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Cuba : La réponse au blocus : Encore plus de Révolution !

La situation énergétique tendue que vit le pays, les causes qui l’engendrent, avec sa racine amère et profonde dans le blocus économique et, surtout, les mesures pour faire face et minimiser son impact négatif sur le développement de l’économie nationale et sur l’offre de services à la population, ont été largement abordées ce mercredi dans le programme télévisé Mesa Redonda (Table ronde), au Palais de la Révolution, avec la participation du président du Conseil d’État et du Conseil des ministres, Miguel Diaz-Canel Bermudez.

Les problèmes, a-t-il dit, ne sont pas des problèmes d’approvisionnement, mais simplement des problèmes d’ordre énergétique.

Des navires de transport de denrées alimentaires continuent d’arriver dans le pays, des navires chargés de céréales, de farine de blé et d’autres produits. Ce scénario nous oblige à appliquer des mesures à court terme car, a-t-il souligné, nous traversons une situation conjoncturelle.

Concernant l’escalade impériale agressive, Diaz-Canel a évoqué les propos du général d’armée Raul Castro Ruz, Premier secrétaire du Comité central du Parti communiste, prononcés le 26 juillet 2018 :

« Pour nous, comme pour le Venezuela et le Nicaragua, il est très clair que le siège se resserre. Notre peuple doit rester vigilant et prêt à relever à chaque défi avec unité, fermeté, optimisme et une foi inébranlable dans la victoire. »

L’administration étasunienne actuelle, a rappelé le président cubain, intensifie les hostilités contre Cuba dans le but de nuire aux besoins essentiels de la population et à ses activités quotidiennes, et d’en rejeter la faute sur le gouvernement. Ils veulent rendre notre tissu social plus complexe afin de nous arracher des concessions politiques. La subversion idéologique se poursuit.

Il a reconnu que la position hostile à l’égard de Cuba était également liée à la situation en Amérique latine et dans les Caraïbes, en particulier au Venezuela.

Récemment, a-t-il rappelé, de nouvelles mesures ont été annoncées afin de priver Cuba d’accès aux devises étrangères, et ils persistent à vouloir empêcher l’arrivée de carburant dans le pays.

En outre, l’application de mesures unilatérales a limité les contrats avec les compagnies maritimes qui nous fournissaient des ressources et certaines d’entre elles se sont retirées, ce qui a entraîné une baisse de la disponibilité du diesel.

Il a précisé que pour minimiser l’impact de cette situation sur les services à la population et se concentrer sur les priorités, un plan de mesures a été approuvé, après avoir été discuté au sein du Bureau politique du Parti communiste de Cuba, présidé par le Premier secrétaire, le général d’armée Raul Castro Ruz.

Chez nos adversaires, a-t-il dit, nous constatons un plan qui n’est pas nouveau, qui reste génocidaire, pervers et qui a les mêmes prétentions : décourager le peuple.

Dans les circonstances actuelles, selon Díaz-Canel, il s’impose de :

→ Penser en tant que pays et accroître la compréhension du peuple.

→ Travailler courageusement. La beauté est dans les situations difficiles. Il est urgent de nous activer et de penser différemment, de proposer des solutions avec courage, intelligence, créativité, sans lamentations.

→ Agir différemment. Générer de nouvelles réponses à des problèmes qui ne sont pas nouveaux. C’est le moment d’informer le peuple et d’expliquer l’importance de sa participation.

Le chef de l’État cubain a insisté sur la nécessité d’accomplir toutes les tâches nécessaires pour faire face à cette situation. Nous devons faire confiance aux jeunes et, dans le cas des dirigeants et des cadres, a-t-il dit, il est nécessaire de répondre avec conviction à l’appel à agir correctement.

Selon lui, nous devons renforcer l’esprit de résistance de notre peuple et éviter les manifestations délictueuses et les attitudes opportunistes.

Il a également appelé le peuple à exercer le contrôle populaire, qui est une victoire pour la stratégie de penser en tant que pays, et « nous ne pouvons pas faire marche arrière sur cet aspect ». « C’est une pratique de la Révolution. Les plans de développement du pays doivent être confrontés à la Révolution populaire ».

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Publié par le septembre 23, 2019 dans Uncategorized

 

N’écoutez pas France culture mais lisez Georges Duby ! mon combat pour l’Histoire

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France culture nous propose de lire Marc Aurèle, il serait d’actualité… je leur conseille de lire Charles Parrain – qui demeure à ce jour celui qui a écrit la meilleure biographie de Marc Aurèle –  et la manière dont il démontre à quel point l’empereur Marc Aurèle est un réactionnaire, proche du sénat romain et des  patriciens latifundiaires qui ne voient leur salut que dans le retour en arrière, alors que nous sommes dans l’ère de Spartacus et de la révolte des esclaves, et de toute cette revendication que traduit à sa manière le christianisme… Alors que les limes gardées par les barbares s’effondrent, il est le représentant de l’impuissance verbeuse d’un monde qui meurt, d’un empereur qui vit dans les ors et les apparats et nous la raconte sur sa soif de pureté, d’austérité… Charles Parrain qui a travaillé avec Leroi-Gourhan était un marxiste, spécialiste des techniques productives, pour lui la fin du monde romain, du mode de production esclavagiste est aussi celui de l’apparition du moulin à eau, un autre rapport à la production que celui de l’esclavage et le monde que s’obstine à vouloir défendre Marc Aurèle contre celui qui veut naître est en train de crever comme le nôtre… Son stoïcisme n’est qu’impuissance… On a les penseurs que l’on peut…

Cela ne m’étonne pas que notre monde dans le même état avec ses Macron, ses intellectuels courtisans des puissants, le coeur en écharpe mais avides de privilèges s’y reconnaissent… leur propre chute doit être celle de l’humanité toute entière…

Après nous avoir fourgué la très réactionnaire Olympe de Gouges, soutien de la royauté contre la révolution comme héroïne du féminisme, décidément France culture promeut toutes les outres creuses contre les prolétaires… Ces sociaux-démocrates qui assurent la promotion des Lorent Deutsch sont incultes ils confondent l’histoire avec les bonnes oeuvres de Stéphane Bern. Et non contents de ne pas voir l’avenir, de ne le vivre que comme leur propre régression, ils falsifient le passé dans ce qu’il montre de capacité pour l’humanité à se révolutionner dans le social comme dans la science ou l’art.

