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Archives de Catégorie: URSS. Révolution d’octobre

Brillantes photographies de Max Alpert à propos de l’histoire soviétique

Max Vladimirovich Alpert ( russe : Макс Владимирович Альперт ; 18 mars 1899 – 30 novembre 1980) était un photographe soviétique de premier plan, principalement connu pour son travail de première ligne pendant la Seconde Guerre mondiale.Avant la Première Guerre mondiale, Alpert avait étudié à Odessa avec son frère Mikhail Alperin. Après la guerre, il travaillait comme photographe pour Rabochaya Gazeta (Journal des travailleurs ) à Moscou. Dans les années 1930, il a photographié de nombreux chantiers de construction de l’Union soviétique. Sergei Eisenstein l’a rencontré au canal de Ferghana et a été impressionné par sa passion pour la photographie. Parallèlement, Alpert a travaillé pour la Pravda, où il était connu comme un photographe portraitiste prolifique. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il réalisa de nombreuses photographies emblématiques sur les lignes de front soviétiques et documenta également des événements militaires à Prague et à Berlin. Pour son travail pendant la guerre, il a reçu l’Ordre de l’étoile rouge (1943), l’Ordre de la guerre patriotique (1945) et l’Ordre de la bannière rouge du travail. Après la guerre, il travailla chez RIA Novosti, où il compila un célèbre album photo de Nikolai Amosov. Des exemples de ses images sont conservés dans les archives de Sovfoto .

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Les personnes capturées dans un film deviennent une partie de l’histoire, mais chaque photo exprime également l’opinion de l’auteur. Les maîtres talentueux peuvent montrer une image externe des événements et exposer un message couvert en même temps. Max Alpert était un photographe de ce genre. Avant la révolution, il étudiait à Odessa (Ukraine) en 1919, il rejoignit l’Armée rouge et s’installa à Moscou après la guerre civile, où il devint photographe de presse. Nous publions certains de ses brillants travaux aujourd’hui.

Brillantes photographies de Max Alpert à propos de l'histoire soviétique

Brillantes photographies de Max Alpert à propos de l'histoire soviétique

Brillantes photographies de Max Alpert à propos de l'histoire soviétique

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Brillantes photographies de Max Alpert à propos de l'histoire soviétique

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Publié par le octobre 14, 2019 dans expositions, URSS. Révolution d'octobre

 

Parti communiste russe : les alliés les plus constants de la Russie dans le monde sont toujours les forces de gauche

Résultat de recherche d'images pour "Le député à la Douma, Denis Parfyonov"

Le député à la Douma, Denis Parfyonov, a participé à la Conférence internationale consacrée au 100e anniversaire de la fondation de la Troisième Internationale communiste (Komintern) sur le thème: «L’unité internationale et la solidarité du mouvement communiste dans la lutte contre l’anticommunisme». L’événement a eu lieu à Prague (République tchèque).

https://kprf.ru/dep/gosduma/activities/188646.html

 

Service de presse de la faction du parti communiste à la Douma d’Etat

13-10-2019

 

Seize délégations représentant les partis et les mouvements de gauche de la République tchèque, de Russie, d’Ukraine, d’Allemagne, d’Angleterre, de France, de Chine, de Suède, de Pologne, de Hongrie, de Grèce et de République tchèque ainsi que des représentants des ambassades de Cuba, de la Corée du Nord et du Vietnam ont participé à la conférence. Au total, plus de 100 délégués ont pris part aux travaux.

 

Avant la conférence, avec ses camarades étrangers, D. Parfyonov a visité le mémorial des soldats soviétiques morts lors de la libération de Prague, au cimetière militaire d’Olshansky, et a déposé des fleurs sur le monument commémorant le maréchal de l’Union soviétique Konev.

 

Selon le député, au début de l’événement, les participants à la conférence ont félicité le Parti communiste pour les résultats remarquables obtenus par notre parti lors des élections à la Douma de Moscou en 2019: «Il était agréable de savoir que des camarades étrangers surveillent de près les activités du Parti communiste en Russie. »

 

«Tous les participants à la conférence ont exprimé une position ferme selon laquelle il était nécessaire de lutter ensemble contre toute tentative de falsifier l’histoire, de réviser les résultats de la Seconde Guerre mondiale et d’étouffer le rôle de l’Union soviétique dans la victoire sur le nazisme. Les attaques contre la vérité historique se poursuivent, la distorsion et l’effacement du souvenir de cette guerre profitent aux forces néo-fascistes, qui brandissent une nouvelle fois leurs drapeaux au-dessus du monde, et à l’impérialisme international, qui cherche à détruire tout ce qui nous est cher.

 

À cet égard, les communistes tchèques effectuent beaucoup de travail – ils défendent depuis des années avec détermination le monument au maréchal Konev contre les initiatives habituelles pour le déplacer du centre de Prague et renommer la rue du nom du légendaire commandant soviétique. Les délégués ont convenu que de telles activités devraient être menées à grande échelle dans tous les pays du monde où les partis communistes sont actifs et où ils connaissent et se souviennent de la contribution de l’URSS à la lutte contre la peste brune du XXe siècle.

 

La question de la solidarité dans la protection des intérêts de nos camarades à l’étranger a également été abordée. Ainsi, par exemple, la répression contre le parti communiste en Pologne est toujours en cours. Lors de la conférence, il a été décidé de fixer une journée de manifestations de masse devant les ambassades de Pologne à travers le monde pour soutenir les communistes polonais.

 

La conférence a une nouvelle fois confirmé la thèse selon laquelle les forces de gauche restent les alliés les plus constants de la Russie dans l’espace européen et dans le monde entier, tandis que la droite, avec laquelle les autorités russes tentent de se «faire des amis», est guidée par les États-Unis et néglige totalement les intérêts de notre pays.

 

Tous les délégués ont adopté des positions cohérentes marxistes-léninistes, comprenant la nécessité de changer le capitalisme en tant que système détruisant la société, la culture et la nature. Seules une économie planifiée et des transformations socialistes contribueront à rendre la société meilleure », a déclaré Denis Parfyonov.

Traduit par Marianne Dunlop pour Histoire & Société

 
 

Pétition des intellectuels turcs contre la motion anticommuniste du Parlement européen

Les intellectuels de Turquie ont lancé une campagne de signatures contre la résolution anti-communiste adoptée par le Parlement européen le 18 Septembre. De nombreux avocats, universitaires et artistes ont participé à cette campagne. Notez que nous devons à Marianne qui parle aussi le turc la traduction de ce texte, le traducteur automatique du turc au français étant particulièrement défectueux, nous devons à notre polyglotte de choc la connaissance de cette prise de position des intellectuels turcs, une pétition initiée par les intellectuels communistes turcs mais qui a reçu un nombre impressionnant de signatures d’intellectuels de haut niveau. (traduction du turc par Marianne Dunlop et note de Danielle Bleitrach)

http://www.tkp.org.tr/tr/haberler/apnin-antikomunist-onergesine-karsi-aydinlardan-imza-kampanyasi

 

Voici le texte de la pétition et les noms des signataires :

 

NOUS DÉNONÇONS LA RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN CONTRE LE COMMUNISME

 

Nous avons été surpris par la résolution adoptée par le Parlement européen le 18 septembre 2019, intitulée «importance de la Mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe», qui réunit le communisme et le nazisme sous le même nom de totalitarisme.

