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Cuba: États-Unis / Iran: les clés d’un conflit international

Près de 20% du pétrole mondial passe par le détroit d’Ormuz et environ 35% est vendu par voie maritime.

«Les guerres mentent. Aucune guerre n’a l’honnêteté de confesser: « Je tue pour voler ». Les guerres invoquent toujours de nobles motifs: elles tuent au nom de la paix, au nom de Dieu, au nom de la civilisation, au nom du progrès, au nom de la démocratie. Et en cas de doute, si un tel mensonge ne suffit pas, il y a les grands médias prêts à inventer des ennemis imaginaires pour justifier la conversion du monde en un grand asile et un immense abattoir », a déclaré Eduardo Galeano il y a quelques années.

Sa phrase acquiert toute sa force de nos jours. Une fois de plus, les États-Unis sont la cause d’un conflit international, aux conséquences incalculables pour la paix et la sécurité sur la planète. Les fléchettes impériales pointent aujourd’hui vers la République islamique d’Iran. Vendredi dernier, le président américain Donald Trump a autorisé un bombardement à Bagdad, capitale de l’Irak, dans lequel le commandant de la Force Qods des Gardiens de la révolution iranienne, Qasem Soleimani, et le sous-commandant des unités de Mobilisation populaire de l’Irak, Abu Mahdi al-Mohandes.

Le prétexte à cette occasion pour commettre cette action agressive, unilatérale, injustifiée et violatrice du droit international et de la souveraineté irakienne, a été expliqué par la Maison Blanche elle-même à travers un message dans son compte Twitter officiel: «Sous la direction du président, l’armée américaine a pris des mesures défensives décisives pour protéger le personnel américain à l’étranger en tuant Qasem Soleimani, chef de la Force Force des gardiens de la révolution iranienne, une organisation que  Washington, n’avait  pas manqué l’occasion de désigner comme  terroriste.

L’Iran a répondu mardi par une attaque d’au moins une douzaine de missiles contre la base aérienne d’Al Asad en Irak, qui abrite les forces américaines. Le Corps des Gardiens de la Révolution islamique d’Iran (cgri) a confirmé la paternité de l’attaque, tandis que la secrétaire de presse de la Maison Blanche, Stephanie Grisham, a déclaré: «Nous avons eu connaissance de l’imminence d’attaques contre des installations américaines en Irak. Le président a été informé et suit de près la situation et consulte son équipe de sécurité nationale ». Donald Trump a confirmé sur Twitter qu’il ferait des déclarations demain matin.

L’administration Trump, avec l’attaque de Soleimani, a foulé aux pieds la Charte des Nations Unies et a invoqué la « protection de son personnel à l’étranger », Dans bien d’autres occasions, elle a utilisé des astuces pour attaquer « en ayant les coudées franches », sans présenter de preuves. brutal: explosion du Maine (guerre contre l’Espagne et intervention à Cuba en 1898), incident du golfe de Tonkin (Vietnam), lutte contre le terrorisme (Afghanistan), armes présumées de destruction massive (Irak), « démocratisation » alléguée (Libye) et attaque présumée avec des armes chimiques (Syrie), entre autres épisodes tristes du dossier de guerre américain.

Quelles raisons ont incité le gouvernement américain à déclencher maintenant cette grave escalade contre l’Iran? Sans aucun doute, les actions récentes de la Maison Blanche sont motivées par les intérêts impériaux de la politique extérieure et intérieure.

Pourquoi l’Iran

Après la révolution islamique de 1979, les relations entre Washington et Téhéran ont été caractérisées par un changement de direction et une hostilité dramatiques. Aujourd’hui, les États-Unis et leur allié le plus important dans cette zone géographique – Israël – sont confrontés à un contexte régional défavorable pour leurs ambitions politiques, économiques et militaires, ce qui limite leur influence.

Sur le plan géopolitique, l’Iran est un acteur clé au Moyen-Orient, a de solides relations avec la Russie et a été soutenu par l’Europe après le retrait unilatéral des États-Unis de l’accord nucléaire avec la nation perse. D’un autre côté, les relations prospères entre l’Irak et l’Iran, en particulier après les conseils militaires de Téhéran à l’armée irakienne et aux unités de mobilisation populaire (Al-Hashad Al-Shabi) face à l’État islamique ou à Dáesh, ne plaisent ni à Washington ni à Tel Aviv.

De cette façon, l’assassinat sélectif de Qasem Soleimani constitue une démonstration de force impériale, une tentative désespérée de « regagner du terrain » dans la zone stratégique et un message afin de « contenir l’Iran » et d’empêcher l’avancée du Hezbollah (organisation importante du résistance du Liban).

On ne peut ignorer un instant les enjeux de la région: d’énormes réserves de pétrole et de gaz et le contrôle de points géographiques d’une grande importance dans le commerce mondial. L’Iran possède les quatrièmes réserves de pétrole et occupe la première place de celles du gaz dans le monde. En outre, la nation perse est le deuxième producteur de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, après l’Arabie saoudite; et partager avec le Qatar le plus grand champ gazier du monde, South Pars-North Dome. Récemment, le gouvernement iranien a annoncé la découverte de nouvelles réserves de pétrole, d’une grande importance dans la région. Ces ressources suscitent l’appétit impérial.

Le rôle géopolitique de l’Iran n’est pas moins pertinent, car il constitue un important centre de communication entre le Moyen-Orient, l’Asie centrale et l’Asie du Sud. La proximité des routes commerciales internationales telles que le détroit d’Ormuz – où passent près de 20% du pétrole mondial et environ 35% commercialisés par voie maritime -, le canal de Suez, le golfe Persique et le golfe d’Oman, entre autres, tour cela fait du  pays perse  une enclave stratégique.

En matière commerciale, Téhéran est un acteur important dans le projet chinois de la nouvelle route de la soie, d’intérêt cardinal pour Pékin, mais qui engendrerait des changements géopolitiques importants s’il mettait fin à la domination économique des États-Unis par le commerce des monnaies nationales et pas en dollars.

La Chine et les pays d’Asie centrale auront accès au golfe Persique via les chemins de fer iraniens. En ce sens, le voyage d’un train en 2016 avec 32 conteneurs de produits commerciaux a pris 14 jours de la province côtière du Zhejiang (est de la Chine) à Téhéran, en traversant le Kazakhstan et le Turkménistan.

«Cet itinéraire est comparable et compatible en ce qui concerne le transport maritime, qui prend généralement entre 25 et 30 jours au port iranien de Bandar Abbas et sept autres jours à Téhéran, tandis que par chemin de fer, il est arrivé en 14 jours et le coût est également efficace par rapport au transport de fret aérien », a déclaré Sadaf Sabaghian, directeur commercial de la société iranienne ptv.

Par conséquent, l’attaque américaine contre l’Iran est également un coup porté au mégaprojet chinois et à ses infrastructures, et Washington a déjà déclenché une guerre commerciale et tarifaire contre le géant asiatique, en quête d’hégémonie économique planétaire.

Tous ces facteurs, ainsi que la perte d’influence de l’administration Trump au Moyen-Orient après la décision d’évacuer presque toutes les troupes de leur pays en Syrie, en raison de l’opération Source of Peace (action militaire lancée par la Turquie le 9 septembre) Octobre 2019 dans le nord de la Syrie), à ​​l’exception de ceux situés à proximité des champs pétroliers, confirment que les USA. uu Il a changé de tactique pour retrouver son pouvoir.

Le mouvement politique à l’intérieur de la Maison Blanche

Avec le bombardement de Bagdad et l’assassinat sélectif du commandant de la Force Quds des Gardiens de la Révolution d’Iran, Qasem Soleimani, le président américain Donald Trump, poursuit deux objectifs préliminaires dans son pays.

D’une part, dans un contexte électoral marqué par un procès politique en cours contre lui, bien que l’intervention fasse croître  les critiques des démocrates, elle détourne l’opinion publique de ce fait vers une raison et une sécurité nationale plus grandes. Ainsi, cela affaiblit le scandale politique de son administration.

Le spécialiste de la géopolitique Eduardo Martínez, cité par RT, a déclaré que « avec l’attaque de Soleimani, Trump veut assurer sa réélection ». Avec ce conflit guerrier, Trump se présente comme un leader stimulant et fort devant sa nation, et avec cette stratégie, il cherche à organiser une nouvelle victoire électorale.

