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Archives de Catégorie: mon journal

Retournez à MES fondamentaux pour adhérer au Parti communiste français

Felix le chat que je lisais dans Rouge midi chez ma grand mère ça et « le panier de la ménagère » ou la lutte contre le marché noir… Et le bolchevique au couteau entre les dents qui faisait les beaux jours de la presse adverse, mais m’a fait adhérer au Parti.  J’avais gardé un terrible souvenir de la deuxième guerre mondiale et  face aux salopards j’étais bien contente qu’il existât un militant au couteau entre les dents…  je crois que le panier de la ménagère pose toujours des problèmes, que les petits enfants aiment toujours felix le chat et qu’il faut un parti communiste qui soit déterminé pour qu’on y adhère parce que les salopards sont de pire en pire… Je plaisante mais à peine quand je lis que Macron après les salariés comme conséquence de la réforme du code du travail veut s’attaquer aux chômeurs, sans parler de l’annonce que les jours de la sécurité sociale étudiante sont comptés…

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 mais pour être plus sérieux, voici une intervention de nos camarades de Béziers sur la préparation du Congrès :

Projet d’intervention au CN de P. Barbazange.
Nourri du travail du CD et du bureau de section.

> Tous nos camarades mesurent la gravité de la situation et veulent faire du 38 ème congrès un congrès réellement exceptionnel alors même qu’ils ont souvent beaucoup de mal à se prononcer sur les questions d’orientation politique et préfèrent parfois se consacrer à des tâches pratiques.

> Les communistes ne se satisferont pas d’un congrès qui décide de ne rien décider, prépare une majorité à 52 contre 48 % et ne rassemble pas leur parti.

> Face à cette situation le document de consultation est insuffisant dans sa forme et dans son fond.

> Depuis le précédent CN les débats, les échanges montrent que les questions formulées ici clairement à cette date sont incontournables, elles doivent être posées, j’en rappelle le sens:

> – Faut-il en France au début du XXI ème siècle un parti communiste nourri de l’expérience accumulée par le mouvement communiste depuis 1917? Les questions d’organisation, d’indépendance totale à l’égard du capital, de démocratie interne tenant entre autre une place décisive dans la désignation de « communiste ».

> – Quel est le bilan que nous sommes en état de dresser ensemble 17 ans après le congrès de Martigues? Les intérêts des couches populaires, de la classe ouvrière, des plus exploités sont-ils mieux défendus par leur mise en oeuvre? Quel est l’état de l’organisation? Discutons sans fard de la situation. En particulier de notre façon de concevoir l’union de la gauche et ses multiples avatars. Nos choix aident-ils à la nécessaire convergence des luttes?

> Le retour de la confiance est à ce prix. L’attachement au parti est très fort, l’engagement certain appuyons sur cette réalité pour progresser à nouveau dans la diversité.

> Ce n’est qu’après avoir travaillé collectivement les orientations stratégiques sur des questions clairement explicitées que les questions plus immédiates comme ce qu’il est possible de faire dans les luttes ou les prochaines échéances électorales seront prises en main sereinement.

> Cet effort peut être amorcé d’ici l’Assemblée nationale des animateurs de section de novembre pour se poursuivre ensuite jusqu’au congrès. Seul il nous permettra de rassembler des militants aujourd’hui à la peine car interrogés individuellement pour aborder la plénitude des questions qui nous sont posées. Tel quel, le document est insuffisant. Il ne cerne pas l’essentiel et l’on ne peut renvoyer individuellement chaque militant aux recherches rendues nécessaires par l’ampleur des questions. La direction nationale doit faire maintenant le travail de clarification. Expliciter.

> Dans ma section nous avons fait parvenir à chaque adhérent la version papier de la consultation (plus de la moitié de nos adhérents ne nous ont pas donné leur adresse internet, beaucoup n’en ont d’ailleurs pas). Nous le portons aussi au porte à porte au plus grand nombre possible. Nous réunissons les quelques cellules qui existent et la section pour faire débattre, aider à remplir et collecter. Chaque fois que nous le pourrons nous rédigerons un compte rendu collectif des échanges, des débats. En effet nous estimons que le rapport entre la direction nationale et les adhérents ne peut se résumer à un adhérent répondant isolé. Le sens du combat communiste se construit dans le collectif, sa construction, l’analyse. Nous ne fonctionnons pas avec un questionnaire visant à établir un degré de satisfaction par rapport à un fonctionnement comme le ferait un DRH, un commercial sur une question quelconque.

