RSS

Archives de Catégorie: Russie

Robert Fisk : le chef de la clinique de Douma nie la réalité d’une attaque au gaz

Robert Fisk : le chef de la clinique de Douma nie la réalité d’une attaque au gaz

Robert Fisk : le chef de la clinique de Douma nie la réalité d’une attaque au gaz

ATTENTION : article exclusif et indispensable. Robert Fisk (The Independent) a pu visiter l’hôpital de Douma, au centre d’une crise mondiale. Sa conclusion : personne n’a vu d’attaque au gaz chimique à Douma !


C’est l’histoire d’une ville appelée Douma, un lieu ravagé et puant d’immeubles détruits – et d’une clinique souterraine dont les images de souffrance ont permis à trois des nations les plus puissantes du monde occidental de bombarder la Syrie la semaine dernière. Il y a même un gentil docteur en blouse verte qui, quand je l’accoste dans la même clinique, me dit gaiement que la vidéo “gaz” qui a horrifié le monde – malgré tous les sceptiques – est parfaitement authentique.

Les histoires de guerre, cependant, ont l’habitude de devenir plus sombres. Le même médecin syrien âgé de 58 ans ajoute une chose profondément surprenante : les victimes, dit-il, n’ont pas été tués par le gaz, mais par un manque d’oxygène dans les tunnels et les sous-sols où ils étaient réfugiés, de gros bombardements ayant provoqué une tempête de poussière.

Puisque le Dr Assim Rahaibanim m’annonce cette conclusion extraordinaire, il vaut la peine de faire remarquer que de son propre aveu, il n’est pas un témoin oculaire lui-même de la scène et, comme il parle bien anglais, il qualifie deux fois de « terroristes » – le mot du régime pour ses ennemis, et terme utilisé par beaucoup de gens en Syrie – les combattants djihadistes de Jaish el-Islam [l’Armée de l’Islam] à Douma. Ai-je bien entendu ? Quelle version des événements devons-nous croire ?

Par malchance aussi, les médecins qui étaient de service ce soir-là, le 7 avril, étaient tous à Damas pour témoigner dans l’enquête sur les armes chimiques qui tentera de donner une réponse définitive à cette question dans les semaines à venir.

La France, quant à elle, a déclaré avoir des « preuves » d’utilisation d’armes chimiques, et les médias américains ont cité des sources affirmant que des analyses d’urine et de sang le démontraient également. L’OMS a déclaré que ses partenaires sur le terrain traitaient 500 patients « présentant des signes et des symptômes compatibles avec l’exposition à des produits chimiques toxiques ».

Des personnes mortes par hypoxie (perte d’oxygène) et non victimes de gaz chimique

En même temps, les inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) sont actuellement empêchés de venir eux-mêmes sur le site de la prétendue attaque gazière, ostensiblement parce qu’ils n’ont pas les bons permis de l’ONU.

Avant d’aller plus loin, les lecteurs doivent savoir que ce n’est pas la seule histoire qui court à Douma. Il y a beaucoup de gens à qui j’ai parlé au milieu des ruines de la ville qui ont dit qu’ils n’avaient « jamais cru » aux histoires sur le gaz – généralement racontées, selon eux, par les groupes islamistes armés. Ces djihadistes survécurent au déluge des bombardements en vivant dans les maisons des autres et dans de vastes et larges tunnels creusés à même la roche par des prisonniers avec des pioches à trois niveaux sous la ville. J’ai parcouru trois d’entre eux hier, de vastes couloirs de roche qui contenaient encore des rockets russes – oui, russes – et des voitures incendiées.

Donc, l’histoire de Douma n’est pas seulement une histoire de gaz – ou d’absence de gaz, selon le cas. Il s’agit de milliers de personnes qui n’ont pas opté pour l’évacuation de Douma dans des bus emmenant la semaine dernière, les hommes armés avec lesquels ils ont dû vivre comme des troglodytes pendant des mois pour survivre. J’ai traversé cette ville assez librement hier sans soldat, policier ou gardien collés à mes pas, juste deux amis syriens, une caméra et un carnet de notes. Il m’arrivait parfois de grimper sur des remparts de 6 mètres de haut, montant ou descendant, sur des parois presque à pic. Heureux de voir des étrangers parmi eux, plus heureux encore que le siège soit enfin terminé, ils sourient, du moins ceux dont on peut voir les visages, bien sûr, parce qu’un nombre surprenant de femmes de Douma portent un hijab noir intégral.

J’ai d’abord été conduit à Douma dans le cadre d’un convoi de journalistes sous escorte. Mais lorsqu’un général ennuyeux annonça devant un HLM détruit qu’il n’avait « aucune information » – l’excuse favorite de la bureaucratie arabe – je me suis simplement éloigné. Plusieurs autres journalistes, principalement syriens, ont fait pareil. De même qu’un groupe de journalistes russes – tous en tenue militaire.

Le Dr Rahaibani se trouvait à quelques pas d’ici. Passé la porte de sa clinique souterraine – “Point 200”, comme on l’appelle, dans la géologie bizarre de cette ville en partie souterraine – je descendis par un couloir là où il me montra son humble hôpital et les quelques lits où une petite fille pleurait tandis que les infirmières soignaient une coupure au-dessus de son œil.

« J’étais avec ma famille dans le sous-sol de ma maison à trois cents mètres d’ici cette nuit-là, mais tous les médecins savent ce qui s’est passé. Il y avait beaucoup de bombardements nocturnes [par les forces gouvernementales] et les avions passaient toujours au-dessus de Douma la nuit durant – mais cette nuit-là, il y avait du vent et d’énormes nuages ​​de poussière ont commencé à entrer dans les sous-sols et les caves. Les gens ont commencé à arriver ici souffrant d’hypoxie, de manque d’oxygène. Puis quelqu’un à la porte, un “Casque blanc”, a crié : « Gaz ! » La panique a commencé. Les gens ont commencé à s’asperger d’eau. Oui, la vidéo a été filmée ici, c’est vrai, mais ce que vous voyez, ce sont des gens souffrant d’hypoxie – pas d’intoxication au gaz. »

Bizarrement, après avoir bavardé avec plus de vingt personnes, je n’ai pas pu en trouver une qui citait Douma comme cause des attaques aériennes occidentales. Deux m’ont dit qu’ils ne voyaient pas le rapport.

Mais c’était un monde étrange dans lequel je suis entré. Deux hommes, Hussam et Nazir Abu Aishe, ont dit qu’ils ignoraient combien de personnes avaient été tuées à Douma, bien que le dernier ait admis avoir un cousin « exécuté par Jaish el-Islam  » pour avoir été « un proche du régime ». Ils ont haussé les épaules quand je les ai interrogé sur les 43 personnes qui seraient mortes lors l’infâme attaque de Douma.

Les Casques blancs partis avec les combattants de Jaish el-Islam

Les Casques blancs – les premiers intervenants médicaux déjà légendaires en Occident, mais avec quelques zones d’ombre dans leur histoire – ont joué un rôle bien connu pendant les batailles. Ils sont en partie financés par le Foreign Office et la plupart de leurs bureaux locaux sont occupés par des hommes de Douma. J’ai trouvé leurs bureaux détruits non loin de la clinique du Dr Rahaibani. Un masque à gaz avec un verre de vision brisé avait été laissé à l’extérieur d’un conteneur de nourriture  et une pile d’uniformes de camouflage militaire sales se trouvait à l’intérieur d’une pièce. Dissimulé, me suis-je demandé ? J’en doute. L’endroit était rempli de capsules, de matériel médical cassé et de dossiers, de literie et de matelas.

Bien sûr, nous devrions écouter leur version de l’histoire, mais cela n’arrivera pas ici : une femme nous a dit que tous les membres des Casques blancs de Douma avaient abandonné leur quartier général principal une fois le cessez-le-feu final conclu et choisi de prendre les bus affrétés par le gouvernement et protégés par la Russie jusqu’à province rebelle d’Idlib avec les groupes armés.

Il y avait des boutiques de nourriture ouvertes, une patrouille de policiers militaires russes – une option supplémentaire pour chaque cessez-le-feu syrien – et personne qui n’ait pris d’assaut la prison islamiste interdite près de la place des Martyrs où des victimes étaient censées avoir été décapitées dans les sous-sols. L’effectif de la police civile syrienne du ministère de l’Intérieur – qui porte étrangement des vêtements militaires – est surveillé par les Russes qui peuvent eux-mêmes être surveillés ou non par les civils. Là encore, mes questions très sérieuses sur l’attaque au gaz ont été reçues avec une perplexité qui semblait non feinte.

La vérité des habitants de Douma

Comment des réfugiés de Douma arrivés dans des camps en Turquie pouvaient-ils décrire une attaque au gaz que personne aujourd’hui à Douma ne semblait se rappeler ? Il m’est apparu, après avoir marché pendant plus d’un kilomètre et demi dans ces tunnels pour misérables prisonniers, que les citoyens de Douma avaient vécu si isolés les uns des autres pendant si longtemps que les « informations » telles que nous les envisageons ne signifiaient rien pour eux. La Syrie n’a rien d’une démocratie jeffersonienne – comme je le dis cyniquement à mes collègues arabes. C’est effectivement une dictature impitoyable. Mais elle ne peut pas empêcher ces gens, heureux de voir des étrangers parmi eux, de réagir en livrant leur vérité. Or qu’est-ce qu’ils me disaient ?

Ils ont parlé des islamistes sous le joug desquels ils avaient vécu. Ils ont parlé de la façon dont les groupes armés avaient volé des maisons civiles pour échapper au gouvernement syrien et aux bombardements russes. Ceux de Jaish el-Islam avaient brûlé leurs bureaux avant leur départ, mais les bâtiments massifs à l’intérieur des zones de sécurité qu’ils avaient créées avaient presque tous été détruits par des frappes aériennes. Un colonel syrien que j’ai rencontré derrière l’un de ces bâtiments m’a demandé si je voulais voir à quel point les tunnels étaient profonds. Je me suis arrêté au bout d’un kilomètre de marche quand il m’a fait remarquer de façon énigmatique que « ce tunnel pourrait bien mener jusqu’en Grande-Bretagne ». Ah oui, je me souvenais de Mme May, dont les frappes aériennes avaient été si intimement liées à ce lieu de tunnels et de poussière. Et de gaz ?

=> Source : Robert Fisk, The Independent (traduction, titre et intertitre : Pierrick Tillet) – Photo : Robert Fisk, correspondant de The Independent, dans l’un de tunnels creusés sous Douma par les prisonniers des rebelles syriens (photo : Yara Ismail)

Publicités
 
1 commentaire

Publié par le avril 18, 2018 dans Asie, Etats-Unis, Europe, GUERRE et PAIX, Russie

 

POurquoi je suis convaincue que le pretexte des armes chimiques est une invention et le rôle du PCF

Résultat de recherche d'images pour "Macron chef de guerre"

Pourquoi non seulement je suis convaincue qu’il y a mensonge mais pourquoi j’estime que le rôle du PCF était de dénoncer l’opération sans y donner caution en appuyant des affirmations sans preuve menée par des récidivistes. Cela fait partie de la nécessaire présence de ce parti sur la scène nationale et internationale. C’est une contribution aux débats du congrès du PCF. Les chantiers qui nous sont proposés laissant peu de place aux questions internationales.

