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Archives de Catégorie: Amérique latine

Benicio del Toro: « Je viendrais à Cuba même à vélo »

Ce que nous ont apporté les Cubains et que les gens de ma génération, ceux qui ont vécu toutes les trahisons de leur idéal communiste, n’oublieront jamais c’est le bonheur de participer à un combat de l’honneur, de la dignité, de rester debout quand tout le monde se couchait et se perdait dans la politicaillerie. La sympathie entre latinos en particulier les portoricains l’île jumelle selon Marti, mais aussi les espagnols qui reviennent toujours vers ce symbole de liberté est là (note et traduction de Danielle Bleitrach).

Dans la magie particulière de l’hôtel Nacional, celle qui ruisselle tous les mois de décembre, j’ai vu un homme grand, coiffé d’une casquette et avec une barbe, assiégé par des clients ou des participants du 40 Festival Internacional del Nuevo Cine Latinoamericano.

En embrassant du regard l’assistance j’ai découvert Benicio del Toro, sans y réfléchir je me suis approché de lui: « Je suis journaliste, je t’ai rencontré à l’Uneac, comment es-tu arrivé ici » … « En avion », fut la réponse à ma question idiote alors qu’il ratait un ascenseur et riait. Je n’ai pas bronché, j’ai ri avec lui et j’ai continué « mais qu’as-tu apporté? » Il sourit encore avec malice et me dit  » Sicario, que tu as vu dans el Paquete” « . Et il a grimpé dans  l’ascenseur.

Rien de ce que j’ai dit n’était un mensonge. Je l’avais rencontré il y a quelques années à l’Uneac quand ils lui avaient décerné un prix, et alors il s’était montré aussi moqueur que moi  lors de la conférence de presse dans la salle bondée de Sancti Spíritus où un collègue l’a interrogé sur son voyage à Cuba et là il a rapidement réagi. « Cuba J’y viendrais même en vélo.  » Plus en plaisantant, il avait ajouté: il ne faut pas rater l’occasion, car «avec les États-Unis, il n’est pas facile de venir ici, cela n’a rien de facile!» .

À propos de Sicario, il a expliqué pourquoi la saga avait été filmée et comment il avait assumé ce personnage plongé dans le trafic de drogue. Sur le point de savoir s’il y a un projet à réaliser à Cuba, il ne voulait rien avancer, mais il semble que quelque chose soit en préparation.

Ce dont il a parlé avec plaisir, c’est d’une série télévisée « qui, dit-il, est déjà visible dans el Paquete”  « , qui comporte sept chapitres et qui a été produite par le réseau de télévision payant Showtime.

Benicio Monserrate Rafael del Toro Sanchez, né à San Juan à Porto Rico, naturalisé espagnol, a remporté les Oscars, le Golden Globe, le SAG, le BAFTA et le prix du meilleur acteur au Festival de Cannes. Il est connu pour des rôles tels que Fred Fenster dans The Usual Suspects, Javier Rodríguez dans Traffic, et Che Guevara dans Che, l’Argentine , parmi d’autres films. Del Toro était le troisième Portoricain à remporter un Oscar.

En ce qui concerne Cuba, c’est un ami qui revient toujours et qui jouit de l’appréciation et du respect des acteurs, des critiques et du public car, entre autres raisons, il a le même langage que nous, par exemple lors de la réunion avec des journalistes alors qu’il était question d’un personnage « en note »… Rien  ne  ressemble plus à un Havanais qu’un Madrilène, et vous qui me lisez vous pourrez le rencontrer dans n’importe quel coin de la capitale en ces jours de festival.

(Extrait du portail de la télévision cubaine)

 

 

 

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Publié par le décembre 13, 2018 dans Amérique latine, CINEMA

 

Brésil: les USA et les fascistes se réjouissent de voir les pauvres privés de médecins

BRÉSIL : Les USA félicitent Bolsonaro d’avoir laissé le peuple brésilien sans médecin. Alors que ce retrait aura des conséquences terribles pour le système de santé brésilien, les médecins cubains travaillant dans les zones les plus vulnérables.

Bien que laissant des millions de Brésiliens sans assistance médicale pour leurs déclarations méprisantes contre des professionnels cubains, le président élu Jair Bolsonaro reçoit les éloges des États-Unis.

La sous-secrétaire d’État américaine aux affaires de l’hémisphère occidental, Kimberly Breier, félicité la position du futur dirigeant brésilien, qui a forcé le retrait des médecins cubains du programme More Doctors. .

