RSS

Archives de Catégorie: Chine

« Fidélité aux principes. » Article de Dmitri Novikov dans  » Russie soviétique » sur le renforcement des fondements idéologiques du parti communiste chinois

16-10-2018

Novikov Dmitri Gueorguievitch, vice-président du comité central du parti communiste russe

https://kprf.ru/international/new-world/179688.html

 

Face à la pression croissante des États-Unis, le Parti communiste chinois accorde une attention accrue à l’état idéologique, moral et psychologique de la société. La Conférence nationale sur la propagande et le travail idéologique était consacrée à cette question.

 

La direction du pays et le parti ont réaffirmé leur attachement au marxisme et ont souligné la nécessité d’intensifier le travail avec les masses.

 

L’axe central des relations internationales est la confrontation entre les États-Unis et la Chine. Les événements les plus importants qui se déroulent non seulement dans la région Asie-Pacifique, mais également en Afrique, en Amérique latine, au Moyen-Orient, etc., sont, à un degré ou à un autre, liés à l’approfondissement des contradictions russo-américaines.

 

Il ne fait aucun doute que cette tendance se poursuivra au cours des prochaines années, voire des prochaines décennies. La principale raison est le refus des États-Unis à perdre leur statut d’unique superpuissance qu’ils ont acquis après l’effondrement de l’Union soviétique. L’État qui lance un défi à l’hégémonie mondiale politique, économique et culturo-idéologique américaine est désormais la Chine.

 

Au cours des réformes, qui atteignent cette année l’âge de 40 ans, le pays s’est placé en tête pour un certain nombre d’indicateurs économiques et technologiques. La Chine d’aujourd’hui est une immense puissance industrielle et commerciale. Cependant ce n’est pas tant cela qui suscite la crainte des dirigeants américains et du capital américain mais plutôt deux tendances qui se sont dégagées après l’arrivée au pouvoir du président en exercice de la République populaire de Chine, Xi Jinping.

 

Premièrement, Pékin s’est fixé pour tâche le développement prioritaire des technologies de pointe. Dans les années à venir, les secteurs traditionnels de l’économie – la métallurgie, la production de matériaux de construction et d’autres industries à forte intensité de main-d’œuvre et à forte intensité énergétique devraient céder le pas aux industries de haute technologie de pointe – microélectronique, construction aéronautique et navale, industrie spatiale, biotechnologie, etc. Le programme «Made in China – 2025» s’appuie sur ces domaines.

 

Deuxièmement, la Chine entre de plus en plus avec confiance sur la scène mondiale. La stratégie «Une ceinture – Une route» et le concept de «Communauté de destin unique pour l’humanité» jettent une base fondamentalement nouvelle pour l’ordre mondial. Contrairement à la mondialisation libérale, qui bénéficie au «milliard privilégié», elle repose sur des intérêts et une prospérité réciproques. La République populaire de Chine lance des projets d’infrastructure et industriels conjoints avec des dizaines de pays à travers le monde, sans revendiquer un rôle dominant. Lors du 19ème congrès du Parti communiste chinois, Xi Jinping a souligné: «Quel que soit le niveau de développement que la Chine puisse avoir, elle ne prétendra jamais être un hégémon, ne poursuivra jamais une politique d’expansion … La Chine continuera à défendre activement l’égalité et la justice dans les relations internationales, à promouvoir la résolution de tous les problèmes du monde par le biais de consultations entre les peuples des différents pays.  »

 

S’appuyant sur une planification tactique et stratégique, la direction de la République populaire de Chine voit clairement les objectifs visés. Le principal est la transformation de la Chine en un puissant État socialiste au milieu de ce siècle.

 

Le développement rapide de la Chine suscite la résistance toujours croissante de Washington. Comme l’a récemment déclaré le secrétaire d’État américain Mike Pompeo, Pékin représente à long terme la plus grande menace pour le mode de vie des Américains et crée des risques pour la croissance économique américaine.

 

La pression sur la République populaire de Chine est exercée de différentes manières. Des droits de plusieurs milliards de dollars ont été imposés sur les produits chinois, l’accès de Pékin aux technologies de pointe est bloqué et le séparatisme taïwanais est encouragé. Les principaux médias occidentaux ont lancé une véritable guerre de l’information contre la Chine et publient des faux comme une scission à la tête de la RPC et la création de « camps de rééducation » où des millions de non-Chinois sont jetés.

 

Pékin est bien conscient du fait qu’ils sont confrontés à un adversaire fort et cynique qui n’a pas l’habitude de lésiner sur les moyens d’atteindre cet objectif. Cela nécessite des mesures efficaces pour protéger la souveraineté et la voie de développement choisie par le pays. Depuis le 18e Congrès du PCC, les autorités chinoises ont intensifié leurs efforts pour renforcer la discipline et l’esprit socialiste parmi les travailleurs du parti et de l’État. Une guerre sans merci contre le luxe, l’hédonisme et la corruption a été déclarée et de hauts responsables sont souvent sur le banc des accusés. En outre, les dirigeants chinois insistent constamment sur l’engagement envers le marxisme et sur l’impossibilité de se détourner de la voie socialiste du développement.

