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Archives de Catégorie: Russie

Révolution de palais…URSS canada dry… suite.

Quand Marianne est momentanément indisponible pour traduire pour le blog (rassurez-vous elle va bientôt revenir), nous organisons un relais avec le blog de Jakline Boyer qui elle aussi parle russe et connais la Russie et nous évite l’enfumage médiatique ordinaire. (note de Danielle Bleitrach)
Alexey Malgavko/Sputnik

Publié le par Boyer Jakline

Si, ici, en France la lecture des propositions constitutionnelles et la démission du gouvernement Medvedev sont lues EXCLUSIVEMENT comme des manœuvres de Vladimir  Poutine pour se maintenir au pouvoir, telle n’est pas la réaction d’une large partie de la population russe. Bien sûr, certains élites politiques russes font la même analyse. Mais la plupart accueillent plutôt favorablement l’ensemble.

Peut-être conviendrait-il de faire une analyse politique de l’événement et non une approche psychologisante. Certes le profil du président peut nourrir ce point de vue. Mais s’arrêter à cela prive de vision globale. Le retour de la Russie sur la scène internationale est porté à son crédit massivement.

Parenthèses : entendre dans « C dans l’air » consacré à cet épisode russe la journaliste analyser comme suit :  » Poutine profite du désengagement des Américains… » juste après la nouvelle séquence iranienne, ou la permanence israélienne, abasourdit. De même sur la Libye, effacer la responsabilité des Occidentaux dans l’épouvantable situation du pays et passer directement   » au pragmatisme » (opportunisme ?) de la Russie est un peu léger, au minimum.

Le gouvernement Medvedev était complètement discrédité comme en échec sur toute la feuille de route fixée par le président pour la politique intérieure. Se souvenir aussi que Dmitrii Medvedev président s’est abstenu lors du vote de l’ONU sur la Libye, autorisant en-fine l’agression… tache indélébile sur son CV.

A noter que contrairement aux commentaires journalistiques ici, le nouveau premier ministre n’a pas été soutenu par tous les députés. Le groupe communiste s’est abstenu, 41 abstentions, (383 pour, aucun contre), ayant reçu des réponses négatives aux questions posées, en particulier sur l’abrogation de la réforme des retraites. La position du KPRF est de ne pas donner un blanc-seing. Voir qui composera le nouveau gouvernement et avec quels objectifs. Il est attendu au tournant sur les mesures pour lutter contre la corruption.

Très peu de commentaires ici sur l’avalanche de propositions sociales destinées d’abord aux plus démunis.  » Faukon, yaka. ».. à suivre pour voir la mise en oeuvre … ou non de ces propositions. Car ce n’est pas la première fois, même si c’est de plus grande ampleur, certains parlent  de virage, que le président indique une voie… non suivie. Effet d’annonce ? Ce qui ne fait aucun doute pour aucun commentateur, c’est que vouloir plus d’enfants et redresser la courbe démographique (le taux de natalité dans les années 90 était INFERIEUR à celui de 1943) implique nécessairement de modifier radicalement les politiques sociale et économique. Les orientations de ce pouvoir le permettent-elles ? (Voir le lien)

Du côté de Novossibirsk, très contestataire, on fait remarquer qu’à  côté d’augmentations substantielles des multiples prestations sociales, il faudrait augmenter substantiellement les salaires et créer des emplois, et  s’attaquer à l’alcoolisme : les problèmes démographiques, notent ils, tiennent  moins à un taux de natalité  insuffisant,  ce qui  est la situation de bien des pays  développés,  qu’à un taux de mortalité  vertigineux  chez les hommes. Il y a quelques années de telles politiques avaient été mises en place,  avec des résultats  probants.

Vladimir  Poutine a fait une autre proposition peu commentée ici.

Pourtant…

Il propose que tous les candidats à une responsabilité politique de haut niveau : président, députés, gouverneurs… aient vécu les 25 dernières années dans le pays et ne soient pas en possession d’un second passeport étranger ou d’un droit à l’installation à l’étranger…  » Servir le pays » justifie-t-il… Je ne sais pas ce qu’il adviendra de cette proposition qui écarte la quasi totalité des élus actuels…

 
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Publié par le janvier 20, 2020 dans INTERNATIONAL, Russie

 

RUSSIE, la position des communistes russes suite au changement de gouvernement : le KPRF n’appuie pas la candidature de Michoustine.

