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Archives de Catégorie: civilisation

L’inégalité met le système social français en danger

Tout à fait d’accord sur cette analyse, la vraie question est qui peut lutter contre cette tendance, aucun des partis qui ont été au pouvoir depuis l’ère Mitterrand qui a été le déclencheur en France de la dite tendance.. Seul un parti communiste qui retrouvera ses fondamentaux et ne se vivra pas dans un rafistolage permanent de la gauche plurielle,une subordination acceptée parce qu’on ne croit plus au socialisme et n’ose pas le défendre (ce qui est le cas actuellement) peut impulser un changement profond. Sans ce parti là, il n’y aura pas de gauche mais des gens prêts à nous installer des Macron sur ordre du grand patronat, des soutiens d’une UE belliciste, néo-libérale, anticommuniste et proche de fait des fascistes des syndicats vendus au patronat comme la CFDT, tout cela perdurera et avec cette situation l’abstention, l’extrême droite. La seule question est de savoir s’il est possible qu’un véritable parti communiste colonne vertébrale du changement réel pourra enfin apparaître? Un projet de société contre un autre projet de société, pas les petits arrangements , pas l’éternel constat mais le Que faire? … (note de danielle Bleitrach)

Quand on a reçu un « pognon de dingue » pour faire campagne, grâce aux généreux dons d’exilés fiscaux, on renvoi l’ascenseur ! Bernard Arnault (avec M. Levy de Publicis) a de quoi se réjouir. Le bouclier fiscal de Sarkozy a été blindé. Le Français le plus riche (60 milliards d’euros) est dispensé de solidarité nationale.
MARTIN BUREAU /AFP

En France, le modèle social est aussi « en danger », selon l’ONG« car notre fiscalité repose de manière croissante sur des impôts régressifs comme la TVA et la CSG, des impôts qui pèsent proportionnellement plus sur les citoyen.ne.s les plus pauvres ». A l »inverse, l’impôt sur les sociétés est en baisse de 23 % depuis 20 ans.

Oxfam dénonce clairement les mesures fiscales prises par le gouvernement de M. Macron : « L’instauration de la flat tax et la suppression de l’ISF [impôt de solidarité sur la fortune] ont accentué cette tendance en diminuant de nouveau la participation des plus riches à notre système de redistribution ». D’après un rapport du Sénat, le top 100 des contribuables qui payaient l’ISF a gagné en moyenne 1,7 millions d’euros chacun grâce à ces mesures, sans impact visible sur l’investissement, qui était pourtant la justification de la réforme.

L’ONG en tacle au passage le projet de réforme des retraites, qui « pourrait pénaliser les carrières hachées qui concernent le plus souvent des femmes »« Les grand.e.s gagnant.e.s de notre système actuel de retraite sont les plus riches puisqu’ils profitent en moyenne plus longtemps de leur retraite par répartition, avec une espérance de vie de treize ans supérieure à celle des plus pauvres, indique le rapport. Au lieu de les mettre plus à contribution, le projet de réforme actuel prévoit de baisser leurs cotisations au-delà de 10.000 euros de rémunération par mois. »

Pour Pauline Leclère porte-parole d’Oxfam France, « les inégalités indécentes sont au cœur de fractures et de conflits sociaux partout dans le monde car personne n’est dupe : la crise des inégalités traduit la complicité plus que l’impuissance des États à agir pour la combattre. Les inégalités ne sont pas une fatalité, elles sont le résultat de politiques sociales et fiscales qui réduisent la participation des plus riches – entreprises et particuliers – à l’effort de solidarité par l’impôt, et fragilisent le financement des services publics. Transports, éducation, santé, système de retraites…. sont sacrifiés alors qu’ils sont décisifs pour lutter contre la pauvreté. »

Pour lutter contre les inégalités, Oxfam recommande de :
- Reconnaître le travail de soin peu ou non rémunéré effectué principalement par les filles et les femmes comme une forme de travail ou de production apportant une vraie valeur.
- Rétablir une fiscalité plus équitable sur les plus aisé.e.s n, supprimer les niches fiscales qui bénéficient disproportionnément aux grandes entreprises sans bénéfice pour l’économie et lutter efficacement contre l’évasion fiscale.

 

Qui est Luis Arce, le candidat du MAS à la présidence de la Bolivie?

Si on peut avoir quelques doutes sur la manière dont l’extrême-droite auteur du coup d’Etat et ses maîtres étatsuniens vont laisser s’accomplir le processus démocratique.  Evo Morales, le Mas, ses dirigeants qui demeurent le principal parti du pays jouent la carte de l’apaisement et des institutions légales, choisissent des gens connus pour leur compétence. C’est une stratégie, on va voir jusqu’où les auteurs du coup d’Etat et leurs complices y compris en France, en occident iront dans leur défense de l’illégalité, de l’extrême-droite raciste et criminelle. Cela dit cet économiste a aussi une théorie du « ruissellement » mais celle-ci part des nationalisations des secteurs clés et leur bénéfices redistribués pour lutter contre la pauvreté.   (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoire et societe)

Luis Arce a 56 ans et est originaire de La Paz. Il a demandé l'asile au Mexique après le coup d'État en Bolivie.

