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Archives de Catégorie: mon journal

Nouvelles du futur BLOG qui continuera sans doute à s’appeler Histoire et societe

A paramilitary policeman stops a toddler from crossing a restricted area at Tiananmen Square, opposite to the Great Hall of the People, the venue of the National People’s Congress or parliament, in Beijing March 3, 2010. The annual sessions of China’s top political advisory body and top legislature, the Chinese People’s Political Consultative Conference and the National People’s Congress, are to open respectively on Wednesday and Friday. REUTERS/Nir Elias (CHINA – Tags: POLITICS SOCIETY IMAGES OF THE DAY)

dans notre futur blog, pour le moment nous prévoyons la possibilité de plusieurs rubriques.

L’une concernera la culture et surtout le cinéma, pour mon plaisir, mais pas seulement, à travers le cinéma, il y a  le choix de nous intéresser non seulement à l’avant-garde mais aussi aux aspects les plus populaires de la culture. Si je n’avais pas trois antipathies fondamentales, le sport et les voitures, les jeux vidéos il est probable que j’aurais fait une rubrique sur ces formes populaires par excellence.


L’autre rubrique sera consacrée essentiellement comme aujourd’hui à l’actualité internationale avec nos traductions à Marianne et à moi. ce sera donc le prolongement de ce que vous connaissez déjà dans ce blog et que l’on pourrait intituler Actualités internationales. 


La troisième rubrique est à l’origine de la transformation puisque c’est Marianne qui a regretté que des textes essentiels ne soient pas mieux mis en évidence. Trop souvent les lecteurs s’intéressent à certains textes qui nous paraissent plus marginaux et un peu « sensationnels » et négligent des textes qui appellent réflexion, les mettre dans cette rubrique qui sera moins mobile, moins alimentée que la précédente la désignera au lecteur.  Nous ne serons pas nécessairement en accord total avec ce qui sera publié mais cela nous paraîtra de nature à ouvrir le débat sur les changements de sociétés, tels qu’ils s’annoncent. 

Une quatrième rubrique portera le titre de « civilisations » c’est-à-dire qu’il abritera des textes, des photographies, des vidéos consacrées à la connaissance des civilisations dans le temps et  dans l’espace. Nous le meublerons à partir de nos connaissances et intérêts de linguiste pour Marianne et de sociologue pour moi..


Il est également prévu des brèves journalières si la « plume » est d’accord.

Vous remarquerez qu’il n’y a plus d’espace pour la politique au jour le jour et en particulier pour les campagnes électorales. C’est volontaire, il s’agit pour nous à la fois de tenter ce que nous avons jadis connu dans le PCF, une vulgarisation de divers domaines de la connaissance, « du matérialisme historique », comme dans la très ancienne Nouvelle Critique.  Nous ne négligerons pas de parler de la France mais dans chacune des rubriques et comme un pays du même type que les autres, c’est-à-dire en publiant des informations sur le fond. Nous accueillerons volontiers comme aujourd’hui les contributions en discutant avec leurs auteurs comme toute rédaction.

j’allais oublier : il y avait à l’origine la célébration des cent ans du pCF. La direction du PCF a tranché dans un sens qui ne me convient pas, ce sont les gens qui m’ont interdit, censurée, diffamée depuis plus de vingt ans qui sont les maîtres d’oeuvre de l’opération. Je n’en attends rien et ne m’en préoccupe plus. Cela m’économisera un travail qui ne mène à rien , celui de tenter d’aider les communistes à être fier de leur parti : on ne fait pas boire de force un âne qui n’a pas soif.


Nous en sommes-là et nous avançons dans le projet qui devrait s’articuler sur des débats choisis et dont nous ferions des compte-rendus.


Bientôt je vous présenterai une première maquette.

 

danielle Bleitrach

 
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Publié par le février 8, 2020 dans mon journal

 

Première annonce sur le futur

voilà ce que je puis déjà vous annoncer c’est que je vais changer de site, avec l’aide d’un certain nombre d' »experts »je vais prendre un site payant et qui offrira donc plus de possibilités.

J’ai proposé à mes hommes de l’art, un format plus magazine où les titres seraient visibles, un triptyque qui permettrait d’avoir, premièrement un déroulé des actualités à la manière de notre blog actuel, et deux rubriques alimentées de manière moins quotidienne, l’une consacrée au cinéma, l’autre à des textes que nous considérons Marianne et moi comme fondamentaux, appelant à la réflexion de nos lecteurs.