« Le gouvernement des États-Unis a salué la pression exercée par Bolsonaro sur les médecins cubains, dans un signe clair d’harmonie avec la politique étrangère américaine. »

Le ministère cubain de la Santé (MINSAP) a annoncé mercredi qu’il retirait les médecins cubains du programme initié en août 2013 par l’ex-présidente Dilma Rousseff , à la suite des modifications annoncées par Bolsonaro.

Le site brésilien 247 avertit qu’en raison du retrait des médecins cubains, au moins 24 millions de Brésiliens resteront sans assistance sanitaire et que la menace pèse sur d’autres initiatives telles que le programme de santé de la famille (PSF).

« Alors que ces professionnels (Cubains) portent l’attention dans les zones rurales, les petites villes et les villes éloignées des grands centres, les communautés autochtones et les zones en conflit, les États et les municipalités, le gouvernement fédéral a déjà subi des pressions pour trouver une solution urgente au problème ».

À cet égard, l’ancien ministre brésilien de la Santé, Alexandre Padilha, qui a participé à la mise en œuvre du programme, a déclaré à la presse que ce retrait aurait des conséquences terribles pour le système de santé, les médecins cubains travaillant dans les zones les plus vulnérables. « Ils sont en Amazonie, dans des villes rurales et des favelas ».

Il a ajouté que les professionnels de l’île travaillaient dans 2000 villes et villages et étaient « les seuls médecins dans 1 700 de ces villes ».

« Les médecins cubains ne sont pas seulement qualifiés, ils sont également des spécialistes de la médecine rurale, ce qui manque au système de santé brésilien », a déclaré Padilha.

PRENSA-LATINA.CU
Brasilia, 16 nov (PL) Pese a dejar a millones de brasileños sin asistencia médica por sus despectivas declaraciones contra profesionales cubanos, el presidente electo Jair Bolsonaro recibe elogios de Estados Unidos, denuncia hoy el portal digital Brasil 247.
 

Venezuela à Marseille, le 1er décembre

RÉUNION D’INFORMATION / DÉBAT SUR LE VENEZUELA

Samedi 1er Décembre 2018 à partir de 18H

TCM Théâtre de La Comédie,

107 bis Boulevard Jeanne d’Arc,13005 MARSEILLE

Tram 1 Sainte Thérèse / Métro1 La Timone / Tram 2 Blancarde

3 moments pour comprendre le Venezuela Bolivarien

  • 18h00: LE FILM VENEZUELA EN TEMPS DE GUERRE
  •  19h00: LE DÉBAT / QUE SE PASSE-T-IL AU VENEZUELA? En présence de Maurice Lemoine, Laurent Péréa (PCF), Christian Rodriguez (LFI) et Romain Migus (CBM)
  • 21h30: ANIMATION MUSICALE avec  BARRIO MARIN

 
 

La première mesure de Bolsonaro est d’interdire le communisme au Brésil

East 15 Octobre le gouvernement de Michel Temer a approuvé le décret présidentiel n ° 9527, qui vient d’ être sanctionné en autorisant « la création d’un groupe de travail de renseignement pour affronter le crime organisé au Brésil. »

Le président élu, Jair Bolsonaro, élu par 57,8 millions de personnes, représente le soutien croissant au conservatisme, la promotion des valeurs religieuses, l’emprisonnement et la répression en tant que mécanismes de son gouvernement. Au cours de sa campagne, le candidat a réussi à s’imposer avec son discours dehaine et sa référence à la dictature militaire, ce qui nous conduit à associer cette mesure à celle des détachements d’opérations internes (DOI) et des centres d’opérations et de défense intérieure (CODI). ) qui ont été créés durant la dictature militaire qui a gouverné le pays de 1964 à 1985.

Ces détachements étaient chargés de contrôler l’information et de réprimer les opposants au régime brésilien, notamment les mouvements d’étudiants, les groupes sociaux, les chercheurs et d’autres opposants.

Le décret n ° 9.527 en vigueur stipule dans son premier article que le groupe de travail a pour objectif de « lutter contre le crime organisé au Brésil, ayant compétence pour analyser et partager des données et générer des rapports de renseignement, dans le but de servir de base aux politiques public et à l’action du gouvernement, dans la confrontation avec les organisations criminelles qui attaquent l’État brésilien et ses institutions « , mais il ne précise pas ce qu’il appelle » organisations criminelles « , laissant ainsi ouverte l’interprétation à l’agence de renseignement militaire.

