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Archives de Catégorie: Afrique

Qui osera traiter cette femme d’inférieure ? Qui osera lui demander de se taire , de se voiler , d’être mineure à vie ?

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Mourad Ben

Histoire d’une Femme Algérienne !

Zoulikha Oudai, menottée à un blindé sous l’œil vigilant d’un soldat français, , arrêtée par l’armée française et exécutée le 25 octobre 1957, son corps sera retrouvé 27 ans plus tard en 1984…

Cette photo de Zoulikha Oudaï, responsable politico-militaire de la ville de Cherchell en wilaya IV. Cette photo a été prise lors de son arrestation. Avant son exécution, elle a été torturée durant 10 jours en présence des citoyens pour les terroriser. Ligotée, menottée et accrochée à un véhicule militaire, puis trainée… Ensuite elle a été jetée d’un hélicoptère, le mardi 25 octobre 1957.

Zoulikha Oudaï, responsable de l’organisation politico-militaire du FLN dans la région de Cherchell, durant la guerre de Libération nationale.

Capturée par l’armée française au cours d’un ratissage de grande ampleur. Les militaires ramènent de force les populations des alentours afin qu’ils voient leur héroïne, attachée à un blindé, humiliée. Mais Zoulikha Oudaï, la tête haute, harangue la foule, d’une voix ferme : «Mes frères, soyez témoins de la faiblesse de l’armée coloniale qui lance ses soldats armés jusqu’aux dents contre une femme. Ne vous rendez pas. Continuez votre combat jusqu’au jour où flottera notre drapeau national, sur tous les frontons de nos villes et villages. Montez au maquis ! Libérez le pays !» Elle sera torturée 10 jours durant, mais sans jamais donner les noms des hommes et des femmes qui militaient sous ses ordres, dans le but de préserver l’organisation politico-militaire. « Devant nous, ses mains menottées, déclarent les villageois, elle a craché à la figure d’un capitaine militaire et nous a dit : ‘‘Regardez ce que font les soldats français d’une algérienne. » Nous ne l’avons plus revue depuis ce jour !,

Le 25 octobre 1957, elle sera exécutée (jetée d’un hélicoptère) et rejoindra son époux, Si Larbi et son fils Habib, fidaï dans la région de Blida, tous deux guillotinés sans jugement par l’armée coloniale française. Le corps de Zoulikha Oudaï ne sera retrouvé qu’en 1984 après le témoignage d’un paysan qui dit avoir trouvé le corps d’une femme sur une route et l’avait enterré à Marceau, en 1957. L’homme guide les autorités jusqu’à une tombe. La Martyre avait toujours ses menottes aux mains ! Zoulikha Oudaï est enterrée aujourd’hui au cimetière des Martyrs de Menaceur.

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Publié par le novembre 5, 2018 dans Afrique, femmes, HISTOIRE, INTERNATIONAL

 

Ils s’étaient engagés dans les Brigades Internationales: ces Algériens morts pour l’Espagne    Par Rachid Oulebsir

Aïci, Ameziane, Balek, Belaïdi, Mechenet, Oussidhoum, Safi, Sail, Zenad et d’autres noms dont l’écho résonne comme un trou de mémoire. Qui connait ces héros algériens morts pour l’Espagne républicaine ? Ils étaient 500 et plus dans les Brigades Internationales, ces volontaires qui se sont battus contre le fascisme entre 1936 et 1939. Qui étaient ces oubliés de l’histoire ? D’où étaient-ils partis ? Comment se sont ils retrouvés sur ce front anti-Franco ? Pourquoi ont-ils participé à cette lutte antifasciste ? De quoi se nourrissait alors cette conscience collective mondiale qui mobilisa des hommes sur tous les  continents pour aller se battre volontairement en Europe ?

« Un Maure dans la Sierra »

Toutes ces questions  trouvent des réponses dans des livres. Nous en avons compulsés trois, deux gros essais d’histoire et un roman. Si l’historien espagnol Francisco Sánchez Ruano fournit un luxe d’informations vérifiées et recoupées  dans son livre « Islam y guerra civil española », paru en 2004 à Madrid, le récent récit d’un Pied noir d’Algérie, Georges Gonzalès «  L’Algérie dans les brigades internationales » paru à Paris en 2016, le complète en s’attardant plus sur les figures emblématiques algériennes qui avaient marqué cette guerre civile espagnole. Le roman de Rénia Aouadène « Un Maure dans la Sierra »  est le troisième ouvrage à repeindre pour nous cette époque tragique qui révéla le hideux visage du fascisme et l’existence d’une  conscience universelle nourrie aux valeurs positives de l’humanisme. De ces trois précieux ouvrages, le roman de cette écrivaine sensible, marquée par l’exil et une enfance tragique, a suscité en nous trouble et émotion.

