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Archives de Catégorie: Congrès du parti 2018

La connaissance de la situation internationale est indispensable à la lutte des communistes français.

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Frédéric Boccara qui a témoigné souvent de son intérêt pour ce qui se passait en Chine, nous annonce ces Rencontres qui ont eu lieu  lundi dernier avec Song Tao, responsable de la section internationale du PC Chinois, à l’occasion de l’élection de Fabien Roussel comme secrétaire national du PCF.

il nous dit : » Outre des éléments sur la situation française actuelle, nous avons abordé, notamment, les questions d’une autre mondialisation, du dollar, de son impérialisme et de la nécessité d’une tout autre monnaie commune mondiale « , 

Nous attendons la suite parce que désormais nous espérons que les contacts entre nos partis donneront lieu à de véritables compte-rendus dont bénéficieront les communistes et qui les aidera à se ré-approprier la fierté pour leur parti, pour le passé, le présent et le futur du communisme, en ne laissant pas le soin à la classe dominante et à la social démocratie d’inventer ce que serait le communisme.

Cela n’a l’air de rien mais quand Fabien Roussel dans ses interventions offensives sur les revendications du monde du travail français truffe ses propos de « niet » et de « pas un kopeck », il fait plaisir à bien des communistes, il leur permet de renouer avec une identité glorieuse, cela ressemble assez à l’affiche de sa première élection « je suis communiste et je vous emmerde »… On en a besoin, mais il faut aller plus loin, nous avons un dialogue à instaurer, une écoute, un connaissance, loin des stéréotypes qui depuis plus de 20 ans nous sont imposés. C’est ce que  tente de le faire ce blog en particulier grâce aux traductions de Marianne, Je signale également l’excellent blog de Nicolas Maury 1) et PCF débat qui nous apportent faits et analyses indispensables.

Sur cette question comme bien d’autres, notre Congrès n’a fait qu’entrouvrir la porte… Ceux qui ont combattu cette connaissance en systématiquement supprimant les parties du Manifeste qui aidaient les communistes à prendre conscience du mouvement du monde, du rôle des communistes, ont fait la preuve de leur volonté de soumission à la social démocratie et d’en finir avec le communisme. Sur ce point aussi il faut poursuivre la réflexion du Congrès, les luttes qui se développent en France et dans le monde, les bouleversements dans la situation de l’impérialisme, les risques de guerre, tout cela pourtant exige des communistes toujours plus conscients.

Il ne s’agit pas de s’aligner sur tel ou tel modèle, mais de mieux se connaitre et de contribuer par nos échanges à s’enrichir mutuellement de nos expériences. .

Danielle Bleitrach

(1) Lire en particulier son dernier article sur les communistes en Inde, cet autre géant

. https://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Rajasthan-Les-communistes-CPIM-font-un-retour-fracassant-a-l-Assemblee-legislative-de-l-Etat_a13782.html?fbclid=IwAR3_m6WRiadN8-of_eelgvHuLTLrv9Db5b-7mtk2EScd1pVTVkZtIneGthY

 

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petit rappel : Unir les communistes pour un parti utile au mouvement populaire !Pour un parti communiste du 21ème siècle !

voici sur quelles bases j’ai personnellement adhéré à la démarche du Manifeste, c’est celle qui me semble plus que jamais utile, il faut pousser la réflexion et l’action en ce sens pour parachever le congrès et être en phase avec le mouvement populaire.

Comment faire reculer le gouvernement Macron ? Les cheminots, les électriciens, les travailleurs de la santé ont multiplié les initiatives, grèves, manifestations, occupations… mais ce gouvernement des riches, issu d’une recomposition politique sans soutien populaire, a la force du capitalisme mondialisé, de ses propriétaires de médias, de ses institutions européennes.

Et il a aussi la force de nos faiblesses, des difficultés d’unité du monde du travail, de la perte de confiance envers les représentations politiques, de notre difficulté à repenser ce que peut être une nouvelle « unité populaire » après l’échec historique de la gauche au gouvernement.

Il nous faut reconstruire la perspective d’un changement de société, ce qui nous demande un immense effort d’organisation, d’unité, de cohérence des luttes. C’est l’enjeu du prochain congrès du parti communiste et de la base commune pour un manifeste du parti communiste du 21ème siècle

 

Je vous avais promis un bilan sur le PCF à Marseille, en voici quelques données

 

Cette amorce de bilan tient à l’observation du fonctionnement du PCF par rapport à divers événements que sont les bons résultats de la CGT aux élections, la participation du parti communiste au diverses manifestations qui ont eu lieu à Marseille autant que les débuts de la mise en mouvement du parti. Nous sommes dans une période où la lutte des classes s’intensifie et où l’urgence d’un parti en phase avec le monde du travail, un parti révolutionnaire c’est-à-dire qui vise à la fin de la domination d’une classe qui a fait son temps, est nécessaire. Un parti qui s’appuie sur le rôle révolutionnaire de ceux qui sont exploités et qui ont toujours représenté le mouvement de l’histoire, un parti  qui en marque l’autonomie y compris par rapport à la petite bourgeoisie dont le discours tend à devenir de plus en plus hargneux à défaut d’être révolutionnaire. Dans une telle période  que se passe-t-il dans ce haut lieu de la lutte des classes que sont les bouches du rhône et cette ville prolétarienne qu’est Marseille?

