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Archives de Catégorie: Congrès du parti 2018

Guillaume Roubaud-Quashie, de la direction nationale du PCF  est venu à Marseille, quelques réflexions

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Encore épuisée par la bronchite, je n’ai pas pu assister au débat que Guillaume Roubaud-Quashie, dirigeant du PCF, présidait à la fédération 13, ce mardi 20 février. J’ai lu son interview dans la Marseillaise et je le publie ici aujourd’hui . Cet interview,  il faut bien reconnaître qu’il ne dit pas grand chose, mais il était difficile d’en dire plus dans les circonstances actuelles.

prenons quelques point d’accroche dans un discours qui cherche à être lisse, ce qui est de l’ordre de la prudence nécessaire. Il insiste sur le terme de dépassement, mais pour marquer le retour au but du socialisme avec un « projet » de société.  Je sais que le terme de dépassement est mal vu par certains communistes qui l’interprètent comme un refus de rupture. En fait c’est un terme dialectique qui implique la transformation comme à la fois une abolition et une conservation. On peut penser que le socialisme dans notre pays conservera des « conquis » que Macron tente de démanteler aujourd’hui et qui sont le produit des luttes du mouvement ouvrier, du PCF et de la CGT mais que pour ce faire devront être abolis les rapports d’exploitation, et le poids du capital financier sur les destinées de notre pays. Donc le terme de dépassement ne me choque pas. J’ai même tendance à me méfier de ceux qui envisagent la révolution d’un seul coup de baguette qui rendrait superflue pour le peuple français l’évolution vers la transformation révolutionnaire. Cette vision s’accompagne souvent d’une absence de but et de moyen qui donne au discours sur « le communisme », l’allure d’une mauvaise rhétorique qui enlève toute consistance à l’idée.

on ne peut pas être convaincue comme je le suis que la Révolution d’octobre a créé une rupture comparable à celle que Robespierre et la Révolution française ont crée dans l’ordre féodal sans considérer qu’il peut y avoir dépassement. Même s’il y a eu contre révolution le capitalisme est en quelque sorte fini, comme la féodalité était terminée alors que Robespierre était exécuté et que la Sainte alliance s’installait à paris,. C’est à cause de cette rupture de la Révolution d’octobre que l’actualité de la Révolution est devenue une évidence et aussi qu’a pu s’ instaurer une transformation du système politique,  en particulier en matière d’éducation, de protection sociale, une véritable mutation de l’Etat et la proclamation de fait d’une exigence sociétale qui continuait à travailler le monde. Donc pourquoi pas, poursuivons à condition de nous attacher à donner des contenus concrets en « dépassant » les aspects fumeux et imprécis qui ont correspondu à l’inertie et à l’effacement du parti.

Le bilan, un des points nécessaire du Congrès, la nécessité de voir l’erreur pour ne pas la revivre éternellement,  est à peine esquissé, et personne ne saurait se contenter de ça,  mais la plupart des affirmations apparaissent déjà comme des corrections, c’est un début, continuons.

Plus question de changer de nom et même de nous noyer dans des alliances, est réaffirme la nécessité du parti communiste. S’il est difficile de se faire des illusions sur qui a pu s’épanouir dans le contexte délétère des trois dernières équipes dirigeantes du PCF, il ne faut pas non plus ne pas négliger ce que l’ensemble du parti a obtenu dans un tel contexte. Ce qui en résulte est donc qu’il faut continuer la pression sur les contenus et dans le même temps apporter à « l’ouverture » des analyses et des propositions.

Le fait de distinguer rassemblement et alliance électorale n’est pas simple jeu de mots puisqu’ il est reconnu ce qui caractérisait notre démarche vers le socialisme à la française, à savoir la nécessité de l’union à la base qui n’est pas construite dans les seuls moments électoraux mais fait donne au parti un rôle actif, celui de favoriser l’intervention populaire par rapport aux résistances et aux propositions. On peut penser qu’il y a là un rééquilibrage que personnellement je souhaite depuis longtemps entre pratiques de sommet en vue d’alliances électorale et rôle du parti. Même si une part importante de l’interview est consacré aux dites alliances avec l’union de la gauche, les insoumis et quelques autres groupuscules, le réquilibrage est patent.

On pourrait regretter le manque de précision sur des questions fondamentales, l’Etat, l’Europe, l’évolution de la situation internationale et la nécessité de renouer avec les partis communistes, de ce point de vue nous sommes encore loin du compte,  mais on peut également considérer que la seule solution pour ce Congrès qui devrait être extraordinaire c’est de choisir de construire ensemble une base commune ouverte et sur laquelle on demanderait aux communistes de trancher. Il est clair que la participation aux luttes si elles sont conçues avec perspective et efficacité ne peut que nous aider à poser ces questions essentielles pour aboutir à une base commune.

enfin au niveau d’une approche favorable de cette intervention, il est clair que ce soit dans l’Université d’été ou dans la revue théorique qu’il anime, Guillaume Roubaud-Quashie a su faire preuve à la fois d’une capacité d’écoute et dans le même temps d’un retour à Marx et au marxisme qui est de bonne augure après toutes ces années d’errance à la fois tactiques et intellectuelles.

Guillaume Roubaud-Quashie : « Nous voulons rassembler pour dépasser le capitalisme »
Écrit par Léo Purguette mardi 20 février 2018 09:36

Guillaume Roubaud-Quashie est membre du comité exécutif national du PCF. Il anime un débat ce mardi 20 février à 18h, la fédération PCF 13 sur le thème : « Notre démarche de transformation et de rassemblement » sur la délicate question du rassemblement dans la perspective du congrès extraordinaire qui se tiendra en novembre.
Vous distinguez rassemblement et alliance électorale. Qu’est-ce à dire ?

C’est très simple, notre objectif de communistes est le dépassement du capitalisme parce qu’il nous mène dans le mur. Il épuise notre planète et entrave la poursuite du développement de l’humanité. Nous voulons rassembler tous ceux qui ont intérêt au dépassement du capitalisme et, de façon très immédiate, au progrès social. Nous le savons, une lutte victorieuse suppose le nombre, c’est la force de notre classe. Nous ne limitons donc pas la question de rassemblement aux seuls moments électoraux et aux alliances. Nous voulons rassembler dans la durée les salariés et au-delà ceux que Pierre Laurent a appelé les 99% et qui subissent la domination d’une part infime de la population.