1) Il y a bien sûr tous les précédents par lesquels sans ciller on nous a vendu des expéditions catastrophiques et les éternel soutiens « à gauche », depuis la fin de l’URSS, la Yougoslavie et sa purification ethnique bidon, L’Irak, les faux bébés en couveuses débranchés au koweit par Saddam Hussein et ses armes de destruction massive avancées à l’ONU par un Colin Powell à la limite du ridicule, le massacre presumé des rebelles de Bengazi par Khaddafi pour ne citer que les plus grossiers.  Ils ont donné lieu en France à des campagnes médiatiques dans lesquelles on retrouve les mêmes qui viennt en appui de ces mensonges éhontés.Il y a certes les BHL, tous ceux qui sont passés du col mao au rotary club, les soixante huitards anti-communistes comme Cohn Bendit, les libéraux libertaires et tout une petite troupe de trotskistes que l’on sort au bon moment quand il s’agit de déconsidérer une lutte ou de mener un combat résolu contre des « tyrans » désignés par la CIA, Cela va de Besancenot à Eddy Plenel en passant par l’inénarable clémentine Autain. Tout une petite troupe que l’on peut qualifier « d’anti-totalitaires », un faux concept qui permet de créer l’amalgame entre URSS et Allemagne-nazi, typiquement française et surgie dans le sillage de Mitterrand surveillé par la CIA., pour cause de ministre communistes.ON les a vus y compris dénoncer Fidel castro et se rassembler aux camps Elysées sous la direction de Robert Ménard et fabius Il est évident qu’aujourd’hui il existe une porosité trés grande entre le PCF et ces gens là. Ce sont les éternels nostalgiques de la gauche plurielle et cette porosité est totale dès qu’il s’agit de questions internationales et ce pour faire face aux échéances électorales en France. Ils ne manquent pas à l’appel dans les attaques chimiques présumées en Syrie.

2) mais il y a surtout le contexte européen:  L’UE ce n’est pas l’Europe et la collaboration des nations souveraines garantie de paix, c’est un montage très contraignant au profit des monopoles financiarisés et une institution anti-démocratique. L’UE drape sa politique d’austérité, belliciste, son soutien de fait y compris à des régimes fascistes comme en Ukraine pour en finir avec les communistes, sous une vocation humanitaire censée être d’essence européene. Pour un continent colonisateur, d’où a surgi deux guerres mondiales, le nazisme, c’est revendiquer une vertu un tantinet usurpée. Désormais la lutte serait contre le communisme mais  aussi cintre toute tentative d’un monde multipolaire, les réfractaires à la férule occidentale devenant des « tyrans ». L’UE c’est aussi et d’abord l’OTAN c’est-à-dire très officiellement l’hostilité face à la Russie auquel on applique les tactiques médiatiques bien connues de l’invention du « nouvel Hitler » y compris en utilisant Staline et en inventant une pseudo identité entre l’URSS et l’Allemagne nazie dont il serait l’héritier. Pour cela, on cautionne la célébration des anciens collaborateurs nazis alors que l’on dénonce les communistes dans les pays baltes comme en Pologne. C’est peu dire que le PCF laisse faire et jamais n’aide, ni sa direction , ni l’humanité les communistes pourchassés. le PCF a renoncé à tous liens avec les partis communistes au niveau international au profit de partis de gauche totalement intégrés à une vision européenne qui elle aussi repose sur le libéralisme libertaire, comme on le voit avec Tsipras, ils ne récusent en rien cette UE, en fait il n’y a plus de stratégie du PCF face à l’UE, une absence de contenu au profit des « alliances ».

3) La situation est d’autant plus tendue que cette Europe vassalisée aux Etats unis est entrée en crise.La mise en conccurrence des travailleurs, l’austérité, le démentélement des services publics est détourné sur la question des migrants. Une migration largement  provoquée par le bellicisme de l’OTAN autant que par les politiques néolibérales et la mise en concurrence des travailleurs est utilisée à plein sur des bases ethniques et pas de classe, là encore le manque du PCF se fait cruellement sentir. Le terrorisme est une réalité qui frappe en priorité les pays musulmans et que, comme le prouve cette expédition, les puissances impérialistes favorisent.Cette politique « anti-totalitaire » et qui invente des nouveaux Hitler ou Staline au choix sur toute la planète, là où les Etats-Unis souhaitent intervenir et qui se pare du « droit d’ingérence » pour cause « humanitaire » supposée caractérise la social démocratie mais signifie également l’adhésion à la politique néo-libérale, à la seule austérité comme réponse à la crise suscitée par les appétits et les concurrences monopolistes. Au plan international on justifie la soif de pillage des multinationales, et au plan intérieur la destruction des services publics, des dépenses d’armement, et la pression sur l’emploi et les salaires comme la « modernité », « les réformes nécessaires ». Le PCF pris dans sa politique d’union mais aussi dans sa porosité à cette gauche libérale libertaire, soixante huitarde déserte bien des combats au nom de l’union électorale. Pire encore les secrétaires à partir de Robert Hue détruisent l’organisation du parti, le calquent sur la social démocratie au lieu de renforcer de la base au sommet ses capacités de résistance.

4)Le choix de melenchon pour devenir l’image du parti aux yeux des masses est une fuite en avant par rapport aux conséquences de cette politique qui aboutit au score désastreux de Marie Georges Buffet . Melenchon est à la fois le pur produit de MItterrand, un des nombreux trotskistes (lambertiste donc ennemi du NPA) infiltré dans le pS mais à qui MItterrand a fait faire leur conversion, et quelqu’un qui connait bien l’Amérique latine, ce qui n’est pas on le verra sans importance. Malgré les conclusions qui étaient celle de Georges Marchais à partir de l’élection de Mitterrand au lieu de revenir sur la Congrès de Martigue, de prendre la mesure des changements intervenus dans le monde et du rôle de l’UE dans l’intégration syndicale au patronat, le parti choisit par deux fois et dans l’absurdité la plus totale la seconde fois de s’effacer derrière Melenchon, la seule alternative étant l’union de la gauche derrière le PS, pro-européen, pro-atlantiste y compris pour les frondeurs de Hamon. Un groupe communiste est sauvé tant à l’Assemblée qu’au Sénat à cause des combats (en particulier contre la loi travail) des élus communistes.
Un Congrès s’impose, il y a des aspects positifs dans le choix de le mener dans les luttes et dans le débat ouvert, mais se profile déjà les européennes et les manoeuvres de la direction pour une liste d’union sans prendre en compte la nature des changements intervenus.

5) L’quipe qui a été élue avec macron est le fruit d’un complot, il a utilisé à plein le dispositif créé par Mitterrand autour du FN pour dynamiter la droite, mais il nait après avoir dynamité le PS selon une logique « strausskhanienne » d’une bande d’énarques liés aux secteurs financiers et aux Etats-Unis. Il dispose de l’aide des médias eux-mêmes dominés par des groupes financiers ou des marchands d’armes, les mêmes comme les sociétés d’assurance type Axa ne mettent pas tous leurs oeufs dans le même panier, on joue Fillon et macron et des deux on attend la privatisation de tout le secteur public et de la pratection sociale. Il y avait jusqu’à ce jour la conviction que seul un parti pouvait gagner les élections présidentielles, il est clait que le capital conscient de l’usure du système a choisi « le mouvement’ beaucoup plus aidsé à manier, moins démocratique, plus intégrable à l’architecture anti-nationale de l’Europe et articulé sur les régions. Tout ce qui a été mis en place à la libération en particulier par les ministres communistes, l’effacement du parti est la divine surprise et il faut poursuivre, utiliser Les insoumis de melenchon pour achever la manoeuvre. Il reste la CGT, c’est ce qu’il faut abattre en priorité. je conseille la vision d’un documentaire intitulé « le dynamiteur » qui passe le soir sur LCI pour mesurer ce dont cette équipe est capable en matière de mensonge ehonté, Macron en tête qui arrive à leurrer François hollande lui même. Ce sont ces gens là qui viennent nous jurer sans état d’âme qu’il y avait bien des armes chimiques. Qui peut les croire eux et Trump?

6)Tout le monde se rend bien compte que Bachar el Assad n’avait aucun intérêt alors qu’il avait remporté la victoire à utiliser des armes chimiques. En revanche dans le même temps nous avons eu droit à diverses tentatives pour que les Etats Unis et leurs vassaux France et Grande Bretagne ont essayé divers prétextes d’intervention pour prendre pied dans une zone d’où la victoire de Bachar el assad les écartait. Il y a eu le prétexte kurde rapidement écarté et sacrifié pour ne pas soutenir des gens « ingérables » et pour ne pas mécontenter la Turquie membre de l’OTAN. Il y a eu l’espion russo-britannique qui est apparu peu crédible et maintenant l’utilisation chimique. le véritable problème est de se réintroduire dans les négociations qui sont devenues régionales et où la Russie a réussi à faire négocier ensemble tous les acteurs y compris les turce et les iraniens. Donc il faut revenir et si on est trop déconsidéré on utilise l’ONU et le Conseil de sécurité. sur le terrain on utilise des pseudos rebelles « démocratiques » qui ne représentent qu’eux mêmes pour refuser toute négociation régionale et on aide de fait les rebelles d’Al qaida.

7)les Russes affirment que l’attaque est un scénario monté en particulier par les services secrets britanniques, vidéo comprise. Bon pourquoi les croire? Aucune raison, si ce n’est le passif de ceux qui sont intervenus sans mandat et le fait qu’ils soient intervenus alors que l’OIAC devait commencer son inspection officielle..Enfin on a tout lieu de penser que le prétexte des armes chimiques abondamment annoncé est un baroud d’honneur qui tente de sauver les meubles. ALors qu’elle a un côut humain, matériel et financier insupportable.

8) CHacun des protagonistes est encombré dans ses problèmes intérieurs. Macron en proie à un mécontentement génralisé, la résistance du service public. Théresa May dans un brexit qui dans le cadre de l’aggravation libérale n’apporte pas la solution. Quant à Trump, c’est pire et il tente de provoquer des conflits à l’extérieur.Dans le même temps monte un autre monde avec le rôle de la Chine, il y a le prétexte nord-coréen où on nous afabriqué depuis des années un pitre qui n’existe pas et une péninsule nord-coréenne qui n’est pas ce que l’on croit. la guerre commerciale lancée imprudemment avec la Chine est dénoncée par les marchés financiers et tourne au fiasco. Trump est empêtré dans des scandales et il est extraordinairement dangereux parce qu’il est prêt à n’importe quoi, au cours de cette crise il a plusieurs fois dans ses tweets délirants montré qu’il visait non seulement la Syrie mais surtout l’Iran et la Russie, alternant les menaces folles avec les propositions de fric. mais ce que l’on découvre c’est que macron qui probablement a joué un double jeu avec les russes ne vaut pas mieux en matière de délire narcissique et de mensonge éhonté pour sortir d’une crise intérieure.

9) Les trois flibvustiers avaient été écartés de la solution des problèmes au Moyen orient. et ils veulent imposer leur présence. Ils ne se font aucune illusion sur leur défaite mais ils veulent conserver la main dans la négociation de paix. Ceux qui ont monté cette opération iront seuls mais en s’assurant de l’adhésion d’autres gouvernements y compris au Conseil de sécurité. Il s’agit de passer oute le veto russe et la prudence chinoise. Il faut un sacré culot pour oser prétendre défendre le droit international en le violant et l’humanitaire flanqué du saoudien et d’Israêl. Pourant le choeur médiatique et tous le petit monde socialo-trostiko ne manque pas à l’appel.Pour cela il faut que les alliés arabes soient d’accord. D’où la visite du saoudien le 11 avril, qui contrôle ces groupes terroristes et adhère à la manoeuvre.avec le Maroc. Pour reprendre pied dans un Moyen orient dont la politique de Hollande-fabius après celle de Sarkozy avait exclu la France, il eut été possible au nouveau gouvernement de se retrouver le rôle traditionnel de la France y compris du temps de Chirac (1), mais il a choisi de suivre Trump. Cela dit assez ce qu’exige de lui les monopoles financiarisés qui l’ont porté au pouvoir et donc la nature de ce pouvoir que certains qualifient de bonapartiste, en oubliant que napoléon c’était pour les réactionnaires « Robespierre plus la grande armée », un despote « progressiste ».

