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Archives de Catégorie: medias

L’Humanité : Élysée. Macron veut faire payer la collectivité à la place du CAC 40

cela fait plaisir de pouvoir relayer de plus en plus d’articles de l’humanité… (note de danielle Bleitrachà

Mardi, 11 Décembre, 2018

service politique de l’Humanité

Sortant d’un long silence, le chef de l’État s’est adressé au
pays pour tenter d’éteindre la colère sociale révélée par le
mouvement des gilets jaunes. En réussissant le tour de
force de
ne mettre à contribution ni les riches, ni le patronat.

C’était le discours de la Saint-Sylvestre avant l’heure.
Emmanuel Macron, dans son allocution à la nation hier soir,
pour
reprendre la main dans la crise des gilets jaunes, a voulu se
re-présidentialiser, lui qui est si malmené, subissant la
litanie
des « Macron démission » dans les cortèges et barrages qui
émaillent le pays depuis bientôt un mois. Il s’est d’abord
appesanti sur les violences dans le pays, qu’il veut
distinguer de
la colère profonde du pays. « Quand la violence se déchaîne,
la
liberté cesse », assène l’ex-étudiant en philosophie. Cette
colère profonde, il la ressent « comme juste à bien des égards
».
Il dit avoir pris conscience qu’il lui est « arrivé de blesser
»
certains par ses propos. Un mea culpa qui arrive après quatre
samedis de mobilisation tonitruante. Encore qu’Emmanuel Macron
n’assume-t-il pas tout à fait son action, en exprimant que
leur
détresse, à ces Français, « ne date pas d’hier ». En clair,
c’est la faute de ses prédécesseurs.

Pas à la hauteur des attentes

Un « tournant social » du quinquennat ? Pas en mettant le
patronat
à contribution, en tout cas. Car les mesures annoncées
écartent
soigneusement toute contribution directe des entreprises. «
C’est
d’abord l’état d’urgence économique et social que je veux
décréter aujourd’hui. » En annonçant que le salaire des
travailleurs au Smic augmenterait de « 100 euros par mois dès
2019
», il est loin de se montrer à la hauteur des attentes
formulées
sur les ronds-points. Emmanuel Macron ne compte en effet pas
donner
de coup de pouce au Smic comme espéré, mais augmenter la prime
d’activité, une aide sociale qui n’alourdira pas la facture
pour
les employeurs. C’est un premier cadeau aux riches, sur le
compte
de la communauté nationale. Une annonce doublée par la
possibilité
pour les entreprises de faire effectuer des « heures
supplémentaires
sans impôts ni charges dès 2019 ». Quant à la « prime de Noël
»
à laquelle postulent tant de gilets jaunes – et les Français
qui
les soutiennent –, le chef de l’État et ses amis du CAC 40
s’en
tirent à très bon compte : Emmanuel Macron demande « à tous
les
employeurs qui le peuvent » de donner à leurs salariés « une
prime de 1 000 euros sans charges ». Trois mesures, une
seule
recette : faire appel à la collectivité tout en épargnant le
capital.

Emmanuel Macron, qui a sermonné les ministres qui voulaient
revenir
sur la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune
(ISF),
s’est montré hier soir intraitable sur cette question. Ce
cadeau
livré sans contrepartie aux riches, quand d’autres sont soumis
à
des efforts très difficiles, n’a pas été remis en cause. « Je
sais que certains voudraient que je revienne sur la réforme de
l’ISF
», déclare-t-il. Mais il s’y refuse, en s’interrogeant
faussement : « Pendant près de quarante ans, il a existé.
Vivions-nous mieux ? » « Les plus riches partaient et notre
pays
s’affaiblissait », se répond-il à lui-même, malgré les études
prouvant l’inverse. « Revenir en arrière nous affaiblirait »,
insiste-t-il. « Cet impôt a été supprimé pour ceux qui
investissent dans notre économie et donc aident à créer des
emplois », argumente-t-il. Sauf que c’est faux. Il a été
supprimé sans que rien n’oblige ses amis riches à investir
dans
l’économie…

Le président de la République, acculé comme jamais, a consenti
quelques gestes. En 2019, la hausse de la CSG subie en 2018
sur les
retraités touchant moins de 2 000 euros de pension mensuelle
sera
annulée. Cette mesure qui frappe des retraités très modestes,
et
que le président de la République n’avait pas hésité à vanter
sur le terrain lors de dialogues avec des retraités filmés par
les
caméras, a largement participé à son impopularité. « L’effort
qui leur a été demandé était trop important, et il n’était pas
juste », mesure aujourd’hui le chef de l’État, qui souhaite
réformer profondément notre système de retraite en 2019.

Les maires appelés à la rescousse

Le discours brille par de grands absents : pas de hausse des
APL
comme demandé par le secteur HLM, pas de remise en cause du
coûteux
Cice, que les entreprises toucheront deux fois cette année en
raison
du mécanisme retenu pour le pérenniser.

Il n’a pas échappé au président de la République que les
institutions sont aussi contestées. «Ma légitimité, je ne la
tire
que de vous », a-t-il affirmé. C’est oublier bien vite que son
élection n’est que le résultat d’une Ve République qui pourrit
sur pied. Alors Emmanuel Macron a dit vouloir faire un geste,
avec la
« prise en compte du vote blanc ». Il souhaite aussi pouvoir
« prendre le pouls vivant de notre pays, partout sur le
terrain ».
Les maires, qu’il a si souvent humiliés, sont rappelé à la
rescousse, car ils « portent la République sur le terrain ». À
voir. Celui qui voulait concentrer encore plus de pouvoirs à
l’Élysée en étouffant l’Assemblée nationale avec son projet
de réforme institutionnelle dit maintenant vouloir travailler
à un
« nouveau contrat avec la nation ».

D’un coup, sans transition, en fin de discours, Macron s’est
mis
à agiter les mêmes peurs que l’extrême droite. « Il faudra que
nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut
l’affronter. » Affronter quoi ? La question ou l’immigration ?
Mystère. Surtout après avoir déjà fait voter la loi
immigration
la plus répressive de l’histoire de la Ve République cette
année.
Le chef de l’État se sent si requinqué à l’issue de cette
allocution que la campagne pour les européennes reprend ses
droits :
alors que le thème ne figure pas en tête de liste des
revendications des gilets jaunes, Emmanuel Macron l’introduit.
La
captation de l’héritage des gilets jaunes a déjà commencé.