 

La lutte contre les attaques antichinoises a été le thème central d’une série d’événements survenus ces derniers mois. Le plus important d’entre eux est sans doute la Conférence nationale sur la propagande et le travail idéologique tenue récemment à Pékin. Elle s’est déroulée du 22 au 23 août. Des réunions similaires ont lieu tous les cinq ans. Elles déterminent les grandes orientations de la propagande et du travail idéologique pour plusieurs années. Par exemple, lors de la précédente réunion tenue en août 2013, Xi Jinping avait défini la tâche d’intensifier les travaux sur la diffusion des idées du PCC parmi les larges couches de la population, de protéger l’autorité du parti mais de ne pas masquer les lacunes (« établir une ligne de démarcation nette entre le juste et l’erroné »), et demander leur éradication décisive. Une attention particulière a été accordée à la lutte contre la subversion via Internet. Comme Xi Jinping l’a souligné, le World Wide Web est devenu un champ de bataille pour l’opinion publique et sa conquête a un lien direct avec la sécurité idéologique du pays.

 

Le fil conducteur de la Conférence panchinoise actuelle était la nécessité de renforcer la cohésion idéologique et morale de la société face aux nouvelles menaces. Dans son discours, Xi Jinping a exhorté « à mener une propagande approfondie et un travail idéologique afin d’unir les personnes partageant des idéaux, des croyances, des valeurs et des attitudes morales communs ». «Unir les esprits et accumuler des forces», a-t-il expliqué de la manière laconique traditionnelle.

 

Le président de la République populaire de Chine a hautement évalué l’activité des structures idéologiques au cours des cinq dernières années, mais a noté que les nouvelles circonstances exigent de nouvelles approches de la part des travailleurs du parti, une initiative et une activité accrues. La situation générale dans le pays et le parti en dépend directement, a souligné Xi Jinping.

 

En général, la position pivot du Parti communiste devrait être renforcée, le PCC devrait maintenir et renforcer son rôle de courroie de transmission dans le système d’administration de l’État. Selon Xi Jinping, il est «nécessaire de renforcer la direction centralisée unifiée du parti dans le domaine de la primauté du droit». « Les organisations du parti à tous les niveaux doivent agir sans négligence et exercer un contrôle constant », a-t-il ajouté. « La pratique a montré que la politique de la direction du parti en matière de propagande et de travail idéologique est tout à fait correcte. »

 

Mais la pureté idéologique et morale est extrêmement importante à maintenir au sein même du parti. Elle est assurée par la fidélité aux principes communistes. «Nous devons tenir haut les bannières du marxisme et du socialisme avec les caractéristiques chinoises, persister dans la promotion des idées socialistes. Un parti armé de ces idées a le devoir de les diffuser parmi les masses », a déclaré Xi Jinping.

 

Une attention particulière a été accordée à la culture et à l’art. Le chef du pays a appelé les artistes, les écrivains et les compositeurs à renoncer à la vulgarité, au kitsch et à l’imitation et à créer des œuvres hautement artistiques.

 

La réunion a également abordé les questions de politique internationale. Le président de la République populaire de Chine a souligné l’importance croissante de l’influence culturelle de la Chine sur la planète et de l’utilisation du « soft power » pour renforcer l’autorité du pays à l’étranger.

 

Il convient de noter que quelques jours avant cette Conférence nationale sur la propagande et le travail idéologique, le Conseil militaire central de la République populaire de Chine s’était réuni. A cette occasion, Xi Jinping, qui dirige cette structure, s’est également fixé pour tâche de renforcer le rôle dirigeant du parti dans l’armée. Selon lui, il s’agit d’un préalable à la construction d’un État fort avec des forces armées fortes.

 

Après avoir soigneusement étudié l’histoire de l’Union soviétique, les communistes chinois ont tiré la bonne conclusion: dans des conditions où s’aggrave la situation internationale et s’accroit la pression extérieure, il est mortellement dangereux d’affaiblir la direction du parti. La mobilisation idéologique générale et le rassemblement autour du programme du PCC sont les mesures qui renforceront le mécanisme de protection de la société chinoise et permettront au pays de résoudre toutes les tâches.

 

Traduction Marianne Dunlop pour Histoire et Société

Publicités
 

Trump: Les Chinois « ont trop bien vécu pendant trop longtemps »

Publié: Oct 11 2018 13:39 GMT | Dernière mise à jour: 11 octobre 2018 à 15h20 GMT

C’est ce qu’a déclaré jeudi le président américain dans le cadre d’un entretien téléphonique avec l’émission « Fox & Friends ».

Trump: Les Chinois "ont trop bien vécu pendant trop longtemps"

Le président des États-Unis, Donald Trump
Evan Vucci / AP
Suivez nous sur Facebook

Le président américain Donald Trump , dans une déclaration au programme « Fox & Friends », a averti jeudi qu’il pourrait être utilisé pour nuire davantage à l’économie chinoise dans le cadre de la guerre commerciale contre Beijing.

« Ils ont eu un impact considérable », a déclaré Trump à propos  des droits de douane de 200 milliards de dollars imposés aux importations chinoises le mois dernier.

« Son économie a beaucoup chuté et je peux faire beaucoup plus si je veux », a déclaré Trump. « Je ne veux pas le faire, mais ils doivent venir à la table des négociations », a-t-il insisté.

