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Archives de Catégorie: SYNDICATS et LUTTES SOCIALES

« Bientôt Novossibirsk parlera français »: nouvelles manifestations contre la « réforme » des retraites

Lors de la Fête de la Constitution de la Fédération de Russie, le peuple de Novossibirsk a participé à la journée nationale de protestation contre la « réforme » des retraites. Selon les communistes et leurs partisans, le fait de relever l’âge de la retraite aggrave la situation des Russes, ce qui, d’après la Constitution du pays, ne devrait pas se produire. Dans la troisième grande ville du pays, qui se caractérise par un haut niveau culturel et scientifique et qui est dirigé par les communistes, nous avions déjà noté l’existence d’une reproduction de la fête de l’Humanité, voici que la lutte contre la réforme des retraites fait référence aux gilets jaunes et aux révolutionnaires français dont les bolcheviques se sont toujours affirmé les descendants, qu’il s’agisse de la Révolution française ou de la Commune de Paris, la France a toujours été pour eux l’élément déclencheur de la contestation sociale. Ce mouvement russe qui prend de plus en plus d’ampleur mérite d’être étudié. (traduction de Marianne Dunlop et note de Danielle Bleitrach)

 

Service de presse du Comité régional du parti communiste de Novossibirsk

12-12-2018

https://kprf.ru/actions/kprf/181071.html

 

En plein centre de Novossibirsk, sur la place du Premier Mai, les habitants de la ville se sont rassemblés pour manifester leur désaccord avec la politique du gouvernement russe, qui ne respecte pas la Constitution en vigueur de la Fédération de Russie.

Le deuxième secrétaire du comité régional du Parti communiste de la Fédération de Russie, Renat Suleymanov, a rappelé que selon la Constitution, la Russie est un État social, ce qui n’a pas empêché que soient prises des mesures antisociales comme la réforme des retraites, l’augmentation de la TVA, de nouvelles taxes sur les travailleurs indépendants, la hausse des prix de l’essence etc.

Il a également rappelé que récemment, à l’initiative de la faction du Parti communiste, les députés de la Douma d’Etat (à l’exception des membres de «ER» – Russie Unie) ont présenté une demande à la Cour constitutionnelle en vue d’abroger la loi sur le relèvement de l’âge de la retraite. Dans l’appel, les auteurs font valoir qu’aucun acte législatif ne peut aggraver la situation actuelle des citoyens et que la « réforme » des retraites met fin au principe fondamental du pays.

 

– Les sentiments de protestation continuent à monter, car la situation sociale de la majorité de la population ne cesse de se dégrader. Les revenus réels ont récemment diminué de 12%. Toutes ces actions du gouvernement russe ont des conséquences – cela se reflète dans les récentes élections. « Russie unie » a été défaite dans plusieurs régions et leur cote est tombée à 31% – ce sont toutes les conséquences de la politique antisociale. Les gens vont continuer à se battre pour leurs droits, et nous continuerons à les aider dans ce domaine, a déclaré Renat Suleymanov.

 

Comme l’a dit Andreï Jirnov, député de l’Assemblée législative, il y a douze ans, les communistes de Novossibirsk avaient publié le Livre blanc de la Constitution, dans lequel étaient soulignés les articles de la loi fondamentale existante du pays.

 

« Les autorités disent que les manifestants ne respectent pas les exigences constitutionnelles, mais les autorités elles-mêmes ne les respectent pas », a noté le communiste. – Lorsque la Constitution a été adoptée, elle posait déjà des questions sur un modèle super-présidentiel, sur le fait que de nombreux droits des citoyens ne sont pas garantis. Aujourd’hui, c’est le malheur de notre État russe actuel et la douleur de la société russe.

 

Le meeting de Novossibirsk rassemblait des gens de différents âges, ceux qui devront supporter les conséquences désastreuses de la « réforme » des retraites et ceux qui ne sont touchés qu’indirectement – les retraités.

 

« Je suis un retraité, et je rendrais volontiers à Poutine le millier de roubles qu’on nous a « ajouté » à notre retraite, si seulement la jeune génération pouvait bénéficier des mêmes droits que nous », s’est indigné Vladimir Lebedev de Novossibirsk.

 

Des manifestants étaient venus avec des affiches en français. Dans la foule, on pouvait entendre des cris: «Bientôt Novossibirsk parlera français!». Selon le député du conseil municipal Sergei Sukhorukov, les événements en France devraient être un signe pour les autorités russes: « Ne serrez pas autant les boulons, car les Russes sont lents au démarrage, mais après on ne les arrête plus ».

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Appel à soutien pour la libération immédiate de Maria, camarade de la Drôme abusivement incarcérée

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Cher·e camarade,

Comme tu le sais peut-être déjà, suite à un rassemblement le 8 décembre, une camarade de la Drôme, Maria Briand, ainsi que trois autres manifestants du plateau des Couleures ont été incarcérés et placés en détention préventive.

