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L’intelligence artificielle: la chine prendra-t-elle la tête devant les USA ? Les retombées sociales…

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Longtemps en matière d’intelligence artificielle les Etats-Unis ont joui d’une domination sans partage, mais celle-ci est désormais contestée par la Chine. Si clle-ci n’a pas l’quivalent de google, la vitesse du développement est stupéfiante explicable par le soutien politique et financier de l’Etat quasi illimité, le second atout, la population soit la majorité d’un milliad quatre cent mille individus connectés c’est-à-dire une base de données sans équivalent. C’est la matière première dont ce nourrit l’intelligence artificielle dans sa vocation à imiter les comportement humains, le tout à partir d’algorithmes capables de définir les processus qui permettent de se substituer aux comptables, aux conducteurs, aux employés de banques, de bourses, etc…

Et là sur les conséquences d’un point de vue humain d’une telle révolution scientifique et technique, la Chine est nettement plus en avance., Pour qui suit sa politique réelle et non celle fantasmée par les spécialistes de la désinformation mondiale, cela s’impose peu à peu. L’ère inaugurée par Xi jimping, le rôle attribué au parti communiste et à son idéal combiné avec l’héritage de Conficius par exemple, se traduit par des choix qu’il importe de mieux connaître. La chine manifeste une  volonté de coopération à l’échelle mondiale, des exigences de paix. Mais ce qui est également intéressant c’est l’optimisme conquérant de l’ensemble de la population, la manière dont elle atteint toute la diaspora chinoise dans le monde.

On commence à parler de Kai Fu Lee, un individu qui fait la jonction entre le monde chinois (il est né à Taiwan) et les Etats-Unis (il y réside), et il est le fondateur d’un fond d’investissement implanté en Chine et aux Etats-Unis, mais sa célébrité et son intervention maximale dans le grand public est en CHine, en particulier sur les réseaux chinois. Il pose les problèmes dans des termes comparables à Stephen Hawkin. Il prédit que dans des années proches l’intelligence artificielle pourra se substituer à 50% des travaux humains, mais il n’en est pas pessimiste pour autant et pense que si les bonnes mesures sont prises à temps on ira vers une société meilleure, d’où l’écho qu’il trouve en Chine dans une société beaucoup plus volontariste et optimiste que celle des Etats-Unis ou la notre. Un mélange de traditions et de communisme comme point d’appui à cet optimisme qui mériterait d’être mieux connu.

KaI-Fu-Lee interroge:  » Dans un monde où tous les télémarketeurs, tous les serveurs, les gens de service clients remplacés par des IA, comment devront nous nous organiser pour que les personnes qui effectuaient ces tâches auparavent ne sombrent pas dans le chômage de masse, la dépression et un immense sentiment d’inutilité? »

Pour lui, face à cette question centrale, celle de la prouesse technologique qui permettra soit à la Chine, soit aux USA de prendre le leadership devient secondaire. Le vrai défi est qui est en mesure d’anticiper sur cette situation et en tirer les conclusions qui s’imposent en matière de gouvernance?

Comment assurer la dignité et le sentiment d’utilité que les êtres humains trouvaient dans le travail? Quel système éducatif doit dès maintenant être mis en place pour préparer les futures générations? Comment seront répartis les revenus? Quelles seront les fonctions qui subsisteront et devront être donc conduites à l’excellence, l’art, les soins à la personne par exemple. A ce titre, lui qui appartient à deux cultures, il dit que la seule solution est dans la coopération : « C’est un sujet d’une portée geopolitique considérable, répète-t-il, qui nécessite une approche nouvelle et coopérative, à l’échelle mondiale. Il serait vraiment dommage qu’elle se résume à une course aux armements dans le domaine des technologies ».

danielle Bleitrach

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Intelligence artificielle : la Chine attire plus d’investissements que les États-Unis par Elisa Braun

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En appui de l’article que nous écrivons à propos des conséquences sociales de l’IA,
voici une analyse qui montre les conditions de la compétition dans ce domaine entre Chine et USA, mais au-delà de cette compétition c’est bien la confrontation entre deux systèmes sociaux. Si la Chine de l’avantage d’une énorme population connectée, son second avantage est dans le rôle pilote de l’Etat et les sommes qu’il consacre à ce développement, le « socialisme de marché », la planification chinoise témoigne de l’incroyable impulsion de la révolution technologique qui s’opère, mais comme nous  l’envisageons dans l’autre article publié sur le sujet, c’est peut-être dans sa manière d’anticiper sur les conséquences sociales nationales et internationales que la Chine est la plus intéressante (note de Danielle Bleitrach)

Les deux puissances sont engagées depuis plusieurs années dans une compétition farouche pour devenir leader dans le domaine de l’intelligence artificielle. Pour la première fois, la Chine a commencé à prendre le dessus.

