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Archives de Catégorie: extrême-droite

Les nouveaux visages du nazisme

c’est de plus en plus le choix du capital, mais nous communistes « new look » nous portons notre part de responsabilité si nous laissons s’établir si peu que ce soit la monstrueuse équivalence entre nazisme et communisme. Et on contribue alors à cette dérive européenne d’autant plus préoccupante que le régime sensé s’opposer à l’extrême-droite devient de plus en plus autoritaire et belliciste. C’est pour cela que j’attends la suite après les municipales qui déjà nous aiderons à voir les alliances, les compromis, les tractations de ceux qui ont choisi de toujours plus faire pression sur les couches populaires et celles que l’on définit comme moyenne, prises de rage(note de  danielle Bleitrach)

nazisme

Sanny, 17 ans, allemand, fan de Hitler. Le 16 janvier au bar Golden Lion, le jeune homme travaille au milieu de symboles prisés des suprémacistes blancs : croix de fer, soleil noir (ersatz de la croix gammée) et revue officielle du parti néonazi NPD. | © Espen Rasmussen/VII-REA pour Paris Match

POLITIQUE

75 ans après la libération d’Auschwitz, des nostalgiques du IIIe Reich réapparaissent dans toute l’Europe.

 

Les paires de baskets écrasent la boue glacée d’un chemin dans une forêt de sapins. « Regardez, c’est joli ici, non ? » Dans un nuage de vapeur, Sanny pointe du doigt le donjon de la Wartburg qui s’élève au loin. Le château fut le théâtre des joutes de troubadours qui inspirèrent à Wagner le thème de son opéra « Tannhäuser ». À ses pieds, dans la vallée de Hörsel, s’étend la ville d’Eisenach, en Thuringe, une bourgade de 40 000 âmes plantée au cœur géographique de l’Allemagne. Jean-Sébastien Bach y naquit en 1685. Opel y construit ses voitures aujourd’hui.

Sanny, 17 ans, y cultive ses idées politiques pour demain. Il a les cheveux gominés, les joues roses, l’élégance d’un jeune dandy. Il est affable et, soixante-quinze ans après la libération du camp d’extermination d’Auschwitz, dans un sourire sans effronterie, il se dit néonazi. Pas de boots à ses pieds, mais des New Balance. C’est la marque préférée des néonazis depuis qu’un dirigeant de la société américaine a salué la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle. Des chaussures de Blancs, pensent-ils. La bande s’est retrouvée plus tôt à la gare d’Eisenach, point de rendez-vous avant de se lancer dans une « marche de l’hiver » dans la forêt alentour. Une balade pour mieux se connaître.

« Antifas » et « néonazis » s’affrontent dans la ville depuis deux ans

Ils portent presque tous un duvet d’adolescent et des doudounes The North Face. Oubliez la face escarpée des montagnes. Ils ont opté pour une traduction littérale : « Visage blanc ». Car Manuel, 16 ans, apprenti en cuisine, Janne, taillé comme un frigo allemand, 18 ans, menuisier, Dennis, 20 ans, chanteur dans un groupe de « métal teutonique guerrier», et tous les autres grimpeurs ont un rêve commun : préserver la blancheur de l’Allemagne. Sauver leur « race ». Ils sont entrés en contact via le groupe Junge Revolution (Jeune révolution), créé par Sanny sur Facebook. Et ont accepté le principe d’une marche.

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« On s’est retrouvés à 9 heures du matin, parce que les gauchistes dorment à cette heure-là », a dit le jeune leader. Quatre policiers et un chien les observaient dans le hall déserté. « Antifas » et « néonazis » s’affrontent dans la ville depuis deux ans. Une nouvelle bagarre a éclaté la semaine dernière. Un blessé. En Thuringe, en octobre 2019, l’AfD (Alternative für Deutschland), le parti anti-migrants, est arrivé deuxième, devant la CDU d’Angela Merkel. Dans son sillage, le NPD (Parti national-démocrate), historiquement néonazi, s’épanouit.

Les réfugiés et ceux qui les aident sont les plus exposés.

« On compte 24 000 sympathisants néonazis en Allemagne, 11 000 à 13000 sont des militants et un bon millier sont organisés », explique Fabian Wichmann, membre de l’association Exit Deutschland, une structure qui aide les néonazis repentis à se réinsérer. « Un chiffre stable, ils n’ont jamais disparu de la scène politique. Mais depuis deux ans et la forte montée de l’AfD, l’équivalent du Rassemblement national en France, la tension monte. Et on n’avait pas connu ça avant. » La police observe une augmentation des attaques contre les migrants. Selon l’Office fédéral de police criminelle, si les crimes antisémites sont stables en Allemagne, ceux commis contre les Turcs, les Arabes, les Africains ou les gitans grimpent en flèche : 193 en 2001, 1664 en 2018. La plupart d’entre eux visent des musulmans.

des supporters de l'AfD
Des supporters de l’AfD reprenant un extrait de l’hymne de la République démocratique allemande : « Laisse-nous te servir pour atteindre le bien, Allemagne, patrie unie ». © Martin Schutt/dpa-Zentralbild/dpa

« Les réfugiés et ceux qui les aident sont les plus exposés », confirme l’officier Laura Bossman. À Halle, en octobre, deux personnes ont été assassinées. Plus tôt, en juin, l’homme politique promigrants Walter Lübcke, membre de la CDU, a été tué lui aussi. Dans la gare d’Eisenach, les jeunes néonazis relativisent cette violence et refusent d’y adhérer. « Ces gens utilisent le nationalisme pour exprimer leur folie », résume Sanny. Au complet, les huit jeunes hommes ont pris un bus vers la campagne. Ils ont payé sagement leur billet. « Ce n’est plus à la mode d’être droit et honnête », a soufflé Lanne.

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Tous racontent à demi-mot une mise au ban, des instants de bascule, le rejet, la honte et finalement, la haine

La plupart n’ont pas encore leur permis de conduire. Ni même le droit de voter. Pour Sanny, ça sera le NPD. Pour d’autres, l’AfD. Les frontières sont poreuses. Le discours, très similaire. Sanny est devenu national-socialiste à l’âge de 13 ans, en 2015, quand l’Allemagne a accueilli des centaines de milliers de réfugiés syriens. « Je n’ai rien contre les musulmans s’ils vivent chez eux », dit-il. Sa mère, de gauche, l’a mis à la porte un an plus tard. Tous racontent à demi-mot une mise au ban, des instants de bascule, le rejet, la honte et finalement, la haine. Sanny a été renvoyé de plusieurs écoles à cause de ses idées politiques, il a aussi été arrêté par la police dans sa classe. « Les flics m’ont ramené chez moi et ont recherché des croix gammées [interdites en Allemagne] sous mon lit ! » Après être passé dans plusieurs groupes, il a fini par créer son mouvement. « Comme ça, je suis mon propre chef. »

Il dit observer la frustration des jeunes en Allemagne, « qui sentent que quelque chose ne tourne pas rond, sans pouvoir poser des mots dessus ». Il leur répond sur sa chaîne YouTube (2 000 abonnés, 100 000 connexions) en déclinant les théories néonazies dans une version bon chic, bon genre. « Avant, le national-socialisme était une sous-culture, maintenant on devient plus mainstream, c’est plus facile de faire passer les idées quand on ne fait pas peur. »

Le premier ennemi, ce sont les « politiques qui ne pensent qu’à eux et ne s’occupent pas du peuple »

La pureté biologique est chez lui, comme chez les autres, une obsession: « Regardez les États-Unis et le Brésil, ce sont les pays avec le plus de mixité et le plus de violence aussi. Inversement, l’Islande ou le Japon, les plus purs, ne connaissent pas de violence. »

Manifestation du parti allemand d’extrême droite Die Rechte. © IMAGO

Les huit progressent sur le chemin tortueux. On ne veut pas les questionner tout de suite sur les camps, les millions de victimes de l’idéologie qu’ils défendent. On leur demande quel est leur principal ennemi. Surprise : pas de diatribe sur les Juifs, ni même les musulmans, qu’ils renverraient quand même « chez eux » s’ils étaient au pouvoir. Non, le premier ennemi, ce sont les « politiques qui ne pensent qu’à eux et ne s’occupent pas du peuple ». La sente devient escarpée. On marche à la queue leu leu.

