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Mais pourquoi les communistes raisonnent-ils ainsi ? Pourquoi cette obsession présidentielle ?

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 Il y a quelque chose que je n’arrive pas à comprendre dans cette obsession de la direction du PCF à nous mettre sur les primaires en vue des présidentielles, ou encore pour une petite minorité prétendre nous rassembler derrière Mélenchon (avec la mauvaise méthode de liquider le parti par la même occasion), c’est à quel point on nous oblige à tout centrer sur une élection dont nous n’avons rien à attendre, ni nous, ni en l’état malheureusement l’immense majorité de la population française. Ce qui devrait en bonne logique nous conduire à la dénonciation de cette funeste institution..

Non seulement ce genre d’obsession ne peut que nuire au mouvement en cours que nous devrions aider de toutes nos forces, par exemple en organisant la solidarité financière, mais elle ne part même pas de nos intérêts de Parti. Honnêtement s’il y a des communistes dont nous pouvons être fiers ce sont les députés communistes et Front de gauche. Au lieu d’anticiper sur une question présidentielle où nous risquons de devoir ramer pour un PS qui fait la démonstration de son pouvoir de nuisance ou à la limite pour une droite encore pire sous prétexte de ne pas voir élue Matine Le pen, nous n’avons même pas l’intelligence de nous projeter jusqu’aux législatives et d’aider notre pays, les travailleurs, les 60% de la population française (voir 78% de la jeunesse) qui sont contre cette loi à prendre conscience de l’importance d’avoir des élus communistes.

J »ajouterai que ce combat contre la loi khomri démontre chaque jour la manière dont le Front National est aux antipodes des intérêts majoritaires de la population française et donc le peu de crédibilité que l’on peut accorder à leur défense de la nation, ils veulent la cage sans les oiseaux . Donc si l’on veut réellement combattre l’extrême-droite, sa politique raciste, xénophobe pour mieux duper les travailleurs et la jeunesse, il faut montrer à quel point la seule manière de s’opposer à cette politique c’est de renforcer ceux qui se battent contre cette loi, au premier rang desquels les élus communistes.

Comme le disait le camarade Bossuet, évêque de Meaux (déjà la main tendue ):
« Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets des causes qu’ils ont eux-mêmes divinisées »

Chacun aura compris qu’à force de diviniser les présidentielles nous avons toutes chance de perdre ce que nos efforts mériteraient…Que nous ayons parfois oublié  le sens de la lutte des classes est un grand malheur mais que nous ayons de surcroît perdu ce que Marx appelait notre clarté gauloise, notre capacité rationnelle ‘sans parler de l’élégance perfide de nos grands auteurs), c’est par trop d’abandons…
Danielle Bleitrach

 
 

Résolution sans assurance de rien pour la nouvelle année 2016

Bon sacrifions aux vœux, je voudrais qu’ils soient sincères et pas un acte accompli parce que c’est l’usage. Je remercie ceux (rares et précieux) qui m’ont adressé les leurs parce que cela non plus n’avait rien d’automatique, chers Abdallah, chère jeanne-Dominique, cher Gilles, cher Gilbert, cher Amid, oui c’est tout… Juste une main, des doigts que l’on serre…

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Résumons tout de suite ce qu’il peut advenir de ce blog dans le mois de janvier. Marianne part en Chine pour faire du repérage pour notre voyage qui devrait intervenir en mai-juin. Je ne suis pas convaincue de l’opportunité de la période. La Chine traverse une zone de turbulence et c’est un pays qui n’aime pas les regards étrangers dans ce cas là… Même si Marianne parle chinois et a avec ce pays une familiarité évidente, elle n’a rien à voir avec notre maitrise à toutes les deux de l’espace que fut l’Union soviétique. Personnellement j’aurais préféré approcher la zone euro-asiatique, la Russie sibérienne et un pays d’Asie centrale, peut-être mon cher Tadjikistan, dont l’inconvénient demeure l’aspect plus persan que turco-mongol. Son avantage est qu’il demeure le Cuba d’Asie Centrale du moins dans ma mémoire, là où la nation s’est confondue avec l’épopée bolchevique…

Donc Marianne a pour mission l’exploration des possibles dans le contact avec la population chinoise en particulier dans le nord à la frontière avec la Corée et pas très loin de la Russie… La Chine est un cas historique, ce n’est pas le plus vieil empire mais c’est celui de la continuité avec des moments d’unification, d’autres de parcellisation, est-ce que cela a un sens de prétendre aller dans le sud, le nord? Ce sont des univers… Avec une seule question: qu’est-ce que cela signifie le communisme pour le peuple chinois?

Enfin, dans l’immédiat je suis très pessimiste sur la situation française, je ne vois nulle part une issue… Dans l’immédiat seulement parce que je crois en ce vieux pays. Un pays qui a vécu une révolution, qui sait donc le pouvoir des masses, en demeure à jamais différent. Mais la France paraît bien engluée, elle se vautre dans la bonne conscience et l’hypocrisie des nantis, un moralisme qui veut ignorer la réalité des faits et un nihilisme consumériste qui nourrit les eaux glacés du calcule égoïste… Il y a des choses désormais insupportables, les vœux présidentiels en début d’année en font partie, débuter 2016 sur ce mode, feindre de croire à la lutte contre le « terrorisme », alors que nos alliés des USA, en passant par les Saoudiens et le Turc en chef, décapitant et bombardant des populations donne la nausée autant que sa prétendue lutte contre le chômage, nouveau prétexte à cadeau au patronat. Et pendant ce temps là le leurre de la déchéance nationale masquant mal la réalité de l’état d’urgence et le gonflage artificiel du FN, fait courir les lièvres du PS. Sur le net, cela vaut guère mieux, les théories de la haine, les conspirationnismes sont repris par ceux qui ont encore un brin de lucidité, la confusion est devenue intolérable, le militant devient infréquentable tant l’analyse marxiste a cédé la place au feuilleton sur les maîtres du monde… Avec ce sentiment de haine et d’écrasement qui se diffuse comme un poison, le cauchemar, qui met en sommeil la raison, engendre les monstres … Je suis lasse de voir cette lèpre nous envahir, accompagner le recours au fascisme de la classe dominante. Ai-je trop vécu?