10) ma dernière conviction qui emporte sans doute l’adhésion de melenchon qui connait aussi bien que moi l’Amérique latine est la position des Cubains. Tout le monde sait en Amérique latine que les Cubains ne mentent jamais, ce qu’ils disent est pour tout un continent parole d’or au plan international et la position cubaine est claire, elle dénonce l’atroce attaque des Etats UNis et de « certains » de ses alliés. Pour tous ceux qui connaissent les Cubains en Amérique latine et dans le monde, leur parole suffit. Les Cubains ont pris l’habitude d’avoir quelques coups d’avance par rapport à l’impérialisme et ils savent que cette opération en Syrie est un coup d’essai, qu’ils ne s’arrêteront pas là et visent l’Iran et même la Russie sans parler de la Chine. Ceux qui ont cette conviction acquise par l’expérience comme la Boolivie ont voté non au Conseil de sécrité. C’est pourquoi le parti communiste doit dénoncer les violations de l’ONU mais ne pas se limiter mlà et prendre acte sur l’avenir et ce qui ne manquera pas d’arriver.  A l’inverse des dirigeants du PCF, Mélenchon connait ce fait et se positionne donc d’une manière correcte, ce qui n’est pas le cas de son entourage.

11) C’est d’ailleurs ce qui motive mon choix du PCF. SI pour moi le PCF ne se limite ni à Robert hue, ni MGB, ni à Pierre laurent et si la confiance est grande en ses militants et ses élus, en revanche la France insoumise se limite à melenchon et ce qui l’entoure ne m’inspire aucune confiance. Et tous ceux qui se donnent pour objectif de détruire le pCF font la démonstration du camp dans lequel ils finiront par se ranger. C’est le fruit d’une expérience quelles que soient les errances des directions, mais le PCF est en grand danger, il faut qu’il reprenne pied non seulement dans les luttes il y est mais dans la réalité d’un monde en mouvement y compris au plan international. Pour cela il faut qu’il revoit ses alliances internationales. Il faut qu’il recrée organisations et direction, par seulement le secrétaire mais toutes les instances dirigeantes qui ne jouent plus leur rôle. La situation est grave dans les luttes mais elle l’est en matière de guerre et de paix, la menace qui pèse sur nous. Bref je mise sur le parti comme sur la nation, plutôt que sur l’UE tel qu’elle est et le mouvement. Et sur le communisme et son ancrage de classe, mais la paix est une dimension essentielle de la justice sociale.

Danielle Bleitrach

(1)On attribue légitrimement à Chirac une politique quasiment gaullienne, il ne faut pas oublier comment il transforme la force dissuassive nucléaire  française en force d’attaque impérialiste (disours de Brest)  dans le même temps où il crée une armée de métier. Aujourd’hui alors que les « écoligistes » font grand bruit contre le nucléaire civil, plus personne ne s’interroge sur le nucléaire militaire qui est pourtant passé de possibilité de défendre le territoire à des missiles et des bombes utilisant le territoire français et les porte avion, voir des frégates comme instrument d’une politique impérialistz.  ce qui est tout de même le cas dans l’opération à laquelle nous venons d’assister.Le 19 janvier 2006, le président français, Jacques Chirac a prononcé un discours à Landivisiau adressé aux forces aériennes et océaniques stratégiques françaises. Cette intervention, portait sur la doctrine nucléaire française. Il se cractèrise par le passage d’un nucléaire dissuasif, défendant le territoire français à un nucléaire défendant les « intérêts français » menacés par le « terrorisme ». C’est-à-dire un pas vers la doctrine Bush.Voici le passage qui a provoqué l’interprétation : « La dissuasion nucléaire, je l’avais souligné au lendemain des attentats du 11 septembre 2001, n’est pas destinée à dissuader des terroristes fanatiques. Pour autant, les dirigeants d’États qui auraient recours à des moyens terroristes contre nous, tout comme ceux qui envisageraient d’utiliser, d’une manière ou d’une autre, des armes de destruction massive, doivent comprendre qu’ils s’exposent à une réponse ferme et adaptée de notre part. Et cette réponse peut être conventionnelle. Elle peut aussi être d’une autre nature ». cette « réponse ferme et adaptée » ne s’applique pas uniquement à un État soutenant une action terroriste, mais aussi à un État envisageant d’utiliser des armes de destruction massive.  Jacques Chirac clarifie deux autres points : la France s’accorde le droit d’utiliser des armes nucléaires contre un État qui n’en est pas pourvu et, même dans ce contexte, elle s’autorise à frapper la première.Ce faisant, la France substitue à la distinction armes conventionnelles ou nucléaires, une nouvelles catégorisation : armes classiques ou de destruction massive. Celle-ci place sur le même plan les armes chimiques, bactériologiques et nucléaires. Dès lors, le feu nucléaire peut prévenir ou riposter à une attaque chimique ou bactériologique..En fait dès cette époque c’est l’Iran qui est visé, de deux solutions ou il s’agit d’une volonté d’exister en menaçant l’oran ou un rélignement sur le thème du terrorisme. Notez qu’avec sarkozy, puis Macron aujourd’hui, il y a encore eu une extension de cette doctrine qui privilégie un autre type de duissuasion nucléaire, porte avion, frégate, avions avec bombes à ogive, capable d’atteindre n’importe quel point dans le monde même s’il ne peut agir sur le territoire français. Il ne s’agit même plus des intérêts français menacés mais bien d’un rôle de gendarme menant officiellement la lutte contre le terrorisme, en fait l’encourageant en sous main, mais se présentant comme la verttu morale incarnée.

 

 

Ziouganov: Les Etats de la Nouvelle Entente se comportent dans le monde comme des bandits de grand chemin

https://kprf.ru/party-live/cknews/174807.html

RIA Novosti :La « Nouvelle Entente », les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France se comportent comme de véritables bandits, agissant comme des états terroristes, a déclaré le chef du Parti communiste Guennady Ziouganov, commentant les attaques de missiles samedi contre la Syrie.

D’après les matériaux de RIA Novosti

14-04-2018

 

Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont lancé des attaques sur des installations du gouvernement syrien samedi matin, qui, selon eux, sont utilisées pour fabriquer des armes chimiques. De 3.42 heures (heure de Moscou) à 5.10 heures (heure de Moscou), ils ont lancé contre la Syrie plus de 100 missiles, dont la plupart ont été abattus par la défense aérienne syrienne. Les forces russes n’étaient pas impliquées, mais elles surveillaient tous les lancements. Le président russe Vladimir Poutine a qualifié ces attaques d’agression contre un État souverain, alors que ni les experts militaires russes ni les résidents locaux n’ont confirmé le fait de l’attaque chimique, qui est utilisée comme prétexte à des frappes.

« Cette nuit a été effectué un raid crapuleux par l’Entente de trois Etats – Etats-Unis, Grande-Bretagne et France -, cette nouvelle Entente se comporte dans le monde comme des bandits de grand chemin. » Cependant une commission d’experts devait commencer aujourd’hui ses travaux afin d’enquêter s’il y avait des substances toxiques dans la Douma (syrienne)», a déclaré samedi Ziouganov à RIA Novosti.

 

Selon le politicien, ces agissements montrent que ce sont des pays qui «ne respectent rien – ni les droits de l’homme, ni la dignité, ni leurs propres déclarations selon lesquelles ils combattent les terroristes». « En réalité, ils soutiennent les terroristes, ils agissent eux-mêmes comme des terroristes, essayant de redresser leur image à l’intérieur de leur pays ». Le président Donald Trump voit son autorité contestée et n’est pas capable de faire face à une situation difficile, Theresa May a conduit son pays dans une impasse et ne sait plus quoi faire « , a déclaré le politicien, ajoutant que les discours du président Emmanuel Macron sont une honte pour la France.

G.A. Ziouganov a noté que la France a toujours été un pays fier et démocratique, qui en tous temps a montré un exemple à l’Europe. « Dans le cas présent, Macron est totalement irresponsable et humilie le peuple français, la France n’a jamais soutenu un tel banditisme, et je suis sûr que les Français condamneront de telles actions de M. Macron », a-t-il dit.

 

Le politicien a également souligné que près de 70 missiles samedi en Syrie ont été abattus principalement par des armes soviétiques – S-125, S-200, témoignage éloquent de la puissance de l’Union soviétique qui existait auparavant.

 

« Tous les hommes de bonne volonté doivent se lever sur la planète pour défendre la Syrie et le peuple syrien qui est aux avant-postes de la lutte contre le terrorisme, défend son honneur et sa dignité  » a également déclaré le politicien.

 

Ziouganov, en outre, a remercié la Chine et la Biélorussie pour leur position sur les événements en Syrie.

« Nous devons être vigilants et plus soudés que jamais, car la véritable menace d’une grande guerre est imminente », a déclaré le chef du Parti communiste de la Fédération de Russie.

G.A. Ziouganov estime que la Russie doit « ne pas céder aux provocations », tout en faisant son maximum pour renforcer les mesures de défense aérienne en Syrie et « prendre des mesures dans le pays pour notre sécurité commune ».

Traduction Marianne Dunlop pour H&S

 
1 commentaire

Publié par le avril 14, 2018 dans GUERRE et PAIX, Russie

 

Trump et Macron : la filiation …

"Nous allons prendre une décision ce soir ou très bientôt", a ajouté Donald Trump.

 

jamais nous aurions imaginé avoir l’équivalent de Trump à l’Elysée… Quel rapport y avait-il avec ce jeune arrogant que l’on nous présentait comme un surdoué et ce gros clown inculte entré par effraction à la maison blanche. Le fait d’abord qu’ils étaient tous deux entrés par effraction, sans réellement avoir un parti derrière eux, simplement une adversaire dont personne ne voulait. Mais le plus fort chez ces deux parvenus était le lien affirmé et décomplexé avec « le fric », à ce stade là, le capital devient effectivement « le fric », sa nature mafieuse éclate au grand jour et la servilité de ceux qui se prosternent est sans limite.

Il y a l’impossibilité de penser que l’autre existe, celui qui est un has been à leurs yeux… C’est fantastique, cette manière de nier la réalité de ce que vit tout ce qui n’est pas eux et le mépris profond pour tout avis qui n’est pas le leur, le côté enfantin, incapable de vivre la moindre frustration. Il y a un tel narcissisme dans l’exercice du pouvoir que l’on en reste désarçonné. Jusqu’ici le narcissisme était manifeste, chez Sarkozy comme chez Hollande, mais encore masqué par la fiction d’un parti Hollande privé de ce qu’il a détruit le dispute à  son poulain, il se vautre dans la médiocrité du vaudeville, le cocu qui s’est fait piquer la place par un « inexpérimenté ». De sarkozy, Maxcron a les sympathies non seulement atlantistes, mais celle de la réaction jusqu’à s’aligner sur l’Europe chrétienne, flatter le communautarismes et au nom de l’Europe chretinne chasse sans état d’âme sur les terres de l’extrême-droite… Avec la destruction du service public, il y a le recours au conservatisme moral, Trump trace le sillage derrière le klux klux klan.  A quand la charité pour remplacer le droit et l’émancipation des conquêtes sociales? … L’ancien élève des jésuites fait l’union avec la banque d’affaire et le compliexe militaro-industriel.