Luis Arce a 56 ans et est originaire de La Paz. Il a demandé l’asile au Mexique après le coup d’État en Bolivie. | Photo: EFE

Publié le 20 janvier 2020 (il y a 5 heures 12 minutes)

Luis Arce était ministre de l’Économie sous le gouvernement d’Evo Morales et a été l’une des références du renommé « miracle économique bolivien ».

Après un coup d’État et un climat politique instable en Bolivie, le parti du Mouvement pour le socialisme ( MAS ) a choisi les candidats aux élections du 3 mai: Luis Arce à la présidence et David Choquehuanca à la vice-présidence, tous deux figures de poids dans le gouvernement d’Evo Morales.

Evo Morales Ayma

@evoespueblo

Luego de dos jornadas de intenso debate con dirigentes del MAS-IPSP y del Pacto de Unidad, fue elegida la fórmula de unidad con la que ganaremos las elecciones el próximo 3 de mayo: Presidente: Luis Arce Catacora, y Vicepresidente; David Choquehuanca. ¡Hasta la victoria siempre!

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Evo Morales Ayma

@evoespueblo

Nuestra dupla: Luis Arce y David Choquehuanca es una combinación del conocimiento científico y el conocimiento originario milenario, la unidad del campo y de la ciudad, del cuerpo y del alma.
Tenemos un proyecto político de liberación que ha demostrado que otra Bolivia es posible

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Luis Arce Catacora a été ministre de l’Économie à différentes périodes du gouvernement d’ Evo Morales , i a seulement quitté  son poste en 2017 pour subir une opération pour un cancer du rein. Arce est l’une des figures emblématiques du modèle économique qui a connu une croissance annuelle du PIB supérieure à 4% en Bolivie.

Le candidat au MAS est né à La Paz, a 56 ans et a une longue histoire économique à la Banque centrale de Bolivie, où il a travaillé avant d’être ministre d’Evo. Il a également un profil de professeur dans différentes universités publiques et privées du pays.

Evo Morales a déclaré qu’avec Arce « l’économie nationale est garantie », en fait, il a été à plusieurs reprises reconnu comme l’un des 10 meilleurs ministres de l’économie d’Amérique latine.

Après le coup d’État, Arce a demandé l’asile politique au Mexique.

Dans une interview pour le programme TeleSUR Word Crossing, Arce a déclaré qu’en 1985, il a vécu les politiques néolibérales en Bolivie et a été témoin du démantèlement du syndicalisme et des forces populaires.

« Dans le cas de la Bolivie, la droite a accusé la gauche de mauvaise administration économique, mais j’ai commencé à enquêter sur ceux qui dirigeaient les entreprises publiques qui ont été ensuite privatisé et qui étaient eux-mêmes (la droite) », a-t-il déclaré à propos de ses adversaires politiques

Concernant le modèle économique créé en Bolivie sous le gouvernement d’Evo Morales, il a expliqué que le pilier était la génération de richesse. « Vous ne pouvez pas distribuer la pauvreté, mais vous devez générer plus de richesse. C’est la différence de notre modèle, générer de la richesse à distribuer. »

Dans ce contexte, il rappelle que dans le pays qui a vécu le gouvernement d’Evo Morales, la richesse est concentrée entre quelques mains et la pauvreté est généralisée. Le projet révolutionnaire a nationalisé la gestion du gaz et des hydrocarbures pour redistribuer ces richesses.

Concernant le coup d’État en Bolivie, Arce estime que l’économie n’était pas suffisante pour garantir le processus de la révolution, car il existe des facteurs subjectifs: « Les forces armées et la police étaient très sensibles à l’argent; elles voulaient de l’argent avant de bien faire les choses. pour les gens ».

Mais aussi dans l’économie, certaines impulsions aux coup d’État sont encore cachées, comme la question du lithium, le métal dont la Bolivie est la première réserve mondiale avec 70%.

 

De Rimbaud, poème à la gloire de la renaissance de Jugurtha

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Le 2 juillet 1869 Arthur Rimbaud âgé de 14 ans va écrire son premier grand poème intitulé «Jugurtha». C’était le sujet du concours de l’académie des Ardennes dont ce génie, connu dans son collège pour rafler tous les 1ers prix, remporta la meilleure distinction. Son poème en éloge à l’Emir Abdelkader sera publié dans la revue académique.

Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :
Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
Du second Jugurtha de ces peuples ardents,
Les premiers jours fuyaient à peine à l’Occident,
Quand devant ses parents, fantôme terrifiant,
L’ombre de Jugurtha, penchée sur leur enfant,
Se mit à raconter sa vie et son malheur :
‘’O patrie ! O la terre où brilla ma valeur !’’
Et la voix se perdait dans les soupirs du vent.
‘’Rome, cet antre impur, ramassis de brigands,
Echappée dès l’abord de ses murs qu’elle bouscule,
Rome la scélérate, entre ses tentacules
Etouffait ses voisins et, à la fin, sur tout
Etendait son empire ! Bien souvent, sous le joug

On pliait. Quelquefois, les peuples révoltés
Rivalisaient d’ardeur et, pour la liberté,
Versaient leur sang. En vain !
Rome, que rien n’arrête,
Savait exterminer ceux qui lui tenaient tête !….’’

Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
‘’De cette Rome, enfant, j’avais cru l’âme pure.
Quand je pus discerner un peu mieux sa figure,
A son flanc souverain, je vis la plaie profonde !…
La soif sacrée de l’or coulait, venin immonde,
Répandu dans son sang, dans son corps tout couvert
D’armes ! Et une putain régnait sur l’Univers !
A cette reine, moi, j’ai déclaré la guerre,
J’ai défié les Romains sous qui tremblait la terre !….’’

Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :
Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
‘’Lorsque dans les conseils du roi de Numidie,
Rome s’insinua, et, par ses perfidies,
Allait nous enchaîner, j’aperçus le danger
Et décidai de faire échouer ses projets,
Sachant bien qu’elle plaie torturait ses entrailles !
O peuple de héros ! O gloire des batailles !
Rome, reine du monde et qui semait la mort,
Se traînait à mes pieds, se vautrait, ivre d’or !
Ah, oui ! Nous avons ri de Rome la Goulue !
D’un certain Jugurtha on parlait tant et plus,
Auquel nul, en effet, n’aurait pu résister !’’

Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :
Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
‘’Mandé par les Romains, jusque dans leur Cité,
Moi, Numide, j’entrai ! Bravant son front royal,
J’envoyai une gifle à ses troupes vénales !…
Ce peuple enfin reprit ses armes délaissées :
Je levai mon épée. Sans l’espoir insensé
De triompher. Mais Rome était mise à l’épreuve !
Aux légions j’opposai mes rochers et mes fleuves.
Les Romains en Libye se battent dans les sables.
Ils doivent prendre ailleurs des forts presqu’imprenables :
De leur sang, hébétés, ils voient rougir nos champs,
Vingt fois, sans concevoir pareil acharnement !’’

Dans les monts d’Algérie, sa race renaîtra :
Le vent a dit le nom d’un nouveau Jugurtha…
‘’Qui sait si je n’aurai remporté la victoire ?
Mais ce fourbe Bocchus… Et voilà mon histoire.
J’ai quitté sans regrets ma cour et mon royaume :
Le souffle du rebelle était au front de Rome !
Mais la France aujourd’hui règne sur l’Algérie !…
A son destin funeste arrachant la patrie.
Venge-nous, mon enfant ! Aux urnes, foule esclave !…
Que revive en vos coeur ardent des braves !…
Chassez l’envahisseur ! Par l’épée de vos pères,
Par mon nom, de son sang abreuvez notre terre !…
O que de l’Algérie surgissent cent lions,
Déchirant sous leurs crocs vengeurs les bataillons !
Que le ciel t’aide, enfant ! Et grandis vite en âge !
Trop longtemps le Français a souillé nos rivages !…’’
Et l’enfant en riant jouait avec un glaive !…

II. Napoléon ! Hélas ! On a brisé le rêve
Du second Jugurtha qui languit dans les chaînes…
Alors, dans l’ombre, on, voit comme une forme humaine,
Dont la bouche apaisée laisse tomber ces mots :
‘’Ne pleure plus, mon fils ! Cède au Dieu nouveau !
Voici des jours meilleurs ! Pardonné par la France,
Acceptant à la fin sa généreuse alliance,
Tu verras l’Algérie prospérer sous sa loi…
Grand d’une terre immense, prêtre de notre droit,
Conserve, avec la foi, le souvenir chéri
Du nom de Jugurtha !…N’oublie jamais son sort :
III. Car je suis le génie des rives d’Algérie !…’’

Poème traduit du latin – Arthur RIMBAUD

 

Morning star : il n’y a pas de contradiction entre patriotisme et socialisme

  • Nous devons articuler le patriotisme socialiste un véritable amour de notre pays et de son peuple – en opposition au militarisme et à l’impérialisme, écrit MATT WIDDOWSON. C’est une question qui monte de partout et qui est battue actuellement en brèche, quitte à en faire les frais comme on l’a vu récemment à propos du brexit, par une certaine gauche qu’il s’agisse des lubies trotskistes ou de la social démocratie pro-UE. Le Morning star, le journal des communistes britanniques dit une tout autre position qui concerne un autre pays colonialiste comme la France et qui comme nous l’avons vu à propos de la Chine tente d’élaborer partout à partir justement de la décolonisation et de la classe ouvrière un destin commun pour l’humanité (note et traduction de Danielle Bleitrach).