Il y a des gens occupés à détruire l’espérance, de médiocres bureaucrates occupant une place qu’ils ne méritaient pas… L’Histoire les jugera et on se demandera comment des êtres aussi minables ont pu imposer partout à la majorité leur courte vue, la catastrophe répétée de leurs résultats et leurs appétits indécents revendiquant pourtant la légitimité de leur pouvoir? Ce constat les concerne tous, du président des Etats-Unis au plus petit des valets du capital y compris ceux qui prétendent faire encore ripaille avec les dépouilles de la nation aux partis révolutionnaires, un diagnostic universel d’un système en crise.

Nous avons passé une soirée très réussie avec quelques amis durant ces fêtes. Il y avait entre autres Robert Linhart, blessé et fort de ses blessures, Gilbert Rémond infatigable communiste de terrain et moi, l’éternelle perdante, Cassandre épuisée mais dont la réserve d’indignation est inépuisable, l’amour de la vie qui nous unit, Blandine qui se reproche son non engagement, France naïve et droite, comment expliquer ? il fut question seulement du communisme et comment nous pourrions transmettre le flambeau parce que nous ne regrettions rien et surtout pas de ne pas ressembler aux vainqueurs du moment, le mépris qu’ils nous inspiraient, un mépris pur de toute envie… Linhart et moi sommes issus du même trou de cette abominable Pologne et nous en avons conservé une espérance messianique totalement laïque avec pour boussole ce prolétariat seul apte à aller jusqu’au bout de la négation de ce système mortifère. J’attends les photos de Gilbert, peut-être les a-t-il totalement ratées… Il ne cesse de marcher malgré des douleurs articulaires et photographier malgré des problèmes de vision, tout un programme bien digne des communistes que nous fumes, occupés à monter sur les épaules de géants malgré nos handicaps… Jusqu’où poursuivrons-nous à vouloir l’impossible, la seule immortalité à laquelle un mortel humain puisse aspirer…

Voilà; Que faire? Je l’ignore… Rien de ce qui m’est proposé n’est à la hauteur de ce qui se trame, de ce que subissent déjà des milliards d’individus… Je n’ai pas envie d’écrire, d’alimenter ce blog. J’ai besoin de solitude, c’est déjà merveilleux que le combat de ma vie m’ait fait rencontrer tant d’individus de bonne qualité, capables de donner leur vie, sans un mot dans une prison obscure, la définition que le Che donnait des communistes traditionnels, en leur reprochant cependant de ne pas avoir l’audace du geste individuel fou…

Donc je résume, quand je sentirai en moi à nouveau le désir d’un combat, j’alimenterai ce blog, dans un mois, dans un an, demain… Mais ce sera toujours dans le sens de cette lutte que j’ai eu la chance de mener à vos côtés.

Bonne année 2016 et à bientôt
Danielle Bleitrach

 
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Publié par le janvier 3, 2016 dans mon journal

 

Réflexions de fêtes : Cette société ne conçoit plus le bien sans la marionnette du mal

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Ce qui se passe en Corse est inqualifiable comme tout acte raciste qui prétend restaurer la légalité républicaine par une ratonnade ou un pogrome, mais voici des années maintenant que chacun se prête à ce que la lutte des classe soit ainsi transformée en caricature raciale et communautariste. Le fond de l’affaire, la responsabilité essentielle revient bien sûr à ceux qui ont intérêt à un tel simulacre fasciste.

Regardez ce qui se joue, qu’il s’agisse du péril dit « terroriste », mais dont l’origine, chacun le sait, est à rechercher dans les interventions occidentales détruisant des nations pour mieux les piller, font  régner le chaos  entretenu par des potentats alliés des occidentaux comme les Souadiens ou le gouvernement turc, ou qu’il s’agisse de la délinquance, fruit de la misère mais aussi lumpenprolétariat vouou qui protège dans les quartiers dits sensibles l’emprise fondamentaliste, les principales victimes en  sont les musulmans. Cela ne veut pas dire qu’il faille tout tolérer au nom des « victimes » réelles, mais bien au contraire il s’agit de partir des victimes réelles et des coupables pour lutter contre tous les viols de légalité, de la souveraineté nationale  l’insécurité générée par la voyoucratie..

L’impérialisme et le capitalisme a intérêt à désigner parmi les victimes les boucs émissaires, pour mieux poursuivre ses propres exactions et le tonneau sans fond des crimes qu’il engendre.  Cela ne devrait pas étonner un communiste, un marxiste ; si eux- mêmes ne cédaient pas à la même idéologie et aient peur de s’opposer aux véritables coupables, quitte à mettre tout le monde dans le même sac jusqu’à accepter la loi d’urgence…  Et dans le même temps parce qu’ils sont désormais incapables de se battre pour l’emploi, le pouvoir d’achat, la paix sur des bases de classe, il s’alignent sur certains bobos qui jouent d’autant plus les dames patronnesses qu’ils ne vivent pas aux côtés des victimes.

