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Archives de Catégorie: POLITIQUE

Congrès : le « bilan » au plan international s’impose pour ouvrir une autre perspective

les communistes français se félicitent comme nous de la victoire des communistes népalais… mais ils ont beaucoup plus de mal à entendre ceux qui les interpellent sur leurs errances. Il y a eu la honte jamais réniée, le fait que l’humanité a soutenu un dissident cubain pour complaire à Robert Ménard alors au fait de sa gloire humanitaire dans reporter sans frontières. Celui qui invitairt toute la gentry au Champs Elysées pour crier Cuba si Castro no, celui qui organisait le boycott du passage de la flamme olympique à Paris, en nous couvrant de ridicule déguisé en Tibétain… Quelle complaisance et combien ceux qui luttaient pour défendre Cuba étaient isolés.

De même, encore aujourd’hui, ils ont beaucoup de mal à s’intéresser à l’Ukraine, eux qui ont suivi une fois de plus les errances d’un Fabius, d’un BHL, déjà à l’oeuvre contre Cuba… Là encore il a fallu faire venir les mères d’odessa, leur faire faire une tournée pour qu’un  journaliste de l’humanité finisse par s’intéresser à la réalité de ce qui se passait en ukraine, alors encore aujourd’hui ils ont du mal à s’intéresser aux communistes du Donbass, qui portant posent, comme les communistes polonais, dont on ignore superbement la répression, la question essentielle de l’Otan et du danger d’une guerre nucléaire avec la Russie.

Comme ils renvoient dos à dos, au meilleur des cas Trump et le dirigeant nord Coréen. En ayant contribué à toutes les caricatures de ce dernier et comme le reste de la presse, ils sont obligés de  s’interroger devant l’évidence à savoir que nord Coréen et sud Coréen veulent l’unification et le dialogue, que l’obstacle étaient les USA . Peut-être iront-il jusqu’à découvrir ce que nous cessons d’affirmer à savoir que  la propagande sur « Ubu » nord Coréen participait de cette pression contre les deux Corée.

Pourquoi faut-il que toujours, l’humanité, la direction du PCF aient un train de retard dans l’appréciation de l’impérialisme, de ceux qui cherchent la guerre? Est-ce que cela à avoir avec la dérive du Congrès de Martigues, notre rupture de fait avec les lieux de la lutte de classe, l’abandon total d’un parti révolutionnaire, l’alignement sur tout et en particulier au niveau européen avec un positionnement de classe, qu’a trés bien symbolisé l’élection dite « bouge l’Europe » et le soutien de fait à l’intervention US en Yougoslavie?

Tous ceux qui se sont opposés à ces dérives ont été stigmatisés, interdits, censurés et jamais il n’a été question du moindre débat de fond, alors même qu’on les interdisait comme « ennemi de la démocratie » à la mode des socialistes devenus nos maîtres à penser au plan international.

Aujourd’hui, nous publions également un autre sujet,   celui des réfugiés libyens en Tunisie.

Ici aussi, les communistes français auront-ils le courage de faire le bilan de la manière dont ils ont accompagné la pression médiatique en faveur d’une « ingérence humanitaire » face à la dictaure, leur soutien à Benghazi pourtant aux mains des islamistes. Ll’humanité et le responsable d’alors aux questions internationales jacques fath seront-ils à jamais cautionnés ?   comment les mêmes  prétendent parfois contrebalancer cela en s’alignant sur la politique des frères musulmans ?

Là aussi la question du bilan s »‘impose, le bilan de ce suivisme de la social démocratie alliée à l’impérialisme américain, à l’OTAN, avec ses enflures dans le sensationnalisme et l’absence de revendications politiques qui nous a mené à rompre avec la plupart des partis communistes dans le monde? une perspective renouer ces liens, non seulement au sommet en répondant aux invitations, mais en faisant connaître dans leur presse et dans les compte-rendus aux militants l’état des échanges. 

Il ne s’agit pas de chercher un alignement, une nouvelle mecque à suivre mais bien d’échanger sur la base de nos propres exigences, de nos propres appréciations à partir de nos luttes.