Je mets ces quelques remarques sous le haut parrainage de Karl Marx qui considérait que nous étions une nation d’émeutiers, incapables de mesurer les conséquences politiques et idéologiques d’une situation mais qui nous donnait en exemple aux Allemands à cause du refus du prolétariat français de se mettre sous la direction de la bourgeoisie, petite ou grande. Nous avons les défauts de nos qualités et les capacités de rébellion de notre peuple sont grandes, notre égalitarisme irréductible. Le mouvement français dit des « gilets jaunes » mais qui ne se limite pas à ce mouvement et qui secoue notre pays depuis pas mal de temps est très suivi en Europe et partout dans le monde. Le renouveau du PCF est également apprécié.

D’abord qu’il soit  affirmé hautement que je me réjouis des changements qu’a apporté le Congrès aux orientations du PCF, comme je me réjouis des interventions -entre autres- de Fabien Roussel et de Ian Brossat dans les médias, enfin des gens qui ont l’air convaincus de ce qu’ils disent et qui recentrent le discours du parti sur l’essentiel, loin de la politique politicienne. Voilà des gens fiers d’être communistes et qui le revendiquent au lieu de périodiquement nous inviter à changer de nom. Je partage également le souci qu’a eu cette nouvelle direction de ne pas diviser le parti. Comme bien sûr je partage leur volonté de non effacement du parti, de leur capacité à marquer l’autonomie pour mieux inviter tous ceux qui le veulent à frapper ensemble contre les adversaires du monde du travail.

Qu’en est-il pour Marseille, même si le congrès y a été mené dans des mœurs de spadassins visant à donner la majorité à Pierre Laurent et aux refondateurs et à nier de fait tout espace de direction aux militants du manifeste, le parti dans sa masse a cru au discours sur l’unité et se conduit aujourd’hui comme tel. Disons qu’à la base, les communistes se sont mis à distribuer des tracts et qu’ils apprécient à la fois que le parti n’ait pas été divisé et la combativité de la nouvelle direction nationale. Le légitimisme marseillais crée des conditions favorables et le dévouement des militants existe. Les tracts qui sont distribués sont bons qu’il s’agisse des propositions du candidat Ian Brossat ou de ceux sur le pouvoir d’achat. Il n’y a aucune autre force qui bénéficie de cette capacité obstinée d’être présents partout et quel que soit son état de faiblesse le PCF demeure sans équivalent en capacité militante. Tout cela n’a fait que renforcer ma conviction que si l’on veut éviter une situation à l’italienne, il n’y a pas d’autre issue que d’œuvrer dans le sens de la transformation du parti avec tous les militants.

Mais car il y a un mais,  je pense que nous avons hérité de la préparation du Congrès de situation inégales suivant les départements. Dans les bouches du Rhône, nous avons une combativité prolétarienne et du monde du travail indéniable et une direction fédérale qui est incapable de profiter de toutes ces opportunités, c’est du moins mon diagnostic. Elle va perdre beaucoup de temps alors qu’il y a urgence dans la survie, il y a un certain ébranlement lié à ce potentiel mais il manque de prendre la mesure politique de l’urgence, en particulier celle de renouer avec le monde du travail, l’entreprise mais aussi ce qui s’est désagrégé avec la transformation du port et d’autres centres industriels. Il est bon que les communistes soient là, prêts à distribuer des tracts, voire à coller des affiches, mais il faudrait un véritable effort pour qu’ils s’approprient une stratégie, y participent, tous les communistes cela signifie que l’action et le débat se poursuive avec la conscience du but recherché. Nous en sommes loin.

Je redis que quand je parle de la direction locale du PCF je parle de la fédération des Bouches du Rhône, et en particulier de Marseille et pas de la direction nationale que je soutiens pleinement.

D’abord cette direction fédérale est incapable de mesurer l’état réel du parti et le fait que les communistes ont littéralement disparu des références de l’immense majorité du prolétariat tel qu’il existe aujourd’hui à Marseille et dans notre département. Le communisme est une idée que la plupart des moins de 20 ans ne peuvent pas connaître sauf s’ils ont des grands-parents communistes. Ce n’est pas plus mal parce que ceux qui se souviennent de leurs cours d’histoire en gardent l’idée que nazisme et communisme c’est la même chose.

