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Archives de Catégorie: Asie

Lavrov accuse: sous le prétexte du Maïdan se déroule un plan de stratégie géopolitique

133 La situation est de plus en plus dangereuse.. Le pouvoir de Kiev, totalement irresponsable et dépassé, est en train d’obtenir le statut d'"allié privilégié" des Etats-Unis ce qui peut se traduire par une intervention armée de ces derniers pour suppléer aux carences de l’armée ukrainienne même déjà aidée par des mercenaires.

Le ministre russe des affaires étrangères a considéré que le fait que Kiev rejetera le dialogue avec la région du sud-est de l’Ukraine est la principale raison du conflit dans le pays.

"Nous considérons cela parce que les autorités ukrainiennes refusent systématiquement de parler respectueusement avec le sud-est du pays, refusent de s’asseoir à la table des négociations pour entamer un dialogue sur toutes les questions de l’Etat ukrainien, en particulier en ce qui concerne la réforme constitutionnelle," dit-il.

Il a noté que le plan de paix de Poroshenko repose sur l’exigence que les forces d’auto-défense abandonnent. "Ce plan a littéralement conditionné la trêve à la capitulation des forces d’autodéfense, à qui ils ont dit: « Vous avez quelques jours de trêve, pour déposer les armes ».

« Les autorités de Kiev voient dans le plan de paix de Poroshenko, avant tout, un outil pour augmenter le soutien des occidentaux aux actions militaires des autorités ukrainiennes, à l’aide d’aviation, artillerie et autres armes lourdes pour parvenir à une victoire militaire, » dit-il. « Les civils meurent de faim en Ukraine, il y a une violation grave du droit international humanitaire, » a-t-il ajouté. Lavrov a déclaré que la possible décision des Etats-Unis d’apporter un soutien militaire de Kiev ajouterait de l’essence sur le feu et pousserait au paroxysme les instincts militaires de Kiev ».

Les sanctions contre la Russie

Lavrov a critiqué le manque d’initiative politique occidental visant à résoudre la situation en Ukraine. « On entend seulement des demandes de la Russie et les menaces de sanctions », dit-il. « Avec l’excuse du Maidan, a commencé un projet géopolitique pour « tenir » l’Ukraine, » a-t-il ajouté.

Selon lui, les pays de l’Union européenne ne sont pas enthousiasmés par l’obligation d’imposer des sanctions contre la Russie, ils préféreraient une solution politique.

"En raison de cette attitude des partenaires occidentaux, la Russie peut devenir plus indépendante, et c’est également utile," dit-il.

Tentative de limiter la transmission de la chaîne RT

Lavrov a déclaré que la Russie veut que le monde sache ce qui se passe réellement dans le sud-est de l’Ukraine et a déclaré que Moscou craint la tentative de limiter la transmission de la chaîne RT au Royaume Uni. « Je pense que c’est une manifestation flagrante de la censure», a déclaré le ministre russe.

En outre, il a ajouté que Moscou a bon espoir que les données des médias occidentaux sur la situation en Ukraine ne soient pas censurées.

« J’espère que les autorités du Royaume-Uni ou de tout autre pays n’impliquent pas les médias dans leur jeu politique, les obligeant à s’adapter aux conditions de la situation économique d’un gouvernement », a-t-il ajouté.

L’enquête sur la tragédie du Boeing 777

Selon Lavrov, Moscou préconise une enquête rapide sur la tragédie du Boeing 777 malaisien, sous les auspices des Nations Unies et met en garde contre les tentatives de réaliser des contacts "séparés" avec Kiev à ce sujet.

« Nous sommes inquiets du fait que certains de nos partenaires tentent d’exploiter les travaux pratiques de l’organisation de la recherche dans les contacts bilatéraux avec les autorités ukrainiennes, » a déclaré le chef de la diplomatie russe. « Je ne veux pas accuser n’importe qui, mais j’espère que personne ne tente de supprimer leurs preuves, » a-t-il ajouté.

Selon le chef de la diplomatie russe, les déclarations de Kiev sur la cessation des activités militaires sur le lieu de l’accident de l’avion de la compagnie malaisienne pas n’ont pas été suivies d’effets. « Ce qui a été annoncé après la catastrophe, c’est-à-dire, un moratoire sur les opérations militaires dans un rayon, je crois, de 40 kilomètres de l’endroit de l’accident, était une bonne étape, mais tout comme de nombreuses autres déclarations que nous avons entendues de Kiev et en général, que nous avons soutenues, cela ne s’est pas traduit dans la pratique », a-t-il expliqué.

La mission d’observation de l’OSCE
Le ministre des affaires étrangères a déclaré que Moscou espère le déploiement de la mission d’observation de l’OSCE à la frontière de la Russie avec l’Ukraine et a exhorté les Etats-Unis à ne pas les empêcher. Le ministre russe a indiqué que les experts de l’OSCE peuvent utiliser tout moyen technique, y compris les aéronefs sans pilote, pour surveiller la situation à la frontière entre la Russie et l’Ukraine.

"[La mission de l'OSCE] peut être équipée avec tous les dispositifs d’observation. Il est, après tout, les données d’observation par satellites, que n’importe quel pays peut partager avec l’OSCE", a déclaré. En outre, il a ajouté que « nous ne vivons pas à l’âge de pierre », et « dire que nous cachons quelque chose ou nous pouvons le cacher n’est pas sérieux ».

La Russie espère, a-t-il poursuivi, l’arrivée des observateurs de la Mission de l’OSCE à la frontière avec l’Ukraine pour dissiper les doutes sur l’utilisation alléguée de points de contrôle frontaliers de fournir des armes.

 
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Publié par le juillet 29, 2014 dans Amérique, Asie

 

Pékin met en garde contre les conclusions précipitées à propos du crash

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PEKIN, 18 juillet (Reuters) – L’agence Chine nouvelle officielle a jugé vendredi que les pays occidentaux allaient un peu vite en besogne en impliquant la Russie dans la destruction du Boeing de la Malaysia Airlines qui a fait 298 morts jeudi soir dans l’est de l’Ukraine.

"Si l’avion a bien été abattu par un missile, les auteurs devront être traduits en justice en dépit de leurs mobiles ou de leurs excuses, car ce sera une attaque terroriste intolérable", écrit l’agence officielle chinoise dans une dépêche en anglais.

Chine nouvelle critique les responsables américains ou australiens qui ont pointé du doigt, trop vite selon elle, les rebelles pro-russes avec le soutien des renseignements russes.

"L’accusation était apparemment précipitée car les responsables ont admis qu’ils ne savaient pas, pour l’instant, qui est responsable de cette attaque, tout en condamnant l’intervention militaire russe."

Le ministère chinois des Affaires étrangères a exprimé sa consternation et présenté ses condoléances aux familles des victimes du vol MH-17, dans un communiqué posté sur son site. (Michael Martina; Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

 
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Publié par le juillet 23, 2014 dans Asie, guerre et paix

 

The washington post : l’agence secrète chinoise qui mène la lutte la plus intense contre la corruption de la Chine moderne.

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BEIJING — Aucun signe ne distingue le bâtiment beige terne dans une artère animée dans le centre de Beijing. Il n’y a rien qui indique que dans ses murs se trouve l’Agence la plus redoutée en Chine par les membres du parti communiste.

http://www.washingtonpost.com/world/asia_pacific/secretive-agency-leads-most-intense-anti-corruption-effort-in-modern-chinese-history/2014/07/02/48aff932-cf68-11e3-937f-d3026234b51c_story.html?tid=sm_fb

L’établissement a un nom obscur — la Commission centrale pour l’Inspection de la Discipline. Mais depuis un an et demi, depuis Xi Jinping est devenu le dirigeant de la Chine, il est devenue son arme principale dans une campagne de lutte contre la corruption qui est allé plus loin que tout autre dans l’histoire moderne du pays.

La campagne vise à nettoyer l’image du parti — tellement salie que certains dirigeants craignent que ce mépris pourrait menacer leur emprise sur le pouvoir. Il semble également destiné à consolider la puissance de Xi. L’affaiblissement des factions rivales, il a utilisé la commission et, plus largement, a avertit quiconque pourrait contester son ordre du jour.

L’Agence de lutte contre la corruption a existé sous diverses formes depuis 1927. Mais pour une grande partie de son histoire, ses enquêtes étaient souvent perçues comme des prétextes, utilisés pour justifier l’expulsion des cadres subalternes ou de hauts fonctionnaires qui avaient perdu dans les luttes internes pour le pouvoir.

Maintenant, ses enquêtes sont devenus beaucoup plus agressives et médiatiséet l’Agence s’en prend aux dirigeants de rang supérieur. La commission est discrète et très cloisonnée, mais plusieurs membres du personnel actuel et anciens responsables du parti ont parlé de ses opérations sous le couvert del’anonymat.
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Voici certains des politiciens les plus connus qui ont été inspectés par la Commission centrale pour l’Inspection de Discipline (CCBP), organisme de lutte contre la corruption de la Chine.

« Cela n’ a pas d’équivalent occidental, » a déclaré Chris Johnson, haut ancien de la CIA analyste de Chine. «avec des éléments du FBI, département du Trésor américain, Service Secret et GAO [Government Accountability Office]. »

La commission chinoise a beaucoup plus de latitude que les agences américaines et est beaucoup plus politisée. Elle fonctionne entièrement en dehors du système juridique, comme un mécanisme de justice au sein du parti communiste. Ses enquêteurs n’ont pas à saisir les éléments de preuve. Et elle a le pouvoir d’emprisonner et d’interroger n’importe quel membre officiel du parti.

Bien qu’elle initie la pire punition officielle que la commission peut infliger des cadres du parti, ses enquêtes sont souvent transférés après coup à la branche judiciaire, où les fonctionnaires expulsés reçoivent habituellement delourdes peines .