Nous sommes dans un monde mondialisé, la plupart des questions que pose un capitalisme en crise mais entré dans une capacité de nuisance et de régression formidable doivent être combattu au plan national en priorité, mais avec toujours la conscience de leur dimension internationale.

j’entends bien ce qui se dit, faisons avancer une ligne plus offensive, dans laquelle le pcf ne s’effacerait plus derrière un socialiste ou son avatar mélenchonien, évitons les questions qui fâchent inutilement en collant bien au « terrain », et bien sût parmi elles les questions internationales il n’ a pas que du faux dans cette optique, il est clair que si les français se mettent en mouvement leur prise de conscience internationaliste évoluera plus aisément et c’est ce qui doit nous faire choisir le rassemblement dans les luttes. On peut même en subodorer que pour ne pas être viré au prochain Congrès, nos directions finiront par adopter un point de vue révolutionnaire…

c’est une courte vue pour plusieurs raisons, la première est qu’elle est destinée à laisser en place ceux qui nous ont toujours conduit dans le mur et qui sont de plus en plus déconsidérés, la seconde est qu’actuellement ce qui fait défaut est la perspective politique qui unifiera les luttes éparses, les amplifiera, et que ce rôle du parti politique ne peut exister sans élargissement du champ de la vision; une question aussi centrale que la paix et le coût de la guerre, y compris les priorités budgétaires a besoin de cette vision internationaliste

danielle Bleitrach

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La Syrie et Cuba signent un programme exécutif d’accord de coopération culturelle

 Comme le dit très pertinemment jack Dion : « Le Président de la République a déclaré que la France mènerait des frappes en Syrie si elle avait « des preuves avérées » que le régime avait utilisé des armes chimiques. On peut donc en conclure qu’en l’état actuel des informations, il n’y en a pas de preuves. Ce détail a dû échapper à tous les médias ayant expliqué que la soldatesque de Bachar al-Assad avait eu recours à des armes chimiques dans l’enclave de la Ghouta, aux portes de Damas. Comment dit-on « fake news » en français? » Il semble qu’une bonne partie de la planète ne soit pas de leur avis. (note de danielle Bleitrach)

La Havane, SANA-Syrie et Cuba ont signé un programme exécutif pour un accord de coopération culturelle entre les ministères de l’enseignement supérieur des deux pays.

L’accord a été signé par le ministre de l’enseignement supérieur, Dr. Atef al-Naddaf, et son homologue cubain, José Ramon Saborido, dans la capitale cubaine de La Havane.

Après la signature de l’accord, le ministre al-Naddaf a déclaré aux journalistes que l’accord renforcerait la coopération scientifique et culturelle entre les deux pays.

Il a ajouté que le programme comprend l’échange de visites entre professeurs, experts et spécialistes et la participation à des symposiums et à des conférences organisés par les universités et les centres de recherche scientifique des deux pays.

Pour sa part, le ministre cubain a indiqué que l’accord donnera une grande impulsion à la coopération scientifique entre la Syrie et Cuba dans les domaines scientifiques et culturels.

R. Jazaeri / Ghossoun

 

voilà une reconnaissance et une alliance à la hauteur de ce qu’est le PCF

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La mémoire des mathématiques par-delà les clivages politiques. Deux députés,Cédric Villan (LREM) et Sébastien Jumel (PCF), ont uni leurs forces ce mercredi 14 février pour demander à Emmanuel Macron « la reconnaissance officielle de l’assassinat de Maurice Audin par l’armée française » à l’occasion du 86e anniversaire mercredi de la naissance du mathématicien communiste, disparu à Alger en juin 1957., en présence de Josette Audin.

Voilà le parti dans lequel on peut se reconnaître celui capable de mener un combat de toujours, celui d’un henri Alleg, celui de tant de jeunes militants comme moi adhérant au parti pour ses combats de classe, pour son rôle dans la Résistance mais aussi ses combats anti-colonialiste. J’ai adhéré pour tous ces combats-là et ma première cellule s’appelait Iveton du nom de ce militant communiste algérien qu’un certain François Mitterrand avait condamné et refusé la grâce.

