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Archives de Catégorie: extrême-droite

On me demande ce que je pense des agressions contre les insoumis de la LDJ

Ce qui apparaît de plus en plus c’est ce que nous avons dénoncé dès le début ici, la manière dont loin d’être des vagues d’antisémitisme spontané liées au mouvement des gilets jaunes, l’antisémitisme est travaillé pour être utilisé dans des combats qui sont nuisibles à tous. Il faut donc dénoncer l’antisémitisme comme toutes les formes de racisme, sans tomber dans l’ignominie d’exiger des citoyens juifs français un brevet d’antisionisme. C’est là le piège dans lequel pouvoir extrême-droite et malheureusement des forces de gauche tombent.

Personnellement il s’avère que mes opinions sur la situation internationale coïncident avec celles de ceux qui se disent « antisionistes ». Mais comme ce terme d’une part recouvre à peu près n’importe quoi en matière d’engagement politique, je ne l’emploie pas et surtout je refuse que l’on me demande de me déclarer antisioniste quand je vais à une manifestation contre l’antisémitisme, comme je refuserais de dénoncer Daech ou les saoudiens en allant dans une manif contre le racisme. Ce sont des citoyens français qui sont attaqués et ils ont le droit d’avoir l’opinion qu’ils veulent, voire même d’avoir une double nationalité en bénéficiant des droits de tout citoyen.

Donc je réponds à mon interlocuteur qui accuse Faure de vouloir abattre la France insoumise et se rallier à Macron. C’est possible et cela se verra aux Européennes comme aux municipales à Paris, mais nous n’avons pas intérêt à mêler la question de l’antisémitisme à cela et c’est pour cela que la seule attitude possible est celle que je viens de décrire.

Mais pour le moment disons que le PS se cherche, il est devenu lui-même un groupuscule déchiré entre tendances.

Si j’en crois ce qui s’est passé à Marseille où je ne me suis pas contentée de suivre l’attitude PROVOCATRICE DE CERTAINS MEMBRES DU PCF, CONDAMNÉE PAR LA PLUPART DES MEMBRES DU pcf FORT HEUREUSEMENT IL N’Y AVAIT PAS DE FASCISTES DE LA LIGUE DE DÉFENSE JUIVE QUI SONT DES NERVIS. J’ai même eu l’impression que tous les juifs les plus à droite n’étaient pas là.

Mais j’ai beaucoup discuté avec des manifestants et ils ont même voulu m’enrôler dans des activités de mémoire tout en sachant que j’étais communiste, je sais qu’il y sont, en général les restes de la splendeur du PS sur cette ville très marqués par la communauté pied-noir plutôt que juive.

En gros la manif était effectivement celle du PS et à ce titre, elle n’était pas du tout pro-Macron, au contraire l’idée qui se répétait partout jusqu’aux organisateurs était: Macron joue un jeu dangereux, il est dans la merde et il essaye de trouver un dévoiement avec l’antisémitisme, il ne faut pas tomber dans son piège. Ils étaient littéralement paranos et j’ai fréquemment entendu dire que les événements meurtriers qui bloquaient la cannebière n’étaient pas innocents, le pouvoir de Macron et de Castaner avaient quasiment organisé ça. Si vous croyez qu’un membre du PS a la moindre illusion sur Castaner vous fourrez le doigt dans l’oeil.

Personnellement les relations de melenchon avec le PS se sont pour moi des relations internes, de tendance.

En revanche, il y a des postes d’élus, le fric qui va avec et là croyez-moi tous ces gens se ressemblent, ils sont prêts à utiliser les juifs, les arabes jusqu’à plus soif pourvu que ça leur permettre de se servir. Et la partie du PCF qui est devenue totalement social-démocrate ne leur cède en rien, même s’ils beuglent sur les « sionistes » ou se prennent d’amour pour les femmes kurdes, ils sont comme eux.

Mais il faut voir que le PS à Marseille est désormais aux mains de sa tendance de gauche. Melenchon a été mal accueilli, comme les drapeaux communistes et surtout la pancarte pro-palestinienne mais sans plus. Effectivement c’était la dernière manif de masse du PS, mais je suis à peu près sûre qu’elle n’était pas au profit de macron et pas contre les socialistes, c’était plutôt le fils Gluksman qui était à la manœuvre avec la volonté d’un regroupement de gauche, dont ils verront ultérieurement les contours qui rapporte le plus et ils nous feront le coup de la nécessaire lutte contre le fascisme qu’ils provoquent eux-mêmes.

Mais je crois que nous mesurons mal à quel point Macron est affaibli au plan international y compris aux yeux des allemands et des Etats-Unis qui chacun jouent leur partie en le méprisant. Les positionnement à l’égard d’Israël doivent être considérés aussi dans ce contexte et ne pas oublier que des élections se préparent dans ce pays. On peut craindre un raz de marée de l’extrême-droite au pouvoir comme partout pour la survie des affairistes qui le gouvernent. Si dans un tel contexte la situation des palestiniens a toute chance de s’aggraver y compris parce qu’ils sont lâchés par les potentats arabes, l’Égypte et les autres. C’est vrai, la solidarité va devoir se renforcer. Mais il faut justement que les communistes sachent vraiment ce qu’il veulent.

Ma volonté à moi c’est que ni les juifs, ni les musulmans ou ceux qui sont d’origine immigrée ne soient prix en otage de cette bande de politiciens véreux y compris les nôtres.

Ce qui est sûr c’est tant que la politique ce sera ça nous verrons monter le refus de l’engagement et pire encore l’extrême-droite. La survie du PCF dépend de sa capacité de se désengager de ça… malheureusement je ne crois pas que tous ceux qui beuglent à l’antisionisme soient les mieux placés pour prendre la politique qui s’imposerait à savoir œuvrer réellement à une politique de paix dans la justice au plan international et lutter effectivement contre le racisme et l’antisémitisme.

Danielle Bleitrach

 

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Hongrie: Des milliers de néo-nazis ont défilé en Uniforme SS à Budapest ! (Vidéo)

Ils n’ont pas l’air d’être des milliers, mais vous remarquerez à quel point il est tenté de recycler les produits de la deuxième guerre mondiale et une sorte de lassitude me prend face à ces connards dont le manque d’imagination est flagrante. De quelle indulgence bénéficient-ils alors que dans le cadre de l’UE,en Ukraine mais ailleurs on fait la chasse aux idées communistes, à la « nostalgie » du temps du socialisme.? Comme par hasard on voit ce genre de rassemblement en réponse à la manière dont depuis des mois les Hongrois défilent pour dénoncer leurs conditions de vie, leurs difficultés, un mouvement assez proche de celui des gilets jaunes. (note de Danielle Bleitrach)


Samedi dernier, des milliers de Néo-nazis venus de toute l’Europe se sont réunis dans la capitale Hongroise, Budapest, pour défiler en Uniforme SS, certains défilant avec des fusils d’assaut datant de la guerre, criant dans les rues honfroise leur haine pour les étrangers et les Juifs, faisant le salut hitlérien en hurlant « les Juifs sortez…..les Juifs dehors ! »……Détails et Video……..

