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Cinq ans après la chute de Kadhafi, la Libye terre de conquête de l’EI

Si nous nous sentons totalement solidaires des habitants de Manchester et du peuple britannique, nous n’oublions pas à quel point Daech est le fruit vénéneux et fasciste des interventions occidentales en Libye comme en Irak. Par parenthèse, il y a des acteurs grotesques et secondaires comme BHL qui non seulement devraient être mis hors d’état de nuire pour leur action passée mais pour leur activité présente, puisque ce sinistre clown qui intervient toujours dans le sillage de la CIA est en train d’en appeler à la scission de la Kabylie en espérant provoquer une autre Syrie en Algérie, ce qui serait un drame pour ce pays mais aussi pour la France (note de Danielle Bleitrach)

la Libye, cinq ans après la chute de Mouammar Kadhafi.

Cinq ans après la chute de Kadhafi, la Libye terre de conquête de l’EI. La Libye, cinq ans après la chute de Mouammar Kadhafi. (Mehdi Benyezzar – L’Obs)
Profitant du vide politique et sécuritaire depuis la chute de Mouammar Kadhafi, l’Etat islamique s’est installé en Libye et a pris le contrôle total de quelques bouts de territoires.

Mehdi Benyezzar Mehdi BenyezzarPublié le 15 février 2016 à 16h14

Cinq ans après le début de la révolution libyenne, le 17 février 2011, et de l’intervention occidentale qui a conduit à la mort de Mouammar Kadhafi, la Libye a sombré chaque jour un peu plus dans le chaos. Dimanche 14 février, un petit vent d’espoir a soufflé : un gouvernement d’union nationale, souhaitée par la communauté internationale, a enfin été formé, bien que que déjà critiqué. Une maigre avancée face à l’ampleur des dégâts :

Deux autorités se disputaient, jusqu’alors, le pouvoir depuis la prise de Tripoli par des milices en partie islamistes à l’été 2014 : un gouvernement reconnu par la communauté internationale, installé dans l’est, à Tobrouk, près de la frontière égyptienne. Modéré, il compte le soutien des milices de Zintan, un bastion de la révolution, et celui du général Khalifa Haftar. Il a également l’appui de l’Egypte et des Emirats arabes unies.
L’autre gouvernement est basé à Tripoli, et est dominé par les islamistes proche des Frères musulmans. Il est soutenu par les milices de Misrata, autre ville martyre de la révolution. Il peut compter sur l’appui de la Turquie et du Qatar. L’accord conclu restait encore incertain lundi, tant le nouveau gouvernement annoncé et la manière dont il a été organisé ne fait pas tout à fait l’unanimité.
Profitant du chaos politique et sécuritaire, l’Etat islamique (EI) a conforté ses positions dans le pays, notamment à Syrte et ses alentours, ville natale du Mouammar Kadhafi, totalement contrôlée par l’EI depuis près d’un an. Pour les djihadistes, la Libye est le terrain idéal pour développer leur terrible dessein de califat : l’Etat est désintégré, le pays abrite les plus grandes réserves de pétrole du continent et la contrebande y est facile. Et l’anarchie politique qui y règne n’arrange pas les choses. Selon des responsables de l’administration américaine, l’EI compterait 5.000 combattants dans le pays.

 
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Publié par le mai 24, 2017 dans Uncategorized

 

