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Archives de Catégorie: Afrique

Mes amis algériens, nous arrivons…

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Mes amis algériens, nous arrivons toutes les trois, Monika la Polonaise, Judit la hongroise et moi la Française guidés par mon cher hamid, nous arrivons le 20 décembre et nous repartirons le 6 janvier, il est prévu de descendres jusque dans le sud, du côté de tamrasset, en passant par Ghardaia… Nous fêterons la fin de l’année 2018 dans le désert. Mais je vous propose de préparer des rencontres fructueuses… Nous parlons toutes les trois un bon français et nous echangerons sur nos pays respectif mais aussi sur la Chine et bien d’autres sujets. Donc si vous avez des rendez-vous, des opportunités, faites-nous en part. Nous ne voyageons pas pour passer le temps ni les unes , ni les autres…

Donc à bientôt j’espère

danielle Bleitrach

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Publié par le octobre 12, 2018 dans Afrique

 

Un témoignage important sur saddam, les Etats-Unis et l’Algérie.

Ce que décrit cet article envoyé par un ami algérien correspond assez à ce que m’avait confié mon ami cubain, jorge Risquet. Fidel Castro l’avait envoyé voir saddam Hussein pour le mettre en garde contre une attaque de l’Iran sur ordre des USA. Il lui avait transmis le message de Fidel, à cette époque là, alors qu’il s’aprétait à combattre l’Iran: « ne combat pas l’Iran, ne fait pas le travail des USA. Il ne t’en auront aucune reconnaissance et tu seras leur victime à la moindre vélleité d’indépendance ou si leurs intérêts du moment exigent de te sacrifier ». Il ajoutait: « Saddam Hussein était un homme très intelligent mais beaucoup moins que ce qu’il le croyait, il était si rusé qu’il croyait toujours manipuler tout le monde ». Fidel castro a la veille de l’invasion du Koweit a renouvelé son message, en vain… Donc si  je ne peux confirmer ce témoignage , il se situe malheureusement dans la logique de  la manière dont les Etats-Unis ont utilisé les appétits de certains dirigeants du Tiers monde et leur rivalités pour asservir les peuples en exécutant leurs dirigeants les plus incorruptibles. Nous sommes encore dans cette histoire là avec des masques qui tombent encore plus tant les appétits sont déchaînés et le prétexte patriotique abandonné. (note de danielle Bleitrach)

Témoignage du général Nezzar sur l’assassinat de Benyahia par Saddam

Saddam Benyahia

C’est Saddam qui a ordonné d’abattre l’avion qui transportait Benyahia. D. R.

C’est ce que Khaled Nezzar vient de confirmer et non pas de révéler après 36 ans de silence honteux de tous les dirigeants algériens qui se sont succèdes au pouvoir depuis 1982 ,
« le directeur ’Irakien Saddam Hussein qui a ordonné d’abattre l’avion présidentiel qui transportait Mohamed-Seddik Benyahia, huit cadres du ministère des Affaires étrangères, un journaliste et les quatre membres de l’équipage…

Je reproduis ci dessous un extrait des mémoires publié dans le journal algérie patriotique qui évoque l’assassinat de 10 cadres algérien dont l’un des plus brillants ministres qu’a connu l’Algérie par un président d »un pays arabe et non moins un sanguinaire dictateur qui a mené a la destruction de son pays et qui n’a quitté le pouvoir qu’une fois vaincu, humilié et condamné a mort par la justice de son pays à la solde des américains et par l’histoire . C’est le sort de tous les dictateurs et de tous les peuples qui se laissent guider par des dictatures militaires ou civiles

« Je suis convaincu que la haute hiérarchie militaire irakienne ne se leurre pas sur l’issue d’une éventuelle guerre avec la puissante Amérique, ses alliés et leurs moyens colossaux. Pourquoi cette haute hiérarchie ne met-elle pas en garde Saddam Hussein ? Sans doute, parce que le dictateur ne tolère aucun conseil et aucun appel à la modération. Comme Hitler hier – toute proportion gardée –, il pense qu’il peut tenir tête au monde entier. Comme Hitler, il conduit son armée au désastre, son pays à la destruction et sa personne à l’impasse. Saddam fabrique de ses propres mains la corde qui le pend le 30 décembre 2006.
Je mesure à cette occasion le manque de responsabilité des chouyoukh (du FIS, ndlr) qui n’hésitent pas à exposer l’Algérie à de terribles représailles. Nos forces auraient été détruites avant d’atteindre le champ de bataille et notre peuple aurait été affamé par l’embargo. Comment expliquer tout cela aux excités assis en face ?

J’ai une autre raison de ne nourrir aucune sympathie particulière pour Saddam Hussein. C’est lui qui donne l’ordre d’abattre le Grumman Gulfstream II présidentiel qui transporte notre ministre des Affaires étrangères, Mohamed-Seddik Benyahia et la délégation qui l’accompagne en mission de paix dans la région. Mohamed-Seddik Benyahia meurt le 3 mai 1982 avec huit cadres du ministère des Affaires étrangères, un journaliste et les quatre membres de l’équipage du Grumman. La commission d’enquête dépêchée sur place est présidée par le ministre des Transports de l’époque, Salah Goudjil. Les techniciens de notre aviation retrouvent, dans les débris de l’avion, les fragments du missile air-air qui fait exploser l’avion algérien. Le missile fait partie d’un lot fourni à l’Irak par les Russes. L’Algérie obtient le numéro de série de ce missile.

Qui peut, en dehors du dictateur, décider d’abattre un tel avion ? Quelle ‘’raison d’Etat’’ a empêché Bendjedid de rendre public le résultat de l’enquête ? Protester, demander des comptes à Saddam est au-dessus des capacités de Bendjedid. Des années plus tard, notre ministre des Transports de l’époque, chef de la commission d’enquête, éludera prudemment la question de la responsabilité dans la destruction de notre avion.

Malheureux Benyahia, mort pour la paix, mort au service des peuples frères d’Iran et d’Irak, mort parce que le dictateur irakien et les ayatollahs voulaient continuer à s’entretuer. C’est là, beaucoup plus que partout ailleurs dans la région, que l’Orient est compliqué. Un chaos d’ethnies, de peuples, de frontières, de religions, de schismes, d’intérêts divers et antagoniques, de raisons d’Etat multiples et fluctuantes qui n’obéissent, le plus souvent, qu’à des mégalomanies de dirigeants, des ambitions, des égoïsmes suicidaires de clans au pouvoir, agités, instrumentés par des mains expertes dont chaque doigt tire ou dévide un fil de l’immense toile d’araignée installée par des Etats aussi puissants que déterminés.

L’attitude des responsables irakiens de l’époque ne concourt pas à les disculper. Loin de là. Ils se contentent de rejeter les accusations iraniennes dans un communiqué des plus sommaires. Feu Bachir Boumaâza, ex-président du Conseil de la nation, dont on ne peut douter des sentiments envers Saddam et de son aversion du régime des mollahs, est ‘’troublé’’. Un détail l’intrigue. L’absence aux funérailles de Benyahia de Tarek Aziz, le puissant chef de la diplomatie irakienne. Il lui en fait part. ‘’Je comprends à vos questions que mes propos ne vous ont pas totalement convaincu’’, lui déclare Tarek Aziz. Boumaâza conclut son compte rendu de l’entretien avec le responsable irakien par des propos où il exprime ses doutes et son amertume.

Le panarabisme du Baath irakien et ses prétentions au leadership arabe ne doivent souffrir ni contestation ni concurrence. Or, la médiation algérienne est soutenue par un bon dossier et elle est conduite d’une main de maître. Elle a toutes les chances de réussir. Saddam ne peut admettre qu’un Arabe arbitre un conflit entre un Arabe et un non-Arabe. Pour lui, ‘’l’ennemi d’un pays arabe est l’ennemi de tous les Arabes’’. Pour lui, les Algériens sont venus se mêler d’affaires qui ne les regardent pas.»

In Recueil des mémoires du général Khaled Nezzar, tome II, éditions Chihab, à paraître en octobre 2018.
algeriepatriotique.com
Témoignage du général Nezzar sur l’assassinat de Benyahia par Saddam

 

صدام حسين هو من قتل المجاهد الجزائري محمد الصديق بن يحي
هذا الفيديو اهداء لكل الذين يمجدون صدام حسين و يصفونه بالرجولة نسوا أنه هو من قتل واحد من رموز الثورة لكن ما نستغربش لي يعبدو بومدين ماتستنى منهم والو

 
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Publié par le septembre 15, 2018 dans Afrique, Asie, Etats-Unis, HISTOIRE, INTERNATIONAL

 

Xi Jinping: travaillons ensemble pour une communauté de destin et un développement commun

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Xi Jinping: travaillons ensemble pour une communauté de destin et un développement commun
Xinhua | 04.09.2018

 

Voici le texte intégral du discours du président chinois Xi Jinping lors de la cérémonie d’ouverture du Sommet de Beijing 2018 du Forum sur la Coopération sino-africaine, qui a eu lieu lundi à Beijing. Ne vous laissez pas décourager par l’aspect fleuve du discours, c’est un texte très important avec une très grande hauteur de vue et dans le même temps un pragmatisme à la chinoise et qui a fait reconnaitre à un journaliste du Monde: « en Afrique la Chine ne veut pas d’une position néo-colonialiste mais d’une position hégémonique. » Venant d’un Français la nuance mérite d’être soulignée.

TRAVAILLONS ENSEMBLE POUR UNE COMMUNAUTÉ DE DESTIN ET UN DÉVELOPPEMENT COMMUN

Discours liminaire de S.E.M. Xi Jinping

Président de la République populaire de Chine à la Cérémonie d’ouverture du Sommet de Beijing 2018

du Forum sur la Coopération sino-africaine

(Beijing, le 3 septembre 2018)

Votre Excellence Monsieur le Président Matamela Cyril Ramaphosa,

Votre Excellence Monsieur Paul Kagame, Président en exercice de l’Union Africaine (UA),

Vos Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’État et de gouvernement,

Vos Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs de délégation,

Votre Excellence Monsieur António Guterres, Secrétaire général des Nations Unies,

Votre Excellence Monsieur Moussa Faki Mahamat, Président de la Commission de l’UA,

Mesdames et Messieurs,

Chers Amis,

En ce beau mois de septembre, moment bien agréable à Beijing, nous sommes très heureux de vous avoir avec nous, chers amis anciens et nouveaux, à l’occasion de ce grand événement de la grande famille Chine-Afrique qu’est le Sommet de Beijing 2018 du Forum sur la Coopération sino-africaine (FCSA).

Tout d’abord, au nom du gouvernement et du peuple chinois et en mon nom personnel, je tiens à vous souhaiter une chaleureuse bienvenue, chers collègues et invités, et à adresser, à travers vous, les salutations cordiales et les meilleurs voeux du peuple chinois aux peuples frères d’Afrique.

Je voudrais rappeler tout particulièrement que depuis le Sommet de Johannesburg, trois nouveaux membres nous ont rejoints au Forum : la Gambie, Sao Tomé-et-Principe et le Burkina Faso. Le Président Adama Barrow, le Premier Ministre Patrice Emery Trovoada et le Président Roch Marc Christian Kaboré, accompagnés de leurs délégations, sont aujourd’hui parmi nous. Je vous invite à applaudir très fort pour leur souhaiter une chaleureuse bienvenue.

Chers Collègues,

Mesdames et Messieurs,

Il y a plus d’un mois, j’ai effectué ma quatrième visite en Afrique en tant que Président de la Chine, qui était aussi mon neuvième déplacement sur cette terre de générosité.

