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Archives de Catégorie: environnement climat

Main basse sur l’eau : la bataille de l’or bleu | ARTE

Source : Arte, Youtube, 18-12-2019

Le prometteur marché de l’eau s’annonce comme le prochain casino mondial. Les géants de la finance se battent déjà pour s’emparer de ce nouvel “or bleu”. Enquête glaçante sur la prochaine bulle spéculative.

Réchauffement climatique, pollution, pression démographique, extension des surfaces agricoles : partout dans le monde, la demande en eau explose et l’offre se raréfie. En 2050, une personne sur quatre vivra dans un pays affecté par des pénuries. Après l’or et le pétrole, l’”or bleu”, ressource la plus convoitée de la planète, attise les appétits des géants de la finance, qui parient sur sa valeur en hausse, source de profits mirobolants. Aujourd’hui, des banques et fonds de placements – Goldman Sachs, HSBC, UBS, Allianz, la Deutsche Bank ou la BNP – s’emploient à créer des marchés porteurs dans ce secteur et à spéculer, avec, étrangement, l’appui d’ONG écologistes. Lesquelles achètent de l’eau “pour la restituer à la nature”, voyant dans ce nouvel ordre libéral un moyen de protéger l’environnement. En Australie, continent le plus chaud de la planète, cette marchandisation de l’eau a pourtant déjà acculé des fermiers à la faillite, au profit de l’agriculture industrielle, et la Californie imite ce modèle. Face à cette redoutable offensive, amorcée en Grande-Bretagne dès Thatcher, la résistance citoyenne s’organise pour défendre le droit à l’eau pour tous et sanctuariser cette ressource vitale limitée, dont dépendront 10 milliards d’habitants sur Terre à l’horizon 2050.

Le prix de la vie

De l’Australie à l’Europe en passant par les États-Unis, cette investigation décrypte pour la première fois les menaces de la glaçante révolution en cours pour les populations et la planète. Nourri de témoignages de terrain, le film montre aussi le combat, à la fois politique, économique et environnemental, que se livrent les apôtres de la financiarisation de l’eau douce et ceux, simples citoyens ou villes européennes, qui résistent à cette dérive, considérant son accès comme un droit universel, d’ailleurs reconnu par l’ONU en 2010. Alors que la bataille de la gratuité est déjà perdue, le cynisme des joueurs de ce nouveau casino mondial, au sourire carnassier, fait frémir, l’un d’eux lâchant : “Ce n’est pas parce que l’eau est la vie qu’elle ne doit pas avoir un prix.”

Main basse sur l’eau

Documentaire de Jérôme Fritel (France, 2018, 1h30mn)

Source : Arte, Youtube, 18-12-2019

 
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Publié par le janvier 6, 2020 dans environnement climat

 

CQFD : savoir vivre communiste, le reste n’est que fioriture…

Une bande de salopards nous entraîne vers la guerre, alors qu’ils prétendent détruire notre santé, notre éducation, nos retraites pour se les approprier et nous obliger à payer, encore payer pour moins de droits. Les mêmes sont prêts à détruire la planète, ne rien faire pour le climat et mettre l’argent dans les bombes et les armes. Ces gens-là sont les capitalistes, leurs adversaires les plus résolus sont les communistes. Donc il faut qu’ils utilisent leur presse aux ordres pour vous convaincre que les communistes en veulent à votre liberté et à votre argent… Tout le reste n’est que fioriture dans un sens ou dans l’autre, on en revient toujours là.

Les communistes ont inventé des droits sans capital avec Ambroise Croizat, ils ne peuvent le tolérer.

Danielle Bleitrach

puisque nous en sommes à l’essentiel n’oubliez pas d’envoyer de l’argent aux grévistes. .