Comment Pékin serait parvenu à démanteler la CIA en Chine, par Anaïs Cherif


| 23/05/2017, 16:12

http://www.latribune.fr/economie/international/comment-pekin-serait-parvenu-a-demanteler-la-cia-en-chine-720936.html?utm_campaign=Echobox&utm_medium=Social&utm_source=Facebook#link_time=1495556344
« L’une des pires brèches dans le travail du renseignement [américain] des dernières décennies », selon des sources anonymes interrogées par le New York Times. (Crédits : Reuters/Kevin Lamarque)
Pékin aurait éliminé « au moins une douzaine d’agents de la CIA » entre 2010 et 2012, selon une enquête du New York Times. Objectif : démanteler systématiquement les effectifs déployés par les services secrets américains.
Une secousse pour Washington. Entre 2010 et 2012, la Chine aurait tué « au moins une douzaine d’agents de la CIA », rapporte une enquête du New York Times publiée ce week-end. L’un d’entre eux aurait été exécuté dans la cour d’un bâtiment gouvernemental pour adresser un message à ses collègues. En parallèle, entre six à huit autres recrues de l’agence de renseignement américain auraient été emprisonnées. Le mot d’ordre donné par Pékin : démanteler sur le sol chinois le réseau des services secrets américains au cours d’une opération de contre-espionnage.

C’est « l’une des pires brèches dans le travail du renseignement [américain] des dernières décennies », ont confié au quotidien américain d’anciens ou actuels officiers Américains cités par le journal. « Certains étaient persuadés qu’une taupe était à l’œuvre et avaient trahi les Etats-Unis – quand d’autres pensaient à un piratage du système de communication par les sources chinoises. Des années plus tard, le doute n’a toujours pas été levé », affirme le New York Times.

Une « grande victoire » pour la Chine
Selon une enquête du FBI, des informateurs de la CIA auraient été trop imprudents, empruntant toujours les mêmes routes pour rejoindre leurs sources ou fixant des points de rendez-vous identiques… Facilitant ainsi le travail des espions chinois. « Certains officiers rencontraient leurs sources dans un restaurant truffé de micros par des agents chinois. Même les serveurs travaillaient pour l’espionnage chinois », rapporte au journal des anciens agents américains. Alors que le nombre d’informateurs en poste diminuait de fait, l’administration Obama en poste s’inquiétait du manque d’informations en provenance de Pékin.

« Si cet article dit la vérité, nous aimerions applaudir les activités de contre-espionnage de la Chine, s’est félicité mardi un éditorial du Global Times, quotidien nationaliste proche du parti communiste chinois. « Non seulement le réseau d’espions de la CIA a été démantelé, mais Washington n’a aucune idée de ce qui s’est passé. Cela peut être considéré comme une grande victoire. »

 
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Publié par le mai 24, 2017 dans Uncategorized

 

Une erreur aux conséquences durables…

Ceux qui tablent sur un mouvement autour d’un leader, en l’occurrence Mélenchon, et qui à se titre applaudissent à la démolition programmée des partis existants en imaginant que là est l’avenir, se trompent vraiment. Je n’insisterai pas sur l’utilité des partis, leur caractère plus démocratique que ce type de mouvement ce serait peine perdue… Ceux qui s’engouffrent là-dedans font fi de toute expérience, en particulier celle de la Grèce toute récente.

Je voudrais simplement leur faire mesurer à quoi ils s’exposent dans le moyen terme… Il est clair que Mélenchon ne veut pas l’emporter et imposer une « cohabitation », il veut construire son propre parti social-démocrate à la place de celui qui existe et en finir avec le PCF. L’homme a certes tendance à prendre les vessies pour des lanternes et à se croire beaucoup plus fort qu’il ne l’est mais pas au point d’imaginer que son splendide isolement peut avoir une autre issue que de déblayer le terrain devant le dit parti (1). On voit déjà la manière d’occuper les places là où il y a quelques chances de l’emporter qui obéit à cette finalité et pas à celle d’une résistance quelconque aux visées de Macron, flanqué d’une droite plus ou moins forte.