Durant cette visite, j’ai pu constater une fois encore la beauté de l’Afrique, les richesses qu’elle recèle, le grand dynamisme de son développement et l’aspiration de ses peuples à un meilleur avenir. Cela m’a conforté dans ma conviction que l’Afrique a un potentiel de développement illimité et un avenir plein d’espoir, que l’amitié et la coopération Chine-Afrique ont de belles perspectives devant elles, et que les deux parties pourront réaliser de grands exploits dans le développement de leur partenariat de coopération stratégique global.

Comme le disait un grand lettré chinois, « Seuls les arbres aux racines denses donnent des fruits abondants, et seules les lampes remplies d’huile dégagent une lumière brillante. »

L’Histoire suit ses propres lois et logiques. Avec des passés similaires et des missions communes, la Chine et l’Afrique ont fait preuve de solidarité et d’entraide au cours des années écoulées et ont tracé un chemin de coopération gagnant-gagnant aux caractéristiques spécifiques.

Sur ce chemin, la Chine, toujours fidèle aux principes de « sincérité, résultats effectifs, amitié et bonne foi » et de recherche du plus grand bien et des intérêts partagés, avance main dans la main et dans un esprit d’unité et de solidarité avec les pays africains.

– Dans la coopération, la Chine est attachée aux principes de sincérité, d’amitié et d’égalité. Les plus de 1,3 milliard de Chinois se sont toujours montrés solidaires et fraternels avec les plus de 1,2 milliard d’Africains. Nous respectons l’Afrique, nous aimons l’Afrique et nous soutenons l’Afrique.

Nous poursuivons toujours la pratique des « cinq non » dans nos relations avec l’Afrique, à savoir : ne pas s’ingérer dans la recherche par les pays africains d’une voie de développement adaptée à leurs conditions nationales, ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures africaines, ne pas imposer notre volonté à l’Afrique, ne pas assortir nos aides à l’Afrique de condition politique quelconque, et ne pas poursuivre des intérêts politiques égoïstes dans notre coopération en matière d’investissement et de financement avec l’Afrique.

Nous espérons que les autres pays pourront aussi se conformer à ce principe des « cinq non » dans le traitement des affaires liées à l’Afrique. La Chine sera toujours un bon ami, un bon partenaire et un bon frère de l’Afrique. Personne ne pourra saboter la grande unité des peuples chinois et africains.

– Dans la coopération, la Chine est attachée aux principes d’intérêts communs et de primauté de l’amitié. Elle est convaincue que la coopération sino-africaine passe par la valorisation des atouts respectifs des deux parties et l’association étroite du développement de la Chine à sa contribution au développement de l’Afrique pour réaliser le gagnant-gagnant et le développement partagé.

La Chine préconise de donner plus, de donner d’abord et de donner sans prendre, et elle accueille l’Afrique les bras ouverts dans le train rapide de son développement. Personne ne pourra empêcher la marche des peuples chinois et africains vers le redressement.

– Dans la coopération, la Chine est attachée aux principes de pragmatisme, d’efficacité et de développement pour le peuple. Elle place au-dessus de tout les intérêts des peuples chinois et africains et veille à faire progresser et fructifier la coopération dans l’intérêt du bien-être et au bénéfice des peuples chinois et africains. Tout ce que nous avons promis à nos frères africains, nous le ferons avec toute notre énergie et tout notre coeur. Face à la nouvelle situation et aux nouveaux défis, la Chine oeuvre à perfectionner sans cesse les mécanismes, à renouveler les concepts et à élargir les champs de la coopération pour en améliorer la qualité et la porter constamment à des niveaux plus élevés. Les peuples chinois et africains sont les mieux placés pour juger de la coopération sino-africaine. Personne ne pourra nier les accomplissements remarquables de la coopération sino-africaine avec de pures imaginations ou spéculations.

– Dans la coopération, la Chine est attachée aux principes d’ouverture et d’inclusivité. Elle est toujours d’avis que l’instauration d’une paix et d’une stabilité durables en Afrique et la réalisation du développement et du renouveau africains constituent non seulement une aspiration des peuples africains, mais aussi une responsabilité de la communauté internationale. La Chine est prête à travailler avec les partenaires internationaux pour soutenir la paix et le développement en Afrique.

Toute initiative, tant qu’elle est dans l’intérêt de l’Afrique, sera bien accueillie et soutenue par la Chine et devrait bénéficier de l’engagement total et sérieux du monde entier. Personne ne pourra empêcher ni compromettre les efforts de soutien de la communauté internationale à l’Afrique.

Chers Collègues,

Mesdames et Messieurs,

Le monde actuel traverse des changements majeurs jamais connus depuis un siècle : la poursuite en profondeur de l’évolution vers un monde multipolaire, de la mondialisation économique, de l’informatisation de la société et de la diversité culturelle, la transformation accélérée du système de gouvernance mondiale et de l’ordre international, l’essor rapide des pays émergents et des pays en développement, et des rapports de force plus équilibrés sur l’échiquier international.

Les destins des différents peuples du monde n’ont jamais été aussi étroitement liés.

Dans le même temps, nous faisons face à des défis sans précédent. L’hégémonisme et la politique du plus fort persistent encore.

Le protectionnisme et l’unilatéralisme gagnent du terrain. Les guerres et conflits, les attentats terroristes, la famine et les épidémies se succèdent.

Les questions sécuritaires traditionnelles et non traditionnelles s’entremêlent de façon complexe.

Pourtant, nous sommes convaincus que la paix et le développement demeurent les thèmes de notre temps et les enjeux de notre époque qui appellent la communauté internationale à faire preuve de solidarité, de sagesse et de courage pour prendre ses responsabilités vis-à-vis de l’histoire et de notre époque.

-Face aux enjeux de notre époque, la Chine se fixe pour mission d’apporter une nouvelle et plus grande contribution à l’humanité. Elle entend travailler main dans la main avec les autres pays pour construire une communauté de destin pour l’humanité, développer des partenariats à travers le monde, renforcer l’amitié et la coopération et explorer une nouvelle voie du développement des relations entre États fondée sur le respect mutuel, l’équité, la justice et la coopération gagnant-gagnant, de sorte à rendre le monde plus pacifique et plus sûr et à assurer une vie meilleure pour tous.

-Face aux enjeux de notre époque, la Chine est prête à promouvoir ensemble avec les partenaires internationaux l’initiative « la Ceinture et la Route ». Nous espérons donner de nouvelles forces motrices au développement commun à travers cette nouvelle plateforme de coopération internationale et la transformer en une route de paix, de prospérité, d’ouverture, de développement vert et d’innovation et une route d’échanges entre les civilisations.

-Face aux enjeux de notre époque, la Chine prendra une part active à la gouvernance mondiale en poursuivant le principe dit « consultations, coopération et bénéfices pour tous ».

La Chine est, depuis toujours, un bâtisseur de la paix mondiale, un contributeur au développement dans le monde et un défenseur de l’ordre international. Elle soutient l’augmentation de la représentation et du droit à la parole des pays en développement dans les affaires internationales et le renforcement du poids du Sud qui est actuellement un maillon faible du système de gouvernance mondiale, et appuie les synergies dans la coopération Sud-Sud pour promouvoir un système de gouvernance mondiale reflétant de manière plus équilibrée la volonté et les intérêts de la majorité des pays du monde, notamment des pays en développement.

-Face aux enjeux de notre époque, la Chine poursuit fermement son ouverture sur l’extérieur. Face à l’instabilité et à l’incertitude de la croissance économique mondiale, la Chine poursuit la voie de l’ouverture et de la coopération gagnant-gagnant, défend avec détermination une économie mondiale ouverte et le système commercial multilatéral, et s’oppose au protectionnisme et à l’unilatéralisme. Celui qui s’isole sur une île déserte n’a pas d’avenir.

Chers Collègues,

Mesdames et Messieurs,

Comme le dit un proverbe chinois, « La mer doit son immensité à l’affluence des cours d’eau. »

La Chine est le plus grand pays en développement au monde, et l’Afrique, le continent regroupant le plus grand nombre de pays en développement. Elles sont depuis longtemps liées par une communauté de destin en partageant heur et malheur. Nous entendons faire des efforts conjoints et solidaires avec les peuples africains pour construire une communauté de destin Chine-Afrique encore plus solide et donner un bel exemple dans la construction d’une communauté de destin pour l’humanité.

Premièrement, construisons ensemble une communauté de destin Chine-Afrique marquée par le partage des responsabilités.

Nous devons élargir le dialogue politique et améliorer la communication sur les politiques à différents niveaux, renforcer la compréhension et le soutien mutuels sur les questions touchant aux intérêts vitaux et aux préoccupations majeures de part et d’autre, et intensifier la coordination et la coopération sur les grands dossiers internationaux et régionaux pour défendre les intérêts communs de la Chine, de l’Afrique et des nombreux pays en développement.

Deuxièmement, construisons ensemble une communauté de destin Chine-Afrique marquée par la coopération gagnant-gagnant. Nous devons valoriser les synergies entre les stratégies de développement chinoises et africaines, saisir les opportunités majeures qui se présentent dans la coopération liée à l’initiative « la Ceinture et la Route » et associer cette initiative à la mise en oeuvre de l’Agenda 2063 de l’UA, du Programme de développement durable à l’horizon 2030 des Nations Unies et des stratégies de développement des pays africains, pour explorer de nouveaux champs et de nouvelles potentialités de coopération, approfondir nos partenariats dans les secteurs traditionnels d’excellence et développer de nouveaux moteurs de croissance dans les nouveaux domaines.

Troisièmement, construisons ensemble une communauté de destin Chine-Afrique marquée par le bonheur pour tous. Nous devons prendre l’amélioration du bien-être des peuples comme point de départ et objectif final du développement des relations sino-africaines. La coopération sino-africaine doit apporter aux peuples chinois et africains des résultats et bénéfices concrets et tangibles.

La Chine et l’Afrique ont une longue tradition d’entraide et de solidarité, et la Chine est prête à faire des efforts plus importants en faveur de la réduction de la pauvreté, du développement, de la création d’emploi et de l’augmentation des revenus en Afrique, ainsi que d’une vie meilleure des peuples africains.

Quatrièmement, construisons ensemble une communauté de destin Chine-Afrique marquée par la prospérité culturelle. Fiers de nos civilisations brillantes, nous sommes tous prêts à apporter une plus grande contribution à la diversité culturelle dans le monde. Nous avons à promouvoir les échanges, l’inspiration mutuelle et la coexistence harmonieuse entre nos civilisations qui contribueront durablement au renouveau de nos civilisations, au progrès de nos cultures et au rayonnement de nos arts et qui apporteront des enrichissements culturels à la coopération sino-africaine. Et nous devons accroître les échanges humains dans les domaines culturel, artistique, éducatif et sportif, de même qu’entre les think tanks, les médias, les femmes et les jeunes, afin de rapprocher encore davantage les peuples chinois et africains.

Cinquièmement, construisons ensemble une communauté de destin Chine-Afrique marquée par la sécurité commune. On ne connaît la valeur de la paix qu’après avoir vécu des adversités. La Chine préconise un nouveau concept de sécurité commune, globale, coopérative et durable, soutient fermement les pays africains, l’UA et les autres organisations régionales africaines dans leurs efforts visant à trouver des solutions africaines aux problèmes africains, et appuie la mise en oeuvre par l’Afrique de l’initiative « Faire taire les armes en Afrique ». Elle est prête à jouer un rôle constructif dans la promotion de la paix et de la stabilité en Afrique et à soutenir le renforcement des capacités autonomes des pays africains en matière de maintien de la stabilité et de la paix.

