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Archives de Catégorie: Amérique latine

Fidel Castro au festival mondial de la jeunesse à Sotchi

Cuba est toujours appelée y compris par la presse capitaliste l’île de la liberté en Russie. Comme je sais que ce qui était le plus important aux yeux de Fidel avec la paix, était le sort des enfants de son pays, en hommage au grand révolutionnaire, je vous offre ce choeur d’enfants cubains, ces enfants sont en bonne santé, ne dorment pas dans la rue et ont une des meilleures éducations du monde. C’est ça le bilan de Fidel castro. (note de danielle Bleitrach)

 17 Oct 2017  

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Cuba. Une conférence dédiée à Fidel Castro se tient à Sotchi

La Havane. Mardi 17 Octobre 2017. Bolivarinfos/CCN. Une conférence organisée au Main Media Center de Sotchi a abordé l’empreinte de Fidel Castro et de la Révolution cubaine en Amérique Latine et dans le Monde.

C’est une des premières activités au programme du Festival Mondial de la Jeunesse et des Étudiants ouvert samedi par le président russe, Vladimir Poutine.

Depuis une étudiante bolivienne qui a exprimé sa reconnaissance pour l’amitié du leader historique de la Révolution cubaine avec le président Evo Morales jusqu’à un membre du Parti socialiste des Travailleurs aux États-Unis pour qui l’impérialisme est plongé dans une crise et pour qui «la Révolution cubaine est l’exemple à suivre », tous les intervenants se sont accordés à mettre en exergue le legs de Fidel.

Artem Lepeshkine, étudiant à l’université publique de Moscou, a souligné que le Commandant en Chef «n’appartient pas seulement à Cuba mais encore au monde entier. »

Yailin Orta, directrice du journal des jeunes cubains Juventud Rebelde, qui a animé la conférence, a signalé que Fidel a fait sienne la phrase de José Marti, notre Héros National, «La Patrie est l’Humanité » et qu’il a toujours défendu la Révolution, parlé de l’importance de l’être humain, de l’essence de la lutte pour résoudre les problèmes de l’humanité.

«Nous sommes fiers quand nous écoutons combien Fidel est vivant dans les délégations d’autres pays. C’est grâce à l’exemple de ses idées et de ce qu’il a toujours averti : les hommes peuvent mourir mais pas le legs, pas l’exemple. La Révolution cubaine a marqué un tournant en Amérique Latine et dans le monde et cet influx est dû au leadership incontestable de Fidel » a de son côté signalé Elier Ramirez, historien cubain.

Au cours de l’inauguration au Palais de la Glace du parc olympique de Sotchi, le président russe a appelé les jeunes du monde entier à faire usage de la solidarité et de l’amitié dans cette rencontre de jeunes unis, a-t-il relevé, par l’amour, la liberté, la paix et la solidarité.

L’inauguration a offert tout un spectacle d’art et de technologie. Nous vous offrons les témoignages de deux jeunes latino-américains.

«Je viens du Venezuela et j’étudie à Saint-Pétersbourg. L’impression est spectaculaire. Ce n’est pas tous les jours que nous voyons tant d’union de peuples dans un seul pays. »

Et puis c’était à un jeune guatémaltèque de dire :

«C’est un festival très joli. J’ai beaucoup aimé le spectacle culturel. Je crois qu’il lui a manqué le côté politique, ce côté qui devrait encourager notre conscience de classe. Cela nous ne l’avons pas vu aujourd’hui mais je pense que les tables de dialogue, les conférences pourront encourager cette pensée critique. »

Edité par Francisco Rodríguez Aranega

choeur national des enfants de Cuba

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Publié par le octobre 19, 2017 dans Amérique latine

 

ÉLECTIONS RÉGIONALES AU VENEZUELA : LARGE VICTOIRE DU CHAVISME ET… NOUVELLE DÉFAITE DE LA DROITE ET DES MÉDIAS

Ce dimanche 15 octobre, plus de 18 millions de vénézuéliens étaient invités à élire les 23 gouverneurs de 23 états parmi 226 candidats de droite ou bolivariens (= chavistes) – sauf à Caracas qui n’est pas un État. À cet effet le Centre National Électoral avait installé dans tout le pays 13.559 centres de vote et 30.274 tables électorales. Le taux de participation a été de 61,4 %, un taux très élevé pour un scrutin régional.