«Suivez l’argent». Cette réplique classique du film «Les Hommes du Président» fonctionne aussi bien pour le Watergate que pour l’évolution de l’intelligence artificielle. En 2017, 15,2 milliards de dollars ont été investis à l’échelle mondiale dans des start-up spécialisées dans le secteur. Et près de la moitié de cette somme est allée directement vers la Chine, contre 38% en direction des États-Unis, selon un rapport de CB Insights sur les tendances à suivre en intelligence artificielle pour 2018. C’est la première fois que les investissements vers la Chine surpassent ceux des États-Unis dans ce secteur. Ils confirment ainsi la montée en puissance du pays et le retard grandissant des États-Unis.

150 milliards pour l’économie chinoise

Les deux États se livrent une guerre féroce pour devenir le leader mondial de l’intelligence artificielle depuis plusieurs années, mais la course s’est intensifiée en 2017. En juillet, la Chine a dévoilé sa feuille de route pour créer une industrie d’une valeur de 150 milliards de dollars pour son économie d’ici 2030, dans un document de 28 pages qui se lisait comme un défi directement adressé aux Américains. D’autant plus qu’il copiait explicitement certains passages du plan stratégique en intelligence artificielle de l’administration Obama, paru fin 2016. «Les plans américains publiés en 2016 ont apparemment été à l’origine de la formulation de la stratégie nationale d’IA en Chine», a même expliqué au New York Times Elsa Kania, adjointe au Centre pour une nouvelle sécurité américaine, qui suit de près le développement chinois en matière d’intelligence artificielle.

L’adoption de l’IA par la Chine intervient à un moment clé dans le développement de la technologie. Des améliorations récentes et spectaculaires ont conduit les plus grandes entreprises à investir des milliards de dollars pour transformer les fantasmes de l’IA en services et produits du quotidien. Google et Amazon font partie de ceux qui ont déjà relevé le défi, mais de nombreux secteurs – y compris non technologiques — évaluent les possibilités de l’IA pour leur fonctionnement quotidien. La technologie est envisagée pour la conduite des voitures et camions autonomes aussi bien que pour faire parler les appareils ménagers. Les investissements dans l’IA ont augmenté de 141% en 2017 par rapport à 2016, selon CB Insights – et ont permis l’éclosion de 1100 nouvelles start-up l’année dernière. L’IA est également devenue un enjeu crucial pour la politique de défense et la sécurité intérieure pour de nombreux États.

«Le gouvernement américain fait très peu pour soutenir sa propre industrie»

Pour un certain nombre de raisons, les États-Unis perdent pourtant leur influence dans un domaine où ils avaient historiquement une longueur d’avance. Les inquiétudes liées aux visas accordés aux ingénieurs étrangers aux États-Unis ont poussé une grande partie des laboratoires de recherche à s’installer dans d’autres pays. L’Europe compte désormais certains des plus grands centres des grandes entreprises technologiques (GAFAM) en la matière. Facebook a récemment annoncé qu’il allait recruter davantage de chercheurs et investir 10 millions d’euros pour son centre dédié à Paris. En France, d’autres entreprises, telles Sony ou Huawei, ont installé des laboratoires de recherche. Microsoft est, lui, partenaire de l’institut national de recherche en informatique et en automatique (Inria) sur le sujet depuis 2005. Le mois dernier, Alphabet, la maison mère de Google, a annoncé son intention de mettre sur pied un centre de recherche basé à Pékin.

Selon plusieurs experts de l’IA, du côté académique et industriel, l’administration de Trump n’a tout simplement pas pris la mesure de la menace que représentait la Chine. «Nous attendons encore que la Maison Blanche donne des directives» sur la façon de répondre à la compétition, a déclaré Tim Hwang, directeur de l’Éthique de l’AI Initiative, fondée par des pontes de la Silicon Valley et d’Harvard pour la recherche en intelligence artificielle. «Le gouvernement américain fait très peu pour soutenir sa propre industrie», selon la revue technologique du MIT et «les investissements ne suivent pas une stratégie coordonnée» pour le New York Times.