> Enfin prenons garde dans ce monde de violence, de répression contre tout ceux qui se réclament de la révolution sociale, du communisme. Nous avons un candidat PCF au législatives qui a été licencié par le maire de sa commune… et dans le privé les craintes sont omniprésentes; prenons garde par la forme même de notre démarche à mettre en danger des militants, chômeurs sur listes noires, précaires, salariés déjà frappés par la répression… Cela irait à l’encontre du respect des individus, du besoin de s’organiser, de la démocratie que nous voulons. Je demande donc toutes les assurances sur le dépouillement, à commencer par le fait qu’il ne sorte en aucun cas des mains des militants.

 

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Publié par le octobre 13, 2017 dans Congrès du parti 2018, mon journal

 
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Qu' »il » me pardonne c’est son métier …

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Publié par le septembre 30, 2017 dans mon journal

 

La réalité n’existe plus, elle est celle que je décide d’annoncer de Raquel Garrido à Emmanuel macron

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On se demandait pourquoi en dehors de quelques avantages matériels personnels, la porte parole de la France insoumise était passée aux chaînes Bolloré et obligée à ce titre d’y avaler quelques sordides couleuvres, nous avons la réponse: c’est certaine conception de l’information qui l’a poussée à se sacrifier de la sorte.

Cette conception de l’information est que ce sont les médias et non les militants qui font l’opinion. Avec une telle « vision » le mot est approprié, il n’est plus besoin de voir, il suffit d’affirmer, d’anticiper, d’inventer et l’affaire est dans le sac.

La porte-parole de la France Insoumise et chroniqueuse dans l’émission Salut les Terriens sur C8, la chaîne de Bolloré, a annoncé le succès de la marche du 23 septembre… avant même qu’elle ait lieu !

C’est « Libération » qui a révélé l’affaire. L’insoumise s’est en effet félicitée du succès de la marche contre le coup d’Etat social sur le plateau de l’émission Salut Les Terriens. Or cette émission diffusée dimanche 24 septembre a été enregistrée le jeudi 21 septembre. Raquel Garrido a oublié d’annoncer le nombre de personnes ayant défilé dans les rues de Paris, ce qui aurait évité bien des débats et aurait évité à certains de mes amis enthousiastes d’avoir à défendre mordicus que vu qu’ils y étaient ils savaient qu’ils étaient 150.000, mes chers amis et camarades vous retardez d’une information, il ne s’agit plus d’y être pour trancher, désormais il suffit d’avoir des dons de voyance et de disposer de quelques amis chez Bolloré et BMTV…

Il est clair que de ce point de vue, une conception de la vie politique qui choisit de donner systématiquement raison à ses maîtres et qui leur concocte même des opposants tels qu’ils les rêvent pour être surs de rester au pouvoir sans danger en y racontant n’importe quoi, est à l’ordre du jour.

Et alors il est normal que  dans le genre prophétique, Macron les batte  tous,courtisans,  amis, ennemis officiels, même si ses envolées lyriques auraient dû être freinées par le résultat des élections allemandes, il a autant de culot que madame Garrido et il nous a servi un hymne à la joie européenne…  il est vrai que toutes les chaînes, tous les commentateurs sont à sa botte et encensent son discours sur l’Europe, en oubliant de noter que les propositions correspondent exactement aux projets européens agités depuis longtemps … Macron est venu nous proposer la pierre philosophale pour changer le vil plomb de l’UE en or, mais pendant ce temps l’affaire de gros sous c’était la vente des bijoux de famille  français comme Alsthom à un trust allemand. Oui la France est de retour, cocorico…

Oui décidemment tous ces gens pensent qu’il leur suffit d’affirmer et que la réalité n’a plus d’importance, la seule opinion qui compte c’est celle que font les médias.

 

Danielle Bleitrach

PS l’illusionniste a son jargon: cet échantillon scintillant de la pensée présidentielle, que met en exergue RMC. « Puisque l’on entre dans un monde très schumpeterien, il est important de libérer le processus de destruction créatrice ». Non il ne s’agit pas de jupitérien,ni des Schtroumph, mais de Schumpeter, l’économiste… L’important est ailleurs: le processus de destruction créatrice », je m’interroge sur le sens : s’agit-il de la vie de l’ouvrier, du retraité, du précaire qui va servir d’engrais à la société de l’élite qu’il prône?

