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Archives de Catégorie: SYNDICATS et LUTTES SOCIALES

Raoul Hedebouw (PTB): « C’est une véritable vague rouge vif »

Oui notre base commune a été la seule à accorder une place à la situation internationale et cela permet de comprendre que loin d’être dépassé le communisme est LA perspective, cela permet de proposer l’ouverture d’un dialogue fructueux avec ceux qui partout se battent dans le monde au nom de l’idéal qui a marqué le XXe siècle et continue sa parabole révolutionnaire puisqu’il n’y a pas d’adversaire plus résolu, d’alternative plus crédible. En Europe même, nous devons non pas nous aligner sur un modèle mais nous enrichir des expériences, travailler ensemble, de la Belgique au Portugal en passant par tous ceux qui sont réprimés par des gouvernements qui ne cachent plus leurs sympathies fascistes. Quelques liens pour comprendre ce qu’ont réalisé nos camarades du PTB et leurs exigences comme ici à Liège (note de Danielle Bleitrach).
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RTBF

Pas de doute, le PTB ne veut pas mettre la charrue avant les bœufs. Pour monter dans une majorité à Liège, il faudra, selon lui, « d’abord discuter programme. Ce sera une discussion ferme, mais on répondra à une invitation« . Car le patron du PTB ne veut pas galvauder sa victoire : « Une progression de 10% à Liège, c’est une véritable vague rouge vif, on est prêt à aller au pouvoir, mais avec une rupture par rapport au passé. La ville a été gérée de manière très libérale. J’espère que Willy Demeyer va intégrer le message des électeurs. Mais ce lundi, à 7H, Raoul Hedebouw le reconnaissait : « Non, je n’ai pas encore été contacté par le bourgmestre« .

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Peur de faire un programme qui ne serait pas social

Même message pour une éventuelle participation au pouvoir à Molenbeek. Alors que Catherine Moureaux veut associer le PTB à une majorité PS-Ecolo, la réponse se fait attendre : « On va prendre le temps pour négocier des bons accords. On a peur de faire un programme qui ne serait pas social pour les Molenbeekois. On veut un programme de gauche et socialiste. Le point qui doit être compris est que l’on veut un coup de barre à gauche. Personne n’avait vu cette poussée rouge vif. Elle doit se réaliser avec des ruptures« .

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Elections syndicales dans la fonction publique : Tourner la page de la Charte d’Amiens ?

SOURCE : Le site du Front Syndical de Classe : je remercie notre ami Gilbert Rodrigue qui fait partie de tous ceux qui s’intéressent de plus en plus près aux travaux de notre Congrès et attendent la suite pour reprendre leur carte au parti, attitude que je réprouve parce que je considère qu’ils ratent la véritable appropriation de leur parti que sont en train de réaliser les communistes, j’ajouterai de toutes obédiences. Il y a eu dans ce Congrès une afirmation tranquille, celle de nombreux syndicalistes qui sont venus voter pour le Manifeste en exprimant leur beoin d’un parti communiste qui ménerait la lutte idéologique et tracerait une perspective politique. Toutes choses en rupture avec la Charte d’Amiens analysée ici et j’ai déjà dit ici le rôle joué par le dialogue entre Monmousseau, le syndicaliste venu de l’anarchisme et lénine le théoricien et l’activiste de la prise du pouvoir politique pour le ralliment des syndicalistes à la nécessité d’un parti politique de la classe ouvrière prenant le pouvoir. (note de danielle Bleitrach)

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http://www.frontsyndical-classe.org/2018/10/elections-syndicales-dans-la-fonction-publique-le-figaro-mange-le-morceau.html

D’ici le 6 décembre prochain,  5,2 millions d’agents publics sont appelés à voter pour choisir leurs représentants du personnel dans les 3 fonctions publiques : d’état, des collectivités locales et de la fonction hospitalière.

C’est là l’objectif pratique immédiat de ces élections .

Il s’agit donc de choisir les représentants syndicaux dans les organismes consultatifs de la fonction publique (CT, CAP, CCP)pour un mandat d’une durée de quatre ans. Dans le cadre du renouvellement général des instances, seront également renouvelés les mandats des représentants des CHSCT ainsi que des conseils supérieurs (CSFPE, CSFPT, CSFPH et CCFP).

Mais au-delà de cet enjeu spécifique à la fonction publique un autre enjeu se profile, celui-là concernant tous les travailleurs et le mouvement syndical dans son ensemble.

Et c’est le Figaro qui révèle l’objectif des classes dirigeantes, du patronat et du macronisme au pouvoir : en finir en France avec la prédominance d’un syndicalisme de lutte au profit d’un syndicalisme de « compromis », autrement dit de compromission, de gentil « dialogue » et de « concertation » approuvant tous les mauvais coups de l’oligarchie contre les conquis sociaux du monde du travail.

La CFDT et ses dirigeants constituant un véritable cheval de Troie dans l’organisation de la défense de ces conquis et devant barrer la route à toute contre-offensive de reconquête.

Situation qui exige de s’en entretenir avec les travailleurs sans polémique outrancière mais en soulignant la vérité et la réalité des enjeux.

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Pour eux il s’agit donc ni plus ni moins de s’en prendre radicalement à plus d’un siècle de combats, de sacrifices immenses jalonné par des défaites certes, mais aussi par de retentissantes victoires sur les classes capitalistes comme en 1936 (congés payés, semaine de 40 heures …) , 1945 (nationalisations des secteurs clés, Sécurité sociale universelle, comités d’entreprise …) 1968 …

Choses qu’ils n’ont jamais véritablement digéré !

Nous avons une approche critique de ce qu’est à l’heure actuelle l’orientation majoritaire de la direction confédérale de la CGT comme on vient encore de le constater avec la détestable lettre commune avec la CFDT au MEDEF affirmant l’attachement au « dialogue social ».