Grégory Marin, Aurélien Soucheyre et Lionel Venturini


		
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Les retombées positives d’une stratégie catastrophique, mais faut pas que ça dure trop…

Résultat de recherche d'images pour "Glucksmann est conseiller du président Mikheïl Saakachvili,"

 

Les camarades de ma cellule trouvaient le bilan un peu rude et cherchaient quelques éléments « positifs », nous en avons trouvé deux : nous n’avons pas suivi le chemin des italiens et des espagnols, enfin pas encore… et nous avons conservé le nom de communiste.

Avec mon optimisme naturel (et un certain sens de l’humour) je me dis que « l’effacement », notre disparition du paysage politique n’a pas que des aspects négatifs. Quand André Chassaigne déclare avec beaucoup de lucidité que grâce à une obstination quasi diabolique dans « l’erreur », on a réussi à faire sortir le PCF du champ politique (enfin je traduis ses propos plein de lucidité et de bon sens), ces derniers jours je me suis dit que ce n’était pas plus mal vu la nature du dit champ politique.

L’autre jour j’ai écouté rafaêl Gluksman, qu’en dire?  :

D’abord, encore un qui se présente en rassembleur de la gauche en créant un mouvement de plus.mais il n’y a pas que ça…

L’Afrique a été traditionnellement un terrain dans lequel des politiciens venaient puiser des fonds de campagne, mais après la chute de l’URSS, les oligarques et leurs régimes se sont montrés tout aussi généreux pour s’acquerir quelques porte-voix en France… Si en plus l’individu qui acceptait ce rôle avait le soutien de la CIA, l’affaire était dans le sac et il pouvait venir à Paris fonder une quelconque ONG droits de l’hommistes, et si de curcroît il bénéficiait des fonds de Soros, le pactole.

Rafaêl Gluksman n’est pas le plus célébre de la portée, le maître étant l’inéffable BHL, mais il a un passé non dénué de mérite. Les pères ont beaucoup fait pour créer l’équivalence entre nazisme et communisme, le fils s’est pris pour un chevalier de la liberté en allant toucher les dividendes de la corruption.

quand on connait le personnage, ses exploits en Géorgie avec l’incroyable cocaïnomane, dictateur prévaricateur président Mikheil Saakachvili dont il a été conseiller de 2008 à 2012, tandis que son épouse de l’époque était la chef de la police, jusqu’à ce qu’ils se fassent virer et que le dit Saakachvili soit poursuivi par un mandat international. Ce qui n’empêche pas cette fine équipe d’attérrir Odessa pour y cautinonner le massacre de 46 personnes brulées vive à la maison des syndicats;… V là encore, Saakachvili a fini par se faire jeter par les Ukrainiens, en s’accusant tous de corruption,

Voilà pour les titres du dit Glucksman à « rassembler la gauche ». bref la manière dont ce sauveur de la gauche s’est mouillé avec les pires canailles déconsidérées à l’est pour les beaux yeux de la CIA, on se dot qu’il n’ya rélellement plus qu’avec l’actuelle direction du PCF qu’il a des chances de vendre sa salade « unitaire »et avec quelques déchaînés du bocal toujours prêts à répondre présents dès que la CIA lance une campagne tout en se prétendant « compagnons de route », les mêmes qui en leur temps on soutenu l’ineffable Robert ménard…. Entre nous tous les autres ne se démarquent pas de Macron qui a de plus en plus de mal pourtant à paraître crédible internationalement;… C’est dire les conditions d’une campagne électorale pour les Européennes dans pareils équipages politiciens, alors que tout le monde en a marre de ces gens là, de leurs leçons, de leur faux humanisme et vrai mépris du peuple…

Ce qui est sûr c’est que l’éuipe au pouvoir nous laisse pour les Européennes dans une mélasse pas possible. C’est pouquoi, si l’on peut considérer que la catastrophe stratégique qui a été la leur n’a pas que des aspects négatifs quand la gauche c’est ça… quand sa politique européenne, y compris celle d’un Benot hamon ne se distingue que très peu de celle de Macron, on doit également ne pas perservérer dans l’erreur et tenter de sortir du piège dans lequel nous sommes enfermés avec le candidat tête de liste qu’ils ont lancé dans la bataille et qui s’y livre avec courage. Le tout c’est de ne pas l’utiliser pour des compromis vaseux avec des gens qui n’ont plus aucune crédibilité en dehors du tout petit monde médiatique que l’on confond abusivement avec le champ politique.

Laisser entendre que georges marchais aurait cautionné si peu que ce soit la monstrueuse équivalence du totalitarisme est une mauvaise action. Parce que j’ai été une de celle qui a rédigé le 25 e congrès, je puis témoigner de l’avoinée que j’ai prise avec Gisele Moreau pour avoir présenté un bilan trop négatif de l’URSS lors de ce COngrès. Il existe encore les témoins et je puis dénoncer cette manipulation de notre mémoire mais nous n’avons que trop cautionné cette vision qui contribue de manière plus durable à notre effacement en tant que parti communiste. Un effacement beaucoup plus nocif quand toute la jeunesse lit dans les livres scolaires cette monstrueuse équivalence que la direction entérine… Un obstacle à notre capacité novatrice à définir un socialisme à la française… il y a effacement et effacement…

Perseverare est diabolique, ce serait comme une bataille « unitaire » à Marseille alors que tout Marseille vomit ceux qui ont conduit la ville là où elle en est, à commencer par Deferre, dont gaudin fut déjà l’adjoint à l’urbanisme, la sainte alliance s’étant nouée toujours et encore contre les communistes…. je me tairais sur l’actuelle baisse de popularité de mélenchon et le nombre de gens qui se demandent à quel titre il prétend représenter les Marseillais.