 

par Denis PARFIONOV, député

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Après la démission rapide du gouvernement Medvedev, immédiatement après le message du Président à l’Assemblée fédérale, la question d’une candidature au poste de Premier ministre a été soulevée. Comme chacun le sait déjà, le chef du Service fédéral des impôts Mikhaïl Michoustine a été proposé pour ce poste. Conformément à la loi, la Douma d’État doit donner son consentement à cette nomination. Avant de voter, Michoustine a donc rendu visite aux factions des partis parlementaires et a répondu aux questions des députés. Lors de sa rencontre avec la faction du KPRF, les députés communistes ont posé beaucoup de questions sur la voie socio-économique qu’il allait suivre. Je n’en citerai que quelques-unes.

 

Lorsque le député Alexandre Kravets lui a demandé si le candidat au poste de Premier ministre était prêt à soutenir l’introduction d’une échelle d’imposition progressive dans le pays – pour réduire les impôts des pauvres et en même temps faire payer davantage les riches et les super-riches, Michoustine a répondu qu’il ne soutenait pas cette idée, car il y a trop peu de riches en Russie et il n’y a personne à qui prélever un impôt progressif. Mais il y a beaucoup de pauvres, et s’ils sont exemptés de l’impôt, le Trésor public en souffrira sérieusement. En même temps, Michoustine considère comme riches les citoyens qui gagnent 3 millions de roubles (environ 45.000 €) par an.

 

En effet, il ne va quand même pas  s’infliger à lui-même un impôt progressif. Selon sa déclaration de revenus, M. Michoustine a reçu un revenu de 18 millions de roubles en 2018, alors que sa femme n’a reçu que 48 millions de roubles. Une bagatelle ! En 2014, l’épouse de Michoustine est entrée dans le classement des épouses les plus riches des fonctionnaires russes, avec un revenu de 160 millions de roubles ! Et selon certaines estimations publiées dans les médias, la famille Michoustine a officiellement gagné environ 1 milliard de roubles en 10 ans de travail dans le « service public ».

 

Le député Alexeï Kornienko a interrogé le candidat au poste de Premier ministre sur la réforme des pensions – la considère-t-il justifiée et n’est-il pas temps de l’abroger ? « Non, il ne faut pas toucher à cette question », a dit M. Michoustine.

En réponse à ma question sur son attitude à l’égard du projet de loi de KPRF » Sur les fondements de la nationalisation  » et s’il prévoit de lutter contre la domination des capitaux étrangers dans les industries clés, parce que 80 % de tout le commerce est entre des mains étrangères, les industries stratégiques sont contrôlées également par 75 à 95 % de capitaux étrangers,Michoustine a répondu que la nationalisation n’est pas nécessaire maintenant, car elle aura un mauvais impact sur l’économie russe, car le business a besoin de conditions de travail stables, et en général, selon lui, il n’y a pas de domination particulière du capital étranger dans l’économie (seulement quelque 1000 entreprises avec un capital dépassant 10 milliards de roubles), et donc personne contre qui se battre.

 

Lorsque je lui ai demandé si le gouvernement allait mettre fin à l’offensive rampante d’antisoviétisme et de russophobie, lorsque, par exemple, la place Lénine à Oulianovsk a été rebaptisée Sobornaya et la rue communiste à Moscou, rue Soljenitsyne, etc., Mikhaïl Michoustine a confirmé qu’il était contre la déformation de l’histoire russe et qu’il pensait que ces changements de noms « ne mènent à rien de bon ».

М.Michoustine a promis aux députés communistes qu’il serait attentif à la prochaine discussion du projet de loi du KPRF « Sur les enfants de la guerre » à la Douma d’Etat.