Qu’ils ne nous fassent pas le coup du danger du FN, ce n’est pas leur ennemi principal, loin de là…
Oui mais voilà ce beau projet autour d’un leader talentueux se heurte au fait que Mélenchon sera trop vieux, vu l’air du temps pour se présenter à la présidentielle dans cinq ans et que sans lui son parti ne sera qu’un sac de chats sauvages luttant pour les places entraînant le désenchantement des « insoumis » qui y ont cru.
C’est une histoire pleine de bruit et de fureur qui ne mène nulle part… sinon à désarmer totalement ceux qui vont être conduits à l’abattoir de la « modernité » du capital…

Danielle Bleitrach
(1) Le parti de gauche qui existe toujours et squatte 99% des postes de direction de la FI est toujours adhérent du PGE… Le vrai point commun est la construction dans toute l’Europe de mouvement tel que Syriza, Podemos, Block de gauche… Qui pour l’instant n’ont absolument rien donné a part le gouvernement Tsipras.

 
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Publié par le mai 23, 2017 dans Uncategorized

 

Spectaculaire. Des communistes prennent d’assaut une scène russe dans une émission qui recrute les talents…

Le programme se développait dans la monotonie, il s’agissait d’un programme de recherche de talents « la voix », c’était à la télévision russe et d’un coup à l’étonnement général tout a changé quand un groupe de communistes a pris d’assaut la scène mais écoutez plutôt, les sous-titres sont en espagnol… le titre de la chanson est Et Lénine est jeune à nouveau…

 
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Publié par le mai 22, 2017 dans Uncategorized

 

A Athènes, mourir dans le dénuement

Vendredi 19 mai 2017 – Benjamin Keller
Hier j’ai entendu sur BMTV l’interview de François Baroin interviewé par une de ces petites nullités dont la télé semble avoir le secret, comme il disait ne pas être d’accord avec la mesure visant à imposer plus les retraités, elle lui a dit « quelle importance ce ne sont pas les forces vives? » ce à quoi il lui a répondu qu’ils consommaient beaucoup. Le tout suivi d’une impertinence dans laquelle elle lui faisait remarquer qu’il n’était plus jeune et qu’il devait céder la place… A quand l’euthanasie… En tous les cas le programme Macron c’est ça, l’Europe tu l’aimes ou tu la quittes… Quand il ne nous reste plus que le choix entre ces gens-là et les groupies de Tsipras, d’abord anticommuniste comme les mélenchoniens, on meure ce qu’on peut attendre… (note de Danielle Bleitrach)
Les allocations de retraite ont déjà été réduites de 40% en moyenne depuis le début de la crise.
MAËLLE GROSS
Près de la moitié des retraités grecs vivent déjà sous le seuil de pauvreté. Les nouvelles mesures d’austérité les ciblent pourtant une nouvelle fois. Reportage.

Un vieillard en survêtement s’approche d’un pas mal assuré d’une benne à ordures. D’un bras, il soulève avec peine le couvercle bleu. De l’autre, il sonde les détritus autant qu’il peut. Son butin: une boîte à chaussures et un cintre en plastique. Il referme le conteneur, se retourne et traverse lentement la route, en direction de la poubelle d’en face. La scène se passe à Athènes, dans un quartier résidentiel. Elle est presque devenue banale dans la capitale grecque.

Les 2,7 millions de retraités que compte la Grèce – sur 11 millions d’habitants – sont en première ligne des mesures d’austérité mises en œuvre dans le pays depuis 2010 pour tenter de réduire le déficit budgétaire. Les nouvelles coupes dans les pensions imposées au parlement hellénique par les créanciers internationaux s’ajoutent à treize autres réformes en sept ans. Ces dernières, appliquées de manière graduelle, ont notamment rehaussé l’âge de la retraite, relevé les cotisations et supprimé certaines aides.

Sous le seuil de pauvreté
Les allocations, qui avec la nouvelle loi devraient diminuer de 9% à l’horizon 2019 pour économiser 1,8 milliard d’euros, ont déjà été réduites de 40% en moyenne. A l’heure actuelle, la retraite standard est d’un peu plus de 800 euros par mois, selon les autorités, et 43% des pensionnaires reçoivent moins de 660 euros, un montant inférieur au seuil de pauvreté. Or la plupart ne perçoivent aucun autre argent et les pensions constituent le revenu principal d’un ménage sur deux. Elles se substituent en outre à d’autres prestations sociales, faibles en Grèce. Enfin, les retraités doivent faire face comme tout le monde à la hausse des taxes en tous genres.