 

Cette décision est une étape très dangereuse et inacceptable qui accuse les régimes communistes de génocide, diabolise le communisme en tant qu’idéologie à condamner. Il traite des développements qui ont conduit à la Seconde Guerre mondiale de manière très biaisée et il est évident que cela a été écrit avec des pensées hostiles contre l’Union soviétique.

 

Les élus qui ont voté la motion doivent répondre aux questions suivantes:

 

 

Quels sont les pays qui dans les années 30 ont répondu par une politique de «non-ingérence» dans la guerre civile espagnole malgré le soutien des fascistes allemands, qui ont laissé les nazis s’armer malgré tous les appels et les avertissements de l’Union soviétique au cours des mêmes années, et ont attendu jusqu’au dernier moment pour ouvrir un Front occidental contre les nazis, aggravant considérablement les pertes soviétiques? L’une de ces décisions a-t-elle été mise en cause pour son rôle dans la guerre, sans parler de sa condamnation?

Pensez-vous que les peines légères infligées pour la livraison d’acier, d’armes et de matériaux aux nazis pendant la guerre soient suffisamment convaincantes pour les crimes des monopoles qui ont encore aujourd’hui les plus grandes entreprises en Europe, qui ont continué leur activité après la guerre?

Pourquoi la xénophobie et le racisme, mentionnés dans la résolution et dont on se plaint maintenant, ont-ils augmenté au cours des trente dernières années dans un monde où l’Union soviétique n’existe plus et où l’on essaie d’éliminer toute son influence? Malgré les résultats de son élection soi-disant démocratique, pourquoi le Parlement européen, qui n’hésite pas à inclure sous son toit des racistes, des ennemis de l’immigration et des misogynes, craint-il tant du communisme pour l’avenir de l’Europe?

Nous rappelons aux partisans qui s’inquiètent de la division au sein de l’Union européenne : le système d’exploitation capitaliste est la raison principale de cette division. Tant que l’exploitation subsistera, l’unité des peuples ne peut être réalisée. Une proposition émanant de l’OTAN comme« toit » de la famille des pays démocratiques libres ne peut apporter aucune contribution à la liberté ou à la démocratie.

Les intellectuels, les progressistes, les communistes de Turquie qui depuis des décennies subissent l’oppression anti-communiste, la violence et la torture expriment leur plus vive indignation.

 