 

Ainsi, nous pouvons voir que, dans l’ensemble, Mikhaïl Michoustine n’a pas soutenu les principales dispositions du programme du KPRF. Oui, c’est un personnage moins odieux que, par exemple, Koudrine, que de nombreux analystes voyaient comme premier ministre. Mais en même temps, il reste un partisan de la préservation des fondements du cours économique libéral.

 

Trois factions – Russie Unie, LDPR et Russie Juste – ont déjà déclaré leur volonté de soutenir la candidature de Mikhaïl Michoustine proposée par Poutine.

 

Le KPRF n’appuiera PAS cette candidature.

Traduction MD pour H&S

 
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Publié par le janvier 17, 2020 dans Russie

 

La Russie et l’Allemagne plaident pour la préservation de l’accord nucléaire avec l’Iran

C’est également la position de la Chine qui attribue la crise ouverte entre les Etats-Unis et l’Iran à la dénonciation par Trump de l’accord nucléaire (note et traduction de Danielle Bleitrach).

Poutine et Merkel ont examiné le transit du gaz russe à travers l'Ukraine.

Poutine et Merkel ont examiné le transit du gaz russe à travers l’Ukraine. | Photo: Al Mayadeen

Publié le 11 janvier 2020

« Tous les moyens diplomatiques doivent être utilisés pour que cet accord international […] soit maintenu et que toutes les parties qui y participent s’acquittent de leurs obligations », a déclaré le chef de l’Etat russe.

Le président russe Vladimir Poutine a tenu une réunion à Moscou avec la chancelière allemande Angela Merkel, où ils ont convenu de la nécessité de préserver l’accord signé en 2015 par tous les moyens nécessaires.

 

« Tous les moyens diplomatiques doivent être utilisés pour garantir le maintien de cet accord international […] et le respect par toutes les parties impliquées », a déclaré le chef de l’Etat russe lors d’une conférence de presse conjointe avec Angela Merkel.

Merkel a déclaré qu’il était nécessaire de faire tout son possible pour maintenir l’accord entre l’Iran et le groupe 5 + 1. L’Allemagne a promis d’utiliser tous les outils diplomatiques possibles pour atteindre cet objectif.

Valeria A. Rodriguez@varodri19

Putin y Merkel se conocieron

Presidente ruso: Rusia y Alemania quieren una adhesión continua al acuerdo nuclear de Irán.
El canciller alemán insistió en que su país utilizaría todos los medios diplomáticos para preservar el mundo.

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Pour sa part, le président russe a déclaré que l’Iran avait réduit ses engagements envers l’accord à cause de son abandon par le gouvernement des États-Unis (US) et l’inaction de l’Europe à cet égard. Il a également insisté sur le fait que les mesures prises par Téhéran dans le Plan d’action conjoint global (PIAC ou JCPOA) sont réversibles, comme les autorités perses l’ont assuré.

La visite de Merkel en Russie se déroule dans un contexte de tension entre la Maison Blanche et l’Iran, l’envoi de troupes turques en Libye et la réduction du pays perse de ses engagements envers le pacte nucléaire.

Les deux dirigeants prévoient de discuter de la situation en Syrie et en Ukraine. L’Allemagne et la Russie ont eu des liens économiques profonds, désormais renforcés par le développement du projet Nord Stream 2 qui acheminera le gaz russe dans les foyers allemands et d’Europe occidentale.

 

The National Interest : les vraies raisons de la Russie de s’associer à l’Iran

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Moscou a un intérêt direct dans la situation dans le golfe Persique ; elle a fait de son mieux pour contenir l’impact que la crise américano-iranienne pourrait avoir sur sa propre sécurité nationale. Cet article repris par the National interest, la revue conservatrice consacrée aux situations militaires géopolitiques montre assez bien le rôle joué par la Russie qui à ce jour donne à la diplomatie russe largement héritée de la diplomatie soviétique une grande audience. Notons qu’aujourd’hui Téhéran a déclaré que l’avion civil ukrainien qui s’est récemment écrasé dans la capitale iranienne a été détruit en raison d’une «erreur humaine» après avoir volé trop près des installations de défense, déclenchant un lancement de missile accidentel. Cette déclaration militaire lue sur les canaux des médias d’État est venue comme la première confirmation des responsables iraniens qu’un missile, et non un incendie de moteur, a provoqué l’accident mercredi dernier. Le communiqué indiquait que la frappe n’était «pas intentionnelle» et affirmait que les responsables feraient face à des conséquences (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoire et société).