Puisqu’il est question de cinéma, retournons à Godard que j’ai déjà cité (1): « Deux histoires nous accompagnent, dit-il dans un entretien en 1997. L’Histoire qui s’approche de nous accompagne à pas précipités et une autre qui nous accompagne à pas lents. Les pas précipités, c’est terminé pour moi: je suis entré dans l’histoire à pas lents »

Moi aussi, le temps est passé pour moi et je supporte de plus en plus mal de subir les frottements du quotidien et parfois les médiocrités. J’ai la chance infinie d’avoir toujours autant de plaisir à lire, à aller au cinéma et à marcher dans le soleil.

Marianne qui est lancée dans un grand changement de vie et de lieu de résidence ne sera pas réellement disponible avant le mois de mai, moi je vais changer un peu de vie, en faisant de ce blog un lieu qui ne s’intéressera pas directement au combats politiciens ou électoraux. Donc c’est un projet qui prendra du temps et aura besoin d’un certain rodage.

J’ai non pas six mais en fait douze caisses d’archives et livres consacrés pour l’essentiel à l’histoire du PCF. Pour le moment, je ne suis pas tentée mais peut-être que cela se déclenchera. Le contexte me rebute, on verra.

danielle Bleitrach

(1) Danielle Bleitrach : Bertolt Brecht et Fritz Lang, le nazisme n’a jamais été éradiqué. Lettemotif. aout 2015 P.374

52) la photo de l’article est  de John Heartfield , j’aimerais bien retrouver l’article d’Aragon intitulé John Heartfield et la beauté révolutionnaire. c’est un texte je crois de 1933 qui est fondateur de l’analyse de la photographie dans l’histoire.

 
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Publié par le février 6, 2020 dans mon journal

 

L’histoire falsifiée est comme une vierge de Nuremberg

je pense que j’ai réussi à plus ou moins m’abstraire de la souffrance que m’infligeaient les adhérences à la politique de cette période complexe où se produit un ébranlement général des institutions, des représentations à travers lesquelles vous continuez à percevoir le monde. Cela avait pris la forme obsessionnelle de la torture que représentaient diverses célébrations dans l’année 2020, celle de la victoire sur le nazisme, celle de l’histoire du pCF. J’ai vécu comme une souffrance abominable ce qui était en train de se préparer, la médiocrité, le mensonge comme si ma vie entière était enfermée dans une vierge de Nuremberg…

Résultat de recherche d'images pour "vierge de nuremberg"

J’étais obsédée par des références qui aurait bien étonné mes lecteurs, empruntées à ma studieuse jeunesse, quand j’avais fui à la fois le lycée et des parents en train de divorcer en me prenant plus ou mois en otage de leurs propres interprétations de l’origine de leurs frustrations les plus intimes . je m’étais réfugiée dans la bibliothèque de la place Carli à Marseille, c’était si apaisant, ses boiseries blondes tapissées de livres reliés et des rais de lumière qui tombaient des hautes fenêtres, avec des mouvements de  neige de la poussière qui me faisaient songer au de rerum naturae de Lucrèce que je lisais avec passiin, en découvrant la poèsie du matérialisme (plus tard j’ai lu le texte que marx avait consacré à cet atomisme matérialiste et à Epicure dans sa thèse … )

Mais revenons à la découverte que je fis alors de la partialité de l’Histoire. Il y eut le cas de Néron, je découvris Suétone, la vie des douze césars comme le satyricon de Pétrone, j’en rougis encore, je dois beaucoup de mes connaissances sexuelles (hors normes) à ces ouvrages comme aux Mille et une nuits non expurgées très explicites mais plus traditionnelles.

Mais peu à peu me vint des doutes sur   la manière dont  Suétone, cet archiviste de l’empereur Hadrien avait fabriqué la vie des 12 césars. « À la mort de Pline le Jeune, en 113, Suétone s’attache à un nouveau protecteur, Caius Septicius Clarus, qui lui obtient sous Hadrien l’importante fonction de secrétaire ab epistulis latinis5 (c’est-à-dire responsable de la correspondance de l’empereur en langue latine). Cette charge permit notamment à Suétone d’avoir accès aux archives impériales. Il rédige alors son premier livre, le De viris illustribus (paru vers 113). Entre 119 et 122, paraît la Vie des douze Césars, point culminant de sa carrière. » Il avait donc accès aux sources mais c’était aussi un membre de l’ordre equestre, un réactionnaire qui regrettait le temps archaïque du Sénat et qui voyait dans l’empire romain le triomphe de la plèbe sur l’aristocratie et il avait littéralement fabriquée une histoire salace où les vices des empereurs et de leurs épouses (Agrippine, Messaline, Popée, etc..) de leurs gitons étaient utilisés pour appuyer sa cause.