Signataires Abdullah Nefes (Poète) Abdurrahman Bayramoğlu (avocat, barreau d’Istanbul) Ahmet Aksüt (avocat, barreau de Muğla) Dr. Ahmet Alpay Dikmen (Membre du corps professoral) Ahmet Yıldız (Écrivain) Dr. AkifAkalın (membre de la faculté ITF, écrivain) Ali Gürsel (avocat, Barreau de Manisa) Ali Rıza Aydın (Rapporteur de la Cour constitutionnelle) Dr. Ali Somel (membre du corps professoral) Asaf Güven Aksel (Écrivain) Ataol Behramoğlu (Poète) Attila Aşut (Poète, Écrivain) Aydan Bulutgil (économiste à la retraite) Aydemir Güler (Écrivain) Aydın Meriç (ingénieur à la retraite, syndicaliste) Aydın Yürek (avocate au barreau d’Ankara) Ayten Topçuoğlu (avocat, barreau d’Istanbul) Dr. Aziz Konukman (membre du corps professoral) Babur Pinar (Poète) Bahtiyar Kaymak (Poète) Barış Terkoğlu (journaliste, écrivain) Barış Özbay (avocat, barreau d’Izmir) Barış Zeren (Traducteur, Écrivain) Başak Aydın Tantürkü (avocat, barreau d’Ankara) Batuhan Adanur (avocat, barreau de Bursa) Bilal Barış Koç (avocat, barreau d’Istanbul) Bilal Doğan (avocat, barreau d’Antalya) Burak Özdemir (avocat, barreau d’Aydın) Dr. Bülent Gökay (membre de la faculté, écrivain) Canel Durak (avocat, barreau d’Antalya) Cansu Fırıncı (artiste de théâtre) Celil Denktaş (Traducteur) Ceyda Karan (journaliste) Çağrı Kınıkoğlu (Réalisateur, Scénariste) ÇetinYüksel (avocat, barreau d’Istanbul) Çisel Demirkan (avocat, barreau d’Ankara) Deniz Aksoy (avocat, barreau d’Ankara) Deniz Aktaş (avocat, barreau d’Istanbul) Dengin Ceyhan (musicien) Derya Demir (avocate, Barreau de Mersin) Dilek Aydan Yaman (avocat, barreau d’Istanbul) Duygu Akcagöz (avocat, barreau d’Istanbul) Duygu İnegöllü (avocat, barreau d’Izmir )E. Özgür Eryılmaz (avocat, barreau d’Istanbul) Ece Ataer (Écrivain) Ekrem Ataer (Compositeur, Programmeur Radio-TV, Écrivain) Elif Zelal Şeker (avocate au barreau d’Istanbul) Emin İgüs (musicien) Emin Karaca (journaliste, écrivain) Ender Yiğit (artiste de théâtre) Enver Aysever (journaliste, écrivain) Eren Selanik (avocat, Barreau d’Izmir) Erendiz Atasü (Écrivain) Erhan Altınkaynak (avocat, barreau d’Antalya) Erhan Karaçay (ingénieur électricien) Dr. Erhan Nalçacı (membre de la faculté, écrivain) Ersel Aldabak (avocat, barreau d’Istanbul) Ersel Gürbüz (avocat, barreau d’Ankara) Evren Ersan (artiste de théâtre) Ezgi Helin Akpınar (avocat, barreau d’Istanbul) Ezgi Zaman (Danseur) Fadime Uslu (Écrivain) Fahrettin Ozan (président de TÜSTAV) Faruk Şimşekoğlu (avocat, barreau de Konya) Fatih Önal (artiste de théâtre) Fatih Eski (journaliste, écrivain) Fırat Arapoğlu (membre du corps professoral / académicien) Fırat Can Güngör (avocat, barreau de Bursa) Fikriye Eril Adıgüzel (avocate au barreau d’Istanbul) Fulya Zengin Balaban (avocate au barreau d’Istanbul) Dr. Gamze Yücesan Özdemir (membre de la faculté) Gülcan Altan (Musicien) Gültekin Emre (Poète) Hakan Tanıttıran (Éditeur) Hande Gündoğdu (avocate au barreau d’Istanbul) Hamit Demir (artiste de théâtre) Harun Güzeloğlu (acteur, scénariste) Dr. Hasan Erol Eroğlu (membre de la faculté) Hasan Tanay (artiste de théâtre) Hatem Göksu (avocat, barreau de Kayseri) Hürriyet Yaşar (Écrivain) Işıl Akan Kıral (avocat, barreau de Mersin) İdil Zeynep Öztürk Aktaş (avocat, barreau d’Istanbul) İlhan Serin (avocat, barreau d’Antalya) Assoc. Dr. İlker Belek (Écrivain) İnci Beşpınar (Syndicaliste) İrfan Ertel (peintre) İsmail Üstün (Instructeur) Dr. Isaiah (Membre du corps professoral) Kadir Sev (Membre du conseil de surveillance de l’État) Kaya Güvenç (président du comité exécutif du TMMOB) Dr. Kaya Tokmakçıoğlu (membre de la faculté) Kemal Okuyan (secrétaire général du Parti communiste turc) Dr. Korkut Boratav (économiste, écrivain) Kutlu Ozan Akalın (avocat, barreau d’Izmir) Levent Karaoğlu (Photographe) M. Mahzun Doğan (Poète) Mehdi Beşpınar (Syndicaliste) Mehmet Atal (Poète) Mehmet Barış (Poète) Mehmet Öz (éditeur-écrivain) Mehmet Özer (Poète, Photographe) Mert Moralı (Compositeur) Dr. Mesut Muyan (membre de la faculté) Mesut Odman (Écrivain) Metin Coşkun (artiste de théâtre) Dr. Murat Akad (membre du corps professoral) Murat Beşer (critique musical) Murat Çıdamlı (artiste de théâtre) Musa Gökhan Küçükaşık (avocat, barreau de Bursa) Mustafa Demir (éducateur, écrivain) Murat Güner (Musicien) Mustafa Kemal Emirel (Musicien )Mustafa Kemal Erdemol (journaliste, écrivain) Dr. Mustafa Türkeş (membre de la faculté) Mustafa Ziya Ülkenciler (directeur artistique) Müjde Tozbey Erden (avocat, barreau d’Antalya) Dr. Nazmi Algan (Médecin) Necla Algan (scénariste de cinéma) Nevzat Süs (artiste de théâtre) Dr. Nevzat Evrim Önal (Écrivain, Instructeur) Nihal Yıldırım Selvi (avocat, barreau d’Ankara) Nuri Özer (avocat, barreau d’Istanbul) professeur Oğuz Oyan (E. CHP) Oğuz Tanındı (instructeur, archéologue) Okan Alay (avocat, barreau d’Adana) Case Ülkenciler (Peintre) Orhan Aydın (artiste de théâtre) Orhan Gökdemir (rédacteur en chef de SoL News )Ozan Adıgüzel (avocat, barreau d’Izmir) Ozan Özgür (Poète, Écrivain) Ömer Faruk Eminağaoğlu (avocat) Özge Demir (avocat, barreau d’Istanbul) Özgü Türk (avocat, Barreau d’Izmir) Dr. Özgür Aydın (membre du corps professoral) Özgür Başkaya (artiste de théâtre) Özgür Çıkın (avocat, barreau de Kahramanmaraş) Özgür Murat Büyük (avocat, barreau d’Istanbul) Özgür Özlem Öngel (avocat, barreau d’Eskşehir) Ozgur Sen (Écrivain) Özlem Öngörü Karanlık (avocat, barreau d’Izmir) Özlem Şen Abay (avocat, barreau d’Ankara) Pelin Pınar Kaya (avocat, barreau d’Istanbul) Reyhan Yıldırım (Écrivain) Dr. Rıfat Okçabol (membre de la faculté) Sait Munzur (dessinateur) Dr. Serdal Bahçe (membre du corps professoral) Dr. Serdar Şahinkaya (historien de l’économie) Serpil Güvenç (Écrivain) Sinan Kılıç (photographe) Dr. Sinan Sönmez (membre de la faculté) Suphi Varim (Écrivain) Şule Sütün (Educateur, Écrivain) Şükrü Veysel Alankaya (artiste de théâtre) Tahir Öngür (ingénieur géologue) Tamer Akgökçe (juge) Dr. Tolga Binbay (académicien, écrivain) Turgay Ön (artiste de théâtre) Uğur Uğurelli (avocat, barreau d’Ankara) Ulaş Can (journaliste) Ulvi Oğuz (membre du MK du TKP, 1973-1981) Ümit Kara (avocat, barreau d’Ankara) Ünal Pekel (artiste pantomime) Vedat Kuşku (artiste de théâtre) Vedat Özdemiroğlu (Écrivain) Yılmaz Tüzün (artiste de théâtre) Yiğit Özatalay (Compositeur, Musicien) Zafer Arğıç (avocat, barreau d’Istanbul) Dr. E. Zeynep Suda (membre de la faculté) Dr. Zuhal Okuyan (membre de la faculté)

Source : Parti communiste de Turquie

Traduit du turc par Marianne Dunlop pour Histoire et Société

 
 

QUI EST COUPABLE DE L’HOLOCAUSTE? Bientôt, toute la culpabilité retombera sur les pays baltes. ET L’UKRAINE EST SUIVANTE SUR LA LISTE…

Les petits peuples de l’Europe de l’est, ici les pays Baltes,  dont les nouveaux dirigeants ont assumé à la fois leur adhésion à l’OTAN plus encore qu’à l’UE et la réhabilitation de leurs anciens nazis commencent à s’interroger à la fois sur le fait qu’ils sont en première ligne face à la guerre, que celle-ci s’accompagne d’une pression sur leurs droits sociaux et leurs services publics et que maintenant avec cette résolution qu’ils sont censés avoir inspiré, on veut leur faire alléger le poids du nazisme allemand en le leur attribuant. Décidément il étonnant de voir à quel point il y a une sorte de lucidité que l’on peut comparer à la cécité française sur les buts et les raisons d’une telle résolution (note de Danielle Bleitrach, traduction de Marianne Dunlop)

10/01/2019

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http://kpu.life/ru/94109/kto_povynen_v_holokoste_skoro_vsju_vynu_vzvaljat_na_prybaltyku_ukrayne_prygotovytsja

 

La radio allemand Deutche Welle a écrit que le feu d’artifice à Moscou en l’honneur du 75e anniversaire de la libération des capitales européennes du nazisme est une célébration de l’anniversaire du pacte Molotov-Ribbentrop. Cette déclaration s’inscrit parfaitement dans la logique de la résolution scandaleuse du Parlement européen, qui proclame que l’accord de non-agression entre l’URSS et l’Allemagne est à l’origine de la Seconde Guerre mondiale. Le vote au Parlement européen semble être la victoire du mythe est-européen de la Seconde Guerre mondiale. Toutefois, après une telle réécriture de l’histoire, l’Allemagne devient le grand gagnant, tandis que les pays baltes sont des «idiots utiles» qui vont bientôt tomber dans le gouffre qu’ils auront eux-mêmes creusé.