La séquence électorale de 2017 a été douloureuse pour les communistes, quelles leçons en tirez-vous ?
Le candidat que nous avons soutenu à la présidentielle a réalisé un bon score mais l’élection d’Emmanuel Macron et le score que nous avons réalisé aux législatives -le plus mauvais de notre histoire- sont en effet des éléments négatifs. Néanmoins, grâce à notre implantation, nous avons réussi a maintenir deux groupes parlementaires. La construction que nous avons élaborée depuis 2008, c’est à dire le Front de gauche, a été décrétée forclose par celui qui a été notre candidat à deux reprises. Nous avons par la suite été confrontés à des fins de non-recevoir très brutales en Corse. Dans la perspective des européennes nous avons rencontré Ensemble, Générations, le MRC, République et socialisme, Diem 25 le mouvement de Varoufakis mais les insoumis n’ont pas pour l’heure donné suite à notre demande. La France insoumise se construit en hérisson, elle refuse tout rapprochement. Nous n’en tirons pas la leçon qu’il faudrait pour autant renoncer à tout rassemblement.

À la suite de la législative partielle dans le territoire de Belfort, Jean-Luc Mélenchon a estimé que l’union de la gauche est « un étouffoir ». Partagez-vous cette assertion ?
Les faits sont têtus. À Belfort comme dans le Val-d’Oise où il n’y avait pas d’unité, les scores sont très préoccupants et le peuple progressiste n’a pas trouvé d’incarnation majoritaire. L’union de la gauche telle que nous l’avons élaborée par le passé ne peut pas être simplement répétée car le total gauche est très réduit et parce qu’elle a aussi engendré des déceptions lourdes. La question fondamentale c’est : comment fait-on pour changer la situation actuelle ? Emmanuel Macron mène des réformes qui sont toutes minoritaires et nous n’arrivons pas à le stopper. Nous ne voulons pas l’union pour l’union mais l’union pour changer. Cela passe par l’essor et le redéploiement du Parti communiste et par une dynamique de rassemblement large sur des contenus déterminés.

Les luttes sociales sont nombreuses mais éparses comment comptez-vous contribuer à les rassembler ?
Les états généraux du progrès social que nous avons tenus en région parisienne sont une première étape. Il faut faire converger les luttes et leur donner de la force en pensant un projet de société.

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Publié par le février 21, 2018 dans Congrès du parti 2018

 

Le mépris des communistes ou l’opération Buffet et Mélenchon par danielle Bleitrach

voici le texte que j’écrivais le 19 novembre 2008, et vous pouvez constater qu’il n’est pas à courte vue.  pour préciser ma pensée, j’ajouterai que je ne suis pas contre des alliances électorales hier comme aujourd’hui, mais que l’essentiel reste pour moi l’expression propre du parti, la stratégie qu’il se donne pour impulser ces unions, ensuite tout aussi important, il ne doit pas s’agir de manœuvres de sommet, mais bien d’aider les militants à impulser ces rassemblements autour d’objectifs clairs, Ce que font nos camarades portugais en maintenant la pression sur leurs alliés du PS contre le refus de l’austérité voulu par l’ UE et le refus de l’augmentation de la participation au budget de l’otan, enfin que l’on s’interroge sur ce parti communiste capable de favoriser l’intervention populaire, c’est certainement pas celui de la « mutation » du congrès de martigues, qui a détruit nos cellules d’entreprise et certainement pas en nous effaçant aux présidentielles ce que je disais d’andré gérin, je pourrais le dire de chassaigne, je suis loin de partager toutes ses idées mais il représente le nom effacement du parti qui est la question la plus évidente (note de danielle bleitrach)

buffet-gayssot-hueVoici plusieurs jours que je prévenais : le Congrès du PCf n’intéresse plus la direction de ce parti, leur problème est de mettre en place une architecture politicienne de sommet, des alliances pour les élections européennes. Il s’agit d’imposer aux militants des choix, des contenus, en particulier d’évacuer ce qui aurait pu être une question de congrès, à savoir la bataille pour la sortie de la zone euro, voire de l’union européenne (et en tout cas certainement de l’OTAN auquel est intégré la défense européenne et française). Alors même que comme on l’a vu au G20, et ces derniers temps, face à la crise du capitalisme la seule parade efficace se situe au niveau des nations, nationalisations, intervention des travailleurs, est-ce un hasard si ces questions ont été évacuées du congrès. L’alliance annoncée par le Monde du 18 novembre entre Melenchon et Marie georges Buffet, ce front dont l’ambition minable est seuelement « d’arriver avant le PS », pourquoi faire, pour obtenir des places, pour quelle politique? Pour quelle manière de poursuivre en fait l’intégration européenne, accepter la politique de l’Union européenne qui nous a conduit à la crise?

Sur le fond, et je le dis avec d’autant plus de colère que j’ai par ailleurs de la sympathie pour certaines positions internationales de Melenchon: voilà vers quoi on nous conduit vers un contenu qui n’a jamais été discuté et ceci à la veille d’un congrès, sans même soumettre aux militants les choix. Sur la forme donc on conduit le PCFnon seulement vers une marche vers le link parti, l’intégration à une « gauche européenne » envisagée depuis longtemps, mais on le fait en accélérant l’éclatement du PCF par mépris des communistes et de leur congrès souverain.

Je n’arrive même plus à comprendre comment fonctionne la secrétaire nationale du PCF sans parler de sa garde rapprochée… Et Melenchon ? Est-ce qu’il ne se rend pas compte qu’un vent de fronde souffle dans le parti, que tout le monde en a assez de ces moeurs, il quitte le PS à cause des manipulations et vient contribuer à une manip digne du PS.