Mais nous ne perdons pas de vue un seul instant qu’à partir de ses bases militantes, de sa culture historique la CGT demeure et de loin le lieu où précisément se concentre la conscience que ce qui caractérise le rapport du monde du travail au capital c’est l’antagonisme, un antagonisme de classe irréductible qu’aucun dialogue ne viendra combler!

Ce qui explique d’ailleurs qu’en dépit des dérives réformistes au sommet de ces 25 dernières années, la CGT fait l’objet d’un acharnement médiatique et politique de tous les tenants de l’exploitation capitaliste qui vise à lui attribuer tous les défauts et à l’affaiblir!

C’est pourquoi à l’occasion de ces élections tout doit être mis en oeuvre pour que la CGT, réalise le score électoral le plus haut possible!

Et il n’y a pas un instant à perdre !

Tout en construisant la résistance à Macron comme le 9 octobre peut en être le signal dans la durée !

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Macron compte diminuer de 1,2 milliard d’euros la masse salariale des hopitaux, soit la suppression de 30 000 infirmières

Le plan du régime Macron était tenu secret jusqu’à ce qu’il soit dévoilé par la fédération FO de la Santé. Macron veut diminuer entre 2018 et 2020 de 1,2 milliard d’euros la masse salariale des hôpitaux publics. Le plan de suppression de l’équivalent de 30 000 infirmières et infirmiers est détaillé par une note de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), un service du ministère des Solidarités et de la Santé. Le document, publié sur le site d’information spécialisé Hospimedia, détaille un plan de suppression de postes de 1,2 milliard d’euros prélevés sur la masse salariale des hôpitaux publics pour la période 2018-2022.

Cela revient à licencier près de une ou un infirmier dans chacune des communes de France.

Contrairement à la com’ du ministère de la santé, en 2018 l’objectif du gouvernement est de réduire de près de 1 milliard d’euros le budget des hôpitaux publics tout en diminuant de 600 millions d’euros les dépenses de santé remboursées pour les français.

Il est intéressant pour chaque travailleur de mettre en perspective ces chiffres :

  • avec l’objectif de réduction du déficit public imposé par l’Euro d’une part
  • l’objectif d’augmentation des dépenses militaires imposées par l’Union Européenne et l’OTAN d’autre part : illustrant ce slogan lancé par le PRCF dans les manifs du 1er mai “il y a toujours des milliards pour les guerres mais jamais pour les infirmières”.
  • mais également les cadeaux fiscaux fait aux millionnaires et milliardaires avec la quasi suppression de l’ISF ( 4 milliards d’euros)
  • ou encore la contribution nette de la France à l’Union Européenne, en augmentation de 1,5 milliards d’euros en 2017, qui s’élève à 20 milliards d’euros…
  • et avec les 47 milliards d’euros de dividendes versés aux actionnaires du CAC40, les plus grosses entreprises françaises cotées en Bourse, en 2017

De l’argent pour la santé, pour nos hôpitaux, il y en a. Aux travailleurs de se mobiliser pour le récupérer. Car cette richesse, c’est la leur, ils sont les seuls à la produire.

JBC pour www.initiative-communiste.fr

https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/macron-compte-diminuer-de-12-milliard-deuros-la-masse-salariale-des-hopitaux-soit-la-suppression-de-30-000-infirmieres/

 
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Publié par le octobre 9, 2018 dans SYNDICATS et LUTTES SOCIALES

 

Réforme des retraites: « On change le système social français », selon Martinez

  |  AFP |  145 |  Aucun vote sur cette news
La réforme des retraites vers un système universel par points, piste privilégiée par le gouvernement, va
La réforme des retraites vers un système universel par points, piste privilégiée par le gouvernement, va « changer le système social français », selon Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT ( PHILIPPE HUGUEN / AFP/Archives )

La réforme des retraites vers un système universel par points, piste privilégiée par le gouvernement, va « changer le système social français », a prévenu samedi le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez, inquiet d’une réforme « profondément inégalitaire ».

« Le système à points a plusieurs défauts. Le premier, c’est que sous couvert d’égalité, il est profondément inégalitaire, parce que vous ne cotisez que quand vous êtes en activité », a déclaré le responsable syndical à l’antenne de France Inter. « Or, notre système est solidaire parce qu’il peut y avoir des accidents de la vie professionnelle, le chômage, la maladie, etc. », a-t-il poursuivi.

Pour lui, la réforme préconisée par le gouvernement va « allonger l’âge de départ à la retraite. On va vous dire +vous pouvez partir à 62 ans+ mais si vous n’avez pas les moyens de vivre, vous allez donc continuer à travailler pour avoir plus de points ». « La finalité, c’est que vous allez partir à 65, 67 ans ».

Autre problème: « comment va être déterminée la valeur du point », a relevé M. Martinez, rappelant que « dans certains pays » elle était « fluctuante en fonction de la conjoncture (…), en fonction de l’âge, de la durée de vie, etc. ». « Y compris pour les retraités, le point pourra changer d’une année à l’autre », a-t-il ajouté.

Pour réduire le déficit chronique des caisses de retraite, il a prôné « quelques mesures très simples », comme payer les femmes autant que les hommes, ou décider « moins d’allègements de cotisations pour les employeurs, notamment pour les grandes entreprises ».

Sinon, a-t-il alerté, « à long terme, ce qu’on vous donne d’un côté, vous allez en avoir moins de l’autre ». « On change le système social français, on passe de la carte vitale à la carte bleue, c’est-à-dire que vous n’êtes plus égaux devant la santé, le chômage, la retraite ».