Là nous ne sommes plus dans le registre d’une gauche anticommuniste par essence se ridiculisant des des médias complice, nous sommes dans la mort de pauvres gens, la corruption prend l’allure de huits corps disloqués sous un amas de gravat à cause de tous ceux qui ont couvert et ne cessent de couvrir la sainte alliance entre promoteurs immobiliers et marchands de sommeil… Le monde découvre le parc Corot cette invraisemblable copropriété, si misérable que même les dealers désertent… Mais ce que le Monde ne dit pas c’est cette conception de l’urbanisme encore à l’oeuvre aujourd’hui, celle qui a consisté à vendre à des chômeurs les cités HLM que la ville, le département refusent d’assumer… C’est ce que macron poursuit avec sa politique du logement comme il crée des territoires isolés qui ne sont plus desservi par un service public, mais laissés à des autocars qui roulent au diesel, voir au bricolage du co-voiturage, le tout assorti d’une nouvelle taxe d’écologie punitive. la pauvreté punie jusqu’à ce que mort s’ensuive à Marseille on connaît et elle a eu des complices de droite, de gauche et d’extrême-droite tous unis sur la nécessité de culpabiliser la misère.

les communistes sont peut-être effacés du paysage politique, tel qu’il prétend s’imposer aux Français, mais vu son pourrissement c’est peut-être leur chance s’ils savent reconstruire le parti ce qui ne sera pas une mince affaire. A écouter les Marseillais, leur colère, je me dis qu’effectivement notre « effacement’ de ce paysage là est peut-être un atout si nous savons ré-apparaître pour ce que nous sommes… Il n’y a que nous parce que même le Front national ne peut pas récupérer tant il est déconsidéré, déchiré par les luttes intestine…

Bref grâce à toutes nos erreurs stratégiques, il nous reste la virginité, j’espère que certains ne songent pas à la vendre pour un aÏoli marseillais.

Le plus gros du travail est devant nous et il faut des gens déterminés pour le mener.

Danielle Bleitrach

 

Politique économique : la popularité de Macron plonge

je ne sais pas pourquoi mais j’ai l’impression que pendant que les médias s’excitent d’une manière totalement démesurée sur l’affaire melenchon, on ne parle plus de lui Macron et de la colère des Français… J’ai dit et je continue à affirmer que les conditions de la perquisition doivent être dénoncées, mais un député doit être au service du peuple, faire le lien entre ce qui est infligé aux Français, en particulier de condition modeste et ouvrières, et la manière dont on l’atteint. Alors que tout est fait par le monde médiatique pour centrer sur l’individu qui s’y prête malgré tout. Oui la fonction de représentant du peuple doit être protégée dans son exercice, dans sa fontion. Pourquoi melenchon se désinteresse-t-il totalement des arbres de la Plaine et la coupe sauvage par une mairie ralliée aux promoteurs? La haine du Marseille populaire, dans ce lieu qui fut celui des communards et qui demeure celui de la jeunesse et de la mixité sociale… Ce qui visiblement crée un grand émoi dans la ville dont il est député? Pourquoi ne rien dire sur la mise en place du plus grand hopital privé alors que l’hopital public est détruit… pourquoi n’y a-t-il qu’une perquisition d’importante dans la France d’aujourd’hui… Et qui organise cela sinon les médias qui ont choisi de ne parler que de ça en alternance avec cette affaire de fric qu’est le dernier disque de johnny, quel image de l’intérêt populaire est-on en train de nous imposer, ses outrances, ses émotions ? OUi le viol de la légalité républicaine est un danger pour nos libertés, mais le dévoiement médiatique qui finit par produire des faux duels Macron-Le pen comme seule réponse à la colère populaire, l’est tout autant (note de Danielle Bleitrach)

 Par Grégoire Normand  |   |  1247  mots
L’indicateur de qualité perçue de la politique économique du gouvernement atteint son plus bas niveau dans l’opinion souligne BVA.
« L’indicateur de qualité perçue de la politique économique du gouvernement atteint son plus bas niveau dans l’opinion » souligne BVA. (Crédits : PASCAL ROSSIGNOL)
La politique économique menée par Emmanuel Macron est jugée insatisfaisante par 69% des Français selon la dernière enquête mensuelle BVA/La Tribune. Les capacités du gouvernement à obtenir des résultats en matière de pouvoir d’achat ou de réduction du déficit public sont fortement remises en question.

La fin d’année s’annonce compliquée pour le chef de l’État. Selon la dernière enquête mensuelle d’opinion BVA/La Tribunesur « les questions de l’économie », les réformes engagées par le gouvernement sur le plan économique sont jugées défavorablement par une large majorité de Français. Et malgré la nomination de nouveaux ministres lors du récent remaniement, le mécontentement est loin de s’apaiser.

Sur le front économique, deux tiers des répondants (65%) considèrent que la composition du ministère de l’Économie et des Finances est insatisfaisante. Au plus bas dans les sondages, l’exécutif compte encore mener des réformes au pas de charge dans les mois à venir mais les résultats économiques décevants du premier semestre 2018 pourraient encore compliquer la tâche du couple Macron-Philippe.

Lire aussi : Pourquoi l’économie française s’essouffle

Macron au plus bas

Selon les résultats de l’institut de sondages, 69% des Français estiment que la politique économique du gouvernement est mauvaise. Au regard des enquêtes précédentes, c’est un record depuis octobre 2017. À l’opposé, la part des Français qui expriment un jugement favorable est au plus bas à 30%. Les Français les plus critiques à l’égard du gouvernement sont les moins de 35 ans avec 75% de répondants à émettre un jugement d’insatisfaction. Ils sont 73% chez les 50-64 ans. Les plus de 65 ans sont à l’inverse les moins critiques (57%).

Par catégorie professionnelle, ce sont les ouvriers et les employés qui se déclarent en forte majorité mécontents (81%). Chez les cadres, ils ne sont (que) 53% et chez les retraités, ce taux s’élève 62%. Mais cette déception pourrait encore s’amplifier dans les mois à venir. Après avoir encore manifesté leur colère ce jeudi 18 octobre, les retraités pourraient recommencer dans un avenir proche. En effet, l’exécutif a déjà suscité de vifs débats en présentant les contours de sa future réforme des retraites il y a quelques jours et les mesures socio-fiscales présentées dans le budget 2019 pourraient venir pénaliser le pouvoir d’achat des plus de 65 ans, selon les économistes de l’institut des politiques publiques.

