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De l’utilité du FN… pour que tout reste en place…

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Bon! je vais probablement être privée d’internet pendant une semaine au moins, enfin à partir de samedi. Mais dès aujourd’hui je suis prise par les diverses perturbations d’un déménagement, la moitié de mes affaires à un endroit, l’autre ailleurs. Je regarde encore la télévision et j’en déduis de cette étrange campagne la question de « l’utilité du FN ». Outre le fait que comme toutes les extrême-droites en prenant l’ennemi parmi les pauvres des pauvres, ce parti divise les travailleurs et rend le plus grand des services au capital, la métamorphose s’actualise à partir des problèmes du moment en faisant tout pour qu’on les pose de telle sorte qu’ils n’aient pas de solution.

Si tout se passe comme les commentateurs nous invitent à le penser, il est évident que le thème qui conditionne tout et qui devrait être au centre des débats : à savoir l’Europe, ses contraintes économiques et politiques aggravées désormais de la question d’une défense assumant la politique et les missions de l’OTAN sont peu ou mal traitées. Le seul parti qui parait poser le problème est le FN avec son référendum. Ce qui déjà témoigne du caractère velléitaire d’une telle dénonciation. Mais dans le même temps le même FN fait de la surenchère militaire, il n’est plus question du 2% que les Etats-Unis exigent des pays européens, on passe à 3%. Ce qui effectivement est un gouffre. Mais « l’utilité » du FN va plus loin encore, alors que si l’on considère candidats et forces populaires, il est clair que la France est de moins en moins acquise à l’euro, sinon à l’idée européenne comme d’ailleurs bien d’autres pays européens. Oui mais voilà grâce au FN , le candidat qui se retrouve en deuxième position après lui est à peu près assuré d’être élu. Donc le deuxième tour de l’élection présidentielle est devenu un référendum sur le FN. Il suffit de monter une opération à la Macron pour imposer un pro-euro, pro politique européenne telle qu’elle est et dont personne ne veut pour avoir le candidat du capital gagnant.

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le mars 22, 2017 dans Uncategorized

 

LA CHUTE DE ROBESPIERRE DANS LA PRESSE

LE 9 THERMIDOR AN II, ROBESPIERRE EST ARRÊTÉ. POUR SES OPPOSANTS, L’INCORRUPTIBLE S’EST MUÉ EN TYRAN. LA CONVENTION LE FAIT GUILLOTINER LE 10 THERMIDOR, AUX CÔTÉS DE SAINT-JUST, COUTHON, HANRIOT, PAYAN… LA PRESSE PARISIENNE, FOISONNANTE DEPUIS LE DÉBUT DE LA RÉVOLUTION, NE COUVRE PAS L’ÉVÉNEMENT.

En partenariat avec L’Histoire, retrouvez une sélection d’archives de presse issues des collections de la BnF sur la chute de Robespierre, le 9 Thermidor 1794.

Dans les jours qui suivent la mort de celui qui deviendra l’incarnation de la Terreur, le silence prudent de la presse se déchire, dévoilant les complots, relayant les accusations contre les robespierristes, fabriquant ce qui deviendra un symbole de libération de la presse. Le Cri des victimes de la tyrannieLe Patriote révolutionnaireInsurrection en faveur des droits du peuple souverain, mais aussi Journal de la liberté de la presse de Gracchus Babeuf, autant de titres qui paraissent et s’attachent à clore et à dénoncer la séquence historique précédente.

Comme l’écrit Jean-Clément Martin sur cette couverture par la presse de la chute de Robespierre, « vrai et faux se mêlèrent si bien qu’il demeure toujours impossible de faire un bilan des noyades et que la confiance dans les publications ne peut que demeurer incertaine. C’est donc avec ces précautions qu’il faut aborder les témoignages de ce moment particulièrement chahuté. Ces sources demeurent indispensables ; elles rendent compte de ce qui fut vécu, si l’on veut bien les mettre dans cette perspective ».

Revue de presse de quelques publications conservées à la Bibliothèque nationale de France.

Bulletin des armées du Nord, de Sambre et Meuse – N° 558 – 14 Thermidor 1794.

Retranscription de la séance de la Convention nationale du 13 Thermidor, où David, accusé, doit se défendre de son soutien à Robespierre.

« David entre dans la salle, on demande qu’il soit entendu. Je ne connais pas, dit-il, les dénonciations qui sont faites contre moi. » […] « Goupilleau interpèle David de déclarer si, après que Robespierre eu prononcé ses discours ou plutôt ses actes d’accusations, il n’a pas été l’embrasser en descendant de la tribune et s’il ne lui a pas dit : si tu bois la ciguë, je la boirai avec toi. »​

Source BnF

Le Patriote révolutionnaire – N°1 – Fructidor 1794 – Journal signé Gilliberd.

« Je ne suis point orateur, je suis un patriote ferme et zélé, abhorrant le sang, et implacable contre les ennemis du Peuple […] La Convention a toujours été inébranlable, elle a déjoué les ruses et leurs menées […] sa fermeté s’est déployée pour terrasser ces anthropophages et ne faire que le bien public. Les Lafayette, Brissot, Dumouriez, Hébert, Danton et Robespierre, ont été les victimes de leurs propres forfaits. »

Et de décrire la suite de la Révolution en ces termes :

« Nous avons un alphabet, suivons-le jusqu’à la fin. »

Source BnF

Le Cri des victimes de la tyrannie – N°1 – Fructidor 1794 – Journal signé Boulay.

Cette publication est symptomatique de ce « cri » de libération qui semble suivre Thermidor et que l’on retrouve dans d’autres publications aux titres évocateurs de Journal des amis de la paix ou Insurrection en faveur des droits du peuple souverain.