ce n’est pas un hasard si l’idéologie dominante ne nous propose que de tels héros: le capital n’a rien d’autre à proposer que sa propre fin devenue l’apocalypse de l’humanité : « la pensée bourgeoise dans son ensemble s’est éloignée des matières dont elle traite. Elle a pour fondement une économie qui, comme le dit Brecht ne s’intéresse jamais au riz mais à son prix (…) Ainsi la technique bourgeoise n’entretient plus avec les forces naturelles dont elle se sert pour opérer de l’extérieur qu’une relation marchande étrangère à leur contenu véritable. Et le contact avec ce contenu est d’autant plus réduit que la technique a évolué de l’attelage du cheval organique au moteur à explosion ou encore a élu domicile sur le volcan ultra-violet de l’énergie nucléaire. De toute façon la société bourgeoise n’a qu’une relation abstraite avec le substrat des choses qui sont soumises à sa pensée et à son action. Ce qui revient à dire qu’un certain substrat à l’oeuvre dans la nature n’est pas pris en considération par elle. Or c’est justement ce problème de relation qui est le plus urgent pour toute technique qui évolue vers le concret; car c’est ni plus ni moins celui de l’espérance technique.(Ernst Bloch le principe espérance T2.p.267)

Cette espérance qui apparait comme la fin, comme une chute est celle dont Charles parrain nous parle dans sa description de la chute de l’empire romain et des affres de son empereur,  mais aussi la nouveauté du moulin à eau et la fin de l’esclavage. Ce que prône la bourgeoisie comme toute classe en déclin c’est une indépendance rêvée à l’égard des lois de la nature comme forme de liberté alors que la liberté réside dans cette connaissance des lois de la nature et la capacité de les orienter vers des fins determinées en vue de l’émancipation humaine. Il y a donc dans l’attitude de ceux qui choisissent d’aller cueillir des simples et de les faire cuire sur un feu de bois, quelque chose de juste, la volonté de retrouver le concret au delà de la marchandise mais aussi une impasse dans le refus de la maîtrise collective de ce que nous offre la science.

Face à ce qui monte contre leur « ordre » ce n’est donc pas un hasard si ceux qui nous gouvernent ne savent qu’opposer de simples conventions chiffrées, celles de leurs profits et du taux d’exploitation qu’ils peuvent espérer. Il est naturel qu’une telle pensée impuissante engendre un desespoir qui confond sa propre régression, son impuissance au concret avec un brâme élitiste sur un pseudo stoïcisme. Entraîner la jeunesse qui refuse ce monde-là dans une telle absence d’issue où l’humanité apparaît comme l’ennemi de la nature et le progrès social comme celui des sciences et des techniques comme le pire des dangers est une des formes de leur destruction la plus pernicieuse. La fin de l’histoire et celle de l’humanité comme seule chance de survie pour eux. la jeunesse est un enjeu essentiel.

Leur conception de l’histoire ne sait plus que nous dire les états d’âme et les gémissements des puissants confrontés à la fin de leur règne, les valeurs qui seraient celles de l’humanité celle d’une élite raffinée confrontée à la brutalité populaire.

Une bonne nouvelle la pléiade édite les oeuvres de Georges Duby, non seulement sa conception de l’histoire n’a jamais failli, je vous conseille de relire son discours à l’inauguration de sa chaire au collège de France, il nous parle justement de ce temps que l’on dit barbare mais où déjà un autre monde est là, son Moyen-âge est vivant, en gestation continuelle… Il est lui même resté dans son propre siècle, son amour de l’art, ses choix politiques souvent faisant le lien… il a toujours refusé de distinguer entre la sciences et l’art pour expliquer les hommes et les femmes du temps jadis. C’est un très grand historien et un grand écrivain dont nous devons relire l’oeuvre. J’ai eu l’honneur de passer l’équivalent de mon mémoire de maîtrise sur l’iconographie des cloîtres provençaux sous sa direction, ce fut un autre temps, mais il nous reste ses écrits.

Danielle Bleitrach

P.S. excusez ma franchise: mais il y  manque l’essentiel, une demande populaire de savoirs. j’ai connu le temps où ce qui se faisait de plus exigeant en matière intellectuelle rencontrait dans le parti communiste une classe ouvrière éprise de savoirs, d’intelligence du réel, le dialogue était passionnant. Nous communistes  avons abandonné la dictature du prolétariat mais dans le parti désormais semble régner la dictature de bobos qui se croient cultivés sur des retraités ouvriers résignés à se taire.

 
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Publié par le septembre 22, 2019 dans Uncategorized

 

Je suis l’ennemie de tous les fascismes. (Danielle BLEITRACH-31/08/2014)

Certains profitent du négationnisme du parlement européen, du silence (pour le moment) des directions du  pCF. Celui de Pierre laurent, patrick Le Hyarec, ceux qui ont en charge les relations internationales ne m’étonne pas, mais j’attends que mon secrétaire national intervienne et dénonce ce qui vient de se passer, l’infamie négationniste de ce parlement, la complicité des verts et du PS, elle vient de loin. Certains en profitent dans ce blog pour tenter de me proposer certaines réactions de fascistes patentés comme le réseau Voltaire, des sites antisémites comme le réseau international, les moutons enragés j’en passe et des meilleurs, sans parler de certains polonais adversaires de l’OTAN mais tout aussi antisémites que leur extrême-droite, des pseudos défenseurs des palestiniens par haine des juifs . ici dans ce blog, sachez le bien, nous sommes ennemi de tous les fascismes, de tous les racismes, de tous les antisémitismes, même s’ils profitent de la débilité actuelle du PCF pour tenter de nous fourguer leur marchandise immonde, je dénoncerai toujours les bernard henry levy, les raphael Gluksman qui nous envoient soutenir des oligarques nazis et les bruno Guigue, les Bricmont, les Alain Soral, les Bruno Drewski qui semblent dans un camp opposé mais sont les mêmes, aucun ancrage de classe, la haine à l’état pur et les fausses bonnes causes, ceux qui prétendent nous cacher qu’en israêl les communistes alliés aux arabes de galilée sont la principale force d’opposition et peut-être une chance pour la paix dans la justice, non ils ne se réjouissent que des victoires de Netanayoun, de la politique du pire, du drame sans issue, ils sont les mêmes que ceux qui prétendent nous cacher que le parti communiste russe est la principale force d’opposition, la vraie alternative pour la paix… .On ne peut pas être défendre la démocratie, la vraie le pouvoir par et pour le peuple,  si l’on est avec la CIA, on ne peut pas être un révolutionnaire si l’on est raciste, antisémite. Voici ce que j’écrivais en 2014 à notre retour d’Ukraine avec marianne, je n’ai pas changé d’un iota.Si j’accepte d’aller à vénissieux, c’est que j’y retrouve mon parti communiste, celui qui m’a toujours préservé de ces haines impuissantes et si vite récupérables par le capital et son fascisme ou plutôt ses fascismes. Vénissieux me fait espérer que tout n’est pas impossible que l’on va pouvoir reconstruire un parti communiste, celui qui a donné son sang pour nous débarrasser du fascisme, pour assurer le droit à la santé, à l’éducation que le capital veut nous enlever parce qu’il n’est plus que l’ombre de lui-même.. (note de danielle Bleitrach)

 

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Une école !

 

 

C’est Romain Rolland (29 janvier 1866-30 décembre 1944) fut un intellectuel capital du siècle passé qui prononça ces mots dans une lettre célèbre Cet intellectuel « au-dessus de la mêlée » adressa cette lettre mémorable à un partisan d’Hitler en 1933,  c’était une véritable profession de foi antifasciste qui concernait l’injuste traitement des juifs dans l’Allemagne nazie.