Les bolivariens remportent une large victoire avec 17 états contre 5 pour l’opposition. Celle-ci gagne notamment dans les états stratégiques de Mérida, Táchira, Zulia, proches de la Colombie, foyers de violence paramilitaire. Les bolivariens récupèrent trois états historiquement gouvernés par la droite : les états d’Amazonas, de Lara et – victoire hautement symbolique – celle du jeune candidat chaviste Hector Rodriguez dans l’État de Miranda, longtemps gouverné par le milliardaire et ex-candidat à la présidentielle Henrique Capriles Radonsky.

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Pour mieux comprendre le ressort vivant du chavisme, il suffit de comparer deux images. En haut : une droite machiste, blanche, liée à l’entreprise privée, adoubée par Donald Trump, l’Union Européenne, Emmanuel Macron, Mariano Rajoy, Angela Merkel et les grands médias internationaux, pour « rétablir la démocratie ». En bas, les secteurs populaires – une population métissée, majoritaire, mais invisibilisée par les médias – font la fête à Petare, un des plus grands « barrios » d’Amérique Latine, après la victoire du candidat bolivarien Hector Rodriguez. (1)

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Le candidat bolivarien Hector Rodriguez a gagné son pari de reprendre l’état de Miranda à la droite.

C’est le 22ème scrutin depuis que le chavisme est arrivé au gouvernement, et le deuxième de l’année (on peut y ajouter plusieurs consultations – organisées en interne et sans cadre légal – par les partis de droite en 2017). Cette élection des gouverneurs sera suivie par celle des maires puis, en 2018, par les élections présidentielles.

Ces résultats qui donnent au chavisme 54 % des votes nationaux contre 45 % à la droite sont d’autant plus intéressants que ces élections ont lieu dans un contexte difficile. Il y a deux mois et demi encore, une insurrection armée dirigée par l’extrême droite cherchait à renverser le gouvernement élu, avec un bilan de près de 200 morts (2). Cette déstabilisation prit fin le 30 juillet, lorsque la population jusque-là restée en marge de ces violences s’est mobilisée pour élire une Assemblée Constituante. Désavouée, la droite s’est alors déchirée entre un secteur radical maintenant l’objectif de revenir au pouvoir sans passer par les urnes et un secteur acceptant de revenir à la voie électorale. Pour tenter d’infléchir le scrutin en sa faveur, la droite, le secteur privé (80 % de l’économie) et les Etats-Unis ont remis toute la pression dans la guerre économique, avec l’envol astronomique des prix de certains de produits de base afin d’augmenter le mécontentement populaire. Comme d’habitude, soucieuse d’alimenter le storytelling international, la droite a contesté les résultats, évoquant une « fraude ». Le président Maduro a répondu en demandant un recomptage de 100 % des votes.

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Les experts du Collège d’Experts Electoraux d’Amérique Latine (CEELA)  ont suivi l’ensemble du processus électoral.

Parmi les observateurs internationaux dont 50 experts électoraux, le colombien Guillermo Reyes, porte-parole du respecté Collège d’Experts Electoraux d’Amérique Latine (formé d’ex-présidents de centres nationaux électoraux de nombreux pays) a rappelé que le système électronique du Venezuela est le plus moderne du continent et que plusieurs jours avant l’élection, l’ensemble des partis de droite et de gauche ont participé aux essais techniques du vote, signant le rapport concluant à sa fiabilité. En 2012 déjà, le système électoral automatisé du Venezuela a été qualifié par le Centre Carter de « meilleur du monde ». (3)

Avec 22 scrutins en 18 ans de processus bolivarien, le Venezuela continue donc à battre tous les records en nombre d’élections et même si les secteurs radicaux de la droite crient à la fraude quand les résultats ne les favorisent pas, celle-ci en a remporté plusieurs, comme les législatives de 2015.

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Scènes de la campagne et de l’élection régionale du 15 octobre 2017.

Contrairement à ce que les médias veulent faire croire au monde entier, la droite vénézuélienne dispose de tous les moyens pour s’exprimer. La majorité des médias, privés, et des réseaux sociaux (bots y compris…) lui est largement favorable sur les plans local, régional, national et international (4). On comprend le silence des médias internationaux sur ce scrutin qui contredit, une fois de plus, le plus grand fake news de l’histoire contemporaine : « la dictature au Venezuela ». Les urnes rappellent aux « journalistes » qu’il ne faut pas sous-estimer l’existence et la conscience du peuple vénézuélien.