Les partenaires sociaux sont attendus mercredi à une multilatérale au ministère des Solidarités, avec le Haut commissaire aux retraites Jean-Paul Delevoye, pour faire un bilan des concertations à mi-parcours et lancer un nouveau round de négociations autour d’un projet précisé.

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Publié par le octobre 8, 2018 dans SYNDICATS et LUTTES SOCIALES

 

Première victoire contre la traite des êtres humains pour quatre bûcherons marocains de l’Indre !

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Lundi 17 septembre 2018

Recrutés depuis le Maroc par leur employeur comme bûcherons saisonniers, avec la promesse d’un CDI au Smic et d’’un titre de séjour pérenne, ils ont été surexploités dans des conditions de travail épouvantables pendant des mois dans le Village d’’Aigurande (Indre).

Payés de 100 à 200 euros par mois, d’’une demi-baguette et l’’eau du ruisseau en guise de déjeuner, surnommés par des noms d’’animaux (« le chien » et « l’’âne ») par leur employeur, ils ont vécu l’’enfer.

Celui-ci les faisait travailler 10 à 12h par jour en semaine comme bûcherons sans aucune protection, avec une seule pause quotidienne de 20 minutes puis les faisait travailler comme maçons le week-end dans son local commercial.

Après plusieurs mois où ils se sentaient tenus par la peur, le 21 mai dernier, ils osent réclamer une nouvelle fois leurs salaires, l’’employeur force la porte de l’’appartement qu’’il leur sous-louait et déchire tous leurs papiers. Ils se retrouvent contraints à dormir sur le parking du village.

Et là, une formidable solidarité se met en place : les villageois et les camarades de l’’Union départementale (UD) CGT de l’’Indre s’’organisent collectivement et leur viennent en aide concrètement.
Épaulés, soutenus, les salariés gagnent en référé aux prud’’hommes le 23 août et déposent plainte pour Traite des êtres humains dans le milieu du travail.

Après plusieurs semaines de silence préfectoral, toute la CGT (UD, Fédération Agro-alimentaire et Confédération) appuie la demande de régularisation des camarades par une carte de séjour, légalement délivrée dans le cadre d’’un dépôt de plainte pour Traite. Les salariés ont enfin retiré vendredi à la Préfecture de Châteauroux leur premier récépissé de six mois autorisant le travail (sans conditions), dans l’’attente de leur carte d’’un an Vie Privée et Familiale.

Le combat continue toujours au pénal pour faire reconnaître la Traite des êtres humains dans le milieu du travail. Le récent jugement reconnaissant la Traite des êtres humains pour les coiffeuses de Château d’’Eau permettra aux magistrats, nous l’’espérons, de reconnaître plus facilement ce délit dans le milieu du travail ; délit qui se caractérise par une action (le recrutement ici), un moyen (la tromperie ici : des promesses de rémunérations ou d’’avantages qui ne sont pas tenues) et une finalité : l’’exploitation (ici par le biais de conditions de travail et/ou d’’hébergement indignes).

C’est une formidable première victoire de nos quatre camarades marocains, du collectif de villageois qui s’’est constitué et de notre CGT unie, coordonnée et donc plus forte !

Rappelons toujours que ce qui place nos camarades travailleurs migrants en situation de vulnérabilité et les rend victimes de conditions de travail contraires à la dignité humaine, voire de Traite des êtres humains, c’’est l’’absence de droits (sans-papiers) ou la précarité de ces droits (saisonniers ou détachés), liée au durcissement inacceptable des politiques migratoires !

Une seule solution : l’’égalité des droits et de traitement entre travailleurs français et immigrés dès l’’arrivée sur le territoire !

Montreuil, le 17 septembre 2018

Première victoire contre la traite des êtres humains pour nos quatre camarades bucherons marocains de l’Indre ! – La cgt
http://www.cgt.fr

 
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Publié par le septembre 20, 2018 dans SYNDICATS et LUTTES SOCIALES

 

Laurent Brun, responsable syndical en pointe de la lutte des cheminots, annonce publiquement qu il votera le texte du « Manifeste » comme base commune de discussion. 

 

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Laurent Brun, responsable syndicale en pointe de la lutte des cheminots, annonce publiquement qu il votera le texte du « Manifeste » comme base commune de discussion.
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DE LAURENT BRUN

Je voterai pour « un Manifeste du Parti Communiste du 21è siècle » comme base commune de discussion.

En 22 ans d’expérience militante, que ce soit dans des structures associatives, le syndicalisme étudiant ou le syndicalisme salarié, l’activité de la JC, la vie d’une cellule ou d’un collectif thématique du PCF, j’ai toujours constaté qu’une volonté ferme pouvait changer la situation même la plus difficile. Et lorsque plusieurs volontés fermes s’associent, alors elles sont capables de progrès rapides et importants.

Aujourd’hui, le fatalisme triomphe partout, notamment parmi les salariés. Les luttes sont peu nombreuses, ne convergent pas et peinent à être victorieuses. Le mécontentement est généralisé mais les capitalistes sont parvenus à si bien diviser, isoler, et déprimer les citoyens, que ces derniers abandonnent même les espaces d’expression dont ils disposent encore. L’abstention progresse, l’engagement recule, et la frustration qui nait de cette situation débouche sur le développement des populismes.

Comment ne pas faire le parallèle entre cette situation et le fait que le Parti Communiste a baissé les bras ?

Partout il conserve des forces importantes et des militants de valeur, j’en ai rencontré beaucoup. Les communistes conservent également de l’influence ou au moins de la sympathie dans les milieux populaires.

Pourtant le Parti Communiste ne cesse de s’affaiblir et chacun de ses choix semble démontrer qu’il n’a plus confiance en lui-même, qu’il ne sait plus quel sens donner à son existence. La faiblesse nourrit l’inaction, qui nourrit à son tour la faiblesse.