 
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Publié par le septembre 27, 2017 dans humour, mon journal

 

article écrit en 2008 : Robert Hue s’en va… Et puis après… par danielle Bleitrach

A la veille du Congrès mes chers camarades permettez-moi de vous faire souvenir de cette mise en garde que je vous envoyais.j’étais encore jeune, un tantinet révoltée, excessive mais sur le fond je ne renie rien de cette mise en garde que m’a transmise un camarade aujourd’hui et que je republie sans en avoir changé un mot… j’avais vécu déjà 12 ans dans la révolte de ne pas être entendue, indignée plus encore face à la manière dont j’étais traitée, celle que l’on réservait à Georges marchais. Maintenant alors que s’ajoutent encore dix ans,  je me dis un peu comme dans le château de Kafka, cette porte devant laquelle j’ai attendu, n’était-elle que pour moi? Non nous étions nombreux… S’il y a une conclusion dans la masse de questions posées par mon livre (1917-2017, Staline, tyran sanguinaire ou héros national?) c’est bien celle qui concerne la difficulté que nous avons à mettre en question nos dirigeants, à discuter la ligne qu’ils nous imposent. C’est compliqué je sais, mais il faudrait réfléchir aux moyens de conserver la fraternité, la discipline et notre capacité à nous interroger. Question agira-t-on une fois de plus avec ce livre comme on en use depuis des décades avec ceux qui osent la critique ? L’étouffoir de l’article?  (note de Danielle Bleitrach)

les-glandushueJe reçois des textes indignés, Robert Hue aurait tombé le masque… Il écrit une lettre à Marie georges Buffet qui montre ce que vaut le bonhomme, il terminera probablement avec Fitterman dans une niche du PS, Ah bon! Il n’y était pas déjà ?  Je vous prie mes chers camarades arrêtez de m’abreuver, il y en certains parmi vous qui sont aussi coupables que lui, et qui continuent. je les entends encore sussurer « Robert! » du même ton qu’ils disent aujourd’hui « Marie_Georges! » … Si Hue a pu faire au parti ce qu’il a fait c’est avec l’immense majorité des communistes. Tant que vous n’aurez pas regardé en face cette vérité, tant que chaque communiste n’aura pas fait  son autocritique, et n’en tirera pas les conséquences pour l’avenir, nous n’avancerons pas… Le PCF, alors devenue une secte,  est né d’un cri « pas de mannequins dans le parti, que les bouches s’ouvrent! » ce cri est encore d’actualité.

Pour mieux vous soumettre au PS, il fallait créer à l’intérieur du parti, puis dehors « les staliniens », et on agissait avec eux comme agissaient les vrais staliniens, mais sans procès, c’était l’étouffoir, on ne pouvait pas les tuer, on les interdisait, en sussurant : heureusement « Robert », puis « marie Georges » ont transformé le parti, il est devenu démocratique… En fait on culpabilisait les morts pour éviter de critiquer ses propres responsabilité dans les échecs… On créait des réputations sans possibilité de se défendre, d’argumenter…

Sous « Robert » tout était de la faute de Marchais, alors que la france entière se souvient avec nostalgie de la manière dont il défendait les salariés, les pauvres…. On aurait bien besoin que quelqu’un aujourd’hui disent leur fait aux puissants, aux riches, mais non Robert a tout organisé pour qu’au Congrès de Martigues, il n’y a même pas eu une minute de silence pour lui… Georges marchais n’avait sans doute pas que des qualités, et certains qui dirigent aujourd’hui le parti, son ancien secrétariat les Wurtz et les gau se chargeaient bien de l’inciter à grossir le trait… Mais aujourd’hui je vais vous dire de quoi Georges marchais serait préoccupé : des fermetures d’entreprise, des gens que l’on met à la rue.

Si l’on veut sauver le parti, redonner vie à l’idéal communiste c’est d’eux qu’il faut se préoccuper en priorité, inventer des moyens de lutte, les aider. peut-être cela aidera-t-il à sortir de des manoeuvres de couloir, des places sur les listes aux Européennes que l’on se distribue en catimini entre groupuscules. Il ne s’agit même pas de l’Europe, de poser des questions claires sur la sortie de cette machine infernale, il s’agit simplement de comploter la fin du parti, sa fusion-confusion dans le magma européen… Le parti est condamné par ses dirigeants mais sa date de décès est incertaine parce que les militants résistent sans savoir comment , trahis de toutes part… Alors le départ de Robert hue ça en fait un de moins… mais il en reste et à la direction…