«On ne change jamais un président en guerre  aux USA, Trump, grâce à un conflit de grande ampleur,peut rester au pouvoir (…). Bush [fils] a été sévèrement critiqué à la fin de son premier mandat et a été réélu au milieu d’une guerre [invasions de l’Irak et de l’Afghanistan] », a déclaré Eduardo Martínez. « L’idée est de » soutenir ceux qui nous défendent « , et c’est vrai  pour tous les présidents », ajoute l’expert.

Plusieurs équations, peut-être, n’ont pas été prises en compte par les faucons impériaux: la « vengeance brutale » prédite par l’Iran et l’Axe de résistance à l’agresseur, le Parlement irakien avec une résolution qui met fin à la présence de troupes étrangères, parmi eux, l’armée de la coalition dirigée par les États-Unis, ou la réduction par Téhéran de ses engagements au titre de l’accord nucléaire de 2015.

L’administration Trump a-t-elle calculé le coût de ce nouveau conflit? Avez-vous sous-estimé la réponse? La Maison Blanche mènera-t-elle à une nouvelle guerre dans la région instable du Moyen-Orient? Il reste de nombreuses questions et réponses sur un conflit international qui n’aurait jamais dû commencer.

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Por el estrecho de Ormuz pasa casi el 20 % del petróleo del mundo y aproximadamente el 35 % comercializado por mar.

«Las guerras mienten. Ninguna guerra tiene la honestidad de confesar: “yo mato para robar”. Las guerras siempre invocan nobles motivos: matan en nombre de la paz, en nombre de Dios, en nombre de la civilización, en nombre del progreso, en nombre de la democracia. Y si por las dudas, si tanta mentira no alcanzara, ahí están los grandes medios de comunicación dispuestos a inventar enemigos imaginarios para justificar la conversión del mundo en un gran manicomio y un inmenso matadero», expresaba hace unos años Eduardo Galeano.

Su frase adquiere plena vigencia en nuestros días. Una vez más, Estados Unidos es causante de un conflicto de carácter internacional, con incalculables consecuencias para la paz y la seguridad en el planeta. Los dardos imperiales apuntan hoy a la República Islámica de Irán. El pasado viernes, el presidente estadounidense, Donald Trump, autorizó un bombardeo en Bagdad, capital de Irak, en el que murieron el comandante de la Fuerza Quds de los Guardianes de la Revolución de Irán, Qasem Soleimani, y el subcomandante de las Unidades de Movilización Popular de Irak, Abu Mahdi al-Mohandes.

El pretexto en esta ocasión para cometer esta acción agresiva, unilateral, injustificada y violatoria del Derecho Internacional y de la soberanía irakí, fue explicado por la propia Casa Blanca a través de un mensaje en su cuenta oficial en Twitter: «Bajo la dirección del Presidente, el Ejército de ee. uu. ha tomado medidas defensivas decisivas para proteger al personal de EE.UU. en el extranjero al matar a Qasem Soleimani, jefe de la Fuerza del Cuerpo de la Guardia Revolucionaria Iraní Quds», una organización que en el tuit Washington no perdió la oportunidad de calificarla de terrorista.

Irán respondió este martes con un ataque de al menos una decena de misiles contra la base aérea de Al Asad en Irak, que alberga fuerzas estadounidenses. El Cuerpo de Guardianes de la Revolución Islámica de Irán (cgri) confirmó la autoría del ataque, mientras que la secretaria de prensa de la Casa Blanca, Stephanie Grisham, aseguró que: «Somos conscientes de los informes de ataques contra instalaciones estadounidenses en Irak. El Presidente ha sido informado y está monitoreando la situación de cerca y consultando con su equipo de seguridad nacional».  Donald Trump confirmó en Twitter que ofrecerá declaraciones en la mañana de hoy.

La administración Trump, con el ataque a Soleimani, pisoteó de nuevo la Carta de las Naciones Unidas e invocó la «protección de su personal en el exterior», como en otras oportunidades ha empleado artimañas para agredir a «sus anchas», sin presentar pruebas contundentes: explosión del Maine (guerra contra España e intervención en Cuba en 1898), incidente del golfo de Tonkín (Vietnam), lucha contra el terrorismo (Afganistán), supuestas armas de

destrucción masiva (Irak), supuesta «democratización» (Libia) y un supuesto ataque con armas químicas (Siria), entre otros tristes episodios en el expediente bélico estadounidense.

¿Qué razones han impulsado al Gobierno de ee. uu. a desatar ahora esta grave escalada contra Irán? Sin duda alguna, las acciones recientes de la Casa Blanca están motivadas por intereses imperiales de política externa e interna.

¿Por qué Irán?

Tras la Revolución Islámica de 1979, las relaciones entre Washington y Teherán han estado caracterizadas por un dramático retroceso y por la hostilidad. En la actualidad, tanto Estados Unidos como su más importante aliado en esta área geográfica –Israel–, enfrentan un desfavorable contexto regional para sus ambiciones políticas, económicas y militares, que limita su influencia.

En el plano geopolítico, Irán es un actor clave en el Oriente Medio,  cuenta con sólidas relaciones con Rusia y ostentaba el apoyo de Europa tras la retirada unilateral de Estados Unidos del acuerdo nuclear con la nación persa. Por otra parte, las prósperas relaciones entre Irak e Irán, especialmente tras el asesoramiento militar de Teherán al Ejército irakí y a las Unidades de Movilización Popular (Al-Hashad Al-Shabi) que enfrentan al Estado Islámico o Dáesh, no agradan ni a Washington ni a Tel Aviv.

De esta manera, el asesinato selectivo de Qasem Soleimani constituye una demostración de fuerza imperial, un intento desesperado por «recuperar terreno» en la estratégica zona y un mensaje en aras de «contener a Irán» y prevenir el avance de Hezbolá (importante organización de resistencia del Líbano).

No puede obviarse, ni por un instante, qué está en juego en la región: enormes reservas de petróleo y gas, y el control de puntos geográficos de gran trascendencia en el comercio mundial. Irán posee las cuartas reservas de petróleo y está en los primeros lugares de las de gas a nivel mundial. Además, la nación persa es el segundo productor de la Organización de Países Exportadores de Petróleo, después de Arabia Saudita; y comparte con Catar el mayor campo de gas del mundo, South Pars-North Dome. Recientemente, el Gobierno iraní anunció el hallazgo de nuevas reservas petroleras, de gran trascendencia en el área. Estos recursos despiertan el apetito imperial.

No menos relevante resulta el papel geopolítico de Irán, al ser un importante centro de comunicación entre Oriente Medio, Asia Central y Asia del Sur. La cercanía a vías comerciales internacionales como el estrecho de Ormuz –por donde pasa casi el 20 % del petróleo del mundo y aproximadamente el 35 % comercializado por mar–, el canal de Suez, el golfo Pérsico y el golfo de Omán, entre otros, ratifican al país persa como un enclave estratégico.

En materia comercial, Teherán es un importante actor en el proyecto chino de la nueva Ruta de la Seda, de interés cardinal para Beijing, pero que generaría importantes cambios geopolíticos, si pone fin al dominio económico de Estados Unidos mediante el comercio en divisas nacionales y no en dólares.

China y los países de Asia Central tendrán acceso al Golfo Pérsico a través de los ferrocarriles iraníes. En este sentido, el recorrido de un tren en 2016 con 32 contenedores de productos comerciales tardó 14 días desde la provincia costera de Zhejiang (este de China) hasta Teherán, atravesando Kazajistán y Turkmenistán.

«Esta ruta es comparable y compatible respecto al transporte marítimo, que por lo general tarda entre 25 y 30 días hasta el puerto iraní de Bandar Abbas y otros siete días hasta Teherán, mientras que por ferrocarril ha llegado en 14 días y el costo también es eficaz en comparación con el transporte aéreo de carga», destacó Sadaf Sabaghian, directora comercial de la compañía iraní ptv.

Por tanto, el ataque de Estados Unidos a Irán es también un golpe al megaproyecto chino y a sus infraestructuras, y Washington ya ha desatado una guerra comercial y arancelaria contra el gigante asiático, en busca de la hegemonía económica planetaria.

Todos estos factores, unido a la pérdida de influencia del Gobierno de Trump en Oriente Medio tras la decisión de la evacuación de casi todas las tropas de su país de Siria, debido a la Operación Fuente de Paz (acción militar iniciada por Turquía el 9 de octubre de 2019 en el norte de Siria), excepto las localizadas cerca de los campos petroleros, confirman que ee. uu. ha cambiado su táctica para recuperar su poderío.