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« Le national-socialisme, ce n’est pas une idéologie, tente Sanny. C’est une manière de vivre et de voir le monde qui change en fonction des époques. Les Juifs ne sont plus un problème important. C’est plutôt l’immigration. Ma grande peur, c’est que dans cent ans notre culture soit perdue. » Ils n’ont pas lu Claude Lévi-Strauss, qui réfuta les idées de Gobineau selon lequel la dégénérescence vient du métissage. Mais ils connaissent Renaud Camus et sa thèse du grand remplacement. « Même le christianisme, il n’est pas d’origine européenne, finalement, c’est la même chose que le judaïsme et l’islam, lâche Dennis. Nos vraies racines, elles sont nordiques. »

La meilleure façon de défendre son idéologie est de l’innocenter de ses crimes

Dennis se considère comme un fils d’Odin, un paganiste, comme Himmler, le chef de la Gestapo. « Et puis, poursuit-il, on en a marre de visiter Auschwitz à l’école, de devoir s’excuser éternellement. Vous vous excusez pour Napoléon, vous ? » Puisqu’ils ont parlé d’Auschwitz, on leur demande clairement leur avis sur le sujet. Rires gênés. C’est « une mauvaise question. » Aucun d’entre eux ne veut s’exprimer : « Si on vous dit ce que l’on pense, on risque la prison », répondent-ils. Manière de reconnaître qu’ils sont tous négationnistes, un délit en Allemagne. « Ce sont les vainqueurs de la guerre qui racontent l’histoire », dit Lanne. Qu’importe l’immense travail des historiens, les documents, les preuves, les témoignages. La meilleure façon de défendre son idéologie est de l’innocenter de ses crimes. Fin de balade. La bande reprend le chemin du centre-ville. Sous sa casquette noire de tankiste de Panzerdivision, Lanne joue au guide et sa gentillesse placide est déconcertante.

« Ici, c’est la maison où Luther a traduit la Bible en allemand. » Quand soudain on lui demande ce qu’il pense vraiment de Hitler, il se lance comme s’il courait sur des braises: « Il a sorti l’Allemagne de la pauvreté après la crise des années 1930, il lui a permis de retrouver son orgueil après le traité de Versailles. Je suis d’accord avec ce qu’il a dit sur les races et la biologie, sauf que je ne pense pas qu’il y a des races supérieures. Il y a des races bonnes pour certaines choses, les Noirs courent plus vite que les Blancs par exemple. » « “Mein Kampf”, je l’ai lu, c’est ennuyeux, renchérit Dennis. Mais le national-socialisme n’a pas besoin de livre. Les choses changent tout le temps et on s’adapte. »

Hans dénonce le libéralisme culturel, les gays, le féminisme, l’immigration. « Oui, je suis un nazi, vous pouvez l’écrire ! »

La bande nous emmène à la rencontre de deux de leurs amis. Sur une gouttière, un sticker est collé : « Quartier nazi ». Voilà Hans et Franz, plus fermés et durs. Ils déboulent dans un drôle d’uniforme : casquette Nike, pantalon de survêtement Adidas noir, veste The North Face, baskets New Balance et… petit sac Wotanjugend en bandoulière, du nom d’un groupe néonazi russe responsable de profanation de tombes juives et musulmanes et d’au moins quatre agressions. « Le premier ennemi, c’est le capitalisme », lâche Hans, 22 ans, ouvrier dans le bâtiment. On lui fait remarquer son accoutrement. « Les ouvriers de New Balance sont tous américains », répond-il. Ils nous demandent de changer leurs prénoms. Vérifient la carte de presse.

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Ils pratiquent les arts martiaux dans une salle de sport nationaliste. Les « antifas » ont attaqué la salle la semaine dernière. Ils s’entraînent pour le combat. Hans dénonce le libéralisme culturel, les gays, le féminisme, l’immigration. « Oui, je suis un nazi, vous pouvez l’écrire ! » À une heure de route de la ville, la petite troupe se rend à Kloster Vessra, dans le magasin-restaurant Golden Lion tenu par Tommy Frenck, un trentenaire tatoué et musculeux. Le néonazi de l’imaginaire collectif. Il reçoit sa clientèle à biceps ouverts. « Ici, on est les bienvenus, entre Blancs. On vient six fois par an », explique Lanne. Les jeunes hommes commandent des cafés… au lait. Sanny a été recueilli par Tommy Frenck. Il habite à l’étage et joue les serveurs en attendant sa majorité. Le décor pullule d’objets à la gloire du IIIe Reich, bouteilles de liqueur à l’effigie des héros de la Wehrmacht, tee-shirts floqués de Stuka en piqué ou encore, pour les enfants, de « Licornes aryennes », des maquettes de char, des livres de guerre, un fatras à l’esthétique néonazie affirmée.

On en a marre, tellement marre d’avoir honte d’être allemand.

« L’adulation du IIIe Reich, c’est une manière de s’approprier le côté fort, puissant, de l’armée de l’époque, explique Falk Isernhagen, nazi à 14 ans, repenti dix ans plus tard. C’est comme se dire “Fils d’Odin”. Juste une façon adolescente de se rendre “cool”. » Les babioles de Tommy Frenck se vendent comme des petits pains. « Mon chiffre d’affaires augmente de 20% tous les ans depuis cinq ans », se réjouit le taulier qui doit ruser pour contourner la loi allemande : interdiction de vendre des svastikas, les runes qui forment le sigle de la SS, des objets à la gloire d’Adolf Hitler. Alors, sur le flocage d’un tee-shirt, il élimine les voyelles du nom du dictateur. « I love HTLR ». Le tour est joué.

Tommy Frenck voulait être pompier, mais les autres pompiers de la caserne locale ne voulaient pas de lui. Il se rembrunit quand il raconte cette anecdote. La frustration et l’isolement comme carburant de la rage. Lui aussi est obsédé par la pureté de la race : « Bientôt, il n’y aura plus d’Européens si on détruit notre identité biologique. On est comme les Indiens d’Amérique. » Lanne l’écoute et opine du chef. « Et puis on en a marre, tellement marre d’avoir honte d’être allemand… » Pour l’historien Wolfgang Benz, spécialiste de l’antisémitisme et du national-socialisme, ni Tommy Frenck et ses tatouages nazis, ni Sanny et ses amis, ne sont les vrais dangers qui menacent l’Allemagne : « Les néonazis, c’est exotique, bien pour les photos, mais ce n’est pas le centre du problème. La nouveauté, en Allemagne, c’est l’extrême droite qui diffuse dans le milieu bourgeois. Voilà le danger: la perte du centre et le fait que l’extrême droite est maintenant dans tous nos Parlements. »

On n’aura pas compris la leçon d’Auschwitz tant qu’on n’aura pas intégré que le problème n’est pas de dire du mal des Juifs, mais de dire du mal de quiconque.