J’ai subi quelques chocs ces derniers temps, ne parlons pas de l’inertie au plan international, lutte pour la paix, solidarité avec les communistes interdits, reprise des analyses médiatiques les plus éculées, il y a longtemps que les communistes semblent avoir renoncé à se situer dans un monde international. Mais même au niveau national,  par exemple la mobilisation pour « Charlie » en janvier dernier. Il aurait fallu beaucoup de réflexion sur ce qui se passait, offrir d’autres perspectives que l’émotion.

J’ai vécu avec distance cette mobilisation, faute d’une pensée collective qui soit raison et pas pathos.  D’abord parce que qu’on le veuille ou non elle affirmait la défense des « valeurs » de l’occident de tolérance, de liberté face à l’obscurantisme supposé du monde du Moyen orient et du Maghreb. Excusez-moi mais en tant que communiste, me situant dans l’Histoire et pas dans l’immédiateté, j’ai tendance à voir les responsabilités sur ce qui se passe en méditerranée également chez nous. Il y a eu la colonisation, celle-ci se poursuit, mais aussi plus récemment les expéditions punitives auxquelles je me suis opposée d’abord avec les communistes puis de plus en plus seule. Il ne reste à titre de traces que le cas palestinien, devenu lui-même exclusif de tout autre lutte et communautarisé à son tour. Donc proclamer que la France est terre de liberté d’expression et de paix alors que partout nous sommes parmi les forces réactionnaires qui entretiennent des troupes de voyous, ce n’est pas avancer sur le chemin de la transformation nécessaire mais nous entretenir dans le « choc des civilisations » et à ce titre ce qui se passe en Corse est la simple caricature d’une manière d’être intolérable. Quand le PCF a renoncé à être une avant-garde, était-ce une manière de s’aligner sur le politique démagogique ; à chercher non pas à tracer une perspective mais les moyens de plaire en suivant  les pulsions politiques, les stéréotypes et se condamner à jouer les arrières gardes du politicien ordinaire? En outre, si je n’ai pas pu adhérer à Charlie, c’est parce que ces vastes mouvements de foule n’avaient pas eu lieu quand trois petits enfants avaient été tués pour la seule raison qu’ils étaient juifs. C’était en quelque sorte normal de tuer des enfants parce qu’ils étaient juifs, donc israéliens et futurs maîtres du monde selon certains crétins complotistes qui n’étaient pas tous à droite loin de là. J’en ai eu la preuve quand cette imbécile qui se croyait communiste m’a expliqué que c’était le mossad qui avait tué ces enfants ou quand cette fille de républicains espagnols m’a déclaré que les juifs emmerdaient tout le monde avec leur Shoah, ou quand des défenseurs des palestiniens ont prétendu non pas me faire signer une pétition contre le CRIF, mais en soutien de Pascal Boniface qui avait expliqué que le gang des barbares était le produit du CRIF. Exactement la démarche de ceux qui aujourd’hui se croient autorisés à hurler leur haine dans une cité d’Ajaccio, attribuer à tous les juifs, à tous les musulmans, la faute commise par certains voyous ou fascistes.

C’est ça la démarche des Corses, mais aussi celle des indigènes de la République, revendiquer la vengeance contre tous au lieu de dénoncer le capital, racialiser la lutte des classes. Et cela va désormais bien au-delà des dits indigènes de la république, on part dans les cités sensibles avec pour seule bannière le foulard palestinien et on invite ces cités à voter contre marine Le Pen. Il n’y a rien d’autre à leur proposer, ni lutte ensemble pour le droit à la santé, à l’éducation, utiliser leur peur et l’insécurité profonde qui est la leur et qui dépasse largement la violence d’une terre sans loi mais l’utilise comme tous les lumpenprolétariat pour rendre la vie de tous impossible et déporter toujours plus la société vers la droite.

Et le chœur médiatique tel des charognards en train de croasser au-dessus de nos peurs et de nos solitudes qui provoquent les mouvements de foule sur la haine et le vide social nous incite à ces regroupements fictifs pour nous faire oublier ce qui nous manque réellement et qui en est à l’origine… Ces imbéciles en train de s’ébaudir sur les fines manœuvres de Hollande pour l’emporter au présidentielles sur ce désespoir organisé nous montre jusqu’où nous sommes désormais tombés, ne plus être capables de voir le bien, si on ne monte pas la marionnette du mal, le grand Satan, l’autre.

