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Archives de Catégorie: SYNDICATS et LUTTES SOCIALES

Féminisme : bats-toi comme une équatorienne…

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Feminismo revolucionario

El pueblo ecuatoriano sale masivamente a las calles contra las medidas del FMI, medidas de empobrecimiento contra el pueblo (que golpean particularmente a la pa

Le peuple équatorien sort massivement dans les rues contre les mesures du FMI, des mesures d’appauvrissement contre le peuple (qui frappent particulièrement la partie la plus appauvrie de la classe exploitée), des mesures de montée du prix des transports, l’élévation de l’âge de départ à la retraite, un ensemble de mesures que tente de mettre en œuvre le gouvernement de Lenin Moreno, au service du capitalisme transnational.

Les peuples se lèvent, contre le capitalisme et sa barbarie. La bourgeoisie refoule pour perpétuer ses privilèges, pour perpétuer l’accumulation capitaliste qu’elle commet sur la base de l’exploitation de celles et des travailleurs et sur la base du pillage de la planète. La lutte des classes continue jusqu’à ce que nous parvenions à construire une société

sans classe d’exploitant ni classe exploitée, jusqu’à ce que nous parvenions à abattre la classe exploitante et son système criminel, pour construire une société libre de toute exploitation.

Photo :  » Bats-toi comme une équatorienne ! »

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Explosion  en Équateur: le président déclare l’état de siège et des manifestations se déroulent dans tout le pays

L’Equateur fait partie de ces pays que les Etats-Unis pensaient avoir reconquis sur le provessus bolivatirn comme il l’avait fait pour le Brésil. ici il était tablé sur la trahison du président Lenine Moreno, le sucesseur de Correa, qui a aussitôt imposé une autre politique et la soumission aux USA, mais comme l’explique l’article, peuple et parlement sont en révolte. Nous sommes loin d’une mise au pas de l’Amérique latine, non seulement le Venezula, comme le Nicaragua  résiste mais le mexique est passé à la résistance, le Brésil s’insurge et en Colombie la guerilla reprend.  (note et traduction de Danielle Bleitrach)
ANRed – Agencia de Noticias RedAcción

Avec une économie en crise, le gouvernement de Lénine Moreno a annoncé un train de mesures d’ajustement en accord avec le FMI, qui comprend la suppression des subventions et l’augmentation des carburants. Devant les manifestations massives, les barricades de rues et la grève illimitée de certains secteurs, le gouvernement a décidé de déclarer l »état de siège. Par ANRed


L’économie équatorienne dollarisée est en crise. Depuis  des années, elle a connu une stagnation qui s’est traduite par un déficit et un endettement de plus en plus graves.

Jouant  un coup désespéré, le gouvernement a emprunté à nouveau, le 24 septembre, des obligations pour environ 2 milliards de dollars, augmentant ainsi les obligations de la dette de 10 milliards. Les engagements du pays ont atteint 47% du PIB. Tout en maintenant le financement extérieur et en acceptant le prochain remboursement  de 4 209 millions de dollars du FMI, Lenín Moreno a mis en place un ensemble de mesures anti-populaires; Mardi soir, la chaîne nationale a annoncé la suppression de la subvention sur les carburants, ce qui devrait rapporter environ 1,4 milliard de dollars par an.

CANADA WONDERFUL COUNTRY@OElenaFerreira1

Estado de sitio en Ecuador la prensa no informa

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La nouvelle a gênéré une augmentation imminediate du coût de la vie. L’essence est passé de 1,85 à 2,40 le gallon et le diesel est passé de 1,03 à 2,30. On envisage également de procéder à une réforme de la main-d’œuvre prévoyant des contrats de travail précaires et une augmentation des impôts sur la population.

Anibal Garzón@AnibalGarzon

El pueblo ecuatoriano dice BASTA al paquetazo neoliberal dictado por el FMI y que aplica el Presidente Lenin Moreno, el mismo que traicionó la Revolución Ciudadana.

Video insertado

La député correista, Gabriela Rivadeneira, a déclaré que l’Assemblée était habilitée à examiner l’état d’exception décrétée par le président Moreno et à dénoncer les abus du président. Et que le bloc propose une session extraordinaire du Parlement pour révoquer Lenín Moreno et faire avancer les élections présidentielles.

