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Archives de Catégorie: civilisation

Ukraine : un pays d’analphabètes ? par Andreï Mantchouk

Bienvenue au club des peuples qui lisent de moins en moins, ceux qui lisent finissent par former un cercle fermé qui s’auto-entretient dans l’excellence supposée de ses goûts et de sa manière d’être. Les Ukrainiens sont d’autant plus choqués que l’URSS était bien différente… Au passage il est question « des événements révolutionnaires de mai 68 en France », j’ai des doutes sur le caractère révolutionnaire d’un tel événement (note de Danielle Bleitrach et traduction de Marianne Dunlop).

Украина: страна, где не умеют читать

28/11/2018

https://ukraina.ru/opinion/20181128/1021909509.html

 

La dégradation de l’éducation menace les Ukrainiens d’analphabétisme et de déculturation

 

Un Ukrainien sur trois n’a lu aucun livre au cours de la dernière année. C’est ce que montrent les résultats d’un sondage à grande échelle du Centre ukrainien Razoumkov d’études économiques et politiques, mené dans toutes les régions du pays pour connaître le niveau culturel et éducatif réel de ses habitants.

 

Les résultats de cette étude sont vraiment choquants et démontrent clairement que l’Ukraine peut revendiquer le titre déshonorant du pays d’Europe où on lit le moins. Outre ceux qui n’ont pas pris de livre entre leurs mains, un tiers des répondants ont lu au cours de l’année de un à cinq livres seulement. Le niveau de cinquante livres par an, qui est en général un niveau moyen pour une personne moderne, n’a été dépassé que par 2% des répondants. En outre, l’étude a principalement été menée dans les grandes villes, où il existe une forte concentration de citoyens instruits possédant de magnifiques diplômes universitaires.

 

Bien entendu, certains pourraient penser que les Ukrainiens orientés vers un avenir européen délaissent les livres au profit de la lecture sur supports électroniques. Hélas, selon le sondage, seulement 4% des répondants lisent et écoutent des livres électroniques et des livres audio quotidiennement, et 11% plusieurs fois par semaine. De plus, les deux tiers des répondants ne lisent jamais de textes sur des appareils électroniques en vogue. Alors que les tendances mondiales indiquent au contraire une croissance rapide de la popularité des livres électroniques et des livres audio dans presque tous les pays développés du monde.

 

En outre, les deux tiers des Ukrainiens qui ne lisent jamais ont avoué honnêtement aux sociologues n’éprouver ni le besoin ni le désir de lire des livres. En outre 11% ont déclaré que la raison pour laquelle ils ont renoncé de lire est le prix élevé des publications et 7% se sont plaints du manque de bons  livres, intéressants, de haute qualité et utiles, ce qui me fait saluer les censeurs patriotes qui ont interdit de faire entrer en Ukraine une longue liste de littérature subversive russe – depuis les œuvres du libéral Boris Akounine jusqu’aux  écrits du célèbre historien britannique Anthony Beevor.

 

«C’est le retour de l’obscurantisme» – dit un commentaire laconique sur le portail éducatif ukrainien Znai.ua. En effet, les données d’enquête du centre Razumkov ne font en réalité que rendre compte une fois de plus de la chute drastique du niveau éducatif et culturel des Ukrainiens. Selon les résultats de l’étude, les indicateurs non seulement quantitatifs, mais aussi qualitatifs de la lecture sont alarmants : la majorité des Ukrainiens qui lisent préfèrent les romans policiers, tandis que les classiques occupant la deuxième position sont talonnés par les romans d’amour ou d’aventures.

 

Mais il y a seulement un quart de siècle, l’Ukraine était à juste titre considérée comme l’une des républiques où on lisait le plus dans le pays du monde qui comptait le plus de lecteurs, à savoir l’ex-URSS. À cette époque, les Ukrainiens avaient un grand intérêt pour les livres: ils couraient après les éditions rares, faisaient la queue, collectaient du papier à recycler pour obtenir des bons de livres et essayaient de se procurer les publications rares par leur réseau d’amis. Et ceci en dépit du fait qu’à cette époque, les maisons d’édition avaient des tirages en nombre incroyable pour notre époque, en russe et en ukrainien.

 

En mai de l’année dernière, nous avons participé à une conférence de la gauche française, à l’occasion du cinquantième anniversaire des événements révolutionnaires de 1968. En discutant avec les Parisiens, j’ai raconté que dans mon enfance, j’avais lu le roman de Robert Merle consacré à la France, publié en ukrainien par la maison d’édition du Comité central des JC d’Ukraine. Les Français ne pouvaient pas y croire, car dans ce livre, on parle de manière très élogieuse des leaders étudiants antisoviétiques, tels Alain Krivine et Daniel Cohn-Bendit. Quand ils ont appris que le roman avait été publié dans la Kiev soviétique à cent mille exemplaires, ils ont dit que cela devait dépasser le tirage total des livres de cet auteur français renommé, publiés dans son pays.