Thierry Deronne, Caracas, le 15 octobre 2017

Notes

  1. Lire « On n’a encore rien dit du Venezuela », https://venezuelainfos.wordpress.com/2017/09/25/on-na-encore-rien-dit-du-venezuela-le-journal-de-linsoumission/
  2. Pour un graphique et un tableau précis et complet des victimes, des secteurs sociaux, des responsables et des personnes condamnées, voir https://venezuelanalysis.com/analysis/13081; Sur les assassinats racistes de la droite : Sous les Tropiques, les apprentis de l’Etat Islamique – 27 juillet 2017 ; Le Venezuela est attaqué parce que pour lui aussi « la vie des Noirs compte » (Truth Out) – 24 juillet 2017
  3. « Former US President Carter: Venezuelan Electoral System “Best in the World” », https://venezuelanalysis.com/news/7272
  4. Au Venezuela la majorité des médias, comme l’économie en général, sont privés et s’opposent aux politiques sociales du gouvernement bolivarien. Voir Mensonges médiatiques contre France insoumise, partie I : « Maduro a fermé 49 médias ». – On peut lire aussi, sur ce thème : Thomas Cluzel ou l’interdiction d’informer sur France Culturehttp://wp.me/p2ahp2-1M7

URL de cet article : http://wp.me/p2ahp2-3Ek

 
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Publié par le octobre 16, 2017 dans Amérique latine, INTERNATIONAL

 

Venezuela : large victoire du parti de Maduro aux élections régionales

Venezuela : large victoire du parti de Maduro aux élections régionales

Venezuela : large victoire du parti de Maduro aux élections régionales

Vous ne le saviez pas parce que vos chers médias se sont bien gardés de vous en parler. De même qu’ils s’attarderont encore moins sur le résultat : une victoire large et sans bavure du très chaviste et très bolivarien PSUV (Parti socialiste unifié du Venezuela).

18 des 23 gouvernorats ont été gagnés par le parti de Maduro contre 5 à l’opposition (4 à la droite et 1 à l’extrême-droite).

Le décompte du vote national fait apparaître que le parti chaviste a recueilli 54% des suffrages exprimés, soit neuf points devant l’opposition.

Participation en hausse également : 61,4%.

Où va la démocratie si maintenant les « dictateurs » se mettent à gagner les élections ?

j’ajouterai à cet article du yeti le commentaire suivant :L’opposition (chérie de nos médias et de l’ineffable Clémentine Autain) avait voulu faire un test de cette élection, elle le perd et cerise sur le gâteau, elle perd de surcrôit le joyau de sa couronne : l’Etat de Miranda qui est un des plus riches du pays, avec une industrie électrique et d’autres. (note de danielle Bleitrach)

 
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Publié par le octobre 16, 2017 dans Amérique latine

 

Russie : Soyons comme le Che!

Le 9 octobre, une exposition de photos «Ernesto Che Guevara» a été inaugurée au «Centre de photos» de l’Union des journalistes de Moscou. Elle est consacrée au légendaire révolutionnaire, politicien et homme d’Etat le camarade Che, qui a donné sa vie dans la lutte pour la liberté et l’indépendance de l’Amérique latine. L’inauguration de l’exposition a eu lieu le jour du 50e anniversaire de sa mort tragique aux mains des bourreaux, en présence du président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie, Guennady Ziouganov.

Ruslan Thaguchev. Photo Sergey Sergeev. Service de presse du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie

09-10-2017

https://kprf.ru/party-live/cknews/169539.html

 

L’exposition présente 120 photographies qui racontent la vie et le destin de Che Guevara. Elles ont été rassemblées pendant plus d’un an par le photographe et artiste A.N. Boudaev. Le résultat de ce travail créatif minutieux est un photo-reportage de la vie d’Ernesto Che Guevara, ainsi qu’un album photo avec des textes. Parmi leurs auteurs figurent le président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie Guennady Ziouganov et le premier vice-président du Comité central du Parti communiste Ivan Melnikov .

 

Des représentants de l’État et des personnalités publiques, des représentants d’organisations d’anciens combattants et de patriotes, des dirigeants et des employés de représentations diplomatiques de pays d’Amérique latine, des personnalités culturelles, des journalistes, des photographes, des étudiants et des élèves du corps des cadets ont participé à la cérémonie d’ouverture.