 

«La Seconde Guerre mondiale, la plus destructrice de l’histoire de l’Europe, a été une conséquence directe du fameux pacte de non-agression nazi-soviétique du 23 août 1939, également connu sous le nom de pacte Molotov-Ribbentrop, selon lequel deux régimes totalitaires ont été établis dans l’objectif de conquérir le monde, et qui ont divisé l’Europe en deux zones d’influence », est la partie la plus tonitruante et la plus scandaleuse de la résolution sur l’importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe, appuyée par la majorité des députés du parlement européen le 19 septembre.

 

Les nouvelles dans le courant médiatique actuel vivent trois jours, mais cette résolution est discutée depuis déjà une semaine. Il y a assez de passages odieux; ne serait-ce que la condamnation des monuments de l’Armée rouge en Europe!

 

Pour comprendre ce «travail remarquable de pensée politique», il suffit de nommer ses auteurs. La résolution a été présentée par les députés européens de Pologne. De plus, du parti au pouvoir, Droit et Justice, qui à Bruxelles et dans l’ensemble du courant européen, n’est généralement pas considéré « comme il faut »(1). Néanmoins, la majorité européenne asoutenu l’oeuvre du PiS. Elle en a seulement éliminé les exagérations polonaises, tels que l’assimilation de l’Holocauste à d’autres crimes de masse de la Seconde Guerre mondiale.

 

À première vue, il semble que nous soyons confrontés à une victoire complète et inconditionnelle de la vision est-européenne de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. Selon le mythe officiel répandu en Pologne, dans les États baltes, en Roumanie, en Hongrie et maintenant également en Ukraine, Staline est égal à Hitler; le communisme – au nazisme. La Seconde Guerre mondiale a été un affrontement entre deux régimes totalitaires également criminels. L’Armée rouge n’a pas libéré l’Europe du Troisième Reich, mais a remplacé l’occupation nazie par l’occupation soviétique.

 

En fait, l’activisme historique des «nouveaux Européens» est un outil commode avec lequel la «vieille Europe» se justifie en réécrivant avec la plume des autresson rôle inconvenant dans la Seconde Guerre mondiale.

 

L’annonce du traité de non-agression germano-soviétique en tant que cause de la guerre annule tous les traités de non-agression antérieurs que les pays européens ont conclus avec Hitler. Les Européens évitent soigneusement le fait que le pacte Molotov-Ribbentrop était le dernier d’une longue série de pactes similaires. Cela fait longtemps que l’on ne parle plus des accords de Munich. Tout le monde n’a à la bouche que Molotov et Ribbentrop.

 

Les manipulations historiques de l’Europe de l’Est s’avèrent être très bénéfiques pour ses camarades d’Europe occidentale. Et tout d’abord, elles profitent à l’Allemagne, qui, sans se salir les mains, sans risquer d’être accusée de  réécrire l’histoire, s’éloigne du statut de principal coupable de la Seconde Guerre mondiale et transfère une partie de sa culpabilité pour 60 millions de vies humaines sur les épaules des autres.

 

Ce n’est pas un hasard si, tout d’abord, des organisations allemandes ont financé le travail remarquable des États baltes en matière de réécriture de l’histoire pendant des décennies. D’innombrables conférences ont été organisées avec l’argent de la Fondation Adenauer et d’autres, et d’innombrables brochures ont été publiées,sur le pacte Molotov-Ribbentrop, sur l’assimilation du communisme au nazisme et ainsi de suite.

 

Ce processus de recodage de la mémoire historique s’est effectué de manière subtile, en filigrane et presque imperceptiblement. Les chanceliers allemands venaient le 9 mai sur la Place Rouge et remerciaient les soldats soviétiques de les avoir libérés d’Hitler. Entre-temps, des cours d’été payés avec de l’argent allemand avaient lieu dans les États baltes, où l’on expliquait que l’occupant nazi avait été remplacé par le soviétique.

 

La politique historique de l’Allemagne est très réfléchie et habile. Son objectif répond aux intérêts à long terme du pays: éliminer le fardeau de la culpabilité de l’Allemagne et éviter ainsi toute responsabilité pour le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale.

 

La Pologne ou les pays baltes jouent dans cette politique le rôle d ‘ »idiots utiles », qui de leurs propres mains tirent les marrons du feu pour les Allemands. Ils pensent que cette réécriture de l’histoire les aide à combattre la Russie et renforce leur position sur la scène internationale. En réalité, ils creusent une fosse pour eux-mêmes.

 

Lorsque de nouveaux points sur les i seront placés sur la question des causes de la Seconde Guerre mondiale, l’Allemagne devra alléger le fardeau de sa responsabilité dans l’Holocauste. Ce ne sera plus les successeurs de l’URSS qui devront partager le fardeau avec les Allemands, mais la Pologne, les États baltes et d’autres frères de l’Europe de l’Est.

 

Où se sont déroulés les massacres de Juifs les plus massifs et les plus sadiques? Dans les territoires d’Europe orientale occupés par les nazis.

 

Qui a effectué le génocide? Les Allemands? Pourquoi alors au Danemark occupé parles Allemands, 90% des Juifs ont été sauvés de l’extermination alors qu’en Lituanie occupée par les Allemands, 90% des Juifs sont morts? Est-ce parce que le roi de Danemark s’est rendu de manière significative à la synagogue, alors que les «héros» de la Lituanie moderne pillaient et tuaient des Juifs?

 

On peut mettre en avant les événements survenus lorsque le génocide était commis par la population locale, c’est-à-dire généralement sans la participation du Reich. Les pogroms de Kaunas en Lituanie et de Lviv en Ukraine ont eu lieu avant l’entrée des Allemands à Kaunas et à Lviv. L’Armée rouge avait déjà quitté ces villes, la Wehrmacht n’était pas encore arrivée et, entre-temps, des Ukrainiens et des Lituaniens ont massacré des milliers de Juifs.

 

Ils seront nommés les principaux coupables de l’Holocauste, tandis que le rôle du Troisième Reich dans le génocide des Juifs sera lentement mais sûrement estompé.