Rénia Aoudène, poétesse, nouvelliste et dramaturge, fille d’Aokas, ayant grandi entre la banlieue marseillaise et l’Andalousie est venue animer un café littéraire à Tichy(Bejaia) autour de son roman « Un Maure dans la Sierra »,invitée par l’association culturelle Assaki. C’est sur les traces de Rabah Ousidhoum, l’un de ces héros ineffables qui marquent l’histoire universelle que la professeure d’espagnol à Marseille, est partie à la recherche de l’image de son père, un pionnier du nationalisme algérien, assassiné par les siens. Cette fiction est surtout une histoire d’amour au cœur d’une guerre atroce. Rabah, le jeune kabyle vif et curieux survivait dans la  misère indescriptible des années trente. Il souffrait de l’absence du père parti à la recherche d’une subsistance aléatoire et aidé de son instituteur, il creusera dans la poussière de l’histoire de son pays. Pourquoi  donc cette partie du monde était-elle toujours occupée par  des envahisseurs ? Le roman retrace l’itinéraire de cette conscience émergente de Rabah en Kabylie  et son choix conscient de se battre contre le fascisme dans la guerre civile espagnole. C’est surtout  sa rencontre avec Amalia qui voulait mourir avec lui dans le combat que Rénia Aouadène idéalise et nourrit de toutes ses anciennes espérances d’une enfance tragique.

De ces trois ouvrages nous retenons  le contexte historique de cette guerre civile qui a fait des milliers de morts, la participation d’Algériens parmi les acteurs des brigades internationales venus de 53 pays, et le mythe du Moro sanguinaire, ce soldat marocain enrôlé par les fascistes de Franco, qui persiste encore et pollue  l’imaginaire espagnol.

Républicains contre fascistes

En Espagne, les élections de 1936 s’étaient soldées par la victoire de la gauche, unie dans un Front Populaire (Frente Popular). A l’est, Mussolini et Hitler sont au pouvoir en Italie et en Allemagne, et L’URSS avait Staline à sa tête. L’Espagne était sous un  gouvernement de droite avec l’avènement de la Seconde République en  Avril 1931. Au sud,  le Maroc était sous protectorat espagnol avec une partie de l’armée régulière espagnole. La victoire du Frente Popular en 1936,  précipita la formation d’une armée fasciste dite Phalange espagnole, à l’exemple des Chemises noires de Mussolini en Italie, armée composée du gros des troupes stationnées au Maroc et de milliers de Moros, Marocains enrôlés pour un salaire de misère sous le commandement de Franco, parti détruire le nouvel ordre républicain. Quand Franco débarqua à partir du Maroc, un mouvement mondial de sympathie se développa autour du Front Républicain et donna les Brigades Internationales constituées de volontaires venus de plusieurs parties du monde soutenir les troupes régulières de la 2e République. Selon Georges Gonzalès, on dénombrait 53 pays d’origine des miliciens qui combattaient au sein des Brigades internationales. « Cités par ordre d’importance numérique, pour les chiffres inférieurs à 1000 volontaires, l’Algérie se situe à la 13e place sur 41 pays. »

Deux camps en présence résumaient deux visions du monde inconciliables : le premier défend les intérêts des grosses puissances et les valeurs fascistes, le second  représente les aspirations portées par les organisations syndicales et ouvrières, les socialistes, les communistes, les anarchistes. L’Union soviétique soutiendra les Républicains tandis que l’Allemagne nazie et l’Italie fasciste appuieront les troupes de Franco. La France de Léon Blum soutiendra le Front Républicain avec des paroles  et le Royaume-Uni ne s’alignera sur aucun des deux camps. France et Angleterre considéraient le conflit interne à l’Espagne. Les troupes de Franco déparquèrent du Maroc avec près de 70 000 soldats marocains dit « Les Moros »  et remporteront la victoire après 3 ans de guerre atroce et des milliers de morts.

Qui étaient ces Algériens internationalistes?

« Je suis ici parce que je suis volontaire et je donnerai, s’il le faut, jusqu’à la dernière goutte de mon sang pour sauver la liberté de l’Espagne et la liberté du monde entier ». Telle était la déclaration signée par chaque volontaire qui rejoignait les Brigades internationales exprimant une solidarité inédite, un internationalisme aux accents puissants.