 

L’exposition et la publication de l’album photo coïncident avec le 100ème anniversaire de la Grande Révolution socialiste d’Octobre et seront mises en œuvre avec l’aide du Parti communiste de la Fédération de Russie et l’aide du Syndicat des journalistes de l’Union des journalistes.

 

La cérémonie solennelle a commencé par la démonstration d’un clip vidéo de la célèbre chanson « Hasta siempre, Comandante », dédiée à Ernesto Che Guevara. Ensuite, le premier vice-président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie, Ivan Melnikov a parlé de l’organisation de l’exposition et de la sortie de l’album photo. Ivan Ivanovitch a noté que c’est loin d’être le premier projet commun du Parti communiste et l’artiste Andrei Boudaev. L’année dernière, une exposition a eu lieu et un album photo consacré au 90ème anniversaire du camarade Fidel Castro a été publié.

 

Puis la parole a été donnée au Président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie Guennady Ziouganov .

 

– Chers amis, chers camarades! – Je veux vous rappeler qu’au siècle dernier deux crises systémiques du capitalisme ont mené à deux guerres mondiales. Quand les plus grandes puissances impérialistes se sont affrontées au début du siècle pour le repartage du monde, dans cette guerre l’empire russe a sombré. Cependant, le Grand Octobre et le brillant plan de modernisation de Lénine et de Staline ont sorti le pays et le monde de la crise. En seulement cinq ans, à partir des lambeaux de l’empire, ils ont créé un grand état unifié. Cet état se fondait sur les idées du travail, de la justice, l’amitié et l’égalité, et non sur la base du nationalisme et des ambitions impériales.

 

« En seulement cinq ans », a poursuivi Ziouganov, – notre pays est passé des « kerenkis » que l’on comptait en les enroulant autour du bras, aux « tchervontsy » en or, qui valaient plus que le dollar et la livre sterling. En seulement cinq ans, le pays a réussi à passer du communisme de guerre à la NEP et au plan GOELRO. En seulement cinq ans, les travailleurs se sont sentis citoyens d’une grande puissance, où le travail et la justice régnaient.  »

 

« Deux ans après la mort de Lénine, Fidel Castro est né », a rappelé le dirigeant du Parti communiste. – Deux ans plus tard, Ernesto Che Guevara est né. Ils ont continué l’exploit de la Grande Révolution d’Octobre sur le continent latino-américain. Fidel Castro, Raul Castro et Che Guevara ont fait un exploit incroyable sur l’Ile de la Liberté, à seulement 90 miles des Etats-Unis, ce terrible requin impérialiste qui menace aujourd’hui de guerre la planète entière, et ils ont réussi à introduire les idées de justice dans la conscience d’une nouvelle génération.

 

G.A. Ziouganov a déclaré qu’il avait rencontré à plusieurs reprises Fidel Castro. Lors d’une réunion privée de huit heures, ils ont discuté de l’avenir du socialisme renouvelé. «J’ai été enthousiasmé», a reconnu le chef du KPRF, «de ce que ces jeunes gens ont fait durant cette terrible période où les Américains nous menaçaient d’une guerre atomique. Puis Fidel Castro, Raul Castro et Che Guevara sont venus en aide au pays soviétique et ont permis le déploiement de systèmes de missiles à Cuba. En conséquence, les Etats-Unis se sont rendus compte qu’ils étaient vulnérables et que leur chantage nucléaire ne resterait pas impuni « .

 

« C’est une exposition unique », a encore souligné Guennady Andreevich, « qui a rassemblé tout le meilleur. Vous verrez un homme né dans une famille très prospère. Il est devenu un excellent médecin, mais a réalisé que les gens peuvent être guéris des maladies, mais si la planète n’est pas guérie de la lèpre du capitalisme, le malheur arrivera à tout le monde.

 

Le chef du Parti communiste a souligné que Che Guevara, avec ses camarades, s’est levé pour la justice. « Il a défendu le peuple du travail, son honneur et sa dignité. Il a continué la grande cause d’Octobre, que Lénine a formulé dans ses slogans immortels: « Paix aux Peuples! Pain aux affamés! Terre aux paysans! Les usines aux travailleurs ! Le pouvoir aux Soviets! « . Aujourd’hui, ces slogans frappent à nouveau aux portes de toute la planète « , a déclaré Guennady Andreyevich.

 

A la fin de son discours, le dirigeant du Parti communiste de la Fédération de Russie a remercié les organisateurs de l’exposition et présenté un album photo dédié à Ernesto Che Guevara.