Qui pense à ceux que l’on voue au chômage dans cette direction?  Il y a pour eux des choses bien plus urgentes… il s’agit de filtrer: s’il y a eu 40% de voix pour les bases alternatives, après tous leurs tripatouillages, ils ont encore et tojours une seule obsession c’est qu’il n’y en ait plus que 10% au congrès, ça ils savent  faire, ils n’ont jamais rien fait d’autre…

Mais il leur a fallu des complices, des gens qui les suivaient… Et au congrès de Martigues, je les ai vu approuver, comme ils levaient bien la main en cadence puisque « Robert » le voulait, comme certains leveront encore la main en cadence au 34 e Congrès pour soutenir « Marie georges! » Et avec d’autant plus d’enthousiasme dans leur légitimisme que le méchant « Robert » les  aura rabattu sur cette autre liquidatrice…

Après vous avez sussuré « marie-georges », tout était de la faute de ce pelé, ce galleux de Rober hue. Comme il ne fallait surtout pas dénoncer la manière dont la mutation, la participation gouvernementale avait joué un rôle dans l’affaiblissement du parti, dans la perte des 35 villes du parti, vous avez mis beaucoup sur le dos de Robert, mais pas seulement on bradait, vous avez dénoncé le passé glorieux des communiste, c’était la faute à Staline, à l’armée rouge, c’était la faute à Thorez, à Marchais, à tout le monde sauf vous et votre soumission au PS… Vos discours sont devenus de plus en plus incompréhensibles… Robert Hue avait détruit la J.C, les cellules, les relations avec les syndicats, la formation, il n’y avait plus trois pierres qui tenaient debout, ils flanquaient  un coup de pied dedans..;  Il fallait vider le parti de tout esprit de responsabilité, détruire sa capacité d’intervention, en faire une machine à apporter des voix au PS… Et ils ont levé la main pour dire leur approbation à « Marie-georges »…

Quand avec sa stratégie des collectifs anti-libéraux décidée à Solférino elle a conduit le PCF à moins de 2%, les communistes ont  failli protester mais ils avaient  perdu l’habitude… Il ont levé la main quans elle a fait un appel aux troupes…

Je suis sûre que les mêmes vont pousser l’enthousiasme en isolant sur ordre les gens courageux qui tentent de sauver le parti, comme des beni oui-oui en quoi, ils ont « muté » votre engagement révolutionnaire, vous allez obéir au doigt et à l’oeil, vous allez voter pour les Cohen-Seat, les Coppola, tous ceux qui ont tenté une opération avec la patronne pour faire le lit à mélenchon… Vous réélirez Tartignolle… Dans la conférence fédérale des Bouches du Rhône c’est déjà fait, et ailleurs ? Vous allez poursuivre votre oeuvre de liquidation, ce sera la faute à Robert…

Alors je vous en prie vous les fossoyeurs du parti, vous que je connais bien dans ma fédé, vous qui avez toujours bourré les urnes pour avoir une majorité quelle qu’elle soit, vous qui avez exclu , étouffé toute velleité de résistance,  vous qui sussurerez toujours « Robert! » puis « Marie-georges », vous les groupies du pouvoir quel qu’il soit, ne feignez pas d’être indigné par Robert hue, c’est  le genre de dirigeant que vous produisez,  Vous êtes de grosses tiques qui continuez à vampiriser le parti, il mourra de vous…  aujourd’hui vous continuez votre oeuvre d’étrangleur et d’etouffoir, de censeur, de destructeur parce que « Marie-Georges »… « Robert » n’ont existé que parce que vous l’avez voulu… Mais vous les militants quand vous leverez la main au Congrès réflechissez s’il est encore temps…

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le septembre 25, 2017 dans mon journal

 

Shanah Tovah aux hommes de bonne volonté (et aux femmes donc) épris de paix

Shana Tova, ça veut dire quoi ? (traduction)

Le 22 et le 23 septembre, c’est le nouvel an, vous dire Shanah Tovah, cela revient à vous dire que la nouvelle année vous soit douce. Ce jour est célébrée la création du monde, je pense qu’il faut songer effectivement à le sauver et le samedi quand le créateur se repose, ne pas oublier de manifester pour la paix et donc sa survie… Tous ensemble, tous ensemble et même en chantant l’Internationale…

enfin c’est ma conception…

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le septembre 21, 2017 dans mon journal