Maintenant, la commission semble sur le point d’abattre sa cible la plus grande : Zhou Yongkang, un membre du Comité permanent supérieur dirigé par Xi.

Certains membres du parti craignent que l’enquête de Zhou et autres cas qu’il peut tenir, pourraient détruire l’équilibre entre factions qui a garanti la stabilité politique en Chine.

« Ils sont s’aventurer plus loin que tout ce qu’ils ont fait jusqu’ici » a déclaré un responsable, qui a déjà travaillé avec la commission. « C’est une ligne délicate, que celle de cette campagne de lutte contre la corruption et qui mène jusqu’au sein du parti qui risque de bouleverser tout le reste. »

Une autre campagne

Système politique de parti unique de la Chine et son économie planifiée ont longtemps fourni un terrain fertile pour la corruption. Il y a peu de contrôles sur le pouvoir avec un système juridique autonome, l’indépendandance des médias ou une opposition politique légale.

Chaque dirigeant chinois dans le dernier demi-siècle a déclaré des guerres contre la corruption, des campagnes sans mordant qui souvent onfait long feu rapidement.

La Campagne de XI a été différente. Chaque semaine, de nouveaux fonctionnaires ou de cadres supérieurs d’entreprises publiques ont été mis en examen. Les annonces partent souvent les petits détails, mais les blogueurs et autres citoyens se sont précipités pour combler les vides, décrivant les villas de luxe des dirigeants chinois et leurs nombreuses maîtresses.

L’exploit plus impressionnant de la commission, cependant, a été son takedowns des "tigres", ou des responsables du parti de haut niveau. L’An dernier, l’Agence étudié le cas de 31 fonctionnaires au niveau de vice-ministre ou supérieur. Dans les années précédentes, le nombre de ces cas n’a été pas rendu public, mais les initiés disent qu’il a rarement dépassé 10.

Même ceux qui croient que le véritable objectif de la campagne de lutte contre la corruption est de profiter à Xi et renforcer l’image du parti — sans nettoyer le gouvernement — reconnaîssent qu’ il est allé plus loin que tous les autres dans l’histoire moderne.

Une des raisons , selon les membres du parti, tient à l’homme qui a été chargé par Xi de la campagne : Wang Qishan, souvent appelé "pompier en chef. » du parti communiste

Considérant que la plupart des fonctionnaires gravissent les échelons du parti en étant prudent, Wang a fait sa réputation en les plongeant dans les crises, selon plus d’une douzaine de parti fonctionnaires et diplomates qui ont eu affaire avec lui. A La fin des années 1990, il a dirigé la province de Guangdong dans une situation catastrophique s’endettement. Après que le maire de Pékin ait été limogé en 2003 à cause des révélations selon lesquelles les fonctionnaires avaient dissimulé une flambée de syndrome respiratoire aigu sévère ou SRAS, Wang avait été envoyé. Il a été nommé responsable des Jeux olympiques de 2008 à Beijing et plus tard secteur financier du pays.

Depuis son arrivée à l’anti-Agence de corruption fin 2012 — Xi est alors à la tête du parti — Wang a considérablement augmenté le nombre et l’impact de ses investigations. Il a ajouté quatre bureaux d’inspection aux huit qui existaient déjà et a détourné le personnel de la paperasse pour le mettre sur les enquêtes, selon les responsables de l’Agence.

Ceux qui traitent avec lui disent que Wang, 65 ans, s’inspire d’un large éventail de sources. Il a exhorté les conseillers à lire de Alexis de Tocqueville "l’ancien régime et la révolution Français," un traité sur les excès de l’aristocratie Français et son renversement.

Il est aussi un fan du drame Netflix "Château de cartes," selon des responsables du parti, apparemment impressionné par le personnage de Frank Underwood, un homme politique impitoyable.

Il s’est occupé des cadres au sein de la bureaucratie de lutte contre la corruption, par la mise en place d’un bureau des enquêtes internes et l’obligation pour les employés de refuser les cadeaux.

« Pour forger le fer, vous avez vous-même devez être fort, » at-il dit lors d’une réunion de l’an dernier, selon les médias d’Etat.

Wang a clairement le soutien de Xi, disent les experts. "Il y a un degré élevé de confiance entre les Xi et Wang. C’est une relation étroite dans leur la collaboration,"a déclaré un diplomate occidental qui a eu des échanges avec les deux hommes.

Leur lien remonte aussi loin que le début des années 1970, alors que, comme beaucoup de jeunes urbains, ils ont été envoyés à la campagne en vertu d’un programme visant à conjurer les tendances « bourgeois ». Les deux ont travaillé près de la ville de Yan’an, et lors d’une visite de Xi au domicile de Wang, les deux même partagaient la même couverture dans leur sommeil, selon Zhang Siming, un écrivain Yan’an, qui a interviewé Xi en 2001.

Processus discrets

Avec la corruption si répandue en Chine, souvent, la question n’est pas de savoir qui est corrompu, mais qui doit-on cibler. Et beaucoup disent que la décision reste une politique.

Les Petites commissions disciplinaires provinciales sont souvent chargées par les patrons locaux du parti de poursuivre les responsables de rang inférieur. La commission centrale à Pékin, cependant, est la seule autorisée à enquêter sur des fonctionnaires ayant rang de vice-ministre ou supérieur.

On en sait peu sur la façon dont les décisions sont prises dans les cas plus conflictuels, comme ceului de Bo Xilai, un haut cadre duparti purgé en 2012 et l’ancien czar de la sécurité de la Chine, Zhou. Mais deux fonctionnaires qui ont travaillé avec la commission centrale ont déclaré que les cas sensibles ont besoin de l’approbation du Bureau politique du parti et, dans certains cas, le Comité permanent de sept membres.

L’enquête de Zhou a traîné pendant des mois en partie à cause de manœuvres politiques, disent de nombreux fonctionnaires. Les enquêteurs de l’Agence ont laborieusement construit le dossier contre Zhou en tirant vers le bas ses subordonnés un par un. Même maintenant, cependant, peu de gens savent quel sera le résultat.

Les enquêteurs doivent être avertis, car ils se retrouvent entrain de traiter des cas qui peuvent conduire à des dirigeants de la partie supérieure et des industriels, qu’ils n’ont pas l’ autorisation de sonder.

En outre, les enquêteurs fonctionnent souvent sur un terrain où les dirigeants communistes locaux contrôlent tous les aspects du gouvernement.

Un fonctionnaire de longue date de l’Agence, a déclaré qu’une enquête réussie nécessite de couper ces dirigeants de leurs réseaux d’alliés et de freiner leur capacité à masquer des éléments de preuve et en faisant taire les subordonnés.

Il a comparé le processus à forcer quelqu’un à s’installer sur des waters. « Jusqu’à ce que vous leur levez les fesses du siège, vous ne peut pas découvrir la vraie puanteur de leur corruption, » dit-il.

De Plus en plus importants pour la commission centrale sont des compétences telles que la juricomptabilité, suivre le tracé des biens mal acquis et avoir la capacité d’extraire des données sur les ordinateurs et les téléphones portables saisis.

La Puissance d’interrogatoire

Malgré le placage de sophistication dans les enquêtes, toutefois, les enquêteurs s’appuient la plupart du temps sur des interrogatoire. Ils ont le pouvoir d’aller plus loin que n’importe quel membre du parti pour convoquer à des interrogatoires — un processus redouté appelé shuanggui. (Littéralement, le mot signifie « double désignation » et se réfère au pouvoir du parti de désigner l’heure et le lieu pour y être interrogé par ses fonctionnaires).

On en sait peu sur la nature de la détention au niveau central. Il y a beaucoup plus d’informations sur ce qui se passe dans les comités de discipline provinciale. Dans les comptes publics, certains fonctionnaires au niveau provincial ont raconté avoir été battu, brûlé avec des cigarettes, privé de sommeil et soumis au simulacre de noyade. Beaucoup se sont suicidés ou ont péri sous le shuanggui, selon les responsables.

Les interrogatoires effectués par l’Agence nationale de lutte contre la corruption sont moins susceptibles d’impliquer l’utilisation de la douleur physique, dit de fonctionnaires qui ont travaillé avec l’Agence, mais de rudes tactiques ne sont pas inconnues.

Les enquêteurs de la commission peuvent détenir des fonctionnaires pendant jusqu’à six mois, a déclaré Ren Jianming, un expert de la lutte contre la corruption qui est conseiller auprès de l’Agence. Mais leurs supérieurs peuvent proroger le délai.

Les Fonctionnaires détenus sont regardés à tout moment par des équipes de six à huit enquêteurs, ils n’ont pas d’autres contacts humains autres que les interrogateurs.

Il est difficile, bien sûr, de plaindre les fonctionnaires corrompus de la Chine. Mais certains militants, dont quelques uns qui ont souffert aux mains de ces mêmes fonctionnaires, soulignent que ce type d’ enquête et ce mode de punition violent les droits de l’homme et la primauté du droit. Les experts disent aussi que ces efforts ne parviennent pas à remédier aux causes profondes de la corruption dans le système, comme le manque de transparence et une supervision indépendante du parti.

Mais ces derniers mois, Xi a signalé qu’il entend accorder plus de puissance à l’Agence nationale.

Pendant des années, les patrons locaux du parti ont réussi à échapper aux enquêtes surla corruption car ils désignaient et payaient des enquêteurs des comités locaux de lutte contre la corruption. En vertu des nouvelles politiques de Xi, ces agences locales relèveront bientôt directement de la commission centrale de Pékin, bien que les salaires de leurs enquêteurs soient toujours payés localement.