Je voudrais terminer ces réflexions par une anecdote. Je passe tous les dimanche et les jours de fête dans la maison de retraite de ma vieille mère qui a 97 ans. C’est un endroit exceptionnel, un hôtel 4 étoiles où le personnel se dévoue pour favoriser la convivialité, mais parfois il est dur de continuer à aider à vivre des gens qui perdent l’ouïe, la vue et le désir d’être ensemble. Alors je joue au dominos avec eux et le jour de Noël j’ai vu certains d’entre eux revivre. Beaucoup d’entre eux avaient été accueillis dans leurs familles, ceux qui restaient étaient les délaissés et ma mère qui ne veut pas sortir. L’une d’entre eux qui a 95 ans était déchirée parce que son fils unique était parti au ski sans même l’embrasser. Elle avait quitté Toulouse pour se rapprocher du fils à Marseille et jamais il ne venait la voir. Elle avait un pull et un tricot, un chef d’œuvre fait de ses mains. Elle a commencé à nous raconter sa vie, son père mineur et elle allant à l’école avec des sabots. Nous avons parlé de la mine, je leur ai raconté celle du Ladrecht dans laquelle j’étais descendue quand le PCF se battait pour sa survie. Elle s’est mise à nous expliquer son travail de mécanicienne en confection, les poches faites en série… Un homme qui était technicien dans la sidérurgie est intervenu et nous avons décrit ensemble la fonte de l’aciérie, les brames en fusion… Je leur ai raconté mon métier de sociologue dans les usines… Tous ces gens étaient en train de revivre, ils avaient trouvé un langage commun, celui du Travail. Quand je les ai quittés, ils m’ont tous remercié en disant la bonne journée qu’ils avaient passée.

Sans le travail, sans la création il n’y a aucune raison de vouloir vivre ensemble, peut-être le voyage dans le respect de l’hôte  donne le temps de la récréation, la curiosité, encore faut-il l’apprendre, le pratiquer comme un art qui n’a rien à voir avec le tourisme.  Le tourisme, la consommation correspond  à cette vision de missionnaire imposant sa foi à qui n’en a rien à foutre… Ce plaidoyer de politicard vendant avec démagogie sa propre vertu au moment même où on  traite l’autre avec inhumanité. La coopération engendre le respect alors que l’idéologie de « l’amour » et des droits de l’homme n’est le plus souvent qu’un leurre qui couvre de plus en plus l’innommable dans les pratiques. Le racisme n’est pas qu’un mal, il pénètre ce que nous croyons être notre vision du bien, notre référence insupportable à l’éthique.

Pourquoi je vous dis ça, parce que je ne supporte plus cette vague identitaire et que le vivre ensemble c’est de créer ensemble et tout est fait pour nous empêcher d’œuvrer ensemble… D’avoir le sens des différences, mais dans la coopération et pas dans le mythe fusionnel imaginaire et morbide… Qui nous laisse comme des épaves  abandonnées au seuil de la mort un soir de Noël….

Joyeux Noël et bonne année
Danielle Bleitrach

 
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Publié par le décembre 27, 2015 dans mon journal, mythe et légendes

 

et si on en profitait pour réfléchir un peu…

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Nous voici dans ce qu’on appelle la trêve des confiseurs… Et si on en profitait pour réfléchir un peu, à la situation du monde et à celle de notre malheureux pays, entre écoeurement et manœuvres d’appareils au service du patronat…

Le diagnostic est clair, ces régionales ont marqué le retentissant échec du Front de Gauche entre émiettement, stratégies à géométrie variable et manque de visibilité autant que de crédibilité…  Les dirigeants actuels du PCF ont accompli la grande œuvre du capital : en finir totalement avec le communisme en France. Le conglomérat de groupuscules divisés entre eux en combats de chefs a suivi ans la débâcle, comme prévu, partout le nombre d’élus est réduit à la portion congrue et les alliances « techniques  » n’ont fait qu’entériner. cette fonte des élus auxquels depuis des années il est sacrifié tous les fondamentaux du communisme… .

A également suivi ce que nous annoncions depuis le début, à savoir la tentative d’annexion pure et simple des débris pour une union aux premier tour des présidentielles, Cambadelis a proposé « l’alliance populaire », étant bien entendu que celui qui arrive second derrière Marine Le Pen, a toute chance d’être président… On mesure la hauteur de vue…  Les verts jamais en reste d’une manœuvre politicarde se sont précipités pour offrir leur service, Duflot faisait un contrefeu à Placé et ses copains, on mesure l’ambition pour la France et même pour l’écologie… . Ce que les socialistes ont en commun avec les verts, l’actuelle  direction du PCF et des groupuscules -que l’on n’ose qualifier d’alliés- ce n’est pas un positionnement à gauche, mais de prétendre gouverner la France comme l’on gagne un congrès….

Cambadélis renouvelle sa manœuvre référendaire dont personne ne se souvient, mais Hollande et Valls, désormais assuré de cette mort annoncée, continuent  leur résistible ascension vers le premier tour des présidentielles « au centre », quitte à aller jouer la comédie de la chambre bleue horizon sur les terres de Xavier Bertrand, pour  achever de dynamiter la droite par les deux bouts. Il s’agit de continuer à faire monter le Front National et déjà dans le cadre des nouveaux landers créer les conditions de la « grande coalition ». On mesure à quel point un horizon se découvre pour notre malheureux pays…

On a beau savoir tout cela, il n’empêche on demeure stupéfait devant la manière dont il nous prennent pour des imbéciles (peut-être ont-ils raison puisque ça marche), quand on les voit offrir à la Le pen ce cadeau de « l’affaire Daech », la poser en martyre, allez encore un petit coût de gonflette sur du vent… On a beau savoir et quand on voit la manière dont la droite se jette dans le piège de l’union sacrée, on se dit que les ordres viennent de plus haut et que le capital a fait son choix…

Peut-être suis-je une incroyable optimiste, peut-être ai-je une trop grande confiance dans mon pays, dans le sens politique des Français, dans la combativité du monde du travail, dans le respect que je porte à certains intellectuels mais je ne crois pas que leurs manœuvres réussiront… La France est un vieux pays, les comportements politiques comme l’a bien analysé Todd sont aussi affaires de famille sur une longue durée… On ne transforma pas la France en copié-collé des Etats-Unis ou même de l’Allemagne…

La France cette nation d’émeutiers disait de nous Marx quand il nous critiquait ou alors pays de la lutte des classes n’est pas encore prête à se partager entre républicains avec à leur tête un Donald Trump et Démocrate avec une Hilary Clinton… Je ne sais pas si le PCF survivra à ces vingt ans où il a été attaqué systématiquement de l’extérieur et plus encore de l’intérieur par ses dirigeants successifs… Peut-être son temps est-il fini mais je ne vois encore rien d’autre et certainement pas un conglomérat de groupuscules… Toutes les élections nécessitent des alliances, mais le fond du problème aujourd’hui n’est pas de se soumettre à un calendrier électoral mais de chercher la voie d’un rassemblement de ceux qui désertent les urnes, retrouver les voies de la démocratie.

