RSS

Archives de Catégorie: LITTERATURE et SPECTACLES

Le ministre de la culture aux abonnés absents… par Jacques Gerber

 

« Les conditions ne sont pas réunies » pour la présentation des voeux à la profession du ministre de la Culture (ex-sarkozyste, désormais macroniste) le plus nul depuis le déluge – en compétition avec Fleur Pellerin, qui était Hollandiste – dont acte.
Grève à la Comédie française, à l’Opéra, au Louvre, à la Bibliothèque Nationale, à Radio France, chez les enseignants, et M. Riester, tout ce temps, aux abonnés absents. Ce qui est sans doute sage, mais quand même assez parlant. Le pantin ne peut rien.

Le macronisme dans toute sa splendeur. Un ringard de la politique soudain élevé aux plus hautes fonctions en récompense d’un trahison de son camp (ce qui est le point commun, mais pas tellement ragoûtant, de l’entièreté du personnel politique macroniste, entièrement composé de retourneurs de veste, d’inutiles, de magouilleurs et d’incompétents.)

Le Maire et Darmanin ministres de l’économie ! Riester ministre de la Culture ! Olivier Dussopt, ex-socialiste nommé secrétaire d’état chargé de la Fonction publique alors qu’il avait voté contre le budget présenté par le gouvernement, avant de se reprendre pour tourner casaque et courir à la mangeoire, comme Castaner, réalisant que rester au PS ne lui paierait pas longtemps le loyer. Benjamin Griveaux, le ridicule sorti d’une pièce de Molière ! Richard Ferrand, le grand malin qui se retrouve propriétaire d’un immeuble à un tarif qui ferait blêmir les locataires de HLM ! Muriel Pénicaud, ministre du Travail incapable de prononcer trois phrases sans faire ricaner jusqu’aux journalistes politiques les plus blasés.! Ils et elles sont tous comme ça.

La liste est longue. Comme celle de leurs oublis de déclaration de patrimoine, de conflits d’intérêt, de déclarations d’impôt. On a déjà vu très bas, mais question personnel politique, on n’a jamais vu pire que cette République en marche, construite en quelques mois de bric et de broc à partir d’ex-partisans de Dominique Strauss-Kahn (la honte déjà en soi), de rebuts des primaires de droite et de gauche, au score ridicule jusque dans leur propre parti, où on les connaissait un peu, mais prêts à tout pour enfin toucher de près le pouvoir, de cadres supérieurs (« DRH » payés au prorata du nombre de licenciés qu’ils pourraient atteindre pour augmenter les dividendes des actionnaires), de pseudo-écologistes comme De Rugy et Barbara Pompili, pseudo-féministes comme Marlène Schiappa… on n’a jamais vu pire aux commandes de l’état.
Franck Riester étant, de toutes et tous, le plus inoffensif, et transparent, et donc à la hauteur de la tâche de ministre de la Culture que le président de la start-up nation, qui n’en a vraiment rien à battre de culture, si elle n’est pas sponsorisée par François Pinault (avec déduction d’impôt) ou Abu-Dhabi, a bien voulu lui accorder, il a donc bien raison d’avoir, au minimum, et c’est ce qui le distingue malgré tout, in fine et de justesse, de ses consoeurs et confrères du gouvernement, eu l’intelligence de renoncer à se présenter devant des grévistes, qui ont toutes les raisons de faire grève contre la politique la plus ennemie de la culture qu’on ait jamais vue en France. (« L’Autre Quotidien »)

 

Mexique: l’artiste et activiste féministe Isabel Cabanillas est assassinée à Ciudad Juárez

voilà le  féminicide sur la planète, parce qu’il y a des femmes qui se battent pour leurs droits comme pour ceux de l’humanité et dont nos médias ignorent jusqu’à l’existence, occupés comme ils le sont à surveiller si les gouvernements de gauche respectent bien leurs droits de l’homme à eux, ceux qui aident l’impérialisme à s’implanter. Il n’y a pratiquement aucun médias en France qui ne soit pas en proie à cette tare et qui daigne voir la réalité de l’horreur qu’est le monde tel qu’ils le rêvent. ..Des centaines de femmes torturées, violées qui ont servi de jouet à la classe dirigeante ont été retrouvées mortes dans cette terrible cité,celles qui luttent pour leur vie et pour celle des peuples indigènes ou la défense de l’environnement sont retrouvées mortes avec l’assentiment des Etats-Unis et de leurs valets.qui s’appuient sur des criminels pour tenir les peuples.  (note et traduction de danielle Bleitrach)

La membre du groupe des filles de la mère Maquilera, dédiée à l’art, au militantisme et à la défense des droits des femmes, était portée disparue depuis vendredi, lorsque ses proches ont porté plainte.

