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La connaissance de la situation internationale est indispensable à la lutte des communistes français.

L’image contient peut-être : 4 personnes, personnes assises, table et intérieur

 

Frédéric Boccara qui a témoigné souvent de son intérêt pour ce qui se passait en Chine, nous annonce ces Rencontres qui ont eu lieu  lundi dernier avec Song Tao, responsable de la section internationale du PC Chinois, à l’occasion de l’élection de Fabien Roussel comme secrétaire national du PCF.

il nous dit : » Outre des éléments sur la situation française actuelle, nous avons abordé, notamment, les questions d’une autre mondialisation, du dollar, de son impérialisme et de la nécessité d’une tout autre monnaie commune mondiale « , 

Nous attendons la suite parce que désormais nous espérons que les contacts entre nos partis donneront lieu à de véritables compte-rendus dont bénéficieront les communistes et qui les aidera à se ré-approprier la fierté pour leur parti, pour le passé, le présent et le futur du communisme, en ne laissant pas le soin à la classe dominante et à la social démocratie d’inventer ce que serait le communisme.

Cela n’a l’air de rien mais quand Fabien Roussel dans ses interventions offensives sur les revendications du monde du travail français truffe ses propos de « niet » et de « pas un kopeck », il fait plaisir à bien des communistes, il leur permet de renouer avec une identité glorieuse, cela ressemble assez à l’affiche de sa première élection « je suis communiste et je vous emmerde »… On en a besoin, mais il faut aller plus loin, nous avons un dialogue à instaurer, une écoute, un connaissance, loin des stéréotypes qui depuis plus de 20 ans nous sont imposés. C’est ce que  tente de le faire ce blog en particulier grâce aux traductions de Marianne, Je signale également l’excellent blog de Nicolas Maury 1) et PCF débat qui nous apportent faits et analyses indispensables.

Sur cette question comme bien d’autres, notre Congrès n’a fait qu’entrouvrir la porte… Ceux qui ont combattu cette connaissance en systématiquement supprimant les parties du Manifeste qui aidaient les communistes à prendre conscience du mouvement du monde, du rôle des communistes, ont fait la preuve de leur volonté de soumission à la social démocratie et d’en finir avec le communisme. Sur ce point aussi il faut poursuivre la réflexion du Congrès, les luttes qui se développent en France et dans le monde, les bouleversements dans la situation de l’impérialisme, les risques de guerre, tout cela pourtant exige des communistes toujours plus conscients.

Il ne s’agit pas de s’aligner sur tel ou tel modèle, mais de mieux se connaitre et de contribuer par nos échanges à s’enrichir mutuellement de nos expériences. .

Danielle Bleitrach

(1) Lire en particulier son dernier article sur les communistes en Inde, cet autre géant

. https://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Rajasthan-Les-communistes-CPIM-font-un-retour-fracassant-a-l-Assemblee-legislative-de-l-Etat_a13782.html?fbclid=IwAR3_m6WRiadN8-of_eelgvHuLTLrv9Db5b-7mtk2EScd1pVTVkZtIneGthY

 

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Il est effrayant d’imaginer ce qu’aurait donné en Chine un gouvernement à la Medvedev

IСтрашно подумать, что бы сделали сегодня в Китае с правительством Медведева

Comment on se fait « une place au soleil » en Chine et en Russie

Alexander Sitnikov

Photo: ArtemKorotaev / TASS

http://svpressa.ru/society/article/218142/

 

La chaîne de télévision CNBC, très populaire aux États-Unis, a récemment annoncé que le cofondateur du géant du commerce électronique Alibaba Group Holdings Ltd. (ou tout simplement Alibaba) Jack Ma est membre du Parti communiste chinois depuis les années 1980. Cela est indiqué dans un rapport spécial « honorifique » du gouvernement, qui répertorie les Chinois dont la contribution au développement du pays est la plus importante.

 

À cette occasion, la chaîne de télévision CNBC a étudié toutes les publications sur le milliardaire Ma dans les médias chinois et a trouvé un message de son camarade de classe repris sur des réseaux sociaux, qui évoquait le souvenir d’études conjointes à l’université. «Nous avons tous adhéré au parti en deuxième et troisième année d’université. A l’époque rejoindre le parti signifiait non seulement que vous étiez un bon élève, mais également que vous aviez de l’intégrité, de la capacité organisationnelle, de l’enthousiasme et de l’idéalisme », explique le compte rendu de CNBC.

 

C’est curieux, car de nombreux analystes économiques aux États-Unis ne croyaient pas en l’appartenance de Ma au Parti communiste chinois, même si, en 2015, des sites Web en langue chinoise affirmaient qu’il était communiste. Selon les normes américaines, un fervent partisan du léninisme et du maoïsme ne peut pas gagner un milliard. À l’étranger, ils croient fermement que seuls les requins du capitalisme entrent dans le club des milliardaires, pour lesquels faire du profit est le sens de la vie.

 

Outre le cofondateur d’Alibaba, les PDG non membres du parti de Tencent (holding d’investissement) et Baidu (équivalent chinois de Google), Pony Ma et Robin Li, figurent sur la liste des dirigeants du secteur économique de la haute technologie non étatique de l’Empire du Milieu. Ainsi, il n’y a pas que la carte de membre du parti qui ouvre les portes de « la grande vie » en Chine.

 

À cet égard, un certain nombre de questions se posent, dont la principale est toujours d’actualité: qu’est-ce qui est mieux – le capitalisme ou le socialisme (communisme)? En effet, après l’effondrement de l’URSS, la majorité absolue des simples citoyens occidentaux n’a aucun doute sur le fait que l’Union soviétique s’est effondrée à la suite d’une faillite idéologique. Et aujourd’hui, il s’avère que la Chine communiste réfute avec succès ce point de vue. Ainsi, tout ce qui s’est passé dans notre pays dans les années 80/90 du siècle dernier a été la conséquence de décisions prises par certains dirigeants et d’erreurs commises dans la politique économique.

 

Le communiste Jack Ma est donc le grand entrepreneur le plus titré de Chine, et sa société contrôle une activité dont la valeur totale se monte à 6 500 milliards de dollars. Selon les estimations de la société de recherche mondiale Wealth-X, il y aurait environ trois mille milliardaires dans le monde aujourd’hui, dont 680 citoyens des États-Unis et 338 de la Chine. UBS Bank a cité un autre chiffre significatif: en 2017, un nouveau milliardaire est apparu dans l’empire du milieu tous les deux jours. Les Chinois eux-mêmes, d’ailleurs, affirment qu’actuellement 819 milliardaires vivent en RPC – plus qu’aux États-Unis.

 

Mais il est essentiel de noter qu’en Chine, la formule clé du capitalisme moderne ultra-droit (le modèle américain) quand les riches s’enrichissent, et les pauvres s’appauvrissent, n’a pas cours. Depuis le début des réformes de Deng Xiaoping, plus de 700 millions de Chinois ont été arrachés à la pauvreté. Ainsi, les hommes d’affaires en Chine sont non seulement efficaces, mais aussi socialement responsables.

 

Dans son discours de l’année dernière, le président Xi Jinping a déclaré que la modernisation socialiste signifiait que la RPC devenait le leader mondial non seulement en matière d’innovation, mais également en matière de droit. De ce fait, le modèle de gestion chinois est en passe de devenir le plus attractif au monde. En d’autres termes, les gens vivront dans des conditions agréables, tout le monde aura accès aux services publics de base et l’inégalité des revenus, en particulier entre les zones urbaines et les zones rurales, sera réduite. L’environnement sera également considérablement amélioré.

