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Archives de Catégorie: LITTERATURE et SPECTACLES

Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel était aujourd’hui au Printemps de Bourges

il a donné quelques précisions utiles sur les conséquences du vote aux européennes… (note de danielle Bleitrach)
Le secrétaire national du PCF Fabien Roussel était aujourd'hui au Printemps de Bourges

Delphine Piètu, Fabien Roussel et Jean-Michel Guérineau dans les allées du festival.

Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, était aujourd’hui en visite sur le Printemps de Bourges à la rencontre des acteurs du festival, des syndicats et des militants.

La tradition fut respectée, aujourd’hui, avec la visite du secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, sur le Printemps de Bourges.

Cela fait en effet des années que pour chaque édition, les secrétaires nationaux communistes viennent se promener dans les allées du festival à la rencontre des festivaliers et des militants PCF du Cher. C’était en plus une première pour Fabien Roussel (également député du Nord) qui n’était jamais venu sur le Printemps de Bourges. Une belle découverte visiblement pour celui qui se dit « spécialiste des festivals du Nord », et tout particulièrement d’un festival d’accordéons qu’il a longtemps présidé.

Déambulation dans les allées du Printemps donc ponctuée d’une rencontre avec les responsables du festival en compagnie de Delphine Piétu (candidate sur la liste européenne), Magali Bessard (conseillère municipale de Bourges) et Jean-Michel Guérineau (secrétaire départemental du Cher). Direction ensuite le siège de la fédération à Bourges où Fabien Roussel avait souhaité une rencontre avec plusieurs syndicats départementaux. L’occasion de « prendre le pouls » des revendications syndicales et d’écouter leurs doléances.

Contre l’abstention

Mais c’est aux militants communistes que Fabien Roussel a réservé un discours offensif à la fois sur la politique du président Macron et surtout sur les prochaines échéances Européennes. Fabien Roussel veut que les citoyens se saisissent de cette élection « pour envoyer un message clair à Emmanuel Macron » et « dénoncer sa politique ultra-libérale en faveur des plus riches ». Il se bat également, avec tout autant de force, sur « le réflexe de s’abstenir au premier tour pour ensuite voter contre le Front national ». Fabien Roussel ne veut pas entendre cet argument de l’abstention. « Les élections Européennes sont un scrutin à un seul tour et il n’y aura donc pas d’autres chances de dénoncer la politique française ».

Le mode de scrutin accorde un député et plus suivant les résultats, aux listes dépassant les 5 %. « Si vous votez pour un parti proche des 8 % et qu’il progresse d’un point, il n’aura qu’un seul député en plus, tandis que si la liste PCF conduite par Ian Brossard atteint les 5 %, cela voudra dire quatre députés pour nous… » CQFD.

Le temps de la campagne s’écourte, les élections sont le 26 mai prochain, et Fabien Roussel exhorte les militants à convaincre ceux qui ne comptaient pas voter.

Frank Simon

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Rubén Velázquez : le chant de la mémoire et des racines meurtries…

écrit par Nicolas Coulaud 28 mars 2019 08:08

Grand interprète d’œuvres lyriques, le ténor toulousain Rubén Velázquez tisse aujourd’hui avec son association La Dame d’Aragon des liens culturels forts entre l’Occitanie et la province de Saragosse. Son histoire familiale, ses ascendances castillanes, nous tendent aussi le miroir d’une Espagne tourmentée, de ses mystères et de ses sortilèges.

Ruben Velasquez

La voix est suave, le timbre chaleureux. Attablé dans un café du Vieux Toulouse par une matinée froide et ensoleillée, Rubén Velázquez parle d’un ton posé, marque des silences comme pour mieux laisser vagabonder sa mémoire. Quelques semaines après la double représentation à la Halle aux grains de Hambre, Jota & Zarzuela, spectacle plastique et musical promu par son association La Dame d’Aragon, le ténor international, né dans la ville rose dans les années 50, semble reprendre le fil d’une longue discussion. L’histoire de sa famille (d’un côté des paysans sans terres du village de Navaluenga, dans les environs d’Ávila, et de l’autre les descendants de la noblesse d’épée d’une vieille lignée de Ségovie), son enfance et son adolescence passées en divers lieux de la rive gauche toulousaine, sa carrière de chanteur lyrique, de Barcelone à Milan en passant par Trieste, Madrid ou Venise : les grandes étapes, les faits indélébiles, mais aussi les détails et les anecdotes de sa vie et de son parcours passent tour à tour dans la voix et les mots du chanteur.