« Depuis l’époque à jamais mémorable du 9 Thermidor, les amis de l’ordre et de la paix ont commencé à respirer. La terreur qui comprimait toutes les âmes, a fait place à la douce espérance. Le vaisseau de la Liberté, échappé aux écueils de l’anarchie, aux brisants du despotisme, parait enfin voguer à pleine voile vers le port. Les lois, l’humanité, la justice, trop longtemps exilées de cette terre, y seront désormais respectées. »​

Journal de la liberté de la presse – N°1 – 17 Fructidor – Signé par Gracchus Babeuf.

Gracchus Babeuf livre dans ces lignes un portrait double de Robespierre et un plaidoyer unique pour la continuation de l’œuvre révolutionnaire liée à la liberté de la presse. Le journal change de titre dès le 5 octobre 1794 devenant Le Tribun du peuple, ou le Défenseur des droits de l’homme.

« J’ouvre ma tribune pour plaider les droits de la liberté de la presse. Je fixe un point pour lui rallier un bataillon de défenseurs. […] Robespierre, dont la mémoire est aujourd’hui si justement abhorrée, Robespierre dans lequel il semble qu’on doive distinguer deux personnes, c’est-à-dire Robespierre sincèrement patriote et ami des principes de 1793, et Robespierre ambitieux, tyran et le plus profond des scélérats depuis cette époque ; ce Robespierre, dis-je, alors qu’il fut citoyen, est peut-être la meilleure source où il faille chercher les grandes vérités et les fortes preuves des droits à la presse. C’est avec les armes qu’il a laissées que je commencerai le combat de sophismes contre les raisonneurs du jour. »

Pour aller plus loin, découvrez parmi les ouvrages de BnF collection ebooks et de Collection XIX :

La Vie de Maximilien Robespierre de Liévin-Bonaventure Proyart
Téléchargez sur iTunes / Amazon / Google Play / leslibraires.fr / Kobo

Histoire politique de la Révolution française d’Alphonse Aulard
Téléchargez sur iTunes / Amazon / Google Play / leslibraires.fr / Kobo

Mémoires et souvenirs sur la Révolution et l’Empire de Georges Lenôtre
Téléchargez sur iTunes / Amazon / Google Play / leslibraires.fr / Kobo

La Corruption parlementaire sous la Terreur d’Albert Mathiez
Téléchargez sur iTunes / Amazon / Google Play / leslibraires.fr / Kobo

Gracchus Babeuf et la Conjuration des Égaux de Philippe Buonarroti
Téléchargez sur iTunes

Un épisode du temps de la Terreur d’Augustine-Éléonore de Pons
Téléchargez sur iTunes

 

 
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Publié par le mars 22, 2017 dans Uncategorized

 

Un débat : Pour éviter d’avoir une droite ou une gauche, ils ont tourné en rond. 

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Disons tout de suite à chaud quelques impressions, à notre manière du moment, qui est celle non de la neutralité comme l’affirmait ici un de nos interlocuteurs, mais de l’impression étonnante de ne pas avoir de candidat à la présidentielle qui me représente. Un exemple, Jean-Luc Mélenchon! Sur bien des points, c’est de lui que je devais me sentir le plus proche, mais  Mélenchon perd de plus en plus toutes les caractéristiques qui font qu’un communiste se sentirait en adéquation avec lui. Il s’éloigne même de ce que nous avons en commun avec Cuba, l’Amérique latine, il reste la question de la paix, ce n’est pas rien. Sa proposition de négocier. Très important, mais à ce moment-là je dois dire que la démonstration de Fillon est tout aussi claire. Un point essentiel et qui est le seul à emporter ma décision est  la sortie de l’OTAN. Il reste l’avenir, ce qu’il construit et de fait ce qu’il détruit, une campagne électorale présidentielle, cela devrait tracer l’avenir et pas seulement celui qui sera élu ou non! … Cela peut paraître anecdotique, mais voir cet homme qui n’est pas sans qualité au plan intellectuel toujours flanqué de quelqu’un comme Corbière ou Simmonnet alors même que tout dans sa posture dit que c’est sa dernière campagne, c’est à chaque fois se demander qui il intronise et quelle serait la postérité d’un tel vote? La fin du PCF pour qui et pourquoi? C’est ma principale réserve et rien ne la lève bien au contraire. Il y a Corbière comme une craie qui raye un tableau noir, mais son couplet sur l’Europe qu’il faudrait à la fois contester et ne pas détruire, c’est à peu près aussi clair que du Macron. Honnêtement je ne peux même pas lui en vouloir à lui, c’est un socialiste, le vrai problème est pourquoi les dirigeants communistes nous ont-ils voué à ce débat interne au PS pour tout potage avec en prime notre effacement, non seulement le temps d’une campagne électorale mais pour ce qui concerne une restructuration durable des forces, des programmes et des représentations de classe?

Pourquoi être voués à ces jeux tacticiens?  On se demande exactement ce que Mélenchon  attend justement de Macron, le moins que l’on puisse dire c’est qu’il ne l’a pas attaqué. Une illustration: une brève escarmouche, la seule, sur la question des affaires, il proteste cette accusation concerne deux d’entre nous, Fillon et le Pen, tous les autres nous ne sommes pas concernés. C’est un véritable cadeau qu’il fait à Macron dont il sait pourtant qu’il est lui-même soupçonné de conflit d’intérêt. Mais ce n’est pas le seul cas alors que Macron représente théoriquement tout ce à quoi il s’oppose, il se montre intéressé et curieux, le tirant vers la gauche. Pourquoi? Il a affaibli ce faisant les molles tentatives de Benoît Hamon. Est-ce que ce n’est pas là la réponse: son seul adversaire c’était Benoît Hamon?