Que ces individus et ceux qui les entourent n’en soit pas revenus de leur accession au pouvoir derrière le clown est caractéristique de la situation. Ca et le fait que tous ceux qui parfois issus de mai 68 et de l’ère Mitterrand s’en saoulent à la manière d’un Placé – caricature d’un époque- insultant une jeune femme et proférant des menaces racistes au nom de son passage dans un ministère, si proche dans sa déchéance d’un francçois de Rugy, issu de la même portée, méprisant l’assemblée nationale qu’il a en charge… dit tout sur la période. Tout est foireux chez ces gens-là, partout où on met les pied ils ont des copains mis en examen, ça fleurit dans le sillage des funérailles nationales de Johonny Halliday, organisée directement par celui qui prétend « avoir fait » Macron, son beau-frère, manager et dans le même temps on fait monter la colère contre le petit délinquant, on viole les droits de la défense… C’est un marais dans lequel « l’élite » autoproclamée s’enfonce elle-même…

Que Macron en train de recevoir le boucher saoudien du Yemen avec tapis rouge, nous fasse le coup de la vertu au nom du peuple syrien, qu’au moment où les racine troubles de la catastrophe libyenne, sans parler des conséquences des pesudos armes de destruction massive en Irak, ose nous conduire jusqu’à la guerre y compris avec des dangers nucléaires, sans plus de preuves que pour l’espion russo britannique est une provocation qui n’a d’égale que celles menées contre la fonction publique, contre le service public en France.

Philippe Martinez avait bien raison de dire que Macron lui rappelait Tapie, même esbrouffe, même culot… Ce qui est frappant chez tous ces gens-là c’est la vanité, le caractère factice de leurs prétextes et le caractère insupportable des conséquences de leurs actes…

Comme la plupart des militants communistes je suis sur le terrain en train d’organiser la solidarité en distribuant des tracts tous les deux jours et je confirme, Macron n’a d’autre soutien qu’une force d’inertie. Ce sur quoi repose la République en marche, comme une bonne partie des socialistes est « le parfum excitant » de la victoire et des places à se partager, la défaite consacrera la débâcle.  L’acceptation d’une « modernité » et d’une « réforme nécessaire » est un vernis pour ceux qui tentent de se mettre dans le sillage de la baraka de ce nouveau riche avec en prime la vulgarité des technocrates, c’est une sorte de méritocratie au jour le jour.  Mais pour l’immense majorité de ceux qui passent il ya la conscience que ces gens là sont pourris, mais l’idée que les autres, c’est-à-dire la gauche ne valent pas mieux, la démonstration d’un quinquenat. Il y a aussi de la colère, beaucoup de colère. Ceux chez qui monte cette conlère voient ces déploiement de flics devant les universités, plus de forces de répression que des médecins et infirmières dans les hopitaux, demain encore plus de bombes sur les Syriens (au nom de leur peuple), chacune à 100.000 euros, plus de réfugiés, plus de capitaux consacrés à l’OTAN qu’à l’éducation et la santé. Ils veulent un casus belli, je l’ai dit à propos des kurdes, ils ont préféré inventer une attaque choimique après avoir taté de l’espion qui n’intéressait personne, c’est bon pour leurs marchands d’arme et ça créé l’union sacrée autour du chef de guerre… Déjà expérimenté par Hollande au mali…

Une note prise sur le vif: hier matin, j’étais à la gare Saint Charles à marseille, les cheminots distribuaient des tracts, j’en connaissais pas mal. Quand j’ai achezté mon billet, j’ai dit ma solidarité à l’employée en commentant « vous vous battezz pour nous tous ». Elle m’a dit « merci! Les gens sont rares à avoir conscience que nous nous battons pour tous, ils croient que nous défendons des privilèges! » Ma réponse a été immédiate: « Voyez les collectes, elles sont fantastiques, cela prouve bien que la conscience est là! » Elle a approuvé et dit qu’ils tiendraient bon…

Le soir même, nous étions les militants de la cellule au Conseil général en train de distribuer des tracts avec une boite de solidarité pour la collecte organisée au niveau de la section. je suis très contente parce que c’est la première fois depuis 1996 qu’une de mes propositions est retenue par une direction. Nous faisons comme tous les autres, nous organisons une collecte, j’espère que vous en faite autant. Du 21 avril au 25 , je serai à Paris, je pense rencontrer plein d’amis …

7 syndicats de la fonction publique appellent à une journée de grève et de manifestation le 22 mai.

Comment résumer la situation peut-être avec ce fait qui illustre la période : les 4 gendarmes blessés à Notre dame des Landes l’ont été à la suite du renvoi par les zadistes d’une grenade qui leur avait été expédiée. Je crois que plus généralement ces clowns criminels ne mesurent pas le nombre de grenades qu’ils sont en train de dégoupillées que nous pourrions leur renvoyer.

Danielle Bleitrach

L’image contient peut-être : plein air

11 cars devant la Sorbonne… et des menaces de frappe sur la Syrie…

 

Préparons-nous pour de nouvelles batailles. Rapport du Président du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie G.А. Ziouganov au Plénum de mars 2018 du Comité central du Parti

 

Service de presse du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie

31-03-2018

https://kprf.ru/party-live/cknews/174480.html

Chers camarades,

 

Nous venons de vivre une campagne politique complexe et très responsable. Les élections du chef de l’Etat ont eu lieu en Russie. Dans cette campagne, nous avons déclaré avec assurance: le pays a besoin d’un programme de développement, d’un programme de progrès économique, d’une nouvelle industrialisation et de l’instauration de la justice sociale. Sans la mise en œuvre de cette stratégie, la Russie ne peut éviter un effondrement mettant en danger  sa souveraineté. Chacune de nos étapes dans cette élection a été subordonnée à l’objectif de sortir pacifiquement et démocratiquement le pays de la crise, de l’impasse où il était conduit par le régime oligarchique.

 

En décembre de l’année dernière, lors du XVIIe Congrès du Parti, nous avons nommé l’un des dirigeants d’entreprise les plus talentueux et les plus prospères de Russie – Pavel NikolayevitchGroudininecomme candidat à la présidence. Seul notre candidat s’est présenté aux élections présidentielles avec un plan clair et bien fondé pour résoudre les tâches les plus difficiles auxquelles la Patrie est confrontée. Le programme anti-crise du Parti communiste a formé la base du programme « 20 étapes de Pavel Groudinine. »

 

Nos propositions pré-électorales, l’activité de toutes les structures et le candidat lui-même, une large union du Parti communiste avec les forces populaires, de gauche et patriotiques assuraient un soutien massif des citoyens. Et notre candidat, contre vents et marées, a acquis la stature d’un grang politicien.

 

Vladimir Ilitch Lénine a enseigné que le parti doit analyser de manière exhaustive à la fois ses succès et ses erreurs. Pour avancer avec confiance, nous devons évaluer objectivement ce que nous avons mené avec succès lors de cette dernière campagne électorale, et quelles ont été nos lacunes.

 

 

Des élections sur fond de crise

 

 

La campagne électorale s’est déroulée dans le contexte d’une crise croissante de l’économie et de la sphère sociale. Les élections ont été accompagnées d’un effondrement de l’industrie nationale. Elles ont été précédées par une période prolongée de baisse des revenus des citoyens et une augmentation des inégalités sociales. Pratiquement tout témoigne du fait que le modèle de capitalisme sauvage imposé au pays engendre la dégradation et la déchéance, démontre sa banqueroute complète.

 

La détérioration de la situation se produit dans le contexte d’une exacerbation sans précédent de la situation de la politique étrangère depuis la guerre froide. Les Etats-Unis ont directement déclaré la Russie leur adversaire géopolitique et militaire, avec qui il est nécessaire de se battre avec tous les moyens disponibles. Les Américains l’ont déclaré ouvertement dans la doctrine de la sécurité nationale.

 

L’Occident crée constamment de nouvelles provocations destinées à discréditer la Russie et à justifier des attaques agressives contre elle. En fait, des mesures sont prises pour former la prochaine Entente pour lutter contre notre pays. Il devient de plus en plus clair que nous est déclarée une guerre d’anéantissement.

 

La Fédération de Russie a réagi en améliorant le complexe militaro-industriel et en renforçant son bouclier nucléaire. Soutenant cette étape, nous insistons sur le fait que pour une sécurité fiable, l’arsenal nucléaire à lui seul est catégoriquement insuffisant.

 

Les adversaires de la Russie se comportent de manière de plus en plus débridés. Ils comprennent comment notre économie est affaiblie et vulnérable, minée par des «réformes» libérales. L’oligarchie avide mine le pays de l’intérieur, renforce sa scission. Plus longtemps le système actuel odieux se maintiendra, plus la Russie sera vulnérable face aux adversaires extérieurs. Ils s’attendent à ce que, avec la crise croissante dans l’industrie, la science et la gouvernance, nous ne serons pas en mesure de renforcer nos défenses et de maintenir la stabilité interne.

 

Le taux de déclin de la production industrielle au cours de la dernière année a montré un record dans cette décennie. Presque tous les secteurs de l’économie continuent de se détériorer. Les investissements dans ceux-ci diminuent constamment. Dans le développement innovant de l’industrie, la Russie est 4-5 fois plus bas que les principaux pays industriels. La faible croissance du PIB russe est invisible au microscope, et si l’on ne prend pas en compte le secteur des matières premières, il baisse.

 

Contrairement aux promesses des autorités, l’économie russe ne s’est pas libérée de sa dépendance aux matières premières. Au contraire, elle devient de plus en plus « accros » aux hydrocarbures Le cours actuel condamne le pays au rôle d’appendice d’États hautement développés. Même dans le secteur des matières premières, la détérioration de la capacité de production a atteint 55%. Les experts préviennent que si la situation ne change pas, dans 10-15 ans, le pays ne sera pas en mesure de produire de « l’or noir » dans les volumes nécessaires à l’exportation. Et si les autres branches restent en ruines, il n’y aura rien pour reconstituer le budget et les réserves d’or et de devises étrangères.

 

Déjà dans le budget actuel pour la prochaine période de trois ans, les libéraux du gouvernement ont prévu une réduction substantielle des dépenses sur pratiquement tous les éléments économiques et sociaux. Ils contraignent l’industrie et la médecine, et l’éducation, et la science à se serrer la ceinture. Ils les privent de leurs dernières ressources qui leur permettraient de se développer véritablement.

 

Au cours des quatre dernières années, les revenus réels des Russes ont diminué d’au moins 13%. Il y a plus de 20 millions de miséreux dans le pays. Une personne sur quatre est incapable de payer pour le logement et les services communaux à temps. Selon les recherches, au cours des 2-3 dernières années, 37% des Russes n’avaient pas les ressources pour s’adapter à la crise. En conséquence, ils ont commencé à emprunter de plus en plus. À l’automne 2017, la part de ceux qui empruntaient à des parents et amis est passée de 40 à 60% et celle de ceux qui achètent à crédit de 12 à 22%. Pour survivre, les gens tombent dans le servage de crédit. Le volume de prêts bancaires à la population a atteint 12 milliards de roubles. La dette des citoyens sur les prêts en roubles est à un sommet historique.