Pour le Pr Benz, l’AfD est plus dangereux parce que beaucoup plus subtil. Ses idées nationalistes font leur chemin chez les médecins, les avocats. « J’ai 79 ans. Je suis l’extrême droite en Allemagne depuis des décennies. Le national-socialisme, c’est ma spécialité. Chaque fois, ces quarante dernières années, qu’un journaliste étranger est venu me voir en me demandant : “Alors, ça y est, ça recommence ?”, je répondais “non, désolé, c’est stable, ça reste très minoritaire”. Mais pour la première fois, depuis deux ans, j’ai perdu cette confiance. L’AfD n’est pas un phénomène temporaire et cette fois-ci les musulmans sont la cible. On n’aura pas compris la leçon d’Auschwitz tant qu’on n’aura pas intégré que le problème n’est pas de dire du mal des Juifs, mais de dire du mal de quiconque. Si on n’a pas saisi cela, on n’a rien compris. »

Manifestation contre le néonazisme et l’extrême droite. © Daniel Bockwoldt/dpa

Tandis que le groupe de Sanny s’éparpille dans la nuit de Thuringe, à Berlin, Falk Isernhagen, l’ex-nazi, a refait sa vie et ne regrette rien de ses années brunes. Il n’a gardé aucun ami de cette époque. Il raconte qu’on ne se déradicalise pas après un déclic. Au contraire, on protège farouchement son idéologie. « Rien n’est logique, mais ce n’est pas grave : tu le rends logique dans ton esprit. » Il faut des années, de nombreuses et minuscules prises de conscience avant, un jour, parfois, d’ouvrir les yeux. Aujourd’hui père d’un enfant, Falk n’a qu’une angoisse, trouver les mots pour lui expliquer son passé : « Il n’a que 1 an et demi et je me torture déjà. Comment lui raconter tout ça ? »

 
 

l’extrême droite espagnole est très agitée… et la presse espagnole pas plus crédible que la nôtre

Marianne me tranmet un article russe, qu’elle n’a pas le temps de traduire et qui coïncide étrangement avec la nouvelle du jour à savoir que selon El PaÏs, l’extrême droite espagnole serait financée par les iraniens. El PaÏs et ABC, deux journaux espagnols, le premier ayant renoncé officiellement à son passé franquiste, le second étant moins clair sur le sujet, nous parlent des Turpitudes de leur extrême-droite, le tout dans un contexte qui est celui d’un gouvernement espagnol avec à dose homéopathique de ministres communistes. Cela fait remonter les remugles,  entre l’Eglise espagnole dont certains membres en appellent à lutter contre le communisme impie  et la presse nostalgique du franquisme qui vante les exploits de la légion « Azul » au siège de léningrad,on peut dire que les source autochtones de l’extrême droite n’ont jamais été éradiquées… Pendant tout un temps la droite espagnole a tenu en son sein cette extrême-droite et le franquisme sous le masque de la monarchie « démocratique » avec un Aznar qui pourtant ne faisait pas mystère de son affiliation au franquisme et même menait un combat aux côtés des Etats-Uns contre les gouvernements « bolivariens » d’Amérique latine, et surtout contre Cuba. Le franquisme ne ressurgit pas, il était mêlé à la droite « honorable » , il a pu continuer à tenir l’appareil d’Etat. Mais aujourd’hui rongé par les scandales la droite s’est divisée et son aile franquiste remonte, les autres découvrent qu’elle est antisémite et financée par l’Iran. Que faut-il penser de tout cela?

 

 

Selon EL Païs : Le terrorisme iranien finance Vox le parti d’extrême-droite

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un scandale secoue l’Espagne, le journal El Païs vient de révéler que les chefs de l’extrême-droite Vox
Santiago Abascal, et l’un de ses poids lourds, Iván Espinosa de los Monteros ont reçu environ 65.000 euros du Conseil National de la Résistance Iranien. Vox a été fondée en 2013 avec un million d’euros de la CNRI avait déjà révélé El Païs . Le jour de son inscription au registre des partis politiques du ministère de l’Intérieur, le 17 décembre de la même année, il a reçu le premier transfert de l’étranger de partisans de l’exil iranien, 1 156,22 euros

Le salaire d’Abascal a été fixé à 3 570 euros nets par mois, environ 5 000 bruts, qu’il a perçus entre février et octobre 2014. Au total: 40 000 euros. L’Espinosa de los Monteros était de 2 300 euros net mensuel, soit environ 3 083 bruts. Le parlementaire a facturé par l’intermédiaire d’une société.

Abascal et Espinosa de los Monteros savaient que leur masse salariale provenait des fonds du CNRI. V, Vidal-Quadras a répondu à la question de savoir si les dirigeants Vox connaissaient l’origine de l’argent: «Abascal était au courant de tout, j’ai expliqué ma relation avec le CNRI et lui ai dit qu’ils allaient nous financer. Cela semblait bon. J’étais ravi. Il n’a commis aucune faute ».

La nouvelle ne me surprend pas et j’ai toujours sur mon blog refusé de diffuser les textes émanant des Iraniens parce que je savais qu’ils finançaient l’extrême droite antisémite en France, celle de Soral Dieudonné et bien d’autres.

Cela me met d’autant plus à l’aise pour refuser de cautionner l’amalgame que certains fond entre terroristes comme Daëch qui ont accompli des attentats en Europe et dans les pays musulmans et l’Iran dont je conteste l’Idéologie mais qui ne sont pas des « terroristes ». La guerre plus ou moins secrète qu’ils se livrent avec Israël relevant d’un côté comme de l’autre de méthodes que l’on peut déplorer mais qui ne mettent pas en cause le terrorisme tels que nous le subissons en Europe ou aux Etats-Unis. Celui-ci a toujours été le fait beaucoup plus d’alliés reconnus des Etats-Unis par les biais des saoudiens entre autres.

Donc il faut dénoncer la propagande antisémite qui s’appuie sur des réseaux d’extrême droite et qui le plus souvent diffuse des nouvelles fantaisistes que l’on peut effectivement qualifier de « complotiste » comme Egalité et réconciliation, alterinfo, réseaux international, et bien d’autres relais pourris dont le financement par l’Iran est souvent avéré,  mais il faut dénoncer également la propagande émanant cette fois de la CIA qui nous présente l’Iran comme l’équivalent de Daech,pour nous inciter à la guerre contre l’Iran.

Oui il faut lutter contre ceux qui feignent de découvrir ce genre de liens pour mieux nous faire oublier ce que les Etats-Unis et leurs « allié » occidentaux nouent avec les véritables promoteurs du terrorisme. Si ces pays découvrent qu’ils ont une extrême-droite et que celle-ci est prête à n’importe quelle alliance, ils sont singulièrement naifs (1)

Danielle Bleitrach

(1) Outre le fait qu’El Païs est un de ces miracles espagnols dont le propriétaire s’est reconverti du franquisme au centre gauche, Marianne  m’a signale le mêle jour cet article qu’elle n’avait pas le temps de traduire:

pourquoi l’Espagne se vante d’avoir participé au blocus de Leningrad

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Pourquoi l’Espagne se vante de participer au siège de Leningrad

Au total, environ 40 000 personnes ont transité par la "Division bleue". Il a obtenu son nom par la couleur des chemises phalanges qui sont devenues une partie de leur uniforme

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27 janvier 2020, 11:56
Photo: Scherl / Global Look Press
Text: Dmitry Bavyrin

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L’un des plus grands journaux d’Espagne a décidé de louer la célèbre division bleue pour la guerre contre l’URSS et pour sa participation au siège de Leningrad, lorsque « les soldats espagnols ont montré leurs meilleures qualités ». Qu’est-ce que c’est – une autre tentative de l’Europe pour reconsidérer les résultats de la Seconde Guerre mondiale ou la stupidité grossière des nationalistes espagnols?

