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Archives de Catégorie: URSS. Révolution d’octobre

L’hymne soviétique ne gène pas les rugbyman russes, au contraire !

L’équipe de rugby de Russie joue dans une catégorie inférieure dont on ne parle pas beaucoup ici en France. Le week-end dernier avait lieu la rencontre Allemagne-Russie, sans grand enjeu car la qualification pour la prochaine coupe du monde est déjà jouée.
Mais il s’est passé un évènement suffisamment extraordinaire pour en faire au moins une brève sur ce site : au moment des hymnes, les allemands qui recevaient, se sont trompés ! Ils ont passé l’enregistrement de l’hymne de l’URSS en lieu et place de celui de la Russie !
On aurait pu penser que les joueurs dont l’âge se situe entre vingt et trente ans, prennent une attitude sinon outrée, au moins indifférente. En effet, les plus âgés, les trentenaires, sont nés en 1988 et n’ont donc pas pu entendre l’hymne soviétique dans les cérémonies officielles, ou alors à un âge très tendre. Or, je vous invite à regarder attentivement la vidéo ci-dessous, la majorité des joueurs entonne cet hymne à pleine voix, montrant qu’ils en connaissent parfaitement l’air et les paroles ; et avec un sourire en coin pour certains, ils nous démontrent que la réalité de l’URSS est encore largement présente chez la plupart des russes… A méditer et à mettre en regard des résultats des dernières élections en Russie.

Paroles en français de l’hymne soviétique :

L’union indestructible des républiques libres
A été réunie pour toujours par la Grande Russie.

Que vive, fruit de la volonté des peuples,
L’unie, la puissante Union Soviétique !

Sois glorieuse notre libre Patrie,
Sûr rempart de l’amitié des peuples !

Le parti de Lénine, force du peuple,
Nous conduit au triomphe du communisme

A travers les orages rayonnait le soleil de la liberté,
Et le grand Lénine a éclairé notre voie,

Il a élevé le peuple pour la juste cause,
Et nous a inspiré le travail et les exploits !

Sois glorieuse notre libre Patrie,
Sûr rempart de l’amitié des peuples !

Le parti de Lénine, force du peuple,
Nous conduit au triomphe du communisme

En la victoire des idées immortelles du communisme,
Nous voyons l’avenir de notre pays

Et à l’étendard rouge de notre glorieuse Patrie,
Nous serons toujours infailliblement fidèles

Sois glorieuse notre libre Patrie,
Sûr rempart de l’amitié des peuples !

Le parti de Lénine, force du peuple,
Nous conduit au triomphe du communisme

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Zakhar Prilepine : «On demande aux Russes d’avoir honte de leur existence»

  • Oui je sais on va encore me reprocher (enfin leca va me reprocher) de publier cet interview de cet écrivain qui a eu sa période trouble y compris ultra-nationaliste et antisémite. Cela dit personne ne battra dans ces domaines Soljénistsyne. Prilepine a évolué à l’inverse de celui-ci qui démeurait l’oracle de l’occidrt alors qu’il en était à valider les « pacte des sages de Sion », ce faux tasriste qui connait une seconde jeunesse dans les pays arabes pour donner corps au complot juif. Prilepine n’en a jamais été là, il a quitté le sulfureux parti national bolchvique de Limonov et il parle lucidement de la Russie. (note de danielle BGleitrach)

FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – L’écrivain Zakhar Prilepine était invité au Salon du Livre à Paris, qui a mis la littérature russe à l’honneur. L’auteur de «Ceux du Donbass», un récit de sa guerre aux côtés des rebelles pro-russes en Ukraine, se livre à un examen de la situation politique, religieuse et internationale de la Russie.


Zakhar Prilepine est l’un des romanciers les plus en vogue de la Russie contemporaine. Ancien membre du part national-bolchévique de Limonov, il mène une double vie d’écriture et d’aventure politique. Son roman L’Archipel des Solovki (Actes Sud, 2017), une fresque de 800 pages intense et dostoïevskienne, raconte l’histoire du premier camp de rééducation mis en place par les bolchéviques dans les années 1920. Il publie aux éditions des Syrtes Ceux du Donbass, un récit de sa guerre aux côtés des rebelles pro-russes qui se sont insurgés contre le pouvoir ukrainien.


FIGAROVOX.- Que pensez-vous de la réélection triomphale de Vladimir Poutine?