 

Même la Banque mondiale est obligée de reconnaître les succès phénoménaux de la Chine dans «la réduction sans précédent de la pauvreté dans l’histoire de l’humanité». Si nous prenons comme critère de pauvreté le revenu minimum, qui garantit à une personne une alimentation de 1 000 calories par jour et les produits de première nécessité, en 1981, en République populaire de Chine, 63% de la population se situait sous le seuil de pauvreté national. Mais en 2018, ces personnes démunies ne sont plus que 30 millions, sur 1,37 milliard de citoyens. Un peu plus de 2% de la population.

 

Des études statistiques indépendantes de l’institut Gallup confirment les conclusions de la Banque mondiale selon lesquelles la pauvreté en Chine est passée de 26% en 2007 à 7% en 2012, puis continue de diminuer. Très probablement, en 2020, la République populaire de Chine parviendra à éliminer complètement la pauvreté en tant que phénomène social.

 

Alors que dans notre pays, même selon les données officielles, environ 15% de la population vit sous le seuil de pauvreté, soit 9 700 roubles par personne et par mois. La plupart des Russes d’âge moyen et plus âgés, qui semblent vivre assez bien, ont une maison gratuitement – en tant qu’héritage «soviétique». S’ils devaient payer un loyer, ou acheter des appartements avec une hypothèque, comme le font la grande majorité des Chinois, la Fédération de Russie souffrirait de pauvreté et de misère.

 

Dans le même temps, la réduction de la pauvreté en RPC s’est déroulée en 4 vagues, parallèlement à la lutte contre la corruption. La défaite des clans bureaucratiques véreux, ainsi que de leurs épouses «opulentes», voire de leurs mères âgées, d’autres parents et amis, s’est toujours accompagnée de l’émergence de nouveaux entrepreneurs plus efficaces et, surtout, socialement responsables. La croissance constante du bien-être de la population est devenue un fait accompli.

 

Pour plus de clarté, nous citerons plus de faits. Selon l’indice Medina et Schneider (2018), établi par le portail Theglobaleconomy.com, en République populaire de Chine l’économie « de l’ombre » représente environ 11,74% du PIB, autant qu’en France et en Suède. À titre de comparaison: Medina et Schneider (2018) en Israël représentent 19,18%, en Ukraine 57%, en Géorgie 53,07%, en Russie 31,04%.

 

C’est le moment de revenir au succès de la société Alibaba, dont l’essor s’est produit de 1999 à 2010. C’est à cette époque que les progrès de la Chine en matière d’amélioration du bien-être de ses citoyens ont permis d’assurer plus des trois quarts de la réduction de la pauvreté dans le monde. Cela s’est produit juste au moment où le gouvernement du président précédent, Hu Jintao, a mené une guerre sans merci contre les fonctionnaires corrompus, y compris au sein des forces de l’ordre. Ceux qui entravaient la légalité des affaires ont été fusillés en public.

 

Lors du XVIIIe Congrès du Parti communiste chinois, Hu Jintao, transférant le pouvoir à Xi Jinping, a déclaré : «Si nous ne résolvons pas le problème de la corruption, cela aura de lourdes conséquences pour le mouvement communiste. Cela pourrait conduire à la chute du parti.  »

 

Ainsi, l’expérience de l’Empire céleste prouve clairement la nécessité d’un changement des élites, en tant que gage de «purification des officiels corrompus» et de nouvelles opportunités pour les hommes d’affaires efficaces, tels que Pavel Groudinine. Sinon, le mécanisme de sélection négative est activé, ce qui, hélas, est observé dans notre pays, où les riches deviennent plus riches et les pauvres, plus pauvres. En d’autres termes, le gouvernement actuel de Medvedev condamne au mieux l’économie russe à la stagnation et le plus probablement au déclin.

 

traduction MD pour H&S

 
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Publié par le décembre 10, 2018 dans Chine, Europe, HISTOIRE, INTERNATIONAL

 

Ziouganov: « Le peuple russe voit de plus en plus clairement : qui sont nos amis,qui sont nos adversaires et qui sont nos ennemis »

Le 4 décembre, avant la séance plénière de la Douma d’Etat, le président du Comité central du Parti communiste, Guennadi Ziouganov, s’est adressé aux journalistes.Il s’agit là d’un important article traduit par Marianne pour Histoire et societe. Notre secrétaire Fabien Roussel a défini de grandes priorités pour notre parti communiste français. Défendre le pouvoir d’achat et lutter contre l’évasion fiscale des oligarques français, mais aussi la paix et ce qui se passe actuellement en Europe, du côté de l’Ukraine, comme au G20 est à ce titre essentiel. les gouvernements d’Europe, dont le nôtre, subissent la pression de leurs peuples, se réfugier dans la guerre est dans leur logique. (note de Danielle Bleitrach et traduction de Marianne Dunlop)

2018-12-04

https://kprf.ru/party-live/cknews/180875.html

 

«À mon avis, l’incident survenu dans le détroit de Kertch était une provocation organisée des services spéciaux de l’Ukraine de Bandera sous la direction de la CIA, avec des conséquences de grande portée. Mais surtout, la tâche était de perturber les négociations entre Poutine et Trump, qui devaient se dérouler dans le cadre du G20. Et ils ont réussi ».

 

«La tâche était de gonfler la vague de russophobie et elle acquiert aujourd’hui un caractère tout simplement menaçant. Ils se sont également fixé pour tâche d’instaurer la loi martiale. Une loi martiale comme personne n’a jamais instauré, dans un nombre limité de régions. Précisément dans les régions adjacentes à la Fédération de Russie, dans lesquelles la grande majorité des habitants entretient des liens étroits avec notre population. Et ils parlent tous couramment le russe », a noté le chef du Parti communiste.

 

 

 

«Je considère que c’est un crime qui divise le monde russe, ce qui est totalement inacceptable. Mais leur objectif le plus important c’est que Porochenko et ses complices espèrent rester au pouvoir en repoussant voire en bloquant les élections « .

 

«À mon avis, les actions de nos services militaires et spéciaux étaient absolument raisonnables et professionnelles. Et ce n’est pas un hasard si Poutine a déclaré que s’ils avaient agi différemment, ils auraient dû être traduits en justice. Je suis d’accord avec lui », a souligné le chef du Parti communiste.

 

«Ils tentent également d’occulter l’un des événements les plus importants de la réunion du G20. Pour la première fois, les trois dirigeants russes, chinois et indiens ont mené des négociations approfondies sous les yeux du monde entier et mis au point une politique commune. Je pense qu’une telle alliance tripartite dans le contexte des politiques agressives de l’OTAN et de la conduite indigne de M. Trump est le principal facteur de stabilisation dans le monde d’aujourd’hui « , a déclaré G.A. Ziouganov.

 

«À mon avis, le comportement de M. Trump est particulièrement dangereux. Cette personne est absolument imprévisible. Il essaie de briser toutes les mesures de sécurité développées par les pays au cours des 50 dernières années. Et Trump n’assume même pas son comportement. Un jour, il accepte la rencontre et le lendemain sur Twitter, il l’annule. Cela signifie qu’il n’est pas une personne indépendante. Et une telle personne est à la tête de l’un des plus grands pays dotés d’armes nucléaires au monde », a déclaré avec amertume le chef des communistes russes.

 

«À cet égard, le renforcement et l’interaction des pays dans le cadre des BRICS acquièrent une signification particulière pour nous tous. Et un caractère spécial. Nous avons un taux de croissance assez élevé, un excellent potentiel. Et si la Fédération de Russie et notre gouvernement réalisent l’appel de Poutine sur la nécessité d’atteindre le rythme du développement mondial, d’entrer dans les cinq premiers pays du monde et de tout mettre en œuvre pour vaincre la pauvreté et passer aux nouvelles technologies, nous avons de grandes perspectives dans les cinq à sept prochains années de rattraper les Américains et les membres de l’OTAN dans leur potentiel. Ce qui sera l’action la plus importante au monde qui sauvera la planète de nouvelles provocations », a souligné le chef du Parti communiste.