C’était un combat au nom de la France, celle qui portait partout l’honneur du pays de la liberté, qui parle encore du rôle d’un Suret-Canale, de ceux qui aux côtés des anti-colonialistes portaient partout le soutien des communistes. Et nous ne monopolisions pas ce combat, nous l’ouvrions à tous ceux qui voulaient agir avec nous, il était celui de la classe ouvrière, des intellectuels qui l’avaient rejointe mais aussi celui de ceux qui n’ont jamais trahi la France, se battent pour le développement scientifique et technique, la création. C’est pour cela qu’il était juste que Sébastien Jumel adhérant au PCF à 18 ans invite Cedric Villani à exiger avec lui que lumière soit faite sur cet assassinat.

Je pense à jean Pierre kahane et à la joie qu’il aurait eu de voir associé l’excellence française en mathématique avec le combat anti-colonialiste.ce parti auquel nous avons adhéré avait mené la lutte anti-nazie, la lutte anti-coloniale, il avait imposé le statut de la fonction publique, la sécurité sociale, le vote des femmes, le financement du cinéma français, il est le meilleur de nos vies d’aujourd’hui et pas seulement le passé.
Danielle Bleitrach

 
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Publié par le février 15, 2018 dans HISTOIRE, POLITIQUE, sciences

 

L’Italie face aux pires élections de son histoire

L’Italie face aux pires élections de son histoire

Le 4 mars 2018 auront lieu les élections législatives italiennes. Alors que le pays est fracturé par de profondes divisions sociales et 20 ans de stagnation économique, le champ politique semble toujours incapable de fournir une solution à la crise profonde que traversent nos voisins méditerréanéens.

Qui conserve encore un minimum de mémoire historique n’aura aucun mal à reconnaître que les prochaines élections qui auront lieu le 4 mars en Italie peuvent être légitimement considérées comme les pires que le pays ait connues. Bien que victime depuis plusieurs décennies d’une dérive oligarchique, le « Belpaese » n’avait jamais vu une campagne électorale aussi fade, rustre et dépourvue de repères. Dans les talk-shows télévisés, des marées de promesses et d’âpres saillies entre les prétendants masquent une absence d’idées déconcertante, quand ce n’est pas le relatif consensus entre eux qui trouble l’observateur.

Les perspectives sont désolantes. Un magnat octogénaire aux multiples casseroles – tant politiques que judiciaires – s’apprête à remporter de nouveau les élections, même s’il ne pourra pas être élu au Parlement car une loi le rend inapte à se présenter directement. Silvio Berlusconi est comme un phénix : il renaît de ses cendres à chaque fois qu’il est donné pour mort. Il est allié au lepéniste Matteo Salvini (qui hier encore voulait diviser l’Italie en deux et brocardait les méridionaux), et quelques autres excroissances post-fascistes. Pourtant, ces forces n’ont jamais eu de programmes aussi divergents, ce qui provoque des tensions dans l’alliance de « centre-droit ».

De l’autre côté, le centre gauche est acculé. Le Parti Démocrate paie la faible clairvoyance d’un leader qui, alors qu’il n’a même pas quarante-cinq ans, est déjà grillé à cause d’une fougue et d’une insolence qui l’ont rendu insupportable aux yeux d’une grande partie des électeurs. Si Emmanuel Macron a montré un talent hors du commun pour incorporer les critiques de ses adversaires et les retourner à son avantage, Matteo Renzi a réussi à s’aliéner tout le monde. Quant aux ramifications du PD – Piu Europa, Insieme e Civica popolare –, qui constituent de petits cartels électoraux formellement indépendants, elles ne cumulent que peu de points dans les sondages.

Il faut prendre au sérieux les retournements d’alliance post-électoraux, qui ont permis à l’Italie, au cours des dernières années, d’obtenir une stabilité politique à coup de trahisons et de scissions dans les groupes parlementaires. (…) Ce type de scénario pourrait se produire de nouveau, quelle que soit la coalition qui parviendra à la majorité relative.