Licornes chinoises

En écho aux plans mis en place par l’administration Obama, le gouvernement chinois a pour sa part déclaré qu’il avait l’intention d’augmenter considérablement le financement à long terme de la recherche sur l’IA et de développer une communauté beaucoup plus large de chercheurs dans le domaine. Depuis plusieurs années, la Chine enregistre aussi plus de brevets et publie plus d’articles de recherche liés aux thématiques de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage profond. L’aspect quantitatif n’est toutefois pas suffisant pour évaluer l’avance de la Chine par rapport aux États-Unis, où sont installées les meilleures universités au monde. Le nombre de citations des recherches dans les revues scientifiques est aussi un signe de la puissance chinoise dans la recherche.

Le succès des start-up chinoises en intelligence artificielle est un indice encore plus probant de cette montée en puissance. En 2018, les États-Unis ont beau compter plus de start-up en IA que la Chine, sa longueur d’avance se réduit depuis 2013, tandis que le nombre de start-up chinoises en IA augmente. Les Américains représentaient 77% des start-up mondiales spécialisées en IA, contre 50% aujourd’hui, selon CB Insights. Ce changement d’allure est en partie dû à un facteur technique. D’énormes quantités de données sont nécessaires pour «former» les systèmes d’IA, et aux États-Unis, une grande partie de ces données appartient à des entreprises privées, comme Facebook et Google. La Chine a, de son côté, une population qui génère largement plus de données, dont beaucoup appartiennent à l’État. La reconnaissance faciale, qui repose aujourd’hui beaucoup sur des techniques d’apprentissage profond, s’invite ainsi dans le quotidien des Chinois comme nulle part ailleurs, et permet d’identifier les criminels comme les piétons trop pressés en quelques minutes, parmi des millions de visages. Les plus imposantes licornes du pays, selon CB Insights, sont spécialisées dans ce domaine:

● Megvii a déjà accès à 1,3 milliard de données biométriques sur les citoyens chinois et est soutenu par une société d’assurance chinoise (Sunshine Insurance Group), des entités gouvernementales (le groupe d’investissement Russie-Chine lui a laissé 460 millions de dollars), et des géants des technologies (le constructeur Foxconn, et le fonds de Jack Ma, Ant Financial).

● SenseTime, créé en 2014, dépasse déjà la valorisation d’1 milliard de dollars et collabore avec une quarantaine de gouvernements locaux pour la vérification des cartes bancaires et les systèmes de sécurité.

● CloudWalk a reçu 301 millions de dollars du Gouvernement municipal de Guangzhou pour installer un centre d’images dans la ville et levé 75 millions de dollars auprès d’investisseurs.

En pleine croissance, le marché de la reconnaissance faciale a dépassé le milliard de yuans (128 millions d’euros) en 2016 et devrait être multiplié par cinq d’ici 2021, selon une étude du cabinet Analysys. Dans le même temps, la Chine ambitionne de continuer à investir dans les start-up américaines. Récemment, Baidu et JD.com ont soutenu ZestFinance, et Tencent a soutenu ObEN, situé à New York. Quelques start-up comme WuXi NextCODE et Pony.ai fonctionnent dans les deux pays, brouillant davantage les lignes mais confirmant la longueur d’avance qu’est en train de prendre la Chine.

Investissements étrangers dans le domaine de l'IA (en millions de dollars)

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LES SCIENCES ET LES TECHNIQUES AU FÉMININ: ROSALIND FRANKLIN

Née le 25 juillet 1920 à Notting Hill, Rosalind Franklin est promise à un grand avenir. Après l’obtention d’un doctorat de physique-chimie à Cambridge (Royaume-Uni) en 1945, elle passe trois années en France, entre 1947 à 1950, au Laboratoire central des services chimiques de l’État, afin d’y apprendre les techniques de diffractométrie de rayons X, une technique que la jeune biologiste moléculaire appliquera à l’étude des matériaux biologiques au King’s College de Londres, où elle obtient un poste en 1951.

Une ombre vient alors noircir le tableau. En 1952, elle avait réalisé plusieurs remarquables radiographies aux rayons X de l’ADN et, à son insu, Maurice Wilkins montra ces clichés à James Dewey Watson. Ce dernier, en compagnie de Francis Crick, les utilise afin de résoudre l’énigme de la structure de l’ADN et découvrir ainsi sa structure à double hélice. L’année 1953 est une année noire pour Rosalind : en raison d’une mauvaise ambiance, elle quitte King’s College pour Birkbeck College, d’un côté, et elle est fortement incitée par John Randall à abandonner ses recherches sur l’ADN, de l’autre.

Enfin, l’histoire des clichés connaît des suites. En effet, une semaine après les avoir vus, James Dewey Watson et Francis Crick publient le résultat de leur découverte dans Nature (avril 1953). Cette publication leur ouvre la voie du prix Nobel de médecine, obtenu en 1962, prix auquel Wilkins est associé. Il est alors trop tard pour Rosalind – elle est morte prématurément quatre ans plus tôt d’un cancer de l’ovaire, très certainement lié à sa surexposition aux rayons X – pour être elle-même associée à la récompense.