Qu’est-ce qu’on joue exactement, une présidentielle ou la reconstruction de la gauche sans les communistes, et dans ce cas l’adversaire c’est le partenaire Hamon, ce qui n’a rien de rassurant tant nous sommes dans les chamailleries de Solférino.

Ce dernier a du mal, avec sa position européenne qui le colle à Macron, à se dégager de celui-ci. Il lui fait sans le vouloir le cadeau de le dédouaner du quinquennat, des expéditions militaires, de ses catastrophes sur le plan social à la place du dit Macron qui peut de ce fait déployer son « vide pragmatique », Macron a bien parlé mais il n’a rien dit.   Marine Le Pen qui a eu du mal à s’accrocher a marqué un des rares bons points de la soirée en disant à ce dernier: « personne ne peut se souvenir d’une seule de vos propositions. Moi on peut ne pas m’aimer mais on sait ce que je dis, vous il n’y a rien, des phrases creuses. » Macron effectivement ne dépasse pas la droite et la gauche, il pêche dans les marais stagnants de leur croupissement. Le tout en utilisant les techniques du management. Celles du chef de service motivant ses troupes par des activités du week-end ou la promesse d’embauche aux plus insécurisés des stagiaires, il s’agit de « motiver », de faire miroiter un avantage personnel sans trop s’engager… Mais c’est aussi le démarchage plaçant des polices d’assurances auprès des retraités en leur parlant de l’avenir des petits enfants. En fait ce type n’argumente pas, il hypnotise… avec le ronron médiatique qui répète c’est lui le meilleur, la nouveauté, une habileté diabolique…je suis d’accord avec Hamon, Mélenchon, Fillon et même Le Pen, c’est pour cela que je suis tellement différent…
Bernard Hamon rame comme il peut mais il épuise  « la nouveauté » de ce qui lui a permis de gagner les primaires en restant au niveau des gadgets, ce qui laisse de la crédibilité à Macron qui n’a à son actif que les voyages en car concurrents de la SNCF et dont les entreprises ferment les une après les autres.Benoît Hamon assume l’Europe, les armées, le quinquennat, bref le PS, et Macron peut hypnotiser à son gré le couple de retraité qui pense à leur petit-fils qui lui aussi fait des études et peine à trouver un emploi. Si certains d’entre vous suivent les sketchs de scènes de ménage sur la 6, Fillon c’est le pharmacien, Macron la femme arriviste qui exploite ses stagiaires jusqu’à l’os et Benoît Hamon c’est le prof d’histoire qui s’évanouit devant la réalité et ne sait pas dire non aux pique assiette. Benoît Hamon, le révolutionnaire qui crée l’égalité, la lutte contre la misère non sur les profits patronaux mais sur nos impôts et qui de surcroît roule les mécaniques face à Poutine, s’évanouit effectivement devant la réalité… laissant croire que Macron l’incarne. En fait le problème est là ces trois enfants du PS, Hamon, Mélenchon et Macron n’osent pas la gauche tant le dit PS l’a déconsidérée, et comme le PCF a disparu du paysage, c’est bonnet blanc et blanc bonnet ou plutôt comment sauver l’Europe à la mode de Hollande ou à celle de Tsipras…

Dans un tel contexte, ce qui était plutôt réjouissant était la contre performance de Marine Le Pen, elle aussi paraissait en train de se dégonfler sans que personne n’en profite réellement. Le renchérissement sur le budget de l’armée, pas 2% mon brave homme 3%, a permis à Fillon de froncer les sourcils et avoir un sourire sarcastique sur les milliards que l’on distribue sans les avoir. L’avare était crédible. Derrière elle, il y avait Philippot comme derrière Mélenchon il y avait Corbière, dans le même rôle celui de la figurine qui hoche la tête pour approuver, mais Philippot aurait été nettement plus convaincant, ce qui n’est pas le cas de Corbière. Cette présence et pas celle de Marion-Maréchal Le Pen dit à quel point le FN aura du mal sur la longue période à tenir deux lignes, bref il y avait quelques cruautés dans la démonstration qu’elle n’était pas présidentiable. Fillon littéralement transparent dans la première partie a peu à peu réussi à s’imposer face à ce glissement de la favorite.

Bon il est clair que nous n’avons plus en magasin de Maurice Thorez, de Jacques Duclos ou de Georges marchais pour ancrer le débat, rendre incontournables un certain nombre de questions, et ce n’est certes pas Marine Le Pen qui soit en capacité de jouer ce rôle. A gauche non plus d’ailleurs. Ce camaïeu de rose pâle veiné de bleu, réversible en bleu veiné de rose macronien jusqu’au rouge, bleu blanc, bleu mélenchonien en passant par la rose flétrie de Hamon, agite d’autant plus ses drapeaux que l’on est loin de cette capacité à dire les choses simples d’un peuple malmené. Au moment même où chacun s’évertue à s’affirmer « hors système », au-delà de la gauche et de la droite, c’est pour mieux témoigner de l’incapacité à faire autre chose qu’à poursuivre l’existant.

Bref oserai-je vous avouer que je n’ai pas avancé d’un pouce tant les positions tactiques ont commandé le débat autant que l’art de prétendre faire du neuf avec du vieux. Ma seule certitude est qu’il y a – quels que soient les cas de figure – trois candidats pour lesquels je ne voterai pas: François Fillon, Marine Le Pen et Emmanuel Macron, au premier comme au second tour.

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le mars 21, 2017 dans Uncategorized

 

La militarisation de la péninsule coréenne et du Japon sape la stabilité en Asie de l’Est

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Le principal protagoniste de cette politique est aux États-Unis. Par ses provocations, Washington tente de déclencher un conflit et d’y impliquer non seulement la Corée du Nord, mais aussi la Chine.

