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L’Internet chinois est en réalité un intranet dit Oracle

par Les-crises.fr DT

Source : ZD Net, Catalin Cimpanu, 24-07-2019

Technologie : L’Internet chinois pourrait continuer à fonctionner comme un intranet national en cas de cyber-attaque ou d’intervention étrangère assure l’entreprise américaine. Et la Russie prend le même chemin.

La structure de l’Internet chinois ne ressemble à aucune autre, elle ressemble à un intranet gigantesque, selon une étude publiée par Oracle la semaine dernière.

Le pays a très peu de points de connexion à l’Internet mondial, n’a pas de compagnies de téléphone étrangères opérant à l’intérieur de ses frontières, et le trafic Internet Chine-Chine ne quitte jamais le pays.

Tout cela permet à la Chine de se déconnecter à volonté de l’Internet mondial et de continuer à fonctionner, même si elle n’a pas accès aux services occidentaux.

« En clair, en termes de résilience, la Chine pourrait effectivement se retirer de l’Internet public mondial et maintenir sa connectivité nationale » a déclaré Dave Allen d’Oracle. « Cela signifie que le reste du monde pourrait être empêché de se connecter à la Chine, et vice versa pour les connexions externes pour les entreprises et les utilisateurs chinois.

Très peu de points de peering

Le signe le plus évident que la Chine est différente de tout autre pays en termes de structure de son infrastructure Internet est l’examen de la façon dont le pays est connecté au reste de l’Internet.

Normalement, la plupart des pays autorisent les fournisseurs de télécommunications locaux et étrangers à opérer à l’intérieur de leurs frontières respectives. Ces entreprises interconnectent leur infrastructure à des endroits physiques appelés points d’échange Internet (IXP – Internet Exchange Points), et tout l’Internet est un maillage géant de points d’échange IXP interconnectant les petits réseaux de télécommunications.

Mais la Chine ne fonctionne pas de cette manière. Plutôt que de permettre aux opérateurs de télécommunications étrangers d’opérer à l’intérieur de ses frontières, ce marché leur est fermé. Et les opérateurs de télécommunications locaux étendent l’infrastructure de la Chine vers les pays étrangers, où ils sont reliés à l’Internet mondial.

De cette façon, les FAI chinois forment une structure très soudée capable d’échanger du trafic entre eux. Toutes les connexions qui doivent atteindre les services étrangers doivent passer par la Grande Pare-feu du pays, atteindre les IXP étrangers via des opérateurs télécoms étroitement sélectionnés (China Telecom, China Unicom, China Mobile), puis atterrir sur l’Internet public.

Le fonctionnement de l’internet en Chine. Image : Oracle

‘ensemble de cette structure s’apparente à un intranet d’entreprise et présente de nombreux avantages.

Premièrement, la Chine peut imposer son programme de censure d’Internet à volonté, sans avoir à rendre compte des opérateurs de télécommunications étrangers opérant à l’intérieur de ses frontières.

Deuxièmement, la Chine peut se déconnecter d’Internet chaque fois qu’elle détecte une attaque extérieure, tout en maintenant un niveau de connectivité Internet à l’intérieur de ses frontières, en s’appuyant uniquement sur les opérateurs télécoms et les centres de données locaux.

Le trafic interne ne quitte jamais le pays

Mais un autre avantage de cette structure est que le trafic destiné à passer d’un utilisateur chinois à un autre ne quitte jamais les frontières du pays.

Un schéma très différent de la plupart des connexions Internet. Par exemple, un utilisateur d’une ville italienne souhaitant accéder au site Web de sa ville peut trouver surprenant que sa connexion passe souvent par des serveurs situés en France ou en Allemagne avant d’arriver sur le site Web de la ville.

De tels chemins de connexion « bizarres » se produisent tout le temps sur Internet, et dans de nombreux pays, mais pas en Chine. Parce que les opérateurs télécoms locaux se côtoient principalement et ont quelques points de vente étroitement contrôlés vers le monde extérieur, le trafic interne n’a aucune raison de quitter le pays.

D’autres « intranets nationaux » suivront

Le principal avantage est que les services de renseignement étrangers ont très peu d’informations sur le trafic chinois, à moins que les utilisateurs ne se connectent aux services étrangers et que le trafic ne traverse les frontières de la Chine.

Du point de vue de la sécurité nationale, c’est l’idéal. Cependant, seule la Chine dispose d’un tel système, du moins pour le moment.

« La structure de la Chine est unique dans la façon dont elle est physiquement séparée du reste du monde, mais d’autres pays ont commencé à adopter l’approche théorique de la cyber souveraineté que la Chine promeut » dit Dave Allen d’Oracle.

L’un des pays qui essaie de reproduire ce modèle chinois d' »intranet national » est la Russie. En mars dernier, le président Vladimir Poutine a signé une nouvelle loi donnant au gouvernement un contrôle élargi sur Internet. La loi oblige les fournisseurs locaux d’accès à Internet à installer des dispositifs qui acheminent le trafic Web russe par l’intermédiaire de serveurs gérés par le gouvernement, où les services de renseignement ont toute latitude pour analyser le trafic.

En outre, le pays s’est également employé à mettre en place une sauvegarde locale du système de noms de domaine (DNS) et a effectué des tests pour déconnecter le pays du reste de l’Internet. La Russie a peut-être quelques années de retard sur la Chine, mais les intentions du Kremlin assez claires.