Ils étaient plus de 500 volontaires algériens à partir combattre dans les brigades internationales pour sauver la légalité républicaine contre le fascisme. Ces oubliés de l’Histoire s’étaient mêlés aux Espagnols, aux Anglais, aux Yougoslaves, aux Américains, aux Français, aux Soviétiques, aux Polonais… Ils venaient pour plus de moitié de la communauté algérienne émigrée en France, notamment à partir de Toulouse, Marseille, Bordeaux, Lyon et Paris. Ils  étaient militants syndicaux, socialistes, communistes, anarchistes. Une partie de ces volontaires idéologiquement liés à l’Internationale communiste provenait d’Algérie, encore sous colonisation française, ceux-là étaient en partie des militants du Parti Populaire Algérien (PPA) formation politique indépendantiste dirigée par Messali Hadj, mais aussi des militants communistes algériens de mêmes tendances idéologiques que les Brigades internationales. Il y avait aussi des Juifs algériens et des enfants de colons du Parti Communiste Algérien (PCA). Les partis politiques algériens sous colonisation française, notamment le PPA, apporteront une aide matérielle au Front Populaire, mais ils s’étaient refusés d’envoyer des volontaires. « Le président de la République espagnole, Manuel Azaña, enverra une lettre de remerciements à Messali Hadj pour une contribution matérielle reçue du PPA », écrit Sanchez Ruano.

Une conscience anticoloniale

La majorité des volontaires algériens provenaient des organisations syndicales, des partis socialistes ou communistes ou du mouvement anarchiste. Il y eut cependant  d’autres cas de militants du Parti du Peuple Algérien (PPA) engagés aux côtés des Républicains, comme ceux de Mohand Aïci ou de S. Zenad, que cite Sánchez Ruano, en précisant que leur décision fut individuelle.

Cette conscience collective mondiale, qui mobilisa des hommes sur tous les  continents pour aller se battre volontairement en Europe, avait un cachet particulier pour les Nord-africains sous le joug colonial français.

Pour les Algériens engagés sur ce front ibérique, « la victoire du camp républicain impulserait  l’émancipation des peuples maghrébins sous colonisation française ». Telle était la conviction politique qui animait ces combattants dans les rangs des Brigades internationales. Leur position internationaliste était tirée par une détermination aiguisée comme l’exprimait clairement l’Algérien L. Balek, commandant d’une compagnie républicaine. Il disait dans un meeting : « Le peuple de mon pays est aussi opprimé que l’est aujourd’hui le peuple espagnol par le Grand Colon qui le ruine. Je donnerai jusqu’à l’ultime goutte de mon sang pour que les Algériens, les Tunisiens et les Marocains puissent arriver un jour à secouer leur joug et recouvrer la liberté. »

Améziane Ben Améziane, militant anarchiste, mécanicien de profession, combattait sous les ordres du leader anarchiste espagnol Durruti. Dans un « Appel aux travailleurs algériens », Améziane, cité par Ruano  écrit : « Nous sommes 12 de la CGT dans le groupe international face à la canaille fasciste. Miliciens si, soldats jamais ! Durruti n’est ni général ni caïd mais un milicien digne de notre amitié. »

Mohamed Belaïdi, mitrailleur dans un bombardier de l’escadrille dirigée par  André Malraux, l’écrivain et homme politique français, dira : « Quand j’ai su que des Arabes combattaient pour Franco, j’ai dit à ma section socialiste qu’on devait faire quelque chose, sinon que diraient les camarades ouvriers des Arabes ? »

Le mythe ravageur du Moro

Le terme Moro prend ses racines loin dans l’Histoire. Il désigne à l’origine les Maures chassés par la reconquête espagnole à partir de 1492.  Dans l’imaginaire espagnol, « le Moro » c’est encore de nos jours cet Arabe qui s’est battu aux côtés des Phalanges fascistes espagnoles dirigées par Franco. Il véhicule cette image du sanguinaire chargé des basses besognes, de la torture et des crimes de sang. Selon Sanchez Ruano, les volontaires des Brigades internationales, se battaient aux cotés des républicains espagnols pour des libertés qu’on leur refusait dans leur pays : Maroc, Algérie Tunisie, Syrie. Les  d’organisations républicaines et beaucoup de partis et hommes politiques républicains sont tombés dans l’amalgame et mettent sur le même plan les Arabes combattant dans les files franquistes. Franco disposait des troupes espagnoles rebelles et de soldats de carrière marocains engagés, les « Moros », dont le nombre grossira avec l’élargissement de la guerre pour atteindre 70.000 et plus. La misère sévissait au Maroc et leur enrôlement s’en trouvait fortement facilité par ce besoin basique de pain.