Les médias sociaux étaient inondés d’un mélange de dédain libéral (principalement de ceux qui ont des drapeaux de l’UE dans leurs tiroirs Twitter – apparemment, tous les drapeaux ne sont pas mauvais) et des plaintes ultra-gauchistes typiques sur le «socialisme dans un seul pays».

La vérité est que le patriotisme peut être compatible avec le socialisme et l’internationalisme – en fait, à l’ère actuelle des États-nations, il est nécessaire de parvenir au socialisme. Rejeter complètement toute forme de patriotisme, c’est rejeter toute l’histoire de la libération nationale qui a lutté (et, dans certains cas, lutte toujours) pour renverser la domination coloniale par des puissances impérialistes telles que la Grande-Bretagne.

Le rejet pur et simple du patriotisme découle également d’un manque d’analyse de classe qui ne parvient pas à discerner la différence entre le nationalisme de la classe dirigeante et l’histoire et les aspirations cachées de la classe ouvrière.

Peut-être que certains des critiques de Long Bailey sur les médias sociaux rejettent le patriotisme en raison d’un engagement à la place du «socialisme international». Autant l’idéal du socialisme mondial est souhaitable et une nécessité éventuelle, autant nous vivons toujours à une époque où l’État-nation reste le seul véhicule réaliste des premiers pas vers le socialisme: il n’existe aucune autre communauté politique existante capable d’apporter la transformation nécessaire à l’instauration du socialisme; il n’y a pas de meilleur moyen de défendre le socialisme.

Et, alors que certains peuvent se tourner vers des forums internationaux tels que l’ONU pour réformer ou défendre certains droits, le fait est que la lutte spécifique pour le socialisme et la démocratie ne se déroule que dans le cadre de l’État – elle reste le «seul jeu réel».

Peut-être existe-t-il également une crainte parmi les opposants au «patriotisme progressiste» de céder du terrain au nationalisme réactionnaire (en particulier l’ethno-nationalisme de l’extrême droite). Cela est peut-être compréhensible car il y a eu un changement notable et troublant vers la droite dure dans le monde. Mais encore une fois, cela marque la différence entre le nationalisme «officiel» promu par la classe dirigeante et le potentiel d’un patriotisme socialiste basé sur la souveraineté populaire et la solidarité internationale.

C’est peut-être parce que nous connaissons tous de l’intérieur les nationalismes officiels de la classe dirigeante. C’est soit le nationalisme de droite – les histoires de grands Britanniques, les grandes batailles et les «réalisations» de l’Empire; ou le nationalisme de style «Cool Britannia» plus doux, libéral – plus favorable aux affaires – cultivé pendant la période du New Labour.

Ces deux nationalismes s’appuient sur la nostalgie d’un soi-disant âge d’or – que ce soit une version fantasmée des années 1950 (pensez Heartbeat) ou un simulacre de Carnaby Street des années 60 (pensez à Austin Powers). Ces deux nationalismes ont tendance à ignorer les horreurs de l’Empire – avec la version de droite célébrant le passé impérial de la Grande-Bretagne et la version «Cool Britannia» tentant de désinfecter les symboles de l’Empire – une Spice Girl portant une minijupe en tablier de boucher.

Le sentiment nationaliste repose sur des histoires et des symboles et, une vision progressiste doit s’appuyer sur le contre-récit des peuples à l’histoire officielle de la Grande-Bretagne. C’est l’histoire radicale de la Grande-Bretagne. C’est l’histoire des niveleurs, des martyrs de Tolpuddle, des suffragettes, de Red Clydeside, des camps de Greenham Common et des grèves des mineurs.

Il s’agit d’une histoire nationale propre, alors que les luttes des groupes minoritaires s’entremêlent et deviennent une partie importante de l’histoire de la Grande-Bretagne radicale – le boycott du bus de Bristol; la grève des machines à écrire impériales; la bataille de Cable Street. C’est aussi une histoire internationaliste qui comprend une pléthore de mouvements de solidarité et une forte tradition d’activisme pour la paix.

Avec un gouvernement de gauche au pouvoir, un patriotisme alternatif devrait s’appuyer sur ce passé radical pour regarder vers l’avenir: quelle sorte de société devrions-nous construire? Comment devons-nous tendre vers un monde plus pacifique et plus coopératif?

Le patriotisme devient alors un engagement dans un projet national; un patriotisme inclusif car il ne dépendrait pas de l’ethnicité ou du pays de naissance, mais de l’engagement envers l’objectif collectif. Qu’est-ce que le NHS, sinon un projet national collectif impliquant des gens du monde entier qui ont été galvanisés par un engagement envers ses principes fondateurs?