« Il ne fait aucun doute que l’acte le plus audacieux de la division bleue a été la défense de la ville russe de Krasny Bor près de Leningrad »,  écrit le journaliste Manuel Villatoro  dans l’un des plus grands journaux espagnols ABC.

Deux choses doivent être soulignées  Premièrement, les Espagnols ont «défendu» la ville russe contre les troupes soviétiques. Deuxièmement, l’offensive de l’Armée rouge faisait partie de l’opération Polar Star, conçue pour débloquer la capitale du Nord. Cette opération a échoué, notamment en raison des actions des Espagnols.

En d’autres termes, l’un des principaux journaux espagnols se vante que les assistants espagnols d’Hitler ont réussi à prolonger le blocus de Leningrad pendant près d’un an, un crime de guerre inhumain qui occupe une place spéciale dans notre mémoire nationale.

Mais d’un point de vue espagnol, tout semble différent. Mais en fait, c’est une démonstration égoïste des Pyrénées, mais pas une russophobie idéologique, comme dans la plupart des cas de ce genre.

C’est presque un axiome: si un pays européen commence à rendre héroïques les complices nazis parmi ses citoyens, ces actions sont finalement dirigées contre la Fédération de Russie. Un bon exemple est le  cabinet de la Pologne moderne , le premier gouvernement polonais à honorer ouvertement la brigade ентwiętokrzyskie. Même le gouvernement fortement anticommuniste en exil n’a pas permis une telle  chose , puisque les nationalistes radicaux qui composaient la brigade mentionnée ont activement collaboré avec la Wehrmacht, combattant moins « pour la Pologne » que contre les communistes. Varsovie les considère désormais comme des  synonymes .

Le pathétique des Espagnols, vantant les «exploits» de la «Division bleue» est  d’un genre différent. Ceci est une vantardise pour son propre moral sans référence à la politique actuelle. Le fait est que les commandants soviétiques ne considéraient pas les Espagnols comme un adversaire sérieux, et les Allemands décidèrent de ne leur confier qu’une section secondaire du front. Cependant, c’est la défense espagnole qui a finalement déterminé l’issue déplorable de l’étoile polaire. Ensuite, la «Division bleue» a subi les pertes les plus importantes de son histoire, c’est pourquoi la combinaison même des mots russes «Red Bor» en Espagne est reconnaissable.Autrement dit, c’est une  démonstration. Les Allemands auraient considéré  nos grands-pères pour golody et ivrognes licencieux, les ayant même parfois confondus avec les Juifs (fait historique: lorsque certains combattants de la division sont allés AWOL en Pologne, la Gestapo les a arrêtés tout comme les Juifs), et ils ont pu résister à la machine militaire stalinienne et Joukov.

Dans le même temps, les historiens espagnols ne pèchent pas contre la vérité lorsqu’ils affirment que la division bleue a rempli sa mission politique. De notre point de vue, ses combattants (et au total jusqu’à 40 000 personnes) sont bien sûr des envahisseurs et des criminels, dont les actions n’avaient aucun sens pratique. En 1941, Franco les a envoyés dans un hachoir à viande sur le front de l’Est, et en 1943, ils les a ramenés sous la pression de la Grande-Bretagne et des États-Unis (ici on doit rendre hommage aux Alliés ). C’est un succès moyen – se battre sans succès pour Hitler.

Mais Franco lui-même a vu la situation différemment. Premièrement, il a cherché à éviter une implication à grande échelle dans la guerre mondiale et a voulu payer son allié obsessionnel et exigeant – lBerlin nazi – avec une petite contribution, en d’autres termes, avec une seule division.

Deuxièmement, jusqu’à récemment, il avait peur que Hitler envahisse l’Espagne pour occuper Gibraltar,

par conséquent, il a jugé nécessaire de démontrer aux Allemands le courage et le dévouement des soldats espagnols.

Troisièmement, Caudillo a tenté de soulager les tensions politiques internes et de «se défouler» des cercles radicaux dans son propre camp. Parmi ses partisans (principalement dans la Phalange), nombreux étaient ceux qui ont appelé à rejoindre la guerre du côté de l’Allemagne afin de «répondre à l’URSS» pour avoir soutenu les républicains dans le massacre civil de 1936-1939.

Toutes ces tâches sont terminées. Et la participation personnelle de Franco à ce projet prouve l’importance qu’il attache à elle. Il suffit qu’Agustin Munoz Grandes ait été nommé commandant de la division. Au moment de sa création, il est l’un des chefs militaires les plus talentueux du pays, le ministre du gouvernement, le secrétaire général de la Phalange et le syndic de caudillo. Par la suite – le ministre de la Défense de l’Espagne et le successeur officiel de Franco.

Mais officiellement, la division était purement volontaire, et un nombre important de ses soldats étaient en effet personnellement motivés à rendre aux communistes une «visite de retour» et à venger leurs proches  civils. À tel point qu’une partie du personnel a ignoré le décret de retour dans leurs Pyrénées natales en 1943 et est restée au front, passant de la Wehrmacht aux troupes SS. Au final, plusieurs milliers d’Espagnols ont même participé à la défense de Berlin.

Il y avait juste la tendance inverse. Certains anciens républicains se sont également retrouvés dans la division bleue, tentant ainsi de détourner le volant de la répression franquiste de leurs proches. Certains d’entre eux se sont battus jusqu’en 1943, car cela rapportait le double salaire – de Madrid et de Berlin, nécessaire à leurs familles dans l’Espagne ravagée et appauvrie. Mais d’autres ont franchi la ligne de front et se sont rendus aux troupes soviétiques, ce qu’ils ont regretté plus tard.

Dans un premier temps, les soldats de la « Division bleue », quels que soient les motifs de leur reddition, n’ont pas été répartis sur le nombre total de prisonniers de guerre, mais ne les ont par la suite pas reconnus du tout, l’Espagne et l’URSS n’ayant pas officiellement combattu. En conséquence, les Espagnols ont pu retourner dans leur pays d’origine quelques années plus tard que les Allemands et les Italiens

Plusieurs dizaines de personnes sont restées vivre en URSS.

Le motif de vengeance de la participation soviétique à la guerre civile espagnole est toujours présent dans la conscience historique de certains des conservateurs de droite du royaume, d’où ces articles. Une autre partie de ceux qui glorifient les «exploits» de la «Division bleue» suit la mémoire familiale des ancêtres chez qui on veut voir au moins des hommes courageux.

Le fait que la «Division bleue» ait évité la «défrankation» qui se produit dans l’Espagne moderne contribue à la préservation de tels sentiments. Par ses principes, elle s’apparente à la «décommunisation» ukrainienne, mais ici elle est plus facile à expliquer par l’exemple. Si la «Division bleue» combattait dans une guerre civile, les rues nommées en son honneur ou en l’honneur de ses commandants seraient renommées, mais comme cela faisait partie de l’histoire d’une guerre complètement différente – la Seconde Guerre mondiale, il y a une rue avec ce nom même à Madrid.

