats-Unis. On commence aussi à envisager l’idée de cesser d’acheter de la dette publique étasunienne. C’est tout, très bonne nuit ! »
Les Chinois n’ont pas attendu 24 heures après le lancement du Yuan Or pour formuler ces menaces. Jamais auparavant, un fonctionnaire chinois n’avait menacé de réduire ou de cesser d’acheter des Bons Souverains Etasuniens, pas même à l’époque la plus chaude de la Guerre Froide. On attend la réaction de Trump et des patrons nord-américains que ces mesures affecteront énormément.
Celui qui a encore des doutes sur le changement d’époque et la limite historique que représente la date d’aujourd’hui, avec cette déclaration, ne peut plus en avoir : l’hégémonie nord-américaine est bien finie.
Traduction Françoise LOPEZ.
Source en espagnol :

 

* Source: Telesur

 
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Publié par le juin 13, 2019 dans Amérique latine, INTERNATIONAL

 

Rebondissement dans l’affaire qui éclabousse Lula au Brésil

L’ex-président brésilien Lula le 7 avril 2018.

Le site «The Intercept» a publié dimanche des informations explosives sur la manière dont les responsables de l’enquête anticorruption Lavage express ont tenté d’empêcher l’ex-président Lula de revenir au pouvoir

Les responsables de l’enquête anticorruption Lavage express au Brésil ont manoeuvré pour empêcher le retour de l’ex-président de gauche Lula au pouvoir l’an dernier, rapporte dimanche The Intercept. Le journal se base sur des fuites potentiellement explosives.

Le site d’investigation – cofondé par le journaliste américain Glenn Greenwald – a lancé ces accusations après avoir eu accès à un grand volume de messages privés échangés notamment sur Telegram entre les procureurs et le juge Sergio Moro, chargé de Lava Jato, et obtenus par «une source anonyme». Ce juge est aujourd’hui le ministre de la Justice du président d’extrême droite Jair Bolsonaro.

Lire aussi: La justice brésilienne allège la peine de l’ex-président Lula

«Alors qu’ils ont assuré longtemps qu’ils étaient apolitiques et motivés par la seule lutte anticorruption, les procureurs de Lava Jato ont en fait comploté entre eux sur les moyens d’empêcher le retour au pouvoir de Lula et de son Parti des Travailleurs», écrit le site.

Si leur véracité est établie, ces échanges battent en brèche la supposée nécessaire impartialité du juge Moro. Celui-ci aurait fourni des indications et conseils aux procureurs contre sa bête noire, l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva, qu’il avait condamné en première instance en 2017.

«Sérieux doutes»

D’autres messages révèlent aussi que les procureurs avaient eux-mêmes «de sérieux doutes sur des preuves suffisantes de la culpabilité de Lula» dans l’affaire de l’obtention d’un triplex en pot-de-vin. Cette affaire l’a finalement envoyé en prison, pour huit ans et 10 mois après une révision récente de sa peine.

Sa condamnation a empêché Lula, le favori des intentions de vote à l’époque, de se représenter à la présidentielle d’octobre dernier. Il n’a cessé de clamer son innocence et de se dire victime d’une machination politique destinée à l’empêcher de se présenter à un troisième mandat, après ceux de 2003 à 2010.

«Sortis de leur contexte»

Dans une réaction rapide, les responsables de Lava Jato se sont dits «sereins» face aux accusations selon lesquelles ils auraient agi dans l’illégalité. Ils déplorent avoir été «les victimes de l’action criminelle d’un pirate qui a mené des activités très graves contre le parquet, la vie privée et la sécurité de ses membres».

Le juge Moro a de son côté «déploré la non-identification de la source (…) responsable du piratage criminel des portables des procureurs» et le fait que le site «ne soit pas entré en contact (avec lui) avant la publication, ce qui est contraire aux règles de base du journalisme». Les messages illégalement obtenus ont été «sortis de leur contexte», se défend-il.

Ce n’est qu’un début, avertit le site

Sur le fond, il dément toute irrégularité dans son comportement lors de l’enquête tentaculaire qui a permis de mettre sous les verrous des centaines de responsables politiques et économiques en cinq ans, en relation avec un gigantesque réseau de pots-de-vin autour des marchés publics du groupe Petrobras.