Nous avons eu depuis Robert Hue des gens qui loin de combattre ces idées les ont entretenues y compris chez les militants, ont adopté au plan international des visions social-démocrates et qui ont renié successivement Cuba, l’ex-URSS et maintenant la Chine, identifiés à l’impérialisme, celui-ci n’a cessé d’être excusé au nom de la lutte nécessaire contre des dictatures. Au plan intérieur, non seulement le marxisme a été abandonné au profit de vagues références sociologiques mal maîtrisées, mais tout a été fait pour que depuis plus de 15 ans nous nous effacions derrière des sociaux-démocrates. Ces idées sont majoritaires au niveau de la direction fédérale, la responsable à la formation est à la pointe de ces inepties.

Il est clair que nous n’allons pas mener les combats qui sont les nôtres dans l’immédiat en tentant de refaire le terrain, mais pourtant il y a urgence à le refaire chez les communistes eux-mêmes, comme d’ailleurs si l’on considère la question de l’Europe, et de l’attitude des communistes.

Comme ma fédération n’a qu’une obsession l’électoralisme, ce qui ne l’a pas empêché d’ailleurs de perdre position après position, la soumission à toutes ces « idées » y a été plus forte qu’ailleurs. Tandis que la combativité réelle du monde du travail était partiellement récupérée par l’anarchosyndicalisme. Tout une partie de la classe ouvrière s’auto-exploitant ou vivant chez de petits artisans a été abandonnée à son sort, et c’est elle que l’on retrouve chez les gilets jaunes.

On reste enfermé entre soi dans un milieu vieillissant ou on se réjouit d’enfin avoir touché la jeunesse quand on rencontre celle qui vit du socio-culturel dans les quartiers du cours julien. Etudiants, animateurs en voie de suspension de subventions, tous ces gens sont dynamiques et on peut se réjouir que le PCF les rencontre, mais ils ne mordent pas plus sur le prolétariat même s’ils en partagent le faible niveau de ressources. C’est le public de nuit debout. Il ne faut pas négliger le rôle de caisse de résonance qu’il peut y avoir face au crime impuni de ces pauvres gens enfouis sous les décombres de l’habitat insalubre. Le système municipal, clientéliste et corrompu est en train de s’effondrer et le maire Gaudin devient le bouc émissaire d’un système qui espère perdurer. La question du logement, l’habitat insalubre est une des plus sensibles et pourtant là encore on peine à y rallier toutes les principales victimes. Comment là encore avancer, tenir compte de cette forme spontanée qui a surgi, des atouts existants pour bousculer le clientélisme marseillais, l’apparente inertie de ce monde en souffrance.

Le paradoxe qui veut qu’un maire de droite et son clientélisme soit élu avec 15% des inscrits, est-il réellement mis en cause? Comme au plan national, les notables expliquent à Macron qu’il a eu tort de les négliger pour faire appliquer ses réformes et donc que le capital a encore besoin d’eux, est-ce que le PCF est en situation de dénoncer ce compromis que la droite est toujours disposée à passer pour que la révolte passée rien ne change ? Il faut un parti communiste capable de bousculer le système d’offrir d’autres perspectives.

Ce que je constate donc c’est que cette fédération du PCF en particulier à Marseille demeure dans les ornières de l’ancienne stratégie et va poursuivre dans l’effacement à la fois idéologique et sur le terrain, se contentant d’un rapprochement avec le milieu des animateurs et socio-culturels plus proches d’ailleurs de Ruffin et de ses coups de gueule, que des rassemblement prolétariens tentés dans les Hauts de France. Non pour renoncer à combattre avec eux mais pour élargir le combat.

J’ose affirmer que c’est cette fédération, les Marseillais surtout, qui a mené le congrès pour aboutir aux pires résultats dans l’immobilisme, puisque c’est la seule à avoir envoyé uniquement des représentants de l’ancienne équipe et des refondateurs au CN, alors que le manifeste avait 38% des exprimés (malgré le bourrage d’urnes)… Sous prétexte de « préserver l’unité du parti et refuser les tendances » (alors qu’ils s’étaient constitués en tendance contre le manifeste), ces tricheurs ont accompli ce qui ne s’est accompli dans aucune autre fédération, même pas la Seine saint Denis, il n’y a pas un seul représentant du manifeste des bouches du Rhône au CN, ce sont tous des bons petits soldats de l’ancienne stratégie. Il ne faudrait d’ailleurs pas que la référence à l’ancien secrétaire masque la réalité de ce qui est entretenu, à savoir l’adhésion de fait à un certain nombre d’idées: la dénonciation de fait de tous les communismes confondus avec le totalitarisme, le refuge dans un communisme idéal n’ayant existé nulle part ce qui économise sous la vague visée communiste toute mesure concrète du socialisme réel et nous aligne derrière la social démocratie, voire un retour au congrès de Tours, le tout avec l’idée que la classe ouvrière n’existe plus. C’est cette idéologie là qui est à l’oeuvre non seulement dans les membres du CN des Bouches du rhône, mais dans la direction. Et il ne s’agit en aucun cas de laisser naître une réflexion qui la contredise… L’activisme militant, la formation, tout doit entretenir des idées pourtant battues au Congrès, mais pas suffisamment débattues. Recréer une relation avec le monde du travail, l’entreprise, le prolétariat devrait être au centre de cette démarche.