« Les Anciens dirigeants ont tenté de faire cela depuis des années. C’est un gros problème si ça réussit, » dit Johnson, un ancien analyste de la CIA , maintenant au Center for Strategic and International Studies, un groupe de réflexion basé à Washington. "En fin de compte, cela signifie plus de puissance, plus de contrôle.La Lutte contre la corruption est juste un moyen pour parvenir à leurs fins."

Li Qi, Guo Chen et Xu Yangjingjingont participé à ce rapport.

William Wan est correspondant en Chine du The Post basé à Pékin. Il a servi auparavant comme journaliste et commentateur diplomatique.

 
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Publié par le juillet 3, 2014 dans Asie

 

Peur et dégoût à l’hôtel Babylon Par Pepe Escobar

2De l’hôte Babylon à Bagdad, Pepe escobar contemple non sans ironie les effets de la politique américaine sur ce qui fut l’Irak et il extrapole sur la même stratégie du chaos que les Etats-Unis tentent d’installer dans toute l’Eurasie, en Ukraine mais aussi dans le Caucase, contre le Chine, etc.. Il se moque au passage de cette colonne de Toyota d’un blanc étincelant avec des petits hommes en noir qu’aucun service de renseignement des Etats-Unis n’a été fichu de détecter dans le désert, j’ajouterai qui paye les Toyota, les armes et les mercenaires? (note de daniele Bleitrach)

http://www.informationclearinghouse.info/article38941.htm#.U6_z6V63vuM.facebook

28 juin 2014 » ICH " – " Asia Times " – – Alors maintenant qu’un énorme Sunnistan Hardcore s’étend depuis la banlieue d’Alep à Tikrit et de Mossoul à la frontière jordano/irakienne – le même que celui qui s’est dissous en 2003 quand le choc et l’effroi se transformèrent en Mission accomplie (ONU).

Comme un étrange écho des pas de l’armée de Dick Cheney résonne maintenant dans les sables de la province d’Anbar, de l’État islamique d’Irak et d’al-Sham (ISIS) et leur coalition de bonnes volontés (cheikhs djihadistes, islamistes, Ba’athists et tribal) se présentent comme des "libérateurs" des sunnites irakiens des griffes d’un gouvernement à majorité Shi’ite "du mal" à Bagdad.

En outre, ISIS contrôle également les guerres de PR. Ici, un détail de djihadistes: toute sorte de possible implication de "la cinétique" de Washington sera interprétée comme une alliance contre nature entre l’Empire et le premier ministre Nouri al-Maliki contre les outsiders.

D’un point de vue sunnite, c’est la Loi de lutte contre le terrorisme de l’Iraq ; le refus de la débaassification (avec l’ascension du néo-Ba’athist Jaysh Rijal al-Tariqa al-Naqshbandia – JRTN, dirigé par l’ancien Saddam honcho Izzat Ibrahim al-Douri) ; le ministère de l’intérieur à Bagdad est honni par les politiciens sunnites ; leurs protestations ont été écrasées.

Dans le même temps, c’est le retour de la Sahwa parrainé par l’U.S. (fils de l’Irak) – qui ont farouchement combattu al-Qaïda en Irak en 2007, la mère d’ISIS – et le retour des milices de Shi’ite assortis (Muqtada al-Sadr a non seulement repoussé la nouvelle vague des « conseillers militaires »des Etats-Unis – Voilà comment ça a commencé au Vietnam – mais a également averti que son propre badass Men in Black « labourera le sol » des combats contreISIS.) Le milieu des années 2000 sont la nouvelle normalité ; cela va être l’enfer des milices partout à nouveau.

En Mésopotamie, nous avons un problème. les Neo-Ba’athists ne veulent rien d’autre qu’un Irak laïque dirigé par les sunnites, style-Saddam (le cher Ahmad Chalabi de neocon plutôt ancien.) ISIS veut un califat qui s’étend partout au Levant, en vertu de la Loi de la charia.

Ce que cela donnera sera la nation irakienne elle-même – la balkanisation, prévisible conséquence de l’invasion de 2003 et l’occupation, enfin devient sans le vouloir en son centre, Jihad.

C’ est le temps de la récupération

La « stratégie » de l’administration Obama (souvenez-vous de « Ne pas faire un merde stupide », la stratégie de l’Ukraine) consiste à imposer un changement de régime à al-Maliki ; Après tout, il avait le mauvais goût de refuser de laisser les troupes américaines occuper l’Irak au-delà de l’échéance de 2012 et au-dessus de tout son gouvernement se trouve proche de celui de Téhéran.

Ainsi la réponse à la question désormais légendaire de pourquoi le labyrinthe de satellites de l’intelligence américaine a échoué à capturer cette longue colonne de ISIS Men in Black dans leur brillantes blanches Toyota Land Cruiser traversant le désert de la Syrie-Irak. On appelle ça la mère de toutes les défaillances du renseignement (en référece à Saddam faisant état de la mère de toutes les batailles?)

Ici nous avons la marque de l’Empire of Chaos « vengeance » contre Bagdad, Téhéran et – pourquoi pas – contre Moscou (après tout le Président russe Vladimir Putin a offert un soutien complet à al-Maliki pour lutter contre les djihadistes.)l’ Irak fusionne alors avec l’Ukraine.

En ce qui concerne le mythe de la colporté – encore une fois – de "bons terroristes" et de "mauvais terroristes", cette semaine Jabhat al-Nusra en Syrie s’est engagé dans son allégeance à ISIS. Cela signifie que ISIS contrôle désormais pratiquement les deux côtés de la frontière, à Albu Kamal en Syrie et à Al-Qaim en Irak. En prime, ISIS et des chefs tribaux sunnites alliés également entouré l’Anaconda de Camp sous contrôle américain en Irak et sont prêts pour un jeu de mortier à long terme. Beltway « analystes » apprendront-ils jamais ?

Que la fiction qui veut que la Jordanie – géré par roi Playstation, alias Abdullah – sera mûr pour sa prise dès que les salafistes hardcore de Zarqa (ville natale de Zarqaoui) s’uniront totalement avec ISIS. Ajouter ce morceau de la construction à l’embryon de califat levantin et nous allons pouvoir parler affaires – éventuellement en faisant la part des raffineries de pétrole.

« Ne faites pas une merde stupide », appliqué à la Syrie et l’Irak, signifie que l’administration Obama s’est impliqué dans sa politique de « Assad doit s’en aller », comme gouvernement Ba’ath ; ce qui est sous-entendu, c’est que Washington est un allié de l’ISIS en Syrie, tout en étant un ennemi (résolu?) d’ISIS en Irak. Le "Péché" d’Assad, c’est qu’il est un allié de Téhéran (comme al-Maliki) et, surtout (du point de vue américain), du Hezbollah. Et maintenant nous en sommes à la dernière "Stupid Shit" de l’administration Obama – sous la forme du soutien aux rebelles « dûment contrôlés » en Syrie.

En tentant d’effacer l’incrédulité que peut provoquer un tel scénario , l’ensemble des protagonistes, maison blanche incluse, vend l’illusion que l’on s’interroge si les hommes en noir dangereux relèvent de l’ ISIS – et alors que faire à leur sujet.

Si une sorte de coopération de Washington-Téhéran contre ISIS devient évidente, cela pose un problème majeur pour la foule de Bomb Iran vivace dans la voie de contournement, ainsi que pour la ligne dure à Téhéran ; après que tous les ISIS aient érigé une barrière massive géostratégique entre l’Iran et la Syrie, menaçant le raccordement de Téhéran avec le Hezbollah.

Les Likoudniks agiront sans tabou pour empêcher toute forme de coopération. Mais ce sera un détail quand même. Bagdad peut obtenir toute l’aide dont elle a besoin des forces spéciales iraniens et des milices comme celles de Muqtada. ISIS n’a pas la troupe ou l’expertise pour assiéger Bagdad ; dans la seule ville de Sadr ils seraient mis en lambeaux. Pour ne pas mentionner l’attaque Najaf et Karbala, les villes saintes de Shi’ite, qui sont déjà protégés par lourdement armés des brigades populaires.

L’OTAN répondra Jihadistan ?

Kirkouk est maintenant sous contrôle kurde virtuel. La « dévolution » à Bagdad sera extrêmement problématique – et c’est un euphémisme majeur. Kirkouk produit environ 670 000 barils de pétrole par jour. Jusqu’à 300 000 sont exportées par l’oléoduc de Ceyhan, en Turquie. Pourtant seulement 120 000 barils par jour ont été transmis ces dernières semaines.

La production totale de l’Irak est de 3,3 millions de barils par jour – l’essentiel concentrée dans le sud, autour de Bassorah. Il y a aucune preuve réaliste ISIS sera jamais en mesure de capturer Bassora.

Le problème reste donc certaines raffineries dans le Nord. Les Forces d’élite antiterroriste irakien peuvent traiter avec elle. Si ISIS par hasard était capable d’exploiter des pétrole et du gaz – un grand si – qui a certifié la joie pour, surtout, les spéculateurs du marché. Et bientôt, il pourrait y avoir des milliers de « sécurisation » des champs de pétrole irakiens et la Zone verte à Bagdad par des forces spéciales américaines.

l’ Armée syrienne d’ Assad peut – et c’est déjà fait – contribuer à combattre ISIS. En fin de compte, ISIS peut réalistement être repoussées par l’armée syrienne, par l’élite des forces spéciales iraniennes et brigades Shi’ite appuyé par ces avions de chasse d’occasion de la Russie et du Bélarus.

ISIS ne prendra pas plus de Bagdad. Mais comme un monstre mutant, en un Sunnistan Hardcore via mode hollywoodienne, il pourrait devenir encore plus dingue et essayer de prendre Amman, Doha et Riyad même.

L’Empire du Chaos va continuer à parier sur – quoi d’autre – le chaos. Et le chaos va à merveille à sa façon – de la possibilité réelle d’un assaut final vers un grand Kurdistan (en Syrie, Irak, Turquie et Iran même) devenu u enfer sectaire avec de la milice partout en Irak, Syrie, Liban, Turquie et Yémen. Sans oublier toutes les ramifications possibles en Afrique du Nord, Asie centrale et dans le Caucase du Nord.