Criminaliser le mouvement des travailleurs sans terre

Le Sénat brésilien, juste un jour après les élections, a procédé à une consultation au travers de la disposition SUG 2/2018: « Etes-vous en faveur ou contre la criminalisation du Mouvement des travailleurs sans terre (MST), du Mouvement des travailleurs sans domicile (MTST) et d’autres soi-disant mouvements sociaux qui mettent en cause la propriété?

La Chambre des députés a proposé de punir les excuses du communisme

Dans le même temps, la Chambre des députés accepte de délibérer sur le projet de loi n ° 5358/16, présenté par le fils du président élu, Eduardo Bolsonaro . Le projet propose la criminalisation de ceux qui excusent les « crimes » du communisme.

Brésil: Offensive sur les mouvements sociaux et les enseignantsBolsonaro avait précédemment annoncé son intention « d’effacer les rouges marginaux », ainsi que la promotion de la lutte des classes etd’instituer une peine d’emprisonnement (de deux à cinq ans) et une amende, contre quiconque élabore, commercialise ou diffuse des symboles de propagande qui utilise la faucille et le marteau, ou tout autre moyen de divulgation favorable au communisme.

Signaler aux enseignants des opinions critiques

La députée Ana Carolina Campagnolo, du parti Bolsonaro (PSL) ajoute à cette situation au Brésil la présentation d’une proposition demandant que les étudiants soient autorisés à dénoncer les professeurs qui expriment des opinions critiques à propos du président élu.

 

Le Brésil de Bolsonaro et les relations internationales par Romain Mingus

Ca y est. «Ele fue eleito presidente». Il est élu. Lui, c’est Jair Messias Bolsonaro, le nouveau président du Brésil. Ces derniers jours, impossible d’échapper aux différents commentaires – généralement d’indignation – qui accompagnent le résultat des élections présidentielles dans la 8e puissance mondiale.

Cette effervescence médiatique autour du nouveau président brésilien s’explique par deux phénomènes. D’une part, elle est en partie motivée par la déferlante actuelle de nouveaux acteurs populistes conservateurs sur la scène politique occidentale. Jair Bolsonaro viendrait en effet confirmer une tendance actuelle à la contestation apparente d’un ordre politique qui allait de soi, il y a encore quelques années.

D’autre part, le retentissement de l’élection de cet homme politique, aux déclarations aussi violentes que controversées, est aussi dû au poids que représente ce pays-continent au niveau international. Or qu’en est-il vraiment ? La marche du monde va-t-elle être bouleversée par l’accession au pouvoir de Jair Bolsonaro ?

Que change l’arrivée de Jair Bolsonaro au pouvoir ?

Durant la première décennie du XXIe siècle, l’Amérique Latine s’était dotée d’organismes supranationaux dont le but était de renforcer l’intégration et la coopération entre les pays latino-américains. Une vision indépendante qui permettait de bâtir des solutions communes hors de l’ingérence de Washington. La construction d’un monde multipolaire, et l’édification d’une diplomatie Sud-Sud visant à l’élaboration de politiques conjointes en matière de finances, de développement, d’agriculture, d’énergie et de commerce, ont été l’horizon commun de la plupart des pays latino-américains durant la décennie précédente. Durant cette période, le Brésil de Lula a joué un rôle prépondérant dans la construction de l’Union des nations sud-américaines (Unasur), de la  Communauté d’Etats latino-américains et caribéens (Celac), ou encore du forum bi-régional Amérique du Sud-Afrique (ASA), qui regroupait 55 pays d’Afrique et 12 d’Amérique du Sud.

Ce panorama régional était déjà largement écorné avant l’élection de Jair Bolsonaro. Sous les coups de butoir d’une droite décomplexée, qui a rongé son frein pendant une décennie, l’Unasur traverse une crise sans précédent. Six pays sur les douze qui la composent (dont le Brésil) ont fait connaître leur souhait de suspendre leur participation à cet organisme (1). Quand au Forum ASA, il est au point mort et n’a plus tenu de réunion plénière depuis 2013.

Comment en est-on arrivé là ? Les raisons sont avant tout politiques. L’arrivée au pouvoir de plusieurs gouvernements de droite a changé la donne. Ces gouvernements, dont la ligne politico-économique renoue avec le néolibéralisme, préfèrent établir des traités économiques bilatéraux ou des accords commerciaux régionaux – comme l’Alliance du Pacifique rassemblant le Chili, le Pérou, la Colombie et le Mexique – plutôt que de parier sur la coopération comme moteur du développement régional. Jair Bolsonaro s’insère dans cette dynamique et il y a fort à parier que son élection mettra un coup d’arrêt aux organismes de coopération régionale, ainsi qu’à la dynamique des relations Sud-Sud.