Sixièmement, construisons ensemble une communauté de destin Chine-Afrique marquée par l’harmonie entre l’homme et la nature. La Terre est le seul et unique foyer de l’humanité. La Chine entend oeuvrer main dans la main avec l’Afrique pour préconiser le mode de développement vert, faible en carbone, circulaire et durable et pour protéger ensemble nos montagnes verdoyantes et nos rivières limpides ainsi que tous les êtres vivants de notre planète. La Chine est prête à renforcer les échanges et la coopération avec l’Afrique dans la protection de l’écologie et de l’environnement comme la lutte contre le changement climatique, l’utilisation des énergies propres, la prévention et le contrôle de la désertification et de l’érosion des sols et la protection de la flore et de la faune sauvages pour promouvoir la coexistence harmonieuse entre l’homme et la nature en Chine comme en Afrique.

Chers Collègues,

Mesdames et Messieurs,

Depuis le Sommet de Johannesburg de 2015, la Chine a mis en oeuvre sur tous les plans les « dix programmes de coopération » adoptés à Johannesburg.

Un grand nombre de projets d’infrastructures ferroviaires, routières, aéroportuaires et portuaires et de zones de coopération économique et commerciale ont été réalisés ou sont en cours de construction. Dans les domaines de la paix et de la sécurité, des sciences et technologies, de l’éducation, de la culture, de la santé, de la réduction de la pauvreté, du bien-être social et des échanges entre les peuples, la coopération sino-africaine s’est développée en profondeur.
Les soutiens financiers de 60 milliards de dollars américains promis par la Chine ont été tous honorés ou programmés. Les « dix programmes de coopération » ont apporté des bénéfices importants aux peuples chinois et africains, montré les capacités d’innovation, de rassemblement et d’action de la coopération Chine-Afrique et fait accéder le partenariat de coopération stratégique global sino-africain à une nouvelle hauteur.

Dans le but de construire une communauté de destin Chine-Afrique encore plus solide dans cette nouvelle ère, la Chine entend, sur la base des « dix programmes de coopération », travailler en étroite coopération avec l’Afrique pour mettre en oeuvre en priorité « huit initiatives majeures » dans les trois ans à venir et au-delà :

Premièrement, initiative pour la promotion industrielle. La Chine a décidé d’organiser sur son territoire une foire économique et commerciale Chine-Afrique. Elle encouragera les entreprises chinoises à accroître leurs investissements en Afrique, construira et modernisera des zones de coopération économique et commerciale en Afrique. Elle accompagnera l’Afrique dans ses efforts visant à réaliser pour l’essentiel la sécurité alimentaire d’ici 2030, élaborera et mettra en oeuvre avec l’Afrique un programme d’action pour la coopération dans la modernisation agricole, mettra en oeuvre 50 projets d’assistance agricole, fournira des aides humanitaires alimentaires d’urgence d’un milliard de yuans RMB aux pays africains sinistrés, enverra 500 agronomes de haut niveau en Afrique, et formera pour l’Afrique des jeunes chercheurs agronomes éminents et des entrepreneurs agricoles pionniers. La Chine soutiendra la création d’une alliance de responsabilités sociales des entreprises chinoises en Afrique et continuera à renforcer sa coopération avec les pays africains en matière de transactions en monnaies locales et fera valoir le rôle du Fonds de développement Chine-Afrique, du Fonds pour la coopération sino-africaine sur les capacités de production et du Prêt spécial pour le développement des PME africaines.

Deuxièmement, initiative pour l’interconnexion des infrastructures. La Chine a décidé de lancer avec l’UA l’élaboration d’un plan de coopération Chine-Afrique dans le domaine des infrastructures. Elle soutiendra la participation des entreprises chinoises à la construction d’infrastructures en Afrique sous diverses formes comme celle de l’investissement-construction-exploitation, et le renforcement en priorité de la coopération dans les domaines de l’énergie, des transports, de l’informatique, des télécommunications et des ressources en eau transfrontalières, et exécutera avec l’Afrique des projets prioritaires d’interconnexion. Elle appuiera le développement du Marché unique du transport aérien africain et ouvrira des liaisons aériennes directes supplémentaires entre la Chine et l’Afrique. En outre, la Chine fournira des facilités à l’émission des obligations en Chine par des pays africains et leurs institutions financières, et, dans le respect des règles et des procédures multilatérales, elle soutiendra un meilleur recours des pays africains aux ressources comme celles de la Banque asiatique d’investissement pour les infrastructures, de la Nouvelle Banque de développement et du Fonds de la Route de la Soie.

Troisièmement, initiative pour la facilitation du commerce. La Chine a décidé d’importer plus de produits africains, notamment des produits hors ressources naturelles. Elle soutiendra la participation des pays africains à la Foire internationale des importations de Chine et exemptera les PMA africains des frais de participation. Elle continuera à renforcer les échanges et la coopération avec l’Afrique sur la régulation des marchés et en matière de douane et réalisera 50 projets de facilitation du commerce pour l’Afrique. Elle organisera des rencontres régulières pour les produits de marques chinoises et africaines. Elle soutiendra le développement de la Zone de libre-échange continentale africaine et continuera à mener des négociations sur le libre-échange avec les pays et régions africains qui en ont la volonté. Elle travaillera également à promouvoir la coopération sino-africaine sur l’e-commerce et à mettre en place des mécanismes de coopération en la matière.

Quatrièmement, initiative pour le développement vert. La Chine a décidé de réaliser 50 projets d’aide à l’Afrique dans les domaines du développement vert, de l’écologie et de la protection de l’environnement, pour renforcer notamment les échanges et la coopération en matière d’océan, de lutte contre le changement climatique, de prévention et de contrôle de la désertification et de protection de la flore et de la faune sauvages. Elle travaillera à faire avancer la construction du Centre de coopération environnementale Chine-Afrique en vue d’intensifier les échanges et les dialogues sur les politiques environnementales et de renforcer les études conjointes sur les questions environnementales. Elle mettra en oeuvre un programme d’envoyés verts Chine-Afrique dans le but de former pour l’Afrique des professionnels qualifiés dans les domaines tels que la gestion de la protection de l’environnement, la lutte contre la pollution et l’économie verte. Elle construira un centre de bambou Chine-Afrique pour accompagner les efforts africains visant à développer l’industrie du bambou et du rotin, et elle coopérera avec l’Afrique dans le domaine de la sensibilisation de la population à la protection de l’environnement.

Cinquièmement, initiative pour le renforcement des capacités. La Chine a décidé de renforcer l’échange d’expériences avec l’Afrique en matière de développement et de soutenir la coopération sur la planification du développement socio-économique. Elle créera en Afrique dix Ateliers Luban pour proposer des formations de compétences professionnelles aux jeunes africains, et soutiendra la création d’un centre de coopération Chine-Afrique sur l’innovation pour promouvoir l’innovation et l’entrepreneuriat des jeunes. Elle mettra en oeuvre un programme qui consiste à former pour l’Afrique 1 000 personnes hautement compétentes, fournira à l’Afrique 50 000 bourses d’études gouvernementales et elle sera prête à accueillir 50 000 Africains dans des séminaires de formation et 2 000 jeunes africains dans le cadre des programmes d’échanges.

Sixièmement, initiative pour la santé. La Chine a décidé de renforcer 50 projets d’aide médico-sanitaire à l’Afrique et d’aider à construire en priorité des projets phares tels que le siège du Centre africain de prévention et de contrôle des maladies et des Hôpitaux d’amitié Chine-Afrique. Elle développera les échanges et la coopération en matière d’informations sur la santé publique, réalisera des projets de coopération sino-africaine sur la lutte contre les maladies comme les maladies infectieuses émergentes et réémergentes, la bilharziose, le VIH/Sida et le paludisme, formera pour l’Afrique plus de médecins spécialistes, poursuivra et améliorera l’envoi de missions médicales en Afrique. Elle mènera des opérations de consultations médicales ambulatoires comme l' »Action Lumière » pour la cataracte, l' »Action Bon Coeur » pour les maladies cardiaques et l' »Action Beau Sourire » pour les maladies dentaires, et mettra en oeuvre le Programme « Santé Femme-Enfant » destiné aux groupes vulnérables.

Septièmement, initiative pour les échanges humains et culturels. La Chine a décidé de créer un Institut d’études sur l’Afrique pour approfondir l’inspiration mutuelle entre les civilisations chinoise et africaines. Elle renforcera le Projet d’études conjointes et d’échanges sino-africain, réalisera 50 projets culturels, sportifs et touristiques, soutiendra l’adhésion des pays africains aux ligues internationales « Route de la Soie » des théâtres, des musées et des festivals artistiques, et mettra en place un réseau de coopération des médias Chine-Afrique. Elle continuera à encourager l’ouverture réciproque de centres culturels entre la Chine et l’Afrique, soutiendra les efforts des établissements d’enseignement africains ayant rempli les conditions requises pour accueillir des Instituts Confucius et sera heureuse de voir davantage de pays africains figurant sur la liste des destinations agréées pour les touristes chinois voyageant en groupe.

Huitièmement, initiative pour la paix et la sécurité. La Chine a décidé de créer un fonds de coopération Chine-Afrique pour la paix et la sécurité et de soutenir la coopération sino-africaine en matière de paix, de sécurité et de maintien de la paix et de la stabilité. Elle continuera à fournir des aides militaires sans contrepartie à l’UA, et soutiendra les efforts déployés par les pays du Sahel, du Golfe d’Aden, du Golfe de Guinée et d’autres régions africaines dans la préservation de la sécurité régionale et la lutte contre le terrorisme. Elle créera un forum Chine-Afrique sur la paix et la sécurité qui pourra servir de plateforme au renforcement des échanges sino-africains en matière de paix et de sécurité, et elle travaillera à mettre en oeuvre 50 projets d’aide en matière de sécurité dans le cadre de l’initiative « la Ceinture et la Route » et dans les domaines du maintien de l’ordre public, des opérations de maintien de la paix de l’ONU et de la lutte contre la piraterie et le terrorisme.

Pour favoriser la bonne mise en oeuvre de ces huit initiatives, la Chine est prête à fournir un soutien de 60 milliards de dollars américains à l’Afrique sous diverses formes comme des aides gouvernementales, investissements et financements par des entreprises et institutions financières. Cela comprend 15 milliards de dollars au total d’aides sans contrepartie, de prêts sans intérêt et de crédits préférentiels, une ligne de crédit de 20 milliards de dollars, le soutien à la création d’un fonds spécial de 10 milliards de dollars pour le financement du développement et d’un fonds spécial de 5 milliards de dollars pour le financement des importations en provenance de l’Afrique, et l’encouragement des entreprises chinoises à investir au moins 10 milliards de dollars en Afrique dans les trois ans à venir. Dans le même temps, la Chine annulera, en faveur des PMA, des pays pauvres très endettés (PPTE), des pays en développement sans littoral (PDSL) et des petits États insulaires en développement (PIED) de l’Afrique qui ont des relations diplomatiques avec la Chine, leurs dettes non remboursées liées aux prêts intergouvernementaux sans intérêt arrivant à échéance fin 2018.