 

Hélas, ces temps sont révolus. La plupart des librairies cultes et des échoppes de bouquinistes sont depuis longtemps transformées en restaurants et boutiques, et les maisons d’édition ukrainiennes sont en déclin permanent, malgré tous les privilèges et préférences accordés depuis des années par les hommes politiques patriotes. Il convient de noter que cela est dû non seulement à la pauvreté persistante, mais également à la politique d’autocensure. En effet, les petits éditeurs de niche préfèrent souvent imprimer un groupe assez restreint d’auteurs pas les plus talentueux, mais idéologiquement proches – à des fins de consommation par la même petite couche d’intelligentsia nationale.

 

En conséquence s’est formé un cercle fermé littéraire autonome qui circule dans son propre monde de présentations, conférences et expositions, recevant de généreuses subventions pour des œuvres patriotiques sur le thème de la «lutte de libération» de Skoropadsky et Petlioura, de l’Holodomor, de l’UPA, de l’ATO, de l’Euromaidan. Les écrivains ukrainiens contemporains se sont depuis longtemps transformés en machines politiques pour inciter à la haine et ont complètement cessé d’assumer leur fonction d’éducation du lecteur, qui y répond avec une indifférence totale à l’égard de leur travail biaisé et souvent médiocre. Et tout cela se superpose encore à la crise générale de l’éducation, gravement affectée par les « réformes » néolibérales des ministres Kvit et Grinevich.

 

Ce sont ces facteurs qui font de l’Ukraine un pays aux perspectives sombres, dans lequel on ne veut pas lire de livres. Cette réalité satisfait entièrement notre pouvoir, car des personnes limitées et mal éduquées, soigneusement formatées par la presse de propagande patriotique, peuvent facilement être manipulées et contrôlées. Cela signifie que la renaissance de l’Ukraine est impossible sans résoudre la question d’une nouvelle éducation des Ukrainiens, qui avait été résolue à l’époque soviétique. «Etudiez, mes frères! Pensez, lisez, apprenez des autres, sans renoncer à ce que vous êtes », ces célèbres paroles de Taras Chevtchenko sonnent aujourd’hui comme un véritable slogan politique qui jette un défi à la politique économique et aux limitations de la censure xénophobe.

 

Le but est de donner vie à ces mots – lire, penser, apprendre, en respectant tout le patrimoine le plus riche de la culture ukrainienne et mondiale.

Traduit par Marianne Dunlop pour Histoire & Société

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Géopolitique de la Science : la remontada chinoise bouleverse l’ordre ancien, par Sylvestre Huet*

Toujours l’excellente revue progressistes, cet article sur la manière dont la science chinoise a opéré une remontée qui bouscule l’ordre établi.iL faut s’abonner à cette revue qui est une des rares revue des communistes qui est non seulement informée, qui s’ouvre à des compétences indéniables et est fondamentalement progressistes au lieu de suivre l’idéologie dominante qui bien sur ne nous présentera jamais les réalisations du socialisme réel. Ce qui ne signifie en rien l’adhésion à un modèle.   (note de Danielle Bleitrach)

https://revue-progressistes.org/2019/01/06/geopolitique-de-la-science-la-remontada-chinoise-bouleverse-lordre-ancien-par-sylvestre-huet/#respond

Sylvestre Huet

Tel un bulldozer, la science chinoise bouscule les hiérarchies établies au siècle dernier. Elle s’impose comme une grande puissance de la science et promet d’en devenir une superpuissance tout en acquérant à grande vitesse son autonomie sur l’ensemble des fronts technologiques.

*Sylvestre Huet est journaliste scientifique.



L’émergence de la Chine comme géant de la science se lit dans les principaux résultats d’une étude bibliométrique1 fondée sur les données du Web of Science, rendue publique en avril dernier par le Haut Conseil de l’évaluation de la recherche et de l’enseignement supérieur (HCERES). Une étude de l’Observatoire des sciences et des techniques (OST), dirigé par Frédérique Sachwald, aujourd’hui un département du HCERES. Son intérêt est de synthétiser une évolution de quinze ans, de 2000 à 2015. Points saillants? Les États-Unis perdent leur hégémonie, éclatante il y a un demi-siècle. Le Japon s’écroule. Des pays émergent : Inde, Iran, Brésil, Corée du Sud. La France ? Elle ne pointe désormais qu’au 7e rang, dépassée par la Chine, mais aussi l’Inde, et ne représente plus que 3,2 % des publications scientifiques mondiales. Une autre étude, le rapport Science & Engineering Indicators 2018 de la National Science Foundation étatsunienne2, souligne l’envol spectaculaire de la Chine, passée de moins de 87 000 articles publiés en 2003 à 426 000 en 2016, année où le géant asiatique passe en tête de ce classement par pays.