Cette falsification systématique de l’histoire par des clerc, non seulement appointés par les puissants mais qui nourrissaient en secret   des nostalgies de petits bourgeois fascisants  m’incita à me méfier. Je découvris grâce à une histoire de l’Antiquité publiée aux éditions de Moscou que Socrate pervertissait peut-être effectivement la jeunesse, dans cette histoire je découvris qu’Athènes occupée par Sparte avait été la proue d’un régime de collaboration très durs, les trente Tyrans, dont un certain nombre comme Critias et Alcibiade avaient trahi leur patrie.  Même Platon n’est pas clair. Ensuite je découvris le même travers réactionnaire chez Marc Aurèle et les Stoïciens, bref la plupart des héros que l’on m’apprenait à respecter et dont j’étais gorgée dans mes études classiques s’avéraient des ennemis des petits et des défenseurs d’une élite rapace, quand ils n’étaient pas comme Charles parrain décrit marc Aurèle, de fieffés imbéciles incapables de percevoir la fin du mode de production esclavagiste… Je commençais à traduire des textes mis à l’index par exemple Julien l’apostat et j’ai préparé mon baccalauréat durant deux années seules en fabriquant mon propre programme de lecture. J’ai eu des notes si transcendantes en français, philosophie, histoire, latin et même grec, que cela me permit de surmonter les 0,5 ou 0,25 que je recevais fréquemment en maths, physique et anglais.

Ce long détour pour vous expliquer les conditions personnelles dans lesquelles je prenais position en Histoire. la découverte de marx fut un bonheur de chaque moment parce qu’avec les immenses moyens intellectuels qui étaient les siens, il procédait de même et mieux me fournissait une méthode pour classer les faits sociaux.

pendant très longtemps le pCF fut le lieu où j’alimentais mon goût pour l’histoire et la lutte contre le révisionnisme des puissants.Mais depuis vingt ans ce temps est terminé et j’ai vécu jusqu’au paroxysme de ces dernières semaines la souffrance de me retrouver aussi seule, aussi démunie que quand adolescente j fuyais l’incompréhensible folie des adultes dans les bibliothèques…

Je me disais, ils vont réussir à inventer comme Suétone, et il créeront des Lorent deutsche et des Stéphane berne pour faire de Staline la même monstruosité qu’Hitler… Tout m’était douloureux y compris ces phrases jetées sans y penser à propos de macron, quand gérard Miller croit devoir nuancer le propos en expliquant qu’il n’est certes pas Hitler Mssolini … et Staline… de la part d’un ancien mao qui n’est pas le pire quelle acceptation.

Le pCF, y compris la nouvelle direction était devenue massivement inculte, considérant comme secondaire ce trafic des mémoires contre lequel se rebellaient heureusement les Russes.

Mon propre livre de mémoires avait disparu dans la tourmente, il ne m’intéressait plus beaucoup, je l’avais peut-être écrit pour des gens qui n’existaient plus. Je n’avais même plus envie d’en assurer la promotion tant je le considérais comme mal ajusté à l’état réel de la situation…

J’ai décidé alors d’aller jusqu’au bout, je me suis remise comme au temps où j’allais dans la bibliothèque de la place Carli de recopier des livres (je crois qu’à cette époque en une année j’ai recopié des volumes entiers… Le dialogue est beaucoup plus fructueux quand on recopie la pensée de quelqu’un, quand chaque mot est ainsi pesé.

Puis j’ai retrouvé le cinéma, en particulier des films chinois. Il y avait le début de l’épidémie, les énormités qui se disaient, les Chinois qui prenaient des mesures de quarantaine légitimement accusés de « totalitarisme »,ce qui était d’une incroyable stupidité… et il yavait dans le même temps la découverte de la société, mieux de la sensibilité individuelle et collective chinoise d’abord dans « l’adieu » de wang lu, ensuite le magnifique « Séjour dans les monts Fuchun » de Gu xiaogang.

Magnifique bien sur parce que comme tout cinéma, il est espace et temps et celui-ci nous est une découverte, celle d’une peinture classique, un rouleau du XIIème siècle (le jour de Qinming au bord de la rivière) un perspective sans pont de fuite ou des points de fuite multiples (montagne et eau) avec de longs travelling sans fin, mais aussi le déroulement de civilités multiples depuis la vieille dame dont l’on célèbre les 70 ans jusqu’à son enterrement, avec ses enfants, plutôt de la classe ouvrière que de la classe moyenne confrontés à un monde en pleine transformation. Et ce monde chinois dans lequel le drame surgit et s’interrompt au rythme de l’histoire et de ses répercussions nous décrit des être humains complexes dans lesquels le mal et le bien coexistent. L’être humain n’est ni bon, ni mauvais, il est enserré dans des rapports sociaux et seul le collectif donne le sens global comme la relation à la nature apporte le sens véritable qui toujours  échappe.