Zakhar PRILEPINE.- Je respecte le choix du peuple. À l’heure actuelle il n’existe pas en Russie un membre de l’opposition qui puisse contrebalancer ce choix. Un ex-membre des services secrets français a dit un jour que Poutine était un animal politique. Apparemment, ça plaît au peuple russe. Mais je crois que la Russie reste un pays démocratique. On regarde toujours les quatre mandats de Poutine: mais Merkel aussi entame son quatrième mandat. Aux États-Unis, il y a des dynasties présidentielles: Bush père et fils, les Clinton!

«Je n’aime pas beaucoup le pouvoir soviétique. Simplement, ceux qui ne l’aiment pas du tout appartiennent à un type d’individus qui, en général, me révulsent» écrivez-vous dans L’Archipel des Solovki. Êtes-vous dans la nostalgie de l’URSS?

Ce n’est pas le pouvoir soviétique qui compte en ce moment pour les Russes, il est écrasé, pitoyable, renié. Les gens font leur choix en grande partie par nostalgie. Ils réagissent à un antisoviétisme qui a viré à la russophobie chez certains. Les Occidentaux ont tendance à penser que les Russes ne regrettent pas le pouvoir soviétique, mais c’est pourtant le cas. Dans les années 1990, nous avons détruit le pays, anéanti l’économie, supprimé l’idée de gauche. Nous avons écrit des centaines de livres, de films, où il était question de haine à l’égard de l’union soviétique. On nous demande de nous sentir coupables, honteux de ce passé, de notre existence.

On accuse les Russes d’être partout, de truquer les élections. Pensez-vous qu’il existe une russophobie en Occident?

Je pense que la russophobie existe dans l’élite politique, mais qu’elle ne touche pas la plupart de la population. Je suis venue en France au moins 25 fois, et je n’ai jamais eu de conflits avec les lecteurs. La France est le seul pays européen à avoir accepté d’éditer mon livre «Ceux du Donbass». En revanche, les récits de ceux qui combattent côté ukrainien sont édités partout.

Boycotter la littérature russe, c’est boycotter ce qu’il y a de plus européen en Russie.

Que pensez-vous de la décision d’Emmanuel Macron de boycotter le pavillon russe au Salon du Livre de Paris où vous étiez présent?

Poutine n’aurait jamais fait ça en Russie. Ce n’est pas un geste contre la Russie de Poutine, mais un geste contre la littérature russe, qui est peut-être ce qu’il y a de plus européen en Russie. La littérature reste, tandis que les présidents passent.

Dans Ceux du Donbass (éd. des Syrtes, 2018), vous racontez les chroniques de votre guerre en Ukraine. Pourquoi vous êtes-vous engagé dans le Donbass?

Parce que je suis pour la démocratie. Les gens qui expriment le désir de vivre dans un espace culturel et politique souverain en ont parfaitement le droit. Les ambassadeurs occidentaux se sont déplacés place Maïdan où il y avait 300.000 personnes qui manifestaient contre le régime de Ianoukovitch (NDLR: président renversé par un mouvement anti-corruption et pro-UE en 2014), mais ils auraient dû aussi se déplacer dans le Donbass où des centaines de milliers de personnes manifestaient contre le régime de Porochenko [NDLR: président ukrainien depuis 2014]. Que les Européens m’expliquent quelle est la différence entre la liberté revendiquée à Kiev et celle revendiquée dans le Donbass? Pourquoi n’auraient-ils pas les mêmes droits?

Comment jugez-vous la manière dont les médias occidentaux ont traité le conflit?

La presse européenne ne s’intéresse pas à présenter les événements de manière objective. Le 2 mai 2014 a lieu à Odessa un incendie criminel de la Maison des syndicats par des rebelles pro-Maïdan, qui a coûté la vie à 42 manifestants anti-Maïdan. Ce massacre a été sous-traité par les médias occidentaux. Et ce n’est qu’un exemple parmi d’autres.

Que les Européens m’expliquent quelle est la différence entre la liberté revendiquée à Kiev et celle revendiquée dans le Donbass ? Pourquoi n’auraient-ils pas les mêmes droits ?

Nous allons fêter cette année le centenaire de la naissance de Soljenitsyne. VotreArchipel des Solovki s’inspire de L’Archipel du Goulag. Quelle place tient-il dans votre filiation littéraire?

Soljenitsyne est une figure immense, qui est à mon avis beaucoup plus politique que littéraire. Le texte de L’Archipel du goulag comporte énormément d’imprécisions et d’erreurs, ce qui peut se comprendre étant donné que Soljenitsyne n’a jamais eu la possibilité de consulter les archives à l’époque. Dans les années 1980, Soljenitsyne a écrit des textes assez nombreux qui parlaient de la perestroïka comme d’une énorme catastrophe pour la Russie. Ce ne sont pas les plus connus.