Lire aussi : Budget 2019 : les retraités grands perdants

Du côté des forces politiques, les sympathisants de la France insoumise et ceux du Rassemblement national (ex-FN) sont ceux qui expriment le plus de réprobation à l’égard du gouvernement. À l’inverse, ils sont 92% chez la République en marche à se déclarer favorables.

Peu de confiance pour la baisse du chômage

La réduction du chômage demeure un immense défi pour les gouvernements successifs. Malgré une croissance très favorable en 2017 (2,3%) et des créations d’emplois au plus haut (340.000), le taux de chômage au sens du bureau international du travail (BIT) reste bien supérieur à la moyenne européenne. Pour tenter de combler ce retard, le gouvernement a multiplié les réformes en assouplissant le code du travail et s’apprête à transformer le CICE en baisse de cotisations pour favoriser les embauches. Mais ces mesures semblent peu convaincantes aux yeux des Français interrogés. En effet, 69% indiquent que la stratégie économique menée par Emmanuel Macron et le gouvernement ne permettra pas d’obtenir de résultats.

Ils sont encore plus sévères en ce qui concerne la question du pouvoir d’achat (75%). Les mesures intervenues en fin d’année 2017 comme la baisse des APL et celles mises en place en 2018 comme la fiscalité indirecte sur le tabac ou sur les carburants ont sans doute contribué à alimenter ce sentiment. Et les choses ne devraient pas s’arranger, même si plusieurs minimas sociaux vont être revalorisés à partir du premier novembre (allocation aux adultes handicapés, par exemple), la désindexation des pensions de retraites, des prestations familiales, et des allocations logement prévues dans le budget 2019 pourrait amplifier cette colère.

En matière de dépense publique et de réduction du déficit, la crédibilité du gouvernement est remise en cause. Parmi l’ensemble des interrogés, 36% seulement pensent que la politique menée par le gouvernement permettrait de réduire le déficit. Ils sont 81% chez la République en marche à accorder leur confiance, 54% chez les sympathisants du Parti socialiste mais seulement 28% chez les proches des Républicains et 10% au Rassemblement national.

Les Français peu satisfaits de Le Maire et Darmanin

Après le départ de l’ancien ministre de l’Intérieur Gérard Collomb, le gouvernement a suscité de vives interrogations dans l’opinion publique et sur la scène médiatique. Le délai pour annoncer la nouvelle composition du gouvernement a réveillé des crispations chez l’opposition et dans les rangs de la majorité. Plus de deux semaines après le départ du locataire de la place Beauvau, l’Élysée a annoncé l’arrivée de plusieurs ministres le 16 octobre dernier. Si certains ministères ont connu de véritables changements, d’autres comme celui du ministère de l’Economie n’ont pas subi de transformation majeure.

En effet, Bruno Le Maire est resté à la tête de Bercy tandis que Gérald Darmanin est toujours responsable des comptes publics. Le changement notable est l’arrivée de la nouvelle secrétaire d’État Agnès Pannier Runacher qui est venue remplacer Delphine Gény-Stephann. Par ailleurs, le secrétaire d’État Mounir Mahjoubi a changé de ministère de tutelle en s’installant à Bercy.

Lire aussi : Remaniement : Castaner nommé ministre de l’Intérieur

Sur les deux principaux ministres testés par l’organisme de sondages, à savoir Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, les Français sont en légère majorité (52%) à avoir déclarer une mauvaise opinion. En revanche, les autres secrétaires d’État bénéficient plutôt d’une opinion favorable d’après les résultats de l’enquête. L’institut rappelle néanmoins pour le cas de Mounir Mahjoubi que seuls 50% des interrogés connaissent suffisamment le secrétaire d’État.

« Les deux autres secrétaires d’État pâtissent d’une notoriété plus réduite, 62% des Français déclarent ne pas connaître suffisamment Olivier Dussopt pour donner leur avis et qu’ils sont, logiquement, 67% à mal connaître Agnès Pannier-Runacher entrée au gouvernement le 16 octobre. » Ce qui tend à relativiser les derniers résultats.

Dans le détail, 33% des Français ont une bonne opinion de Bruno Le Maire. La popularité du ministre de l’Économie et des Finances est extrêmement élevée auprès des sympathisants LREM (89%) et supérieure à la moyenne nationale auprès des sympathisants LR (41%) alors qu’elle est plus limitée chez les sympathisants PS (29%), RN (13%) et LFI (11%). Du côté du ministère des comptes publics, 28% des interrogés ont une bonne opinion de Gérald Darmanin. Si Édouard Philippe et Emmanuel Macron ont renouvelé leur confiance aux deux principaux ministres en charge de l’économie, les Français sont très loin d’être du même avis.

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Méthode : enquête réalisée auprès d’un échantillon de Français interrogés par Internet du 16 au 17 octobre 2018. L’échantillon est composé de 1.004 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée grâce à la méthode des quotas appliquée aux variables suivantes : sexe, âge, CSP du chef de famille et de la personne interrogée, après stratification par région et catégorie d’agglomération.

 

 
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Publié par le octobre 21, 2018 dans medias, POLITIQUE

 

Le capitalisme du 21ème siècle: le pouvoir des guerriers nucléaires

le capitalisme
Photo: Granma 

À la fin du vingtième siècle, les États capitalistes ont abandonné d’importants domaines vitaux de l’économie, des services, des communications, etc. Ces seteurs sont restées aux mains de grands conglomérats dont le seul objectif est d’obtenir le maximum de profits à n’importe quel prix.Le processus de déréglementation initié aux États-Unis avec l’approbation en 1996 de la Telecomunication Act par le président américain de l’époque, Bill Clinton, a permis aux entreprises ayant des intérêts extérieurs à la logique de la communication de devenir propriétaires des médias.