Même s’il existe, pour l’instant, plus d’indices que de propositions programmatiques chez le nouveau président brésilien, on peut d’ores et déjà déceler une certaine cohérence entre son programme économique ultra-libéral et sa vision internationale. Tout comme il rejette toute régulation de l’économie par les secteurs étatiques, il n’acceptera aucune contrainte internationale qui pourrait aller à l’encontre de la réalisation de son projet politique.

Ce qui est choquant n’est pas tant la réaffirmation de la souveraineté brésilienne sur les 3/5e de la forêt amazonienne, que son projet politique et économique aux antipodes des préoccupations écologiques internationales

C’est dans cette optique qu’il faut comprendre sa position par rapport à l’Accord de Paris. Jair Bolsonaro a réaffirmé qu’il n’en sortirait pas à la condition qu’aucune contrainte écologique extérieure n’entrave son projet de développement de l’agro-industrie, de l’élevage intensif et de l’industrie minière dans la région amazonienne.

Ce qui est choquant n’est pas tant la réaffirmation de la souveraineté brésilienne sur les 3/5e de la forêt amazonienne, que son projet politique et économique aux antipodes des préoccupations écologiques internationales (2). Le futur nous dira qui gagnera ce bras de fer. L’Accord de Paris résistera-t-il à la sortie du Brésil après celle des Etats-Unis ? Ou tout sera-t-il fait pour éviter une sortie du géant sud-américain ? La réponse semble déjà faire partie de la question.

Les positions de Jair Bolsonaro nous rappellent surtout qu’aucun traité ou organisme international ne réussit à s’imposer aux choix politiques et économiques d’une nation souveraine, si détestables qu’ils puissent nous paraître.

Il en a été de même par le passé lorsque les gouvernements de gauche d’Amérique latine ont fait capoter l’Accord de libre-échange pour les Amériques (3) ou lorsque le Venezuela décida de se retirer de la Communauté andine des nations, sans que le ciel ne lui tombe sur la tête. En dernier lieu, le dépositaire de la souveraineté reste le peuple et son expression électorale. A moins de remettre en cause le principe de démocratie représentative, mais ceci est un autre sujet.

Relations ambiguës avec la Chine

Quelle peut être la marge de manœuvre du nouveau président brésilien face à la Chine ? Durant sa campagne, Jair Bolsonaro a multiplié les déclarations hostiles et provocantes contre la grande nation asiatique. Sa volonté de s’aligner sur la diplomatie de Washington pourrait laisser penser qu’un virage diplomatique drastique pourrait être opéré.

Les relations de Brasilia avec Beijing devront se faire sous l’angle du pragmatisme économique et non de l’idéologie

Néanmoins, la réalité des liens entre la Chine et le Brésil devrait pousser le nouveau chef d’Etat à une position plus pragmatique, surtout à court et moyen terme, le mandat présidentiel ne durant que quatre ans. En effet, 54 milliards de dollars ont été investis par les Chinois sur une centaine de projets de 2003 à 2018. Le gouvernement non élu de Michel Temer, peu suspect de sympathie pour le communisme ou le monde multipolaire a, sur la seule année 2017, porté les investissements du géant asiatique à 10,8 milliards de dollars. Ni les Etats-Unis, ni l’Europe n’étant en mesure de constituer une alternative crédible à cet investissement massif, les relations de Brasilia avec Beijing devront se faire sous l’angle du pragmatisme économique et non de l’idéologie.

Même si le Brésil pourra restreindre certains investissements chinois, tourner le dos aux Brics (4) ou à la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures, dont le Brésil fait partie, reste peu probable sinon suicidaire pour son économie. De même, il ne semble pas vraisemblable que le Brésil s’isole du projet de Nouvelle route de la soie en Amérique Latine, négocié au sein du Forum Celac-Chine, laissant ainsi des concurrents régionaux profiter des avantages tirés de tels accords.

Qui plus est, si les exportations brésiliennes vers la Chine représentaient à peine 2% avant l’arrivée de Lula au pouvoir, elles totalisent en 2018, 26% du total des exportations, principalement dans le domaine de l’agro-business, l’un des piliers du soutien au nouveau président brésilien. Si le Brésil est en droit de diversifier les pays où il exporte, via l’accord Union européenne-Mercosur, par exemple, le marché chinois apporte un débouché bien plus sûr et stable pour ses produits que ne pourrait l’être l’Europe ou les Etats-Unis, régions du monde où commence à s’agiter l’étendard du protectionnisme économique.