Vous situez-vous comme lui dans une tradition slavophile?

Non, car Soljenitsyne, à la différence de moi, avait l’idée d’une union des trois pays slaves: la Russie, l’Ukraine, et la Biélorussie. Je pense pour ma part que la Russie est un pays beaucoup plus complexe. Il y a une population musulmane, une population bouddhiste. Nous sommes plus proches aujourd’hui de certains pays asiatiques, comme la Chine, que d’autres pays slaves, comme l’Ukraine. Comme le disait Poutine, «si l’Europe ne veut pas entamer de dialogue avec nous, nous allons nous tourner vers la Chine et l’Inde».

La Russie ne fait pas partie de l’Europe?

C’est un espace eurasien, c’est à la fois l’Europe et l’Asie. Mais notre culture, elle, reste européenne. Dans une certaine mesure, la Russie garde la tradition européenne.

Nous sommes plus proches aujourd’hui de certains pays asiatiques, comme la Chine, que d’autres pays slaves, comme l’Ukraine.

Pourquoi la Russie sécrète-t-elle de si grands écrivains?

C’est un pays très vaste à l’histoire complexe. Sans vouloir vous flatter, vous avez une littérature aussi bonne que la nôtre! Je pense que la francophilie russe qui existe depuis longtemps a eu un impact important sur la littérature russe. Lorsque la Russie est critiquée en France, les Français devraient se rendre compte que c’est eux-mêmes qui ont apporté beaucoup de choses à la Russie. Moi par exemple, on me reproche mon militarisme, mais je prends exemple sur Guillaume Apollinaire, Romain Gary et Antoine de Saint-Exupéry, avec qui j’ai

L'Archipel des Solovki, roman magistral traduit chez Actes Sud

grandi!

«Notre différence tient dans le fait que nous nous punissons très vite et de nos propres mains – nous n’avons pas besoin pour cela des autres peuples.» écrivez-vous dans L’Archipel

Il existe un masochisme russe, c’est vrai. Nous nous donnons nous-mêmes le fouet, mais parfois nous aimons que d’autres y participent. Prenons l’exemple de la Seconde Guerre mondiale: les pertes subies ont été énormes, 19 millions de personnes. Elles sont mortes en majeure partie en 1941-1942, tuées par l’Allemagne et ses alliés. Personne ne parle de ces millions de Russes sacrifiés pour vaincre le nazisme. Cette ingratitude et cet oubli blessent les Russes.

Vous vous êtes rapproché récemment de l’Église orthodoxe. L’orthodoxie est-elle un pilier de l’identité russe?

J’ai été baptisé en 1975, à l’époque soviétique. Nous avions des icônes et la Bible à la maison. Je ne suis pas un fervent croyant, toutefois je crois que Dieu existe, et que la religion orthodoxe fait partie de notre tradition culturelle. Mais en Europe, les gens exagèrent l’impact de l’église orthodoxe sur la politique russe et la population. Il y a plus de pratiquants dans les pays scandinaves ou en Grande-Bretagne qu’en Russie!

 

Comment expliquer ? Pourquoi des Russes qui regrettent l’UNion soviétique votent Poutine et pas nécessairement communiste?

Plus de 60% des Russes regrettent l’Union soviétique. Même s’il est le second et la seule opposition crédible à Poutine, le Parti communiste de la fédération de Russie n’atteint pas les 15%. Poutine lui dépasse les 70%, nous pondérons les chiffres en tenant compte de la fraude massive. la différence entre la nostalgie et le vote commence à s’expliquer si nous demandons comme nous l’avons fait aux nostalgiques s’ils croient à un retour possible de l’URSS. Ils sont très peu nombreux à y croire. Il y a eu moment clé quand les communistes l’avaient emporté et que par fraude l’élection leur a été volée. Certains ont reproché au KPRF de ne pas s’être obstinés, mais peut-être faut-il également noter qu’ils ont plutôt partagé l’analyse faite par le KPRF à ce moment: le peuple n’avait pas la force d’affronter une nouvelle guerre civile avec les puissances occidentales liguées contre eux. ce que les russes expliquent en disant que les mentalités ont changé, qu’ils sont devenus trop individualistes, d’autres aspirent à un nouveau Staline, ils sont moins nombreux, mais 38% en font le plus grand homme de tous les temps. Il faut un homme fort pour en finir avec tout ça, ce désordre, le capitalisme, etc…  le peuple lui le supporterait-il?

