RSS

Archives de Catégorie: Russie

« Fidélité aux principes. » Article de Dmitri Novikov dans  » Russie soviétique » sur le renforcement des fondements idéologiques du parti communiste chinois

16-10-2018

Novikov Dmitri Gueorguievitch, vice-président du comité central du parti communiste russe

https://kprf.ru/international/new-world/179688.html

 

Face à la pression croissante des États-Unis, le Parti communiste chinois accorde une attention accrue à l’état idéologique, moral et psychologique de la société. La Conférence nationale sur la propagande et le travail idéologique était consacrée à cette question.

 

La direction du pays et le parti ont réaffirmé leur attachement au marxisme et ont souligné la nécessité d’intensifier le travail avec les masses.

 

L’axe central des relations internationales est la confrontation entre les États-Unis et la Chine. Les événements les plus importants qui se déroulent non seulement dans la région Asie-Pacifique, mais également en Afrique, en Amérique latine, au Moyen-Orient, etc., sont, à un degré ou à un autre, liés à l’approfondissement des contradictions russo-américaines.

 

Il ne fait aucun doute que cette tendance se poursuivra au cours des prochaines années, voire des prochaines décennies. La principale raison est le refus des États-Unis à perdre leur statut d’unique superpuissance qu’ils ont acquis après l’effondrement de l’Union soviétique. L’État qui lance un défi à l’hégémonie mondiale politique, économique et culturo-idéologique américaine est désormais la Chine.

 

Au cours des réformes, qui atteignent cette année l’âge de 40 ans, le pays s’est placé en tête pour un certain nombre d’indicateurs économiques et technologiques. La Chine d’aujourd’hui est une immense puissance industrielle et commerciale. Cependant ce n’est pas tant cela qui suscite la crainte des dirigeants américains et du capital américain mais plutôt deux tendances qui se sont dégagées après l’arrivée au pouvoir du président en exercice de la République populaire de Chine, Xi Jinping.

 

Premièrement, Pékin s’est fixé pour tâche le développement prioritaire des technologies de pointe. Dans les années à venir, les secteurs traditionnels de l’économie – la métallurgie, la production de matériaux de construction et d’autres industries à forte intensité de main-d’œuvre et à forte intensité énergétique devraient céder le pas aux industries de haute technologie de pointe – microélectronique, construction aéronautique et navale, industrie spatiale, biotechnologie, etc. Le programme «Made in China – 2025» s’appuie sur ces domaines.

 

Deuxièmement, la Chine entre de plus en plus avec confiance sur la scène mondiale. La stratégie «Une ceinture – Une route» et le concept de «Communauté de destin unique pour l’humanité» jettent une base fondamentalement nouvelle pour l’ordre mondial. Contrairement à la mondialisation libérale, qui bénéficie au «milliard privilégié», elle repose sur des intérêts et une prospérité réciproques. La République populaire de Chine lance des projets d’infrastructure et industriels conjoints avec des dizaines de pays à travers le monde, sans revendiquer un rôle dominant. Lors du 19ème congrès du Parti communiste chinois, Xi Jinping a souligné: «Quel que soit le niveau de développement que la Chine puisse avoir, elle ne prétendra jamais être un hégémon, ne poursuivra jamais une politique d’expansion … La Chine continuera à défendre activement l’égalité et la justice dans les relations internationales, à promouvoir la résolution de tous les problèmes du monde par le biais de consultations entre les peuples des différents pays.  »

 

S’appuyant sur une planification tactique et stratégique, la direction de la République populaire de Chine voit clairement les objectifs visés. Le principal est la transformation de la Chine en un puissant État socialiste au milieu de ce siècle.

 

Le développement rapide de la Chine suscite la résistance toujours croissante de Washington. Comme l’a récemment déclaré le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, Pékin représente à long terme la plus grande menace pour le mode de vie des Américains et crée des risques pour la croissance économique américaine.

 

La pression sur la République populaire de Chine est exercée de différentes manières. Des droits de plusieurs milliards de dollars ont été imposés sur les produits chinois, l’accès de Pékin aux technologies de pointe est bloqué et le séparatisme taïwanais est encouragé. Les principaux médias occidentaux ont lancé une véritable guerre de l’information contre la Chine et publient des faux comme une scission à la tête de la RPC et la création de « camps de rééducation » où des millions de non-Chinois sont jetés.