Face à Franco, 35 000 volontaires, prenant appui sur des dizaines de milliers de comités de soutien nationaux et locaux, volent au secours de la légalité démocratique. L’historien espagnol Sánchez Ruano nous apprend, à travers une recherche minutieuse que « plus de 1000 volontaires des Brigades internationales du camp républicain provenaient de pays arabes. Le plus fort contingent de ces combattants arabes venus défendre la République espagnole était constitué de 500 Algériens ».

L’image dominante du Moro est donc celle du coupable de tous types d’atrocités : pillage, viols, assassinats….

Certains intellectuels, notamment des romanciers, ont nuancé et  corrigé cette dérive historique. Ont-ils été écoutés ? Les trois ouvrages que nous citons tentent de déconstruire ce mythe tenace qui aboutit à une vision réductrice de l’histoire. Ils dévoilent tous les trois l’autre image du Moro, celui qui  participa aux côtés des Républicains à la défense de la deuxième république espagnole  dans un engagement conscient avec les Brigades Internationales. Ce Moro y a souvent laissé sa peau  comme Rabah Ousidhoum, dont l’histoire poignante est racontée par Rénia Aouadène, Rabah qui «  s’est distingué par sa bravoure dans de nombreuses batailles, notamment la bataille de Lopera près de Cordoue, et surtout celle de Segovia à l’ouest de  Madrid où il commandait le 12e bataillon ». Gonzalès écrit  qu’on le  nommait « Ralph Fox » en l’honneur de l’écrivain anglais mort à Lopera.  Oussidhoum expliquait sa présence dans les Brigades internationales: « Parce que tous les journaux parlent des « Moros » qui luttent avec les rebelles de Franco. Je suis venu démontrer que tous les Arabes ne sont pas fascistes. ».

Oussidhoum mourut la mitrailleuse en mains  en mars 1938 dans son ultime bataille, dans la plaine de Miraflores  près de Saragosse.

Effacés de la mémoire algérienne

A l’exception de la littérature (quelques livres), ni le théâtre ni le cinéma  n’ont participé à la révélation de ces héros nord-africains, encore moins à la sauvegarde et la transmission de ce pan de la mémoire nationale habité par ces Algériens internationalistes dont le combat a participé à forger la conscience anticoloniale.

Le cinéma, cet art puissant, n’a pas contribué à la destruction du mythe du Moro, négateur de l’engagement de tous ces hommes morts pour l’Espagne et un monde conforme à leurs idées de justice et paix.

Sanchez Ruano illustre cet oubli en écrivant que dans l’histoire du cinéma et dans les films consacrés à cette guerre civile espagnole, on ne verra  qu’une seule image, dans le film réalisé par A. Malraux, projeté à Paris en 1937, celle du « cercueil du milicien algérien recouvert d’un drapeau frappé du croissant musulman, une mitrailleuse posée sur le cercueil ». Il s’agit de  M. Belaïdi qui perdit la vie en janvier 1937, dans le ciel de Teruel au nord de l’Espagne.

Mohamed Belaïdi, Saïl Mohamed, Rabah Oussidhoum, Mechenet Said Ben Amar, Aïci Mohand, Zenad Saïd, Lakir Balek, Ameziane Ben Ameziane et des centaines d’autres inconnus, comme ce Safi évoqué par Rémi Skoutelski dans « L’espoir guidait leurs pas » (un texte adapté d’une thèse soutenue à l’université de Paris 1 en 1996), narrant ses démarches au sein des Brigades Internationales pour constituer un bataillon de Nord-africains.

Leurs compagnons, et leurs chefs ont disparu emportant dans le regard l’image de ces héros luttant contre la honte de leurs frères moros et  de leur bravoure et de leur engagement contre l’oppression et une idée humaine de liberté.

Un documentaire serait en préparation de l’autre côté de la Méditerranée sur « ces Algériens qui ont fait la guerre d’Espagne » sur des recherches d’Andreu Rosés et une réalisation de Marc Almodovar. Une équipe de tournage a  séjourné dans la wilaya de Béjaïa à la recherche des descendants de ces héros oubliés.