Dans notre livre 1917-2017, Staline un tyran sanguinaire ou un héros national? (Delga-novembre 2017), nous reproduisons ce pins que j’ai d’ailleurs accroché à la porte de mon réfrigérateur. On y voit un Poutine en bras de chemise et en jeans comme un ouvrier, derrière l’union soviétique en rouge avec la faucille et le marteau et un slogan: « le plan avance »…

Quand Poutine est venu sur la scène montée sur la place rouge remercier ses électeurs avec une foule qui à sa suite scandait Russia! Russia! il y avait des drapeaux de toutes sortes, mais il y avait aussi pas mal de drapeaux à rayures noirs et jaunes qui célèbrent la victoire de l’Union soviétique sur les nazis, certains d’entre eux agrémentés de drapeaux rouges avec faucilles et marteaux …

Je crois qu’il y a des choses que nous avons du mal à comprendre pour expliquer la complexité de la situation et le vote russe. le plus important est de percevoir la terrible tragédie de 1991, comment elle a été vécue, la misère, la fin des droits, l’arbitraire, ils ont mis dix ans à sortir de cette abomination dont nous nous félicitions comme de la démocratie retrouvée… ils sont reconnaissants à Poutine du semblant d’ordre et de la dignité retrouvée, celle où on ne vend plus leurs femmes et leurs enfants à l’encan…

Nous y avons été confrontées dès notre voyage en Crimée et je vous recommande en particulier l’interview faite à cette époque intitulée « L’homo soviéticus ne fait plus de politique ». C’était un communiste du Donbass qui méprisait profondément les communistes pour avoir vendu l’URSS et qui n’avait aucune confiance dans le parti communiste d’Ukraine. Il les avait vus -disait-il- autour de Gorbatchev, l’approuvant. Il attendait un nouveau lénine et surtout Staline,pour foutre en l’air les oligarques. En attendant il considérait que Poutine était un moindre mal au moins il défendait la patrie, en restaurait la dignité.

Il faut manger une tonne de sel avec un peuple pour le connaître et nous français, à peine avons-nous vu un reportage à la télé ou un voyage organisé, nous savons… Il y a une vision colonialiste là-dedans, le ridicule déjà dénoncé par Montesquieu du Français s’ébaudissant « Comment peut-on être Persan? Un parti communiste devrait nous aider à nous débarrasser de ces supériorités stupides, ce mépris… cela fait partie de notre lutte contre les arrogants qui nous gouvernent et en usent avec nous avec le même mépris.

Ce que je souhaiterais ce serait un parti communiste Français qui nous ferait renouer partout avec les communistes qui partout se battent comme nous le faisons en france pour défendre la justice et la paix… pour refuser l’austérité, la toute puissance des monopoles financiarisés… la défense du service public, ce noyau de communisme que nous avions réussi à installer au coeur du capitalisme… Nous écouterions ce qu’ils ont à nous dire, nous les défendrions en cas de répression sans leur donner de leçons sur la manière dont ils doivent se battre…

Nous avons interrogé, tenté de comprendre les communistes et le peuple celui qui ne parle pas anglais et nous en avons déduit que nous avons moins de chance de nous tromper en les écoutant et en popularisant leurs combats…

En ce qui concerne le peuple russe, Rien ne me met plus en colère que de le voir traité comme des esclaves prêts à subir n’importe quoi… Comment peut-on considérer que ce peuple qui a fait la plus fabuleuse des révolutions, celle sur laquelle tout le 20 e siècle s’est adossé, obtenant décolonisation et émancipation ouvrière, celle des femmes, le peuple qui a donné 26 millions des siens pour nous sauver du nazisme serait un peuple d’esclaves? Il faut vraiment être les toutous du capital pour penser ainsi…

danielle Bleitrach

 

 

Iejov contre Staline

Dans ce livre, Grover Furr répond aux questions centrales concernant les répressions de masse en Union soviétique en 1937-1938 connues sous le nom de « Iejovchtchina » (la triste période de Iejov) ou, par les anticommunistes, « la Grande Terreur » :
– Qui en fut la cause ?
– Des centaines de milliers de victimes innocentes ont-elles trouvé la mort ?
– Joseph Staline était-il responsable de ces meurtres, comme cela est universellement revendiqué ?
– Si – comme l’examen nous incite à le conclure – Staline était innocent et a effectivement mis un terme à ce crime massif, pourquoi Iejov et ses hommes ont-ils pu continuer à tuer de nombreuses personnes innocentes pendant plus d’un an ?
La présente étude répond à ces questions. Le professeur Furr a étudié toutes les preuves disponibles, la plupart dans des archives soviétiques autrefois secrètes. Il propose des traductions originales de documents historiques essentiels et une analyse détaillée de leur signification dans une synthèse importante qui éclaire enfin l’un des événements clés de l’histoire soviétique.