«Que vont-ils enlever à ceux qui n’ont déjà plus rien?» s’inquiète Teresa, une rousse de 67 ans active dans le réseau de solidarité Mirmigi («la fourmi»), situé à Kypseli, un quartier central d’Athènes qui s’est paupérisé ces dernières années. L’association fondée en 2012 fournit des vivres et des produits de base à environ 400 familles nécessiteuses, grecques et étrangères, deux fois par mois. Un bénéficiaire sur dix est retraité, indique Kostas, 26 ans, l’un des piliers de Mirmigi. «Ils sont toujours plus nombreux, observe-t-il. Certains touchent 500, 300 euros, voire rien du tout si ce n’est l’assistance sociale. Comment voulez-vous qu’ils vivent?»

Retraite divisée par deux
Au sein même de Mirmigi, environ la moitié de la trentaine de bénévoles actifs sont des retraités. Il y a par exemple Margarita, 69 ans, une ex-fonctionnaire qui percevait 900 euros ainsi qu’une aide de 100 euros en 2010 et qui n’en reçoit plus que 700 aujourd’hui. Il y a aussi Ioannis, 71 ans, qui travaillait dans les télécommunications et qui a vu sa pension être coupée en deux. De 2600 euros versés quatorze fois par an, elle est passée à 1500 fois douze, les 13e et 14e «salaires» ayant été supprimés.

Les tailles n’ont épargné aucune catégorie de retraités mais les pensions les plus hautes ont été les plus fortement élaguées.

Anthi Nikiforakis, une architecte, s’est retirée de la vie active en 2012. Elle aurait dû obtenir 2000 euros. Elle doit finalement se contenter de 1300. «J’ai travaillé dur et je touche 40% de moins que prévu», se plaint-elle. Une fois à la retraite, elle prévoyait de construire une maison et d’aider son fils. Désormais, elle parvient tout juste à régler ses factures: «Une fois, je suis allée au tribunal parce que je ne pouvais pas payer. On m’a répondu que je n’avais pas le choix!»

Indispensable ou impasse?
Les retraités sont descendus dans la rue pour protester contre cet énième tour de vis et une cour étatique l’a déclaré anticonstitutionnel. Rien n’y a fait. «Ces coupes étaient inévitables, juge Yannis Koutsomitis, un économiste indépendant. Il y a un vrai problème au niveau du système de pension grec, qui n’est pas du tout soutenable.» La Grèce est le pays d’Europe qui consacre la plus grande part de son budget aux retraites, indique le spécialiste de la zone euro, qui enchaîne: «Le salaire moyen est plus bas que la pension moyenne.

Trop de gens ont aussi pu recevoir des retraites confortables sans avoir payé l’entier de leurs contributions.» Des salaires de plus en plus bas, un chômage élevé (50% chez les jeunes) et une population vieillissante complètent le tableau. Pour l’économiste, «il faut entièrement repenser le filet social, pour pouvoir venir en aide à ceux qui ont été durement affectés par la crise».

Plus confiance en Tsipras

Le premier ministre Alexis Tsipras, du parti de gauche Syriza, a promis aux Grecs que cet effort serait le dernier avant un redémarrage de l’économie. Mais beaucoup ont perdu foi en sa parole. Kostas, de Mirmigi, en fait partie. Lui a arrêté de voter pour ce qu’il considère comme un «parti libéral» après le référendum de 2015 sur la poursuite des programmes de rigueur dictés par la troïka (Commission européenne, Banque centrale européenne, Fonds monétaire international), auquel il avait dit «non» comme 61,3% des Grecs.

«Tsipras et les autres ont tourné ce ‘non’ en ‘oui’ et maintenant nous vivons la même chose qu’auparavant, dénonce-t-il. Il faut une nouvelle gouvernance car ce chemin est toxique. La dépression dure depuis sept ans et les gens continuent de souffrir. Nous sommes dans une impasse.»