Chers Collègues,

Mesdames et Messieurs,

La jeunesse représente l’avenir des relations Chine-Afrique. Dans les huit initiatives que je viens d’annoncer, beaucoup de mesures ont été conçues dans l’intérêt des jeunes, pour les former et les soutenir, et pour créer plus d’emplois et de possibilités d’épanouissement personnel pour eux. En octobre dernier, dans une lettre de réponse que j’ai écrite aux étudiants étrangers de l’Institut de la coopération Sud-Sud et du développement, dont la grande majorité venaient d’Afrique, je les ai encouragés à faire valoir et à approfondir sans cesse leurs connaissances et à acquérir des compétences solides pour être à la hauteur des responsabilités qui les attendent et inscrire de nouveaux chapitres dans les annales de la coopération Chine-Afrique et de la coopération Sud-Sud.

« Quand le soleil se lève, les grandes voies s’éclairent. » J’ai la conviction que tant que les jeunes générations prendront le relais de l’amitié sino-africaine, la communauté de destin Chine-Afrique affichera plus de vitalité, le rêve chinois du grand renouveau de la nation et le rêve africain de l’unité et du redressement deviendront réalité !

Je vous remercie.

http://french.peopledaily.com.cn/Chine/n3/2018/0904/c31354-9497036.html

 

 
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Publié par le septembre 6, 2018 dans Afrique, Chine

 

L’occident n’a aucune raison de critiquer le modèle chinois en Afrique

le fait qui m’a toujours paru le plus convaincant concernant la présence chinoise en Afrique concerne les infrastructures. En effet l’Afrique des colonisateurs avait une particularité tout y était organisé pour envoyer les richesses dans les ports et de là dans les métropoles. Sans parler du fait qu’on disait qu’il y avait autant de morts d’africains pour les construire que de traverses dans les rails de chemin de fer. La Chine a produit des infrastructures internes reliant les pays entre eux, sans morts africains et avec la main d’oeuvre chinoise (traduction et note de Danielle Bleitrach)
Par Wang Wenwen Source: Global Times Publié: 2018/8/27 22:38:40
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La semaine prochaine, les dirigeants de toute l’Afrique se réuniront à Beijing pour le Forum sur la coopération Chine-Afrique. Le sommet triennal, sur le thème « La Chine et l’Afrique: vers une communauté encore plus forte avec un avenir partagé grâce à une coopération gagnant-gagnant », mettra  une fois de plus la coopération sino-africaine à l’ordre du jour international.

Avant même que le sommet ne se réunisse, les médias occidentaux ont commencé à critiquer la relation Chine-Afrique. Un article d’opinion publié par le Financial Times a affirmé que l’engagement de la Chine en Afrique et son modèle économique axé sur les infrastructures «échouent» sur ce continent.

Néanmoins, une telle appréciation   ne permet pas de rendre compte del’évolution du rôle de la Chine en Afrique.

Dans les premières années de l’engagement de la Chine en Afrique, Beijing a mis l’accent sur l’échange de matières premièresavec des produits fabriqués en Chine. À cela s’ajoutent des projets d’aide et d’investissement chinois qui répondent aux demandes d’infrastructure du continent. À ce jour, la Chine est le principal bailleur de fonds des projets d’infrastructure en Afrique, avec un investissement annuel moyen de 11,5 milliards de dollars par rapport à 2012-2016.

Le financement de l’aide et du développement de la Chine comble un vide laissé par les pays occidentaux qui ont cherché à utiliser l’aide pour influencer la politique intérieure des pays africains et obtenir des gains politiques. À la différence de l’Occident, ce que la Chine a fait en Afrique tient ce qu’elle promet.. Lors du dernier forum en 2015 à Johannesburg, en Afrique du Sud, le président chinois Xi Jinping a promis 60 milliards de dollars pour le développement de l’Afrique au cours des trois prochaines années.

La Chine espère aider l’Afrique à atteindre un meilleur développement en aidant son industrialisation et ses infrastructures, en créant des emplois locaux et en mobilisant sa main-d’œuvre. La Chine ne veut pas que les pays africains copient son modèle. Plutôt, en prêtant ses expériences de développement, la Chine espère que ces pays pourront explorer leur propre voie de développement et devenir une autre jeune usine mondiale et une nouvelle usine mondiale.

Pendant ce temps, l’intention des projets chinois en Afrique n’est pas altruiste. Au-delà du renforcement des liens avec le continent, la Chine est également à la recherche de nouveaux marchés d’exportation pour sa main-d’oeuvre et ses produits et en normalisant ses technologies.

De ce point de vue, l’engagement de la Chine avec l’Afrique correspond au concept même de coopération gagnant-gagnant sur lequel la Chine travaille – la Chine l’appelle « gagnant-gagnant » lorsque les pays travaillent ensemble pour le bénéfice commun de l’humanité. C’est également le thème du prochain forum.

La manière dont l’Afrique peut se développer n’est pas du ressort des tiers. Ce dont il a besoin, c’est d’un soutien nécessaire pour faciliter le développement. Avec sa taille et son avantage démographique, l’Afrique devrait bénéficier de la mondialisation. L’Occident, dans le passé, a pris l’Afrique comme un lieu de pillage sans aucune considération de son infrastructure. Il est maintenant incapable de fournir ce que la Chine fournit. L’Occident n’a aucune raison de critiquer le modèle chinois en Afriqu

 
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Publié par le août 29, 2018 dans Afrique, Chine, INTERNATIONAL

 

L’Afrique, et l’Europe la Chine, par François danjou

1er août 2018 –  François Danjou – Question Chine

Alors que l’Europe a dévasté, pillé le continent africain, l’Europe joue à s’inquiéter sur le fait que la Chine ne ferait pas aussi mal que les Européens… les condamnations, les conseil pleuvent..Toute cette sollicitude masque mal l’inquiétude de perdre une position dominante et qui rapporte gros. La Chine se donne les moyens de ses ambitions. .(note de Danielle Bleitrach)

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Le 24 juillet, avant le sommet des BRICS, Xi Jinping a effectué une visite officielle en Afrique du Sud. Ici à Prétoria avec le président Cyril Ramaphosa.

 

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Du 18 au 28 juillet Xi Jinping a inauguré la politique étrangère de son 2e mandat par un long voyage de 11 jours et 36 000 km aux Émirats Arabes Unis et dans 4 pays africains pour le terminer à Johanesbourg où, du 25 au 27 juillet, s’est tenu le 10e sommet des BRICS.

Accompagnant le voyage, la presse officielle du régime a largement développé les thèmes répétés par le n°1 du Parti depuis le 19e Congrès, présentant la Chine comme un modèle à suivre au milieu des changements dans les relations internationales inédits depuis un siècle « 百年未遇 – bai nian wei yu – ».

Dans ce contexte, dit une dépêche de Xinhua, la diplomatie aux “caractéristiques chinoises“ ouvre « une ère nouvelle des relations de la Chine avec le reste du monde, pour construire le destin commun de l’humanité dans la paix, la concorde, la coopération “gagnant – gagnant“ et le respect mutuel ».

Tout au long du périple, le Président a présenté son pays à la fois comme le parangon du libre échange, le champion de l’attention portée aux pays en développement et le modèle d’une nouvelle manière de conduire collectivement les affaires de la planète et d’affronter ses défis.

Alors que la guerre des taxes sino-américaine s’exacerbait vers les extrêmes, il a, dans son discours au sommet de BRICS, pris le contrepied de Washington.

Décrivant les bouleversements technologiques (intelligence artificielle, métadonnées, information et cryptage quantiques, biotechnologies) accompagnant les réajustements géopolitiques en cours où, a t-il dit, les pays émergents comptant pour 40% du PIB du monde, rééquilibrent les rapports de forces, il a prédit la refonte du système de gouvernance mondiale et la poursuite irrépressible de la globalisation, en dépit « des protectionnismes et des menaces terroristes. »

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Après un passage à Abu Dabi le 19 juillet ou les intérêts chinois [1], représentés d’abord par CNPC n°1 chinois des hydrocarbures, sont articulés

  • à l’exploitation pétrolière,
  • aux constructions d’infrastructures et immobilières soutenues par la présence de 200 000 travailleurs chinois du bâtiment expatriés,

Xi Jinping s’est successivement rendu au Sénégal, au Rwanda, en Afrique du sud et à l’île Maurice.

La Chine se donne les moyens de ses ambitions globales.

La contribution de la Chine et de ses grands groupes de construction au développement des infrastructures de transport en Afrique est importante. Avec ses actions humanitaires et médicales à quoi s’ajoutent les constructions de routes, de barrages et de voies ferrées, Pékin tente de contredire les critiques qui l’accusent de mener une politique « coloniale » fondée sur l’exploitation des ressources primaires constituant encore près de 60% de ses importations.

 

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Dans les anciens fiefs coloniaux africains et plus généralement dans les pays en développement le Président chinois met en œuvre avec insistance sa politique d’influence géopolitique articulée à l’idée que le grand projet des « nouvelles routes de la soie » est une entreprise « mise à la disposition du Monde par la Chine » et qu’il s’efforce aujourd’hui de démarquer des critiques l’accusant de répliquer le « schéma colonial d’exploitation des ressources primaires. »

Pékin affine cette image de puissance généreuse et désintéressée depuis le premier sommet Chine – Afrique à Pékin en 2000 suivi de 5 autres dont 2 à Pékin 2006 et 2012, un autre à Addis Abeba en 2003, puis en Egypte en 2009 et à Johannesburg en 2015 (le 7e sommet aura lieu en Chine en septembre prochain).

En 2014 et 2015, les voyages en Afrique du premier ministre et du Président marquèrent une accélération des promesses d’investissement. Accompagnant les stratégies chinoises, le nouveau discours de Pékin insistait sur l’aide humanitaire et médicale et l’appui à la création d’industries de transformations permettant d’augmenter la valeur ajoutée des exportations africaines et de créer des emplois.

Certes, en valeur, les ressources brutes (hydrocarbures, fer, cuivre, étain, platine, cobalt, manganèse, uranium)représentent toujours en moyenne les 2/3 des achats chinois en Afrique. Il reste qu’en 2015, Xi Jinping a promis de doubler en 5 ans les investissement sur le continent à 60 Mds de $. Les promesses faisaient suite à celles de Li Keqiang en 2014 qui, quant à lui, avait annoncé 30 Mds.

Lire article de 2015 : A Johannesburg, Xi Jinping parie sur l’Afrique.

Bien qu’il soit difficile de faire le tri entre les annonces et la réalité tout comme on distingue mal les crédits accordés de l’aide directe et des dettes annulées, si on compte les prêts sans intérêts, une estimation basse place le promesses chinoises à 150 Mds de $ qui s’ajoutent à l’aide directe annoncée estimée au total à 50% des 354 Mds de $ du total de l’aide directe distribuée par la Chine entre 2000 et 2014.

Essentiels pour un continent dont à peine 25% des routes sont bitumées et où plus de 600 millions personnes n’ont pas accès directs à l’électricité, 41 millions ont été investis par la Chine dans les infrastructures de transport et 33 millions de $ dans l’aide à l’industrialisation.

Alors qu’elle est déjà largement supérieure aux promesses du G.20 en 2016, il faut s’attendre à une amélioration de l’efficacité géopolitique de l’action chinoise grâce à la décision, rendue publique en mars dernier, de créer une agence de l’aide directe avec à sa tête Wang Xiatao, n°2 de la Commission de la réforme et développement [2].

Le Sénégal en phase avec le « rêve chinois ».

Le 21 juillet, Xi Jinping passant ici en revue le détachement d’honneur avec le Président Sall était sur les traces de la France qui reste toujours le 1er partenaire commercial du pays, talonné par la Chine. La puissance financière de Pékin séduit le président Sall engagé dans un vaste projet de rénovation socio-économique de son pays.