 

«En général, je pense que notre gouvernement et le« parti du pouvoir »devraient se comporter de manière plus responsable et cohérente dans cette situation. Tout d’abord, il est nécessaire de déclarer au monde entier que nous ne tolérerons absolument pas les tentatives visant à attirer l’Ukraine au sein de l’OTAN. Nous pensons qu’il s’agit de la plus grande menace pour notre sécurité au cours des dernières années. Parce que l’abolition du traité sur les missiles à courte et moyenne portée signifie que si l’Ukraine est intégrée à l’OTAN, tous les centres de contrôle de la Fédération de Russie seront sous le feu des armes et pourront être annihilées en quelques minutes. Aucun pays qui se soucie de la sécurité de ses citoyens ne peut être d’accord avec cela», a déclaré G.A. Ziouganov.

 

«Par conséquent, nous devons déclarer officiellement aujourd’hui à l’ensemble de l’Europe, aux membres de l’OTAN et à ceux qui ont pris le pouvoir en Ukraine, que nous ne le tolérerons pas. Nous utiliserons toutes les mesures à notre disposition pour empêcher cela. Le pari sur l’oligarchie en Ukraine a complètement échoué. La tentative de garder Ianoukovitch était vouée à l’échec, la tentative de flirter avec Porochenko a non seulement échoué, mais a en fait encouragé les provocations que nous voyons actuellement », a noté GuennadiAndreevich.

 

«Nous devons déclarer directement qu’un gouvernement nazi et Banderiste siège à Kiev aujourd’hui. Que le pouvoir a été pris illégalement en Ukraine. Ce sont des gens qui organisent des provocations et qui sont des complices de la CIA, qui incitent à la guerre en Europe », a déclaré G.A. Ziouganov.

 

«L’Europe devrait connaître parfaitement notre politique, notre position et nos évaluations sur tous ces actes. Nous devons tout faire pour avoir un contact direct avec les citoyens du pays [l’Ukraine]. Je crois que le président et les membres du gouvernement, les personnalités les plus influentes, devraient s’adresser chaque semaine aux citoyens ukrainiens afin que ce pays et ses habitants soient amicaux et proches de nous. Nous entretenons avec eux des liens étroits et séculaires. Nous sommes prêts de toutes les manières à développer tous les types de relations – économiques, culturels, commerciaux et personnels, familiaux ».

 

«À cet égard, il est nécessaire de prendre immédiatement une décision sur la possibilité et la facilité pour tout citoyen ukrainien de recevoir la citoyenneté russe. En outre, sans perdre la citoyenneté de l’Ukraine. Cela doit être fait rapidement, avec compétence et de manière très efficace. Dans ce contexte, nous devons reconnaître les républiques populaires de Donetsk et de Lougansk. Ils ont été les premiers à se révolter contre le gouvernement nazi-Bandera, ils ont été les premiers à nous protéger de l’invasion de l’OTAN. Ils ont été les premiers à se redresser de toute leur taille.

Je considère comme totalement inadmissible la poursuite des bombardements dans les républiques de Donetsk et de Lougansk. Il est nécessaire de déclarer officiellement que nous allons prendre, y compris les mesures indispensables pour protéger nos amis et concitoyens des Républiques populaires. Du point de vue financier et économique, il est nécessaire de charger le gouvernement d’organiser des contacts étroits de toutes les régions de la RDP et de la LPR avec nos principaux centres de production industrielle. Ces deux républiques ont un grand potentiel. Lamain d’œuvre y est formidable et bien formée. Ils sont capables de travailler efficacement sans attendre aucune aide. Mais pour cela, il est nécessaire de rétablir la coopération, qui a toujours existé avec ces régions. Cela ne viole aucun des accords de Minsk ou autres ».

 

«Et nous devons arrêter la querelle, qui continue sans fin comme un mauvais vaudeville sur un certain nombre de chaînes consacrées aux problèmes de l’Ukraine. Si la même querelle était organisée dans une famille ou une équipe, tout le monde se sauverait au bout de deux semaines. Au lieu de trouver une solution, au lieu de répondre aux questions, ils organisent des scènes de ménage qui dénigrent les relations séculaires avec le peuple ukrainien. C’est absolument inacceptable et contre nature », a déclaré GuennadiAndreevich.

 

«Nous pensons qu’il est très important d’empêcher l’invasion de la cinquième colonne, qui se sent aujourd’hui très bien chez elle à l’intérieur du pays. En fait, le gang libéral qui a vendu le pays dans les années 90 tente maintenant de se venger. Cette vengeance se voit dans la « réforme » des retraites, qui est absolument indigne et provoque la révolte des citoyens. Et aussi dans la loi sur les travailleurs indépendants. Quand une personne survivant à peine, doit soudainement payer des impôts. Et également dans les tentatives de suppression des MUP et des GUP, qui permettent de gérer normalement les villes et les villages. D’autre part, tout doit être mis en œuvre pour concrétiser le message du président et constituer un budget de développement », a souligné le dirigeant du KPRF.

 

«Pour cela, nous avons préparé des lois. Notre équipe est prête à les appliquer réellement. La question des Kouriles est la plus grande menace pour la situation à l’intérieur du pays. La question des îles a été résolue le 2 septembre 1945. Ce jour-là, le Japon a signé l’acte de reddition. L’Allemagne a également signé un acte de capitulation. Nous avons fait la guerre à l’Allemagne pendant quatre ans. Perdu 27 millions de nos meilleurs fils et filles. L’Allemagne n’a réclamé aucun traité de paix. Reddition signifie que vous avez capitulé et accepté les conditions de la reddition. Le Japon a accepté. Par conséquent, toute revendication sur une île ou un détroit est absolument illégale », a déclaréZiouganov.

 

«Si quelqu’un pose une telle question, posez-lui une autre question:« Combien de temps les Américains resteront-ils à Okinawa? » Eliminez toutes les bases de votre pays. Et nous examineronsalors ces problèmesdans de nouvelles conditions. Mais tenter de s’emparer de ces îles avec les Américains signifie vouloir bloquer les détroits libres de glace à notre flotte et faire en sorte que la mer d’Okhotsk ne soit pas interne, mais externe, ets’accaparer les énormes ressources dont elle dispose. Et déstabiliser complètement la situation politico-militaire en Extrême-Orient et en Asie. Aucun gouvernement ne peut aller dans ce sens. Par conséquent, les petits jeux de certains membres du gouvernement avec les dirigeants japonais dans ce contexte sont totalement inacceptable », estime le chef du Parti communiste de la Fédération de Russie.

 

«Le gouvernement et Poutine au cours de la prétendue » réforme « des retraites ont déjà perdu 20% de la confiance du public. S’ils acceptent néanmoins ces exigences illégales sur les îles Kouriles, ils perdront tout le reste et déstabiliseront la situation politique dans le pays ».

 

«Nous pensons que le processus de prise de conscience a commencé aujourd’hui. Tout le monde sait qui est ami, qui est adversaire et qui est ennemi. Par conséquent, marquez clairement votre ligne. Consolidez la société. Développez les nouvelles technologies. Et rappelez-vous une simple vérité historique. Les gagnants sont ceux qui disposent de trois éléments principaux: la technologie moderne, une main d’œuvre bien formée et la volonté politique ».

 

«Sans volonté politique dans les nouvelles conditions, aucun problème ne peut être résolu. Et vous ne remporterez aucune victoire ni aucun succès. Faites preuve de volonté, appuyez-vous sur les opinions de tous les citoyens, ainsi que sur notre histoire victorieuse. Et vous obtiendrez le résultat souhaité: une société de paix, démocratique et un programme social qui permettront à tous de vivre dans la dignité et la paix dans un pays très respecté », a résumé le dirigeant duKPRF.