>>> Lire notre édito «Perseverare diabolicum» sur l’emprise de l’idéologie libérale sur l’Europe

L’austérité votée
Le Parlement grec a adopté jeudi soir de nouvelles mesures d’austérité, réclamées par les créanciers, UE et FMI. Elles sont censées permettre le versement d’une nouvelle tranche des prêts internationaux au pays, qui espère aussi un allégement de sa dette.

Les principaux articles de la loi comprennent de nouvelles coupes dans les retraites et des hausses des impôts. Ils ont été approuvés par la faible majorité de la coalition gouvernementale, soit 153 députés de la gauche Syriza d’Alexis Tsipras et du petit parti souverainiste Anel, tandis que 128 députés ont voté contre, selon un vice-président du Parlement.

Le gouvernement grec dominé par Syriza espère que l’adoption de ces mesures, quatre jours avant une réunion des ministres des finances de la zone euro à Bruxelles, convaincra les créanciers qu’Athènes peut obtenir une tranche de 7,5 milliards d’euros d’aide et un nouvel allégement de sa dette.

En début de soirée, des milliers de manifestants s’étaient rassemblés aux abords du Parlement avec des banderoles frappées des mots « Non aux plans d’aide! Non à l’austérité! ». Selon la police, plus de 10 000 personnes ont manifesté pour protester contre un projet de loi comprenant de nouvelles coupes dans les retraites et des hausses des impôts.

Des échauffourées se sont produites entre les policiers et de petits groupes d’individus cagoulés qui lançaient des cocktails Molotov. La police a tiré des gaz lacrymogènes pour les disperser. ATS

Pas tous égaux devant l’austérité
Tous les Grecs doivent faire des efforts pour réparer les erreurs du passé. L’antienne est connue: elle ne correspond pourtant aucunement à la réalité. Une étude de l’institut Hans Böckler a démontré que les hausses d’impôts subies par les Grecs entre 2008 et 2013 touchaient très diversement les citoyens. Ainsi, les catégories les plus modestes ont vu leurs prélèvements augmenter de 337% tandis que les riches ne paient que 9% de plus qu’auparavant.

Du côté des revenus, le constat est similaire. Selon les chercheurs, les 10% des Grecs les plus pauvres auraient perdu durant ce laps de temps 86% de leur revenu! Les 30% les plus riches, eux, n’auraient subi qu’une chute de 17% à 20% de leurs entrées. Des chiffres que les derniers plans d’austérité n’ont certainement fait qu’aggraver. BPZ

 
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Publié par le mai 22, 2017 dans Uncategorized

 

QUAND L’HUMANITÉ DEVENAIT COMMUNISTE

Publié le 31/05/2016
Ce serait bien si elle redevenait un journal communiste et pas mélenchonien, ce que j’en dis…


Marcel Cachin, en 1922 : Agence Rol – Source Gallica BnF
EN 1920, LE CONGRÈS DE TOURS ENTRAÎNE LA SCISSION DE LA GAUCHE FRANÇAISE. C’EST AUSSI UN MOMENT DÉCISIF POUR LE JOURNAL L’HUMANITÉ.
Décembre 1920. À Tours, dans la salle du Manège jouxtant l’ancienne abbaye Saint-Julien, l’ambiance est électrique. En effet, au terme de ce congrès, le sort de la Section française de l’Internationale ouvrière va être décidé.

Pour comprendre ce qui se joue ici, du 25 au 30 décembre, il faut revenir à la fin de la Première guerre mondiale. Celle-ci a complètement bouleversé la classe politique française, et en particulier les partis issus du mouvement ouvrier. La SFIO, après l’assassinat de Jaurès le 31 juillet 1914, a en effet rejoint l’Union sacrée et a participé aux gouvernements pendant le conflit. La révolution bolchevik de 1917 va également grandement changer la donne.