La reine rouge
Au pays de la science mondiale, c’est comme dans celui de la Reine Rouge d’Alice au pays des merveilles : si tu ne cours point, ou pas assez vite, tu te fais dépasser. Du coup, tout le monde, ou presque, essaie de courir de plus en plus vite, de produire de plus en plus de connaissances scientifiques. En outre, les dirigeants politiques, souvent incapables de mesurer autrement que par des chiffres une activité quelconque, se sont mis en tête de mettre la pression sur les scientifiques de la recherche publique en les sommant de publier toujours plus et plus vite des « articles », résultats de recherches, dans des revues destinées à leurs collègues. Les « bons » chercheurs sont ceux qui publient le plus, croient-ils, ce qui est une vision très simpliste.
Résultat? Le nombre de publications scientifiques s’envole. « Un doublement» , annonce Frédérique Sachwald de l’OST, en fait d’un peu plus de 800 000 articles en 2000 on est passé à près de 1 800 000 en 20153. Cette inflation reflète d’abord l’augmentation du nombre des scientifiques en activité dans le monde comme de leurs moyens techniques (obtenir le séquençage du génome d’un organisme, et donc le publier, prend mille fois moins de temps et d’argent qu’il y a vingt ans), et partant des connaissances produites.
Si cette vision est pour l’essentiel correcte, il faut néanmoins la nuancer. La « digestion » par les communautés scientifiques de cette masse de résultats produits devient ainsi un problème crucial. Mais, surtout, cette inflation résulte aussi de problèmes sérieux : création en série de revues prédatrices dénuées de toute sélection des articles, saucissonnage des résultats d’expériences, publications prématurées, résultats non reproductibles, fraudes, mauvaises conduites… Lorsqu’elle est plutôt le résultat de la pression exercée par le pouvoir politique, soucieux de « productivité », cette inflation contribue à des dérives, fraudes et méconduites, dont la Chine n’est pas exempte.

Tragédie de la révolution culturelle
Si tout le monde court – voire accélère – à la même vitesse, les hiérarchies établies demeurent les mêmes. Mais si l’un accélère beaucoup plus que les autres, elles sont bouleversées. C’est ce qui s’est produit avec l’arrivée d’un nouveau coureur surpuissant : la Chine. Avec les réformes des années 1980, ce pays immense a, petit à petit, constitué une force de frappe scientifique. Ce fut difficile, la Chine pré-Mao ayant été dépecée et envahie par des puissances étrangères mettant à profit leur supériorité technologique, et la Chine de Mao ayant démoli ses premiers efforts dans l’enseignement supérieur et la recherche avec la tragédie de la Révolution culturelle, le pays ne pèse qu’à peine 1 % du total mondial en 1980. Mais depuis le début du XXIe siècle la machine à former scientifiques et ingénieurs monte en puissance année après année. Les laboratoires reçoivent des financements substantiels. Les échanges internationaux sont devenus la règle, favorisés par une diaspora chinoise (ou d’origine chinoise) abondamment présente dans les laboratoires des États-Unis ou d’autres pays.
Il y a quinze ans, des responsables politiques ou des collègues journalistes  – dont un correspondant en Chine ! – auxquels je faisais part de l’observation de la montée en puissance chinoise me rétorquaient : « C’est de la mauvaise science, de la copie. » À l’époque, il est vrai, la part chinoise des articles du « top » – les meilleures revues et le 1 % articles les plus cités – était encore très modeste. Ce n’est plus le cas. Même si la production chinoise affiche une performance moyenne inférieure à celle d’autres pays, son volume lui permet de pointer au 2e rang mondial, derrière les États-Unis, pour sa part du « top ». Depuis 2000, elle a dépassé dix pays dans ce classement des meilleurs articles, une remontada encore plus marquée que pour le nombre total d’articles. Les laboratoires chinois participent à toutes les aventures scientifiques de pointe, de la génétique à l’astrophysique… quand ils ne sont pas leader mondial comme pour la téléportation quantique par satellite. Leurs copublications avec les autres pays – notamment en mettant à profit la diaspora chinoise aux États-Unis – montrent leur insertion dans la communauté scientifique mondiale et boostent leurs résultats dans les classements fondés sur le nombre de citations.
La première place de la Chine en nombre de publications n’en fait pas encore le véritable numéro un de la science mondiale, surtout si l’on compte l’Union européenne comme un « pays », qui prend alors la tête. En outre, la baisse récente (depuis 2014) des publications des États-Unis et des pays de l’Union européenne est un effet en trompe-l’œil. Elle s’explique en partie par l’accroissement très rapide des articles publiés en coopération internationale – ce qui aboutit à un décompte fractionnaire de chacune de ces publications, diminuant le total de chaque pays. Or, si les copublications internationales sont passées de 15 à 23 % du total, ce mouvement est encore plus accentué en Europe et aux États-Unis. Ainsi, en France, les copublications (avec les pays de l’UE et hors UE) représentent nettement plus de la moitié du total.