Pour que la gauche réussisse, nous devons commencer à parler de concepts tels que le patriotisme et le nationalisme sans simplement réaffirmer un dogme inflexible ou recourir à l’hystérie. Dans un monde où l’État-nation demeure une réalité et la seule voie réaliste vers le socialisme, la gauche britannique doit articuler son propre patriotisme socialiste en contraste avec le chauvinisme, le conservatisme et le militarisme qui caractérisent le nationalisme de droite.

 

The National Interest : Taïwan ne doit pas donner quatre ans de plus à Tsai Ing-wen

Le plan de Tsai d’utiliser le pouvoir politique pour réduire la dépendance de l’économie taïwanaise à l’égard de la Chine ne pourra jamais réussir. L’approche pragmatique consiste à gérer correctement les relations entre les deux rives du détroit, sans jamais permettre à l’économie d’être affectée par des relations négatives entre les deux rives. Cet article est absolument passionnant tant il illustre d’une manière originale la situation de la Chine en Asie et les contradictions d’un nationalisme qui s’allie aux Etats-Unis et restreint de plus en plus les libertés démocratiques qu’il prétend défendre, ce qui selon l’auteur fait le lit de la Chine, parce que le vrai problème est que les économies chinoise et taïwanaise sont  interdépendantes, que Taïwan a tout à perdre alors que la Chine n’est pas affectée. A lire l’auteur de l’article, il y a toute chance que Tsaï soit réélue mais c’est reculer pour mieux sauter. Lire cet article en lien avec celui que nous proposons par ailleurs sur universalisme et nation à propos de la Chine (note et traduction de Danielle Bleitrach).

En janvier 2020, Taiwan organisera des élections pour son président et sa législature. La campagne pour la présidence a commencé depuis longtemps, et la prospérité de l’économie taïwanaise et le maintien des libertés démocratiques peuvent dépendre du fait que les électeurs accorderont à la présidente Tsai Ing-wen quatre ans de plus ou éliront le candidat du Kuomintang (KMT) Han Kuo-yu. L’article a une vision originale, il montre que le nationalisme anti-chinois  de l’actuelle présidente, le contrôle total qu’elle a pris sur les médias, sur tous les pouvoirs aboutit à une dictature autant qu’à la destruction de l’économie taïwanaise fortement liée à la Chine. Donc cette politique aboutit à la fin des libertés démocratiques dont se pare Taïwan et à la misère économique, ce qui dans les deux cas finira par ouvrir un boulevard à la Chine. A méditer également à propos de Hong Kong (note et traduction de Danielle Bleitrach).

La campagne électorale est entrée dans un moment crucial ; les développements de la farce de l’affaire d’espionnage communiste sont devenus le sujet de discussion de la ville de Taiwan. Ses développements dramatiques ont dépassé la tension d’une « farce d’espionnage », faisant que les gens l’associent au cas de l’incident de tir de Bullet Gate de 2004.

Le gouvernement Tsai joue en effet avec force la carte anti-Chine. Avec la catalyse des protestations et des manifestations autour du projet de loi sur l’extradition, l’ordonnance sur les délinquants fugitifs, à Hong Kong, il a d’autant plus favorisé «le sentiment de perdre son pays», tout en utilisant ici et là la question de Hong Kong. Ainsi, Tsai est considérée de  l’autre côté du détroit comme relevant  des «forces extérieures» au même titre que les États-Unis. Les relations entre les deux rives seront vouées à se détériorer davantage, et l’économie et la démocratie de Taïwan seront en conséquence dans le marasme.

Tout d’abord, examinons les relations économiques de Taiwan avec la Chine. Depuis que le gouvernement Tsai est arrivé au pouvoir, il a restreint les investissements trans-détroit, couplé à la nouvelle politique vers le sud, en proclamant nécessaire de réduire la dépendance économique à l’égard de la Chine, mais après avoir mis en œuvre ces politiques pendant près de quatre ans, l’effet est nul, car la dépendance des exportations de Taïwan vers la Chine a inversement augmenté pour atteindre 41%. Au vu de cela, le plan de Tsai  qui est d’utiliser la force politique pour réduire la dépendance de l’économie taïwanaise à l’égard de la Chine ne peut jamais réussir. L’approche pragmatique consiste à gérer correctement les relations entre les deux rives du détroit, sans jamais permettre à l’économie d’être affectée par des relations négatives entre les deux rives.

Certains membres de factions fondamentalistes pensent que la guerre commerciale internationale va dévaster l’économie chinoise, dissociant ainsi l’économie de Taiwan avec celle de la Chine. Cependant, ce genre de chose ne se produira pas parce que la structure de l’économie chinoise a changé, les exportations occupant moins de 20% du PIB et les exportations vers les États-Unis occupant 20% du volume total des exportations, associées au fait que sur cette grande échelle les économies elles-mêmes disposent d’une plus grande marge de manœuvre. Par conséquent, bien que la guerre commerciale ait un impact, elle ne dévastera pas l’économie chinoise.