 
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Publié par le octobre 31, 2018 dans Afrique, HISTOIRE, INTERNATIONAL

 

ILS SONT DEJA INSTALLES EN FRANCE, A MARSEILLE

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Que les marchés financiers aient choisi le nazi brésilien est logique au vu de son programme néo-libéral le plus extrême, ils ont déjà choisi Pinochet pour l’expérimenter. Mais pourquoi les quartiers africains, les favelas ont voté pour ce type qui les méprise ouvertement? Il y a bien sûr l’insécurité, une politique qui n’a jamais osé aller jusqu’au bout et à l’inverse de Cuba n’a pas transformé la mentalité de résistance de celui-ci par une idéologie, mais il y a sur ce terrain propice la propagande des médias appuyant l’image de corruption de Lula, inventant des faits et il y a les églises évangélistes devenues le véritable opium des peuples, à travers les vertus familiales, la vision apocalyptique et un décérébrage de secte en faveur des Etats-Unis. En France, ils sont là. Dans le monde un chrétien sur quatre appartient à ces sectes.(1)

On parle beaucoup des mosquées salafistes, mais il est moins fait état de l’implantation des sectes évangélistes en France. Il suffit à Marseille de se balader un dimanche dans le boulevard de la Libération, vers les Réformés pour voir et entendre (ils beuglent littéralement) ces sectes évangélistes à l’œuvre? leurs adeptes essentiellement la communauté africaine sont habillés de paillette et de strass. Ces sectes diffusent chez nous, dans la communauté africaine en particulier un fascisme apocalyptique que l’on voit à l’œuvre au Brésil.

Est-ce parce que ces gens sont les meilleurs soutiens du capitalisme néo-libéral, celui de Macron et des autres, les meilleurs soutiens des Etats-Unis et de sa politique interventionniste, l’OTAN, le tout sous couvert de moralisme et de défense de la famille, que l’on ne s’intéresse pas à eux?

Danielle Bleitrach

(1) dénoncer l’influence de ces sectes évangéliques en Amérique latine, et noter leur présence massive en France chez les africains, ne signifie pas que nous désignons les Brésiliens installés en France. Les électeurs brésiliens résidant en France ont donné la victoire au candidat candidat Fernando Haddad, arrivé en tête avec 69,45% des voix. Jair Bolsonaro, du PSL, avait 30,55%, selon les bulletins des sections électorales fixés par le consulat du Brésil à Paris au bureau de vote et envoyés au Tribunal supérieur électoral (TSE).

 

 

Eric (staline) Mtshali est décédé.

Un héros de la liberté, un communiste, un syndicaliste est décédé, il est notre camarade… (note de danielle Bleitrach)
Synopsis:

Syndicaliste, dirigeant du syndicat UMkhonto WeSizwe et membre du Parlement.

Prénom:
Eric
Nom de famille:
Mtshali
Date de naissance:
1931
Date de décès:
12 octobre 2018
Lieu du décès:
Durban, KwaZulu-Natal, Afrique du Sud

Eric (Staline) Mtshali est né à Durban, dans le Natal (aujourd’hui KwaZulu-Natal). Après avoir terminé ses études secondaires, il est devenu actif dans le mouvement anti-apartheid du Natal. Mtshali est devenu actif dans le mouvement syndical, organisant des travailleurs à Durban dans les années 1950. Son organisation commence avec le Syndicat des travailleurs des ports  en 1951. Il s’oriente ensuite vers la syndicalisation. En 1955, il participa à la création du Syndicat des travailleurs du textile et du vêtement d’Afrique australe (SACTWU). La même année, il participa à la collecte des «revendications de liberté» dans le cadre de la  rédaction de la Charte de la liberté par le Congrès national africain (ANC) .

En 1957, Mtshali fut recruté pour le Parti communiste sud-africain  (SACP) par  Stephen Dlamini , député de Naicker , Wilson Cele et Harry Gwala . L’année suivante, il rejoint l’ANC. En 1961, Mtshali faisait partie du groupe de l’Alliance du Congrès qui a fondé uMkhonto weSizwe (MK). Il a été élu membre de la structure de commandement du sous-sol de MK au Natal. En juillet 1962, Mtshali quitta l’Afrique du Sud et partit en exil pour rejoindre uMkhonto weSizwe (MK) en 1962 sans pouvoir informer ni faire ses adieux à sa femme ou à ses enfants. Huit ans plus tard, sans avoir eu aucun contact, son épouse est décédée. Il a été envoyé en Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS) et à Cuba pour y suivre une formation militaire. À son retour, Mtshali est devenu chef du personnel de MK en Tanzanie. Pendant ce temps, Mtshali travailla en étroite collaboration avec Moses Kotane,  transportant du matériel militaire de Tanzanie dans la vallée du Zambèze en Zambie.