Dimanche matin, des proches, des amis, des militants et des voisins de Cabanillas de la Torre ont manifesté sur l’esplanade du monument à Benito Juarez pour exiger que les autorités arrêtent les responsables du crime et arrêtent le féminicide.

Isabel Cabanillas, 26 ans, qui était également créatrice de vêtements, est la quatrième femme tuée à Ciudad Juarez ce mois-ci et la sixième de l’État.

Vendredi, ses proches ont signalé sa disparition devant l’unité des personnes absentes du bureau du procureur général dans la zone nord.

Samedi vers 2 h 45, le personnel de l’unité des homicides pour femmes pour des raisons de genre a reçu un appel d’un opérateur radio au sujet de la découverte du corps d’une femme dans le centre-ville.

Le corps de la peintre et activiste a été retrouvé à côté de son vélo sur un trottoir au croisement des rues Inocente Ochoa et Francisco I. Madero; Il portait plusieurs coups de feu. La femme avait une veste bleue avec des décors noir, un chemisier et des collants noirs et des baskets blanches.

Le bureau du procureur spécial pour les femmes de Chihuahua a déclaré que la mort de la jeune femme était  due à la lacération du bulbe vertébral par un projectile d’arme à feu dans le crâne .

Des dizaines de membres de groupes féministes, des proches de femmes disparues et des proches de la victime se sont rassemblés sur l’esplanade du monument à Benito Juárez pour demander justice et rendre hommage à Cabanillas de la Torre.

Tous portaient des bannières avec des messages comme  Isabel Cabanillas, votre mort sera vengée ,  nous ne sommes pas de la chair à  canon ,  s’ils touchent une de nous répondons à tous!  et pas  une de plus! , ainsi que des photographies de l’activiste, peintre et designer, qui laisse dans le deuil un fils.

Où sont-elles? Nous voulons qu’elles reviennent. Il n’y a aucune raison de se taire ou d’oublier. Ce n’est pas un chiffre de plus; C’est ma sœur Isabel qui n’est plus avec moi , proclamait une autre pancarte..

Ils ont accusé le maire Armando Cabada d’avoir rompu sa promesse d’améliorer l’éclairage public à Ciudad Juarez, ce qui a contribué à l’augmentation des fémicides au cours des quatre dernières années.

Un homme avec un haut-parleur s’est exclamé: «Sa vie lui a été enlevée. Isabel Cabanillas était avec tous les groupes, avec tous les citoyens réunis; Elle l’ a exprimé dans  son art. Par conséquent, les militants, les pères et les mères qui ont une fille disparue ou assassinée sont totalement indignés.

Nous ne savons pas quoi faire pour arrêter cela, pour que les enquêteurs trouvent les criminels .

Cinquante éléments du SSP ont été envoyés pour  protéger l’intégrité des personnes rassemblées et, surtout, pour que la manifestation ne devienne pas incontrôlable , ont rapporté des policiers.

Les militants ont critiqué qu’au lieu de protéger les citoyens, principalement les femmes, les agents soient utilisés pour intimider les manifestants.

Dans le profil Facebook de l’organisation Filles de sa mère Maquilera, il est écrit:  Notre combat est pour vous, soeur, pour vous et pour les milliers de personnes que ce système féminicide assassine quotidiennement .

Lydia Graco, membre du groupe et administrateur du groupe, a déclaré  Je te pleure, Isa. Je te dois tellement, je te dois tout. Vous avez combattu le fémicide, le trafic, les disparitions. Vous avez toujours soutenu les causes. Vous nous avez demandé de vous informer sur la façon de soutenir, que faire. Vous nous avez étreints et nous avez embrassés. Tu étais si pure, tu étais si pleine de vie. Je ne t’ai pas protégée, nous ne t’avons pas protégée. Je ne cesserai jamais d’exiger la justice et de crier votre nom. J’ai perdu une fille. Je n’ai laissé que colère et souffrance. 