Article « Oracle: China’s internet is designed more like an intranet » traduit et adapté par ZDNet.fr

Source : ZD Net, Catalin Cimpanu, 24-07-2019

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Publié par le août 4, 2019 dans Chine, INTERNATIONAL, medias

 

Les médias se taisent sur le rejet de la plainte déposée par le DNC contre Julian Assange

Suite se ns amis trotskistes américains qui ont le bon goût d’être anti-impérialistes à l’inverse des gros « boulets » que nous traînons en Franceen particulier au sein du PCF (note de Danielle Bleitrach)

illustration la manifestation devant le consulat de grande Bretagne à Marseille de la part de quelques militants qui refusent l’injustice… Oui il en existe… et de plus en plus…

Par Oscar Grenfell
3 août 2019

Mardi dernier, une décision d’une cour fédérale qui rejette une action civile du Comité national démocrate (DNC) contre Julian Assange, «avec préjudice» c’est-à-dire en mettant fin à toute action fondée sur le même argument. Cette décision est une réfutation dévastatrice de la campagne menée par l’élite dirigeante américaine pour détruire le fondateur de WikiLeaks. La théorie du complot «Russiagate» véhiculée par le Parti démocratique, les médias institutionnels et les services secrets durant les trois années précédentes a reçu un coup dur.

La décision, rendue par le juge John Koeltl, du tribunal du district du sud de New York, a rejeté les calomnies selon lesquelles Assange aurait «été en collusion» avec la Russie. Il a confirmé son statut de journaliste et d’éditeur et a rejeté les allégations selon lesquelles la publication par WikiLeaks, en 2016, de courriels du DNC ayant fait l’objet d’une fuite serait «illégale».

En dépit de l’importance de la décision et de sa valeur médiatique évidente, elle a fait l’objet d’un silence quasi total de la part de l’ensemble des médias aux États-Unis et à l’étranger.

Le silence universel sur la décision de la cour ne peut être décrit que comme une conspiration politique coordonnée. Tous les médias ont occulté cette information, du New York Times (qui a enterré un article de six paragraphes sur la décision en page 25) et du Washington Post, aux médias «alternatifs» comme le site Internet Intercept, et jusqu’aux journaux télévisés du soir et aux publications de la pseudo-gauche.

Le but de cette conspiration est de supprimer toute discussion sur l’exposition par la cour des calomnies utilisées pour diffamer et isoler Assange. Ainsi, ils peuvent continuer les poursuites internationales sans précédent dont il fait l’objet en raison de l’exposition par WikiLeaks des crimes de guerre, des opérations de surveillance et des complots diplomatiques américains.

Le New York Times, le Washington Post et d’autres organes d’information bourgeois ont impitoyablement sali Assange comme un «agent russe». Ils l’ont décrit comme le pivot d’une conspiration inventée à Moscou pour priver Hillary Clinton, candidate du Parti démocrate, de la présidence aux élections américaines de 2016.

Maintenant que leurs affirmations ont été évaluées par un juge, qui a montré qu’elles ne sont qu’un tissu de mensonges, ils ont adopté le silence radio. Il ne fait aucun doute que si la décision du tribunal avait été en faveur de la DNC, les médias l’auraient accueillie en la criant sur les toits.

Leur réaction montre que ces publications font de la propagande d’État et participent activement à la campagne du Parti démocrate, de l’Administration Trump et de toute l’élite dirigeante pour condamner Assange pour le reste de sa vie à une prison américaine pour le «crime» de publier la vérité.

Les rédacteurs en chef et les journalistes du premier plan de ces médias, comme James Bennett, rédacteur en chef de la page éditoriale du New York Times, sont en contact constant avec la CIA et les autres agences de renseignement. Dans les coulisses, ils élaborent une ligne éditoriale qui fera avancer les intérêts des banques de Wall Street et de l’appareil de renseignement militaire. En même temps, ils décident quelles nouvelles et informations ils cacheront à la population américaine et mondiale.

Les efforts déployés par les principaux organes d’information pour enterrer la décision constituent un exemple clair du genre de manipulation des médias qui a conduit des millions de personnes à chercher d’autres sources d’information sur Internet, dont WikiLeaks est un exemple.

La décision du juge Koeltl a mis en évidence la logique antidémocratique et dictatoriale des poursuites du DNC contre Assange. Koeltl a prévenu: «Si WikiLeaks pouvait être tenu responsable de la publication de documents concernant les stratégies politiques, financières et d’engagement des électeurs du DNC simplement parce que le DNC les qualifie de « secrets » et de secrets commerciaux, alors tout journal ou autre média pourrait être mis en cause ainsi». Cela, a-t-il déclaré, «annulerait la protection du Premier Amendement» à la liberté de la presse prévue par la Constitution américaine.

La conclusion de Koeltl était une justification absolue des publications d’Assange et de WikiLeaks en 2016. Ces documents exposent les tentatives du DNC de truquer les primaires du Parti démocrate contre Bernie Sanders, qui se définit comme «socialiste démocrate», et en faveur de Hillary Clinton.

Le juge a estimé que ces publications, ainsi que la publication des discours secrets de Clinton devant les banques de Wall Street – lors desquels elle s’engageait à être leur représentante achetée et payée – étaient «des questions du plus haut intérêt pour le public». Ils ont «permis à l’électorat américain de regarder derrière les rideaux de l’un des deux principaux partis politiques des États-Unis pendant une élection présidentielle».