Des nombreux souvenirs qui remontent à sa mémoire, Rubén Velázquez évoque immédiatement des rues, des adresses, des numéros. Une façon de fixer sa géographie intime, sa topographie sentimentale, à la manière d’un Patrick Modiano… Naissance à Saint-Cyprien, au 76 rue Réclusane, dans ce quartier populaire peuplé d’exilés espagnols, de gitans, de familles pauvres qui vivent sans eau courante ni électricité dans des pièces souvent borgnes dont le sol n’est fait que de terre battue. « Je suis un enfant de Saint-Cyprien. Après la rue Réclusane, nous sommes allés vivre rue de Cugnaux, où j’ai passé l’essentiel de ma jeunesse, comme mon frère. Tous les jours ma mère partait travailler. Elle vendait notamment des beignets, des bonbons. D’abord de façon ambulante, avant d’ouvrir un stand aux halles de Saint-Cyprien. Quand j’étais petit, vers 4 ou 5 ans, je ne supportais pas que ma mère me laisse seul. Quand je n’étais pas à l’école, je l’accompagnais souvent au cours de ses tournées, dans les music-halls, les cafés, aux arènes du Soleil d’Or, tous les endroits où il y avait des animations» raconte Rubén Velázquez.

De bals en cabarets

Cantatrices, catcheurs, mimes, toreros, le tout jeune Rubén grandit dans un univers où se mêlent artistes et gens du spectacle. « Quand j’ai huit ou neuf ans, j’ai pris l’habitude d’aller tous les dimanches chez une sœur de ma mère qui avait la télévision. Nous regardions un programme de concerts classiques qui passait à 17 heures. Je pense que cela a été un éveil musical très important » poursuit-il. Les années passent. Rubén Velázquez fait la découverte des bals populaires. Aux halles de Saint-Cyprien, il donne parfois un coup de main aux membres d’un petit orchestre tenu par un caviste du marché. Le groupe se produit dans des messes, des apéros-concerts. Il faut transporter le matériel, le sortir, le ranger. Un beau jour, l’adolescent se voit proposer de monter sur scène pour pousser la chansonnette. Il accepte, se révèle doué, reproduit l’expérience dès que l’occasion se présente, écume les bals. La passion s’empare de lui. Le travail et la persévérance feront le reste.

Au début des années 70, il s’inscrit au Conservatoire. Un soir, une femme frappe à la porte de la maison familiale. C’est Caroline, sa tante paternelle, chanteuse émérite au Liban, qui a fui le pays du cèdre où s’abat la guerre civile. Durant tout le temps qu’elle passe à Toulouse, elle donne à son neveu des cours de chant, lui inculque le répertoire classique mais aussi celui du cabaret. En l’espace de quelques années, Rubén Velázquez se perfectionne au point de pouvoir se présenter à divers concours internationaux et de s’y distinguer. Vienne, Pampelune, Madrid, puis la consécration à La Scala de Milan, à Barcelone et à Venise, auprès de Jaime Francisco Puig et Aldo Danielli. A Trieste, il débute dans Mozart et Salieri, l’opéra de Rimski Korsakov, avant d’enchaîner les premiers rôles dans les œuvres de Beethoven, Verdi, Bizet, Offenbach…

Ruben

Vicente Pradal, Rubén Velázquez et Serge Guirao

L’Espagne, tableau tragique…

D’une telle carrière, accomplie pendant près de trente ans sur les plus grandes scènes du monde, ponctuée également d’œuvres personnelles telle YedraHispanias miticas ou encore La Nuit obscure avec Vicente Pradal et Serge Guirao, Rubén Velázquez évoque des épisodes qu’il relate sans aucune vanité. « Quand on sait d’où je viens, quand on y pense… » confie-t-il soudain au gré de la conversation, avec le regard voilé de ceux qui n’oublient pas leurs racines, ni les sacrifices consentis par leurs aïeux. Car l’histoire de cet « enfant de Saint-Cyprien », celle de sa famille, convoque peu ou prou tous les éléments du tableau tragique de l’Espagne du siècle écoulé. Côté maternel, c’est « l’exil de la famine » qui pousse dans les années 1910 le grand-père de Rubén Velázquez, Antonio de Pinto, à quitter les environs d’Ávila, l’immensité écrasante de la Vieille Castille, sa sécheresse et son aridité, pour s’installer à Trèbes, dans l’Aude, afin de travailler dans les vignes comme manœuvre dans l’espoir de nourrir enfin femme et enfants.

Vingt ans plus tard, dans une famille noble des alentours de Ségovie qui ne cachait pas ses sympathies franquistes et phalangistes, deux frères âgés de 16 et 17 ans, fascinés par Marx et Engels, décident en 1936 de prendre les armes pour défendre la cause républicaine. Luis et Antonio Velázquez montent au front. Le jeune Luis y sera blessé et une jambe broyée le laissera en partie invalide. En 1939, lors de la « Retirada » dont on commémore en ce moment-même les 80 ans, il connaît parmi tant d’autres l’internement dans les camps d’Argelès-sur-Mer, au sud de Perpignan, et de Noé, en Haute-Garonne. A Noé justement, durant l’hiver 39/40, une jeune femme depuis longtemps déracinée de sa Castille natale vient en aide aux Républicains vaincus et humiliés. C’est ainsi que Juliette de Pinto et Luis Velázquez, les futurs parents de Rubén, se rencontrent. Parti rejoindre son frère Antonio dans le maquis auvergnat où tous deux serviront en 1944 parmi les guerilleros espagnols engagés dans les Forces Françaises de l’Intérieur (FFI), Luis Velázquez ne reviendra à Toulouse qu’une fois la guerre terminée. Antonio restera quant à lui à Clermont-Ferrand, où il entrera chez Michelin avant de s’envoler un jour pour l’Argentine.