 

Ceux qui trouvent cela incroyable devraient réfléchir au fait qu’aujourd’hui presque tout le monde parle du pacte Molotov-Ribbentrop en Occident et presque personne ne se souvient de l’accord de Munich. Il n’y a pas si longtemps, cela semblait aussi incroyable, mais une politique bien pensée de substitution de la mémoire peut faire des miracles. Dans quelques années, tout le monde se souviendra de la Légion SS lettone. Et ils oublieront les lois raciales du Troisième Reich.

 

Il n’y a qu’un point dans tout ce processus de réécriture sur lequel les «grands frères» ne laissent rien passer et ne font aucun compromis avec les pays de l’Europe de l’Est. C’est la tentative de nier la participation des populations locales à l’Holocauste. La Pologne s’y est déjà frottée quand, sous la pression totale de l’Occident, elle a été contrainte d’abolir la responsabilité pénale pour avoir imputé les crimes du nazisme au peuple polonais. La Lituanie a été brutalement rappelée à l’ordre quand elle a tenté de réprimer ses dissidents qui affirmaient que les Juifs de Lituanie avaient été exterminés par les Lituaniens eux-mêmes.

 

Les «victimes innocentes des régimes totalitaires» se préparent à la mission préparée de longue date pour elles: alléger le fardeau de l’Holocauste du peuple allemand.

 

Et quand ils recommenceront à se lamenter : nous sommes des victimes innocentes et demandons une indemnisation pour l’occupation, ce n’est pas la Russie, mais l’Europe de l’Ouest qui leur dira: qui a tué les Juifs? C’est vous qui les avez tués, messieurs. Et Hitler ?–ben quoi Hitler? Hitler a-t-il personnellement brisé des crânes dans le hangar de Kaunas?

 

Alexander Nosovich. Lituanie

(1) en français dans le texte

 

 
 

Le principal ennemi de la Russie et de la Chine n’est pas les États-Unis

Un texte d’Akopov, qui parle de la confiance nouvelle née entre ces deux immenses pays et qui a une portée stratégique, entre deux civilisations qui vont enfin se comprendre, cela dépassera donc une alliance contre les menaces d’un occident en train de s’effondrer, cela lui survivra parce que c’est bien au-delà de son règne qui se termine (Note de Danielle Bleitrach).

Il y a 70 ans, de nouvelles relations entre la Russie et la Chine ont commencé

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1 octobre 2019, 08:32
Photo: Victor Ivanov « Nous renforçons l’amitié au nom de la paix et du bonheur!
Texte: Peter Akopov

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La République populaire de Chine célèbre son 70ème anniversaire. La Chine est déjà devenue l’un des leaders de l’économie mondiale. Et bien que son poids géopolitique soit toujours inférieur à celui de l’Amérique, il ne fait aucun doute que ce n’est pas pour longtemps. Le niveau sans précédent des relations russo-chinois modernes n’est pas la limite de leur développement. Mais en Russie et dans le monde, se pose souvent la question de leur fiabilité stratégique.

Il y a 70 ans, Mao Zedong avait proclamé la formation de la République populaire de Chine. Il ne s’agissait pas simplement d’un changement de forme d’organisation de l’empire céleste. C’était la fin de plusieurs décennies de guerre civile et même de guerre plus longue, et la fin de la période de déclin et de délabrement de la Chine, qui avait commencé dès le milieu du XIXe siècle, lorsque l’empire antique ne pouvait plus repousser l’expansion occidentale. Mao est entré dans l’histoire avec Gengis Khan et l’empereur Qin Shi Huang en tant qu’homme qui a uni la Chine.

Bien sûr, après le 1er octobre 1949, la Chine ne s’est pas développée et renforcée tout le temps. Il y a eu une période de crise grave, la «révolution culturelle», la décennie la plus difficile qui ait été entre 1966 et 1976 (bien que seules les trois premières années aient été vraiment difficiles). Mais après, une nouvelle et grande ère a commencé dans la vie de la Chine. Tout au long de son parcours, les relations avec notre pays ont joué un rôle crucial, même lorsqu’elles étaient essentiellement figées et en équilibre instable au bord de la guerre. Malgré le voisinage de longue date, les Russes et les Chinois n’ont jamais été aussi étroitement liés dans leur histoire antérieure que depuis la création de la RPC. Et maintenant, quand il y a un rapprochement sérieux entre les deux pays, il est important que nous comprenions ce qui en est le fondamental. Que voulons-nous de la Chine, qu’est ce que la Chine veut  de nous, pourquoi est-il rentable pour nous d’être ensemble, qu’est-ce qui nous unit?

La croyance répandue que la Chine et nous sommes des amis contre les États-Unis est en réalité superficielle et profondément erronée. De même que le point de vue avancé ces dernières années, où il est dit que le retournement de la Russie vers la Chine serait lié à la confrontation avec l’Occident qui aurait commencé après la Crimée, à la guerre de sanctions et à la recherche d’une alternative aux relations avec l’Europe et les États-Unis.

C’est dans l’ensemble un point de vue anglo-saxon sur ce qui se passe. Parce que les propriétaires de l’ordre mondial atlantique qui s’effondre sous nos yeux évaluent naturellement tout ce qui se passe dans le monde depuis leur clocher géopolitique. Il n’est que surprenant que certaines forces en Russie partagent ce point de vue. Bien que, si vous vous rappelez à quel point il est populaire dans nos cercles occidentalisés, tout devient clair.

La Russie et la Chine se rapprochent non pas parce qu’elles sont offensées par les Américains.

Mais parce qu’elles sont les deux puissances indépendantes les plus puissantes, les civilisations ayant des intérêts communs et une idée similaire de l’ordre mondial futur. Il n’est pas surprenant que les atlantistes considèrent nos deux pays comme leur principal adversaire – la période occidentale, atlantique de l’histoire prend fin et la période eurasienne, asiatique et pacifique commence.

Et la Russie et la Chine, les deux principales puissances de l’Eurasie, préconisent naturellement le démantèlement de l’ordre mondial atlantique et travaillent activement dans cette direction. Mais pas parce qu’ils détestent les États-Unis (qui seront eux-mêmes victimes du service rendu aux mondialistes), mais parce qu’ils veulent voir leurs pays forts, indépendants et déterminer les règles du jeu mondial. Pas à la place des États-Unis, c’est-à-dire non pas individuellement, mais avec d’autres centres de pouvoir. Naturellement, dans le nouvel ordre mondial centré sur l’Est, l’influence de la Russie et de la Chine va s’accroître, mais qui peut dire que cela ne correspond pas à leurs capacités.

Et le point n’est pas qu’il est plus facile d’atteindre cet objectif ensemble, mais que seuls il ne fonctionnera pas du tout.

L’Alliance Moscou-Pékin a été le résultat d’un choix délibéré; elle est de nature stratégique, c’est-à-dire qu’elle ne dépend pas de l’évolution de la situation géopolitique actuelle.