Cette démocratie est à l’inverse de celle que nous subissons, il s’agit partout de favoriser l’intervention populaire, qu’il s’agisse des luttes, des élections ou mêmes des débats politique… Et pour cela il n’y a pas de spontanéisme, il faut que cela nous plaise ou non que nous retrouvions les voies d’une organisation collective ancrée dans une politique de classe…

Parce que je suis convaincue de cette nécessité, nous allons dans ce blog publier des textes qui tous abordent le fond de cette nécessité, y réfléchissent, prennent déjà des initiatives.

Réfléchissez, parlez en autour de vous, retrouvons les véritables chemins de la politique, les nôtres…

Danielle Bleitrach

PS. je vois toutes ces luttes, deux ou trois nouvelles par jour minimum,  je voudrais toutes les reprendre, en parler.. Mais justement le politique c’est aussi ce qui permet de ne pas isoler les luttes, les étouffer… C’est pour leur redonner leur véritable place que nous avons besoin de cette force politique et pas seulement pour avoir des élus, ce qui n’est pas indifférent mais n’est pas un but en soi pour « la démocratie », un moyen important parmi d’autres dont nous nous sommes laissés déposséder avec le parti communiste français. La capacité à poser les problèmes pour ceux qui ont le plus intérêt au changement dans les urnes et dans la vie.

 
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Publié par le décembre 18, 2015 dans mon journal

 

A l’ElYSEE MEME LES WATERS SONT BOUCHES

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Quelle palinodie que ces dirigeants PS et leur cour de médiocrates… je viens de supprimer sur ma liste d’amis facebook l’un d’entre eux, un « grand intellectuel » qui depuis le premier tour et les résultats du FN ne cesse de dénoncer l’immoralité de ce parti, de Sarkozy, voir même de ce pouvoir PS… j’y ai cru…

Mais voilà le même tout à coup, le même nous livre son admiration pour Hollande et ses manoeuvres, le « grand intellectuel » se félicite comme les médias aux ordres de la grande réussite du machin qui est dit sauver la planète.Oubliées les critiques des ONG, le caractère bidon des résultats, ce qui le ravit est ce coup de maître à la veille du second tour, Hollande a réussi à faire croire qu’il est au-dessus de tout ça, il sauve la planète et Fabius en pleurniche de soulagement … Le grand intellectuel feint d’être berné sur les résultats comme un quelconque journaliste.  Et ce n’est pas tout « le grand intellectuel » se félicite de  la manière dont Hollande a obtenu ce qu’il voulait, ne plus y avoir pour les Préidentielles que la Le Pen et lui… Et il ajoute: « Il m’impressionne, quel artiste »… Que faire sinon vomir?

C’est devenu une manière de déchoir, depuis  Mitterrand,  dont les intellectuels , artistes saluaient le « génie »  comme s’il se fut s’agit de Napoléon soi-même, a inauguré ce gonflement du FN. Et les courtisans  ont feint en parallèle de s’inquiéter devant la montée du FN programmée. Comme elle est misérable  cette fascination de certains intellectuels du plus grand au plus petit pour les abus du pouvoir, le cynisme…Imaginez le degré d’ignominie qu’il faut avoir atteint pour se faire complice d’une tactique qui consiste à faire grandir la peur dans le cœur des stigmatisés, à créer la révolte dans celui de leurs enfants, pour mieux conserver une position d’élite qui vous permet de mépriser et trahir l’espoir  des travailleurs dans la gauche? La pédagogie du renoncement depuis des décennies…

Ce peuple que ce grand intellectuel et ses pareils médiocrates accusent d’immoralité a au moins la pudeur de l’abstention face à ce coup d’Etat permanent contre la démocratie. Face à ce pouvoir qui confond un congrès du PS avec l’Histoire de France, Solferino avec l’Elysée,  Solférino, où comme le disait Martine Aubry « après le passage de Hollande même les waters étaient bouchés« … Quelle bassesse faut-il pour être fasciné par un tel pouvoir, s’y frotter sans en ressentir la puanteur… Et pourtant ils ont tous subi cette fascination et l’ont diffusé jusqu’au petit enseignant, au fantassin du social, l’animateur qui espère des subventions des conseils régionaux…

Il n’y a que quelques sentinelles dont ce blog tente de faire connaitre l’ultime dignité.