 

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Au Sénégal, le Président Macky Sall, arrivé aux affaires en 2012 en même temps que Xi Jinping, favorise d’autant plus les projets de la Chine devenue le 2e partenaire commercial derrière la France, qu’il est lui-même comme Xi Jinping animé d’une vision de renouveau national.

Articulé au « Plan Sénégal Emergent » dont l’épine dorsale réformatrice vise à régénérer le tissu industriel productif, l’infrastructure de transport, l’éducation, le système de santé, l’agriculture et le marché de l’emploi, le projet du Président Sall croise l’intention géopolitique chinoise.

« Les crédits chinois sont souples et pratiques » note Ba Demba Diallo, chercheur et conseiller du gouvernement qui considère que les mises en garde du FMI pointant l’accumulation des dettes sont alarmistes compte tenu de la bonne santé de l’économie.

Il est un fait que dans ce pays ayant basculé son allégeance politique de Taipei à Pékin en 2005, une appréciation exhaustive des créances chinoises est difficile compte tenu de l’opacité des comptes, écrit de Hong Kong, l’Italienne Ilaria Maria Sala ancienne étudiante à l’Institut des Études africaines et à l’École Normale de Pékin.

Mises en garde du FMI.

Mais Dakar dont Pékin espère qu’il sera le moteur des projets des nouvelles routes de la soie en Afrique de l’Ouest, n’est pas le seul pays africain entré dans les radars de l’investigation financière du FMI.

  • Au Kenya où 70% des créances sont chinoises,
  • s’ajoutent le Tchad,
  • le Sud Soudan,
  • le Mozambique,
  • la Zambie,
  • l’Éthiopie,
  • le Nigeria,
  • le Ghana,
  • la Côte d’Ivoire

dont beaucoup sont touchés par la baisse du prix des matières premières.

Nombre d’entre eux tournent leurs regards vers les finances et l’aide chinoises pour une aide que les institutions financières ne leur accordent qu’à la condition de réduire leur déficit budgétaire par l’augmentation d’impôts, politiquement difficile.

Kigali et Pretoria « sous le charme ».

Xi Jinping, le 22 juillet à Kigali avec Paul Kagame que le n°1 chinois avait déjà accueilli à Pékin en août 2017. 60% des routes asphaltées du pays ont été construites par la Chine.

 

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Au Rwanda dont le président Kagame, président en exercice de l’Union Africaine accuse la France d’avoir prêté main forte aux Hutus pour massacrer les Tutsis et où Xi Jinping est arrivé le 22 juillet, l’enthousiasme pour l’aide chinoise est la même. 14 ans après le génocide, le pays, dont Pékin est le premier partenaire commercial et où 70% des routes ont été construites par China State Construction Engineering Corporation, bénéficie de 400 millions d’aide chinoise finançant plus de 60 projets de développement.

A son passage, le président chinois a signé une quinzaine d’accords portant sur l’infrastructure, le commerce en ligne, l’éducation et la formation, les sciences et technologies, les mines, le droit, et – promesse importante dans le nouveau concept de l’aide chinoise destiné à démentir les accusations d’exploitation -, l’extension de l’hôpital du district de Masaka construit par la Chine à Kigali, ainsi que les concessions pour la construction d’une route de 66 km au sud du pays et du réseau de routes d’accès à l’aéroport internationale de Kigali.

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le Président Cyril Ramaphosa capture_decran_2018-02-15_a_15.34.57.png  le Président Cyril Ramaphosa

A Johannesburg, où le Président Cyril Ramaphosa a été élu en février dernier à la suite de la démission de Jacob Zuma accusé de corruption et d’agressions sexuelles, l’ambiance prochinoise est également favorisée par la quête financière de l’exécutif engagé dans un programme d’investissements de 100 Mds de $ pour les 5 ans à venir.

Dans ce contexte, Xi Jinping a à la fois promis 14,7 Mds d’investissements et l’augmentation des importations chinoises pour diminuer le déficit commercial de l’Afrique du sud, où le stock des investissements chinois n’est que de 11 Mds de $, alors que les entreprises sud-africaines ont nettement plus investi en Chine.

La remarque vient du ministre de l’Industrie Robert Haydn Davies, 70 ans, docteur en sciences politiques de l’Université du Sussex, dans sa jeunesse, membre du Parti communiste anti-apartheid et exilé pendant 11 ans en Grande Bretagne et au Mozambique. Pour lui qui se félicite de la fiabilité des promesses chinoises, l’aide de Pékin au développement du secteur productif sud-africain participe à la réduction du déficit commercial.

Parmi les accords passés, notons deux prêts directs dans deux secteurs stratégiques en difficulté. Le premier, par la Banque Nationale chinoise de développement à hauteur de 2,5 Mds de $ à la société de production d’énergie Eskom menacée de faillite pour mener à bien la construction d’une centrale thermique à Mpumalanga dans le nord du pays ; le 2e, par la Banque du Commerce et de l’industrie (ICBC) de 300 millions de $ à la société de logistique Transnet (transports ferrés, gestion portuaire, gestion de d’oléoducs et gazoduc).

Enfin à son passage, Xi Jinping a assisté par vidéo à la cérémonie d’inauguration de l’usine d’automobile BAIC [3] installée dans la zone économique de Port Elisabeth qu’il avait lui-même initiée lors de son passage en 2015.

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Le 28 juillet Xi Jinping était à l’île Maurice, archipel du sud de l’océan indien où l’influence de l’Inde reste forte. Rival de la Chine et critique des routes de la soie dont la branche pakistanaise empiète sur un territoire contesté par l’Inde, New-Delhi verrait d’un mauvais œil que l’île se rapproche de Pékin au point d’endosser les projets chinois. C’est peut-être ce qui explique qu’au delà des discours d’amitié, aucun accord n’a été signé, en dehors de la confirmation des négociations commencées en mai dernier pour un accord de libre-échange.

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Au total, ce 3e périple africain de Xi Jinping s’est déroulé sous les visions contraires des Africains en quête des finances chinoises indispensables au développement de leurs infrastructures et plus généralement de leurs économies, et celles des experts du FMI dont les critiques relayées par nombre d’Occidentaux mettent en garde contre le risque d’une accumulation toxique des créances chinoises – évaluées à plus ou moins 100 Mds de $ -, principal adjuvant du projet d’influence géopolitique de Pékin dans une Afrique en mal de cash et de développement.

Prenant soin de mettre en œuvre des projets humanitaires en parallèle de ses projets d’infrastructures, compensant les importations toujours majoritaires de ressources primaires, la Direction chinoise repousse aujourd’hui les critiques qui l’accusent de reproduire les politiques coloniales exploiteuses.

En revanche, réussissant à polir son image de puissance ouverte œuvrant dans l’intérêt de tous, elle ne récuse plus les accusations de recherche d’influence qu’au contraire elle revendique, dans un contexte où les États-Unis, auteurs d’une féroce guerre douanière principalement dirigée contre la Chine, se rétractent dans une posture inverse.

A ce stade, connaissant la situation du Continent européen dont les aides à l’Afrique ont largement échoué – qui plus est placé dans la perspective inquiétante d’un mouvement migratoire déclenché par l’explosion démographique et le chaos économique et politique du Continent africain -, il faut s’interroger sur la pertinence réelle de l’aide chinoise – au-delà des critiques budgétaires récurrentes et des soupçons de recherche d’influence qu’au demeurant Pékin reconnaît –

Et si la méthode chinoise réussissait ?

Une équipe médicale chinoise en 2014 à l’hôpital de l’amitié de Sierra Leone pendant l’épidémie d’Ebola.

 

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Une récente étude de Harvard mise en ligne par le Département d’État reconnaît l’invasion des produits chinois, les bénéfices engrangés par les groupes de constructions employant une majorité de chinois, le non respect du droit du travail dans certaines régions minières comme la Zambie, en même temps que l’accumulation des prêts dangereux pour l’équilibre budgétaire de pays insolvables.

Mais s’appliquant à considérer l’autre face du problème, le travail met en lumière les bienfaits de l’aide chinoise réputée sans conditions politiques d’obédience à la démocratie ou aux droits humains et dont Wang Yi le MAE a répété lors de son passage au Kenya en 2015, qu’elle « se garderait absolument de suivre le même chemin que les anciennes puissances coloniales, ne sacrifierait pas l’environnement et se focaliserait sur les intérêts de long terme de la Chine et de l’Afrique. »

Citant Dirk Willem de Vilde, expert chercheur et Directeur des actions internationales à l’Institut américain du Développement d’Outre-mer de Londres, massivement engagé en Afrique, le rapport qui rejette les jugements « en noir et blanc », souligne les vastes bienfaits de la coopération chinoise dans les domaines des infrastructures de transports, des mines et des écoles. Dans l’aide sanitaire, le travail rappelle que, lors de l’épidémie d’Ebola en 2015, les médecins chinois avaient joué un rôle crucial.

Selon les auteurs, le développement des investissements chinois dans les services, la production industrielle et la formation contredit l’accusation d’une réplique coloniale d’une coopération chinoise qu’il dépeint comme bénéfiques pour les deux parties.

Plus encore, des initiatives comme le lancement en 2015 au Kenya d’une JV de fabrication de panneaux solaires assortie de la formation d’ingénieurs financée par un prêt de 100 millions de $, serait même de nature à modifier l’approche occidentale de la coopération.

La conclusion du rapport sonne comme une mise en garde.

« Si la Chine réussissait finalement à provoquer le réveil des économies africaines – ce que l’Occident tente en vain de faire depuis des décennies – le débat sur les conditions de l’aide au développement chinoise sera clos. En même temps, la Chine se sera rapprochée du statut de “grande puissance “, partie de son rêve. »

Il reste que le modèle politique prôné (ou diffusé par « osmose ») par la Chine en Afrique qui, à cet effet et à des fins d’influence géopolitique, y déverse d’importants moyens est politiquement à l’exact opposé des principes de séparation des pouvoirs et de liberté d’expression, fondements institutionnels du projet européen.

Un défi majeur pour l’Union européenne.

Le 18 juillet 2018, à Zhengzhou dans le Henan, Guo Lanfeng, Directeur adjoint à la Commission de la Réforme & développement s’exprime sur la coopération avec l’UE.

 

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Logiquement, l’introspection des Européens, en première ligne dans cette situation, devrait donc les conduire à imaginer les moyens d’une action commune à 27 au moins aussi efficace que celle de la Chine destinée à sortir l’Afrique de ses perspectives pessimistes et y créer les conditions de son développement dans des principes qui seraient plus en résonance avec les postulats politiques de l’Union.

Pour autant, alors même que les médias n’en font que rarement état, préférant rendre compte de l’action chinoise qu’ils jugent plus spectaculaire et commercialement plus efficace pour leurs publications, il serait excessif de considérer que l’Union Européenne est absente de l’Afrique.

Il y a peu JC–Juncker, faisant état des actions de la Commission, appelait à la solidarité des États membres pour« affronter les défis communs d’aujourd’hui, depuis le développement durable, jusqu’aux investissements en passant par la paix et la sécurité pour mieux contenir les migrations ».