Source Koide9enisrael

Vous nous aimez, prouvez-le….
 
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Publié par le février 13, 2019 dans Europe, extrême-droite, INTERNATIONAL

 

Ukraine : violation du droit et de la liberté, par Higinio Polo

SOLIDARITÉ AVEC LE PARTI COMMUNISTE UKRAINIEN POUR LA DÉFENSE DE LA LIBERTÉ Ukraine: violation de la liberté La candidature de Petro Simonenko (secrétaire général du Parti communiste ukrainien) à l’élection présidentielle a été rejetée par la Commission électorale centrale en violation ouverte des droits démocratiques  (traduction de Danielle Bleitrach pour histoire et société).

http://www.mundoobrero.es/pl.php?id=8333

HIGINIO POLO . Éditorial 08/02/2019

Le 31 mars prochain aura lieu l’élection présidentielle en Ukraine, un scrutin au cours duquel les différents candidats du régime issus du coup d’État de Maidan en 2014 luttent pour saisir les ressorts politiques afin de poursuivre la course folle du pillage et du vol auquel ils ont soumis au pays. Les élections sont décidées entre ceux qui ont bénéficié du coup d’Etat jusqu’à aujourd’hui, ceux qui ont été enrichis par les pillages au cours des dernières années et ceux qui veulent maintenant avoir accès aux entreprises qui leur donnent le pouvoir de s’enrichir.

Parmi ces candidats se trouve le président en exercice, Petro Porochenko, un homme corrompu et profondément impopulaire, qui a peu de chances d’être réélu; Yulia Tymoshenko, une femme enrichie par les réseaux sombres de corruption dans la société gazière ukrainienne et dans les contrats de fourniture, et qui dirigeait la « révolution orange »; et Yuriy Boyko, ancien ministre de Yanukovych et vieil ennemi d’Aleksandr Turchínov, l’un des tout premiers conspirateurs du coup d’Etat de 2014. D’autres candidats moins importants sont également présents, comme le maire de Lviv (Andriy Sadovyi), l’une des villes où le nazisme ukrainien est le plus enraciné) et le chef du parti Samopomich (Self Help), qui se définit comme démocrate chrétien; ou comme Valentýn Nalyváichenko, qui, après le coup d’État, a été nommé à la tête du SBU, les services secrets ukrainiens.

Les garanties démocratiques sont inexistantes: le terrain politique est réservé aux partis du régime, qui se combattent néanmoins au milieu d’intrigues, de manipulations et d’opérations sales. Par conséquent, le gouvernement de Porochenko ne veut pas de candidats ennuyeux et, par conséquent, la candidature de Petro Simonenko (secrétaire général du Parti communiste ukrainien) aux élections présidentielles a été rejetée par la Commission électorale centrale, qui a décidé de refuser en violation ouverte des droits démocratiques; une décision pour laquelle ils ne trouvent même pas de garantie entre les lois adoptées par le Parlement et en contradiction flagrante avec les documents signés par l’Ukraine avec l’Union européenne, où est exprimé l’engagement de respecter les principes démocratiques, la liberté et les droits de l’homme.

En accord avec les indications du coup d’État de Petro Poroshenko, les organes officiels ukrainiens ont imposé leurs conditions, marginalisant et persécutant toutes les organisations politiques qui combattent les institutions et le pouvoir de ceux qui ont bénéficié du coup d’État de Maidan 2014 qui a inauguré les années d’arbitraire et de répression, il a été organisé, soutenu et financé par les États-Unis et leurs alliés, qui ont entraîné de manière militaire des mercenaires dans des camps polonais au cours des semaines qui ont précédé le renversement de Ianoukovitch. Le parlement putschiste a ensuite expulsé les trente-deux députés communistes élus lors des précédentes élections, et le ministère de la Justice et les tribunaux administratifs ont interdit l’activité du parti communiste ukrainien.

Depuis lors, le gouvernement du coup d’Etat a fait pression pour une législation visant à effacer de la mémoire du pays toute référence aux communistes, à la République socialiste soviétique d’Ukraine, à l’Union soviétique, imposant aux centres de formation, à l’université et aux médias. de la communication une manipulation honteuse de l’histoire du pays. À cette fin, le parlement producteur de coup d’Etat a approuvé la loi dite de « décommunisation », tellement arbitraire qu’elle a été jugée abusive par la Commission de Venise du Conseil de l’Europe et qui figure parmi les questions en suspens sur lesquelles la Cour constitutionnelle ukrainienne doit se prononcer.

On ne peut rien attendre d’un régime comme celui de l’Ukraine, dont le gouvernement comprend des ministres ouvertement fascistes, et dont le programme comprend l’intégration du pays dans l’OTAN, le renforcement des liens avec les États-Unis, dont les troupes participent fréquemment à des exercices militaires dans le pays, et à qui Kiev a même proposé l’ouverture de bases militaires et navales et la poursuite du pillage qui a fait de l’Ukraine l’un des pays les plus pauvres d’Europe. Le gouvernement de Porochenko, ainsi que les partis politiques du système issus du Maïdan, est le protagoniste d’un régime scandaleux de corruption, de népotisme et de pillage de biens publics, qui continue d’imposer une dure répression contre les communistes et la gauche, et refuse de se soumettre aux accords de Minsk pour mettre fin à la guerre dans le Donbass.

Les abus de liberté et de démocratie qui empêchent Petro Simonenko de se présenter aux élections présidentielles ukrainiennes devraient inciter le gouvernement espagnol, l’Union européenne et le Parlement européen à intervenir dans la défense des principes démocratiques, condamnant ainsi Kiev et exigeant sa rectification immédiate, de sorte que Simonenko puisse enregistrer sa candidature à la présidence. Il est très douteux qu’ils le fassent, bien sûr, parce que Madrid et Bruxelles n’ont plus que des yeux pour regarder Caracas, bien qu’il ne fasse aucun doute que l’Union européenne, les organisations démocratiques, les syndicats, devraient exprimer leur solidarité avec le Parti communiste ukrainien, en défense de la liberté.

 

Le témoignage de Goebbels sur les dangers du bolchevisme

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Je viens d’enlever les propos immondes d’un antisémite comme il y en hélas beaucoup qui utilise la question palestinienne pour exprimer son antisémitisme viscéral. J’ai d’ailleurs pris une décision, je ne laisserai plus passer aucun commentaire avec pseudonyme, ceux qui écrivent doivent signer de leur nom.

A l’inverse de cette ordure, je n’ai jamais limité Auschwitz aux seuls juifs, mêmes si eux et les soviétiques furent ceux qui eurent le plus grand nombre de morts, le fait est que l’antisémitisme ne s’arrête jamais là et il s’attaque aux malades mentaux, aux roms, aux homosexuels, parce que considérer qu’il y a des êtres qui ne sont pas dignes de vivre ne s’arrête jamais à une seule espèce.