En fin de compte, les souvenirs enthousiastes de la «Division bleue» dans les journaux espagnols sont le produit du travail soit des Franco-anticommunistes idéologiques, qui ne sont pas si nombreux dans le royaume et qui continuent d’être poussés dans le domaine marginal, soit d’une partie des souvenirs de famille avec le type de caractérisation des Pyrénées.

C’est impudent. Et c’est désagréable. Mais cela fait partie de processus complètement différents des tentatives de l’Ukraine, de la Pologne, des pays baltes et d’un certain nombre d’autres États de reconsidérer les résultats de la Seconde Guerre mondiale avec la diabolisation parallèle de la Russie moderne.

 
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Publié par le janvier 28, 2020 dans Asie, Europe, extrême-droite, GUERRE et PAIX

 

L’inégalité met le système social français en danger

Tout à fait d’accord sur cette analyse, la vraie question est qui peut lutter contre cette tendance, aucun des partis qui ont été au pouvoir depuis l’ère Mitterrand qui a été le déclencheur en France de la dite tendance.. Seul un parti communiste qui retrouvera ses fondamentaux et ne se vivra pas dans un rafistolage permanent de la gauche plurielle,une subordination acceptée parce qu’on ne croit plus au socialisme et n’ose pas le défendre (ce qui est le cas actuellement) peut impulser un changement profond. Sans ce parti là, il n’y aura pas de gauche mais des gens prêts à nous installer des Macron sur ordre du grand patronat, des soutiens d’une UE belliciste, néo-libérale, anticommuniste et proche de fait des fascistes des syndicats vendus au patronat comme la CFDT, tout cela perdurera et avec cette situation l’abstention, l’extrême droite. La seule question est de savoir s’il est possible qu’un véritable parti communiste colonne vertébrale du changement réel pourra enfin apparaître? Un projet de société contre un autre projet de société, pas les petits arrangements , pas l’éternel constat mais le Que faire? … (note de danielle Bleitrach)

Quand on a reçu un « pognon de dingue » pour faire campagne, grâce aux généreux dons d’exilés fiscaux, on renvoi l’ascenseur ! Bernard Arnault (avec M. Levy de Publicis) a de quoi se réjouir. Le bouclier fiscal de Sarkozy a été blindé. Le Français le plus riche (60 milliards d’euros) est dispensé de solidarité nationale.
MARTIN BUREAU /AFP

En France, le modèle social est aussi « en danger », selon l’ONG« car notre fiscalité repose de manière croissante sur des impôts régressifs comme la TVA et la CSG, des impôts qui pèsent proportionnellement plus sur les citoyen.ne.s les plus pauvres ». A l »inverse, l’impôt sur les sociétés est en baisse de 23 % depuis 20 ans.

Oxfam dénonce clairement les mesures fiscales prises par le gouvernement de M. Macron : « L’instauration de la flat tax et la suppression de l’ISF [impôt de solidarité sur la fortune] ont accentué cette tendance en diminuant de nouveau la participation des plus riches à notre système de redistribution ». D’après un rapport du Sénat, le top 100 des contribuables qui payaient l’ISF a gagné en moyenne 1,7 millions d’euros chacun grâce à ces mesures, sans impact visible sur l’investissement, qui était pourtant la justification de la réforme.

L’ONG en tacle au passage le projet de réforme des retraites, qui « pourrait pénaliser les carrières hachées qui concernent le plus souvent des femmes »« Les grand.e.s gagnant.e.s de notre système actuel de retraite sont les plus riches puisqu’ils profitent en moyenne plus longtemps de leur retraite par répartition, avec une espérance de vie de treize ans supérieure à celle des plus pauvres, indique le rapport. Au lieu de les mettre plus à contribution, le projet de réforme actuel prévoit de baisser leurs cotisations au-delà de 10.000 euros de rémunération par mois. »

Pour Pauline Leclère porte-parole d’Oxfam France, « les inégalités indécentes sont au cœur de fractures et de conflits sociaux partout dans le monde car personne n’est dupe : la crise des inégalités traduit la complicité plus que l’impuissance des États à agir pour la combattre. Les inégalités ne sont pas une fatalité, elles sont le résultat de politiques sociales et fiscales qui réduisent la participation des plus riches – entreprises et particuliers – à l’effort de solidarité par l’impôt, et fragilisent le financement des services publics. Transports, éducation, santé, système de retraites…. sont sacrifiés alors qu’ils sont décisifs pour lutter contre la pauvreté. »

Pour lutter contre les inégalités, Oxfam recommande de :
- Reconnaître le travail de soin peu ou non rémunéré effectué principalement par les filles et les femmes comme une forme de travail ou de production apportant une vraie valeur.
- Rétablir une fiscalité plus équitable sur les plus aisé.e.s n, supprimer les niches fiscales qui bénéficient disproportionnément aux grandes entreprises sans bénéfice pour l’économie et lutter efficacement contre l’évasion fiscale.

 

Au Brésil, on peut tuer, mais il y a des limites au franc parler …

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Le ministre de la Culture brésilien Roberto Alvim, en prononçant un discours dans lequel il annonçait le nouveau « Prix national des Arts », s’est inspiré d’un discours de Goebbels, le bien connu ministre de la propagande nazie. Ce qui a provoqué l’indignation de la communauté artistique et politique.

Vu les mœurs du régime face à la dite communauté on se doute que ce n’est pas leur indignation dont tout le monde à commencer par Bolsanaro lui-même se tamponne, qui aurait pu changer quoi que ce soit, même si le marquis Mario Vargas Llosa avait daigné  protester dans Paris-Match, au lieu de vanter les coups d’Etat néo-nazis comme le fin du fin de la démocratie, les jeux sont faits et le monde de la culture n’est plus beaucoup entendu, ni à Brasilia,ni à Rio, ni à Paris où ceux qui ont accès aux médias bénissent les actes de leur police, les éborgneurs de Castaner…

Le président brésilien, a pu se hisser au poste par des manœuvres dignes du IIIème Reich, et de plus en plus il va y avoir ceux qui cautionnent et ceux que l’on met en prison… ceux qui pensent qu’il y a eu un coup d’Etat en Bolivie et ceux qui reprochent au Venezuela, à Cuba de ne pas être assez démocratiques… y compris dans les colonnes désormais ouvertes, voire béantes de l’Humanité… La question est pourquoi ce genre d’humanisme qui a si bien fonctionné durant vingt ans ne marche plus?

Bolsanaro qui est prêt – lui et son délicieux fiston qui en général dit clairement les état d’âme de papa en la matière – à tirer son revolver quand il entend le mot culture a dû se dire que ça faisait un peu désordre face à son soutien indéfectible israélien.  Le gouvernement israélien, les grandes démocrates du likoud, Liberman et les rabbins fondamentalistes et chez nous le CRIF, n’en sont plus à ça près depuis que partout de l’Amérique latine à l’Ukraine, ils font alliance avec les évangélistes et les Etats-Unis de Trump, celui dont la moitié du cerveau est un tiroir caisse et l’autre moitié le klux klux klan, ça devrait pourtant couiner un peu du côté du mémorial des déportés, mais non un silence de mort…

Si on a pu convaincre les juifs de soutenir les nazis sur toute la planète que ne peut-on réussir en matière de propagande?