Le Mouvement Cinq Étoiles, de son côté, fluctue autour de 30%. Un tel résultat lui assurerait la position de premier parti italien, mais il ne serait que deuxième par rapport au centre droit coalisé et loin de la possibilité de former un gouvernement. Le mouvement se retrouve orphelin de son fondateur : la vedette comique Beppe Grillo, désormais manifestement en retrait. Celui-ci a choisi comme figure de proue Luigi Di Maio, un jeune loup de l’aile droite du mouvement qui n’a pas manqué de diluer les rares bonnes choses que proposaient naguère les « grillini ». Il reprend désormais à son compte la rhétorique sur la nécessaire austérité et la réduction des dépenses de l’État italien.

Le moment de vérité sera la période post-électorale. Les bookmakers parient, au cas où le centre droit n’aurait pas la majorité, sur une grande coalition entre l’octogénaire Berlusconi et Renzi – dont l’avenir semble compromis. De façon moins probable, il pourrait y avoir une alliance entre le lepéniste Salvini et Di Maio du M5S. Il faut prendre au sérieux les retournements d’alliance post-électoraux, qui ont permis à l’Italie, au cours des dernières années, d’obtenir une stabilité politique à coup de trahisons et de scissions dans les groupes parlementaires. La classe politique est notoirement habituée à se précipiter pour soutenir le vainqueur. Ce type de scénario pourrait se produire de nouveau, quelle que soit la coalition qui parviendra à la majorité relative.

Et à gauche ? Son absence dans le jeu politique et les scénarios post-électoraux en disent long sur l’insignifiance des héritiers d’une page glorieuse de l’histoire italienne. Jadis la plus influente du continent, la gauche italienne est quasiment inexistante. À la gauche du PD, un cartel électoral baptisé « Libres et Égaux » s’est formé, dont l’initiateur est Massimo D’Alema. Le D’Alema des privatisations, de la flexibilité du travail et des traités européens… À force de traîner les lambeaux du Parti Communiste Italien de plus en plus vers le néolibéralisme, D’Alema et les siens ont buté sur plus habile qu’eux et, marginalisés au sein du parti, ils en sont sortis en essayant de se construire une image de progressistes. Cependant, leur l’horizon demeure celui d’un centre gauche traditionnel, voué à un credo néolibéral mal déguisé : tout le monde sait qu’un PD épuré de l’influence de Renzi les ferait revenir au bercail.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les LeE ont choisi comme chef de file Pietro Grasso, président du Sénat, qui a un profil hyperinstitutionnel et dépourvu de la moindre veine charismatique. Ce qui s’avère néanmoins difficilement compréhensible, si ce n’est par opportunisme, c’est l’adhésion de Sinistra Italiana (Gauche Italienne) à cette coalition, menée par Nicola Fratoianni. Bien qu’elle ne soit jamais apparue comme un objet particulièrement original, Sinistra Italiana semblait avoir acté une nette distanciation à l’égard de la pratique et de la culture politique incarnée par les ex du PD. Cette incompatibilité s’est d’ailleurs constatée avec l’apparition de tensions internes qui se sont exacerbées au moment de la présentation des candidatures. On peut légitimement anticiper une nouvelle division après les élections.

Le tableau est complété par un attirail de phrases velléitaires, de poings levés, de radicalisme mal pavoisé, de pureté idéologique étalée aux quatre vents.

Que dire alors de Potere al Popolo [Pouvoir au Peuple] ? Si l’on souhaite être objectif, tout ce qu’on peut reconnaître à cette nouvelle formation est d’avoir été mise sur pied par un groupe de jeunes napolitains à qui l’on doit de louables actions de mutualisme et de luttes sociales locales. Cependant, les mérites de cette formation s’arrêtent là. Malgré l’insertion du mot peuple dans leur nom, nous sommes bien loin de la stratégie populiste qui est à la base du succès de Podemos et de La France Insoumise. La perspective demeure celle d’une simple convergence des luttes par le bas, bien que l’Italie ne connaisse aucun mouvement digne de ce nom depuis fort longtemps. L’appel aux luttes relève donc largement de l’incantation. Potere al popolo reproduit les erreurs systématiques de la gauche italienne : à chaque timide manifestation syndicale le refrain « Nous devons redémarrer de cette place » est entonné ; sans que jamais une direction ne soit définie ni le périmètre de ces rassemblements établi. Potere al popolo est marqué par la culture minoritaire, qui affleure à chaque coin de rue : le mouvement clame qu’il n’est pas important d’atteindre les 3% nécessaires pour entrer au parlement (et on en est très loin pour le moment, puisque Potere al Popolo semblerait stagner en-dessous de 1%) ; et les actions initiées restent celles des militants traditionnels, dont le nombre est désormais plutôt clairsemé, et dont les perspectives sont faiblement séduisantes pour un électorat hétérogène. Le tableau est complété par un attirail de phrases velléitaires, de poings levés, de radicalisme mal pavoisé, de pureté idéologique étalée aux quatre vents.

