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Archives de Catégorie: actualités

A propos des perquisitions chez J.L.Melenchon et la FI.

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Bon disons tout de suite que je considère cet assaut comme inadmissible, mais tentons de comprendre ce qui a bien pu conduire le pouvoir à ce genre de chose?

Je me demande à quoi cela rime? Après cette rencontre amoureuse à Marseille entre Mélenchon et Macron, je croyais que tout était au beau fixe entre eux et que Macron l’avait adoubé comme son opposant le plus légitime, une sorte de succédané du FN, celui qui le met en valeur sans lui prendre la place. Celui que l’on fait monter à la veille d’une élection pour mieux être assuré de l’emporter.

Cette double perquisition qui à l’inverse du FN n’a été précédé d’acune mise en examen, aucune accusation crédible est-elle un petit service rendu dans cet esprit? Certes depuis les turbulences que connaît le nouveau média et la très contestée Sophia Chikirou, dans le microcosme médiatico-politique il était question  des comptes de campagne du leader de la FI, mais faire un coup d’éclat de ce type va au-delà de ces rumeurs qui ne concernent qu’un milieu très restreint  (1). Là encore, il y a un retrecissement autour d’un microsome et les Français sont une fois de plus au coeur de leurs soucis quotidiens pris en otage d’une conception délétère de la politique et de la justification de tous les abus de droit. parce que cette perquisition émane du parquet et d’aucun juge d’instruction.

Macron flanqué de son nouveau ministre de l’intérieur Castaner (vous savez celui qui prétendait que Benalla était un bagagiste) est-il en train de préparer des élections.les Européennes c’est assez mal parti tant le projet macronien se heurte à la réalité de l’UE, mais le pire est à venir avec les municipales. les rats quittent le navire. La sécurité des Français tous ces gens là s’en tapent, en revanche le charcutage électoral et les petites manoeuvres devait-il donner quelques cautions à la gauche et au centre? On se perd en conjoncture… Est-ce que le long et lent et nul remaniement avait pour finalité un léger recentrage qui selon la théorie de l’omelette écarterait les deux bouts pour gonfler les assises d’une macronie bien isolée?

Quoiqu’il en soit, même si cela était le cas cette perquisition est une belle saloperie. Comment tous ces gens pour leurs petites manoeuvres sont en train d’habituer notre pays au fascisme, c’est là l’essentiel et ce contre quoi nous devons nous élever. Service rendu à un candidat d’opposition qui peine à s’imposer peut-être, on ose y croire quand c’est au prix d’un tel acte chez un parlementaire, chez un représentant de la République. Melenchon en a peut-être fait une tonne dans le genre « ma personne est sacrée », il n’a pas toujours le sens de la mesure c’est le moins que l’on puisse dire, mais sur le fond la protestation est juste.

Nous ne pouvons accepter cette dérive politique. Le même jour où après un remaniement ridicule, alors que la macronie continue à accoucher des souris du capital rongeant le budget français au profit des très riches (Danone devenu le défenseur de l’écologie, Castaner le défenseur de notre sécurité, à la culture toujours le vide,et le reste à l’avenant) et qu’il vient faire un plaidoyer sur le thème « je vais changer », j’ai entendu les français, « jupiter » se permet cet acte insensé dont la symbolique va plus loin que les médiocrités de nos jeux du sérail politiciens.

Oui nous devons dire que cette perquisition est inadmissible et qu’elle est incompréhensible. Quels que soient ses buts et ses arrières pensées, on ne joue pas avec ce genre de choses. Donc personnellement je dis ma solidarité avec melenchon et la FI, sans que les critiques que j’ai sur une certaine manière de faire de la politique n’en soit pour autant éffacées. melenchon est pour moi le simple retour en force d’une social démocratie déconsidérée et il ne mène nulle part, mais nous ne devons pas admettre dans le contexte qui est celui de la montée des extrême-droite un tel acte.

Danielle Bleitrach

(1) voici l’article « explicatif » de Libération sur le sujet,!

Sophia Chikirou, le maillon faible de La France insoumise

Par Jérôme Lefilliâtre — 
Sophia Chikirou, alors directrice de la communication pour la campagne de Jean-Luc Mélenchon, le 25 janvier 2017 à Paris.
Sophia Chikirou, alors directrice de la communication pour la campagne de Jean-Luc Mélenchon, le 25 janvier 2017 à Paris. Photo Geoffroy van der Hasselt. AFP

La dirigeante de la société Mediascop est au cœur de l’enquête sur la campagne de Mélenchon.

Issue du premier cercle de Jean-Luc Mélenchon, elle est au cœur des investigations. Sophia Chikirou, une intime du leader de La France insoumise, a été sa directrice de communication pendant la présidentielle de 2017. Une position stratégique qu’elle cumulait avec celle de présidente de Mediascop, dont elle est l’actionnaire unique. Or, cette entreprise, dont l’activité enregistrée est le «conseil en relations publiques et communication», a été l’un des principaux prestataires de la campagne de Mélenchon. D’après France Info et Mediapart, elle a facturé pour plus de 1,1 million d’euros de services pendant cette période. Soit 11 % du budget total !