A travers les pages du journal « Pravda », Sergei Kozhemyakin.

https://kprf.ru/international/capitalist/163145.html

10/03/2017

 

Les têtes de pont de Washington

 

Le fait que la région Asie-Pacifique, et en particulier l’Asie orientale, est l’une des principales orientations de la politique étrangère de la nouvelle administration américaine, était connu bien avant l’inauguration officielle de Donald Trump. Tout d’abord, l’équipe du futur président des États-Unis a envoyé un signal négatif à Beijing, en établissant des contacts avec les autorités de Taiwan. Ensuite Washington a fait clairement savoir qu’il n’allait pas abandonner l’alliance avec le Japon et la Corée du Sud. Les États-Unis ont commencé une militarisation à marche forcée de ces pays afin de consolider leur statut de « porte-avions insubmersibles » de Washington.

Le calendrier des réunions et visites de haut responsables américains est significatif. Le premier des leaders mondiaux qui ont rencontré Trump après son élection en tant que président, a été le Premier ministre du Japon Shinzo Abe. Cela s’est produit dès la mi-novembre. Le chef du gouvernement japonais n’a pas tardé à rendre une visite officielle, visitant les États-Unis en février. Lors de sa visite un certain nombre de déclarations importantes ont été faites. Selon Trump, Washington est « à 100 % dévolu à l’alliance avec le Japon», et n’a pas l’intention de réviser l’accord de coopération mutuelle et de garanties de sécurité conclu en 1960. Cet accord sur la défense collective, entre autres choses, autorise le séjour dans le pays d’un contingent de 54.000 soldats américains. En outre, comme l’a souligné Trump, l’accord est applicable aux îles Senkaku (Diaoyu). Et cela est un défi direct à la Chine, qui considère l’archipel comme une partie de son territoire.

En outre, Trump et Abe ont mis en garde Pékin contre une augmentation de son activité dans la mer de Chine méridionale, masquant à leur habitude cette ingérence par des larmes de crocodile sur la « violation de la liberté de navigation et de vol ». Quelques jours après ces déclarations, les porte-avions de l’US Navy a fait son entrée dans la zone. Son commandant, le contre-amiral James Kilby a déclaré de manière éhontée que le but de l’action était une « démonstration de force ».

Il est évident que sans la crise politique en Corée du Sud (le 9 décembre la Présidente Park Geun-hye a été déclarée destituée suite à des accusations de corruption), la direction du pays se serait également empressée de rendre hommage au patron transatlantique. Ainsi, Tokyo et Séoul, dans le système du  » monde à l’américaine » continuent d’occuper une place particulière, et la menace de Trump de réduire leur coût d’entretien était de la pure démagogie préélectorale.

 

C’est ce qu’on démontré les visites en Corée du Sud et au Japon du nouveau secrétaire à la Défense James Mattis, qui ont été ses premiers voyages à l’étranger. Le chef du Pentagone a réitéré les déclarations de Trump sur l’intangibilité de la coopération militaire et politique avec ces pays. Des mesures concrètes n’ont pas tardé à venir. Début février, dans la région d’Hawaii ont eu lieu des essais communs US-japonais de missiles intercepteurs SM-3. Simultanément les États-Unis ont disposé 10 nouveaux chasseurs F-35B sur la base d’Iwakuni, situé sur l’île de Honshu. Avant la fin de l’année y seront transférés les appareils du porte-avion nucléaire « Ronald Reagan » – une soixantaine d’avions.

Japon développe sa propre production militaire. Selon le programme adopté, chaque année il construira deux destroyers avec un déplacement de 3000 tonnes chacun. Le pays ne cache pas le fait que les nouveaux navires doivent patrouiller dans la mer de Chine orientale, autrement dit pour le « confinement » de la Chine

L’agresseur n’est pas celui qu’on pense

 

La militarisation en Corée du Sud est plus grande encore. Pour ce faire, ils ont trouvé une excuse commode : les missiles et le programme nucléaire de la RPDC. Les efforts occidentaux pour diaboliser Pyongyang ne furent pas vains: presque tout le monde répète les paroles sur le «régime nord-coréen agressif», qui soi-disant ne fait qu’attendre le bon moment pour lancer ses missiles nucléaires. A titre d’exemple, on cite le test de l’année dernière, ainsi que les tirs de missiles balistiques. Le dernier a eu lieu le 12 février, quand une fusée « Pukkykson-2 » (« Etoile polaire-2 ») a été lancée. La colère des États-Unis et de leurs alliés a été causée non seulement par le fait que le test a eu lieu au moment de la visite de Shinzo Abe à Washington, mais aussi des nouvelles capacités de la RPDC. Le missile a été lancé à partir d’une unité mobile et équipé d’un moteur à combustible solide, ce qui complique son interception par l’ennemi.

En réponse, contre le pays ont été imposées des sanctions sévères, y compris l’interdiction de l’importation de minéraux provenant de la Corée du Nord, l’embargo sur la fourniture de carburant d’aviation et même l’inspection de tous les biens entrant dans le pays. Malheureusement, la Russie s’y est ralliée, alors qu’elle souffre elle-même de restrictions injustes. Fin février, le ministère russe des Affaires étrangères a préparé un projet de décret présidentiel sur un nouveau durcissement des sanctions. Le document prévoit la fin de la coopération scientifique et technique avec Pyongyang, l’interdiction de la fourniture de cuivre, de nickel et d’autres métaux, et ainsi de suite.

En d’autres termes, Moscou a accepté les règles imposées. Seulement sont-elles justes? La politique envers la Corée du Nord est un exemple frappant de la stigmatisation, de l’anathème. La RPDC est stigmatisée à l’unanimité pour des péchés qu’elle n’a pas commis, et ceux qui crient le plus fort sont loin d’être des juges innocents de tous crimes. Depuis dix ans, ce pays n’a commis aucun acte d’agression, et tous les tests sont effectués sur son propre territoire. A la différence des États-Unis, qui ont transformé la Libye, l’Irak, l’Afghanistan, la Syrie et de nombreux autres Etats en polygones sanglants pour les armes américaines.