Il faut sortir de ce cercle vicieux.

Nous avons besoin d’un Parti Communiste fort. Ce n’est pas par sentimentalisme vis-à-vis de cette structure, par reconnaissance historique, ou par nostalgie. C’est bien pour le rôle que ce Parti doit jouer, qu’il doit à nouveau assumer.

Les communistes, grâce à la science des idées, donnent à voir et à comprendre l’injustice du système capitaliste et les alternatives possibles. Grâce à la science de l’organisation, ils permettent l’action collective pour peser sur la réalité.

Le Parti Communiste est l’outil qui fait reculer le fatalisme de ceux qui sont exploités et privés de pouvoir. Il est l’outil qui aide à forger les volontés fermes.

Dans la situation d’aujourd’hui il est donc, encore plus que par le passé, le remède dont la société a besoin.

Mais encore faut-il qu’il décide de l’assumer à nouveau.

Dans la dernière période, le mouvement des cheminots a souvent été cité en exemple. Il n’est pas venu par hasard. Il est le résultat d’efforts militants amplifiés par une structuration efficace, d’une bataille idéologique intense sur la réforme ferroviaire et les autres choix possibles, d’une stratégie pensée à partir du fatalisme ambiant pour arriver à le dépasser.

Je suis communiste et c’est mon rôle de pousser dans ce sens.

Je suis syndicaliste et j’aimerais que mon Parti m’aide à réfléchir à ces arguments, ces stratégies, ces tactiques, ces modes d’organisation qui permettent de mieux lutter. S’il le faisait, cela contribuerait à ce que les luttes soient plus fortes et plus nombreuses.

« Marcher sur ses deux jambes » n’est pas qu’une affaire de cartes.

De la même manière, la « convergence » ne se décrète pas, elle se construit. Le Parti Communiste soutient les luttes.

C’est bien. Mais ce n’est pas suffisant. En se cantonnant à cela, il se comporte en « syndicat bis ». Son rôle c’est de donner à voir ce qui fait système dans tous les sujets qu’affrontent les salariés. Nous sommes rivés à la lutte contre une réforme, un plan social, ou encore nos revendications salariales, chacun dans son entreprise, Or ces réformes, ces plans sociaux, la pression contre le « coût du travail », tout cela est imbriqué. Par exemple, quand le Gouvernement propose que les lycéens construisent leur savoir selon des « blocs de compétences » et non plus des savoirs généraux, et que dans le même temps le patronat ne veut plus reconnaitre les métiers dans les conventions collectives mais plutôt des « blocs de tâches », il y a là une convergence qui vise au final à faire baisser le salaire. Le rôle du Parti est de montrer ces liens, de construire des campagnes qui fassent progresser cette conscience et qui permettent d’aller au-delà de l’action syndicale.

Je ne crois pas que le texte proposé par une partie du Conseil National soit utile à créer les débats dont nous avons besoin. Il ne revient pas réellement sur les causes de nos revers et de notre effacement. Que ce soient les solidarités de gestion dans les exécutifs qui nous ont amené à soutenir des politiques libérales (ouverture du capital d’Air France par exemple) ou les stratégies d’unions hasardeuses de ces dernières années, il y a beaucoup à analyser et à changer.

Ce texte survole la situation internationale, qui est pourtant riche d’expériences remettant en avant la perspective du socialisme (Amérique du sud, Angleterre, États-Unis !) et d’autres expériences.

 

les paroles de l’insurrection par Higino Polo

Voilà aussi pourquoi un communiste doit être réaliste dans ses analyses et ses combats pour transfromer la Révolte en révolution si possible victorieuse, , mais ne jamais oublier qu’il est porteur du souffle de l’émancipation humaine, de tous ces sentiments et ces cris accumulés pour en finir avec l’exploitation, tous ces vaincus, ces individus massacrés et qui toujours pourtant se relèvent,  une exposition qui a lieu à Barcelone après paris,  et qu’un camarade de cette ville nous décrit nous parle de cela. , c’est parce que la conscience que nous appartenons à cette internationale en mouvement depuis l’aube de l’humanité que je me bats pour que le PCF ne perde pas cette dimension, alors même qu’il doit s’ancrer plus que jamais dans ce qui chez lui, devant sa porte provoque cette force . (note et traduction de danielle Bleitrach)

Une exposition à Barcelone MNAC aborde les insurrections, les soulèvements . Organisé apar   Jeu de Paume à Paris, où ellle avait eu un grand impact  (et avant, en 2017, à Montréal, Mexico, Sao Paulo et Buenos Aires), elle a été conçu par Georges Didi-Huberman en tant que commissaire , bien que son titre original ait été  soulèvements (Palans) il  a été remplacé à Barcelone par insurrections , parce que le mot soulèvement a été perverti par   le coup d’ Etat fasciste de 1936 en Espagne décrit comme un « soulèvement ». L’exposition rassemble  près de trois cents œuvres de plus d’une centaine d’artistes, bien que le contenu et les expositions soient adaptés à chaque ville. Ainsi, à Barcelone, ils montrent des images liées à la grève générale de 1909 (appelée « semaine tragique » dans la langue conservatrice), la guerre civile, la résistance anti-fasciste, avec des références à Puig Antich et des manifestations de rue au cours des dernières années de la  Dictature franquiste.