C’était exactement le contraire des imbécillités déversés sur les plateaux de télévision… de ces commentaires superficiels qui nous rayent le coeur tant ils parlent faux, mais les nôtres sans doute ne valent pas mieux… Autant vaut s’épargner mutuellement.

Puis il y eut ce camarade qui me téléphona et me proposa de venir me chercher pour le débat de Reillanne… Nous avons parlé de l’histoire qui fut la nôtre comme déjà sur la route vers la Haute-Provence. je repensais en l’écoutant à cette remarque de genet dans Notre Dame des fleurs « ce n’est pas ta vie que tu me racontes, mais une part de la mienne que j’ignorais »… Rien ne me choquait, on riait… Puis il y eut le jeue homme rencontré dans le train au retour de béziers qui m’a recherchée, ce soir il vient chez moi avec son amie… est-ce que le moment privilégié reviendra?

Ce fut le début de l’apaisement avec la conscience que j’étais dans une zone périphérique d’un monde en train de basculer dans une nouvelle ère, qu’heureusement ou malheureusement ceux qui contribuaient volontairement ou involontairement à une révision de l’histoire  contre-révolutionnaire (il ne s’agit pas de vérité, mais bien de savoir au profit de qui se joue la ré-interprétation) n’ont pas beaucoup plus de pouvoir que moi. Ceux qui vont jusqu’à m’insulter sans m’avoir lue n’ont aucune importance, moi non plus… Mais il y a quelque chose qui nous pousse vers des valeurs qui sont encore les miennes et qui me font apprécier ces films, parce que l’être humain aura toujours besoin de vivre matériellement, de vaincre ce qui l’en empêche mais aussi de beauté comme une transcendance, le sens d’une vie qu’il doit défendre âprement en terme de survie.

je crois que par les temps qui courent il y a peu de gens pour avoir comme moi une vision non simplificatrice de ce qu’est la géopolitique et pour au contraire revendiquer une réflexion qui dépasse les personnages historiques auxquels on cherche à nouveau à ramener l’Histoire. Si l’on prétend comme c’est le cas aujourd’hui retourner aux temps de la « vie des douze Césars » ou les malheurs de Marie Antoinette, on a toute chance de se retrouver dans les aspects les plus médiocrement réactionnaires, les plus stupides de ce que nous devrions connaitre en nous engageant politiquement. Ceux justement où l’on peut limiter l’histoire d’Hitler à la folie monstrueuse et paranoïaque d’un individu sans jamais s’intéresser à ceux qui ont choisi de le porter au pouvoir, les magnats de la Rhur alors qu’après avoir connu un triomphe en juillet 1932, il avait connu un terrible reflux en décembre 1932, sans jamais avoir la majorité absolue. Et en ayant gommé ce qui donne sens à l’histoire l’identifier à son antthèse historique que l’on a fabriqué lui aussi comme un monstre sans assise sociale.

Voilà cette semaine de réflexion a consisté à retrouver les enjeux réels de ce qui fait une vie.

Voilà, ce furent huit jours importants et il faut poursuivre encore dans cette solitude attentive à ce qui surgit…

danielle Bleitrach

 

Annonce de débats-conférence autour de mon livre de mémoires

 

LE CERCLE POPULAIRE JOSEPH LAZARE ET LES SECTIONS DU BITERROIS DU PCF
Vous invitent le :
VENDREDI 17 JANVIER à 18H30
2 rue Votaire à Béziers
La soirée s’achèvera pour ceux qui le souhaitent par un repas fraternel : Choucroute, dessert et vin à 13 €
« LE TEMPS RETROUVÉ D’UNE COMMUNISTE » Mémoires
Présenté par Danielle BLEITRACH
Femme, dirigeante communiste, internationaliste, Danielle dans sa
singularité devient l’écho de millions de voix anonymes qui ont agi tout
au long du XX siècle et agissent partout pour rendre la vie des plus
humbles meilleure, pour l’émancipation du genre humain. Son livre pose
plus de questions qu’il n’en résout : les questions de la résistance au
capitalisme et de la lutte. En cela, il est en pleine actualité.

 

JE VOUS ANNONCE EGALEMENT DEUX PROCHAINS RENDEZ-VOUS

Le 6 Février 2020, à Martigues, ce sera le seul débat qui aura lieu dans les Bouches du Rhône autour de mon livre à 18h 30 librairie alinea, donc s’il y a des amis dans le 13 et limitrophe qui veulent me rencontrer qu’ils profitent de l’occasion…

Le 29 février à Reillane dans les Alpes de Haute Provence, deux jours particulièrement sympathiques organisés par la librairie Regain. Le 29 une séance de cinéma autour d’un film en relation avec mes mémoires. Je leur en avais proposé deux, Santiago-Rome de Nanni Moretti ou Tout ce qu’il me reste de la Révolution.

https://histoireetsociete.wordpress.com/2019/02/13/tout-ce-quil-me-reste-de-la-revolution-jai-eu-un-coup-de-coeur-pour-ce-film/

Ils ont choisi ce dernier film, donc à a suite de la projection on fera le lien entre ce film et mes mémoires.