  • Par chèque :

à l’ordre de « Solidarité CGT Mobilisation » adressé à :

« Confédération Générale du Travail Service Comptabilité »
263 rue de Paris
93100 Montreuil

  • Par virement (informations bancaires dans le RIB en téléchargement)

Téléchargements

RIB CGT
 

Chili: sécheresse historique et terrible dans un pays où l’eau est privatisée

Ils ont impitoyables quand ils nous refusent le droit à la santé et à l’éducation, alors imaginez ce dont ils seront capables, dont ils sont déjà capables pour nous refuser le droit à l’eau. Au Chili un des slogans des manifestants est « l’eau appartient à tous »  (note de Danielle Bleitrach)

Chili: sécheresse historique et terrible dans un pays où l'eau est privatisée
Droit d’auteur

Photo AP / Esteban Felix

Au Chili de l’épidémie sociale, il y a une raison pour laquelle on parle peu: l’eau, ou plutôt, le fait que 80% des ressources en eau sont privatisées, alors que le pays souffre de la pire sécheresse de son histoire.

La situation, déjà considérée comme critique, affecte les trois quarts du territoire. À Putaendo, à une centaine de kilomètres au nord de la capitale, Santiago, le bétail meurt de soif et de faim dans les champs secs, au désespoir d’agriculteurs comme Alfredo Estay, qui à quatre-vingts ans, n’a jamais rien vu de tel.

« Je ne les compte pas (vaches mortes), car chaque jour une mort se lève, deux, trois (…) Et je n’en donne pas plus, je n’ai plus comment les nourrir « , déplore-t-il.

Lagune d’Aculeo: de l’attraction touristique à la tombe d’animaux morts

L’image la plus frappante de la sécheresse est celle de la lagune Aculeo, au sud de Santiago. Il y a peu, c’était une grande attraction touristique pour les habitants de la capitale. Aujourd’hui, elle a complètement séché. Il ne reste que des sources fantômes et des animaux morts.

AP / Esteban Felix
Aculeo Lagoon complètement à sec AP / Esteban Felix

« Nous parlons de désertification » et cela pose « un défi économique »

Selon Felipe Machado, directeur de l’Institut technologique de résilience aux catastrophes.  » Nous parlons d’un processus de désertification et non d’un problème de sécheresse temporaire ou de manque de précipitations. Nous parlons d’une tendance qui est restée. »

Au réchauffement climatique s’ajoute une mauvaise gestion de l’eau. La privatisation des ressources en eau au Chili était un modèle imposé par l’ultra-libéralisme de la dictature d’Augusto Pinochet. On estime qu’aujourd’hui seulement 2% est destiné à l’usage humain, tandis que 98% est utilisé pour les activités minières, agricoles et énergétiques.

« Tout ce que nous exportons du Chili, du vin au cuivre, dépend fortement des ressources en eau. En ce sens, le scénario de désertification et de changement climatique doit également poser un défi au niveau économique », ajoute Machado.

« L’eau appartient à tous », la devise des manifestations

« L’eau appartient à tous », « l’eau est un droit, ce n’est pas une entreprise et un commerce » sont quelques-uns des slogans entendus depuis deux mois au Chili, où en principe il était prévu de tenir la COP25 contre le changement climatique.

L’une des revendications des manifestants est que dans une future Constitution, l’eau retourne à l’État et que sa jouissance soit reconnue comme un droit humain.

 

La raffinerie du Havre incendiée… Pourquoi est-ce que je pense au Reichstag ? Ce sont eux qui font le lien…

L’incendie n’a pas fait de victime.

Un incendie était en cours samedi 14 décembre au matin à la raffinerie Total de Gonfreville-l’Orcher, près du Havre, en Seine-Maritime, rapporte franceinfo. Le sinistre s’est déclaré vers 4h du matin.

Il était toujours en cours vers 8h, mais était sous contrôle. Nous en sommes à un point tel que cette annonce d’un incendie industriel ne manque pas de provoquer des doutes. Peut-être cela est dû à la manière dont ceux qui rapportent la nouvelle ne craignent pas eux de faire le lien comme en témoigne la vidéo ci-dessous. Alors que visiblement  grâce au dispositif de sécurité et à l’esprit de responsabilité des grévistes sur le site le pire a été évité.