 

L’Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la République de Cuba auprès de la Fédération de Russie Emilio Losada Garcia a souligné que Che Guevara est toujours un exemple d’imitation. Par conséquent, le slogan «Soyons comme le Che!» est toujours d’actualité pour la jeunesse cubaine.

 

L’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République bolivarienne du Venezuela auprès de la Fédération de Russie Carlos Rafael Faria Tortosa et l’Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la République du Nicaragua auprès de la Fédération de Russie Juan Ernesto Vazquez ont confirmé leur attachement aux idéaux révolutionnaires servis par le Commandante.

 

V.I. Nikiforov , directeur de l’Association « photo-centre » de l’Union des journalistes de la Fédération de Russie, a déclaré que la prochaine exposition sera consacrée au continuateur de la cause d’Ernesto Che Guevara, le dirigeant vénézuélien Hugo Chavez. Avant tout, il a exhorté les jeunes à visiter l’exposition, car malheureusement, ils ne savent pas grand chose sur la vie et la lutte révolutionnaire du Comandante Che Guevara.

 

La cérémonie a été suivie par les vice-présidents du Comité central du Parti communiste Iouri Afonine et Dmitri Novikov, membres du Présidium, secrétaires du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie, et K.K. Taisaev , secrétaires du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie, M.V. Drobot , V.P. Isakov et M.S. Kostrikov .

 

L’exposition se déroulera jusqu’au 22 octobre tous les jours sauf le lundi de 11h00 à 19h00.

 
 

Les risques sur l’Huma sont nouveaux et plus graves. Intervention de Aymeric Monville, éditeur (Editions Delga)

Cette intervention d’Aymeric Monville qui date d’avril 2016 j’en partage chaque mot. J’ai hélas vécu l’expérience d’une censure systématique de ce que j’écrivais, alors que je n’ai rien fait d’autre dans ma vie que faire le tour du monde à la recherche des communistes dans le temps et dans l’espace, recréer les liens, montrer l’héroïque résistance du peuple cubain, alors que pendant ce temps l’Humanité parrainait un « dissident cubain » présenté par Robert Ménard, facho et véritable espion de la CIA. Expliquer avec Marianne à quel point la révolution d’Octobre était encore vivante dans le cœur de ceux qui avaient vécu le socialisme, parler de ce qui se passe en Chine et ailleurs. Ce combat je ne l’ai pas mené pour moi mais pour l’honneur des communistes, leur avenir, j’ai reconstitué l’archipel communiste. Heureusement je n’étais pas la seule et j’ai trouvé des camarades dans et hors du parti pour  relayer, amplifier ce combat solitaire. Nous avons été nombreux à sacrifier notre carrière pour défendre cette cause, l’article en cite quelques uns, mais il y en a d’autres, Remy Herrera, Annie Lacroix-Riz, Aymeric lui-même qui se dévoue à réaliser des mises en page, l’intendance d’une maison d’édition alors qu’il est un philosophe de haut niveau. Ce sont tous des intellectuels créatifs  interdit de l’Humanité, qui redouble la censure de la bourgeoisie et d’autres, alors que ce journal fait la place à des médiocres anti-communistes sur le fond. Nous restons attachés à notre journal comme je continuerai chaque vendredi à distribuer des tracts avec ma cellule. Encore cette année de célébration, je ne serai pas invitée aux journées organisées par le PCF pour la Révolution d’octobre, peu m’importe, au bout d’une vie je sais que ce sont nous les communistes et que d’autres iront dans la poubelle de l’histoire pour avoir toujours tenté d’en finir avec ce parti, l’avoir étouffé, détruit. Nous continuons parce que ceux qui gagnent ne sont pas toujours ceux qui ont raison mais ceux qui sont les plus obstinés (Danielle Bleitrach)

Compte-rendu des rencontres communistes de Vénissieux du 30 avril 2016

par  Aymeric Monvillepopularité : 2%

Merci, on se sent tellement bien ici… Si Vénissieux pouvait être une île déserte, on aurait envie d’y rester, mais c’est un peu comme certaines tentatives d’autogestion, on voit que finalement, on est bien dans un marché capitaliste en concurrence avec les autres et les problèmes commencent.

Je voudrais revenir sur la notion dedans dehors, celle d’unir les communistes qui est le slogan d’ici. C’est une question essentielle même si elle se pose ou elle ne se pose pas, mais il faut regarder tous les éléments et les regarder dans le temps.

ll y a une sorte de compte à rebours pour le PCF, un changement de nom vaguement évoqué par Dartigolles. Que se passe-t-il si le PCF abandonne son nom ? Abandonne le nom de communiste, de Français, de Parti ?