La jugada política al interior de la Casa Blanca

Con el bombardeo a Bagdad y el asesinato selectivo del comandante de la Fuerza Quds de los Guardianes de la Revolución de Irán, Qasem Soleimani, el Presidente estadounidense, Donald Trump, persigue dos objetivos preliminares al interior de su país.

Por un lado, en un contexto electoral marcado por un juicio político en curso en su contra, aunque incrementa las críticas de los demócratas, desvía la opinión pública de este hecho hacia una razón mayor y de seguridad nacional. Así, debilita el escándalo político de su administración.

El especialista en Geopolítica Eduardo Martínez, citado por RT, señala que «con el ataque a Soleimani, Trump quiere asegurarse la reelección». Con este conflicto bélico, Trump se muestra como un líder desafiante y con fortaleza ante su nación, y con esta estrategia busca agenciarse un nuevo triunfo electoral.

«Un Presidente en guerra jamás es cambiado en EE.UU. A Trump, un conflicto que se plantee en forma extensa, lo habilita para seguir en el poder (…). Bush [hijo] tenía severas críticas al cierre de su primer mandato, y fue reelegido a mitad de una guerra [invasiones de Irak y Afganistán]», refiere Eduardo Martínez. «La idea es “apoyar a quien nos defiende”, y eso les resultó a todos los presidentes», agrega el experto.

Varias ecuaciones, tal vez, no fueron tomadas en cuenta por los halcones imperiales: la «dura venganza» vaticinada por Irán y el Eje de la Resistencia al agresor, el Parlamento de Irak con una resolución que pone fin a la presencia de tropas extranjeras, entre ellas los militares de la coalición lidereada por EE.UU., o la reducción de Teherán de sus compromisos en el marco del acuerdo nuclear de 2015.

¿Calculó el gobierno de Trump el costo de esta nueva contienda? ¿Subestimó la respuesta? ¿Llevará la Casa Blanca a una nueva guerra en la volátil región de Oriente Medio? Quedan muchas preguntas y respuestas de un conflicto internacional que nunca debía haber comenzado.

 

Premier janvier: tout ce qui paraissait impossible devint possible

granma
Foto: GranmaLa patrie , qui était dans les textes, dans les esquisses des poètes, dans la passion des fondateurs, s’incarna soudain dans une beauté terrible, bouleversante, le 1er janvier 1959. Nous l’avions sous nos yeux, elle vivait dans des hommes qui étaient là devant nous et ces êtres incroyable qui avaient réalisé dans les montagnes et dans les plaines ce qui était prophétisé, ce qui avait été le rêve de tant de héros, l’obsession de tant de solitaires. Quelle force, quelle divinité , insatiable dans l’holocauste exigé tant que son  désir radical n’était pas satisfait? Il nous semblait que nous ressentions  la faim de la terre dans l’histoire. Il nous semblait que les vallées les plus douces et les montagnes majestueuses et les plages sauvages ou paradisiaques avaient une voix qui survolait  les générations avec une demande. La liberté, la justice, l’être, c’est ce que la terre réclamait, ce que l’histoire ne pouvait lui donner qu’au prix du sang.Parce qu’il n’y a pas d’autre secret, ni ces hommes  barbus comme des patriarches ou ces pages paysans d’un fabuleux royaume américain, avaient un autre fondement que la nécessité, généreusement admise surtout par les humbles, d’avoir à irriguer la terre avec leur  sang innocent, pour féconder l’histoire et allumer son soleil..

Et puis enfin  est venu, avec le jour glorieux, avec ce premier janvier où un rayon de justice est tombé sur tout le monde pour nous dénuder, pour mettre chacun à sa place morale exacte, la confrontation des fragments de réalité, qui avait été brisée et éparpillés, plus que déshonorés: par tant d’absurdité, ou de folie, ou de morts. En un clin d’œil, la vérité a été recrée, elle qui avait  été défaite, à l’agonie ou enterrée. La vérité, la réalité poétique, la surabondance d’ ethos débordant des cauchemars des portes de l’enfer. Et nous l’avons dite, émerveillés:

Celui qui ressemblait à un modeste petit tailleur était un héros sans limite celui qui pleurait exhibe  maintenant ses stigmates avec joie; celui qui se croyait poète comprend que le poète est l’autre  celui qui n’a pas fait de vers, ou les a fait grossiers; les poèmes les plus exquis semblent d’une vulgarité insupportable à côté des mots de ce dernier qui ne pouvait pas écrire mais saigner; et le peintre véritable est celui qui, sans art ni pinceau, dessine le visage de la patrie dans la nuit.

Quelle énorme confusion, quel réveil nécessaire, quelle confrontation sans contemplation de soi!

Cette année sera la plus belle, la plus décisive de notre vie, car nous avons vu en vrai et le véritable reflet de « l’heure du désir et de la satisfaction essentiels ». Pourrait-on même imaginer un tel honneur? Combien de leçons d’un coup! Cet honneur lnous l’avons reçu, dela main armée mais sans colère, d’un paysan. Une armée de paysans est entrée dans la ville pour incarner la parole sur terre, l’invisible dans le visible, la poésie dans l’histoire. Et notre héros, disions-nous, aveugle de douleur et de honte, ne peut pas entrer dans la « capitale du crime »: il y a une interdiction sacrée. C’était l’image de Martí tombant pour toujours devant le soleil de Dos Ríos, peu après avoir prononcé ces mots: «et nous arriverons victorieux jusqu’aux portes de la capitale du crime …». D’un autre côté, l’île à l’horizon, désir de bonheur immémorial, était constitutivement distante inaccessible: comment atteindre l’éloignement? Il y a eu le témoignage de nos poètes. Et c’était vrai, mais nous avons oublié que chaque limite peut être transcendée pour engendrer une nouvelle tradition, qui avait également été annoncée par eux. Et nous avons vu comment la capitale se transformait pour organisait l’accueil dont elle semblait définitivement frustrée, et comment les héros, les paysans sacrés, la plus belle armée du monde, sont entrés lentement, joyeusement, profondément tout au long de la journée et une nuit de fatigue solennelle, dans la ville. Quel engendrement était en train d’effacer les innombrables frustrations, les humiliations indicibles, les cauchemars infimes! Puis d’autres combats ont commencé; mais depuis lors le devenir a racine, cohérence, identité. Le sang a été accepté, le soleil des vivants et les morts brillent exigeants au centre de tout.(Fragment de ce soleil du monde moral )

 

 

 

 
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Publié par le janvier 2, 2020 dans Cuba, HISTOIRE, INTERNATIONAL

 

article de Fidel: ou les idées justes triompheront ou ce sera la catastrophe

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Voici un des derniers articles de Fidel qui correspond à ce dialogue qu’il nouait avec le peuple cubain, des sortes de méditations sur l’histoire, replaçant Cuba dans le monde et face à la terrible puissance du grand voisin hostile. On sent l’inspiration de Marti autant que les liens avec les révolutions communistes, la volonté d’inviter l’humanité, les peuples y compris le peuple américain à choisir son destin. Le cynisme, le mensonge ici symbolisé par Mac Cain qui ment et invente le terrorisme islamique est donné en exemple de ce qu’il faut refuser ou ce sera la catastrophe. Il voit se dessiner notons-le le nouveau rapport des forces y compris le rôle de la Chine (note et traduction de Danielle Bleitrach).

Article de Fidel: les idées justes triompheront ou la catastrophe triomphera
Par: Fidel Castro Ruz
Dans cet article: Actions contre Cuba , Blocus , Blocus contre Cuba , Cuba , États-Unis , Fidel Castro Ruz , OTAN , Relations avec Cuba États-Unis , Vietnam
1 septembre 2014 | 73 |

 

La société mondiale n’a pas  connu de trêve ces dernières années, d’autant plus que la Communauté économique européenne, sous la direction de fer et sans merci des États-Unis, a estimé que le moment était venu de régler les comptes avec ce qui subsistait de deux grandes nations qui, inspirées par les idées de Marx avaient réalisé l’exploit de mettre fin à l’ordre colonial et impérialiste imposé au monde par l’Europe et les États-Unis.

Dans l’antique Russie, a éclaté une révolution qui a bouleversé le monde..