Pourtant il existe encore des liens avec le monde du travail, les gens de la fonction publique mais ce sont chez des retraités qui voient encore leurs anciens collègues, comme il y a dans la JC une exigence de marxisme, une connaissance réelle de l’histoire et du communisme vivant, mais je vois mal comment cette fédération va y répondre telle qu’elle est.

De même au Comité départemental, n’y sont présents à de rares exceptions près que de fait que ceux qui acceptent l’union sacrée autour des suppôts de l’ancienne stratégie et les refondateurs. La formation des militants est confiée à l’une d’entre eux. Donc je parle d’une situation particulière, celle d’un département ouvrier, combatif, avec d’excellents résultats de la CGT et dont le parti est dirigé, animé, dans sa quasi totalité par ceux qui viennent de l’ancienne stratégie et selon moi continuent à être incapables de mener autre chose.

Cela n’est pas inspiré par le ressentiment mais par le regret de la perte de temps alors que nous en avons peu pour reconquérir une population qui a besoin de nous mais dont les jeunes ont perdu jusqu’à la mémoire de notre existence.

Autant je partage la prudence de l’actuelle direction nationale, le refus de diviser autant je suis pessimiste sur ce que cette nécessité entretient, la force d’inertie qui est encouragée et le découragement de tous ceux qui aspirent à la mise en oeuvre du Manifeste tel qu’il a été soutenu dans la préparation du congrès. Pour faire simple disons que la principale question à savoir la nécessité d’un parti révolutionnaire qui était derrière celle du refus de l’effacement a peu de chance d’être murie, pensée… Il faudrait une prise de conscience de cette nécessité d’un parti révolutionnaire dont nous sommes loin.

Je suis convaincue que cette fédération telle qu’elle est du moins à Marseille est incapable d’être en capacité d’utiliser le renouveau du parti et le mouvement qui se déploie sous nos yeux.

Personnellement j’ai renoncé à aller expliquer cela à ma cellule, à ma section, la préparation du congrès m’ayant montré le peu d’audience et de compréhension que je peux attendre de gens qui n’ont cessé d’affirmer des contre-vérités sur le simple plan de la connaissance de la société française pour maintenir en place des gens qui pourtant n’avaient cessé de faire la preuve de leur nocivité. Je n’ai plus la force de guerroyer telle une don quichotte octogénaire. Je crains que nous soyons quelques uns à être découragés.

On me dira que ce sera pour le prochain congrès, c’est possible mais je n’ai pas l’âge, ni la patience de supporter cette force d’inertie alors je vais continuer à agir parallèlement dans ce que j’estime être le bon sens… sans perdre plus de temps et d’énergie que la situation ne l’exige. Si des forces se lèvent dans le sens du renouvellement du congrès je m’y associerai dans la mesure de mes moyens, mais prétendre autre chose dans le cadre des structures existantes est vain. Il faudrait des adhésions massives pour transformer la situation et pour recréer un parti qui correspondrait aux exigences de l’heure alors que celui-ci ne pense qu’aux municipales.

deux propositions constructives : un pour la prochaine manif les communistes se mêlent aux gilets jaunes dés le début, et le député des Bouches du rhone vient comme d’autres se méler à eux… Enfin la formation des militants s’ouvre à des gens qui ont autre chose à raconter que la messe des refondateurs … sans exlure, ouvrir à d’autres ce qui n’est pas dans les moeurs de la fédération…

Je suis par ailleurs plus que jamais convaincue qu’il n’y a pas d’autres voies que celle d’une reconquête du parti communiste et plus que jamais hostile aux égarements groupusculaires, ne serait-ce que parce que j’ai vu la plupart d’entre eux vicieusement opposés à tous mes efforts durant cette préparation du congrès et pesant de tous leurs poids de fait pour renforcer à la fois l’ancienne direction et Jean Luc Mélenchon comme unique issue à laquelle s’associerait leurs militants.

Danielle Bleitrach

 

Fabien Roussel : «Il faut que le parti communiste soit plus combatif !»