Le Venezuela

L’un des thèmes récurrents de la campagne de Bolsonaro a été le Venezuela. Rien d’étonnant. Depuis quelques années, le pays bolivarien s’invite en guest-star de nombreux processus électoraux à travers le monde. Du Chili à l’Espagne en passant par l’Argentine, la France et même les Etats-Unis, une campagne électorale ne semble pas être aboutie sans qu’une référence au modèle chaviste soit utilisée par les candidats de droite pour stigmatiser leurs adversaires politiques.

Jair Bolsonaro n’a pas fait exception à cette règle, vociférant tout au long de la campagne qu’il mettrait tout en œuvre pour que «le Brésil ne devienne pas un autre Venezuela». Nul doute que le nouveau président brésilien augmentera la pression politique et diplomatique contre son voisin. L’échange téléphonique entre Mike Pompeo et le nouveau président du Brésil au lendemain de son élection va dans ce sens. Le secrétaire d’Etat étasunien ayant évoqué une nécessaire coordination entre les deux pays sur la question du Venezuela.

Le Venezuela deviendra un argument de change dans les relations qu’entretiendra Jair Bolsonaro et son équipe avec l’administration Trump, fervent opposant au gouvernement de Nicolas Maduro

Dans ce contexte, comment interpréter les déclarations de certains proches du nouveau président ? Son fils Eduardo, ainsi que le général Augusto Heleno y Luiz Philippe de Orleans, pressentis pour occuper respectivement le ministère de la Défense et celui des Affaires étrangères ont laissé entendre qu’une intervention militaire contre le pays bolivarien n’était pas à exclure. Si Jair Bolsonaro s’est lui même défendu de toute aventure guerrière, il paraît évident que le Venezuela deviendra un argument de change dans les relations qu’entretiendront Jair Bolsonaro et son équipe avec l’administration Trump, fervent opposant au gouvernement de Nicolas Maduro.

Il faut aussi se rappeler que l’Etat du Roraima, frontalier avec le Venezuela, est alimenté en électricité par le pays bolivarien. Dans un conflit aggravé, le Venezuela disposerait donc de la possibilité de rationner cet approvisionnement et de générer une situation chaotique dans un Etat désormais gouverné par Antonio Denarium, un partisan du président élu (5).

Une intervention du Brésil en terres bolivariennes aurait des répercussions sur tout le continent. Non seulement le Venezuela compte sur des soutiens diplomatiques ou militaires de poids (russes, chinois et cubains) mais la nouvelle doctrine militaire de ce pays, élaborée dès 2005, mise sur une stratégie adaptée aux conflits non conventionnels et à la guerre de quatrième génération.

Agresser le Venezuela reviendrait à créer une poudrière régionale et un bourbier militaire qui s’étendrait sur plusieurs années. Pas sûr que le Brésil sorte vainqueur d’un tel affrontement ni que Bolsonaro y gagne en popularité.

Israël et le Proche Orient

Jair Bolsonaro entretient des liens politiques et religieux très fort avec Israël et s’est même fait baptiser dans les eaux du Jourdain. Il a plusieurs fois rappelé son attachement à la «démocratie israélienne» qu’il considère comme un exemple à suivre. Ce faisant, il se démarque de la politique extérieure du PT qui avait reconnu l’Etat de Palestine et rappelé son ambassadeur en Israël pour protester contre l’opération Bordure Protectrice en 2014.

De la même manière, le gouvernement de Dilma Roussef s’était opposé à la nomination de Dani Dayan comme ambassadeur de Tel Aviv au Brésil. Motif invoqué : alors que le gouvernement brésilien dénonçait l’occupation de la Palestine, Dani Dayan, membre du parti extrémiste Foyer Juif, et ancien président du conseil de Yesha, qui représente les intérêts des colons israéliens, pouvait perturber les relations entre les deux pays. Une campagne de soutien au diplomate israélien avait été orchestré par la députée Geovania da Sé, membre du groupe parlementaire évangéliste à l’assemblée brésilienne, groupe parlementaire qui comptait parmi ses membres un certain Jair Bolsonaro (6).

Le « nationaliste » Bolsonaro au cours d’un discours

 

Suivant le mouvement initié par Donald Trump, ce dernier a annoncé le transfert de l’ambassade brésilienne à Jérusalem et a promis de fermer l’ambassade de l’Etat Palestinien, ouverte en 2016 en déclarant : «La Palestine est-elle un pays ? La Palestine n’est pas un pays, donc elle ne devrait pas avoir d’ambassade ici».