Que fera Hillary Clinton, la Hillarator ? Dans ce cas, sa dois attendre début 2017. Elle pourrait tirer toujours un autre "nous sommes venus, nous avons vu, il est mort" et triomphalement en scène un deuxième à venir dans le Levant comme une Athena droned chantant Light My Fire.

En fin de compte, l’OTAN ne va pas rencontrer le Jihadistan. Aucune « responsabilité à protéger » les arabes (R2P) qui tuent les arabes. L’OTAN – allègrement – "observera" sur le côté. Parce que l’Afrique du Nord et le Moyen-Orient, le Caucase et complètement à l’ouest de la Chine, le nom du jeu est d’entretenir « l’Eurasie balkanisée"du Dr Zbig Brzezinski en la faisant mijoter dans un bûcher funéraire.

Pepe Escobar est l’auteur de Globalistan : comment le monde globalisé est Dissolving dans Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues : un instantané de Bagdad au cours de la vague (Nimble Books, 2007), et Obama fait Globalistan (Nimble Books, 2009). Il peut être contacté à pepeasia@yahoo.com .

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Ces gens, que les Etats-Unis sont censés ne pas voir et face auxquels on se contente de proposer de donner 500 millions de dollars à un islam modéré qui n’existe plus s’il a jamais existé et dont les armes vont immanquablement tomber en la possession des djihadistes, s’attaquent d’abord au peuple syrien et comme partout d’abord aux populations musulmanes ou arabes chrétiens. Comme ici avec la crucifixion de huit personnes dans les faubourgs d’Alep. ET bien sûr toujours selon la tactique nord américaine, la guerre contre Bachar el Assad demeure prioritaire. Ceux qui ont encore quelques doutes sur la stratégie amériaine (et du caniche français) devraient regarder cette réalité en face… (note de Danielle Bleitrach)

 

Le qatar recrute des mercenaires pour les envoyer combattre en Irak

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La nouvelle provient des Iraniens, mais elle a toute chance d’être vraie vu les pratiques dans ce domaine de "nos alliés" qu’il s’agisse du Qatar ou des Saoudiens. Ce que nous avons pu constater en Crimée était que non seulement nos chers alliés montaient partout des filières prêtes à exploser comme des bombes à fragmentation, mais qu’ils le faisaient en accord plein et entier avec les Etats-Unis (et dans ce cas là les Polonais), l’argent et le recrutement sur des bases religieuses étaient complétés par des politiques culturelles, identitaires menées par l’Usaid, Soros, une complicité de plus en plus marquée entre "les nationalistes" qui se présentent comme des démocrates et les "terroristes". Parfois on se demande si les Français sont totalement idiots avec leur soutien aux manœuvres des Qataris et autres saoudiens et leur "combat" contre les filières du Djihad chez les jeunes français, sans parler de leurs interventions en Afrique contre les "Islamistes" et vrais gangsters en Afrique. Mais en Crimée, on découvre à quel point ces gens agissent main dans la main, et combien la lutte contre le terrorisme en France comme aux Etats-Unis est aussi une manière de donner corps à un Etat policier contre les travailleurs.

Le Qatar a recruté 1.800 mercenaires originaires d’Afrique du Nord pour les envoyer en Irak combattre aux côtés du groupe terroriste Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL), a annoncé samedi l’agence iranienne Fars.

Selon l’agence, un document découvert dans l’ambassade du Qatar en Lybie confirme que le gouvernement de Doha a recruté des combattants originaires du Maroc et d’autres pays nord-africains. Signé par le chargé d’affaires du Qatar à Tripoli, Nayef Abdallah al-Amadi, le document indique que les terroristes recrutés ont suivi une formation dans différentes bases militaires en Libye où ils se sont familiarisés avec des armements lourds.

Selon le document, les mercenaires devaient d’abord être envoyés en Turquie via des ports libyens pour ensuite gagner l’Irak via le territoire du Kurdistan irakien. Il était prévu d’envoyer au total trois groupes terroristes.

L’agence rapporte également que les djihadistes combattant dans l’ouest de l’Irak contre les troupes gouvernementales sont rémunérés par le Qatar et l’Arabie saoudite. Leur salaire s’élève à environ 700 dollars.

La semaine dernière, le groupe sunnite EIIL a lancé une offensive contre les régions nord et ouest de l’Irak. Le groupe est appuyé par les sunnites mécontents de la politique du premier ministre chiite Nouri al–Maliki et par d’anciens militaires de l’armée de Saddam Hussein.

 
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Publié par le juin 22, 2014 dans actualités, Afrique, Asie

 

Vu d’ici: l’essentiel et la méthode pour tenter de le percevoir…

index Ivan le Terrible dans le film d’Eisenstein, il s’est retiré dans un monastère et le peuple vient le chercher.

Les dogmatismes…

Vu d’ici, dans cette situation de guerre civile plus ou moins déclarée avec des zones d’intensité variable, mon pays, la France, me paraît la proie de tous les dogmatismes. Le pire de tous, celui qui ne voit de salut que dans le capitalisme, le marché, l’art jusqu’au bout de tenter de résoudre les problèmes avec ce qui les crée… Dans le cas ukrainien cela devient la nécessité de résoudre les problèmes par un surplus de capitalisme et d’armement… Mais il y a d’autres idées préconçues… Au lieu de partir de la réalité telle qu’elle est, mes chers Français s’obstinent à lire la situation avec les lunettes d’un pseudo dogmatisme théorique applicable en toutes époques, tous pays. Après des années d’atonies, les peuples refont surface et il est refusé d’entendre ce qu’ils disent. En ce moment, le même schéma est appliqué aux printemps arabes, aux ex-pays de l’Union soviétique et ce paradoxalement pour mieux nier les luttes des classes, la manière originale dont elles s’expriment… comme le fait d’ailleurs le capital lui-même dans sa mondialisation… C’est d’ailleurs ce qui le perd.
Mais déjà quand on se réfère à l’histoire d’un de ces pays et de l’ensemble d’une société dont l’économique est déterminant "en dernière instance", comme le faisait Marx dans les Luttes des classes en France et Engels pour l’Afghanistan, c’est dans la méconnaissance la plus totale de la manière dont des civilisations millénaires lui ont donné des modes d’expression…

Partir des petites gens, la négation de la négation…
Tout part du peuple, y compris l’art le plus élaboré. Il est dans les rues avant d’être dans les musées.Ce qu’on pourrait appeler mon "impressionnisme", ma description de la vie quotidienne et des petites gens, part de l’idée que ce sont eux par leur obstination et par le fait qu’ils ne peuvent pas survivre autrement qui font la seule histoire, celle de la lutte des classes. Ou pour parler comme Lukacs, ils sont la négation de la négation. Donc je ne prétends pas à "l’objectivité journalistique" qui n’existe pas, même si les faits restent sacrés et l’interprétation libre, la mienne est orientée vers une pratique, comment transformer cette société"?.

J’utilise la vision du monde du petit homme, le soldat Schweik, Charlot mais aussi Figaro, leur impertinence lucide. En choisissant la solidarité avec le Donbass, oeuvrer pour l’information, la compréhension, nous avons été confrontées avec Marianne à la fin de l’Union soviétique. un événement des plus importants sinon le plus important de la fin du XX e siècle. Les traces sont partout et il est impossible de ne pas les voir dans les rues, les statues, les ruines. Ceux que j’écoute, regarde, entend grâce à Marianne, ont subi comme nous communistes français mais aussi notre peuple français, ce choc sans rien y comprendre. Moi non plus, mais il faut au moins se débarrasser de l’image imposée. On ne peut pas faire autrement que constater cette extraordinaire nostalgie qui n’a rien à voir avec l’intéressant livre sur la fin de l’homme rouge… Le souvenir est celui des temps heureux. Trop facile pourtant de simplement dire que le communisme a été trahi et que l’on peut recommencer à l’identique. l’impression est une déconstruction des a- priori, la croyance en un savoir immédiat qui n’est jamais que l’idéologie de notre société, celle de la classe dominante… mais elle reste ouverte…

En ce moment même je vois des images que vous ne verrez pas en France, celle de la bataille de Lougank, des hommes en bras de chemise avec une casquette pour se protéger du soleil rechargent des armes dans un paysage de ruine… Partout des explosions, des départs de feu. On annonce que l’un des combattants a abattu un avion ukrainien… Le petit homme ne fait pas la guerre par plaisir, il doit être contraint à défendre sa maison, son espace, le peu qu’il a, sa famille et je repense à tous ceux qui me disent en parlant des rebelles: ce sont des hommes simples comme moi…


Qu’est ce exactement que le stalinisme, les Russes aiment les tyrans ?