Les relations entre la Russie et la Chine ont connu bien des passages difficiles avant de parvenir à l’union actuelle. Et par conséquent, le pari sur le rapprochement est absolument conscient et ancré..

Les deux pays ont longtemps vécu seuls – non seulement sans contacts étroits l’un avec l’autre, mais aussi, dans l’ensemble, en train de se transformer en eux-mêmes. Mais au cours des trois derniers siècles, la Russie a été au centre de la politique mondiale, qui était européenne et occidentale par définition. La Chine, étant le plus grand et le plus riche État de civilisation du monde, a vécu sa vie fermée jusqu’au début du XIXe siècle, puis est tombée sous le feu de la machine coloniale occidentale, qui a provoqué une crise interne et des troubles. Il n’a pas été démembré ni assujetti, non seulement à cause de son ampleur considérable, mais également à cause des principes fondamentaux du système étatique qui sont restés en place même pendant la tourmente.

L’Occident a écrasé la Chine sur le plan économique et la Russie a profité de sa faiblesse pour atteindre les régions d’Extrême-Orient, même si elles n’étaient pas habitées par les Han, mais considérées comme des dépendances semi-vassales de l’empire céleste. Les russophobes et les sinophobes utilisent encore cet épisode pour effrayer les Russes du fait que les Chinois prendront notre Extrême-Orient et que ceux-ci se mesureront à la Russie, « qui a volé nos terres ».

En réalité, la Russie et la Chine n’ont aucune revendication territoriale l’une envers l’autre, car il n’y a aucune menace que les Chinois peuplent notre Extrême-Orient, même avec une version totalement théorique de l’effondrement de la Russie. Historiquement, pendant de nombreux siècles, l’émigration et l’expansion économique et culturelle de la Chine se sont dirigées vers le sud. Pourquoi ces contes horrifiques  et ces revendications sont-elles nécessaires? Le rapprochement russo-chinois ne convient absolument pas aux atlantistes, ceux qui se considèrent toujours comme la « force dirigeante » du monde.

Il est également facile de spéculer sur les relations russo-chinoises car en Russie, on connaît beaucoup mieux l’Occident que la Chine.

Et notre culture est beaucoup plus proche des Européens que des Chinois – il est plus facile de faire peur avec des étrangers et des gens incompréhensibles. Cependant, le rapprochement mutuel et l’intérêt mutuel à mieux nous connaître entre Russes et Chinois ne cessent de croître. Et plus nous nous reconnaissons mutuellement, plus il sera difficile de nous intimider avec des menaces «chinoises» et «russes».

Cela ne signifie pas que nous deviendrons semblables – il est difficile d’imaginer une civilisation plus unique que la culture chinoise. Mais nous comprendrons mieux nos intentions et nos valeurs. La confiance mutuelle augmentera également, ce qui est maintenant très fort au plus haut niveau politique. Mais ce sera une confiance basée sur la connaissance et la compréhension, et pas seulement sur la foi et les bonnes intentions, comme ce fut le cas au cours de la première décennie qui a suivi la formation de la RPC.

Après tout, le désir d’union était si fort dans les années 50 que nous avons chanté «Russes et Chinois – frères pour toujours», le peuple soviétique était sincèrement heureux de «l’Orient rouge», la formation d’un lien étroit entre Moscou et Pékin. Oui, y compris contre l’impérialisme américain. Mais pour l’URSS qui a gagné la guerre, il était important de voir comment se rangeait le plus grand peuple du monde. Les Russes et les Chinois ont combattu ensemble contre les Américains en Corée. Et il semblait que la fraternité militaire ralliait les deux nations encore plus unies par leur foi dans les idéaux communistes. L’assistance considérable fournie par l’URSS à l’établissement d’une nouvelle Chine, tant militaire qu’économique, constituait un autre facteur de consolidation des relations fraternelles. Mais après dix ans, tout a commencé à s’effondrer. Et la raison était des différences idéologiques et en partie géopolitiques. Pas inévitables, et pas insurmontables du tout.

Le conflit sino-soviétique a changé le cours de l’histoire: s’il n’avait pas existé, le monde aurait évolué différemment. Le conflit a pris fin juste avant l’effondrement de l’URSS, ce qui a été un événement extrêmement inquiétant pour les communistes chinois. Non seulement parce qu’ils craignaient pour la stabilité de leur pouvoir, mais aussi parce qu’ils ont vu comment Moscou, sans même avoir le temps de véritablement rétablir les relations avec Pékin, « était passée à l’Ouest ». La méfiance à l’égard de l’élite russe pro-occidentale est devenue un obstacle important au rétablissement de la confiance entre les deux pays. Et cela a continué pendant de nombreuses années au 21ème siècle. De même, en Russie, beaucoup considéraient la Chine comme un partenaire peu fiable et dangereux, en partie à cause des clichés caractéristiques de la mentalité occidentaliste, en partie à cause du souvenir des conflits passés.

Bien que les dirigeants suprêmes des deux pays aient compris l’importance de l’établissement de véritables relations stratégiques, ce n’est qu’au cours de cette décennie qu’ils ont pu les construire. Et notre principal adversaire n’est pas l’Amérique, mais une connaissance mutuelle faible ou déformée, l’adhésion à de vieux complexes et des matrices étrangères.

Les Russes et les Chinois sont parmi les plus complexes et ne ressemblent à aucun autre peuple de la Terre. Il leur est parfois difficile de se comprendre. Mais l’intérêt mutuel pour le prochain, la compréhension de son caractère unique, la connaissance de ses forces et ses faiblesses, son désir et sa capacité à se compléter, l’accord sur les avantages mutuels, la confiance dans les affaires, pas dans la parole, construisent des projets communs pour l’avenir – tout cela peut rendre uniques et fortes les relations entre les deux pays. Facilitant grandement la réalisation des rêves chinois et russe.