Dans le même temps, le président américain Il a souligné que Beijing souhaitait négocier, mais il ne croyait pas que la partie chinoise soit toujours prête. Comme il l’avait fait auparavant, Trump a blâmé les anciens présidents américains qui, selon lui, ont permis à la Chine de pratiquer des pratiques commerciales déloyales et ont soutenu qu’il devait dire à Pékin que « tout était fini ».

« Nous ne sommes pas stupides »

« Ils ont trop bien vécu pendant trop longtemps et, franchement, je pense qu’ils pensent que les Américains sont des gens stupides« , a-t-il déclaré. l’agence Reuters .

« Nous, les Américains, ne sommes pas des gens stupides, nous avons été induits en erreur lorsque le moment est venu de discuter du commerce », a déclaré Trump.

  • Le 24 septembre, Beijing a lancé la collecte des droits de douane sur les produits américains pour un montantde  60 000 millions de dollars,  en réponse à l’entrée en vigueur de taxes sur les importations chinoises de  200 000 millions de dollars introduites par Washington.
  • Le président des USA il a introduit ces barrières commerciales dans le cadre de sa lutte contre   les politiques technologiques de la Chine, un pays qui avait refusé de ralentir ses développements dans le secteur de la robotique et d’autres technologies, impulsés par l’État, malgré les pressions américaines.
  • À la fin du mois de juillet et du mois d’août, les deux puissances ont  imposé  des frais supplémentaires aux marchandises d’une valeur équivalente à 50 milliards de dollars.
  • Beijing a  statué  sur le différend commercial en cours, affirmant que Washington « prêchait de manière flagrante l’unilatéralisme, le protectionnisme et l’hégémonie économique, en faisant de  fausses accusations contre de nombreux pays « .
  • Comme condamné par le géant asiatique, les États-Unis « Elle intimide d’autres pays par des mesures économiques telles que l’imposition de droits de douane » et tente dans ce cas d’imposer à la Chine  » ses propres intérêts […]  par des pressions extrêmes ».
 
Poster un commentaire

Publié par le octobre 13, 2018 dans Chine, Etats-Unis

 

Note de lecture : Tony Andréani, le « modèle chinois » et nous.

La fièvre et la bronchite ont momentanément interrompu ma lecture du livre de jean Claude Delaunay les trajectoires chinoises de la modernisation et de développement, mais j’y reviendrai bientôt, en attendant voici une approche de la Chine mais qui a également le mérite (dans le cadre du Congrès comme nous y invite notre base commune) à revoir nos appréciations spontanées sur la Chine « capitaliste » (note de Danielle Bleitrach).

Résultat de recherche d'images pour "la Chine et le socialisme"

http://la-sociale.viabloga.com/news/note-de-lecture-tony-andreani-le-modele-chinois-et-nous

Éditions l’Harmattan, 2018, 21,50€. 219 pages. ISBN : 978-2-341-15600-2

Par Denis Collin • Bibliothèque • Dimanche 30/09/2018 • 0 commentaires  • Lu 452 fois • Version imprimable 


Bien qu’il se défende d’être un spécialiste de la Chine, Tony Andréani la connaît pour y avoir voyagé, fait des conférences, noué de nombreux contacts dans les milieux universitaires et consacré un certain nombre d’articles et de conférences (comme celle qu’il a donnée à l’université populaire d’Évreux). Son dernier ouvrage, Le « modèle chinois » et nous est une synthèse précieuse de l’état des réflexions de l’auteur qui a longtemps travaillé sur les modèles de socialisme et a consigné le résultat de ses recherches dans plusieurs livres dont l’ouvrage en deux volumes, Le socialisme est (à)venir. Pourtant il ne s’agit pas de faire de la Chine le modèle du socialisme (un modèle à suivre donc) mais de comprendre comment fonctionne le système socio-économique de la Chine, au-delà de l’abondance des données empiriques et des préjugés – fort nombreux en ce qui concerne l’Empire du milieu. La modélisation permet à Tony Andréani de modéliser le fonctionnement des rapports sociaux et économiques en Chine et de les définir comme ceux d’une économie mixte que l’auteur rapproche de la NEP impulsée par Lénine dans les premières années de la révolution, quand il a fallu en rabattre des prétentions à passer directement au communisme. La politique économique chinoise peut également être caractérisée comme un keynésianisme conséquent. Ce système mixte est conçu comme allant dans le sens du socialisme. Tony Andréani commence par montrer les succès impressionnants du « modèle chinois » : croissance forte et soutenue qui a permis une très importante augmentation du niveau de vie de la population, élévation considérable du niveau d’instruction,  développement technologique qui, sur certains segments, a non seulement permis à la Chine de rattraper les pays capitalistes avancés mais parfois même de les dépasser – par exemple dans le domaine de l’informatique, des TGV ou de la production d’énergies renouvelables.