L’Iran craquera-t-il sous la pression américaine? Ne comptez pas là-dessus. L’Iran s’est habitué à vivre sous les récentes sanctions économiques de l’Amérique et continue de mener ses propres politiques au pays et à l’étranger malgré les restrictions associées à la dernière crise américano-iranienne. Téhéran peut compter sur un soutien interne important et dispose d’une grande armée – y compris des forces auxiliaires paramilitaires Basij – avec accès à la flotte aérienne, aux forces lourdes et aux armes sous-marines. Il dispose également de gardes révolutionnaires formés à la guerre non conventionnelle. Malgré l’impact des sanctions américaines sur l’économie iranienne et le mécontentement des citoyens, il n’y a pas eu de contestation légitime de la théocratie dans le pays.

 

En fait, la tension entre les États-Unis et l’Iran pourrait s’éterniser, ce qui obligerait les acteurs régionaux et internationaux à rester en permanence en alerte. Par exemple, en raison de la proximité de l’Iran avec ses frontières, la Russie a un intérêt direct dans la situation en Asie occidentale ; il a fait de son mieux pour contenir l’impact que la crise américano-iranienne pourrait avoir sur sa propre sécurité nationale. En conséquence, la politique étrangère que la Russie a appliquée à l’égard de la crise peut être divisée en trois domaines principaux.

Le premier domaine d’intérêt est directement lié à la taille de la population musulmane de Russie et à sa capacité à influencer les processus politiques dans le pays. Aujourd’hui il y a environ vingt millions de musulmans en Russie, un chiffre qui a doublé en l’espace de trois décennies. La Russie doit empêcher cette population d’être divisée en groupes nationalistes radicaux tout en représentant ses intérêts. Ainsi, la Russie craint que l’Occident – ou même l’Iran – n’ait le pouvoir de provoquer des troubles politiques et sociaux au sein de différents groupes de cette population musulmane. Dans le passé, les pays occidentaux étaient soupçonnés de soutenir ces groupes radicaux et d’autres sur le territoire russe. Moscou est également préoccupée par la possibilité qu’une confrontation chiite et sunnite éclate sur son sol et que l’un de ces groupes reçoive le soutien de l’Iran. Il ne veut pas devenir un champ de bataille dans la lutte entre les différentes religions. Dans le même temps, la Russie ne veut pas ruiner ses relations avec les États-Unis.

Le deuxième domaine d’intérêt se concentre sur les domaines que la Russie considère comme faisant partie de sa sphère d’influence, tels que les pays post-soviétiques comme l’Azerbaïdjan, le Turkménistan, l’Arménie et d’autres pays de la région où Moscou est très populaire, en particulier parmi certains politiciens et les élites économiques. Ces élites croient que la Russie peut les aider à combattre l’influence de l’islam politique radical. Dans le même temps, ces pays ont traditionnellement des liens étroits avec l’Iran. En raison de cette intersection de liens historiques, diplomatiques et économiques, la région est une zone d’intérêt mutuel pour les Russes et les Iraniens. La coopération entre les deux pays se concentre principalement autour des régions du Caucase, de la Caspienne et de l’Asie centrale. La Russie a un projet à long terme, connu sous le nom de partenariat pour la grande Eurasie, et l’Iran participe au projet.

Le troisième domaine d’intérêt est lié au chevauchement des préoccupations humanitaires et économiques qui affectent à la fois la Russie et l’Iran. Ces préoccupations sont ancrées dans l’histoire des relations mutuelles depuis l’époque des empires russe et perse. Aujourd’hui, les deux pays tentent de compenser leurs échecs en poursuivant des politiques qui promeuvent leurs civilisations propres et uniques. Dans cette situation, le domaine humanitaire est l’un des domaines stratégiques permettant de poursuivre des objectifs à long terme. Il convient de noter que les projets éducatifs et culturels russo-iraniens ont doublé depuis que l’administration Trump a annoncé sa stratégie pour l’Iran. Alors que les États-Unis se sont concentrés sur « la mise à genoux de l’Iran », la Russie s’est concentrée sur l’avenir. Les liens économiques entre ces deux pays se sont renforcés ces dernières années,