Pyongyang dit ouvertement que le programme de missiles et nucléaire sert à garantir la souveraineté du pays. Contrairement à une croyance populaire, la Corée du Nord ne brandit pas la « matraque nucléaire », et envisage la possibilité d’utiliser l’arsenal existant seulement en cas d’agression. Dans le même temps, la direction nord-coréenne n’exclut pas un gel complet de ces tests qui indisposent tellement l’Occident. Au VIIe Congrès du Parti des travailleurs de Corée, qui a eu lieu l’année dernière, l’éventualité d’un moratoire a été évoquée. En échange, Pyongyang ne demande qu’une chose : que cessent les exercices à grande échelle dans le voisinage de la ligne de démarcation.

 

Les manœuvres militaires régulières de Séoul et Washington sont un fait souvent négligé. C’est une grave erreur, parce qu’il ne s’agit pas en réalité de simples manœuvres. Il s’agit plutôt d’une mobilisation complète et une concentration de forces dans le voisinage immédiat du territoire de la RPDC. Par exemple, dans les manœuvres de l’année dernière  » Key Resolve » ont été impliqués 300.000 soldats coréens et 15.000 américains. D’autres exercices – « UlchiFreedom Guardian  » – ont dû rappeler à Pyongyang les jours terribles de la guerre de Corée: les militaires sont venus sur la péninsule de 9 pays – participants de la coalition pro-américaine de 1950-1953.

Pour comprendre la nature agressive de ces jeux de guerre il suffit d’énumérer les objectifs de l’entraînement : application d’une frappe nucléaire préventive sur la Corée du Nord, atterrissage et prise de Pyongyang, destruction de la direction nord-coréenne et, enfin, occupation complète du pays. En fait, plusieurs fois par an en Corée du Sud se tient une répétition générale pour une invasion du Nord. À cet égard, la position de la RPDC, dénonçant ces manœuvres comme une des principales raisons de l’escalade sur la péninsule, est tout à fait justifiée.

Ceux qui parlent de l’ « agressivité de Pyongyang » inversent délibérément les liens de cause à effet. En 2014-2015, la direction nord-coréenne a demandé à plusieurs reprises à Séoul de reprendre le dialogue de paix et de relancer le processus de création d’une Confédération coréenne unifiée, idée mise en avant déjà par Kim Il Sung. Cependant, le gouvernement droitier de Park Geun-hye a rejeté ces initiatives, admettant seulement une variante de réunification : l’absorption du Nord par le Sud suivant l’exemple de la RFA et de la RDA. Le contingent américain en Corée du Sud a été renforcé, les manœuvres conjointes ont pris encore plus d’ampleur. Ce n’est qu’après que Pyongyang a repris ses essais nucléaires et de missiles.

 

Provocations petites et grandes

 

La série actuelle de lancement de missiles a également été une réponse aux étapes ouvertement hostiles de Séoul et Washington. Le Ministère de la Défense de la Corée du Sud a annoncé un plan de « punition massive et de vengeance », selon lequel Pyongyang « sera transformé en cendres et disparaîtra de la carte » dès « le moindre signe d’utilisation d’armes nucléaires. » Les critères du «moindre signe » ne sont pas spécifiés dans le document. Cependant, Séoul a annoncé la création d’une unité spéciale pour la destruction physique de la direction politique et militaire de la Corée du Nord, y compris Kim Jong-un. Comme il est souligné, en cas d’ouverture des hostilités, cette tâche sera accomplie en premier lieu, quels que soit les «dommages collatéraux» parmi la population civile de la RPDC.

La nouvelle administration américaine s’exprime sur le même ton. Appelant la Corée du Nord « , une menace majeure pour la sécurité régionale et mondiale, » le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson a déclaré préparer une nouvelle stratégie dans ses relations avec Pyongyang. Selon lui, il faut considérer toutes les options, sans exclure l’utilisation de la force militaire contre la Corée du Nord. Il a été soutenu par le commandant des forces américaines en Corée du Sud Vincent Brooks, qui a appelé à renforcer les capacités de frappe sur l’Etat voisin. «La défense conventionnelle ici est insuffisante. Si nous ne pouvons pas tuer les archers, alors nous ne serons pas en mesure d’intercepter toutes les flèches « – a-t-il dit de manière imagée.

Dans ce contexte, la fourniture d’armes en Corée du Sud s’est fortement intensifiée. 24 hélicoptères d’attaque « Apache » ont été affectés à la base américaine à Suwon. Et 36 supplémentaires sont venus compléter la force aérienne du pays. Selon Séoul, les hélicoptères sont prévus pour être transférés aux îles de Yeonpyeong et Baengnyeongdo situées à 12 kilomètres de la côte nord-coréenne. On ne fait pas mieux comme provocation : après la fin de la guerre de Corée, la frontière maritime entre les deux pays n’a pas fait l’objet d’un accord, et Pyongyang conteste la propriété des îles.

En outre, au cours de la visite de Mattis a été confirmée la volonté des parties avant la fin de l’année d’installer le système anti missiles THAAD. Leur gestion sera effectuée exclusivement par les militaires américains, Séoul n’a même pas accès aux données du radar. Ainsi, la Corée et bientôt aussi le Japon seront connectés au système global de défense antimissile, créé par les États-Unis pour isoler la Chine, la Russie et l’Iran.