C’est parce que j’ai tiré cette leçon de ce que j’ai vécu dans ma prime enfance que je suis devenue communiste et que je mène un combat résolu contre ces tarés même quand ils utilisent les victimes du gouvernement d’extrême-droite israélien. Ils déshonorent cette cause. En outre il est invraisemblable quelle que soit la colère que l’on éprouve contre Israël de comparer ce qui se passe à Gaza avec ce qui se passe à Auschwitz, il faudrait trois cent ans de massacre ininterrompu pour atteindre le résultat de l’extermination dans le seul Auschwitz.

Le gouvernement d’Israël est coupable de sa politique d’apartheid, de la manière dont il refuse le droit des Palestiniens à un Etat, il est coupable non seulement face aux palestiniens mais aux citoyens juifs qu’il entraîne vers la catastrophe. Il est coupable comme l’est et l’ont été les gouvernements français depuis des siècles,  comme l’est celui des Etats-Unis, mais ces gens-là ne réclament pas comme des hyènes la mort des français et des américains, la nécessité de leur génocide. Il n’éprouvent pas comme les Dieudonné, Soral, Bricmont et leurs disciples ce besoin d’en finir avec « la juiverie », de la voir partout comme un alcoolique en proie au délirium tremens voit partout des bestioles immondes…

Les antisémites ont ceci de particulier qu’ils ont un besoin maladif des juifs, je ne sais pourquoi et ils ne lui laissent jamais oublier qu’il l’est même quand il est fils d’un converti comme Marx et d’autres. La manière dont ils en usent avec les juifs est caractéristique, elle revient à me confondre en tant que française communiste avec les colonialistes qui ont torturé en Algérie et qui ont enseigné la torture à toute l’Amérique latine, mais quand il s’agit des juifs, les antisémites n’ont plus de retenue et ils les mettent tous dans le même panier… C’est une maladie de l’intelligence qu’ils tentent de masquer derrière l’anti-impérialisme comme le nazisme se prétendait socialiste… Une maladie bien utile pour le capital, parce que comme le disait Politzer pendant qu’on s’occupe du capitalisme juif on fout une paix royale aux autres. Les gouvernements arabes l’ont compris depuis longtemps, les Etats-Unis planquent leurs crimes derrière Israël…

Et les antisémites osent même s’attaquer aux  morts qui n’y sont pour rien en ne s’interrogeant jamais sur le rôle qu’on joué les Français collabos dans la création d’Israël… Face à l’antisémitisme même les morts ne sont pas à l’abri… Aucune cause fut-elle la plus juste du monde ne résiste à pareil voisinage…

Et pour que vous sachiez que l’on peut vaincre l’antisémitisme comme toutes les autres formes d’inhumanité qui transforment un individu en espèce nuisible à partir d’une seule de leur caractéristique, voici ce que Goebbels écrit dans son journal sur le rôle (nocif selon lui) du communisme sur l’antisémitisme viscéral de Polonais, ukrainiens, russes, et autres peuples considérés comme antisémites congénitalement…

Voici donc ce que Goebbels écrit dans son journal le 19 octobre 1941 (1)

« le bolchevisme a petit à petit émoussé l’instinct antisémite des peuples de l’Union soviétique; nous devons d’une certaine manière tout reprendre à zéro ». Il répondait ainsi à un de ses collaborateurs en Ukraine qui le 18 octobre face aux fusillades de masse et la manière dont les juifs, et les communistes, encore vivants étaient jetés dans des fossés et recouverts de chaux, réclamait du matériel de propagande pour expliquer aux populations locales des mesures dont elles ne comprenaient pas la dureté.

Quel dommage n’est-ce pas, heureusement que la fin du socialisme et la dégénérescence de certains parti communiste ait pu régénérer ce noble instinct en le transformant en canada dry de la lutte anti-impérialiste.

Danielle Bleitrach

(1) Florent Brayard Auschwitz, enquête sur un complot nazi. UH, Seuil. 2012

 
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Publié par le janvier 28, 2019 dans extrême-droite, HISTOIRE

 

Le jeu du croquemitaine-repoussoir Le Pen peut-il encore continuer longtemps ou la situation est-elle en train de changer ? 

Voici un  article de notre ami Jean Jullien dont je partage, la plupart  des attendus, hier je me suis rendue à la réunion des gilets jaunes de Marseille qui se tient tous les lundi et mercredi à proximité du palais Longchamp. Je vais vous faire un compte-rendu, sachez que nous étions environ 150, représentants de divers ronds-points, mais surtout du centre ville de Marseille. Je vais y retourner parce que cela me permet – comme le fait d’avoir suivi la plupart de leurs manifestations à Marseille depuis le 17 novembre, de commencer à me faire une opinion. Même si le parti communiste est ce qu’il est un moribond que l’on tente d’achever encore et toujours, je considère qu’il aurait toute sa place là comme dans les débats de mai 68. Mais j’y reviendrai, je suis tout à fait d’accord avec cet article sur la manière dont on tente de faire monter le PEN… (note de Danielle Bleitrach)

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La lutte des classes et la dictature terroriste ouverte du capital

Le gouvernement Macron est l’objet d’une détestation massive, jamais atteinte jusqu’ici par les larbins du capital.

Sa dernière lettre ignore avec mépris les revendications essentielles exprimées par les gilets jaunes : l’augmentation du SMIC et des retraites, « faire payer les gros » , c’est-à-dire les actionnaires du CAC 40 qui ont empoché 57,4 milliards d’euros en 2018.

Le combustible de l’incendie social n’est donc nullement épuisé mais poursuit son accumulation et la bourgeoisie continue de souffler sur les braises, comme l’expliquait un gitan révolté par la punition de Dettinger. Le prétendu dialogue a d’emblée fermé la porte aux sujets qui fâchent et seuls le Figaro et La Croix ont salué le « grand débat national ». Bien que Macron puisse aisément piétiner une opposition parlementaire divisée et impuissante, le consensus est la seule justification de la démocratie bourgeoise. Autrement dit, pour la grande bourgeoisie, sans consensus la démocratie ne se justifie pas. Le durcissement de la répression engagé par Castaner, les consignes d’aller « au contact », de provoquer, gazer, arrêter tout ce qui bouge, l’hystérie contre le boxeur qui a frappé un robocop, les appels au meurtre de Luc Ferry, ceux à la délation de Schiappa montrent que cette démocratie ne pèse pas lourd dans la lutte des classes.

Un recours pour les monopoles

Sur le fond il n’y a pas de différence entre les intérêts de classe que défendent Macron et Le Pen, qui ne défend nullement les « petits » contre les « gros » mais bien le CAC 40 contre le peuple. Devant les micros de Bourdin elle n’a pas caché qu’elle n’augmenterait pas le SMIC, et préconise le même tour de bonneteau que le Medef et Macron : faire passer les cotisations du salaire total dans le net, afin d’épargner les capitalistes.