Soupçons

Les enquêteurs s’interrogent sur la régularité de ce ratio très favorable. D’après nos informations, d’anciens salariés de la société, qui ont travaillé pour Mediascop dans le cadre de cette campagne, sont attendus en audition libre par la police judiciaire de Nanterre mercredi. Les soupçons énoncés dans les convocations sont lourds : «escroquerie», «travail dissimulé», «abus de confiance»…

La Commission de contrôle des comptes de campagne, à l’origine de cette affaire par un signalement au parquet, a estimé que plusieurs prestations pouvaient avoir été surfacturées, au vu de la grille tarifaire habituelle de Mediascop. Après deux ans d’activité quasi nulles en 2014 et 2015, la boîte de Chikirou a enregistré en 2016 un bénéfice de 76 600 euros, pour un chiffre d’affaires de 162 900 euros. Soit une marge nette, très confortable, de 47 %. Ses comptes 2017, qui devraient s’avérer plus fastes encore, ont bien été déposés au greffe, mais sa dirigeante a décidé de les garder confidentiels – comme l’y autorise le code de commerce.

A LIRE AUSSI France insoumise : deux enquêtes judiciaires distinctes et simultanées

Sophia Chikirou se trouve aussi au centre des querelles agitant le Média, la web télé proche de La France insoumise qu’elle a lancée en début d’année aux côtés du psychanalyste Gérard Miller et du réalisateur Henri Poulain. La communicante a quitté la direction de cette structure à grand fracas cet été. En cause, des accusations d’autoritarisme par une partie de l’équipe et des embrouilles financières avec les autres cofondateurs. Ils contestent notamment le paiement par le Média, et effectué par Chikirou elle-même, de 64 000 euros à Mediascop, pour des prestations dont ils doutent de la pertinence. Des soupçons balayés par l’intéressée, qui réclame le règlement d’une autre facture de 67 000 euros et a saisi la justice en ce sens.

Rumeur

Au sommet de La France insoumise, cette accumulation de polémiques a fragilisé la position de Sophia Chikirou. Plusieurs cadres, dont Charlotte Girard, coresponsable du programme de La France insoumise, s’en sont inquiétés. Dans ce contexte inflammable, beaucoup redoutent la publication, par Radio France samedi, d’une enquête sur Mediascop, que la rumeur dit comporter de nouvelles révélations. Le 2 septembre sur BFMTV, Jean-Luc Mélenchon réaffirmait sa confiance à sa proche, «indiscutable sur le plan moral». Il lui a confié une mission dans le cadre des élections européennes après son départ du Média.

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Publié par le octobre 17, 2018 dans actualités, POLITIQUE

 

Comment le Portugal se dirige vers le plein emploi… en faisant l’inverse de ce qu’exige Bruxelles

Alors que nous nous réjouissons tous des scores historiques obtenus par nos camarades Belges du PTB (percée en Flandres, confirmation en Wallonie et à Bruxelles, un triplement des élus), d’autres exemples comme ce qui se passe au Portugal témoignent de la nécessité de reprendre un contact étroit avec nos camarades communistes en particulier dans le cadre des Européennes. Outre les résultats obtenus par le Portugal dont la politique sous la pression de nos camarades du PCP grâce à une politique qui va a contrario des diktats de Bruxelles, voici l’interview déjà publié sur ce blog qui décrit le rôle joué par les communistes portugais (note de Danielle Bleitrach)

https://histoireetsociete.wordpress.com/2018/10/12/un-entretien-important-avec-nos-camarades-du-pcf-portugais/?fbclid=IwAR1qA48ugbUupAYO7gSrU0fV3nVMFmTRBQqQD7VBsecNbwnvttHYzZbAfUg

 

 

Salaire minimum en hausse, taxe sur les gros chiffres d’affaire, revalorisation des retraites… Lisbonne ose prendre le contre-pied du dogme économique de l’UE. Et au grand dam des promoteurs de l’austérité, cette politique porte ses fruits.

Y aurait-il, face au fameux modèle allemand, un contre-modèle portugais ? A en juger par les chiffres excellents dont Lisbonne peut s’enorgueillir, il semblerait que le dogme de l’austérité, vanté par l’Union Européenne (UE) comme l’unique option économique viable, se voie sérieusement remis en question.

Avec un taux de chômage en baisse constante depuis novembre 2015, le Portugal, qui était au bord du gouffre économique il y a quelques années encore, fait désormais plus que relever la tête : il peut même regarder de haut ses voisins, au premier rang desquels la France. Alors que le taux de chômage culminait à 17,5% début 2013, il n’est désormais plus que de 7,9% début 2018, c’est-à-dire en-dessous des 8,9% affichés par la France.