Dès lors, le parti (issu de l’union en avril 1905 de plusieurs formations socialistes) va se décomposer en deux tendances opposées qui, lors du congrès de Tours, s’affrontent violemment. D’un côté la tendance dite des « majoritaires », celle de Marcel Cachin, Louis-Oscar Frossard et Charles Rappoport, qui souhaitent l’adhésion du Parti socialiste français au Komintern, l’Internationale communiste fondée en 1919 par Lénine, en acceptant les 21 conditions soumises par ce dernier. De l’autre, les « minoritaires », menés par Léon Blum et Marcel Sembat, qui rejettent l’adhésion.

Bataille rangée

Le quotidien L’Humanité est aux premières loges lors de cet affrontement. Depuis 1918, le « majoritaire » Marcel Cachin est rédacteur en chef du journal, ce qui traduit une prise de distance croissante à l’égard de l’Union sacrée. Avant le congrès de Tours, les rédacteurs se sont mis d’accord : chaque tendance aura le droit de s’exprimer dans les colonnes du journal.

Mais la tension est bien là. Curieux spectacle que celui d’un journal qui expose en toute transparence ses querelles internes… Le 7 décembre, le minoritaire Jules Uhry s’en prend à ceux qui voudraient accepter sans broncher les conditions imposées par Moscou :

« On nous apporta vingt et une conditions parmi lesquelles on nous imposait d’exclure des camarades, de lutter contre la C.G.T., que sais-je encore, et là toute la dignité des militants sérieux se révolta. Il faut vraiment avoir l’orgueil de mes « coreligionnaires » de Russie, être persuadés comme beaucoup « d’enfants du ghetto » qu’ils sont seuls les fils de David, c’est-à-dire les Messies, qu’eux seuls possèdent la « véritable loi » pour avoir eu ce toupet de dire à tous les grands partis : Vous n’entrerez dans l’Internationalé que si vous acceptez d’abord nos conditions et nos façons de faire. »

Le 18 décembre, le majoritaire Boris Souvarine (qui signe « Varine ») prévient quant à lui, en une :

« Nous, nous avons dit clairement comment nous comprenons l’unité. Elle est le rassemblement dans un même parti de tous ceux qui acceptent les thèses de l’Internationale Communiste, qui observent la discipline du Parti et de l’Internationale, qui conforment leurs actes à leurs engagements . Cela signifie : que ceux qui repoussent le programme de l’Internationale Communiste doivent sortir du Parti et que les syndicalistes qui approuvent ce programme doivent y entrer. »

Le 21 décembre, c’est Daniel Renoult, également partisan de l’adhésion, qui s’en prend violemment aux socialistes encore favorables a une politique d’Union sacrée :

« S’il y a des « socialistes» qui, n’ayant rien appris de toutes les leçons d’un passé trop récent, prétendent encore poser le problème de la défense nationale comme, de bonne foi, en 1912, 1913, le posaient les Congrès du Parti, et s’ils sont prêts encore à apporter à une bourgeoisie non rassasiée de crimes le concours d’une crédulité complice, ils apprendront par le vote même de Tours que les masses ouvrières, elles, ont compris toute la valeur des transformations qui seront produites, et que les jours de l’Union Sacrée ne reviendront plus. »

Le temps de la scission

Finalement, lors du congrès, les deux-tiers des délégués votent l’adhésion : c’est la naissance de la SFIC (Section française de l’Internationale communiste), futur Parti communiste français, et la scission de la SFIO. L’Humanité passe du côté des majoritaires et devient l’organe officiel du nouveau parti.