«Les archives obtenues par notre site sur le Brésil sont parmi les plus importantes de l’Histoire du journalisme», a écrit dans un Tweet le cofondateur de The Intercept, Glenn Greenwald. «Elles contiennent des secrets explosifs sous la forme de chats, d’audios, de vidéos, de photos et autres documents» sur le procureur de Lava Jato, Deltan Dallagnol, le juge Moro et «un grand nombre de responsables qui continuent d’exercer une importante influence politique et économique au Brésil et dans d’autres pays». «Nos reportages ne font que commencer», a-t-il averti.

 

Russie-Venezuela: arrêtez le blocus

 

http://wpered.su/2019/05/23/stop-blokade/

Le 20 mai, une réunion des partis politiques et des organisations publiques de gauche a eu lieu à Moscou, au Centre culturel latino-américain Simon Bolivar de l’ambassade de la République bolivarienne du Venezuela en Fédération de Russie.

L’événement a eu lieu dans le cadre de la Campagne mondiale pour le peuple vénézuélien.

«Cette réunion contribue à la lutte contre les forces impérialistes. Cette rencontre est connue dans notre pays. Notre peuple est conscient de la solidarité que vous exprimez », a déclaré l’ambassadeur du Venezuela, Carlos Rafael Faria Tortosa.
Dans son discours, il a également parlé des conséquences négatives pour le peuple du Venezuela du blocus économique américain. Ainsi, dans les banques internationales, près de 5,5 milliards de dollars ont été bloqués, destinés à l’achat de produits alimentaires, de médicaments, de matières premières et d’équipements pour l’industrie. Par exemple, en octobre 2017, l’UBS suisse a gelé des fonds pour l’achat de vaccins, ce qui a retardé le programme de vaccination de 4 mois. La même année, les banques internationales ont bloqué un paiement de 9 millions de dollars pour l’achat de médicaments pour la dialyse. Cela a eu un effet défavorable sur le traitement de 15 000 patients hémodialysés. En 2015-2018, les pertes et les coûts totaux pour l’économie du Venezuela dus au blocus économique imposé par les États-Unis sont estimés à 130 milliards de dollars.
En raison de la pression accrue des États-Unis, confirmée également par la prise de contrôle par l’opposition de la représentation diplomatique du Venezuela à Washington, les participants à la réunion ont suggéré de créer un comité de solidarité avec le Venezuela, qui comprendrait des représentants de diverses organisations. Il coordonnera les actions des militants de gauche lors de rassemblements de soutien à la République bolivarienne. Cette proposition a reçu une réponse positive de l’ambassadeur du Venezuela. Selon lui, dans les villes de Russie, il est nécessaire d’organiser plusieurs manifestations contre la politique des États-Unis.
Les participants à la réunion ont noté que le peuple vénézuélien aura encore de multiples épreuves à affronter, il est donc nécessaire d’intensifier le mouvement de solidarité. Les représentants de l’ambassade de la République de Cuba, qui ont également assisté à la réunion, estiment que les États-Unis luttent de toutes leurs forces pour empêcher l’émergence en Amérique latine d’un autre État véritablement indépendant. Les guerriers internationalistes qui ont servi à Cuba et en Afghanistan ont souligné qu’actuellement, Washington fait pression sur les autres pays pour qu’ils refusent de coopérer avec Caracas. Les communistes russes estiment toutefois que les Vénézuéliens doivent continuer la lutte, sinon la défaite de la révolution bolivarienne aurait les mêmes conséquences graves que la défaite de la révolution d’octobre.
«Les capitaux internationaux ne laisseront jamais en paix les pays qui ont choisi la voie du développement indépendant. Nous sommes convaincus que le peuple du Venezuela, conscient des horreurs vécues par notre pays depuis le rétablissement du capitalisme, ne permettra pas à Washington et à ses subordonnés de perpétrer leurs exactions », a déclaré Mikhail Tchisty, -représentant les brigades internationales du Parti communiste de la Fédération de Russie.
Le secrétaire du Comité central du Parti communiste de la RDP, Stanislav Retinsky, a prononcé un discours de solidarité au nom des communistes de la République populaire de Donetsk. Il a souligné que le Donbass, le Venezuela et la Syrie forment un seul front anti-impérialiste, car ils résistent en fin de compte à l’impérialisme américain. Mais pour vaincre un puissant ennemi, il est nécessaire d’unir les forces progressistes du monde entier. Il a parlé de tout cela dans son livre intitulé Donbass dans la confrontation mondiale: une approche de classe, dont il a remis une copie à l’ambassadeur du Venezuela à la fin de son discours.
Il convient de noter que ce jour-là, la solidarité s’est manifestée non seulement sous la forme de déclarations politiques, mais également de chants et de danses interprétés par des enfants du centre d’éducation esthétique « Arc-en-ciel » (Makhatchkala), des œuvres musicales particulièrement marquantes consacrées à l’exploit du Komsomol soviétique, symbole d’endurance et de courage. Comme l’a souligné la directrice artistique Alexandra Khoroshevskaya, un tel symbole aujourd’hui est constitué par le peuple du Venezuela dirigé par le président Nicolas Maduro.