La fraude en Chine
La rapidité de cette évolution produit manifestement dans les laboratoires des effets pervers, dont la fraude majeure et tout l’éventail des « méconduites scientifiques » et autres manquements à l’intégrité possibles : articles bidon, signatures d’auteurs fantômes, revues dites « prédatrices » qui attirent des scientifiques corrompus… La liste est longue. Même si elle ne doit pas illusionner, la science chinoise est pour l’essentiel « normale ». La revue Tumor Biology a ainsi mis à la poubelle en 2017 plus de cent articles d’un coup, tous frauduleux via un système astucieux contournant la « revue par les pairs ». Les auteurs chinois étaient parvenus à faire relire leurs articles par des pairs fantômes, dupant la revue4, un type de fraude particulièrement prisé en Chine. L’origine de cette fraude massive ? Une décision stupide du gouvernement chinois consistant à décider de la carrière des médecins des hôpitaux publics sur la base de leurs publications scientifiques. Mais l’intérêt de cette histoire réside surtout dans sa suite.
Le gouvernement chinois a en effet réagi de manière très vigoureuse à cette fraude massive en déclenchant une enquête judiciaire approfondie qui a concerné plus de 500 scientifiques5. L’affaire s’est terminée par un procès spectaculaire dont le site web Rédaction médicale et scientifique, tenu par Hervé Maisonneuve, présentait ainsi le bilan : « Sur les 521 auteurs impliqués, 11 ont été jugés innocents avec 24 encore sous enquête. Parmi les auteurs restants, 486 auteurs ont été reconnus coupables d’inconduites à différents niveaux. Un total de 102 personnes ont été principalement responsables, 70 responsables secondairement et 314 n’ont pas participé à la fraude, selon un responsable du ministère chargé de l’application des règles. Les 314 auteurs, déclarés non coupables de fraude, mais ayant des programmes de recherche ou des récompenses, ont été accusés de négligences dans la gestion des recherches académiques et des publications. Parmi les 107 articles rétractés, deux étaient des plagiats, l’un a été rétracté par erreur et ses auteurs étaient innocents. Au total, 101 articles ont été fabriqués, dont 95 ont été examinés par des experts fabriqués (fraude au peer-review avec de fausses adresses email). Douze articles ont été achetés auprès d’institutions tierces. »

Bibliothèque du centre culturel Binhai
Bibliothèque du centre culturel Binhai ouverte à Tianjin depuis octobre 2017.

Une géopolitique de la Science bousculée
Les chiffres de la géopolitique de la science disent une transformation du monde que l’on peut résumer en quelques remarques (très) lapidaires. Dans les sciences, les technologies, l’économie, la géopolitique…, la Chine reprend la place que lui donne sa démographie. Dans le monde de demain, son statut de superpuissance sera une donnée de base. Traduire ce rapport des forces des publications scientifiques en puissance scientifique et technologique serait toutefois abusif. Il reflète plus précisément l’effort de publications académiques des équipes de recherche financées sur fonds publics. Si c’est la base de la puissance scientifique et technologique que recherchent les pouvoirs publics, cette dernière provient également d’autres facteurs : l’effort de recherche privé, la capacité à concentrer les efforts, le lien avec les industriels opérant dans les secteurs de haute technologie et y disposant de positions fortes (la domination étatsunienne sur les technologies numériques en est un exemple frappant), et surtout la durée passée de la maîtrise scientifique et technique. Si ces facteurs ne jouaient pas, l’Union européenne serait en situation de nette domination face aux États-Unis depuis dix ans, mais l’écart favorable en production académique dont elle bénéficie ne se traduit pas dans les dimensions industrielles de la technologie où les deux puissances sont plutôt à parité globale.
Un exemple frappant de la capacité de la Chine à « transformer l’essai scientifique en puissance technologique » est la mise en service du premier réacteur nucléaire de 3e génération, l’EPR de Taishan, dont EDF a 30 % des parts. Mais le plus significatif n’est pas la rapidité du chantier (commencé deux ans après celui de Flamanville, il est déjà en service). Le plus important est ceci : le premier EPR chinois a été construit avec une cuve et des générateurs de vapeur achetés à Areva, le second, presque terminé, l’a été avec une cuve et des générateurs de vapeur fabriqués en Chine. L’étape suivante, c’est le réacteur de 3e génération Hualong, 100 % chinois, tant pour la conception que pour la construction… et déjà proposé à l’exportation en Grande-Bretagne. Les entreprises françaises seront au mieux sous-traitantes dans l’opération.
Hégémoniques en 1990, après l’éclatement du bloc soviétique, les États-Unis ne peuvent plus espérer dominer le monde, même s’ils demeurent très puissants. Les pays d’Europe peuvent, ensemble et coordonnés, constituer une puissance mondiale de premier plan puisque l’UE est… la première productrice de science. En revanche, isolés, ils seront des acteurs d’abord de second rang, puis de moindre importance au fur et à mesure que d’autres pays s’approprieront sciences et technologies. D’ailleurs, c’est grâce à leur coopération serrée qu’ils ont réussi à se hisser aux premiers rangs dans les domaines de la physique des particules, de l’astronomie ou des technologies spatiales.
Sciences et technologies de pointe sont encore hors de portée de la plupart des pays d’Afrique, d’une bonne partie de l’Asie ou de l’Amérique latine. C’est un problème mondial. Car la résolution de leurs difficultés économiques, sociales et culturelles – lesquelles vont jusqu’à la guerre et la sous-alimentation qui provoquent des migrations massives non voulues – ne se fera pas à technologies constantes pour la production agricole, industrielle et l’aménagement urbain en croissance explosive.
La question du transfert de savoirs et de technologies doit donc être posée autrement que dans le cadre d’échanges marchands. Soutenir la formation d’une capacité scientifique et technologique dans les pays du Sud les plus en difficulté devient un impératif mondial si l’on veut affronter les défis du changement climatique, de la gestion des ressources naturelles et de la paix.