Le Brésil de Bolsonaro deviendra sans aucun doute l’un des soutiens majeurs de la politique israélienne au Proche-Orient et développera certainement des partenariats rapprochés avec l’Etat d’Israël.

Bolsonaro au-delà des maux

Le tournant géopolitique que représente l’élection de Jair Bolsonaro doit se comprendre dans son contexte régional. La direction géopolitique que prendra la nouvelle équipe dirigeante devrait peu différer de celle déjà en vigueur dans les pays latino-américains dirigés par des gouvernements néo-libéraux. En cela, il renforcera cette tendance, qui s’inscrit désormais comme un virage continental qui balaie les politiques et les avancées réalisées par les gouvernements post-libéraux du début du siècle.

Au-delà des mots et des maux, l’alignement sur les politiques de Washington dans la région, et un certain pragmatisme par rapport à la Chine, caractériseront surement le mandat du nouveau président brésilien, qui, pour mettre en œuvre sa politique autoritaire sur le plan intérieur ne pourra se payer le luxe d’être isolé diplomatiquement.

Article initialement paru sur le site de RT France 

Notes:

(1) Les pays suivants ont exprimé leur souhait de suspendre leur participation à Unasur: L’Argentine, le Brésil, le Chili, la Colombie, le Pérou, et le Paraguay. Notons que le président équatorien a décidé de porter un sérieux coup d’arrêt à l’organisme d’intégration en décidant de récupérer ses installations situées dans la banlieue de Quito.

(2) La France dispose du 2e espace maritime au monde (Zone économique exclusive). L’écosystème dans ce territoire français est aussi d’une richesse inestimable. Doit-on pour autant renoncer à notre souveraineté sur cette zone en raison des intérêts écologiques internationaux qui en découle?

(3) La Zone de Libre Échange entre les Amériques était un projet de libéralisation des économies et de dollarisation du continent. Principalement porté par les Etats-Unis, il fut mis en déroute grâce à l’action conjointe des gouvernements progressistes dans la région. Voir Telesur, “América Latina, a 12 años de la derrota del Alca”, 05/11/2017, https://www.telesurtv.net/news/10-anos-del-NO-al-ALCA-20151102-0028.html

(4) Le siège pour les Amériques de la Banque de Développement des Brics a récemment été ouverte à Brasilia par le gouvernement de droite –non élu- de Michel Temer

(5) Une intrusion armée, sous le prétexte d’une guerre humanitaire, pourrait être le prétexte pour prendre le contrôle des centrales hydro-électriques vénézuéliennes, situées juste de l’autre coté de la frontière.

(6) Voir Romain Migus, “La agenda secreta de Israel en América Latina”, Venezuela en Vivo, 30/04/2016,  https://www.romainmigus.info/2017/11/la-agenda-secreta-de-israel-en-america.html

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La danse macabre des provocations

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Robert Ménard est allé jusqu’à légitimer la torture en Irak sans perdre ses alliés de gauche et sa réputation de troskiste, au point que l’Humanité n’a pas craint de le soutenir en parrainant un « dissident » cubain, vrai espion de la CIA sur une île qui résistait avec courage;  il a fallu qu’il rejoigne Marine Le Pen pour que le doute s’insinue.

J’ai des doutes ou plutôt quelques connaissances des pays et gens concernés: quand on connait l’histoire tragique du Honduras (1) qui non seulement en tant que colonie des USA a abrité l’endroit où la CIA formait des tortionnaires avant de les rapatrier, l’endroit où sont intervenus d’ailleurs des spécialistes français aguerris par les guerres coloniales, l’endroit où récemment malgré les protestations de la population à coup de répression par l’armée on a éliminé un dirigeant progressiste pour lui substituer un fasciste, en recommençant tortures et meurtres d’opposants politiques, quand on sait qu’aux élections de la mi-mandat des caravanes de migrants partent pour affronter l’armée de Trump aux Etats-Unis, le doute vous prend sur la nature spontanée du phénomène migratoire et qui l’a provoqué et surtout sur le fait que les pays fuis y compris en risquant la mort sont des pays capitalistes où règne un régime proche de celui que veut étendre Trump au reste de l’Amérique latine et… au monde.