Chez les très grands qu’ils soient politiques, intellectuels, artistes, il n’y a pas de cynisme, mais les médiocres sont capables de chanter l’internationale en levant le poing avec Cambadelis et Bartelone. Que peuvent voter les travailleurs d’Air France devant des gens pareils?
Ces clowns crient tous au nouvel Hitler, y compris devant Valérie Pecresse tout en appelant à voter pour Estrosi, ils crient au fascisme en parlant de « race blanxhe, en votant l’état d’urgence,;  et ils feignent d’ignorer l’assassinat de la démocratie à laquelle ils participent…Ils sont là admiratifs de « l’artiste », le tacticien sans la moindre stratégie pour le peuple français… A l’Elysée même les waters sont bouchés…

Et pendant ce temps-là de pauvres idiots comme moi sont réellement malades parce qu’ils voient bien où ces ordures nous mènent et qu’ils savent que face à une telle corruption de l’esprit public il n’y a pas de bonne solution.  Quel dignité, quelle pensée peut survivre à cela? Le seul choix qu’on me laisse alors que j’ai vécu toute ma vie dans la haine du racisme et du fascisme   est de m’abstenir, même pas voter blanc, puisqu’ils ne sont pas comptabilisés, rien ne pourra être construit sans que ce cynisme petit bourgeois soit dénoncé.

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le décembre 13, 2015 dans extrême-droite, mon journal, politique

 

la réflexions du jour, trumpez vous donc c’est à la mode…

 © Photo News

Les temps nouveaux sont arrivés, désormais il n’y aura plus besoin de faire de politique: on votera directement à toutes les élections pour ou contre le FN et on acceptera la grande coalition voulue par le patronat, jusqu’à ce que ce dernier se rallie lui aussi à un fascisme musclé.(1)

Les habitués de l’outrance auront hurlé sur les tréteaux que leur adversaires défendent la race blanche, sous entendu nous c’est les arabes et les nègres de la Seine Saint Denis. Là où jadis les communistes défendaient les colonies de vacances, la sécurité sociale, les travailleurs en lutte, un peuple debout et des rois couchés, quelle que soit sa couleur de sa  peau. Les temps nouveaux, ceux du PS dans le même département c’est  le communautarisme, le clientélisme: vous les basanés votez pour nous et vous les femmes attention à l’avortement, les homosexuels, tous transformés en espèce identitaires, recrutés sur ces bases, chacun sa clientèle bien hétéroclite rassemblée dans l’isoloir et désunie dans la vie… Le tout livré à chaque élection un peu plus  à la droite…

 

Pendant ce temps 20.000 postes supprimés dans les hôpitaux, ceux qui partent à la retraite remplacés par l’interim… Tout le monde s’en fout, peut-être parce qu’il y a là une véritable égalité citoyenne quelle que soit votre origine, vos préférences sexuelles, vous avez besoin de soins de santé, de travail, de protection sociale, alors pour vous faire oublier que l’on vous dépouille de l’essentiel,  il y a l’immonde nouvel Hitler et de temps en temps un attentat pour renforcer l’état d’urgence.
On ne change pas une stratégie qui perd et voit à chaque élection gonfler le FN. Tout simplement  parce que ladite stratégie gagne en sous-main:  faire oublier tout le reste et décerveler l’électeur jusqu’à ce qu’il soit mûr pour le fascisme , le vrai, celui qui organise la confusion entre les exploités et les exploiteurs. Le fascisme qui agite un drapeau devant des brutes bornées prêtes à suivre n’importe qui et n’importe quoi qui dit les représenter… le fascisme qui trouve un bouc émissaire, un ennemi fabriqué de toute pièce, l’étranger coupable de tous les maux, et surtout pas le capital…
La même recette est déjà à l’œuvre aux Etats-Unis où toute la campagne d’Hillary Clinton se fait déjà sur le pour ou contre Donald Trump… Alors trumpez vous… Comment faire la différence sinon en fabriquant un repoussoir démagogue qui quand il propose d’interdire l’entrée des musulmans aux Etats-Unis récolte 2/3 des voix républicaines et dévoie le débat au point de faire que le reste de la nation se précipite pour lui barrer la route, non seulement aux Etats-Unis mais aussi à Londres, ce qui permet d’oublier l’entrée en guerre de Cameron épaulé par une partie des travaillistes. …

 
Et en France, en agissant de même,  les militants se prennent pour des paladins antifascistes, mais la réalité de cet étalage sordide d’imbécilité, c’est la même politique, et  c’est la lutte des places, celle de tous les abandons au nom de la famille Le Pen, la petite affaire familiale  gonflée depuis Mitterrand, le génie tactique tant admiré de nos intellectuels et artistes vendus à l’or du pouvoir,  avec l’aide de Tapie le vertueux, vulgarité contre vulgarité, jusqu’à ce que les petits possédants, les commerçants,  les déçus de Sarkozy, une part de la jeunesse s’y reconnaisse… On y a mis le paquet pour les faire passer de 2% à leur score actuel et on nous invite à poursuivre…
L’atlantisme est désormais notre modèle, et nos irons ensemble sur le Front russe déployer l’arsenal de l’OTAN et au Moyen Orient porter les valeurs qui nous sont tant chères à tous et aux marchands d’armes… Pendant que l’on laissera le soin à l’extrême-droite de dénoncer cette folie belliciste, cette manière de se fabriquer des ennemis…

 