 

Pékin est bien conscient du fait qu’ils sont confrontés à un adversaire fort et cynique qui n’a pas l’habitude de lésiner sur les moyens d’atteindre cet objectif. Cela nécessite des mesures efficaces pour protéger la souveraineté et la voie de développement choisie par le pays. Depuis le 18e Congrès du PCC, les autorités chinoises ont intensifié leurs efforts pour renforcer la discipline et l’esprit socialiste parmi les travailleurs du parti et de l’État. Une guerre sans merci contre le luxe, l’hédonisme et la corruption a été déclarée et de hauts responsables sont souvent sur le banc des accusés. En outre, les dirigeants chinois insistent constamment sur l’engagement envers le marxisme et sur l’impossibilité de se détourner de la voie socialiste du développement.

 

La lutte contre les attaques antichinoises a été le thème central d’une série d’événements survenus ces derniers mois. Le plus important d’entre eux est sans doute la Conférence nationale sur la propagande et le travail idéologique tenue récemment à Pékin. Elle s’est déroulée du 22 au 23 août. Des réunions similaires ont lieu tous les cinq ans. Elles déterminent les grandes orientations de la propagande et du travail idéologique pour plusieurs années. Par exemple, lors de la précédente réunion tenue en août 2013, Xi Jinping avait défini la tâche d’intensifier les travaux sur la diffusion des idées du PCC parmi les larges couches de la population, de protéger l’autorité du parti mais de ne pas masquer les lacunes (« établir une ligne de démarcation nette entre le juste et l’erroné »), et demander leur éradication décisive. Une attention particulière a été accordée à la lutte contre la subversion via Internet. Comme Xi Jinping l’a souligné, le World Wide Web est devenu un champ de bataille pour l’opinion publique et sa conquête a un lien direct avec la sécurité idéologique du pays.

 

Le fil conducteur de la Conférence panchinoise actuelle était la nécessité de renforcer la cohésion idéologique et morale de la société face aux nouvelles menaces. Dans son discours, Xi Jinping a exhorté « à mener une propagande approfondie et un travail idéologique afin d’unir les personnes partageant des idéaux, des croyances, des valeurs et des attitudes morales communs ». «Unir les esprits et accumuler des forces», a-t-il expliqué de la manière laconique traditionnelle.

 

Le président de la République populaire de Chine a hautement évalué l’activité des structures idéologiques au cours des cinq dernières années, mais a noté que les nouvelles circonstances exigent de nouvelles approches de la part des travailleurs du parti, une initiative et une activité accrues. La situation générale dans le pays et le parti en dépend directement, a souligné Xi Jinping.

 

En général, la position pivot du Parti communiste devrait être renforcée, le PCC devrait maintenir et renforcer son rôle de courroie de transmission dans le système d’administration de l’État. Selon Xi Jinping, il est «nécessaire de renforcer la direction centralisée unifiée du parti dans le domaine de la primauté du droit». « Les organisations du parti à tous les niveaux doivent agir sans négligence et exercer un contrôle constant », a-t-il ajouté. « La pratique a montré que la politique de la direction du parti en matière de propagande et de travail idéologique est tout à fait correcte. »

 

Mais la pureté idéologique et morale est extrêmement importante à maintenir au sein même du parti. Elle est assurée par la fidélité aux principes communistes. «Nous devons tenir haut les bannières du marxisme et du socialisme avec les caractéristiques chinoises, persister dans la promotion des idées socialistes. Un parti armé de ces idées a le devoir de les diffuser parmi les masses », a déclaré Xi Jinping.

 

Une attention particulière a été accordée à la culture et à l’art. Le chef du pays a appelé les artistes, les écrivains et les compositeurs à renoncer à la vulgarité, au kitsch et à l’imitation et à créer des œuvres hautement artistiques.

 

La réunion a également abordé les questions de politique internationale. Le président de la République populaire de Chine a souligné l’importance croissante de l’influence culturelle de la Chine sur la planète et de l’utilisation du « soft power » pour renforcer l’autorité du pays à l’étranger.

 

Il convient de noter que quelques jours avant cette Conférence nationale sur la propagande et le travail idéologique, le Conseil militaire central de la République populaire de Chine s’était réuni. A cette occasion, Xi Jinping, qui dirige cette structure, s’est également fixé pour tâche de renforcer le rôle dirigeant du parti dans l’armée. Selon lui, il s’agit d’un préalable à la construction d’un État fort avec des forces armées fortes.

 

Après avoir soigneusement étudié l’histoire de l’Union soviétique, les communistes chinois ont tiré la bonne conclusion: dans des conditions où s’aggrave la situation internationale et s’accroit la pression extérieure, il est mortellement dangereux d’affaiblir la direction du parti. La mobilisation idéologique générale et le rassemblement autour du programme du PCC sont les mesures qui renforceront le mécanisme de protection de la société chinoise et permettront au pays de résoudre toutes les tâches.