Ses anciens collègues du King’s College se gardent cependant bien de lui rendre hommage, et il faut attendre 2008 pour que Rosalind reçoive enfin, à titre posthume, le prix d’honneur Louisa Gross Horwitz. 

 
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Publié par le avril 2, 2018 dans femmes, sciences, THEORIE

 

INTRUSIONS DE GREENPEACE DANS LES SITES NUCLÉAIRES : EXPLOIT OU OPÉRATION DE COM’?

Je voudrais dire mon accord en paarticulier avec la conclusion de cet article : »Pointer le nucléaire civil avec des actions spectaculaires, mais observer un silence suspect sur la sûreté des installations nucléaires militaires avec une différence nette de traitement : c’est l’autre règle d’or de ces organisations anti-nucléaires. »C’est la questio que j’ai toujours posé à ceux qui dénonçaient l’énergie nucléaire, pourquoi ne pas commencer par une campagne contre l’énergie nucléaire militaire dont nous sommes tous assurés de la nocivité? Je n’ai jamais reçu de réponse, la question ne les interessait pas… (note de Danielle Bleitrach)

D’après Greenpeace, les sites nucléaires civils ne seraient pas suffisamment protégés d’attaques extérieures possibles (terroristes notamment). Qu’en est-il vraiment? Les intrusions récentes de Greenpeace reproduisent elles vraiment les conditions réelles d’un acte terroriste?

Les médias ont largement fait échos du rapport de Greenpeace faisant passer l’idée que les sites nucléaires civils ne seraient pas suffisamment protégés d’attaques extérieures possibles (terroristes notamment). Il y a une règle simple dans ce genre d’annonce : une organisation antinucléaire comme Greenpeace ne peut que produire des rapports à charge destinés à susciter un maximum de peur auprès de la population. Tout cela n’a rien à voir avec une expertise avec d’éventuelles recommandations ayant un but sincère d’améliorer la sécurité, tenant compte vraiment des réflexions sur ce sujet sensible, de l’existant et du retour d’expérience de plusieurs décennies. Les autorités tiennent compte de cette menace depuis des années : ils n’ont pas attendu le dernier rapport de Greenpeace pour prendre les dispositions afin de protéger ces sites. Rappelons que tous ces dispositifs sont classés secret-défense, et pour cause : il ne s’agit pas ici de donner des infos ou des idées à un groupe de personnes mal intentionnées. Les dispositifs existent aussi pour d’autres sites sensibles comme les barrages et certains sites Seveso (des centaines en France). Demander la transparence sur ce sujet est donc hors de propos, et aboutirait au contraire à rendre ces sites vulnérables.

Il existe qu’une vingtaines de centrales nucléaires en France : ce petit nombre fait qu’il est assez aisé de mobiliser des moyens importants 24h/24h prêts à intervenir. Rien à voir par exemple avec l’impossibilité de surveiller constamment les 30 000 églises réparties sur tout le territoire français, comme cela avait été évoqué au lendemain de l’assassinat du prêtre Jacques Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray en pleine messe, il y a un an. Pour la vingtaine de sites nucléaires, l’armée de terre et l’aviation sont prêts à intervenir à tout moment, les groupes du GIGN répartis sur tout le territoires sont mobilisables en quelques minutes et sont déjà affectés à tel ou tel site. Mais quand une intrusion se produit, on ne mobilise pas pour autant toute ces forces : on juge du niveau de danger et de la situation sur place, et la réaction n’est évidemment pas la même en voyant 10 bonhommes tout vêtue de blanc avec des sigles Greenpeace, que si on avait à faire a un commando lourdement armée et manifestant clairement l’intention de tuer.

Par exemple quand un de ces militants de Greenpeace réussit à franchir une des barrières d’un site nucléaire et à s’accrocher en haut d’une tour de refroidissement, il ne prouve absolument rien, cela ne menace aucunement la sécurité. Il réussit certes à faire le buzz et passera dans tous les JT, mais on ne précisera pas que les gendarmes sur place auraient pu l’arrêter 10 fois avant même qu’il puisse menacer vraiment le site, et qu’au final, ils le laisseront faire sachant très bien que c’est un simple militant écologiste.