 

traduction MD pour H&S

 
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Publié par le décembre 5, 2018 dans Asie, Chine, INTERNATIONAL

 

La Chine empêchera les grands fraudeurs de quitter le pays

Source: Global Times Publié le: 2018/12/3 22:48:40 traduction de J.J et DB pour histoire et societe)
La Chine intensifiera ses efforts pour lutter contre les infractions fiscales majeures à partir de janvier 2019 en empêchant les personnes qui n’ont pas payé les taxes accumulées de l’ordre de 100 000 yuans (14 526 dollars) de quitter le pays.
Selon une circulaire publiée sur son site officiel, l’administration d’Etat des impôts a ramené de 1 million de yuans à 100 000 yuans le montant des affaires d’infractions fiscales malhonnêtes majeures.
Les entreprises qui omettent de payer leurs impôts et refusent de contacter les autorités fiscales seront un nouveau au centre d’une  campagne, selon le document officiel. Le nom, le sexe et le numéro de la carte d’identité de celui qui est en infraction  figureront sur la liste noire. Si une entreprise fait défaut sur les taxes, son numéro d’enregistrement de contribuable, l’adresse et les informations personnelles de son représentant légal et de son responsable seront également publiées. Les défaillants seront empêchés de quitter le pays jusqu’à ce qu’ils aient réglé le montant de la dette et le montant de l’amende impayée.
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Publié par le décembre 4, 2018 dans Chine

 

Dialogue sur les voies du socialisme par Victor TROUCHKOV

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№131 (30774) 29 novembre 2018

 

http://gazeta-pravda.ru/issue/131-30774-29-noyabrya-2018-goda/dialog-o-putyakh-k-sotsializmu/

 

Auteur: Victor TROUCHKOV.

Les partis communistes de la Fédération de Russie et de la Chine échangent constamment des visites de travail. La semaine dernière, deux délégations, celle de l’Institut d’histoire du parti et celle des documents du parti auprès du Comité central du PCC étaient à Moscou au même moment. Ils étaient dirigés par Chen Weiyi, membre du collège de l’Institut, et Zhang Shiyi, directeur adjoint de l’un des départements de recherche de l’Institut.

Le Comité central du Parti communiste a tenu une rencontre avec les camarades chinois. Les invités ont été accueillis par vice-président du Comité central du Parti communiste, Dmitri Novikov. Il a noté que les communistes russes avaient suivi avec une grande attention les travaux du 19ème Congrès du PCC et le renforcement des positions du Parti communiste chinois dans leur propre pays et sur la scène internationale. En réponse au message d’accueil, Chen Weiyi a indiqué que son institut était en quelque sorte le fruit du 19e Congrès du PCC: cet institut de recherche a été créé en unissant plusieurs instituts en mars dernier. Il emploie 658 personnes. « Les chercheurs de l’institut ont immédiatement commencé un travail sérieux », a déclaré Chen Weiyi. – L’équipe accorde une grande attention à l’étude de la théorie du marxisme-léninisme. Mais en même temps, nous étudions les idées théoriques de Mao Zedong, la théorie de la construction du socialisme avec les caractéristiques chinoises de Deng Xiaoping, la théorie de la représentation et la théorie scientifique. Une grande attention est accordée à la théorie de Xi Jinping. En étudiant ces théories, nous nous efforçons de compter sur les efforts de la population pour édifier un socialisme aux caractéristiques chinoises.  »

Dmitri Novikov a fait part de ses réflexions sur le travail théorique en cours au KPRF et au PCC: «Un seul chiffre: il existe 1 400 institutions marxistes en République populaire de Chine! Ce sont des forces scientifiques très importantes qui, à notre avis, font un travail important du point de vue du développement de la Chine sur la voie socialiste.  » Il a également souligné que la Chine connaissait un succès remarquable dans la construction économique et socialiste, ce qui prouve une fois encore la viabilité du socialisme et du « projet soviétique ».

Le membre du Présidium du Comité central du Parti communiste de la Fédération de Russie Komotsky, rédacteur en chef de Pravda, a parlé aux invités de la grande attention que ce journal accorde aux questions théoriques. Poursuivant les traditions léninistes, il est devenu en réalité non seulement un organe politique, mais aussi un organe théorique du parti. Sur les études théoriques menées par les membres de « RUSO », des précisions ont été apportées par le président du CC de cette organisation, membre du Comité central du Parti communiste, Ivan Nikitchuk.

Les participants à la réunion ont répondu aux questions mutuelles. Ainsi, Ivan Nikitchuk s’est intéressé à la façon dont le parti, afin de renforcer le socialisme avec les caractéristiques chinoises, parvient à contrôler le secteur capitaliste de l’économie, qui joue un rôle très important en Chine. Répondant à cette question, Chen Weiyi a fait remarquer qu’après le XVIIIe Congrès du PCC, à l’initiative du président Xi Jinping, un travail énergique sur la lutte contre la corruption avait été engagé. À cette fin, le parti a créé un certain nombre de structures chargées de contrôler le travail des cadres, le style de travail, les activités financières, etc. Cette section est dirigée par la Commission centrale de contrôle et de discipline.

« Ces structures », a expliqué Chen Weiyi, « imprègnent toute la verticale des organisations et des institutions du pays ». Leur travail s’étend aux activités des entreprises et institutions privées. Le système de contrôle créé a permis de faire cesser les activités de nombreux fonctionnaires corrompus. Parmi les personnes sanctionnées figurent des chefs d’institutions publiques reconnues coupables de corruption, des fonctionnaires étroitement associés au monde des affaires et un certain nombre d’entrepreneurs privés. Un traitement particulièrement strict est réservé aux membres du parti. La lutte contre la corruption menée par le parti a été hautement appréciée par l’ensemble du peuple chinois. L’initiative du président Xi est un moyen important de préserver la politique de construction du socialisme aux caractéristiques chinoises.  » Chen Weiyi a également noté que lors du XIVe Congrès des syndicats chinois, le camarade Xi Jinping avait défini de nouvelles tâches importantes pour renforcer le rôle de la classe ouvrière dans la société chinoise.

On a demandé aux spécialistes chinois en sciences sociales ce que signifie le terme «autorévolution» apparu dans la presse chinoise et sur la page de Renminwang « Chine populaire: réalisations, tâches, objectifs » destinée aux lecteurs de la Pravda. Le directeur adjoint du département de la recherche, Shen Lutao, a expliqué que ce concept avait été utilisé pour la première fois par Xi Jinping lors d’une réunion avec les gouverneurs de province lors du 19e Congrès du PCC. «Conformément à l’enseignement marxiste-léniniste», a déclaré le chercheur, «par révolution sociale, nous entendons le changement d’ordre social dans l’ensemble de la société. Il a été mis en œuvre avec succès dans notre pays pendant plusieurs décennies. Dans ce processus historique, le rôle le plus important appartient au PCC. Le nouveau terme est destiné à souligner le rôle du facteur subjectif dans la révolution sociale, en particulier le Parti communiste. Le président Xi Jinping a souligné que le contrôle est requis non seulement par le parti, mais aussi sur le travail du parti lui-même. Et un tel contrôleur devrait être le peuple, les travailleurs de Chine. Il a souligné la nécessité d’une campagne de lutte contre la corruption au sein même du parti afin d’éliminer celle-ci complètement. La traduction de l’idée du Président de la République populaire de Chine par le mot «autorévolution» n’est pas très précise. L’idée est de préserver le caractère révolutionnaire du parti lors de la construction du socialisme avec les caractéristiques chinoises. Il s’agit d’élargir la critique interne du parti, de combattre les carences au sein du Parti communiste, travail qui est menée par le parti lui-même, avec un large soutien du peuple. L’efficacité de ce processus de purification du parti des personnes étrangères à ses principes politiques et moraux est démontrée par le fait que la mise en œuvre de l’idéologie de Xi Jinping a conduit à l’expulsion du PCC et au retrait de 440 ministres, députés et autres responsables majeurs ayant déshonoré le Parti communiste.