Espérons que la Russie et l’Iran maintiendront une relation positive malgré leurs différences et leurs difficultés passées. Par exemple, en 2016, les forces russes ont été expulsées d’une base militaire en Iran qu’elle avait utilisée pour mener des opérations militaires en Syrie. Le changement stratégique s’est produit après que les Iraniens se sont disputés pour savoir si les forces étrangères devaient être autorisées à utiliser une base militaire iranienne. En outre, les deux pays ont eu des différends sur le sort de la Syrie. Malgré ces problèmes, la Russie entretient des relations positives avec l’Iran, ce qu’elle a confirmé lors d’une réunion du 25 juin entre les conseillers à la sécurité nationale John Bolton, Meir Ben-Shabbat et Nikolaï Patrouchev. Au cours de la réunion, Patrouchev, le secrétaire du Conseil de sécurité russe, a déclaré que la Russie continuerait de tenir compte des intérêts de l’Iran au Moyen-Orient, car il reste « l’allié et le partenaire » de choix en Syrie. Les deux pays se concentrent sur la prévention d’une nouvelle déstabilisation dans la région, a-t-il déclaré.

En conclusion, la Russie veut conserver sa position d’acteur géopolitique et influencer le monde musulman, mais elle ne veut pas s’impliquer dans les conflits associés à ce monde. Ainsi, bien que les dirigeants de Moscou aient des préoccupations valables au sujet du Moyen-Orient, ils continuent de voir les avantages du maintien de partenariats stratégiques avec divers pays de la région. C’est à travers ces partenariats qu’ils espèrent mesurer combien l’administration Trump est prête à payer pour atteindre ses objectifs.

Nadya Glebova est membre de l’Institut d’études orientales de l’Académie russe des sciences, chercheuse dans la région MENA.

Image: Reuters

 
 

Des millions de Français ont protesté contre la réforme des retraites. Ministère des Finances a proposé des négociations

les communistes russes parlent de nos manifestations, mais maîtrisent mal l’orthographe de nos dirigeants de seconde zone…Chez nous on maitrise l’orthographe de « Poutine », mais on ne parle jamais des luttes en Russie. (note de Danielle Bleitrach)

10 janvier 2020 16:30
Des millions de Français ont protesté contre la réforme des retraites.  Ministère des Finances a proposé des négociations

Photo: Lafargue Raphael / ABACA

Environ 1,7 million de personnes ont participé à des manifestations contre la réforme des retraites, qui ont eu lieu dans 90 villes de France. Cela a été dit dans le plus grand syndicat français « Confédération générale du travail » (CGT), rapporte TASS

«Il s’agit d’une grève historique. Le nombre de manifestants s’est avéré encore plus important que ce qui avait été noté le premier jour de la grève (1,5 million de personnes – environ Ed) », a déclaré la CGT dans un communiqué. Le syndicat a appelé ses partisans à poursuivre la mobilisation du 10, puis du 11 janvier. « Samedi sera l’occasion d’élargir notre mouvement, en attirant tous ceux qui nous soutiennent », ont-ils déclaré.Selon le ministère français de l’Intérieur, 452 000 personnes ont participé à des manifestations à travers le pays, dont 56 000 manifestants ont été dénombrés par le ministère parisien.

En France, jeudi était le 36e jour de protestation contre la réforme des retraites proposée par le gouvernement. Des milliers de manifestations et processions ont lieu ce jour à Toulouse, Marseille, Bordeaux et Lyon. Au total, plus de 200 manifestations et, en général, au moins 400 sortes de manifestations différentes auront eu lieu. Pour cette raison, la plupart des modes de transport ne fonctionnaient pas. Ce jour-là, le record de la grève des cheminots de 1986, considérée comme la plus longue, a été battu.