Lors du 5e sommet UE – Afrique tenu en novembre 2017 à Abidjan une année avant le sommet Chine – Afrique et dont l’un des thèmes principaux était l’immigration, le Président Donald Tusk a rappelé que l’Union européenne était le partenaire le plus important de l’Afrique et son voisin le plus proche, le premier investisseur au monde pour l’Afrique, son principal partenaire commercial, le premier fournisseur d’aide au développement et d’assistance humanitaire à l’Afrique ainsi que le premier contributeur à la paix et à la sécurité sur ce continent. »

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Mais en comparant les chiffres des contributions à ceux de la Chine en progression rapide, force est de constater qu’ils ne sont pas à la hauteur des enjeux de développement et de sécurité que les médias s’appliquent à passer sous silence.

Dans un récent numéro « d’Afrique réelle » de juin 2018, Bernard Lugan débarrassé de la gangue politiquement correcte, livre un inquiétant constat :

« Avec un taux de croissance de 4% la population africaine double tous les 18-20 ans ; au Niger, pays désertique où le taux de fécondité est de 7 enfants par femme, la population était de 3 millions d’habitants en 1960 et elle sera de 40 millions en 2040, puis de 60 millions en 2050. En Somalie, le taux de reproduction est de 6,4 enfants par femme et en RDC, il est de 6,1. En Algérie le programme de planification familiale avait permis de faire baisser l’indice synthétique de fécondité de 4,5 enfants par femme en 1990, à 2,8 en 2008. Or, avec la réislamisation du pays, depuis 2014, il a rebondi à 3,03. » (…)

(…) « Résultat : d’ici à 2030, l’Afrique va voir sa population passer de 1,2 milliard à 1,7milliard, avec plus de 50 millions de naissances par an ; en 2100, avec plus de 3 milliards d’habitants, le continent africain abritera 1/3 de la population mondiale, dont les trois quarts au sud du Sahara ; pour des centaines de millions de jeunes africains, la seule issue pour tenter de survivre sera alors l’émigration vers l’Europe. »

Or dit Lugan, telles qu’elles sont conçues aujourd’hui, parcellaires, inégales, insuffisantes et souvent – pour les investissements privés – articulées à des espoirs de retours rapides, les politiques de développement fonctionnent mal.

« Début juin 2018, à la lecture du rapport sur les IED publié par la CNUCED (CNUCED, World Investment Report 2017), nous apprenons qu’en 2017, sur les 2000 milliards (mds) de dollars d’IED mondiaux, l’Afrique n’en recueillit en effet que 60 mds, un volume dérisoire en baisse de 3% par rapport à 2016 (Banque mondiale). L’Afrique, dans l’ensemble de la globalité de ses 54 pays et de son 1,2 milliard d’habitants a donc reçu presque autant d’IED que Singapour (61,6 mds pour 6 millions d’habitants), et moins que l’Irlande (79,2 mds pour 5 millions d’habitants)… »

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S’il est un sujet où, faisant preuve de solidarité, les 27 pays membres devraient secouer le fantasme économique des lois du marché et du libre-échange, dont certains croient qu’elles régulent des destinées humaines, c’est bien celui des relations avec l’Afrique dont la stabilisation relève plus d’un plan Marshall que d’investissements calculés.

Si l’Union voulait vraiment aider au développement de l’Afrique et stabiliser sa relation avec ce continent crucial pour sa sécurité, c’est le moins qu’elle pourrait faire.

Note de Contexte.
Sommet des BRICS.

La dernière réunion des BRICS à Johannesburg a montré une dilution de l’élan initial de 2009. Ici Xi Jinping, est entouré de Narendra Modi à sa droite et du Président Sud-africain Cyril Ramaphosa à gauche. A leur gauche Vladimir Poutine etMichel Temer, élu président du Brésil après la destitution de Dilma Roussef.

 

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Le 10e sommet des BRICS qui réunit la Chine, la Russie, l’Inde, l’Afrique du Sud et le Brésil s’est tenu à Johannesburg du 25 au 27 juillet derniers. Tous les commentateurs auront noté la dilution de la dynamique initiale de 2009, voulant créer un élan multipolaire qu’au moins le Russie et la Chine voyaient comme un contrepoids à l’Amérique et tous comme une marge de respiration par rapport aux rigidités de la Banque Mondiale et du FMI.

A l’époque, leur meilleur argument était leur poids économique et démographique (40% de la population mondiale). Toujours présents, ses atouts (les 5 comptent pour 23% du PIB mondial) sont aujourd’hui affaiblis par la somme des non-dits planant au-dessus de leurs relations.

Les 5 parviennent en effet de moins en moins à cacher les rivalités géopolitiques entre Pékin et New-Delhi, les contrastes entre leurs systèmes de gouvernement, leurs économies disparates aux besoins divergents et, par-dessus tout, les déséquilibre causé le poids de la Chine aujourd’hui d’envergure planétaire aux ambitions géopolitiques globales.

Le bilan de la solidarité des 5 BRICS est mince souligne un article du Monde. S’il est vrai que le commerce entre eux a augmenté de 30% – ce qu’a fait valoir V. Poutine -, aucun des projets et accords évoqués lors des précédents sommets n’a été discuté (accords de libre échange, élargissement – le site Russia Today a évoqué l’adhésion de la Turquie restée sans suite -, création d’une agence notation des BRICS).

Même la Banque des BRICS créée dans la ferveur en 2015 n’a octroyé que 7,5 Mds de $ de prêts. En revanche, (cf plus haut) ce sont les banques chinoises qui sont venues au secours des entreprises sud-africaines en difficulté.

Lire ARTICLE DE 2014  : Les BRICS jettent un pavé dans la mare des finances mondiales.

Enfin, la principale crainte implicite est peut-être que Pékin dont les ambitions globales sont aujourd’hui avérées se pose à cet effet en parangon du libre-échange alors ses groupes publics subventionnés, tirant profit de la quête de capitaux des pays en développement opérant souvent en dehors des lois du marché et sont réticents à participer aux appels d’offres.

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Confronté à une brutale offensive de Washington pour rééquilibrer son commerce avec la Chine, Xi Jinping a, dans son discours, habilement joué du thème de la multi polarité et des dangers du protectionnisme posant au monde, a t-il dit, une alternative entre « coopération » et « confrontation » et entre « bénéfices mutuels » et système clientéliste de suzerain à vassal. Dans la foulée, il a réitéré ses mises en garde sur les dangers pour tous d’une guerre commerciale.

Dans la dernière partie de son discours, il n’a pas manqué de faire la promotion des réformes en cours en Chine et des « Nouvelles routes de la soie » devenue l’emblème de la politique étrangère de Pékin.

Promettant une meilleure ouverture aux investissements, calibrée à l’aune « des standards internationaux », plus « transparente, conforme au droit et au marché, combattant les monopoles, respectant la propriété intellectuelle », il a annoncé la tenue à Shanghai, en novembre prochain, après le sommet des BRICS en septembre, de la première Exposition internationale Import – Export, dont il a dit qu’elle serait une « plateforme d’accès au marché chinois pour le monde ».

Il reste que par ces annonces, répertoires des manquements chinois à l’ouverture et au respect du droit des affaires, à quoi s’ajoute la captation de technologies le président chinois donne corps aux critiques de Washington et Bruxelles.

Quant à la « Belt and Road Initiative », (BRI) comme l’appellent les anglos-saxons, il a répété le discours de générosité qui, selon la propagande du Parti, en fait un projet « appartenant au monde ».

Il n’empêche qu’à Johannesburg, contredisant la solidarité entre les 5 membres des BRICS, ce qui a surtout dominé dit ce sont les rencontres bilatérales.

Au total, la longue déclaration finale en 101 points détaillant méthodiquement et de manière exhaustive les grands défis du monde, depuis les conflits ouverts jusqu’à la guerre commerciale en passant par la nécessaire promotion de la démocratie dont on voit bien qu’elle ne sonne pas juste, diffuse le sentiment que l’élan initial est en train de s’étioler et que le groupe n’a qu’une prise limitiée sur les grandes contradictions et antagonismes de la marche du monde.

Notes :

[1] Alors que le total des échanges entre les deux se monte à 50 Mds de $ – que les émirats espèrent doubler –, la visite a été marquée par l’annonce de la création de ce qui a été présenté comme le « plus grand “Chinatown“ du Moyen-Orient » sur une surface de 6 km2, à 10 minutes de l’aéroport international Dubai.

Aux Emirats, l’empreinte des compagnies de construction chinoises est déjà omniprésente le long de la Voie rapide Sheikh Zayed, principale artère de la ville de Dubai, partie d’une autoroute traversant les Emirats où la China State Construction Engineering Corporation (CSCEC – en Chinois 中国建筑工程总公司 -, 1er groupe de construction au monde et 14e pour la valeur de ses contrats à l’étrangers- ), a construit la plupart des ponts.

En février dernier, le groupe public a pour 160 millions de $, obtenu le contrat de construction d’une des 2 tours du complexe de résidences de luxe « d’Akyon City » à quoi s’ajoute un contrat de 19,6 millions de $ obtenu en juin pour la construction de routes et de voies rapides.

 

[2] Calquée sur l’agence américaine US AID, la création de l’agence chinoise inaugurée le 18 avril en présence de Yang Jiechi, ancien ambassadeur à Washington et ancien ministre des Affaires étrangères, membre du Bureau Politique et de Wang Yi, son successeur à la tête du Waijiaobu, marque la volonté de Pékin de rationaliser un secteur jusque là éclaté en plusieurs dizaines de décideurs et d’accorder sa stratégie d’aide directe à son projet politique global.

[3] 4e constructeur de Chine BAIC (北京汽车工业) a décidé en février dernier de monter une usine avec Daimler-Benz dont le location n’avait pas été rendue publique à la rédaction de cette note, pour un investissement conjoint de 1,9 Mds de $. En même temps, on apprenait que le constructeur chinois Geely avait acheté 9,7% des parts de Daimler, ce qui en fait l’investisseur majoritaire dans le groupe dont fait partie Mercedes-Benz.

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Une réflexion au sujet de « 2936 – L’Afrique, la Chine et l’Europe »

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El Watan : Ils s’attaquent à la culture et exigent l’application de la charia

Les salafistes veulent réoccuper l’espace public en Algérie si l’on en croit cet article d’El watan, tout cela accompagne incontestablement  le projet de la CIA de détruire tous les Etats qui constituent plus ou moins une résitance. (note de danielle Bleitrach)

Les scènes vécues dans plusieurs wilayas du pays rappellent à l’esprit des Algériens celles de la fin des années 1980 et début des années 1990. Des groupes, conduits ou actionnés par des salafistes endurcis, mènent l’offensive contre tout ce qu’ils considèrent comme «kofr (impie)» et «obscénité».

Des prières collectives sur la voie publique pour annuler des concerts de musique, guerre engagée contre tout ce qui symbolise la culture et des appels à l’application de la loi du talion… L’islamisme politique n’est pas vaincu. Il s’est visiblement renforcé et tente d’étendre ses tentacules pour contrôler toute la société.

Ce qui se passe depuis quelques jours dans plusieurs régions du pays est un sérieux avertissement. Une alerte à ne pas négliger. Le péril islamiste est de retour. Les scènes vécues dans plusieurs wilayas rappellent à l’esprit des Algériens celles de la fin des années 1980 et début des années 1990. Des groupes, conduits ou actionnés par des salafistes endurcis, mènent l’offensive contre tout ce qu’ils considèrent comme «kofr (impie)» et «obscénité».

Surfant comme à leur habitude sur la misère sociale et le chômage, les islamistes se mettent à l’œuvre en vue d’imposer leur projet obscurantiste. Leur première cible cet été : les galas. Au prétexte que «ce n’est pas une priorité» et grâce à la grave passivité des autorités, ils ont réussi à annuler plusieurs concerts, dont certains sont annuels et avaient l’habitude de drainer des foules nombreuses. Tout a commencé à Ouargla.