 

Traduction Marianne Dunlop pour Histoire et Société

Publicités
 

Nous allons nous battre jusqu’au bout pour la république socialiste – Boris Litvinov

La situation au Donbass est plus qu’inquiétante. Malgré les accords de Minsk que l’Ukraine viole constamment et que la France, l’Allemagne ne soutiennent que de façon formelle, bien qu’ils en soient les « garants », et qui par ailleurs avec l’UE aident militairement ce pays gouverné par des nostalgiques de l’Allemagne hitlérienne, le sang malheureusement continue de couler. Il faudrait d’urgence que la Russie reconnaisse les deux républiques populaires de Donetsk et Lougansk, comme le demandent depuis longtemps les communistes russes du KPRF. Mais ces deux républiques sont encore trop « populaires », c’est-à-dire attachées aux intérêts du peuple et à la mémoire de l’Union soviétique pour ne pas être considérées comme dangereuses par les dirigeants actuels de la Russie. Malheureusement du côté des communistes français, on ne semble pas au fait de la fascisation qui se joue en Ukraine et on interprète trop souvent le soutien à la lutte des communistes comme le soutien à Poutine et un gouvernement autoritaire d’oligarques. Lutter pour la paix contre une OTAN qui veut la guerre contre la Russie n’est en rien soutenir le régime de Poutine, mais au contraire contribuer à aider les communistes en proie au cœur de l’Europe au fascisme (note de Danielle Bleitrach et traduction de Marianne Dunlop)
Sur les dernières victime des bombardements de populations civiles dans l’est de l’Ukraine: http://russiepolitics.blogspot.com/2018/10/billet-dhumeur-combien-de-sang-le.html

http://wpered.su/2018/10/04/my-budem-borotsya-do-konca-za-socialisticheskuyu-respubliku-boris-litvinov/

Le Premier secrétaire du Comité central du PCDNR, Boris Litvinov, dans un commentaire adressé au correspondant du site de Vperyod [En avant !], a parlé des organisateurs possibles de l’explosion lors du congrès du parti et de la situation actuelle au sein du parti.

 

«Quiconque commet une explosion dans les locaux du PCDNR est l’ennemi de notre République. Que ce soient des groupes de sabotage, ou une personne embauchée parmi les résidents locaux, et peut-être parmi ceux invités au congrès. Derrière eux, ce sont les ennemis de notre République qui veulent à tout prix déstabiliser la situation, créer le chaos, provoquer des affrontements entre les différentes forces politiques au sein de la République et empêcher la participation du PCPNR au processus électoral.

 

Au congrès, nous avons décidé d’aller aux élections des députés du Conseil du peuple, et nous avons désigné 19 candidats. Ceux qui ne voulaient pas nous voir participer au processus électoral et à la lutte politique, ont commis cet acte terroriste, au cours duquel nos camarades ont été blessés. Il s’agit d’une intimidation envers le Parti communiste, la création de conditions lui empêchant de soumettre ses documents à la Commission électorale centrale en temps voulu. Cet acte a été commis par des gens qui ne souhaitent pas voir se construire la République populaire Donetsk, j’insiste sur le mot populaire, qui ne veulent pas que la volonté du peuple, exprimée en 2014, soit réalisée. Mais les ennemis n’atteindront pas leur objectif. Le Parti communiste était, est et sera présent sur la terre de Donetsk. Nous nous battrons jusqu’au bout pour une république socialiste.

 

Les organisateurs de l’explosion ont également cherché à discréditer la direction du Parti communiste de la République populaire de Donetsk afin de créer une scission au sein du parti. Malheureusement, ils ont en partie réussi. Certains membres de notre parti ont fait des déclarations téméraires selon lesquelles les dirigeants du parti n’auraient apparemment pas assuré la sécurité lors de l’événement. À cela, je tiens à dire que la sécurité était assurée, mais pas contre les explosions, les actes terroristes. Ils se produisent constamment dans le monde entier et aucune mesure de sécurité n’en prémunit. Malheureusement, le chef de la République, Alexandre Zakharchenko, un dirigeant dont la politique était soutenue par le Parti communiste de la RPD, a été assassiné. Sa mort et l’explosion à notre congrès sont des événements du même ordre », a-t-il noté.

 

Sergueï Lavrov évoque un moyen susceptible d’affaiblir les États-Unis

Ce sur quoi il faut s’interroger sans mettre en cause la volonté de Lavrov c’est si un régime dominé par les intérêts des oligarques peut réellement renoncer à l’alignement sur le dollar puisque l’oligarchie en a besoin comme chez nous pour organiser sa fuite des capitaux. (note de Danielle Bleitrach)

© Sputnik . Vitaliy Belousov

 

URL courte
4221

La volonté de se tourner vers les paiements en monnaies nationales se développera à travers le monde, et débouchera finalement sur l’affaiblissement de Washington et de son influence, estime le chef de la diplomatie russe.