Nous sommes à la veille d’un congrès, la secrétaire du PCf, dont personne ne sait si elle était d’accord ou non avec sa garde rapprochée en pleine “métamorphose”, vu qu’elle est intervenue “courageusement” avant la publication du texte des métamorphosés dont elle avait connaissance depuis pas mal de temps. Ce qui lui permet une fois de plus de cultiver l’ambiguité. Non seulement on peut extraire comme l’a fait l’huma une phrase claire d’un galimatias ordinaire, mais les autres peuvent dire “elle est d’accord puisqu’elle ne répond pas” et ça fait des années que ça dure… Nicolas marchand a posé avec pertinence la question de l’intervention des « métamorphosés » et la « sortie » de Melenchon du PS. Ce qu’il faut mesurer c’est que tout cela ne date pas d’aujourd’hui et « les grandes manoeuvres » ont débuté avant l’été, la concordance ne peut pas être un hasard.

Le tout sur une fond de liquidation qui ne date pas d’aujourd’hui, avec le primat d’une union de la gauche, d’une gauche plurielle, qui ruine le parti de militant en leur substituant un parti « d’élus », d’employés de cette gauche comme à Paris, des années qu’est appliquée partout la stratégie qui a donné les résultats que l’on sait en Seine saint denis et avec l’huma, des frères laurent, la démolition du parti, l’ambiguité, la censure de ceux qui ne sont pas d’accord, la parole donnée à la droite du parti exclusivement et l’invitation à ceux qui ne sont pas d’accord à quitter le parti.

Au niveau de la secrétaire nationale non seulement on laisse faire, on ne prend pas parti, on parle d’autre chose,mais désormais le mépris des militants grandit puisqu’on ne prend même plus la peine de respecter la procédure de leur consultation formelle et souvent manipulée. Puisque le congrès n’a pas tranché et on choisit pour eux une stratégie sur laquelle ils n’ont pas été consultés. On leur impose l’alliance M.G.Buffet et melenchon, un front livré clé en main sans débat. Cette prise de position commune de M.G.Buffet et de mélenchon est non seulement d’une rare indécence par rapport à ce que devrait être le respect du congrès souverain, mais elle éclaire l’opération des métamorphosés. Ces deniers sont apparus complétement incohérents, après s’être ingénié à faire voter la base commune y compris par fraude, ils la font voler en éclat le même jour où elle est adoptée. Pourquoi les principaux dirigeants du parti, le président du groupe communiste se lancent-ils dans pareille opération, si ce n’est parce que celle de mélenchon exige une accélération du calendrier et la déclaration commune de MGB et J.L.M n’en est que le prolongement.

En fait on renouvelle sur le fond et sur la forme la stratégie menée avec les collectifs anti-libéraux. C’était au dernier congrès qui s’était prononcé pour la candidature communiste aux présidentielles. Le lendemain Marie georges Buffet réunit quelques intellectuels et lance son affaire des collectifs. De deux solutions ou l’on mentait aux militants du congrès ou l’on mentait aux gens des collectifs qui ne voulaient pas d’une candidature communiste et on a vu le résultat, la division, la haine, l’affaiblissement du parti. Il est clair que la stratégie des collectifs anti-libéraux a été décidée par la direction du PS, elle était destinée à rassembler une extrême-gauche pour le premier tour en évitant les mécomptes de la candidature Jospin.

Et on remet ça.. A tel point que l’on  peut s’interroger sur qui est derrière Melenchon aujourd’hui ? Pourquoi melenchon et Dollez ne rentrent-ils pas au PCF ? Pourquoi au contraire prétendent-ils tirer celui-ci vers une « gauche européenne », alors même que les militants communistes ne cessent de manifester leur volonté de conserver leur parti communiste ? Sans doute justement parce qu’il s’agit de ne pas tenir compte de cette volonté… Pourquoi une telle hate ?

Alors là tout prend un autre sens, l’intervention apparement inattendue, incongrue des « métamorphosés, qui ont le culot d’en appeler à la « démocratie » comme pour mettre un baillon sur la bouche de qui subit le viol. L’art de ne pas répondre de la secrétaire national et enfin la déclaration commune de MGB et J.L.M. Avec en toile de fond un mépris du parti et des adhérents encore plus caricatural  que dans le cas des collectifs, puisqu’on s’est permis de faire approuver une “base commune” incroyable, un galimatias à partir de laquelle il est impossible de dégager la moindre stratégie, on a entretenu la confusion. Pour la faire voter on a joué sur tous les légitimisme, dans certains endroits comme les Bouches du Rhône on a fait “voter les morts”, et les mêmes avant même d’attendre les résultats on fait paraître l’incroyable texte dit de la métamorphose, tandis que la secrétaire du parti menait ses propres embrouilles avec mélenchon.

On ne peut pas continuer comme ça…

Je crois que l’appel que j’ai publié ici des secrétaires du PCF réclamant un texte clair, l’unité du parti est plein de bon sens. Ce qui se passe est trés dangereux cela risque d’être l’acte final à travers lequel on achève le parti. On ne peut pas continuer avec une direction qui est soit irresponsable, soit liquidatrice. Quel que soit le dévouement, l’activité, la volonté des militants, ils ne peuvent suppléer à une telle carence à leur tête.

Comme le disent les secrétaires dans leur texte, c’est d’autant plus fou que jamais on a eu autant besoin d’un parti communiste. C’est fou mais aussi caractéristique, l’accélération de la liquidation alors que l’on a un besoin urgent des communistes montre bien d’où vient la manoeuvre, c’est le capital et ses organisations qui ont choisi d’en finir avec le PCF. Allons nous laisser faire?

L’idéal serait comme le soulignent une fois encore les secrétaires de cellules et de section du nord, que des gens respectés dans le PCF et qui ont récemmment témoigné de leur inquiétude légitime prennent la tête de tous ceux qui veulent l’unité du parti, et cela passe par un véritable congrès où les choix seraient exposés clairement, débattus, les arguments sur le fond échangés. Qu’il en soit terminé avec la confusion, les manoeuvres politiciennes, les divisions de personne faute d’enjeux clairs sur lesquels échanger les arguments.

Est-ce trop demander à tous les gens pressés d’imposer leur stratégie, leurs unions, de respecter la démocratie du parti ? Ce respect est pourtant le gage d’unité. Si la diversité, le débat qui témoigne de cette diversité est une richesse, la diversité ne doit pas être l’éclectisme, il faut que nous apprenions à construire ensemble. le rôle des directions devrait être d’aider à mener le congrès selon cet objectif. Le congrès devrait donc dégager quelques grands enjeux face à la crise terrible qui est là devant nous, à reconstruire un PCF capable de l’affronter et ce en recréant des organisations de base, en recréant les liens avec le monde du travail et les cités populaires, en recréant la formation des adhérents, en favorisant de nouvelles directions dans lesquelles on trouverait des gens en prise avec les classes populaires. C’est un énorme et enthousiasmant travail, il a besoin de tous :

le choix est là où le PCf choisit cette orientation comme le proposent André gérin et d’autres, ou on poursuit dans cette voie liquidatrice.