Les Portugais ont-ils, en bon élèves européens, consenti à un gel ou une baisse de leurs salaires pour retrouver le chemin de l’emploi ? Bien au contraire, le salaire minimum a été augmenté de 530€ à 557€ en 2017 et doit être porté à 600€ en 2019. Lisbonne aurait-elle alors suivi l’exemple français et allemand en soulageant la fiscalité des entreprises ? Là encore, pas du tout : le gouvernement portugais a par exemple créé une taxe pour toutes les entreprises au chiffre d’affaire supérieur à 35 millions d’euros.

En réalité, sur de nombreux points, la politique économique portugaise prend le contre-pied total de celle qui est recommandée par Bruxelles et appliquée par Berlin ou Paris depuis plusieurs années.

Le budget 2018 du Portugal prévoit ainsi une hausse des pensions de retraite, un programme de valorisation de la fonction publique ou encore, bien loin de la théorie du ruissellement, une diminution d’impôts pour les classes moyennes. Tandis que Bruxelles théorise et impose une doctrine de rigueur reposant notamment sur la baisse des salaires et la réduction drastique des dépenses sociales, le Portugal semble ainsi contredire toutes les leçons européennes en matière économique.

 
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Publié par le octobre 16, 2018 dans actualités, Economie, Europe, POLITIQUE

 

Les echos : Municipales : Mélenchon annonce des listes France insoumise dans 100 villes

FLORENCE RENARD-GOURDON Le 14/10 à 14:25
Municipales : Mélenchon annonce listes France insoumise 100 villes
Municipales : Mélenchon annonce des listes France insoumise dans 100 villes – Marie Etchegoyen/Capa Pictures pour Europe 1

Le chef de file de La France insoumise était l’invité du « Grand Rendez-vous » Europe 1- « Les Echos » – C News. Il tend la main au député européen Emmanuel Maurel et à la sénatrice Marie-Noëlle Lienemann, qui ont quitté le PS.

« Le système des retraites… On pourrait le rénover en étendant le système des retraites par répartition, en faisant entrer les mutuelles dans ce système… Là c’est l’inverse ». Invité de l’émission « Le Grand Rendez-vous » sur Europe 1 – « Les Echos » – CNews, dimanche, Jean-Luc Mélenchon, chef de file de La France insoumise, a dénoncé le projet de  réforme des retraites , dont les premières orientations ont été dévoilées mercredi.

Alors que le gouvernement souhaite instaurer un régime unique fonctionnant par points et non plus par annuités, le député des Bouches-du-Rhône a estimé que « c’est l’injustice partout : sur les revenus, sur la durée de vie, sur les déroulements de carrière ». « Les gens comprennent qu’ils vont se faire dépouiller, et ils ont raison », a-t-il martelé.

Jean-Luc Mélenchon a par ailleurs tendu la main au député européen  Emmanuel Maurel et à la sénatrice  Marie-Noëlle Lienemann après leur récent départ du PS. « Trouver leur place… sur la liste des Insoumis aux élections européennes, par exemple ? » « Pourquoi pas ? », a-t-il déclaré. Plus largement, « tous les socialistes qui en ont par-dessus la tête du vaisseau fantôme ont maintenant un lieu d’atterrissage », a-t-il poursuivi.

L’Italie est dans son bon droit

En attendant, Jean-Luc Mélenchon a confirmé vouloir faire des élections européennes un « référendum anti-Macron »«  Et s’il se prend la raclée politique que j’espère, eh bien vous verrez que dans moins d’un an, toute la situation politique pourrait basculer », a-t-il assuré. Selon lui, la  démission du ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb , le 3 octobre dernier, est « le signe d’un délitement » du pouvoir et « la suite sera une lente agonie ».

« Le Premier ministre (Edouard Philippe) a organisé pendant dix jours un bras de fer avec le président de la République ; c’est un signe d’affaiblissement quasi total de l’Etat », a estimé Jean-Luc Mélenchon. « Sinon, quelle cause y a-t-il à une durée pareille pour faire un changement de gouvernement ? », a-t-il demandé.

Interrogé sur son éventuelle candidature à la mairie de Marseille lors du scrutin municipal de 2020, Jean-Luc Mélenchon a refusé de se prononcer. Il a en revanche annoncé que des listes sous la bannière France Insoumise seront formées dans au moins 100 villes de France.

Enfin, Jean-Luc Mélenchon a assuré l’Italie de son soutien. Les deux partis de coalition au pouvoir à Rome – le Mouvement 5 étoiles (« antisystème ») et la Ligue (extrême droite) – ont défié Bruxelles en annonçant un déficit public à 2,4 % de son PIB en 2019, 2020 et 2021, là où Bruxelles espérait un déficit contenu à 0,8 % dès 2019. « Ce n’est pas à la Commission européenne de décider ce qu’est un bon budget », a lancé l’élu. « L’Italie est dans son bon droit ».