 

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Chine et Russie : « 70 ans de la RPC : où en est la Chine ? » échos de Venissieux…

Si Marianne nous signale ce débat qui a lieu à Moscou aujourd’hui même, c’est parce qu’y participe pour le KPRF notre camarade Tatyana Ivanovna Desyatova, qui sera également présente à Vénissieux pour les rencontre internationales. Elle interviendra le samedi matin avec Marianne et moi, nous parlera des résultats du KPRF en particulier à Moscou où elle dirige les relations internationales, mais nul doute qu’elle participera également aux débats sur d’autres pays socialistes et leur défense de l’environnement. (traduction de Marianne et note de Danielle Bleitrach)

Voici la photo que nous envoyait récemment Tatyana Ivanovna Desyatova pour nous dire l’amitié des Russes pour la rébellion française…

1er octobre (mardi) :

Débat organisé par le Club « Dialogue », l’Université de la jeunesse du socialisme moderne et la Section moscovite du KPRF sur le sujet : »70 ans de Chine : où est passée la Chine ? »

À partir de 19.00

 

Il y a exactement 70 ans, le 1er octobre 1949, la République populaire de Chine était proclamée à Pékin. On ne saurait surestimer l’importance historique mondiale de cet événement. Octobre 1917 a renversé le pouvoir du capital sur un sixième du territoire mondial. En octobre 1949, un cinquième de la population de la Terre a abandonné le joug de l’impérialisme mondial. Dès le tout début de la civilisation, l’Empire du Milieu s’est développé comme une branche indépendante de la culture humaine. Entré dans la voie du socialisme il y a 70 ans, l’Empire céleste reste aujourd’hui une alternative civilisationnelle à l’Occident bourgeois, tout en confirmant l’objectivité des lois de l’histoire. La Chine a enrichi l’histoire de l’humanité non seulement de pratiques révolutionnaires visant à surmonter la crise la plus profonde, mais aussi de l’expérience du développement industriel réussi. Le pouvoir soviétique [sic, NdT] en Chine a duré plus longtemps qu’en Union soviétique, mais l’industrialisation et l’urbanisation de la Chine ne sont pas encore terminées. Le plus grand peuple du monde et le plus grand parti communiste du monde seront-ils capables de relever les défis postindustriels ? Dans quelle mesure la croissance économique des dernières décennies a-t-elle été tirée par les avantages du socialisme et dans quelle mesure les réformes du marché et les importations de capitaux y ont-elles contribué ? Le coût social de la route vers le socialisme avec des spécificités chinoises n’est-il pas trop élevé, ou est-ce un prix acceptable à payer pour construire une « société intégrée » ? A-t-on prédit et compris théoriquement la voie chinoise ? La Chine est-elle restée fidèle à la ligne de Staline ou l’échec du « grand bond en avant » était-il dû à l’incohérence dans la conduite de l’industrialisation socialiste ? L’expérience chinoise confirme-t-elle les vues de Boukharine sur la NEP et le socialisme, ou les prophéties de Trotsky sur la renaissance thermidorienne ? Quelle a été la contribution de Mao Zedong et de Deng Xiaoping au marxisme ? Enfin, comment envisage-t-on l’avenir du communisme en Chine aujourd’hui ?

Invités :

Tatyana Ivanovna Desyatova, Coordinatrice de l’Interbrigade du KPRF-Moscou, Présidente de la Commission du travail international du KPRF-Moscou

Ruslan Saltanovich Dzarasov, docteur en économie, Professeur à l’Université économique russe Plekhanov

Zhilkibayev Sanat Nurbolovich, doctorant à l’Université des finances sous le gouvernement de la Fédération de Russie, animateur du site Internet « République populaire de Chine : hier et aujourd’hui ! »

Svetlov Nikolaï Vladimirovitch, historien, militant du Parti maoïste russe

ainsi que des représentants de l’ambassade de la République populaire de Chine.

 

Modérateur A.V. Bouzgaline, docteur en économie, professeur à l’Université d’Etat de Moscou.

Adresse : Nesvizhsky lane, v. 4. kV 4 (code intercom 4)

Rendez-vous à la station de métro « Parc de la Culture » (ligne radiale) au centre du hall, à 18.30-18.45

 

Source : « République populaire de Chine : hier et aujourd’hui ! » sur VK (le FB russe)

Traduction Marianne Dunlop pour Histoire et Société

 
 

Russie : deux textes parmi d’autres qui prouvent les mensonges du parlement européen et des révisionnistes français

Marianne nous a traduit ces deux textes qui prouvent à quel point la résolution du Parlement européen est non seulement une abjection mais une sinistre farce pour le passé comme pour le présent. En effet un des arguments de cette ignominie- plus ou moins repris par les révisionnistes du PCF et de l’Humanité- est que la Russie n’aurait pas « déstalinisé », ce qui autoriserait contre elle tous les assauts bellicistes et manœuvres de l’OTAN. Ces gens-là feignent d’ignorer la réalité à savoir que si Poutine et Lavrov sont des « gaullistes » qui se réfèrent à la mémoire de l’URSS pour défendre leur souveraineté, tout le gouvernement actuel ne cesse d’attaquer cette mémoire pour mieux démanteler les « conquis », comme chez nous. Ce sont les peuples soviétiques au premier rang desquels les Russes qui défendent cette mémoire, l’antifascisme comme instrument de leur souveraineté et de leurs droits sociaux. En Russie, ils ont de ce point de vue la chance d’avoir un parti communiste puissant et digne qui emporte des triomphes même si la presse française – comme l’Humanité – cache cette situation pour mieux emboîter le pas au révisionnisme abject de l’UE et se vendre toujours plus à l’impérialisme et à ses guerres (traduction de Marianne Dunlop et note de danielle Bleitrach).

 

1-Exigeons que soient cessées immédiatement les tentatives de démolition du monument à Lénine dans le district de Veniov!

Le premier secrétaire du Comité régional du Parti communiste de Toula, député à la Douma d’Etat et membre du Comité central du parti Oleg Lebedev, a commenté l’initiative provocatrice de responsables de Russie unie visant à transférer le monument au fondateur de l’Etat soviétique du centre de la ville de Veniov au musée local des traditions populaires.

https://kprf.ru/dep/gosduma/activities/188268.html

Service de presse du Comité régional de Toula du Parti communiste

28-09-2019

– L’année prochaine 2020 marquera le 150e anniversaire de la naissance du fondateur de la Fédération de Russie, Vladimir Ilitch Lénine. Dans ce contexte, cette nouvelle tentative d’effacer la mémoire de ce grand homme respecté dans le monde entier semble particulièrement cynique. De plus, ces intentions ont été annoncées immédiatement après l’installation d’un buste du tsar Alexandre II à Veniov. Il est à noter que lors des élections du 8 septembre 2019, les Vénioviens se sont exprimé à plus de 20% pour le Parti communiste.

 

Les responsables de Russie unie luttent contre Lénine depuis 10 ans. En 2009-2012, dans l’arrondissement urbain de Donskoï, ils ont démantelé tous les monuments à  Lénine et, au cours des années suivantes, ont maintes fois tenté de renommer les rues et les places des villes de la région de Toula, de démolir des monuments, bustes et sculptures au fondateur de notre État. En outre, les autorités n’ont voulu entendre aucune protestation publique, manifestation ou appel collectif.

 

Et à Veniov, cette agitation autour du buste d’Ilyich a été lancée sous le prétexte d’une sorte de « recours collectif », qui aurait été reçu par le chef de l’administration locale, Andrei Shubchinsky. Le monument de Lénine, qui se tient à Veniov sur la Place Rouge depuis cent ans, a été qualifié de « élément étranger » par les « requérants ». A cet effet, une enquête en ligne a immédiatement été organisée sur le site Web de l’administration, accompagnée d’une proposition tendant à justifier son transfert au musée local des traditions populaires.