Didi-Huberman part d’une réflexion sur la façon dont les artistes ont traité de la révolte, et des questions sur ce qui nous révolte, en utilisant des signes et des images qui vous permettent d’ effectuer un voyage d’ investigation  divisé en cinq sections: Éléments , Gestes, mots, conflits et souhaits. Il s’agit d’une tentative qui ne cherche pas à montrer la valeur historique et la dignité de la résistance face au pouvoir, mais simplement montrer la forme à travers laquelle  l’art a recueilli ces révoltes, des documentd sur la manière dont   les artistes et les photographes ont capturé l’insurrection et la protestation dans  les deux derniers siècles. C’est une approche esthétique (et  politique: il ne pouvait en être autrement), mais  l’examen éthique et l’engagement  militant, est exprimé à travers les sentiments et les émotions collectives qui articulent les forces qui  conduisent l’être humai,n à l’insurrection. Pour décrire cet itinéraire, Didi-Huberman part des  gravures de Goya et arrive à des documents et photographies de nos jours.

Insurrections, émeutes, insubordination, révolutions: telle est la langue des rebelles, qui, au cours des siècles d’apogee du pouvoir capitaliste, donne des codes à l’action et fournit  les mots des hommes et des femmes socialistes, communistes, anarchistes qui rêvent d’un monde qui mettra finà l’avidité des despotes, des esclavagistes, des négriers, des marchands et des exploiteurs du travail des autres. Gestes et les paroles qui les accompagnent, en sortant des égouts  de l’histoire, des coins sombres de la solitude pour la création  d’un corps social qui proteste, immergé dans le conflit, dans  la lutte des classes, parce que la révolte vient d’une voix , d’une pensée, d’ une figure d’émotion et libère ldu  poids mort de  l’histoire , accumule  les défaites, les efforts pour progresser encore: rien de plus émouvant  que de regarder l’effort titanesque des êtres humains, parfois dans des conditions terribles, pour gagner la liberté, imposer la justice, comment un si  grand nombre de fois, il accède à  la vie, tout comme les membres de la résistance contre le nazisme, comme les communistes chinois ou vietnamien, ou en tant que militants clandestins sous Franco, Mussolini, Suharto, Pinochet, Videla, et beaucoup d’autres dictateurs. Rien de plus choquant de voir la détermination de tant d’hommes et de femmes à résister, à la torture ou donjon, avant fusillés, aux crochets ou fourches boucher accroché avec les communistes les hommes de main de la et beaucoup d’autres dictateurs. Rien de plus choquant que de voir la détermination de tant d’hommes et de femmes à résister, à la torture ou  à la prison en attente de la  fusillés, pendus aux crochets ou fourches du  boucher accroché avec les communistes les hommes de main de la et beaucoup d’autres dictateurs. Rien de plus choquant de voir la détermination de tant d’hommes et de femmes à résister, à la torture ou donjon, avant d’être fusillés, $oendus aux crochets ou aux  fourches du  boucher comme communistes par  les hommes de main de laFascist Iron Guard dans la Roumanie du sinistre Antonescu.

La révolte surgit,  , explose, mais se prépare aussi. On doit  toujours organiser la rébellion. En 1868, Louis Auguste Blanqui publie des instructions pour prendre les armes. Il n’est pas alors un jeune homme en colère: il avait déjà soixante-trois ans et il savait que sa brochure était un autre instrument de la guerre contre le capital. Blanqui n’avait pas la rigueur analytique de Marx pour examiner le capitalisme, mais il savait parfaitement l’importance des grèves et des mobilisations ouvrières pour mettre fin au capitalisme, tout en défendant l’action armée et la prise du pouvoir par les travailleurs. Cette brochure ne laisse rien au hasard, détaillant même les rues parisiennes où se soulèveraient  les barricades, et il  donne des instructions pour leur construction, il fournit des conseils pour les groupes d’action, donne des règles pour les pelotons, pour la défense des parapets de la rue à la surveillance des égouts,( « Les troupes ne joueraient pas longtemps ce jeu-là. On ne fera de Paris unit la seconde Saragosse « ). Blanqui (pour qui Marx avait de l’intérêt, même s’il était conscient de la faiblesse de l’approche du  provençal) était un homme honnête, un révolutionnaire qui passa la moitié de sa vie en prison (il organisa même une attaque contre Thiers!) , un chef qui a travaillé toute sa vie pour l’insurrection, le soulèvement, la révolte. L’histoire trace des symétries parfois inquiétantes: Blanqui, comme Enrico Berlinguer plusieurs années plus tard, est mort après avoir subi un accident vasculaire cérébral alors qu’il parlait  de la révolution lors d’un meeting. Les instructions de Blanqui ont le même titre que le poème d’ Erich Weinert qui a été  mis en  musique par  Hanns Eisler en 1929, quand le fascisme menace et que s’intensifient les préparatifs pour prendre les armes armes contre l’Union soviétique « fait letour du monde un murmure, est-ce que vous ne l’entendez pas, travailleurs? […] Travailleurs, paysans, prenez les armes!  »

« Qu’est-ce qu’un homme révolté? Un homme qui dit non « Les mots d’Albert Camus peuvent être appliqués à toutes les révolutions réussies et ratées, tous les efforts pour briser le silence. Les bolcheviks en 1917, les communistes chinois de la Longue Marche, les barbudos  de la  guérilla de  Sierra Maestra,  en Indochine, les partisans dans les Balkans, les combattants africains contre l’ apartheid , les anarchistes des travailleurs des barricades ouvrières , Buenaventura Durruti et  devant Madrid et  Francisco Ascaso dans  les Drassanes de Barcelone; Ernst Thälmann regarda les sbires SS qui allaient l’abattre devant t le crématorium de Buchenwald; aux  prisonniers des camps de la mort nazis aux clôtures électriques et aux crématoriums, qui ont pu résister même en enfer à Dachau ou Mauthausen, Treblinka ou Auschwitz.