De plus, Koeltl a conclu qu’il n’existait aucune preuve pour justifier l’affirmation du DNC selon laquelle WikiLeaks s’était entendu avec l’État russe pour obtenir les documents. Assange et WikiLeaks ont toujours soutenu que le régime Poutine ne leur avait pas fourni les documents.

Le jugement a démontré l’illégalité flagrante de la vendetta américaine contre Assange. La calomnie selon laquelle il agirait comme «agent russe» pour «interférer» dans la politique américaine a été utilisée par le gouvernement américain et ses agences de renseignement pour faire pression sur le régime équatorien afin qu’il coupe l’accès Internet d’Assange en 2016, et de nouveau en 2018. Il a servi de prétexte central à la fin illégale en avril de son asile politique dans le bâtiment de l’ambassade.

Ce jugement montre également de manière implicite l’illégalité des tentatives de l’Administration Trump, avec le soutien total des Démocrates, d’extrader Assange de Grande-Bretagne. Son arrivé sur le sol américain permettrait qu’il soit poursuivi pour 18 chefs d’accusation américains, dont 17 d’espionnage, avec une peine maximale de 175 ans d’emprisonnement.

Le gouvernement Trump et le ministère de la justice prétendent qu’il était illégal pour WikiLeaks et Assange de publier des journaux de guerre de l’armée américaine en Irak et en Afghanistan, des centaines de milliers de communications diplomatiques et autres documents dévoilant les crimes de guerre et intrigues américains, fournis par Chelsea Manning, la courageuse lanceuse d’alerte.

La décision de Koeltl, cependant, a réaffirmé le principe démocratique fondamental selon lequel WikiLeaks avait le droit de publier les documents de la DNC de 2016, même dans l’hypothèse où ils auraient été obtenus illégalement par le gouvernement russe, ou toute autre entité.

L’implication limpide est que même si la décision de Manning de divulguer des documents militaires et diplomatiques américains était une violation de la loi, la publication par WikiLeaks de ces documents ne l’était pas. La publication des fuites de 2010 et de 2016 était une activité journalistique protégée par la Constitution.

En outre, Koeltl a sapé les affirmations de l’Administration Trump, des Démocrates et des médias selon lesquelles Assange serait un «hacker» qui ne mérite pas les protections du Premier Amendement. Le juge a qualifié à plusieurs reprises Assange de «journaliste» et WikiLeaks d’«éditeur».

En d’autres termes, la tentative d’extrader Assange vers les États-Unis et de le poursuivre en justice constitue une attaque frontale contre la Constitution américaine et la liberté de la presse. Au mépris du droit national et international, cette tentative ne peut se caractériser que comme une opération de transfert extrajudiciaire (extraordinary rendition), similaire aux enlèvements et aux opérations de torture menées depuis des décennies par la CIA.

La réaction hostile à la décision de Koeltl de la part de l’ensemble de l’establishment politique et médiatique, aux États-Unis et sur la scène internationale, démontre que cette conspiration ne sera pas vaincue par des appels plaintifs aux gouvernements, aux partis politiques et aux entreprises de médias qui ont mené l’attaque contre les droits d’Assange.

Tous se servent de la persécution d’Assange comme d’un test pour imposer des mesures de plus en plus autoritaires. Ils visent à réprimer l’hostilité croissante de la population envers la guerre, les inégalités sociales et les atteintes aux droits démocratiques.

Il faut le développement d’un mouvement de masse par le bas, pour mobiliser l’immense pouvoir social et politique de la classe ouvrière au niveau international. C’est ainsi, que l’on peut garantir la liberté d’Assange et défendre tous les droits démocratiques.

Pour faire avancer cette lutte critique, le WSWS et le Comité international de la Quatrième Internationale ont appelé le mois dernier à la formation d’un Comité mondial de défense pour libérer Assange et la courageuse dénonciatrice Chelsea Manning. Tous les travailleurs, les jeunes et les partisans des droits démocratiques devraient contacter le WSWS dès aujourd’hui pour reprendre la lutte pour libérer Assange et Manning!

(Article paru d’abord en anglais le 2 août 2019)

 
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Publié par le août 3, 2019 dans medias

 

Hong Kong: Nouvel épicentre de la campagne de diffamation de l’Empire contre la Chine?

  • Bon c’est bien de ne pas se résigner à la censure à l’intérieur du PCF, mais il faut continuer notre travail d’information en publiant des traductions vu que les choses étant ce qu’elle sont on ne peut pas compter sur grand monde pour le faire. Et il y a de plus en plus de gens militants communistes ou autres pour ne pas se résigner à être désinformés, ce qui est une bonne chose.   (note de danielle bleitrach)

Publié le 

Par Thomas Hon Wing Polin pour Counterpunch le 10 juillet 2019

1er juillet 2019: Des manifestants hostiles au gouvernement pro-Pékin ont envahi l'hémicycle du Parlement de Hong Kong et y ont déployé le drapeau colonial britannique après avoir forcé l'entrée du bâtiment.

1er juillet 2019: Des manifestants hostiles au gouvernement pro-Pékin ont envahi l’hémicycle du Parlement de Hong Kong et y ont déployé le drapeau colonial britannique après avoir forcé l’entrée du bâtiment.

Alors que l’Empire (anglo-américain) intensifie sa guerre tout azimut contre les Chinois, sa dernière cible se trouve être la première région administrative spéciale (RAS) de Hong Kong, Chine. La dernière vague d’attaques dans les médias le confirme.