Avant les déclarations du président Lenín Moreno, soulignant ceux qui soutenaient les manifestations en tant que leaders du coup d’Etat, la Confédération des nationalités autochtones de l’Équateur (CONAIE) a déclaré que le « coup d’Etat » est le gouvernement lui-même qui porte atteinte aux droits du peuple et réagit en menaçant le tollé populaire. Les revendications du mouvement et des organisations indigènes sont claires: NON à Paquetazo, pas d’extractivisme, pas de restriction des droits du travail. Et annoncé des manifestations pour les prochains jours.

 

Retraites. Le patron du PCF juge possible de « récupérer tout de suite 30 milliards d’euros »

article de Ouest-France, Fabien Roussel au nom des communistes prend position dans la grande bataille des retraites qui s’annonce à l’automne avec celle de la santé publique (note de Danielle Bleitrach)

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF.
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF. | PHILIPPE HUGUEN/AFP

Pour Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, il suffirait de soumettre à cotisations les revenus financiers et dividendes pour « récupérer tout de suite 30 milliards d’euros ». Ce qui permettrait selon lui de financer le maintien du départ à la retraite à 60 ans.

Alors que les consultations de l’exécutif se poursuivent cette semaine autour de la réforme des retraitesle patron du PC critique les pistes travaillées par Jean-Paul Delevoye, qui « n’a qu’un seul mot d’ordre : travailler plus, cotiser plus », et que « nous ne pouvons accepter ». Roussel reconnaît dans un entretien à L’Humanité que « nous ne pouvons pas non plus en rester au statu quo. Car notre système de retraite par répartition a été affaibli ».

Alors que « la contribution du monde du travail est toujours plus importante » et que « celle du capital n’a cessé de diminuer », il estime que « s’il y a une réforme à mettre en œuvre, c’est celle qui rééquilibre le financement de la protection sociale et qui impose au capital de participer à relever le défi de l’allongement de la durée de la vie. »

Des centaines de milliards

Ainsi selon lui, « les revenus financiers, les dividendes, les placements… ces centaines de milliards aujourd’hui perçus comme des salaires par les familles les plus riches doivent être soumis à cotisations au même titre que le revenu de chaque salarié sur sa fiche de paie. Nous pourrions ainsi récupérer tout de suite 30 milliards d’euros », affirme M. Roussel.

Le PCF veut « mettre en discussion ces propositions avec les forces syndicales, les forces de gauche et écologistes, et voir ce sur quoi nous pouvons nous mettre d’accord pour répondre à cette aspiration d’une retraite garantie à 60 ans », dit-il. « On ne pourra pas se contenter d’être contre ».

Consultation populaire à l’automne

Après 18 mois de consultation des organisations syndicales et patronales, le haut-commissaire aux retraites, Jean-Paul Delevoye, a remis en juillet un rapport censé servir de base au futur « système universel » voulu par Emmanuel Macron pour remplacer la quarantaine de régimes de retraite existants. Il a préconisé un âge de départ de 64 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein.

Mais Emmanuel Macron a annoncé fin août sa préférence pour une modulation de la durée de cotisation plutôt que de l’âge de départ. Un nouveau cycle de consultations vient de s’ouvrir, dix organisations syndicales et patronales ayant été reçues jeudi et vendredi par le Premier ministre Édouard Philippe, tandis que le chef de l’Etat reçoit ce lundi le secrétaire général de la CFDT, Laurent Berger, avant le numéro un de l’Unsa Laurent Escure jeudi.

Les Français seront aussi consultés, à l’automne.

 

Lettre ouverte à Greta Thunberg : L’urgence climatique et écologique c’est politique ! Pierre Alain Millet

par  pampopularité : 100%

Une lettre ouverte à Greta Thunberg, cette jeune suédoise qui s’est engagé pour l’urgence climatique et qui a connue une notoriété mondiale surprenante.

Nous prenons au sérieux la colère de Greta, mais nous l’appelons à aller au bout de cette colère, à constater qu’il est impossible d’entendre l’alarme scientifique sur le climat sans mettre en cause les règles mêmes du système économique et poiltique, sans mettre en cause donc le capitalisme, et qu’il faut pour cela sans hésiter s’organiser pour mener une bataille politique pour une autre société.