Il était prévu que la première grande révolution socialiste aurait lieu dans les pays les plus industrialisés d’Europe, tels que l’Angleterre, la France, l’Allemagne et l’Empire austro-hongrois. Cependant, elle est intervenue en Russie, dont le territoire s’étendait à travers l’Asie, du nord de l’Europe au sud de l’Alaska, qui avait également été un territoire tsariste, vendu pour quelques dollars au pays qui serait plus tard le plus intéressé à attaquer et détruire la révolution et le pays qui l’avait engendrée.

Le plus grand exploit du nouvel État a été de créer une Union capable de regrouper ses ressources et de partager sa technologie avec un grand nombre de nations faibles et moins développées, inévitablement victimes de l’exploitation coloniale. Pourrait-il y avoir dans le monde tel qu’il est une véritable société de nations qui respecterait les droits, les croyances, la culture, les technologies et les ressources des endroits abordables de la planète que tant d’êtres humains aiment visiter et connaître? Et ne serait-ce pas beaucoup plus juste que toutes les personnes qui, aujourd’hui, en quelques fractions de seconde, communiquent d’un bout à l’autre de la planète, voient en les autres un ami ou un frère et non un ennemi désireux de l’exterminer avec les moyens qu’ont pu créer la science humaine?

Parce que je crois que les êtres humains pourraient être capables de faire vivre de tels objectifs, parce que je pense qu’il n’y a aucun droit à détruire des villes, à tuer des enfants, à pulvériser des maisons, à semer la terreur, la faim et la mort partout. Dans quel recoin du monde de tels faits pourraient-ils être justifiés? Si l’on se souvient qu’à la fin du massacre de la dernière guerre mondiale, le monde était enthousiasmé par la création des Nations Unies, c’est parce qu’une grande partie de l’humanité l’imaginait avec de telles perspectives, même si ses objectifs n’étaient pas entièrement définis. Une tromperie colossale est ce que l’on en perçoit aujourd’hui alors que surgissent des problèmes qui suggèrent le déclenchement possible d’une guerre avec l’utilisation d’armes qui pourrait mettre fin à l’existence humaine.

Il y a des individus sans scrupules, apparemment peu nombreux, qui considèrent leur volonté de mourir comme un mérite, mais surtout celui de tuer pour défendre des privilèges honteux.

Beaucoup de gens sont effrayés d’entendre les déclarations de certains porte-paroles européens de l’OTAN lorsqu’ils s’expriment avec le style et le visage des SS nazis. Parfois, ils portent même des costumes sombres au milieu de l’été.

Nous avons un adversaire assez puissant comme plus proche voisin: les États-Unis. Nous l’avons prévenu que nous résisterions au blocus, bien que cela puisse impliquer un coût très élevé pour notre pays. Il n’y a pas de pire prix que de capituler contre l’ennemi qui vous attaque sans raison ni droit. C’était le sentiment d’un peuple petit et isolé. Le reste des gouvernements de cet hémisphère, à de rares exceptions près, s’étaient soumis à l’empire puissant et influent. Ce n’était pas une attitude personnelle de notre part, c’était le sentiment d’une petite nation qui depuis le début du siècle était une propriété non seulement politique, mais aussi économique des États-Unis. L’Espagne nous avait donné à ce pays après que nous ayons subi près de cinq siècles de colonie et un nombre incalculable de morts et de pertes matérielles dans la lutte pour l’indépendance.

L’empire se réserve le droit d’intervenir militairement à Cuba en vertu d’un amendement constitutionnel perfide qui fut imposé à un Congrès impuissant et incapable de résister. En plus d’être propriétaires de presque tout à Cuba: les  terres abondantes, les plus grandes sucreries, les mines, les banques et même la prérogative d’imprimer notre argent, il nous était interdit de produire suffisamment de céréales alimentaires pour nourrir la population.

Lorsque l’URSS s’est désintégrée et que le camp socialiste a également disparu, nous avons continué à résister et, ensemble, de l’État et au peuple révolutionnaires, nous avons poursuivi notre marche indépendante.

Je ne souhaite cependant pas dramatiser cette modeste histoire. Je préfère plutôt souligner que la politique de l’empire est si dramatiquement ridicule qu’il ne faudra pas longtemps pour  qu’elle passe dans les poubelles de l’histoire. L’empire d’Adolf Hitler, inspiré par la cupidité, a traversé l’histoire sans plus de gloire que les encouragements apportés aux gouvernements bourgeois et agressifs de l’OTAN, ce qui en fait la risée de l’Europe et du monde, avec leur euro, qui comme le dollar, deviendra bientôt du papier mouillé, appelé à dépendre du yuan et des roubles, devant une économie chinoise florissante étroitement liée à l’énorme potentiel économique et technique de la Russie.

Ce qui est devenu un symbole de la politique impériale est le cynisme.

Comme on le sait, John McCain était le candidat républicain aux élections de 2008. Le personnage est sorti de l’anonymat  lorsqu’il a été abattu alors que son avion bombardait la ville peuplée de Hanoi. Une fusée vietnamienne l’a frappé au milieu de l’action et l’engin et le pilote sont tombés dans un lac situé près de la capitale, à côté de la ville.

Un vieux soldat vietnamien déjà à la retraite, qui travaillait  dans les environs, quand il a vu l’avion tomber et son pilote blessé essayant de se sauver est accouru pour l’aider; Pendant que le vieux soldat fournissait cette aide, un groupe de la population de Hanoi, qui avait  subi des attaques aériennes, est accouru pour régler ses comptes avec ce meurtrier. Le même soldat a persuadé les voisins de ne pas le faire, car il était déjà prisonnier et sa vie devait être respectée. Les autorités yankees elles-mêmes ont communiqué avec le gouvernement, en le priant de ne pas agir contre ce pilote.

Outre les règles du gouvernement vietnamien concernant les prisonniers, le pilote était le fils d’un amiral de la marine américaine qui avait joué un rôle de premier plan pendant la Seconde Guerre mondiale et occupait toujours une position importante.

Les Vietnamiens avaient attrapé un gros poisson dans ce bombardement et, bien sûr, pensant aux inévitables pourparlers de paix qui devaient mettre fin à la guerre injuste qui leur était  imposée, l’ont traité avec amitié, lui  fut très heureux de profiter pleinement de cette hospitalité. Bien sûr, aucun Vietnamien ne me l’a dit et je ne l’aurais jamais demandé. Je l’ai lu et le fait correspond parfaitement à certains détails que j’ai découverts plus tard. J’ai également lu un jour que Monsieur  McCain avait écrit qu’étant prisonnier au Vietnam, alors qu’il était torturé, il entendait des voix en espagnol conseiller les tortionnaires sur ce qu’ils devaient faire et comment le faire. C’étaient des voix de Cubains, selon McCain. Cuba n’a jamais eu de conseillers au Vietnam. Ses militaires savaient très bien comment conduire leur guerre.

Le général Giap était l’un des chefs les plus brillants de notre époque, qui à Dien Bien Phu a pu installer des canons à travers des jungles inextricables et accidentées, ce que les militaires yankees et européens considéraient comme impossible. Avec ces canons, ils pouvaient tirer d’un point si proche qu’il était impossible de les neutraliser sans que les bombes n’affectent également les envahisseurs. Toutes les tactiques appropriées, toutes difficiles et complexes, ont été utilisées pour imposer une reddition embarrassante aux forces européennes.

Le rusé McCain a profité pleinement des défaites militaires des envahisseurs yankees et européens. Nixon n’a pas pu persuader son conseiller à la sécurité nationale, Henry Kissinger, d’accepter l’idée suggérée par le président lui-même quand, dans des moments de détente, il lui a dit « Pourquoi ne jetons-nous pas l’une de ces petites bombes Henry? » La véritable bombe est tombée lorsque les hommes du président ont tenté d’espionner leurs adversaires du parti opposé, ce qui ne pouvait être toléré!

Mais, l’attitude la plus cynique de M. McCain a été sa performance au Proche-Orient. Le sénateur McCain est l’allié le plus inconditionnel d’Israël dans les toiles d’araignées tendues par le  Mossad, ce que même les pires adversaires n’auraient pas pu imaginer. McCain a de ce fait  participé avec ce service à la création de l’État islamique qui a saisi une partie considérable et vitale de l’Iraq, ainsi que prétendument un tiers du territoire de la Syrie. Un tel État a déjà des revenus milliardaires et menace l’Arabie saoudite et d’autres États de cette région complexe qui fournit la partie la plus importante du carburant mondial.