en savoir plus sur l’auteur

Référence : 978-2-37607-135-8
Prix public : 19 euros

 

Franz-Olivier Giesbert: « Poutine est mauvais! Il n’y a aucun intérêt! C’est dans sa nature de membre du KGB! (et du PCF) »

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Dans le cadre des absurdités ordinaires dévérsées sur la Russie, Franz-Olivier Giesbert a atteint un sommet sur LCI. Il a expliqué aujourd’hui 16 mars, que Poutine est un dictateur qui tient son pays dans une poigne de fer, il le tient d’une main si ferme que pas la moindre opposition ne peut surgir. Puis il décrit les moeurs du dit Poutine, le fait qu’il assassine sans état d’âme et à deux pas du kremlin pour que l’on sache, comme il a tué l’espion russe à Londres. Avec force geste, il repousse les protestations russes. Pourquoi est-ce qu’on serait d’accord avec  leur demande d’examiner le poison qui a tué l’espion, pourquoi puisqu’on sait que c’est eux…

Franz-Olivier Giesbert  est un homme qui se lâche sur les plateaux de télévision, et là effectivement pas la moindre retenue : »Vous vous rendez compte il veut nous faire croire que ce n’est pas lui! Tu parles! » Et là au comble de l’excitation il gonfle la joue et appuie contre la boursouflure son doigt en signe de scepticisme,il souffle… C’est d’une rare vulgarité.et ça tient lieu de preuve…

Après qu’il ait ainsi décrit les turpitudes de POutine et repoussé tout argument raisonnable, son intelocuteur bluffé lui demande « mais quel est son intérêt puisque tout le monde vote pour lui?  »

Là Franz-Olivier Giesbert sans la moindre hésitation répond: « Il n’a aucun intérêt. C’est dans sa nature d’agent du KGB. Il a été formé comme ça , le KGB agissait comme ça.  » Et voilà la boucle est bouclée c’est dans la nature soviétique de Poutine d’être mauvais.

Ma conclusion est la suivante, ce que ces gens là reprochent aux Russes c’est d’avoir fait la révolution socialiste, celle qui met à mal le capital… Ils sont suspect et toute manifestation de souveraineté de leur part l’est… C’est leur nature socialiste, anti-capitaliste qui est mauvaise…Y compris quand on a affaire à Poutine, entouré d’oligarques qui viennent placer leur argent à Londres.

C’est comme le pCF, qui quoiqu’il fasse ou dise, se repente d’à peu près tout, rien n’y fait…

nous répétons comme des automates: Gattaz a dit « on ne gouverne pas la France avec un parti communiste à 20 % comme avec un parti communiste à 5% » Pourquoi? Parce qu’un parti communiste pose ou devrait poser la question de la fin du capitalisme et le socialisme. Pas comme les trotskistes sans jamais s’en donner les moyens, comme un futur jamais réalisé, non poser les buts et les moyens et y subordonner toute son action. C’est de ça et de ça seulement qu’ont peur les patrons…

le fait est que depuis Georges Marchais, il n’y a pas eu un seul secrétaire pour poser la question du socialisme et de la stratégie pour y aboutir quand il n’a pas s’agi comme Hue de détruire tous nos liens avec la classe ouvrière ou comme les deux suivants d’aller chercher un social démocrate derrière qui cacher notre culpabilité…

Plus de socialisme à la française, plus de parti révolutionnaire, le rassemblement est devenu le maître mot oui mais pour quoi faire?

Lénine disait déjà que les conquêtes sociales étaient le fruit de la stratégie révolutionnaire…C’est de cela dont le capital a peur, sans cette hypothèse là ce qu’il a concédé un jour il peut le reprendre… S’il n’y a pas cette stratégie révolutionnaire, chaque travailleur est isolé, ces luttes pour la survie se vivent dans un contexte défavorable, de plus en plus isolées. On commence à redécouvrir le rôle joué par les ministres communistes à la Libération, Ambroise Croizat, le statut de la fonction publique avec maurice Thjorez, celui du mineur, du cheminot, Marcel paul et les nationalisations, celle d’Edf, mais il y a eu aussi l’éducation avec Wallon, et le rôle de Joliot Curie dans la politique de la recherche autant que le nucléaire civile…  C’était un rapport des forces en faveur du socialisme tant au plan national qu’international, il a fait la France et c’est celui qui est attaqué aujourd’hui dans le cadre de l’Europe. Notez que pour la SNCF, le travail a déjà été accompli dans bien d’autres pays européens, ils n’osaient pas s’attaquer à la France… Il a fallu l’homme providentiel: .Macron, ils en pleurent de reconnaissance, enfin la « désoviétisation »…