 

La révolte, la rébellion. Parfois  un peuple est écrasé pendant plusieurs décennies: ça a été le destin japonais après le déluge apocalyptique de la seconde guerre mondiale. Ces mots peuvent aussi être utilisés pour des révolutions vaincues, car parfois elles succombent, et le temps de la vengeance arrive, comme en URSS, comme en Pologne, en Allemagne ou en Bulgarie. Alors, le drapeau rouge des pauvres est immergé dans les temps de morosité, la défaite, la résignation, et même beaucoup alors adoptent  la langue du vainqueur. : il y a l’hommage récent des travailleurs au fondateur de Zara, Amancio Ortega; ou l’applaudissement du discours sur le fait que les   jeunes ne veulent pas de liens dans les entreprises, mais « travailler sur des projets intéressants », on annule ainsi les droits du travail et de la sécurité  obtenus il y a plus  d’un siècle par le mouvement ouvrier. Il y a l’apparition de la peur devant les plus pauvres, l’indignité  de la xénophobie, la montée du nationalisme lugubre et mesquin, le mépris des travailleurs. Dans ce monde de mensonges, l’entrepreneur exploitant conquiert la catégorie d’entrepreneurs qui «crée de la richesse», alors que les travailleurs vivent grâce au fait que ces employeurs leur donnent du travail. C’est l’hypocrisie du langage des défenseurs d’une société mercantile, où tout est acheté et vendu, y compris le corps, les viscères et la dignité. Ainsi, surgissent les « putes féministes »  ce qui rend la lutte centenaire  progressiste contre la prostitution dans la maison désuets, les  clients ne sont plus s les complices misérables d’un mal social, mais les clients généreux; Camilo José Cela n’est plus un censeur franquiste et un bordel assidu et dégoûtant, mais presque un avocat du féminisme, parce que, dans ce faux discours, la prostitution est devenue un autre travail, faisant même appel à la « liberté » de se prostituer. On en  est même venu à la défense de la « gestation pour autrui », appelé aussi « la grossesse de substitution » (parce que les qualifiant de « grossesses payée » est trop rude), ils font les femmes pauvres dans les incubateurs pour les bébés q pour des bourgeois avec des ressources. qui peuvent les payerle  Delirium via jusqu’à justifier  l’existence de « proxénètes féministes » dans une marchandisation honteuse des corps des femmes et il a  même conduit aux plus audacieux défenseurs de la vente d’êtres humains défendent la prostitution des enfants comme source de revenus pour les pays pauvres. Bien sûr,dans ce flot d’adhésion au marché  ont disparu les convictions historiques de la gauche, le combat des anarchistes, des socialistes et des communistes, rélégués à la catégorie passéiste, inutiles, de références mortes, de vestiges obsolètes du passé, et ces idées sont qualifiées de puritaines, le patrimoine raciste d’un militantisme disparu, comme les écrits de   Simone de Beauvoir, comme les images  de René Vautier dénonçant le colonialisme et les paroles d de Howard Zinn ils ont fait leur temps..

El gesto de la revuelta convive con la sabiduría impostada de la resignación, que llega por todos los canales, por todas las pantallas. La adopción de la ideología y del lenguaje del capital conduce a la negación de la lucha de clases, a la destrucción del imaginario del movimiento obrero, a la colaboración inconsciente en el desprestigio de los sindicatos, al descrédito del trabajador, del habitante de suburbio, al cáncer invisible que denigra a los habitantes de barrios obreros y los presenta como lerdos y maleducados pobladores de polígonos industriales: lleva a configurar un mundo donde quienes hacen posible la vida social, quienes levantan cada día los países, quienes trabajan en fábricas y oficios industriales, en las duras ocupaciones de servicios, desde la hostelería hasta la limpieza o el telemarketing, en el cuidado de ancianos o en las panaderías, y tantas otras, son menospreciados, postergados, ridiculizados por esa pericia televisiva que envenena la dignidad y la alegría de la vida.

Le geste de révolte coexiste avec la sagesse imposée de la démission, qui traverse tous les canaux, tous les écrans. L’adoption de l’idéologie et la langue du capital conduit à la négation de la lutte des classes, la destruction de l’imaginaire du mouvement ouvrier, la collaboration inconsciente dans le discrédit des syndicats, le discrédit du travailleur, l’habitant de banlieue, le cancer invisible qui dénigre les habitants de quartiers populaires et présente les comme habitants godiche et grossiers des zones industrielles: conduit à définir un monde où les gens font la vie sociale, qui se place tous les pays de jour qui travaillent dans les usines et les métiers industriels possibles , dans les métiers difficiles des services, de la restauration au nettoyage ou au télémarketingDans le soin des personnes âgées ou des boulangeries et bien d’autres, ils sont méprisés, ridiculisés par cette expertise télévisée qui empoisonne la dignité et la joie de vivre.

La mémoire visuelle des êtres humains contemporains est pleine de déchets, de débris et de bêtises publicitaires, bien que parmi ces détritus on trouve des images qui nous élèvent de la médiocrité, de l’apathie, de la résignation. De nos jours, même la traversée des frontières est devenue un signe de rébellion, même si cela se fait avec le geste désespéré de ceux qui ont fui les guerres imposées par l’impérialisme au Moyen-Orient. Ces réfugiés nous rappellent le découragement des républicains espagnols dans les camps de concentration français, à Saint-Cyprien et à Argelès -sur-Mer ,mais aussi la détermination de la nouvelle Elisabeth Eidenbenz. Parce que le souvenir de la rébellion est aussi plein de gestes dignes qui nous exposent à notre propre responsabilité: le regard des réfugiés qui échappent à l’horreur nous interroge, le geste des ouvriers de Dhaka, manifestant à la mémoire de leurs compagnons, levant les yeux horrifié par la mort de 1200 travailleurs qui travaillaient dans des ateliers infernaux du Rana Plaza, un bâtiment qui a sombré, nous ramène à l’injustice radicale du monde.