Ne serait-il pas préférable de lutter pour produire plus de produits alimentaires et industriels, construire des hôpitaux et des écoles pour les milliards d’êtres humains qui en ont désespérément besoin, promouvoir l’art et la culture, lutter contre les maladies massives qui entraînent la mort de plus de la moitié des patients, travailleurs de la santé ou technologues qui, comme on peut le voir, pourraient enfin éliminer des maladies telles que le cancer, Ebola, le paludisme, la dengue, le chikungunya, le diabète et d’autres affectant les fonctions vitales des êtres humains?

S’il est aujourd’hui possible de prolonger la vie, la santé et le temps utile des personnes, s’il est parfaitement possible de planifier le développement de la population grâce à l’augmentation de la productivité, de la culture et du développement des valeurs humaines, que comptez-vous faire?

Les idées justes triompheront ou ce sera la catastrophe.

Artículo de Fidel: Triunfarán las ideas justas o triunfará el desastre

 

 

Triunfarán las ideas justas o triunfará el desastre

Fidel Castro Ruz
Agosto 31 de 2014
10 y 25 p.m.

 

Cuba, le pacte d’amour

Hier sur la 5 un magnifique reportage sur Cuba, enfin quelque chose qui rend justice à l’île et ses habitants, leur courage, leur ténacité, mais aussi l’extraordinaire solidarité, la tendresse, l’aide mutuelle tout cela fait la plus extraordinaire des révolutions… Ceux qui ont eu la chance de la vivre en sont ressortis plus forts, plus confiants en l’humanité et en son devenir. C’est ce que j’ai tenté de faire partager dans mes mémoires et j’ai intitulé le chapitre : Cuba, un pacte d’amour. Il s’agit bien sûr dans le cadre d’une autobiographie de l’autre visage de l’homme aimé, le communiste, le héros, mais celui qui revendiquait « une vie cachée » dans les geôles de la Gestapo comme celles de Batista. Mais il s’agit de bien autre chose, de ce pays magique, de cette île héroïque et c’est ce que restitue ce reportage qui a pénétré l’âme cubaine.

Peut-être que l’on comprendra que je ne puisse pardonner à ceux qui tout en se revendiquant pour leur bénéficie personnel de l’héritage des héros communistes, eux les lâches, les vendus ont osé accabler ces gens-là alors qu’ils étaient lancés dans ce bricolage humaniste, cette grandeur de l’ordinaire. Ce sont les mêmes qui ont léché les pieds et le reste de Mitterrand et de tous les pouvoirs par goût du confort et de leur petite notoriété et qui continueront jusqu’à la fin parce qu’ils sont pourris jusqu’à la moelle. A ceux-là,  je ne pardonnerai jamais parce qu’ils ont fait la preuve de leur petitesse et de leur lâcheté. Cuba irradie et crée une sorte de contagion de l’espérance à partir du plus humble des Cubains voilà ce que montre ce film qu’il faudrait pouvoir diffuser sur les réseaux sociaux.

voici le reportage, merci au camarade qui l’a trouvé: Patrick Armène (entre nous je crois que cela veut dire Erevan du côté de Manouchian)

https://mobile.france.tv/…/1133139-cuba-viva-la-vida.html

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écoutez aussi cette chanson…
 
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Publié par le décembre 30, 2019 dans Cuba, HISTOIRE

 

Comment Cuba a traité des milliers d’enfants victimes de la catastrophe nucléaire de Tchernobyl

Dans Cuba est une île que j’ai écrit avec Viktor Dedaj, ce dernier raconte sa rencontre avec la doctoresse qui dirigeait le centre où étaient soignés ces enfants que l’on pouvait côtoyer sur a plage de l’est de la Havane. L’URSS et les pays de l’est venaient de « tomber », dans l’île on crevait littéralement de faim et la directrice expliquait les difficultés à nourrir ces enfants. L’Ukraine pressée de rejoindre le camp occidental venait de condamner Cuba officiellement mais ne faisait rien pour récupérer les enfants désormais guéris. Viktor a dit: « mais dans ces conditions pourquoi ne pas renvoyer les enfants en Ukraine?  » et la femme stupéfaite lui a répondu « mais ces enfants n’y sont pour rien! » C’est ça l’humanisme cubain, dénué de chauvinisme, donnant non pas le surplus mais le peu qu’il a. Imaginez la colère qui était la nôtre quand nous vîmes à la même époque certains communistes et non des moindres emboîter le pas à Robert Ménard contre une île qui se conduisait ainsi. Il m’est impossible de leur pardonner parce qu’il n’ont cessé de recommencer, hier encore ce fut le Venezuela, ils céderont toujours à la pression, à l’opportunisme, demain comme hier (note de Danielle Bleitrach).

Photo d'un enfant ukrainien envoyé à Cuba pour y être soignéCopyright de l’imageGETTY IMAGES
Image captionLes enfants ont été traités pour des maladies allant des cancers aux affections cutanées comme le vitiligo

« On n’avait pas l’impression d’être à l’hôpital. Même les enfants les plus malades ont apprécié. »

L’Ukrainien Roman Gerus a de très bons souvenirs d’une expérience qui a commencé par une catastrophe,

Il s’agit de l’explosion d’un réacteur à la centrale nucléaire de Tchernobyl le 26 avril 1986 – une histoire reprise dans la populaire série télévisée Tchernobyl.

Castro avec quelques "enfants de Tchernobyl"Copyright de l’imageGETTY IMAGES
Image captionLe défunt président cubain Fidel Castro reçoit un groupe d’enfants de Biélorussie en mars 1990

Gerus était l’un des plus de 23 000 enfants touchés par l’accident et qui ont reçu un traitement médical à Cuba.

Le programme parrainé par le ministère cubain de la Santé a eu lieu entre 1990 et 2011.

Les autorités cubaines et ukrainiennes ont annoncé en mai qu’elles avaient l’intention de reprendre ce partenariat, bien qu’à une échelle plus réduite.

Près de la mer

L'ancien président ukrainien Victor Yanukovich pose avec d'anciens patients du programme "Enfants de Tchernobyl"Copyright de l’imageGETTY IMAGES
Image captionPlus de 25 000 enfants, principalement originaires d’Ukraine, ont reçu un traitement à Cuba entre 1990 et 2001

« Je suis allé à Cuba trois fois », a déclaré Roman Gerus à la BBC.

« J’avais 12 ans la première fois et j’y suis resté six mois. Puis j’y ai passé trois autres mois à 14 ans. La dernière fois, j’avais 15 ans et je n’y suis resté que 45 jours. »

« Chaque fois était différente, mais je les ai toutes appréciées. C’est quelque chose dont je me souviens avec affection et j’aimerais retourner à Cuba pour montrer l’île à ma famille », a expliqué Gerus.

 
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Publié par le décembre 29, 2019 dans Cuba, HISTOIRE, INTERNATIONAL

 

Diaz-Canel : La politique extérieure cubaine doit rester une diplomatie de La Patrie ou la mort!