Ruben Velasquez

La faim, l’exil, les conflits armées, la famille déchirée, la diaspora, les ruptures, les adieux, les tabous, les aveux : il y a sans aucun doute dans l’histoire de Rubén Velázquez tout ce qu’une trajectoire individuelle peut révéler d’un destin collectif. Celui de l’Espagne contemporaine, ses racines meurtries, sa dictature, mais aussi sa transition démocratique symbolisée par la « movida » des années 70 et 80, que d’aucuns disent inachevée… « L’Espagne est une douleur énorme, profonde, diffuse » écrivait José Ortega y Gasset. Rubén Velázquez, dans l’évocation discrète de sa mémoire et de ses souvenirs ensevelis, pourrait entièrement faire sienne cette si belle phrase du philosophe madrilène…

Nicolas Coulaud

photos  ©  Pierre Beteille  /  Culture 31

 

Bamiyan, Babylone,Palmyre, Notre-Dame

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Dans son style ironique (voir ci-après son article dont nous reproduisons le titre sobre et explicite) le grand journaliste international Pepe Escobar prend heureusement de la distance avec la
clameur médiatique et politique déclenchée par l’incendie de Notre Dame de Paris et il souligne le danger de l’opération de manipulation de l’opinion en cours. En effet, l’émotion sincère de la population ne doit pas cacher :

1- Que l’Etat a failli en toute connaissance de cause à ses obligations légales Issues de la loi de séparation de l’église et de l’Etat de 1905.

2- Que les projets très dangereux et inquiétants de Macron de modifier cette loi ouvrent la porte à la privatisation du patrimoine architectural national.

3- Que le grand capital et les grandes fortunes françaises (Arnault et Pinault) étaient déjà en embuscade , la promptitude de leur réaction permet de le penser, pour mettre la main sur le pactole et ont donc mis dans l’instant sur la table de ce poker institutionnel 300 millions d’euros face au petit joueur Macron qui est en fait leur compère et perd toujours. (Dans ce jeu truqué l’Etat s’endette et les milliardaires s’enrichissent)

4- Que le rétablissement de l’ISF (environ 4 milliards par an) qu’Arnault et Pinault sont reconnaissants à Macron de ne pas payer aurait permis à l’Etat de remplir cette obligation de rénovation de Notre Dame de Paris (150 millions d’euros) et bien d’autres.

5- Qu’il est de la plus extrême urgence que cet argent qui n’est qu’une toute petite partie de l’immense patrimoine de ces donateurs soit versé dans un fonds public contrôlé par les représentants de la population. Ce fonds devrait s’inspirer du principe qui régit les coopératives : chaque donateur, qu’il ait versé un euro ou 100 000, dispose d’une voix. Dans la république cela s’appelle l’EGALITE.

6- Que la France soutient et arme l’Arabie Saoudite qui, dans sa guerre meurtrière contre le Yémen, s’emploie à détruire les trésors archéologiques du pays largement présents au patrimoine mondial de l’UNESCO.

COMAGUER
***

Bamiyan, Babylone, Palmyre, Notre-Dame
Par Pepe Escobar
Publié le 16 avril 2019 Information Clearing House  » –
Les Bouddhas de Bamiyan ont été détruits par une secte intolérante prétendant suivre l’Islam. Dans toute l’Asie le bouddhisme a été affligé. L’Occident n’y a guère prêté attention.

Les ruines restantes de Babylone, et le musée qui y était associé, ont été occupés, pillés et vandalisées par une base des marines US pendant l’opération « Shock and Awe » en 2003.
L’Occident n’y a pas prêté attention.

De vastes secteurs de Palmyre – oasis légendaire sur la route de la soie – ont été détruits par une autre secte intolérante qui prétendait suivre l’Islam avec ses arrières couverts par des couches de renseignement occidental. (ndt : il s’agit des arrières au sens militaire ce qui veut dire que les djihadistes qui n’avaient ni drones ni satellites d’observation recevaient des services de renseignement occidentaux des informations sur les mouvements de l’armée arabe syrienne). L’Occident n’y a pas prêté attention.