Le feu a pris « sur une pompe de charge d’alimentation de la distillation atmosphérique de la raffinerie », a communiqué Total. Le plan d’opération interne (POI) a été déclenché, et la sirène du site a été déclenchée à 4h10.

« Les moyens conséquents d’intervention internes de la plateforme Normandie ont été immédiatement déployés, a précisé l’entreprise. Les autorités compétentes ainsi que le service départemental d’incendie et de secours (SDIS) ont été prévenus. L’incendie n’a pas fait de victime.

La raffinerie de Gonfreville est la plus vaste de France, avec un site de 360 hectares, a indiqué Le Parisien. Elle produit des carburants et des produits pétrochimiques, dont une grande part sont ensuite acheminés par oléoduc.

 

Bolsonaro accuse DiCaprio de financer les incendies en Amazonie

L’acteur a répondu aux graves accusations du président du Brésil et a catégoriquement nié les faits. quand on voit les politiciens que l’Amérique installe au pouvoir de ce qu’elle estime être ses colonies d’Amérique latine on se dit que c’est un défi au simple bon sens, mais les Etats-Unis eux-mêmes sont gouvernés par un pareil cinglé et tous ces gens jouissent de l’appui des médias français qui dans leur immense majorité certes de temps en temps se moquent des foucades de cette bande mais appuient sans état d’âme tous les coups d’Etat, comme d’ailleurs l’UNion européenne et relaient complaisamment les campagnes contre la CHine qui proviennent de la même origine (note et traduction de Danielle Boleitrach)

L'acteur Leonardo DiCaprio lors de la présentation de "Il était une fois à Hollywood" à Tokyo.  / Europa Press

L’acteur Leonardo DiCaprio lors de la présentation de « Il était une fois à Hollywood » à Tokyo. / Europa Press

L’acteur américain Leonardo DiCaprio a réagi aujourd’hui à l’accusation du président brésilien Jair Bolsonaro et a nié avoir financé des entités qui auraient provoqué les incendies en Amazonie, bien qu’il soit « fier de soutenir les groupes qui protègent » cet écosystème.

Dans une déclaration publiée sur son compte officiel Instagram , l’acteur a réagi aux déclarations de Bolsonaro ce vendredi, accusant des organisations non gouvernementales et des activistes écologistes d’être responsables des récents incendies en Amazonie et affirmant que DiCaprio leur avait donné de l’argent. pour cela.

« L’avenir de ces écosystèmes irremplaçables est en jeu, et je suis fier de soutenir les groupes qui les protègent. Bien qu’ils méritent notre soutien, nous ne finançons pas les organisations attaquées (par Bolsonaro) », a déclaré DiCaprio.

DiCaprio: « Je reste engagé à soutenir les communautés indigènes brésiliennes »

« Je reste déterminé à soutenir les communautés indigènes brésiliennes, les gouvernements locaux, les scientifiques, les éducateurs et le grand public, qui travaillent sans relâche pour protéger l’Amazonie en pensant à l’avenir de tous les Brésiliens », a-t-il ajouté.

L’acteur et défenseur de l’ environnement a décrit ceux qui œuvrent pour contenir la « crise en Amazonie » comme « un exemple incroyable, émouvant et passionnant de l’engagement et de la passion nécessaires pour préserver l’environnement ».

Lundi dernier, quatre volontaires de l’État amazonien du Pará ont été arrêtés et accusés d’avoir provoqué des incendies dans la région, mais ils ont été relâchés jeudi après analyse  des documents rassemblés par la police.

Bolsonaro contre les indigènes

Bolsonaro a fait écho à ces arrestations cette semaine pour insister – sans apporter de preuves – sur le fait qu’il existe des activistes et des organisations non gouvernementales intéressées à provoquer des incendies, et a spécifiquement accusé DiCaprio de « donner de l’argent pour brûler l’Amazone ».