Inversement, dans le cas peu probable où l’économie chinoise s’effondrerait réellement, ce serait vraiment un désastre pour l’économie taïwanaise, car l’économie taïwanaise est destinée à dépendre de l’économie chinoise. Les échelles des économies trans-détroit sont de 20 à 1; Le marché chinois occupe 40% des exportations de Taïwan, tandis que Taïwan bénéficie d’un excédent commercial de plus de 80 milliards de dollars américains. Si une guerre commerciale similaire devait se produire à travers le détroit, il ne fait aucun doute que l’économie de Taïwan serait immédiatement embourbée, alors que l’effet sur la Chine serait minime.

Deuxièmement, nous devons reconnaître que la démocratie de Taiwan mérite d’être défendue. Aujourd’hui, les États communistes existants dans le monde sont la Chine,  Cuba et la Corée du Nord. Souvent, ces États communistes ne prétendent pas avoir atteint le communisme dans leur pays – ils prétendent plutôt construire une étape celle de l’instauration du socialisme dans leur pays et utiliser les tactiques perverses de la démocratie pour atteindre des objectifs politiques. Si le peuple taïwanais se soumettait aux  approches politiques méprisables du gouvernement Tsai, il deviendrait rapidement le sujet des États communistes existants, regrettant à la fin, mais trop tard.

Les gens pourraient douter que Taiwan d’aujourd’hui, sous le règne du gouvernement Tsai, bien qu’avec un patronage politique corrompus et des abus de pouvoir,  soit toujours une société démocratique, qui après tout pourrait être similaire aux États communistes. En fait, un système démocratique repose sur l’estime des participants et la retenue; sinon, divers types de distorsions et d’abus éroderaient l’esprit démocratique, le laissant se perdre dans une coquille vide. L’esprit originel du système démocratique évolutif de Taïwan a longtemps été évidé, étape par étape, par le gouvernement Tsai, dépourvu de culture démocratique.

Le système démocratique repose sur la séparation des pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, avec des freins et contrepoids entre eux, plus  la garantie  représenté par la surveillance des médias et de l’opinion publique. Cependant, au cours de ses trois ans et demi de gouvernance, Tsai a néanmoins, de manière flagrante, fait peser son pouvoir sur  la Cour suprême,  sur les Grands Juges et sur  la Commission électorale centrale, elle a  fermement tenu le «pouvoir judiciaire» dans sa main. En outre, par le biais de divers types de moyens monétaires, la majorité absolue des médias importants a été unilatéralement soumis au parti au pouvoir, jour après jour, scrutant et critiquant les partis d’opposition en violation de l’état normal de la démocratie,

Parce que les pratiques électorales massives du gouvernement Tsai en émettant des «politiques attractives» ont brouillé la vision du peuple taiwanais – tout comme la marche des États communistes vers la dictature – le grand public peut être acheté par ces politiques à courte vue et élire un président et une majorité de législateurs affiliés  au Parti progressiste démocratique (DPP). Si cela se produit, alors Tsai fera un pas de plus pour saisir fermement le Yuan exécutif et le pouvoir législatif, ce qui signifie que les soi-disant «quatre pouvoirs de la démocratie» appartiendront entièrement à Tsai. Selon les expériences des dernières années, Tsai mettra fin de manière substantielle au système démocratique de Taiwan.

Pour la campagne électorale, le gouvernement Tsai a annoncé que l’économie de Taïwan se comportait extrêmement bien, mais en réalité, la situation n’est absolument pas comme le gouvernement Tsai l’a dit. Cette année, le taux de croissance des exportations de Taïwan est négatif et les  investissements du secteur privé sont dans le marasme, avec un taux de croissance d’un peu plus de 2%  de la croissance inférieure. Dans la course économique inter-détroit, Taiwan a perdu; afin de soutenir la croissance, elle devrait rechercher la complémentarité avec l’économie chinoise. Pour gagner l’élection, Tsai utilise les relations inter-détroit comme une offrande sacrificielle; en fait, il utilise l’avenir de l’économie de Taiwan comme un sacrifice funéraire.

Depuis que Tsai a pris le contrôle total du gouvernement, elle a utilisé à fond ses pouvoirs à l’extrême, concentrant le pouvoir au nom de la démocratie. Lors des prochaines élections générales, elle a épuisé tous les moyens pour sauvegarder ses pouvoirs politiques. Sous l’atmosphère de «haïr le DPP» qui a imprégné la société l’année dernière, le DPP a subi de lourds revers; cependant, face à la défaite électorale, elle n’a pas cessé d’utiliser la rhétorique anti-chinoise, mais à l’inverse, elle l’a utilisé comme le médicament le plus puissant, distribuant même la dose maximale au moment crucial de la campagne électorale, catalysant les sentiments sinophobes du public afin de contribuer à préserver lsa toute puissance politique.