  1. Rapport sur la position scientifique de la France dans le monde, 2000-2015
  2. Science & Engineering Indicators 2018
  3. Les palmarès de déposants de brevets
  4. Science Mag : China cracks down after investigation finds massive peer-review fraud
  5. China Focus: China announces result of academic fraud investigation

 

 
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Publié par le janvier 27, 2019 dans Chine, civilisation, sciences, SOCIETE, THEORIE

 

13 des plus belles mosaïques de rue vestiges de l’URSS

 

Le gouvernement argentin prend l’argent des retraités pour payer leurs dettes

Il se passent les recettes, que penser d’un système planétaire qui bafoue la souveraineté des peuples pour continuer à ce que 26 personne possèdent la moitié des biens de l’humanité, un système qui accumule toujours plus d’armes alors qu’il y a déjà de quoi faire sauter la planète; un système qui prétend se perpétuer en attaquant les personnes âgées sous prétexte qu’elles ne peuvent pas se défendre. Ce système c’est le capitalisme, il est temps qu’il cède la place. (note et traduction  de Danielle Bleitrach)

Le 26 décembre, le gouvernement de Macri a pris 86 milliards de pesos de la caisse de retraite en guise de prêt pour sa gestion.

Le 26 décembre, le gouvernement de Macri a pris 86 milliards de pesos de la caisse de retraite en guise de prêt pour sa gestion. | Photo: EFE

Publié le 25 Janvier 2019 (il y a 15 heures 32 minutes)

Le gouvernement de Mauricio Macri a de nouveau prélevé des fonds auprès de retraités pour financer les dettes de son administration. Au moyen d’un bon du Trésor, il a perçu 10 000 millions de pesos de l’administration nationale de la sécurité sociale ( Anses ).

La mesure a été publiée ce vendredi au Journal officiel de la résolution 6/2019 du ministère des Finances et du ministère des Finances, ont rapporté les médias locaux.

En outre, la mesure indique que la dette aura une échéance de 182 jours, expirera le 29 juillet 2019 et portera un taux d’intérêt équivalent à la moyenne de ce que les lettres de capitalisation indiquent (Lecap).

« Ce sera l’équivalent à la moyenne arithmétique simple des taux nominaux annuels (TNA) de bons du Trésor capitalisée dans Pesos ou pour les remplacer à l’avenir, sur la base des cours de clôture publiés par le Open Market électronique (MAE) pour la terme plus proche de 90 jours, qui ne peut être inférieur à 60 jours ni supérieur à 120 jours « , souligne la résolution.

L’ année dernière , en Décembre, le gouvernement de Macri avait pris des fonds de retraités pour financer le déficit dans sa gestion. À cette occasion, le montant était de 86 000 millions de pesos.