L’intégralité de l’émission

http://www.europe1.fr/videos/embed/3778430

Florence Renard
 
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Publié par le octobre 14, 2018 dans actualités, POLITIQUE

 

Ma lecture d’une dépêche de l’AFP sur la mise à disposition à la tête du PCF de Fabien Roussel

Je ne dispose comme vous que d’une dépêche de l’AFP ce qui est nettement insuffisant vous en conviendrez en tant que compte-rendu du Conseil National. Il s’agit d’une réaction à chaud,totalement individuelle, dans l’esprit de ce blog,  qui sera sans doute complétée par une lecture attentive des différents textes émanant de ce conseil national.

Cettre dépêche de l’AFP  nous apprenait hier samedi 13 octobre 2018, que lors de ce Conseil National Fabien Roussel s’était mis « à disposition » du PCF samedi pour succéder au secrétaire national Pierre Laurent, mis en minorité par les militants la semaine dernière mais qui reste lui aussi « disponible » pour continuer à diriger le parti centenaire. »

Pour faire simple, je dirais que ce que la lecture de l’ensemble du texte va a contrario de cette annonce, puisqu’il montre que dès l’ouverture des débats, c’est Pierre Laurent qui a fait appel à candidature.

Ce que m’inspire donc ce FAIT d’appel à candidatures, est que Pierre laurent a tenté de contourner la défaite de son texte en se faisant plebisciter.  Ce qui est une façon d’essayer d’escamoter la vitcoire du Manifeste, de dévoyer les travaux du Congrès et de continuer à obscuricir les enjeux. Fabien Roussel a répondu, il le fallait et il l’a fait à partir d’une tradition fondatrice de notre parti. Mais c’est une bien triste position qu’a prise là Pierre laurent qui prouve le peu de cas qu’il fait du parti.Cependant au vu de l’angle d’attaque choisi depuisdes mois par la direction il eut été très naif d’imaginer qu’il puisse en être autrement.

Notons que depuis des mois, et je l’ai personnellement plusieurs fois déploré ici même, Pierre Laurent se pose lui-même comme enjeu de ce Congrès, qu’il va dans les médias pour le proclamer et encore ce samedi il est allé dans le Journal du dimanche poser l’enjeu du débat en ces termes:

https://www.lejdd.fr/Politique/pierre-laurent-secretaire-national-du-pcf-ma-candidature-est-utile-3778094

et il l’a encore fait semble-t-il au cours de ce conseil national, avec appel à candidatures  selon la même dépêche qui dit : « Selon un proche du député, M. Laurent a appelé en ouverture des discussions samedi à ce que les candidats éventuels se fassent connaître auprès de la commission des candidatures ».

Sans parler de la manière dont il a été tenté de faire disparaître les enjeux politiques du Congrès dans l’analyse des textes, le fond disparaissait parfois sous la rumeur  d’un pseudo complot d’André Chassaigne visant à prendre la place de Pierre Laurent. Ces rumeurs ne craignant pas de  diffamer un militant et un député qui avait pourtant largement contribué à ce que nous conservions un groupe malgré la débâcle électorale. Tout cela pour aboutir à cet ouverture du conseil national sur un appel à candidatures par Pierre Laurent. Navrant.

Il était normal qu’il soit apporté une réponse alternative à son enjeu qui risquait de diviser le parti plongé depuis des mois dans un profond traumatisme et qui s’apprêtait à travailler sur sa base commune.

On peut s’interroger dans le cadre des départs actuels du PS vers quels rivages un secrétaire national qui pendant des mois n’a cessé de proposer un changement de nom du Parti s’apprête à nous entraîner. Non seulement il transforme le congrès en plebiscite mais en suggérant de multiples candidatures, il cherche des manoeuvres de couloir au sommet, alliances sans principe contre ceux que l’on a osé dire « les identitaires » et divisions sur le thème « plus à gauche que moi tu meurs. Sommes-nous au PS?

Ce qui est inquiétant  c’est de savoir pourquoi quelqu’un de minoritaire comme PL s’obstine à poser la question du Congrès en ces termes et est prêt à diviser le parti?

Les dirigeants du parti n’ont pratiquement jamais été choisis par la base, c’est l’équipe dirigeante au pouvoir et singulièrement l’ancien secrétaire qui choisit le successeur et le fait adouber par le Congrès. Il est vrai que depuis Robert Hue, les dirigeants choisis dans le même vivier avec l’assentiment d’un prédecesseur plus ou moins désavoué par l’executif lui-même nous a valu des dirigeants tous plus ou moins dans la lignée de Robert Hue.

Les statuts actuel, ceux issus de la mutation prévoient que le Comité National se mette d’accord  sur celui qui serait le premier signataire du texte qui sera soumis au congrès et qui dans nos statuts serait le secrétaire national. C’est la démarche qu’a refusé Pierre laurent me semble-t-il par son appel à condidature accroissant la présidentialisation du parti ce qui n’est pas dans nos traditions avec lesquelles le Congrès de Martigues lui même a du composer.