Répondant à une question sur la place du PCC dans les travaux théoriques du mouvement communiste international pour le développement de la doctrine marxiste-léniniste, Dmitri Novikov a souligné le rôle important des séminaires internationaux annuels sur le socialisme que le PCC organise depuis de nombreuses années. Leur initiateur est l’Académie des sciences sociales de Chine. Aujourd’hui, le 9ème séminaire de ce type a eu lieu. Il est très important que les spécialistes chinois des sciences sociales  invitent chez eux des personnes d’autres pays qui partagent les mêmes idées. Le choix des questions proposées aux séminaires contribue également à la discussion des problèmes fondamentaux du marxisme-léninisme. En particulier, l’année dernière, le séminaire était consacré au 100e anniversaire de la Grande Révolution d’Octobre. Les ouvrages publiés en Chine concernent tout autant les problèmes contemporains de la construction du socialisme que les sources théoriques du marxisme-léninisme.

«Les communistes», a déclaré Dmitri Novikov – ont des questions concernant la propriété privée dans la Chine moderne. Mais les mêmes questions se sont posées parmi les communistes russes lorsque Lénine a annoncé sa nouvelle politique économique. À l’époque, beaucoup d’entre eux avaient l’impression qu’il s’agissait d’une concession excessive aux relations capitalistes dans le système socialiste. Mais la NEP de Lénine a permis de surmonter la dévastation du pays après la guerre civile et a donné une bonne impulsion pour le développement du socialisme. La politique de réforme et d’ouverture, annoncée il y a 40 ans, a permis à la Chine d’aller loin dans la voie de la construction socialiste. Mais puisque ces succès ont été remportés par la Chine grâce à son ouverture au marché capitaliste, des questions se posent, telles que celle posée par Ivan Nikitchuk. À notre avis, les décisions prises par le 19ème Congrès et la pratique au cours de laquelle les dirigeants du PCC mettent en œuvre ces décisions aujourd’hui, montrent que la Chine comprend les dangers qui se présentent tout au long de ce chemin. La lutte contre la corruption est l’une des orientations de ce travail. Il est très important que les secteurs phares de l’économie restent aux mains de l’État. Lorsque vous utilisez le marché, vous devez veiller à ce qu’il fonctionne dans l’intérêt de la population et ne dicte pas ses conditions. Selon nos estimations, le PCC réussit à résoudre cette tâche extrêmement grave. Il est très important que toute la population du pays profite des avantages du succès économique de la Chine, que les problèmes de pauvreté et l’élargissement des garanties sociales soient traités avec succès.

Dans une situation où la question de l’abaissement de l’âge de la retraite est en discussion en Chine, dans le cadre de la lutte contre la décision des autorités russes d’augmenter cet âge, votre exemple est très important pour les communistes russes. ”

Traduction MD pour H&S

 

Quelques réalités sur les conditions de travail en Chine par danielle Bleitrach

voici ce que j’écrivais dans un article déjà ancien (en 2008, j’avais entamé à l’époque une licence de chinois dont j’ai passé avec succés les unités sur la civilisation avec un peu moins de brio les exercices de version et refusé de passer tout ce qui avait trait à l’oral. Je traduis les langues mais je me refuse à les parler, c’est un choix général encore aggravé en chinois vu que les sons me paraissent imprononçables, comme l’anglais d’ailleurs. Mais cela étant dit, grâce à Marianne, à Peggy Fuyet et à ce début d’intiation à la civilisation chinoise, j’ai découvert que l’on disait n’importe quoi sur ce pays et sur les choix du parti communiste chinois. Voici donc quelques reflexions basiques sur les conditions de travail en Chine, en sachant que celles-ci ont encore évoluées et que si les statistiques planétaires témoignent d’une amélioration de la pauvreté cela dû quasiment exclusivement à la Chine (qui représente 1/4 de l’humanité. Voici des faits que l’on prétend laisser ignorer au communistes au nom de l’appui d’une thèse sur les totalitarismes qui fait la joie de la social démocratie et de la CIA et qui ne correspond en rien à notre volonté d’avoir un socialisme original à la française.  (note de danielle Bleitrach)

Il se dit à peu près tout et n’importe quoi sur les conditions de travail en Chine. Il est évident que si désormais la Chine est en train de dépasser l’Allemagne et de devenir le premier exportateur mondial, cela a été au prix d’un effort dément de la population. Mieux la Chine a franchi des étapes, elle était avant tout l’usine produisant des produits bas de gamme, dépendant à plus de 70 % des technologies étrangères, elle est toujours l’atelier du monde mais  elle est passé de l’électroménager à la maîtrise désormais de technologies qui lui permettent de construire des TGV. De la même manière, ou plutôt contradictoirement la Chine en peu de temps, en gros depuis les réformes de 1978, est passé du plein emploi à la possibilité de chômage, des entreprises garantissant sécurité et protection sociale au marché privé du travail, elle a connu une mobilité énorme, en particulier un exode rural, tempéré comme nous allons le voir par des mesures discriminatoires à l’égard des migrants. C’est assez dire que chaque avancée a été payée de son prix de sueur et de souffrances. Mais surtout cette brève analyse nous confronte à l’énorme hypocrisie occidentale qui ne cesse de dénoncer les conditions de travail en Chine et refuse de voir qui en porte la responsabilité réelle, non seulement historique mais d’une brûlante actualité.

1-Migrations et discriminations
La population la plus exploitée et soumise aux plus rudes conditions de travail a été celle des migrants ruraux, soit ceux qui émigraient définitivement, soit ceux qui venaient amasser un pécule en ville. Les mobilités interrégionales ou intrarégionales, rurales/urbaines se sont multipliées et la population flottante n’a cessé d’augmenter en se diversifiant en Chine continentale. Avec l’arrivée des migrants dans les villes chinoises, les marchés du travail se sont de plus en plus segmentés et différenciés. Et les migrants, notamment peu qualifiés et surtout les plus jeunes, sont devenus l’objet de domination, d’exploitation et aussi de violence.
De plus la suppression de la notion d’emploi à vie a  représenté un moment très dur dans la transition de l’économie planifiée vers l’économie de marché fut-elle socialiste et planifiée. Il s’est formé quelque chose de totalement inconnu jusque là  un marché des emplois, le chômage est apparu comme un phénomène nouveau dans l’histoire de la Chine communiste. Il faudrait pour être plus complet montrer l’imbrication, la superposition des emplois d’Etat et de ceux privés.