>> Le  FMI attaque la politique des retraites en Argentine

 

N’oubliez pas qu’en son temps Martin Luther King a déjà été dénoncé comme étant un extrémiste (un communiste)

Martin Luther King Jr. s'adressant à la foule de manifestants devant le Lincoln Memorial lors de la Marche pour Washington pour l'emploi et la liberté en 1963
Martin Luther King Jr. s’adressant à la foule de manifestants devant le Lincoln Memorial lors de la Marche pour Washington pour l’emploi et la liberté en 1963
Francis Miller – La collection d’images LIFE / Getty Images

Par JEANNE THEOHARIS

Mis à jour le: 12 janvier 2018 12h29 HE

À l’approche du jour où l’Amérique va célébrer le jour  de Martin Luther King Jr. D, le discours de King « I Have a Dream » lors de la marche sur Washington sera certainement célébré et retransmis à travers les États-Unis. Dans l’imaginaire populaire d’aujourd’hui, la marche sur Washington est l’un des plus importants des événements américains du XXe siècle – le pouvoir de la démocratie américaine s’est concrétisée grâce au quart de million de personnes réunies dans le National Mall et à la majesté du discours de King prononcé en août.

À l’époque, cependant, ce n’était pas le cas. En 1963, la plupart des Américains désapprouvèrent cet événement, de nombreux membres du Congrès le considéraient comme potentiellement séditieux et l’application de la loi par la police locale du FBI consistait à l’espionner heure après heure (sous le nom de code Operation Steep Hill). En effet, c’est après le discours de King à la marche sur Washington que le FBI – avec l’approbation du président Kennedy – a décidé de renforcer la surveillance exercée sur le leader des droits civiques. Avec un FBI qui décrivait alors King comme « démagogue » et « le plus dangereux. pour la nation. . . du point de vue. . . de la sécurité nationale », le procureur général Robert Kennedy a approuvé la surveillance intrusive de ses logements, bureaux, téléphones et chambres d’hôtel, ainsi que de ceux de ses associés.

Le mouvement des droits civiques était profondément impopulaire à l’époque. La plupart des Américains pensaient que cela allait trop loin et que les activistes du mouvement étaient trop extrémistes. Certains pensaient que ses objectifs étaient erronés d’autres que les militants s’y prenaient mal – et la plupart des Américains blancs étaient satisfaits du statu quo. Et ainsi, ils ont critiqué, surveillé, diabolisé et parfois criminalisé ceux qui contestaient la situation, tout cela rendait la dissidence dangereuse. La plupart des hommages et des compréhensions modernes du journal du mouvement au cours des décennies où des activistes tels que Martin Luther King, Rosa Parks et des dizaines de leurs camarades ont été critiqués par leurs concitoyens et ciblés comme «non américains», non seulement par des politiciens du Sud, mais également par le gouvernement fédéral. .

Dans les années 1960, la grande majorité des Blancs du Sud et du Nord désapprouvaient la tactique du mouvement. Dans un sondage Gallup mené en mai 1961, seuls 22% des Américains approuvaient ce que faisaient les Freedom Riders et 57% d’entre eux affirmaient que les «sit-in aux comptoirs-repas, les bus pour la liberté et d’autres manifestations organisées par des Noirs nuisaient à leurs chances d’obtenir des résultats. juste avant la marche sur Washington, Gallup a constaté que 23% seulement des Américains avaient un avis favorable sur le projet de manifestation pour la défense des droits civils.

De peur que nous voyons cela comme la réaction des Sudistes en train de baiser  l’échantillon national, en 1964, il faut mesurer qu’un an avant l’adoption de la Loi sur les droits de vote -le New – York Times, dans un sondage faisait état d’une majorité (57%) des New-Yorkais qui avait  déclaré que le mouvement des droits civiques était allé trop loin. « Tout en niant tout préjugé profond », le Times rapporte, «un grand nombre de personnes interrogées ont utilisé les mêmes termes pour exprimer leurs sentiments. Ils ont dit que les nègres avaient «tout reçu sur un plateau d’argent» et une «discrimination inverse» à l’encontre des Blancs. » 54 % des personnes interrogées ont estimé que le mouvement allait« trop vite » et 80% se sont opposés aux jumelages d’écoles pour promouvoir la déségrégation dans les écoles publiques de la ville de New York.

Alors que beaucoup de gens de toutes les races admiraient King et Parks dans les années 1960, ce n’était pas le cas de la majorité des Américains et ces derniers estimaient que le mouvement des droits civiques était à la fois faux et inutile.

Des activistes comme King et Parks ont été insultés, traités de rouge et appelés extrémistes à leur époque. Lors de la marche entre Selma et Montgomery, en 1965, les White Citizens Councils avaient collé d’immenses panneaux publicitaires le long de la route dans laquelle King et Parks étaient photographiés en train d’assister à une «école de formation communiste» (en fait, la Highlander Folk School). Lorsque le membre du Congrès nouvellement élu, John Conyers, décida d’engager Rosa Parks dans son bureau de Détroit en 1965, il fut submergé de courrier incitant à la haine, d’appels de menaces, de pastèques, de poupées vaudou et d’autres babioles racistes, informant Parks et Conyers qu’elle n’était pas souhaitée. La dernière fois que King et Parks se sont revus lors d’un discours prononcé par King en mars 1968 dans l’élite banlieue de Détroit, à Grosse Pointe (Michigan), un mois avant son assassinat, King dit que c’était la plus grande perturbation qu’il ait jamais eu à affronter lors d’une réunion a rapporté plus tard News. Il a été traité de traitre tellement de fois ce soir-là, il a finalement déclaré: «Nous allons avoir une période de questions et réponses, et. . . si vous pensez que je suis un traître, vous aurez alors l’occasion de me poser des questions sur ma traitrise .  »