En 1964/5, Mtshali devint le premier éditeur de Dawn.magazine, poste qu’il occupa jusqu’en 1969. Durant cette période, Mtshali aida à fonder la division du renseignement de l’ANC. Dans le cadre de son travail de renseignement et de sa responsabilité des opérations de sauvetage, il a participé aux campagnes Wankie et Sipolilo de 1967. Durant cette période, Mtshali a dirigé un groupe de 12 membres du MK et de l’Union du peuple africain du Zimbabwe (ZAPU) chargés de secourir une partie du détachement de Luthuli. entouré par les forces rhodésiennes. Le groupe a traversé la rivière en trois dériveurs, mais deux bateaux ont chaviré et la plupart des occupants ont été attaqués par des crocodiles. En 1971, il a été élu au comité central du SACP. La même année, il a commencé à occuper le poste de représentant principal de l’ANC en Tanzanie, poste qu’il a occupé jusqu’en 1976. Durant cette période, il a également passé deux mandats à l’école du parti en Union soviétique.

Mtshali est ensuite allé travailler en tant que représentant syndical sud-africain auprès de la Fédération syndicale mondiale à Prague, en Tchécoslovaquie. Il travailla avec les syndicats d’Afrique anglophone et francophone, d’Argentine et des Philippines. En 1970, Mtshali et une quarantaine d’exilés tentèrent d’entrer en Afrique du Sud à l’aide d’un navire appartenant à l’Union soviétique, The Aventura. l’entreprise fut un échec. Au cours des années 1980, Mtshali a œuvré pour relancer le mouvement syndical en Afrique du Sud. Il a également siégé au conseil révolutionnaire de l’ANC.

Mtshali est rentré en Afrique du Sud en 1991. Entre 1995 et 2000, il était commissaire adjoint aux renseignements criminels à Kwa-Zulu Natal. Aux élections de 2000, Mtshali fut conseiller de l’ANC de la municipalité d’eThekwini à l’ANC. Mtshali est membre du Parlement de l’ANC depuis 2004. Il a siégé aux commissions parlementaires du travail, de l’enseignement supérieur et de la formation et des établissements humains. Il a également fait partie du Comité central du Parti communiste sud-africain (SACP). En 2015, le gouvernement sud-africain a attribué à Eric Mtshali l’ordre national de la bravoure en bravoure de Mendi. Eric Mtshali est décédé à Durban le 12 octobre 2018. Pour lire un discours de Msthali, cliquez ici .

Références:

 
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Publié par le octobre 23, 2018 dans Afrique, HISTOIRE

 

La Chine adresse un ultimatum à la France « IL faut mettre fin au pacte colonial en Afrique »

a la suite de nombreux contresens de mes lecteurs, sur le thème la Chine puissance coloniale veut prendre la place de la France, voici mon commentaire : je crois que vous faites erreur sur la manière dont la Chine agit en Afrique. Un exemple, les puissances coloniales dont la France avaient organisé un système de transport qui non seulement avait couté des milliers de vies humaines, mais étaient tous dirigés des lieux d’extraction vers les port et de là les métropoles. La Chine a mis en place un système de transport interne qui permet aux populatyions d’échanger et aux économies de se diversifier. Et il n’y a pas que ça, la CHine n’exisge pas de contrôler le système politique d’un pays et elle ne tue pas les dirigeants indépendants comme Lumumba, elle fait avec,pareil pour les investissements, arrêtez de voir le monde avec les lunettes de nos médias et réflechissez un peu avant de répéter ce qu’on vous met dans la tête.(note de Danielle Bleitrach)

Le pacte colonial (appelé aussi régime de l’Exclusif) est un régime d’échange imposé par les pays européens à leurs colonies au XVIIème siècle et selon lequel la colonie ne peut importer que des produits provenant de la métropole tandis qu’elle ne doit exporter que vers celle-ci

Peu de gens le savent. Mais il existe bel et bien des accords secret signés entre les anciennes colonies françaises et leur ancienne autorité administrative, la France. Ces accords concernent de nombreux domaines, tels que le militaire, le politique, mais surtout des accords économiques.

Les pays africains doivent déposer leurs réserves financières auprès de la Banque de France. Ainsi, la France « garde » les réserves financières de quatorze pays africains depuis 1961 : le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée Bissau, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger, le Sénégal, le Togo, le Cameroun, la République Centrafricaine, le Tchad, le Congo-Brazzaville, la Guinée Equatoriale et le Gabon.

La Chine, qui possède 40% de la production de pétrole brut en congo, doit transiter par la banque centrale de la France avant d’emmener des capitaux et des fonds au Congo, ce qui prend du temps et déprécie la monnaie chinoise. La Chine ne veut plus de cela et sera prête pour un changement dans la relation France – Afrique

Selon nos sources au sein du gouvernement chinois, Il y a eu des réunions secrètes entre les chinois et les français pour mettre fin au pacte colonial à certaines anciennes colonies françaises où les chinois ont le plus grand intérêt. Il s’agirait de 6 des 14 pays africains contraint par la france de payer l’impôt colonial .