Les risques sur l’Huma sont nouveaux, et plus graves. Une nouvelle ligne se met en place avec de nouveaux investisseurs de la social-démocratie comme Pierre Bergé en embuscade pour racheter l’Huma. Je le vois dans la ligne même de l’Huma. Les éditions Delga, excusez moi de parler de mes conditions de travail, sont de plus en plus censurées, la plupart des auteurs qui sont ici peuvent en témoigner à leur manière. Ils ont publié des livres chez nous et la manière dont on en parle est dérisoire par rapport à leur contenu, je pense à ton livre Danielle, à la manière dont il a été chroniqué par rapport aux enjeux énormes. Le fait qu’on soit littéralement viré, que le dernier éditeur communiste, même si on ne fait pas que ça, ne puisse même plus avoir droit au chapitre, ça me fait penser que dans cette mutation, il y a des camarades qui se sont fait virer manu militari. Il y a des gens qui ne pouvaient plus mettre un pied dans le Parti communiste. Il y a bien eu exclusion. Alors certains peuvent y retourner localement quand les conditions sont créées, mais il faut comprendre que l’exclusion a eu lieu.

Donc quand on dit unir les communistes, on a tous un sentiment de fraternité qu’on ressent bien ici, mais la plupart des gens à cette tribune n’ont même pas droit de cité dans l’Huma.

Je pense à Georges, il y a un article dans le Monde Diplo sur son bouquin, et ça fait deux ans qu’on attend une chronique dont on sait bien qu’elle ne viendra pas. Ces questions éditoriales sont peu par rapport à la pratique militante de base, mais Jean Salem l’a bien rappelé, ils nous font honte d’être communiste. Il y a une animosité systématique dans cette Direction.

Dans l’avenir, comment les communistes du PCF peuvent réagir ? Unir les communistes, c’est naturel, quand il y a de grands événements, par exemple en octobre 17, l’union s’est faite de l’extérieur par l’événement, dans le Front Populaire, l’union s’est faite dans la manifestation, face aux menaces fascistes, dans ces conditions l’union est naturelle, mais l’union à laquelle il faut penser le plus et c’est pour quoi il faut des outils de lutte, qu’il ne faut pas abandonner le marxisme léninisme, qui n’est pas une option parmi d’autres pour le mouvement ouvrier, c’est l’invention de l’électricité qui a permis d’aller plus vite et fort.

Unir les communistes, c’est bien, c’est ce qu’on peut faire le plus naturellement, et il faut continuer à le faire, mais le plus important c’est de s’unir au peuple, c’est de parler dans le peuple c’est ça qu’on attend et qui est urgent, il faut s’en donner les moyens.

 

La Marseillaise : « Che Guevara était un homme honnête au grand sens éthique »Écrit par  Sébastien Madau 

 je signale pour complément d’information le livre que nous avons écrit avec J.F.Bonaldi, Cuba , Fidel et le Che ou l’aventure du socialisme aux éditions le temps des cerises. Il complète cet interview par une analyse en profondeur de la révolution cubaine et de ceux qui se sont identifiés totalement à ce socialisme aventure dans lequel l’homme a pris grandeur nature dirait Aragon. (note de danielle Bleitrach)

 http://www.lamarseillaise.fr/analyses-de-la-redaction/decryptage/64192-che-guevara-etait-un-homme-honnete-au-grand-sens-ethique

 Aleida Guevara March perpétue la mémoire de son père à Cuba, dans une île en pleine mutation. Photos Sébastien madau Aleida Guevara March perpétue la mémoire de son père à Cuba, dans une île en pleine mutation. Photos Sébastien madauL’utilisation de l’article, la reproduction, la diffusion est interdite – LMRS – (c) Copyright Journal La Marseillaise

Il y a 50 ans, le 9 octobre 1967, Ernesto Guevara était exécuté en Bolivie par l’armée et la CIA. Le « Che » devient l’icône de la Révolution. Aujourd’hui, sa fille Aleida Guevara March vit à Cuba et contribue au devoir de mémoire autour de la figure et l’œuvre de son père, notamment envers la jeune génération.

Il y a 50 ans, Ernesto Guevara votre père, était assassiné en Bolivie. Cette date doit particulièrement vous toucher.