 

veille de manif, billet d’humeur marseillais

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coirs belzunce à Marseille, c’est à 100mètres du départ de la manif et depuis toujours je rêve que les terrasses se vident d’un coup et que tout le monde suive…

Depuis la dernière manif du 12 septembre, ,je ne cesse d’engueuler mes amis et parents binationaux, franco-algériens… Je les engueule parce qu’au deuxième tour des élections ils étaient littéralement déchaînés, il fallait absolument voter Macron… Macron était leur dieu… Je les engueule en leur disant, c’est bien beau d’aller voter systématiquement pour ce genre d’individu proche du patronat en agitant Le Pen, mais moi en attendant comme retraité ça me coût un max… Tout ça parce qu’on se réveille seulement au moment des élections avec l’épouvantail le Pen et on se retrouve avec de pire en pire pour éviter la peste…

En plus vous êtes bien content de bénéficier de la sécu, toi Hamid, le service public français t’a guéri d’un cancer, tu dois en être conscient, il est à toi et tu dois le défendre. et je m’adresse aux autre:  » vous ne croyez pas qu’elle nous a été accordée comme ça, pour nos beaux yeux, sans effort! » et je leur raconte l’histoire d’Ambroize Croizat, un ouvrier communiste, entré à l’usine à treize ans, les luttes, la Résistance, devenu ministre et mort jeune d’épuisement pour s’être dévoué aux autres. Ils me regardent et me disent « Danielle, tu as la tête comme un ordinateur, mais qu’est-ce que tu veux de nous? Qu’on crie « Vive la France! » je hausse les épaules, « non mais tu dois défendre les conquêtes de la classe ouvrière française. »

Hamid me dit je suis d’accord et tu sais quand j’ai dis à Doudou que tu étais fachée, il a déclaré : « qu’est-ce que je dois faire, est-ce que je dois aller braquer une banque? Mettre le feu à la préfecture? Qu’elle me dise ce qu’elle veut et je le fais ». Doudou est un ami mozabite qui a une dizaine d’enfants dont cinq fils costauds et travailleurs. Je souris et je leur dis: « je veux que vous alliez à la manif défendre nos droits. Allez à la mosquée, c’est votre affaire et nul ne doit s’occuper de ça! Mais par contre si quand une vieille comme moi défile avec une canne et que vous vous restez le cul sur la chaise à Belzunce en nous regardant passer, vous vous conduisez mal! Et après il faut aller voter contre le Pen, vous vous réveillez!  »

Ils m’ont juré d’être présent demain… je vais voir s’ils sont de parole…

Au point où j’en suis de mes confidences et toujours à propos de la sécurité sociale, les enseignements maternels m’ont marquée, l’essentiel était spartiate. La douleur fait partie de la vie et il faut la supporter. Ce qui fait que je ne prend quasiment aucun médicaments, y compris quand les douleurs lombaires engendrent une double sciatique, ce qui m’économie les médicaments pour l’estomac Cela dit il s’agit d’une pratique à l’égard de la douleur pour tout le reste je suis pour les médicaments, les vaccins et surtout toutes les formes de prévention. L’espérance de vie a fait un bon considérable et cela est dû à la fois à une médecine ouverte à tous, à de meilleures conditions de vie, donc même si je limite les anti-inflammatoires je suis contre les discours anti-médicaments que l’on nous assène. . Non il s’agit d’une pratique personnelle que je ne conseille à personne et si je m’interroge ce matin, c’est pour cause de manif. .A l’idée de la longue marche de la manifestation, je me demande si ce ne doit pas être un jour avec des anti-inflammatoires? En plus j’ai une cellule qui se réunit tous les vendredi et précède cette réunion d’une distribution de tract, vendredi ça continue et samedi c’est la manif pour la paix, je vais être sur les rotules… On verra… En tous les cas on peut dire qu’ayant commencé à défiler à 15 ans, j’aurais battu un certain nombre de records pédestre et ce n’est pas fini, je pense que l’automne s’annonce prometteur, si la vague monte on se laissera charrier… 


ça et les débats sur la révolution d’octobre à partir de mon livre, ça va être actif, le livre sort entre le 15 octobre et le premier novembre, juste à temps pour saluer une révolution d’octobre qui comme on le sait a eu lieu en novembre. .. le communisme est la jeunesse du monde y compris pour les dames qui sont presque octogénaires. 

danielle Bleitrach

 
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Publié par le septembre 20, 2017 dans mon journal

 