Nos sources ont rapporté que la Chine a donné un ultimatum de 5 ans à la France pour mettre fin à ce pacte colonial avec ces 6 pays ou faire face à de sérieuses sanctions économiques. La France n’a montré aucun intérêt à mettre un terme à ce pacte colonial avec les pays africains concernés. Restez à l’écoute pour plus d’informations à ce sujet …..

 
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Publié par le octobre 23, 2018 dans Afrique, INTERNATIONAL

 

Mes amis algériens, nous arrivons…

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Mes amis algériens, nous arrivons toutes les trois, Monika la Polonaise, Judit la hongroise et moi la Française guidés par mon cher hamid, nous arrivons le 20 décembre et nous repartirons le 6 janvier, il est prévu de descendres jusque dans le sud, du côté de tamrasset, en passant par Ghardaia… Nous fêterons la fin de l’année 2018 dans le désert. Mais je vous propose de préparer des rencontres fructueuses… Nous parlons toutes les trois un bon français et nous echangerons sur nos pays respectif mais aussi sur la Chine et bien d’autres sujets. Donc si vous avez des rendez-vous, des opportunités, faites-nous en part. Nous ne voyageons pas pour passer le temps ni les unes , ni les autres…

Donc à bientôt j’espère

danielle Bleitrach

 
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Publié par le octobre 12, 2018 dans Afrique

 

Un témoignage important sur saddam, les Etats-Unis et l’Algérie.

Ce que décrit cet article envoyé par un ami algérien correspond assez à ce que m’avait confié mon ami cubain, jorge Risquet. Fidel Castro l’avait envoyé voir saddam Hussein pour le mettre en garde contre une attaque de l’Iran sur ordre des USA. Il lui avait transmis le message de Fidel, à cette époque là, alors qu’il s’aprétait à combattre l’Iran: « ne combat pas l’Iran, ne fait pas le travail des USA. Il ne t’en auront aucune reconnaissance et tu seras leur victime à la moindre vélleité d’indépendance ou si leurs intérêts du moment exigent de te sacrifier ». Il ajoutait: « Saddam Hussein était un homme très intelligent mais beaucoup moins que ce qu’il le croyait, il était si rusé qu’il croyait toujours manipuler tout le monde ». Fidel castro a la veille de l’invasion du Koweit a renouvelé son message, en vain… Donc si  je ne peux confirmer ce témoignage , il se situe malheureusement dans la logique de  la manière dont les Etats-Unis ont utilisé les appétits de certains dirigeants du Tiers monde et leur rivalités pour asservir les peuples en exécutant leurs dirigeants les plus incorruptibles. Nous sommes encore dans cette histoire là avec des masques qui tombent encore plus tant les appétits sont déchaînés et le prétexte patriotique abandonné. (note de danielle Bleitrach)

Témoignage du général Nezzar sur l’assassinat de Benyahia par Saddam

Saddam Benyahia

C’est Saddam qui a ordonné d’abattre l’avion qui transportait Benyahia. D. R.

C’est ce que Khaled Nezzar vient de confirmer et non pas de révéler après 36 ans de silence honteux de tous les dirigeants algériens qui se sont succèdes au pouvoir depuis 1982 ,
« le directeur ’Irakien Saddam Hussein qui a ordonné d’abattre l’avion présidentiel qui transportait Mohamed-Seddik Benyahia, huit cadres du ministère des Affaires étrangères, un journaliste et les quatre membres de l’équipage…

Je reproduis ci dessous un extrait des mémoires publié dans le journal algérie patriotique qui évoque l’assassinat de 10 cadres algérien dont l’un des plus brillants ministres qu’a connu l’Algérie par un président d »un pays arabe et non moins un sanguinaire dictateur qui a mené a la destruction de son pays et qui n’a quitté le pouvoir qu’une fois vaincu, humilié et condamné a mort par la justice de son pays à la solde des américains et par l’histoire . C’est le sort de tous les dictateurs et de tous les peuples qui se laissent guider par des dictatures militaires ou civiles

« Je suis convaincu que la haute hiérarchie militaire irakienne ne se leurre pas sur l’issue d’une éventuelle guerre avec la puissante Amérique, ses alliés et leurs moyens colossaux. Pourquoi cette haute hiérarchie ne met-elle pas en garde Saddam Hussein ? Sans doute, parce que le dictateur ne tolère aucun conseil et aucun appel à la modération. Comme Hitler hier – toute proportion gardée –, il pense qu’il peut tenir tête au monde entier. Comme Hitler, il conduit son armée au désastre, son pays à la destruction et sa personne à l’impasse. Saddam fabrique de ses propres mains la corde qui le pend le 30 décembre 2006.
Je mesure à cette occasion le manque de responsabilité des chouyoukh (du FIS, ndlr) qui n’hésitent pas à exposer l’Algérie à de terribles représailles. Nos forces auraient été détruites avant d’atteindre le champ de bataille et notre peuple aurait été affamé par l’embargo. Comment expliquer tout cela aux excités assis en face ?