Photo: Jose M. Correa

Discours prononcé par Miguel Mario Diaz-Canel Bermudez, président de la République de Cuba, lors de la cérémonie du 60e anniversaire du ministère des Relations extérieures, à la Salle universelle des Forces armées révolutionnaires, le 23 décembre 2019, « Année 61 de la Révolution »
(Traduction de la version sténographiée de la Présidence de la République)
• COMPAÑERO José Ramon Machado Ventura, Deuxième secrétaire du Comité central du Parti communiste de Cuba,
Compañero Esteban Lazo Hernandez, membre du Bureau politique et président de l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire et du Conseil d’État,
Compañero Bruno Rodriguez Parrilla, membre du Bureau politique et ministre des Relations extérieures,
Chers fondateurs admirés et fonctionnaires de longue trajectoire,
Compañeros et compañeras,
C’est avec plaisir que j’assume le devoir de m’adresser à vous en ce jour où la diplomatie révolutionnaire cubaine célèbre officiellement son 60e anniversaire. Toutes mes félicitations ! (Applaudissements).
Nous sommes unis au Minrex par des liens étroits et une histoire pleine de raisons pour exalter la fierté d’être cubain. Une histoire qui a commencé avant le 23 décembre 1959.
La diplomatie révolutionnaire est, sans aucun doute, un événement antérieur, qui brille dans les idées et la voix de Fidel depuis les premiers jours du triomphe et depuis ses premiers voyages à l’étranger. À Caracas, à peine 23 jours après le triomphe de la Révolution, le jeune leader parle déjà de la nécessité d’une intégration latino-américaine :
« […] Jusqu’à quand allons-nous être des pièces sans défense d’un continent que son libérateur a conçu comme quelque chose de plus digne, de plus grand ? Jusqu’à quand, nous, les Latino-américains, allons-nous vivre dans cette atmosphère mesquine et ridicule ? Jusqu’à quand allons-nous rester divisés ? Jusqu’à quand allons-nous être victimes de puissants intérêts qui s’acharnent contre chacun de nos peuples ? Quand allons-nous lancer le grand slogan de l’union ? On lance le slogan de l’unité au sein des nations, pourquoi ne lance-t-on pas aussi le slogan de l’unité des nations ? »
À Washington, quatre mois seulement après être descendu des montagnes, son éthique et la défense de la souveraineté nationale, et l’appel à une relation d’égal à égal impressionnent les journalistes lorsqu’il leur déclare que s’ils sont habitués à voir des représentants d’autres gouvernements qui viennent pour demander de l’argent, lui, il n’est pas venu pour cela. Et de préciser : « Je suis venu uniquement pour tenter de parvenir à une meilleure entente avec le peuple nord-américain. Nous avons besoin de meilleures relations entre Cuba et les États-Unis. »
Quelques jours plus tard seulement, à Buenos Aires, lors de la réunion des 21, il soulève la question d’un principe sur lequel vous avez beaucoup insisté en cet anniversaire du Minrex : la diplomatie du peuple. Là, il improvise un discours qu’aucun vétéran des autres gouvernements représentés n’aurait pu surpasser : « Je suis un homme nouveau ici, dans ce type de réunion ; nous sommes, en outre, dans notre Patrie, un gouvernement nouveau et c’est peut-être pour cela que nous apportons aussi les idées et la croyance plus fraîches du peuple, puisque nous nous ressentons encore en tant que peuple, nous parlons ici en tant que peuple, et en tant que peuple qui vit un moment exceptionnel de son Histoire, en tant que peuple plein de confiance en son propre destin.  Je viens parler ici, avec la confiance de ce peuple et avec la franchise de ce peuple. »
Au nom du peuple, ou plutôt, des peuples, Fidel suggère à cette occasion qu’il serait nécessaire d’investir 30 millions en 10 ans pour résoudre le problème économique de l’Amérique latine. Et il désigne les États-Unis comme les responsables de cet investissement.
Il est impossible de ne pas remarquer dans ce défi à l’empire un aperçu de ce que seraient les batailles légendaires de Cuba contre la dette extérieure, la ZLEA, l’hégémonie impérialiste dans la région et l’injuste Ordre économique international.
En passant en revue cette histoire face à la proximité de l’événement, il me semblait impossible de résumer l’essentiel dans un discours. Je crois cependant qu’une œuvre si transcendante mérite que nous évoquions, en prenant appui sur notre apprentissage, comment nous en sommes venus à la respecter et à l’aimer.
Je parlais au début de la journée où l’on célèbre officiellement le 60e anniversaire du Minrex, en pensant aux événements antérieurs, à ces moments fondateurs qui marquent l’apparition de Fidel en tant que créateur, et de Cuba en tant que protagoniste d’une nouvelle pensée politique sur la scène internationale.
Comme les amis de Cuba l’ont déclaré à maintes reprises : une petite nation des Caraïbes émergeait, par la force de la vérité et des idées, au premier plan de la politique mondiale. Avec un tel préambule, il était essentiel de tout transformer. Le légendaire Raul Roa est arrivé alors en tant que brillant interprète de cette pensée pour diriger le ministère des Relations extérieures en juin et le Minrex est né en décembre.
Roa, petit-fils de mambises et membre éminent de la génération glorieuse et anti-impérialiste des années 30, avait été l’ambassadeur auprès de l’OEA, où il avait exprimé sans demi-mesures la profonde méfiance du peuple cubain à l’égard de cette organisation et mis en garde : des devoirs et des responsabilités correspondent à la diplomatie de la Révolution cubaine, en accord avec sa nature démocratique, sa projection continentale et sa transcendance universelle.
Le ministère des Relations extérieures, œuvre de la Révolution, devait changer le nom de ce qui alors était ministère d’État, à l’image de son puissant voisin. Et cela a tout changé : les concepts, les structures, la composition et les modes d’action.  Le combat entre David et Goliath commençait, et le Minrex ouvrit ses bras aux nouveaux diplomates du peuple qu’il représentait avec fierté.
Il a été dit à maintes reprises que cette institution n’a pas été fondée par des «  diplomates de carrière » mais par des « diplomates dans la course ». Mais ces hommes et ces femmes, pour la plupart très jeunes, avaient le meilleur des diplômes : celui de révolutionnaire, de patriote, de martinien et de fidéliste jusqu’à la moelle.
On dit que l’arrivée au Minrex, dans ses ambassades et ses missions, de combattants de l’Armée rebelle et de membres des organisations révolutionnaires qui avaient lutté contre la dictature, ainsi que les premières expériences de formation de cadres à une époque très précoce, ont permis au ministère, depuis lors et jusqu’à aujourd’hui, d’être composé de personnes d’une loyauté sans limites envers la Révolution et envers Fidel.
Je sais que plusieurs de ceux qui ont constitué cette première fournée sont encore actifs et ont contribué, par leur expérience, à la formation des plus jeunes. Il n’est pas difficile de constater qu’à l’heure actuelle plusieurs générations de cadres, de fonctionnaires et de travailleurs en général vivent ensemble au Minrex, depuis ceux qui se sont incorporés au Minrex au début jusqu’aux plus jeunes, nés alors que  la Révolution était déjà bien installée, qui sont destinés à assurer la relève indispensable.
Les plus jeunes héritent d’une histoire de dévouement et d’héroïsme extraordinaire. On a pu documenter et publier certains faits durant ces années, mais il restera toujours beaucoup à dire sur la confrontation courageuse aux agressions contre nos ambassades et nos missions ; sur le combat permanent contre les mensonges et les calomnies de l’ennemi, et comment, pendant 60 ans, un grand réseau de solidarité des peuples du monde a été forgé avec une petite nation que l’empire voulait isoler pour que son exemple ne se répande pas. Et, comme nous l’avons dit il y a quelques jours devant l’Assemblée : c’est l’empire qui finira isolé.
Roa lui-même l’annonça lorsque les États-Unis imposèrent la suspension des droits de Cuba à l’OEA lors de la réunion des ministres des Relations extérieures à San José, au Costa Rica. Qui ne s’émeut pas de nouveau à l’image historique de son départ de la salle s’exclamant avec énergie ? : «  Je pars avec mon peuple et avec moi s’en vont aussi tous les peuples d’Amérique ! » On dit que c’est là qu’il a été appelé pour la première fois « ministre des Relations extérieures de la Dignité ». Quel titre tellement honorable et tellement parlant pour l’œuvre que nous célébrons aujourd’hui !
Outre l’hommage permanent à sa mémoire, à sa fidélité, à son brillant courage dans la défense des principes de la Révolution, nous devons rendre hommage aujourd’hui aux martyrs du Service extérieur cubain qui, dans différents pays, sont tombés en défense de la Patrie et de la Révolution.
Récemment, en Argentine, notre délégation a assisté à l’investiture du président Alberto Fernandez et de la vice-présidente Cristina Fernandez de Kirchner. Nous y avons rendu hommage aux deux jeunes diplomates héroïques, dont les noms sont inscrits sur le mémorial des 30 000 victimes disparues du fait du terrorisme d’État à l’époque de la dictature dans ce pays frère.
Pendant des années, nous avons ignoré ce que nous savons aujourd’hui sur la manière brutale dont Jesus Cejas et Crescencio Galañena ont été assassinés, après avoir été interrogés et torturés par des terroristes d’origine cubaine envoyés par la CIA, dans le cadre de la sinistre Opération Condor.
Face aux travailleurs du Minrex, je voudrais dire maintenant que les fleurs que nous avons déposées au mémorial argentin ont été également un hommage à la longue liste de tous ceux qui, au cours de ces années, ont souffert sans crainte des menaces et des agressions de toutes sortes pour leur ferme engagement en faveur de l’idéal révolutionnaire du peuple cubain.
Depuis le premier jour de la Révolution, les différentes administrations étasuniennes ont travaillé pour que l’objectif déclaré de restaurer le passé néocolonial et dépendant de Cuba devienne une réalité.
Tantôt avec le bâton, tantôt avec la carotte, ils ont tout essayé : depuis l’agression jusqu’à la séduction. C’est pourquoi, depuis sa création, le Minrex a eu comme l’une de ses principales missions la confrontation aux politiques menées par les États-Unis contre Cuba, pas seulement sur le terrain de la diplomatie, mais surtout dans ce domaine.
Dans ce chemin ardu, les batailles contre le blocus à l’Assemblée générale de l’ONU et contre les tentatives de condamner notre pays à la Commission des Droits de l’Homme sont exemplaires.
Il vous a incombé de jouer un rôle central dans l’effort visant à prévenir l’isolement de Cuba et à élargir, approfondir et étendre nos relations avec le reste du monde.
Comme résultat de cet effort, preuve du grand prestige acquis par la Révolution dans sa pratique du principe martinien selon lequel «  la Patrie est l’Humanité », Cuba, qui en 1958 entretenait des relations avec un peu plus de 50 pays, maintient aujourd’hui des relations diplomatiques avec 197 pays et institutions internationales.
Le Minrex, avec 128 ambassades et missions permanentes et 20 consulats généraux, s’emploie à maintenir et à développer les liens politiques et économiques avec les nations amies et à s’occuper des Cubains vivant à l’étranger, entre autres tâches.
Nous sommes honorés de reconnaître que ce ministère et ses membres jouissent de respect, de prestige et d’autorité, y compris parmi les adversaires idéologiques ; ils sont devenus la première tranchée extérieure de la Révolution cubaine dans toutes les régions, contribuant, en premier lieu, à l’affrontement de notre peuple aux tentatives de l’impérialisme de détruire la nation.
Vous portez au quotidien l’invariable solidarité cubaine avec nos frères d’Amérique latine et des Caraïbes, d’Afrique et de tout le Tiers Monde, dans la lutte de leurs peuples contre l’impérialisme, le néocolonialisme et le néolibéralisme. Et vous avez joué un rôle important dans la dénonciation de la politique des États-Unis contre les pays frères, en particulier à l’heure actuelle, face aux nouvelles tentatives d’application de la doctrine Monroe dans notre région.