Alors pourquoi Bolsonaro a-t-il dû libérer Lula, reconnaître le mensonge sur lequel repose son élection?  Pourquoi n’arrive-t-on plus à entretenir la fiction du miracle Pinochet ? ce n’est pas malheureusement parce que les intellectuels médiatiques ont beaucoup changé, à de rares exceptions prêts, mais parce que partout on commence à avoir des doutes sur le fondement de « leur » démocratie. Il y en a qui se révoltent parce que c’est ça ou crever, il suffit au Chili d’un ticket de métro… Et chez nous, c’est le début, on subodore  que l’on ne se contente plus de créer misère et sous-développement dans les terres de mission du tiers monde, mais que ces gens-là, les gros qui ne savent plus que faire de leur pognon, en ont après nous petites gens des pays occidentaux, qu’ils veulent nous priver de nos droits à la retraite, à la santé, à l’éducation… on se dit que ces gros-là devraient rendre gorge ici et là-bas et ils ont besoin du fascisme officiel où celui qui s’installe sous couvert de démocratie…

On apprenait vendredi après-midi le  limogeage de ce ministre de la culture.

Danielle Bleitrach

 

«Je veux marcher le long de l’avenue Bandera»: discours de Sentsov aux Ukrainiens

Un des héros de l’occident, vous avez tous reçu les pétitions concernant celui que l’on nous a présenté comme un très grand cinéaste, ce qui était pour le moins excessif, mais il n’y a pas que les génies qui doivent être libres, ni d’ailleurs les cinéastes… La question est néanmoins de savoir si nous devons nous réjouir de la libération de quelqu’un qui se révèle un fasciste comme nous l’avions montré aux amis épris des droits de l’homme (peut-être aux dépends de ceux de l’humanité) à l’époque (note et traduction de danielle Bleitrach)

Le réalisateur ukrainien et ancien prisonnier de la  Russie Oleg Sentsov a souhaité à tous les Ukrainiens une victoire pour la nouvelle année, et a également célébré  l’anniversaire du chef de OUN Stepan Bandera , qui, le 1er janvier, aurait 111 ans.

Sentsov a publié un post sur son Facebook. «Je souhaite à tous une chose: la victoire! Parce que sans elle, nous n’avons pas d’avenir. Parce que sans cela, nous n’aurons pas notre pays. Parce que je me soucie du nom des rues dans lesquelles je marche dans ma ville. Je veux marcher le long de l’avenue Bandera, pas de Staline. Et au fait, Stepan Andreyevich, joyeuses fêtes! » , Écrit-il.

 
 

L’infâmie est entrée dans l’histoire: qui étaient les vrais alliés des nazis

Voici un article qui dit que  la déclaration infâme du Parlement européen n’est qu’un hors d’œuvre à ce qui se prépare en matière de falsification de l’Histoire de la deuxième guerre mondiale. Il cite des faits irréfutables, mais dénonce l’actualité de l’opération: se débarrasser des communistes dans un temps où montent les revendications sociales contre l’ordre néolibéral et où les peuples sont conduits vers la guerre par un impérialisme en crise. Une fois de plus le cœur de l’opération se trouve en Pologne (note et traduction de Danielle Bleitrach).

Le monde n’est pas encore entré en 2020, quand vont être célébrés les 75 ans de la fin de la Seconde Guerre mondiale que déjà s’enveniment les débats – attisés depuis de nombreux mois – sur les responsabilités de son déchaînement. Ou plutôt: les cris de toute la démocratie libérale s’enflent sur les prétendues «fautes de Staline et de l’URSS», pour tenter de couvrir leur propre collusion, authentique et vérifiée, avec le nazisme.

Dans la marche par étapes forcées pour interdire le communisme, l’infâme «résolution» de septembre du soi-disant Parlement européen est, pour l’instant, le chef-d’œuvre le plus raffiné des mensonges concernant ces responsabilités. Mais, dans les mois à venir, avec l’approche du 9 mai et l’anniversaire de la capitulation nazie, il y aura des opportunités infinies et on devra revenir sur le thème, qui sera sûrement jumelé avec la question de ceux qui ont été les architectes de la victoire sur le nazisme.

Encore heureux si la Wehrmacht et la Casa Savoia qui ne seront pas associées aux Alliés pour avoir contribué à la défaite des Hitlériens: tous, bien sûr, sont du côté du « bien »; exceptés ceux qui ont soutenu 90% du poids de la guerre, c’est-à-dire l’Armée rouge et les peuples de l’URSS.

Pour le moment, il suffit de rappeler comment les blasphèmes de Bruxelles suivent un moule forgé depuis des décennies par l ‘ »historiographie » libérale et comme un langage tourné vers l’avenir, pas aussi élégant que les eurodéputés, il y a cinq ans, on était déjà allé au-delà de « l’ égalité de responsabilité « , en dénonçant même l’invasion soviétique de l’Ukraine et de l’Allemagne. C’était en 2015 et cette fine dialectique n’était autre que celle du premier ministre ukrainien à l’époque du coup d’État, Arsenij Jatsenjuk.

Ces derniers jours, l’atmosphère s’est encore réchauffée après que Vladimir Poutine, lors d’une réunion officieuse des dirigeants du SNG (les États de l’ex-Union soviétique), a défini Józef Lipski, ambassadeur de Pologne en Allemagne de 1934 à 1939, comme un  » Voleur et cochon antisémite « , pour avoir proposé au ministre des Affaires étrangères de l’époque Józef Beck (parmi les architectes, en 1934, avec le président Józef Piłsudski, du pacte de non-agression germano-polonais) d’ériger un monument à Varsovie à Adolf Hitler, pour ses paroles d’avant-guerre proposant de déporter tous les Juifs en Afrique.

En général, Vladimir Poutine ne se distingue certainement pas pour ses jugements honorables sur Lénine (il a « placé une mine sous le statut d’État russe « ) ou sur l’URSS ( » elle n’a produit que des galoches, qui ne pouvaient être exportées qu’en Afrique « ); mais, dans ce cas, il n’a fait que citer des documents polonais incontournables, il était également conscient du fait que la diabolisation de l’histoire soviétique représente un moyen d’attaquer la Russie d’aujourd’hui, que le Parlement européen habituellement  définit comme « la principale source de menaces hybrides et contre notre commune ». sécurité « , bien qu’il soit difficile d’assimiler les structures sociales de l’URSS à la Russie.

En Pologne, bien entendu, il  est veillé à ne pas admettre la réalité de la collaboration entre Varsovie et Berlin dans les années 1930 et ils en restent plutôt au style « eurodéputé », selon lequel Moscou  » tente de réécrire l’histoire de la Seconde Guerre mondiale et de la Russie (URSS) « .

On constate la même attitude de la part de la direction polonaise en Lituanie – la Pologne a également occupé Vilnius depuis 1922, libérée seulement en 1939 grâce à l’Armée rouge – avec le président Gitanas Nauseda qui refuse ouvertement de  » permettre que la vérité soit remplacée par faux faux signaux », en référence aux paroles de Poutine selon lesquelles ce n’est pas le pacte Molotov-Ribbentrop de 1939 qui a libéré les mains de l’Allemagne nazie, mais le complot de Munich des puissances occidentales avec Hitler en 1938.

Pas un mot à Varsovie, par exemple, sur la façon dont entre octobre 1938 et mars 1939, avec la « crise des Sudètes », la Pologne avait participé avec la Hongrie et l’Allemagne hitlérienne au démembrement de la Tchécoslovaquie – déchaînant ainsi la Seconde Guerre mondiale – sur la base du pacte de Munich entre Hitler, Mussolini, Daladier et Chamberlain.