Dans une vidéo de Michel Onfray un passage fait tiquer dans la minute 10’57 à 11’52, où il rapporte une réflexion d’Attali sur les ressources politiques de la bourgeoisie. Cette petite phrase se trouve ici à 4’30.
« j’irais même plus loin, je crois que je connais c..elle qui viendra après lui » .

On connaît le gout d’Attali pour la provoc et le cynisme mais il n’échappe à personne (et c’est une des raisons pour lesquelles les dirigeants du PCF et de la CGT sont si timorés envers les gilets jaunes) que si l’occasion se présentait, Le Pen serait aujourd’hui plébiscitée.

Changement de pied du Front National

D’un côté Le Pen a renoncé à sortir de l’Europe et de l’euro. C’était une clause rédhibitoire pour une carrière institutionnelle, elle est levée.

De l’autre la critique de sa xénophobie par les médias s’est estompée en raison inverse du cynisme de l’Etat français envers les réfugiés. Sur ce point et contrairement aux revendications du peuple censurées, Macron n’a pas manqué de tendre la perche au RN en insinuant dans sa lettre les quotas d’immigrés :

« En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? »

Plutôt les sanctions de Trump que la route de la soie !

Enfin depuis l’élection de Trump la sphère souverainiste a changé de camp. Après avoir régulièrement dénoncé l’Empire, elle soutient l’hégémonisme US. Et sous cet aspect il n’y a pas davantage de souverainisme que de beurre en branche. Le Pen admet que l’Europe n’a pas participé au financement de l’OTAN à hauteur de 2 % et souhaite l’intégration de la Russie à l’OTAN. Une telle alliance ne viserait en aucun cas le terrorisme islamiste comme elle le prétend car le terrorisme en est le fruit véreux et elle le sait, mais elle viserait la Chine contre laquelle les USA ont déclenché une guerre économique. Dans ce conflit les capitalistes français sont très hésitants et ne manquent pas une occasion de bâcher la Chine. Macron n’a pas abandonné l’atlantisme de ses prédécesseurs malgré toutes les couleuvres que les USA leur ont fait avaler.

La dernière condition à remplir serait un retournement du grand capital en faveur de Le Pen. Qu’elle l’attaque directement en paroles ne doit pas faire illusion, Mitterrand l’avait déjà fait, Hollande aussi. Au contraire qu’elle s’en prenne ouvertement aux capitalistes pour se mettre dans l’air du temps, serait un indice supplémentaire de sa promotion, et celle-ci dépend essentiellement de la réponse à donner dans la lutte des classes.

Le fascisme ne vient pas des radicaux

Contrairement aux mensonges des bavards de la bourgeoisie, le fascisme ne vient pas des gilets jaunes radicalisés, comme Drouet frauduleusement accusé par Jean-Michel Apathie d’avoir « voté Le Pen aux deux tours » , et tous ceux qui sont ulcérés par le mépris de classe, les mensonges, les excuses de Tartuffe, l’obstination à défendre l’ultra minorité des exploiteurs, les provocations policières et les blessures infligées impunément y compris à de simples passants ou d’inoffensifs retraités. Leur colère est légitime.

Inversement les médias invitent régulièrement les GJ « libres » polis, bien mis et présentés comme des modérés, dont l’inévitable Benjamin Cauchy proche de Dupont-Aignan ou bien Cédric Guémy, qui critique les radicaux et se propose de « présenter des candidats à des postes éligibles sur toutes les listes de centre et de droite : UDI, LR, Debout la France, Rassemblement national » .

Tous ensemble

Il n’y a donc pas de mur infranchissable entre Macron et Le Pen, à l’image du mur de Trump initié par Bush et pour lequel le sénateur Obama avait voté. Non seulement la grande bourgeoisie peut passer de l’une à l’autre, mais le premier ne saurait en aucun cas constituer un recours contre la seconde. Bien au contraire, c’est la mobilisation prolongée des masses, leur apprentissage dans la lutte actuelle, qui constitue la meilleure assurance contre tout pas en avant dans la fascisation, dans une dictature et un anticommunisme non déguisés.

Notre seul recours ce sont les masses populaires. Il faut avoir confiance dans les masses et non s’en défier. Pour combattre le fascisme il faut se mêler aux masses et non rester sur le trottoir.

Le peuple sait distinguer les communistes et ceux qui se détournent de lui pour ne pas se salir les mains. Et réciproquement le parti communiste des temps d’orage ne peut s’édifier que dans la lutte de classe, même s’il n’est pas reconnu comme une avant-garde et justement pour cela.

Il faut lutter ensemble et non se diviser. La lutte dans les entreprises et la grève politique de masse sont indispensables maintenant. Seule la lutte du plus grand nombre contre le capital peut faire reculer la bourgeoisie.

 » La révolution socialiste en Europe ne peut pas être autre chose que l’explosion de la lutte de masse des opprimés et mécontents de toute espèce. Des éléments de la petite bourgeoisie et des ouvriers arriérés y participeront inévitablement – sans cette participation, la lutte de masse n’est pas possible, aucune révolution n’est possible – et, tout aussi inévitablement, ils apporteront au mouvement leurs préjugés, leurs fantaisies réactionnaires, leurs faiblesses et leurs erreurs. Mais, objectivement, ils s’attaqueront au capital, et l’avant-garde consciente de la révolution, le prolétariat avancé, qui exprimera cette vérité objective d’une lutte de masse disparate, discordante, bigarrée, à première vue sans unité, pourra l’unir et l’orienter, conquérir le pouvoir, s’emparer des banques, exproprier les trusts haïs de tous (bien que pour des raisons différentes !) et réaliser d’autres mesures dictatoriales dont l’ensemble aura pour résultat le renversement de la bourgeoisie et la victoire du socialisme, laquelle ne « s’épurera » pas d’emblée, tant s’en faut, des scories petites-bourgeoises.  » Lénine

 
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Publié par le janvier 15, 2019 dans extrême-droite, medias

 

Où est le véritable scandale ? Que Pinochet soit homosexuel ou un tortionnaire, un génocidaire?

PINOCHET / GUZMAN :Un livre publie  des lettres d’amour homosexuel entre Pinochet et Jaime Guzmán.Le véritable scandale est quand il pimentent leur relations du plaisir de torturer les communistes… Notree société est ainsi faite qu’il faut que l’on révèle les relations homosexuelles pour que quelqu’un puisse’ s’indigner de l’horreur d’un amour qui a besoin de jouir par la torture, comme si l’on s’habituait aux crimes et pas à l’amour … Ce qu’ils écrivent est à vomir et serait à vomir entre un homme et une femme, non parce que c’est un amour que l’on dit  contre nature mais parce que la frustration, l’hypocrisie engendre la monstruosité, celle d’un système qui torturait les enfants devant leurs parents pour qu’ils parlent… Le capitalisme a engendré cela et il ose nous donner à nous communistes des leçons. . (note de Danielle Bleitrach)

 

Manuela d’Avila nous invite à  lire les lettres échangées entre Pinochet et Jaime Guzman. Elles montrent que le refoulement, les frustrations, la panique d’eux-mêmes font partie de la haine que beaucoup ressentent envers l’autre. L’Enfer n’est que l’autre parce que l’autre nous montre ce que nous n’acceptons pas en nous-mêmes.