La politique de discrimination qui a marqué cette population migrante avait une double fonction, mobiliser une main d’œuvre peu exigeante pour les multinationales et aussi pour la construction. Mais aussi, il s’agissait de freiner cet afflux rural pas toujours désiré. Il est facile de dénoncer les politiques menées, plus difficile est de gérer la situation qui veut que quelques 800 millions de paysans chinois, de manière plus ou moins permanente, tendent à s’employer hors de leur terres? Et malgré tous les obstacles administratifs  (difficultés à obtenir une carte d’identité nécessaire pour se déplacer, perquisitions régulières à Pékin pour chasser les habitants illégaux,…), les paysans affluent là où il peut y avoir du travail. Et ils atterrissent  précisément dans les villes où on construit pour loger une population déjà à l’étroit. Nul doute que la multiplicité des chantiers des jeux olympiques a donné une occasion à cet afflux qu’il faut bien contenir.
L’exemple de Shanghai illustre ces politiques. On peut les apprécier  comme particulièrement injustes à l’égard des migrants, mais aussi considérer qu’elles protègent l’emploi des travailleurs des villes, empêchent la pression à la baisse de leurs emplois. Même discriminés les travailleurs venus des campagnes trouvent des revenus supérieurs à ceux qu’ils ont en tant que paysans, l’attrait est là mais la dureté de ces conditions empêche l’afflux incontrôlé.
Face à un nombre toujours croissant de migrants, la municipalité de Shanghai a pris des mesures de protection des marchés du travail pour les Shanghaiens en distinguant les emplois réservés à la main-d’œuvre urbaine et l’autre à la main-d’œuvre provinciale En effet en 1995, le Bureau du travail et de protection sociale de Shanghai a publié une liste de secteurs d’activités et d’emplois réservés ou interdits aux migrants : les secteurs de l’industrie lourde, le textile et la construction sont ouverts aux migrants ; les emplois intermédiaires sont d’abord réservés aux citadins mais ouverts aux migrants ; enfin les emplois « visibles » comme chauffeur de taxi, agent de la sécurité et standardiste, etc., sont formellement interdits aux migrants (1)
Les migrants assurent leur présence sur des segments de marché du travail disqualifiés comme la manufacture, la confection, le bâtiment, la restauration, le transport de marchandises, etc. ; on peut alors parler de « niches économiques ». En même temps que le secteur traditionnel se réanime a lieu un phénomène de tertiarisation qui s’accompagne d’une précarisation des marchés du travail génératrice d’emplois payés à l’heure ou à la tâche où sont le plus souvent embauchés des provinciaux. L’évolution du marché de travail urbain a reposé  sur des processus discriminatoires de plus en plus marqués à l’égard des populations migrantes faiblement qualifiées mises en concurrence de manière ouverte avec les chômeurs. En 2000, 82,9 % des migrants travaillaient dans les secteurs mal considérés par les Shanghaiens : chantiers navals, textile, bâtiment et services. Comme on le voit, le passage d’une économie planifiée à une économie de marché s’est encore  tout de suite accompagné de processus de segmentation des marchés du travail où cohabitent inégalités, discriminations et évictions des Chinois non désirés.
Si l’on ne connaît pas cette situation on ne comprend rien y compris aux événements du Tibet où il y a cet exode vers les villes et cette situation générale de protection du salariat et du travail urbain par rapport à cet afflux. Dés que j’ai lu le récit des événements j’ai pensé qu’il y avait au départ une opération orchestrée débordée par un prolétariat vivant trés mal. Nous sommes ici dans des phénomènes à une échelle inconnue qu’une société qui table avant tout sur sa sortie de sous développement doit maîtriser. Et ceux qui pensent qu’il suffira de rétablir un lama féodal n’offrant rien d’autres à ces populations que le retour à l’achaisme sont soit idiots, soit volontairement décidés à rendre la situation plus compliquée à la Chine.

2- Les multinationales, lieu d’exploitation

Un pays qui sort du sous développement par un effort gigantesque et qui se plie au diktat des multinationales, tout en tenant le tigre en laisse, telle est la Chine et elle réussit là un formidable exploit que lui permet sans doute la planification et la propriété collective, disons étatique des principaux secteurs de production et des secteurs financiers.  La Chine pour faire son accumulation primitive exporte à tour de bras et dans le même temps tente un développement endogène, un équipement du territoire et plus récemment une politique environnementale. Et pour revenir à notre objet elle met en place une politique de droit des travailleurs.

Le fait que la Chine soit un pays sous développé se  traduit  au départ^par  un manque de capitaux et de technologie, il faut faire appel aux capitaux et aux technologies étrangères et se soumettre à leurs conditions.

Plus de la moitié des exportations chinoises sont le fait néanmoins d’entreprises étrangères. Donc quand on décrit le bagne du travail en Chine, il faut savoir que ce bagne a été largement créé par des entreprises étrangères .

Une enquête menée par les organisations suisses Pain pour le prochain et Action de Carême met directement en cause les grandes marques d’informatique. Officiellement, comme cela se passe pour toute l’Asie, les grandes marques d’informatique ont mis en place des codes de conduite en matière de responsabilité sociale, les règles sont peu respectées par leurs fournisseurs. Nous avons vu que c’était le cas pour Ikea en inde, c’est donc une pratique commune des multinationales, elles font pression sur leurs fournisseurs pour aboutir partout à des conditions d’exploitation à outrance.

Les deux organisations ont enquêté dans sept usines fournissant les grandes firmes informatique internationales.

Les ouvriers y travaillent de 10 à 12 heures par jour, six et parfois sept jours par semaine. Chaque mois, ils effectuent entre 80 et 200 heures supplémentaires quand la loi en autorise 36.

Les conditions de santé sont mauvaises pour ces travailleurs. La manipulation de produits toxiques se fait souvent sans masques ni gants et les salles de soudage manquent d’aération. Les employés interrogés dans cette enquête ne bénéficient pas d’un contrôle médical au travail.

Des sanctions disciplinaires abusives sont souvent mises en place. Un travailleur d’une des usines visitées explique : « En période de haute production, la cadence augmente et il est difficile de suivre le rythme. Nous faisons plus d’erreurs. Si l’inspecteur le découvre, il nous impose une amende, sous forme d’une déduction d’une demi-journée de salaire. Nous sommes extrêmement tendus ».

Dans beaucoup d’usines, les codes de conduite des entreprises étrangères,  clientes de ces usines  – ces engagements de respecter les droits élémentaires des travailleurs – ne sont pas portés à la connaissance des employés.

Malgré tout, quelques améliorations sont intervenues récemment. Le nombre d’entreprises payant leurs employés en dessous du minimum légal a baissé. Mais il en reste encore. Ainsi, l’usine Lite-On Electronics payerait les heures supplémentaires le week-end 150 % du salaire horaire en semaine, quand la loi prévoit 200%.

Les deux organisations constatent que l’engagement des marques face à cette situation est variable. Hewlett-Packard s’est donné des moyens humains et financiers importants pour mettre en oeuvre son code de conduite. Cette firme est par ailleurs la seule à accepter de donner une liste complète de ses fournisseurs et de commenter des cas précis d’usines. Apple fait également des efforts, notamment en multipliant les audits en Chine. Mais elle refuse malgré tout de communiquer dans la transparence sur ses fournisseurs, ses audits et les formations qu’elle met en place.

Enfin, le rapport de Pain pour le prochain et Action de Carême révèle que la firme Fujitsu-Siemens est à la traîne. Au niveau du groupe international et en Chine, elle n’a aucune personne en charge des responsabilités sociales. Elle considère par ailleurs qu’elle n’a pas à former ses fournisseurs à son code de conduite.

Le constat est d’autant plus sévère que selon ces deux organisations, il suffirait d’ajouter un peu plus de 30 euros au prix de chaque ordinateur pour assurer aux ouvriers de l’informatique des conditions de travail dignes.(2)

Une enquête menée par le journal Southern Weekly qui a étudié   126 multinationales durant une année complète. Au banc des accusés : des entreprises appartenant aux 500 plus grosses compagnies et qui ont enregistré des résultats financiers remarquables que ce soit dans le nombre de ventes, le volume des exportations ou les profits bruts.
Les résultats sont alarmants ! 58 entreprises (46% de l’ensemble) ont refusé de se conformer à la loi d’établissement des syndicats. Vingt autres ont sérieusement endommagé l’environnement. Et les critiques ne s’arrêtent pas là ! 37 firmes vendaient aux consommateurs chinois des produits ou des services ne répondant pas aux normes de qualité, ce qui a été corroboré par des plaintes répétées pour 19 d’entre elles.
D’après le journal Southern Weekly, certaines entreprises étaient mêmes coupables de soudoyer des officiels du gouvernement ainsi que des dirigeants de l’entreprise ou d’autres entreprises !
Southern Weekly assure de la réalité des données. L’hebdomadaire a indiqué que l’étude s’est basée sur des informations publiques fournies par les autorités, les associations de consommateurs, les syndicats et les médias. Il dit avoir vérifié les renseignements auprès des entreprises elles-mêmes.
Le même journal a publié une liste noire : les 33 multinationales présentes en Chine qui sont passées outre les lois anti-pollution de l’eau. Quatre d’entre elles font partie des 500 entreprises aux plus gros profits : Nestlé Sources Shanghai Ltd, Pepsico, Panasonic et 3M. Les informations viennent de l’ONG « Institut des affaires publiques et environnementales. » Le directeur, Ma Jun, confiait cependant au Shanghai daily que les multinationales ne sont pas les seules entreprises critiquables : 26 000 compagnies chinoises ont de même rejeté illégalement des déchets dans les cours d’eau chinois et à une échelle plus importante.