Tu trouveras ci-dessous une dépêche AFP et ci-joint un article du Dauphiné Libéré faisant suite à la conférence de presse initiée par Jean-Marc Durand, secrétaire départemental de la Drôme.

Les communistes du département sont, bien évidemment, toutes et tous très mobilisé·e·s pour s’élever contre ces décisions de justice abusives et pour exiger la libération de Maria et des trois autres détenus.

Localement, un rassemblement devant la préfecture est organisé pour ce mercredi après-midi.

A distance, nous pouvons aussi agir et je t’invite donc à relayer un appel en soutien à la libération immédiate de Maria,  à transmettre à la préfecture de la Drôme prefecture@drome.gouv.fr et au Tribunal de Valence tgi-valence@justice.fr

Sachant pouvoir compter sur l’expression de ta solidarité,

Bien fraternellement,

Yann Henzel
———————————————–

Le PCF a dénoncé mardi dans la Drôme le placement en détention d’une de ses militantes suspectée d’avoir agressé le directeur départemental de la police alors qu’il intervenait samedi sur un blocage de gilets jaunes.

L’agression du responsable policier a eu lieu samedi à la mi-journée dans une zone commerciale bloquée au nord de Valence. « Ordre a été donné de dégager les ronds-points et après les sommations, des gilets jaunes ont commencé à s’équiper pour l’affrontement », raconte une source policière.

Après des échanges de projectiles, le DDSP présent sur l’opération, en civil « mais avec un brassard de policier, comme son chauffeur », a ceinturé l’un des manifestants qui prenait la fuite et « une dizaine de gilets jaunes lui sont alors tombés dessus, des coups de pied et des coups de poing le faisant chuter au sol », ajoute cette source, précisant que la scène a été filmée par des caméras de vidéosurveillance.

Deux suspects ont été arrêtés dans un premier temps, puis deux autres – dont la militante – lors d’une marche pour le climat organisée dans la ville, à laquelle se sont mêlés des gilets jaunes. Ces trois hommes et une femme ont été déférés lundi au parquet de Valence en vue d’une comparution immédiate, finalement repoussée au 26 décembre. Dans l’attente de leur jugement pour des faits de violences volontaires, tous les quatre ont été placés en détention.

« Nous n’avons pas l’habitude de laisser incarcérer nos militants, d’autant plus que d’après les éléments en notre possession, les faits qui lui sont reprochés sont loin d’être avérés », a déclaré mardi le secrétaire départemental du PCF Jean-Marc Durand dans une vidéo diffusée par le quotidien Le Dauphiné Libéré. « Elle se défend d’avoir eu quelque acte violent vis-à-vis de quiconque, notamment le DDSP (…) Il nous semble que cette opération relève un petit peu du coup monté », a-t-il ajouté en réclamant sa libération.

La police, de son côté, affirme que ce n’est pas une arrestation « arbitraire ». « Elle a été formellement vue en train de porter des coups », insiste-t-on.

ppy/or

Yann HENZEL
Parti communiste français
Présidence du Conseil national

L’appel de la fédération de la Drôme qui apporte quelques précisions :
….. »Maria est une jeune adhérente et militante du Pcf de la Drôme. Elle vit à Die où elle exerce une profession de boulangère. Samedi 8 elle s’est retrouvée avec de nombreux autres militants et gilets jaunes sur le rond-point du plateau des Couleures à l’entrée Nord de Valence où est installée une vaste zone commerciale. Avec des camarades elle participait à un barrage filtrant. Cela a visiblement déplu au Préfet. Ordre a été donné aux forces de police de charger en fin de matinée pour faire sauter le barrage. Et c’est avec une grande violence que cette intervention a eu lieu occasionnant deux blessés parmi les manifestants conduits dans un mauvais état pour un d’entre eux au moins, à l’hôpital. Face à cette situation les manifestants ont opéré un repli vers les magasins de la zone commerciale, levant donc en totalité le barrage. Et c’est à cet instant que les forces de l’ordre ont redoublé de violence poursuivant les manifestants jusqu’aux magasins, une grande surface ayant d’ailleurs ouvert ses portes pour accueillir les manifestants pris entre les coups de matraques et les bombes lacrymogènes. En même temps des policiers en civil s’en prenaient physiquement à un petit groupe de manifestants. Maria fut une de leur cible. Elle s’est défendue et a ensuite quitté les lieux.

Ce n’est que vers 16 heures alors qu’elle était au centre-ville de Valence que 4 policiers sont venus l’interpeller sans ménagement et l’ont conduite au poste où elle fut placée en garde à vue, trois autres manifestants du matin ayant subi le même sort.