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le février 19, 2018 dans Congrès du parti 2018

 

Gaston Bachelard – Apprendre de ses erreurs par Thomas Lepeltier

  • j’ai toujours plaidé pour cette démarche et en tous domaines, encore faut-il avoir le courage d’organiser cette rupture avec ses propres préjugés ou encore l’illusion d’un savoir immédiat..C’est en ce sens que voyager dans le vaste monde, écouter ce qu’il a à dire est l’acceptation d’une déstabilisation totalement étrangère à l’esprit français marqué par tant de siècles de colonialisme.  Apprendre de ses erreurs mais encore faut-il les reconnaître, mais ce n’est pas la démarche habituelle, on peut le regretter aujourd’hui plus que jamais et pas seulement dans l’apprentissage scolaire. je dois avouer que ce qui me rend le plus pessimiste sur les actuels résultats du Congrès du PCF, c’est cette incapacité non seulement à assumer ses erreurs mais à en tirer leçon pour avancer. les dirigeants communistes trouveront toujours quel que soit leur bilan et celui-ci est calamiteux, des gens prêts à les conforter sous prétexte de préserver l’unité du parti. C’est mortifère. J’en suis à me demander s’il est même utile que je me rende à la réunion fédérale de mardi sur « le bilan », je sais déjà comment ils vont tenter de prendre le virage pour que tout reste en place.   (note de Danielle Bleitrach)

Article issu du numéro

Philosophe des sciences épris de poésie, Gaston Bachelard affirme que la connaissance progresse par rupture. Du coup, apprendre consiste à bien identifier ses erreurs pour mieux les dépasser.

Avec sa barbe fournie, son œil rieur et son accent provincial, Gaston Bachelard (1884-1962) incarne la figure du professeur chaleureux et affable. Mais derrière son air bonhomme se cache un philosophe qui peut être très critique envers l’éducation. De sa conception des grands bouleversements de la physique et de la chimie au cours des siècles, il tire en effet des principes éducatifs qui peuvent entrer en conflit avec les pratiques classiques d’enseignement. Par exemple, il se dit « frappé du fait que les professeurs de science, plus encore que les autres si c’est possible, ne comprennent pas qu’on ne comprenne pas ». La raison de cette incompréhension pédagogique est que les professeurs sont peu nombreux à avoir « creusé la psychologie de l’erreur, de l’ignorance et de l’irréflexion. (…) Les professeurs de science imaginent que l’esprit commence comme une leçon, qu’on peut toujours refaire une culture nonchalante en redoublant une classe, qu’on peut faire comprendre une démonstration en la répétant point par point (1) ». Cette erreur pédagogique des professeurs est, selon Bachelard, liée à une mauvaise conception de l’activité scientifique.

L’obstacle pédagogique

De fait, pour Bachelard, la recherche scientifique ne consiste pas à approfondir ce que l’on sait déjà, mais à rejeter le savoir acquis pour laisser place à une nouvelle façon d’appréhender la réalité. Cette recherche incite ainsi à se déprendre de ce que l’on connaît, ou croit connaître ; elle pousse à dépasser les façons de réfléchir associées au sens commun ou aux anciens modes de pensée ; elle apprend à dire non aux idées spontanées. Autrement dit, la science progresse par rupture. Comme l’écrit Bachelard, « on connaît contre une connaissance antérieure, en détruisant des connaissances mal faites ». Ces dernières sont ce que Bachelard appelle des « obstacles épistémologiques ». Par exemple, avec son analyse du mouvement, Galilée s’en prend aux représentations issues de la physique d’Aristote. Ou encore, avec ses travaux sur la pression atmosphérique, Pascal marque une rupture avec toute la tradition qui estime que la nature a horreur du vide.

Or Bachelard considère que ce qui est vrai de la démarche scientifique l’est aussi de l’enseignement des sciences, au sens où la notion « d’obstacle épistémologique » renvoie directement à celle « d’obstacle pédagogique ». Dans cet enseignement, il faut aller contre l’opinion des élèves pour la simple raison qu’ils ne sont pas des esprits vierges. Bachelard écrit ainsi : « Quand il se présente à la culture scientifique, l’esprit n’est jamais jeune. Il est même très vieux, car il a l’âge de ses préjugés. » Autrement dit, les élèves sont imprégnés d’idées fausses ; ils sont porteurs de représentations et de préjugés formés au cours de leur vie quotidienne. La nature spontanée et familière de ces images et conceptions rend ces dernières bien souvent attachantes ; elles deviennent donc autant d’obstacles pédagogiques pour la compréhension des idées nouvelles que l’enseignant veut transmettre. Comme personne ne rompt facilement avec ses habitudes de pensée, il faut que les professeurs réfléchissent sérieusement à ces obstacles pour mieux les surmonter. Inversement, s’ils méconnaissent les préjugés des élèves, il leur est difficile de leur apprendre à les dépasser. Ils pourront répéter leurs leçons, le contenu de leur enseignement ne passera pas. Bref, pour Bachelard, la formation de l’esprit scientifique ne s’apparente pas à une accumulation de connaissances, mais à une mutation, à une transformation fondamentale qui encourage l’élève à rompre avec le passé et à réfléchir autrement.