Un élément essentiel à une attaque impériale contre une victime désignée est l’organisation d’une campagne continue de diabolisation par le biais des médias grand public avec le support et en association avec les médias locaux. Une telle campagne est en cours à Hong Kong depuis le retour de l’ancienne colonie britannique dans sa mère-patrie en 1997. Pékin a usé de ménagements dans ses relations avec la RAS, mais son attitude a été systématiquement qualifiée comme une volonté de suppression des libertés de la part des diaboliques communistes chinois. Avec un enthousiasme incroyable, les nombreux hongkongais qui haïssent Pékin ont coopéré pour étayer et amplifier cette fiction trompeuse.

Ces attaques concentrées des médias sur Hong Kong font partie d’une guerre de propagande à grande échelle contre la Chine lancée par l’Empire de la démocratie, ses alliés et ses agents. La campagne utilise les troubles actuels à Hong Kong pour dénigrer davantage la Chine. La réalité est que, sous la Chine, Hong Kong est plus libre qu’elle ne l’a jamais été pendant 165 ans de gouvernement colonial britannique, contrairement aux affirmations continues de la propagande sinophobe de l’Occident. Et au cours de la récente tourmente – créée par l’alliance impitoyable entre les ennemis de Pékin et leurs commanditaires occidentaux – Pékin s’est tenu totalement à l’écart, au grand dam des patriotes chinois dans la RAS.

Bien entendu, cela n’a pas empêché l’Empire de hurler plus fort que jamais à la «répression sanglante» contre Hong Kong. Que ce soit à des fins politiques ou par simple ignorance, les médias ont toujours qualifié les faits de la façon suivante : l’ogre vert à trois yeux de Pékin continue de resserrer son emprise sur le petit Hong Kong courageux et épris de liberté!

Face à une telle fiction cynique et fausse, il est important de considérer les points suivants:

* Si Pékin avait resserré son emprise sur Hong Kong, comment des centaines de milliers de personnes (des «millions» suivant les estimations rocambolesques des organisateurs pro-démocratie) auraient-elles pu descendre dans la rue contre le projet de loi sur l’extradition soutenu par Beijing?

* Si Pékin avait resserré son emprise sur Hong Kong, comment des foules d’émeutiers auraient-elles pu infliger des violences à la police et s’en sortir indemnes, et même être acclamées comme d’héroïques «manifestants pacifiques» qui ne peuvent être accusées d’aucune infraction criminelle?

* Si Pékin avait resserré son emprise sur Hong Kong, comment les foules seraient-elles en mesure de faire reculer le gouvernement local sur sa propre législation et les supplier à plusieurs reprises de lui accorder un minimum de répit?

* Si Pékin avait resserré son emprise sur Hong Kong, comment la CIA et ses organes associés auraient-ils pu si facilement financer leurs alliés locaux au sein de la subversion, les «démocrates», et gérer en toute transparence la logistique de leurs soulèvements anti-gouvernement?

* Si Pékin avait resserré son emprise sur Hong Kong, pourquoi les écoliers de Hong Kong, dès le primaire, sont-ils systématiquement endoctrinés par des enseignants «pro-démocratie» sur l’effroyable situation de leur propre nation et sur la merveilleuse diversité des valeurs et des méthodes occidentales?

* Si Pékin avait resserré son emprise sur Hong Kong, comment les tribunaux locaux pourraient-ils prononcer régulièrement les peines les plus légères pour les crimes contre le gouvernement – un encouragement indirect à récidiver?

* Si Pékin avait resserré son emprise sur Hong Kong, comment les médias locaux auraient-ils pu décrire les dernières protestations contre le projet de loi sur l’extradition comme une lutte héroïque pour la Liberté, la Démocratie et les Droits de l’homme – alors qu’il s’agit d’un soulèvement soigneusement orchestré par les détracteurs du Parti communiste, avec leurs alliés de l’Empire anglo-américain, afin de renforcer la guerre multidimensionnelle de ce dernier contre la Chine?

* En bref, si Pékin avait resserré son emprise sur Hong Kong, pourquoi les rues principales de la ville s’appelleraient-elles encore Queen’s Road, King’s Road et Nathan Road, et son parc le plus populaire, Victoria Park?

On pourrait en conclure que la peur et la haine de la Chine ont véritablement altéré les cerveaux des directeurs des médias en Occident – ainsi que ceux de trop de gens à Hong Kong.

La vérité, en fait, est à l’inverse de ce qu’ils disent. Depuis la réunification de 1997, le contrôle de Pékin sur Hong Kong est très léger … trop léger. Ce qui est lourd, en revanche, c’est l’emprise de l’Empire anglo-américain et de ses agents locaux bien implantés. Et c’est la principale raison de la plupart, sinon de la très grande partie, des problèmes de Hong Kong.

Lien de l’article en anglais:

https://www.counterpunch.org/2019/07/10/hong-kong-new-epicenter-of-the-empires-smear-campaign-against-china/

 

La justice amériaine démasque la conspiration du Parti démocrate contre Assange et WikiLeaks

comme quoi tous les troskistes ne sont pas un « boulet » comme chez nous, cette obédience troskiste se caractérise en effet pas une attitude anti-impérialiste dans tous les domaines, y compris en ce qui concerne le Venezuela. Ce qui change de ceux qui ont investi depuis des années la direction du PCF et interdisent toute solidarité, suivent les consignes de l’UE dans tous les domaines. (note de Danielle Bleitrach)

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Par Eric London  tous
1 août 2019

https://www.wsws.org/fr/articles/2019/08/01/wiki-a01.html?fbclid=IwAR0TIW3TOXALbBoZ0oqYmmzbEw9k3DRPcoYfJhTlPG7mLf46AwPGxvwDf_Y

Hier, le juge John Koeltl de la cour du district sud de New York a porté un coup dévastateur à la conspiration menée par Washington contre le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange.