>Politique|Quentin Laurent|25 novembre 2018, 21h27|MAJ : 25 novembre 2018, 21h28|11
Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), dimanche 25 novembre. Fabien Roussel vient d’être désigné secrétaire national du PCF. LP/Olivier Corsan

Fabien Roussel, élu ce dimanche à la tête du Parti communiste (PCF), soutient les Gilets jaunes et souhaite que son parti passe de « l’opposition » à la « proposition ».

A 49 ans, le député du Nord Fabien Roussel succède à Pierre Laurent. Le tout nouveau secrétaire national du Parti communiste – qui nous accorde sa toute première interview – a la lourde tâche de redonner de l’élan à un parti en déclin.

Le mouvement des Gilets jaunes ne semble pas s’essouffler. Le soutenez-vous ?

FABIEN ROUSSEL. On les soutient, même s’il y a dans le mouvement des gens avec des agissements condamnables mais ça, les Gilets jaunes eux-mêmes le dénoncent ! Nous demandons au gouvernement d’entendre les demandes qu’ils formulent. La hausse des taxes sur l’essence et le diesel, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Si Emmanuel Macron n’entend pas que les Français en ont marre de travailler pour des clopinettes, que les retraités ne supportent pas de perdre du pouvoir d’achat, ils continueront à manifester. Ils auront le soutien du Parti communiste, qui demande qu’il revienne sur les hausses de taxes pour le début de l’année.

Comment répondre à cette colère des Gilets jaunes ?

Il faut des réponses concrètes sur le pouvoir d’achat ! Et commencer par augmenter le smic et les pensions ! Relever le défi climatique est crucial, mais on ne peut pas le faire en France avec 9 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, avec des smicards qui ne peuvent pas s’acheter des voitures non polluantes, avec des transports qui sont toujours plus chers.

Que pensez-vous de la proposition de Laurent Berger (CFDT) de réunir syndicats, associations et organisations patronales pour construire un « pacte social de conversion écologique » ?

L’idée est bonne. Il y a besoin d’un Grenelle social et écologique. On ne doit pas opposer la fin du monde et les fins de mois difficiles.

LIRE AUSSI >Laurent Berger : « Les inégalités vont faire crever notre démocratie »

Vous venez d’être élu secrétaire national du PCF. Qu’est-ce qui va changer avec vous ?

Il faut que nous soyons un parti plus combatif, tourné vers l’action. Toujours la tête dans les étoiles mais les pieds plus ancrés dans la glaise ! Et que l’on continue à se battre sur le pouvoir d’achat pour faire bouger les choses. C’est un PCF qui va se tourner résolument vers le monde du travail, les salariés, les ouvriers, les infirmiers, les enseignants. Nous devons partir de leur colère et leur redonner de l’espoir.

Comment comptez-vous faire pour moderniser l’image du parti ?

Désolé d’avoir 100 ans d’existence ! Nous avons participé à la résistance, au Front populaire, à Mai 68, à la reconstruction de la France avec le général De Gaulle. Nous avons peut-être une image qui n’est pas jugée assez moderne, mais nous sommes connus et nous pouvons être jugés à partir de cette histoire-là. Je la porte et j’en suis fier. Maintenant, il y en a une autre à écrire.

Vous avez axé une bonne partie de votre discours sur l’écologie. On a longtemps reproché au PCF de ne pas être assez « vert »…

Le parti a beaucoup travaillé sur ce sujet ces dernières années. Je ne dis pas qu’on a toujours été à la pointe, mais oui, le Parti communiste du XXIe siècle doit davantage s’emparer de la question écologique.

Quel est votre rôle dans l’opposition à Macron ?

Nous devons redonner de l’espoir aux Français. Car la colère qui s’exprime aujourd’hui, si elle n’est pas nourrie, peut être dangereuse. La colère seule ne produit rien de bon. Le PCF est dans l’opposition mais il doit être dans la proposition. Etre le parti du « pour ».

Les communistes peuvent-ils aller seuls aux élections européennes ?

On n’est jamais seul quand on construit une liste de 79 noms ! Je souhaite que Ian Brossat puisse conduire cette liste, et qu’on continue de discuter avec les forces de gauche qui s’engagent sur la remise en cause des traités européens actuels. Mais cette discussion ne peut pas s’éterniser.

Quelles seront les alliances du PCF aux municipales ? Plutôt PS, plutôt France insoumise ?

Ce sont les élections où il est possible de construire les rassemblements les plus larges. Ce ne sera pas le PS ou LFI, ce sera parfois peut-être les deux ! Nous porterons des propositions qui seront liées aux réalités locales. Il ne faut rien s’interdire si c’est dans l’intérêt des habitants. Soyons ouverts, ouverts, ouverts !

Les rapports ont été tendus avec Jean-Luc Mélenchon ces dernières années. Cela va-t-il changer ?