Comparaissant ce lundi à 14 heures devant le tribunal de Valence, le procureur malgré de réelles difficultés à caractériser et à prouver les faits reprochés à Maria, demanda et obtint que celle-ci soit condamnée à de la détention provisoire aux motifs qu’elle pouvait récidiver et qu’elle n’offrait pas les garanties suffisantes alors qu’elle réside depuis plusieurs années à Die, lieu qu’elle n’envisage pas de quitter sine die y exerçant en tant que boulangère connue et reconnue de tous. En fait tout cela n’est que prétexte et arguments fallacieux pour justifier un coup monté sur fond de violence organisée. Il faut préciser que Maria n’a jamais eu maille à partir avec la justice jusqu’à ce jour. Elle nie tout acte violent de sa part qui plus est, ayant mis en cause l’intégrité physique du Directeur Départemental de la Police et de son chauffeur. A cet instant elle n’apparait d’ailleurs pas sur les vidéos utilisées comme éléments de preuve. Les ordres venus de plus haut étaient-ils si pressants pour qu’un procureur de la République se livre à un tel numéro ?

Pour le Parti communiste de la Drôme, comme pour tout le parti communiste cette situation est intolérable et inadmissible. Maria n’a rien cassé, n’a pas été trouvée en possession d’un quelconque objet ayant pu présenter un caractère de dangerosité pour les policiers, ne s’est livrée à aucune agression physique contre le Directeur de la police et son chauffeur. La seule chose qu’elle a faite c’est de tenter d’échapper à la souricière tendue. Preuve que la justice était très sure d’elle, il nous a été interdit d’assister à l’audience sur ordre du procureur alors que cette audience était une audience publique, d’autres dossiers y étant traités. Enfin, cerise sur le gâteau de la provocation, M. Le procureur convoque à nouveau Maria et les trois autres manifestants incarcérés devant le tribunal le mercredi 26 à 14 heures… Pour toutes ces raisons Maria doit être libérée immédiatement. Nous ne lâcherons pas ! Toutes et tous devant la préfecture de Valence pour la libération de nos quatre camarades ».
Fédération du Pcf Drôme.

 

Marianne : « Les grèves en semaine, il faut les faire » : la CGT de Martinez envisage des actions locales avec les gilets jaunes

Philippe Martinez préfère la grève aux manifestations des gilets jaunes.

Philippe Martinez préfère la grève aux manifestations des gilets jaunes. – BERTRAND GUAY / AFP
Syndicat

Puisque qu’on ne peut avoir l’impossible, il faut au moins avoir le courage de faire ce que ceux qui se battent toujours nous invitent à accomplir. (note de danielle Bleitrach)

Avant la mobilisation de ce samedi 8 décembre, Philippe Martinez, le patron de la CGT, garde ses distances avec les gilets jaunes mais soutient tout de même certaines revendications du mouvement en appelant à la grève, le 14 décembre.

« Oui, mais… » S’il est loin de signer un chèque en blanc aux gilets jaunes, dont la quatrième journée de mobilisation prévue samedi suscite une vive inquiétude au sommet de l’Etat, le secrétaire général de la CGT apporte, ce vendredi 7 décembre dans Le Monde, un soutien de fait à la mobilisation en appelant à la grève. »Les ronds-points, c’est bien mais les grèves en semaine, il faut les faire, c’est ça que l’on construit. (…) Il faut faire grève. Il faut que les ‘gilets jaunes’ se rassemblent« , explique Philippe Martinez, dont l’organisation, comme tous les autres syndicats, a été court-circuité par les gilets jaunes.

Philippe Martinez tente de maintenir son syndicat sur une étroite ligne de crête entre soutien aux gilets jaunes et condamnation de la violence. La CGT appelle-t-elle à manifester samedi ? « Non« , répond clairement et nettement le secrétaire général : « Nous n’appelons pas à marcher sur l’Elysée, ni à la démission d’Emmanuel Macron ni à la dissolution de l’Assemblée nationale. » A l’instar de six autres syndicats, la CGT a signé une déclaration commune appelant une au dialogue et au calme avant l’acte IV samedi, bien que « ce ne[soit] pas à la CGT de les empêcher d’aller manifester« .

Convergences locales

L’exercice d’équilibrisme ne s’arrête pas là : Philippe Martinez tend une main prudente aux gilets jaunes, et l’autre au gouvernement. S’il estime la convergence des luttes « impossible au niveau national » faute de « coordination » et en raison de la nature « infréquentable » de certains porte-parole, Philippe Martinez parle de « discussions » au niveau local. « Ça réfléchit« , assure-t-il.