Dans son jugement, Koeltl, nommé par le président démocrate Bill Clinton et qui avait été procureur dans l’investigation du scandale Watergate, a rejeté la plainte formulée en avril 2018 par le Comité national démocrate (DNC). Selon cette plainte, WikiLeaks aurait conspiré avec le Kremlin afin de voler des mails du DNC et les présenter au public.

Cette décision démasque le Parti démocrate, qui organise sa propre conspiration pour attaquer la liberté d’expression et couvrir les crimes de l’impérialisme américain ainsi que les activités corrompues des deux partis de Wall Street. Selon le juge Koeltl:

«Si WikiLeaks peut être tenu responsable pour avoir publié des documents sur les stratégies politique, financière ou électorale du DNC, simplement parce que le DNC les traite de ‘secrets’ ou de secrets commerciaux, on pourrait faire de même pour tout journal ou média. Ceci éleverait sans justification un intérêt de discrétion purement privé au-dessus du 1er Amendement et la publication de sujets de grand intérêt public. La publication des communications internes du DNC ont permis au peuple américain de lever le voile sur un des deux principaux partis politiques américaines lors d’une élection présidentielle. Ce type d’information doit manifestement jouir des plus fortes protections offertes par le 1er Amendement.»

Ce jugement souligne l’illégalité de la conspiration du gouvernement des États-Unis, soutenus par ceux du Royaume-Uni, d’Ecuador et de Suède et par toute l’élite politico-médiatique bourgeoise pour extrader Assange aux États-Unis, où il serait passible de 170 ans de prison pour espionage.

Le plaignant dans ce procès, le Parti démocrate, a été le principal procureur visant Assange au sein de l’appareil d’État depuis plus d’une décennie. Ce sont des responsables démocrates au département de la Justice sous Obama, ou qui continuaient à y travailler sous Trump, qui ont préparé ce procès contre lui.

Le rejet de cette plainte dévoile aussi des conflits d’intérêts massifs dissimulés, l’inconduite du parquet et d’autres abus criminels de la procédure. La poursuite d’Assange n’a rien à voir avec les faits. Elle vise plutôt à le punir pour avoir dit la vérité sur les crimes de guerre commis par l’impérialisme américain et ses alliés.

Selon le juge, WikiLeaks est une «organisation internationalle de nouvelles» et Assange est un «éditeur», réfuante les menteurs dans la presse bourgeoise qui déclarent qu’Assange n’est pas protégé par la liberté d’expression. Le juge Joeltl a ajouté, «Dans New York Times vs United States, le célèbre procès des ‘Papiers du Pentagone’, la Cour suprême a défendu la liberté de la presse de publier des informations d’intérêt public volés par des tiers.»

Du point de vue légal, en accédant à la demande de WikiLeaks de rejeter la plainte, la cour déclare que le DNC n’a pas avancé une position plausible. A cette étape de la procédure, le juge doit agir comme si tous les faits allégués par le plaignant étaient vrais. Ici, le juge a tranché que même si tous les faits allégués par le DNC étaient véridiques, on ne pourrait «tirer raisonnablement la conclusion que le prévenu est coupable des méfaits présumés.»

En plus, le juge a traité les arguments du DNC d’ «appauvris»: «Le DNC n’allègue nulle part des faits» qui établiraient qu’Assange ou WikiLeaks «ont participé au vol des informations.»

Pour le juge Koeltl, l’argument du DNC selon lequel Assange et WikiLeaks «ont conspiré avec la Russie pour voler et disséminer les matériels du DNC» est «entièrement séparé des faits.» Le juge a aussi déclaré que la cour «n’est pas tenue de traiter des allégations sans fondement de faits.»

Le juge a aussi détruit l’argument du DNC selon lequel WikiLeaks est coupable d’être lié à la Russie. Il a traité len lien allégué entre Assange et le gouvernement russe de «non pertinent», car «une personne peut publier des documents volés que l’éditeur a demandé à une source, dès lors que l’éditeur n’a pas participé au vol.»

Le juge a aussi rejeté l’argument du DNC selon laquelle «WikiLeaks peut être tenu coupable du vol en tant que co-conspirateur retroactif dans le vol des documents.» Cet argument «peu convaincant», selon lui, «viderait de substance» les protections constitutionnelles: «Une telle règle rendrait tout journaliste qui publie un article fondé sur des informations volées un co-conspirateur dans le vol.»

Dans sa plainte d’avril 2018, le DNC a avancé une série d’arguments à présent démasqués comme étant des mensonges éhontés, notamment qu’Assange, Trump et la Russie avaient «miné et nuit à la capacité du DNC de communiquer les valeurs et les visions du parti à l’électorat américain.»

La plainte alléguait aussi que «le renseignement russe a ensuite publié les matériels secrets volés à travers l’agent GRU n°1, ainsi que WikiLeaks et Assange, qui ont activement soutenu la campagne et les partisans de Trump alors qu’ils publiaient et disséminaient les informations à la population américaine à un moment et d’une manière choisis pour servir leurs buts communs.»