Par exemple, il est stupéfiant de s’entendre répéter avec obstination que tout a dévié à la mort de Staline et que ça a commencé à pourrir de l’intérieur, l’acceptation de petites corruptions, de petits avantages que l’on achetait avec une fausse ouverture mais qui se traduisait par la catastrophe pour tous. Alors en Français un peu trop cultivé on pense à Ivan le Terrible le modèle de Staline.. Oui mais voilà on ne sait rien des multiples interprétations de l’histoire d’Ivan. Des débats auxquels ça a donné lieu, y compris le film d’Eisenstein… On imagine que la deuxième partie du film a été censurée parce que Staline ne supportait pas d’être comparé à ce tyran paranoïaque. Il n’en est rien Staline se voyait lui-même comme Ivan et il pensait qu’il n’était pas allé assez loin, encombré comme il l’était dans sa religiosité excessive. Et ce qui a été reproché à Eisenstein est une interprétation de la politique étrangère d’Ivan. Si Staline choisit Ivan plutôt que Catherine de Russie ou Pierre le Grand comme référence, c’est parce qu’Ivan se méfie des étrangers européens et qu’il mène la bataille pour ouvrir une fenêtre sur la Baltique contre les Polonais, les Lituaniens, les Allemands. Alors que les puissances européennes, l’Autriche en particulier, l’incitent à aller combattre le musulman au sud, la Turquie et le Tatar son vassal, lui au contraire recrute les Tatars de Kazan pour aller vaincre les Polonais et les Allemands. Il renouvelle l’alliance d’Alexandre Newski (autre film d’Eisenstein) avec les Tatars contre les chevaliers teutoniques. Ce qui est reproché à Eisenstein c’est d’avoir mal interprété, occidentalisée la politique d’Ivan. Et on se doute bien qu’il s’agit de l’actualité, l’Urss et l’Europe. Que peut-elle en attendre? Question encore brulante…


Rancune à l’égard des communistes ou garanties d’un contrôle ?

Deuxième référence mal comprise, le cas d’Ivan est assez proche de celui de notre Louis XI, qui a lui aussi mauvaise réputation. Il abat les boïards, les grands seigneurs féodaux, fonde une armée nationale avec des cavaliers tatars. Et ce qu’on connait mal crée une sorte de système de ville franche dans laquelle le collectif paysan et marchand peut racheter l’impôt payé aux boïards et acquérir un droit de liberté politique qui va jusqu’au droit de juger, mais aussi celui de se mêler de la politique intérieure et extérieure. Dans le fond, l’idée est que la centralisation par l’autocrate empêche les querelles de riches et des puissants, les soumet par la cruauté (idée que l’on retrouve chez un autre contemporain (Henri VIII et César Borgia) et pour se faire s’appuie sur une véritable autogestion généralisée dont le droit est racheté par l’impôt disons national, bien qu’il ne s’agisse pas encore de nation.
Donc quand mes homos-soviéticus disent que depuis la mort de Staline tout s’est lentement pourri de l’intérieur et qu’ils n’ont plus confiance dans les communistes qui ont détruit l’Union Soviétique, c’est très ambigü. Un de nos derniers interviewés, dont je publierai l’interview ultérieurement déclare: "Les communistes, non je ne les veux plus, ils n’avaient qu’à conserver le pouvoir qu’ils avaient et ne pas détruire l’Union soviétique"… Quelques minutes après nous parlons de l’union entre la Chine et la Russie, combien elle inquiète les Etats-Unis et que cela explique peut-être le choix d’Obama de venir créer cette guerre civile…. Le même homme qui ne veut plus des communistes, déclare ils ne pourront pas encercler, la Russie est trop immense, La Chine a plus d’un milliard d’habitants… Et puis en Chine, il y a les communistes qui dirigent"… Je l’interrompt en soulignant la contradiction. Il rit d’être pris la main dans le sac… et affirme: "Ce sont de vrais communistes, celui qui est corrompu on le met en prison…"
Et là tout à coup ce que je prenais pour de la rancune s’éclaire, il ne s’agit pas de bouderie, mais d’exigences de garantie qu’ils ne referont pas pareil, qu’ils agiront pour le peuple et qu’ils ne se contenteront pas de discours en laissant les situation pourrir, l’injustice s’installer. Et cette "rancune" part de l’expérience, non seulement de la manière dont l’Union Soviétique a été détruite par trois ivrognes qui voulaient être tsar, mais comment elle a été pourrie de l’intérieur au point qu’une pichnette a suffi. Et il y a surtout ces terrible 23 ans avec un pays détruits par les appétits d’oligarques sans foi ni loi… On ne recommencera pas avec vous comme si rien n’était, on n’avancera avec des garanties.. En attendant on ne fait plus de politique…
Derrière l’autocrate, l’autogestion… et il ne s’agit pas d’une simple vision de ma part, ce qui pourrait paraître un souci de réhabilitation de Staline que certains me prêteront sûrement, mais elle s’étaye sur cette attention à l’environnement, aux moyens de transport, à l’emploi pour tous… Ils ne font pas de politiques mais ils constatent et déplorent ce grand n’importe quoi des appétits individuels… Il ne s’agit pas pour moi de condamner ou de défendre Staline, je n’ai pas encore tranché le débat qui divise les historiens russes… Après Ivan, il y eut une vingtaine d’années de troubles durant lesquelles se succédèrent 5 tsars impuissants et se déchirèrent les boïards. Est-ce parce que le pouvoir d’Ivan qui avait durablement transformé et marqué la Russie n’avait pas été assez au fond comme le pensait Staline ou est-ce que la cruauté, la terreur avait fait sortir le pire des êtres humains qui s’étala à sa mort, comme si les diables de la soumission servile s’étaient relâchés?
Ce qui est sûr c’est que l’expérience est telle que le petit homme ne se mêlera de politique que il aura la confiance et le contrôle.

L’essentiel: Pourquoi l’Europe veut-elle la guerre?

Deuxième idée, qui dans sa simplicité renvoie aussi au débat entre Einstein et Staline à propos d’Ivan: qu’est-ce que l’Europe?
Et là la réponse dans sa simplicité m’a été apportée par deux femmes de Kharkov qui ne faisaient pas de politique, étaient tellement occupées à travailler , à faire le ménage qu’elles n’avaient rien vu dans leur ville. Elles étaient des mères avant tout, leur ville touche l’oblast de Lugansk et elles ont peur, elles pleurent et ne dorment plus. Parce qu’elles craignent que l’armée ukrainienne prenne leurs époux, leurs fils pour les envoyer combattre les gens du Donbass. Elles regrettent elles aussi la paix, l’égalité de l’Union soviétique. Elles ne savent pas ce qui s’est passé, un matin elles ont ouvert la télé qui leur a annoncé la fin de L’Union soviétique. Ce temps béni où il n’y avait pas de différence entre russes, ukrainiens, biélorrusse et où l’on vivait en paix.
Je leur demande si elles préfèrent l’Europe ou la Russie… Elles me répondent "Pourquoi faut-il choisir? Pourquoi l’Europe apporte-t-elle toujours la guerre?"
Et voilà la réponse au débat entre Eisenstein et Staline: "l’Europe c’est la guerre!"

 

Les trois aspects majeurs de la visite de Vladimir Poutine en Chine (vu de la Chine .officiel)

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( Source: le Quotidien du Peuple en ligne )
20.05.2014 08h49
Le président russe Vladimir Poutine sera en Chine à compter du 20 mai pour une visite d’Etat ; il participera aussi au sommet de la CICA (Conférence sur l’Interaction et les Mesures de Construction de la Confiance en Asie) à Shanghai. Récemment, les initiatives énergiques de Vladimir Poutine en Ukraine, ont fait que certains pays ont infligé au grand jour des sanctions à la Russie, tout en lui mettant aussi les bâtons dans les roues par en-dessous. Dans ce contexte, la visite du Président Poutine en Chine est naturellement devenue le centre d’intérêt de la communauté internationale et du public chinois. Je crois que cette visite est d’une importance toute particulière, et trois points majeurs méritent toute notre attention.
Tout d’abord, comment se positionnent les relations sino-russes dans leur nouvelle phase ?
Au cours des dernières années, certains medias internationaux ont parfois monté en épingle l’« alliance » russo-chinoise, et les médias et universitaires des deux pays se sont également livrés à des commentaires sur ce sujet. A la fin du mois d’avril, lors d’une émission en direct intitulée « en direct avec Poutine » diffusée par la télévision russe, M. Poutine a déclaré sans ambages : « La Russie ne songe en aucune manière à l’établissement d’une alliance militaire et politique avec la Chine ». Cette déclaration a de quoi soulever des questions au sujet des relations entre les deux pays. Mais en fait, les explications fournies ensuite par Vladimir Poutine ont répondu à ces interrogations : «La Russie et la Chine sont des voisins géographiques, mais aussi des alliés naturels ; mais nous n’avons pas besoin d’une alliance, ni besoin de recourir au vieux concept d’alliance politique. Aujourd’hui, le développement de nos relations bilatérales se passe extrêmement bien, et la confiance mutuelle et le niveau de coopération ont atteint des sommets sans précédent ».
En fait, le partenariat de coopération stratégique globale sino-russe, marqué par l’égalité et la confiance, le soutien mutuel, la prospérité commune et l’amitié durable est une relation d’un genre nouveau entre grands pays non-alignés, non belliqueuse et non dirigée contre des pays tiers, dont le dynamisme et la vitalité inhérents sont loin d’être épuisés. Il reste maintenant à savoir comment la visite de Vladimir Poutine va permettre , avec la partie chinoise, d’approfondir le potentiel de ce partenariat stratégique bilatéral de coopération globale, d’en faire une bonne et pleine utilisation, et d’établir le positionnement de cette relation.
Deuxièmement, comment améliorer la coopération pratique ?
Deuxième sujet de préoccupation, comment la visite de Vladimir Poutine va-t-elle permettre de réaliser de nouvelles percées en termes de coopération pragmatique entre la Chine et la Russie ?
S’agissant de la coopération pragmatique sino-russe, deux points méritent d’être soulignés : premier point d’abord, la transformation de la structure des échanges ne peut se faire du jour au lendemain, cela nécessite de promouvoir énergiquement la coopération sur les grands projets, et ces grands projets de coopération doivent être un point de départ pour permettre que le développement durable de la coopération économique et commerciale bilatérale soit profondément ancré, bétonné pourrait-on dire, afin de construire les « murs porteurs » de ce puissant bâtiment qu’est la coopération pragmatique entre la Chine et la Russie. Les deux pays sont déterminés à développer la coopération dans des domaines clés, et que ce soit dans des domaines traditionnels comme le commerce, les investissements, l’énergie, etc, ou dans des secteurs émergents comme les technologies de pointe, l’aérospatiale, etc, tout va dans le sens du changement en matière de recherche et de développement conjoints, de co-développement, de co-production, afin de travailler ensemble au progrès de la puissance scientifique et technologique et de la compétitivité internationale des deux pays. Le deuxième point vise à assurer le développement social et économique à long terme de la Russie, et à résoudre le problème de son développement régional inégal ; pour cela, le gouvernement russe a fait du développement de l’Extrême-Orient une priorité politique nationale ; sur ce point, les deux pays vont discuter de la coopération de la Chine au développement de l’Extrême-Orient russe. Récemment d’ailleurs, en ce qui concerne cette collaboration, les deux pays se sont montrés généreux envers cette région : ainsi la China Development Bank et le Ministère russe du Développement de l’Extrême-Orient ont-ils signé un accord de financement de 5 milliards de Dollars pour permettre à des entreprises chinoises de participer à des projets de développement dans cette région, la CNPC a acquis une participation de 20 % dans le projet russe Novatek Yamal ; la Chine et la Russie ont posé les fondations du premier grand pont ferroviaire transfrontalier au dessus du fleuve qui les sépare. Avec la Russie qui accélère la modernisation du Transsibérien et de la voie Baïkal-Amour ainsi que d’autres projets, de même que la mise en œuvre de la construction de la zone économique Route de la Soie par la Chine, il y a de belles perspectives pour la coopération pragmatique bilatérale en Extrême-Orient.
Enfin, comment promouvoir la coopération internationale ?
La visite de Vladimir Poutine en Chine se fait dans un environnement international plutôt particulier, principalement parce que la Russie, à cause du problème ukrainien, subit des pressions et des sanctions de la part de certains pays. En ce qui concerne la situation en Ukraine, la position constamment impartiale de la Chine a été hautement appréciée par la Russie. Pour elle, le maintien de l’équité et de la justice internationale ne sont pas des mots vides, et l’hégémonisme, une politique agressive et le néo- interventionnisme ne pourront que « de la terre, faire s’élever le tonnerre ».
Les positions de principe sur lesquelles la Chine et la Russie se sont mises d’accord en ce qui concerne les grandes questions internationales sont un facteur important dans le maintien de la stabilité régionale et mondiale, et les deux pays ont la volonté de renforcer leur collaboration stratégique internationale. Il ne fait guère de doute que, s’agissant de leurs intérêts fondamentaux respectifs, la Chine et la Russie vont s’efforcer de renforcer leur soutien mutuel. D’autre part, du fait de la tendance stratégique internationale qui semble laisser apparaitre un déclin de l’Occident et une montée en puissance de l’Orient, les deux pays vont accorder davantage d’attention à la coopération sino-russe dans le cadre du BRICS, de l’Organisation de coopération de Shanghai, du G20 et d’autres mécanismes. Dans le contexte actuel de la crise en Ukraine, pour la Russie, ce choix devrait être inévitable.