Et il est vrai également que les conditions de travail d’une extrême dureté ne se trouvent pas seulement dans les entreprises étrangères, il y a celles de la paysannerie, et il y a même eu de véritables scandales comme les mines de charbon clandestines et les briqueteries, où des adolescents et des hommes parfois enlevés et vendus travaillaient sans salaire. Mais que ces cas aient fait un tel scandale prouve leur caractère exceptionnel, le fait est que les Chinois ne s’habituent pas à l’exploitation.  On constate dans les villes non seulement une amélioration mais de la difficulté à trouver de la main d’œuvre qualifiée, et tout cela aboutit à des augmentations de salaires de l’ordre de + 18% depuis un an (3). Et surtout pour qui connaît les conditions d’esclavages dans certains pays d’Amérique du sud ou même de la domesticité dans les émirats, la découverte et le scandale sont un pas vers autre chose, comme les procès publics et les lourdes peines qui frappent les directeurs d’entreprise de la mine qui par leur imprudence délinquante ont provoqué des nombreuses morts.

3-Une situation en évolution

Les différences avec les ateliers d’assemblage du Tiers-monde comme ceux de la frontière mexicaine, les maquiladoras, tient au fait que l’Etat chinois a réussi à maîtriser le phénomène et en faire un facteur de développement inouï. Le second facteur est  l’intervention de plus en plus fréquente des autorités, à la suite de nombreuses manifestations pour faire respecter les droits et l’existence du syndicat à l’intérieur de l’entreprise.

Il est un fait que ne sont jamais dénoncés par les occidentaux les entreprises étrangères et toujours « le régime », jamais le sous développement et toujours « le socialisme », etc. Alors que même quand ces entreprises étrangères ne pèsent pas directement sur leurs salariés elles le font par le biais d’entreprises sous-traitantes qu’elles mettent en concurrence, ce qui se répercute sur les salaires et les conditions de travail.
Et dans les grandes entreprises si les travailleurs logent sur place il peut même arriver que le patron retienne les papiers et si la multinationale a signé « un code de conduite », quand elle envoie inspecter les conditions des salariés ceux-ci ne peuvent pas se plaindre.

Tout cela existe mais tend à évoluer sous une triple influence:

la première est  la protestation massive des travailleurs, les travailleurs chinois ne se laissent pas faire, en 2005 près de 90.000 manifestations impliquant plus de cent personnes ont été recensées.

La seconde est une nouvelle préoccupation des autorités face à cette montée des mécontentements et les tensions sociales y compris face aux cas de corruption des autorités.(4)

Le troisième phénomène est un début de pénurie de main d’œuvre, y compris ce qui est nouveau de main d’œuvre peu qualifiée, notamment dans le province du Guangrong au sud, où se produit près du tiers des exportations chinoises.

Mais on peut également noter que par rapport à l’Inde et d’autres pays asiatiques dont on ne fait pourtant pas état, le travail des enfants n’est pas un fléau. Les enfants sont pratiquement tous scolarisés dans les zones urbaines.

Si les médias occidentales et même la plupart des médias alternatifs sur internet décrivent avec beaucoiup de complaisance les conditions de travail en Chine, en les attribuant au gouvernement chinois. De temps en temps on lit dans la presse des entrefilets de ce type :

Adidas retire progressivement sa production de Chine

Le numéro deux mondial des équipements sportifs, l’allemand Adidas, juge le niveau des salaires en Chine dorénavant trop élevé et va transférer une partie de sa production vers des pays encore plus compétitifs, a déclaré son patron Herbert Hainer. Adidas va transférer sa production en Inde, au Laos, au Cambodge et au Vietnam, mais aussi dans les pays de l’ex-URSS et en Europe de l’Est. » (5)

Les entreprises occidentales ne vont donc pas dans un pays pour l’aider à se développer (ce n’est pas nouveau) mais pour en tirer un max de profit (ça s’appelle diminuer les coûts). On retrouve les mêmes informations dans la presse de Taiwan, les salaires chinois augmentent trop pour continuer à faire de la Chine continentale une zone de sous traitance, mais elle devient un marché intéressant.

L’évolution, en particulier du nouveau code du Travail

Voici les changements intervenus dans le nouveau code du travail par rapport à celui de 1994
– L’employeur doit impérativement conclure un contrat de travail écrit.
– – La priorité est donné au contrats à durée indéterminés. C’est théoriquement fini les CDD à répétition. Lorsqu’un employé a dix ans d’ancienneté- s’il en fait la demande- l’employeur est tenu de signer un CDI. L’employeur ne peut aujourd’hui proposer que deux CDD consécutifs. « la sanction de la violation de cette obligation consiste pour l’employeur à verser un double salaire » à compter de la date à laquelle le CDI aurait dû être conclu.
– Le licenciement économique est encadré : cela ne peut concerner un ou deux travailleurs, cela doit au minimum concerner 10% du personnel.
– Interdiction de pénalités en cas de démission : avant pour démissionner l’employé devait des pénalités c’est supprimé.

Face à ce code du travail entré en application le premier janvier 2008, les chambres de commerce nord-américaine et européennes ont manifesté leur opposition et menacé de délocaliser si le droit du travail devenait trop contraignant. On mesure en sachant cela l’hypocrisie des médias occidentaux  qui ne cessent d’incriminer « le régime », « le socialisme » et jamais leurs propres capitalistes. Ce nouveau code renforce la protection des salariés par rapport à celui de 1994. la plus importante des réformes  est la nécessité dans laquelle se trouve l’entreprise d’établir un contrat de travail écrit.  Selon le mensuel Alternatives économique, Li Hua, avocate au cabinet Gide Loyrette Nouei à Pékin précise « « En 2007, le nombre des contentieux entre les deux parties- employeur-employé, de les rapports sociaux à l’intérieur de l’entreprise se sont détériorées ces dernières années. – le nombre des conflits  a augmenté de 30% à Shanghai et à Pékin, principalement dans les secteurs de l’industrie et de la construction »(..) « On sent (de la part du gouvernement) une vraie volonté de renforcer les droits des salariés » ajoute-t-elle  (6)
Tout ce que nous voyons sont les conditions d’accumulation primitive que nous avons réalisé en Europe en envoyant les enfants de 5 ans et moins dans les mines, en faisant travailler dans de terribles conditions et nous continuons dans tout le Tiers Monde quitte à les accuser de faire baisser les prix ou de jouer la vertu devant une Chine communiste exploitant les travailleurs.Cette Chine doit nourrir un milliard trois cent mille êtres humains et pour se faire contrôler l’exode rural, elle doit développer les forces productives et pour cela accepter les étrangers, mais elle doit aussi planifier, maîtriser sa propre croissance pour ne pas se retrouver la proie d’un néo-colonialisme. Elle doit mettre en place des systèmes de prodtection sociale, d’assurance maladie et de retraite, ne commençant là encore par la population citadine mais en l’étendant aux zones rurales.

La Chine a sorti la majorité de sa population de la pauvreté extrême.