Si ils continuent à faire silence sur nous, à nous préférer n’importe quel trublion, c’est parce qu’ils ont peur de notre réveil et que nous posions la question du socialisme. Ils ont senti le vent du boulet passer très près…

 

Danielle Bleitrach

 

À propos du « partage des Balkans » entre Churchill et Staline le 9 octobre 1944 à Moscou Par Joëlle Fontaine 

  • Voilà un article d’une historienne, qui honore la revue Cause commune. Il en est d’ailleurs des responsabilités dans cet événement comme de bien d’autres. Il est fascinant de constater que dès que l’on étudie de près quelque chose qui est attribué à Staline, on s’aperçoit comme ici qu’il s’agit le plus souvent d’une manière idéologisée dont on a masqué de fait d’autres responsables qui eux ne bénéficient dans l’opinion occidentale du moins d’aucune noire légende (note de Danielle Bleitrach)

http://www.causecommune-larevue.fr/_propos_du_partage_des_balkans_entre_churchill_et_staline_le_9_octobre_1944_moscou

Une référence à une conférence qui gomme les responsabilités dans le massacre des résistants grecs.yalta4.jpg

Le 9 octobre 1944, Churchill arrivait à Moscou afin d’avoir avec Staline l’entrevue qu’il réclamait depuis la fin septembre, le projet de conférence à trois avec Roosevelt ayant été provisoirement repoussé par ce dernier en raison de la proximité de l’élection présidentielle américaine. On connaît la version donnée par Churchill dans ses Mémoiresdu premier entretien que les deux dirigeants eurent le jour même, dont le résultat est connu sous le nom d’ « accord des pourcentages ». Ils auraient, d’un trait de plume, réglé en quelques minutes le sort des pays balkaniques, Churchill s’adjugeant la Grèce à 90 % et concédant à la « Russie » la Bulgarie à 75 % et la Roumanie à 90 % – tout en prévoyant un partage 50-50 en Yougoslavie et en Hongrie.

Des discussions complexes
Outre que cette formulation en pourcentages apparaît pour le moins curieuse, il est peu probable que les choses se soient ainsi passées à l’emporte-pièce. L’historien américain Lloyd C. Gardner (dans Spheres of Influence. The Great Powers Partition from Munich to Yalta) donne de cette soirée du 9 octobre un aperçu beaucoup plus complexe : la première question traitée a été celle des frontières futures de la Pologne et les deux dirigeants sont revenus à plusieurs reprises sur la question des Balkans sans aboutir en fait à un accord formel. Pas plus de résultat d’ailleurs le lendemain malgré les tentatives de marchandage entre Anthony Eden, également présent à Moscou, et Viatcheslav Molotov, très perplexes devant ces bases de discussion assez énigmatiques. Il est clair que Churchill a donné à ces entretiens une importance qu’ils ne méritent pas, vu entre autres l’absence de Roosevelt qui ne considérait cette rencontre que comme un préliminaire à la conférence à trois prévue ultérieurement, et au refus de Staline de s’engager formellement pour cette raison.

« On donne une importance démesurée – pour ne pas dire presque une coresponsabilité – à Staline dans le massacre des résistants grecs, tout en en exonérant un Roosevelt qui ne s’y est pas plus opposé et a même aidé à sa réalisation.»