Les mégafusions de capitaux financiers, industriels et militaires se sont accompagnés  d’un processus plus important de concentration des médias. Sont alors apparus de vrais monstres à mille têtes qui font que  les mêmes produisent des avions de combat des céréales, les aliments génétiquement modifiés, voitures, médicaments, biscuits, news, jeux vidéo, missiles, représentent les artistes, ils publient des livres, des journaux et des magazines que nous lisons, Arman et ils encouragent les campagnes présidentielles, dictent la mode, la politique, les goûts, inventent et organisent des guerres, nous connectent à Internet et à la télévision par satellite, contrôlent l’énergie, etc.

 

Il s’agit d’un monde qui se rapproche toujours plus de l’univers de Fahrenheit 451 universellement connu,  imaginé par l’écrivain américain Ray Bradbury, un monde des êtres aliénés, où la vie est une sorte de télé – réalité, où il y a une disparition  de la vie privée, du libre-arbitre , de la liberté, c’ est l’univers orwellien de 1984

Dans ce monde du vingt – unième siècle la liberté d’expression du capitalisme n’est rien d’ autre que la liberté des grands conglomérats de dire aux gens ce qui les intéresse eux mêmes, ce qui est important à comprendre, parce que le pouvoir sur la liberté de chacun  est entre les mains d’environ six méga-transnationales .

Aux  États – Unis, Westinghouse, qui ne fabrique pas que des réfrigérateurs et des mélangeurs et d’ autres articles ménagers, mais une partie du complexe militaro – industriel de ce pays se confond avec CBS-Viacom.

General Electric, également connu pour ses célèbres appareils et également une société du même complexe militaro – industriel, fusionne -plutôt agrège- Fox Nouvelles, Disney, Sony, aol, cnn, emi, Times, Life, People, il possède des satellite, des agences d’information , des réseaux câblés, des magazines, de la radio, de l’édition … également Warner Music Group, qui compte plus d’ un millier d’ artistes engagés comme Madonna et Eric Clapton, et il diffuse  86% de ce que nous voyons , nous entendons et nous lisons.

À l’autre bout du monde, la scène se répète. En Europe, Lagardère, une grande société d’armements, fusionne avec Le monde et achète d’importantes actions de Prisa; Dassault (Armement) avec Le Figaro; Fininvest (Société de Berlusconi), avec Mepiaset-Tele 5 et Mediabanca-fiat avec Risoli Corrieri de la Cera.

Tous ces conglomérats européens ont pour partenaires de plus en plus dominants Westinghouse et General Electric, représentés par Time Warner, Fox, Viacom, aol et Sony.

Un autre phénomène intéressant est l’intégration qui se produit entre ces méga – entreprises, les entreprises américaines Burson – Marsteller relations publiques, qui opère dans 35 pays, l’exemple de ses clients sont Monsanto et Union Carbide, et le Groupe Rendon relations publiques, expert en matière de vente  des guerres, qui ont travaillé pour le père et fils de Bush et pour Bill Clinton; et les soi-disant psiops militaires, les guerriers psychologiques..

Pendant la guerre en Serbie, les psycho guerriers du 3ème. Bon d’opérations spéciales de Fort Bragg, ont travaillé avec CNN en ce qui concerne la production des actualités.  L’irak fut l’apogée de cette relation , puis vinrent en Irak a été l’apogée de cette relation, puis  la Syrie, le Venezuela, le Nicaragua Libye, Ukraine.

Ces charlatans, comme les appellent les journalistes, produisent et dictent les matrices d’opinion orientées à partir des centres de pouvoir politique, économique et militaire, et si les grands bénéficiaires des guerres sont les entreprises du complexe industriel militaire, il faut savoir que font les propriétaires des grands médias de communication et d’ Internet : quel type d’informations a été produit? Quel genre d’information est ce qui nous vient à travers ces médias?

Le développement technologique et informatique de l’ère des communications, la mondialisation du message et la capacité d’influencer l’opinion publique mondiale ont fait des opérations d’action psychologique et médiatique la principale arme stratégique. Comme dans la guerre militaire, un plan de guerre psychologique est conçu pour annihiler, contrôler ou assimiler l’ennemi.

Les armées militaires sont remplacées par des groupes opérationnels décentralisés spécialisés dans la communication stratégique et la psychologie de masse.

Des groupes de travail de guerre des médias, des groupes de subversion politique idéologique agissent contre les ennemis du pouvoir mondial du capitalisme, en particulier contre les pays qui osent défier ce pouvoir. Contre les gouvernements progressistes d’Amérique latine, ils ont fait l’expérience de toutes leurs armes, ils ont beaucoup d’argent, des ressources humaines illimitées, une formation et une longue expérience. Ils étudient les gens, leur mode de vie, leurs sentiments religieux, leur culture, leur identité, les groupes sociaux qu’ils forment.

Los grupos los integran diversos operadores, entre ellos los más importantes son:
Operadores legitimadores: Utilizan diversas estrategias de influencia masiva, por ejemplo, el Tercero Independiente, cuando se quiere enfrentar una verdad se usa a un tercero calificado, el uso de expertos, de reconocidos especialistas, es muy empleado para enfrentar muchas veces verdades incómodas para el poder global capitalista, sus transnacionales o gobiernos.
Operadores validadores: Manejan los medios, construyen matrices de opinión, generan mentiras, usan también a los «expertos», a los «especialistas renombrados» para validar una noticia.
Operadores multiplicadores: Reciclan noticias, entrevistan a personas «del pueblo» ya influidas, fabrican entrevistas, multiplican por todos los medios las noticias, ideas, matrices de opinión, medias verdades o mentiras completas, etc.
Estos operadores actúan desde el exterior y desde el interior de los países, tienen la misión de sembrar la incertidumbre, la desesperación, el miedo, la zozobra. Las redes sociales son el ejemplo más evidente; en este escenario: actúan bajo diversos perfiles y tienen bajo su mando a decenas de subordinados que multiplican los mensajes prefabricados, permanecen las 24 horas en acción, lanzando rumores, manipulando la realidad, difamando, mintiendo, mezclando medias verdades con mentiras y dirigiendo sus ataques de manera coordinada contra la institucionalidad revolucionaria y sus representantes.
Ya no podremos hablar de imperio norteamericano o británico o alemán, habrá que hablar además, de imperios Westinghouse, o General Electric o Monsanto, con sus ejércitos privados de mercenarios, como los que ya han operado defendiendo los intereses de esos grupos en diversas regiones del planeta.
El capitalismo sobrevivió a todos los augurios, fue capaz de reinventarse y sostenerse en el imaginario de la gente, mantuvo el poder en el siglo xx y saltó con bríos al xxi, pero a pesar de todos los esfuerzos y de todas las «victorias», el temido fantasma anunciado por Marx y Engels, debilitado su ectoplasma, recorre el mundo, asustando de muerte a los ricos, el sepulturero sigue ahí, calumniado, pero vivo. Su marcha es azarosa, difícil, pero inexorable.