Il n’y a pas de révolution sans mobilisation de l’histoire ! Compte-rendu des rencontres communistes de Vénissieux du 30 avril 2016

La Revue Unir les communistes nr 7 reprend diverses interventions du colloque de Vénissieux dont la mienne. Si je choisis de la publier alors que d’autres interventions le mériteraient plus sans doute c’est parce que je crois que cette intervention résume assez bien ce qui m’a poussée à animer ce blog et  à écrire ce livre qui devrait paraître bientôt chez Delga: »1917-2017, Staline, tyran sanguinaire ou héros national?  » Rarement livre fut produit avec autant de difficultés profondes, d’interrogations sur ce qui pouvait bien me pousser à ainsi m’exposer depuis tant d’années à l’incompréhension, les insultes, la solitude. Pourquoi est-ce que je me lançais dans le contexte qui est le nôtre au choix d’un affrontement avec toutes les idées reçues, avec toutes les diffamations ? Un parti tel que celui que nous avions est un outil inouÏ non seulement pour l’emporter, mais pour protéger les militants, sans lui l’individu qui s’obstine à combattre risque non seulement d’être inefficace, mais la proie de tous les sadismes. A cette seule idée j’ai failli renoncer, ne pas publier ce livre dont j’imagine déjà ce à quoi il va me soumettre sans surtout être lu… J’ai déjà vécu tout ça y compris dans mon combat pour Cuba, au lendemain de la chute de l’Union soviétique. Je suis épuisée et gorgée d’injustices, la mauvaise réputation, pour simplement avoir voulu défendre l’héritage des révolutionnaires, pour le transmettre à ceux qui ont à charge de changer le monde, un travail indispensable… Parfois je n’ai plus la force mais si je repars c’est parce que j’ai cette étrange conviction que les choses ne peuvent demeurer en l’état et que le capitalisme est déjà mort, que nous nous débattons au sein de son cadavre en train de pourrir et qu’il faudra bien s’en rendre compte. Voilà j’aimerais bien parfois ne plus me sentir aussi seule (note de Danielle Bleitrach).

par  Danielle Bleitrachpopularité : 20%

Intervention de Danielle Bleitrach, sociologue communiste

Tout a déjà été dit, et fort bien. Je ne peux que dire mon accord plein et entier avec la vaste fresque que vient de brosser Rémy, mais la question qui nous est posée, c’est qu’est ce qu’on fait nous, quelle est notre possibilité d’action, à quoi ça sert un parti communiste. C’est la question que nous nous posons dans cette réunion.

Si je dis que j’ai partagé avec Rémy ce vaste panorama, c’est que nous nous sommes rencontrés au moment d’une grande crise,quand le parti subit l’effet de l’échec, de l’effondrement de l’union soviétique ; on va avoir une situation paradoxale que j’ai résumée quand j’ai essayé de me battre pour Cuba. J’ai dit, ce peuple résiste, ce peuple se bat et Henri Malberg qui n’était pas le pire des hommes m’a dit, Danièle, tu es une romantique, dans 6 mois, ils sont à genoux, et on va encore se prendre ça dans la gueule, laissons-les tomber. C’était comme ca.

Donc, ils m’ont dit, tu es une idéaliste, et tu ne vois pas qu’ils sont complètement irrationnels et ne vois pas la réalité du monde, c’est fini, il faut en prendre notre parti.

Ce que les cubains m’ont enseigné, c’est exactement le contraire. J’ai tout de suite compris une chose à Cuba, que nous avons partagé avec Rémy puisque nous y étions ensemble. J’ai découvert la période spéciale, une situation totalement dramatique où les gens ne savaient pas comment ils allaient manger et ce peuple a tenu bon et a résisté. Ce que j’ai découvert, c’est que quand vous voulez résister, il ne faut pas être idéaliste, il faut être réaliste pour savoir sur quoi s’appuyer exactement, et ce qui cède.

Je n’ai jamais vu des gens aussi conscients, aussi convaincus de la nécessité, convaincu d’être rentrés dans une nouvelle période, sans nostalgie, quand ils se sont retrouvés seuls et ont dit « on continue » Cette attitude a été une des grandes leçons. Comment imaginer qu’un petit îlot perdu qui n’a comme production que le nickel et quelques bananes, balayé par les vents, à 500 kilomètres des USA, peut se dire qu’il est juste de résister et comment le faire partager à tout un peuple, et pourquoi.