 

À l’époque, le Mahatma Gandhi a posé une question: « Quelle est la différence pour les morts, les orphelins et les sans-abri, au nom de quoi ils subissent la tyrannie et la destruction – au nom du totalitarisme ou au nom sacré du libéralisme et de la démocratie ». Donc en Russie, le principe constitutionnel d’un état social est ouvertement bafoué.

 

Dans le contexte de l’appauvrissement des masses, les milliardaires en dollars et les millionnaires continuent de s’enrichir. Par le taux de croissance de leurs capitaux, la Russie a pris la tête dans le monde. La crise ne fait que contribuer à l’enrichissement des nouveaux riches. Leur fortune personnelle est égale à trois budgets annuels de la Russie. Le développement du pays, c’est le cadet des soucis de ces messieurs. Au cours des dernières années, ils ont apporté plus de 60 milliards de roubles aux banques étrangères et offshore. Alors que la campagne présidentielle était en cours, près de 10 milliards de dollars étaient encore versés hors du pays. C’est plus de deux fois plus qu’au début de l’année dernière. Dans le même temps, les autorités continuent à assurer que la Russie « se relève « . Cependant, la part des capitaux étrangers dans les secteurs les plus importants de notre économie se situe déjà entre 45% et 95%.

 

Quelques jours après les élections, des événements tragiques se sont déroulés qui ont pleinement exposé la nature laide et destructrice du capitalisme imposé à notre pays. Des dizaines de personnes sont mortes lors d’un terrible incendie dans le centre commercial de Kemerovo « Winter Cherry ». Et à Volokolamsk, près de Moscou, plus de cinquante enfants ont été empoisonnés par les émissions de gaz d’une gigantesque décharge privée. Voici les conséquences pour la société d’un système basé sur la déification des profits et encourageant ceux qui sont prêts à mettre en péril la santé et même la vie des citoyens pour le profit. Un tel système devient mortel pour la société. Ces tragédies confirment l’importance de notre lutte, notre volonté de changer de cap, de construire un socialisme renouvelé. Une société de la dignité et de l’optimisme social.

 

 

Une autre voie existe

 

 

Camarades!

 

En allant aux urnes, le Parti communiste et notre candidat à la présidentielleGroudinineont étudié tous les problèmes criants qui menacent le pays d’une catastrophe. Nous avons clairement indiqué comment y résister en mettant en œuvre notre programme.

 

Nous avons justifié la nécessité de nationaliser les sphères les plus importantes de l’économie. Cela permettrad’ôter les leviers de commande à l’oligarchie compradore, pour former un budget à part entière, de remettre  sous contrôle de la société les bénéfices énormes des sociétés, les diriger vers l’industrie et l’agriculture, l’industrie de la défense et la médecine, l’éducation et la science, mener à bien une nouvelle industrialisation. Nous avons proposé des mesures efficaces pour lutter contre la pauvreté et garantir les droits sociaux des travailleurs, des retraités et des jeunes familles. Nous avons montré comment résister à l’effondrement technologique et à la croissance des tarifs dans les services de logement et communaux.

 

Le parti communiste et les forces patriotiques du peuple ont démontré au public les perspectives d’une Russie nouvelle, forte et prospère, avec le triomphe de la justice et du droit. Nous avons une fois de plus prouvé qu’il est impossible de changer l’état des choses pour le mieux sans un virage à gauche.

 

À la fin des années 90, après le défaut, le pays a été sauvé par le gouvernement de coalition Primakov-Maslyukov-Gerashchenko, soutenu par le Parti communiste. Aujourd’hui, seul un gouvernement d’intérêts national, agissant dans la logique de nos propositions constructives, peut sauver la situation.

 

Dans une situation qui menace de devenir une catastrophe nationale, les autorités sont obligées de garantir une discussion approfondie des mesures de relance de la Russie. Leur devoir envers le peuple était de mener un débat à part entière, permettant au pays de choisir exactement le programme qui répond à ses intérêts et qui aidera à faire face à la crise. Mais elles n’ont pas pris cette voie. De plus, le gouvernement a tout fait pour empêcher le KPRF et notre candidat de communiquer leur programme à tous les électeurs. La compétition honnête a été remplacée par un spectacle sale, la calomnie et les provocations.

 

Les cercles dirigeants sont prêts par tous les moyens à empêcher l’éveil politique de la société et à préserver le cours féodal-oligarchique, conduisant le pays à la dégradation. Ils sont prêts à tout pour empêcher le développement de l’autorité de nouveaux politiciens capables d’orienter la Russie sur la voie de la justice sociale et du développement. Dans notre programme anti-crise, ce pouvoir ne voit pas un moyen de sauver le pays, mais une menace à son existence. Une menace qu’elle doit être neutralisée – même contre les intérêts de la Russie.

 

Comme l’ont montré les élections, non seulement les autorités, mais aussi d’autres acteurs de la lutte politique ne sont pas en mesure d’offrir un programme clair pour surmonter la crise et la renaissance de la Russie. Cela a été fait seulement par la KPRF et ses alliés. Notre coalition national-patriotique démontre avec confiance qu’il y a un autre moyen. Une fois de plus, nous avons prouvé que nous avions un programme d’actions qui répond aux intérêts de la majorité absolue des citoyens.

 

Aujourd’hui nous avons encore une raison d’affirmer: nous sommes une véritable force d’opposition qui a prouvé son droit moral et professionnel au pouvoir.

 

Sans la mise en œuvre de notre programme, les droits des travailleurs continueront d’être violés. Le gouvernement discute déjà de la question de l’augmentation de l’impôt sur le revenu de 13% à 15% (1). En cas d’annulation du taux préférentiel de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), il y aura une augmentation de 8% du coût des aliments, des biens pour enfants et des médicaments et enfin, à partir du 1er juillet, les tarifs des services publics augmenteront dans toutes les régions du pays. L’augmentation sera de 3 à 6%.

 

 

Un cirque au lieu d’un débat

 

Chers participants au plénum!

 

Pavel NikolayevichGroudinine est devenu la cible principale pour ceux qui ont essayé de transformer ces élections en une scène de foire. Il est le seul qui a rejoint la campagne électorale, ayant une bonne expérience économique derrière lui. Sa prospère ferme  d’Etat Lénine peut servir de modèle convaincant pour le développement de la Russie. Il est le seul à avoir offert aux électeurs non des promesses vides et de nouvelles aventures sans lendemain, mais un avenir digne d’un grand pays.

 

Les autorités non seulement ne voulaient pas seulement l’admettre, mais elles ont été effrayéesau plus haut point, mettant en oeuvre tout leur arsenal de propagande, de calomnie et de faux. Elles ont utilisé les méthodes les plus viles afin de discréditer le candidat du peuple et de tromper la société. Dans ce contexte, même les sales tours de la clique Eltsine de 1996 pâlissent. L’arbitraire et l’anarchie se répandent dans tout le pays.

 

Le régime de pleine faveur dans les médias a été accordé à un seul candidat. Le service politique de ceux qui ont plongé des millions de personnes dans la pauvreté, est resté silencieux sur la façon dont l’oligarchie pille la Russie. Mais du matin au soir elle a crié sur les « milliards » inventés de Groudinine. D’autres journalistes ont envahi la vie personnelle de notre candidat, espionné ses enfants et propagé la calomnie. Tout cela a transformé l’élection en une bacchanale humiliante.

Même dans les années 90, nos adversaires ne se sont pas abaissés au point d’organiser des provocations savamment orchestrées lors des débats télévisés. Et maintenant nous avons vu comment, pour créer un scandale supplémentaire, des personnages douteux ont réussi comme par hasard à faire intrusion dans un studio de télévision (2). Le débat a été construit de manière à en faire des bagarres ridicules et à éviter une discussion sérieuse des problèmes. Ce n’était pas un débat, c’était une parodie d’une conférence de presse misérable, où le problème le plus difficile devrait être exposé en une minute ou deux.

 

Dans les jours précédant les élections, le président sortant a exhorté à se rendre aux urnes et à voter pour une «nouvelle Russie». En réalité, les autorités n’ont pas offert au pays une image de l’avenir. Ce n’est pas une nouvelle Russie. Ce sont les anciennes cartes de la corruption, par lesquelles les grands fonctionnaires, les oligarques et leurs serviteurs mènent un jeu malhonnête contre les intérêts du pays et du peuple.

L ‘«union chaleureuse» du pouvoir et du capital a fixé la tâche de neutraliser Pavel Groudinine. Pour ce faire, toutes les ressources étaient impliquées. Les fonctionnaires sur le terrain se sont mis au garde à vous et se sont précipités pour fournir le taux de participation maximal et le résultat souhaité. Les méthodes en ont été élaborées depuis longtemps: effrayer et conduire aux bureaux de voteles employés d’état, organiser des « carrousels » et l’acheminement en masse de faux électeurs, opérer des machinations avec des urnes portatives etc. Un fait scandaleux s’est produit à Moscou, lorsque notre activiste, membre de la commission électorale territoriale, Ivan Yegorov, a été battu juste à côté d’un bureau de vote. Maintenant, il doit subir une lourde opération.

 

Sur la protection des délinquants se tenait la police. La police a arrêté nos activistes, saisi des produits de propagande, ignoré les violations insolentes des autres candidats. Elle obéit docilement aux ordres des autorités, oubliant leurs vraies tâches – assurer la sécurité et la paix des citoyens.

 

La veille même du scrutin, notre siège a envoyé plus d’une centaine de plaintes bien argumentées à la Commission électorale centrale concernant des violations de la loi. Mais nous n’avons pas entendu de réponses claires: déjà ces faits suffisent pour que le résultat obtenu par les autorités lors des élections ne soit pas reconnu comme honnête.

Hélas, de nombreuses voix en faveur du cours actuel ont été données sous la pression de calomniateurs et de provocateurs. Cette « artillerie lourde » du pouvoir n’était pas juste pour nous. Elle a frappé tous les citoyens du pays, piétinant leur droit de faire un choix significatif. Les élections ont été ouvertement noyées dans une mer de mensonges sans scrupules. Ainsi, le gouvernement a encore plus miné sa crédibilité et sa confiance aux yeux du peuple. Ce n’est pas un hasard si peu de temps après les élections, les masses de la banlieue étaient prêtes à protester contre les hauts fonctionnaires qui ne remplissaient pas leurs devoirs envers le peuple.

Oui, le gouvernement actuel continued’être soutenu par une partie importante de la société, c’est le résultat d’une propagande télévisée frénétique. Mais l’alternative est en train de se former. Le nombre de ceux qui tirent leurs informations d’autres sources que pro-gouvernementales ne cesse de croître. Contrairement à la sociologie officielle, l’audience Internet a montré le plus large soutien de notre candidat. Parmi les quelques centaines de milliers de participants aux plus grands sondages sur Internet, 56% préféraient Pavel Groudinine. Et nous devons encore intensifier le travail sur Internet, qui est déjà devenu la source la plus importante de la position civile et politique pour la jeune génération.

 

Les résultats officiels des élections sont déjà connus. Le Kremlin s’était fixé des tâches spécifiques à cette occasion. Et ces tâches ont été réalisées. Ayant placé l’enjeu sur l’agenda de la politique étrangère, les autorités ont pu compter sur différentes couches de la société. Selon les données officielles, un peu plus de la moitié de tous les électeurs du pays ont soutenu Poutine. Il a remporté l’avantage dans toutes les régions, parmi les électeurs de tous âges et de tous les métiers. Formellement, les autorités ont réussi à confirmer la «légitimité» de ces élections.