les Groupes qui coordonnent  les différents opérateurs, y compris les plus importants sont les suivants :

pour légitimer les Opérateurs: Ils utilisent diverses stratégies influence massive, par exemple, le tiers indépendant, quand il s’agit d’affronter une vérité il est fait appel   à un tiers qualifié , avoir recours à des experts, spécialistes reconnus, est très souvent  la méthode  pour faire face à des vérités inconfortables pour le pouvoir capitaliste mondial, ses transnationales ou les gouvernements.
Opérateurs de validation: Gérez les médias, construisez des matrices d’opinion, générez des mensonges, utilisez aussi les «experts», les «spécialistes renommés» pour valider une histoire.

Opérateurs de multiplicateurs: recyclez les nouvelles, interrogez les gens « des gens » déjà influencés, faites des interviews, multipliez par tous les moyens les nouvelles, les idées, les matrices d’opinion, les demi-vérités ou les mensonges complets, etc.

Ces opérateurs agissent de l’extérieur et de l’intérieur des pays, ils ont pour mission de semer l’incertitude, le désespoir, la peur et l’anxiété. Les réseaux sociaux en sont l’exemple le plus évident. dans ce scénario: ils agissent sous différents profils et avoir sous ses ordres des dizaines de subordonnés multiplier les messages restent mobilisés  24 heures dans l’action, le lancement de rumeurs, la manipulation calomnier réalité, le mensonge, le mélange des demi-vérités avec des mensonges et diriger leurs attaques de manière coordonnée contre les institutions révolutionnaires et leurs représentants.

Nous ne pouvons plus parler de l’ empire américain ou britannique ou allemand, il faut parler aussi des empires Westinghouse ou General Electric ou Monsanto, avec leurs armées privées de mercenaires, comme ceux qui ont déjà exploité la défense des intérêts de ces groupes dans les différentes régions planète

Le capitalisme a survécu à tous les présages, il a été capable de se réinventer  lui – même dans l’esprit des gens, il a conservé le  pouvoir au XXe siècle et a sauté allègrement à xxi, mais malgré tous les efforts et tous les « victoires » le fantôme redouté annoncée par Marx et Engels, dont ectoplasme, parcourt le monde, menace de  mort les riches, le fossoyeur toujours là, calomnié, mais vivant. Sa marche est hasardeuse, difficile mais inexorable.

 
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Publié par le septembre 16, 2018 dans medias, SOCIETE

 

Déclaration relative aux arrestations massives de journalistes en Ukraine

Voici ce qui se passe réellement en Ukraine, tandis que les médias occidentaux et les réseaux sociaux orientés ne font état que d’un terroriste d’extrême-droite, lié au parti néo-nazi pravy sektor, de nos camarades du parti communiste du Donbass, nous parviennent des nouvelles différentes, une répression de masse, des poursuites sans raison, des soins refusés en prison,etc. il en de cela comme du meurtre de 46 individus à la maison des syndicats d’Odessa, toujours impunis et bénéficiant de l’omerta de la presse occidentale. C’est un gouvernement corrompu d’oligarques et de néo-nazis sans complexe que l’uE et les Etats-Unis soutiennent. (note et traduction de Danielle Bleitrach)

Avec l’avènement du nouveau gouvernement, l’anarchie scandaleuse a débuté en Ukraine, à la suite de quoi la répression la plus extrême contre les journalistes de l’opposition s’est développée.Pendant quatre ans, le pays est secoué par des nouvelles concernant de nombreux cas d’atteinte à la liberté d’expression. Pour des raisons politiques, les journalistes sont persécutés, arrêtés, torturés et même tués. Durant le règne des autorités de Kiev, à la suite du coup d’État, 12 journalistes ont été tués et 40 condamnations pour envoi de messages sur les réseaux sociaux ont eu lieu.

Le 27 septembre 2017 à Zaporozhye, le SBU a arrêté un important journaliste de gauche, Pavel Volkov. Il était accusé d ‘ »atteinte à l’intégrité territoriale » et « d’assistance à des activités terroristes ». La base de l’accusation, comme preuve de culpabilité, réside dans sa page dans le réseau social « Vkontakte » et dans des articles sur des sujets socio-politiques sensibles. Il a écrit que Kiev a violé les accords de Minsk et que des civils du Donbass sont tombés sous le feu de l’APU. Dans ses articles, Volkov était scandalisé par les démolitions des monuments de l’ère soviétique. En ce moment il est en prison.depuis près d’un an sont exercés contre lui de nombreux de pression. Il est privé  de soins médicaux décents, la santé de Paul a été grandement ébranlée.

Le 1er août 2017, Vasily Muravitsky a été arrêté à Jitomir pour les mêmes raisons tirées par les cheveux. Un an plus tard, le journaliste a été libéré en résidence surveillée, mais son cas n’est pas clos, et la poursuite n’a pas été interrompue.Le 15 mai 2018 à Kiev a été arrêté le directeur de la branche ukrainienne de l’agence de nouvelles russe RIA Novosti Cyril Wyszynski. Il fait face à 15 ans d’emprisonnement pour ses articles publiés, qui contiennent des critiques des autorités ukrainiennes.