Le tireur d’élite sur place l’a dans le viseur de son fusil depuis des heures mais ils n’appuiera évidemment pas sur la gâchette : on lui laisse faire ses Travaux Pratiques de militant, dérouler sa banderole fièrement, plutôt que de risquer quoique ce soit comme par exemple lui tirer dessus et entrainer une mutilation d’un de ses membres, voir la mort… Il faut aussi dire que ces militants se préparent et s’entraînent pendant des mois pour réussir à franchir les barrières et couper les fils de fer le plus rapidement possible : Greenpeace organise de véritables stages « commando » dédiés qu’à cela.

Par contre, ce même militant de Greenpeace, qui tente de rentrer dans le site de l’Île Longue près de Brest, là où se trouvent les sous-marins nucléaires, c’est une autre affaire : il sera abattu sur le champ et sans sommation ou presque….ces organisations antinucléaires le savent, et elles savent aussi que dans ce cas il ne s’agira pas du même buzz : l’annonce d’un militant abattu alors qu’il tentait d’entrer volontairement dans une zone militaire sera plutôt « comprise » par l’opinion publique même si cela reste choquant et dramatique (et on pointera dans ce cas l’irresponsabilité de Greenpeace). D’où leurs actions concentrées sur les sites civils d’EDF plutôt que les sites militaires nucléaires, pourtant bien plus condamnables car destinés à provoquer la mort instantanée de millions de personnes. En effet compte tenu du sujet hautement médiatique du nucléaire civil en France, et du contexte politique, Greenpeace sait que ses militants ne risquent rien, et elle peut compter sur le discernement des militaires/gendarmes sur place qui les laisseront faire jusqu’à une certaine limite. Ces même militaires ont reçu pour consignes prioritaire d’éviter toute bavure : l’affaire du Rainbow Warrior est passé par là. On peut imaginer la discussion au téléphone sur place « chef, visiblement, ce sont (encore) des militants de Greenpeace, ils sont 10, habillés tout en blanc, il viennent de franchir la 1ere clôture et ils se dirigent visiblement vers le bloc A …que fait on? On les arrête par des tirs de sommation? On laisse faire? On mobilise le GIGN ? …on attend vos consignes.. »….

En Russie et aux USA , c’est beaucoup plus « simple » : les militaires ont pour consignes de tirer directement quelque soit la situation. En France ce serait le cas aussi, si il y avait le moindre doute quant à la nature ou non terroriste de l’action : en cas de suspicion, ces personnes seraient tout simplement abattus. C’est parce qu’on sait que ce sont des militants de Greenpeace, et que la France, ce n’est ni la Russie, ni les USA, qu’ils réussissent régulièrement leur intrusions et parviennent à planter des drapeaux sur ces sites. Cela n’a rien d’un exploit démontrant quoique ce soit : l’expérience de Greenpeace est viciée dès le départ car elle ne reproduit pas les conditions réelles d’une intrusion de vrais terroristes.

Dans tous les cas, Greenpeace réussira toujours son coup médiatique et sera toujours gagnant : faire peur, semer le doute et au passage perturber le fonctionnement du site durant une journée avec des centaines de salariés qui se retrouvent bloqués à l’intérieur.

Pointer le nucléaire civil avec des actions spectaculaires, mais observer un silence suspect sur la sûreté des installations nucléaires militaires avec une différence nette de traitement : c’est l’autre règle d’or de ces organisations anti-nucléaires.

 
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Publié par le mars 31, 2018 dans civilisation, sciences

 

le secret pour être heureux et un adage de Lénine en guise de pourboire selon Albert Einstein

 A vous qui allez défiler aujourd’hui j’offre cet adage de Lénine repris par Eistein : « là où il y a une volonté, il y a un chemin »j’joute ce bon conseil des camarades de Venissieux:

1 Million, ils s’énervent…
3 Millions, ils manoeuvrent…
10 Millions, ils reculent (note de danielle bleitrach)

retrouvez la note d’Albert Einstein sur le secret d’une vie heureuse qu’il avait remise à un messager à Tokyo il y a près de 100 ans.

Albert Einstein et sa seconde femme Elsa

Albert Einstein et sa seconde femme Elsa.

 Deux notes qu’Albert Einstein avait remises à un messager à Tokyo en guise de pourboire, dont une sur le secret d’une vie heureuse, ont refait surface en octobre 2017, soit 95 ans plus tard, et ont été vendues aux enchères à Jérusalem au prix de.. 1,56 million de dollars !