Je ne nie pas qu’il y ait eu des tensions ici et là, notamment au moment des élections législatives. Mais aujourd’hui, nous, les députés communistes, travaillons bien avec les Insoumis à l’Assemblée nationale. Il n’y a pas de rapport conflictuel. On se parle, on se le dit quand on n’est pas d’accord. Il faut regarder devant. Le passé est un œuf cassé, l’avenir est un œuf qu’on couve. Couvons l’avenir !

 
 

Un symbole déplaisant certes, mais prendre bien conscience des véritables obstacles que nous avons à affronter…

Résultat de recherche d'images pour "la faucille et le marteau dans l'étoile rouge."

Un ami dit à propos du symbole de l’étoile avec sa houppe,  assez unanimement refusé, que  le rapport des forces n’était pas assez bon au Congrès, il a fallu pour conserver l’unité avaliser bien des choses. En ce qui concerne donc cet « héritage » symbolique il faut que le prochain congrès l’annule ajoute-t-il parce que le parti sera plus fort. Je suis assez d’accord. Je me souviens qu’alors que Marchais était à l’hôpital il y a eu une brève tentative pour supprimer la faucille et le marteau… Les communistes allaient à la tribune le dessiner et il a été rétabli. Comme quoi l’histoire remonte à loin et ce n’est pas d’aujourd’hui que dans le parti s’affrontent des conceptions, la caractéritique des gens du manifeste et de Fabien Roussel, c’est qu’ils ont souhaité ne pas diviser le parti.

Donc la question importante c’est le rapport des forces, à commencer par le pari difficile, mais le seul viable pris pour les européennes, c’est-à-dire faire de Ian Brossat le candidat d’une liste de rassemblement qui non seulement parlera de la souffrance des ouvriers, des paysans et plus encore, mais leur accordera une place éligible, les enverra dire ce qu’ils ont à dire à Strasbourg. Si quelque chose démontre le caractère extraordinaire de ce congrès c’est ça comme l’orientation vers le pouvoir d’achat, la dénonciation de l’évasion fiscale pour que l’on voie ce qu’est le capital. Cela commence à se dire. Hier à la télévision, l’art de prendre les problèmes dont a témoigné sur BMTV Fabien Roussel, montraient la différence sans ostentation… Fort heureusement, il ne sera pas obligé de se faire prendre en photo comme au congrès avec ce machin partout où il ira et nous rien ne nous interdit un autre logo.

Surtout il ne faut pas tarder pour lancer cette campagne, pour que les communistes comprennent bien qu’à partir du moment où on a un langage de classe, les rapports avec d’autres forces de gauche peuvent s’apaiser, on voit ce qu’on peut faire ensemble, sans faire disparaitre notre drapeau et nos propositions parce qu’ils sont ceux de la classe ouvrière et de toutes les victimes de ce président et de son gouvernement. A BMTV, Fabien Roussel a dit qu’il ne s’agissait pas seulement d’entendre mais de répondre, il a dit qu’il y avait les gilets jaunes à soutenir mais tous les autres, les blouses blanches, les tenues de l’avocat… Il n’a pas été provocateur envers les policiers, mais il a montré comment on les piégeait et comment le pouvoir se débrouillait pour qu’il y ait de la casse. C’était direct franc et il faut que ça continue sur ce ton là pour reconquérir. 


Alors revenons à à l’essentiel : par rapport à ces élections dans le fief de Valls, la candidate insoumise battue, incontestablement la confiance n’est pas là… Est-ce que nous serons capables sans nous opposer à eux, ni au PS, de faire comprendre que nous sommes différents, que nous sommes le parti né de cette classe ouvrière, de ceux qu’on prive du droit à dire leur misère, leur impossibilité à vivre comme ça, nous sommes eux.? C’est pas gagné même si le choix de notre secrétaire est un atout, il faut rattraper des choix erronés, notre effacement et nous prenons tout ça dans cette campagne, il n’y a pas une minute à perdre.

Certes il y aura des fédérations plus dynamiques que d’autres, vu l’état des forces organisées et de leur conviction, mais le principal ennemi c’est l’abstention des nôtres, de la difficulté à remonter l’état de dégradation de la situation..


Ce qui s’est passé dans l’ancien fief de Manuel Valls est caractéristique comme l’est l’attitude de gilets jaunes, le sentiment que les gens du pouvoir, Macron en tête,  sont trop forts, qu’ils font ce qu’ils veulent, que cela ne sert à rien de voter, de s’organiser puisqu’on est dupé par tous. C’est le propre des jacqueries, un mélange de colère et de résignation. Des mouvements mêmes, c’est d’ailleurs pour ça que l’on a besoin de syndicat de classe et du parti communiste. 