« Je professe mon aversion et mon dégoût pour tout racisme. C’est, à l’heure présente de l’humanité, une bêtise et un crime. 

Sans discuter ici le concept absurde et illusoire de races, qui n’existe plus aujourd’hui à l’état pur, que dans de toutes petites minorités isolées et arriérées, car elles sont coupées du courant de la vie universelle, – toute la civilisation d’aujourd’hui est faite des efforts et des conquêtes associés de tous les peuples, de toutes les races, qui s’interpénètrent. Il est insane et dérisoire de prétendre faire le tri. Il l’est, particulièrement en ce qui concerne la race, ou, plus exactement, les races juives : (car il y en a, pour le moins, trois ou quatre, différentes). Elles sont devenues un élément intégrant de l’intelligence et de la richesse Européenne. Que serait votre Goethe sans Spinoza ? Et ce Einstein, que votre Gœring se donne le ridicule imbécile de dénigrer, du haut de sa brutalité, vous doutez-vous qu’il tient dans la science et la pensée humaine d’aujourd’hui la place d’un Newton, au XVIIIe siècle ? »
 

Il aurait du ajouter que tous les juifs ne sont ni Spinoza, ni Einstein, d’ailleurs la première chose que font ce genre de génies c’est de fuir la synagogue sans être tenté par aucune conversion.  Ceux qui se sont hasardés à chercher le gène du génie juif n’ont trouvé que maladies rares par consanguinité avec une propension au crétinisme dans certains cas. Et il semble que les cousins palestiniens soit affligés eux aussi de maladies rares pour les mêmes raisons, d’où j’en retire l’idée qu’il serait temps de se mélanger. Qu’un peuple n’est pas une race, un produit génétiquement pur, mais une construction historique, avec une forte dimension culturelle, une richesse pour l’humanité. Romain Rolland ne pouvait pas non plus prévoir que l’antisémitisme du nazisme, passant du fait religieux au politique, serait peu à peu le modèle de toutes les transmutations des antagonismes de classe en parodie raciale, celles dont le  but est la guerre pour les profits, pour que tout reste en état fusse dans les ruines.et les corps étendus dans les rues. ,Pour ne pas mettre en cause les rapports d’exploitation et de domination, une technique des pouvoirs pratiquée par tous envers tous, y compris de la part des juifs rescapés envers ceux qui n’y étaient pour rien, et de ces derniers envers d’autres, une chaine sans fin, une pyramide qui double celle des profits, la même escroquerie…

Que les mots plein d’élégance et de hauteur de Romain Rolland  disent ce que j’éprouve aujourd’hui quand je me sens assaillie de tous les côtés à la fois par la barbarie, les monstres de la raison qui prolifèrent. Une fois encore la peine et la colère des êtres humains va être utilisé comme un prétexte racial avec ses boucs émissaires et ses pseudos héros. .Les latrines que sont internet reflètent cet esprit qui n’est plus public que comme on disait d’une pauvre créature jadis qu’elle était une fille publique, offerte à tous et destinée à être rongée par la syphilis, un mal  qui laisse hébété qui en est affligé. A lire certains qui se croient quelques parenté avec mes opinions, le haut le cœur me soulève, quelque chose de délétère entre le mépris et la tristesse de n’y rien pouvoir faire.

La rumeur imbécile se substitue à l’analyse et à la recherche de la justice. Hier quelqu’un croyant combattre selon mes propres vue pour la paix,  m’a demandé ce que je pensais d’un rumeur attribué à un oligarque ukrainien, par parenthèse une véritable horreur comme la période les engendre à profusion, auquel on attribuait successivement le souhait de faire sauter un barrage face à l’avancée des partisans et pour faire bonne mesure une explosion nucléaire… il y a comme cela des thèmes récurrent quand on balbutie  dans la tentative de convaincre, on voit surgir la dénonciation du trafic d’organe également… Toujours sans la moindre preuve;.;  je lui ai demandé si elle était sûre de son information. Elle m’a dit que non, que la source en était plus que contestable mais il fallait bien secouer l’inertie générale. Je comprenais si bien la manière dont la propagande ridicule de l’OTAN et de la presse occidentale, l’évocation des invasions et des armes de destruction massive, l’omerta sur les massacres,  l’étouffaient, le cœur lui manquait devant ce mensonge érigé en raison d’Etat, en bouclier d’une classe capitaliste…  Elle cherchait à leur opposer une résistance, désespérément avec courage, mais elle ne voyait pas qu’elle détruisait les capacités de la raison de la même manière.  Comment pouvait-elle penser que le mensonge, les montages, les photos truquées, l’indignation prostituée pouvait-elle engendrer une lutte digne de ce nom? Et bien voyez-vous j’ai le sentiment que cette manière d’agir s’étend à tous nos combats. Faute d’avoir la force de s’attaquer à l’impérialisme des Etats-Unis, à sa nature de classe mondialisé, il est tellement mieux de circonscrire cette colère à son chien, Israël. Faute d’attaquer les Etats-Unis, l’Europe que l’on tente de rallier, il est tellement plus facile d’adopter la stratégie du Front national et s’attaquer au nom de la race blanche aux hordes islamiques qui nous menaceraient, ça c’est ce que l’on trouve au titre de la défense des massacrés du Donbass dans l’immonde Voix de la Russie et des sites fascistes qui paradoxalement se nourrissent du combat antifasciste  du Donbass, le dévoient pour mieux nourrir la bête immonde qui dévore la France.

Je n’ai pas une sympathie particulière pour le système social qui prévaut actuellement en Russie, il est à peine meilleur que celui qui déchire l’Ukraine, équivalent au notre, mais par moment l’intelligence apporte une sorte d’apaisement, calme les blessures à vif, comme lire ou écouter de la musique, contempler la beauté, et les discours de Poutine et Lavrov, sont à ce titre appréciables… Ils s’appuient sur des faits, un raisonnement, c’est peu mais dans le drame qui est le notre, dans le ridicule que nos politiciens, nos élites offrent à la planète, on se raccroche à l’idée que peut-être l’intelligence limitera les dégâts dans ce monde d’une cruauté impuissante et perverse… qui cherche le suicide de l’espèce.

Il n’est pas un combat dans mon pays qui ne soit la proie de cette vérole. De temps en temps quelqu’un qui s’est compromis longtemps dans la diffusion de l’épidémie produit un article dans lequel il dénonce Soral et Dieudonné, la nouvelle butte témoin de l’ignominie, le repoussoir et l’éclaireur de notre bal des ardents vers le fascisme ordinaire… Mais non je ne suis pas fasciste je n’ai rien à voir avec ces gens-là mais il faut bien songer à de nouvelles alliances, le PS étant le vrai fascisme… Toujours ces alliances de sommet entre gens épris du pouvoir fut-il celui d’un webmaster surveillant la courbe d’audience de son site… le taux d’écoute de son groupuscule… Et pendant ce temps là un peuple à la base à l’abandon … Que faire pour lui donner envie de s’impliquer quand votre propre engagement s’épuise faute de perspective?