En Syrie des dizaines d’églises catholiques et orthodoxes ont été incendiées par la même secte intolérante qui prétendait suivre l’Islam avec ses arrières sponsorisés et armés, entre autres, par les États-Unis, la Grande-Bretagne et la France. L’Occident n’y a prêté aucune attention.

Notre-Dame, qui à bien des égards peut être considérée comme la matrice de l’Occident, s’est partiellement consumée dans un feu théoriquement aveugle.

Surtout le toit : des centaines de poutres en chêne, dont certaines datent du XIIIe siècle.

Métaphoriquement, cela pourrait être interprété comme la combustion du toit sur les têtes collectives de l’Ouest.

Mauvais karma? Rien d’autre?

Revenons maintenant aux aspects concrets.

Notre-Dame de Paris appartient à l’État Français, qui n’a pas beaucoup accordé d’attention à un joyau gothique qui traversa huit siècles.

Des fragments d’arcades, de chimères, de reliefs, de gargouilles tombaient toujours au sol et étaient conservés dans un dépôt improvisé à l’arrière de la cathédrale. Il a fallu attendre l’année dernière pour que Notre-Dame obtienne un chèque de 2 millions d’euros pour restaurer la flèche – qui a brûlé et est tombée hier.

Selon le meilleur expert du monde sur Notre-Dame, qui se trouve être un américain, Andrew Tallon, (ndt : décédé récemment cet universitaire avait mis au point un système de scanographie des monuments permettant leur reproduction en 3 D qu’il a appliqué à Notre-Dame de Paris dans sa totalité) la restauration de l’ensemble de la cathédrale aurait coûté 150 millions d’euros,

Récemment, les gardiens de la cathédrale et l’État Français étaient véritablement en guerre. L’État Français gagnait au moins 4 millions d’euros par an, en faisant payer aux touristes l’entrée aux tours mais reversait seulement 2 millions euros pour l’entretien de Notre-Dame. Le recteur de Notre-Dame a refusé de faire payer l’entrée à la cathédrale – comme cela se produit, par exemple, au Duomo (NDT la cathédrale) de Milan.

Notre-Dame survit essentiellement grâce aux dons – qui permettent de payer les salaires des 70 employés qui doivent non seulement superviser les masses de touristes, mais aussi organiser huit messes par jour.

La proposition de l’État Français pour alléger cette charge : organiser une loterie de bienfaisance. Ce qui veut dire : privatiser ce qui est un renoncement à l’engagement et aux
obligations de l’État. (NDT : en application de la loi de 1905)

Alors oui: Sarkozy et Macron, leurs gouvernements entiers sont directement et indirectement responsables de l’incendie.
Maintenant vient l’heure de la Notre-Dame des milliardaires.

Pinault (Gucci, Saint-Laurent) a promis 100 millions euros de sa fortune personnelle pour la restauration. Arnault (Louis Vuitton Moët Hennessy) a doublé, s’engageant à 200
millions euros.
Alors pourquoi ne pas privatiser ce sacré patrimoine immobilier- dans le style
« capitalisme désastre »?
Bienvenue à Notre-Dame, résidence de luxe, hôtel et centre commercial rattaché.
Pepe Escobar est correspondant régulier d’Asia Times. Son dernier livre est 2030.
Traduction COMAGUER

 

Le mécénat ou la folie des grandeurs

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ALAIN SORAL EST UNE MERDE ANTISEMITE ET SES LECTEURS NE VALENT PAS MIEIX QUE LUI. Comme cette ordure qu’est le site Egalité et réconcialiation a repris cet article je dis ici ce que je pense de ces minables.  (danielle Bleitrach)

Cert ains ont pu s’étonner que je m’insurge contre ce vers quoi on tentait de canaliser l’émotion générale en notant que jusqu’à présent les seuls sauveurs de Notre dame avaient été les batisseurs des cathédrale du MOyen âge et le service public des pompiers…

c’est que je voyais venir les loustics, non seulement ces ignares qui confondent le Moyen âge avec son interprétation par Viollet leduc et la bourgeoisie triomphante et qui chargent des Stéphane Berne et des Lorent deutch de faire connaitre leur patrimoine aux Français pour leur inculquer une vision réactionnaire, mais notre président qui mélange les tares de la technocratie avec celles de la bourgeoisie provinciale le tout mis au service du grand capital. Parce qu’entre nous des gens qui peuvent aligner comme ça 100 millions d’euros et deux autres renchérir 200 millions, c’est pas normal… Parce qu’imaginez qu’il leur en reste un paquet et ça c’est un pourboire…

– LVMH : 200 millions
– Pinault : 100 millions
– Bettencourt : 200 millions

Et ce n’est pas fini, comme me disait une gourde bourgeoise de mes connaissances: « mais qui ferait la charité aux pauvres s’il n’y avait pas de riches! »

Mais écoutons plutôt la voix de ses maîtres… Notre président qui lm’est plus de certains Français que d’autres…