 

Oui, les élections ont été validées. Oui, Poutine a réussi à obtenir la majorité. Mais nous savons aussi que notre résultat est beaucoup plus élevé. Formellement, le candidat du Parti communiste et des forces patriotiques du peuple Pavel Groudinine a pris la deuxième place, recevant 11,8% des voix. C’est moins que notre résultat à la dernière élection présidentielle, mais 1,6 million de voix supplémentaires pour le parti qu’aux élections de la Douma en 2016. Notre candidat est apparu comme l’opposant principal de V.V. Poutine. En outre, PN. Groudinine a obtenu plus que V.V. Zhirinovsky, K.A. Sobchak, G.A. Yavlinsky, B.Yu. Titov, M.A. Suraykin, S.N. Baburin tous ensemble.

 

Par ailleurs, les chiffres sont suspects dans plusieurs régions. Pendant longtemps, les mauvaises traditions d ‘«ajustement des résultats» sévissaient dans les régions de Mordovie, de Kemerovo et de Rostov et d’autres. Maintenant s’y sont joints la Kabardino-Balkarie, des territoires de la région de Moscou et un certain nombre d’autres régions.

 

Beaucoup sont sceptiques devant le  résultat mirobolant du pouvoir, obtenu dans un contexte de  dévastation du pays. Pour atténuer cette impression, les cercles dirigeants ont accepté d’invalider des élections dans un certain nombre de bureaux de vote. Cependant, en général, les résultats du vote suscitent beaucoup de questions. Par exemple,dans des bureaux de votevoisins, les résultats diffèrent radicalement. Comment pouvez-vous convaincre les gens de la « pureté » de ces données?

 

Le philosophe espagnol Jose Ortega y Gasset a déclaré: « Le sort de la démocratie sous toutes ses formes et son développement dépend d’un détail technique infime – la procédure d’élection. Le reste est secondaire.  » Un des résultats probables des élections passées est un changement dans le système de falsification. Ainsi, le nouveau système de vote « sur le lieu de résidence » n’est rien de plus que la légalisation des « carrousels ». Nous ne pouvons pas exclure la distorsion directe des résultats de vote utilisant lesKOIB (vote électronique). Ceci est démontré par une diminution linéaire des résultats de vote de pratiquement tous les candidats et une augmentation des résultats de l’un d’entre eux à mesure que progresse le décompte des voix de l’Extrême-Orient vers le centre du pays.

 

En général, les élections n’étaient ni justes ni équitables. Notre représentant à la Commission électorale centrale E.I. Kolyushin, interrogé à ce sujet, a courageusement souligné que les élections n’étaient ni équitables ni objectives.

 

Je tiens à vous rappeler que ceux qui falsifient les élections participent à l’appropriation du pouvoir et au vol des pouvoirs officiels. L’ »Ajustement » des résultats réels du vote constitue un crime sans prescription, pour lequel les coupables seront punis tôt ou tard.

 

Pour résumer

 

Les dernières élections se sont avérées sales et malhonnêtes à bien des égards. Elles ont prouvé le besoin de renforcer notre lutte pour l’abandon de l’actuelle voie destructrice, pour la lutte dans l’intérêt des travailleurs. Et nous avons le devoir d’agir en ce sens.

 

Notre parti a pour ce faire une base idéologique et organisationnelle forte. Les « rebuts administratifs » des cercles dirigeants ne sont pas parvenus à désorganiser le Parti communiste. De plus, de nombreux comités ont réussi à unir les partisans d’autres organisations politiques pour la première fois.

 

Le bloc des forces patriotiques du peuple de la République de Sakha-Iakoutie, ainsi que le Parti communiste sont entrés dans le mouvement « Les gens choisissent Groudinine » avec l’union des camionneurs. Le Comité du Parti républicain a organisé un travail actif dans les réseaux sociaux. La République a le pourcentage le plus élevé de vote pour notre candidat – 27,25%.

 

Notre quartier général des élections à Primorye(extrême-orient) a attiré d’importantes ressources supplémentaires. Au cours de cette campagne, les chefs d’entreprise et les petites entreprises ont eux-mêmes offert leur aide spécifique. Grâce à ce travail, le programme anti-crise du Parti communiste et de son candidat a été soutenu par 21,4% des résidents du territoire.

 

Dans le territoire de l’Altaï et dans la République de l’Altaï, où le résultat de P.N. Groudinine était de 23,67% et 20,66% respectivement, toutes les forces populaires-patriotiques ont activement rejoint la campagne électorale du Parti communiste.

 

Dans la région d’Omsk, nous avons également reçu plus de 20%. L’une des plus fortes branches du Parti communiste ici reçu l’appui d’un certain nombre de syndicats, d’associations d’« actionnaires »victimes de fraude, des anciens combattants et des enfants de la guerre.

 

Les représentants de plus de 40 associations publiques de Bachkirie sont entrés dans le bloc républicain de soutien à Groudinine.

 

La pratique de la branche régionale de Sverdlovsk du Parti communiste de la Fédération de Russie incluait des technologies avancées. Fin janvier, une « ligne directe » de notre candidat à la présidence a été lancée ici. Les appels ont été reçus 24 heures sur 24. Le travail du centre a été assuré par 44 bénévoles. Au total, environ 70 000 appels sont arrivés. Ce travail a permis de reconstituer la base des partisans du Parti communiste dans tout le pays. Les citoyens les plus influents et les plus actifs ont apporté un soutien important au parti.

 

Afin de préserver le résultat du parti, des équipes d’observateurs ont été formées lors des élections. Au total, pour assurer le contrôle dans les bureaux de vote, le Parti communiste de la Fédération de Russie a pu mobiliser 238 000 personnes.

 

Notre système de comptage parallèle des votes s’est révélé nécessaire. Au total, 25 708 protocoles y ont été inscrits, soit 27% de leur nombre total. Aucun autre parti politique n’a un tel outil.

 

En 2016, les résultats des élections à la Douma d’Etat ont fait apparaître sur la carte russe, la  « ceinture rouge » de la Sibérie. Le soutien à Russie unie n’a pas dépassé 40% ici, tandis que le soutien du KPRF était de l’ordre de 20-30%. Cette ceinture se composait des Régions d’Omsk, Novossibirsk et Irkoutsk, la République de l’Altaï, la Khakassie et la Bouriatie.

 

Maintenant, comparativement à la baisse générale des résultats en pourcentage dans le pays, la « ceinture rouge » s’est significativement élargie, atteignant presque toute la Sibérie et l’Extrême-Orient. En 2016, il y avait six territoires dans ce groupe de régions où le résultat du Parti communiste était de 1,5 à 2 fois plus élevé que la moyenne nationale. En 2018, il y avait beaucoup plus de telles régions. Un fort contingent est constitué par laSakha-Yakoutie et le territoire de l’Altaï. On a 15% et plus pour notre candidat dans les régions d’Omsk, Tomsk et Novossibirsk, le territoire de l’Altaï, la République de l’Altaï et de Khakassie, la  région d’Irkoutsk, de Bouriatie, Sakha-Iakoutie, Amour et la région autonome juive, Khabarovsk, Primorye et le Kamchatka, l’oblast de Sakhaline. A ces 15 régions sont adjacentes la  région de Magadan, les territoires de Transbaïkalie et Krasnoyarsk, où les résultats de Groudinine sont également au-dessus de la moyenne nationale. Ainsi, parmi les 21 régions de la Sibérie et de l’Extrême-Orient le seul problème pour le Parti communiste reste la région de Kemerovo, Touva et la Tchoukotka.

 

Dans les vingt régions avec les meilleurs résultats pour Grudini il y a  huit régions de la Sibérie, sept régions de l’Extrême-Orient, trois régions de la région de la Volga (régions Mari El, Oulianovsk et Orenbourg) et deux de Russie centrale (régions de Kostroma et Ivanovo).

 

D’une part, il faut remercier les organisations du Parti et les électeurs de la Sibérie et l’Extrême-Orient, qui ont résisté à l’impact monstrueux de la propagande officielle et de l’arbitraire administratif. D’un autre côté, le parti communiste a perdu son soutien dans un certain nombre de régions importantes pour nous. Dans 10 territoires, notre résultat a diminué de 5% ou plus par rapport à 2016.

 

Cependant, Groudinine a été en mesure de l’emporter dans de nombreux territoires emblématiques. Tout d’abord, dans sa banlieue. Dans son district Leninsky, il a reçu plus de 31% des voix. Et à deux bureaux de vote dans le village de la ferme d’État, 55,6% et 67% des électeurs ont voté pour lui, seulement 35,7% et 41,6% pour Poutine. Et ce malgré le fait que les autorités ont amené ici près d’un millier d’électeurs dont ce n’était pas le lieu de résidence.

 

Fait très intéressant: Groudininee l’a emporté au bureau de vote du Consulat général de Russie en Iran. Mais plus important encore, notre candidat a reçu de 25 à 37% des voix dans de nombreuses régions «universitaires». Cela signifie qu’il a été soutenu par une proportion notable de jeunes électeurs.

 

Notant nos succès, nous devons faire attention aux lacunes graves. Dans plusieurs régions, nos bureaux n’ont pas réussi à organiser de travail explicatif, n’ont montré aucune activité dans la diffusion de documents imprimés, n’ont pas fait campagne sur Internet. Les plus remarquables sont les carences dans les régions de Briansk, Kaliningrad, Magadan, Mourmansk, Tambov, dans les districts autonomes de Tchoukotka. Cela a directement affecté les résultats de notre candidat.

 

Parmi les problèmes majeurs d’aujourd’hui, l’agenda de la politique étrangère est un problème particulier. En l’utilisant, les autorités assurent leurs succès de propagande. Nous devons en tenir compte. Chacun d’entre nous doit se souvenir: sans la fermeté dans la défense des intérêts nationaux, sans le patriotisme et la volonté d’affronter l’hégémonie américaine, aucun politicien aujourd’hui ne peut compter sur le soutien de la majorité. Personne ne peut espérer que les électeurs le croiront.

 

La tâche la plus importante en même temps est de montrer la nature compradore de l’oligarchie russe. Ce public est complètement dépourvu de sentiments patriotiques et absolument corrompu. Son idéologie est le cosmopolitisme et le profit. Nous avons de nombreuses occasions de rappeler que le Parti communiste a toujours agi comme un défenseur cohérent des intérêts nationaux. Nous avons expulsé l’OTAN de Feodosia, nous ne l’avons pas laissé entrer à Oulianovsk et Nijni Novgorod. Nous insistons sur la reconnaissance des Républiques populaires de Donetsk et Lougansk. Et c’est nous qui envoyons régulièrement des convois humanitaires au Donbass.

 

Après la bataille

 

Chers camarades, amis, camarades d’armes!

 

Nous sommes sortis forts, quoique avec des pertes, d’une bataille très difficile. Malgré tout, nous avons grandement réussi. Nous continuerons de corriger les lacunes et d’utiliser la meilleure expérience. Nous avons accepté le combat et sommes devenus plus expérimentés et intelligents. Nous irons de l’avant avec foi dans la justesse de nos idées et dans leur victoire inévitable.