Greta,

Depuis plusieurs mois, tu fais entendre une voie jeune et nouvelle pour le climat, de grève au lycée en conférences de presse, de rencontres avec des parlementaires à ton voyage en voilier à New-York.

Tu as raison de dénoncer les inégalités sur la planète, entre pays comme entre les riches et les autres. Tu as raison d’en conclure qu’il faut changer le système…

« Notre biosphère est sacrifiée pour que les riches des pays comme le mien puissent vivre dans le luxe. Ce sont les souffrances du plus grand nombre qui paient pour le luxe du plus petit nombre. Et si les solutions au sein du système sont impossibles à trouver, nous devrions peut-être changer le système lui-même. »

Tu pointes d’ailleurs un des aspects essentiels du système existant et de ce qui pourrait le remplacer en opposant la compétition à la coopération.

« Il nous faut une nouvelle façon de penser. Le système politique que vous, les adultes, avez créé n’est que compétition. Vous trichez dès que vous pouvez car tout ce qui compte, c’est de gagner. Nous devons coopérer et partager ce qui reste des ressources de la planète d’une façon juste. »

Et pourtant, tu exprimes un étonnement

« Tout le monde n’arrête pas de dire que le réchauffement climatique est une menace existentielle, que c’est le problème le plus important de notre époque, mais tout le monde continue d’agir comme avant. Je ne comprends pas. »

C’est pour cela que nous t’écrivons cette lettre ouverte. Tu as du ces derniers mois faire une sacrée expérience !

« Nous devenons les affreux simplement parce que nous citons ces faits scientifiques. Nous sommes l’objet de moqueries, d’insultes et de mensonges. »

A l’origine, sans doute avais-tu l’impression que ton engagement n’était pas partisan, au sens politique, qu’il s’adressait à tout le monde et qu’il portait l’intérêt général. La place médiatique qui t’a été accordée a sans doute renforcé ce sentiment que ton combat était totalement légitime et donc incontestable.

Et pourtant, il a été contesté ! sous de nombreuses formes. Des climato-sceptiques à la Trump les yeux rivés sur les cours boursiers du pétrole aux politiciens chevronnés cherchant comment se différencier dans les médias. Et tu as découvert la violence d’un combat politique dans ce monde médiatique de coups bas, d’insultes et de mensonges.

Sais-tu que le soutien médiatique et institutionnel à tes initiatives a créé le doute, un ministre appelant même à ta « grève du lycée », alors que quelque mois auparavant, les manifestations lycéennes en France avaient été traitées avec brutalité, bloquées dès le départ des lycées, et dévalorisées par les mêmes médias qui te célèbrent !

Tu as peut-être compris aussi que parmi ceux qui disaient te soutenir, beaucoup ne le faisaient que pour profiter de la vague médiatique que tu représentais, cherchant simplement à se donner une image jeune et consensuelle en t’utilisant comme décoration médiatique.

Oui, la climatologie est une science, en lien avec d’autres, la géologie, la biochimie, l’astronomie, la physique… Mais aucune position scientifique ne peut tenir lieu de politique ! Le politique consiste à organiser notre vie collective, ses enjeux sociaux, économiques, géopolitiques qu’aucune science ne décrit vraiment.

En tout cas, nous espérons que tu mesures mieux aujourd’hui qu’un enjeu essentiel de tout combat politique est de choisir avec qui mener cette bataille, sur quel terrain, avec quels moyens.

Ainsi, nous comprenons tous ta recherche d’un moyen de transport sans énergie fossile pour aller à New-York. Mais le faire sur un voilier de luxe financé par le prince de Monaco oppose l’urgence climatique à l’urgence sociale. Evidemment, tout le monde ne peut pas faire un voyage en voilier de luxe financé par un prince. Et personne ne parle de son impact carbone sur son rocher de Monaco, ville pour très riches en hélicoptères et bateaux de luxe…

Greta, nous t’invitons à prendre connaissance des études scientifiques qui comparent l’intensité carbone des différents pays pour réaliser les grandes différences qui existent entre ton pays, la Suède, le pays avec la France qui est le moins carboné, et les USA ou pire les nouvelles puissances économiques de l’Inde ou de la Chine.