De plus, en 2015, des journalistes ont été arrêtés Dmitry Vasilets et Yevgeny Timonin. Ils ont été arrêtés pour avoir visité Donetsk et coopéré avec une chaîne de télévision locale. Les journalistes ont passé plus de trois ans au SIZO. En février 2018, la mesure de contrainte sur l’assignation à domicile a été modifiée, mais l’affaire n’est pas close.

Nous considérons ces actions des autorités de Kiev comme une volonté d’éliminer le champ de l’information des journalistes indésirables. Peut-être l’opinion de quelques-uns des travailleurs des médias détenus ne peuvent pas entièrement être appelé marxiste, mais néanmoins, nous exprimons notre solidarité avec ceux qui ont osé sous la menace d’emprisonnement ou de mort pour exprimer un point de vue différent en Ukraine. Nous exigeons la libération de tous les condamnés pour des raisons politiques!

 

 
 

L’exposition Frida Kahlo critiquée en Hongrie, accusée de   « promouvoir le communisme »

cette vague ultra-conservatrice qui a également pris pour victime le philosophe marxiste Lukacs ose s’affirmer en tant que telle, mais comment ne pas voir qu’elle est largement entretenue dans toute l’Europe par un dénigrement du communisme obligatoire, lieu commun si l’on veut être publié, exposé. La censure existe partout et frise le négationnisme, jamais Orban et ses pareils n’oseraient agir ainsi s’ils n’avaient pas la caution de fait de l’UE et de l’Allemagne en particulier. (note et traduction de danielle Bleitrach)

Les visiteurs assistent à l'exposition "Frida Kahlo: Chefs-d'œuvre du Museo Dolores Olmedo, Mexico" à la Galerie nationale hongroise de Budapest

Les visiteurs assistent à l’exposition « Frida Kahlo: Chefs-d’œuvre du Museo Dolores Olmedo, Mexico » à la Galerie nationale hongroise de Budapest. CRÉDIT: BERNADETT SZABO / REUTERS

Soixante -quatre ans après sa mort, la vie personnelle et la politique de Frida Kahlo sont traquées en Hongrie.

Un journal pro-gouvernemental d’extrême droite a critiqué une exposition extrêmement populaire sur son travail à la Galerie nationale hongroise de Budapest en l’accusant de « promotion du communisme ».

Cette critique s’inscrit dans le cadre d’un débat national plus large sur la culture et la politique culturelle depuis que le Premier ministre nationaliste Viktor Orban a remporté son troisième mandat consécutif en avril.

Les partisans de M. Orban et les journalistes pro-gouvernementaux ont fait valoir ces dernières semaines qu’après qu’Orban avait remporté un autre mandat fort, il était maintenant temps de changer de culture en faveur des valeurs conservatrices pour mettre fin à ce qu’ils appellent les artistes libéraux de gauche.

Dans un article du 14 juillet intitulé « Voici la façon dont le communisme est promu en utilisant l’argent de l’Etat », l’exposition Kahlo a été dénoncée dans le journal de droite Magyar Idok avec d’autres galeries, artistes et expositions.

« Vous ne le croirez pas, mais Trotsky est de nouveau apparu à Budapest, cette fois-ci depuis le lit de Frida Kahlo », a-t-il écrit, faisant allusion à Leon Trotsky, une figure clé de la prise de exil au Mexique. Trotsky a été assassiné en 1940.

Un visiteur assiste à l'exposition "Frida Kahlo: Chefs-d'œuvre du Museo Dolores Olmedo, Mexico" à la Galerie nationale de Hongrie à Budapest
Un visiteur assiste à l’exposition « Frida Kahlo: Chefs-d’œuvre du Museo Dolores Olmedo, Mexico » à la Galerie nationale de Hongrie à Budapest. CRÉDIT: BERNADETT SZABO / REUTERS

K ahlo était affiliée au Parti communiste du Mexique et aurait également décoré la tête de son lit avec des images des dirigeants communistes Marx, Engels, Lénine, Staline et Mao, selon le Museo Frida Kahlo du Mexique.

Le journal a ajouté qu’il n’y avait « pas de problème esthétique » avec l’exposition du « peintre communiste mexicain », qui attire jusqu’à 3.000 visiteurs par jour.

La National Gallery a refusé de commenter. Kahlo est devenue l’un des artistes les plus célèbres du XXe siècle dans les décennies qui ont suivi sa mort, et son travail suscite un grand intérêt.

L’exposition de peintures de Budapest coïncide avec une exposition de Kahlo au Victoria & Albert Museum de Londres .

Nouvelle ère

Lors du débat sur la politique culturelle, M. Orban a déclaré le 28 juillet que des changements majeurs devaient être réalisés dans ce domaine et que sa troisième victoire électorale était « rien moins que le mandat de construire une nouvelle ère ».

« Une époque est déterminée par les tendances culturelles, les croyances collectives et les coutumes sociales. C’est maintenant la tâche à laquelle nous sommes confrontés: nous devons intégrer le système politique à une époque culturelle », a déclaré M. Orban à des centaines de partisans.

Un porte-parole du gouvernement a refusé de commenter lorsqu’on lui a posé des questions sur les changements imminents.

Depuis que M. Orban a été élu pour la première fois en 2010, son parti Fidesz a réécrit la constitution hongroise, a pris le contrôle des médias d’État et des hommes d’affaires proches de M. Orban et du Fidesz ont construit des empires.

M. Orban a contesté avec succès les tabous libéraux occidentaux, remportant les élections de 2018 avec une forte campagne anti-immigration et en mettant l’accent sur l’importance de la fierté et de l’unité nationales et d’une « Hongrie forte ».

Les visiteurs assistent à l'exposition "Frida Kahlo: Chefs-d'œuvre du Museo Dolores Olmedo, Mexico" à la Galerie nationale hongroise de Budapest

Les visiteurs assistent à l’exposition « Frida Kahlo: Chefs-d’œuvre du Museo Dolores Olmedo, Mexico » à la Galerie nationale hongroise de Budapest. CRÉDIT: BERNADETT SZABO / REUTERS

Un groupe d’une soixantaine d’artistes et d’historiens de l’art ont signé un manifeste rejetant la liste des artistes de Magyar Idok, affirmant que ces attaques étaient sans fondement.