Le refus de différents pays de commercer en dollars aura pour résultat l’affaiblissement des États-Unis, a estimé Sergueï Lavrov lors d’une conférence de presse à l’Assemblée générale des Nations unies.

«L’utilisation des monnaies nationales dans les règlements, de sorte de ne plus trop dépendre du dollar est une idée, qui est en cours de réalisation depuis longtemps, et qui est mise en pratique dans nos relations avec la Chine et certains autres pays», a-t-il indiqué.

«Dès que les États-Unis ont commencé à abuser de la position du dollar dans le système financier international, tous les pays qui prennent soin de leur avenir se sont mis à chercher des moyens pour échapper à cette dépendance. Ce processus s’enclenche donc, et il finira pas affaiblir les États-Unis et leur influence».

Auparavant, le patron de la banque russe VTB avait annoncé avoir élaboré un projet dans l’optique de renoncer au dollar. Dans une interview accordée au journal Izvestia, il avait détaillé sa feuille de route, qui comporte quatre points. Le premier consiste à accélérer le passage aux devises nationales lors des échanges entre États. Ensuite, le banquier propose de faire passer les sièges des plus importantes holdings russes sous la juridiction nationale. Troisième point, l’homme d’affaires prône également le placement des euro-obligations sur la place boursière russe, et enfin il appelle à «certifier tous les acteurs du marché boursier de façon à les faire opérer d’après un règlement unifié».Commentant ce projet, le Kremlin a jugé «naturelle» l’aspiration de nombreux pays à réduire leur recours au billet vert dans les échanges. Il a tout de même fait savoir que les autorités russes ne disposaient pas pour l’instant de projets concrets pour renoncer au dollar, ajoutant que ce sujet était à l’ordre du jour.

 
1 commentaire

Publié par le septembre 30, 2018 dans Economie, Russie

 

Que se passe-t-il à Vladivostok, la San Francisco russe ?

Vladivostok

Publié le par Boyer Jakline

http://bordeaux-moscou.over-blog.com/2018/09/il-y-a-quelque-chose-de-pourri.html

Sauf qu’il fait aussi froid à Vladivostok que chaud à San Francisco !

Les élections dans le Primorié, qui signifie « au bord de la mer », région de Vladivostok, sont annulées par la Commission Électorale Centrale. Le KPRF dans une conférence de presse très offensive demande que son candidat soit déclaré vainqueur.

En effet à 98% des votes dépouillés son candidat avait 28.000 voix d’avance et dans la nuit les résultats de 13 arrondissement de votes, qui représentent 1% des électeurs étaient réécrits afin de permettre la victoire du candidat du pouvoir, élu sortant.

Des pratiques de République bananière. Avec pression sur les professeurs réquisitionnés pour refaire les protocoles. Une fraude d’une grossièreté impensable.

Elles devraient se dérouler dans 3 mois, soit le 16 décembre.

Le KPRF dans sa conférence de presse outre qu’il demande que son candidat soit déclaré vainqueur, exige que des poursuites judiciaires soient engagées jusqu’au plus au sommet de l’Etat car le vice-président de la Commission Centrale est lui aussi compromis.

Il revient sur les pratiques lors du scrutin présidentiel qui ont entaché les résultats.
Il interpelle sur le second tour de la Région de Khakassi qui aura lieu ce dimanche, 23, où le candidat communiste est en position pour l’emporter et où les méthodes d’intimidation se multiplient. Elle se sont multipliées aussi dans la Région du Primorié (Vladivostok). Mais les citoyens sont sortis en masse dans la rue.
Intimidation aussi à l’égard de dirigeants communistes, dont l’un arrêté car il s’est adressé dans une manifestation à un policier qui bousculait un vétéran de la guerre, lui disant,  » vous voyez ce que vous faites? » . Il est  privé d’activité politique pour 3 ans. Ainsi que le dirigeant du Front de Gauche Serguéi Oudaltsov arrêté après la manifestation moscovite du 2 septembre contre la réforme des retraites, condamné à un mois de prison et interdit de présence à des manifestations politiques.

Tout cela traduit une fébrilité du pouvoir et est contre-productif.
Bref, la machine s’emballe sur fond de très fort mécontentement social.

Le KPRF est très organisé et présent dans l’ « au-delà de l’Oural », il dirige la Région d’Irkoutsk, il a donc les moyens politiques et militants de suivre et d’empêcher les intimidations et les malversations .

Le KPRF en appelle au Président, garant de la Constitution.