En effet nous communistes depuis Maurice Thorez, notre culture a été celle du centralisme démocratique et elle ne correspond en rien à une présidentialisation du parti, qui pourtant était inscrite dès le départ dans toutes les « réformes » du Congrès de Martigues, y compris les listes alternatives, la fin des cellules et le débat en AG des sections. Personnellement et avec un certain nombre de camarades qui se sont retrouvés derrière le Manifeste nous avons été opposés à cette mutation-destruction. Donc ceux qui ont posé ce choix prioritaire à notre congrès sont bien issus de la direction qui se situe dans cette logique et qui la poursuit aujourd’hui et à laquelle il s’avérait nécessaire de répondre. .

car  il y a aussi la tradition fondatrice du PCF, celle de Maurice Thorez qui face à une direction qui avait fait du parti une secte a créé de fait le poste de secrétaire d’un parti et le parti lui-même en faisant appel aux militants communistes. Face à l’obstination de Pierre Laurent de transformer l’ordre du jour du Congrès une réponse devait être apportée, elle l’a été encore de ces terres du nord dont venait Maurice Thorez. Puisque vous voulez qu’il en soit ainsi je propose effectivement qu’une équipe donne corps au choix des communistes. Un choix historique. La proposition de Fabien Roussel répond de bonne manière, elle propose une solution collective dans laquelle l’ancienne équipe dirigeante aura toute sa place et en appelle aux communistes.

En effet lisons cette dépêche de l’AFP, qui je le répète ne constitue pas une analyse de notre point de vue de ce qui s’est passé au Conseil National.

« Si mon expérience, mon mandat de député, peuvent être utiles, si ça peut rassembler, si ça peut donner l’idée d’un parti qui bouge, change, se renouvelle, alors je veux bien me mettre à disposition du Parti », a affirmé M. Roussel devant les militants communistes, selon le texte de son intervention au Conseil national qu’a obtenu l’AFP.

« Mais je me mets à disposition pour construire cela, pas pour diviser, pas pour mener une campagne contre Pierre Laurent. Nous pouvons construire ce changement de direction ensemble, non pas en s’opposant, mais en s’additionnant », a ajouté l’ancien journaliste de 49 ans.

Le PCF tient ce week-end son Conseil national, une semaine après le désaveu historique subi par Pierre Laurent, dont le texte préparatoire au Congrès a été battu par un texte alternatif, porté notamment par M. Roussel et le patron des députés communistes André Chassaigne.

Dans un entretien samedi au Journal du dimanche, Pierre Laurent a déclaré qu’il restait « disponible » pour briguer un troisième mandat à la tête du PCF car il « pense que (s)a candidature est utile ».

« Mais la question n’est pas taboue: s’il y a d’autres noms, il faut qu’ils soient discutés » en vue du congrès du 23 au 25 novembre qui doit trancher la question, a ajouté le sénateur de Paris.

Interrogé par l’AFP, M. Roussel a affirmé que M. Laurent et lui allaient « se voir » prochainement.

« Il faut entendre ce que les communistes ont exprimé lors du choix du texte de base commune. Il y a une forme de mécontentement, d’insatisfaction, même de la colère chez les militants (…) Il faut maintenant créer toutes les conditions du rassemblement et respecter la parole des communistes, à la base », a-t-il souligné devant le Conseil national.

Le texte porté par M. Roussel regrette notamment que le PCF n’ait pas présenté de candidat à l’élection présidentielle de 2017 et ait fini par soutenir le chef de la France insoumise Jean-Luc Mélenchon, sans participer à sa campagne – une période très mal vécue par les militants communistes.

L’idéal eut été que la direction nationale accepte un processus conforme à nos statuts et à nos traditions. Il semble qu’elle n’ait pas choisi cette voie la meilleure pour le parti, en prenant le risque d’un combat sur des personnes y voyant la dernière chance de se maintenir en place. Il faut que les militants se montrent responsables et poussent la direction  à adopter la seule solution qui est effectivement dans la démarche raisonnable proposée par Fabien Roussel. Elle  permet d’assurer une transition collective et de mener les débats sur le fond. cela dit l’urgence pour les militants communistes est de respecter leur choix en continuant à approfondir les questions et en refusant tout ce qui ne sert qu’à diviser les commustes qui ont besoin d’abord de reconstituer leur unité par ce débat, la question des dirigeants dépend de ce processus même si elle ne peut pas être évacuée.. Il faut que nous ayons au-delà des péripéties du moment une vision claire des périls et de la nécessité comme le dit Eric Boquet de nous attaquer à toutes les dictatures, le fascisme qui n’est que la forme politique de la dictature des marchés financiers.

Danielle Bleitrach

PS. est-ce un hasard si ceux qui ont toujours accompagné la campagne de liquidation du PCF en particulier au profit de Mélenchon comme les pseudo révolutionnaires du PRCF et Francis Parny au nom de la tendance communiste croupion qu’il a créée au sein de la France insoumise aient voulu faire entendre leurs voix contre leurs obsessions du moment André Chassaigne et Ian Brossat. Cette attitude ne reflète qu’une volonté misérable de détruire le PCF pour venir enrichir leur tendance totalement méprisée au sein de la FI et qui préfère comme cela était prévisible prétendre recréer un parti socialiste mitterrandien à la veille des européennes.