Trad MD pour H&S

 
 

Silvio Rodríguez et Pepe Mujica appellent à soutenir Nicolás Maduro

  • L’Europe et la France doivent arrêter de soutenir les putschistes et l’interventionnisme des Etats-Unis en Amérique latine… Nos médias doivent arrêter  de soutenir les fascistes qui veulent renouveler sur le continent sud américain les horreurs du plan Condor… (note et traduction de Danielle Bleitrach)
Silvio Rodríguez et Pepe Mujica appellent à soutenir Nicolás Maduro

Certaines personnalités du monde entier, telles que le pape François ou le prix Nobel de la paix, Adolfo Pérez Esquivel, ont également soutenu l’appel au dialogue lancé par le président du Venezuela.

Le mois d’avril a été, sans aucun doute, l’un des plus complexes pour le Venezuela ces dernières années. La violence générée par les manifestations de l’opposition, ajoutée à la campagne contre le gouvernement de Nicolás Maduro entreprise par le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA), et les intentions d’ingérence des États-Unis ont mené la nation Amérique du Sud jusqu’à un point limite.

De nombreuses voix, proches des USA, se sont levées pour demander la fin de l’administration du président actuel du Venezuela, Nicolás Maduro, membre du PSUV , un parti fondé par Hugo Chávez et élu en 2013 à 50,61% des votes.

Mais d’autres personnalités bien connues du monde ont également exprimé leur soutien à l’appel à la paix et au dialogue proposé par le gouvernement de Maduro comme moyen de mettre fin à l’escalade de la violence de ces derniers jours. C’est le cas de l’auteur-compositeur-interprète cubain Silvio Rodríguez , qui, dans son blog personnel « Segunda Cita »,  a déclaré à un utilisateur vénézuélien: « Après le triomphe révolutionnaire, il y a eu quelques années, où  sortir dans les rues de La Havane était aussi une aventure, parce que la contre-révolution a mis des bombes, même dans les cinémas (…). Mais ce que vous vivez est beaucoup plus stressant et violent, car il s’agit de secteurs relativement larges de la population voués à la belligérance urbaine » L’artiste a ajouté: « Alors que je continue à poser des questions, je ne peux que leur demander de prendre soin d’eux-mêmes, de ne pas se livrer au danger, de ne pas se montrer imprudents, mais de se renforcer dans l’idée qu’il leur faut se battre pour ce qui vaut la peine, pour l’Amérique, la nôtre, que Bolivar et Martí avaient prévue,  celle de Fidel et Chávez, et dont nous avons tant besoin. « 

En outre, l’ancien président de l’Uruguay, José « Pepe » Mujica, a félicité Maduro lors d’une interview accordée au média uruguayen « Caras y Caretas ». Il a déclaré: « Ce qui me fait le plus peur au Venezuela, c’est l’opposition. Je pense qu’il existe un climat de radicalisation devenu irrationnel qui finit par favoriser la droite « , ajoutant:  » Ce qu’Almagro fait de l’OEA est un danger, non seulement pour le Venezuela, mais pour tout le continent. Nous devons être contre tout ce qui est interventionnisme de l’extérieur. « 

Le lauréat du prix Nobel de la paix, Adolfo Pérez Esquivel, a également appelé au soutien du président vénézuélien. Sur sa page Facebook, le défenseur des droits de l’homme a écrit que « le Venezuela est la cible d’une agression de l’empire américain qui n’abandonne pas son attaque dans le but de renverser le gouvernement élu démocratiquement ». L’Argentin reproche aux Etats-Unis et « aux grandes entreprises »  la pénurie économique du pays: « Il y a des crises imposées par les Etats-Unis qui ne veulent pas perdre leur influence et leur contrôle continental », et  accusé les médias internationaux de générer de fausses informations ou déformé sur ce qui se passe réellement. De même, Pérez Esquivel a accusé l’opposition de ne pas vouloir garantir la paix sociale en raison de son refus de dialoguer et d’accepter les  « organes proposés  par Unasur et facilités par le pape Francisco ».