« Nous rebâtirons Notre-Dame parce que c’est ce que les Français attendent, parce que c’est ce que notre histoire mérite, parce que c’est notre destin profond […]. C’est notre histoire, notre littérature, notre imaginaire, le lieu où nous avons vécu tous nos grands moments […] Alors je vous le dis très solennellement ce soir : cette cathédrale nous la rebâtirons, tous ensemble et c’est sans doute une part du destin français et le projet que nous aurons pour les années à venir ».

le 4 février 2017, le même Macron déclarait : « il n’y a pas de culture française ». Lundi 15 avril au soir, le même sait ce que tous les Français pensent et éprouvent à propos de notre histoire, notre littérature, notre imaginaire. Mais avec Macron le lyrique a toujours un tintement de monnaie qui fait songer à la folie des grandeurs…

« Dès demain une souscription nationale sera lancée », précise Emmanuel Macron.

Sit$ot dit sitôt fait quatre collectes de fonds sont déjà ouvertes en ligne (Notre-Dame de Paris Je t’aime sur le site Dartagnans ; Financement des réparations de Notre-Dame sur Leetchi ; Souscription nationale pour Notre-Dame de Paris sous le patronage de l’Observatoire du patrimoine religieux et en ligne sur le site Lepotcommun ; enfin, la French Heritage Society, une fondation basée à New York, a mis en ligne une page web dédiée).

Côté mécénat, Pinault via son fond Artemis annonce débloquer 100 M€. Du coup LVMH et Arnault doublent la mise et mettent 200 M€ au pot.

Rappel de la petite cuisine fiscale

Pour mémoire, ces dons sont déductibles des revenus à hauteur de 66% dans la limite de 20% du revenu imposable et à 75% pour les « riches » qui paient l’impôt sur la fortune immobilière (dans la limite de 50 000 €).

L’ex-ministre de la Culture Jean-Jacques Aillagon souhaite cependant classer Notre-Dame « trésor national », ce qui permettrait de passer les déductions à 90%.

Résumons : les contribuables à l’impôt sur le revenu auront le choix entre donner 100 à l’Etat ou 66 à Notre-Dame et 34 à l’Etat (ou 75 et 25 à l’Etat ou même 90 et 10 à l’Etat). Voilà l’avenir hurlent les mécènes, dans le fond pourquoi payerons-nous des impôts puisqu’il suffit que nous choisissions là où nous souhaitons investir: la culture bien sur, tenir les rènes de la recherche et de la formation et le bon peuple lui devrait se débrouiller avec une baisse drastique des budgets concernant les hoîtaux, l’aménagement des territoires, les services publics.

Les mécènes qui ne perdent pas le nord expliquent que voilà la solution recherchée par le président: moins d’impôts pour eux qui déjà en payent un minimum et leur quote part à la dépense publique pourra relever de la totale liberté de choix.

 

JR colle à La Havane un enfant géant qui regarde les toits de la ville

Par Culturebox (avec AFP) @Culturebox

Mis à jour le 12/04/2019 à 10H46, publié le 12/04/2019 à 10H39

Un collage géant du street-artiste français JR à La Havane (11 avril 2019)© Yamil Lage / AFP

Deux semaines après son trompe-l’oeil monumental autour de la Pyramide du Louvre, l’artiste français JR frappe encore : pour la Biennale de La Havane qui ouvre ce vendredi 12 avril, il expose la photo géante d’un enfant cubain épiant les toits de la ville. Et il a prévu de revenir à Cuba pour réaliser une grande fresque avec les habitants de l’île.

Dans un entretien à l’AFP, JR, star mondiale du collage photographique, revendique « une relation directe à l’oeuvre et sans chichis » et raconte ce projet d’habiller un mur du quartier chinois de La Havane, à l’invitation de l’Italien Lorenzo Fiaschi, directeur de la galerie Continua.

L’idée de cette oeuvre – la photo d’un petit garçon pieds nus, collée à l’horizontale avec la tête qui dépasse pour regarder au-delà – lui est venue « très simplement », assure l’artiste de 36 ans aux lunettes noires, coiffé de son éternel chapeau.

Car derrière ce mur jaune incliné, ce sont les toits décrépits du centre de la capitale cubaine qu’on aperçoit. Donc il fallait forcément une photographie de « quelqu’un qui regarde ». « Il y avait cet enfant qui était sur le balcon (d’une maison voisine), et qui regardait. On l’a appelé, en lui demandant ‘Tu descends ?’. On lui a dit ‘fais comme si tu étais sur le mur’, il s’est mis sur la pointe des pieds et on a fait la photo comme ça. »

Le petit garçon cubain collé par JR regarde les toits de La Havane (11 avril 2019)Le petit garçon cubain collé par JR regarde les toits de La Havane (11 avril 2019)

 © Yamil Lage / AFP

A Cuba, pas de publicités sur les murs

Ce petit garçon, d’à peine 10 ans, est venu voir cette semaine le résultat final. Se découvrir en géant, « ça l’a fait rigoler, mais sans être tout excité… sa mère avait un téléphone et elle n’a pas pris une photo », note JR.