En juin, Magyar Idok a également publié un article d’un commentateur invité qui accusait la comédie musicale Billy Elliot de l’Opéra d’État hongrois de diffuser la propagande homosexuelle auprès de son jeune public. Billy Elliot est au programme depuis deux ans, avec plus de 100 000 téléspectateurs à ce jour.

L’opéra national a annulé 15 des 44 représentations prévues en juin-juillet.

Dans un communiqué publié sur son site internet, il a indiqué que les performances n’avaient pas été annulées en raison de la controverse dans la presse. Mais il a noté que les gens avaient perdu tout intérêt à voir le spectacle suite à la couverture.

Les visiteurs assistent à l'exposition "Frida Kahlo: Chefs-d'œuvre du Museo Dolores Olmedo, Mexico" à la Galerie nationale hongroise de Budapest
Les visiteurs assistent à l’exposition « Frida Kahlo: Chefs-d’œuvre du Museo Dolores Olmedo, Mexico » à la Galerie nationale hongroise de Budapest. CRÉDIT:  BERNADETT SZABO / REUTERS

T AMAS Fricz, un analyste politique de droite qui a aidé à organiser des rassemblements de masse pour Orban, a déclaré que le but était « de ne pas détruire la culture libérale » , mais d’ajuster le système pour tenir compte de la droite conservatrice domination politique, tout en préservant les valeurs des arts libéraux.

« L’autonomie des institutions individuelles devrait être préservée mais je pense que le gouvernement … a le droit de favoriser et de soutenir fermement et consciemment la pensée conservatrice, les artistes, les œuvres de la culture », a déclaré Fricz.

Un moyen serait de consacrer plus d’argent aux films historiques montrant les grands chapitres de l’histoire de la Hongrie, at-il ajouté.

« Une culture conservatrice doit se construire … ce qui montrerait la force historique de la nation hongroise », a-t-il déclaré.

 

Sophia Chikirou, pas si bénévole que ça ? L’ancienne directrice du Média épinglée

Sophia Chikirou, pas si bénévole que ça ?  L'ancienne directrice du Média épinglée
Sophia Chikirou en janvier 2017. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

Mediapart révèle que Sophia Chikirou a facturé des prestations de conseil au Média.

Par L’Obs

Situation toujours aussi « explosive » au « Média », détaille ce vendredi Mediapart, qui révèle que Sophia Chikirou, laquelle avait abandonné en juillet sa double casquette à la tête de l’entreprise de presse et de sa société de production, était rémunérée comme prestataire via sa société Mediascop. « En résumé : via sa société Mediascop, dont elle est l’unique actionnaire, la consultante Sophia Chikirou donnait des conseils à la présidente Sophia Chikirou », écrit Mediapart, qui évoque deux virements pour un total de 130.000 euros [et non pas deux virements de 130.000 euros chacun, NDLR] dont des « prestations de direction conseil et stratégique » à 400 euros la journée entre janvier et juillet 2018. Une révélation qui intervient dans un contexte de guerre intestine entre l’ancienne et la nouvelle équipe de direction, au sujet, entre autres, de la sincérité des comptes de l’entreprise présentés en juin dernier.

Sophia Chikirou assure que « tout le monde au ‘Média’ était informé de ces prestations, surtout les fondateurs puisque les trois sociétés des fondateurs fournissaient des prestations de communication et audiovisuelles pour lesquelles le Média n’avait pas les compétences en interne ». Ce que la nouvelle direction conteste. Par ailleurs, Sophia Chikirou avait toujours expliqué qu’elle exerçait sa mission à la tête du Média de façon bénévole.

Le 27 juillet dernier, alors que l’ancienne spin doctor de Jean-Luc Mélenchon était censée laisser les rennes à la nouvelle direction du Media, « Sophia Chikirou a demandé au Crédit du Nord de faire trois virements : les deux premiers à deux des six autoentrepreneurs ayant travaillé pour le Média, le troisième à sa propre société, Mediascop, d’un montant de 67.146 euros »Le virement a été bloqué par la banque mais deux jours plus tôt, un chèque de 64.119 euros  avait été débité du compte du Média au profit de la société Mediascop. Les documents publiés par Mediapart montrent que dès le 13 juillet, Sophia Chikirou avait présenté par courrier la facture à la direction du Média et exigé un paiement à réception.

« J’ignorais que la société de Sophia Chikirou était prestataire du Média », explique la journaliste Aude Lancelin, nouvelle directrice du Média, qui dit considérer « cette facture comme une volonté de tuer le Média, par dépit, alors même que Sophia m’avait personnellement demandé de prendre sa succession et avait tenu à se féliciter publiquement de mon élection ».

« Si la banque n’avait pas bloqué le virement, nous aurions été en grande difficulté financière et les salaires n’auraient vraisemblablement pas pu être versés cet été. »

« Calomnie pure »

Sophia Chikirou, elle, souligne « l’étanchéité totale », note Mediapart, entre son rôle à la tête de la société de production et celui de patronne de Mediascop : « Cette prestation correspond au travail fourni par Mediascop et qui ne relève pas du mandat social de présidente de la SDPLM. Il s’agit de l’élaboration de la stratégie marketing et communication sur le web, de la communication extérieure et de la supervision quotidienne de sa mise en œuvre », insiste-elle, évoquant l’existence d’une convention détaillant les relations entre sa société et le Média – ce que ne confirme pas la nouvelle direction.

« Elle était bénévole en tant que présidente mais rémunérée comme conseil en stratégie. En interne, c’est ainsi qu’elle le justifie. Cela me semble problématique de se revendiquer bénévole et de se rémunérer par ailleurs », indique Henri Poulain, co-fondateur du Média.Sophia Chikirou, a annoncé son intention de saisir la justice face aux accusations de ses anciens collègues. Elle souhaite obtenir un audit externe des comptes du Media que Gérard Miller, co-fondateur, lui aurait refusé. « On a atteint le stade de la calomnie pure », ajoute-t-elle, auprès de « l’Obs ».

L. B.

 
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Publié par le août 12, 2018 dans medias