Alors que le DNC présentait sa plainte, le New York Times écrivait que cette plainte était fondée sur «des faits publiquement connus» et des «informations révélées dans la presse et lors de procédures judiciaires ultérieures.» La plainte «émerge sur fond d’une attention accrue portée à M. Trump, ses partisans et leurs interactions avec la Russie», a assuré le Times.

Il est profondément ironique aue le juge Koeltl ait cité le cas des «Papiers du Pentagone», New York Times vs United States, dans sa décision.

La plainte sans fondement du DNC, cite le New York Times 8 fois en tant que «preuve» des liens reliant Assange et WikiLeaks à la Russie. Elle cite des articles des reporters du Times Andrew Kramer, Michael Gordon, Niraj Chokshi, Sharon La Franiere, K.K. Rebecca Lai, Eric Lichtblau, Noah Wiland, Alicia Parlapiano, et Ashley Parker ainsi qu’un article du 26 juillet 2016 par Charlie savage intitulé «Assange, l’ennemi juré de Clinton, a voulu lancer la publication les mails en même temps que le convention démocrate.»

Le premier article de cette liste est sorti juste après que le New York Times ait embauché James Bennett en tant qu’éditeur en mars 2016. Son frère, Michael Bennett, est un candidat présidentiel, sénateur du Colorado et ex-président du comité électoral pour le Sénat du DNC. En 2018, Bennett a écrit au vice-président Mike Pence, pour déclarer qu’il était «très inquiet» que l’Équateur n’avait pas ôté l’asile à Assange, qui était alors enfermé dans l’ambassade équatorienne à Londres.

«Vous devez impérativement présenter les inquiétudes des États-Unis avec le Président (équatorien Lenin) Moreno sur le soutien d’Équateur pour M. Assange alors que WikiLeaks continue ses efforts pour miner les processus démocratiques à travers le monde.»

En avril 2019, quand l’administration Trump a porté plainte contre Assange, le comité éditorial du New York Times, dirigé par James Bennett, a écrit: «L’administration a bien commencé, en accusant M. Assange d’un crime indisputable.» Deux semaines plus tard, Michael Bennett annonçait sa campagne électorale. Depuis, il jouit d’une couverture favorable dans la page éditoriale du Times.

Mercredi, le Times a publié un seul et bref article, de six paragraphes à la page 25, intitulé «La plainte du DNC contre l’élection est rejetée.» Sur sa page web, le Times mettait en avant un lien à sa page spéciale sur le rapport Mueller, qui est fondé sur les mêmes mensonges creux lancés par le DNC que le juge Koeltl venait de rejeter.

 
 

Une honte: État de santé d’Assange : WikiLeaks sonne l’alarme

  • La manière dont la presse et ceux qui se présentent volontiers comme les défenseurs des droits de l’homme approuvent par leur silence ou leurs explications embarrassées les dénis de droits désigne la tartufferie criminelle de ces gens-là. (note de Danielle Bleitrach)
  • PAR 
  • ÉDITION : LIBÉREZ ASSANGE. ETHIQUES ET MEDIAS
Le transfert d’un Julian Assange très amaigri à l’infirmerie de la prison Belmarsh, est un signe patent de son incapacité physique à se défendre face aux juges. La “justice“ refuse pourtant de reporter l’audience du 3 Juin. Arrêté à Londres en 1998, le vieillissant dictateur Pinochet avait eu droit, lui, à une “justice“. WikiLeaks demande d’agir « pour éviter cette honte ». Message ici traduit.

Avant notre traduction de la dernière déclaration de WikiLeaks, rappelons que l’ONU a condamné l’arbitraire de l’arrestation de Julian Assange. Toutes les “démocraties“ “représentatives“ occidentales sont restées sourdes aux condamnations de l’ONU relatives à ces violations du Droit International. Nous autres petites gens n’avons plus que nos petites mains pour faire valoir ses droits, avant que les nôtres ne soient totalement, inexorablement, définitivement piétinés.

Une PÉTITION EUROPÉENNE se prépare pour DEMANDER LA RESTAURATION DE L’ ÉTAT DE DROIT en Grande Bretagne, en Suède, en France, en Espagne… et en Europe. En commençant par les droits de Julian Assange. Merci de rester attentifs. Nous tous avons la fourche sous la gorge.

Torture à "la fourche". Pratique inquisitoire moyenageuse. © Non identifiable.Torture à « la fourche ». Pratique inquisitoire moyenageuse. © Non identifiable.

 

« WikiLeaks souhaite exprimer de graves inquiétudes quant à l’état de santé de notre éditeur, Julian Assange, transféré à l’infirmerie de la prison de Belmarsh. La santé de M. Assange était déjà détériorée de façon significative après sept années dans l’ambassade d’Équateur, dans des conditions incompatibles avec les droits humains fondamentaux. Par deux fois, les Nations-Unies ont déclaré qu’il était détenu arbitrairement et ont appelé le Royaume-Uni à honorer ses engagements en Droit international en lui rendant sa liberté. Le refus du Royaume-Uni de se plier à la décision des Nations-Unies, et son traitement de M. Assange depuis son arrestation, pose la question du statut de ce pays en tant que nation respectueuse des droits humains.

Au cours de sa dernière année à l’ambassade, pendant que les États-Unis finalisaient leurs projets d’extradition, Julian Assange a été, à la demande des autorités étasuniennes, totalement isolé et bâillonné, une situation conçue pour rendre sa vie aussi pénible que possible.