Se confronter à l’erreur

Pour Bachelard, le dépassement des obstacles pédagogiques doit donc être au cœur de l’enseignement des sciences. Mais dépassement ne veut pas dire délaissement ou mépris. Bachelard estime en effet qu’on ne peut pas connaître sans passer par l’erreur. Il faut s’y confronter pour la dépasser. L’obstacle est ainsi une étape de la connaissance, un passage obligé. D’où la nécessité de bien connaître ces obstacles pour ne pas en être prisonnier. Cela explique l’intérêt que Bachelard porte, en tant que philosophe, à l’histoire des sciences et aux idées fausses, allant jusqu’à développer une philosophie historique des sciences qui se concentre sur les erreurs passées et les décrit avec considération. Toutefois, si la pédagogie scientifique de Bachelard consiste ainsi à combattre un imaginaire poétique, notamment celui qui s’est formé dans l’enfance et qui nourrit ces erreurs, toute son œuvre sur le monde onirique qu’il a développée en parallèle à celle sur les sciences consiste à retrouver et à revivifier ces séductions de l’enfance. Cette tension dans l’œuvre de Bachelard n’a pas été sans dérouter certains lecteurs. Elle est aussi un signe de sa richesse…

Bref, par l’attention bienveillante qu’il porte à tout ce qui égare la pensée scientifique, Bachelard apparaît finalement comme un professeur qui n’est jamais hautain à l’égard de ce qu’il critique. Pas étonnant qu’il incarne encore de nos jours cette figure du professeur chaleureux et affable.

 

Congrès : le « bilan » au plan international s’impose pour ouvrir une autre perspective

les communistes français se félicitent comme nous de la victoire des communistes népalais… mais ils ont beaucoup plus de mal à entendre ceux qui les interpellent sur leurs errances. Il y a eu la honte jamais réniée, le fait que l’humanité a soutenu un dissident cubain pour complaire à Robert Ménard alors au fait de sa gloire humanitaire dans reporter sans frontières. Celui qui invitairt toute la gentry au Champs Elysées pour crier Cuba si Castro no, celui qui organisait le boycott du passage de la flamme olympique à Paris, en nous couvrant de ridicule déguisé en Tibétain… Quelle complaisance et combien ceux qui luttaient pour défendre Cuba étaient isolés.

De même, encore aujourd’hui, ils ont beaucoup de mal à s’intéresser à l’Ukraine, eux qui ont suivi une fois de plus les errances d’un Fabius, d’un BHL, déjà à l’oeuvre contre Cuba… Là encore il a fallu faire venir les mères d’odessa, leur faire faire une tournée pour qu’un  journaliste de l’humanité finisse par s’intéresser à la réalité de ce qui se passait en ukraine, alors encore aujourd’hui ils ont du mal à s’intéresser aux communistes du Donbass, qui portant posent, comme les communistes polonais, dont on ignore superbement la répression, la question essentielle de l’Otan et du danger d’une guerre nucléaire avec la Russie.

Comme ils renvoient dos à dos, au meilleur des cas Trump et le dirigeant nord Coréen. En ayant contribué à toutes les caricatures de ce dernier et comme le reste de la presse, ils sont obligés de  s’interroger devant l’évidence à savoir que nord Coréen et sud Coréen veulent l’unification et le dialogue, que l’obstacle étaient les USA . Peut-être iront-il jusqu’à découvrir ce que nous cessons d’affirmer à savoir que  la propagande sur « Ubu » nord Coréen participait de cette pression contre les deux Corée.

Pourquoi faut-il que toujours, l’humanité, la direction du PCF aient un train de retard dans l’appréciation de l’impérialisme, de ceux qui cherchent la guerre? Est-ce que cela à avoir avec la dérive du Congrès de Martigues, notre rupture de fait avec les lieux de la lutte de classe, l’abandon total d’un parti révolutionnaire, l’alignement sur tout et en particulier au niveau européen avec un positionnement de classe, qu’a trés bien symbolisé l’élection dite « bouge l’Europe » et le soutien de fait à l’intervention US en Yougoslavie?

Tous ceux qui se sont opposés à ces dérives ont été stigmatisés, interdits, censurés et jamais il n’a été question du moindre débat de fond, alors même qu’on les interdisait comme « ennemi de la démocratie » à la mode des socialistes devenus nos maîtres à penser au plan international.

Aujourd’hui, nous publions également un autre sujet,   celui des réfugiés libyens en Tunisie.

Ici aussi, les communistes français auront-ils le courage de faire le bilan de la manière dont ils ont accompagné la pression médiatique en faveur d’une « ingérence humanitaire » face à la dictaure, leur soutien à Benghazi pourtant aux mains des islamistes. Ll’humanité et le responsable d’alors aux questions internationales jacques fath seront-ils à jamais cautionnés ?   comment les mêmes  prétendent parfois contrebalancer cela en s’alignant sur la politique des frères musulmans ?

Là aussi la question du bilan s »‘impose, le bilan de ce suivisme de la social démocratie alliée à l’impérialisme américain, à l’OTAN, avec ses enflures dans le sensationnalisme et l’absence de revendications politiques qui nous a mené à rompre avec la plupart des partis communistes dans le monde? une perspective renouer ces liens, non seulement au sommet en répondant aux invitations, mais en faisant connaître dans leur presse et dans les compte-rendus aux militants l’état des échanges. 

Il ne s’agit pas de chercher un alignement, une nouvelle mecque à suivre mais bien d’échanger sur la base de nos propres exigences, de nos propres appréciations à partir de nos luttes.

Nous sommes dans un monde mondialisé, la plupart des questions que pose un capitalisme en crise mais entré dans une capacité de nuisance et de régression formidable doivent être combattu au plan national en priorité, mais avec toujours la conscience de leur dimension internationale.

j’entends bien ce qui se dit, faisons avancer une ligne plus offensive, dans laquelle le pcf ne s’effacerait plus derrière un socialiste ou son avatar mélenchonien, évitons les questions qui fâchent inutilement en collant bien au « terrain », et bien sût parmi elles les questions internationales il n’ a pas que du faux dans cette optique, il est clair que si les français se mettent en mouvement leur prise de conscience internationaliste évoluera plus aisément et c’est ce qui doit nous faire choisir le rassemblement dans les luttes. On peut même en subodorer que pour ne pas être viré au prochain Congrès, nos directions finiront par adopter un point de vue révolutionnaire…

c’est une courte vue pour plusieurs raisons, la première est qu’elle est destinée à laisser en place ceux qui nous ont toujours conduit dans le mur et qui sont de plus en plus déconsidérés, la seconde est qu’actuellement ce qui fait défaut est la perspective politique qui unifiera les luttes éparses, les amplifiera, et que ce rôle du parti politique ne peut exister sans élargissement du champ de la vision; une question aussi centrale que la paix et le coût de la guerre, y compris les priorités budgétaires a besoin de cette vision internationaliste

danielle Bleitrach

 

Le vide apparent du projet de base « commune » et la liquidation du PCF

le galimatias de « rallumons les étoiles » et « le commun » à la place du communiste sert à masquer la fin de la revendication à l’expropriation du capital, le retour vers les aspects les plus réactionnaires de l’utopie, il ne s’agit pas seulement d’un discours creux qui sitôt le Congrès terminé interdit à chacun de se souvenir des engagements politiques réels, un discours plein de citations faussement poétiques pour mieux masquer l’indigence de la pensée mais bien d’une manière d’accélérer la fin du parti communiste.