Parallèlement, le leader de la CGT laisse sa porte ouverte au pouvoir. « Il faut que l’exécutif réponde sur les salaires, la justice fiscale, le rétablissement de l’ISF, la suppression de la hausse de la CSG et le relèvement des minimas sociaux. Soit on s’assied autour d’une table et on discute, soit le gouvernement continue d’essayer d’éteindre le feu avec un verre d’eau« , explique Martinez. « Si l’exécutif veut des interlocuteurs sociaux, nous sommes bien placés pour remplir ce rôle mais la CGT ne veut pas servir d’alibi. »

 
 

L’Humanité : Élysée. Macron veut faire payer la collectivité à la place du CAC 40

cela fait plaisir de pouvoir relayer de plus en plus d’articles de l’humanité… (note de danielle Bleitrachà

Mardi, 11 Décembre, 2018

service politique de l’Humanité

Sortant d’un long silence, le chef de l’État s’est adressé au
pays pour tenter d’éteindre la colère sociale révélée par le
mouvement des gilets jaunes. En réussissant le tour de
force de
ne mettre à contribution ni les riches, ni le patronat.

C’était le discours de la Saint-Sylvestre avant l’heure.
Emmanuel Macron, dans son allocution à la nation hier soir,
pour
reprendre la main dans la crise des gilets jaunes, a voulu se
re-présidentialiser, lui qui est si malmené, subissant la
litanie
des « Macron démission » dans les cortèges et barrages qui
émaillent le pays depuis bientôt un mois. Il s’est d’abord
appesanti sur les violences dans le pays, qu’il veut
distinguer de
la colère profonde du pays. « Quand la violence se déchaîne,
la
liberté cesse », assène l’ex-étudiant en philosophie. Cette
colère profonde, il la ressent « comme juste à bien des égards
».
Il dit avoir pris conscience qu’il lui est « arrivé de blesser
»
certains par ses propos. Un mea culpa qui arrive après quatre
samedis de mobilisation tonitruante. Encore qu’Emmanuel Macron
n’assume-t-il pas tout à fait son action, en exprimant que
leur
détresse, à ces Français, « ne date pas d’hier ». En clair,
c’est la faute de ses prédécesseurs.

Pas à la hauteur des attentes

Un « tournant social » du quinquennat ? Pas en mettant le
patronat
à contribution, en tout cas. Car les mesures annoncées
écartent
soigneusement toute contribution directe des entreprises. «
C’est
d’abord l’état d’urgence économique et social que je veux
décréter aujourd’hui. » En annonçant que le salaire des
travailleurs au Smic augmenterait de « 100 euros par mois dès
2019
», il est loin de se montrer à la hauteur des attentes
formulées
sur les ronds-points. Emmanuel Macron ne compte en effet pas
donner
de coup de pouce au Smic comme espéré, mais augmenter la prime
d’activité, une aide sociale qui n’alourdira pas la facture
pour
les employeurs. C’est un premier cadeau aux riches, sur le
compte
de la communauté nationale. Une annonce doublée par la
possibilité
pour les entreprises de faire effectuer des « heures
supplémentaires
sans impôts ni charges dès 2019 ». Quant à la « prime de Noël
»
à laquelle postulent tant de gilets jaunes – et les Français
qui
les soutiennent –, le chef de l’État et ses amis du CAC 40
s’en
tirent à très bon compte : Emmanuel Macron demande « à tous
les
employeurs qui le peuvent » de donner à leurs salariés « une
prime de 1 000 euros sans charges ». Trois mesures, une
seule
recette : faire appel à la collectivité tout en épargnant le
capital.

Emmanuel Macron, qui a sermonné les ministres qui voulaient
revenir
sur la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune
(ISF),
s’est montré hier soir intraitable sur cette question. Ce
cadeau
livré sans contrepartie aux riches, quand d’autres sont soumis
à
des efforts très difficiles, n’a pas été remis en cause. « Je
sais que certains voudraient que je revienne sur la réforme de
l’ISF
», déclare-t-il. Mais il s’y refuse, en s’interrogeant
faussement : « Pendant près de quarante ans, il a existé.
Vivions-nous mieux ? » « Les plus riches partaient et notre
pays
s’affaiblissait », se répond-il à lui-même, malgré les études
prouvant l’inverse. « Revenir en arrière nous affaiblirait »,
insiste-t-il. « Cet impôt a été supprimé pour ceux qui
investissent dans notre économie et donc aident à créer des
emplois », argumente-t-il. Sauf que c’est faux. Il a été
supprimé sans que rien n’oblige ses amis riches à investir
dans
l’économie…

Le président de la République, acculé comme jamais, a consenti
quelques gestes. En 2019, la hausse de la CSG subie en 2018
sur les
retraités touchant moins de 2 000 euros de pension mensuelle
sera
annulée. Cette mesure qui frappe des retraités très modestes,
et
que le président de la République n’avait pas hésité à vanter
sur le terrain lors de dialogues avec des retraités filmés par
les
caméras, a largement participé à son impopularité. « L’effort
qui leur a été demandé était trop important, et il n’était pas
juste », mesure aujourd’hui le chef de l’État, qui souhaite
réformer profondément notre système de retraite en 2019.

Les maires appelés à la rescousse

Le discours brille par de grands absents : pas de hausse des
APL
comme demandé par le secteur HLM, pas de remise en cause du
coûteux
Cice, que les entreprises toucheront deux fois cette année en
raison
du mécanisme retenu pour le pérenniser.