A cette époque, quelqu’un que vous connaissez, Michel Vovelle, historien de la révolution française m’a dit quelque chose qui m’a beaucoup frappée « quand les rois reviennent en 1815, la révolution apparaît comme l’échec politique, la terreur et la guillotine, l’échec économique des assignats et maintenant, tout le monde est l’héritier plus ou moins de la révolution française. Tu ne peux connaître la postérité des révolutions avant longtemps… ».

Dans l’esprit de « que peut-on faire », qu’est-ce que ça veut dire d’être communiste dans la période où on est ? Ca ne veut pas dire idéalisme, ça ne veut pas dire nostalgie, mais au contraire avoir une très grande lucidité et comprendre le monde tel qu’il est et pas tel qu’on le rêve. Ce qui apparaît caractéristique, important, c’est que ce qu’on appelle le temps de la chute de l’Union soviétique, c’est un temps relativement court face à la rébellion qui s’installe et qui monte. En 1991 c’est la chute, le monde entier fait le gros dos, c’est la fin. Mais en 1994, c’est la Corée, le Chiapas qui lutte contre l’ALCA et la France en 1995. J’étais au Chiapas et tout le monde me demandait ce qui se passait en France, pourquoi vous aviez lutté, et il y avait un grand mouvement ouvrier en Corée du sud. En dehors, le reste du monde était accablé. Nous avons eu une accélération historique beaucoup plus grande que ce qu’on en croit.

Ce qu’on a décrit depuis tout à l’heure, c’est que les conditions objectives du pourrissement, de l’effondrement du capitalisme sont réunies, mais qu’il manque les conditions subjectives, la prise de conscience par les classes sociales de leur propre rôle. A ce titre, il est évident que ce qu’on nous a présente comme l’échec, ce qu’on nous a rabâché des pays socialistes, pèse d’un poids très lourd.

Je veux évoquer la manière dont les peuples reprennent le désir de lutter. À partir de ce que j’ai vu sur le terrain. Il faut comprendre que les révolutions forment des séquences conscientes. Le lien doit être pris en compte dans l’étude de leur résultat, leurs liens peuvent être positifs ou négatifs. Un historien russe de droite analysant le mouvement contre la loi El Khomri, titrait « la France conservera-t-elle ses « acquis » entre guillemets ». Les commentateurs disaient « pourquoi les acquis entre guillemets », ce sont bien des acquis. Le journaliste de droite concluait, les partis de gauche, les syndicats, tout est délité en France parce que tout reposait sur l’existence de l’URSS. C’est non seulement la révolution bolchevique qui a été atteinte avec la Russie, mais la révolution française elle-même.

C’est un grand débat très vivant en Russie sur le bilan de la révolution d’octobre et très souvent avec la révolution chinoise, dans un débat triangulaire avec la révolution française toujours présente. Si vous connaissez le film Francophonia de Zoukourov qui montrait comment Léningrad et le musée de l’héritage avait été massacré, et disait « alors que vos cousins germains vous ont préservés à Paris et ont été très gentils. Avec nous, ils nous ont fait vivre le drame terrible, l’horreur. Nous voila ce qu’on a eu et vous avez été préservés. On vous aime comme ça, mais vous nous avez eu avec votre révolution, votre Napoléon, nous sommes vos héritiers, vous n’avez pas compris que c’est vous qui avez produit tout ça ». Aujourd’hui avec l’échec de la révolution soviétique, c’est la révolution française qui a été attaquée, et je suis bien d’accord. 
Il faut analyser ce qui se passe avec le Hollandisme triomphant, et derrière, le Mitterrandisme croupissant, la tentative de la social-démocratie d’instaurer à travers l’Europe un modèle alternatif à un socialisme, qui ne pouvait dire son nom et n’était qu’un capitalisme. L’écroulement de l’Europe c’est l’écroulement d’une stratégie de substitution à la révolution bolchevique. Si on reste dans cette idée, il faut regarder les choses en se disant que nous sommes dans la fin de la période historique où le leurre en quelque sorte représenté par l’Europe, a été un modèle de substitution à la révolution contre le capitalisme que représentait l’URSS. Le leurre de substitution, c’est le « socialisme moral » avec Coluche, les restos du coeur et l’antiracisme, et l’autre le mafioteur Tapie. Et on a repris toute l’histoire de France pour vider la Révolution française, avec Furet.