Il se combine très bien avec  les petites manœuvres pour se partager les petits profits du bradage, en laissant espérer que l’on conservera quelques postes d’élus ce qui attire vers ce vide les « élus » auquel se réduisent peu à peu les cadres du parti. Et pourtant parce qu’ils sont malgré tout sur le terrain, ces élus devenus « cadres » revendiquent autre chose, ils refusent l’effacement, les utopies qui ne mènent nulle part et ils tentent de mobiliser le parti et cherchent les voies de « l’efficacité ».  Même si le parti est satellisé autour des postes,même si de ce fait il perd son potentiel de rupture et de voir loin, il y a l’inquiétude, le constat et le besoin d’agir dans la pratique du terrain, le contact avec la misère, le désespoir. L’impossibilité de continuer comme ça.

Pour ceux là chez qui souvent la ruse du terrain se substitue à toute perspective, il y a des inquiétudes sur l’avenir d’un tel effacement…

Comment encore  dévoyer cette prise de conscience de la nocivité de l’effacement? Comment faire réélire ceux dont le nom reste attaché à ce dernier Congrès bradé, à la manoeuvre décidant en petit comité et faisant croire qu’il n’y a pas d’autre solution, que de se ranger derrière mélenchon après avoir tenté de vendre des primaires à gauche, comment éviter le bilan?  Décidément la mémoire est l’ennemie et il faut bercer de l’illusion pour refuser les faits et inventer les coupables imaginaires dans les héros du passé pour blanchir les responsables d’aujourd’hui?

Comme rompre avec le passé ou mieux l’inventer pour accompagner la manœuvre? Comment renoncer à l’analyse de ce qu’est la Révolution d’octobre, sa postérité? C’est pour cela qu’il faut utiliser les folies trotskistes sur le bilan de la Révolution d’octobre pour aider à opérer un virage réactionnaire vers les utopies du 19e siècle et en finir une fois pour toute avec le communisme. Profiter de la fin d’une génération qui jusque là à sa manière à résisté à la liquidation… »les communs » c »est le retour à Proudhon à la sauce dénonciation de la croissance, mais le rabaissement des espérances c’est aussi l’attaque contre « les excès » du capital, l’espoir toujours vain de les réformer.

Comme Pierre laurent n’a rien d’un théoricien, ce retour au « commun, au très réactionairee Proudhon, c’est de l’enfumage pour intellos échevelés, mais dans les faits c’eesst la recherche d’une base pre-marxiste pour petits arrangements avec les socalistes, pour opération à la Tsipras, pour donner un vernis à la collaboration avec le capital. A chaque Congrès le Laurent s’obstine à demander « vous êtes sûrs que vous voulez garder le terme « communiste », alors on appelle Proudhon à la rescousse pour une nouvelle danse du ventre et petits arrangements…

Alors il est logique que sous couvert de dénoncer les crimes du communisme à la manière d’un Courtois, on fasse miroiter  la marche en avant vers la social démocratie c’est un peu plus concret que « les communs » et les rassemblements de « nuit debout »… A ceux là, on a fait croire que l’avenir résidait dans les choix du parti communiste italien ou du parti communiste espagnol d’il y a plus de vingt ans et dont ils ne se sont jamais relevés. ce qui nous vaut le livre de Streiff et une exposition sur Marchais ressorti pour cette opération du purgatoire où il a été confiné, tout est mobilisé pour la liquidation, l’accélération s’impose.

On épuise la bête en l’envoyant dans des actions dispersées, des « chantiers » qui ne construisent rien, un activisme sans bilan, sans effet, pour le Congrès, la démocratie se limite à des plateformes où l’intervenant est oublié dès qu’il a écrit sa protestation… le tout géré en anglais…

Mais la machine devient ingouvernable, le Conseil national est un paquebot qui tangue, l’exécutif est le dernier salon où l’on cause, et il faut continuer comme ça jusqu’à ce que mort s’en suive., interdire au droit à la parole, réveiller les méfiances contre les mauvais camarades, jouer l’infaillibilité pontificale du secrétaire, un réflexe utilisé jusqu’à la corde et qui aujourd’hui n’a qu’une issue la mort du parti. …

Et le tout avance sous les fausses querelles entre mélenchon et le PCF, le patriotisme de parti mobilisé dans de vains crêpages de chignon pour aller vers un but « commun »: la fin du PCF. Comment aboutir à ce tour de passe passe qui fait oublier qui a fait roi mélenchon, qui nous l’a imposé? En utilisant le patriotisme de parti, l’humiliation pour se ranger derrière Laurent contre mélenchon, les deux duettistes, avec Clémentine Autain dans le rôle de la croix rouge internationale… L’inanité, l’absence de réflexion et d’opposition réelle à Macron, parce qu’il n’y a pas de PCF., notre pays désespéré, 17 suicidés à goodyear… et ailleurs…

Il y a surement à côté de ce projet dont la cohérence relève d’autres sources que celles de la direction des petits avantages. Qui nous dira ce que rapporte à ces gens là la location du siège du PCF place du colonel Fabien. et qui apporte une aide à un tel projet?

