Seuls le calendrier et les modalités de la suppression du régime de sécurité sociale étudiante feraient encore l’objet de discussions.

Pour l’Unef, l’affaire est pliée : le gouvernement a acté «  la fin du régime étudiant de sécurité sociale », et cela sera fait « dès le projet de loi de finances de la sécurité sociale (PLFSS) 2018 ». Le syndicat étudiant assure que l’annonce en a été faite aux mutuelles étudiantes, réunies au ministère de l’Enseignement supérieur, le 10 octobre.

« Le ministère préfère prendre une décision arbitraire sans recevoir les organisations étudiantes », regrette l’Unef, alors même que la concertation sur la réforme du premier cycle dans l’enseignement supérieur – qui comporte un volet sur la santé étudiante – n’est pas encore terminée.

« Supprimer le régime étudiant de sécurité sociale, c’est mettre à mal un outil essentiel à l’autonomie et à la santé des jeunes », poursuit l’Unef qui demande l’ouverture de « discussions dans les plus brefs délais avec les organisations étudiantes » sur ce sujet.

Des questions de «calendrier » et de «modalités »

Le ministère de l’Enseignement supérieur refuse officiellement de confirmer l’enterrement du régime étudiant de sécurité sociale. « C’est une des pistes à l’étude dans le cadre d’un plan global d’amélioration de l’accès et de l’offre de soin pour les étudiants », se limite-t-on à dire dans l’entourage de la ministre, Frédérique Vidal, où l’on précise simplement que « les deux ministres (Frédérique Vidal et Agnès Buzyn, ministre de la Santé, NDLR) auront l’occasion de présenter des mesures sur la santé étudiantes prochainement ».

Dans un communiqué commun, les deux ministres ont toutefois rappelé, ce jeudi après-midi, que « la question du rattachement des étudiants au régime général de sécurité sociale (était) actuellement en cours de discussion, conformément aux engagements pris par le président de la République ».

La FAGE,  première organisation étudiante, favorable à la suppression du régime étudiant de sécurité sociale et à son intégration au régime général, a interprété les propos du ministères comme « positifs ».D’après nos informations, seuls le calendrier et les modalités feraient encore l’objet de discussions.

Frédérique Vidal avait donné le « la » fin août : « Les étudiants pourraient bénéficier, par exemple, du régime général de la sécurité sociale, avait indiqué la ministre. Et la cotisation qu’ils ont actuellement pourrait être diminuée et transformée en quelque chose qui sera là pour accompagner la prévention et la spécificité de la santé étudiante, cela doit se faire évidemment avec les étudiants eux-mêmes (et) avec les organisations. »

Marie-Christine Corbier
@mccorbier
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