Il n’a pas échappé au président de la République que les
institutions sont aussi contestées. «Ma légitimité, je ne la
tire
que de vous », a-t-il affirmé. C’est oublier bien vite que son
élection n’est que le résultat d’une Ve République qui pourrit
sur pied. Alors Emmanuel Macron a dit vouloir faire un geste,
avec la
« prise en compte du vote blanc ». Il souhaite aussi pouvoir
« prendre le pouls vivant de notre pays, partout sur le
terrain ».
Les maires, qu’il a si souvent humiliés, sont rappelé à la
rescousse, car ils « portent la République sur le terrain ». À
voir. Celui qui voulait concentrer encore plus de pouvoirs à
l’Élysée en étouffant l’Assemblée nationale avec son projet
de réforme institutionnelle dit maintenant vouloir travailler
à un
« nouveau contrat avec la nation ».

D’un coup, sans transition, en fin de discours, Macron s’est
mis
à agiter les mêmes peurs que l’extrême droite. « Il faudra que
nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut
l’affronter. » Affronter quoi ? La question ou l’immigration ?
Mystère. Surtout après avoir déjà fait voter la loi
immigration
la plus répressive de l’histoire de la Ve République cette
année.
Le chef de l’État se sent si requinqué à l’issue de cette
allocution que la campagne pour les européennes reprend ses
droits :
alors que le thème ne figure pas en tête de liste des
revendications des gilets jaunes, Emmanuel Macron l’introduit.
La
captation de l’héritage des gilets jaunes a déjà commencé.

Grégory Marin, Aurélien Soucheyre et Lionel Venturini



		
 

Ils titrent : « C’est historique, la CFDT devient le premier syndicat de France ».

C’est l’ère des grandes manœuvres médiatiques du pouvoir des riches, l’enjeu est toujours le même empêcher la combativité de s’exprimer, renforcer au plan politique l’extrême-droite comme exutoire à la colère et les organisations de collaboration de classe. Si la réalité ne correspond pas à leurs vœux, ils la fabriquent.(note de Danielle Bleitrach)

Dans le courant de l'après-midi de ce mardi 11 décembre on a vu fleurir une campagne de pratiquement toute la presse système (Libération, Le Monde, Les Echos, Challenges, Le Point …) titrant dans leurs éditions en ligne :
"C'est historique, la CFDT devient le premier syndicat de France".

 

 

 

 

 
Pourtant plusieurs faits devraient conduire à une certaine prudence :
 
1) Aucune donnée précisément chiffrée n'a été officiellement proclamée, seuls des pourcentages ont été fournis.
 
2) A l'heure actuelle, du dire même d'instances officielles (Courrier des maires) pour le secrétaire d'état auprès du Ministre de l'Action et des Comptes publics,  Olivier Dussopt il faut être prudent sur les résultats à présent annoncés et attendre le 20 décembre pour la publication des résultats définitifs .
 

__________________________________________

Courrier des maires du 11/12/2018

Au plan national, la CGT sortirait en tête des élections professionnelles 2018 avec 21, 8% devant la CFDT (19%) et FO (18,1%) selon les résultats des élections aux comités techniques des trois versants de la fonction publique. L’équilibre issu des élections de 2014 serait donc conservé. Mais ces résultats sont annoncés « avec prudence » par le secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Action et des comptes publics, Olivier Dussopt, puisqu’ils demeurent provisoires jusqu’à l’expiration du délai de recours et donc jusqu’à la publication des résultats définitifs le 20 décembre

__________________________________________

3) On peut s'étonner par ailleurs compte-tenu de la très faible avance de la CFDT dans le privé et que par ailleurs il semble qu'elle soit dans ces élections de décembre derrière la CGT de l'ordre de 3% qu'elle puisse être déclarée en tête en cumulant les résultats  du secteur privé et de la fonction publique.

4) Ces mêmes médias pro-capitalistes, pro marché, propriété de milliardaires mènent campagne depuis plusieurs mois en faveur de la CFDT afin de pouvoir proclamer que les travailleurs français ont enfin choisi un syndicalisme de " dialogue social " contre le syndicalisme de lutte de classe.

Comment dans ce cas s'étonner qu'ils se précipitent sans aucune espèce de précaution pour proclamer la divine victoire de la CFDT et de Laurent Berger ?

 

 

Pour l'heure il convient effectivement de rester prudent quant aux résultats définitifs.

L'enjeu est grand : il ne s'agit évidemment pas d'une question de préséance et de la place sur un podium.

La campagne actuelle vise y compris en utilisant des procédés tordus à tenter de faire prévaloir dans le monde du travail l'esprit de collaboration et de soumission aux intérêts du capital la CGT demeurant au-delà de sérieuses questions d'orientation, la référence historique de l'attachement du monde du travail à une conception et une pratique de classe.