Au cours de ces sept semaines à la prison de Belmarsh, sa santé a continué à se détériorer et il a perdu beaucoup de poids. La décision de l’administration de la prison de le transférer à l’infirmerie confirme la gravité de son état.

Nous sommes indignés par le refus du tribunal suédois de reporter l’audience du 3 juin en raison de l’état de santé de M. Assange. Per Samuelson, l’avocat de M. Assange, a déclaré que l’état de santé de Julian Assange vendredi dernier était tel « qu’il n’était pas possible de conduire un entretien normal avec lui ».

Une audience formelle se tiendra demain, le 30 mai, à la Cour de Westminster, sur la demande d’extradition de l’administration de M. Trump. La semaine dernière, un nouvel acte d’accusation, remplaçant le premier, a étendu le mandat d’origine des États-Unis en révélant 17 accusations supplémentaires et amenant la condamnation éventuelle à 175 années d’emprisonnement et potentiellement la peine de mort au titre de l’Espionage Act. Ces accusations ont été largement condamnées par les entreprises de la presse libre qui y voient l’attaque la plus grave des temps modernes contre leurs activités. En essence, l’administration Trump criminalise le journalisme. Pour la première fois de l’histoire, et dans une escalade sans précédent dans la guerre de l’administration Trump contre la presse libre, l’accusation s’appuie sur un texte archaïque, l’Espionage Act de 1917, pour mettre en accusation un éditeur.

Le message de Kristinn Hrafnsson, rédacteur en chef de Wikileaks :

« L’affaire de Julian a une portée historique immense. On s’en souviendra comme de la pire attaque de notre temps contre la liberté de la presse. Les peuples doivent élever la voix pour la condamner : ce sont leurs politiciens, leurs tribunaux, leurs polices et leurs prisons dont on abuse pour laisser cette tache dans l’histoire. Nous vous demandons d’agir maintenant pour éviter cette honte. »

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Publié par le juillet 31, 2019 dans medias, mon journal

 

Libération : Charge policière à Nantes : la version des autorités contredite par des vidéos

Par Ismaël Halissat et Fabien Leboucq — 
Extraits de vidéos de la charge des policiers dans la nuit du 21 au 22 juin à Nantes.
Extraits de vidéos de la charge des policiers dans la nuit du 21 au 22 juin à Nantes.Captures documents Libération

«Libération» révèle des images et des témoignages sur l’intervention des forces de l’ordre, le 21 juin quai Wilson, où a disparu Steve Caniço. Ils permettent de retracer de manière plus précise le déroulé des événements.

Comment s’est déroulée l’intervention policière qui a mené à la chute de plusieurs personnes dans la Loire, le soir de la Fête de la musique sur le quai Wilson, à Nantes ? C’est à cette question que deux enquêtes doivent répondre. L’une administrative, menée par l’Inspection générale de la police nationale, l’autre par le Défenseur des droits. Libération révèle de nouveaux témoignages et des vidéos inédites de cette intervention. Il s’agit de fichiers originaux, qui permettent d’en exploiter les métadonnées, et donc de les horodater à la seconde près. Les images montrent une scène confuse et un usage constant de lacrymos par les policiers, et ce durant une vingtaine de minutes. Pendant tout ce temps, des personnes les alertent de la proximité avec la Loire puis, très vite, du fait qu’il y a eu des chutes de plusieurs fêtards dans l’eau. On voit également les forces de l’ordre utiliser des grenades de désencerclement, leurs matraques, ainsi qu’un Taser. L’avancée des policiers, en ligne, à partir de 4h31, casqués et armés, ne laisse pas de place au doute : contrairement à ce qui est affirmé depuis par les autorités – elles auraient répliqué à des jets de projectiles -, il s’agit bien d’une charge préparée, qui a pour but de disperser le rassemblement festif.

 Si vous n’arrivez pas à lire la vidéo, cliquez ici

Bien avant d’en arriver au déclenchement de cette charge, en début de soirée, un petit groupe de policiers fait une première ronde, prévenant la dizaine de DJ qu’il faudra couper le son à 4 heures. A l’heure dite, les forces de l’ordre reviennent. La plupart des sonos acceptent de faire silence. A l’exception d’un irréductible, collé à droite de la façade sud du «bunker», le seul bâtiment du quai. C’est autour de ce cube de béton que se déroule ensuite le gros de l’intervention policière – et c’est dans cette zone que Steve Caniço a été aperçu pour la dernière fois, en train de se reposer entre deux sound systems. Le DJ récalcitrant finit, à force d’explications tendues avec des policiers, par couper le son. Les agents s’éloignent. Or c’est à ce moment-là, et après une courte pause, que deux témoins racontent à Libé que la musique repart. Le son a été baissé, et il ne s’agit plus de techno, mais de la chanson Porcherie des Bérurier noir – celle que le groupe de punk conclut un jour en concert en martelant «la jeunesse emmerde le Front national». Ensuite, les premières lacrymos sont lancées. Impossible, pour l’heure, de savoir avec certitude si elles ont été envoyées en réponse à un ou des jets de projectiles de la part des fêtards comme l’affirment les autorités ou si elles les ont devancés, ce qu’assurent tous les témoins à qui nous avons parlé. Voici un récit minuté des vidéos que nous nous sommes procurées.

4h31 : Coup de Taser

Des policiers portant casques et boucliers, accompagnés d’un maître-chien, franchissent les rochers qui les séparent du terrain vague du quai Wilson. Un fêtard, qui enjambe ces mêmes rochers, reçoit un coup de Taser à l’arrière de la cuisse gauche, alors même qu’il s’éloignait du policier auteur de la décharge.