C’est d’abord à cause de cela que la campagne va être difficile et que si le logo nous touche, ne nous plaît pas parce qu’il est représentatif de ce contre quoi s’est élevée la masse des communistes, ce qui est essentiel c’est le véritable combat pour redonner à la classe ouvrière, la paysannerie, les employés, tous ceux qui n’en peuvent plus devant la politique de Macron, une espérance, rien n’est gagné mais nous devons nous y mettre. pour qu’ils soient en mesure de poser le problème de leur pouvoir politique.

Danielle Bleitrach

 
 

Est-ce sous la pression de l’UE que nous avons changé de symbole?

 

j’ai présenté sur mon blog dernièrement un article de The guardian qui analyse comment l’uE interdit la faucille et le marteau, mis à la mode par des stylist russe. le géant amazon a ainsi été invité à ne plus diffuser de signes de ce types. Certains pays qui ne craignent pas de favoriser en leur sein le retour aux symboles nazis sous couvert de libération de l’emprise russe comme la lituanie s’étant émus du recours de plus en plus fréquents par la mode à ces symboles que sont la faucille et le marteau.

cela fait partie de la manière dont l’UE a tout fait pour diffuser la thèse des deux totalitarismes, identifiant URSS et nazisme.

la question est donc de savoir si c’est sous la pression de l’uE que l’ancienne équipe dirigeante du parti, plus ou moins adepte par ailleurs de la thèse des deux totalitarismes; a commandé ce logo ridicule et qui a coûté un maximum.

je signale que c’est un symbole français et qu’au moment où le gilet jaune nous parlent de la crise de la ruralité et de la classe ouvrière de ces zones rurales, prétendre imposer ce machin, ce n’est pas contribuer à la lutte contre l’effacement… certes empêcher la division du parti en avalisant ce qui peut paraître secondaire est peut-être compréhensible, mais il faut peut-être ne pas prendre tous les héritages qui ont une incidence sur le fond, en particulier au moment où nous allons mener une campagne européenne et où notre congrès a choisi de faire de Iann Brossat non pas un chef de file dans l’attente d’une liste de confusion, mais bien une liste offenive qui reocnquiert notre identité et notre présence quelles qu’en soient les diffricultés.

sans prêter à l’ancienne équipe un machiavélisme excessif, il est problable que ce slogan convenait mieux congrès que leur base préparait , mais l’avoir imposé sans débat à celui-ci c’est peut-être plomber inutilement le sens de ce que la majorité des communistes a voulu.

 

danielle Bleitrahc

 
 

Ils m’auront gâché jusqu’à ce qui aurait pu être un moment de bonheur…Il faut que je prenne une décision

le monde entier sera à nous….

l faut que je prenne une décision, je ne peux plus militer là où j’ai vécu la préparation abominable de ce congrès, ni même à Marseille et peut-être dans le 13. Au moment même où de toute côté on me téléphone pour me dire la joie devant ce changement, le désir d’adhérer ou de ré-adhérer, il m’est impossible de vivre ce moment d’enthousiasme avec ceux qui se sont conduits si mal, pas seulement avec moi, ça j’ai l’habitude… Pourquoi tant de dégâts? Ils m’auront gâché jusqu’à ce moment où j’ai l’impression d’enfin sortir de 20 ans de diffamation, de rumeurs, de censure, et de voir le parti peut-être connaitre un nouvel essor. je devrais être joyeuse mais ils sont là, rien ne les changera jamais, mesquins, minables, incapable de percevoir le mouvement du monde… Il faut que je prenne une décision…

ces gens là tels qu’ils sont n’ont aucune perception de la réalité autre que celle des manoeuvres du sérail, ils traitent les communistes en adversaires, ils ne voient plus rien de ce qui se met en mouvement, ils disent la messe.

je me donne jusqu’au premier janvier de 2019, il est clair que je ne puis remettre les pieds dans cette cellule et cette section? Savoir que grâce à de véritables tordus nous sortons de ce congrès en ayant sélectionné comme cadres fédéraux d’abord une espèce de psychorigide septuagénaire au conseil départemental, quelqu’un incapable de porter une ligne offensive, une bigote, elle est flanquée d’un machiste mutant qui nous expliquait doctement que désormais la question sociale n’interessait plus les Français. Ce sont des gens qui se sont montrés de véritables spadassins pour attaquer le manifeste, des manipulateurs que j’ai retrouvé au niveau de la section et de la fédération, comme d’ailleurs aucun membre du conseil national n’a voté autre chose que la base de l’ancienne direction battue. Ce sont eux qui sont censés porter le renouveau du parti?