Une série de grèves contre la réforme des retraites a débuté en France à l’initiative des syndicats le 5 décembre. La grande majorité des manifestants sont des salariés de la Société nationale des chemins de fer français et de la régie des transports autonomes de Paris. L’une des principales raisons de leur mécontentement est la décision des autorités de supprimer les tarifs spéciaux de pension pour des dizaines de catégories de citoyens, ainsi que l’intention de porter à 64 ans l’âge auquel la pension est versée en totalité. Les syndicats ont annoncé leur intention de faire grève jusqu’à ce que le gouvernement français abandonne la réforme sous sa forme actuelle.

Le 5 janvier, le ministre français de l’Économie et des Finances, Bruno Le Mer, a appelé les grévistes opposés à la réforme des retraites à trouver un compromis dans les négociations avec le gouvernement.

Le Mer a souligné que « le moment est venu de trouver un compromis ». Selon lui, le Premier ministre français Eduard Philippe « a répondu à l’inquiétude » exprimée par les syndicats sur un certain nombre de principes proposés par les autorités du projet.

«La réforme que nous proposons est juste: elle bénéficiera aux mères célibataires, aux agriculteurs et aux hommes d’affaires», a déclaré le ministre.

 

Nos amis russes adressent aux grévistes français leur soutien

amis communistes russes

La photo est prise devant l’ambassade de France à Moscou. Ils  sont plusieurs à se relayer! Tatiana a envoyé 17 photos, où l’on voit entre autre l’intervention des vigiles, de la police, des journalistes, et les autres camarades qui se succèdent  dans un piquet devant l’ambassade de France. (note de Marianne)
Donc l’action des camarades russes du syndicat des transports et du KPRF (parti communiste de la fédération de Russie) est une vraie solidarité, des militants russes se succèdent pendant plusieurs heures devant l’ambassade de France et reçoivent des coups de la police pour dire leur soutien à la France contre Macron.

si cette photo vous plaît diffusez là, mais s’il vous plait ne faites pas comme certains qui n’en citent pas l’origine parce que c’est par ce blog histoire et societe et en particulier grâce au travail de contact de Marianne que ces photos nous sont envoyées. Les communistes russes ont découvert  qu’ils ont des amis en France et ils accomplissent cet acte de solidarité fantastique … 

Tatiana, les communistes de Moscou se souviennent aussi des rencontres de Vénissieux où ils ont pu prendre contact avec Laurent Brun, le responsable de la CGT SNCF qui alors, en octobre 2019) avait adressé un message de solidarité aux hôtesses de l’air en lutte et à d’autres . ils nous renvoient la solidarité. Nous avons été une pognée au sein du PC à développer cet internationalisme.

Si les directions du PCF, en particulier l’invraisemblable secteur international avec Pierre Laurent qui depuis des années méprise les partis  communistes pour suivre un Tsipras et pour cautinner toutes les bonnes oeuvres de l’OTAN et  continue son  travail de sape avec l’Humanité, donc si la direction du PCF faisait le centième en matière de relations internationales de ce que nous tentons d’accomplir ici au lieu de jouer aux donneurs de leçon incultes et pédants, les contacts seraient bien différents parce les communistes du monde entier sont prêts à des relations fraternelles et la France de 1789 , celle de la Commune de paris est toujours présente dans leur coeur..  (note de Danielle Bleitrach).

 

 

Trump aurait pu sauver l’URSS, mais il a commencé à se transformer en Hitler, par Anton Krylov

Voici le texte le plus pertinent et impertinent qui se se puisse imaginer, sur un ton à la Mark Twain pour parler de ce que fut l’URSS, de la part d’un Russe alors que la plupart des Russes pensent qu’on ne les reprendra pas à sauver le monde vu l’ingratitude… cela dit, la conclusion est  inquiétante vu ce qu’est le président des Français? même si les Allemands ont annoncé commencer à se retirer d’Irak. « Maintenant, l’alternative est extrêmement simple: soit la Russie, l’Union européenne et la Chine oublieront d’urgence leurs contradictions et s’uniront pour tenter d’empêcher pacifiquement les États-Unis de passer de leur statut de gendarme mondial à celui de terroriste néo-fasciste mondial, ou il faudra s’unir plus tard et dans des conditions de départ beaucoup plus difficiles. Comme ce fut le cas en 1941 après l’attaque allemande contre l’URSS ». Merci Marianne pour cette brillante traduction (note de Danielle Bleitrach).