Le lendemain 30, il y a le marché sur la place de ce magnifique village de Haute Provence et dans la librairie il y aura une séance signature et rencontre avec les habitants.

D’autres rencontres sont en préparation…

 

 

A mes amis d’internet et d’ailleurs: que puis-je nous souhaiter pour 2020.

Aucune description de photo disponible.

Ce que je me souhaite et vous souhaite est dans le fond bien simple ne plus avoir à subir  les « eaux glacées du calcul égoïste » du capital  » sa substance dirait Spinoza, son  être, le primat du profit sur toute chose, imposé comme loi à tous, surtout quand cela s’assortit d’un  mode d’être au monde à savoir l’hypocrisie avec laquelle ces gens-là s’autorisent à se prétendre bon pour vous et à vous donner des leçons de savoir vivre.

J’ai refusé d’écouter les vœux de Macron, mais j’ai vu passer quelques morceaux choisis sur ce qu’il nous souhaite, et bien il a incontestablement un problème d’affect. Il ne sent rien. Au point que ce fort en thème en devient stupide, grotesque. Il suinte par tous les pores de la peau  l’impossibilité de percevoir ce que ressentent ceux à qui il s’adresse. Il a des traits réguliers mais le masque se durcit et devient caricature, trop lisse, trop d’arrogance, pas un pli du visage pour dire une quelconque complicité avec les joies et les peines de l’ordinaire.

Voyez-vous j’éprouve cette fermeture comme une insulte et vous?

Sous ses aspects lisses et proprets, il  est le désordre incarné. Souvenez-vous  de la description que fait Aragon dans les Communistes de la débâcle de la guerre d’Espagne. Dès le début, en quelques lignes saisissantes, il montre à quel point l’incapacité d’accueil française n’a rien de spontanée.  Elle est organisé au plus haut niveau, on ménage Franco cela prend le visage d’un individu chafouin qui dit savoir ce que pense Daladier. L’efficacité de ceux qui voudraient agir est contredite, bloquée. Et bien, le discours glacé du maître  que nous a infligé Macron, celui qui voulait s’imposer au petit peuple comme l’ordre républicain est en fait ce bordel. L’ empêchement de solidarité qui va être lancé dans tout l’appareil d’Etat, est diviser,isoler, frapper pour complaire à cet individu glacial et la caution qu’il a donné à ses amis de blackrock, le même jour décorés de la légion d’honneur, ça ne s’invente pas.  Ce soir là du 31 décembre 2019,  ce masque raidi nous a annoncé le désordre du capital en train de se mettre en route, les petites frappes à la Benalla ne sont pas de l’ordre du hasard, les ministres, les députés, les éditorialistes, ils savaient déjà, ils avaient la gouaille des voyous…

Face à cela que reste-t-il d’autre que de penser qu’on ne peut admettre cette insulte quotidienne, celle d’une politique totalement injuste et pour laquelle on mobilise l’Etat dans le viol du droit des citoyens…

L’injustice devenue vertu, comme cette nouvelle année ou l’opinion française a reçu pour étrennes   l’infiltration d’un porc qui n’en a jamais assez, le PDG de Renault à 45.000 euros par jour, et plus toujours plus. Ils auraient pu faire ça à un autre moment, non c’était bien ce qu’ils nous offraient…  là encore il fallait voir comment les « éditorialistes » ont salué son accueil par le Liban en transformant cet acte de pirate cautionné par l’Etat français,  comme ‘une victoire sur « l’arbitraire » nippon. .. et dans le même temps la complicité silencieuse, celles de repus, avec la torture infligée à Assange de l’autre côté de la Manche et pour que l’insulte soit totale ce crachat à la boutonnière, la légion d’honneur à Black rock.