Or, c’est cet accord qui est très souvent mis en avant pour expliquer l’abstention de Staline lors du massacre des résistants grecs perpétré par Churchill à Athènes en décembre 1944. On suggère ainsi un partage de ses responsabilités avec le dirigeant soviétique, imputant à ce dernier le même cynisme et laissant au contraire dans l’ombre le rôle non négligeable de Roosevelt dans ces événements : c’est sur des bateaux américains qu’ont été acheminées du front italien les troupes britanniques qui ont écrasé la Résistance grecque.
En réalité ces discussions de Moscou ne font, concernant les Balkans, que prendre acte d’une situation déjà établie. « Concéder » le 9 octobre la Roumanie et la Bulgarie à l’URSS n’a guère de sens : l’Armée rouge est présente dans ces deux pays depuis déjà un mois. La Bulgarie est dorénavant alliée de l’URSS et cette dernière domine la commission de contrôle alliée qui administre provisoirement la Roumanie. Les Anglo-Saxons ont protesté contre cette situation, mais les Soviétiques leur ont rappelé le précédent italien : la Commission de contrôle « alliée » y a été dès les débarquements de l’été 1943 entièrement contrôlée par les officiers américains et britanniques et ce sont les États-Unis et la Grande-Bretagne qui ont pris toutes les décisions politiques concernant l’Italie, y laissant d’ailleurs en place la plupart des cadres du régime fasciste.
De même, il est clair que Staline a déjà accepté tacitement la mainmise de Churchill sur la Grèce. À la mi-septembre l’Armée rouge, arrivée de Bulgarie à la frontière grecque, s’en est détournée et a poursuivi sa route vers la Yougoslavie où elle a fait sa jonction avec les partisans de Tito. À la grande déception d’ailleurs de nombreux résistants grecs, qui attendaient l’aide soviétique pour venir à bout des Allemands encore présents sur leur territoire. C’est au même moment qu’arrivent les premiers détachements britanniques dans le Péloponnèse, sans justification militaire : les Anglais n’ont aucunement cherché à gêner le retrait des Allemands et le but de ces premiers débarquements est clairement d’occuper le terrain pour ne pas laisser le champ libre aux partisans. Et cela sans réaction aucune des Soviétiques.
Staline n’avait évidemment pas attendu octobre 1944 pour se rendre compte de la véritable obsession de Churchill concernant la Grèce, point stratégique et zone d’influence de première importance pour l’Empire britannique depuis le XIXe siècle. Le Premier ministre britannique a pendant toute la guerre, on le sait, insisté pour des débarquements en Méditerranée et plus particulièrement dans les Balkans. Devant l’échec définitif de ses plans, il a entamé dès mai 1944 de grandes manœuvres diplomatiques afin d’obtenir de ses alliés qu’ils lui laissent « les mains libres » en Grèce – plus précisément qu’il puisse y débarquer un contingent lors du retrait des Allemands, comme il en avait esquissé le plan dès septembre 1943. Ce qui a donné lieu à un chassé-croisé de lettres entre les trois Grands pendant plus de deux mois, dont ne sort pas plus d’accord formel qu’il n’en sortira en octobre à Moscou, mais que Churchill interprète à juste titre comme une acceptation tacite.

La position fragile de Staline
Staline, en effet, a bien compris que Churchill ne renoncera pas à la Grèce. Or, en cet automne 1944, la guerre est loin d’être terminée, malgré l’avance rapide de l’Armée rouge et le débarquement de Normandie, et Staline a besoin pour y mettre fin de maintenir coûte que coûte la « grande alliance » avec la Grande-Bretagne et les États-Unis. Or cette alliance commence à être remise en question dans certains cercles anglo-saxons, où l’on envisage de signer avec l’Allemagne ou ses satellites une paix séparée qui leur laisserait toute latitude pour en finir avec une Union soviétique dont les succès inquiètent certains bien plus qu’ils ne les encouragent… Une entrée dans la « chasse gardée » des Britanniques serait évidemment de nature à précipiter la réalisation de ces plans et Staline n’avait guère de choix.
De plus, il attendait certainement de ses alliés la même « compréhension » pour ses projets concernant un pays qui présentait pour lui la même importance que la Grèce pour Churchill, pour des raisons différentes tenant à la sécurité de l’URSS : la Pologne. Et c’est bien ce qui peut se lire dans le compte rendu complet de la rencontre d’octobre 1944 : on le dit peu – ou pas du tout – lorsqu’on met cette dernière en avant pour expliquer l’abstention de Staline dans l’affaire grecque, mais en fait il a été ces jours-là surtout question de la Pologne. Churchill a convoqué d’urgence à Moscou le Premier ministre polonais, Mikolajczyk, en exil à Londres, et l’a copieusement insulté devant son refus obstiné d’accepter la révision des frontières de son pays au profit de l’URSS (et au détriment de l’Allemagne) – question sur laquelle Churchill comme Roosevelt étaient prêts à faire des concessions à Staline (G.Kolko, The Politics of War. The World and United States Foreign Policy. 1943-1945). Mais là encore la conférence n’a été suivie d’aucun résultat et c’est à Yalta que cette question sera tranchée.
La rencontre de Moscou n’a donc qu’une importance très relative, malgré les allégations de Churchill. Les jeux sont déjà faits, en octobre 1944, concernant la Grèce et c’est dès 1943 que Churchill s’est montré prêt à utiliser tous les moyens pour conserver la Grèce dans sa sphère d’influence et donc empêcher la Résistance de participer à la vie politique du pays à la Libération. Pourquoi alors cette référence systématique à la conférence de Moscou pour « expliquer » la cynique et meurtrière expédition britannique de décembre 1944 à Athènes ? On donne ainsi une importance démesurée – pour ne pas dire presque une coresponsabilité – à Staline dans le massacre des résistants grecs, tout en en exonérant un Roosevelt qui ne s’y est pas plus opposé et a même aidé à sa réalisation. Et cela n’éclaire guère la question des raisons de la défaite de la Résistance grecque.