Dans la ville de Chihuahua, une femme non identifiée a été tuée alors qu’elle conduisait dans un véhicule à l’entrée du lotissement Senda Real. L’autorité a localisé plusieurs balles  de neuf millimètres.

https://jornada.com.mx/2020/01/20/estados/024n1est

 

Au Brésil, on peut tuer, mais il y a des limites au franc parler …

Résultat de recherche d'images pour "Roberto Alvim"

Le ministre de la Culture brésilien Roberto Alvim, en prononçant un discours dans lequel il annonçait le nouveau « Prix national des Arts », s’est inspiré d’un discours de Goebbels, le bien connu ministre de la propagande nazie. Ce qui a provoqué l’indignation de la communauté artistique et politique.

Vu les mœurs du régime face à la dite communauté on se doute que ce n’est pas leur indignation dont tout le monde à commencer par Bolsanaro lui-même se tamponne, qui aurait pu changer quoi que ce soit, même si le marquis Mario Vargas Llosa avait daigné  protester dans Paris-Match, au lieu de vanter les coups d’Etat néo-nazis comme le fin du fin de la démocratie, les jeux sont faits et le monde de la culture n’est plus beaucoup entendu, ni à Brasilia,ni à Rio, ni à Paris où ceux qui ont accès aux médias bénissent les actes de leur police, les éborgneurs de Castaner…

Le président brésilien, a pu se hisser au poste par des manœuvres dignes du IIIème Reich, et de plus en plus il va y avoir ceux qui cautionnent et ceux que l’on met en prison… ceux qui pensent qu’il y a eu un coup d’Etat en Bolivie et ceux qui reprochent au Venezuela, à Cuba de ne pas être assez démocratiques… y compris dans les colonnes désormais ouvertes, voire béantes de l’Humanité… La question est pourquoi ce genre d’humanisme qui a si bien fonctionné durant vingt ans ne marche plus?

Bolsanaro qui est prêt – lui et son délicieux fiston qui en général dit clairement les état d’âme de papa en la matière – à tirer son revolver quand il entend le mot culture a dû se dire que ça faisait un peu désordre face à son soutien indéfectible israélien.  Le gouvernement israélien, les grandes démocrates du likoud, Liberman et les rabbins fondamentalistes et chez nous le CRIF, n’en sont plus à ça près depuis que partout de l’Amérique latine à l’Ukraine, ils font alliance avec les évangélistes et les Etats-Unis de Trump, celui dont la moitié du cerveau est un tiroir caisse et l’autre moitié le klux klux klan, ça devrait pourtant couiner un peu du côté du mémorial des déportés, mais non un silence de mort…

Si on a pu convaincre les juifs de soutenir les nazis sur toute la planète que ne peut-on réussir en matière de propagande?

Alors pourquoi Bolsonaro a-t-il dû libérer Lula, reconnaître le mensonge sur lequel repose son élection?  Pourquoi n’arrive-t-on plus à entretenir la fiction du miracle Pinochet ? ce n’est pas malheureusement parce que les intellectuels médiatiques ont beaucoup changé, à de rares exceptions prêts, mais parce que partout on commence à avoir des doutes sur le fondement de « leur » démocratie. Il y en a qui se révoltent parce que c’est ça ou crever, il suffit au Chili d’un ticket de métro… Et chez nous, c’est le début, on subodore  que l’on ne se contente plus de créer misère et sous-développement dans les terres de mission du tiers monde, mais que ces gens-là, les gros qui ne savent plus que faire de leur pognon, en ont après nous petites gens des pays occidentaux, qu’ils veulent nous priver de nos droits à la retraite, à la santé, à l’éducation… on se dit que ces gros-là devraient rendre gorge ici et là-bas et ils ont besoin du fascisme officiel où celui qui s’installe sous couvert de démocratie…

On apprenait vendredi après-midi le  limogeage de ce ministre de la culture.

Danielle Bleitrach

 

De Rimbaud, poème à la gloire de la renaissance de Jugurtha

maxresdefault

Le 2 juillet 1869 Arthur Rimbaud âgé de 14 ans va écrire son premier grand poème intitulé «Jugurtha». C’était le sujet du concours de l’académie des Ardennes dont ce génie, connu dans son collège pour rafler tous les 1ers prix, remporta la meilleure distinction. Son poème en éloge à l’Emir Abdelkader sera publié dans la revue académique.

Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :
Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
Du second Jugurtha de ces peuples ardents,
Les premiers jours fuyaient à peine à l’Occident,
Quand devant ses parents, fantôme terrifiant,
L’ombre de Jugurtha, penchée sur leur enfant,
Se mit à raconter sa vie et son malheur :
‘’O patrie ! O la terre où brilla ma valeur !’’
Et la voix se perdait dans les soupirs du vent.
‘’Rome, cet antre impur, ramassis de brigands,
Echappée dès l’abord de ses murs qu’elle bouscule,
Rome la scélérate, entre ses tentacules
Etouffait ses voisins et, à la fin, sur tout
Etendait son empire ! Bien souvent, sous le joug

On pliait. Quelquefois, les peuples révoltés
Rivalisaient d’ardeur et, pour la liberté,
Versaient leur sang. En vain !
Rome, que rien n’arrête,
Savait exterminer ceux qui lui tenaient tête !….’’

Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
‘’De cette Rome, enfant, j’avais cru l’âme pure.
Quand je pus discerner un peu mieux sa figure,
A son flanc souverain, je vis la plaie profonde !…
La soif sacrée de l’or coulait, venin immonde,
Répandu dans son sang, dans son corps tout couvert
D’armes ! Et une putain régnait sur l’Univers !
A cette reine, moi, j’ai déclaré la guerre,
J’ai défié les Romains sous qui tremblait la terre !….’’

Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :
Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
‘’Lorsque dans les conseils du roi de Numidie,
Rome s’insinua, et, par ses perfidies,
Allait nous enchaîner, j’aperçus le danger
Et décidai de faire échouer ses projets,
Sachant bien qu’elle plaie torturait ses entrailles !
O peuple de héros ! O gloire des batailles !
Rome, reine du monde et qui semait la mort,
Se traînait à mes pieds, se vautrait, ivre d’or !
Ah, oui ! Nous avons ri de Rome la Goulue !
D’un certain Jugurtha on parlait tant et plus,
Auquel nul, en effet, n’aurait pu résister !’’

Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :
Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
‘’Mandé par les Romains, jusque dans leur Cité,
Moi, Numide, j’entrai ! Bravant son front royal,
J’envoyai une gifle à ses troupes vénales !…
Ce peuple enfin reprit ses armes délaissées :
Je levai mon épée. Sans l’espoir insensé
De triompher. Mais Rome était mise à l’épreuve !
Aux légions j’opposai mes rochers et mes fleuves.
Les Romains en Libye se battent dans les sables.
Ils doivent prendre ailleurs des forts presqu’imprenables :
De leur sang, hébétés, ils voient rougir nos champs,
Vingt fois, sans concevoir pareil acharnement !’’

Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :
Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
‘’Qui sait si je n’aurai remporté la victoire ?
Mais ce fourbe Bocchus… Et voilà mon histoire.
J’ai quitté sans regrets ma cour et mon royaume :
Le souffle du rebelle était au front de Rome !
Mais la France aujourd’hui règne sur l’Algérie !…
A son destin funeste arrachant la patrie.
Venge-nous, mon enfant ! Aux urnes, foule esclave !…
Que revive en vos coeur ardent des braves !…
Chassez l’envahisseur ! Par l’épée de vos pères,
Par mon nom, de son sang abreuvez notre terre !…
O que de l’Algérie surgissent cent lions,
Déchirant sous leurs crocs vengeurs les bataillons !
Que le ciel t’aide, enfant ! Et grandis vite en âge !
Trop longtemps le Français a souillé nos rivages !…’’
Et l’enfant en riant jouait avec un glaive !…

II. Napoléon ! Hélas ! On a brisé le rêve
Du second Jugurtha qui languit dans les chaînes…
Alors, dans l’ombre, on, voit comme une forme humaine,
Dont la bouche apaisée laisse tomber ces mots :
‘’Ne pleure plus, mon fils ! Cède au Dieu nouveau !
Voici des jours meilleurs ! Pardonné par la France,
Acceptant à la fin sa généreuse alliance,
Tu verras l’Algérie prospérer sous sa loi…
Grand d’une terre immense, prêtre de notre droit,
Conserve, avec la foi, le souvenir chéri
Du nom de Jugurtha !…N’oublie jamais son sort :
III. Car je suis le génie des rives d’Algérie !…’’