Le mensonge à fleur de peau, celui que l’on ne prend même plus la peine de rendre crédible tant on nous méprise  fait partie du lot.  Cette tactique que Macron a étalée ce soir là, à la fois dire la réforme sera, nous irons jusqu’au bout, et charger le premier ministre d’un compromis à la Thatcher jadis face aux mineurs: accorder à tous des régimes spéciaux pour isoler la CGT, la SNCF et la RATP, venez les policiers, l’armée, les petits rats de l’opéra, les avocats, les routiers, il y en aura du spécial pour tous, à condition que vous vous désolidarisiez des pelés, des galeux de la SNCF, de la RATP, ceux qui n’ont pas de coeur bloquent le noël des enfants. Ce faisant il dévoilait  ce qu’était sa réforme: le prétexte à universalisme était mis à mal, une véritable usine à gaz. Simplification, égalité mon oeil:  la seule finalité était de livrer nos protections sociales à ceux qui n’en auront jamais assez, les fonds de pension, s’ils font faillite tant pis, c’est ça la saine concurrence, pas de canards boiteux tant pis si les cotisants en crèvent… après les retraites ce sera notre sécurité sociale, déjà nos hôpitaux, notre école sont ruinées… Et pour cela il faut mettre à mal ceux qui sont encore  un rempart, faire pleurer sur celui qui a des difficultés pour partir au ski, le pauvre type qui ne sait pas comment terminer le mois…Flatter l’échine du gladiateur risible et effrayant que l’on enverra charger les manifestants, éborgner pour mieux aveugler.

Voyous, menteurs ceux qui l’approuvent et bonne année a dit le pitre qui occupe le trône présidentiel.

C’était comme le Noël des troupes cantonnées au Nigeria, pour lutter « contre le terrorisme », non pour préserver l’approvisionnement d’Areva à un coût dérisoire pour l’entreprise et à un coût maximal pour le budget français…

Alors il n’y a rien d’autre à souhaiter qu’une année de lutte et deux choses, continuer à alimenter les caisses des grévistes et préparons la manifestation du 9 janvier et surtout apprendre à ne plus se soumettre à ces gens-là. Savoir dire non comme l’ont fait les Cubains, avec solidarité, amitié, humanisme du bricolage et de la culture.

C’est pour cela que je rêve d’un combat qui nous rendrait plus justes, plus exigeants envers nous mêmes, j’ai vu ce que cela pouvait être à Cuba… mes chers amis permettez-moi de vous demander de réfléchir à ce que vous diffusez sur le net.. Je fais des efforts pour vous envoyer le meilleur, Marianne aussi alors continuons. Sinon je suis parfois obligée de vous éliminer de mes « amis ». Il ne faudra pas le prendre mal, c’est simplement que nous n’avons pas de langage commun et qu’il me parait inutile de poursuivre. .

Cette irritation m’est souvent inspirée par le goût de la servitude volontaire… Tenez prenez les Polonais. Rien de plus détestable que de vouloir faire un paquet cadeau avec les peuples, c’est du racisme et le seul peuple avec lequel j’éprouve quelque chose de cet ordre, avilissant pour moi et pour eux,  est justement les Polonais. cela me tourmente. Peut–être parce que 99% des Polonais sont antisémites, sans doute mais il y a plus. J’ai fini par pardonner aux Allemands leur attitude durant la seconde guerre mondiale, ce fut une longue analyse au sens psychanalyse liée à l’écriture de mon livre sur Bertolt Brecht et Fritz Lang, le nazisme n’a jamais été éradiqué. Pendant cinq ans j’ai travaillé sur l’exil allemand et j’ai fini par me sentir plus proche de ces exilés à Hollywood pour cause d’antifascisme que de tout autre individu. Ils m’ont rendu la culture allemande. Impossible de pardonner aux Polonais: ils mettent dans leur antisémitisme plus de candeur qu’aucun autre peuple au monde pourtant partout où i y a eu le catholicisme, le christianisme et son foutu peuple déicide, ne nous faisons pas d’illusions. Mais  les Polonais ont l’antisémitisme candide et ne se perdent pas dans des justifications. Il en est ainsi chez eux de bien des positionnements, ils sont les champions de l’engouement pour des comportements quasi suicidaires derrière Walesa et Jean Paul II ou l’OTAN… Ce sont des innocent qui portent leur idéologie comme un ostensoir et joignent à leurs tares hélas souvent partagées par le reste de l’humanité  une sottise incroyable. Résultat, ils prennent pour les autres et ne cessent de jouer a contrario de leurs intérêts en acceptant qu’on les amuse avec des boucs émissaires. Ils sont devenus pour moi le symbole imbécile de la servitude acceptée au nom de la jouissance de la haine de l’autre.

je retrouve quelque chose de cet ordre-là avec les Chinois, la manière dont ils sont l’objet de fantasmes injustes  parce qu’ils ont usé leur force à sortir de ce à quoi nos peuples colonisateurs ont tenté de les réduire… Avoir peur des Chinois et voir dans les USA, Macron et les siens, les droits de l’homme à défaut de ceux de l’humanité…c’est du même ordre que de dénoncer les excès des grévistes pour celui à qui l’on va bientôt voler des années de sa vie et de celle de ses enfants en les privant de la sécurité sociale, une candide imbécillité exigée de celui que l’on spolie et qui regarde autour de lui à la recherche d’un bouc émissaire pour éviter de dénoncer le capital, pour oser s’attaquer à not’bon maite…