Cette wilaya, qui avait connu par le passé plusieurs manifestations des jeunes chômeurs qui exigeaient – sans aucun préalable idéologique – une prise en charge de leurs revendications légitimes, semble être choisie par les islamistes pour lancer leur «croisade» contre la culture. Quelques dizaines des barbus en qamis ont organisé une prière collective devant le centre culturel de la ville pour empêcher un concert de deux chanteurs de raï.

Prière collective contre la chanson «obscène»

Une fois le but atteint, ils se sont filmés en jubilant. La «réussite» de leur première action les a encouragés à la rééditer successivement à Sidi Bel Abbès, à Oran et, jeudi dernier, à Laghouat. Leur modus operandi est toujours le même : des prières collectives sur la voie publique contre «la chanson obscène» à leurs yeux. Ils ne se sont pas limités à cela. Sur les réseaux sociaux, ils intimident, attaquent et insultent même ceux qui critiquent leur diktat. Ces derniers sont aux yeux de ces adeptes du wahhabisme «des laïcs impies».

Outre les concerts, les islamistes s’attaquent aussi à la statue de Aïn El Fouara de Sétif, qui vient juste d’être restaurée après avoir été vandalisée par un homme barbu en décembre 2017. Pour exiger son retrait, ils ont lancé un appel à rassemblement devant le siège de la wilaya de Sétif. Ne trouvant pas d’écho auprès de la population, ils se sont éclipsés, la queue entre les jambes. Et l’action n’a pas eu lieu. Mais ils ne ratent aucune occasion pour remettre en avant leurs idées rétrogrades.

Rien ne les arrête. Profitant de la colère des citoyens d’El Oued après l’assassinat abject d’un estivant à Béjaïa par des parkingeurs clandestins, ils se sont infiltrés pour exiger l’application de la charia et la loi du talion. Pourquoi s’attaquent-ils spécialement à la culture ? Selon le philosophe Smaïl Mehnana, enseignant à l’université de Constantine, «ce n’est pas par hasard que l’obscurantisme frappe encore une fois la culture qui est le secteur le plus fragile dans la société, mais aussi le concurrent le plus virulent du discours religieux».

Contrôle de l’espace public

«Il s’agit d’une stratégie bien élaborée et préméditée. Nous les avons vu déjà tuer des intellectuels, fermer des cinémas et arrêter des projections de films», rappelle-t-il dans une déclaration à El Watan. Les extrémistes, ajoute-t-il, «savent très bien que la culture est le dernier bastion qui peut faire face à leur projet totalitariste».

«C’est pour cela qu’ils ne ratent aucune occasion pour jouer sur le populisme afin d’intimider les artistes et les intellectuels», explique-t-il. Et d’enchaîner : «D’après l’histoire, la religion et l’art se disputent sur le même capital, en l’occurrence l’appropriation du sacré. C’est pour cela aussi que les grands artistes de la Renaissance en Italie du XVe siècle focalisaient leurs œuvres artistiques sur le sacré et l’architecture des églises. C’était leur stratégie pour transgresser l’Eglise de l’intérieur.»

Commentant un post sur Facebook sur cette montée de l’islamisme, Djamel Zenati, militant politique et ancien député, estime «que le problème n’est pas dans la religion, mais dans le rapport à la religion. Et le rapport à la religion n’est pas un donné mais un construit, c’est-à-dire une construction humaine»«Ce rapport est parfois, voire souvent, contraire à la Révélation. On sollicite la religion pour rester au pouvoir, pour prendre le pouvoir, pour s’opposer ou soutenir, pour donner ou enlever la vie, pour partager un héritage, pour se marier ou divorcer, pour monter ou descendre d’un bus, etc.», explique-t-il.

Selon lui, la problématique pertinente «se situe justement dans cette hégémonie de la religion dans le champ social»«Le danger est dans cette instrumentalisation de la religion dans le but de poser et d’imposer, de dicter et d’édicter. La violence est en l’homme et non dans la religion. Il ne peut y avoir d’émancipation sans un rétrécissement de la religiosité dans le champ social. Autrement dit, il faut un processus de sécularisation adapté», souligne-t-il, avant d’ajouter : «Faire croire que toutes les réponses à nos aspirations sont dans la religion est la plus grande escroquerie de l’histoire. L’Algérie a déjà payé un lourd tribut pour avoir un instant cru à cette promesse illusoire.»

 
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Publié par le août 12, 2018 dans Afrique, extrême-droite, SOCIETE

 

Monde Diplomatique : La Chine est-elle impérialiste ?

Mercredi 25 juillet 2018.Le président chinois, M. Xi Jinpinga commencé une nouvelle tournée africaine ce 22 juillet, la 4e depuis son accession au pouvoir, afin de renforcer encore davantage les « partenariats » sino-africains. Déjà accueilli par ses homologues Sud-Africain, Sénégalais et Rwandais, il a déclaré avec ce dernier que l’amitié liant leurs deux pays « est plus grande que les montagnes »« Les peuples chinois et africains nouent des rapports d’égalité, de sincérité et d’amitié, et se soutiennent mutuellement dans leur développement commun », affirmait déjà son prédécesseur. « Si la Chine continue à placer l’accès aux matières premières au-dessus de tout le reste, elle se comportera chaque jour davantage comme les anciennes puissances coloniales », analysait Michael Klare en 2012.

Chine, pouvoir et puissance

La Chine est-elle impérialiste ?

Jamais les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique, en hausse de 89 % en deux ans, n’ont atteint de tels records. Pékin inonde de ses produits les marchés du continent noir tout en s’y approvisionnant en minerais. En quête de ressources énergétiques, l’empire du Milieu multiplie les investissements dans les pays du Sud, mais il aimerait ne pas établir de rapports de type colonial avec les Etats qui lui fournissent ses matières premières. Sans toujours y parvenir…

La Chine est-elle impérialiste ?

 

Se classant elle-même parmi les pays en développement, la Chine promet aux pays du Sud qu’elle ne reproduira pas les comportements prédateurs des anciennes puissances coloniales. Lors du 4e Forum de coopération Chine-Afrique, qui s’est ouvert à Pékin le 19 juillet dernier, le président Hu Jintao a donc indiqué : « La Chine est le plus grand des pays en développement, et l’Afrique, le continent qui en compte le plus grand nombre. (…) Les peuples chinois et africains nouent des rapports d’égalité, de sincérité et d’amitié, et se soutiennent mutuellement dans leur développement commun (1). »

Même si cette déclaration peut relever de l’exercice de style diplomatique, les Chinois conservent en mémoire les humiliations endurées quand ils subissaient l’emprise des puissances européennes et du Japon. Toutefois, leurs dirigeants se trouvent face à un dilemme : pour soutenir la croissance économique (leur priorité), ils doivent obtenir de leurs fournisseurs étrangers toujours plus de matières premières, dont le pays est devenu très dépendant après son décollage économique, dans les années 1980. Et, pour s’assurer d’un approvisionnement ininterrompu, ils s’empêtrent dans des relations avec des gouvernements souvent corrompus et dictatoriaux — des relations du même type que celles qu’avaient entretenues avant eux les grandes puissances occidentales.

Certains pays pauvres connaissent en effet la « malédiction des ressources naturelles » : ils ont à leur tête des régimes autoritaires préoccupés de la rente minière et maintenus en place par des forces de sécurité grassement rémunérées. De leur côté, les principaux pays acheteurs n’échappent pas à une « malédiction des ressources inversée », sitôt qu’ils deviennent complices de la survie d’Etats autocratiques (2). Plus l’on dépend des matières premières de ses fournisseurs, plus l’on est amené à assurer la survie de leurs gouvernements.

Ce schéma a prévalu dans les relations entre les Etats-Unis et les monarchies pétrolières du Golfe, par exemple. Le président Franklin Delano Roosevelt (1933-1945) éprouvait une aversion profonde pour l’impérialisme et le féodalisme. Néanmoins, une fois alerté par ses conseillers du faible niveau des réserves américaines de pétrole et de la nécessité de trouver une autre source d’approvisionnement, il accepta durant la seconde guerre mondiale de se rapprocher de l’Arabie saoudite, alors seul producteur du Proche-Orient à échapper au contrôle britannique. Lorsque Roosevelt rencontra le roi Abdelaziz Ibn Saoud, en février 1945, il conclut avec lui un arrangement informel : les Etats-Unis assureraient la protection militaire du royaume en échange d’un accès exclusif à son pétrole (3). Même si ses termes ont été modifiés depuis — les champs pétrolifères appartiennent dorénavant à la famille royale, pas à des sociétés américaines —, cet accord demeure l’un des piliers de la politique de Washington dans la région.

S’ils avaient le choix, les Etats-Unis préféreraient sans doute acheter tous leurs hydrocarbures à des pays amis, stables et sûrs, comme le Canada, le Mexique, le Royaume-Uni ou d’autres membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Mais les dures réalités de la géologie les en empêchent. La majorité des gisements se situent en Afrique, au Proche-Orient et dans l’ex-Union soviétique. Selon le géant BP (ex-British Petroleum), 80 %des réserves pétrolières se situent hors zone OCDE (4). Washington s’est donc fourni ailleurs, auprès de nations instables, se mêlant des politiques locales, négociant des alliances avec les dirigeants en place et confortant sa tranquillité énergétique par diverses formes d’assistance militaire.

Au début du XXe siècle, pour s’assurer le contrôle de pays riches en pétrole, charbon, caoutchouc et divers minerais, et pour en faciliter l’extraction, les grandes puissances impériales ont créé ou franchisé de gigantesques compagnies de droit public ou privé. Après les indépendances, celles-ci ont poursuivi leurs activités, forgeant souvent des relations solides avec les élites locales et pérennisant la position dont elles bénéficiaient sous administration coloniale. C’est le cas de BP (originellement Anglo-Persian Oil Company), du français Total (fusion de diverses sociétés pétrolières d’Etat), ou encore de l’Ente Nazionale Idrocarburi (ENI, dont fait partie l’Agenzia Generale Italiana Petroli [AGIP]).

Prêts avantageux, projets prestigieux…
les dirigeants recourent aux grands moyens
pour séduire le continent noir

Les Chinois, eux, aimeraient échapper à ce schéma historique (5). Lors du dernier Forum de coopération Chine-Afrique, le président Hu a annoncé un prêt de 20 milliards de dollars sur trois ans aux pays africains pour l’agriculture, les infrastructures et les petites entreprises. Les hauts responsables chinois excluent toute ingérence dans les affaires intérieures des pays fournisseurs. Mais Pékin peine à échapper à l’engrenage expérimenté avant lui par le Japon et par les puissances occidentales.

Jusqu’en 1993, la Chine a pu se contenter de ses propres ressources pétrolières. Mais, par la suite, ses achats d’or noir se sont envolés, passant de 1,5 million de barils par jour en 2000 à 5 millions en 2010, soit une hausse de 330 %. Si les prévisions actuelles se vérifiaient, ils atteindraient 11,6 millions de barils par jour en 2035. Avec l’expansion rapide du parc automobile, certains analystes prédisent même, d’ici 2040, une consommation à peu près équivalente à celle des Etats-Unis (6). Mais, alors que ces derniers pourraient subvenir aux deux tiers de leurs besoins (en comptant la production du Canada voisin), la Chine ne couvrirait qu’un quart de sa consommation avec ses propres ressources. Elle devra donc trouver le reste en Afrique, au Proche-Orient, en Amérique du Sud et dans les pays de l’ex-Union soviétique.