Oui mais ce qu’ils n’ont pas prévu, les minables dirigeants à la manœuvre et ceux qui au niveau du pays tentent avec Macron d’imposer la fin du « modèle » français, celui né de la libération du pays dans le contexte de la victoire de l’Union soviétique, avec les Ambroise croizat et les Maurice Thorez, mais aussi Joliot Curie et l’utilisation pacifique du nucléaire, c’est qu’il y a un formidable refus qui grossit contre cette destruction programmée… Et le vieux pays gronde, même le patronat met en garde Macron et son impatience d’en finir avec les « soviets » du parti communiste. Et le parti à sa manière, encartés ou en attente est porteur de cette histoire d’avenir. Il est le seul à pouvoir occuper l’espace qui s’ouvre…

les communistes l’ont compris à leur manière, ils tiennent bon sur le bilan, sur la stratégie et dans le même temps ils s’engouffrent avec détermination dans la défense du service publique, des fleurons jadis nationalisés, du produisons français dont tant se gaussèrent jadis, de la santé et de la protection des faibles, du refus du bradage de la fonction publique, ils savent bien que c’est là leur héritage, leur carte de visite et que comme je le revendique chaque français a dans sa poche une carte du parti communiste la carte vitale… Cette carte là que de tout côté y compris au sein du parti lui-même on tente de lui arracher.

Les communistes quand ils se nourrissent de cette colère qui monte refusent le bradage de leur parti et c’est ça l’enjeu de ce congrès ou il sera extraordinaire  ou la France aura perdu cette bataille là mais il y en aura d’autres parce que les enjeux s’éclairent.. On ne peut pas prétendre recréer le parti communiste avec ceux qui ont choisi et choisiront de le brader en poursuivant leur ligne.

 

Danielle Bleitrach

 

 
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Publié par le février 13, 2018 dans Congrès du parti 2018

 

Voici pourquoi il est tenté de substituer le terme de commun à celui de communiste pour éviter d’exproprier le capital

  1. Communs, ce terme a fleuri dans la littérature du PCF ou du moins de sa direction à la recherche d’un modèle qui évite la remise en cause du capital. C’est une vision totalement réactionnaire et qui témoigne bien de la base sociale réelle du parti communiste. Celui-ci a renoncé à la classe ouvrière, aux salariés, aux exploités pour devenir le parti des « doctorants »‘. Un retour aux utopies de 1848, où c’était la révolte des « capacités », celle des artisans comme Proudhon, qui ne voyaient d’avenir que dans le retour vers le passé.Sous couvert d’utopie on préserve la capacité des directions aux petites manoeuvres électoralistes et aux bradages des biens.  C’est l’avenir dans les groupuscules, le capital ne peut que se réjouir de voir le parti communiste finir dans les latrines et il a sans doute placé aux manettes ceux qui accompliront cette tâche à son profit. (autre sens du mot communs) de l’histoire (note de Danielle Bleitrach)
Ressources partagées, gérées collectivement par une communauté, selon des règles et une gouvernance dans le but de préserver et pérenniser cette ressource tout en ayant le droit de l’utilise
 Ne doit pas être confondu avec la notion de bien commun en philosophie ou la notion de biens communs en économie.

Exemple de bibliothèque partagée libre et gratuite, construite par les élèves d’un lycée pour y entreposer des livres librement apportés et librement empruntés (ici en 2016 sur le Port de Saint-Goustan, à Auray dans le Morbihan).

Un commun est un système ouvert avec, au centre, une ou plusieurs ressources partagées, gérées collectivement par une communauté ; celle-ci établit des règles et une gouvernance dans le but de préserver et pérenniser cette ressource tout en ayant le droit de l’utiliser[1]. Ces ressources peuvent être naturelles : une forêt, une rivière ; matérielles : une machine-outil, une maison, une centrale électrique ; immatérielles : une connaissance, un logiciel.

Les communs impliquent que la propriété n’est pas conçue comme une appropriation mais comme un usage[2]. Entre la propriété publique et la propriété privée, les communs forment une troisième voie.

Elinor Ostrom a obtenu un Prix Nobel d’économie pour ses travaux sur les biens communs. Elle parle de faisceaux de droits pour caractériser la propriété commune[3].

Il ne faut pas confondre un « commun » avec un « bien commun ». Un bien commun est quelque chose qui appartient à tous mais qui n’est pas forcément géré comme un commun ; ainsi, « […] l’atmosphère appartient à tous. C’est un « bien commun », mais pour autant ce n’est pas (encore) un commun. Car, malgré les quelques réglementations mises en place, il n’y a pas de gouvernance permettant de gérer les effets de serre et les émissions de CO2[4] »[5].

Wikipédia est parfois cité comme un exemple de commun[4].

Sommaire

HistoireModifier

Le terme « communs » (commons en anglais) dérive du terme juridique anglais traditionnel de la « terre commune » (common lands). Cependant, si les common land étaient probablement possédées collectivement par une entité légale, la couronne ou une personne seule, ils étaient soumis à différentes règles de gestion et d’usage concernant par exemple le pâturage, la chasse, la coupe de bois, de branchages, la collecte de résine, etc.

Le terme « communs » dans la théorie économique moderne en est venu à désigner une ressource naturelle ou culturelle accessible à tous les membres d’une société : air, eau, terres habitables…

L’échec dit de la « tragédie des communs » est une métaphore qui s’est répandue aux débuts des sciences économiques, au xviiie siècle. Les premiers écrivains et scientifiques économistes soutenaient la Révolution Agricole Britannique et les lois de la réforme agraire étaient en faveur d’une propriété unifiée de la terre. Ils tentèrent de se débarrasser des droits d’usage traditionnels des commoners et utilisèrent la tragédie des communs qui se trouva être une métaphore adaptée. Ils citèrent entre autres la polémique d’Aristote contre la Polis de Platon dans le sens où « la propriété de tout le monde n’est la propriété de personne » et respectivement « le bien le plus partagé est le moins gardé ». Le conflit autour de la dissolution des communs traditionnels a joué un rôle clé sur l’aménagement du paysage et les modèles de propriété et d’utilisation coopérative des terres[6].

Plus tard, d’autres économistes, et notamment Elinor Ostrom en travaillant sur la théorie de l’action collective et la gestion des biens communs et des biens publics (matériels ou immatériels), et dans le cadre de la « nouvelle économie institutionnelle », ont montré qu’en réalité depuis la préhistoire de par le monde, de nombreux groupes humains ont réussi à développer des systèmes de gestion collective de ressources pas, peu, difficilement, lentement ou coûteusement renouvelables (terres cultivables, ressources en gibier, en poissons, en bois, et en eau potable ou d’irrigation notamment). E. Ostrom a été en 2009, la première femme à recevoir le « prix Nobel » d’économie (avec Oliver Williamson) « pour son analyse de la gouvernance économique, et en particulier, des biens communs »[7],[8].