Mais cela ne représente qu’une partie du déroulement de la militarisation. Pour participer au lancement en mars aux exercices  » Key Resolve  » et « FoalEagle » sont amenées en Corée du Sud des armes stratégiques – sous-marins nucléaires, avions de combat F-22, bombardiers stratégiques, ainsi que toute une escadre menée par le porte-avions nucléaire « Carl Vinson ». Comme déjà indiqué à Washington et Séoul, les manœuvres actuelles sont d’une ampleur sans précédent. En outre, elles peuvent être une occasion pour installer les armes stratégiques en Corée du Sud sur une base permanente. Le chef des Joint Chiefs of Staff, Lee Sung-jin a déjà fait une demande en ce sens aux États-Unis.

En provoquant la réaction de la RPDC, Washington cherche à renforcer sa position dans la région. Dans ce contexte, la mort très mystérieuse de Kim Jong-nam mérite une attention particulière. Le demi-frère de l’actuel leader de la Corée du Nord, cependant, a vécu pendant de nombreuses années à l’extérieur du pays, menant une vie plutôt dissolue et gagnant sa vie par des «révélations» sur le régime nord-coréen. Et 16 ans après son départ de RPDC, Kim Jong-nam est tué dans une attaque à l’aéroport de Kuala Lumpur (Malaisie).

La question se pose: à qui cela profite? Certainement pas à la direction nord-coréenne, qui subit déjà une pression extrême depuis de nombreuses années. Mais les forces qui sont intéressées par  déstabilisation de l’Asie de l’Est, ont avec l’assassinat de Kim Jong-nam une occasion en or pour de nouvelles attaques contre Pyongyang. Est-il étonnant que, immédiatement après les premiers rapports sur l’attentat, Séoul par la bouche du Président par intérim Hwan Ahnkyo ait désigné la RPDC comme coupable et exhorté à punir sévèrement un «Etat terroriste»? Ce qui ressemble à une provocation délibérée est la version officielle, selon laquelle Kim Jong-nam a été tué par le poison violent le VX, condamné par la Convention sur l’interdiction des armes chimiques. Maintenant, la Corée du Nord va certainement être accusée non seulement d’assassiner, mais aussi d’utiliser des armes chimiques. Il est clair que ces événements font partie d’un scénario plus grand sur la déstabilisation de la situation dans la région. Et la Corée du Nord n’est pas la seule cible.

 

Traduit par Marianne Dunlop pour Histoire et Société

 
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Publié par le mars 21, 2017 dans Uncategorized

 

Corée: Non à la propagande de guerre, non à la guerre

Marianne qui va partir le premier avril (ce n’est pas une blague) en Corée du Nord à la recherche d’un espérantiste dans ce pays mystérieux (elle prépare le congrès d’esperanto à Séoul) n’a pas encore réussi à m’entraîner vers ce pays qu’elle voit d’un point de vue chinois, mais je partage l’inquiétude reflétée par ce texte sur la montée des périls et la prtopagande de guerre qui est déversé sur ce pays. Bien des informations comme nous avons pu le vérifier ici même sont de pures inventions de propagande et ce pays dont j’ignore tout, comme bien des gens, paraît incontestablement subir une désinformation massive. Donc j’attends beaucoup de ce voyage de la vaillante Marianne qui rêve par ailleurs d’apprendre le coréen. (note de Danielle Bleitrach pour Histoire et societe)
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souvenirs américains de la guerre de Corée…

À l’heure où une intervention guerrière des États-Unis est envisagée  en Corée, il faut dénoncer le conditionnement des opinions publiques et appeler à une solution pacifique.

Toutes  les interventions militaires occidentales (Irak, Libye, Syrie…)  sont désormais des guerres qui ne disent plus leur nom : débutant par des « frappes préventives » et menées au nom d’un prétendu « droit d’ingérence humanitaire », ces guerres sont longuement préparées par un conditionnement des opinions publiques occidentales, conditionnement qui voit le gouvernement du pays visé dénoncé, à longueur d’articles et de reportages à charge dans les médias, comme odieux et devant  nécessairement être renversé. Il s’agit de la forme moderne de la propagande de guerre, où tout est bon pour justifier une guerre à outrance contre l’ennemi.

Pour la première fois depuis 1994, une guerre est ouvertement envisagée contre la République populaire démocratique de Corée (RPDC, Corée du Nord). En visite en Corée du Sud le 17 mars 2017, le secrétaire d’État américain Rex Tillerson a déclaré qu’un conflit militaire avec la Corée du Nord était une option. Ces déclarations bellicistes s’accompagnent d’actions très concrètes : les manœuvres militaires américano-sud-coréennes en cours, d’une durée de deux mois, sont les plus grands exercices militaires au monde. Elles s’accompagnent du déploiement par les États-Unis du dispositif antimissile THAAD (Terminal High Altitude Area Defense) en Corée du Sud, lequel accélère la course aux armements en Asie du Nord-Est.

En 1994, lorsque l’administration Clinton était sur le point d’attaquer les installations nucléaires de la Corée du Nord, le département de la Défense des États-Unis avait estimé qu’un futur conflit en Corée pourrait faire jusqu’à un million de morts. Mais une telle guerre ne sera pas limitée à la péninsule coréenne et, en décembre 2015, le chef de l’état-major interarmées des États-Unis, le général Joseph Dunford, a déclaré que tout conflit avec la Corée du Nord serait inévitablement « trans-régional, multi-domaine et multifonctionnel », c’est-à-dire une guerre mondiale impliquant d’autres puissances et l’utilisation de toutes les armes, dont des bombes nucléaires.

Fondée en 1969 pour défendre la paix et la réunification de la Corée, l’Association d’amitié franco-coréenne appelle à la cessation immédiate de l’escalade des tensions et des sanctions, en encourageant le retour à un dialogue multilatéral pour résoudre pacifiquement la question des armes nucléaires – de toutes les armes nucléaires – en Corée.