Un pourboire très spécial

La scène se déroule à l’Imperial Hotel de Tokyo en 1922. Le physicien allemand, célèbre notamment pour sa théorie sur la relativité, avait effectué une tournée au Japon, où il donnait des conférences. Selon la maison de vente Winner’s qui a organisé les enchères, c’est en voyageant d’Europe au Japon qu’il est informé par télégramme qu’il recevrait le prix Nobel de 1921. La nouvelle de l’arrivée du lauréat du prix Nobel au Japon se répand si rapidement que des milliers de personnes affluent pour accueillir le savant, impressionné et un peu gêné par cette publicité. C’est dans ce contexte que, selon le vendeur de la précieuse note, un coursier japonais arrive pour livrer un courrier au physicien. Nul ne sait si le coursier refuse le pourboire, en accord avec les pratiques locales, ou si Einstein ne dispose pas de monnaie, mais le physicien, pour ne pas le laisser partir les mains vides, lui remet deux notes en allemand. « Peut-être, si tu as de la chance, ces notes auront beaucoup plus de valeur qu’un simple pourboire« , lui dit alors Einstein d’après le vendeur, un proche du coursier japonais qui réside à ce jour dans la ville allemande de Hambourg.

Une « vie modeste », source de plus de bonheur que « la recherche du succès »

Sur l’une des notes, rédigée sur du papier frappé du logo de l’Imperial Hotel, est écrit :  »

une vie tranquille et modeste apporte plus de joie que la recherche du succès qui implique une agitation permanente« . Sur la seconde, apposée sur une feuille blanche, on retrouve le célèbre adage, emprunté à Lénine : « là où il y a une volonté, il y a un chemin« .Inconnues jusque-là des chercheurs, ces notes ont été authentifiées par la maison de vente aux enchères Winner’s. Elles n’ont pas de valeur scientifique mais pourraient aider à mieux cerner les réflexions personnelles d’Einstein dont le nom est devenu synonyme de génie, a estimé Roni Grosz, chargé de la plus grande collection d’archives du physicien, à l’Université hébraïque de Jérusalem. Elles ont été vendues le 24 octobre 2017 à la maison Winner’s de Jérusalem, avec d’autres objets dont deux lettres écrites par Einstein à la fin de sa vie. « Ce que nous faisons ici est un portrait d’Einstein – l’homme, le scientifique, son impact sur le monde – à travers ses écrits« , poursuit M. Grosz, d’après qui « ceci est une pierre (de plus) à la mosaïque« .

 
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Publié par le mars 22, 2018 dans HISTOIRE, sciences

 

Géographie seconde – Sociétés et développement durable, Nathan, 2010, par Jean-Marc Janvcovici

Cette critique du contenu d’un manuel de géographie pourrait être étendue à d’autres manuels, en particulier ceux d’histoire… (note de Danielle Bleitrach)

Source : Jean-Marc Janvcovici, 11-03-2018

Géographie seconde – Sociétés et développement durable, Nathan, 2010
(nombre de pages non précisé, 30€)

Nous avons beau jeu de nous gausser de Donald Trump quand il énonce une ânerie – et il n’en est pas avare – sur le changement climatique, ou plutôt sur le fait que tout cela n’est pas démontré. Car il est possible de trouver chez nous des propos qui, sur le fond, sont identiques, mais qui sont distillés dans un environnement qui les rend bien plus délétères : à l’école.

En effet, dans le manuel de géographie de Seconde « Sociétés et Développement Durable » dont la couverture figure en photo en tête de cet article, apparemment épuisé en version imprimée mais toujours disponible à la vente en version électronique, il est possible de trouver des propos que votre serviteur croyait disparus depuis longtemps des endroits « sérieux ».

C’est page 186 de ce manuel, reproduite ci-dessous, que se trouve la plus belle collection d’âneries.

 

Cette page comporte une section, intitulée « des controverses sur les origines du phénomène », où nos chères têtes blondes peuvent lire, dans la partie de gauche : « Une partie des scientifiques et les mouvements écologistes pensent que les activités humaines, en développement rapide depuis l’industrialisation du XIXè siècle, sont responsables du réchauffement global, en raison de l’émission croissante dans l’atmosphère de gaz à effet de serre (dioxyde de carbone, dioxyde de soufre, et méthane) qui retiennent sur terre une part plus importante de la chaleur émise par le soleil. »

Aie aie aie ! En un seul paragraphe, quatre erreurs :