 

Aujourd’hui, dans la foulée, il est très important de tirer un certain nombre de conclusions fondamentales. Je vais me concentrer sur les dix principales. Et l’analyse des résultats se poursuivra avec leco-rapport d’IvanMelnikov, qui dirige depuis de nombreuses années le travail de l’état-major électoral du Parti communiste.

 

Premièrement. En préparant les élections et en formant notre stratégie, nous avons à juste titre rejeté la tactique de leur boycott. Il a été décidé de profiter de toutes les occasions pour participer à la campagne électorale afin de promouvoir le programme du parti, de mobiliser nos atouts, d’attirer de nouveaux adhérents, de toucher les travailleurs et la population en général. En conséquence, nous avons été en mesure de diriger la vague de mécontentement avec l’état actuel des choses. Les gens ont un espoir de changement pour le mieux. Nous avons senti leur soutien sous diverses formes – depuis l’augmentation du nombre de demandes pour rejoindre le parti à la créativité des masses dans les réseaux sociaux.

 

Notre lutte juste continue. La demande de changements dans la société devient plus aiguë. Nous continuerons à en tenir compte dans notre travail quotidien. Ce n’est pas par hasard que les médias d’État ont formé l’image de Poutine non seulement en «garant de la stabilité», mais aussi en «initiateur de changements futurs». Une partie significative des citoyens de Russie attend de lui des initiatives qui peuvent améliorer la qualité de vie. Si le gouvernement ne répond pas à cette demande de la société, il peut rapidement provoquer une crise politique de grande ampleur.

Deuxièmement. À la nouvelle étape de la lutte, nous continuerons à résoudre la tâche principale – mener une lutte active pour la mise en œuvre de notre programme pour la renaissance socialiste de la patrie. D’une campagne électorale à l’autre, nous proposons de véritables mesures pour sauver le pays. Lors du Forum économique d’Oriol en 2016, j’ai pu présenter le programme «Dix étapes pour une vie digne». Il s’appuyait sur l’expérience soviétique et mondiale, sur les nombreuses années d’expérience du Parti. Maintenant, il s’incarne dans les « Vingt pas de Paul Groudinine ». Nos propositions reçoivent une réponse vive parmi la population. Une nouvelle unité d’idées et d’actions se développe autour d’elles. Il est temps de déployer un mouvement national à l’appui de notre programme et la formation sur cette base du gouvernement de la confiance populaire.

 

Dans le même temps, nous avons la possibilité d’approfondir notre offre à travers de nouveaux programmes sectoriels et législatifs dans l’intérêt du développement de la science, de la sécurité de la production, de l’écologie et de bien d’autres enjeux.

 

Nous devons tous bien nous préparer pour les prochaines étapes de la lutte. Et nous donnons la parole que nous suivrons de près les agissements des autorités, nous les surveillerons constamment et analyserons chacune de leurs étapes douteuses. Nous montrerons honnêtement la situation réelle, qui est très différente de l’image de la télévision. Nous exhortons nos alliés sur le terrain à s’engager activement dans ce travail. C’est la seule façon d’amener les gens à la vérité et de les encourager à faire un bon choix politique.

 

Troisièmement. Nous sommes la seule véritable opposition, la seule alternative au pouvoir. Notre parti a tenu bon dans cette campagne électorale d’une bassesse sans précédent, untabassage médiatique inouï du candidat indésirable et un encensement incroyable des autorités. La Commission électorale centrale n’a même pas réussi à maintenir une impartialité extérieure. Par ses actions, elle a seulement souligné le caractère donné de ce qui se passait. Nous avons fait face à l’arbitraire de l’administration  et de la commission électorale  et une attaque féroce des médias. Le KPRF condamne fermement toutes les actions visant à discréditer les élections présidentielles en Russie. Nous chercherons à enquêter en profondeur sur les faits de violation de la législation électorale et à traduire en justice les auteurs d’infractions pénales.

Comme dans la campagne présidentielle de 1996, avec le journal « A Dieu ne plaise » et le slogan « Achetez de la nourriture pour la dernière fois! », a été utilisé contre nous la même méthode de diffamation,  de mensonge éhonté et malveillant. De plus, cela a créé des menaces de division du  parti et, devant tous ces défis, notre candidat et toute notre équipe s’en sont tirés avec succès. Le parti a fait preuve de courage et de force d’âme, a livré une bataille décisive aux provocateurs de tous poils. Le Parti communiste a montré sa stabilité et sa solidarité, sa capacité de rénover le style de travail et de s’adapter aux nouvelles conditions.

 

À la suite du vote, la majorité présidentielle constitue une masse sociale extrêmement hétérogène. Le chef de l’Etat est allé aux élections en tant que candidat indépendant. Son refus de se présenter au nom de Russie unie est un signe de méfiance envers ce parti. En outre, ce fait est l’un des signes de l’établissement d’un régime de pouvoir personnel. Mais l’expérience historique montre que de tels régimes ne jouissent pas de stabilité à long terme.

 

L’opération spéciale visant à élever Jirinovski au rôle de deuxième homme politique du pays a échoué lamentablement. Les positions du Parti libéral-démocrate se sont fortement affaiblies. Les perspectives de « Russie juste » sont encore plus vagues. Elle n’a pas osé se lancer dans la course pré-électorale et est arrivée très près de l’achèvement de son cycle de vie.

 

Pendant les élections, il a été misé sur le nouveau projet libéral de Sobchak-Gudkov. C’est Gudkov, avec Katz, qui a aidé le parti Yablokoà obtenir de bons résultats aux élections de Moscou en 2017. À l’avenir, les chances de succès de la présentatrice de Dom-2 peuvent augmenter. Cependant, à ce stade, il y a un effondrement complet des libéraux. Le soutien à toutes les forces pro-occidentales est tombé à 3,5%.

 

En général, la majorité des candidats n’ont pas mené de lutte sérieuse. Ils ont accepté d’agir comme des figurants médiocres et cyniques. Suraykin et Baburin sont devenus les spoilers de notre candidat. Et les autres se battaient contre nous, et pas contre le pouvoir actuel. Les spoilers se sont ridiculisés. La vidéo pré-électorale au sujet de notre expérience créative de la ferme Lénine a été reprise à leur manière, non seulement par Suraykin mais aussi par Titov. Cependant, ceux qui utilisent ce genre de techniques, franchement parlant, sont engagés dans la criminalité et n’ont aucun avenir sérieux.

Quatrièmement.LeKPRF a mis à l’ordre du jour l’exigence d’un renouvellement de la vie politique russe. Nous avons nommé l’une des figures les plus prometteuses de la Russie moderne en tant que candidat à la présidence. Nous avons mis en avant celui qui incarne la combinaison de l’entreprise commerciale et de la justice sociale, en prenant soin des citoyens et en maîtrisant les dernières technologies. Une partie significative de la société a vu dans PavelGroudinine un homme avec qui il est possible de renouveler la Russie et de guérir les plaies à vif de notre société.

 

L’expérience unique de la ferme d’état de Lénine est devenue célèbre dans tout le pays. L’image de l’homme a été renforcée par deux douzaines de voyages de notre candidat dans les principales régions et plus d’une centaine de rencontres avec des électeurs et des journalistes. Nos événements publics ont commencé avec la présentation des porte-paroles, puis se sont poursuivis avec le VI Congrès de la jeunesse de la Fédération de Russie, la célébration du 100 e anniversaire de l’Armée rouge, la journée du 8 Mars, et se sont terminés avec les rassemblements nationaux « Pour des élections justes » et le mouvement du forum « Enfants de la guerre. » Le succès de Groudinine au cours du vote par Internet indique l’expansion de nos opportunités parmi ceux qui sont d’âge jeune et moyen.

 

Cinquième. Dans les bureaux de vote, où se trouvent les entreprises populaires de Groudinine, Kazankov, Bogachev, Sumarokov, notre candidat a reçu un soutien convaincant. C’est ici que l’expérience sociale personnelle des gens les convainc des avantages du socialisme, de l’efficacité des formes collectives d’organisation du travail. C’est pourquoi ils ont passé le test et rejeté toute la saleté qui coulait sur notre candidat. Nous continuerons à élargir constamment les possibilités des entreprises nationales. Elles démontrent le mieux la nécessité d’une transition du capitalisme bandit-oligarchique au socialisme renouvelé.

 

Le film « Territoire de l’optimisme social » a parfaitement fonctionné pour la campagne électorale. Nos camarades sur le terrain l’ont activement utilisé. Mais ce n’est pas tout. Dans cette courte période de la campagne électorale notre chaîne de télévision « Ligne rouge » a publié 18 documents spéciaux sur la ferme d’État VI Lénine. Lénine, à propos de la vie de l’entreprise et de ses habitants. Deux rapports spéciaux leur ont été ajoutés concernant le procès des « actionnaires », 12 portraits vidéo des principaux producteurs et 2 rapports spéciaux – «Education sans barrières» et «Pourquoi la ferme d’État de Lénine». Je suis sûr que tous nos militants ne connaissaient pas ces nombreux matériaux. Cela doit être fait. Considérons en particulier ceci dans les études de parti et dans la communication avec les citoyens.

Sixièmement. Au cours de la campagne électorale, nous avons réalisé une large unification de la gauche et des forces patriotiques du peuple. Nous avons créé un bloc, dont le noyau est notre parti. Le Parti communiste a confirmé sa volonté d’unir les patriotes sur des questions majeures, multiplié sa riche expérience des relations alliées et est prêt à l’augmenter. Elle est prête à maximiser son potentiel avec ceux qui chérissent la Russie. Nous le démontrons depuis longtemps dans le cadre de l’état-major du mouvement de protestation panrusse qui, sous la direction de Kachine défend résolument tous ceux qui sont humiliés par la vie présente.

 

En même temps, nous devons nous rappeler les leçons amères d’une telle expérience liée à G.Semigin, S.Glaziev, S.Baburin et d’autres. Tout d’abord, il est nécessaire de renforcer le parti, d’élargir ses capacités de toutes les manières possibles. Nos alliés les plus fiables sont les travailleurs, notre idéologie et nos structures organisationnelles, notre volonté et notre expérience dans la lutte pour le pouvoir des Soviets. Ce n’est qu’en renforçant nos organisations, alimentées par la jeunesse et la formation des cadres, que nous serons en mesure de résoudre des tâches de plus en plus complexes. Les conditions pour doubler nos effectifs ont mûri.

 

Septièmement. Nous avons mené une campagne électorale énergique. Nos propositions de programme ont été distribuées par millions d’exemplaires. Les comités centraux et régionaux ont publié plus de 100 millions d’exemplaires de produits imprimés. Les numéros spéciaux de la Pravda et de SovetskayaRossiya ont bien fonctionné. Nos vidéos pré-électorales ont présenté l’expérience unique de la ferme d’État de Lénine et ont transmis l’image de notre candidat – réfléchie, active, énergique.

 

Notre chaîne « Ligne rouge », a fonctionné à plein, offrant chaque jour des nouvelles, des films documentaires, et la discussion des problèmes dans le programme « Point de vue ». Tout le temps d’antenne était subordonné à l’obtention du résultat politique nécessaire. 32 émissions issues d’événements préélectoraux ont été organisées. Nous avons accumulé une expérience fondamentalement nouvelle dans les réseaux sociaux. Des résultats intéressants ont été montrés par un groupe de travail d’agitateurs volontaires du parti dans un réseau dirigé par Marat Muzaev. Pour nous, c’est la première campagne électorale que la KPRF et ses partisans ont menée sur Internet presque sur un pied d’égalité avec le service d’information du régime au pouvoir. Le rôle de notre activité sur Internet continuera de croître. Nous devons en tenir compte dans le travail pratique au centre et sur le terrain.