Vladivostok et sa région sont déterminants pour l’avenir économique et géopolitique de la Russie, axés autour des relations très constructives avec la Chine. C’est le continent Eurasiatique qui se dessine, le cauchemar de l’idéologue américain Zbigniew Brzezinski  (surtout empêcher la construction de l’Eurasie, disait-il). Le KPRF soutient ce projet et entretient des relations très étroites avec les Chinois.

Cette Région, Vladivostok, est essentielle dans cette construction. Elle doit être « propre et honnête » selon les adjectifs utilisés, très proches phonétiquement en russe.

Seul le KPRF se bat pour l’application des « oukazes » présidentiels de mai, feuille de route pour développer l’économie moderne en Russie et s’attaquer frontalement à la pauvreté, la diminuer par deux.  C’est le constat qui est fait par le dirigeant communiste.

Il proteste contre la présence permanent dans les médias officiels du vieux leader d’extrême-droite, Jirinowski, qui n’a que la haine pour les communistes à la bouche, et, version russe, cela donne « les tuer, les fusiller ».

Les politiques actuelles tournent complètement le dos,  toujours attachées au dollar, pour aussi paradoxal que cela nous puisse paraître. (Voir mes articles du 19 juin et du 23 août)

Aujourd’hui, 22 septembre, les citoyens sont appelés à manifester massivement contre la réforme  « cannibale » des retraites.

Après le succès de la précédente, on peut s’attendre à une forte performance.

 
Poster un commentaire

Publié par le septembre 22, 2018 dans HISTOIRE, INTERNATIONAL, Russie

 

L’OBLAST D’IRKOUTSK « BACK IN THE USSR »

Le sujet de cette vidéo pour rendre la question encore plus complexe raconte au son de l’hymne de Krishna, comment s’est implanté en 1991 ans une communauté bouddhiste de 300 moines et bien des dévots, il décrit la construction de leur édifice religieux mais aussi comment il y a peu le gouvernement a imposé des restrictions aux « nouvelles religions » qui limite leur présence publique… ce que nous raconte le chef de cette communauté est l’originalité de cette région sibérienne dans cette zone du lac Baïkal, le plus grand lac d’eau douce du monde, avec un climat très rude, d’accès difficile, lieu d’enfermement dont on ne s’échappait très difficilement, pourtant la ville d’Irkoutsk est un centre majeur intellectuellement et avec une vie sociale riche. Pendant un millénaire Irkoutsk a été une zone de contact commercial entre l’Europe et l’Asie et un demi million de gens l’habitent, ils sont plus ou moins tous les descendants des exilés, l’héritagculturel vient de ces bannis, intellectuels, politiques, d’abord par le tsarisme : un monde de haut niveau culturel dans lequel les exilés et leur famille venus les rejoindre se sont installés, la peine purgée. Par la suite nous verrons qu’il s’agit d’une des contrées les plus riches de Russie  industriellement, le fait est que l’oblast a été un des premiers à élire un gouverneur communiste (note de Danielle Bleitrach)

 

Jeudi 20 septembre 2018
Le gouverneur communiste de l’Oblast d’Irkoutsk, Sergey G. Levchenko (KPRF), a annoncé une transition politique d’importance pour l’oblast russe sibérien. Le gouverneur a décidé de rétablir la planification sur le modèle de la planification soviétique pour une période de cinq ans – article et traduction Nico Maury
https://www.editoweb.eu/nicolas_maury/L-oblast-d-Irkoutsk-back-in-the-USSR_a13486.html

L’oblast d’Irkoutsk « back in the USSR »
Le Comité pour la planification de l’Oblast d’Irkoutsk a été constitué pour établir un plan quinquennal dans les domaines de la production, du développement social, des transports, de la recherche scientifique, etc.

Pour le gouverneur communiste, Sergey G. Levchenko (KPRF), « la coordination de différentes industries, la prévision économique sont les principes du plan pour l’Oblast et celui ci est similaire avec qui se faisait en Union soviétique ». Même si des différences notoires existeront, en particulier, les autorités n’influenceront pas directement le fonctionnement des entreprises, mais agiront par le biais de mesures de soutien économiques.

En 2017, l’Institut de politique sociale de l’École supérieure d’économie et l’Institut de sociologie de l’Académie des sciences de Russie, dans une enquête, montre que plus de la moitié des Russes ne font pas confiance aux entreprises privées pour gérer l’économie et préfèrent la planification.

Sergey Levchenko entend mettre en œuvre une stratégie économique combinant une planification stratégique avec le maintien de l’initiative privée. Une telle expérience pourrait être appliquée dans d’autres régions de la Russie. La croissance du PIB de l’oblast, l’attractivité de l’investissement, la réduction de la dette et la croissance de la production industrielle témoignent des bonnes qualités de gestion du gouvernement communiste actuel de la région d’Irkoutsk.