Nous sommes dans cette situation et ce qui me semble déterminant, la crise du capitalisme dans sa forme peut remonter à la crise de la première guerre mondiale avec ce que Lénine nomme l’impérialisme stade suprême, le rôle des monopoles, le partage du monde, la mise en concurrence… On continue avec ces tentatives de survie… mais le passage du féodalisme au capitalisme ça a duré 6 siècles !

Nous sommes dans des périodes de convulsions, devant une situation où le capitalisme et ces élites ne cessent de démontrer l’inutilité de toute révolution, leur caractère nocif, comment y échapper, comment éviter une révolution au moment même où elle pourrait être forte.

J’ai mené un combat que j’ai privilégié (on ne peut pas tout faire), celui de la ré-estimation des révolutions, à contrario de ce qu’on nous disait, l’Union Soviétique, la Chine sans oublier Cuba et aussi la ré-estimation de notre rôle en tant que Français. Ce qu’il faut voir, c’est que d’une certaine mesure l’opération miterrandienne, nous a coupé de la politique, ne nous a pas donné un autre désir, un autre besoin politique, mais nous appris le cynisme, la manipulation. On a devant nous un gouvernement qui culmine dans tous les amateurismes parce que sa seule spécialité c’est de gagner les élections. A Peine Hollande a mis les pieds à l’Élysée, qu’il se pose la question de savoir comment préparer 2017… Ils sont entièrement dans une vie politique qui ne joue que sur les aspects électoraux et néglige complètement ce qui a toujours fait la vie politique pour le peuple Français qui reste un peuple révolutionnaire. On dit qu’un peuple qui a fait la révolution ne l’oublie jamais car il a appris le poids des masses, comment l’intervention des masses faisait l’histoire.

Avec Marianne, on est parti sur les routes, deux vieilles dames (enfin, Marianne a 15 ans de moins que moi !) puisque les jeunes ne le faisaient pas, en Ukraine pour faire parler les gens de ce qu’ils ont vécu, de la manière subjective d’avoir vécu la révolution et ce qu’on a en retiré n’a rien à voir.

Le grand élément, c’est la stabilité. Quelqu’un qui faisait des études avait un bon boulot. Les prix baissaient. Il y avait plus, et on le mesure mal, toute une réflexion qu’on retrouve chez les poètes, les écrivains, une vie plus riche, pleine d’intérêt, de choses d’avenir, de perspectives, tout ce dont notre jeunesse manque.

Il ne s’agit pas de faire un tableau idyllique vous n’y croiriez pas, vous avez été tellement rompu depuis 20 ans avec la catastrophe ? Quand un jeune adhère au Parti, qu’est ce qu’on lui dit ? L’URSS ? une catastrophe, la Chine ? une dictature capitaliste, Cuba ? le parti unique… qu’est ce qu’il reste ? Des phrases creuses, de grandes idées d’une espèce de christianisme mal assimilé, mais rien à proposer. On n’ose plus parler de nationalisations, et pas seulement pour celles de l’URSS, mais aussi la caricature de celles de Mitterrand.

Il y a un combat pour l’Histoire, il n’y a pas de révolution, pas de changement politique sans mobilisation de l’Histoire. Même quand Mitterrand nous fait le numéro de ce modèle alternatif européen, il fait le coup du Panthéon, quand Hollande va au Panthéon, il met tout sauf des communistes, pour démolir l’Histoire, pour enlever le ferment révolutionnaire.

Malheureusement nous avons un Parti communiste qui s’est plié à cette opération.
La question principale n’est pas d’être dedans ou dehors du Parti. Je refuse de parler des divisions, je vous ai tous connus à l’intérieur du Parti, mais j’ai choisi de retourner au Parti pour une raison très simple, l’expérience du PC Italien. Il avait un électeur sur trois. Quand la droite a pris la direction du Parti, des communistes sont partis qui ont prétendu faire des partis mais tous ont fait la même chose.

Il y avait de tout dans le PCF, des syndicalistes révolutionnaires, des républicains de progrès… mais ils avaient une ligne commune, qui permettait de tenir des gens qui n’avaient rien à faire ensemble parce qu’ils étaient héritiers de temps divers.
Ce n’est pas une affaire de rentrer au parti, c’est même de la publicité mensongère, mais j’y resterai jusqu’à la fin parce que c’est mon choix, mais ce n’est pas important. L’important c’est de fabriquer ensemble pour redonner aux jeunes générations, ce sens de la nécessité d’un parti communiste, des révolutions parce qu’on est face à la nécessité de la fin capitalisme.