Le célèbre historien national, Lalo Landa, dans son prochain livre, « Le coin de la maison rouge », révéle des détails inédits sur la relation de caractère homosexuel qu’entretenait Augusto Pinochet, le criminel génocidaire, avec un autre criminel, idéologue de la junte, Jaime Guzmán, auteur intellectuel du système économique et social aberrant et anti-démocratique imposé par la dictature. Ci-dessous une partie du contenu des lettres :

Pinochet à Jaime Guzmán : 23 mars 1983

Mon cher Jaime, tes caresses me manquent, Lucia ne me regarde pas avec des yeux comme tu le fais, elle ne s’intéresse qu’aux billets, tu me donnes l’amour du bon. Ta peau me manque, les petits poils qui sortent des oreilles, même ton ventre déformé. Nous nous verrons le plus tôt possible pour nous aimer dans le cercle de nos pensées. Avec beaucoup d’affection, Ton Dictateur.

Jaime Guzmán à Pinochet : 28 mars 1983

Mon Hitler créole, Longueira n’est même pas le quart du grand homme que tu es. Si seulement la société était différente pour accepter notre amour. Ensemble, nous pourrions être les propriétaires du monde, toi en tant qu’empereur galactique, moi en tant que Leia Organa. Un jour, les grandes avenues s’ouvriront comme moi je m’ouvre à toi. Toujours à tes côtés, Jaime.

Pinochet à Jaime Guzmán : 15 juin 1983

Peu importe la solitude si tu es mon Jaime, je crois que Lucia me trompe, je sais qu’elle ne m’a jamais aimée mais je l’ai accepté pour cacher mes véritables sentiments. Je t’aime de toute mon âme, torture des communistes juste pour te voir sourire. J’attends notre réunion jeudi. Je fais de l’exercice pour toi. Avec amour. Ton génocidaire.

Jaime Guzmán à Pinochet : 19 juin 1983

Mon Dieu, tu me rends fou. J’ai tellement serré ma ceinture que je sens que ma jambe va tomber. J’ai cessé d’aller aux soirées que Jovino, Chadwick et Larraín organisent à Colonia Dignidad parce que je ne suis plus intéressé par ce qu’ils font avec Paul Schäfer. Je ne m’intéresse qu’à toi. Bientôt, nous nous verrons et ce sera comme une décharge dans la tête. Toujours à toi. Jaime.

Sugiro que leiam as cartas trocadas entre Pinochet e Jaime Guzman. Concluirão que os recalques, as frustrações, o pânico de si mesmo é parte constituinte do ódio que muitos sentem do outro.

O inferno só é o outro porque o outro nos mostra aquilo que não aceitamos em nós mesmos.

 
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Publié par le janvier 14, 2019 dans extrême-droite, HISTOIRE

 

Nous ne serons pas les chiens de garde de l’État

 

Tribune signée par 250 universitaires, intellectuels et artistes qui disent leur solidarité avec le mouvement des Gilets jaunes, estimant que «c’est la responsabilité historique de la gauche de ne pas laisser le champ libre à l’extrême droite». Je crois le problème assez bien posé, autre chose est la capacité à s’investir et surtout l’apport que peuvent représenter les diverses forces que l’on pourrait dire de « gauche », ce mouvement on ne le peut nier est né de leurs carences. Il faut nuancer cette affirmation, parce que ce mouvement des gilets jaunes n’est pas en rupture totale avec des mouvements revendicatifs forts, je pense à la mobilisation contre la remise en cause du code du travail ou celui de la SNCF (question des territoires). Donc la première chose à faire serait de reconnaitre les continuités, les porosités, de les développer au lieu de repousser vers l’extrême-droite des gens qui pour beaucoup n’ont plus rencontré depuis des années des militants (note de Danielle Bleitrach).

Qui aurait cru qu’un gilet suffirait à ébranler l’État ?

Nous assistons depuis deux mois à un mouvement populaire de grande ampleur soutenu par une grande partie des Français. Ce mouvement a pris le gilet jaune comme symbole. Ce gilet de sauvetage qui signale le danger est devenu un cri de ralliement contre la casse sociale en marche : « ne nous écrasez pas » ! Il permet de rendre visibles ceux qui restent d’ordinaire invisibles. En occupant pacifiquement des ronds-points, les Gilets Jaunes s’inspirent à leur manière des occupations d’usines de Juin 36 et de Mai 68, et de mouvements de contestation plus récents comme les Printemps arabes, les Indignés espagnols ou Occupy aux USA.

Le mouvement des Gilets Jaunes a montré à nouveau que, face à un pouvoir prêt à tout pour imposer ses « réformes », seule la lutte permet de gagner : occuper, bloquer, manifester, toucher les lieux sensibles de l’État, de l’économie, de la finance. Tisser des liens, inventer des solidarités, s’organiser pour tenir, fédérer les colères, rechercher des convergences, créer de nouvelles formes de résistance, penser de nouvelles manières de faire de la politique.

Confronté à ce mouvement, l’État a choisi la voie de la répression policière et judiciaire. Il envisage désormais de ficher les manifestants pour pouvoir procéder à des interpellations préventives. Alors que les armes employées par la police ont déjà entraîné blessures et mutilations chez des dizaines de manifestants, de nouvelles consignes d' »extrême fermeté » viennent d’être données aux préfets et aux procureurs. Pour justifier cette politique de confrontation brutale, les autorités s’efforcent par tous les moyens de discréditer les Gilets Jaunes. Ainsi, Emmanuel Macron les a stigmatisés comme une « foule haineuse » qui serait à la fois xénophobe, homophobe et antisémite… L’État peut compter sur la complicité de certains médias qui montent en épingle le moindre incident pour faire passer les Gilets Jaunes pour des racistes et des fascistes. Il peut également compter sur ses chiens de garde, ces intellectuels médiatiques qui se sont empressés de les dénoncer comme des « barbares » et des « gilets bruns ». L’un d’eux vient même de féliciter la police pour avoir « sauvé la République » !

Beaucoup d’universitaires, d’intellectuels (enseignants, chercheurs, etc.) et d’artistes s’en sont tenus jusqu’à maintenant à un silence prudent, y compris ceux qui affichent leur sympathie pour la gauche et l’extrême-gauche. Sans doute parce que ce mouvement échappe aux catégories habituelles du jugement politique – imprévisible, inclassable, comme Mai 68 en son temps, comme tout événement historique digne de ce nom. Certains ont pris position en faveur de ce mouvement populaire, mais leur parole est ignorée par les médias dominants. C’est ce silence que nous voulons contribuer à briser, en affirmant publiquement notre solidarité avec les Gilets Jaunes et en appelant les intellectuels, les universitaires et les artistes à les rejoindre.