C’est pourquoi pour reprendre une autre expression de Romain Rolland, j’ai parfois le désir de l’exil dans une neutralité s’il en existe, « Au-dessus de la mêlée ».  Il est vain de lutter en ce temps où celui ou celle qui refuse ces dévoiements est si aisément accusée de déserter le combat, il ou elle est seul, irrémédiablement seul. Oui l’antisémitisme, ce socialisme des imbéciles est en train de renaître, mais il n’est rien à côté de cette haine de plus pauvre que soi qui est l’anti-islamisme. Il est la nouvelle plaie qui afflige mon pays, des brutes imbéciles au cerveau étroit s’imaginent attaquée par des hordes musulmanes et épuisée en même temps par la suprématie juive. Je ne puis supporter cela Tout cela est criminel et stupide. Pourquoi faut-il que la France, ma France, soit la proie d’une telle lèpre?

Dans le fond je n’en sais rien, je n’en ai que l’écume. Ce matin un sondage, un de plus: 75% des Français ont mauvaise opinion du PS et 74% du front national, premièrement Est-ce que cela veut dire que les 25% restant qui ne doivent pas être les mêmes ont une bonne opinion des deux partis? Ou Est-ce qu’il y a les 10% de sans opinion? Est-ce que les trois quart d’opinion défavorables face au PS et au FN, auraient par hasard une opinion favorable de l’UMP dont le spectacle est tout aussi affligeant? Du Front de gauche? Otez moi d’un doute : Est-ce qu’on a vraiment les dirigeants que l’on mérite?

Alors oui ma fascine l’illusion de cette petite insurrection dans le Donbass, partie sans arme , sans organisation, avec la conviction que cela ne pouvait pas durer…Ce que j’aime chez eux c’est leur manière d’affirmer que la guerre n’est pas leur objectif, qu’ils voudraient bien avoir le temps d’inventer une république dont l’exemplarité gagnerait le monde et qui si elle est russe dans son esprit, l’est pour faire leur place à tous les autres peuples. lisez leur manifeste, les récits de leurs combattants… Aucun amour de la guerre, il faut la faire, ils ne l’ont pas cherchée, elle leur est tombée dessus. lisez ce témoignage d’un de ces résistants, son calme, sa lucidité, son absence de forfanterie, son humanisme presque comme leur manifeste.

https://histoireetsociete.wordpress.com/2014/08/30/alexei-mozgovoi-liberte-et-conscience-ce-sera-la-nouvellerussie/

J’ai vu dans notre voyage en Crimée, ces gens, cette calme lucidité sans haine, avec une sorte de compassion pour leurs adversaires et j’ai apprécié.  Pourquoi faut-il que la France, mon malheureux pays, celui pourtant de la Commune et des luttes des classes, soit désormais incapable d’entendre cela et le salisse.

Ce blog est un espace privilégié avec quelques amis partageant des valeurs, une espérance… mais combien de gens je suis obligée d’écarter, de phrases qui rayent comme la craie sur le tableau noir pour laisser entrevoir ce que nous sommes en train de croire combattre.

La suspicion se glisse en moi, je ne vous crois plus, je ne crois pas en votre amour pour le peuple Palestinien, vous qui êtes incapables de vous intéresser à un autre génocide incalculable qui a lieu en Ukraine et qui porte la plus terrible des guerres, à la fois civile et nucléaire… l’image peut-être de notre siècle, la guerre civile cette haine si violente qu’elle pousse à se déchirer en lambeaux entre voisins , amis parents sans limite dans l’atrocité et celle nucléaire, froide, insensé cette mort à distance de l’humanité. Non je ne vous crois pas dans votre amour des palestiniens, vous n’êtes plus à mes yeux dans votre immense majorité que capables de haines, de sordides calculs sur l’exploitation des pulsions. Vous haïssez ce que vous croyez être l’esprit de supériorité des uns mais tout dans ce que sont les autres vous répugne… Je vous lis, je vous entends et vous m »effrayez.

Danielle Bleitrach

 

source:https://histoireetsociete.wordpress.com [31/08/2014]

 
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Publié par le septembre 22, 2019 dans Uncategorized

 

L’infamie negationniste du Parlement européen

 

Nous nous en tiendrons à l’essentiel sans entrer dans tous les détails du texte.

Le Parlement européen dans la foulée de ses intentions de 2009 vient de voter à la majorité le 19 septembre 2019 un document intitulé « Importance de la mémoire européenne pour l’avenir de l’Europe« .

Avec donc la complicité de la droite, des socialistes et des Verts.

L’ensemble du texte et les conséquences pratiques qu’il en tire repose sur une infamie et un MENSONGE INITIAL de caractère révisionniste au regard de l’histoire réelle en affirmant dès son préambule :

 » considérant qu’il y a 80 ans, le 23 août 1939, l’Union soviétique communiste et l’Allemagne nazie ont signé un pacte de non-agression, connu sous le nom de pacte germano-soviétique ou pacte Molotov-Ribbentrop, dont les protocoles secrets partageaient l’Europe et les territoires d’États indépendants entre les deux régimes totalitaires selon des sphères d’influence, ouvrant la voie au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale ».

Ainsi, comptant sur l’amnésie ou l’ignorance de l’opinion, et par ailleurs sur un travail idéologique de distorsion des réalités promu par les classes dominantes et diffusé massivement par les médias dont elles détiennent de fait le monopole le texte met un signe d’identité entre nazisme et communisme.

Pour ce faire, manipulation initiale, il attribue donc le déclenchement de la seconde guerre mondiale à la signature du pacte de non-agression Allemagne-URSS du 23 aout 1939.

Ce faisant renvoyant dos à dos les deux pays :

  • il exonère Hitler de la responsabilité essentielle de cette guerre poursuivant dès le début des années 30 et « Mein Kampf » les objectifs de remise en cause du Traité de Versailles, de Reich allemand étendu (Autriche, Tchécoslovaquie , Pologne …), de « Lebensraum » (espace vital) conquis sur l’URSS et les peuples slaves considérés comme des sous-hommes.
  • il procède à un mensonge par omission en ne mentionnant pas ce fait majeur reconnu par nombre d’historiens : le pacte Molotov-Ribbentrop résulte de toute la phase antérieure qui a vu les dirigeants anglais (Chamberlain) et français (Daladier) refuser la seule alliance qui dès le départ aurait pu mettre un coup d’arrêt décisif aux prétentions hitlériennes de domination et d’extension : l’alliance Angleterre-France-URSS  proposée avec insistance par cette dernière.

Politique qui devait aboutir en septembre 1938 à la Conférence de Munich livrant notre allié, la Tchécoslovaquie aux appétits hitlériens, par lâche abandon et trahison.

C’est cela que cache le texte du Parlement européen.