C’est comme au Brésil, le juge qui a organisé le maintien de Lula en prison se retrouve bizarrement ministre de la justice. Et les juifs progressistes de Pittsburg ont beau manifester contre la politique de Trump, son soutien au Klux klux klan à laquelle sa famille a toujours appartenu, en disant qu’ils n’ont rien à voir avec la politique de Netanayou, ce dernier plus le brésilien et Trump sont copains comme cochons et Netanayoun va avoir avec lui tous les vrais antisémites et racistes du monde.

La lutte des classes est là plus violente que jamais mais on tente de la canaliser vers le fascisme pour sauver les meubles. C’est un scénario bien connu et dont on sait où il mène?

Dans notre pays, la France, les forces se liguent pour que disparaisse du paysage le PCF. Hier je ne dormais pas j’ai écouté « stupéfiant » sur la 2, de Léa Salomé, sur Johnny Halliday et ses relations difficiles avec « l’élite », j’ai guetté la reconnaissance du rôle d’Aragon dans les lettres Françaises de la qualité du chanteur et l’influence que cette prise de position avait eu sur des gens comme Godard qui à l’époque dans une de ses boutades célèbres disait « avec les communistes j’irai jusqu’à la mort mais pas au-delà », pas un mot, sur cette position d’Aragon si sensible à ce qui est typiquement français tout en s’ouvrant sur le monde. Pas plus d’ailleurs que sur le paradoxe de la célébration d’un des évadés fiscaux les plus célèbres, il est vrai que s’acharner sur lui permet de ne pas parler de la famille Mulliez, de Carrefour, dont on apprend qu’un des actionnaires a financé le fasciste brésilien. Mais je parlais d’Aragon!, oublié, au placard le plus grand écrivain du siècle dernier, l’immonde Céline ne cesse d’être réhabilité, alors qu’Aragon est nié… jamais il ne sera question de lui à la télévision, pour éviter tout ce qui peut fâcher. Le parti est effacé du présent comme il l’est du passé. Le pire est sans doute que cela se fait  avec l’assentiment d’une direction qui nous mène sans plus se cacher vers un destin à l’italienne. L’antichambre du fascisme et de la résurrection des monstres.

Alors même que les statuts votés au 36e congrès disent que les dirigeants ne peuvent excéder 9 ans et que Pierre Laurent est là depuis dix ans, ils tentent de dévoyer le congrès autour d’un légitimisme mortifère, le culte du chef et le mensonge habituel sur les bolchéviques qui veulent prendre le pouvoir.

Nous sommes entrés dans la danse macabre qui préside les grands massacres et partout le forces qui tendent vers l’affrontement tentent de le créer pour conserver leur pouvoir, c’est la classe dominante qui mène le bal et ceux qui ne croient plus à l »offensive contre la monstruosité qui nous menace laissent croire que le statu quo est un moindre mal, parce que le reste serait le retour vers une URSS dont il ont fait l’équivalent de la monstruosité nazie d’une manière folle et irresponsable, en utilisant simplement le fait que les communistes veulent une mise à plat de leur histoire faite par eux avec des historiens qui ne soient pas des idéologues haïssant les Révolutions.

Dans une société qui meurt et qui ne trouve pas d’issue prolifèrent les monstres disait à peu près Gramsci. Je ne sais où tout cela ira mais nul ne peut continuer ainsi sans aller vers le désastre. Ma réflexion se situe hors congrès du PCF parce qu’elle ne prétend pas identifier ce qui se passe dans ce Congrès terme à terme avec les convulsions impérialistes mondiaux. Ma réflexion part simplement de quelqu’un qui a beaucoup vécu et voyagé dans les pays où le néolibéralisme a été imposé par des dictatures sanglantes et prétend l’être à nouveau, alors que chez nous ce sont des gouvernements socialistes dont les communistes ont dû se dégager des pièges une première fois qui ont promu cette phase du capital caractérisée par la concurrences féroce intermonopoliste financiarisée et s’imposant par leur puissance aux Etats et nations. Le temps où l’Europe, alliée privilégiée croyait pouvoir y échapper est révolu et ceux qui militant pour un statu quo pour eux, pour leurs places nous mènent au désastre.

Danielle Bleitrach

(1) la CIA a contribué à la formation de centaines d’officiers de police des dictatures latino-américaines via ses fameux manuels de formation et l’École des Amériques, désormais renommée Institut de coopération pour la sécurité de l’hémisphère occidental (WHINSEC). [5]

Caballero a décrit le rôle de la CIA comme ambigu. « Caballero a déclaré que ses supérieurs avaient ordonné aux conseillers de la CIA de dissimuler leur participation aux escadrons de la mort, ainsi que d’autres membres des unités du renseignement de l’armée. Il a été envoyé à Houston pendant six mois en 1979 pour y être formé par les instructeurs de la CIA aux techniques d’ interrogatoire.