Il s’agit certes d’un mouvement hétérogène, traversé de multiples contradictions, et qui fait l’objet de tentatives d’infiltration et de récupération de la part de l’extrême-droite. Il importe de demeurer vigilants face à toute dérive complotiste, raciste ou homophobe. Mais ces dérapages restent le fait d’une petite minorité et ne peuvent en aucun cas servir de prétexte pour déconsidérer l’ensemble des Gilets Jaunes. Tout en condamnant sans réserve les menaces de mort envers des élus ou envers des Gilets Jaunes accusés de « trahison », nous contestons l’usage indifférencié du terme violence qui confond les violences physiques contre les personnes, qui sont inacceptables, et les dégradations de biens (voitures brûlées, vitrines brisées ou porte de ministère enfoncée…) qui accompagnent toujours les soulèvements populaires. Sans oublier que, comme l’écrivait Brecht, « On dit d’un fleuve emportant tout qu’il est violent / Mais on ne dit jamais rien de la violence / Des rives qui l’enserrent ».

Le mouvement des Gilets Jaunes est né d’une exigence d’égalité et de justice, d’une protestation contre la destruction du « modèle social français » et la précarisation de larges couches de la population, encore accélérées par les réformes d’inspiration néo-libérale menées au pas de charge et sans concertation par Emmanuel Macron. Ce mouvement témoigne d’une demande de reconnaissance, de la volonté d’être écouté et respecté, face à l’arrogance méprisante d’un gouvernement de technocrates qui se jugent «trop intelligents, trop subtils» pour être compris par un peuple d’«illettrés», de gens «qui ne sont rien».

En partant d’une révolte anti-fiscale, le mouvement des Gilets Jaunes a connu une politisation rapide qui s’est effectuée en dehors de tous les partis. On a assisté à l’émergence de revendications radicales portant sur les institutions et l’exercice du pouvoir. En se référant aux traditions historiques de la Révolution française (cahiers de doléances, appel à des États Généraux, « marche des femmes »…), les Gilets Jaunes ont réveillé l’idée de citoyenneté active fondée sur la compétence du peuple. On commettrait une grave erreur en condamnant comme « populistes » ou réactionnaires leur revendication de « référendum d’initiative citoyenne » ou l’appel des Gilets Jaunes de Commercy à créer partout des « comités populaires » de citoyens et à les fédérer dans une « assemblée des assemblées ».

L’exigence d’une expression directe de la volonté populaire, la revendication d’un contrôle des élus par leurs électeurs qui les soumettrait à un mandat impératif et révocable : tout cela appartient à la tradition démocratique et révolutionnaire, depuis les Sans-Culottes, la Révolution de 1848 et les Communards jusqu’aux Conseils ouvriers du XX° siècle. Le refus de toute délégation de pouvoir qui caractérise la plupart des Gilets Jaunes s’inscrit dans la même tradition, celle de la démocratie radicale et libertaire, ravivée par la mémoire des révoltes trahies.

Aujourd’hui, le mouvement des Gilets Jaunes est à la croisée des chemins. Même s’il ne doit pas être surestimé, le risque existe que l’extrême-droite arrive à lui imposer son orientation autoritaire, haineuse et xénophobe. C’est la responsabilité historique de la gauche de ne pas lui laisser le champ libre.

Pour toutes ces raisons, nous appelons les universitaires, les intellectuels et les artistes fidèles aux idéaux d’émancipation à soutenir activement les Gilets Jaunes, à relayer leurs revendications et à les rejoindre dans la lutte.

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Ce texte est une pétition ouverte

Liste des premiers signataires :

Naïm Aït-Sidhoum, cinéaste
Karen Akoka, maitresse de conférences en science politique, Université Paris Nanterre
Michel Andrieu, cinéaste
Armelle Andro, professeure de démographie.
Hervé Amiot, doctorant en géographie, Paris
Jean-Loup Amselle, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Paris
Fabien Archambault, Université de Limoges
Valerie Arnhold, doctorante en sociologie et ATER à l’Université Paris Dauphine
Stéphane Arnoux, cinéaste
Nicolas Aude, ATER en littérature comparée, Université de Lille
Michel Barthélémy, Sociologue, CNRS, Paris
Yves Baumgarten, professeur de philosophie en lycée