Et c’est PRÉCISÉMENT cette lâcheté et cette capitulation devant les exigences d’Hitler qui l’ont sans cesse poussé à aller toujours plus loin en comptant sur les divisions de ses potentiels ennemis et sur l’anticommunisme des dirigeants européens qui leur était commun.

La capitulation des classes dirigeantes et des partis qui en exprimaient les intérêts (droite, extrême droite, parti socialiste …) face au danger nazi et la montée du fascisme n’était pas nouvelle et s’exprimait dans la politique de non-intervention  chère à Léon Blum qui livra le peuple et la République espagnols aux hordes franquistes massivement aidées par Mussolini et Hitler.

Tandis que les communistes étaient engagés corps et âmes dans les « Brigades internationales« !

C’est que ces classes et partis lorgnaient, admiratifs, vers un parti nazi qui avait interdit le parti communiste et les syndicats laissant ainsi libre cours aux profits de la grande industrie qui, reconnaissante finançait largement lesdits nazis.

Ces partis et classes notamment en France ne rêvaient que de prendre leur revanche sur les CONQUIS sociaux que le Front Populaire venait de leur infliger (les 40 heures, les congés payés …) et de mener le guerre non pas à Hitler, mais aux communistes ferments de cette unité populaire au contenu de classe.  Ce que la bourgeoisie française résumait alors du terrible « Mieux vaut Hitler que le Front Populaire »

Ce qu’ils firent d’ailleurs, prenant prétexte précisément du pacte de non agression pour interdire le PCF, déchoir ses députés, conduire ses militants en prison et ses députés dans les camps algériens.

Au plan syndical par exemple un dirigeant comme Benoît FRACHON est dès le 6 octobre 39 déchu de son mandat au Bureau confédéral de la CGT  et contraint à la clandestinité où il va participer dès cette époque à la reconstruction des organisations politiques et syndicales ouvrières et à forger les outils de la résistance au nazisme et à l’occupation, jusqu’en 1944.

Ce que fondamentalement le document du parlement européen CACHE c’est le contenu de classe qui relie profondément le fascisme dans les périodes de crise ET le système CAPITALISTE, la grande industrie, les multinationales qui en assurent la direction et la reproduction.

Ils le cachent dans la mise en scène d’un anti-fascisme de façade PARCE QUE ce lien profond et structurel qui relie les konzerns anciens et nouveaux – les Krupp, les Siemiens, les Bayern-Monsanto … – la construction européenne en est le bras institutionnel chargée de livrer TOUS les biens publics aux intérêts privés comme on le constate actuellement avec le chemin de fer, l’énergie, les barrages hydroélectriques …

Et pour revenir à la période actuelle comment l’Union européenne peut-elle concilier le soutien au coup d’état fasciste en Ukraine, à la participation d’authentiques nazis au gouvernement et l’affirmation fallacieuse de la condamnation de la haine, de la xénophobie …?

Le vote de ce texte du Parlement européen est scandaleux et dangereux.

Quand on amalgame la victime et le bourreau, on réhabilite le bourreau.
Dans une période de montée de l’extrême-droite c’est faciliter son implantation et son développement! Et dans le même temps, c’est ouvrir encore un peu plus la porte à la criminalisation de la résistance sociale et politique à l’ordre dominant tout en essayant de priver les peuples des repères historiques élémentaires, ceux qui faisaient par exemple dire à De Gaulle en 1946 : « les Français savent que la Russie soviétique a joué le rôle principal dans leur libération ».

Mettre sur le même plan le caractère intrinsèquement criminel du nazisme et les fautes, voire les crimes, des pays socialistes, dans leur diversité, et du mouvement communiste, c’est cracher sur les tombes des millions de morts communistes tombés dans la lutte contre le fascisme, pour la libération nationale des pays occupés et la sauvegarde de  la civilisation.

Les femmes et les hommes du monde entier savent, malgré les campagnes anti-communistes permanentes des pays capitalistes, qu’ils doivent leur liberté aux combattants de Moscou, de Stalingrad, de Koursk, aux 27 millions de citoyennes et citoyens de l’Union Soviétique morts dans ce combat (sans oublier les aviateurs français de Normandie Niemem) , aux centaines de milliers de communistes qui ont fait le sacrifice de leurs vies dans tous les pays en lutte contre les puissances fascistes de l’Axe (Allemagne, Italie et Japon).

Le but de cette monstruosité réactionnaire c’est aussi de légaliser et de généraliser l’interdiction des partis communistes et des symboles communistes imposée à un certain nombre d’États membres de l’UE, tels que les États baltes le texte du affirmant :

«le Parlement européen se dit préoccupé par le fait que des symboles de régimes totalitaires continuent à être utilisés dans les espaces publics et à des fins commerciales, tout en rappelant qu’un certain nombre de pays européens ont interdit l’utilisation de symboles nazis et communistes. »

Et bientôt d’autres peut-être ? Dans la suite de la montée du niveau de répression et de violence d’état envers les mouvements contestataires actuels en tous cas.

Drapeau rouge, faucille et marteau, effigie du Che, noms de rue… c’est tout le patrimoine communiste et du monde ouvrier qui est visé et menacé d’interdiction.
Le mouvement syndical, les militants ne doivent pas rester sans réaction face à cette entreprise qui prétend s’installer dans la durée, institutionnellement et légalement (commémoration TOUS les 23 août, investissement des manuels scolaires …) car ce qui est également visé c’est la conscience que le combat social, son contenu de classe sont profondément liés au combat contre la domination économique, politique et idéologique des forces capitalistes.

Forces dont le soutien aux forces et régimes fascistes jalonnent le cours de l’histoire et particulièrement celle de la seconde guerre mondiale.
En cette période de crise profonde du système la vigilance est plus que jamais de mise : défendre nos CONQUIS sociaux et la mémoire de notre propre histoire  c’est TOUT UN !

Car comme le montre justement cette période de 1939 : les Daladier et compagnie, dans le même mouvement s’attaquent A LA FOIS aux conquêtes du Front Populaire dans un ensemble de décrets loi ET pratiquent la démission devant Hitler par crainte et haine du mouvement ouvrier !

A partir de ces constats, le Front Syndical de Classe s’adresse à toutes les organisations du mouvement ouvrier, dont certaines comme la CGT ont été dirigées par d’importantes figures communistes, pour souligner la nécessité et l’urgence d’engager une réaction unitaire concernant tous les démocrates  contre ce pas en avant anti-démocratique que constitue cette infamie du « Parlement » européen.

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TEMOIGNAGE de l’époque, repris de la réédition des écrits de Louis ARAGON édités par Delga, du journal alors fondé en 1937 par le PCF et dirigé par Aragon.

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Chronique quasi quotidienne sous l’intitulé « Un jour du Monde »

Le témoignage est celui de David Llyod George, ancien premier ministre de Grande-Bretagne publié par Ce Soir, en date du 27 juillet, quelques jours seulement avant son interdiction par le gouvernement français de l’époque.