 

Un « puceau de la pensée » élu dans « une hallucination collective » : le macronisme selon Emmanuel Todd

Emmanuel Todd est sévère sur le présent, et pessimiste concernant l'avenir du macronisme.

Emmanuel Todd est sévère sur le présent, et pessimiste concernant l’avenir du macronisme. – IBO/SIPA
Festival

https://www.marianne.net/politique/un-puceau-de-la-pensee-elu-dans-une-hallucination-collective-le-macronisme-selon-emmanuel

el, dont la parole publique est devenue rare, a tenu le 3 octobre à Sciences Po une conférence d’analyse du macronisme. Pendant une heure et demie, le démographe a multiplié les flèches en direction d’Emmanuel Macron, de ses députés et de ses électeurs.

On avait perdu l’habitude d’entendre l’analyse d’Emmanuel Todd sur l’actualité politique. L’anthropologue et historien n’apparaît plus que de manière épisodique dans les médias : pour essuyer les plâtres de l’émission de Frédéric Taddéi sur Russia Today le 27 septembre, en fin de soirée dans l’Emission politique de France 2 un an auparavant, ou à l’occasion d’un entretien dans Marianne. Le 3 octobre, l’intellectuel qui a prédit l’effondrement de l’URSS et le printemps arabe a donné une conférence à Sciences Po, où il était l’invité de Critique de la raison européenne, l’association souverainiste de l’école de la rue Saint-Guillaume à Paris.

Critique de la Raison Européenne@CRE_SciencesPo

Le macronisme, on en mange tous les jours, mais sait-on vraiment ce qu’il y a dedans?
Et qui mieux qu’un « esprit triste » (dixit @EmmanuelMacron) pour en parler ?
« Qu’est-ce que le macronisme ? » – Emmanuel Todd

CRE vous convie à sa conférence de rentrée : https://www.facebook.com/events/1978396398883336/ 

ACTUALITÉ DES MARQUES
Une websérie de l’Autonome de Sol

Voir la vidéo

SALLE DES PROFS

Voir l’épisode

Inspired by

« Pour moi, la toile de fond du macronisme, c’est une certaine honte d’être français »

En confiance dans un cadre propice, Emmanuel Todd s’est montré fidèle à lui-même : sur un ton badin et flegmatique, il a enchaîné les flèches contre la Macronie, sujet qui « ne l’intéresse pas du tout » mais auquel il a tout de même consacré plus d’une heure et demie (voir la vidéo ici). Ne reculant pas devant l’outrance, il a qualifié tour à tour Emmanuel Macron de « nain intellectuel » ou de « puceau de la pensée« . Mais il a aussi repris son costume d’analyste, livrant d’abord son regard sur la campagne présidentielle de l’an dernier, notamment sur les personnes « en extase » devant le candidat En Marche qui selon lui « racontait des trucs absolument pas intéressants avec un air de messie (…), le genre de machins qu’on apprenait à Sciences Po avant la grande crise de 2008« . Comment, alors, expliquer sa victoire ? Todd estime que « dans le contexte d’émergence du macronisme, il y a ce qu’il faut bien appeler une très grande médiocrité morale. Doit-on la situer dans l’ensemble du pays ou dans les classes moyennes ? La morale reposait sur des structures stables, anciennes et historiques – la culture catholique, la culture communiste, la culture socialiste, la culture nationale, gaulliste -, tout ça a explosé, on est dans un monde d’immoralité. Pour moi, la toile de fond du macronisme, c’est une certaine honte d’être français ».

Les électeurs d’Emmanuel Macron, Todd les décrit comme « des gens des classes moyennes, ayant souvent une bonne éducation, qui se prennent pour autre chose que ce qu’ils sont, qui se pensent bons, qui se pensent intelligents, qui sont dans un état de lévitation psychique ». Reprenant les cartes électorales, dont il est un observateur attentif depuis ses ouvrages avec Hervé Le Bras, il analyse le vote Macron comme « la vieille carte socialiste avec des bastions catholiques supplémentaires qui ont sans doute quelque chose à voir avec le ralliement de Bayrou, et une plus grande visibilité des métropoles ».

« Chez les jeunes diplômés en perte de vitesse, la désignation d’une France d’en bas, fermée (…) peut s’analyser exactement dans les mêmes termes que la xénophobie anti-Arabes »

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C’est d’ailleurs lorsqu’on l’interroge sur une des théories phares d’explication du vote macroniste que Todd se montre le plus percutant : le démographe réfute totalement l’idée des « deux France« , celle des métropoles mondialisées face à celle de la périphérie. « Ça ne peut être que fauxpuisque Le Pen et Macron ne rassemblent que 45% des électeurs. On n’est absolument pas dans une repolarisation de l’électorat ». Lui se refuse à voir l’électorat macroniste comme celui des gagnants de la mondialisation : « L’interprétation dominante, moralisatrice à sa manière, c’est que les gens qui votent Le Pen sont des losers (…), et que les gens, les jeunes en particulier, qui ont voté Macron, sont des winnersMais ça ne correspond pas du tout à l’évolution économique et socio-culturelle observée dans le monde occidental ». Pour Todd, « les catégories super macronistes de jeunes diplômés sont des catégories qui, par rapport à ce qu’étaient leurs aînés diplômés, sont en chute sociale. Ce sont des déclassés virtuels. Évidemment, leur taux de chômage est plus faible mais leurs conditions de travail, l’intérêt de leur travail n’est en rien compatible à celui des générations précédentes ».