 
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Publié par le mai 22, 2014 dans Asie, Europe, guerre et paix

 

La rencontre Chine-Russie: retour vers la guerre froide par pepe Escobar(2)

4traduit pour histoire et société par DB)

Malgré de récentes difficultés financières sérieuses, les pays BRICS travaillent consciemment pour devenir un contre-pouvoir face à l’original et – après avoir en mars organisé en Russie – un nouveau groupe de 7 ou G-7. Ils désirent créer une architecture mondiale pour remplacer celle imposée à la suite de la seconde guerre mondiale. Ils se voient comme un défi potentiel, à l’exception et à un monde unipolaire, qui imagine Washington comme notre avenir (lui-même comme le robocop mondial) et l’OTAN comme la robo-police. Historien et pom-pom girl de l’imérialisme , Ian Morris, dans son livre "La guerre ! pourquoi c’est-ce bien ?", définit les États-Unis comme l’ultime « policier » et « l’ultime grand espoir de la terre ». Si ce policier " fatigue dans son rôle", écrit-il,"il n’y a pas de plan B".

Eh bien, il y a un plan de bric – ou du moins les nations BRICS se plaisent à le penser. Et quand les BRIC agissent en ce sens sur la scène mondiale, ils provoquent rapidement un curieux mélange de peur, d’hystérie et de bellicisme dans l’Establishement de Washington.

Prenez Christopher Hill par exemple. L’ancien aide du secrétaire d’État de l’Asie orientale et l’ambassadeur américain en Irak est maintenant un conseiller del’Albright Stonebridge Group, un cabinet de conseil profondément lié à la Maison Blanche et au Département d’État. Quand la Russie était dans la dèche? Hill s’est pris à rêver d’une Amérique hégémonique "le nouvel ordre mondial". Maintenant, les Russes ingrats ont rejeté ce que "l’Ouest offre" – c’est-à-dire "statut spécial avec l’OTAN, une relation privilégiée avec l’Union européenne et le partenariat dans les relations diplomatiques internationales"- occupés comme ils le sont, selon lui, à tenter de faire revivre l’Empire soviétique. Traduction : Si vous n’êtes pas nos vassaux, vous êtes contre nous. Bienvenue dans la guerre froide.

Le Pentagone a sa propre version en ce sens non pas tant pour la Russie que pour la Chine, qui, a aussi sa réflexion sur la future guerre , elle est déjà en guerre avec Washington d’un certain nombre de façons. Si ce n’est pas apocalypse now, c’est Armageddon demain. Et il va sans dire que tout ce qui se passe mal, l’administration Obama très publiquement le "retourne" contre l’Asie et les médias américains sont remplis d’analyse sur la reprise de la guerre froide, le « confinement politique » dans le Pacifique, toute est de la faute de la Chine.

Incorporés dans l’élan fou vers la deuxième Guerre froide, quelques faits en sont risibles sur le terrain : le gouvernement américain, avec 17.5 trillions de $ dans sa dette nationale envisage une épreuve de force financière avec la Russie, le plus grand producteur d’énergie mondial et une puissance nucléaire majeure, comme il promeut aussi un encerclement militaire économiquement insoutenable de son plus important créancier, la Chine.

La Russie possède un excédent commercial assez important. Les énormes banques chinoises n’auront aucune peine à aider les banques russes si les fonds Occidentaux s’épuisent. En termes de coopération inter-BRICS, peu de projets battent celui d’ un oléoduc de 30 milliards de $ dans les projets de planification qui relieront la Russie à l’Inde via le Nord-ouest la Chine.

Les entreprises chinoises discutent déjà avec fébrilité la possibilité de participer à la création d’un corridor de transport de la Russie à la Crimée, ainsi qu’un aéroport, chantier naval et terminal de gaz naturel liquid .

Et il y a une autre enjeu "thermonucléaire" en gestation : la naissance d’un équivalent de l’Organisation des Pays exportateurs de pétrole pour les exportateurs de Gaz qui inclurait la Russie, l’Iran et ce qui aurait provoqué, à ce qu’on dit, le mécontentement des USA face à leurs allié, le Qatar.

Le plan à long terme de BRIC (informulé) prévoit la création d’un système économique alternatif mettant en vedette un panier de devises convertible à l’or qui contournerait l’actuel système financier mondial Américano-centrique. ( Il n’est Pas étonnant que la Russie et la Chine amassent autant d’or qu’ils le peuvent.) l’euro – une monnaie saine soutenue par des grands marchés obligataires liquides et des réserves énormes d’or – serait bienvenue aussi.

Ce n’est aucun un secret à Hong Kong que la Bank of China a utilisé un réseau parallèle de SWIFT pour effectuer tout type de commerce avec Téhéran, qui se trouve sous un régime de sanctions lourdes US. Avec Washington brandissant Visa et MasterCard comme armes dans une campagne économique croissante de type deuxième guerre froide contre la Russie, Moscou s’apprête à mettre en place un système alternatif de paiement et de carte de crédit non réglementé par la finance occidentale. Une voie encore plus facile serait d’adopter le système chinois Union Pay, dont les opérations ont déjà dépassé American Express en volume global.

Je pivote juste sur moi-même

Aucune poussée de l’administration Obama "pivotant" vers l’ Asie pour contenir la Chine (et menace de contrôle par Marine américaine des voies de navigation maritime énergétique de ce pays) n’est susceptible de pousser Beijing loin de sa stratégie inspirée par Deng Xiaoping, qui se décrit comme un « développement pacifique » destiné à la transformer en une puissance mondiale du commerce.

Ce ne sont pas le déploiement en avant de troupes américaines ou de L’OTAN en Europe de l’Est ou d’autres actes de guerre froide qui peuvent détourner Moscou de son numéro d’équilibriste prudent : l’assurance que la sphère d’influence de la Russie en Ukraine reste forte sans mettre en péril les relations commerciales aussi politique, avec l’Union européenne – par-dessus tout, avec le partenaire stratégique l’Allemagne.Il s’agit du Graal de Moscou ; une zone de libre échange, de Lisbonne à Vladivostok, qui (pas par hasard) se reflète dans le rêve de la Chine d’une nouvelle route de la soie vers l’Allemagne.

De plus en plus circonspect par rapport à Washington, Berlin pour sa part abhorre la notion d’une Europe paralysée par une deuxième Guerre froide . Les leaders allemands ont d’autres problèmes à résoudre, y compris celui de tenter de stabiliser une UE vacillante en repoussant l’écroulement économique en Europe centrale et au sud et l’avance de partis de plus en plus extrêmistes de droite.