Potere al popolo en est encore à revendiquer le monopole de la « vraie gauche » à ses concurrents. Sur les réseaux sociaux, la campagne se limite souvent à expliquer que la « vraie gauche » ce n’est pas « Libere e uguali » mais Potere al popolo ». Comme si une telle lutte pour l’étiquette pouvait intéresser qui que ce soit et mobiliser les Italiens… Potere al popolo n’est pas capable de proposer un horizon alternatif et un projet global. Le mouvement est d’ailleurs désincarné et n’admet toujours pas l’importance du fait d’avoir un leader qui exerce la fonction de tribun, et l’importance des moyens de communication modernes dans l’élaboration d’une stratégie politique : Viola Carofalo n’est ni Pablo Iglesias, ni Jean-Luc Mélenchon. Au-delà des bonnes intentions donc, le langage et l’esthétique déployés rendent le mouvement incapable d’élargir sa base. Sur le thème européen, enfin, Potere al Popolo maintient une ambiguïté de fond, puisqu’ils sont bloqués par la possibilité de l’alliance en vue avec le maire de Naples De Magistris, lequel de son côté a déjà rallié Yannis Varoufakis dans la perspective des élections européennes de 2019.

L’Italie ne semble donc toujours pas mure pour l’apparition d’une force politique progressiste capable de coaliser des aspirations transversales et capable de vivre hors du spectre du PCI, tout en déjouant la stratégie populiste du Mouvement Cinq Etoiles, qui a réussi à articuler un certain nombre d’aspirations et qui séduit bon nombre d’électeurs issus de la gauche. Le paradoxe est que ces élections dévoilent à quel point le champ politique italien est un cadavre à la renverse, et qu’il existe donc une fenêtre d’opportunité pour élaborer un tel projet. L’Italie en a urgemment besoin.

 
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Publié par le février 15, 2018 dans actualités, Europe, POLITIQUE

 

Le mystère entourant le magot de Franco agite l’Espagne

Un mois après le décès de la fille unique du dictateur (1892-1975), le patrimoine de ses riches descendants, en partie amassé dans des conditions troubles par le Caudillo, suscite de nombreuses polémiques. Ce que ne dit pas clairement l’aricle c’est à quel point le compromis de 1978 signé y compris par les socialistes et les communistes de santiago Carillo (l’eurocommuniste) ont laissé en place non seulement l’héritage du dictateur mais également toute une classe sociale née  de la spoliation et du putsch fasciste, qui a continué à occuper les postes les plus élevés et à détenir les capitaux, faire fortune dans l’immobilier, tenir la presse, y compris El Païs.. Le PPE étant son parti et le monarque élevé par Franco sa caution présentée comme démocratique (note de danielle Bleitrach)

LE MONDE |  • Mis à jour le  | Par Sandrine Morel (Madrid, correspondance)

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Un vieux torero, une duchesse, une cousine du roi Felipe VI, une starlette de la télévision, un banquier véreux… Le 11 janvier, les obsèques de Carmen Franco y Polo, la fille unique du dictateur, décédée le 29 décembre 2017 à l’âge de 91 ans, ont réuni plus de 1 200 personnes, dont quelques membres défraîchis de la jet-set et ses sept enfants, dans l’église San Francisco de Borja, à Madrid. La messe, célébrée par deux cardinaux, s’est achevée au son de l’hymne espagnol. Les cendres de la défunte ont ensuite été transférées dans la crypte de la cathédrale de l’Almudena, où seuls de riches privilégiés reposent pour l’éternité.