Cela montre qu’on ne peut pas tenir le même discours partout. En Suède ou en France, un habitant émet deux fois moins de carbone qu’un allemand ou un polonais, quatre fois moins qu’aux USA !

Les scientifiques nous disent clairement qu’il faut sortir d’une économie fossile, mais ils ne nous disent pas comment ! Pour l’urgence climatique, il faut donc s’engager dans le débat politique sur les solutions. L’éolien tant vanté comme énergie verte est l’énergie électrique qui consomme le plus de béton et de métaux par KW installé. L’électricité traitée comme une marchandise cotée en bourse conduit à des des prix négatifs aberrants, à l’incohérence des investissements et à l’instabilité dangereuse des réseaux.

Le choix des solutions doit être un choix démocratique, citoyen et surtout pas un choix marchand reposant sur l’intérêt privé. C’est pourquoi les communistes considèrent qu’on ne peut pas affronter le défi climatique sans remettre en cause en urgence la domination de nos institutions par les grands intérêts privés, ce qui nous conduit à dire qu’un autre système, une autre société, est nécessaire, et qu’elle porte un nom, le socialisme.

C’est le sens du débat que les communistes de Vénissieux près de Lyon organisent les 4 et 5 octobre prochain. Nous serions heureux que ton mouvement puisse être représenté.

 

Un scandale qui doit cesser, le parti ne peut continuer à déléguer ses responsabilités

Ce qui se passe dans le domaine du livre est malheureusement éclairant sur l’ensemble d’une situation dans laquelle le parti, en tant qu’organisme collectif, n’a cessé de déléguer ses responsabilités aux dépends de ses missions d’un parti révolutionnaire au sens plein du terme, c’est-à-dire qui ne se contente pas de suivre l’idéologie dominante, mais la combat et apporte une perspective. En matière donc de politique du livre offerte à nos militants l’incurie est manifeste, le fait est que tant que nous accepterons qu’une libraire insuffisante en matière de politique autant que de théorie marxiste ait la haute main sur la censure et la mise à l’index de ce que peut ou ne peut pas lire un militant communiste, des auteurs et des maisons d’éditions promues, non seulement la formation des militants sera amputée mais nous ne pourrons pas regagner en audience dans le monde intellectuel.

C’est un cas caricatural mais il s’avère que dans tous les domaines où j’ai quelques compétences je fais le même constat de soumission à des chapelles par le biais d’individus, s’agit-il d’une contamination du modèle de la privaatisation de certaines fonctions de l’Etat bourgeois, on ne saurait écarter l’hypothèse? le fait est que cela correspond à une perte de liens avec la réalité, ainsi il y a la même méconnaissance en matière de politique internationale y compris en Europe où une bigoterie trotskiste a permis que nous soyons désormais coupés de tous les partis communistes, faisant d’une planche pourrie comme Tsipras l’horizon indépassable de nos alliances. Résultat non seulement nous assistons à une véritable asphyxie intellectuelle des militants, mais cela contribue grandement à notre perte d’audience. La manière dont nous avons offert tout ce que nous avions de forces, de moyens intellectuels et financiers à quelqu’un comme Mélenchon n’est qu’un symptôme d’une situation plus générale de démission.

Fabien Roussel a le mérite de renouer des contacts avec le mouvement communiste international, mais un état des lieux s’impose autant qu’une politique audacieuse en matière de retour à l’internationalisme.On mesure bien que la méconnaissance des livres sur le sujet n’aide pas.

Au-delà de ce cas caricatural de délégation des responsabilités de la politique du livre à quelqu’un de manifestement incompétent et dictatorial comme la plupart des incompétents, il faut revoir la politique de formation des militants. L’Université d’été est une opération de communication qui a son utilité mais elle ne saurait répondre aux besoins de formation des militants et là encore on se demande ce qui nous vaut des ateliers comme celui sur les « progressistes en Russie » qui a révolté bien des participants un peu au courant de la question.

Nous ne sommes pas dénués d’atouts et il existe encore en notre sein et autour de nous des gens, des revues, des maisons d’édition qui poursuivent un effort héroïque de connaissance et de contacts. Il faut faire un inventaire et créer les conditions d’une rencontre et d’un dialogue avec toutes ces initiatives encore éparses, il faut de l’audace dans ce domaine. Là encore on ne peut laisser le soin à quelques individus de créer les liens, il faut une politique pour déboucher sur un nouvel Argenteuil.