Joëlle Fontaine est historienne. Elle est agrégée d’histoire-géographie.

Cause commune n° 3 – janvier/février 2018

 

Elle avait juste 17 ans, je dédie cette femme à l’ anticommuniste, opportuniste qu’est Clémentine Autain

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Elle avait tout juste 17 ans. Membre des partisans yougoslaves communistes. Elle fut pendue le 8 février 1943 pour avoir pris les armes contre les nazis. A l’officier nazi qui lui proposait la vie sauve si elle acceptait de donner les noms des membres de son réseau elle répondit calmement : « Mes camarades donneront leurs noms quand ils se vengeront de ma mort. »

Je dédicace cette histoire à la bande de jeunes crétins qui ignorent tout de la deuxième guerre mondiale et qui m’ont inventé l’autre jour un Staline donnant l’ordre à ses troupes prenant Berlin d’y violer les femmes et qui en déduisaient une vision de l’histoire de l’ordre de « balance ton porc », simplement les porcs pour ces imbéciles c’étaient Staline, Joukov et tous les méchants soviétiques contre les gentils allemands nos alliés de toujours. Ils étaient influencés par cette non moins stupide Clémentine Autain qui, souvenez-vous en, lorsque les médias accusèrent les migrants de s’être livrés un jour de l’an à des attouchements et des viols à Cologne, avait pour disculper les dits migrants déclaré: « de toute façon ce n’est pas pire que ce qu’a fait l’armée rouge en violant toutes les femmes allemandes. » Cette idiote a tenu cette « ligne » stupide sur tout ce qui a touché de près ou de loin au communisme, qu’il s’agisse de ce qui se passait en Ukraine, où elle a soutenu jusqu’au bout les néo-nazis contre les populations du Donbass, ou encore contre le Venezuela.

Aujourd’hui je vois des militants communistes désireux peut-être de faire oublier les responsabilités de la direction du PCF dans la manière dont notre parti a récupéré non seulement Jean Luc Mélenchon, mais des nullités anticommunistes. ,Qui cherche à oublier que   des secrétaires du PCF après le calamiteux Robert Hue, à savoir Marie Georges Buffet et Pierre Laurent ont entretenu non seulement ces nullité mais une petite cour en prime. Donc aujourd’hui, pour faire oublier ces errements, il y a des militants qui donnent dans le sordide des querelles et des ragots de sommet et reprennent toutes les idioties que peut proférer quelqu’un comme Clémentine Autain comme s’il s’agissait de la preuve irréfutable de la méchanceté du dit Mélenchon. C’est un niveau du débat politique qui déshonore tout le monde, et qui prouve à quel point le parti communiste a perdu son âme avec ce genre de promotion. cela va avec l’abandon de toute formation, de toute référence théorique qui a l’avantage de nous donner de la distance, de la hauteur. Clémentine Autan telle qu’elle est, s’avère incapable de se situer au niveau des enjeux historiques, narcissique après avoir suivi le dit jean Luc Mélenchon se dispute avec lui, la voici aussitôt mise en avant pour prouver l’ignominie du premier.

Tout cela est indigne des communistes. Oui nous avons fait une faute de’ promouvoir pareilles candidatures non seulement pour ce qu’elles sont (et à ce titre J.L.M a tout de même une autre envergure que CA) mais parce que nous avons effacé le parti et l’avons une fois de plus mis à la remorque de la social démocratie. Quand celle-ci comme aujourd’hui est totalement déconsidérée non seulement en France comme dans toute l’Europe et qu’elle nous entraîne dans sa chute, la solution n’est pas de continuer à nous vautrer dans le sordide des querelles de chef, mais de redevenir pleinement les communistes.

réfléchissez à la situation politique réelle à laquelle nous sommes confrontés, l’offensive patronale, la faiblesse du parti, la déconsidération de la social démocratie, de la gauche en général dans laquelle nous sommes pris, la division syndicale, la montée des droite et des extrêmes droite, la vague néolibérale, croyez vous que c’est en vous situant à ce niveau que vous allez reconquérir les couches populaires ou en prenant pied dans les problèmes quotidiens aux quels elles sont confrontées? Non! c’est  en étant plus que jamais leur défenseur, les communistes  Se débarrasser de la confusion que depuis des années, certains ont  entretenu avec le pCF parfois par carriérisme,,

danielle Bleitrach