Varsovie tente de justifier le pro-nazisme polonais des années 1930, balbutiant qu’ ‘ » il n’y a pas eu d’invasion en tant que telle  » de la Tchécoslovaquie mais seulement une  » réponse aux actions militaires » tchèques en 1919, quand ils ont envahi la Silésie ».

Mais, précisément selon cette logique, toute spéculation libérale sur la  » partition germano-soviétique de la Pologne  » s’effondre naturellement en 1939: le 17 septembre de la même année, en fait, l’Armée rouge n’a fait que libérer les territoires occidentaux de l’Ukraine et la Biélorussie, occupée par la Pologne en 1919; occupation sanctionnée par le Protocole de Riga de 1921.

La voix du blogueur russe Mordor rappelle comment, dans les années 1930, une bonne moitié des États européens étaient amis ou alliés de l’Allemagne d’Hitler – la Roumanie, la Hongrie, la Bulgarie, la Finlande – et une autre moitié se sentait à l’aise sous le talon nazi ou manifestait une résistance de façade. Ce fut le rêve commun de « réprimer le bolchevisme  » qui a guidé l’objectif de diriger les armées nazies contre l’Union soviétique.

Plus précisément en Pologne, qui continue toujours de rêver d’une renaissance de la Rzeczpospolita Polska (Międzymorze) de la Baltique à la mer Noire, Varsovie n’a alors pas caché vouloir un « démembrement de la Russie », cibler «l’ Ukraine Soviétique et un débouché sur la mer Noire, à atteindre avec le Reich et la Roumanie « et, déjà en mars 1939, en accord avec Berlin, avait élaboré le plan » oriental « , pour » des attaques conjointes germano-polonaises contre Minsk, Gomel, Žitomir et Kiev « .

Vladimir Poutine, lors de la réunion susmentionnée des dirigeants du SNG, a également énuméré tous les accords conclus avec l’Allemagne d’Hitler, bien avant le soi-disant pacte Molotov-Ribbentrop qui, selon Bruxelles, aurait « divisé l’Europe et les territoires des États indépendants entre deux régimes totalitaires et a ouvert la voie au début de la Seconde Guerre mondiale .  »

Parmi ces accords: le pacte Hitler-Piłsudski déjà mentionné de 1934; l’accord maritime anglo-allemand de 1935; la déclaration Chamberlain-Hitler du 30 septembre 1938; celle franco-allemande du 6 décembre 1938 Bonnet-Ribbentrop; l’accord lituano-allemand du 22 mars 1939; le pacte de non-agression germano-letton du 7 juin 1939.

Igor Šumejko écrit sur news-front.info que le pacte de Munich n’est pas seulement un accord qui intervient « un an avant le pacte de non-agression soviéto-germanique. Monaco a en fait créé cette Allemagne hitlérienne qui a uni l’Europe sur une base antisoviétique ». Concrètement, Monaco a donné aux nazis, sans combattre, une zone, celle des Sudètes précisément, consolidée par une ligne de fortifications en comparaison de laquelle Maginot et Sigfrid ont disparu.

Lors du procès de Nuremberg, Šumejko, le chef d’état-major de l’ Oberkommando der Wehrmacht, le maréchal Wilhelm Keitel , rappelle que  » nous étions inhabituellement heureux de ne pas en être arrivés à une opération militaire, car nous avions toujours estimé que nous n’avions pas les moyens suffisants pour un assaut contre les fortifications de la frontière tchécoslovaque ».

La vérité sur le déclenchement de la guerre, ainsi que les faits, et non la propagande libérale, sur qui a vaincu le nazisme: tout cela est de l’histoire. Mais pas seulement ça. Aujourd’hui, la déformation de cette histoire, d’une part, offense les victimes du nazifascisme et les architectes de la libération et, d’autre part, ouvre la voie à l’interdiction « institutionnelle » des communistes; la préparation des consciences à une telle démarche a commencé depuis de nombreuses années, seul l’acte formel fait défaut. La seule levée ne peut venir que des communistes eux-mêmes.

 – © Reproduction possible DERRIÈRE UN CONSENTEMENT EXPLICITE par le CONTREPLAN ÉDITORI

 

Affaire Sarah Halimi : Le sens d’une décision judiciaire – Par Régis de Castelnau

Source : Vu du droit, Régis de Castelnau, 20-12-2019


L’émotion provoquée par la décision de la chambre d’instruction de la cour de Paris dans l’affaire Sarah Halimi est parfaitement justifiée, et je la ressens aussi. Comment ne pas être bouleversé par cette tragédie insupportable qui concentre tant de maux de l’époque. Voilà une personne qui après une vie de rectitude et de dévouement aux autres a été massacrée dans des conditions abominables et qu’on le veuille ou non, au nom d’une religion qui aggrave jusqu’au meurtre, la folie d’esprits déjà dérangés. Sarah Halimi fut médecin puis directrice de crèche, elle a été battue, torturée puis défenestrée par quelqu’un qu’il n’est pas possible de qualifier autrement que d’épave humaine. Bon à rien, Kobili Traoré n’a jamais travaillé, dispose d’un casier judiciaire garni de vingt condamnations, et consomme jusqu’à 30 joints de cannabis par jour ! Il a tué Sarah Halimi évidemment parce qu’elle était juive et il l’a fait en récitant des sourates du Coran et en invoquant son Dieu. Il s’agit là incontestablement d’un crime islamiste et antisémite.

La chambre d’instruction de la Cour de Paris vient de rendre une décision par laquelle Kobili Traoré a été déclaré pénalement irresponsable et ne pourra donc pas faire l’objet d’un procès en Cour d’assises. Décision extrêmement douloureuse évidemment pour ses proches, mais aussi pour tous ceux que l’islamisme et l’antisémitisme musulman révulsent. Et l’on assiste depuis à un déferlement de commentaires indignés et rageurs contre une décision qui apparaît incompréhensible.

Malheureusement, comme j’ai eu l’occasion de le rappeler notamment sur cette affaire, une fois de plus on attend de la justice ce qui ne relève pas de sa mission et on fait dire à la décision judiciaire ce qu’elle ne dit pas. D’abord la montée de l’islam politique et ses conséquences criminelles, et le développement d’un antisémitisme spécifiquement musulman sont des questions directement politiques qui doivent être traitées dans le cadre politique. Ensuite l’état de démence au moment de la réalisation du crime aboutit à l’irresponsabilité pénale de l’auteur qui par conséquent ne peut pas être jugé. L’application de ce principe qui existe depuis la Rome antique n’est pas une quelconque absolution, mais repose sur le fait qu’il n’est pas possible dans ces conditions de conduire une procédure équitable pour prononcer une décision de justice légitime. En revanche la question du traitement de l’aliéné et de sa dangerosité incombe à l’État qui doit l’empêcher de nuire par l’internement et les traitements.