Poème traduit du latin – Arthur RIMBAUD

 

The New York Times : Trump réitère sa menace de ciblage des sites culturels iraniens

Ce court article du New York dit la stupéfaction indignée des Américains devant ce dont est capable Trump. Mais le président des Français qui a le même sens de la culture sans doute que Trump et dont les prétentions intellectuelles n’ont d’égale que son mépris fondamental pour les artistes de son propre pays continue de manifester son allégeance inconditionnelle au pitre en chef (note et traduction Danielle Bleitrach pour histoire et société).

Une telle décision pourrait être un crime de guerre, mais le président a fait valoir: «Ils sont autorisés à tuer notre peuple. Ils sont autorisés à torturer et à mutiler notre peuple. Ils sont autorisés à utiliser des bombes en bordure de route et à faire exploser notre peuple », a déclaré le président. «Et nous ne sommes pas autorisés à toucher leur site culturel? Cela ne doit pas marcher comme ça »

Le président Trump a tweeté samedi que les États-Unis cibleraient 52 sites, certains d'importance «culturelle».
Crédit …Anna Moneymaker / The New York Times

WASHINGTON – Le président Trump a réitéré ce dimanche soir son affirmation selon laquelle il viserait des sites culturels iraniens si l’Iran ripostait pour le meurtre ciblé de l’un de ses principaux généraux,  en contredisant  sa secrétaire d’État à ce sujet.

À bord d’Air Force One sur le chemin du retour de ses vacances en Floride, M. Trump a réitéré aux journalistes voyageant avec lui l’esprit d’un message Twitter  expédié samedi, l dans leque i avait  déclaré que le gouvernement des États-Unis avait identifié 52 sites de représailles contre l’Iran si il y a eu une réponse à la mort du major-général Qassim Suleimani . Certains, a-t-il tweeté, ont  une signification «culturelle».

Une telle décision pourrait être considérée comme un crime de guerre au regard des lois internationales, mais M. Trump a déclaré dimanche que cela ne le décourageait pas.

«Ils sont autorisés à tuer notre peuple. Ils sont autorisés à torturer et à mutiler notre peuple. Ils sont autorisés à utiliser des bombes en bordure de route et à faire exploser notre peuple », a déclaré le président. «Et nous ne sommes pas autorisés à toucher leur site culturel? Cela ne doit pas marcher comme ça »

Ces remarques sont arrivées quelques heures seulement après que le secrétaire d’État, Mike Pompeo, ait reculé sur les tweets de M. Trump et déclaré que tout ce qui serait fait dans tout engagement militaire avec l’Iran serait dans les limites de la loi.

M. Trump a également promis d’imposer des sanctions à l’Irak en cas de tentative d’expulsion du personnel militaire américain du pays, possibilité renforcée par l’adoption par le Parlement irakien dimanche d’une mesure d’expulsion des troupes étrangères. Et M. Trump a déclaré qu’il pistait le général Suleimani depuis de nombreux mois.

Maggie Haberman est correspondante à la Maison Blanche. Elle a rejoint The Times en 2015 en tant que correspondante de campagne et faisait partie d’une équipe qui a remporté un prix Pulitzer en 2018 pour ses reportages sur les conseillers de Donald Trump et leurs relations avec la Russie. Auparavant, elle a travaillé pour Politico, The New York Post et The New York Daily News. @maggieNYT

 

savoir vivre communiste: le grain de maïs

Je vous promets que ce que je vous écris là en manière de vœux je le pense et qu’il n’y a en moi pas le moindre regret, ni amertume par rapport à ce bilan d’une vie, je tente d’être sincère, je n’ai pas grand chose d’autre à partager avec vous.

Je reçois  des photos de camarades avec mon livre comme cadeau de Noël, l’un d’eux précise qu’il faut relayer son annonce puisque l’Humanité organise sa censure. Cela me touche énormément et de fait cela correspond à une réalité puisque ce livre a trouvé son public malgré tout, grâce à vous les militants communistes. Alors je voudrais vous adresser mes vœux et tenter de partager avec vous le bilan d’une vie. Parce que ce n’est pas de moi dont il est question mais bien d’un témoignage qui est le vôtre, comment une subjectivité est-elle en capacité de dire l’universel. C’est tout le sujet du livre de Badiou qui compare le communisme à « l’invention » du christianisme par Saint Paul.