Nul doute qu'à l'heure de la puissante contestation en cours de la politique de Macron et de son affaiblissement ses soutiens avoués ou masqués connaîtront le sort de tous ceux qui ont trahi les intérêts des travailleurs : la honte et le rejet !

 

 

 
 
 

Anniversaire de la journée de 8 heures officiellement établie après un siècle de luttes et de morts, en URSS

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C’est aujourd’hui le Centenaire de la journée de travail de 8 heures, promulguée pour la première fois dans le monde par le premier Code du travail soviétique.

Ce qu’il a fallu de sang et de larmes pour les conquis ouvriers…

La journée de 8 heures, ou revendication à travailler au maximum 8 heures par jour, est une revendication historique du mouvement ouvrier dans tous les pays, au XIX e siècle, à l’époque la journée de travail d’un ouvrier est de 10heures, mais elle peut aller jusqu’à 12 et 14 heures.
Le slogan « 8 heures de travail, 8 heures de loisir, 8 heures de repos » est lancé par Robert Owen en 1817.

Les premières réglementations concernent le travail des enfants, eux aussi employés à l’usine où ils effectuent les tâches subalternes dans les mêmes mauvaises conditions que les adultes. On trouve ainsi des enfants dans les cotton mills du Nord de l’Angleterre, dans les docks et les ateliers textiles des États-Unis ou dans les filatures françaises. En Angleterre, le Factory Act de 1833 interdit, dans l’industrie textile, le travail des enfants de moins de 9 ans, et limite le temps de travail journalier en fonction de l’âge (10 heures pour les enfants de 9 à 14 ans, 12 heures pour ceux entre 14 et 18 ans) ; cette loi n’est élargie à l’ensemble des activités qu’en 1853.

En Angleterre, les femmes et les enfants obtiennent la journée de 10 heures en 1847, tandis qu’en France la loi des 10 heures instaurée lors de Révolution française de 1848 est abrogée quelques mois plus tard et des journées de 12 heures à nouveau imposées aux travailleurs français.

La journée de 8 heures est une revendication historique de la Première Internationale, créée en 1864 à Londres, qui l’inscrit à son programme dès 1866.

Aux États-Unis, au cours de leur congrès de 1884, les syndicats américains se donnent deux ans pour imposer aux patrons une limitation de la journée de travail à huit heures. Ils choisissent de lancer leur action le 1er mai, date du moving day parce que beaucoup d’entreprises américaines entament ce jour-là leur année comptable, et que les contrats ont leur terme ce jour-là, l’ouvrier devant déménager (d’où le terme de moving day) pour retrouver du travail. La grève générale du 1er mai 1886, impulsée par les anarchistes, est largement suivie. Ils sont environ 340 000 dans tout le pays.

À Chicago, la grève se prolonge dans certaines entreprises, et le 3 mai 1886, une manifestation fait trois morts parmi les grévistes de la société McCormick Harvester. Le lendemain a lieu une marche de protestation et dans la soirée, lors de la dispersion a lieu le Massacre de Haymarket Square.

En 1889, la IIe Internationale socialiste se réunit à Paris, à l’occasion du centenaire de la Révolution française et de l’exposition universelle.

Sous l’impulsion de Jules Guesde et de son PO (Guesde inventera le terme de « fêtes du travail » en 1890.) et sur une proposition de Raymond Lavigne, cette Internationale décide le 20 juillet 1889 de faire de chaque 1er mai une journée de manifestation avec pour objectif la réduction de la journée de travail à huit heures (soit 48 heures hebdomadaires, le dimanche seul étant chômé).

Le 1er mai 1890, l’événement est ainsi célébré dans la plupart des pays, avec des participations diverses.

Le 1er mai 1891, à Fourmies, dans le Nord, en France, la manifestation tourne au drame : la police tire sur les ouvriers et fait neuf morts (voir la Fusillade de Fourmies et affaire de Clichy). Avec ce nouveau drame, le 1er mai s’enracine dans la tradition de lutte des ouvriers européens. Les militants épinglent une églantine écarlate (Rosa canina ou Rosa rubiginosa), fleur traditionnelle du Nord, en souvenir du sang versé et en référence à Fabre d’Eglantine, l’inventeur du calendrier révolutionnaire…

Mais c’est la jeune Révolution bolchévique qui va transformer cette aspiration du mouvement ouvrier en réalité en instituant officiellement la journée de 8 heures… Ce qui jouera un rôle déterminant dans l’obtention de cette limite, les capitalistes ayant peur de la contagion…

Danielle Bleitrach.

 
2 Commentaires

Publié par le décembre 11, 2018 dans SYNDICATS et LUTTES SOCIALES

 

Quel parti communiste pour être en phase avec le mouvement ?

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Quand Fabien Roussel prend la parole dans les médias, chacun des communistes se sent représenté et s’en réjouit. Tous les communistes y compris ceux qui ont pourri le Congrès avec leur combat d’arrière garde, leurs manoeuvres pour écrémer les directions locales , le conseil national et décourager l’engagement. Pourquoi il ne passe pas plus souvent protestent-ils ?