 

Notre tribune : ouvrir le débat et faire de ce Congrès un Congrès vraiment extraordinaire…

  1. Je ne partage pas la totalité de ce qui est dit, mais je crois que ces camarades ont l’immense mérite, comme d’autres, de revendiquer pour le pCF une place qui ne serait pas force d’appoint comme de fait nous y invite Pierre Laurent, obsédé par l’électotralisme et le maintien en place d’une équipe qui nous a conduit dans le mur. Autre mérite, à partir des conquêtes de la libération, poser au centre de notre démarche la question du travail. Cela suffit les humiliations, les reniements auxquels la direction actuelle et sa base commune en l’état actuel veut nous conduire. Nous voulons tous une base commune ouverte qui pointe les questions essentielles. (note de Danielle Bleitrach)

 

A la veille de notre congrès, nous sommes face à un choix décisif. Poursuivre ou changer radicalement de braquet. Revendiquer une petite place dans la gauche ou nous donner les moyens d’être le moteur d’une transformation concrète.

Nos échecs successifs nous ont placés à la marge de la scène politique, nos ambitions ont décru au rythme de nos scores électoraux. Le doute a gagné à tel point nos rangs que nous nous sommes habitués à jouer un rôle mineur, à accepter d’être maltraités, parfois humiliés, y compris par ceux que nous soutenions aux élections.

Sans cap, nombre de nos élu-e-s se sentent isolés, abandonnés à leur sort. Cette situation, il faut la changer. On ne doit plus reculer et se cacher dans le coin du ring.  Et nous ne pouvons pas courir le risque d’une ultime synthèse qui, pour satisfaire des courants internes, laisserait les militants totalement démunis. Nous devons avoir le courage de trancher les questions dans le vif pour réussir, sous peine de passer du masque respiratoire du Parti socialiste à celui de la France Insoumise.

Le communisme, une solution pour le présent

Il nous faut d’abord prendre conscience que le communisme, au delà de toute incantation, peut être une solution pour le présent si nous nous en donnons les moyens. Pas une simple « visée » mais une construction concrète.

Les risques insensés que le capitalisme fait désormais courir à l’humanité -catastrophes écologiques, explosions des inégalités, crises migratoires, crises financières, menace d’une guerre nucléaire – sont dans toutes les têtes. Les esprits sont prêts à entendre, à comprendre qu’il faut dépasser la juste revendication d’un meilleur partage des richesses pour changer la production elle-même, la manière d’organiser le travail et la vie en société.

Nous ne partons pas de rien. Les communistes et les syndicalistes de la CGT dès la sortie de la guerre ont semé les germes d’un communisme naissant avec le régime général de la sécurité sociale, le statut de la fonction publique, le salaire à la qualification, la production de soins sans appel au capital… Le modèle social français doit à ces militants communistes et syndicaux l’essentiel de sa dimension révolutionnaire. Ce déjà-là communiste, il s’agit de l’expliciter et de le faire grandir. De poursuivre le geste en l’amplifiant.

Le travail, une clé révolutionnaire

Au cœur de cette construction, nous mettons la question du travail, en ce qu’elle implique l’essentiel de la vie en commun. De la production de la valeur à sa répartition en passant par la position et le statut social du producteur. Si nous partons du travail et de la production c’est parce leur transformation modifie en chaîne toute la vie sociale.  C’est une clé révolutionnaire et c’est là que nous proposons de porter le fer en premier car c’est en libérant le travail de la domination du capital que nous pouvons affronter efficacement les autres dominations, sexistes ou racistes, assumer le défi écologique, sortir la laïcité de son dévoiement actuel.

Les laudateurs de la démocratie ne s’émeuvent guère de voir celle-ci s’arrêter pile à la porte de l’entreprise. Leur proposition serait donc que le salarié passe le tiers de sa vie comme un sous-citoyen, infantilisé par un patronat qui l’exploite. Nous contestons radicalement cette vision de l’Homme et du monde. En gagnant le droit de voter, nous sommes devenus majeurs politiquement ; il reste une conquête essentielle à réaliser : devenir majeurs économiquement.

Nous devons d’abord cesser de n’appeler travail que ce qui mettrait en valeur le capital. Cela vire à l’absurde : si une mère ou un père de famille accompagne ses enfants à l’école, ce n’est pas considéré comme du travailmais ça le devient si c’est la nounou qui le fait ! Il nous faut élargir considérablement le champ du travail en l’émancipant de sa pratique capitaliste actuelle. Ce sont les travailleurs qui produisent, c’est eux qui doivent décider de ce qui est produit. Il nous faut également attacher le salaire non plus à l’emploi mais à la personne et donc en faire un salaire à vie. Il s’agit de permettre aux salariés de devenir des citoyens-producteurs, aptes à organiser eux-mêmes toute la production parce qu’ils maîtriseraient l’investissement et seraient enfin ensemble les propriétaires des entreprises. C’est possible et c’est nécessaire pour sortir la société de l’impasse actuelle. Cela implique la réappropriation des centaines de milliards d’euros qui partent dans les poches des actionnaires et des banquiers pour les investir utilement dans le développement des entreprises et des territoires. Et évacuer le chantage à une prétendue raréfaction du travail.

 

Pour que notre parti soit à la hauteur d’un tel défi, il faut à nouveau former les militants en refondant les Écoles du parti. Nous devons être capables de faire des jeunes des milieux ruraux comme des quartiers populaires urbains, des hommes et des femmes politiques de très haut niveau. Proposer un cursus solide qui donne à la fois les clés d’une lecture structurelle de notre société et nous préparer à promouvoir l’actualité du communisme.

Nous proposons de transformer le parti pour lui réassigner un objectif révolutionnaire. Alors nous pourrons à nouveau peser dans les choix politiques, être respectés dans le rassemblement, retrouver un avenir, la fierté et la dignité que tous les militants communistes, par leur action et leur fidélité, méritent amplement.

Frédéric Durand – Bernard Friot – Pierre Resta – Aurélien Alphon-Layre

 
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Publié par le février 13, 2018 dans Congrès du parti 2018