Le souverain pontife de l’Église catholique a également tenu des propos sur le conflit qui secoue le Venezuela. Lors d’une conférence de presse, le pape a déclaré que le dialogue au Venezuela  « n’a pas abouti car les propositions n’ont pas été acceptées et je ne peux qu’insister pour qu’elles le soient  maintenant (…) Je pense que cela doit se faire dans des conditions très claires. Une partie de l’opposition ne veut pas cela. C’est drôle, la même opposition est divisée. « 

 

Cuba nous alerte: Maria do Socorro Gomes : L’Amérique latine est au bord du gouffre de la guerre…

Je ne parlerai pas de guerre civile quand il s’agit bel et bien d’une guerre d’agression menée par les Etats-Unis avec la complicité de l’oligarchie locale… Mais cette guerre peut-être une des nombreuses zones de la planète d’où partira une plus grande déflagration voulue par un impérialisme aux abois face à des peuples qui partout se soulèvent. L’impérialisme ne sera-t-il pas tenté de cette période où il n’y a encore que des mouvements de protestation sans de véritables forces organisée. Cuba et le venezuela sont de ce point de vue à abattre, non seulement à cause des immenses ressources du Venezuela, mais à cause de la capacité de combat de Cuba, son rôle en Amérique latine et dans le monde (note de danielle Bleitrach).

http://mouvementcommuniste.over-blog.com/2019/05/maria-do-socorro-gomes-l-amerique-latine-est-au-bord-du-gouffre.html

Maria do Socorro Gomes : L’Amérique latine est au bord du gouffre
Par Yadira Cruz Valera

Guantánamo, Cuba Le 5 mai (Presse latine) L’Amérique latine est au bord du gouffre de la guerre, a déclaré aujourd’hui Maria do Socorro Gomes, présidente du Conseil mondial de la paix (CMP).

La pacifiste a exprimé dans une interview exclusive avec Prensa Latina, que cette organisation perçoit avec une grande préoccupation les menaces des Etats-Unis, la politique de harcèlement et le bâton de l’administration de Donald Trump contre les pays de la région.

Ces sanctions illégales, criminelles et unilatérales de Washington, qui s’approprie cyniquement l’argent du Venezuela pour financer un président autoproclamé, préparé, instruit, articulé et contrôlé par eux et leurs alliés, constituent un risque pour tout le continent américain, a-t-elle souligné.

Ils font chanter Cuba et tentent de conditionner sa politique étrangère et de lui ordonner de faire ce qu’ils jugent opportun, conformément à leurs intérêts géopolitiques, a-t-elle expliqué.

Elle a souligné que les mesures prises par Trump et ses partenaires impérialistes contre ces nations constituent une violation de la Charte des Nations Unies et visent à les émietter et à les asphyxier.

Socorró a déclaré à cette agence qu’il ne faut pas oublier que le déploiement de la quatrième flotte de la marine américaine dans la région depuis 2008 a pour objectif d’intimider et de terroriser ceux qui s’opposent à leurs intérêts.

Pour la présidente de cette organisation internationale, il n’y a qu’une seule façon de mettre fin à la guerre qui menace l’Amérique latine :  » appelez la conscience des peuples à mettre fin à cette politique irrationnelle et à mettre un terme à la domination et au pillage de nos pays.

elle a souligné qu’après 70 ans de fondation, la CMP reste en vigueur, car les causes qui l’ont engendrée sont toujours présentes.

Malheureusement, très peu de progrès ont été réalisés dans la préservation de la paix dans le monde, à quelques exceptions près, le panorama est le même ou pire que celui qui existait après la Seconde Guerre mondiale, lorsque cette entité a été créée pour rechercher un équilibre mondial et éviter un autre conflit, a déclaré la présidente du CMP à Prensa Latina.

La menace des armes nucléaires continue, les alliances agressives des empires se renforcent, la course aux armements s’intensifie, l’OTAN continue d’être un instrument de guerre, c’est donc à la population de défendre et de maintenir la paix.

Le CMP est un organisme international d’action de masse, anti-impérialiste, démocratique, indépendant et non aligné, ayant son siège dans plus d’une centaine de pays, faisant partie intégrante du mouvement pour la paix dans le monde et agissant en coopération avec les autres organisations internationales.