De l’autre côté de l’Atlantique, le Président Obama et ses hauts fonctionnaires montrent tous les signes de leur enchevêtrement dans leurs propres pièges – en Iran, en Chine, dans les régions limitrophes orientales de la Russie et (sous le radar) en Afrique. L’ironie de toute ces manoeuvres militaires est d’abord qu’elle aide en réalité Moscou, Téhéran et Pékin à développer leur propre choix stratégiques dans l’Eurasie et ailleurs, comme on le voit en Syrie, ou crucialement avec toujours plus d’offres énergétiques. Ils aident également à cimenter le partenariat stratégique croissant entre la Chine et l’Iran. Le Ministère implacable de la narration de la Vérité à la mode de Washington ignore maintenant soigneusement le fait que, sans Moscou, "l’Ouest" ne se serait jamais assis pour discuter un accord nucléaire final avec l’Iran ou obtenu un accord de désarmement chimique de Damas.

Lorsque les différends entre la Chine et ses voisins en mer de Chine du Sud et entre ce pays et le Japon sur les îles Senkaku/Diaoyou font écho à la crise de l’Ukraine, la conclusion inévitable sera que la Russie et la Chine considèrent leur régions limitrophes et leurs voies maritimes, comme des propriétés privées et qu’ils ne sont pas va prendre tranquillement les défis – que ce soit via l’élargissement de l’OTAN, l’encerclement militaire US, ou les boucliers antimissiles. NI Beijing, ni Moscou ne s’inclinent devant les formes habituelles d’expansion impérialiste, malgré la version des faits désormais servis aux publics occidentaux qui soigneusement ne tient pas compte du fait que, sans Moscou, l'"ouest" ne se serait jamais assis pour discuter d’un accord final nucléaire avec l’Iran ou obtenu un accord de désarmement chimique de Damas… Leurs « lignes rouges » restent essentiellement défensives , peu importe les fanfaronnades.

Tout ce que Washington peut vouloir ou craint ou essaye d’empêcher, la situation sur le terrain suggère que, dans les années à venir, entre Beijing, Moscou et Téhéran l’union ne fera que croître plus étroitement, lentement mais sûrement, un nouvel axe géopolitique en Eurasie. Pendant ce temps, une Amérique déconcertée semble être ni en mesure ni apte à freiner la déconstruction de son ordre mondial unipolaire, tout en offrant les BRIC une véritable fenêtre d’opportunité pour essayer de changer les règles du jeu.

La Russie et la Chine en mode pivot

Dans le domaine du groupe de réflexion de Washington, la conviction que l’administration Obama devrait se concentrer sur la relecture de la guerre froide à travers une nouvelle version de la politique de confinement pour « limiter le développement de la Russie comme une puissance hégémonique » est à l’ordre du jour. La recette : utiliser ses voisins des Etats baltes à l’Azerbaïdjan pour « contenir » la Russie. La seconde Guerre froide est assurée parce que, du point de vue des élites de Washington, la première n’a jamais été terminée.

Tout autant que les Etats-Unis peuvent lutter contre l’émergence d’un monde multipolaire, multi-propulsé, les faits économiques sur le terrain pointent régulièrement de tels développements. La question reste : est-ce que le déclin de la puissance hégémonique sera lente et raisonnablement digne, ou va-t-t-elle faire glisser le monde entier vers le bas avec elle dans ce qu’on appelle « l’option Samson » ?

Alors que nous regardons le spectacle se dérouler, avec aucune fin du jeu en vue, n’oubliez pas qu’une nouvelle force croît en Eurasie, avec l’alliance stratégique sino-russe qui menace de dominer en son cœur, ainsi que sur de grandes étendues dans ses zones limitrophes. Ca actuelllement, c’est un cauchemar avec des dimnsions Mackinderesques du point de vue de Washington. Pensez, par exemple, comment Zbigniew Brzezinski, l’ancien conseiller de sécurité nationale qui est devenu un mentor sur la politique mondiale au président Obama, le voit.

Dans son livre de 1997 Le Grand échiquier, Brzezinski a fait valoir que "la lutte pour la primauté globale [] continuerait à se jouer » sur l'"échiquier"eurasien, dont"l’Ukraine a été un pivot géopolitique". "Si"Moscou reprend le contrôle sur l’Ukraine, écrivat-il alors, la Russie « automatiquement reprendra les moyens nécessaires pour devenir un puissant État impérial, couvrant l’Europe et l’Asie. »

Ce qui reste la raison d’être de la politique américaine d’endiguement impériale – européenne pour la Russie, "proche étranger" dans la mer de Chine méridionale. Pourtant, s’il n’y a aucune fin du jeu en vue, gardez un oeil sur la Russie pivotant vers l’Asie, la Chine, elle pivotant à travers le monde et les BRIC attelé au travail en essayant d’amener un nouveau siècle eurasienne.

Pepe Escobar is the author of Globalistan: How the Globalized World is Dissolving into Liquid War (Nimble Books, 2007), Red Zone Blues: a snapshot of Baghdad during the surge (Nimble Books, 2007), and Obama does Globalistan (Nimble Books, 2009).

He may be reached at pepeasia@yahoo.com.

Posted with permission of TomDispatch. Follow TomDispatch on Twitter and on Facebook or Tumblr. Check out the newest Dispatch book, Ann Jones’s They Were Soldiers: How the Wounded Return From America’s Wars – The Untold Story.

 
 

La rencontre Russie-chine, l’Eurasie énergétique par pepe Escobar

http://www.atimes.com/atimes/China/CHIN-01-190514.html

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Un spectre hante Washington, la vision troublante d’une alliance sino-russe épousant une symbiose expansive du commerce dans une grande partie du continent eurasien – au détriment des États-Unis.

Et l’inquiétude de Washington n’a rien d’étonnant. Cette alliance est déjà un accord passé de différentes façons : par le groupe BRICS des puissances émergentes (le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud); avec l’Organisation de Coopération de Shanghai, le contrepoids asiatique à l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord; à l’intérieur du Groupe des 20 et via le Mouvement des non-alignés dont 120 nations sont membre (NAM).

Et les accords commerciaux sont juste une partie de la future négociation. Synergies

Il y a le développement de nouvelles technologies militaires. Après Star Wars-style de la Russie, ultra-sophistiquée S-500 air défense antimissile, système est mis en ligne en 2018, Beijing est sûr de vouloir une version de celui-ci. En même temps, la Russie s’apprête à vendre des dizaines d’avions de combat Soukhoï Su-35 à state-of-the-art aux chinois permettant à Pékin et Moscou de sceller un partenariat industriel dans l’aviation.

Cette semaine devrait fournir l’occasion de voir un véritable premier feu d’artifice en matière de célébration d’un nouveau siècle eurasien lors de la visite que le Président russe Vladimir Putin fait au Président chinois Xi Jinping à Pékin.

Vous vous souvenez des « Pipelineistan, » toutes ces essences vitales et les gazoducs traversant l’Eurasie qui composent le vrai système circulatoire de la vie de la région. Maintenant, il semble que l’ultime Pipelineistan deal, d’une valeur d’US$ 1 billion et 10 ans de fabrication, sera signé . Dans ce document, le géant énergétique russe contrôlée par l’Etat, Gazprom sera d’accord pour fournir le géant étatisée China National Petroleum Corporation (CNPC) avec 3,75 milliards de mètres cubes de gaz naturel liquéfié par jour pour pas moins de 30 ans, à partir de 2018. C’est l’équivalent d’un quart des exportations de gaz de la Russie vers toute l’Europe. La demande de gaz quotidienne actuelle de la Chine est environ 16 milliards de mètres cubes par jour et les importations représentent 31,6 % de la consommation totale.

Gazprom peut encore recueillir la plus grande partie de ses bénéfices de l’Europe, mais l’Asie pourrait se révéler son Everest. La société utilisera ce méga-deal pour stimuler l’investissement en Sibérie orientale et reconfigurer l’ensemble de la région comme une réserve de gaz privilégiée pour le Japon et la Corée du Sud également. Si vous voulez savoir pourquoi aucun pays clé en Asie n’a été disposé à « isoler » la Russie au milieu de la crise ukrainienne – et au mépris de l’administration Obama – ne cherchez pas plus loin que Pipelineistan.

Sortie du pétrodollar, entrée dans le gaz-o-Yuan

Et puis, au coeur de l’anxiété de Washington, il faut considérer le sort du pétrodollar , ou plutôt la possibilité de a bombe « thermonucléaire » savoir que Moscou et Pékin accepteront le paiement pour l’affaire Gazprom-CNPC pas en pétrodollars mais en yuans chinois.

On peut difficilement imaginer un déplacement plus tectonique, avec Pipelineistan, que celui opéré avec un partenariat sino-russe politique-économique-énergie. Ainsi cela ouvre la possibilité future d’un coup de pouce vers d’la constitution par la Chine et la Russie, d’une nouvelle de réserve internationale- en fait un panier de devises – qui remplacerait le dollar (au moins dans les rêves optimistes des membres des BRICS).

Juste après que le sommet sino-russe ait potentiellement changer le jeu intervient un sommet des BRICS au Brésil en juillet. C’est alors qu’une banque de développement du BRIC avec 100 milliards $, annoncée en 2012, sera officiellement née comme une alternative possible au Fonds monétaire International et à la Banque mondiale comme une source de financement de projets pour les pays en développement.

Davantage de coopération entre les BRICS, destinée à contourner le dollar, est là dans le « gaz-o-yuan », le gaz naturel acheté et payé en monnaie chinoise. Gazprom envisage même la commercialisation des obligations en yuans, dans le cadre de la planification financière pour son expansion. Les obligations adossés au Yuan se négocient déjà à Hong Kong, Singapour, Londres et plus récemment à Francfort.

Rien ne pourrait être plus judicieux pour le nouveau contrat de Pipelineistan que de le régler en yuans. Beijing paierait Gazprom dans cette monnaie (transformable en roubles) ; Gazprom accumulerait du yuan ; puis la Russie achèterait des myriades de "made-in-China", des biens et services en yuan convertibles en roubles.