« La population chinoise dans son ensemble a très largement bénéficié de ce décollage puisqu’en vingt-cinq ans, le revenu par habitant a été multiplié par cinq ! Il était, d’après la Banque mondiale, de 190 dollars l’an en 1978, il est de 1000 dollars environ en 2004 ; Cela a permis à 400 millions de Chinois de sortir de l’extrême pauvreté-moins d’un dollar par jour. Réservés à l’élite pendant un temps, le réfrigérateur, le vélo et le téléphone sont devenus des biens de consommation courante pour des centaines de millions de personnes. Globalement, les Chinois ont aussi accru, au cours de ce quart de siècle, d’un tiers au moins leur consommation moyenne de calories-ce qui n’est pas sans expliquer l’allongement de leur espérance de vie….

Cela étant, …la Chine reste un pays pauvre, très pauvre même. Près de la moitié de la population vit encore avec moins de deux dollars par jour. Le revenu moyen a augmenté, mais à 1000 dollars par an (à peine 800 euros), il reste à des années-lumière de celui des pays qui ont fait leur révolution industrielle il y a un ou deux siècles-trente fois moins qu’en France, quarante fois moins qu’aux Etats-Unis…Le Chinois trouvera peut-être quelque source de satisfaction en apprenant que son revenu moyen est deux fois supérieur à celui de l’Indien…

Si l’on prend le PIB calculé en volume plutôt qu’en valeur, en pouvoir d’achat plutôt qu’en monnaie courante donc, l’écart de la Chine est moindre : en termes de « parité de pouvoir d’achat », la Banque mondiale estime à 4000 dollars le PIB par habitant, dix fois moins « seulement » que celui des Etats-Unis. » (7)

Que ceux qui veulent juger et donner des conseils le fassent je m’en sens incapable et j’admire ce peuple travailleur qui de surcroit à l’inverse des Occidentaux n’a pas pillé d’autres peuples, porte partout la paix et le développement. L’arrogance occidentale qui ignore ce qu’est le sous développement et qui veut surtout ne jamais se rappeler comment sa propre société a pillé le monde, a été capable d’inscrire dans les jardins chinois des pancartes « interdites aux chiens et aux Chinois », a détruit une des merveilles du monde, le palais d’été, a imposé la guerre de l’opium, forcé une génération à être des morts vivants, les ortures japonaises qui ont effrayé même les nazis, j’en passe et des meilleurs, se permettent alors que leurs propres capitalistes continuent àç sévir, alors qu’eux mêmes bénéficient de produits venus de Chine, cette ,insupportable arrogance se permet encore de critiquer la Chine. Et au lieu d’admirer l’héroïsme du peuple chinois, de contempler éblouï comme cela le mérite ce qu’ils ont donné à voir de leurs efforts dans ces jeux olympiques, manifestent leur insondable mesquinerie. sans même penser à remercier ce peuple qui attendait le coeur battant qu’on le félicitat pour tant de courage, tant d’efforts, tant d’humble vaillance. Oui nous occidentaux nous appartenons bien comme les Etats-Unis à cette « civilisation » que décrit le Cubain José Marti: « Il est d’un coeur mesquin, et rongé par l’envie impuissante, d’aller chercher des poux à la grandeur patente, et de la dénier catégoriquement en invoquant le plus minime des défauts, ou bien de se jucher sur un trepied d’oracle, comme si l’on purgeait le soleil d’une tâche ».

Danielle Bleitrach
(1) Thèse et mémoire de DIDERON, Sylvie, INSTITUT NATIONAL AGRONOMIQUE PARIS-GRIGNON, 1993/00/00 (Suisse)
(2) Le rapport de cette étude peut être téléchargée sur le site de fair-computer
(3) Jean françois Huchet, la responsabilité sociale des entreprises étrangères en Chine, Ires-FO, juin 2007
(4) une des formes particulières de la lutte contre la corruption est le contrôle des hauts salaires elle témoigne à sa manière de la pression qui est exercée contre la nouvelle bourgeoisie de la part de la base.  Ainsi le ministre de la Commission pour la supervision des Actifs d’Etat (en anglais : State-owned Assets Supervision and Administration Commission, soit le SASAC), Li Rongrong, selon le Qotidien du peuple du 4 août 2008 a fait état de la controverse de hauts salaires dans des entreprises d’Etat. Il a dit que la croissance des salaires de managers durant la période comprise entre 2004 et 2006 était de moins de 15% — moins important que le profit de 36,7% que leurs entreprises avaient créés. La controverse a été provoqué par des rapports selon lesquels on a découvert l’année dernière que Ma Mingzhe, directeur général de la Compagnie d’assurances de Ping An, la seconde du genre de Chine, avait collecté plus de 45 millions de yuans (6,6 millions de dollars) pour son salaire annuel avant impôt. Ce salaire était 3 200 fois le revenu disponible par habitant des résidents urbains de Chine de l’année dernière.

(5) Le Soir du 29/07/08,  entrefilet en page économique
(6) Alternative économiques, « Chine un petit bond en avant » n°271 juillet-août 2008p ;79

(7)  d’Erik Izraelewicz,  « Quand la Chine change le monde », Grasset, 2005

 

Le “soleil artificiel” de la Chine atteint 100 millions de degrés

 

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Une équipe de chercheurs chinois annonce avoir atteint une température de 100 millions de degrés Celsius – six fois plus chaud que le centre du Soleil – à l’intérieur d’un réacteur à fusion. Un pas de plus vers la fusion nucléaire, l’énergie des étoiles.

Les énergies fossiles ont fait leur temps. Les énergies renouvelables sont une bonne alternative pour la planète, mais sont-elles réellement l’avenir ? Une troisième solution pourrait mettre tout le monde d’accord : la fusion nucléaire, ou en d’autres termes l’énergie des étoiles. Notre Soleil se présente en effet comme un gigantesque réacteur de fusion nucléaire naturel. Son énergie est illimitée du point de vue de l’humanité (même si le Soleil n’est pas éternel). C’est pourquoi des chercheurs s’efforcent aujourd’hui “d’imiter” notre étoile.

De nombreux défis

Créer un “Soleil artificiel” est une entreprise compliquée, sur laquelle travaillent de nombreux chercheurs depuis plusieurs années. Contrairement à la fission nucléaire, qui divise les atomes pour créer de l’énergie, la fusion permet de joindre des noyaux d’atomes plus légers pour former un noyau plus lourd. Cette réaction produit du plasma, un état de la matière qui pourrait bien nous sauver la vie. Si nous arrivions en effet à maîtriser cette nouvelle technologie, nous pourrions alors bénéficier d’une énergie renouvelable en grande quantité et peu coûteuse. Mais les défis techniques sont énormes.

Recréer les conditions régnant sur notre étoile est en effet plus facile à dire qu’à faire. Vous devez atteindre des pressions extrêmement élevées et des températures d’environ 150 millions de degrés Celsius (le centre du Soleil est à 15 millions de degrés Celsius). Ensuite, et une fois créé, le plasma doit être maintenu en suspension à l’intérieur d’un réacteur, sans toucher les parois. Compliqué donc, mais un nouveau pas vient d’être franchi.

100 millions de degrés Celsius

Une équipe de chercheurs de l’Institut des sciences physiques de Hefei, rattachée à l’Académie chinoise des sciences, travaille sur ce projet depuis 2006. Après avoir, en 2017, réussi à suspendre le plasma dans un état stable pendant plus de 100 secondes (un record), la même équipe explique aujourd’hui avoir pu générer du plasma à une température de 100 millions de degrés Celsius, peut-on lire dans Newsweek.

Le réacteur à fusion nucléaire de la Chine, véritable “Soleil artificiel”. Crédit : ÉQUIPE HIPS/ EAST

On n’y est pas encore, donc, mais on s’en approche. De nombreux autres défis devront encore être relevés au cours de ces prochaines années pour finalement pouvoir être en mesure de concevoir un réacteur capable de confiner et de suspendre un plasma assez chaud suffisamment longtemps. Ces futurs réacteurs, s’ils sont viables sur le plan commercial, pourraient alors alimenter le monde entier en énergie propre et renouvelable.

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Publié par le novembre 17, 2018 dans Chine, civilisation, sciences