Et c’est pourquoi, d’après Emmanuel Todd, le vote Macron des jeunes diplômés serait… « une réaction au déclassement« . Explication : « Vous avez les ouvriers français dont la peur du déclassement les amène à chercher quelqu’un en dessous : les Arabes, ou les étrangers. Chez les jeunes diplômés en perte de vitesse, dans leur inconscient absolu, finalement, la désignation d’une France d’en bas, fermée, en ancrage territorial, peut s’analyser exactement dans les mêmes termes que la xénophobie anti-Arabes. Simplement, là ce sont les prolos français qui sont pris pour cible par les déclassés d’en haut ». Le macronisme serait donc le produit de « l’effondrement moral des classes moyennes » françaises, conclut Emmanuel Todd.

« Macron a inventé l’irrealpolitik, une politique extérieure toute de verbe qui n’a plus aucun rapport avec la réalité du monde »

L’intellectuel a également pointé son viseur sur les députés LREM : « Une Assemblée recrutée sur CV dont l’absence de convictions idéologiques générale ne peut être que remarquable« , « à l’intersection de la désintégration politique et de l’effondrement moral de la société« . Puis, revenant sur leur leader, il en a fustigé la politique étrangère. « Macron a inventé l’irrealpolitik, une politique extérieure toute de verbe qui n’a plus aucun rapport avec la réalité du monde, où l’on s’envoie des grandes claques dans le dos« , persifle-t-il, fustigeant un « problème d’insuffisance intellectuelle et de manque de formation« , « une incompréhension préoccupante par rapport à ce qui se passe dans le monde anglo-américain« . En effet, Todd estime que « le virage souverainiste, protectionniste et national » ayant démarré aux Etats-Unis et en Angleterre est inéluctable, et qu’il ne servirait à rien de s’y opposer comme le fait le chef de l’Etat.

La conclusion est extrêmement sombre, tout comme le ton de la conférence. Le macronisme ? « Un moment d’hallucination collective des classes moyennes qui se sont racontées qu’un type jeune allait tout d’un coup mettre la France en lévitation« . La France ? « En grand état de risque, parce que ses classes moyennes sont assez méprisables moralement en ce moment, mais aussi parce que les gens qui sont aux commandes ne sont juste pas au niveau en termes de perception de l’Histoire« . Quant à la popularité en chute libre du chef de l’Etat, Emmanuel Todd ne se montre pas plus optimiste : « Si on unifie l’UMPS et qu’on l’appelle Macron, on obtient toujours la même chose. Macron est tout simplement en train de tomber dans la trappe où tous les autres sont tombés. Sauf que maintenant, revitaliser la comédie gauche-droite, ça va poser un problème ». En bref, les deux hommes partagent un prénom, et c’est à peu près tout.

 
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Publié par le octobre 12, 2018 dans actualités, POLITIQUE

 

un entretien important avec nos camarades du PCP portugais

Alors qu’on apprend sans que cela ait jamais été discuté dans les instances du parti qu’il pourrait y avoir sur la liste des européennes des prisonniers catalans, ne serait-il pas raisonnable de prévoir dans ce cas de collaboration internationale une entente avec nos camarades portugais et bien d’autres qui subissent une répression dans les ex-pays socialistes pour leur attitude anti-fasciste et communiste. Tout cela dépend des communistes et d’eux seuls, mais l’expérience portugaise n’est pas négligeable dans la réflexion de notre congrès.

danielle Bleitrach

 

Maintenir les masses dans un certain désordre ne gêne pas le capitalisme

Toujours dans le cadre du Congrès et de notre réflexion qui devrait se poursuivre sur le socialisme que nous voulons et sur la nécessaire transformation du parti communiste français dans ce but. Disons tout de suite que la première chose qu’il faudrait éviter, c’est de concevoir notre rôle à nous communiste français sans cette perspective de fin du capitalisme et ne pas concevoir notre stratégie comme une simple accumulation de tactiques électorales pour sauver les meubles. Il faut que nous nous pensions sur le long terme, en faire notre actualité. Pour cela il faut combattre une erreur qui a fait flores dans notre parti au fur et à mesure que nous perdions toute référence stratégique : Non le capitalisme ne tombe pas comme un fruit mûr pour cause de dysfonctionnement et inadéquation avec les forces productives matérielle et morale… Il faut l’achever et pour cela on a besoin de combattants organisés et aguerris, des communistes …

« La vérité est qu’il ne suffit pas de savoir que le capitalisme est de moins en moins capable de mettre de l’ordre dans ses propres affaires, aussi longtemps qu’il est encore capable de maintenir les grandes masses dans un certain désordre ; il ne suffit pas non plus de le dire, car cette connaissance provoque en lui plutôt de la tranquillité que de l’inquiétude : cette incapacité, il faut la provoquer constamment. Le capitalisme ne peut pas mourir de lui même il faut le tuer.  » Brecht.