4h32 : «Y a la Loire derrière !»

Début de la charge. Une dizaine d’agents en tenue de maintien de l’ordre avancent vers le sound system. Ils sont en ligne et progressent ensemble. «Y a de l’eau derrière», «y a la Loire derrière !» leur crient les fêtards à plusieurs reprises. Les policiers n’arrêtent pas leur avancée vers la foule et dépassent le bunker, où est installé le sound system.

4h34 : «Y a des mecs à l’eau»

La plupart des policiers ont arrêté d’avancer et se regroupent à quelques mètres du bunker. Au fond, encore plus à l’ouest, là où se trouvait auparavant le reste de la foule, un nuage de lacrymogène se déplace lentement. A plusieurs reprises, des personnes crient «y a des mecs à l’eau», «y a des mecs dans la Loire». La charge a débuté depuis à peine deux minutes. Malgré ces avertissements, de nouvelles lacrymos sont tirées en direction de la route, mais aussi de la Loire. «Il va y avoir un drame, arrêtez», plaide un jeune auprès des policiers. Un agent rétorque : «Qu’ils arrêtent de nous caillasser alors.» Les forces de l’ordre reçoivent effectivement plusieurs projectiles lors de cette séquence.

A LIRE AUSSINantes : Steve Caniço, disparu une sombre nuit d’été

4h35 : Nuages de gaz lacrymo

En contrechamp, depuis l’extrémité ouest du quai Wilson, une vaste foule s’éloigne du bunker et de l’endroit où se trouvent les forces de l’ordre. Des personnes toussent, d’autres insultent les policiers. Des nuages de gaz lacrymogène se dessinent en fond.

4h37 : Coups de matraque

Retour près du bunker. Les policiers se replient vers la route. Plusieurs agents donnent des coups de matraque et de pied à des personnes à terre. Une grenade lacrymogène est aussi jetée. En arrière-plan, une grenade de désencerclement explose.

4h38 : De nouveaux projectiles

Les policiers repassent derrière les rochers, en ligne, et reculent. «Y a des mecs qui ont sauté dans la Loire à cause des lacrymos, s’emporte un fêtard. Vous allez les chercher maintenant !» Si les policiers n’avancent plus en direction du sound system et sont revenus à leur position initiale, la situation est loin d’être apaisée. De nouveaux projectiles d’un côté, et de nouvelles grenades de l’autre, sont jetés.

4h52 : Fin des vidéos

D’autres lacrymos sont lancées en direction du quai Wilson et de la Loire. Les vidéos de la scène que nous nous sommes procurées s’arrêtent à cette heure précise.

Durant plus de vingt et une minutes, les policiers ont donc utilisé continuellement des grenades lacrymogènes en direction du fleuve. Pourtant, les autorités ont été averties dès le début de la charge du risque encouru, puis du fait que des personnes étaient tombées à l’eau. Ces informations sont-elles remontées à la salle de commandement ? Le préfet ou, à défaut, son directeur de cabinet ont-ils suivi l’opération ? Ont-ils ordonné l’usage de gaz lacrymogène en grande quantité ? Ont-ils approuvé le recours au Taser, aux grenades de désencerclement, au LBD40 (dont l’emploi a été officiellement reconnu) ? Malgré nos relances, le préfet de Loire-Atlantique, Claude d’Harcourt, a refusé de répondre à nos sollicitations. Ces questions sont pourtant essentielles, pour saisir comment Steve Caniço, 24 ans, a pu disparaître le soir de Fête de la musique.

Ismaël Halissat Fabien Leboucq

 
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Publié par le juillet 31, 2019 dans medias

 

Cuba propose au monde une utilisation légale et sûre de l’Internet

Photo: Internet

LE Forum international pour l’utilisation pacifique des technologies de l’information et de la communication (TIC) s’est achevé le 10 juillet à l’hôtel Iberostar Packard de La Havane sur une déclaration finale appelant à un processus de négociation dans le cadre des Nations Unies pour l’adoption d’un instrument juridique contraignant visant à combler les lacunes qui existent actuellement en matière de sécurité informatique.

Plus de 130 délégués de 21 pays s’étaient donné rendez-vous pour cet événement de haut niveau afin de discuter de questions telles que l’accès équitable au web et la gouvernance de l’Internet.

Dans ses paroles finales, le ministre cubain des Communications, Jorge Luis Perdomo Di-Lella, a déclaré que l’île défend l’extension des technologies à usage pacifique et social.

Le directeur régional pour les Amériques de l’Union internationale des télécommunications (UIT), Bruno Ramos, a déclaré que ces rencontres, organisées dans le cadre des Caraïbes, contribuent à la formation et au renforcement de l’utilisation des TIC par les pays qui sont de plus en plus connectés.

L’importance du Groupe de travail à composition non limitée a également été soulignée, lequel propose une ouverture équitable à tous les États en vue de la formation d’un cadre réglementaire consensuel et vise à parvenir à un accord mondial

– dans le cadre de la 3e Commission des Nations Unies – concernant l’utilisation à de fins criminelles des réseaux sociaux et autres outils.

Dans une déclaration à Granma, le premier vice-ministre cubain des Communications, Wilfredo Gonzalez Vidal, a reconnu qu’il y a encore beaucoup de chemin à parcourir en matière juridique quant à l’utilisation des TIC, notamment en ce qui concerne la sécurité nationale et mondiale.