Oblast d'Irkoutsk

L’oblast d’Irkoutsk est un immense bassin minier et industriel, dont le poids est considérable dans la production économique de la Sibérie Orientale et même dans l’économie russe. Du point de vue de l’exploitation des ressources naturelles et du développement industriel, la Région d’Irkoutsk est très en avance sur les autres régions de Sibérie et d’Extrême-Orient pour ce qui est de la concentration et de la spécialisation de la production : électricité, aluminium, générateurs électriques, chaudières, produits chimiques et pétrochimiques, dérivés du bois, et prestations d’ingénierie2.

L’oblast d’Irkoutsk abrite d’importantes réserves minières : les plus importantes sont les hydrocarbures, l’or, le mica, le minerai de fer, le lignite, la houille et sel gemme. On y trouve aussi d’importants dépôts de minerais ferreux exploitables à ciel ouvert. Les mines de houille sont situées dans le bassin d’Irkoutsk, l’extrême-est du bassin de KanskAtchinsk, et le sud de la vallée de la Toungouska. Les plus grosses réserves se concentrent dans les districts de Tcheremkhovo, Zalarinsky, Kouitounsky et Toulounsky2.

La région est aussi un important réservoir de terres rares, en particulier de niobium, de tantale, de lithium, et de rubidium. Les dépôts de Belodziminskoë et de Vichnyakovskoë dans la province de Sayanskaya, recèleraient d’importantes réserves de lithium, de césium, de magnésium, et de strontium, ainsi que de brome et de potasse, piégés dans les salines du bassin d’Angaro-Lensky. Ce bassin minier est sans rival pour ce qui est de la superficie des champs captants d’eau potable du pays2.

 
Poster un commentaire

Publié par le septembre 22, 2018 dans Russie

 

Déclaration du Quartier général pour les Luttes au sujet des élections dans la Région de Primorye

2018-09-20 Un texte à la tonalité révolutionnaire traduit par Marianne pour histoire et société et qui montre bien à quel point face aux menaces de guerre, à la pression de l’occident, il faut selon les communistes recréer face aux pillards capitalistes recréer l’unité du peuple pour renforcer sa résistance. Il faut bien voir que si ce qui s’est passé à Vladivostok soulève une colère générale, il va y avoir d’autres seconds tours ce dimanche et partout Russie unie témoigne de la même capacité de triche et de diffamation pour se maintenir en place. Sur le blog de Karine Bechet-Golovko sont apportées d’intéressantes informations à travers le fraudeur- gouverneur battu Tarassenko, et sur le fait que nul ne pouvait ignorer le caractère trouble du personnage. Le séisme va beaucoup plus profond qu’une simple élection fraudée, il nous permet de mieux comprendre qui sont les individus qui bénéficient de la faveur du président Poutine. On retrouve chez elle la même caractéristique que celles des textes du parti communiste, à savoir un appel à Poutine, d’avoir à aller jusqu’au bout de la restauration de l’Etat russe en éliminant ces gens-là, la tonalité de ce texte va encore plus loin (note de Danielle Bleitrach).

https://kprf.ru/actions/civilresistance/179043.html

 

Dans cette heure sombre parsemée d’épreuves, au nom du Quartier général pour les Luttes nous nous adressons aux communistes, à tous les citoyens et les patriotes, pour condamner le fait sans précédent de falsification flagrante des résultats de l’élection du gouverneur dans le territoire de Primorye. En réalité, le candidat du Parti communiste de la Fédération de Russie, Andreï Ishchenko, par la falsification, s’est fait voler la victoire. Ce qui s’est passé montre que dans l’espace politique russe il n’y a plus place pour la Loi. Des élus locaux et des fonctionnaires, qui ne respectent ni la loi ni la moralité, tentent encore de dicter leur volonté à la population de façon arbitraire et autocratique.

 

En Extrême-Orient, lors du deuxième tour des élections du gouverneur de Primorsky Krai, un acte scandaleux de vandalisme politique et juridique a été organisé. La commission électorale locale, avec le soutien et la complicité de l’administration régionale, afin d’assurer la victoire du protégé de « Russie unie » et chef de l’administration en exercice, a commis dans plusieurs bureaux de vote une falsification massive du scrutin. La commission électorale et l’élite bureaucratique locale ont non seulement violé le choix légitime des personnes, mais ont provoqué une division et une méfiance durables au sein de la société. Les élections criminelles à Primorye montrent l’attitude méprisante des autorités face aux problèmes qui concernent la population.