Son décès est venu confirmer la position sociale et économique qu’a su conserver la famille du Caudillo depuis le retour de la démocratie. Sans résoudre un mystère : quel héritage Carmen a-t-elle laissé à ses enfants ? Le testament a été ouvert le 25 janvier. Rien n’en a fuité. C’est ainsi : dans l’Espagne de 2018, la fortune des Franco reste une histoire de famille, au grand dam de ceux qui demandent que les propriétés captées durant la guerre civile et les quarante ans de dictature reviennent à l’Etat.

Ecrivain et journaliste, Mariano Sanchez Soler, auteur de l’essai Los Franco S.A. (Ed. Oberon, non traduit), a recensé 22 propriétés et sociétés de la famille. Selon lui, le montant total de ces biens dépasserait 500 millions d’euros. Dans le lot, des sociétés immobilières, des parkings, des demeures en Galice, la propriété de Valdefuentes, dans la banlieue de Madrid, achetée au comte de Romanones par le biais de prête-noms… Sans oublier l’immeuble bourgeois du 8, rue Hermanos-Bécquer, dans un quartier huppé de la capitale : sept étages divisés en appartements, dont le plus spacieux est loué 7 000 euros par mois. Au fil des années, les Franco ont en revanche vendu une demeure à Marbella, offerte autrefois par un constructeur dévoué, ainsi que le Palacio del Canto del Pico, un château des environs de Madrid,…

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/decryptages/article/2018/02/05/haro-sur-le-magot-de-franco_5251789_1668393.html#OQ6084efSEuzHiRY.99

 
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Publié par le février 15, 2018 dans Europe, extrême-droite, HISTOIRE

 

Dossier Maurras-Olivier Dard, chasse aux sorcières Wikipédia et colloquearyano-européen

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Annie Lacroix-Riz, professeur émérite d’histoire contemporaine, université Paris 7-Denis Diderot, chercheuse en activité

1° « Mise au point pour la grande presse sur la notice d’Olivier Dard pour la commémoration de Charles Maurras » et « Olivier Dard et Maurras ni antisémite ni germanophile ni pronazi »

Quelques rappels de la première semaine de février 2018 sur le dossier Maurras-Olivier Dard, éclairants sur ce que j’ai qualifié d’extrême droitisation d’une historiographie sans sources dans « Olivier Dard et Maurras ni antisémite ni germanophile ni pronazi » :

https://www.les-crises.fr/quand-olivier-dard-fait-preuve-dun-dangereux-laxisme-envers-maurras-antisemite-notoire/#!prettyPhoto

et sur divers autres sites, dont

https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/olivier-dard-preuve-dun-dangereux-laxisme-envers-maurras-antisemite-notoire/

https://www.investigaction.net/fr/maurras-vu-par-olivier-dard/

https://www.humanite.fr/sur-la-notice-pour-la-commemoration-de-maurras-650213

 

Voir aussi https://www.les-crises.fr/le-rond-de-serviette-d-olivier-dard-a-l-action-francaise/, présentation de documents qui comporte une référence au granddiplomatepatriote Raymond Brugère, premiersecrétaire général du Quai d’Orsay à la Libération,auquel j’ai fait de fréquentes références dans mes ouvrages De Munich à Vichyet Les élites françaises, 1940-1944. De la collaboration avec l’Allemagne à l’alliance américaine (voir les index). La réédition de Veni, vidi, Vichy s’imposerait en effet, pour son sérieuxdocumentaire et civique, surtout à une époque où l’extrême droite prône une accélération de la republication de tousauteurs fascistes et collaborationnistes ou collaborateurs ‑‑ distinguo absolumentdépourvu de sens historiqueen dépit de son immense vogue des vingt dernières années. Notons qu’aucund’entre eux ne s’est contenté de manier la plume de 1940 à 1944, comme d’ailleursdansl’entre-deux-guerresfasciste des intéressés : voir aussi Le choix de la défaite.