Notre réflexion de Congrès sur le parti qu’il nous faut ne peut pas ignorer à quel point le capitalisme s’accommode aisément des désordres qu’il engendre et en fait l’argument pour renforcer l’autoritarisme de son pouvoir politique jusqu’au fascisme. La lutte contre « le totalitarisme » communiste qui a fait flores jusque dans nos manuels scolaires et contre toutes les révolutions ne sert qu’à tracer le chemin du fascisme en Europe comme partout ailleurs dans le monde. Quand on découvre que la bête immonde paraphrase les discours d’Hitler jusqu’au Parlement allemand ou que l’on constate la montée d’un parti fasciste en Espagne en feignant d’ignorer que le PPE d’un Aznar a toujours nourri en son sein et ses institutions le fascisme sous prétexte d’anticommunisme, quand on voit Orban et autres en feignant d’ignorer qu’ils agissent comme en Ukraine avec la bénédiction de l’Europe, on ne mesure pas à quel point le Parti communiste français ne peut pas être celui d’un monde de bisounours.

Maintenir les masses dans un certain désordre, ne pas assez les éduquer politiquement, c’est peut-être toute la différence entre ce qui s’est passé à Cuba et au Brésil, alors même que les combattants n’ont pas démérité. Ce qui me fait me prononcer dans ce Congrès est la conscience forte de la nature de ce que nous avons à abattre et qui ne mourra jamais de sa propre incapacité.

Qu’est-ce que cela veut dire « tuer », l’image du dramaturge est forte mais elle risque là aussi de masquer la nécessité stratégique d’un parti communiste. Toutes les expériences du socialisme que nous connaissons et qui doivent être étudiées non en vue de construire un modèle mais bien de nous aider à poursuivre et améliorer nos propres choix correspondant à notre formation sociale montrent qu’il y a la fois rupture mais aussi continuité à la fois parce que comme le dit Lénine le cadavre de l’ancienne société continue à pourrir au milieu de la nouvelle mais aussi au positif parce qu’il faut savoir utiliser le terrain de nos propres conquêtes de justice, de paix et d’émancipation humaine. C’est ici que le terme dialectique de dépassement peut être utilisé s’il admet la rupture, l’abolition comme étant au centre. C’est pourquoi la réflexion des économistes du parti me paraît un apport important quand ils disent : « Il nous appartient de dissiper les illusions : on ne peut sortir le pays de la crise sans mettre en cause la dictature capitaliste de la rentabilité, en luttant pour prendre le pouvoir sur l’utilisation de l’argent. De nombreux exemples actuels permettent d’en faire la démonstration : Ehpad, hôpitaux, délocalisations, Alstom, SNCF, écologie, collectivités territoriales, etc.
Pour l’heure, il y a des différences importantes à gauche : il est de la responsabilité du PCF d’en expliciter publiquement les termes pour chercher à les dépasser. »

Parce que cette réflexion a le mérite de recentrer comme le fait le manifeste l’action du parti vers l’entreprise et ça c’est à mes yeux aussi essentiel que la nécessité de nous enrichir de la compréhension de toutes les expériences socialistes, pour retrouver la démarche stratégique. Même si j’ai encore du mal à voir le caractère concret de certaines luttes proposées. Sans nier l’existence de tous les mouvements de libération humaine qui à mes yeux prouvent à quel point l’humanité ne peut plus se mouvoir dans le cadre étroit du capitalisme sous sa forme de survie de plus en plus conservatrice (je pense à la lutte contre le machisme, l’homophobie, le racisme), il faut bien mesurer à quel point leur avancées ont besoin d’un changement de la structure même de la société, c’est-à-dire effectivement la relation entre forces productives et rapport de production. Les forces productives, c’est à-dire les relations qu’à une étape déterminée de leur développement les être humains entretiennent avec la nature (sciences, techniques, et savoirs humains), d’où l’importance centrale de l’écologie (là aussi il peut y avoir socialisme ou régression), dans le cadre de rapport de production avec leur traduction les rapports de propriété.

Voilà ce qui me paraît à l’œuvre dans notre base commune outre l’indispensable bilan mais qui va plus loin que les erreurs stratégiques y compris à partir du Congrès de Martigues. Ma proposition de nous intéresser aux expériences  socialistes de notre point de vue de communiste et pas dans le cadre du négationnisme bourgeois actuel fait partie de ma conception d’un bilan fondamental qui nécessairement dépassera le cadre limité de ce Congrès qui peut devenir historique.

Danielle Bleitrach