Où on peut lire concernant les négociations anglo-russes de l’époque :

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LE TEXTE COMPLET voté par le Parlement européen le 19 septembre 2019 :

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Publié par le septembre 22, 2019 dans Uncategorized

 

Granma : Le président du Mexique : « Nous ne vivons pas un simple changement de gouvernement mais un changement de régime »

Photo : LONELY PLANET

Neuf mois après son accession à la présidence du Mexique, Andrés Manuel Lopez Obrador (AMLO) a présenté son premier rapport gouvernemental au Palais national, le 1er septembre. Contrairement à ses prédécesseurs, il n’a pas truffé son discours de statistiques, mais il a ratifié à cette occasion l’agenda politique de son administration.

« Rien n’a fait plus de mal au Mexique que la malhonnêteté de ses dirigeants, et c’est la cause principale des inégalités économiques et sociales, de l’insécurité et de la violence que nous subissons. Par conséquent, si vous me demandez d’exprimer en une phrase ce qu’est le plan du nouveau gouvernement, je répondrai : mettre fin à la corruption et à l’impunité », a déclaré le président AMLO.

Dans son discours, selon le site web de la Présidence du Mexique, AMLO a fait référence à l’engagement d’entreprendre la Quatrième Transformation de la vie publique au Mexique, pris depuis son investiture le 1er décembre 2018. Parmi les premiers aspects soulevés par le président en tant que facteurs essentiels de cette transformation figurent la séparation du pouvoir économique et du pouvoir politique, et la volonté d’aller vers une véritable démocratie.

Il a précisé que quiconque utilise des ressources publiques ou privées pour acheter des votes ou qui emploie le budget pour favoriser des candidats ou des partis, ira en prison sans droit à caution. D’autre part, il a exhorté le Congrès à approuver sa proposition de réforme constitutionnelle pour la révocation du mandat, un mécanisme efficace de contrôle des électeurs sur les élus.

En matière de politique étrangère, il a réaffirmé « la coopération, l’amitié et le respect pour tous les pays du monde et, en particulier, pour les nations sœurs d’Amérique latine et des Caraïbes ». Il a dit accorder une attention particulière aux relations bilatérales avec les États-Unis, qui, à son avis, devraient être fondées sur le respect mutuel, la coopération pour le développement et une solution négociée aux problèmes communs, y compris les phénomènes migratoires.

Sa clairvoyance à vouloir traiter les causes et non pas les conséquences de la migration comme l’ont fait d’autres politiciens mexicains, est essentielle dans cette affaire complexe : « Les gouvernements des États-Unis et ceux du soi-disant Triangle du Nord centraméricain – Guatemala, Honduras et El Salvador – sont invités à participer à la construction de mécanismes de relance économique, de bien-être et de développement, afin de désactiver le phénomène migratoire (…), afin que ceux qui souhaitent émigrer le fassent uniquement par volonté et non pas par nécessité. »

Sa proposition économique prône l’honnêteté et l’austérité dans le mode de vie et de gouvernance, avec l’objectif supérieur du bien-être « matériel et spirituel » des citoyens. AMLO a réitéré dans ce scénario sa conviction de travailler d’abord pour les pauvres : « Le pays ne sera pas viable si la pauvreté et les inégalités persistent (…). Mettons de côté l’hypocrisie néolibérale et reconnaissons qu’il appartient à l’État de modérer les inégalités sociales. »

En ce sens, outre un programme de mesures en faveur de la population, le gouvernement encourage une nouvelle politique de production.

L’insécurité et la violence criminelle dans le pays constituent le principal défi pour l’exécutif de Lopez Obrador. À cet égard, le président mexicain a critiqué les résultats de la stratégie appliquée par ses prédécesseurs. À la place, il s’est prononcé pour une politique intégrale de justice, de paix et de sécurité citoyenne : avec de meilleures conditions de vie et de travail, avec l’existence d’un Cabinet de sécurité dirigé par le président de la République et avec une réponse à l’échelle régionale et nationale et une tolérance zéro de la torture et des violations des droits de l’Homme.

Il a également insisté sur le fait qu’ « il n’y aura pas de répit tant que nous n’aurons pas éclairci le sort des 43 jeunes d’Ayotzinapa, et que ni l’armée ni la marine ne seront utilisées pour réprimer le peuple, comme ce fut le cas par le passé. »

Certains analystes internationaux estiment que neuf mois est une période trop courte pour faire un bilan de la gestion du gouvernement. Cependant, le leadership de Lopez Obrador à la tête de l’exécutif mexicain donne déjà des résultats importants.

Je n’ai aucun doute que la profonde transformation de la vie publique mexicaine sera un chemin complexe et un défi de taille, encore plus grand après ces mots prononcés par le président lui-même : « Nous ne vivons pas un simple changement de gouvernement mais un changement de régime. »

Il s’est adressé à l’opposition frontalement et clairement, avec l’assurance qu’ « ils sont moralement vaincus ». Cependant, la solidité de son projet dépendra, au-delà de la ferme volonté politique de son administration, du soutien populaire de la majorité pour poursuivre la transformation amorcée, du lien permanent avec les secteurs sociaux à la base, et de prendre soin de ne jamais sous-estimer ses adversaires, tant internes qu’externes, surtout les ambitions impériales. Entre-temps, le gouvernement du Mexique entend prouver qu’une alternative est possible en ces temps de restauration néo-conservatrice dans la région.

LES PROGRÈS

DU GOUVERNEMENT D’AMLO EN CHIFFRES

54,2
milliards de dollars
Les réserves internationales ont augmenté de décembre 2018 à juillet 2019.

300 000
Les nouveaux emplois créés au cours des sept premiers mois de cette année.

16%
Augmentation du salaire minimum cette année.

10,9
millions
Le nombre de bourses d’études octroyées à tous les niveaux, ce qui représente un investissement de 60 000 millions de pesos pour l’année, du jamais vu dans l’histoire du Mexique.

930 000
jeunes
du programme Construire l’avenir travaillent comme apprentis.

100
universités publiques gratuites ont été ouvertes dans les régions pauvres et défavorisées du pays.

Source : Présidence du Mexique

 
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Publié par le septembre 22, 2019 dans Uncategorized

 

Voilà pourquoi je n’ai pas à défendre mon livre, ou vous avez compris ou je n’y peux rien…

Je m’étais promis de ne pas intervenir avant Vénissieux où il me sera donné, peut-être pour la dernière fois de dire ce que j’ai à dire sur la manière dont certains de nos ex-dirigeants encore aux manettes sur les questions internationales, idéologiques, culturelles et à la direction de l’Humanité n’ont cessé d’accompagner le trafic de mémoires, le négationnisme du capitalisme et de l’UE.