Le 1er janvier 1921, Marcel Cachin écrit dans son édito :

« Sans compromis avec aucune fraction de la bourgeoisie, dressés en bataille contre toutes les formations politiques ou économiques du capitalisme, en opposition irréductible avec tous les blocs présents ou futurs, les prolétaires de France doivent renforcer leurs préparations de combat. C’est la volonté affirmée par une majorité écrasante au congrès de Tours. Chaque socialiste conscient de la gravité des temps présents va s’incliner devant la décision souveraine qui toujours jusqu’a présent fut sa loi. »

Le journal, à dater de ce jour, suivra la ligne politique du Parti. Plus tard, la stalinisation du parti entrainera le départ de plusieurs de ses plumes : Alfred Rosmer, Boris Souvarine, Pierre Monatte… Marcel Cachin, lui, en restera le rédacteur en chef jusqu’à sa mort en 1958.

 
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Publié par le mai 22, 2017 dans Uncategorized

 

pour remettre les pendules à l’heure : 77+ pays avec des lois anti-homosexuelles

Publié le 17 Avril 2014, mis-à-jour le 16 décembre 2016, mais dont devraient prendre connaissance tous ceux qui ne cessent d’expédier des nouvelles (le plus souvent fausses) sur ce qui est censé se passer en Russie et qui relaient des campagnes débiles lancées par la CIA, en ne s’interrogeant jamais sur les raisons qu’aucune campagne n’est jmais lancée sur l’Arabie saoudite. (note de danielle Bleitrach)
https://76crimesfr.com/79-pays-avec-des-lois-anti-homosexuelles/

Countries where homosexual activity is illegal.
Pays ou l’activité homosexuelle est illégale

Nous vous présentons notre liste des 77 pays pays dotés de lois pénales contre l’activité sexuelle des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres ou intersexuels (LGBTI).

L’Association internationale des lesbiennes, gays, bisexuelles, trans et intersexuels (ILGA) compose aussi un répertoire.

Nous avons des différences avec le compte de ILGA car on inclut l’Indonésie, où deux grandes provinces interdisent les actes homosexuels, ainsi que trois territoires politiques qui ne sont pas pleinement acceptés comme pays par la communauté internationale — le Gaza/Palestine, les îles Cook, un pays autonome dont les habitants ont tous la citoyenneté en Nouvelle-Zélande, et le territoire de la Syrie et de l’Irak contrôlé par par l’armée de l‘État islamique.

Mozambique, sur la côte sud de l’Afrique, avec une population de 24 millions, a adopté un nouveau Code pénal dans la seconde moitié de 2014 et a été retiré de cette liste au début de 2015. Ensuite l‘État islamique a été ajouté en raison de ses exécutions des personnes LGBT. La Cour suprême du Belize a annulé une loi sur la sodomie en août 2016. Le parlement du Tchad a adopté un nouveau Code pénal en décembre 2016 dans lequel l’activité homosexuelle est pénalisée.

Click on the image for an interactive graphic from The Guardian, showing the status of LGBT rights, country by country, around the world.
Clic sur l’image pour un graphique interactif du journal The Guardien, montrant le statut des droits LGBT, pays par pays, dans le monde entier (en anglais seulement).

Lors de la création du blog 76 Crimes, c’est basé sur le décompte presque complet de la Fondation Saint-Paul pour la réconciliation internationale qui a cité un total de 76 pays, c’est cette liste qui a été, en 2012, utilisée par la Fondation dans son programme nommé «l’Esprit de 76», un programme mondial visant à abroger ces lois. Elle a également inspiré le nom de ce blog.

Nous vous offrons ici nos notes vous offrant quelques explications:

Un pays du Moyen-Orient, l’Irak, a été inscrit séparément par l’ILGA en 2014 sous le titre «Statut juridique des actes homosexuels – incertain ou difficile. »

En Irak, il n’y a pas de loi civile contre les actes homosexuels, mais la violence homophobe n’est pas cochée. Les milices et les juges de la charia autoproclamés auraient ont imposé des peines pour comportement homosexuel.
Aux États-Unis, les lois anti-sodomie ont été déclarées inconstitutionnelles par la Cour suprême des États-Unis en 2003, mais ils sont toujours inscrites aux lois criminelles de 13 états: l’Alabama, la Floride, l’Idaho, le Kansas, la Louisiane, le Michigan, le Mississippi, la Caroline du Nord, l’Oklahoma, la Caroline du Sud, le Texas, l’Utah et la Virginie. Les législateurs conservateurs de ces États refusent d’abroger les lois et, dans certains cas, la police les applique encore. Selon certaines sources, au cours des dernières années, plus d’une douzaine de personnes LGBT ont été arrêtés pour avoir transgressé ces lois, mais les personnes arrêtées ont été libérées parce que les procureurs ne cherchent pas les condamnations fondées sur les lois défuntes.