Ensuite, l’auteur montre le caractère « socialiste » des principes sur la base desquels fonctionne la Chine. C’est dit-il, « l’ébauche d’un socialisme de (avec) marché ». Pourquoi « socialisme » ? Non pas en en raison des rapports de propriété mais à partir d’une série de critères : prédominance des choix collectifs, existence d’une planification (très différente de la planification soviétique d’antan), existence de services publics, diversification des formes de propriété en adéquation avec le développement des forces productives, financement des entreprises par un système perfectionné de crédit et non par le marché des actions, distribution resserrée des revenus du travail et du capital, législation du travail encadrant fortement la concurrence. On peut contester la manière dont la Chine satisfait ou non à ces critères, mais on admettra qu’ils sont une bonne définition de ce qui pourrait caractériser une transition vers le socialisme (sauf à rêver d’un grand soir qui fait table rase du passé et bouleverse d’un coup toute la condition humaine).

Le livre de Tony Andréani n’est pas une apologie de la Chine. Il ne cache pas les faiblesses du régime, à la fois avec le développement incontrôlé des inégalités et les menaces qui pèsent sur la propriété publique, car les composantes de ce « mixte » ne font pas toujours bon ménage. Laissé à sa propre dynamique, le marché tend à subvertir les décisions collectives et la planification. Plus fondamentalement, c’est l’objectif de la croissance illimitée qui est problématique, tout simplement compte-tenu de ce que la planète peut fournir. Pour amener la Chine au niveau des États-Unis, il faudrait en gros cinq planètes et la Chine en consomme actuellement 2,1…

Sur la ligne dont Tony Andréani fixe le point de départ au Plenum du Comité central de la fin 2013 (« vers une nouvelle normalité), la Chine pourrait se transformer en une société de type singapourien. Les campagnes de moralisation de la population ne peuvent évidemment contrebalancer le triomphe des pratiques marchandes et du règne de l’argent.

Le dernier chapitre aborde le « et nous » du titre. En quoi le « modèle chinois » pourrait-il nous inspirer ? Tony Andréani commence par montrer que nous devrions nous inspirer des Chinois par un retour au keynésianisme, lequel est impossible dans le cadre actuel de l’UE. Il faudrait donc « reprendre nos billes », et notamment notre monnaie, notre banque centrale et l’autonomie budgétaire. Il discute la possibilité d’une monnaie commune parallèle à la monnaie nationale et qui pourrait sauver ce qui mérite de l’être de la construction européenne. Il s’agit de déterminer quelles formes de protectionnisme sont efficaces mais aussi de relever la compétitivité du travail par la recherche scientifique et technique. Les nationalisations seraient également un instrument d’action dont l’État souverain devrait se ressaisir.

En annexe, Tony Andréani publie quelques articles et études publiés dans différentes revues. Il affirme en introduction qu’on peut en omettre la lecture, mais il me semble que ce serait une erreur (sauf pour ceux qui les avaient déjà lus !).

On peut penser que Tony Andréani fait une confiance assez exagérée dans la volonté du Parti Communiste chinois de construire à terme une société véritablement communiste. Il imagine ce qu’il dirait aux dirigeants chinois pour corriger les faiblesses et les erreurs du cours pris la direction du Parti et de l’État. Mais je crois que, même en tant qu’expérience de pensée, cette tentative échoue. La direction prise par Xi Jinping tourne assez radicalement le dos à une évolution vers un système socialiste. Xi Jinping veut se donner du temps en prolongeant indéfiniment son mandat pour assurer que personne ne viendra remettre en cause la marche de la Chine vers une nouvelle forme de capitalisme d’État et son plan de contrôle social total n’est pas un malheureux à-côté mais l’essence même de ce qui est en cause. Les campagnes anti-corruption ont comme objectif réel non pas d’éradiquer la corruption mais d’éliminer les ennemis et de protéger la corruption des amis. Je sais que Tony Andréani ne partage pas mes vues qu’il juge trop pessimistes. Selon lui, notamment dans la jeunesse, il existe une agitation et une effervescence intellectuelle qui interdisent l’évolution de la Chine vers un modèle nord-coréen. Si la grande presse est étroitement contrôlée par le pouvoir, il y a, dit encore Tony Andréani, une grande liberté d’expression au niveau local et sur les réseaux sociaux. Puisse-t-il avoir raison et moi tort ! Il reste que c’est la lutte entre les deux tendances fondamentales qui déterminera l’avenir de la Chine.

Mes réserves n’ôtent rien à l’intérêt du livre de Tony Andréani, précisément parce que, en dépit de nos divergences d’appréciation quant à l’évolution actuelle du régime, il met très honnêtement le doigt sur les contradictions fondamentales du régime et nous aident à mieux comprendre ce pays si important pour l’avenir du monde.

Le 24/9/2018 – Denis Collin
 
Poster un commentaire

Publié par le octobre 11, 2018 dans Chine, INTERNATIONAL

 

L’économiste Jean-Claude Delaunay, marxiste et vivant en Chine, signe chez Delga

https://humaniterouge.alloforum.com/trajectoires-chinoises-

« les trajectoires chinoises de modernisation et de développement
De l’Empire agro-alimentaire à l’Etat-Nation et au socialisme ».

Au moment où les contradictions économiques et idéologiques entre l’hégémonisme US et la Chine Populaire se traduisent par la guerre commerciale initiée par Trump, assortie de provocations militaires en mer de Chine, il est possible que la dimension du conflit s’élargisse ou qu’il prenne un tour non pacifique.