 

Toutefois, comme l’ont appris les journalistes de la publication Tula Active, les autorités avaient déjà résolu de retirer le monument commémoratif de Lénine il y a deux ans, dans le cadre d’un « projet de reconstruction de la Place Rouge ». Et le sondage en ligne douteux, dans lequel n’importe qui peut voter un nombre illimité de fois, s’est avéré être simplement une opération de dissimulation cousue de fil blanc. Ainsi, quels que soient les résultats réels du sondage, dans lequel, soit dit en passant, la majorité des opposants sont pour le moment opposés au transfert du monument, l’administration n’aura aucun mal à falsifier les résultats pour ensuite déclarer que Lénine a été retiré de la place « à la demande des travailleurs ».

 

Nous considérons cette entreprise comme une provocation visant à diviser la société, à la distraire des problèmes pressants et de leurs solutions, et demandons à la direction du district de renoncer à ses projets cyniques. Nous déclarons à notre tour que nous considérons que le chef de l’administration locale de Russie unie, Shubchinsky, est un «élément étranger», que les habitants ne l’ont pas choisi pour ce poste, et ouvrons également le vote par Internet https://vk.com/wall-48384945_8849 sur la question du transfert de ce fonctionnaire mal avisé au poste de gardien du musée d’histoire locale, où il voulait envoyer le monument à Lénine.

 

Dans le même temps, nous proposons aux autorités locales de la formation municipale de la ville de Donskoï d’examiner la question du retour des monuments à Lénine dans les districts de Tsentralny, Severo-Zadonsk et Rudnev à leur ancienne place.

 

Nous exhortons les habitants des villes de Veniov et de Donskoï à soutenir nos exigences. Nous repousserons l’anticommunisme primaire et défendrons le nom et la mémoire de Vladimir Ilitch Lénine!

 

Vous avez la possibilité de voter contre le transfert du monument: https://Veniov.tularegion.ru/waiting_room/polls-and-profiles/vote_result.php?VOTE_ID=143

 

 

2- Russie : Si même la poste disparaît dans les villages, en quoi l’Etat est-il encore utile aux gens ?

Le ministère des Communications propose de mettre à jour les normes applicables aux bureaux de poste. Le vice-président du Comité central du Parti communiste, Youri Afonine, estime que cela pourrait conduire à une « optimisation » antisociale des services postaux, privant les habitants de l’arrière-pays russe du minimum vital.

27-09-2019

https://kprf.ru/party-live/cknews/188260.html

 

Le ministère du Développement numérique, des Télécommunications et des Médias de masse de la Fédération de Russie a publié un projet de décision établissant de nouvelles normes pour les bureaux de poste. Il devrait remplacer les normes établies par ordre du ministère des Communications de l’URSS en 1981.

 

À première vue, tout va bien. Les nouvelles normes réduisent même légèrement le nombre estimé d’habitants pour chaque bureau de poste, et donc on pourrait croire que le nombre de bureaux devrait augmenter. Selon les règles en vigueur, dans les grandes villes, un bureau dessert entre 20 000 et 25 000 habitants, le nouveau projet pour les villes de plus de 500 000 habitants parle de 15 000 personnes par bureau. Dans les villes de 100 à 250 000 habitants, une agence desservira de 6 à 10 000 personnes au lieu des 9 à 13 000 actuels. Pour les petites agglomérations, la norme reste la même – jusqu’à 6 000 personnes par poste.

 

Mais ici, les responsables déposent une telle mine qu’il est effrayant de penser à ce qui se passera quand elle explosera. MAINTENANT LE BUREAU DE POSTE EST ASSIMILE A UN GUICHET. Autrement dit, s’il y a trois guichets dans un bureau de poste, tous les chiffres seront multipliés par trois! Par exemple, il y a un centre de district avec 18 000 personnes. Maintenant, il a trois bureaux de poste. Mais s’il y a trois guichets dans un des bureaux, on peut alors fermer les deux autres et laisser une seule poste pour toute la ville!

 

En d’autres termes, le projet d’arrêté du ministère des Communications crée la base légale pour une « optimisation » drastique de la poste. Sous le capitalisme, grâce à ce genre d’ «optimisation», les autorités ont liquidé des milliers d’hôpitaux, de cliniques, de centres médicaux, d’écoles et de jardins d’enfants. Les conséquences désastreuses de cette «réforme» sont innombrables. Et maintenant, les « réformateurs » s’en prennent à la poste.

 

« Environ la moitié des bureaux de poste ne sont pas rentables », a déclaré l’an dernier Nikolai Podguzov, directeur général de la Poste russe. Et cette année, le président de l’Association nationale du commerce à distance, Alexander Ivanov, a estimé la part des bureaux de poste non rentables à 70%. De toute évidence, toutes ces branches non rentables seront en danger de liquidation. Mais voyez-vous, messieurs les «réformateurs»: LA POSTE N’EST PAS CENSÉE ÊTRE RENTABLE. C’est un service public, vital pour des dizaines de millions de personnes.

 

Qu’est-ce que la poste dans un village ? C’est souvent le dernier endroit où les gens ont accès aux services sociaux essentiels. C’est ici que les gens perçoivent leurs pensions et leurs prestations sociales. Ils payent leurs factures de logement. Ici, ils peuvent recevoir ou envoyer un transfert d’argent. Pour beaucoup de nos compatriotes, le courrier est le plus important canal de communication. Les personnes âgées ne sont pas obligées d’apprendre comment utiliser Internet à leur âge (et payer pour Internet avec leurs retraites n’est pas une tâche facile). Ils ont besoin de journaux, de magazines, de lettres.

 

Les gens qui vivent dans les campagnes reculées, en particulier les personnes âgées, ont une mobilité réduite. Ils n’ont pas leur propre voiture. Souvent les transports en commun fonctionnent mal et les routes sont en mauvais état. Et ce n’est pas facile pour eux de marcher. Si la poste se retrouve soudainement être plusieurs fois plus éloignée qu’aujourd’hui, ce sera un véritable désastre pour beaucoup. Pensez aussi aux facteurs: la liquidation d’une partie des bureaux de poste signifie qu’ils devront parcourir des distances beaucoup plus grandes pour effectuer leur tournée.

 

La fermeture massive de bureaux de poste sera un coup dur pour les dizaines de millions de nos compatriotes les plus pauvres et les plus déshérités. Je crois que nous n’avons pas le droit de permettre cela. L’ordre du ministère des Communications doit être rectifié. Nous avons besoin de réelles garanties pour la sécurité du réseau postal. Nous aborderons cette question à la Douma d’Etat.