Au cours des derniers mois, les agences de sécurité nationale ont publié à plusieurs reprises des informations sur « l’ingérence de la Chine dans les élections »; maintenant le moment est venu, vraiment un véritable espion humain est apparu sous nos yeux, et ce grâce à un format de connexion international. Comme c’est fantastique! «Couper la gorge de son ennemi politique jusqu’à la fin» a toujours été l’approche du DPP à la campagne électorale et à travers ces approches, il a accumulé de nombreux succès. Cependant, cette fois, en jetant en pâture un espion communiste fraudeur, s’il pourrait récolter le effet choquant et intimidant prévu, tout dépend si le public mordra à l’appât.

Taïwan est maintenant situé dans un moment critique: allons-nous permettre à Tsai de mieux saisir les pouvoirs exécutif et législatif, puis, à travers divers effets effrayants, permettre au devoir naturel de surveillance des partis d’opposition d’obtenir leur destruction , en créant une règle de parti unique, ou devrions-nous faire reculer Tsai, permettant des échanges et une réconciliation entre les deux rives, gagnant ainsi l’opportunité de respect mutuel et de développement commun? Les électeurs ne doivent pas accorder quatre ans de plus à Tsai.

Kent Wang est chercheur à l’Institute for Taiwan-America Studies. Il écrit sur la sécurité et les affaires stratégiques en Asie-Pacifique avec un accent particulier sur la question de Taiwan dans les équations trilatérales États-Unis-Taiwan-Chine, ainsi que sur d’autres sujets sur la politique internationale et la sécurité régionale en Asie de l’Est.

Image: Reuters.

 

Le gouvernement chinois se prépare à célébrer la fin de la pauvreté en 2020

La Chine a sauvé plus de 850 millions de personnes de la pauvreté depuis le début des réformes économiques en 1978, selon la Banque mondiale. C’est plus que l’ensemble de la population d’Amérique latine et cela est la donnée essentielle qui explique l’évolution mondiale. L’article porte sur le défi lancé en 2015, la Chine qui jusqu’ici a rempli tous ses objectifs aura résorbé toute la misère de sa population. Il ne s’agit même pas des taux de la banque mondiale à 1,90 dollar par jour mais à 5,50. Cet article brésilien permet de concrétiser ce que dit Xi Jinping sur le fait pour le parti communiste chinois qui dirige la République populaire de Chine de ne jamais oublier le but réel du parti (note et traduction de Danielle Bleitrach).

Faire des prédictions est certes une tâche risquée. Mais dans ce cas, il est possible d’oser: d’ici 2020, la Chine prétend mettre fin à la pauvreté dans le pays, elle  atteindra alors l’objectif adopté en 2015. Même si certains questionnent les critères et les données, le chemin du pays vers une « société modérément prospère » est spectaculaire, c’est le but chinois du moment.

La Chine a sauvé plus de 850 millions de personnes de la pauvreté depuis le début des réformes économiques en 1978, selon la Banque mondiale. C’est plus que l’ensemble de la population d’Amérique latine.

En plus de suivre le seuil de pauvreté international (1,90 $ par jour et par personne), la Banque mondiale a commencé en 2017 à mesurer le revenu dans deux autres fourchettes – jusqu’à 3,20 $ et jusqu’à 5 $,50.

La Chine comptait 10 millions de personnes sous le seuil de pauvreté international en 2015, selon la Banque. Coïncidence, le Brésil (en 2017) avait également ses 10 millions d’habitants vivant avec 1,90 $ par jour. La différence est qu’en Chine ce nombre correspond à 0,7% de la population et au Brésil, 4,8%.

Le défi pour la Chine a été de faire progresser 373 millions de personnes vivant avec  5,50 $ par jour (2015). C’est beaucoup, mais les progrès sont indéniables: en 1981, 98,3% de la population chinoise vivait avec moins que cela, et en 2015, 27,2%.

Le monde est fier des progrès accomplis dans la lutte contre la pauvreté, l’ONU a annoncé la réussite de l’objectif du Millénaire pour le développement dans ce domaine. Mais les données globales masquent le fait qu’il s’agit d’un phénomène principalement chinois. La Chine représente à elle seule plus de 70% de la réduction de la pauvreté dans le monde depuis les années 80.

La croissance économique était le grand remède anti-pauvreté en Chine. Deng Xiaoping s’est fixé pour objectif de quadrupler, d’ici 2000, le PIB chinois et le PIB par habitant de la Chine en 1980. Comme l’a dit l’économiste, Deng s’est avéré d’une exactitude spectaculaire. En 1995, le PIB avait quadruplé en termes réels, et en 1997, le PIB par habitant également. De nouveaux objectifs de croissance ont été annoncés et atteints. La croissance n’explique pas tout, mais sans elle, il n’y a pas d’espoir.

La croissance n’est pas non plus exempte de problèmes: la dégradation de l’environnement, les inégalités et la corruption sont des effets secondaires que le pays a aujourd’hui du mal à combattre. La Chine parle de plus en plus de la qualité plutôt que de la vitesse de croissance – d’autant plus qu’il est impossible de maintenir les taux antérieurs.