Stéphane Beaud, sociologue, université de Poitiers
Emma Ben Abdallah, Doctorante en droit, Université Lumière Lyon 2
Maxime Benatouil, militant à l’Union juive française pour la paix
Judith Bernard, metteure en scène, enseignante
Alain Bertho, anthropologue, université de Paris 8
Bertrand Binoche, professeur de philosophie à l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne
Thierry Boissière, anthropologue, Université Lumière Lyon 2
Robert Bonamy, maître de conférences à l’Université Grenoble Alpes et éditeur
Véronique Bontemps, anthropologue, chargée de recherche au CNRS
Mathieu Bonzom, MCF en anglais, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
Anne Bory, sociologue, Université de Lille
Jean-Claude Bourdin, philosophe, professeur émérite à l’université de Poitiers
Hugo Bouvard, ATER en science politique, Université Paris-Dauphine
Gérard Bras, professeur de philosophe, Paris
Thibaut Brouillet, MCF en psychologie cognitive, Université
Nicolas Brusadelli, enseignant et doctorant en sociologie, Université de Picardie
Muriel Buff, militante féministe
Fanny Bugeja-Bloch, maîtresse de conférences en sociologie, Nanterre
Élise Bulatović, professeur d’espagnol, Bordeaux
Nawar Bulbul, acteur et metteur en scène
Pascal Buresi, CNRS, EHESS
François Burgat, politologue, Aix-en-Provence
Pierre-Yves Cadalen, doctorant en science politique, CERI Sciences Po
Natacha Calandre, humanitaire, chercheure associée à l’EHESS
Juan Sebastian Carbonell, docteur en sociologie, Paris 1
Zoe Carle, docteure en littérature comparée
Vanessa Caru, CNRS.
Manuel Cervera-Marzal, sociologue, Université d’Aix-Marseille
Vincent-Arnaud Chappe, sociologue, chercheur au CNRS
Julie Chapuis, docteure en études politiques de l’EHESS
Martine Charageat, historienne, Université de Bordeaux
Alice de Charentenay, docteure en littérature française, Paris 1
Samia Charkioui, docteur en cinéma, cinéaste, Université Jean Jaurès, Toulouse
Charlène Charles, sociologue
Olivier Christin, historien, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études, Paris
Guillaume Christophel, musicien
Isabelle Clair, chargée de recherche au CNRS
Hadrien Clouet, chercheur postdoctorant, sociologue
James Cohen, Professeur, Monde anglophone, Sorbonne Nouvelle Paris 3
Yves Cohen, historien, directeur d’études à l’EHESS
Jean-Baptiste Comby, sociologue, maître de conférences à l’université Paris 2
Fanny Cosandey, Historienne, enseignante-chercheuse à l’EHESS
Clément Coste, MCF Économie, Sciences Po Lyon
Florent Coste, MCF en littérature médiévale à l’université de Lorraine
Pierre Dardot, philosophe, professeur en classes préparatoires, Paris
Sébastien Dalgalarrondo, sociologue, CNRS
Laurence De Cock, historienne
Marc-François Deligne, Vidéaste
Alizée Delpierre, doctorante en sociologie, CSO
Lou Desideri, étudiant en master de sociologie à l’université Aix-Marseille
Jean Baptiste Devaux, Doctorant en science politique, Sciences PO Lyon
Florent Di Meglio, Maître assistant, MINES ParisTech
Nicolas Dot-Pouillard, chercheur en science politique, Beyrouth
Yohann Douet, Docteur en philosophie
Yann Dourdet, Professeur de Philosophie au lycée Olympe de Gouges à Noisy-le-Sec
Vitalina Dragun, étudiante en sociologie à l’ENS Cachan
Marnix Dressen-Vagne, Professeur de sociologie, Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines
François Dumasy, maitre de conférences en histoire
Bounouar El Hadi, doctorant en géopolitique, IGF
Corine Eyraud, sociologue, Aix-Marseille Université
Guillaume Fafiotte, comédien
Jules Falquet, féministe et maîtresse de conférences en sociologie à l’université Paris 7 -Denis Diderot
Héloïse Faucherre-Buresi, élève-professeur ENS, Lyon
Georges Y. Federmann, psychiatre, Strasbourg
Nehara Feldman, Maîtresse de conférences, Chercheuse au CNRS
Mathieu Ferradou, enseignant, doctorant en histoire, Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Jérémie Ferrer-Bartomeu, historien, université de Tours
Christian Ferrié, enseignant de philosophie, Strasbourg
Franck Fischbach, professeur de philosophie à l’université de Strasbourg
Jérémie Foa, MCF Histoire, Aix-Marseille
Juliette Fontaine, doctorante en science politique à l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne
Sabine Fortino, sociologue, MCF a l’université Paris Nanterre
Arnaud Fossier, historien, Université de Bourgogne
Tristan Fournier, sociologue, CNRS
Jonathan Friedman, anthropologue, Directeur d’études à l’EHESS
Leïla Frouillou, mcf sociologue à Paris Nanterre
Chiraz Gafsia, Architecte-Urbaniste
Lise Gaignard, psychanalyste
Rahma Gallala, Interprète médiatrice, diplômée en sociologie à Aix-Marseille Université
Claire Gallien, Maitresse de conférences, Université Paul Valéry Montpellier 3
Fanny Gallot, historienne
Édouard Gardella, sociologue, CNRS
Sébastien Garnier, doctorant en histoire, EHESS
Florent Gaudez, Professeur de Sociologie, Université Grenoble Alpes
Jérémie Gauthier, sociologue, Université de Strasbourg
Fanny Gayard, metteure en scène de théâtre
Laurent Gayer, politiste, CNRS/CERI-Sciences Po
Vincent Geisser, chercheur au CNRS
Julie Gervais, politiste, université Paris 1
Mehdi Ghouirgate, MCF d’arabe et directeur du département des études Arabes de l’université Bordeaux-Montaigne
Laurence Giavarini, MCF en littérature du XVIIe siècle
Alain Gigandet, maître de conférences honoraire à l’université Paris-Est Créteil
Charlotte Girard, maîtresse de conférences de droit public, Université Paris Nanterre
Caterina Giusa, doctorante en sociologie, Université Paris 13
Fabienne Godet, réalisatrice de cinéma
Aurelie Gonnet, doctorante en sociologie
Anaïs Goudmand, docteure en sciences du littéraire
Sarah Gould, MCF, Paris 1-Pantheon Sorbonne
Maurizio Gribaudi, Directeur d’études, EHESS
François Guedj, professeur d’histoire-géographie, Cité scolaire Paul Valéry (Paris 12e)
Soraya Guénifi, mcf en histoire à l’université paris 1 Panthéon Sorbonne
Alain Guéry, historien, retraité directeur de recherches au CNRS
Jeanne Guien, musicienne et doctorante en philosophie, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne ATER Aix-Marseille Université
Fabrice Guilbaud, Maître de conférences, Université de Picardie Jules
Verne, Amiens
Etienne Guillaud, docteur en sociologie, enseignant à l’Université de Bretagne Occidentale, Brest
Ozgur Gun, Économiste
Elie Haddad, historien, chercheur au CNRS
Abdellali Hajjat, maître de conférences en science politique, Université Paris Nanterre
Sari Hanafi, Professor American University of Beirut
Hugo Harari-Kermadec, économiste, ENS Paris-Saclay
Samuel Hayat, science politique, CNRS
Benoit Hazard, anthropologue
Jacqueline Heinen, Professeure émérite de sociologie, Université Versailles-St-Quentin-en-Y. / -CNRS
Camille Herlin-Giret, chargée de recherche CNRS
Susanne Hildebrandt, politologue, Strasbourg
Vincent Houillon, professeur de philosophie en classes préparatoires, Le Raincy
Emmanuel Hyvernat, poète et ingénieur de projets sociaux et environnementaux, Ain
Florence Ihaddadene, post-doctorante en sociologie, Université Paris-Ouest Nanterre
Nicole Jacques-Lefèvre professeur émérite de littérature française à l’Université Paris Ouest Nanterre
Chantal Jaquet, philosophe, professeure à l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne
Nicolas Jaoul, anthropologue au CNRS
Fanny Jedlicki, Maîtresse de conférences en sociologie à l’université du Havre
Florence Johsua, maîtresse de conférences en science politique, Université Paris Nanterre
Adrien Jouan, doctorant en sociologie, Université de Montréal
Solenne Jouanneau, IEP Strasbourg
Mehdi Belhaj Kacem, philosophe et écrivain
Célia Keren, MCF en histoire contemporaine, Sciences Po Toulouse
Annick Kieffer, Ingénieure de recherche CNRS, retraitée
Nicolas Klotz, cinéaste
Aurore Koechlin, sociologue
Jessica Kohn, docteure en histoire, Paris 3 Sorbonne-Nouvelle
Marie Kortam, sociologue
Taher Labadi, post-doctorant, Université Aix-Marseille
Mickaël Labbé, maître de conférences à l’université de Strasbourg
Denis Lachaud, écrivain
Pierre Laforgue, professeur de Littérature française Bordeaux-Montaigne
Aude Lancelin, autrice, directrice de publication Le MédiaTV
Sylvain Laurens, EHESS
Christian Laval, professeur de sociologie à l’université de Paris-Ouest Nanterre
Jérôme Lèbre, professeur de philosophie, Paris
Vincent Lebrou, docteur en science politique, université de Strasbourg
Gildas Le Dem, journaliste
Laurent Lederer, comédien
Christophe Le Digol, politiste, Université Paris Nanterre
Remi Lefebvre, professeur, université de Lille
Brice Le Gall, doctorant en sciences sociales
Yann Le Lann, Mcf université de Lille
Benjamin Lemoine CNRS – université paris Dauphine
Alice Leroy, maîtresse de conférences en études cinématographiques à l’université Paris-Est Créteil
Antoine Lévêque, doctorant en science politique, Sciences Po Lyon
Wenceslas Lizé, Maître de conférences en sociologie, Université de Poitiers
Iris Loffeier, docteure en sociologie (Aix-Marseille)
Frédéric Lordon, directeur de recherche au CNRS
Emir Mahieddin. Anthropologue au CNRS
Pascal Maillard, enseignant à la Faculté de Lettres de l’université de Strasbourg
Jérémie Majorel, MCF en lettres modernes à l’Université Lyon 2
Chowra Makaremi, anthropologue
Paul Malisani, docteur en mathématiques appliquées
Claude Malon, historien, Le Havre
Christelle Manifet, MCF, sociologie, Université Toulouse 2
Dominique Manotti, romancière
Julie Marquet, docteure en histoire, Université Paris Diderot
Gaël Martin, critique de cinéma
Céline Martin, historienne, Université Bordeaux-Montaigne
Jérôme Martin, professeur d’histoire-géographie, Lycée général et technologique
Gérard Mauger, sociologue, directeur de recherche émérite CNRS
Sarah Mazouz, CNRS
Daniel Meier, politiste, chercheur associé, Sciences Po Grenoble
Lamia Mellal (ITRF) IREMAM, Aix-en-Provence
Juliette Mengneau, docteure en sociologie
Delphine Mercier, Sociologue, CNRS
Jean-Philippe Milet, professeur de philosophie, Paris
Claude Millet, professeure de littérature à l’université Paris 7-Denis Diderot
Estelle Miramond, doctorante en sociologie et genre à l’université Paris 7 -Denis Diderot
Adèle Momméja, chargée de recherche au CNRS
Sylvie Monchatre, sociologue, professeure à l’Université Lumière de Lyon 2
Héloïse Morel, journaliste scientifique
Clément Mouhot, professeur de mathématiques, Université de Cambridge
Francois-Xavier Nerard, MCF histoire, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
Catherine Neveu, Directrice de recherche (CNRS-EHESS), Présidente du Conseil scientifique du GIS Démocratie et Participation
Olivier Neveux, enseignant-chercheur, ENS Lyon
Frédéric Neyrat, philosophe
Bernard Noël, écrivain
Pierre Odin, politiste CERI Sciences Po
Julie Pagis, sociologue, CNRS
Ugo Palheta, sociologue, université de Lille
Christophe Parnet, doctorant en science politique, Sciences Po Lyon
Sylvain Pattieu, Maître de conférences en histoire, université Paris 8, écrivain
Frédérique Pelletier, professeure d’espagnol
Elisabeth Perceval, cinéaste
Patrick Pérez, MCF, Sociologue, CNRS
Clément Petitjean, doctorant en sociologie, UVSQ
Johann Petitjean, maître de conférences en histoire, Université de Poitiers
Serge Pey, poète