6 janvier 2020

Le président des États-Unis, Donald Trump.

https://vz.ru/opinions/2020/1/6/1016981.html

Фото: Tom Bremer/Reuters

Donald Trump, bien sûr, a apporté beaucoup de nouveauté à la politique internationale. Et sa déclaration sur la volonté de retirer des troupes d’Irak uniquement en cas de paiement pour la construction de la base aérienne US ouvre de nombreuses opportunités pour tous les pays qui ont été forcés de quitter l’un ou l’autre territoire au cours des dernières décennies.

Nous ne remonterons pas très loin, par exemple aux années où les systèmes coloniaux de la Grande-Bretagne, de la France et d’autres pays européens, qui avaient investi des fonds très sérieux dans l’infrastructure de leurs colonies, se sont effondrés. Prenons plutôt la chute de l’URSS et le démantèlement de l’Organisation du Pacte de Varsovie, le bloc militaire soviétique opposé à l’OTAN.

 

Moscou avait construit de nombreuses bases militaires diverses en Europe de l’Est et dans les républiques de l’ex-URSS. Bien sûr, elle n’a reçu aucune compensation pour ces objets de qui que ce soit : la République fédérale d’Allemagne n’a sponsorisé que le retrait des troupes de la RDA, et encore pas complètement.

De plus, certaines des anciennes républiques soviétiques, principalement celles de la Baltique, ont tenté d’exiger une sorte de «compensation pour l’occupation» de la Russie, ne recevant en réponse bien entendu que les oreilles de l’âne mort.

 

Contrairement aux États-Unis, qui n’ont construit qu’une base militaire en Irak et ont activement pompé le pétrole irakien, la Russie n’a pas seulement investi dans l’infrastructure militaire des anciennes républiques soviétiques. Énergie, métallurgie lourde, construction de routes, villes construites et restaurées et bien plus encore… il est difficile de chiffrer le montant exact, mais il est clair qu’il ne s’agit pas de milliards, mais de trillions de dollars, sinon de dizaines de trillions.

 

Par conséquent, bien sûr, il est très regrettable qu’un politicien avec les idées de Donald Trump sur la justice ne se soit pas trouvé à la tête de l’URSS ou de la Russie lors de l’effondrement du pays.

 

« Voulez-vous que nous vous accordions l’indépendance? » Bien sûr, ce n’est pas un problème, il suffit de payer, s’il vous plaît … « – et là suit une liste des installations construites durant toutes les années d’existence dans l’Empire russe et l’URSS.

 

«Quoi, vos citoyens ont également participé à la construction? Eh bien, nous vous accorderons un rabais en pourcentage de votre contribution au PIB total de l’URSS l’an dernier. »

 

Bien sûr, l’Ukraine aurait obtenu le plus gros rabais. Mais le chèque à payer pour Kiev aurait également été le plus gros: les centrales nucléaires, les géants industriels du Donbass, les usines de Dniepropetrovsk, les ports de la mer Noire… auraient difficilement pu être remboursés, même s’ils avaient donné la Crimée tout de suite. Ils se seraient peut-être demandé, mais une telle indépendance est-elle vraiment nécessaire?

 

Les pays d’Europe de l’Est, eux aussi, auraient dû évidemment compenser le coût de tous les objets laissés par les troupes soviétiques.

 

L’occupation? Vous plaisantez, voici les décisions officielles de vos parlements, et d’ailleurs nous pourrions vous sanctionner pour diffamation!

 

En général, le monde serait complètement différent si un double de Donald Trump dans ces années avait été le président de l’URSS. Très probablement, aucun effondrement du pays ne se serait produit et les relations avec les États-Unis se seraient arrangées, nous épargnant une honteuse reddition, comme cela s’est produit dans l’histoire réelle.

 

Cependant, laissons les romans sur le thème «Donald Trump – Président de la Grande Union soviétique» aux auteurs de science-fiction de second niveau.