Je n’ai jamais accepté ce dont on a essayé de me convaincre à la chute de l’URSS, à savoir que le communisme n’avait été qu’une monstrueuse erreur. Je n’ai pas pu y croire, toute ma vie s’inscrivait en faux contre ce diagnostic et je suis partie à la recherche d’autres communistes qui pensaient comme moi. On a dit que j’étais « stalinienne », je l’ignorais mas je ne pouvais pas être autrement que ce que j’étais, impossible de renier.

Le communisme était un parti, mais il était bien plus que cela, parfois il pouvait même se présenter comme le contraire, si ce parti ne revendiquait plus l’émancipation de tous.

C’est le militant dans sa relation complexe à l’organisation qui fonde l’universel parce que le militant ne se laisse pas distraire par les généralités idéologiques et étatiques qu’on lui assène comme le politiquement correct, sa vérité est entièrement subjective et se fonde comme telle alors que l’appartenance est collective. Si je suis communiste c’est parce que je crois que l’humanité peut être différente, libre, juste et égale et qu’à ce prix là seulement la mort peut-être vaincue. Je suis fidèle à cette conviction, mais pas comme à une révélation mais bien un processus en acte dans lequel j’agis avec selon Badiou les trois principes proches de ceux du christianisme et en rupture avec lui puisqu’il a failli: celui du point d’où je suis et qui est ce qu’ils appellent la foi et moi la conviction, celui où je m’adresse au monde et qu’ils appellent la charité, l’amour, et moi ce cri « imbécile c’est pour toi que je meurs », celui qui impulse mon déplacement, ma dialectique qu’ils appellent espérance et moi aussi, un principe en acte contre l’injustice et la guerre, la liberté en est la résultante.

Cette subjectivité dit Badiou soustrait à l’état de la situation et j’ajouterai que c’est cette soustraction qui est aussi prise directe sur ce qui est en tain de naître et de se transformer… on sent l’herbe pousser et par moment pour moi, peut-être seulement pour moi, j’éprouve des joies intenses à me sentir en adéquation avec la nature, le cosmos, la peine des êtres humains et la trace que l’art laisse de leur passage. Je n’ai rien trouvé d’autre pour le signifier que ce rire d’enfant à côté de son chameau en train de saluer le soleil. L’idée que l’on est vivant et que l’on en hurle de joie.

C’est ça le plus difficile tout au long de la vie du processus de l’histoire confondue avec votre propre histoire: savoir ce qui est toujours vivant en vous malgré les déceptions, les trahisons. Mais c’est peut-être là que le matérialisme l’emporte sur l’idéalisme, quand on se sent proche de lâcher, on peut être sur que le capital vient vous faire la démonstration que rien ne le bat en arrogance et en nocivité, sans parler de son hypocrisie. Il est parfois aisé de lâcher prise, mais il est impossible de se rallier à eux alors on ne laisse pas la charette s’éloigner, on a suit du regard et on remonte malgré les cahots.

Bon voilà, je ne sais ce que vous avez compris de ce que j’ai tenté de vous dire mais il fallait que je vous le dise pour que la suite ait un sens.

Bien sûr que cela me choque l’interdit dont je suis victime dans l’Humanité et dans ma propre fédération, au départ j’en ai même souffert. En particulier quand l’injustice se combinait avec des souffrances personnelles, la mort d’un être aimé… J’ai pleuré, j’ai failli me dessécher, n’avoir plus de vie, celle-ci était en danger d’être étouffée par l’amertume… Mais il y avait ceux qui m’avaient aimée, les combats, l’idéal partagé, et je riais comme cette enfant du désert…

Tout cela n’est pas si grave, un jour un journaliste de libération m’a invitée à déjeuner, je venais de sortir un livre intitulé le Music hall des âmes nobles (titre emprunté à Aragon), il m’a proposé le marché suivant que je raconte dans mes mémoires : si vous nous dites ce qui se passe au Comité central on fait de vous un écrivain célèbre. Je lui ai répondu: « si je suis Aragon je n’ai pas besoin de vous! si je suis une honnête intellectuelle comme il y en a tant, laissez-moi mon honneur de militante, il vaut plus que ce que vous me proposez ».