Tant de choses dans le monde tel qu’il est  pousse des pauvres gens à aller à l’encontre de leurs intérêts parce qu’on leur a enseigne l’obéissance et comme l’a très bien analysé Spinoza la référence au divin, au théologico-politique a pour finalité d’obtenir la soumission en faisant de la recherche de la vérité et de la sagesse le principal objet de toutes les excommunications. Le Herem qui frappa Spinoza et qui ne l’incita à aucune conversion, mais seulement à tenter de mener sa vie dans la joie de la connaissance, voilà dans le fond ce que je souhaite à tous même et surtout à ceux qui ignorent à quel point c’est important.

Bref en 2020, je sais ce que je ne puis accepter, une forme de mépris et de suffisance qui en rajoute sur l’injustice dont  nous sommes victimes le petit plus qui la rend réellement intolérable jusqu’au dégoût de soi et des autres, et j’espère que nous aurons ensemble la force de construire autre chose.

Entre nous je ne voudrais pas que l’on oublie l’essentiel, je souhaite bien sur la paix et la santé pour vous et pour ceux que vous aimez, des enfants forts et joyeux, et puis si j’avais dix ans de moins je me souhaiterais encore un amour, j’ai eu tant de chance dans ce domaine que cela m’a laissé un éternel mélange de regrets et de satisfaction que je vous souhaite à tous… C’est la meilleure chose de monde avec le plaisir de la connaissance, celui de vivre tout simplement.

Je crois profondément que quelque chose est en train de naître, le monde secoue ce qui est apparu en 1973 avec le CHili, la contre-révolution qu’on appelle libérale… C’est une vague puissante qui nous soulève, nous tous les peuples, les exploités, ceux qui veulent un autre monde et nous pouvons, nous devons tous ensemble contribuer à ce que monde change, comme le disait Fidel, c’est ça ou la catastrophe.

danielle Bleitrach

 
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Publié par le janvier 1, 2020 dans mon journal

 

Le savoir-vivre communiste : L’esprit de Noël ou la nécessité de ne pas trop tenter le diable

Qu’est-ce que je peux faire, je sais pas quoi faire?

J’ai été invitée pour le soir de Noël par la paroisse. En fait j’avais je ne sais pourquoi acheté deux paquets de petits boudins blancs chez Picard et je me suis dit que jamais je ne mangerai ce genre de chose. Je ne savais comment m’en débarrasser puisque dans le fond je ne connais que des musulmans ou des juifs ou des gens au régime.

Donc ce dimanche midi comme d’habitude je vais prendre le café avec mes amis de la paroisse sur la place de l’église, Je leur dis que j’ai décidé de passer la Noêl comme le méchant avare du conte de Noël de Dickens, ils ne connaissaient pas et je leur fait le récit de la rédemption de Mr Scrooge, avare, égoïste, insensible, métamorphosé par la visite de trois fantômes allégories de la mémoire, de l’empathie et de la peur de la mort.

Je sens qu’ils ne perçoivent pas très bien ce que je tente de raconter alors je précise. Je fais un accès d’égoïsme, je suis un peu fatiguée de l’humanité du moins sous ses aspects les plus concrets, dans des millénaires peut-être… Alors j’ai commandé des huitres, des pinces de crabe, du champagne et je vais passer la nuit de Noël à lire le Saint Paul de Badiou en dégustant des mets raffinés.

Alors si mes amis chrétiens le veulent je leur offre mes petits boudins blancs. La responsable de la paroisse non seulement accepte mais me propose de venir passer le soir du 24 avec leur repas pour les isolés, j’aurais bien le temps le 25 de reprendre mes lectures et mes festivités.

L’aventure me tente toujours mais peut-être celle-ci est-elle vraiment inadaptée à mon état d’esprit, je leur propose de leur apporter les boudins et un gâteau et on verra si je reste…

Il me tendent un café en poudre avec de l’eau dans les thermos, c’est pas terrible mais j’aime bien accepter sinon de rompre le pain avec aux à tout le moins partager le café.