 

Aujourd’hui, notre état est placé au centre d’un ensemble de problèmes complexes. La crise sociale et économique croissante dans le pays est complétée par la pression internationale, les tentatives actives d’affaiblir la Russie pour l’isoler du monde extérieur. Dans les moments tendus de l’histoire, à chaque fois que le destin de la patrie était en jeu, la victoire future était déterminée par l’unité et la solidarité du peuple autour des dirigeants du pays, fondées sur le respect mutuel et la confiance mutuelle.

 

Les événements des trois dernières décennies ont tourné le dos à la logique du développement historique. Les citoyens de notre Grand Pays et les descendants des générations héroïques sont aujourd’hui contraints de subsister avec des salaires et des pensions dérisoires. Sous nos yeux, le gouvernement et l’ensemble du trésor national ont été usurpés par une bande d’oligarques, jouissant dans leur oisiveté des richesses créées par le travail de nos pères et de nos grands-pères. La division de la société leur est bénéfique. En réduisant les personnes au rôle d’esclaves, elles ont l’intention de créer la Loi et l’ordre à leur propre discrétion et à leur propre avantage. Les gens ont été brutalement trompés par les politiciens de Russie unie, un parti qui s’était auparavant porté volontaire pour être au pouvoir et protéger les gens. Le gouvernement de Medvedev et ses acolytes ont conduit le pays au seuil d’une catastrophe nationale avec des décisions imprudentes. Un grand danger pèse sur la vie de millions de familles russes, sur le destin de générations. Les souffrances et les peines des gens ne sont pas vues, ils ne veulent pas entendre la voix du peuple qui proteste. Appelant le peuple à la patience et à l’ordre, les structures du pouvoir procèdent elles-mêmes une à une iniquité insolente. La falsification des résultats des élections de Primorye le prouve.

 

Des élections honnêtes et l’abolition de la réforme des retraites sont une ligne rouge à ne pas franchir pour la patience entre le peuple et les dirigeants. Selon le deuxième chapitre de la Constitution de la Fédération de Russie, seuls les peuples ont le droit de décider comment leur Patrie devrait être, quels codes, quelles lois devraient déterminer la norme de vie de l’État et de ses citoyens. C’est notre intérêt à tous.

 

Par la falsification des résultats du vote de Primorye et la spoliation de la victoire remportée par notre candidat du peuple cette ligne est désormais franchie. Les gens n’ont plus confiance. Aujourd’hui, nous déclarons que le peuple ne tolérera pas la violation de ses droits civils. Il est impossible d’admettre cela, se soumettre serait un crime.

 

Au nom du Quartier général pour les Luttes, nous demandons le rétablissement de la justice, la conduite d’une enquête approfondie sur les résultats des élections à Primorye et la punition des falsificateurs. Une telle mesure prise par nos dirigeants, associée à l’abolition de la réforme des retraites, pourrait devenir un maillon vers le rétablissement de la solidarité et de la confiance du public. Ce dont notre pays a le plus grand besoin aujourd’hui.

 

Le 22 septembre, nous appelons tout le monde à participer aux manifestations à travers toute la Russie pour l’abolition de la réforme des retraites!

traduction Marianne Dunlop

 
4 Commentaires

Publié par le septembre 21, 2018 dans Russie

 

Pavel Dorokhin: Les entreprises populaires peuvent devenir la principale institution de développement en Russie (2)

Deux interventions du député communiste qui est en charge de l’union nationale des entreprises nationales et collectives, sur le secteur coopératif, notons que si la référence semble être des pays qui soit n’ont rien de socialiste (Singapour) ou sociaux-démocrates comme la Norvège et la Suède, la parenté avec le kolkhoze est évidente, d’ailleurs bien des entreprises citées sont agricoles. La désertification des campagnes après la fin des kolkhozes est une réalité, elle tient autant à la fin des coopérations qu’à l’absence de soutien de l’Etat en matière d’infrastructures et d’aide à l’investissement. Il est à noter que bien des candidats du Parti à commencer celui présenté à la présidentielle ont fait la preuve de leurs capacités en la matière. C’est vrai également de celui de Vladivostok qui a commencé dans la pêche et travaille actuellement dans le logement social. La référence est également chinoise, il s’agit à partir d’un planification nationale orientée vers la consommation nationale, les entreprises à forte valeur ajoutée d’en finir avec la seule vente à l’étranger des ressources nationales, modèle qui favorise l’oligarchie. C’est un nouveau paradigme qui s’inspire à la fois des réussites étrangères, de la Chine, mais également de l’URSS et qui veut déjà être mis en oeuvre sur le terrain, à travers l’exemple des coopératives (note et traduction  de Danielle Bleitrach).