L’Association d’amitié franco-coréenne dénonce la propagande de guerre diffusée par les médias occidentaux, reprenant les éléments de langage de l’administration américaine pour conditionner les opinions publiques et faire avancer les peuples vers la guerre tels des somnambules.

Profondément attachée à la paix, l’Association d’amitié franco-coréenne appelle à la fin des manœuvres militaires américano sud-coréennes et à interrompre le déploiement du système THAAD en Corée du Sud, en laissant le peuple coréen décider librement de son avenir, sans ingérence étrangère et alors que, suite à la destitution de la présidente sud-coréenne Park Geun-hye, une élection présidentielle anticipée se tiendra le 9 mai 2017 en Corée du Sud.

 
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Publié par le mars 21, 2017 dans Uncategorized

 

Vingt millions de personnes qui  risquent  la famine ont besoin de nourriture, pas de bombes

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Sept millions de personnes au Yémen sont menacées par la famine, dont 2,2 millions sont des enfants. Photo: lastampa.it

Par: Amy Goodman et Denis Moynihan

http://www.cubadebate.cu/especiales/2017/03/19/veinte-millones-de-personas-en-riesgo-de-inanicion-necesitan-alimentos-no-bombas/#.WM9zBm_hC71

Le monde est confronté à la pire catastrophe humanitaire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Vingt millions de personnes sont menacées de famine au Yémen, en Somalie, au Nigeria et au Soudan du Sud. La réponse du président Trimp face  à cette situation  a été de  claquer  la porte face aux  réfugiés  et de couper le  financement à l’ aide humanitaire , tout en proposant une expansion importante de financement pour l’armée américaine.

António Guterres, le nouveau secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies a récemment déclaré: «Des millions de personnes peinent  à survivre entre la malnutrition et la mort, vulnérables aux maladies et épidémies, forcés de tuer leurs animaux pour manger et manger le grain entreposé pour semer  l’année prochaine ». António Guterres a poursuivi: « Ces quatre crises sont très différents mais ont une chose en commun. Tous sont évitables. Toutes viennent de différents conflits, pour lesquels nous devons faire beaucoup plus en termes de prévention et de résolution « .

Alors que des Nations Unies se débattent pour trouver  5,600 milliards nécessaires qui permettraient de réduire  le pire impact de ces crises, le gouvernement du Trump coupe des fonds provenant du Département d’Étatdes etats-Unis  et, selon un projet de décret de direction obtenu par Le New York Times, également l’Organisation des Nations Unies. L’ordre, tel qu’il est rédigé (même s’il  n’a pas  encore été  signé ou officiellement publié) indique « qu’il va y avoir au moins 40% de réduction globale »  des contributions volontaires des États – Unis à des programmes des Nations Unies comme le Programme alimentaire mondial, le Haut Commissaire Nations Unies pour les réfugiés et l’ UNICEF .

« Franchement, ceci est une attitude enfantine qui n’est pas digne de la seule superpuissance dans le monde», a écrit M. Stewart Patrick, un ancien fonctionnaire du département d’Etat sous la présidence de George W. Bush, maintenant membre du Conseil des relations étrangères .

Cette attitude, qui pourrait être décrit comme enfantine, a un impact létal sur les vrais enfants. Sept millions de personnes au Yémen sont menacées par la famine, dont 2,2 millions sont des enfants. Près de la moitié d’un million de ces enfants sont  en éta de «malnutrition aiguë et sévère », ce qui implique que déjà endommagé le développement, probablement  pour la vie, en raison de la faim.

Le directeur du siège américain du Conseil norvégien pour les réfugiés, Joel Charny a déclaré dans une interview sur Democracy Now: « Si la guerre continue, beaucoup de gens vont mourir de faim. Je ne pense pas qu’il y s ‘ un doute là-dessus . Nous devons trouver des moyens pour que  la guerre s’arrête « .

Pour cela il faudrait commencer  par mettre fin à la livraison d’armes à l’ Arabie Saoudite, le Yémen bombardant sans pitié. Au lieu de cela, le président  Trump  a rencontré mardi à la Maison Blanche c le prince héritier saoudien et ministre de la Défense Mohammed bin Salman, il y a été question   de reprendre la vente de  missiles guidés de précision – à la dictature saoudienne. Amnesty International a exhorté Trump de bloquer les ventes d’armes. L’organisation a publié une déclaration, dans laquelle il a écrit: «Armer  les gouvernements de l’ Arabie Saoudite et Bahreïn représente le risque d’être complice de crimes de guerre, et le faire tout en interdisant les gens en provenance du Yémen de  se rendre à l’ États-Unis serait encore plus irrecevable « .

La guerre au Yémen est considéré principalement comme un conflit de pouvoir entre l’ Arabie Saoudite et l’ Iran, dans lequel  les États-Unis sous l’administration Obama et maintenant avec une plus grande intensité dans le cadre du Trump, fournit des armes aux Saoudiens et le soutien logistique de son  bombardement au Yemen . « Notez que cela n’a pas commencé le 20 Janvier. Ceci est une politique menée par les États-Unis depuis  un certain temps , a déclaré Joel Charny responsable humanitaire en  se référant aux prises de positions  politiques de Trump et à celles d’Obama. Tout au long de ses deux mandats, le président Obama a vendu des armes à l’ Arabie Saoudite  à un niveau  record de 115.000 milliards $. Il a Seulement suspendu les ventes après qu’un avion saoudien ait attaqué un enterrement yéménite avec une série de bombardements  successifs, qui ont  fait  140 morts et 500 blessés.