« Quelqu’un prend une photo (des flammes), l’envoie à une ONG. L’ONG contacte Leonardo DiCaprio et il fait un don de 500 000 $. Leonardo DiCaprio, vous collaborez avec les incendies en Amazonie », a déclaré Bolsonaro lors d’une émission télévisée. Vos réseaux sociaux

En plus de sa réponse aux accusations, DiCaprio a publié sur son compte Instagram deux autres communiqués de défenseurs de l’environnement qui s’inquiétaient des accusations portées contre des militants au Brésil.

« Ces derniers jours, de fausses accusations ont été proférées pour saper les défenseurs de l’environnement et distraire le public des politiques qui mènent directement à des catastrophes telles que celles survenues cette année en Amazonie », a déclaré Wes Sechrest, président de Global Wildlife Conservation. .

Le président de la Commission pour la survie de l’espèce au sein de l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), Jon Paul, s’est également inquiété des « attaques croissantes contre des personnes et des groupes œuvrant pour la protection de la nature en Amazonie ». Rodriguez

 

Est-ce que la situation en Bolivie exige une relecture de la dictature du prolétariat selon Lénine ?

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Faire remonter le black friday au jour où les esclaves aux Etats-Unis étaient vendus à bas prix est-il vrai ou faux? Le fait est que cette référence s’est imposée parce qu’elle parle à la conscience de notre époque. Pouvoir acheter à bas prix, se battre pour un objet n’est-ce pas dire jusqu’où l’on ira quand ce sera l’eau qui viendra à manquer comme déjà en Inde où il est arrivé de se désaltérer de l’eau de climatiseurs?  Ou ce qui est déjà à l’œuvre sous nos yeux : à quel type de massacre d’indiens désarmés des oligarques alliés aux monopoles de l’empire sont prêts  pour s’approprier des mines de lithium ou les immenses ressources du Vénezuela et de la forêt amazonienne ? Sur quel type de complicité peuvent-ils compter de la part du citoyen-producteur devenu consommateur individualisé dans le désir fou de l’objet?

Qui cela concerne-t-il quelques esclaves arrachés à des contrées éloignées et qui sont destinés à assurer notre confort ou s’agit-il déjà de nous. Sommes-nous la proie d’une indignation vertueuse ou les conditions objectives sont-elles que notre indignation devient nécessité de combats communs et lesquels ?

La nouvelle qui vient du Chili, la collaboration de la police française avec la police chilienne pour mater les manifestations dit ce qu’il en est de leur collusion, comme déjà quand la France expédiait ses tortionnaires de la guerre d’Algérie en Bolivie pour y seconder Klaus Barbie. Il y a au même moment le vote de l’UE contre Cuba accusé de dictature, peut-être est-il temps de se relire Lénine dans Impérialisme stade suprême du capitalisme.

« Si les capitalistes se partagent le monde, ce n’est pas en raison de leur scélératesse particulière, mais parce que le degré de concentration déjà atteint les oblige à s’engager dans cette voie afin de réaliser des bénéfices ».

Voilà qui nous évite d’attribuer au seul Trump « les excès » de ce capitalisme là et bien plutôt de nous dire que Trump n’est que le nom de cette phase du capitalisme qu’il nous fait comprendre.

Ce temps est encore est toujours celui de l’impérialisme, le temps où l’assassinat de ceux qui prétendent garder leurs ressources pour le développement intellectuel, physique de leur population et donc nationalisent les mines de lithium sont renversés par une puissance qui s’attribue tous les droits. Ils  sont alors accusés de dictature et poursuivis pour terrorisme. Est-ce toujours pour nous assurer à nous peuples occidentaux le confort auquel nous sommes habitués? ou le racisme que l’on attise chez nous est-il déjà le signe de la peur de basculer nous petits blancs dans ce monde dévasté par les guerres, les famines, le pillage parce que notre confort n’est vraiment plus leur problème. On en revient à l’affirmation :  ils sont « contraints » de s’engager dans cette voie-là pas par « scélératesse particulière » mais parce que leur profit en dépend et nous sommes nous aussi sur leur route folle.