  • le dioxyde de soufre est non pas un gaz à effet de serre, mais un polluant local responsable des pluies acides, et par ailleurs un précurseur d’aérosols soufrés qui refroidissent le climat et non le réchauffent (voir la section « aérosols » de la page sur les gaz à effet de serre).
  • ce n’est pas sous forme de chaleur que le soleil nous envoie son énergie (la chaleur ne peut pas traverser le vide qui nous sépare du soleil), mais sous forme de rayonnement ; la chaleur est produite par le sol qui absorbe l’énergie du soleil
  •  c’est bien évidemment la chaleur de la terre que les gaz à effet de serre piègent, et non l’énergie envoyée par le soleil ! Si les gaz à effet de serre absorbaient l’énergie du soleil, ils empêcheraient le rayonnement de parvenir jusqu’à la surface et de chauffer cette dernière, et cela refroidirait la terre au lieu de la réchauffer !
  • enfin assimiler les scientifiques et les militants écologistes revient à dire que les seconds sont nécessairement de bons porte-paroles des premiers. C’est malheureusement inexact : sur certains sujets les écologistes sont raccord avec la science (qu’ils exagèrent, mais bon, ce n’est pas trop grave à ce moment-là), mais sur d’autres ils défendent des positions qui ne sont basées sur aucun constat disponible dans la littérature scientifique. Les seuls à même de juger la science sont les scientifiques du même domaine (même un glaciologue ne sait pas apprécier la pertinence du travail d’un physicien des matériaux), et surement pas les militants écologistes, ni les politiques.

Mais c’est le deuxième paragraphe qui est le plus pervers : « D’autres scientifiques, climatologues, géographes, historiens, pensent que le réchauffement actuel fait partie de cycles naturels qui existaient depuis longtemps. Plusieurs phénomènes naturels seraient à l’origine du phénomène : variations de la radiation solaire, rôle des éruptions volcaniques, oscillations de l’axe de rotation de la terre ». Suit une courbe de température concernant l’Europe, qui laissera penser à tout élève que le réchauffement n’existe pas, puisque sur cette courbe l’Europe serait moins chaude aujourd’hui qu’en 1200.

Aie aie aie une deuxième fois !

  • On admirera tout d’abord la perversité du procédé qui consiste à présenter les scientifiques compétents sur la question comme « une partie des scientifiques », mis au surplus dans la même catégorie que les militants (qui exagèrent toujours, tout le monde en est conscient, même quand on les aime bien), alors que les climatosceptiques sont présentés comme « climatologues, géographes, historiens », la mention de catégories précises apportant nécessairement du crédit.
  • les éruptions volcaniques majeures contribuent à refroidir la terre ; il est donc étonnant de les proposer comme des contributeurs possibles au réchauffement global
  • les variations des paramètres orbitaux sont de fait à l’origine des grandes transitions glaciaires-interglaciaires de la terre, mais cela concerne des échelles de temps – la dizaine à la centaine de milliers d’années – qui ne sont pas du tout celles du processus que nous avons enclenché,
  • enfin si c’était le soleil le responsable du réchauffement, la température devrait monter plus vite quand il y a du soleil (aux tropiques, en été, le jour) que quand il n’y en a pas, or actuellement la température augmente le plus vite là où il n’y a pas beaucoup de soleil ou pas du tout (aux pôles, en hiver, et la nuit). Cela empêche par construction que ce que nous observons actuellement soit le résultat d’une augmentation de l’énergie solaire.
  • la température planétaire actuelle est très supérieure à ce qu’elle était en 1200. Pour l’Europe, il est possible qu’il y ait peu de différence, mais l’Europe n’est pas la planète dans son ensemble !
  • enfin, mais nous n’en sommes plus à cela près, l’échelle de la courbe de température n’est pas homogène : chaque graduation de l’axe horizontal représente un siècle… sauf la dernière qui représente 10 ans, on se demande bien pourquoi. A l’exception de cette anomalie, cette courbe est issue d’un graphique publié page 202 du premier rapport du GIEC, en 1990. Mais il y a quelques différences : d’abord, dans le rapport du GIEC, il n’y a pas d’échelle verticale de température, et ensuite la courbe était accompagnée de la légende « Schematic diagrams of global temperature variations [for] (…) the last thousand years. The dotted line nominally represents conditions near the beginning of the twentieth century ». Mais Nathan la reprend sans préciser que c’est une vieille courbe (on a publié bien mieux sur les 20 dernières années) ni qu’il s’agit d’une courbe illustrative sans échelle verticale de températures !

Comme quand on aime on ne compte pas, le manuel nous offre un peu de rab page 256.

 

Pour illustrer l’incertitude sur les effets du changement climatique, les auteurs du manuel ont choisi de mettre l’affiche du film « Le Jour d’Après ». Il se trouve que ce film est bourré d’invraisemblances scientifiques, et notamment le fait que le réchauffement climatique pourrait provoquer une glaciation dans l’hémisphère Nord. Il se trouve que votre serviteur a eu à prononcer un petit discours le jour de l’avant-première de ce film. Comme pour tout film de science fiction, on ne saurait reprocher aux auteurs d’avoir pris leurs libertés avec la physique, mais cela empêche justement de se servir de ce film pour illustrer ce qu’est une incertitude scientifique, puisque ce film n’est pas compatible avec la science !