Réponse 1 : Nous n’avons rien à attendre des médias, la ligne que développe aujourd’hui le PCF va a contrario de celles que leurs patrons capitalistes défendent heure après heure, nous devons compter sur nous mêmes.. Avec nous, c’est tout le monde du travail que l’on prétend comme l’a fait Macron remettre à sa place, celle de ceux qui n’ont pas la parole et qui sèment le « désordre » face à leur « ordre »…

Réponse 2, compter sur nous mêmes qu’est-ce que cela veut dire?

D’abord avancer sur la voie de notre  Congrès exttaordinaire… Parce que le Manifeste, dont est issue notre nouvelle direction a précédé et était en conformité avec ce qui s’est déclenché en France peu après. Mouvement, cahiers de doléances , nul besoin d’une tendance organisé, cela partait de la base en général comme un feu de broussaille.    Mais l’ancien était prêt à couper en deux le grouûscule qu’était devenu le parti, il s’est accroché et parfois comme chez moi l’a emporté,  le nouveau a tout juste été capable d’entrouvrir la porte. Il faut tirer la leçon de ce que nous vivons pour aller de l’avant. pour parachever cette démarche essentielle qui est simplement orientée vers la défense du monde du travail en priorité.

Bien mesurer la réalité de ce qui se passe dans ce monde du travail, cela fait des années que les combats de classe se multiplient contre la politique du grand capital, code du travail, SNCF, hôpitaux… une combativité qui a du mal à abattre le mur d’argent… Mais voici que sous la pression de l’impossibilité à vivre a surgi une jacquerie…  le mouvement dit des gilets jaunes, ils redécouvrent le collectif, l’appartenance de classe, cela va vite, très vite… le caractère hétéroclite des options idéologiques et politiques, le fatras qui sert de prétexte à certains communistes pour refuser de s’y mêler est celui de tout mouvement à potentialité insurrectionnelle, tout rassemblement de révolte, il est en quelque sorte le miroir dela combativité par temps de division et de destruction de la classe, devenus les « exclus »…

. la frilosité des communistes à le mesurer  fait partie de l’ancien, de ce qui les a affaibli, de leur incapacité à mesurer leur force.

A propos des gilets jaunes, Il va y avoir un test avec le discours de macron, s’y laisseront-ils prendre? Déjà chacun est là pour les inviter à aller dans son sens, pour affaiblir,  le « Rassemblement National » propose son racisme, sa haine des migrants, la France insoumise les jette dans des procédures institutionnelles qui devraient aboutir à élire le tribun…

Fabien Roussel part de ce que ce mouvement hétéroclite a en commun,  leur dimension de classe… .Ce qu’ils ont en commun c’est la conscience qu’il faut TOUT remettre à plat, que leurs revendications sont liées et que le fait que l’on a pas parlé des handicapés, des jeunes, des bas salaires, de tous est déjà une limite, comme le fait que l’ordre demeure celui de macron et qu’il est contre eux. Mais il y a plus encore, ils sont réalistes, ils savent que l’argent doit être pris quelque part et le refus du rétablissement de l’iSF est le symbole de ce qui ne change pas… ce qu’on leur donne d’une main on le reprend de l’autre et pire encore… Ils ont déjà la conscience du temps, près de vingt ans que ça dure….

Tiens comme l’affaiblissement du PCF… l’affaiblissement et la division de leur classe et leur méfiance face au pouvoir politique, à l’organisation, à la représentation qui les protège autant qu’elle les soumet. Fabien Roussel part de là…

L’enjeu est lde partir de à, seul le parti peut agir ainsi, mais quel parti, qui sera entendu? Quelle maturité, quelle compréhension de la situation réelle, de ce qui est l’obstacle à abattre… Il est clair qu’il nous manque un Lénine… .

Cela n’a l’air de rien, mais c’est aussi ce à quoi nous nous heurtons aujourd’hui et qui nous empêche de voir nos atouts rééls et ce qu’il faudrait faire.

Nous communistes, ne nous contentons pas de protester de la rareté de Fabien Roussel dans les médias ou alors allons y en manifestant., envoyons des milliers de lettres, ça s’organise… . N’oublions pas  notre atout principal, nous sommes le seul parti à avoir autant de militants, proches du terrain, à quoi servent-ils? peuvent-ils se contenter ce qui n’est pas si mal de distribuer des tracts justes sur les places ? Non, nous aurions du nous  mêler aux manifestations des gilets jaunes, comme celle de samedi dernier à Marseille qui regroupait les défenseurs du climat et les gilets jaunes. Ces derniers n’étaient pas dans leur majorité des gens jeunes, mais des prolos, des petites gens avec qui la discussion aurait été fructueuse. je le sais par expérience. Mais les communistes craignent de plus être écoutés, on les a incité à s’adapter… A quoi? On leur a raconté que la classe ouvrière n’existait plus, qu’il n’y avait plus que du sociétal et que la question sociale était hors sujet, cela est aussi ce qui les bloque, ce qui les empêche d’agir. on leur a raconté que partout le socialisme mené par des communistes était un échec… Ils sont pétrifiés.