Monte en Amérique latine l’idée de l’autopsie d’un coup d’Etat et quelque chose de l’ordre de la nécessité de la dictature du prolétariat…

Si là-bas en Amérique latine, ils redécouvrent la nécessité de la dictature du prolétariat après avoir pratiqué la transition pacifique et la « démocratie », nous n’en sommes pas là, enfin pas tout à fait vu la déconsidération du politique, mais nous en sommes toujours en tant que communistes à la grande découverte de Kautsky sur « l’opposition foncière » des « méthodes démocratique et dictatoriale.»

Comme disait déjà Fidel Castro quand le PCF a renoncé à la dictature du prolétariat : s’ils peuvent s’en passer tant mieux pour eux.

Le fait est qu’en Bolivie, Evo Morales découvre qu’il devient de plus en plus impossible de s’en passer et fort heureusement la Chine parce qu’elle sort de l’expérience coloniale ne peut l’ignorer « plus jamais ça! », Cuba, Lula lui-même savent que la lutte à mort est là, parce que le capitalisme est ce qu’il est et qu’il ne peut pas être autrement, non pas parce que le capitaliste ne voudrait pas être un philanthrope mais parce que c’est sa nature impérialiste. Et qu’un marxiste ne devrait pas confondre les conditions objectives avec les subjectives, ce n’est pas l’indignation dans ce que l’on peut ressentir face au fascisme qui se développe en Bolivie pas plus que celle éprouvée devant le fait que l’on abêtit des gens en transformant le citoyen-producteur en consommateur prêt à accepter l’esclavage de l’humanité pour le dernier produit à la mode. Ce n’est pas parce que la démocratie est bafouée que l’ont doit s’indigner, du moins pas seulement, mais parce cette démocratie telle qu’elle est permet à cette violence de s’exercer contre eux et contre nous. Leur complicité est de plus en plus manifeste. Un seuil a été franchi : on ne dénonce plus la dictature au Venezuela, on se demande quand enfin ce qui se passe en Bolivie renversera Maduro. Le Parlement européen sans reprendre son souffle adoube les auteurs de coups d’Etat sanglants et dénonce la dictature communiste de Cuba.

Lénine à propos de Kautsky dit « On croirait en vérité qu’il mâche de la filasse, en rêvant. » »Kautsky comme ses disciples aujourd’hui évite de poser la question « où en est aujourd’hui la démocratie bourgeoise, à quel stade de tyrannie est-elle?  »

La dictature du prolétariat n’est pas une fantaisie de bolcheviques arriérés, elle est la nécessité de briser la machine d’Etat bourgeois, celle que Trump, que la CIA peut activer au Brésil, en Bolivie parce que malgré toutes les réalisations elle demeure active dans l’oligarchie locale, son appareil répressif et même chez certaines couches moyennes. Elle est le fondement de l’OEA, ils agissent en concertation.

C’est  pour cela que nous pensons cette référence vraie ou supposée au black Friday, parce que nous percevons qu’il est tenté d’asseoir l’hégémonie du capital et de l’impérialisme sur la machine répressive de la dictature bourgeoise présentée comme démocratie mais aussi sur la possibilité d’acheter des esclaves à bas prix, eux symboles du retour à la marchandisation totale de l’impérialisme du libre marché, un symbole de l’accumulation de marchandises destructrices des êtres humains et de la planète.

La dictature de la bourgeoisie abolit-elle la démocratie, non c’est le contraire, elle l’exalte mais c’est la démocratie limitée aux maîtres comme dans les sociétés esclavagistes, même pas aux maîtres puisque les femmes en sont exclues et que les adolescents y ont accès par le don de leur corps, au mâle dominant qui les éduque.