« La France, les Etats-Unis sont des pays où on a été habitués à l’autoproclamation de soi par l’image, par les selfies, par des célébrités en grandeur nature. » Mais rien de tout cela dans l’île, sous gouvernement communiste depuis 1959. « Quand on n’a pas grandi avec ça, l’impact est complètement différent. »

A Cuba, la notion d’espace public a une connotation particulière : pas de publicités sur les murs, mais des messages de défense de la révolution menée par Fidel Castro en 1959, ou des portraits de ses compagnons de combat, Ernesto « Che » Guevara et Camilo Cienfuegos.

L’artiste français dit y trouver un certain repos. « Quand je rentre à Paris ou à New York, on est tellement abreuvés de publicités partout. Ici notre esprit est laissé à penser, à rêver. »

Pour les Cubains, voir leurs murs ainsi rhabillés par de l’art contemporain, c’est encore assez nouveau.

En 2012, déjà à La Havane, JR avait collé des portraits de personnes âgées

« Quand j’étais venu faire un projet ici pour la Biennale de 2012, j’avais mis des portraits de personnes âgées sur 15 ou 20 murs dans la ville », se souvient JR. « C’était la première fois que d’autres portraits que ceux du Che, de Fidel ou Camilo étaient agrandis sur les murs et donc c’était fascinant parce que les gens demandaient : ‘Je ne reconnais pas qui c’est, Fidel ou Che ?’ Je leur disais : ‘Ben non c’est José, il habite à l’angle ici.' »

Une manière pour JR de continuer à jouer sur son terrain préféré : la rue. En 2008, il avait habillé les murs d’une favela de Rio de Janeiro avec des portraits de femmes.

« Coller dans les rues, ça permet d’avoir une relation directe avec les habitants, mais aussi d’avoir une conversation autour de l’art en dehors de tout cadre, tout musée, toute structure. »

A La Havane, son oeuvre appelle à « continuer au-delà du mur, à dépasser le mur » tout comme dépasse la tête du petit garçon. « Et cette image, quand on la retourne, c’est la ville qui est de côté et l’enfant se penche pour regarder toutes les strates. » Combien de temps durera-t-elle ? « Tout dépend du soleil et de la pluie. » Mais « moi, c’est toujours éphémère ».

Un projet de grande fresque avec les Cubains

Le collage de JR à la Pyramide du Louvre n’aura ainsi survécu que quelques heures, suscitant de nombreuses réactions en France. « C’était voulu : on a laissé 50.000 personnes marcher dessus pour récupérer les bouts, ça fait partie de l’oeuvre. Quand est-ce que dans votre vie vous aurez la chance d’aller marcher sur l’oeuvre d’un artiste et la déchirer ? »

Son histoire avec Cuba ne s’arrête pas là : JR prépare une grande fresque d’habitants de l’île, à l’image de son travail sur ceux de Montfermeil (en banlieue parisienne), exposé au Palais de Tokyo à Paris, et de San Francisco, présenté au SFMoma (Musée d’art moderne de San Francisco) le mois prochain.

« C’est un travail titanesque, ça prend deux ans donc je vais revenir travailler en profondeur à travers le pays. Ce serait pour le musée des Beaux-Arts de La Havane, l’idée c’est une fresque où l’on pourra aussi écouter les histoires de chaque personne. »

 

LETTRE OUVERTE AU MONDE DE L’ART

« Leur complète désertion du mouvement actuel des gilets jaunes ne fait que renforcer le profond mépris que j’éprouve à leur endroit. »

paru dans lundimatin#186, le 8 avril 2019

Chère X,
J’aurais préféré décliner pour la première fois une invitation à participer à une exposition à quelqu’un d’autre qu’à vous et Y. À vrai dire, vous êtes ceux à qui il me coûte le plus de le faire connaissant votre engagement et compte tenu de la sympathie que j’ai pour vous. Et pourtant, voici un bon moment (deux ans déjà) que j’ai laissé tomber toute activité artistique. D’une part, il ne fait plus aucun sens pour moi de poursuivre un travail artistique étant donné l’urgence de la situation (ou alors peut-être des œuvres anonymes et éphémères comme des ciné-tracts ou des tags). D’autre part, je refuse d’œuvrer davantage depuis cet inconsistant milieu qu’on appelle « art contemporain » (quelle idiotie, comment l’art pourrait-il être autre chose que contemporain).