Il ne s’agit pas d’éliminer les actuels responsables dont certains poursuivent des efforts dans une situation difficile mais il s’agit au contraire d’aider à ce constituent autour d’eux des collectifs qui reflètent les orientations du 38ème congrès. Si vous permettez à la sociologue que je demeure le diagnostic suivant: il s’avère que partout cette délégation des responsabilités collectives à un individu a donné lieu à un blocage de l’action et de l’initiative sous la forme d’un individu qui au nom d’une chapelle prétend tout régenter, la réponse n’est certainement pas dans le remplacement d’une chapelle par une autre mais bien dans la reconstitution du collectif tel qu’il est mais aussi avec des orientations, des buts concrets. Bref un collectif sans chapelle mais avec un riche débat soumis à un arbitrage en fontion d’une ligne décidée au Congrès (1)

C’est une situation qui ne se comblera pas en un jour et là aussi nous sommes sur une bonne voie, mais la pression qui s’exerce pour interdire toute évolution et qui nous ramène à l’effacement du parti est forte. C’est une question politique qu’il faut prendre en prolongement de ce qui a été décidé au dernier congrès et à laquelle les priorités qui ont été définies par Fabien Roussel: lutte pour la paix, contre le réchauffement climatique et pour l’environnement à parti d’une exigence de justice sociale apportent une orientation, dans le stricte respect mais aussi les limites du dernier Congrès, dans une pugnacité de classe fort heureusement renouvelée.

Danielle Bleitrach

(1° les plus anciens se souviennent peut-être que nous appellions cela le centralisme démocratique…

 

Geneviève Legay

Notre ami Gilbert rémond nous envoie cette vidéo et quelques commentaires : Comme celui du policier sanctionné, dont ont été rapportés dans ce blog les positions courageuses et aussitôt sanctionnées , ce témoignage est édifiant des méthodes employées par ce gouvernement. La manière dont par exemple fonctionne le déni des responsables politiques ou administratifs dans cette situation , le recrutement de vigiles pour isoler la victime et l’empêcher de communiquer, ne cesse d’étonner. Nous sommes dans des ambiances quasiment kafkaïennes qui surprennent et font craindre pour l’avenir de nos libertés. Geneviève manifeste une belle sérénité après ce qu’elle vient de vivre . Sa conscience politique exemplaire la soutient et lui permet de comprendre la situation qui est la sienne. Elle nous communique a tous quelque chose sur la résistance nécessaire.

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GENEVIÈVE LEGAY : SURVIVANTE AUX COUPS ET MENSONGES DE LA MACRONIE

« Si Macron vient à mon chevet, je lui fous deux gifles. […] Alors que mon pronostic vital était engagé, deux policiers ont tenté de me faire dire à l’hôpital que c’était un journaliste qui m’avait renversé et non un policier. »

Entretien de Denis Robert avec Geneviève Legay, 73 ans, gilet jaune et résistante « jusqu’à sa mort ».

 

Camarade policier…

souvenez-vous nous vous avions il y a peu présenté cet interview d’un policier qui désignait sa hierarchie comme responsable de la gestion humainement et politiquement catastrophique des manifestations. Il est sanctionné mais se bat et porte plainte contre Castaner. (note de Danielle Bleitrach)

Alexandre Langlois
CGT Police
pas de credit (libre de droit)

Suspendu, le patron du syndicat policier Vigi va porter plainte contre Castaner

Alexandre Langlois a été sanctionné pour avoir offensé sa hiérarchie. Il s’estime victime de «discrimination syndicale».

Alexandre Langlois est sanctionné pour avoir tenu des propos « injurieux » envers sa hiérarchie. LP/THOMAS POUPEAU

Par Caroline Piquet (@caroline_piquet)

Le 5 juillet 2019 à 17h11, modifié le 5 juillet 2019 à 17h41

Le secrétaire général du syndicat minoritaire Vigi, Alexandre Langlois, a été sanctionné le 21 juin dernier d’une d’exclusion temporaire de douze mois, dont six avec sursis. Une décision effective depuis jeudi, que ce gardien de la paix, affecté au Renseignement territorial des Yvelines, va contester devant le tribunal administratif en référé, nous a-t-il indiqué ce vendredi, confirmant des informations de L’Express .