Alors, on fait quand même à la justice un procès d’intention, celui d’avoir voulu exonérer l’accusé de l’accusation d’avoir commis un crime islamiste et antisémite. Ce qui est d’ailleurs tellement compréhensible dans une affaire à ce point insupportable et par conséquent passionnelle. De façon schématique et caricaturale je vais en présenter un résumé en reprenant un tweet qui m’est tombé sous les yeux : « connaissez-vous la jurisprudence Kobili Traoré ? C’est celle qui vous permet de tuer une personne âgée sans risquer un procès, à trois conditions :

•            que vous ayez consommé du cannabis

•            que vous soyez musulman

•            que la victime soit juive »

Eh bien non ! À mon sens il n’y a pas et il n’y aura pas de jurisprudence « Sarah Halimi » ou « Kobili Traoré » . Et en aucun cas l’arrêt de la chambre d’instruction n’a dit que la consommation de cannabis était une circonstance atténuante. Cette présentation est fausse, et ceux qui le sachant, continuent à le prétendre sont de mauvaise foi. La difficulté de ce dossier réside dans le fait que « l’abolition du discernement » au moment de la commission du crime a été provoquée par une énorme surconsommation de cannabis sur un sujet psychiquement vulnérable.

Sur le plan juridique revenons une fois de plus sur la façon dont se pose le problème. C’est l’article 122–1 du Code pénal, succédant au célébrissime article 64 promulgué en 1810, qui traite de la question et des conditions dans lesquelles un accusé peut être déclaré irresponsable. Parlant d’abolition du discernement l’alinéa premier de cet article nous dit « N’est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes ». Le deuxième alinéa quant à lui traite de l’atténuation de la responsabilité et par conséquent de la peine en cas d’altération du discernement. C’est le choix de l’altération qu’a fait en conscience le premier expert choisi par le juge d’instruction, le Docteur Zagury. En application du premier alinéa de l’article 81 du Code de procédure pénale, le juge d’instruction a ordonné une nouvelle expertise réalisée cette fois-ci par un collège de trois experts, qui ont tranché en faveur de « l’abolition du discernement ». Face à ces avis divergents, une troisième expertise a été ordonnée et confiée à un collège de trois autres experts qui ont eux aussi choisi cette même « abolition du discernement ». Nous avons donc eu l’avis de six experts psychiatres assermentés, contre celui du seul Docteur Zagury.

Le profane que je suis ne peut pas dire si Kobili Traoré avait son discernement aboli ou seulement altéré au moment où il accomplissait son immonde forfait. Et personnellement j’aurais préféré qu’il soit jugé. Les magistrats quant à eux doivent se faire une opinion à partir des conclusions des experts psychiatres choisis pour leur compétence. Ils l’ont fait en conscience, et il serait particulièrement malsain de prétendre que c’était pour absoudre un musulman ayant tué une juive. Il se trouve qu’un des six experts qui a conclu à l’abolition est un ami proche de confession juive, et proférer à son égard cette accusation serait à la fois infect et rocambolesque.

Alors on va dire, répéter encore et encore que la Justice n’était saisie que d’une seule question à l’occasion de cette décision rendue le 19 décembre : au regard de la loi française Kobili Traore avait-il discernement aboli au sens de l’article 122–1 du Code pénal au moment où il a commis son ignoble forfait ?  Alors, on peut évidemment comprendre et partager cette frustration, cette colère, ce sentiment d’impuissance face au caractère mortifère de cette montée de l’antisémitisme musulman et de l’islamisme criminel. Mais dans ce cas, ce n’est pas à la justice d’en traiter la globalité de ce problème, c’est une question politique qui doit être traitée politiquement. S’il faut fermer les mosquées intégristes comme celle que fréquentait Traoré, s’il faut expulser les imams qui professent une vision mortifère de leur religion, s’il faut cesser de tolérer les dérives de délinquants d’habitude qui affichent des casiers judiciaires longs comme des jours sans pain, s’il faut amender, modifier, voire supprimer l’article 122–1 du Code pénal, alors il faut s’adresser à ceux dont c’est la responsabilité. C’est-à-dire les responsables de l’État, qui sont aussi ceux qui devront veiller à ce que Traoré dont la dangerosité est incontestable, ne soit pas remis en circulation.

Et non pas insulter une justice qui cette fois-ci a fait son devoir en conscience.

Source : Vu du droit, Régis de Castelnau, 20-12-2019

 
 

France, toute honte bue, ta magistrature

Toute honte bue ! La trahison de la République, après les CRS, la haute magistrature… cela a des parfums de collaboration… Une parodie de l’excellent site  vu du droit ? …  (note de Danielle Bleitrach)

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Vu du Droit

Rubrique : Dernières nouvelles !

La situation pénale de Jean-Paul Delevoye devient extrêmement lourde.
Près de 15 incompatibilités avec son statut de ministre, assorties pour certaines de rémunérations cachées. Autant de violations de la Constitution. Prises illégales d’intérêt, concussions , abus de biens sociaux, fausses déclarations, faux et usages de faux, ce n’est plus une barque chargée, c’est carrément un porte-containers géant.

Devant cette situation, la garde des sceaux Nicole Belloubet a immédiatement reçu au ministère les organisations syndicales de magistrats.
En sortant celles-ci ont déclaré que la ministre leur avait assuré que leur régime dérogatoire de retraite serait maintenu.

Les organisations syndicales ont annoncé que dans ces conditions elles n’étaient plus concernées par le débat sur la réforme. Et qu’en conséquence leurs membres seraient disponibles et mobilisés le 17 décembre pour assurer les permanences de gardes à vue de manifestants.
Et que les mêmes feraient tous leurs efforts pour aboutir le plus rapidement possible aux classements sans suite des enquêtes préliminaires éventuelles concernant Jean-Paul Delevoye.

Dépêche GESD. (Grossiste En Second degré) 😃😃

 

Les émigrés russes blancs et la diffusion des « Protocoles des Sages de Sion »

Et ce torchon continue à être utilisé dans les pays où l’antisémitisme fleurit sans limite (note de danielle Bleitrach)

le 12/12/2019 par Stéphane François – modifié le 13/12/2019
Le général de l'«armée blanche » Anton Dénikine accueilli par sa garde d'officiers à Rostov-sur-le-Don, 1919 - source : WikiCommons

Le général de l’«armée blanche » Anton Dénikine accueilli par sa garde d’officiers à Rostov-sur-le-Don, 1919 – source : WikiCommons

Tandis qu’éclate la guerre civile à la suite de la Révolution d’Octobre, nombre de Russes tsaristes se réfugient en Europe de l’Ouest. Ces « Russes Blancs » antibolchéviques vont alors participer activement à la propagation du célèbre pamphlet antisémite.

Avec la Révolution d’Octobre et le début de la guerre civile en Russie, les opposants au nouveau régime bolchévique, monarchistes connus sous l’expression de « Russes Blancs » – indépendamment du fait qu’ils aient ou non participé activement aux armées blanches ou à la guerre civile russe – fuient le conflit et se réfugient en Occident, emmenant dans leurs bagages un faux devenu célèbre, Les Protocoles des Sages de Sion.

Ce texte, écrit en 1901 par Mathieu Golovinski, un informateur de l’Okhrana, la police secrète tsariste, est supposé être la publication d’un programme conçu par des « sages juifs » en vue de détruire les nations et la chrétienté et dominer le monde.

Les Protocoles des Sages de Sion furent édités en 1905 par un mystique orthodoxe russe, Serge Nilus (qui le réédita en 1911 et en 1917), qui voyait dans ce plan une action de l’Antéchrist. Henri Ford et le comte völkisch Ernst Zu Reventlow, nazi historique et militant païen, admiraient Serge Nilus. Le premier envoya des livres au mystique tandis que le second a aidé son fils à fuir la Russie en guerre et à s’installer en Allemagne en 1918-1919.

 

En Turquie Erdogan ne s’y est pas trompé, cet hymne est une insulte au président et l’infraction publique est contre la nation turque, l’Etat, le Parlement, le gouvernement et les organes judiciaires ».