Combien d’années faudra-t-il pour qu’avec des gens pareils, le parti ait une chance de vraiment renaître de la mutation.Pourtant dans l’abstrait, je pense que nous avons avancé aussi loin qu’il était possible.  Je peux comprendre la stratégie de Fabien Roussel, quand Robert Hue a pris le pouvoir il a paru un temps se situer dans la continuité de Marchais, puis peu à peu il nous a imposé sa mutation, il a détruit le parti,on peut concevoir que la même démarche soit appliquée pour le reconstruire, pour éviter les divisions, pour qu’il soit plus apte à agir sur les réalités d’aujourd’hui.  Il y a peut-être une volonté mais surtout il y a la réalité, la colère, la révolte… Bien des questions à commencer par l’Europe seront traitées par la réalité avant que nos analyses aient tranché. C’est de là qu’il faut partir., déjà à propos de l’Europe, Ian Brossat est passé de chef de file à tête de liste et il poursuit la campagne bien entamée dans le Nord et le Pas de calais.

Lénine disait que malgré la révolution, le cadavre de l’anicenne société continuait à pourrir au milieu de nous, ce qui a eu lieu à ce Congrès n’est pas une révolution, c’est simplement la tentative de commencer à remettre un parti révolutionnaire sur ses rails alors même que tout dit à quel point notre pays comme le reste du monde a effectivement besoin d’un changement de société. Quelques idées forces se sont imposées, la première a été d’affirmer l’autonomie du parti, ce qui loin de l’isoler rend rassemblement et alliances pour frapper ensemble au profit du monde du travail plus aisé. Une réalité déjà posée par Marx dans son adresse au comité central de la ligue des communistes, ne jamais être à la remorque de la petite bourgeoisie. Une ré_orientation vers ce monde du travail dont la mutation nous a coupés. Pour la première fois depuis des années un certain nombre de communistes ont eu le courage de s’unir pour qu’il en soit ainsi, pour la première fois le pied a été mis dans la porte et a été dénoncé la pédagogie du renoncement, l’idée que tout était équivalent. Il faudra encore plus d’efforts, j’en suis consciente et ceux-ci exigeront une pratique politique..

Mais moi il me reste peu d’années à vivre,  je ne peux pas continuer à les passer dans ce poison de la haine, des la bêtise, de la manipulation,ce que l’on m’a fait à moi n’était que dans la continuité, mais ce que je n’ai pas supporté c’est quand je les ai vu s’attaquer à une jeune femme qui pas plus que moi ne le méritait, s’unir pour l’écarter au profit de ces momies manipulatrices…S’il ne s’agissait que de moi, je pourrais pardonner et me dire comme je l’ai toujours fait que tout cela m’indiffère, qu’ils ne m’enléveront pas tout le souvenir de ces géants du communisme que j’ai cotoyés, mais savoir qu’ils étaient prêts à recommencer sur une jeune femme m’a été insupportable. Alors il me reste peu de temps, j’ai le droit de respirer. Depuis 20 ans je me bats pour sortir du congrès de Martigues et de la mutation, mais j’ai atteint un âge où je ne peux survivre dans le mépris, cotoyer des gens que je sais ignobles et incapables de porter le renouveau, dénués du minimum d’honneteté intellectuelle et de compétence.

Puisque j’ai parlé de quelques grands que j’ai pu connaître, je puis vous affirmer qu’aucun d’entre eux n’était cyniques. ils croyaient profondément à ce à quoi ils vouaient leur vie. Leur intelligence du monde s’accompagnait d’une bienveillance, ils avaient des principes mêmesi ils savaient trancher quand la lutte contre le véritable adversaire l’exigeait, rien ne leur paraissait plus méprisable que la mentalité de conspirateurs, ils s’adressaient aux masses, à l’histoire.

A cause de ce qu’ils m’auront appris, je n’agirai pas en gauchiste prête à tomber dans un groupuscule quelconque parce que je n’ai pas tout obtenu, parce que le logo du parti est sans intérêt, je conserverai cette image de la porte qu’il faut pousser et pourquoi il faut être très nombreux à le faire au lieu de jouer les censeurs sur le bord de la route. C’est dire combien me coûte la décision de rompre avec cette cellule, cette section, il faut vraiment que je sois à bout pour me mettre au niveau de ma pratique sur la touche.

Je resterai au parti,parce qu’il m’a permis de connaître le meilleur de l’humanité, parce qu’ il est autant le mien que ceux qui à mes les yeux le déshonorent dans leur médiocre batailles autant que dans leur ralliements dont j’ignorer encore la sincérité, mais je leur laisse ce qu’ils ont fait de l’organisation locale, fédérale… je sais à quel point cela leur fait plaisir, alors je veux bien reconnaître qu’ Ils sont trop forts pour moi, quand on a aucun principe on peut toujours gagner et on gagnera toujours sur quelqu’un comme moi, mais dans quel état. A partir de ce terrible constat, il faut que je réflechisse où je peux encore être utile sans avoir la nausée.

danielle Bleitrach