Certains camarades considèrent qu’il s’agit de deux puissances impérialistes et qu’il faut à tout prix éviter de prendre partie pour l’une ou pour l’autre.
Mais à l’inverse l’enjeu peut être celui de l’émergence du socialisme face à la première puissance impérialiste sur le déclin.
Se tromper sur cette question serait lourd de conséquence pour le mouvement communiste en France.
Il est nécessaire d’approfondir nos connaissances sur la Chine, en partant non pas de nos intentions ou de la propagande ambiante, mais en nous appuyant sur des faits.

L’ouvrage de J.C. Delaunay décrit les orientations successives tentées par la Chine Populaire pour sortir du féodalisme et faire ses premiers pas au stade primaire du socialisme dans le cadre d’un impérialisme dominant.
La démarche de l’auteur consiste à partir des faits scrupuleusement sans a priori et il ne tire de conclusions qu’avec prudence.

Il consacre au passé de la Chine une large part, permettant de comprendre les particularités de ce pays et le poids du passé sur le présent, mais aussi le chemin parcouru et comment.
L’étude économique décrit les orientations successives dans l’agriculture, l’industrie et les services, principalement depuis la réforme.
L’auteur ne dissimule jamais les conséquences négatives de certaines décisions mais signale les corrections apportées et leurs effets.

Dans la seconde partie il analyse la notion d’ économie de marché socialiste , l’émergence de ce concept, son adoption, ses applications et ses rectifications au fil des congrès du PCC.

« L’économie de marché socialiste est un concept désignant notamment une économie dans laquelle les entreprises privées ont leur place, ce qui est tout-à-fait différent d’une économie capitaliste. Cela dit elles devraient l’être sur la base « d’une mission de service public » clairement définie. C’est de plus, une économie dont l’Etat impulse, avec la préoccupation de bien-être qui est ou devrait être la sienne, les dépenses infrastructurelles nécessaires et polymorphes de transport, de formation scolaire et universitaire, de santé, de recherche scientifique, de culture, de sport, de protection de l’environnement, de gestion des eaux et des ressources particulièrement rares.  »

Publié cette année, le livre s’appuie sur une documentation statistique très fournie et actualisée jusqu’en 2016.
Les dernières campagnes de l’Etat chinois et de Xi Jinping ne font que confirmer les « trajectoires » signalées par JC Delaunay, tant dans le domaine de la lutte contre la corruption que de l’écologie, de l’objectif d’éradiquer la pauvreté, ou encore dans l’étude du marxisme qui s’est généralisée.

On peut seulement regretter que la « période maoïste » soit peu abordée.
La représentation univoque associée couramment à la révolution culturelle et à ses conséquences néfastes ne reflète pas l’ensemble de l’orientation du PCC de 49 à 75, ni même les différentes appréciations et directives de Mao.
Il faut rappeler que celui-ci avait défini le socialisme chinois comme un « capitalisme d’Etat », et déterminé les conditions d’existence des entreprises privées capitalistes.
« Puisque la révolution chinoise se propose à son étape actuelle de mettre fin à l’état colonial, semi-colonial et semi-féodal de la société d’aujourd’hui, c’est-à-dire de lutter pour l’achèvement de la révolution de démocratie nouvelle, il faut évidemment s’attendre, et cela n’a rien de surprenant, à un certain développement de l’économie capitaliste dans la société chinoise après la victoire de la révolution, car celle-ci aura supprimé les obstacles qui empêchent le capitalisme de se développer. » [ Œuvres choisies tome II – La révolution chinoise et le parti communiste chinois – Éditions du Peuple 1967 – p 352.]
On lira sur ce sujet l’article de Zhu Jiamu (à traduire avec Google) : Mao et l’industrialisation de la Chine parue le 26/7/2018 sur ccpph. http://www.ccpph.com.cn/…/xxyjdt/201711/t20171129_241825.htm

_______________

En résumé, il s’agit d’un ouvrage scientifique majeur sur la Chine d’aujourd’hui, et indirectement une contribution au combat pour la paix et contre l’impérialisme, une base de discussion essentielle également pour l’unité de pensée des communistes marxistes-léninistes de notre pays.

 

Vu par William, Jih Wachill, Luc

Fin de la discussion
 
2 Commentaires

Publié par le octobre 7, 2018 dans Chine, COMPTE-RENDU de LIVRE

 

Hymne national de la République Populaire de Chine

Anniversaire de la fondation de la République Populaire de Chine….

Image associée

 

La Marche des Volontaires (义勇军进行曲) est l’hymne national de la République populaire de Chine.

  • Créée en 1935.
  • Paroles de Tian Han (田汉) (1898-1968)
  • Musique de Nie Er (聂耳) (1912-1935)
  • Devenue Hymne national provisoire le 27 septembre 1949
  • Devenue Hymne national officiel le 4 décembre 1982

Histoire

La Marche des Volontaires était, à l’origine, le générique des Enfants de Chine (风云儿女) (1935), un film sur la seconde guerre sino-japonaise (1937-1945). Le 27 septembre 1949, elle devint l’hymne national provisoire car elle faisait allusion à un moment historique fort de la Chine et dégageait une musique énergique reflétant les traditions révolutionnaires chinoises depuis la fin de la dynastie Qing. Mais, pendant la Révolution culturelle, Tian Han fut accusé d’être anti-révolutionnaire et fut torturé à mort. L’hymne ne pouvait plus être chanté, juste joué.