 

Si nous analysons sérieusement la déclaration sensationnelle du président américain, l’offre faite à l’Iraq de payer pour l’occupation perd tout son éclat dans le contexte d’une volonté exprimée clairement et sans équivoque de bombarder les biens culturels iraniens.

 

Ici, bien sûr, il est difficile d’ajouter quelque chose à la déclaration du ministre iranien des Affaires étrangères Azari-Jahromi: «Comme ISIS **, comme Hitler, comme Gengis Khan! Ils détestaient tous la culture. Trump est un terroriste en costume. »

 

Certes, je me souviens qu’Hitler n’a pas spécifiquement menacé les autres pays de destruction ciblée de sites culturels, et Daech et les talibans ont fait exploser des monuments préislamiques non par ordre de priorité, mais après avoir obtenu des succès militaires plus traditionnels.

 

Bien entendu, cette déclaration du président américain a provoqué l’indignation non seulement en Iran, mais aussi en Occident. Même la fille de Terry Anderson, un journaliste américain qui a passé six ans en captivité au Liban avec le Hezbollah pro-iranien, a fermement condamné la déclaration de Trump et a demandé aux anciens otages s’ils souhaitaient que leurs noms soient associés à des attaques contre des cibles civiles.

 

Cependant il est peu probable que la plupart des Américains soient horrifiés par la déclaration de Trump. Permettez-moi de vous rappeler que, selon les sondages d’opinion, plus de 60% des Américains soutiennent une frappe nucléaire contre l’Iran.

 

C’est difficile à réaliser, mais c’est un fait : la plupart des citoyens américains sont prêts à ce que des dizaines de millions d’Iraniens pacifiques meurent et que les habitants des pays voisins souffrent des effets du bombardement atomique. Et cela malgré le fait que l’Iran ne peut pas faire beaucoup de mal à la majorité des Américains et frapper les États-Unis : il n’a ni missiles ni bombardiers pour cela.

 

Trump n’est donc pas du tout un fasciste solitaire et fou, ni un taliban parvenu accidentellement à la tête d’une superpuissance. Il est chair de la chair de ses électeurs. La plupart des Américains sont également tout à fait prêts à détruire les valeurs culturelles iraniennes et les Iraniens eux-mêmes, juste pour s’assurer que l’Iran à l’avenir ne devienne pas une menace pour les États-Unis.

 

Par conséquent, la «nouvelle sincérité» de Trump ne peut qu’être saluée, contrairement au contenu de son discours. Plus les politiciens américains déclarent franchement et honnêtement qu’ils sont prêts à tuer des citoyens étrangers, à détruire les valeurs historiques et culturelles et à commettre d’autres crimes contre l’humanité, plus il est probable que les pays qui se considèrent comme des alliés de ce pays ouvriront enfin les yeux et comprendront que pour faire un petit tour sale à la Russie ou à un autre pays, il n’est pas nécessaire de se ranger du côté des principaux cannibales de la planète.

 

Et, probablement, de nombreux pays seraient maintenant prêts à faire quelque chose et à payer des scientifiques pour envoyer dans le passé un homme qui aurait pu empêcher l’effondrement de l’URSS : en effet, seule l’Union soviétique, avec toutes ses manières désagréables et semblable à la manie américaine d’interférer dans les affaires d’autres pays, était capable de maintenir autant que faire se peut les États-Unis dans le cadre relatif de la décence.

 

Maintenant, l’alternative est extrêmement simple: soit la Russie, l’Union européenne et la Chine oublieront d’urgence leurs contradictions et s’uniront pour tenter d’empêcher pacifiquement les États-Unis de passer de leur statut de gendarme mondial à celui de terroriste néo-fasciste mondial, ou il faudra s’unir plus tard et dans des conditions de départ beaucoup plus difficiles. Comme ce fut le cas en 1941 après l’attaque allemande contre l’URSS.

 

* Organisation à l’égard de laquelle le tribunal a adopté une décision définitive sur la liquidation ou l’interdiction d’activités pour les motifs prévus par la loi fédérale sur la lutte contre les activités extrémistes