2° Wikipédia France, un instrument de chasse aux sorcières : la méthode du deux poids, deux mesures :

Sur le fonctionnement de Wikipedia France, il convient de consulter l’article https://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Olivier_Dard, discussion sur l’article Olivier Dard. « Guise » est un pseudo transparent (le duc de Guise étant un des prétendants royalistes du 20e siècle). Il atteste que la confection des fiches d’histoire et d’historiens s’apparente à une véritable chasse aux sorcières : complaisance ou aveuglement pour les historiens d’extrême droite, hargne contre les historiens marxistes, dépréciés sur cette seule base (c’est de moi qu’il s’agit, mais tout progressiste est susceptible de subir le même sort).

On comprend mieux le contenu souventunilatéraldes fiches historiques Wikipédia-France quand on mesure le pouvoir de bloquer l’information tant sur les historiens qui plaisent que sur ceux qui déplaisent. Les éléments qui suiventattestent que l’encyclopédieprétendument interactive ne l’est pas mais est confisquée par quelques privilégiés idéologiquement sélectionnés.

Ce qui arrive avec les révélations sur la complaisance et les silences archivistiques d’Olivier Dard pour ses personnages de l’extrême droite fasciste, sur la complaisance et les silences de Wikipédia et des « historiens du consensus » sur Olivier Dard confirme simplement ce sur quoi j’alerte le très modeste public qu’il m’est possible de joindre depuis près de trenteans (voirL’histoire contemporaine toujours sous influence, Paris, Delga-Le temps des cerises, 2012). La censure qui me frappe depuis des décennies frappe d’ailleurs désormais d’autres chercheurs, commeJacques Sapir (voir son dossierdansles-crises.fr) et, plus récemment, Olivier Todd, qui s’est en plaint vivementdans une interview du 25 janvier 2018 accordée à Aude Lancelin, https://www.les-crises.fr/video-furieux-emmanuel-todd-dezingue-macron-et-les-medias-je-suis-censure-sur-franceinter/ écouter à 25 :50.

La virulence antimarxiste, masquée en équation communisme=nazisme, débouche, d’une part, à la foissur une criminalisation de la pensée progressiste, surtout quand celle-ci ne se cache pas d’être marxiste, et sur une complète banalisation de l’extrême droite, accompagnée d’une dissimulation systématique des choix politiques et idéologiques des intellectuels concernés et, d’autre part, dans la disciplinehistorique, sur l’abandon des exigences méthodologiques en matière de démonstration archivistique, abandon qui a été rendu possible par une longue croisade contre « les archives » et leur « positivisme » désuet. Wikipédia s’est, de ce point de vue, remarquablementadapté à l’atmosphère régnant depuisplusieursdécennies en histoire contemporaine, dans laquelle ses censeurs, stricto sensu, se meuvent comme des poissons dans l’eau.

Le dossier des participations respectives à des réunions politiques ou convoquées par telle mouvance politique est à cet égard particulièrement démonstratif : faire une conférence pour l’Action française ne présume de rien en matière d’options politiques, la prononcer devant une organisation progressiste ou communiste déprécie entièrement un intellectuel et ses éventuels apportsscientifiques à sa spécialitéacadémique : il ne peut dès lors plus être considéré comme une « source secondaire ».

Voilà le sort réservé au contributeur volontaire qui s’efforçait de corriger la complaisance sidérante de l’article Wikipédia Olivier Dard, « Placidemuzo » (deux amis spécialistes d’informatique m’ont également dit il y a quelques années avoir vainement tenté de compléter ou corriger ma fiche, c’est-à-dire s’être heurtés au même mur de censure).

https://fr.wikipedia.org/wiki/Utilisateur:Placidemuzo

Ce compte a été bloqué indéfiniment le 9 décembre 2017 à 22:30 (CET) avec ce motif : « attitude non-collaborative (passages en force) et rapport contributions / bruit très défavorable »

 

L’équipe Wikipedia qui s’est acharnée à dissimuler les options d’Olivier Dard, nul ne s’en étonnera, est la même qui a œuvré, dans le même sens, dans l’article de discussion Annie Lacroix-Riz, avec Guise et consorts, contre « Placidemuzo »:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Annie_Lacroix-Riz

où, comme il se doit, Olivier Dard est une des cautions scientifiques fournies à l’appui de la non-scientificité des travaux concernés, due à « des postulats idéologiques clairement énoncés », inLa synarchie ou le mythe du complot permanent, Paris, Perrin, 2012, p. 222-224.