Evitar la situación de hambruna en estos cuatro países es posible. El presidente Trump debería financiar totalmente los envíos de alimentos –no los envíos de armas– y liderar la tan necesaria diplomacia para evitar la inmensa catástrofe de 20 millones de muertes terribles a causa del hambre. Eso es lo que haría grande a Estados Unidos

Des millions de personnes affrontent la faim   et une mort douloureuse par inanition  en Somalie, au Soudan du Sud et lau Nigeria. Selon Charny, au Soudan du Sud, malgré les revenus pétroliers et ses terres fertiles, «les conflits politiques non résolus  au sein de la classe dirigeante du Soudan du Sud, datant des années 1990 et ont été cachés pendant la lutte pour l’indépendance, ont commençcé à refaire surface »et ont conduit le pays à la famine. Dans le nord du Nigeria, le conflit armé entre le groupe Boko Haram et le gouvernement fait que la livraison de l’aide humanitaire est très dangereuse. En ce qui concerne la Somalie, où la famine menace les populations qui peuvent être atteintes par le  fragile gouvernement central  et l’aide des organismes d’aide humanitaire, Charny a exprimé des commentaires plus optimistes: «Si nous pouvons mobiliser rapidement la nourriture et l’argent, nous pouvons surmonter la situation en Somalie … si nous nous mettons à l’oeuvre.  »

Évitez situation de famine dans ces quatre pays est possible . Le Président Trump devrait financer entièrement les  livraisons alimentaires – pas les expéditions armées- et diriger la nécessaire diplomatie  pour éviter l’immense terrible catastrophe 20 millions de morts de la famine . Voilà ce qui grandirait  l’ Amérique

 

(Tomado de democracynow.org/es)

 
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Publié par le mars 21, 2017 dans Uncategorized

 

L’espérance de vie aux USA par rapport aux dépenses de santé de 1970 à 2014, comparaison avec les autres pays de l’OCDE

Intéressant article traduit par Franck Marsal dont nous espérons à l’avenir d’autres contributions, et qui montrent à quel point la population pauvre des Etats-Unis a été malmenée avant d’aboutir au choix de Trump. La plus grande démocratie du monde, le pays le plus riche du monde, celui dont les dépenses militaires sont supérieures à toutes celles de tous les autres pays a un taux de mortalité infantile bien moins bon que celui du petit Cuba. Et pourtant ce qui est consacré y compris par les ménages aux soins de santé est supérieur à tous les autres pays. C’est ce modèle que pour les profits des trusts des médicaments, pour les sociétés d’assurance privées et bien sûr les marchands d’armes Macron et Fillon veulent nous faire adopter (Traduction de Franck Marsal et note de Danielle Bleitrach pour histoire et société).

https://ourworldindata.org/grapher/public-expenditure-on-healthcare-as-share-of-national-gdp

L’espérance de vie aux USA par rapport aux dépenses de santé de 1970 à 2014, comparaison avec les autres pays de l’OCDE

Par David Ruccio (traduction Franck MARSAL)

Les dépenses de santé mesurent la consommation de biens et service de santé, incluant le soin personnel de santé (soin curatif, soin de réparation, soin de longue durée, services auxiliaires et biens médicaux) et les services collectifs (prévention et services publics de santé, ainsi que l’administration de la santé) mais excluent les dépenses d’investissement. Est reporté ici la dépense totale de santé (financée par des ressources publiques et privées).

Il est probable, si quelque version que ce soit de « Trump/Ryancare » (réforme promise par Trump de l’Obamacare, NdT) est approuvée aux Etats-Unis d’Amérique, que des millions de personnes supplémentaires ne seront pas capables de payer l’assurance nécessaire pour recevoir les soins adéquats.

Le problème est que les Etats-Unis d’Amérique sont déjà une aberration s’agissant du rapport entre résultats, mesurés ici par l’espérance de vie, et dépenses de santé.

Comme Esteban Ortiz-Ospina and Max Roser l’ont expliqué :

« tous les pays de ce graphique ont suivi une courbe croissante (l’espérance de vie augmente lorsque les dépenses de santé augmentent), mais les USA apparaissent comme une exception, suivant une trajectoire beaucoup plus plate ; les gains additionnels d’espérance de vie pour une dépense supplémentaire furent beaucoup moins important que dans les autres pays avancés, en particulier depuis le milieu des années 80. »

Figure 2. Espérance de vie pour les personnes de 40 ans en fonction du revenu (corrigé des différences ethniques) sur la période 2001 – 2014.

Encore plus inquiétant, les hauts revenus, aux Etats-Unis d’Amérique, sont associés à une plus grande longévité, et les différences d’espérance de vie entre les groupes de revenus se sont accrues au fil du temps.

Comme Raj Chetty et al. (pdf) l’ont découvert :

«Les hauts revenus sont associés à une vie plus longue à travers la distribution de revenus. Le groupe de 1 % des hommes les plus pauvres en termes de revenus distribués, à l’âge de 40 ans, ont un âge prévisible de décès de 72,7 ans. Ceux qui font partie des 1 % les plus riches ont un âge prévisible de décès de 87,3 ans, soit 14,6 années de vie en plus (intervalle de confiance à 95 % 14,4 – 14,8 années). Les femmes parmi les 1 % les plus pauvres ont un âge prévisible de décès de 78,8 ans. Les femmes parmi les 1 % les plus riches ont un âge prévisible de décès de 88,9 ans, soit 10,1 années de plus (intervalle de confiance à 95 % 9,9 – 10,3 ans). »

En conséquence, l’espérance de vie moyenne des classes de revenus les plus pauvres aux Etats-Unis d’Amérique est désormais égale à celle du Soudan ou du Pakistan.

Et, avec la réforme Trump/Ryancare, ces différences de classes par rapport à l’espérance de vie ne peut qu’empirer.

 
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Publié par le mars 20, 2017 dans Uncategorized