Mais voici qu’intervient un événement qui exige une réponse immédiate de notre parti et de sa direction: le vote scandaleux intervenu au parlement européen qui nie l’histoire, prétend trafiquer la mémoire, interdit les symboles communistes et crée un signe d’équivalence entre les bourreaux et ceux qui les ont combattu. Si le parti ne réagit pas, ce sera un mauvais coup qu’il se porte à lui-même. Notez bien qu’il ne s’agit plus seulement de marquer l’équivalence entre le nazisme et le communisme, entre Hitler et Staline, mais de blanchir les premiers pour réserver leurs coups aux seuls communistes. Vous en voulez la preuve et vérifiez, dans toute la résolution est prononcé une fois le mot antisémitisme et pas une seule fois le mot juif, alors qu’il s’agit de sanctionner les crimes de la deuxième guerre mondiale, les seuls victimes sont les Polonais. C’est dire où ils en sont et à quel point l’influence de l’extrême-droite polonaise par exemple devient importante dans son alliance avec l’impérialisme étatsunien, l’OTAN, mais ceux qui distribuent l’argent pour entretenir les négationnistes sont les Allemands avec leur fondation et la résolution promet de nouveaux fonds pour entretenir les bonnes volontés révisionnistes… Vers qui et où cet argent coule actuellement nous n’en saurons rien… Combien d’associations voir de partis et de groupes à l’intrieur de ces partis se répartissent la manne de l’anticommunisme?

Vous, la grande masse des communistes, vous découvrez avec ce vote majoritaire au Parlement européen à quel point le mal est profond et combien il est temps de se battre pour notre véritable histoire communiste. Je dis « vous » parce qu’il s’agit de la grande masse du parti qui bien qu’attachés à ce que nous sommes, à nos combats, qui avez toujours refusé que l’on change de nom, ne voulez pas savoir, vous niez l’évidence.à savoir les complicités dont ce négationnisme a bénéficié à l’intérieur du parti. La droite n’a pratiquement rien eu à faire, c’est la gauche, le pS, les verts et d’autres probablement qui ont entretenu la flamme anticommuniste, ont inventé ce qui n’existait pas, tronqué l’histoire et on nous annonce un niveau supérieur de distribution… Et vous ne voulez toujours rien savoir?

Vous découvrez le négationnisme de l’UE, pourtant vous acceptez la censure qui frappe mes mémoires qui n’ont qu’un but celui de s’élever contre cette horreur. Il ne s’agit pas loin de là de régler des comptes mais d’arrêter ce travail de sape de notre passé pour nous interdire le présent et l’avenir. Mon livre n’est pas grand chose mais la censure dont il fait l’objet interroge.

Vous acceptez qu’une tenancière de librairie m’interdise à la cité du livre parmi les auteurs, que l’Humanité prétende mettre un étouffoir sur ce que je dis de « nous ». La même Humanité qui n’a pas craint d’apporter de fait son soutien à un Gluksmann, député européen socialiste, lui a accordé la parole qu’elle m’interdisait, à moi et à d’autres. Ce député européen qui hier avec la totalité de son groupe a voté cette ignominie et qui de surcroit avant-hier apportait son soutien à un dictateur cocaïnomane géorgien dans la répression des communistes.

Vous acceptez que soit chargé des questions européennes quelqu’un qui s’affirme trotskiste et dont le combat de toute une vie est de détruire l’Union soviétique et aujourd’hui la Russie sur les mêmes bases que ce que proclame le parlement européen, je veux parler du sieur Boulet, vous lui accordez le droit de parler à l’université d’été, de présider à nos initiatives en Europe et au-delà et vous m’interdisez à moi le même droit à la parole. C’est une condamnation qui prouve leur force. Je ne suis pas ennemie des trotskistes, tous ne sont pas comme le sieur Boulet, mais quand le seul marxisme autorisé en matière de formation des militants est celui des trotskistes, qu’il va jusqu’à condamner la lecture de Lukacs, je m’inquiète. Qui tient les finances? Et d’où provient l’argent de ceux qui acceptent les diktats de l’UE ? Qui a décidé avant le changement de direction du dernier congrès d’enlever la faucille et le marteau de nos logos, en précédant une fois de plus les décisions de l’UE dans ce domaine? Pourquoi nous inciter à passer de communiste à commun et aujourd’hui tout axer sur un candidat de gauche à la présidentielle et contre une candidature de Fabien Roussel? Il y a bien des questions auxquelles l’histoire donnera des réponses. Moi je ne prétends que lutter contre la liquidation de notre mémoire collective de français et de communistes.

Et là, cerise sur le gâteau ceux qui gèrent la liste Ian Brossat interdisent que mon nom soit prononcé sans que cela soulève la moindre remarque de l’actuelle direction. Paris vaut bien une messe et je ne me mêle pas de leurs choix locaux mais qu’ils ne se trompent pas de combats quand il s’agit de notre histoire.

Non seulement ces liquidateurs n’ont pas changé mais les nouveaux dirigeants ne sont pas en capacité de mener le combat sur tous les fronts qui sont ouverts partout par le capital et son personnel politique pour détruire nos conquis, pour rendre la vie de tous et des couches populaires de plus en plus insupportable, de favoriser la guerre entre les pauvres, dans l’état de faiblesse où les ex-dirigeants ont laissé le parti. Ces nouveaux dirigeants doivent dans le même temps faire face à ceux qui à l’intérieur n’ont pas renoncé à détruire le parti et à provoquer un peu plus nos défaites pour mener à bien leur grand projet : avoir un candidat de gauche aux présidentielles, un candidat prêt à voter la résolution de l’Europe. Dans un tel contexte, le cas Danielle Bleitrach paraît  sans doute secondaire même s’il s’agit de s’opposer à la destruction programmée de notre histoire non séparable des déformations sur celle de la deuxième guerre mondiale.

Oui la création de l’Etat social à la libération a été le produit des luttes de la Résistance et de la classe ouvrière oerganisée dans son parti, la seule disait Mauriac qui n’ait jamais trahi, mais le contexte plus large encore était celui de l’immense sacrifice des peuples soviétiques et de l’URSS, la peur de la contagion. La Chute de l’URSS a signifié la revanche du capital qui s’est cru tout puissant là et dans l’exploitation du tiers monde. C’est de cela dont vous parle mon livre et si vous refusez de le comprendre vous créer les consditions d’un retour en force du fascisme, favorisé par la Résolution du parlement européen et les complmice qu’il a .

mais il est possible que l’angle choisi par moi et même l’idée d’un livre ne soit pas le plus approprié pour atteindre cet objectif, à vous d’en décider. Je disais à Marianne ce matin, nous faisons ce que nous pouvons mais inutile de prétendre en faire plus que nécessaire.

Dans de telles conditions peut-être que le combat prioritaire n’est pas celui- autour de la mémoire, ni surtout de mon livre, mais il est alors inutile de prendre des coups pour rien. Je suis communiste pas masochiste.