Car si le réchauffement climatique pourrait provoquer un arrêt de la dérive nord-Atlantique, et de ce fait une modification brutale du climat de l’Europe de l’Ouest, il est impossible que cela engendre une glaciation sur l’hémisphère Nord. C’est même l’inverse : par effet de transfert, dans un climat qui se réchauffe globalement, si un endroit se réchauffe moins vite ou pas du tout, cela signifie par construction une accélération du réchauffement ailleurs.

Bref il y avait beaucoup plus malin à faire que d’utiliser ce film pour illustrer les incertitudes de la science.

Puis, page suivante, encore quelques points discutables.

Les-crises.fr DT | 20 mars 2018 à 5 h 00 min | Étiquettes : Changement climatiqueProgramme scolaire | Catégories : Climat | URL : https://wp.me/p17qr1-RTQ
 
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Publié par le mars 21, 2018 dans sciences, SOCIETE, THEORIE

 

LE JAPON RELANCE UN SIXIÈME RÉACTEUR NUCLÉAIRE

Sortir ou non du nucléaire civil? L’Allemagne a choisi des solutions très polluante… Est-ce qu’on peut à la fois prétendre lutter contre l’effet de serre et renoncer au nucléaire. Le japon dont on connaît le refus du nucléaire militaire est loin de renoncer au nucléaire civil. Le débat est ouvert et mérite mieux  que des appels qui jouent sur l’horreur inspiré par le nucléaire militaire dont il n’est d’ailleurs jamais question pour provoquer un rejet. (note de Danielle Bleitrach)

Ohi_centrale_nucleaire_Japon

Près d’un an après avoir relancé les réacteurs 3 et 4 de la centrale de Takahama, dans le sud-ouest de l’archipel, la compagnie d’électricité japonaise Kansai Electric Power (Kepco) a annoncé avoir remis en service mercredi 14 mars 2018, l’unité 3 de la centrale d’Ohi. Une bonne nouvelle pour le gouvernement de Shinzo Abe qui compte toujours sur le retour de l’énergie nucléaire pour respecter ses engagements de réduction des gaz à effet de serre, et rétablir une balance commerciale en berne depuis plusieurs années en raison d’une forte augmentation des importations d’hydrocarbures.

Doucement mais sûrement, le japon relance l’un après l’autre ses réacteurs nucléaires avec l’espoir de retrouver dans l’avenir une capacité de production suffisante pour diminuer ses coûteuses importations d’hydrocarbures. Le gouvernement de Shinzo Abe n’a en effet jamais caché sa volonté de remettre en service tous les réacteurs jugés sûrs par l’Autorité de régulation nucléaire (NRA), afin de limiter le recours aux centrales thermiques, largement utilisées dans la production d’électricité depuis l’accident de Fukushima en 2011 et l’arrêt progressif de tous les réacteurs nucléaires du pays.

Des normes de sûreté parmi les plus strictes au monde

Malgré les réticences de certains élus locaux et l’opposition des écologistes, le redémarrage opéré mercredi 14 mars 2018 par la compagne Kansai Electric Power (Kepco) de l’unité 3 de la centrale d’Ohi, dans l’ouest du pays, apparaît donc comme une bonne nouvelle pour le gouvernement japonais, et dénote des efforts réalisés en matière de sûreté par l’exploitant. Les nouvelles réglementations de sûreté et de sécurité imposées par la NRA, considérées comme faisant partie des plus sévères au monde, imposent en effet de longs programmes d’optimisation technique, et l’autorisation de redémarrage obtenu préalablement est logiquement prometteuse.

L’unité 3 de la centrale d’Ohi qui devrait produire de l’électricité d’ici le mois d’avril est le sixième réacteur à être relancé dans l’archipel sur un parc total de 42 unités (contre 54 avant la catastrophe de Fukushima en 2011). Plusieurs autres redémarrages sont prévus dans les semaines à venir dont ceux des tranches 6 et 7 de la centrale de Kashiwasaki-Kariwa dans le nord-ouest du pays suite au feu vert technique obtenu de la NRA en décembre dernier. A ce jour, les cinq premiers réacteurs remis en fonctionnement sont tous situés dans le sud de l’archipel à Takahama, Sendai et Ikata.

Crédits photo : IAEA

 
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Publié par le mars 21, 2018 dans Asie, civilisation, sciences, SOCIETE