 

Tract clandestin , 1942, le Réseau Buckmaster, est une feuille papillon, un feuillet clandestin qui fut multiplié  et a été distribué par la résistance (le réseau Buckmaster , le nom du colonel Maurice Buckmaster) pendant l’occupation allemande en France:il montre  quatre porcs, avec une inscription dans le centre, des lignes en pointillés, qui invitent  le spectateur  rechercher  le cinquième porc: une fois plié correctement, il , révèlent  Hitler. Ce fut une arme de résistance comme les s poings républicains espagnols dans les plages désolées sud de la France en 1939, qui se réfèrent aux gestes des martyrs anarchistes prolétaire  de Chicago, les paysans de Novecento de Bertolucci, les braceros de Miguel Hernandez, les Spartakistes exécuté de Berlin en 1919, pour photographier le Che, il y a eu  Korda , les  images de Tina Modotti et les affiches chinoises.  Révolution, Liberté de Delacroix conduisant lepeuple  dans  les barricades de Paris de 1830, la Passionaria  frémissante  qui arrête le fascisme devant  le fier  Madrid avec son. » »no pasarán » Ces foules levant le poing, sont parfois accompagnés de dadaïstes, suprématiste, constructiviste, situationnistes, Surréalistes, poètes et écrivains, scientifiques et réalisateurs de films qui illustrent le geste de la  rébellion, pour dessiner les formes de   la colère, le silence  patient ,l’agitation pour la justice, révolution. Les clandestins de Manu Chao, les dessins de Ramon Marti Alsina ou la photo du pied sur la   swastika de  Pere Català Pic,en  1936; les  dessins de Courbet ou Daumier ( mutinerie , avec le travailleur qui lève le poing)  le regard et le geste des humbles de la terre, avec le cœur turbulent de ceux qui refusent  les ténèbres de exploitation. Il y a la voix de Federica Montseny qui appelle  la révolte, adressant la parole aux ouvriers de Barcelone qui travaillaient dans les usines collectivisées; et la passion de Dolores Ibarruri qui accompagne le cri de la liberté dans les jours du siège de Madrid, et Arturo Ballester Marco milicien, intitulé 19 Juillet, 1936, fait en ces jours de la rébellion fasciste; et le geste d’Aleksandra Kollontái rappelant la contribution indispensable des femmes à la révolution bolchevique, dans toutes les rébellions; et le geste de Rosa Parks se levant avec intégrité pour mettre ses mains noires sur la carte de la dignité humaine et les efforts de Clara Zetkin ou de Rosa Luxemburg; et de longue haleine pauvres lors de l’identification Tatlin soulève la IIIe Internationale, et le singe de fabrication Rodchenko et affiches Klucis: tous se réfèrent au « sans nom » dont parle  Walter Benjamin.

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Il fallait « ordonner les émeutes, les actes  désespérés noyés dans le sang » comme le voulait Frantz Fanon dans Les Damnés de la Terre . Si Israël cherche l’expulsion des Palestiniens, ou les verrouille les dans des ghettos éternels où la ségrégation n’est même pas discutée, d’autres  tel  le capitalisme de la triade USA-UE-Japon: lorsque l’ expulsion n’est pas possible, exigent que  la périphérie du monde  livrerses richesses, comme au Moyen-Orient, et ses havbitants être condamnés aux ghettos où ils  travaillent pour quelques pièces: les pays et les continents, le Bangladesh et l’ Inde, le Cambodge et l’Amérique latine, l’Afrique etl’ Indonésie. C’est pourquoi ,  les travailleurs patients,  les révolutionnaires infatigables qui suivent  la lignée de la rébellion, des dépliants écrits, des tracts de timbre poste, des rouleaux de petits films et vidéos, en criant les slogans de la révolution, tandis que les bourgeois pendent des ornements sur leurs murs vierges et  gardent les pistolets de la répression. Alors que les refuzniks veulent abattre les murs des prisons, les cachots de la pensée tiennent captifs, les bars de la peur, pour l’émergence de l’homme révolté de  Camus , la femme qui dirige la commune des  fédérée jusqu’au Soviet de Pétrograd, qui part de l’histoire de Lumumba aux années de lutte contre la ségrégation raciale, qui accompagne Ángela Davis et Fidel Castro dans la Sierra Maestra, Pasionaria et Berta Cáceres. révolte de tri conduit à la résistance chez les femmes de Palestine, les mères de la Plaza de Mayo combat le silence avec un mouchoir, d’un geste, invitant réfutent le mensonge, défient le pouvoir.

Qu’est-ce qui nous pousse à nous rebeller? La conscience de l’injustice, le malheur de l’exploitation, la colère de l’esclave, l’humiliation de Prométhée enchaîné. Face à cette mort lente de l’ oppression, toujours brisé par  la mutinerie et la révolte, la protestation, la révolte, l’ insoumission face à un pouvoir misérable, et les rebelles peignent les murs des villes parce que le message est estampillé comme un cri. Tous les droits ont été obtenus en versant du sang. Sade, qui a écrit son propre éloge de l’insurrection, a déclaré: « la loi existe seulement pour les pauvres. » Le philosophe savait que les riches pouvaient acheter tous les tribunaux du monde. Sous le capitalisme, la grève et barricade, ce qui représente les images du chaos pour les bourgeois, deviennent les mots codifiés  de la liberté e, bien que beaucoup de batailles finissent par les larmes de la défaite. C’est ce que nous enseigne  les deux daguerréotypes de Thibault, un photographe amateur dont on ne sait pas grand chose  qui vivait dans le quartier de Montmartre Popincourt: il y a d’ abord, la Barricade de la rue Saint-Maur-Popincourt avant l’attaque par les troupes du général Lamoricière, le dimanche 25 juin 1848 . La seconde, lorsque les troupes ont déjà passé, nous rappelle, bien que nous ne voyons pas, les milliers de morts dans les rues de Paris.