Michel Pialoux, sociologue, Cessp/EHESS
Caecilia Pieri, historienne, Ifpo Beyrouth
Jean-Marie Pillon Sociologue, Paris Dauphine
Marie-Pierre Ponpon, Université de Strasbourg
Martin Pontier, doctorant en sociologie, LEST-Cnrs, Aix-en-Provence
Tristan Poullaouec, sociologue, Université de Nantes
Marie-Christine Pouchelle, anthropologue, directeur de recherches émérite à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Paris
Nicolas Puig, chercheur CNRS
Olivier Quéré, mcf science politique, Université de Haute Alsace
Laura Raim, journaliste
Tancrède Ramonet, producteur, réalisateur et musicien
Candice Raymond, historienne, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Serge Raymond, psychologue hospitalier honoraire, Ville-Evrard
Quentin Ravelli, Chercheur CNRS
Gianfranco Rebucini, anthropologue
Rachel Renault, Mcf en histoire, Le Mans
Jean Renoir, chercheur associé au CNAM
Eugenio Renzi, professeur de philosophie et de cinéma au Lycée Bellevue du Mans
Zofia Rieger, pianiste et comédienne, Paris
Michèle Riot-Sarcey, historienne, professeure émérite à l’université Paris 8, Saint-Denis
Constance Rimlinger, doctorante en sociologie à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Paris
Jacob Rogozinski, professeur de philosophie à l’université de Strasbourg
Frédéric Roux, professeur agrégé de sciences sociales, docteur en sociologie
Alexis Roy, anthropologue, CNRS
Arnaud Saint-Martin
Julien Salingue, docteur en science politique
Nicolas Sallée, sociologue, Université de Montréal (Québec, Canada)
Michel Samuel, Maître de Conférences en Anthropologie, université Paris 8
Simon Sarlin, maître de conférences en histoire, Université Paris Nanterre
Pierre Sauvêtre, MCF en sociologie à l’Université Paris-Nanterre
Claire Savina, arabisante
Frédéric Sawicki, professeur de science politique, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Sbeih Sbeih, post-doctorant
Valentin Schaepelynck, Maître de conférences, Université Paris 8
Régis Schlagdenhauffen, sociologue, EHESS
Marion Schumm, docteure en philosophie, enseignante en lycée
Patrick Simon, démographe, revue Mouvements
Sélim Smaoui, docteur en science politique
Bradley Smith, MCF en études anglophones, Université Paris Nanterre
Thomas Sommer-Houdeville, Docteur en Sociologie
Hélène Stevens, maîtresse de conférences en sociologie à l’Université de Poitiers
Sonia Taleb, doctorante en histoire
Julien Talpin, chargé de recherche au CNRS (Université de Lille)
Federico Tarragoni, maître de conférences en sociologie à l’université Paris 7-Denis Diderot
Louise Tassin, doctorante en sociologie, ATER à l’EHESS
Julien Théry, historien, université Lyon 2-Lumière
Arnaud Tomès, enseignant de philosophie, Strasbourg
Annie Topalov, psychanalyste
Christian Topalov, sociologue, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Paris
Jean-Louis Tornatore, anthropologue, université de Bourgogne
Maryse Tripier, sociologue, professeur émérite de l’université Paris-Diderot
Marie Van Effenterre, doctorante en anthropologie
Yves Vargas, professeur honoraire de philosophie, Paris
Daniel Veron, sociologue
Thomas Vescovi, chercheur indépendant en histoire contemporaine
Victor Violier, doctorant en science politique, Université Paris Nanterre
Claire Vivès, Sociologue, Centre d’études de l’emploi et du travail
Elise Voguet, historienne, CNRS
Christophe Voillot,maître de conférences en science politique,Université Paris-Ouest Nanterre
Sophie Wahnich, historienne, Ecole des hautes études en sciences sociales, Paris
Olenka Witjas, responsable pédagogique
Pierre Zaoui, maître de conférences en philosophie à l’université Paris 7-Denis Diderot
David Zerbib, philosophe, Paris