Cette date est synonyme de mort, alors je préfèrerai commémorer les 90 ans de sa naissance en 2018. Mais je comprends que cela suscite beaucoup de manifestations. C’est très bien. Je sens une grande solidarité dans le monde. C’est normal qu’en ce mois d’octobre, il y ait de nombreuses activités autour de la figure de mon père.

On relie souvent la pensée de votre père à la rigueur et l’éthique. Aujourd’hui, que reste-t-il de ces valeurs ?

Tout ! Che Guevara avait au moins la cohérence de dire tout ce qu’il pensait. Il était honnête et respectueux avec un grand sens éthique. Ce sont des valeurs qui doivent continuer à être défendues.

Dans ses écrits, il défendait l’idée de l’homme nouveau, du socialisme. Cette pensée est-elle toujours d’actualité ?

Oui, elle l’est plus que jamais alors que le monde vit une crise globale de valeurs. La vie n’est pas statique et le monde est en perpétuel mouvement. Avec l’humain au coeur.

 

 


Cliquez sur l’image ci-dessous pour consulter la chronologie.


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Argentin de naissance, le Che s’est vite lié à la cause cubaine. D’où est né cet attachement ?

Dans sa jeunesse, le Che a parcouru l’Amérique latine. Lors d’un premier voyage au Guatamela dans les années 1950, il a rencontré des jeunes révolutionnaires cubains. Il se disait plus intellectuel qu’eux, mais moins passionné. Ensuite, au Mexique, il rencontre en 1955 Raul, puis Fidel Castro qui étaient en exil. Il s’incorpore alors à l’expédition cubaine sur le Granma en tant que médecin. Tout est parti de là.

Beaucoup de commentaires ont été dits sur son rapport avec Fidel Castro. Quelle était la nature de leurs relations ?

Ils se vouaient une profonde amitié, au-delà d’être des compagnons de lutte. Au Mexique, alors que Fidel préparait son retour à Cuba, il s’est mis en danger pour la liberté de mon père.

Les deux hommes ont pourtant séparé leurs destins après la victoire de la Révolution.

Oui mais c’était prévu. Mon père avait accepté de participer à la Révolution cubaine à une condition : pouvoir partir ensuite pour mener d’autres actions révolutionnaires. C’est ce qu’il a fait. Mais avant, il avait représenté Cuba partout dans le monde. Fidel avait confiance en lui.

Vous souvenez-vous de la dernière fois que vous l’avez vu ?

Très peu. C’était en 1965, quand il est parti pour le Congo. Je n’avais que 4 ans.

Au fil des ans, comment avez-vous perçu l’image de votre père, qui jouissait partout dans le monde d’une grande aura ?

Pour moi, le Che restera à jamais mon papa ! Il suffit de lire la lettre qu’il nous a laissée avant de partir. Notre mère nous l’a lue après sa mort. Il n’y a qu’un père qui puisse écrire cela à ses enfants.

Aujourd’hui, vous vous investissez dans le Centre d’études Che Guevara. Quels en sont les objectifs ?

Perpétuer de manière active la mémoire du Che, notamment envers la jeune génération. Quand je dis sa mémoire, c’est sa pensée et son oeuvre. Nous restons aussi attentifs à l’utilisation de son image. Le centre publie des travaux de recherches et conserve ses écrits, classés patrimoine de l’Humanité par l’Unesco en 2013.

Justement, quels textes conseilleriez-vous à un jeune qui voudrait le découvrir ?

Je conseillerais ses Notes de voyages, quand il a parcouru l’Amérique latine dans sa jeunesse. Il y a une fraîcheur dans son langage. Des livres tels « Soy un futuro en camino » ou « Che desde la memoria » s’adressent au jeune public et donne des éléments biographiques pour commencer à bien le connaître.

Réalisé par Sébastien Madau

 
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Publié par le octobre 11, 2017 dans Amérique latine, HISTOIRE

 

Le Boucher de Lyon :  comment un fugitif nazi a aidé la CIA à capturer le ‘Che’ Guevara

Ce que ne dit pas ce texte par ailleurs exact sur les liens entre la CIA et les anciens nazis en Amérique latine comme en Europe, c’est que Barbie s’est employé en Bolivie à organiser des véritables SS chargés de traquer et de torturer les indigènes, ceux qui tentaient de se révolter ou de s’organiser. Ses « hommes » sont parfois les témoins que l’on nous ressort pour insulter le Che ou dire que Fidel Castro a souhaité se débarrasser de celui qui était son ami le plus cher, son compagnon de lutte et d’idéal (note et traduction  de Danielle Bleitrach pour histoire et société)

Publié: Oct 9 2017 13:30 GMT | Dernière mise à jour: 9 oct. 2017 13:35 GMT

 

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Il est crédité de l’arrestation et de la torture de plus de 14 000 membres de la Résistance française et de l’envoi de 44 enfants juifs dans un camp d’extermination, entre autres crimes.