J’avais raison et si c’était à refaire je le referais. Je ne trahirai pas Cuba quand il était à la mode de le faire, de suivre la fausse conscience d’un Robert Ménard. Je ne peux pas trahir Cuba parce que quand je voyais mon monde s’écrouler, ils sont restés debout et m’ont attirée contre eux dans la tempête… 

J’ai eu une vie magnifique, j’ai rencontré des combattants qui en valaient la peine, connus ou inconnus peu m’importe et franchement j’ai appris que comme le dit Fidel en citant José Marti « toute la gloire du monde tient dans un grain de mais ».

C’est pour ça que j’aime le film de Terrence Malick, une Vie cachée, cette expérience d’un chrétien qui n’attend rien de ses choix, aucune lumière, aucune gloire, simplement la liberté d’être ce qu’il est, parce qu’il dit que le véritable héros n’attend sa liberté que de la conscience de devoir agir comme il le fait… et nous sommes nombreux chez les communistes à revendiquer cet héroïsme, en ce moment le gréviste de la SNCF a toute la gloire du monde, le reste n’est pas grand chose, d’ailleurs je ne sais pas si vous l’avez remarqué avec cette grève de Noël, cette lutte contre les retraites, le renouvellement de la parole militante, chacun intervient pour dire le refus mais le fait à sa manière, des gens jeunes plein de fougue qui ont leur manière de convaincre, d’être là pour témoigner… Une génération est en train d’apparaître, elle est singulière et dit se battre pour tous.

C’est ça l’essentiel

Louis Aragon 03/10/1897 – 24/12/1982

« L’homme communiste, ouvrier, paysan, intellectuel, c’est l’homme qui a une fois vu si clairement le monde qu’il ne peut pas l’oublier, et que rien pour lui désormais ne vaut plus que cette clarté-là, pas même ses intérêts immédiats, pas même sa propre vie. L’homme communiste, c’est celui qui met l’homme au-dessus de lui-même…
…L’homme communiste, c’est celui qui ne demande rien mais qui veut tout pour l’homme. Oui, il envie mille choses, le bonheur, la santé, la sécurité, mais pour tous, et au prix de sa santé, de son bonheur, de sa sécurité, de son existence. »

(L’homme communiste 1946)

Danielle Bleitrach

le 17 janvier, je serai à Beziers pour discuter avec les amis et camarades de l’Herault, au siège du PCF de Beziers

le 6 février je serai à Martigues, librairie l’alinéa

le 29 févier à Reillane  dans les Apes de haute Provence, avec un film…

il y a d’autres rencontres prévues mais il faut encore fixer les dates et les lieux…

 

Une étrange image préhistorique

L’art depuis toujours raconte le quotidien en le magnifiant… tout est pensé avec Hésiode qui donne à la poésie son ancrage, entre l’almanach d’un paysan, les travaux et les jours et l’observation du ciel pour marquer les temps du labeur mais aussi inventer l’histoire des dieux dans les constellations (note de Danielle Bleitrach)

Une étrange image préhistorique

Copyright revue « Nature ».
NON CLASSIFIÉ(E)

Mais ce groupe d’hommes est mi-réaliste, mi-imaginaire. Les corps sont humains, mais les têtes sont totalement inventées, stylisées, détournées. Les figures ont la gueule d’un reptile ou celle d’un oiseau, et des plus étranges. Ce n’est pas la première fois que l’on trouve ce type de figure thérianthrope. Il y avait déjà eu une sculpture en ivoire d’un homme à tête de lionne, mais on n’en avait jamais vu dessinées, et sur une aussi grande largeur. L’oeuvre témoigne de la volonté des hommes de raconter leur quotidien, mais aussi de le magnifier. Restent en suspens plusieurs questions : ces êtres mi-humains mi-animaux ont-ils à voir avec l’expression d’une quelconque « spiritualité » ? Les peintres voulaient-ils signifier que tous appartenaient au même monde animal ? Quelles étaient leurs motivations : le seul besoin de se divertir, de laisser une trace de leurs rêves ? Une œuvre qui étonne les scientifiques, mais les inquiète également : en très mauvais état, elle est en train de s’effacer…

Facebook Comments