Faites moi plaisir détrompez-moi…
Danielle Bleitrach

(1) la référence à Hitler et au fait qu’il serait arrivé par les élections devrait pourtant nous inciter à réfléchir  à ce qui s’est réellement passé. C’est parce que les sociaux démocrates ont fait élire à la présidence de la République un maréchal de droite et que celui-ci, ainsi que tous les conservateurs et le grand capital allemand,  effrayé par la progression du parti communiste et le fait que Hitler avait perdu 2 millions de voix de juillet à novembre ait appelé Hitler au pouvoir alors que communistes et socialistes étaient majoritaires. L’accès au pouvoir a été « légal » puisque organisé par le président mais pas par les élections qui n’ont jamais donné la majorité à Hitler. Le coup d’Etat supprimant partis et syndicats a suivi. On me demande des références, les chiffres vous les trouvez partout y compris dans wikipedia, l’analyse c’est plus difficile, je vous recommande en particulier  les livres de Gilbert Badia. Par exemple :

Feu au Reichstag : L’acte de naissance du régime nazi Poche  – 1 février 1983 de Gilbert Badia

Histoire de l’Allemagne contemporaine tome 1 – 1917-1933 Broché  – 1 janvier 1971 de BADIA Gilbert

 
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Publié par le décembre 11, 2015 dans mon journal

 

VOILA LES JEUX SONT FAITS, JE PEUX DIRE CE QUE JE PENSE

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Bon maintenant je peux dire ce que je pense, je ne nuirai plus à des gens que j’estime et qui se battent comme ils peuvent dans le cadre d’une catastrophe annoncée. Certains se sont étonnés de ma colère devant la référence à la prise de pouvoir d’Hitler par les élections.

Oui cette analogie, ce négationnisme historique est insupportable au moins pour deux raisons. La première c’est qu’à force d’entendre des bobos irresponsables jouer à se faire peur avec cette référence pour mieux sauver le PS menant la politique de la droite et courant derrière le sécuritaire et la guerre, ils ne font plus peur qu’à une poignée… A force de faire monter le FN pour prétendre effacer la politique au service du patronat et contre les petits ; à force d’ignorer les chômeurs, les gens qui n’ont plus de quoi vivre le 15 du mois, à force de substituer les mœurs à la question sociale, on se dit que leur dénonciation devient une recommandation, A force  de voir les mêmes prôner la guerre et l’atlantisme et les médias se battre les flancs pour défendre l’indéfendable, ils ne croient plus ni aux médias, ni à la classe politique. Ils ont essayé la droite, puis la gauche, ça a été la même chose alors il reste à essayer la solution de désespoir, le FN ou l’abstention. On ne peut les en féliciter, mais que dire de ceux qui conscients de ce que représente ce parti s »ingénient à l’utiliser pour garder le pouvoir ou le copient pour le conquérir., le Front National repoussoir et éclaireur pour vendus au patronat et à l’impérialisme.  La référence à Hitler n’est plus qu’un voile que l’on jette là-dessus pour culpabiliser l’électorat au lieu de dénoncer les politiques et ceux qui les inspirent, le MEDEF, les marchands d’armes.

Cette analogie est également insupportable parce qu’il y avait alors un parti communiste combatif, qui se battait et qui avait le vent en poupe contre Hitler. Ce fut la trahison de la social-démocratie appelant à la présidence les forces conservatrices qui livrèrent l’Allemagne à Hitler. Aujourd’hui il n’y a plus de parti communiste, il y a un abandon total de sa politique, un terrain totalement livré au simulacre FN qui peut paraître défendre les petits, les humbles, la classe ouvrière et l’indépendance nationale puisqu’il n’y a plus personne depuis les années 1990 pour le faire, que ceux qui tentent d’agir autrement sont isolés, décriés. Il y a à la place du parti, la division entre groupuscules qui du nord au sud adoptent des stratégies divergentes, présentent un front désuni et des slogans faussement humanistes et creux… Alors même qu’ils ont des complaisances soit avec le PS, soit avec des partis pro-européens et pro-guerre, une stratégie ou plutôt une débâcle tactique qui manque totalement de visibilité au plan national, et in fine les députés ne craignent pas de voter l’état d’urgence.

Oui ce fut une situation inconnue celle où  des élections ont eu lieu dans l’état d’urgence voté par tous les députés communistes et front de gauche. Jamais on a vu d’élections durant un état d’urgence. Un état d’urgence dans lequel n’étaient pas suspendus les marchés de Noël, tout ce qui avait trait au profit mais où seules étaient interdites les manifestations : celles d’écologistes ayant cru que la planète était l’affaire de tous et pas seulement d’une élite incapable d’agir et venue se goberger aux frais du peuple français. Oui mais surtout un état d’urgence contre les revendications salariales, celles de la défense de l’emploi et du service public… Un état d’urgence où la rigueur de la loi s’abattait sur les salariés d’Air France et ceux d’autres entreprises tandis que l’évasion fiscale se poursuivait… Les gens vivent des situations d’urgence que l’on tente de faire oublier avec l’ennemi intérieur et une guerre dont l’ennemi est mal défini… Et pas un parti politique pour organiser un mouvement de la paix, pour dire au plan national d’une seule voix une perspective crédible, un journal qui fut celui de Jaurès et de Marcel Cachin complètement décérébré qui change de ligne au gré des humeurs de son directeur qui n’a plus rien de communiste. Tout a été bradé…