19 septembre 2018 – Parti communiste de la Fédération de Russie

Pavel Dorokhin: Les entreprises populaires peuvent devenir la principale institution de développement en Russie

Secrétaire du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie, président de l’Union nationale des entreprises nationales et collectives (NCNPP) Pavel Dorokhin

Dans les pays où le niveau de vie est élevé, les premières places sont tenues par des États dans lesquels le secteur coopératif est développé. Selon le secrétaire du Comité central du Parti communiste, président de l’Union nationale des entreprises nationales et collectives, Pavel Dorokhin, la participation au capital de son entreprise permet à une personne de gagner plus, et ce n’est pas le seul avantage pouvant être tiré des activités des fermes collectives

Selon l’étude de l’institut britannique Legatum, la Norvège est le pays le plus prospère du monde. Viennent ensuite la Nouvelle-Zélande, la Finlande, la Suisse et la Suède. La Russie est à la 101ème place. « Il est clair que cette note est basée sur un ensemble d’indicateurs, mais même si nous comparons les états grâce à l’un de ces critères – la qualité de l’économie – notre place sera la même, les pays listés resteront dans le groupe des leaders. Et il y a au moins une explication », commente Pavel Dorokhin.

« La raison pour laquelle les coopératives contribuent à la prospérité générale de l’État et de la population est simple. Premièrement, les entreprises populaires sont des unités économiques efficaces, car leurs employés sont intéressés par un travail efficace, notant que cela affecte directement leur bien-être. Deuxièmement, les coopératives n’achètent pas de yachts, de bijoux  et d’autres attributs de surconsommation, mais investissent dans la production, le personnel et la sphère sociale, construisent des installations éducatives, médicales, culturelles, etc. En effet, ce sont ces investissements qui permettent d’améliorer encore l’efficacité de l’entreprise, qui appartient aux employés », commente Pavel Dorokhin.

« Ainsi, souligne le président du NCSNP, » si nous revenons aux indicateurs sur lesquels cette note est calculée, ils se développent avec l’aide considérable des entreprises populaires. Que ce soit la qualité de l’économie, de la santé, de l’éducation ou du capital social.  »

Cependant, comme le note le secrétaire du Comité central du KPRF, pour que les fermes collectives puissent faire en Russie ce qu’elles ont fait en Finlande ou à Singapour, elles ont besoin de l’aide de l’État. « L’Union nationale des entreprises populaires et collectives est prête à soutenir les autorités dans le soutien juridique et institutionnel des coopératives. Nous avons déjà pratiquement achevé des travaux sur la loi sur les entreprises nationales et son lancement constituera la première étape du renforcement du secteur des coopératives nationales.  »

Le 31 juillet 2018

La productivité du travail en Russie est à un faible niveau et, dans certains secteurs, nous sommes très en retard sur les leaders de l’économie mondiale. Améliorer de façon significative la situation peut créer des conditions pour le développement d’un vaste mouvement coopératif, j’en suis sûr, déclare le Secrétaire du Comité central du Parti communiste, président de l’Union nationale des entreprises nationales et collectives Pavel Dorokhin

Selon l’édition de Market Watch, la Russie occupe la 34ème place du classement des 36 pays les plus développés sur le plan économique en termes de productivité du travail. Selon McKinsey, le fait est que dans notre pays tout n’est pas conforme à l’efficacité de la production. Selon leurs estimations, les activités de l’industrie extractive dans la Fédération de Russie sont toujours bonnes. Dans le domaine de la recherche scientifique, nous sommes presque cinq fois plus faibles que les États-Unis. Le secteur agricole est quatre fois moins performant qu’en Australie.

À cet égard, Pavel Dorokhin a noté que « l’État peut accroître la productivité de la main-d’œuvre et, par conséquent, assurer la croissance économique s’il prête attention au secteur coopératif ». « On sait que les entreprises populaires peuvent se développer même en cas de crise, dans des conditions où les entreprises privées préfèrent « fermer », notamment en réduisant leur production. Les fermes collectives, au contraire, voient dans la crise d’autres opportunités de développement, sans parler des moments où l’économie va bien », a-t-il déclaré.

« Nous avons un soutien inconditionnel dans le milieu des experts et dans les associations professionnelles de Russie. De plus, les régions de notre pays écoutent attentivement le fait que nous leur parlons des entreprises nationales et que, avec certains sujets de la fédération, le NSNCR a déjà établi un dialogue de fond », déclare Pavel Dorokhin.

« Je suis convaincu que les entreprises populaires sont en mesure d’assurer une efficacité accrue de notre économie et de lui donner l’impulsion nécessaire à la croissance », a déclaré le secrétaire du CCF du CC.