Mais le black friday est le témoignage que de l’esclavage et de la démocratie esclavagiste on est passé au capitalisme à savoir la marchandisation, la vente à bas prix des individus comme des marchandises, des peuples entiers puisque la conquête des territoires est devenue une nécessité de l’impérialisme, le petit peuple, la plèbe sont invités à participer à la fête en se disputant les produits, il leur est refusé le droit de coalition en tant que producteurs mais est exalté l’individualisation concurrentielle de la consommation.

Ceux qui tels Kautsky dénoncent la nécessité de la dictature, donc de briser la machine de l’état bourgeois le font le plus souvent comme lui en éliminant la lutte des classes, la violence du capital aurait disparu ce que l’on ne peut croire qu’en imagination. Et ils ne peuvent le faire qu’en niant toutes les expériences historiques du XXème voire même du XIXème siècle pour remonter à l’origine même de la démocratie bourgeoise, la philosophie des Lumières et la bourgeoisie révolutionnaire proclamant les droits de l’homme et du citoyen. C’est particulièrement pernicieux en France où la dictature de la bourgeoisie se présente pour un temps celui de la terreur comme le résultat de l’intervention des masses.

Il a fallu pour cela effectivement déformer l’histoire et transformer la dictature d’une classe en pouvoir personnel d’un individu, aboutir à la notion de totalitarisme et à la confusion Communisme égale nazisme par le biais de Staline égale Hitler. Le pouvoir personnel d’un homme, le dictateur se substituant d’une manière justement dénoncée par Althusser à toute analyse. Mais il faut voir aussi comment par la transmutation d’une classe en un homme la violence révolutionnaire d’une classe devient la domination sans partage d’un homme usurpateur.

La Bolivie nous offre aujourd’hui un cas de figure exemplaire après le Brésil et l’enfermement de Lula par un trucage judiciaire… la forme même de gouvernement, la fiction imposée pour exercer la violence de l’oligarchie locale alliée à l’impérialisme, partie active de cet impérialisme avec l’appareil répressif resté en sommeil, n’est pas l’essence de cette dictature, elle peut se dire républicaine, elle reste une variété de l’Etat impérialiste, elle exerce la dictature de la bourgeoisie y compris sous des aspects électoraux comme au Brésil, en Bolivie et au Chili. Et le dictateur c’est Morales, c’est lui comme Lula que l’on met en prison, parce que justement ils ont démontré qu’il y avait d’autres solutions y compris démocratiques

Pour Marx les caractéristiques de cette dictature de la bourgeoisie ne sont pas liées à des formes de gouvernement mais bien à la bureaucratie et la militarisation demeurées aux mains de la bourgeoisie nous explique Lénine et il ajoute :

« La dictature est un pouvoir qui s’appuie directement sur la violence et n’est lié par aucune loi.

La dictature révolutionnaire du prolétariat est un pouvoir conquis et maintenu par la violence, que le prolétariat exerce sur la bourgeoisie, pouvoir qui n’est lié par aucune loi. »

Et de ce fait Lénine tire la conséquence en dénonçant la manière dont Kautsky explique qu’il est possible désormais de construire le socialisme
« pacifiquement, donc par la voie démocratique... » !!

Cela ne signifie pas que l’on doive renoncer à l’exercice des lois démocratiques au plan international comme dans le cadre de la domination capitaliste, c’est une lutte de position dirait Gramsci, oui mais la lutte de position n’a de sens que parce que la lutte de mouvement de la terreur bourgeoise selon toujours Gramsci a rendu possible l’implantation jacobine radicale, elle a aboli la féodalité, l’empire a installé sa machinerie étatique et militaire. Mais se pose justement aujourd’hui la question de la transformation révolutionnaire et les expériences diverses, ce qu’elles ont créé, ce qui doit être accompli, et c’est à tout cela que la Bolivie nous invite à réfléchir.