« Au cours de mon interrogatoire, ils m’ont préparé à mettre fin à l’utilisation de la torture physique au Honduras – ils ont enseigné les méthodes psychologiques », a déclaré M. Caballero à propos de sa formation américaine. « Alors quand nous avions quelqu’un d’important, nous l’avons caché des Américains, interrogé nous-mêmes et ensuite lui avons donné la mort à un escadron de la mort. »

« La CIA avait accès à des prisons secrètes de l’armée et à des rapports écrits résumant l’interrogatoire de présumés gauchistes, selon M. Caballero et deux responsables américains. Les Américains ont également déclaré que la CIA savait que l’armée hondurienne était en train de tuer des prisonniers. La CIA a demandé un arrêt des massacres à un moment donné en 1983. En 1984, un agent de la CIA a été rappelé du Honduras après qu’un parent du prisonnier l’ait identifié comme ayant visité une prison secrète, ont déclaré deux responsables américain et un hondurien. Il existait un contact régulier entre les interrogateurs et la CIA. Il semble donc probable que la CIA était au courant du fait que les meurtres se poursuivaient.

 

La folie impérialiste.

Ce qui caractérise notre époque est la folie (ce que j’appelle la connerie capable de détruire le monde plutôt que de céder le pouvoir), cette fin de règne produit ses effets partout elle donne à notre monde l’aspect sinistre d’une mascarade morbide. Dans mon livre un bouquet d’orties, je racontais un rêve… c’était la nuit dans la ville de Bruges que je venais de visiter et qui m’avait fait peur à cause de son musée, j’ai rêvé que j’étais dans une barque avec des enfants dans un des canaux qui allaient vers la mer, je protégeais ces enfants du nazisme, et puis tout au coup au loin on entendait une bruit de fanfare, c’étaient une bande de clowns affreux, sinistres dansant avec leurs bombes atomiques, ceux qui se voulaient les maîtres du monde. Mon cauchemar est là, partout (note de Danielle Bleitrach).

ÉTATS-UNIS : La folie impérialiste étasunienne se déchaîne contre Cuba, le Venezuela et le Nicaragua, accusés d’être la « troïka de la tyrannie »

Les salauds au pouvoir aux USA enragent. Après avoir essuyé un nouveau et cinglant échec contre Cuba à l’ONU, Trump, par la voix de son sinistre conseiller à la sécurité, John Bolton, aggrave les sanctions contre ces pays qui osent défendre leur souveraineté et leur indépendance.

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Michel Taupin à Cuba Si France Infos

ÉTATS-UNIS : La folie impérialiste étasunienne se déchaîne contre Cuba, le Venezuela et le Nicaragua, accusés d’être la « troïka de la tyrannie »

Les salauds au pouvoir aux USA enragent. Après avoir essuyé un nouveau et cinglant échec contre Cuba à l’ONU, Trump, par la voix de son sinistre conseiller à la sécurité, John Bolton, aggrave les sanctions contre ces pays qui osent défendre leur souveraineté et leur indépendance.

Les mots employés à Miami par cet immonde personnage sont d’une incroyable brutalité. Voilà comment il traite ces pays et leurs dirigeants : « Ce triangle de la terreur qui va de La Havane à Caracas en passant par Managua » et à ses trois « tyrans qui pensent être des hommes forts et des révolutionnaires » mais qui ne sont en fait que « des figures clownesques et pitoyables ».

Après les 70 personnes ou entités ciblées au Venezuela (dont le Président Maduro et son épouse), de nouvelles sanctions visent les réseaux qui interviennent dans les secteurs économiques que Trump estime « corrompus », comme le secteur de l’or. Cela confirme la peur de Trump face au Pétro et à sa volonté d’indépendance face au dollar.

Selon Washington, Nicolas Maduro aurait recours aux « mêmes tactiques oppressives que celles utilisées par Cuba depuis des décennies », et que « la dictature cubaine permet au régime vénézuélien de mettre en œuvre sa répression », John Bolton a fait savoir que les sanctions contre La Havane vont être durcies. « Aujourd’hui, le département d’Etat a ajouté plus d’une vingtaine d’entités appartenant à l’armée ou aux services de renseignement cubains, ou contrôlées par eux, à la liste des entités qui n’ont pas le droit de faire de transactions financières avec des Américains »