Il adhère aux principes et objectifs établis par ses fondateurs et s’inspire de la Charte des Nations Unies, de la Déclaration universelle des droits de l’homme, des principes du Mouvement des pays non alignés et de l’Acte final de la Conférence de Helsinki sur la sécurité et la coopération en Europe.

En tant qu’organisation non gouvernementale enregistrée auprès de l’Organisation des Nations Unies, le CMP collabore, entre autres entités, avec l’UNESCO, la CNUCED, l’ONUDI, l’OIT et les institutions spécialisées de cet organisme, le Mouvement des non-alignés, l’Union africaine et la Ligue des États arabes.

rgh/ycv

source :  https://www.prensa-latina.cu/index.php?o=rn&id=274503&SEO=america-latina-esta-al-borde-de-un-abismo-asegura-pacifista

Tag(s) : #Cuba#ConseilMondialdelaPaix#CMP#WPC
 

Trump menace Cuba pour son soutien au Venezuela

Bas les pattes sur Cuba,  la solidarité notre solidarité de communiste doit se renforcer autour du Venezuela et de Cuba menacés. Il y a aujourd’hui la nécessité pour le PCF de donner un nouvel élan à l’internationalisme. Le PCF a 100 ans d’histoire de soutien aux défavorisés, de combats de la classe ouvrière  et de tous les salariés, 100 ans de luttes pour l’émancipation des femmes; 100 ans de lutte pour l’indépendance nationale et la création artistique, scientifique, 100 ans  de lutte pour la paix, 100 ans de solidarité internationale. Il n’a jamais eu à changer de nom. Mais il doit reconquérir ce rôle, lui donner sa réalité. Pourquoi ne pas faire de la fête de l’humanité un grand rendez-vous internationaliste autour de Cuba menacé?  (note de danielle Bleitrach)

Washington, 30 avril (Prensa Latina) Dans le cadre de la recrudescence de l’agressivité de l’administration nord-américaine contre Cuba en raison de sa solidarité envers le Venezuela, le président étasunien, Donald Trump, a aujourd’hui menacé de renforcer l’embargo imposé à l’île depuis près de 60 ans.

Lors d’une journée durant laquelle le propre mandataire, ainsi que des figures de son administration, ont exprimé leur soutien à la tentative de coup d’État dans le pays sud-américain, Trump a répété sur Twitter l’argument employé par son Gouvernement, et selon lequel Cuba maintient des troupes au Venezuela, ce qui est totalement réfuté par les autorités insulaires.

“Si les troupes et milices cubaines ne mettent pas immédiatement fin aux opérations militaires, et d’autres types, destinées à provoquer la mort et la destruction de la Constitution du Venezuela, un embargo total et complet, conjointement à des sanctions du plus haut degré, seront imposés à l’île de Cuba”, a manifesté le mandataire.

“Nous espèrons que tous les soldats cubains retournent sur leur île sans tarder et en paix!”, a ajouté le chef de la Maison Blanche, qui a, depuis son arrivée au pouvoir en 2017, intensifié l’hostilité contre la plus grande des Antilles et agi dans le but d’inverser le processus de rapprochement entre son pays et l’île caribéenne.

La semaine dernière, le ministre des Relations Extérieures de Cuba, Bruno rodriguez, a qualifié de vulgaire calomnie les déclarations selon lesquelles Cuba possède des troupes ou des forces militaires et de sécurité dans la nation sud-américaine.

Le chancelier a qualifié de “menteur patologique” le conseiller pour la Sécurité Nationalde de Donald Trump, John Bolton, qui a affirmé le 17 avril dernier que le ministre avait reconnu la présence de 20 mille “malfrats et gros bras cubains” sur le territoire vénézuélien.

Rodriguez a alors manifesté que “c’est ainsi que Bolton fait référence au personnel cubain de la santé, de l’éducation et de la culture présent au Venezuela, dont 60 pour cent sont des femmes”.

Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a d’autre part rejeté ce soir les déclarations du mandataire étasunien. “Nous rejetons énergiquement la menace d’embargo total et complet de Trump contre Cuba. Il n’y a pas de militaires, ni de troupes cubaines au Venezuela. Nous appelons la communauté internationale à stopper cette dangereuse escalade agressive et à préserver la paix. Stop, il y en a marre des mensonges”, a-t-il écrit sur son compte Twitter.

Peo/oda/clp