En définissant la dictature comme une domination, en insistant sur le pouvoir personnel d’un individu,  « Kautsky, nous dit Lénine, s’est appliqué de toute son énergie à cacher au lecteur le trait dominant de ce concept, savoir : la violence révolutionnaire. C’est là que gît le lièvre. Subterfuges, sophismes, falsifications, Kautsky a besoin de tout cela pour esquiver la révolution violente, pour voiler son reniement, son passage du côté de la politique ouvrière libérale, c’est à dire du côté de la bourgeoisie. 

L’« historien » Kautsky fausse l’histoire avec tant de cynisme qu’il « oublie » l’essentiel : le capitalisme prémonopoliste, dont l’apogée se situe précisément entre 1870 et 1880, se distinguait, en raison de ses caractères économiques primordiaux qui furent particulièrement typiques en Angleterre et en Amérique, par le maximum toutes proportions gardées de pacifisme et de libéralisme. L’impérialisme, lui, c’est-à dire le capitalisme de monopole, dont la maturité ne date que du XX° siècle, se distingue, en raison de ses caractères économiques primordiaux, par le minimum de pacifisme et de libéralisme, par le développement maximum et le plus généralisé du militarisme. « Ne pas remarquer » cela, quand on examine jusqu’à quel point la révolution pacifique ou la révolution violente est typique ou probable, c’est tomber au niveau du plus vulgaire laquais de la bourgeoisie. »

Ce que dit Lénine sur Kautsky transformant Marx en vulgaire libéral a pu paraître « dépassé » y compris par l’échec de l’URSS, mais le paradoxe de l’histoire telle que nous la vivons aujourd’hui est que c’est le triomphe sur l’URSS, l’absence de « régulation » imposée par son existence au capitalisme qui a encore aggravé la violence de l’impérialisme et nous a ramené à l’origine même de l’analyse de Lénine sur impérialisme stade suprême du capitalisme. Si l’idée même d’une transition « pacifique » correspond aux aspirations de chacun ne serait-ce que par le caractère apocalyptique du nucléaire, elle est remise en cause par le minimum de pacifisme et le maximum de militarisme en contradiction parfaite avec ce que proclamèrent les pères fondateurs français, anglais ou américains avant de se jeter sur la planète.

C’est-à-dire que l’on ne peut concevoir une stratégie révolutionnaire par rapport à une vision idéale mais bien en s’interrogeant sur l’état réel objectif de la dictature de la bourgeoisie.

Danielle Bleitrach

 

Les réponses de Laurent Brun à un pouvoir qui cherche à camoufler ses responsabilités

je ne connaissais pas Laurent brun, je l’ai découvert à Venissieux; il m’a impressionné par sa capacité de travail, sa connaissance des dossiers en particulier tout ce qui touche au rail et aux potentialités de la SNCF en matière d’emplois locaux autant que de relations internationales. Je n’avais plus rencontré depuis longtemps de dirigeant de cette envergure. J’étais déjà convaincue de l’importance du combat des cheminots non seulement sur leurs propres conditions de travail mais sur des questions au coeur des problèmes d’aujourd’hui comme l’égalité teritoriale et la lutte contre le réchauffement climatique mais il a renforcé cette confiance. (note de Danielle Bleitrach)

Publié le par Front de Gauche Pierre Bénite

Les réponses de Laurent Brun à un pouvoir qui cherche à camoufler ses responsabilités

Avec: Laurent Brun, secrétaire général de la fédération CGT des cheminots. – Le Live BFM, du vendredi 18 octobre 2019, sur BFMTV.

Chaque matin, Thomas Misrachi prend le temps de s’arrêter sur certains évènements de l’actualité du jour. Un moment de pédagogie et d’explications à l’aide de reportages et d’éléments visuels pour prendre du recul sur les faits et permettre aux téléspectateurs de mieux comprendre les événements.