S’il est notoriété publique que les banques à Hong Kong, de Standard Chartered à HSBC – et d’autres qui sont étroitement liées à la Chine via des accords commerciaux – ont joué la diversification dans le yuan, ce qui implique qu’il pourrait devenir un des monnaies de réserve mondiales de fait avant même qu’il soit entièrement convertible. (Beijing est officieusement en train de plancher sur un yuan entièrement convertible en 2018).

L’affaire du gaz de la Russie et de la Chine est inextricablement liée à la relation énergétique entre l’Union européenne et la Russie. Après tout, l’essentiel du produit intérieur brut de la Russie vient de pétrole et de gaz de ventes, et joue une grande partie de son effet de levier dans la crise de l’Ukraine. À son tour, Allemagne dépend de la Russie une facture de 30 % de son approvisionnement en gaz naturel. Les impératifs géopolitiques de Washington – pimentées avec l’hystérie polonaise – ont poussé Bruxelles à trouver des moyens de "punir" Moscou dans le domaine de l’énergie du futur (tout en ne mettant pas en péril les relations énergétiques d’aujourd’hui).

A Bruxelles, ces jours-ci, une bruyante rumeur se fait entendre concernant la possible annulation du projet du gazoduc South Stream de 16 milliards d’euros (US$ 22 milliards), dont la construction doit commencer en juin. Par ce biais, il serait pompé encore plus de gaz naturel russe vers l’Europe – dans ce cas, sous la mer Noire (sans passer par l’Ukraine) pour la Bulgarie, Hongrie, Slovénie, Serbie, Croatie, Grèce, Italie et Autriche.

La Bulgarie, la Hongrie et la République tchèque ont déjà fait clairement savoir qu’elles sont fermement opposés à toute annulation et l’annulation n’est probablement pas envisagée. Après tout, la solution de rechange évidente est alors le gaz de la mer Caspienne depuis l’Azerbaïdjan, et qui n’est pas susceptible de se réaliser à moins que l’UE développe ses propres projets de construction.

Dans tous les cas, l’Azerbaïdjan n’a pas une capacité suffisante pour fournir les niveaux de gaz naturel nécessaires, et les autres acteurs comme le Kazakhstan, en proie à des problèmes d’infrastructure, ou le Turkménistan sont peu fiables, ils préfèrent vendre leur gaz à la Chine, ils sont déjà en grande partie ailleurs. Et n’oubliez pas que South Stream, couplée à des projets d’énergie subsidiaires, va créer beaucoup d’emplois et des investissements dans de nombreux les pays de l’UE dont les économies sont actuellement dévastées.

Néanmoins, ces menaces de EU, bien que peu réalistes, ne servent qu’à accélérer la symbiose croissant de la Russie avec les marchés asiatiques. Pour Pékin, en particulier, c’est une situation gagnant-gagnant. Après tout, entre l’énergie fournie à travers les mers surveillées et contrôlées par l’US Navy et les routes de terre régulières et stables de Sibérie, il n’y a pas à hésiter.

Choisissez votre propre Route de la soie

Bien sûr, le dollar des États-Unis reste la monnaie de réserve globale supérieure, impliquant 33 % des participations aux échanges mondiaux à la fin de 2013, selon le FMI. Il était, cependant, à 55 % en 2000. Personne ne sait le pourcentage en yuan (et Pékin ne parle pas), mais le FMI note que les réserves dans "d’autres monnaies" dans des marchés émergents ont été en hausse de 400 % depuis 2003.

La Réserve fédérale monétise sans doute 70 % de la dette de gouvernement américain dans une tentative pour empêcher que les taux d’intérêt atteignent un sommet . Le conseiller de Pentagone Jim Rickards, aussi bien que chaque banquier basé à Hong-Kong, a tendance à croire que la Réserve fédérale est fichue (quoiqu’ils ne le disent pas publiquement)). Personne ne peut même imaginer la mesure du déluge futur possible si le dollar des États-Unis devait répondre des 1.4 $ quadrillion du Mont Ararat des dérivées financières.

Ne croyez pas cependant entendre sonner là le glas de capitalisme Occidental, il s’agit juste d’une hésitation en cette foi économique actuelle, le néoliberalism, qui est tout de même de l’idéologie officielle des États-Unis, de la majorité écrasante de l’Union européenne et de nombreuses parties de l’Asie et de l’Amérique du Sud.

Autant que ce qui pourrait être appelé "néoliberalism autoritaire" du Royaume du milieu, qu’est-ce qui peut être différent à l’heure actuelle ? La Chine l’a prouvé, il y a une alternative, axée sur des résultats, au modèle capitaliste "démocratique" Occidental pour des nations ayant pour but le développement . Ce modèle construit pas seulement un, mais d’innombrables nouvelles Routes de la soie, les réseaux d’une grande portée des chemins de fer à grande vitesse, des autoroutes, des pipelines, des ports et des réseaux à fibre optique à travers les immenses contrées de l’Eurasie. Celles-ci ont une route asiatique du sud-est, une route asiatique Centrale, un océan Indien "l’autoroute maritime" et même une ligne ferroviaire à grande vitesse par l’Iran et la Turquie s’étendant jusqu’à l’Allemagne.

En avril, quand le Président Xi Jinping a visité la ville de Duisbourg sur le Rhin, avec le plus grand port intérieur du monde et plongeant à droite dans le cœur de l’industrie de Ruhr de l’ acier de l’Allemagne, il a fait une proposition audacieuse : une nouvelle « route de la soie économique » devrait être construite entre la Chine et l’Europe, sur la base de la voie ferrée de Chongqing-Xinjiang-Europe, qui déjà va de la Chine au Kazakhstan, elle se poursuivrait jusqu’en Russie, Bélarus, Pologne et enfin jusqu’en Allemagne. C’est 15 jours en train, 20 de moins moins que pour les cargos au départ sur la côte est de la Chine. Maintenant, cela serait le tremblement de terre géopolitique ultime en matière d’intégration de la croissance économique dans l’ensemble de l’Eurasie.

Gardez à l’esprit que, si aucune bulles n’éclatent, la Chine s’apprête à devenir – et restera – la première puissance économique mondiale, une position dont elle jouissait pour 18 des 20 derniers siècles. Mais ne le dites aux hagiographes de Londres ; ils croient toujours que l’hégémonie américaine durera, Eh bien, toujours.

 
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Publié par le mai 20, 2014 dans Asie, civilisation, Economie, Europe

 

La Chine pourrait devenir la première économie mondiale en 2014

mercredi 30 avril 2014,
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Cet article paru dans le soir belge explique l’actuelle agressivité des Etats-unis et la folle histoire ukrainienne dans laquelle ils ont entraîné l’Europe, comment un empire en train de perdre son hégémonie tente-t-il de la conserver par la guerre et en cherchent à freiner le développement de rivaux potentiels, c’est le stade du déclin mortifère pour soi et les autres; (note de danielle Bleitrach).

Les pays riches de l’OCDE pèsent désormais moins de 50 % de la richesse mondiale.

http://www.lesoir.be/533493/article/economie/2014-04-30/chine-pourrait-devenir-premiere-economie-mondiale-en-2014

L’érosion de l’hégémonie économique des vieilles puissances s’accélère, les derniers chiffres internationaux montrent que les pays riches de l’OCDE pèsent maintenant moins de 50 % de la richesse mondiale et portent les prémices d’une révolution : la Chine pourrait très rapidement détrôner les Etats-Unis.

La Banque mondiale a publié mercredi une grande étude sur la richesse des nations à partir de chiffres de 2011, baptisée ICP et réalisée avec plusieurs organismes internationaux, comparant classiquement les productions de chacun en valeur absolue. Mais elle les a aussi ajustés en fonction du pouvoir d’achat des richesses produites, avec l’indicateur de la parité de pouvoir d’achat (PPA).

Les Etats-Unis suivis de près par la Chine

« Les Etats-Unis sont restés la plus grosse économie du monde, mais sont suivis de près par la Chine lorsqu’on regarde les PPA. L’Inde est désormais la troisième économie du monde, dépassant le Japon », selon la Banque mondiale.

« Les PPA sont des taux de conversion pertinents pour faire des comparaisons internationales de l’activité économique. Contrairement aux taux de change, ils éliminent les différences de prix entre les pays », explique l’OCDE.

Plus précisément, le PIB américain s’est élevé à 15.533 milliards de dollars en 2011, tandis que le chinois a été de 7.321 milliards de dollars. Mais, ajusté en PPA, le PIB chinois bondit à 13.495 milliards de dollars, à un souffle du pays qui domine l’économie mondiale depuis près d’un siècle.

En part du PIB mondial, les Etats-Unis pèsent 17,1 % en PPA, et la Chine 14,9 %.

La Chine pourrait dépasser les Etats-Unis en 2014

L’OCDE, l’organisation qui regroupe les pays les plus riches du monde, « représente désormais un peu moins de 50 % du PIB mondial, les grandes économies émergentes représentent environ 30 % ».

Même si la Banque mondiale prend soin de préciser que les chiffres PPA 2011 ne peuvent pas directement être comparés avec les précédents remontant à 2005, établir la comparaison donne une idée de la vitesse à laquelle la Chine rattrape les Etats-Unis. En 2005, en données PPA, le PIB chinois représentait environ 43 % du PIB américain. En 2011, presque 87 %.

Une course poursuite qui dure depuis plusieurs années, mais sur la base des prévisions de croissance de ces deux titans, il est possible que Pékin dépasse Washington dès 2014 en PPA, un coup de tonnerre qui pourra résonner au-delà de la sphère économique, pesant sur les rapports de forces géopolitiques et diplomatiques, alimentant par exemple les débats sur la réforme des organismes internationaux comme le FMI, la Banque mondiale ou l’Onu.

 
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Publié par le mai 1, 2014 dans Asie

 
 
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