Fidèle à la promesse du compañero Fidel et à la ligne historique de la Révolution, le Minrex a apporté sa contribution au soutien permanent du peuple et du gouvernement vénézuéliens face aux attaques incessantes de l’impérialisme, et à la solidarité avec la Révolution sandiniste au Nicaragua face aux tentatives de déstabilisation du pays, promues depuis Washington.
Vous avez également respecté une autre ligne des principes de la Révolution dans la relation avec les pays des Caraïbes, notre environnement le plus immédiat en matière de coopération, d’éducation, de santé, dans l’affrontement aux dégâts causés par les ouragans, la lutte contre le changement climatique qui, même s’il touche toute l’humanité, fait des petits pays insulaires, comme les Caraïbes, la cible de phénomènes météorologiques de plus en plus fréquents et destructeurs, et dans la dénonciation des politiques discriminatoires et coercitives qui affectent leurs économies.
Porto Rico et sa lutte pour l’indépendance ont toujours été une priorité de la politique extérieure et de la diplomatie de notre pays, qui a œuvré avec succès pour faire reconnaître ce droit aux Nations Unies, malgré les manipulations des États-Unis.
Sous la direction du général d’armée Raul Castro Ruz, notre diplomatie révolutionnaire a contribué de façon décisive à la création de la Communauté des États d’Amérique latine et des Caraïbes, la CELAC, et à l’adoption de la proclamation de l’Amérique latine et des Caraïbes comme Zone de paix, signée par les chefs d’État et de gouvernement des pays de Notre Amérique lors du 2e Sommet de la CELAC, tenu à La Havane.
La tenue de deux Sommets du Mouvement des pays non-alignés, à des moments historiques différents, dans des circonstances extrêmement difficiles, a été une démonstration de plus du rôle de Cuba dans la lutte des pays du Sud pour obtenir une véritable indépendance.
Des gouvernements et des ministères des Relations extérieures du monde entier reconnaissent le sérieux, le professionnalisme et l’hospitalité des Cubains à chaque conférence ou sommet tenu dans notre pays. C’est un mérite des dirigeants, des fonctionnaires et des travailleurs du Minrex qui se sont toujours distingués par leur participation active, que ce soit aux Non-Alignés, au Sommet du Sud, au Groupe des 77, à l’ALBA ou à l’Association des États de la Caraïbe, pour n’en citer que quelques-uns.
Fondamentalement, c’est le rôle de nos diplomates à La Havane et dans d’autres pays, ainsi que de nombreuses institutions dans la grande bataille menée par notre commandant en chef contre la dette extérieure, au large impact sur le continent et qui est maintenant pleinement en vigueur compte tenu de l’assaut du néolibéralisme contre les pays de la région.
Comment ne pas reconnaître le rôle joué par le Minrex dans la bataille pour le retour à Cuba de l’enfant Elian Gonzalez, qui s’est transformée en une sérieuse défaite pour les pires éléments de la contre-révolution installés aux États-Unis, et dans la lutte contre le terrorisme contre Cuba, et pour l’extradition de Posada Carriles et de ses acolytes, qui ont tenté d’assassiner le chef de la Révolution à plusieurs occasions ?
Le Minrex et ses ambassades ont également joué un rôle déterminant dans la mobilisation de la solidarité internationale à l’échelle mondiale dans la lutte pour le retour à Cuba de nos cinq Héros.
La lutte contre le blocus mérite une mention spéciale. Avoir obtenu le soutien de plus en plus massif et soutenu au Projet de Résolution présenté par Cuba à l’Assemblée générale des Nations Unies depuis près de trois décennies est une démonstration de la ténacité et de la constance, de la lutte vote par vote contre les tentatives des États-Unis d’empêcher la condamnation de leur politique génocidaire, en faisant appel à la pression, au chantage et au mensonge.
Le récit de six décennies de diplomatie révolutionnaire, tellement liée aux 60 ans de batailles incessantes et victorieuses de la Révolution, a été nécessairement long et restera toujours incomplet, même s’il reste sûrement également des problèmes à résoudre et des actions à accomplir.
Le Minrex a répondu à l’attente de notre peuple dans la lutte contre l’impérialisme, le néocolonialisme et le néolibéralisme sous toutes les latitudes, et depuis l’ONU jusqu’aux derniers confins de la planète, la voix de Cuba a été entendue.
Notre diplomatie a toujours été présente dans la lutte des peuples africains pour leur indépendance et leur développement ; dans la solidarité avec les peuples palestinien et sahraoui, qui luttent pour avoir leur État indépendant et souverain et avec la République arabe syrienne, dont l’indépendance et l’intégrité territoriale sont menacées. Dans les relations avec la chère République socialiste du Vietnam, depuis l’époque où elle luttait pour faire face à l’agression impérialiste et pour la réunification du pays, et dans le développement de liens politiques et économiques fructueux avec la République populaire de Chine.
Nous avons établi des relations de très haut niveau avec la Russie, et avec l’Union européenne, malgré la persistance de divergences, nous avançons vers des mécanismes de coopération sans ingérence et dans le plein respect de la souveraineté cubaine.
Une mention spéciale pour les relations avec les États-Unis, dont l’hostilité et l’agressivité ont été le centre des batailles que nous nous sommes livrées, dès le début de la Révolution.
La participation historique et le discours mémorable du général d’armée Raul Castro Ruz au 7e Sommet des Amériques en avril 2015 ont marqué un jalon dans la politique extérieure de la Révolution.
Pendant la brève période au cours de laquelle les relations diplomatiques ont été rétablies et la reconnaissance par les États-Unis que leur politique à l’égard de Cuba avait échoué, suivant les indications du général d’armée, nous avons progressé sur un certain nombre d’accords de coopération et la négociation a commencé sur d’autres.
Aujourd’hui, alors que les menaces et le blocus se renforcent, que la haine de la Révolution cubaine et de son exemple se multiplie, il vous appartient, avec tout notre peuple, de contribuer à lui faire face de façon plus déterminée afin de préserver notre souveraineté et de notre indépendance.
Compañeros et compañeras,
Nous évoquions au début de ce discours des premières expériences du ministère dans la formation des nouvelles générations de diplomates. Cet effort initial a été transformé, au fil des ans, en un prestigieux Institut supérieur de Relations internationales de niveau universitaire, où les étudiants reçoivent une formation complète, universitaire et révolutionnaire. Nous voyons en eux s’exprimer la continuité au sein du Minrex, à travers la qualité de leur formation et la profondeur de leur engagement
Nous savons que le lien entre le ministère des Relations extérieures et le monde universitaire s’est élargi avec la création, il y a neuf ans, du Centre de recherche en politique internationale (CIPI), dont les travaux permettent de multiplier les points de vue sur les événements mondiaux, ce qui a un impact positif sur l’élaboration des politiques et des stratégies.
Nous tenons également à souligner le travail de l’ESTI, incorporé au Minrex il y a sept ans, et des traducteurs et interprètes qui le composent, dont le rôle a été très précieux non seulement dans le pays lors d’événements de toutes sortes, mais aussi pour accompagner nos dirigeants dans leurs visites à l’étranger depuis le tout début de la Révolution.
Parallèlement, le ministère a également progressé dans son institutionnalisation. Il dispose d’une base réglementaire vaste et précise et a élaboré un projet de Loi sur le Service extérieur qui sera prochainement débattu par l’Assemblée nationale du Pouvoir populaire.
Lors de nos visites dans d’autres pays, dans nos relations quotidiennes avec le personnel travaillant dans cette institution, nous avons appris à connaître et à apprécier leur contribution indispensable à la politique de l’État cubain et nous avons également insisté sur la nécessité de lui donner, depuis nos ambassades à l’étranger, un plus grand élan dans la bataille économique du pays pour accroître les investissements étrangers et la coopération et pour renforcer les liens avec la communauté cubaine à l’étranger.
Nous avons rencontré les fonctionnaires et les travailleurs diplomatiques cubains à chaque visite que nous faisons dans un autre pays, pour leur parler de la vie dans le pays et pour leur expliquer la complexité du moment que nous vivons. Grâce à eux, nous sommes rentrés dans notre Patrie avec le sentiment d’avoir été dans notre pays, même si nous étions loin.
Au cours de ces six décennies de travail diplomatique révolutionnaire, les fonctionnaires et les travailleurs du Minrex ont fait que les paroles du général d’armée Raul Castro Ruz soient devenues une réalité, lors de la 70e Période de session de l’Assemblée générale des Nations Unies, lorsqu’il a déclaré :
«  La communauté internationale pourra toujours compter sur la voix sincère de Cuba face à l’injustice, l’inégalité, le sous-développement, la discrimination et la manipulation, et pour l’établissement d’un ordre international plus juste et équitable, dans lequel l’être humain, sa dignité et son bien-être, seront véritablement au centre. »
Le ministère des Relations extérieures doit se sentir fier d’atteindre cet anniversaire, en ayant accompli ses les principales missions et avec la satisfaction de ne pas avoir déçu les principes fondateurs de cette institution, qui constituent l’épicentre de la politique extérieure cubaine, et qui reflètent le sentiment du commandant en chef, lorsqu’il a officiellement créé cette organisme le 23 décembre 1959.
Des jours difficiles sont à venir dans des scénarios de plus en plus complexes sous l’agressivité croissante de l’impérialisme, mais nous sommes persuadés que vous saurez toujours surmonter les obstacles et faire face aux dangers avec l’inspiration que vous offre toujours la belle histoire qui vous précède.
Je vous félicite tous et vous embrasse avec une profonde affection et la reconnaissance que vous avez gagnée du gouvernement et de notre peuple pour vos efforts et vos résultats.
Je vous exhorte à continuer à travailler avec la même créativité, le même courage et la même ténacité pour le développement de plus en plus précis de la politique extérieure de notre pays, dont le véritable créateur est Fidel et dont le principal protagoniste est le peuple, dont vous faites partie, et envers lequel nous sommes tous redevables.
Il y a une des phrases de Roa, parmi tant d’autres qui pourraient être reprises pour cet anniversaire, laquelle à mon avis synthétise la diplomatie révolutionnaire, car elle résume en quelques mots la racine et la projection de son œuvre. Roa dit :
« […] La Révolution que le peuple a apportée, par le bras de Fidel Castro, est aussi cubaine que la Sierra Maestra, aussi américaine que les Andes et aussi universelle que les plus hautes valeurs humaines qu’elle incarne […] elle a été portée pendant un siècle, dans les entrailles mêmes du peuple cubain, et elle couronne, à la hauteur des temps, l’entreprise tronquée de Marti.  D’où ses rencontres avec Bolivar et Juarez, sa porosité aux nouveaux courants d’idées et aux aspirations qui alimentent le corps vivant de l’histoire ».
Continuez à faire l’Histoire ! Que la politique extérieure cubaine, fille de la diplomatie de la manigua mambisa [maquis des combattants des Guerres d’indépendance] et de la Révolution de l’année 30, consacrée en janvier 1959 et fondée sur les principes éthiques martiniens et fidélistes, anti-impérialistes, solidaires et internationalistes, continue d’être une diplomatie de La Patrie ou la Mort !
Hasta la victoria siempre ! (Applaudissements prolongés).