Les communistes des Bouches du rhône n’ont que trop interiorisé leurs incapacités, ils se sentent vieux et ils se réjouissent de défiler avec les jeunes étudiants, spécialistes du socio-culturel en déshérence, c’est le renouveau et ce faisant ils se tiennent soigneusement éloignés de leurs alter-égo que sont les gilets jaunes. Lieu de rassemblement éloigné, départ différé et leur manifestation contre ce qui s’est passé à marseille, au départ juste est incapable de rallier tous les mal logés de la ville, tout au plus le public underground du cours julien, celui que sollicite un Ruffin.

Le parti de la classe ouvrière est le véritable défenseur de cette petite bourgeoisie, de ces couches moyennes qui on le voit bien avec la déclaration de Macron sont en fait condamné à payer jusqu’au déclassement pour elles et leurs enfants, tout ce que le président des riches concède au plus pauvres pour dépouiller tout le monde et engraisser le capital. mais pour cela il faut être’ conscient du rôle de classe, le seul capable de rassembler large et de ne pas laisser les couches moyennes enragées au fascisme..

ce n’est pas un hasard, ceux qui mènent la danse sont des refondateurs, qui ne pensent qu’aux élections municipales et sont en train de les perdre, de réduire un peu plus leur impact dans un ville rongée par la misère et l’abstention. des gens qui pensent que la classe ouvrière n’existe plus et que la seule chose à lui proposer est l’aumone de Friot pour avoir l’air moderne. Le recentrage sur le monde du travail est totalement ignoré et ce qui fait pourtant la force réelle du parti réduit à néant. Et la dirigeante  qu’ils ont mis à la tête de la formation dans les Bouches du rhône appartient à ce courant, c’est dire ce qu’on peut en attendre si quelque nouvel adhérent tombe dans ses filets. une force d’inertie de plus dans un département rongé par la misère, où la CGT est une des plus forte de france et où une classe ouvrière attend un parti capable d’unifier ses luttes. Quel paradoxe!

Tout cela pèse sur les organisations de classe telles qu’elles sont, épuisées de devoir tirer, encline depuis tant d’années au compromis, tout est fait pour contraindre à rentrer à la niche, à négocier aux côtés des autres.Parce que ce que pose ce mouvement c’est bien le rôle réel d’un parti communiste et ce n’est certainement pas celui que les dirigeants communistes de mon département  ont dans la tête et qui commande leur action. faute d’avoir mené le congrès jusqu’au bout,  Ils sont à la remorque d’une petite bourgeoisie agitée et pour le reste sont satisfaits quand ils ont organisé le loto et le repas des vétérans dans une salle municipale; Ils ne pensent qu’aux élections municipales et pourtant depuis qu’ils mènent cette politique, il y a de moins en moins d’élus communistes.

le Congrès a vu cette droite du parti  dénoncer avec conviction la notion d’avant garde comme étrangère au rassemblement. le refus du parti guide, identifié au « stalinisme » et au « totalitarisme » soviétique, leur idéologie de base a créé une incapacité à penser le rôle du parti dans un tel mouvement.

Il va y avoir trois jours de lutte de la CGT départementale forte de ses bons résultats… Nous devons tous nous y impliquer… Il est possible de balayer tout le système corrompu et clientéliste qui règne sur la ville, mais c’est le monde du travail qui le fera, Marseille propre comme après un coup de minstral…

Est-ce que les gilets jaunes y verront une opportunité, ils ont été capables de venir la semaine dernière avec les défenseurs du climat, seront-ils là, le dialogue aura-t-il lieu? Je l’espère. Sinon ne vous étonnez pas si les troupes de Soral et Dieudonné s’occupent d’eux, si un chouard est leur prophète, bref si tout cela tombe aux élections dans l’escarcelle de l’extrême-droite y compris aux européennes, élections  qui semblent faites exprès pour un tel débouché, à la fois à cause de l’abstention et surtout parce que l’Europe nous conduit à ce dévoiement, il est inscrit dans sa crise globale, dans le renforcement de l’OTAN, dans tout ce que le parti communiste doit combattre. . .Là encore il faut poursuivre les réflexions du congrès… arrêter de « visser les boulons »…

Ce que représente fabien Roussel et que tout le monde se réjouit de voir dans les médias c’est une autre conception du parti à laquelle il faudrait laisser les  chance d’exister. Alors qu’il y aurait eu avec le congrès la possibilité d’avoir des militants prêts à mener un combat qui aille dans ce sens là.

danielle Bleitrach