Cela fait un moment déjà que je me sens en divorce complet avec les artistes, commissaires et autres galeristes. Disons que leur désengagement total (quand ce n’était une réelle animosité) à l’égard du mouvement de Nuit Debout m’avait déjà mis la puce à l’oreille, mais leur complète désertion du mouvement actuel des gilets jaunes ne fait que renforcer le profond mépris que j’éprouve à leur endroit. Voilà des gens à qui l’on dit depuis des années (15000 scientifiques encore cet été, je ne sais pas ce qui leur faut) que nous avons tué 60% du vivant sur terre durant les 40 dernières années d’un néolibéralisme en roue libre et que ce qui s’annonce est tout simplement catastrophique mais qui continuent malgré tout à penser à leur misérable carrière et leur mesquin confort. Et comment pourrait-il en être autrement quand c’est l’ennemi même qui les nourrit ?

Qu’on vote une loi sur le secret des affaires, sur les fake news ? Qu’on vote une loi Collomb ? Qu’on supprime l’ISF ? Qu’on fasse passer pour mesure écologique la taxation des plus démunis ? Qu’on détruise un à un les services publics ? Qu’on fasse entrer l’état d’urgence dans le droit commun ? Qu’on touche à la liberté de manifester ? Qu’on réprime le peuple en le mutilant ? Qu’on mette derrière les barreaux des gens pour activisme écologique ou pour « délit de solidarité » ? Qu’on transforme la Méditerranée en tombeau ? Ces bons artistes n’y trouvent rien à redire si ce n’est à aller signer des pétitions pour épargner leur bonne conscience. Et les voici qui rejoignent la cohorte des inutiles « marcheurs pour le climat » et continuent de produire de volumineuses et polluantes œuvres qu’il faudra stocker pendant des années avant de les envoyer par avion pour je ne sais quelle exposition à l’autre bout du monde. Ce seront les mêmes qui, quand ils crèveront la gueule ouverte, diront : « si seulement on avait su ». Personnellement, j’ai mieux à faire avec le peuple, les opprimés, qu’avec cette nuisible petite bourgeoisie.
Les seules œuvres d’art qui me touchent aujourd’hui sont ces sublimes tags qui fleurissent à chaque printemps comme ce récent « Vous ne nous attraperez pas, nous n’existons pas », ou encore cette banderole nantaise aujourd’hui même qui dit : « Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce ». Je n’ai jamais fais de tags et il est un peu tard pour s’y mettre (déjà 40 ans) mais il me démange tout de même d’aller décorer Beaubourg d’un « On refera des œuvres d’art quand on aura renversé le pouvoir ».

Depuis un peu plus de deux ans donc, je mets toute l’énergie en mon pouvoir pour participer à ce magnifique combat qui s’intensifie et qui sera nécessairement victorieux (quand ? où ? comment ?) et qui a pour objet la mort du capitalisme.

Nous avons du pain sur la planche.

Amicalement,
Julien Crépieux

 

 

Du communisme, une idée neuve en Europe et ailleurs – par l’écrivain Valère Staraselski, L’Humanité – 29 mars 2019

c’est avec plaisir que je relaye cette opinion de Valère Staraselski celui qui, comme moi et tant d’autres a vu un jour le monde si clair qu’il n’a pu l’oublier et sait l’importance pour tous de cette « illumination » comme aurait dit Rimbaud. (note de danielle Bleitrach

 

l'écrivain Valère Staraselki à la librairie Dialogues de Morlaix

l’écrivain Valère Staraselki à la librairie Dialogues de Morlaix

Du communisme, une idée neuve en Europe et ailleurs - par l'écrivain Valère Staraselski, L'Humanité - 29 mars 2019

Du communisme, une idée neuve en Europe et ailleurs

Vendredi, 29 Mars, 2019

Valère Staraselski

Jair Bolsonaro, nouveau président d’extrême droite du Brésil, a raison de déclarer que « le vieux communisme n’a plus sa place dans notre monde ». En revanche, Bolsonaro se trompe, notre monde, comme son pays, a besoin de nouveau communisme. De nouveau communisme en acte, donc politique.

Pourquoi ? Parce que, eu égard à l’urgence sociale comme à l’urgence écologique, jamais dans l’histoire humaine le sort des particuliers n’aura autant été lié au sort commun. Jamais, pour assurer un possible avenir décent à tous, pour créer une issue à la catastrophe annoncée, il n’y a eu autant besoin de mise en commun de recherches de solutions et d’actions, en un mot de communisme en acte.

En participant massivement au mouvement pour le climat vendredi dernier – plus d’un million de personnes – en prenant à bras-le-corps et ce, à leur manière et de façon pérenne, la lutte contre le dérèglement climatique, une partie de la jeunesse mondiale comprend que la limitation des ressources naturelles couplée aux capacités d’absorption de notre planète « ébranle, comme le dit Catherine Larrère, les fondements du capitalism ». Qui, ajoute-t-elle encore, « ne s’effondrera pas de lui-même ».