Alors que le monde honore la vie de King, il est devenu plus aisé de célébrer le mouvement des droits civiques des années 1960 comme si ses dirigeants n’étaient pas controversés, sauf au sein d’une petite minorité raciste. Aujourd’hui, des mouvements de défense des droits civiques modernes tels que Black Lives Matter font face à des accusations «d’extrémisme» supposées, le FBI a identifié l’extrémisme de l’identité noire comme une nouvelle menace intérieure, et le président a blâmé le quarterback de la NFL, Colin Kaepernick, pour avoir «manqué de respect à notre pays . » Nous oublions commodément que King et Parks ont été inculpés de la même manière, manquant ainsi les continuités historiques dans la manière dont les critiques noirs de l’injustice américaine ont été traités alors et maintenant.

Les historiens expliquent comment le passé informe le présent

 

Jeanne Theoharis est professeure émérite de sciences politiques au Brooklyn College of CUNY et auteure du livre primé The Rebellious Life of Mrs. Rosa Parks .

Presse balise

Son nouveau livre Une histoire plus belle et plus terrifiante: les utilisations et les abus des droits civiques est paru le 30 janvier chez Beacon Press.

Contactez-nous à editors@time.com .

 

Jack Ma, l’homme le plus riche de Chine, est aussi membre du parti communiste

Le fondateur d’Alibaba déclarait en 2007 que sa « philosophie est d’aimer le gouvernement, mais de ne jamais [se] marier avec lui ». Mais le fait est que sa récente démission de PDG, longuement préparée en accord avec le gouvernement chinois, nous montre à quel point le socialisme de marché reste à comprendre, mais les capitalistes chinois peuvent être assez spéciaux, comme je dois dire la création de cellules du parti dans les entreprises. Celui qui dit qu’il sait est un imbécile et comme je le disais à mes étudiants, la phrase la plus intelligente du monde est « je ne sais pas », si vous ne la prononcez pas vous n’êtes pas en situation d’apprentissage et de compréhension. (note de Danielle Bleitrach)

Par Frédéric Lemaître Publié le 28 novembre 2018 à 11h12 – Mis à jour le 28 novembre 2018 à 11h35

Jack Ma, fondateur d’Alibaba, le 26 octobre 2018.
Jack Ma, fondateur d’Alibaba, le 26 octobre 2018. STR / AFP

Jack Ma, fondateur d’Alibaba, est donc membre du Parti communiste. C’est Le Quotidien du peuple, l’organe du Parti communiste chinois, qui révèle cette information mardi 27 novembre en publiant une liste de 100 personnalités qui ont favorisé le processus de « réforme et d’ouverture » de la Chine. Le journal ne précise ni à quel moment l’homme le plus riche de Chine – sa fortune est estimée à 31 milliards d’euros – a adhéré au PCC, ni, bien sûr, le montant de sa cotisation.

Cette révélation ne constitue qu’une demi-surprise. Jack Ma a beau avoir déclaré au forum de Davos en 2007 que sa « philosophie est d’aimer le gouvernement, mais de ne jamais me marier avec lui », sa proximité avec le parti ne faisait aucun doute. Lors de visites de dirigeants étrangers, un détour par le siège d’Alibaba est désormais presque aussi fréquent que ne l’était, naguère, une escapade à la Grande Muraille.

Quelques libertés avec la règle

Depuis 2000, le Parti communiste s’est ouvert aux capitalistes, « ce qui est une façon de les inclure, mais aussi de les contrôler », note le sinologue Jean-Pierre Cabestan, de l’université baptiste de Hongkong. Surtout depuis l’arrivée au pouvoir de Xi Jinping, président de la République et secrétaire général du parti. Désormais, les entreprises privées doivent être dotées d’une cellule du parti. Ce qui est le cas d’environ 75 % d’entre elles, y compris quand elles sont détenues par des étrangers.

Dimanche 25 novembre, l’agence de presse officielle Chine Nouvelle a d’ailleurs rappelé que ces cellules du PCC doivent « guider et superviser l’entreprise afin qu’elle respecte scrupuleusement les lois et règlements nationaux ». Mais Jack Ma prend manifestement quelques libertés avec la règle. Dimanche, le South China Morning Post, ce quotidien de Hongkong racheté par l’homme d’affaires, publiait un article iconoclaste, critiquant la présence du parti au sein des entreprises, néfaste selon lui au pays, parce que, du coup, le secteur privé risque de se comporter comme le secteur public.