Oui cela n’a rien à voir avec la venue d’Hitler au pouvoir… Il n’y a  pas d’intellectuels prêts à s’exiler, à se battre comme Brecht en dénonçant le capital… Ou alors ils n’ont plus le droit à la parole ni dans les médias aux ordre, ni dans l’Humanité, ni dans le parti qu’ils ont déserté. Combien de communistes ont-ils désespéré, ont-ils écarté pour leur substituer des employés des collectivités locales, des attachés parlementaires, tous les gens attachés à un système, les autres étaient accusés de « stalinisme » pour mieux disqualifier leurs propos, pour interdire qu’on les écoute… Plus de formation, plus de débat, des porteurs de tracts pour campagnes électorales menées dans la confusion. Une jeunesse qui ignore l’histoire, la vraie et qui nous condamne tous à la revivre comme le disait Marx, mais qui s’occupe encore de ces vieilles lunes… L’humain d’abord vous dis-je au moment même où on fait le lit à l’inhumanité, à la guerre sans la moindre réaction, se blottir derrière les verts ou des sociaux-démocrates en rupture et ne plus exister en tant que parti, vouer ceux qui au plan local tentent d’être encore communistes au silence et à l’isolement……

Et vous croyez qu’ils ont changé de stratégie? Point du tout, la déclaration du PCF ne fait que confirmer la ligne qui perd, pas la moindre autocritique, la grande peur du Front National tient lieu de tout n’est-ce pas? Les dirigeants actuels savent très bien que Hollande, le grand timonier à la barre a fait son choix pour gagner les présidentielles, forcer les communistes, les verts et tous ceux qui renâclent devant sa politique .  faire candidature commune, autrement ils seront coupable de ces duels partout entre le FN et la droite, la seconde étape est la grande coalition à l’Allemande pour imposer la politique que les Français refusent.Il s’agit d’en finir avec la nation et de glisser les grandes régions dans l’Europe sous forme d’une entente atlantiste et dont la sortie sera interdite. Dans cette affaire il n’y a pas que le militant communiste de cocu, le militant socialiste l’est tout autant et ce qui se passe en Alsace, champagne, Lorraine est caractéristique. Après ces régionales il est à peu près sur que toutes les forces seront au bord de l’implosion, la gauche a vécu avec le PCF…   , Actuellement Cambadelis à la manœuvre renonce à deux bastions pour mieux tenter de démontrer qu’il est le seul rempart devant le FN, identifié à Hitler… Cambadelis ne l’envoie pas dire… lamentable et l’argument Hitler lui aussi est arrivé par les élections a encore de beaux jours…

D’ailleurs le travail est fait Une partie de la jeunesse qui a voté massivement pour le FN ne craint plus Hitler, seule l’URSS était coupable; les autres se sont abstenus encore plus massivement (60% je crois) ..On les a convaincu que le « collectivisme » était la fin de leur identité, heureusement il y a la consommation, la mode où chacun pour se distinguer finit par ressembler à l’autre… Que l’on soit riche de la somme de ses relations leur échappe, la concurrence et le plaisir d’un soir, le fascisme ordinaire selon Pasolini… .Le PCf là encore porte sa part de responsabilité pour avoir laissé déformer l’histoire, mais aussi comme aujourd’hui pour n’avoir plus d’autre stratégie, ni perspective historique qu’un poste de sénateur ou de conseiller régional pour ceux qui qui tiennent l’appareil et assurent les votes au Congrès. Oui il faut réfléchir à ce qui a perms une telle dérive, une trahison des espérances, on ne peut se contenter de la nostalgie…

Y a-t-il encore un espoir? Le seul espoir serait dans l’existence d’un parti capable de résister pas seulement à la montée de l’extrême-droite mais au chômage, aux politiques d’austérité, aux abandons de souveraineté nationale y compris dans la guerre, c’est-à-dire au capital, à l’impérialisme…  mais ce parti a été sciemment détruit et je pense que le construire est une entreprise qui réclame d’autres hommes et femmes que ceux qui occupent actuellement la place du colonel Fabien ou les groupuscules qui entretiennent la division au sein du Front de gauche et qui ne veulent écouter personne, confondant l’addition de divergences et d’ambitions personnelles avec un parti capable de se battre aux côtés de ceux qui n’espèrent plus rien d’eux, pas plus que d’une gauche déshonorée. Pourtant il y a eu des communistes courageux pour ne pas renoncer à cette espérance, auront-ils la force d’enfin s’unir pour ensemble travailler à la création de ce parti dont nous avons besoin. Ils existent dans et hors le parti, ils sont la seule perspective pour un pays trahi de toutes parts. Un parti uni autour d’une perspective, privilégiant le contact et le rassemblement à la base, l’intervention des exploités, des rebelles, et de ceux qui n’en veulent plus autant que des intellectuels et des artistes qui veulent être l’expression de cette réalité de notre monde… Pas une alliance de groupuscules avec leurs combats de chefs, une vision politique claire  portée par une organisation décidée à changer de système social, à redonner une perspective à une jeunesse individualisée, et entraînée dans de fausses visions identitaires comme réponse à la crise.

Voilà je puis enfin vous expliquer ma colère, la manière dont j’enrage de voir un tel drame dans mon pays… Je n’ai plus envie pour quelques temps d’alimenter ce blog, j’espère que l’on me comprendra… Continuez à vous faire peur pour éviter de changer ou donnez-vous les moyens politiques de ce changement de société, vers la paix, le socialisme, le vrai, la justice sociale, le respect des êtres humains et de leur planète ne pourra exister sans ce choix … …

Danielle Bleitrach

PS. Le système de propagande, c’est-à-dire le capital voire les marchands d’armes avaient choisi, ils avaient fait de cette élection le POUR ou contre le FN, pour mieux préparer les présidentielles et empêcher toute alternative… C’est la seule analogie, mais elle est de taille, le choix du capital, y compris l’intervention de Gattaz…

 
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Publié par le décembre 7, 2015 dans mon journal