En effet, là est toute la question. Qu’est-ce que la politique, sinon cette invention et cette pratique tout humaines qui reconnaissent l’existence d’une vie en société en même temps que l’impératif besoin d’une organisation librement consentie de celle-ci par ses participants ? Un combat sans cesse recommencé dont la forme la plus aboutie porte le nom de démocratie.

Or, comme le remarque fort justement Marcel Gauchet, si « le principe démocratique est entré dans les têtes à un tel degré que toute autre chose est impensable », la démocratie en notre pays « dysfonctionne au point de susciter une immense frustration chez une très grande partie des citoyens et d’engendrer une contestation dont on ne sait où elle mènera ». Les classes populaires en révolte, mais pas seulement elles, ne se réclament de l’apolitisme que dans la mesure où elles en sont exclues depuis trop longtemps. Et où, mêlant revendications sociales et démocratiques, elles exigent en définitive du politique. De la politique oui, mais pas sans eux. C’est-à-dire de la politique véritable ! L’organisation de la cité pour tous et par tous.

Voici un défi, dont on peut s’accorder, toutes tendances politiques confondues, sur le fait qu’il ne pourra être relevé sans les premiers intéressés : celles et ceux que la gauche, et particulièrement le mouvement communiste, a vocation à mettre en action, voire à rassembler pour que tout un chacun puisse s’inscrire dans l’exercice de la démocratie.

Au regard et de l’histoire et des enjeux planétaires, le temps presse, il faut urgemment agir. Sans faire ici l’historique de l’apport du mouvement communiste passé – je conseille fortement, à ce sujet, la lecture attentive de Fuir l’histoire, de Domenico Losurdo –, j’attirerai l’attention sur le rôle d’organisations de ce type dont l’essence loge dans l’action émancipatrice. Gagner le plus de partages et d’actions possibles pour des droits et des devoirs au service du plus grand nombre. Une fonction qui, pour travailler à répondre aux défis extraordinaires qui se dressent sur le chemin des vivants sur cette planète, consiste à construire, sans dissocier but et moyen, ce qui s’appelle du communisme : expériences d’altérité sociale étendues, service et maîtrise publics, Sécurité sociale, etc, tout ce qui est dévolu au bien commun. Et qui, par définition, doit subvertir le système dominant et mortifère de la marchandisation faite loi. Oui, le bien commun, condition sine que non pour sauver le sort commun.

Et la politique concrète dans tout ça ? J’ai encore en mémoire ce dialogue, datant de quelques années, avec Jean-Louis Debré, homme politique et d’État français, de droite :

– Savez-vous, Valère, quel est le malheur de la France ?

– Non, monsieur Debré…

– La disparition de Parti communiste français !

–Rien, jamais, n’est comme on l’imagine (Aragon) ai-je pensé, en songeant à l’avenir…

À propos de son livre  le Temps des passions tristesInégalités et populisme, François Dubet considère que la question des inégalités « joue un rôle essentiel » dans l’extension d’un « climat dangereux de plusieurs manières où le sentiment d’être méprisé et la capacité de mépriser à son tour » se nourrissent mutuellement. L’expérience montre, en effet, que l’action pour l’égalité sociale reste la meilleure protection des sociétés démocratiques.

Je songe à ces dires de deux femmes. La philosophe Simone Weil : « Le fait capital n’est pas la souffrance mais l’humiliation. » Simone de Beauvoir, à propos des femmes ayant réussi à exercer des responsabilités : « Il arrive très souvent qu’elles se désolidarisent des autres femmes et elles pensent que si elles ont réussi, n’importe qui peut réussir. Or c’est complètement faux, parce que, si l’on réussit, c’est par des chances, ou de naissance, ou de vie, ou d’argent, et cela ne prouve pas du tout que la situation des femmes en est changée… »

En se mobilisant durablement pour le climat, cette jeunesse fait preuve de maturité politique. Et, à ce titre, elle mérite mieux que la continuation de la confiscation de la politique par des politiciens. «  En remettant en question ces fondements du système économique, en faisant le choix de refuser des politiques ayant un impact néfaste sur notre société et sur notre environnement, ces jeunes posent les bases d’une nouvelle société », nous dit encore Catherine Larrère.

On aurait tort de croire que ces jeunes ne sont pas aptes à saisir toute l’importance de l’action politique.

Les forces du PCF sont certes diminuées, mais elles existent. Le projet, la raison d’être de ce parti, à savoir le libre développement de chacun comme condition du libre développement de tous, répond, sans mauvais jeu de mots, à une actualité brûlante. L’expérience de cette organisation politique, le dévouement de ses militants, de ses élus paraissent pour le moins indispensables dans cette grande et longue bataille sociale et environnementale qui a déjà débuté. Et qui consiste à déphagocyter et à inventer une alternative au capitalisme.

Valère Staraselski

Écrivain