C’est pourquoi j’ai décidé après les rencontres de Vénissieux d’arrêter cette diffusion de mon livre, de demander à mon éditeur de ne pas ré-imprimer ce livre au-delà des 1000 initiaux qui seront au rythme actuel probablement épuisés en octobre. A ce jour, il en reste environ 400 de disponibles. Le paradoxe est que je reçois des avis de presse m’indiquant un article pour le mois de décembre, mais la censure de l’Humanité demeure et que signifie pour mon livre un service de presse qui exclue l’Humanité et La Marseillaise ? Autant continuer sur ce blog qui a le même nombre de lecteurs qu’eux. Il  reste ce blog, notre travail de traduction à quelques uns, Marianne bien sûr, mais d’autres bonnes volontés sont là… le reste est une souffrance inutile même si la vente du livre est un succès, je ne suis même pas sûre que ceux qui l’achètent le lisent. Je ne touche pas un kopeck de droits d’auteur et m’importe seulement qu’il soit lu et qu’il soit utile pour lutter contre le trafic des mémoires. Si les mille acheteurs de ce livre sont pour 500 des lecteurs et s’ils s’emparent des questions qu’il pose pour un travail collectif, une réflexion où chacun apporte son expérience, mon livre aura accompli ce pourquoi je l’ai écrit, je l’espère mais cela n’exige de moi aucun effort complémentaire inutile.

Tous ceux qui ont lu ce livre et ne sont pas communistes ne comprennent absolument pas l’interdit, la censure dont il est victime, moi je sais que ceux qui exercent cette censure en toute impunité sont complices de ce qui se passe au parlement européen et qu’ils taisent d’ailleurs depuis pas mal d’années alors que les résolutions allant dans le même sens s’y succèdent.

Je n’ai écrit que pour lutter contre ce qui va déboucher sur des interdits parce que ceux qui trafiquent nos mémoires, nous stigmatisent et allègent le poids des crimes nazis  ne s’arrêteront pas là. ceux qui tentent de nous convaincre que nous sommes désormais trop faibles, que nous devons renoncer à être les communistes viennent de recevoir le plus cinglant des démentis: le vote du parlement européen prouve à quel point nous les communistes sommes les seuls qu’ils craignent, ils ont senti le vent du boulet passer si près qu’il siffle encore à leurs oreilles. Ils voient partout les partis communistes se renforcer et ils ne peuvent le tolérer.

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le septembre 22, 2019 dans Uncategorized

 

La destruction de l’état social en Europe est une conséquence de la destruction de l’URSS

 

Le vice-président du Comité central du Parti communiste, YouriAfonine, a participé à l’émission « A chacun sa vérité » sur la chaîne NTV.

 

Service de presse du Comité central du Parti communiste

21-09-2019

https://kprf.ru/party-live/cknews/188114.html

L’émission était consacrée à la situation actuelle en Europe occidentale et, surtout, à l’afflux gigantesque de migrants et au renforcement des mouvements politiques nationalistes et parfois ouvertement fascistes.

 

Youri Afonine a souligné que les processus négatifs dans l’Europe d’aujourd’hui sont la conséquence inévitable de la destruction de l’Union soviétique et du démantèlement du modèle socialiste. Lorsque l’URSS et l’alternative socialiste existaient, les États occidentaux vivaient dans un paradigme complètement différent. En particulier, ils étaient obligés de maintenir un niveau élevé de garanties sociales. Dans les années 1970-1980, de nombreux pays d’Europe occidentale avaient des partis communistes très puissants et les patrons craignaient sérieusement l’arrivée au pouvoir de partisans du socialisme, non seulement en Europe orientale, mais également en Europe occidentale. Mais après la destruction de l’Union soviétique, les capitalistes occidentaux ont eu la possibilité de réduire les garanties sociales dans leurs pays et d’importer massivement des migrants qui constituent une main-d’œuvre bon marché. En effet, moins la population active est chère, plus le taux de profit est élevé.

 

Ainsi, a souligné le vice-président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie, la chute de l’Union soviétique a entraîné une dégradation du système de garanties sociales non seulement dans notre pays, où les réformistes libéraux continuent de le détruire, mais également dans le monde entier et, surtout, dans une Europe occidentale jadis prospère. Youri Afonine a attiré l’attention des téléspectateurs sur le fait que le problème de l’afflux de migrants concerne également la Russie. La raison en est identique: les capitalistes russes ont eux aussi besoin d’une main-d’œuvre à bas coup. Ils veulent, comme les capitalistes européens et américains, obtenir le taux de rendement le plus élevé.

 

Youri Afonine a rappelé qu’en URSS, il existait également des liens étroits entre les républiques de l’Union, mais qu’il ne s’agissait pas d’importer de la main-d’œuvre bon marché, car les salaires étaient très comparables dans les différentes parties de l’Union et que, le plus souvent, les personnes se déplaçaient car elles souhaitaient bénéficier d’une éducation de plus haute qualité.

 

Roman Babayan, le présentateur du programme, a objecté que de nombreux migrants venus en Europe ne travaillent pas du tout, et bénéficiaient d’avantages sociaux. – Les avantages sociaux ne sont pas payés par les capitalistes, mais par l’État, de sorte que les capitalistes, dans ce cas non plus, ne sont pas perdants, a expliqué Youri Afonine.

 

S’exprimant sur les processus sociopolitiques actuels en Europe, le vice-président du Comité central du Parti communiste a souligné la grave dégradation de sa classe politique. Bien sûr, la stature, par exemple, de Macron en tant qu’homme d’État est totalement incomparable avec celle d’un De Gaulle. Mais les raisons des problèmes européens ne peuvent être ramenées à cela. Et en ce qui concerne la migration de masse, elle est principalement due au fait que le capitalisme maintient la division du monde en un centre exploitant et une périphérie exploitée. Ce système a plus de 500 ans, l’exploitation ne se présente plus sous les mêmes formes, mais elle n’en est pas moins efficace. A cela s’ajoutent les guerres d’agression que l’Occident mène partout dans le monde, détruisant en fait des États entiers – Afghanistan, Libye, Syrie. Les migrants fuient la guerre, la pauvreté, le chômage et l’absence totale de sécurité sociale.

 

Youri Afonine a également souligné que la réaction au problème des migrants en Europe favorisait réellement les succès politiques des «eurosceptiques» et même de mouvements ouvertement fascistes. Mais une telle réaction est également très bénéfique pour les capitalistes européens. N’oubliez pas, a déclaré le vice-président du Comité central du Parti communiste, qu’en général le fascisme a toujours été utile aux capitalistes: dans les années 1920-1930, le fascisme a contribué à la préservation du capitalisme. A l’époque, les ennemis déclarés étaient les Juifs et les Slaves, maintenant ce sont les migrants. Cela garantit une « soupape de sécurité » et ne menace en rien les fondements du système capitaliste. Et si dans la «vieille» Europe, la décence est toujours relativement bien respectée et que le parti de Marine Le Pen ou «Alternative pour l’Allemagne» ont encore plus ou moins la réputation d’être «infréquentables», l’establishment européen ne trouve rien à redire à la présence des néo-nazis à l’est de l’Europe – dans les États baltes ou en Ukraine.

Traduction Marianne Dunlop pour Histoire et Société

 

 
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Publié par le septembre 22, 2019 dans Uncategorized