J’ai une autre raison de ne nourrir aucune sympathie particulière pour Saddam Hussein. C’est lui qui donne l’ordre d’abattre le Grumman Gulfstream II présidentiel qui transporte notre ministre des Affaires étrangères, Mohamed-Seddik Benyahia et la délégation qui l’accompagne en mission de paix dans la région. Mohamed-Seddik Benyahia meurt le 3 mai 1982 avec huit cadres du ministère des Affaires étrangères, un journaliste et les quatre membres de l’équipage du Grumman. La commission d’enquête dépêchée sur place est présidée par le ministre des Transports de l’époque, Salah Goudjil. Les techniciens de notre aviation retrouvent, dans les débris de l’avion, les fragments du missile air-air qui fait exploser l’avion algérien. Le missile fait partie d’un lot fourni à l’Irak par les Russes. L’Algérie obtient le numéro de série de ce missile.

Qui peut, en dehors du dictateur, décider d’abattre un tel avion ? Quelle ‘’raison d’Etat’’ a empêché Bendjedid de rendre public le résultat de l’enquête ? Protester, demander des comptes à Saddam est au-dessus des capacités de Bendjedid. Des années plus tard, notre ministre des Transports de l’époque, chef de la commission d’enquête, éludera prudemment la question de la responsabilité dans la destruction de notre avion.

Malheureux Benyahia, mort pour la paix, mort au service des peuples frères d’Iran et d’Irak, mort parce que le dictateur irakien et les ayatollahs voulaient continuer à s’entretuer. C’est là, beaucoup plus que partout ailleurs dans la région, que l’Orient est compliqué. Un chaos d’ethnies, de peuples, de frontières, de religions, de schismes, d’intérêts divers et antagoniques, de raisons d’Etat multiples et fluctuantes qui n’obéissent, le plus souvent, qu’à des mégalomanies de dirigeants, des ambitions, des égoïsmes suicidaires de clans au pouvoir, agités, instrumentés par des mains expertes dont chaque doigt tire ou dévide un fil de l’immense toile d’araignée installée par des Etats aussi puissants que déterminés.

L’attitude des responsables irakiens de l’époque ne concourt pas à les disculper. Loin de là. Ils se contentent de rejeter les accusations iraniennes dans un communiqué des plus sommaires. Feu Bachir Boumaâza, ex-président du Conseil de la nation, dont on ne peut douter des sentiments envers Saddam et de son aversion du régime des mollahs, est ‘’troublé’’. Un détail l’intrigue. L’absence aux funérailles de Benyahia de Tarek Aziz, le puissant chef de la diplomatie irakienne. Il lui en fait part. ‘’Je comprends à vos questions que mes propos ne vous ont pas totalement convaincu’’, lui déclare Tarek Aziz. Boumaâza conclut son compte rendu de l’entretien avec le responsable irakien par des propos où il exprime ses doutes et son amertume.

Le panarabisme du Baath irakien et ses prétentions au leadership arabe ne doivent souffrir ni contestation ni concurrence. Or, la médiation algérienne est soutenue par un bon dossier et elle est conduite d’une main de maître. Elle a toutes les chances de réussir. Saddam ne peut admettre qu’un Arabe arbitre un conflit entre un Arabe et un non-Arabe. Pour lui, ‘’l’ennemi d’un pays arabe est l’ennemi de tous les Arabes’’. Pour lui, les Algériens sont venus se mêler d’affaires qui ne les regardent pas.»

In Recueil des mémoires du général Khaled Nezzar, tome II, éditions Chihab, à paraître en octobre 2018.
algeriepatriotique.com
Témoignage du général Nezzar sur l’assassinat de Benyahia par Saddam

 

صدام حسين هو من قتل المجاهد الجزائري محمد الصديق بن يحي
هذا الفيديو اهداء لكل الذين يمجدون صدام حسين و يصفونه بالرجولة نسوا أنه هو من قتل واحد من رموز الثورة لكن ما نستغربش لي يعبدو بومدين ماتستنى منهم والو

 
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Publié par le septembre 15, 2018 dans Afrique, Asie, Etats-Unis, HISTOIRE, INTERNATIONAL