Aucun pays Européen n’a de loi contre l’homosexualité. Le dernier, Chypre du Nord, a abrogé sa loi en janvier 2014. Il faut noter, mais non sur la liste de pays dotés de lois contre l’homosexualité sont également :

La Russie ne dispose pas d’une loi contre les actes homosexuels mais est au milieu d’une vague de répression anti gay depuis l’adoption d’une loi en 2013 interdisant la «propagande gay» y compris toute mention positive de l’homosexualité en présence de mineurs, même en ligne.
La Crimée, partie Sud de l’Ukraine, est contrôlée par la Russie et maintenant assujettie à la loi Russe interdisant la «propagande gay»
L’Ukraine, qui a considéré, mais jusqu’à présent, n’a pas adopté une loi similaire contre la «propagande gay.»
La Moldavie, qui a adopté puis abrogé une loi en 2013.
En outre, en Asie centrale, le Kirghizistan en octobre 2014 était sur le point d’adopter une loi « anti-propagande » anti-gay encore plus sévère que celle de la Russie. Si ce projet de loi devait être adopté, tout type de diffusion d’information positive sur les relations de même sexe, et non seulement des discussions en présence d’un mineur, qui doit devenir un crime passible d’amendes et aussi d’une peine d’emprisonnement.

Voici donc la liste des 77 pays et territoires politiques indépendants avec des lois anti-homosexuelles:

Afrique:Algérie
Angola
Botswana
Burundi
Cameroun
Comores
Égypte
Érythrée
Éthiopie
Gambie
Ghana
Guinée
Kenya
Libéria
Libye
Malawi (application de la loi en suspension)
Mauritanie
Maurice
Maroc
Namibie
Nigeria
Sénégal
Seychelles
Sierra Leone
Somalie
Sud-Soudan
Soudan
Swaziland
Tanzanie
Togo
Tunisie
Ouganda
Zambie
Zimbabwe
Asie (y compris le Moyen Orient): Afghanistan
Bangladesh
Bhoutan
Brunei
État islamique
Inde
Iran
Koweït
Liban (loi jugée nulle par un tribunal )
Malaisie
Maldives
Myanmar
Oman
Pakistan
Palestine/Gaza
Qatar
Arabie Saoudite
Singapour
Sri Lanka
Syrie
Turkménistan
Émirats Arabes Unis
Ouzbékistan
Yémen
Amériques: Antigua-et-Barbuda
Barbade
Dominique
Grenade
Guyana
Jamaïque
Saint-Kitts-et-Nevis
Sainte-Lucie
St-Vincent-et -les-Grenadines
Trinidad & Tobago
Océanie: Îles Cook
Indonésie (provinces d’Aceh et de Sumatra-Sud )
Kiribati
Nauru
Papouasie-Nouvelle-Guinée
Samoa
Îles Salomon
Tonga
Tuvalu
Pour plus d’informations, téléchargez les cartes sur les droits des lesbiennes et des gays et le rapport annuel sur l’homophobie d’Etat préparé par ILGA.

Informations connexes :

Article en anglais : « 76 Countries Where Anti-Gay Laws Are As Bad As Or Worse Than Russia’s » (76 pays où les lois anti- gays sont pires que celles de la Russie), au sujet de la loi des 76 pays dans une liste établie par BuzzFeed en août 2013, avec de belles photos.)

 
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Publié par le mai 22, 2017 dans Uncategorized