 
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Publié par le décembre 28, 2019 dans Cuba, INTERNATIONAL

 

Cuba veut une relation civilisée avec les États-Unis, mais est prête pour une éventuelle rupture

Ils mettent en garde contre une éventuelle aggravation des tensions entre Cuba et les États-Unis
Photo: Extrait d’Internet

Le directeur général des États-Unis du ministère des Affaires étrangères de Cuba, Carlos Fernández de Cossío, a mis en garde aujourd’hui contre une aggravation des tensions entre les deux pays en raison de l’agressivité des responsables de la politique étrangère américaine.

Dans une interview à l’Agence France-Presse (AFP), le diplomate cubain a voulu dire que ceux qui portent la politique américaine vers l’hémisphère occidental sont des personnes aux comportements et postulations très extrêmes et agressifs envers l’île.

Il a souligné que leurs efforts étaient de provoquer la rupture de tous les liens et la fermeture des ambassades de La Havane et de Washington.

Fernández de Cossío a précisé que les autorités cubaines ne veulent pas de cette situation, qu’elles n’ont pas cherché, mais, a-t-il dit, elle sont prêtes et préparées pour cela.

Il a également ratifié la volonté de son pays de construire une relation respectueuse et civilisée avec les États-Unis.

Photo: Extrait d’Internet

Il a déclaré que l’annonce faite le 17 décembre 2014 par les ex-présidents cubains Raúl Castro et américain Barack Obama, du rapprochement historique entre les deux pays était émouvante et porteuse d’espoir pour le peuple cubain.

Cependant, il a souligné que, cinq ans plus tard, la route parcourue présente un équilibre contradictoire, car, a-t-il souligné, depuis l’arrivée  de Donald Trump à la présidence de la Maison Blanche, les relations ont reçu un «  seau d’eau froide  ».

Il a expliqué que les facilités de voyage et de commerce entre Cuba et les États-Unis, l’ouverture de la communication téléphonique directe et la visite d’Obama à La Havane ont marqué les deux premières années des négociations, qu’il a jugées positives.

Pour le directeur général des États-Unis du ministère cubain des Affaires étrangères, il y a eu une érosion progressive au cours des trois dernières années jusqu’à présent avec l’agressivité déclarée de Washington contre Cuba.

Selon les déclarations du diplomate cubain à l’AFP, le blocus imposé par les États-Unis à la nation des Caraïbes pendant plus d’un demi-siècle est une limitation pour un progrès durable en faveur des relations bilatérales, qui sont à leur niveau le plus bas. .

De même, il a considéré les actions du gouvernement américain pour empêcher le carburant d’entrer dans son pays comme une mesure drastique et a dénoncé la persécution de la collaboration médicale cubaine dans le monde comme une mesure de pression.

D’un autre côté, il a décrit comme totalement hypocrite les arguments liés aux droits de l’homme sur l’île et le soutien au gouvernement du président du Venezuela, Nicolás Maduro, utilisé par l’administration Trump pour critiquer La Havane.

Fernández de Cossío a également réitéré la solidarité de son pays envers l’exécutif bolivarien, mais a rejeté et considéré comme fausses les allégations concernant la présence présumée de 25 000 soldats cubains dans la nation sud-américaine.

(Avec des informations de Prensa Latina)

 

 
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Publié par le décembre 17, 2019 dans Cuba, Etats-Unis, INTERNATIONAL