En outre, l’un de ses avocats, Me Yassine Bouzrou, annonce au Parisien qu’il va déposer plainte ce vendredi pour son client contre le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, pour « discrimination syndicale aggravée ». « Ce sont des sanctions extrêmement lourdes, alors que je suis très bien noté par ma hiérarchie », fulmine Alexandre Langlois, joint par téléphone ce vendredi. « C’est uniquement pour mes prises de position syndicales que je suis attaqué. »

Des « critiques outrancières et injurieuses »

Dans sa décision, que nous avons pu consulter, la directrice adjointe des ressources et des compétences de la police nationale reproche au patron de Vigi, pour le compte du ministre de l’Intérieur, de nombreux manquements « à ses devoirs de réserve, de loyauté et d’exemplarité » dans ses prises de position publique. En « formulant à plusieurs reprises des critiques outrancières et injurieuses nominatives » envers la haute hiérarchie policière, le fonctionnaire a notamment porté « atteinte au crédit et au renom » de l’institution.

Ce qui a mis le feu aux poudres ? Tout d’abord un tract de Vigi, daté du 10 janvier 2018 , qui accuse le directeur général de la police nationale (DGPN) Eric Morvan et le directeur de la sécurité publique des Bouches-du-Rhône de l’époque, Jean-Marie Salanova (devenu depuis directeur central de la sécurité publique) « d’avoir falsifié des statistiques de la délinquance ». En illustration, un photomontage des deux hommes porte la mention « Criminels ? ». Un texte assorti d’un signalement pour faux en écriture publique auprès de l’IGPN, la police des polices. Ces accusations, est-il notamment écrit dans la décision de la place Beauvau, mettent « gravement en cause la probité des deux autorités ».

Des « sous-entendus infamants »

Autre grief, alors que l’institution est secouée par une vague de suicides, Alexandre Langlois écrit, dans un tract du 19 février 2018, que la hiérarchie policière pourrait être jugée coupable de « provocation au suicide », voire de « complicité de meurtre de fonctionnaires de police ». Là encore, les formulations, cinglantes, sont jugées « particulièrement indignes » par la direction de la police nationale.

Troisième motif, des « critiques outrancières et des sous-entendus infamants » formulées dans un tract, daté du 24 octobre 2018 , évoquant les agissements du médecin-chef de la police de Metz (qui a depuis été condamné pour agressions sexuelles et interdit définitivement d’exercer). Alexandre Langlois y caricature notamment plusieurs huiles de l’institution policière sous les traits des personnages de la série « Game of Thrones », à renfort de surnoms peu amènes : « le traître », le « seigneur des sangsues » ou encore « l’enfant-roi capricieux ». Et demande leur « expertise psychiatrique », pour savoir si ceux-ci sont, ou non, des « pervers narcissiques ». « On me fait payer le fait d’avoir révélé le scandale », rétorque Alexandre Langlois.

« Nous resterons acides et irrévérencieux »

Le syndicaliste estime être également être sanctionné pour deux autres raisons, qui ne sont pas mentionnées. Tout d’abord, pour ses « prises de position » syndicales sur « la gestion du maintien de l’ordre pendant la crise des Gilets jaunes » . Ensuite, la place Beauvau ne lui pardonnerait pas d’avoir « déposé plainte » et de s’être constitué « partie civile dans le dossier Benalla », affirme-t-il.

Dans sa décision, le ministère de l’Intérieur reconnaît toutefois qu’Alexandre Langlois a exprimé ses « regrets » lors de son conseil de discipline le 20 janvier, et qu’il « s’est engagé à modifier la ligne éditoriale de son site syndical en supprimant les propos infamants y figurant ».

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« Nous ne sommes pas là pour blesser, mais nous resterons acides et irrévérencieux », prévient Alexandre Langlois, qui entend bien poursuivre ses activités syndicales le temps de sa mise à l’écart. Pour faire face à sa perte sèche de revenus, ce père de deux enfants a lancé une cagnotte , qui a déjà récolté, à l’heure où nous écrivons ces lignes, plus de 20 000 euros. Contactés, ni la direction générale de la police nationale ni le ministre de l’Intérieur n’ont donné suite à nos sollicitations.