Le 5 mars 1978, les paroles furent modifiées. Cependant, beaucoup de personnes réclamèrent les paroles d’origine et c’est ainsi que le 4 décembre 1982, La Marche des Volontaires retrouva ses paroles d’origine et fut proclamée hymne national officiel de la République populaire de Chine.

Paroles

Voici les paroles de l’hymne national (version originale) en chinois simplifié, sa transcription pinyin et sa traduction française.

Paroles Transcription pinyin
起来!不愿做奴隶的人们, Qilai! Buyuan zuo nuli de renmen,
把我们的血肉筑成我们新的长城。 Ba women de xuerou zhucheng women xin de changcheng.
中华民族到了最危险的时候, Zhonghua Minzu dao liao zui weixian de shihou,
每个人被迫者发出最后的吼声。 Meigeren beipo zhe fachu zuihou de housheng.
起来!起来!起来! Qilai! Qilai! Qilai!
我们万众一心, Women wanzhong yixin,
冒着敌人的炮火, Mao zhe diren de paohuo,
前进! Qianjin!
冒着敌人的炮火, Mao zhe diren de paohuo,
前进!前进!前进!进! Qianjin! Qianjin! Qianjin! Jin!
Traduction française
Debout ! Nous ne voulons plus être des esclaves,
C’est avec notre chair que nous allons bâtir notre nouvelle muraille.
La Nation connaît son plus grand danger,
Chacun doit pousser un dernier cri.
Debout ! Debout ! Debout !
Nous, qui ne faisons plus qu’un,
Bravons les tirs ennemis,
En avant !
Bravons les tirs ennemis,
En avant ! En avant ! En avant !

Voici les paroles de l’hymne national de 1978 à 1982 en chinois simplifié, sa transcription pinyin et sa traduction française.

Paroles Transcription pinyin
前进!各民族英雄的人民! Qianjin! Ge minzu yingxiongde renmin,
伟大的共产党领导我们继续长征。 Weidade gongchandang lingdao women jixu changzheng.
万众一心奔向共产主义明天, Wanzhong yixin ben xiang gongchanzhuyi mingtian,
建设祖国保卫祖国英勇的斗争。 Jianshe zuguo baowei zuguo yingyongde douzheng.
前进!前进!前进! Qianjin! Qianjin! Qianjin!
我们千秋万代 Women qianqiu-wandai
高举毛泽东旗帜, Gaoju Mao Zedong qizhi,
前进! Qianjin!
高举毛泽东旗帜, Gaoju Mao Zedong qizhi,
前进!前进!前进!进! Qianjin! Qianjin! Qianjin! Jin!
Traduction française
Allons, peuple héroïque de toutes nos nationalités !
Le grand Parti communiste nous conduit dans la poursuite de la Longue Marche.
Tous d’un même cœur, allons au-devant des lendemains communistes !
Lançons-nous vaillamment dans le combat pour édifier et défendre la patrie !
En avant ! En avant ! En avant !
De génération en génération,
Nous ferons flotter bien haut le drapeau de Mao Zedong.
En avant !
Nous ferons flotter bien haut le drapeau de Mao Zedong.
En avant ! En Avant ! En Avant !
 
Poster un commentaire

Publié par le octobre 2, 2018 dans Chine, HISTOIRE

 

La Chine est responsable de 100% de la diminution du nombre de personnes pauvres, par John Ross

Le Manifeste du parti du XXIe siècle note: « la Chine, immense pays en état de contester le leadership mondial des Etats-Unis, mérite une analyse conséquente et sans a priori, d’autant qu’il est dirigé par un Parti communiste se réclamant du marxisme ». Le numéro de la revue Progressistes de septembre 2018 est consacré à la Chine et s’ouvre sur un article de Dartigolles, dans lequel on apprend avec intérêt qu’il s’est rendu au colloque sur le marxisme en Chine. Les communistes n’en ont rien su, ce qui permet en particulier à la base 2 de déclarer que toutes les expériences du socialisme ont échoué et d’entendre lors de ma réunion de cellule dire à peu près n’importe quoi sur ce pays. Il serait temps que les communistes soient informés sur la réalité du monde qui les entoure, cela fait partie de leur indispensable formation. Transformer les communistes en véhicule de toutes les idées dominantes fait partie intégrante de leur sentiment de faiblesse et donc de leur soumission à la social-démocratie (note de Danielle Bleitrach)

source : Key trends to globalization

traduit de l’anglais par Marc Harpon pour Changement de Société

En 2010, le Professeur Danny Quah de la London School of Economics, remarquait : « Ces trois dernières décennies, à elle seule, la Chine a tiré plus de gens de la pauvreté extrême que tous les autres pays du monde pris ensemble. En effet, la diminution, entre 1981 et 2005, de 627 millions du chiffre des personnes pauvres vivant avec un dollar par jour, dépasse le total de la baisse mondiale de cette même forme de pauvreté, qui passe pour la même période, de 1,9 milliards à 1,4 milliards ». Le but de cet article est d’analyser la situation sur la base des données disponibles trois ans après l’analyse de Quah, d’observer les tendances en matière de pauvreté, et pas seulement de pauvreté extrême (calculée par la Banque Mondiale sur la base d’une dépense quotidienne inférieure à 1,25 dollars), d’examiner une définition de la pauvreté légèrement plus large (2 dollars de dépenses quotidiennes) et faire la comparaison avec d’autres tendances dans l’économie mondiale.