Huitièmement. Beaucoup de nos camarades pendant les élections ont montré leurs meilleures capacités d’organisation et de propagande. Il s’agit de Yuri Afonin, Dmitry Novikov, Leonid Kalachnikov, NikolaiKolomeytsev, AlexeiKornienko et Alexander Iouchtchenko, Alexander Kravets Nina Ostanina, Viktor Gubarev, LioubovChvets Viktor Romachkine Valery Izhitsky Maria Prusakova Roman Kobyzev Anatoli Dolgacev et bien d’autres. En toute confiance, ceux qui représentaient un large éventail de nos alliés ont fait leurs preuves. C’est Viktor Sobolev, Larisa Baranova, Maxim Shevchenko, Yuri Boldyrev. Nos dépenses pour la préparation de la relève au Centre d’études politiques se justifient pleinement. Cette année, le nombre de ses diplômés dépassera un millier de personnes, et nous devons prendre soin d’étendre la gamme de programmes de formation, en fonction de notre expérience.

 

Neuvièmement. La formation d’un gouvernement de confiance nationale est la principale condition de mise en œuvre dans la vie de notre programme anti-crise. Mais la lutte pour sa mise en œuvre ne sera pas facile. Nous ne pouvons pas obtenir de résultats sans multiplier les manifestations, sans augmenter l’activité dans la rue et sans faire monter le mouvement ouvrier. Chaque communiste devrait accorder le maximum d’attention à ces domaines de nos activités. De plus, la participation au développement de protestation de masse devrait être l’élément principal l’établissement de relations avec nos alliés.

 

Dixièmement. Les plans pour le travail du parti pour l’année en cours sont connus. Nous devons célébrer l’anniversaire de VI. Lénine et le 200e anniversaire de la naissance de Karl Marx, organiser nos actions les jours des 1 et 9 mai,la cérémonie d’admission pour les pionniers, préparer de manière adéquate le 100 e anniversaire du Komsomol léniniste.

 

Une grande élection régionale s’annonce. Nous devons mener trente campagnes. Les questions de préparation à leur égard devraient être placées au centre des préoccupations des organisations du parti. Contre nousa été utilisé non seulement du matériel compromettant, mais aussi une manipulation directe des résultats. Le groupe parlementaire du Parti communiste dans la Douma d’Etat continuera à travailler sur la refonte du système électoral. Il est tout aussi important d’améliorer le mécanisme des partis pour surveiller le processus de vote. En ce qui concerne les violations flagrantes de la loi, nous ne reconnaissons pas les résultats des élections dans la région de Kemerovo, en République de Mordovie et Kabardino-Balkarie, et dans un certain nombre de territoires. Afin de participer avec succès aux élections de septembre il faut mobiliser les forces pour identifier les zones de totale falsification, exigerdes condamnations et le licenciement des personnes responsables.

Camarades! Le Parti a accumulé une grande expérience politique. Nous en aurons grandement besoin. Nous devons renforcer la lutte pour atteindre nos objectifs! Pendant la campagne électorale, le programme des forces patriotiques du peuple est devenu la propriété de tout le pays. La lutte pour sa mise en œuvre ne s’arrêtera pas un jour, pas une heure.

 

Des milliers de personnes au cours de la campagne ont annoncé leur désir de rejoindre les rangs du Parti communiste. Ayant reçu le mandat de confiance de millions de Russes, nous devons le justifier. La Russie du futur,c’est un socialisme renouvelé et la justice sociale. Un pays de la haute technique et de l’espace. Construire une nouvelle société nécessitera des combattants politiques qui sont prêts à ne pas reculer devant les provocations et l’arbitraire. Des gens convaincus, courageux, forts et déterminés.

 

« Pas un pas en arrière! Tel doit être notre principal mot d’ordre.  » Ce sont les paroles de l’ordre légendaire n ° 227, que Staline a signé en ces jours difficiles où les fascistes se battaient de toutes leurs forces contre la Volga. Avec ces mots, l’armée soviétique a écrasé l’ennemi. Et aujourd’hui, quand la tâche de sauver la patrie nous revient, nous pouvons répéter ces mots comme un appel à notre lutte pour la Russie, pour son avenir.

 

Derrière nous se tient la vérité de l’histoire! Avec nous – les aspirations et les espoirs du peuple, l’expérience d’un grand pays!

 

La lutte continue!

 

La route sera maîtrisée par celui qui marche.

 

Bonne route, mes camarades et amis!

Notes :

  • Il n’existe toujours pas d’impôt progressif sur le revenu en Russie !
  • Les « communistes de Russie » de Saint-Pétersbourg se sont officiellement excusés pour cette pitrerie organisée par leur candidat Souraïkine

 

Traduction Marianne Dunlop

 

 
 

L’Union européenne entreprend de faciliter les déplacements militaires sur son territoire

 Je voudrais savoir si le parti communiste français a décidé ou non une alliance avec des forces qui ont sur l’Europe et donc sur l’OTAN une politique pas très différente de celle de Hollande, c’est-à-dire celle de Macron? Remarquez quand on a la très russophobe Clémentine Autain dans ses proches on peut faire alliance avec n’importe qui… Cette gourde qui pour le moment se contente d’enquiquiner la France insoumise est tout à fait prête à nous faire affronter la méchante Russie, sans parler de quelques trotskistes qui appuient dans le même sens et ont la bouche pleine de « l’union de la gauche ». Tout cela mérite au moins d’être clarifié, ce n’est pas parce que nous nous sommes ruinés dans l’opération Mélenchon et que les subventions européennes dépendent de notre célérité à dénoncer les deux « totalitarismes » qu’il faut que nous soyons prêts à approuver la grande troisième mondiale avec « usage nucléaire limité »… pendant que notre président n’arrête pas de glorifier nos héros de la gendarmerie et du service public, il est en train de brader la défense nationale à l’oTAN quitte à offrir 3% de notre PIB (pas notre budget, non le PIB ce qui est bien plus important ) aux bonnes oeuvres de l’OTAN. Avec ce genre d’augmentation de notre contribution, nous pourrions financer les hopitaux, les maisons de retraite sans problème. Autre intéressant constat, cette politique des transports ne peut pas s’accommoder des cheminots français héritiers de la bataille du rail qui risquent de bloquer cette trahison nationale que serait la guerre. (note de Danielle Bleitrach)
Plus d’information sur l’image
Violeta Bulc, la commissaire slovène aux Transports.
© Dursun Aydemir/Anadolu Agency/Getty Images

GUERRE

L’OTAN et les Etats-Unis le réclamaient depuis longtemps. La Commission européenne s’est finalement décidée mercredi à se pencher très concrètement sur le transport des troupes et du matériel militaire au sein de l’Union

Ponts insuffisamment solides, axes terrestres inadaptés, procédures administratives longues et complexes entre les Etats membres pour autoriser le passage de convois, problèmes de douanes sur les imports-exports de matériel… Les dirigeants de l’OTAN, Etats-Unis en tête, souhaitent que les Européens remédient rapidement à ces défaillances au cas où ils auraient à mener une action militaire soudaine. Bruxelles a décidé de s’exécuter mercredi en demandant aux Etats membres d’identifier d’ici à mi-2018 tout ce qui peut nuire à la circulation de troupes ou de matériel militaire à travers l’UE.

La Commission européenne en convient: sans vouloir céder aux scénarios d’une guerre prochaine sur le territoire de l’Union ni désigner expressément la menace russe, elle désire être en mesure de parer à toutes les éventualités et à l’«évolution imprévisible de la politique internationale». Ce qui suppose de pouvoir rapidement «activer ses moyens de défense», a justifié la commissaire slovène aux Transports, Violeta Bulc.

Pas un «Schengen militaire»

«Les Russes ont une totale liberté de mouvement au sein de leur territoire. Nous devons pouvoir nous déplacer aussi rapidement, sinon plus vite, pour masser des forces contre un ennemi potentiel afin d’être dissuasifs», avait expliqué plus crûment il y a quelque temps le général américain Ben Hodges, ancien commandant des forces américaines en Europe.

Un projet de «Schengen militaire»? Violeta Bulc n’a pas souhaité reprendre ce terme qui ne correspond pas parfaitement à la stratégie retenue. «Ce n’est pas cela», a-t-elle expliqué, car le projet «concerne tous les Etats membres». Et les Etats membres ne sont pas tous dans Schengen – voir la Bulgarie, la Roumanie ou la Croatie. A noter aussi que la mesure concerne quatre Etats membres dits neutres, c’est-à-dire non membres de l’OTAN (Autriche, Irlande, Suède, Finlande). Au-delà de ces divergences sémantiques cependant, il s’agit bel et bien d’avancer vers une zone commune où la circulation d’engins militaires sera facilitée en cas de tensions.

Étape «historique» pour l’Union de la défense

Pour les Etats membres, le projet s’ajoute à une série d’initiatives lancées en décembre et visant à renforcer militairement l’Europe. Vingt-cinq pays membres avaient alors accepté de souscrire ensemble à des projets concrets. Une étape «historique» pour l’Union de la défense, souvent qualifiée de «Belle au bois dormant», avait commenté la haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Federica Mogherini.

Ces pays ont depuis arrêté une liste de 17 projets, concernant par exemple la conception de drones européens, un hôpital militaire de campagne et la mobilité militaire. Le plan d’action présenté mercredi est donc venu compléter la réflexion amorcée par les ministres de la Défense.

Que demande aujourd’hui la Commission? Dans les prochains mois, les Vingt-Huit devront identifier leurs besoins et déterminer les financements correspondants. Puis, en 2019, la Commission viendra avec des réponses concrètes. De son côté, elle va examiner d’ici à la fin de cette année les possibilités de simplifier les formalités douanières pour les opérations militaires et évaluer la nécessité d’harmoniser les règles relatives au transport de marchandises dangereuses dans le domaine militaire.

Neufs grands corridors

En matière d’infrastructures, la Commission a expliqué qu’elle s’en tenait pour le moment à l’existant, l’idée étant par exemple de voir comment un tunnel dédié au passage de civils peut être réadapté pour faciliter le passage de chars ou de tanks.

Neuf grands corridors de transport (terrestre, ferroviaire ou autre) sont actuellement en cours de développement dans les Etats membres, du sud de l’Espagne à la Turquie, certains passant aussi par la Suisse. Le plan d’action présenté mercredi demande aux Vingt-Huit d’examiner ces axes de près et d’étudier leur adéquation aux réalités militaires.

Les pays baltes n’ont pas attendu le plan de la Commission pour agir. La Lituanie, la Lettonie et l’Estonie, qui se préparent quotidiennement à un conflit avec le grand voisin russe, ont déjà assuré cette mobilité militaire. L’Estonie a aussi mené un projet pilote en 2017 avec ses deux proches voisins, comme avec les Pays-Bas, la Belgique et la Finlande. Et les conclusions ont été sans ambiguïté: dans plusieurs de ces Etats membres, la hauteur maximale des ponts routiers ainsi que la tolérance au poids de certains ponts n’étaient pas suffisantes pour des véhicules militaires surdimensionnés. Et dans le cas du transport ferroviaire, la capacité de chargement était parfois insuffisante pour autoriser le déplacement des équipements militaires les plus lourds.

 

Anne Nivat : « Un Continent Derrière Poutine ? », 85 Minutes Pour Survoler Ce Continent – Et Les Faits ?