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Hannah Arendt a cru en 1969 qu’en Amérique et dans  d’ autres continents, « désobéissance à la loi » était devenu un phénomène de masse, bien qu’elle soit consciente que cette situation n’exploserait  pas en révolution. C’est presque toujours le cas, dans l’attente du flash lumineux d’une autre révolution triomphante qui fait progresser le droit et la dignité des gens ordinaires. Dans ces longues années, la défaite et la retraite après la disparition de l’URSS semblent nous reconduire aux  temps sombres que décrivait  Bertolt Brecht: « Il est vrai que je gagne encore ma vie / mais, croyez – moi, est une pure coïncidence ». Cette angoisse exprimée par le cri de Montserrat , par Juli González, en 1940; ou ses sculptures de deux mains levées1942; montrant Eisenstein avec ses marins du cuirassé Potemkine  refuser de manger de la viande pourrie, qui dénonce la peur et de l’ intelligence de  Pasolini, en analysant le monstre du capitalisme qui mute, ce désir de Paul Eluard dans ses vers devient: « Je suis né pour savoir / chanter / Liberté « , ils sont nos contemporains . L’image choquante de l’ouvrier en grève a été tué, du  photographe mexicain Alvarez Bravo, qui a travaillé avec Eisenstein et était un ami de Tina Modotti,  cette prise en 1934, montre le cadavre travailleur couché sur le sol, avec le filet de sang qui suinte de sa tête, il est  là comme les victimes qui tombent sous les balles de la répression en ce moment. Grosz, qui a révélé la puanteur de la bourgeoisie décadente, parle le même langage que l’Intifada palestinienne quand elle se bat pour sa terre. Victor Jara et dans la bande Bassotti, Los Chiko maïs et Silvio Rodriguez, faisant écho aux voix des fonderies, blanchisseries Bombay, les plantations brésiliennes. C’est peut-être un temps sans illusionsComme Walter Benjamin a décrit le sien en 1933. Tout en lui arrachant les droits aux nouvelles générations, il est inévitable que beaucoup courent  après des mirages, mais le message du tract des partisans français, au volant de la Mayenne qui a décrit les  quatre porcs, la L’annonce de la résistance est toujours vivant. L’État classe toujours les révoltes comme de la violence, comme dans les occupations d’usine justifiées, mais n’hésite jamais à l’utiliser.

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Las barricadas cierran las calles, pero abren los caminos. Justo en el centenario de la revolución bolchevique, el viejo mundo que se ahoga en el miedo y el hedor de la explotación, parece resistir, pero va a sucumbir ante las nuevas rebeliones. Marx nos ofrecía materiales para la reflexión y la revuelta, y, en su estela, pronunciando los términos de la revolución, ¿cómo no sentir en las gargantas obreras que cantan Der heimliche Aufmarsch , la marcha secreta de Hanns Eisler, el persistente, digno y tenaz esfuerzo de las catacumbas de la historia por conseguir la libertad? ¿Cómo no temblar ante esas voces del Alentejo que acompañan a Zeca Afonso en Grândola , Vila Morena ? ¿Cómo no vibrar ante el susurro de la Varsoviana que, de pronto, se convierte en un clamor de trabajadores?, ¿cómo no emocionarse ante el canto de la Internacional en las manifestaciones obreras en la gigantesca huelga general de la India en 2016? A veces, una canción, un gesto, una mirada, una marcha, inicia las palabras de la insurrección, de la revolución, y la humanidad nace de nuevo.

 

Le pouvoir établit les limites, détaille les mots que nous pouvons prononcer, mais ne peut pas savoir quand la révolte éclatera, lorsque la patiente reconstruction de la raison socialiste inaugurera une autre révolution sur ce long chemin vers la dignité. Si la police ou l’armée s’arrêtent devant la foule qui proteste, la révolte triomphe, comme à Petrograd en mars 1917, lorsque les femmes descendirent dans la rue, inaugurant une nouvelle fois, comme avec Robespierre, lorsque la Révolution française introduisit une nouvelle calendrier, car l’existence prend alors un autre sens.

Les barricades ferment les rues, mais ouvrent les chemins . Juste alors que nous fêtons  l’anniversaire de la révolution bolchevique, le vieux monde se noye dans la peur et la puanteur de l’ exploitation, il semble à résister, mais il  succombera à de nouvelles rébellions. Marx nous a donné matière à réflexion et à la révolte, et dans son sillage, surgissent les mots  de la révolution, comment peut – on pas se sentir dans les travailleurs de la gorge en chantant Der heimliche Aufmarsch , la marche secrète de Hanns Eisler, la persistante,et dignes, tenaces Effort des catacombes de l’histoire pour obtenir la liberté? Comment ne pas trembler devant ces voix d’Alentejo qui accompagnent Zeca Afonso à Grândola , Vila Morena ? Comment ne pas vibrer devant le murmure de la varsovienneVarsovie, qui devient soudain une clameur d’ouvriers? Comment ne pas être ému par le chant de l’ Internationale dans les manifestations ouvrières de la gigantesque grève générale de l’Inde en 2016? Parfois, une chanson, un geste, un regard, une marche initient les paroles de l’insurrection, de la révolution et l’humanité renaît.

Der heimliche Aufmarsch : https://www.youtube.com/watch?v=8S0I0J_fXLo 

 

Rebelión a publié cet article avec la permission de l’auteur par le biais d’une licence Creative Commons , respectant leur liberté de le publier dans d’autres sources.

 

 

 

 

 

 

 

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Der heimliche Aufmarsch: https://www.youtube.com/watch?v=8S0I0J_fXLo