Si Pékin maintient son objectif de tripler sa production d’électricité en vingt-cinq ans, les importations de gaz, qui n’existaient pas en 2005, vont, elles, atteindre 87 milliards de mètres cubes par jour en 2020, principalement en provenance du Proche-Orient et d’Asie du Sud-Est, sous forme de gaz naturel liquéfié, et de Russie et du Turkménistan, par gazoduc (7). La Chine pourrait satisfaire ses besoins en charbon, mais des goulets d’étranglement dans la production et le transport font qu’il est plus efficace économiquement pour les provinces côtières, en plein essor, de le faire venir d’Australie ou d’Indonésie. Inexistantes en 2009, les importations atteignaient 183 millions de tonnes deux ans plus tard (8). La demande de minerais importés (fer, cuivre, cobalt, chrome, nickel…), indispensables à l’électronique de pointe et à la fabrication d’alliages à haute résistance, augmente elle aussi.

La Chine au cœur de la mondialisation

La Chine au cœur de la mondialisation

Philippe Rekacewicz

A mesure que cette dépendance s’accroît, la pérennisation des approvisionnements s’impose comme la préoccupation majeure des dirigeants. « Le devoir de la Chine, a ainsi déclaré M. Le Yucheng, vice-ministre des affaires étrangères, est d’assurer une vie décente à ses 1,3 milliard d’habitants. Vous pouvez imaginer le défi que cela représente et la pression énorme que cela fait peser sur le gouvernement. Je crois que rien ne compte davantage. Tout le reste doit être subordonné à cette priorité nationale (9). » Renforcer les liens avec les fournisseurs internationaux de matières premières devient donc un objectif central de la politique étrangère.

Les autorités sont conscientes des risques de rupture d’approvisionnement pouvant résulter de guerres civiles, de changements de régime ou de conflits régionaux. Pour s’en prémunir, la Chine, empruntant le chemin tracé de longue date par les Occidentaux, s’est efforcée de diversifier ses sources, de développer des relations politiques avec ses principaux fournisseurs et de prendre des participations dans les gisements de minerais et d’hydrocarbures. Ces initiatives bénéficient du soutien de toute l’administration : les banques d’Etat, les sociétés nationales, le corps diplomatique, l’armée (10).

Dans le cas du pétrole, le gouvernement a pressé les compagnies d’Etat China National Petroleum Corporation (CNPC), China Petrochemical Corporation (Sinopec) et China National Offshore Oil Corporation (Cnooc) d’investir dans les champs pétrolifères à l’étranger, en partenariat avec les sociétés nationales locales comme Saudi Aramco, Petróleos de Venezuela SA (PDVSA) ou la Sociedade Nacional de Pétróleos de Angola (Sonangol). Même politique dans l’industrie minière, où des compagnies d’Etat telles que China Minmetals Corporation (CMC) et China Nonferrous Metals Int’l Mining (CNMIM) ont multiplié leurs investissements dans des mines à l’étranger.

Afin de favoriser ces opérations, les dirigeants ont engagé de grandes manœuvres diplomatiques, souvent accompagnées de la promesse d’avantages, de prêts à faible taux d’intérêt, de dîners somptueux à Pékin, de projets prestigieux, de complexes sportifs et d’assistance militaire. Ils ont accordé au gouvernement angolais un prêt avantageux de 2 milliards de dollars, pour « faciliter » l’acquisition par Sinopec de la moitié d’un forage offshore prometteur. Ils ont prêté 20 milliards de dollars au Venezuela pour « aider » les tractations laborieuses entre la CNPC et PDVSA (11). D’autres pays, dont le Soudan et le Zimbabwe, ont reçu un soutien militaire en contrepartie de l’accès à leurs richesses naturelles.

Ce genre d’arrangements conduit inévitablement Pékin à s’impliquer de plus en plus dans les affaires politiques et militaires des Etats concernés. Au Soudan, la Chine, soucieuse de protéger les investissements de la CNPC, a été accusée d’aider le régime brutal de M. Omar Al-Bachir en lui fournissant à la fois des armes et un soutien diplomatique à l’Organisation des Nations unies (ONU). Elle est « le plus gros investisseur au Soudan, rapportait l’International Crisis Group en juin 2008. Sa volonté de protéger ses investissements et d’assurer sa sécurité énergétique, combinée à sa traditionnelle politique de non-ingérence, a contribué à mettre le Soudan à l’abri des pressions internationales (12) ». Dernièrement, les Chinois ont réduit leur soutien à M. Al-Bachir. Surtout depuis la création du nouvel Etat indépendant du Soudan du Sud, où se trouve l’essentiel du pétrole (13)

Oubliant peut-être que la Chine n’est pas elle-même un modèle de gouvernement démocratique et intègre, on a également critiqué le soutien de Pékin à des régimes autoritaires ou corrompus tels que ceux de l’Iran et du Zimbabwe. Militaire, l’aide au régime iranien est aussi diplomatique, en particulier aux Nations unies, où Téhéran a été placé sous surveillance. Au Zimbabwe, la Chine aurait aidé le régime répressif de M. Robert Mugabe en armant et en entraînant ses forces de sécurité. Dans l’espoir d’obtenir en retour des terres cultivables, du tabac, des minerais précieux.

Même dans le cas de pays moins isolés sur la scène internationale, Pékin a tendance à traiter avec les sociétés nationales des gouvernements partenaires, contribuant inévitablement à enrichir les élites locales plutôt que le reste de la population, qui bénéficie rarement des retombées de ces accords. En Angola, des liens étroits ont été noués avec la Sonangol, société d’Etat contrôlée par des personnalités proches du président José Eduardo dos Santos. Si les principaux cadres de l’entreprise en profitent, la majorité des Angolais, eux, survivent avec moins de 2 dollars par jour (14). Chevron, ExxonMobil et BP continuent eux aussi à négocier avec le régime angolais, et avec d’autres du même type.

Même si la nature tyrannique ou féodale des régimes avec lesquels elle traite ne la tourmente pas exagérément, la Chine aimerait se racheter une conduite en accordant des aides aux petits agriculteurs et autres entrepreneurs des classes les moins favorisées. Dans les régions où elle est très impliquée, comme en Afrique subsaharienne, elle a massivement investi dans la construction de chemins de fer, de ports et d’oléoducs. Toutefois, en attendant de profiter un jour à d’autres secteurs d’activité, ces infrastructures servent principalement les besoins des compagnies minières et pétrolières associées.

Ce type de relations
est « intenable sur le long terme »,
déclare le président sud-africain

« A première vue, l’appétit chinois pour les richesses naturelles apparaît comme une bénédiction pour l’Afrique », estime un rapport commandé par la commission développement du Parlement européen (15). Pékin aurait en effet contribué à la croissance économique du continent. Un examen approfondi révèle néanmoins une image plus contrastée. En 2005, seuls quatorze pays, tous producteurs de pétrole et de minerais, avaient une balance commerciale positive — principalement basée sur l’exportation de matières premières — avec la Chine. Trente, qui affichent une balance commerciale déficitaire, sont inondés de textiles chinois et d’autres biens de consommation bon marché, au grand dam des producteurs locaux.

Dans les échanges sino-africains, le fossé entre pays gagnants et perdants s’est donc considérablement élargi, provoquant çà et là un vif ressentiment. Le rapport conclut : « Pour la majorité des pays africains, le discours chinois sur le développement a suscité de grandes espérances, mais n’a pas créé les conditions d’une croissance économique durable. »

Si la Chine continue à placer l’accès aux matières premières au-dessus de tout le reste, elle se comportera chaque jour davantage comme les anciennes puissances coloniales, se rapprochant des « gouvernements rentiers » des pays abondamment dotés en richesses naturelles, tout en faisant le minimum pour le développement général. Le président sud-africain Jacob Zuma n’a pas manqué de le relever lors du forum de juillet dernier : « L’engagement de la Chine pour le développement de l’Afrique » a surtout consisté à « s’approvisionner en matières premières » ; une situation qu’il juge « intenable sur le long terme » (16).

Mais tout changement significatif dans les relations commerciales entre Pékin et l’Afrique — ou les pays en développement en général — nécessitera une transformation profonde de la structure économique chinoise, un basculement des industries énergétivores vers des productions plus économes et vers les services, des énergies fossiles vers les énergies renouvelables. Les dirigeants semblent conscients de cet impératif : le XIIe plan quinquennal (2011-2015) met l’accent sur l’essor de moyens de transport alternatifs, des énergies renouvelables, des nouveaux matériaux, des biotechnologies et d’autres activités propices à un changement de cette nature (17). Sans lequel les dirigeants chinois risquent de s’enferrer dans des relations peu reluisantes avec les pays en développement.

Michael Klare

Professeur au Hampshire College, spécialiste des études sur la paix et la sécurité mondiale. Auteur de The Race for What’s Left : The Global Scramble for the World’s Last Resources,Metropolitan Books, New York, 2012.

(1Hu Jintao, « Open up new prospects for a new type of China-Africa strategic partnership », ministère des affaires étrangères chinois, Pékin, 19 juillet 2002.

(2Cf. Michael L. Ross, The Oil Curse : How Petroleum Wealth Shapes the Development of Nations, Princeton University Press, 2012.

(3Cf. Blood and Oil, Metropolitan Books, New York, 2004, et Daniel Yergin, The Prize, Simon and Schuster, New York, 1993.

(4« Statistical review of world energy », BP, Londres, juin 2012.

(5Lire Colette Braeckman, « Pékin brise le tête-à-tête entre l’Afrique et l’Europe », L’Atlas 2013 du Monde diplomatique, La Libraire Vuibert, Paris, 2012.

(6« The rise of China and its energy implications : Executive summary » (PDF), Forum sur l’énergie du James A. Baker III Institute for Public Policy, Houston, 2011.

(7Cf. US Energy Information Administration (EIA), « China. Country analysis brief », novembre 2010.

(8« China to boost coal imports on widerprice gap », 23 avril 2012.

(9Le Yucheng, « China’s relations with the world at a new starting point », discours prononcé devant le forum du China Institute for International Studies (CIIS), 10 avril 2012.

(10International Crisis Group (ICG), « China’s thirst for oil » (PDF), Asia Report,no 153, 9 juin 2008.

(11Jeffrey Ball, « Angola possesses a prize as Exxon, rivals stalk oil », The Wall Street Journal, New York, 5 décembre 2005 ; Simon Romero, « Chávez says China to lend Venezuela $20 billion », The New York Times, 18 avril 2010.

(12« China’s thirst for oil », op. cit.

(13Lire Jean-Baptiste Gallopin, « Amer divorce des deux Soudans », Le Monde diplomatique, juin 2012.

(14Lire Alain Vicky, « Contestation sonore en Angola », Le Monde diplomatique, août 2012.

(15Jonathan Holslag, Gustaaf Geeraets, Jan Gorus et Stefaan Smis, « Chinese resources and energy policy in Sub-Saharan Africa », rapport à la commission développement du Parlement européen, 19 mars 2007.

(16« Zuma warns on Africa’s trade ties to China », Financial Times, Londres, 19 juillet 2012.

(17Lire Any Bourrier, « La Chine malade de son charbon », Le Monde diplomatique,novembre 2011.

dossier chine, pouvoir et puissance

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Publié par le juillet 30, 2018 dans Afrique, Chine, INTERNATIONAL