'The Butcher of Lyon': comment un fugitif nazi a aidé la CIA à capturer 'Che' Guevara

Ernesto ‘Che’ Guevara.
commons.wikimedia.org / Alberto Diaz Gutiérrez (Alberto Korda) / Domaine public

Il y a 50 ans, le 9 Octobre 1967, le légendaire révolutionnaire Ernesto « Che » Guevara a été exécuté en Bolivie, un événement dans lequel la CIA a joué un rôle actif dans sa traque  et son assassinat.

Comme ils n’avaient aucune expérience dans la lutte contre les guérillas, les Américains se sont tournés vers Klaus Barbie, un ancien membre de la Gestapo. Connu sous le nom de «Boucher de Lyon», il se cachait de la justice française en Bolivie.

‘Le Boucher de Lyon’

Cet Allemand d’origine française s’est enrôlé dans les escadrons Schutzstaffel (SS) de l’Allemagne nazie à l’âge de 22 ans. En 1942, pendant la Seconde Guerre mondiale, il a été envoyé à Lyon (France) comme chef local de la Gestapo et là, il a gagné son horrible surnom.

Klaus Barbie, menotté et entouré de policiers armés, quitte le tribunal à Lyon, France, le 4 juillet 1987. / Robert Pratta / Reuters

Parmi d’autres crimes, Klaus Barbie est crédité de l’arrestation et de la torture de plus de 14 000 membres de la résistance française, ainsi que de l’envoi de 44 enfants juifs dans un camp d’extermination.

Après la guerre, il a réussi à s’échapper grâce à la protection du corps de contre-espionnage de l’armée américaine (CIC), pour lequel il a développé des activités contre le communisme en Allemagne.

Stage en Bolivie

En 1951, Barbie a été transféré en Bolivie, où il a vécu sous le nom de Klaus Altmann jusqu’en 1983. Barbie fut le conseiller de plusieurs juntes militaires, y compris de la dictature du général René Barrientos, arrivé au pouvoir en 1964 après un coup d’État.

L’arrivée d’Ernesto Che Guevara en Bolivie en 1966 et le début d’un mouvement de guérilla dans le pays d’Amérique latine a été une mauvaise surprise pour Barrientos, qui a demandé l’aide de la CIA. L’année suivante, l’armée bolivienne a capturé le célèbre révolutionnaire avec l’aide de cette agence américaine.

Le président des États-Unis, Lyndon B. Johnson, salue le dictateur bolivien René Barrientos, 1968. / Bettmann / Getty Images.ru

Le rôle de Barbie dans cette opération n’a été révélé qu’en 2007, lorsque le réalisateur britannique Kevin Macdonald a réalisé le documentaire «L’ennemi de mon ennemi», dans lequel il a rappelé la capture de Guevara.

Conseiller CIA

Selon le film, Klaus Barbie a guidé le commandant de la CIA des États-Unis, le major Ralph Shelton, qui était à la tête des soldats boliviens qui ont mené le combat avec les détachements de Che Guevara, parce que le commandant manquait d’expérience pour lutter contre la guérilla.

Ernesto ‘Che’ Guevara et Antonio Núñez Jiménez écoutent Fidel Castro lors d’une réunion, La Havane, Cuba, 1960.

Alvaro de Castro, un confident de Barbie, a révélé dans le documentaire que le nazi s’est  toujours vanté d’avoir fomenté la stratégie pour capturer l’Argentin, qu’il  détestait et dont il considérait que c’était  « un aventurier sans envergure  » qui n’aurait pas survécu à la Seconde Guerre mondiale.

Plus de 15 ans après le meurtre du Che, le Boucher de Lyon fut extradé en France et poursuivi pour crimes contre l’humanité qu’il avait commis dans ce pays. En 1987, il a été condamné à la réclusion à perpétuité et est décédé d’un cancer en prison le 21 septembre 1991.