Le gouvernement chinois adopte un critère différent pour mesurer la pauvreté, qui s’avère plus strict que la norme internationale. Selon le gouvernement, fin 2018, il y avait encore 16,6 millions de personnes dans cette condition (plus de 10 millions par le dirigeant de la Banque mondiale en 2015). Certains experts estiment que pour lever la dernière vague de pauvreté, la Chine devrait croître d’au moins 6,2% en 2019 et 2020, ce qui pourrait être trop ambitieux dans les circonstances actuelles.

En 2019, la lutte contre la pauvreté a valu le prix Nobel d’économie à trois universitaires du sujet. À l’époque, la presse chinoise a publié un article qui disait alors que la Chine méritait vraiment le Nobel – parce que cela était devenu une réalité dans la pratique. Certes, le monde n’est pas disposé à encenser tout ce que le gouvernement chinois considère comme une réussite, mais dans la lutte contre la pauvreté, la Chine est probablement imbattable. À la fin de 2020, vous pouvez l’écrire, il y aura des célébrations. En plus de lutter contre la pauvreté, l’annonce de l’atteinte des objectifs est une spécialité locale.

Publié à l’origine dans Folha de S.Paulo

 

Une impressionnante démonstration de force secoue l’Inde alors qu’un cinquième de la population se met en grève

et un cinquième de la population indienne c’est pas Bécon les Bruyères… pourtant c’est le silence total de nos médias… Qui préfèrent quand ils ont Fabien Roussel sous la main le titiller sur le fait que le communisme n’intéresse plus personne…  Rien que l’influence des communistes en Inde, au Népal, au Vietnam et la Chine ça fait du monde… la France bien sûr y compris les dirigeants politiques se croient renseignés sur la question, mais le pédantisme inculte est hélas un de nos travers. Nul n’est parfait… (note de Danielle Bleitrach)

Environ un cinquième de l’immense population de l’Inde aurait participé à une grève aujourd’hui dans une démonstration étonnante de force contre les «politiques anti-populaires» du gouvernement.

La Centrale des syndicats indiens (Citu), représentant 250 millions de travailleurs, a coordonné l’action, qui, selon lui, était dirigée contre le Premier ministre «anti-travailleur» Narendra Modi.

Les syndicats sont en colère contre le programme néolibéral du gouvernement du BJP, qui comprend la privatisation des services publics et l’aggravation des conditions de travail.

La montée du chômage et l’aggravation de la crise économique, conjuguées à la colère contre les lois sur la citoyenneté, ont suscité un énorme soutien pour l’action à travers le pays, bien que des rassemblements et des protestations aient été attaqués par la police.

Dans une déclaration commune, Citu a critiqué le gouvernement pour avoir fait preuve de « mépris envers le travail » et pour n’avoir donné aucune assurance sur les revendications des travailleurs lors d’une réunion la semaine dernière.

Les syndicats ont présenté une liste de 12 revendications, y compris des mesures pour lutter contre le chômage, une meilleure assistance sociale et de meilleurs droits syndicaux.

Le gouvernement a riposté avec brutalité pour tenter de briser la grève. Il a mobilisé les forces de sécurité pour dégager les barrages routiers et a arrêté des grévistes.

Le responsable de la police de Bhubaneswar, Anup Shanoo, a confirmé: «Cinq cents manifestants appartenant à des syndicats et sympathisants du Congrès [du parti d’opposition le National indien] ont été arrêtés. Aucun incident fâcheux n’a encore été constaté dans la ville. »

Le Congrès national indien a condamné la politique «anti-peuple» du gouvernement. « L’économie est en chute libre, le chômage est endémique, le pays brûle et le BJP est complètement désemparé », a indiqué un communiqué du parti.

Le Parti communiste indien (marxiste) a félicité les travailleurs pour la «magnifique grève à travers le pays malgré les arrestations et l’oppression à grande échelle».

Il a déclaré que la nouvelle caractéristique de la grève dans toute l’Inde était la forte participation des travailleurs ruraux et agricoles, soulignant «la gravité de la détresse agraire».

Dans un communiqué, le CPI (M) a déclaré que les travailleurs et les étudiants redoubleraient d’efforts contre les «assauts fascistes» du gouvernement Modi avec l’action d’hier «ouvrant la voie à une unité encore plus large… à travers des luttes plus puissantes».

Le secrétaire général de la Citu, Tapan San, a félicité les travailleurs pour «s’être unis». Il a déclaré que la grève «avertit le gouvernement Modi qu’il ne peut négliger l’énorme colère du peuple contre sa politique de vente des intérêts du peuple et de la nation aux entreprises, nationales et étrangères» qu’à ses risques et périls.

« Les personnes qui font la grève sont en augmentation et ne se reposeront pas avant que l’on ait satisfait à leurs exigences. »