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Citant quelques patrons chinois qui avaient publiquement fait allégeance au parti, l’auteur concluait : « Les cellules du Parti communistes deviennent des amulettes contre les menaces politiques. » Manifestement, le South China Morning Post reste à l’abri de certaines pressions. Jusqu’à quand ? Jack Ma prend sa retraite en 2019.

Frédéric Lemaître (Pékin, correspondant)
 

Selon Oxfam, les vingt-six plus riches détiennent autant d’argent que la moitié de l’humanité

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Il me paraitrait intéressant de voir comment chaque pays en use avec ces fortune démentes, le cas de la Chine mérite d’être mieux connu, il invite à construire des paramètres d’observation: quel type de contrôle l’Etat chinois exerce-t-il sur ces fortunes, à travers le plan qui définit les lieux d’investissements, autant que le contrôle plus difficile de la corruption et de l’évasion fiscale, et enfin l’e’ssentiel la mise en regard de ces fortune avec l’enrichissement ou plutot la moyenne aisance de l’ensemble de la population, nous sommes devant des cas différents du lien entre ces multinationales qui partent à l’assaut de l’innovation et des technologies ou simple cancers financiers spéculatifs…. cela dit ce n’est plus Bille Gates la première fortune du monde, quant à Forbes source du classement je ne lui fais qu’une confiance très limitée… Mais le mouvement d’enrichissement est t-out à fait crédible(note de Danielle Bleitrach)

 

A l’occasion de la publication de son rapport annuel, l’ONG appelle les Etats à taxer les plus riches. La fortune des milliardaires a augmenté de 900 milliards de dollars en 2018.

Le Monde avec AFP Publié aujourd’hui à 03h46, mis à jour à 06h37

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La concentration de la richesse s’est encore accentuée en 2018 : vingt-six milliardaires ont désormais entre leurs mains autant d’argent que la moitié la plus pauvre de l’humanité, a dénoncé, dimanche 20 janvier, l’ONG Oxfam.« Le fossé qui s’agrandit entre les riches et les pauvres pénalise la lutte contre la pauvreté, fait du tort à l’économie et alimente la colère dans le monde », a affirmé Winnie Byanyima, la directrice exécutive d’Oxfam International.

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Les gouvernements « doivent s’assurer que les entreprises et les plus riches paient leur part d’impôts », a-t-elle ajouté, à l’occasion de la publication du traditionnel rapport annuel de l’ONG sur les inégalités mondiales en amont du Forum économique mondial (WEF, World Economic Forum) qui se tient jusqu’à vendredi à Davos (Suisse).

Le nombre de milliardaires a doublé depuis 2008

Quant à l’homme le plus riche du monde, Jeff Bezos, le patron d’Amazon (112 milliards de dollars en 2018, soit 98,5 milliards d’euros), 1% de sa fortune correspond au « budget de santé de l’Ethiopie », insiste Oxfam.

D’une manière générale, la fortune des milliardaires dans le monde a augmenté de 900 milliards de dollars en 2018, soit au rythme de 2,5 milliards par jour, alors que celle de la moitié la plus pauvre de la population de la planète a chuté de 11 %.

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Le nombre de milliardaires a d’ailleurs doublé depuis la crise financière de 2008, a souligné Oxfam, constatant que « les riches bénéficient non seulement d’une fortune en pleine expansion, mais aussi des niveaux d’imposition les moins élevés depuis des décennies ».

« Si la tendance était inversée, la plupart des gouvernements auraient suffisamment de ressources pour financer les services publics », a souligné l’ONG qui estime que « la richesse est tout particulièrement sous-taxée ». Elle a ainsi précisé que sur 1 dollar d’impôt sur le revenu, seulement quatre centimes proviennent de la taxation de la richesse.

La taxation des plus riches fait débat

Selon Oxfam, qui estime que les plus riches cachent au fisc 7 600 milliards de dollars, dans certains pays comme le Brésil ou le Royaume-Uni, « les 10 % les plus pauvres paient désormais des impôts plus élevés en proportion de leurs revenus que les plus riches ».

Ce rapport est publié à un moment où la taxation des plus grandes fortunes suscite des débats dans plusieurs pays.

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En France, le mouvement des « gilets jaunes » a relancé le débat sur la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par le président Emmanuel Macron. Aux Etats-Unis, la députée démocrate Alexandria Ocasio-Cortez, fraîchement élue, a proposé de taxer à 70 % les plus riches, obtenant le soutien du prix Nobel d’économie (2008) Paul Krugman.

 
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Publié par le janvier 20, 2019 dans civilisation, Economie, INTERNATIONAL