Arrive le très charmant voisin qui me dit « Vous qui aimez le cinéma, Anna Karina est morte »… Je mime Pierrot le fou « qu’est-ce que je peux faire:: » Il me regarde étonné , il ne connaissait pas et j’ajoute: « la mort de Godard oui ce sera un choc pour moi » et tout à coup je m’exclame « mais qui dit que je mourrai après lui?  »

J’ai parfois du mal à me raccorder avec mes contemporains, mais ils font des efforts… J’en suis si reconnaissante que je suis prête à tenter toutes les fraternisations mais j’ai du mal à garder la distance…

C’est comme dans le débat d’Avignon. Il y avait une dame gilet jaune qui avait quitté le parti depuis bien longtemps et en avait semble-t-il conservé une certaine rancune. A bout d’argument concernant les bienfaits de Staline et de la Chine, je tente le plus basique:  » est-ce que vous pouvez me citer une seule atteinte aux libertés de la part du parti communiste français? » Et là, à ma plus intense stupéfaction, elle répond que lors de la dernière manifestation, le cortège de la CGT n’a pas voulu qu’eux les gilets jaunes passent devant. Et elle pointe un doigt vengeur sur le président de séance à mes côtés et ajoute « d’ailleurs celui qui a agi ainsi vous ressemblait ». sans état d’âme mon voisin, lui décrit les saloperies que les gilets jaunes débitaient contre les syndicats. »

Passer de la géopolitique, de l’histoire de l’URSS et de celle de la Chine millénaire à ce type de débat est difficile. Comment croyez vous que je m’en sois sortie?

un par la compassion « Si vous saviez ce que j’ai pris! je suis interdite partout, on me boycotte mais… car en deux, il y un « mais, je crois que nous militants communistes nous avons une espèce de transcendance par rapport aux aléas du quotidien…Ce que nous espérons va bien au delà » et me voilà partie dans quelque chose qui rejoint le Saint Paul de Badiou. J’ai bien senti que tout le monde me regardait avec quelque étonnement…

Mais comme personne ne s’intéressait à ce séjour des brouillards dans lesquels j’avais choisi d’aller planer tout le monde s’est calmé et la dame a acheté le livre…

Mais il ne faut pas trop tenter le diable qui sommeille en moi…

Comme le dit une amie accro à la rubrique: j’adore le savoir vivre communiste: Savoir quoi faire et avoir à faire en se demandant que faire?

Danielle Bleitrach

 

A quoi ça sert une vie ? ne pas avoir honte de ce qu’on a été même si on est devenu différent.

Avec Aragon, à quoi cela sert le bilan d’une vie ? si mes mémoires ont un sens c’est celui-là, elles sont pleines d’erreurs, de rires et de souffrances et sont construites comme un puzzle dans lequel je puise à partir des questions du présent pour tenter de voir s’il y a quelque chose du passé qui peut m’aider à agir dans le présent… Et le JE ici est un NOUS, nous les communistes mais aussi nous les Français, du moins cette part de la France qui donnait aux peuples le vertige et dont monsieur Thiers ne cesse de répéter « qu’on la fusille »… Cette part de nation qui fait de nous des anti-colonialistes, des anti-impérialistes, des internationalistes convaincus…

Ces derniers temps deux ou trois amis, qui ont prétendu ignorer mes combats, m’ont écrit pour protester de leur « amitié » en affirmant simplement qu’ils se protégeaient de mon « mauvais caractère », l’un vante la pureté de mes engagements, l’autre mon « talent » j’ai répondu à l’un d’entre eux: Tu parles de « talent », quel talent je me suis battue avec courage et désintéressement, je n’ai jamais rien revendiqué et je ne regrette rien, les coups que j’ai pris étaient normaux dans un tel contexte, si l’on se bat on prend des coups. Mais pas toujours quand ils venaient de ceux qui censément étaient dans mon camp et qui encore aujourd’hui alors qu’ils se sont mal conduits avec quelqu’un qui sur le fond leur a toujours donné, n’a fait aucun mal au contraire, quelle stupide envie d’être les seuls, les pousse à détruire leurs alliés ?  Ils ne trouvent qu’une excuse j’aurais mauvais caractère, oseriez vous dire cela à un homme? voilà c’est tout, laissons tomber parce que j’ai le sentiment que nous n’avons pas compris les mêmes choses hier comme aujourd’hui.

Sans parler des têtes légères qui voient passer une idée et la chaussent pour avoir l’air d’être originaux, d’avoir une familiarité avec ceux qu’ils stigmatisent… Tout cela n’a aucun sens. Mais probablement les ai-je parfois moi aussi commises, mais le combat fut et reste si dur que j’ai dû tenter de changer.

Ces erreurs qui m’ont créée, transformée, entendons toujours NOUS, sont dues au fait que je ne me suis pas contentée de penser, j’ai tenté d’agir pour faire face à ce qui me semblait insupportable et qui concernait autant les autres, les opprimés, les victimes de toute l’injustice du monde que moi-même… je ne suis pas restée à juger sur le bord de la route, je me suis jetée dans la mêlée et c’est aussi comme cela que je comprends ce que nous déclare ici Aragon. Et il parle de NOUS, lui qui tous les soirs démissionnait et ré-adhérait le matin à ce qui lui donnait le pouvoir d’agir.

Danielle Bleitrach

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