La conclusion est simple. La conclusion de Quah tient toujours. La Chine est responsable de 100% de la réduction du nombre de personnes vivant dans la pauvreté dans le monde. Ce résultat découle de tout examen sérieux et informé du rôle de la Chine dans l’économie mondiale et de sa contribution aux droits de l’homme.

Il y a de nombreuses statistiques remarquables à propos de la Chine :

  • La Chine abritait 22% de la population mondiale quand sa réforme fut engagée en 1978, donc le pourcentage de la population mondiale bénéficiant de la croissance économique rapide de la Chine est sept fois supérieur aux 3% de la population des États-Unis ou du Japon quand commencèrent leur croissance, ou aux 2% que représentait le Royaume-Uni au temps de la Révolution Industrielle.
  • Les 9,9% de croissance moyenne du PIB par tête durant les deux derniers plans quinquennaux représentent la plus rapide augmentation du PIB par tête jamais réalisée par un pays important dans l’histoire de l’humanité.
  • Dans le même temps, la hausse de 8,1% de la consommation moyenne annuelle des ménages chinois, et la hausse de 8,3% de la consommation totale, y compris la dépense publique dans des domaines aussi importants pour la qualité de vie que l’éducation et la santé, ont été les plus rapides enregistrées dans une grande économie. Si on prend en compte l’espérance de vie supérieure à ce qu’on pourrait attendre compte tenu du PIB par tête, il est évident que la Chine a connu la hausse la plus rapide de la qualité de vie jamais vécue par un pays.
  • Mesurée en Parité de Pouvoir d’Achat (PPA)- le résultat réel en termes de production de voitures, de services etc.- la plus grande augmentation en valeur absolue en une seule année aux États-Unis date de 1999, et était de 567 milliards de dollars. Mais en 2010, la Chine a atteint 1, 126 milliards de dollars de hausse- plus du double de la grosse hausse de la production jamais réalisée par un pays en une seule année de l’histoire humaine.

Néanmoins, aussi impressionnantes que soient ces statistiques, du point de vue du bien-être humain, il y a un autre chiffre qui éclipse tous les autres : la contribution de la Chine à la réduction de la pauvreté humaine, non seulement à l’intérieur de ses frontières, mais aussi par son impact dans le monde. Le fait étonnant demeure que la Chine a été responsable de la totalité de la réduction du nombre de personnes vivant dans la pauvreté absolue dans le monde !

Pour montrer cela, le tableau ci-dessous fournit le nombre de personnes dans le monde qui vivent de moins de deux des mesures standard utilisées par la Banque Mondiale pour mesurer la pauvreté. C’est le critère de distinction de la pauvreté extrême, des dépenses de moins d’1,25 dollars par jour (37,5 dollars par mois), et la pauvreté- dépenses inférieures à deux dollars par jour (60 dollars par mois). Les graphiques montrant la tendance sont à la fin de l’article.

En 1981, d’après les données de la Banque Mondiale, 972 millions de personnes vivaient en Chine avec moins de 37,5 dollars par mois. En 2008, ce nombre était tombé à 173 millions, en 2009, il était tombé à 157 millions. Par conséquent, 662 millions de personnes ont été tirées de la pauvreté extrême en Chine en 2008 et 678 millions si on va jusqu’à 2009.

En contraste, le nombre de personnes vivant en pauvreté extrême a augmenté hors de Chine de 50 millions entre 1981 et 2008- le nombre de personnes sorties de la pauvreté était inférieur à la hausse de la population. Cela est dû au à la hausse du nombre de personnes en situation de pauvreté extrême en Afrique sub-saharienne. La Chine est donc responsable de 100% de la réduction du nombre de personnes vivant dans la pauvreté extrême.

En analysant le cas des personnes vivant avec 2 dollars par jours (60 dollars par mois), un revenu toujours très bas, la tendance est encore plus frappante. Le nombre de personnes en Chine vivant à ce niveau de dépense ou à un niveau inférieur est tombé de 972 millions en 1981 à 395 millions en 2008 et 362 millions en 2009. Le nombre de personnes vivant avec moins de 60 dollars par mois ou moins était tombé à 577 millions en 2008 et à 610 millions en 2009.

En contraste, le nombre de ceux vivant à ce niveau de pauvreté hors de Chine est passé de 1,548 millions en 1981 à 2,057 millions en 2008- une hausse de 509 millions. Une fois encore, la Chine comptabilise la totalité de la réduction du nombre de personnes pauvres dans le monde.

Il est par conséquent presque impossible d’exagérer la contribution apportée non seulement au bien-être du peuple chinois mais à toute l’humanité par le progrès économique chinois. Sans la Chine, il n’y aurait littéralement pas eu de réduction du nombre de personnes vivant dans la pauvreté.

L’énorme impact de cela sur le bien-être humain réside non seulement dans son effet direct sur le revenu et les dépenses, mais aussi dans ses conséquences indirectes sur le développement humain. Prenez des exemples simples :

  • L’espérance de vie en Chine est de neuf ans plus longue qu’en Inde- un pays qui avait à la fin des années 1940 un PIB par tête supérieur à celui de la Chine.
  • Pour mille habitants, la Chine a 66% d’infirmières et d’aides soignantes en plus et 160% de médecins en plus que l’Inde.
  • En Chine, le taux d’alphabétisation des femmes de 15 à 24 ans est de 99% d’après les dernières données de la Banque Mondiale, alors qu’en Inde il est de 74%.
  • Le taux de mortalité infantile pour 1000 naissances vivantes est de 12 en Chine contre 44 en Inde.

Le fait de sortir les gens de la pauvreté est aussi la plus grande contribution que l’on puisse faire aux droits de l’homme. La réalité est qu’avoir tiré 600 millions de personnes de la pauvreté fait qu’aucun autre pays ne rivalise même de loin avec la contribution de la Chine au bien-être humain et aux droits de l’homme.

Publicités

Certains de vos visiteurs peuvent de temps voir de la publicité à cet emplacement,
ainsi qu’une bannière de Confidentialité & Cookies au bas de la page.
Vous pouvez masquer complètement ces publicités grâce à une mise à niveau vers l’un de nos plans payants.

 
1 commentaire

Publié par le septembre 26, 2018 dans Chine, INTERNATIONAL

 

D’après l’ancien patron de Google, il existera « deux Internet » d’ici 2028

Le 23 septembre 2018
comme disait le poème, la Chine s’est mise en commune… Nouvelle à peut-être mettre en relation avec le retrait du milliardaire d’Ali Baba de son domaine pour aller où ? Une des raison qui me fait choisir la base manifeste du parti communiste du XXI e siècle, c’est qu’elle fait le pari de l’intelligence, non seulement sur notre bilan et celui du socialisme, parce que personne ne peut agir en occultant ce qui l’a mené là où il est, et d’en faire un examen critique pour avancer. Mais la base commune de la direction d’une rare confusion élimine ce bilan, le dérisoire texte sur « le printemps du communisme » transforme ce passé en négatif intégral pour le socialisme comme les trotskistes et ne lie notre affaiblissement qqu’au renoncement au Front de gauche. Mais ces deux textes sont tout aussi indigents sur le monde qui est en train de naîtreet leur analyse est une simple redite de la vulgate médiatique. Le texte sur le Manifeste va plus loin sur toutes ces questions, ouvre le débat dans sa diversité et ses contradictions. Prenons le cas de la Chine,  non pas comme le disent certains imbéciles parce que nous souhaitons pour la France, le socialisme à la chinoise mais parce qu’ignorer ce qui se passe réellement dans cet immense pays gouverné par un parti communiste est de l’ordre de  l’incapacité totale à diriger notre propre pays vers son socialisme à la Française.Les raisons de voter pour ce texte sont diverses, le mien est ce pari de lénine: une cuisinière doit pouvoir gouverner l’Etat, et le parti ce n’est pas seulement un supersyndicat avec des militants dévoués soutenant les luttes, c’est l’organe capable de créer « l’intellectuel nouveau », celui qui issu du prolétariat acquiert formation , capacités pour comprendre le monde. (note de danielle Bleitrach)

eric schmidt google

Frederic Legrand – COMEO / Shutterstock.com

Dans les années qui viennent, Internet tel que nous le connaissons pourrait bien changer. D’après les dires d’une des personnalités les plus influentes du milieu, le web serait en passe de subir une mutation conséquente.

Lors d’un événement privé se déroulant à San Francisco, Eric Schmidt, l’ancien PDG de Google et actuel président du conseil d’administration de la maison mère Alphabet, s’est exprimé sur l’avenir de notre cher internet. D’après lui, le web va se séparer en deux dans la décennie qui vient… et c’est la toute puissante Chine qui pourrait être à l’origine de ce bouleversement majeur.

L’Amérique et la Chine face à face avec leur propre internet

Durant cet entretien, Schmidt a déclaré : « Je pense que le scénario le plus probable à présent n’est pas une séparation, mais plutôt une bifurcation avec d’un côté un leader d’internet chinois et de l’autre un leader d’internet américain ».

Eric Schmidt n’a pas non plus hésité à dire que la Chine jouissait d’une dynamique excellente en ce qui concerne internet et les nouvelles technologies en général. Ce domaine représente un pourcentage important du PIB de l’Empire du milieu, et c’est pourquoi ce nouvel internet pourrait rapidement voir le jour. D’après lui, des pays pourraient même s’associer à ce modèle chinois en matière de web. De quoi menacer la suprématie acquise par les américains depuis bien longtemps.

L’ancien PDG de Google avait lui-même affirmé que la Chine est à la pointe de la technologie et qu’elle pourrait asseoir son leadership dans le domaine de l’intelligence artificielle d’ici 2030. Cependant, le moteur de recherche américain ne compte pas abandonner le pays asiatique puisque des rapports très décriés affirmaient que Google souhaitait se décliner en une version censurée spécialement pensée pour la Chine.

Modifié le 21/09/2018 à 17h19
 
Poster un commentaire

Publié par le septembre 24, 2018 dans Chine, INTERNATIONAL