Sur ce verrouillage et sur la confiscation de la prétendue « encyclopédie »interactive par des chasseurs de sorcières, deux articles du site Initiative communiste avaient été préalablement postés, les9 février et 22 octobre2017 :

https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/wikipedia-est-pas-encyclopedie-libre-site-verrouille-toute-petite-communaute/

https://www.initiative-communiste.fr/articles/culture-debats/neutre-wikipedia-etude-de-cas-tropisme-anticommuniste-wikipedia-fr-wikipedia/

Excusez la longueur de l’exercice de lecture, indispensable, que je vouspropose.

3° Pour éclairer le débat sur le sens des prestations d’Olivier Dard auprès de l’Action française et d’organisations liées à celle-ci :

Voici quelques éléments recherchés après lecture de l’article d’Antoine Perraud du 7 février 2018dans Médiapart :https://www.mediapart.fr/journal/culture-idees/070218/celine-maurras-chardonne-faire-face?onglet=full

sur le colloque prévu le 7 avril 2018 « Fiers d’être Européens ! » à l’institut Iliade, dirigé par Jean-YvesLe Gallou, «président du groupe FN puis MNR auconseil régional d’Île-de-Francede 1986 à 2004, et député européen de 1994 à 1999. » :  https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean-Yves_Le_Gallou

http://institut-iliade.com/, dont les « postulats idéologiques [sont]clairement énoncés »

http://institut-iliade.com/abecedaire-europeen/lettre-r/

https://metamag.fr/2018/01/10/5eme-colloque-de-linstitut-iliade-le-7-avril-2018/,

reproduitci-dessoussous sa forme originalechargeable (au cas où le document viendrait à disparaître d’Internet) :

Repentance, ahurissement, avachissement… Stop ou encore ? « Fiers d’être Européens ! »

Cinquante ans après Mai 68, le « macronisme » achève la victoire du libéral-libéralisme le plus débridé. Son cœur idéologique reste celui de la gauche, marquée par l’héritage d’une mauvaise conscience coloniale, la repentance perpétuelle et obligatoire, la haine de soi. Il est temps d’y mettre un terme en retrouvant l’amour de nos racines, la fierté de ce que nous sommes ! C’est à cet impératif que s’attachera le colloque annuel de l’Institut Iliade pour la longue mémoire européenne, organisé samedi 7 avril 2018 à partir de 10h à la Maison de la Chimie, 28 Rue Saint Dominique, 75007 Paris.

La journée est divisée en deux séquences

La matinée (10h-12h30) dressera le cadre de l’analyse, pour appeler à en finir avec la culpabilisation des Européens. Interviendront à cette occasion Philippe Conrad (« Pourquoi s’attaquent-ils à notre Histoire ? »), Javier Portella (« Du nihilisme à l’ethnomasochisme »), ainsi qu’Olivier Dard et Bernard Lugan autour d’une table ronde animée par Martial Bild (TVLibertés) : « En finir pour de bon avec la culture de la repentance ». La conclusion de la matinée sera présentée par la philosophe Bérénice Levet, qui s’attachera à réaffirmer « le droit des Européens à la continuité historique ». Une première séance de rencontres et dédicaces est proposée avec les orateurs de cette matinée.

L’après-midi (14h-18h30) explorera les voies et moyens de redevenir ce que nous sommes. Interviendront ainsi Sylvain Gouguenheim (« L’apport du Moyen Âge à l’identité européenne »), Jean-François Gautier (« Ce que nous devons aux Européens ») et François Bousquet (« Gagner la guerre culturelle »), la conclusion valant synthèse des travaux étant assurée par Jean-Yves Le Gallou. Ces interventions seront entrecoupées d’illustrations concrètes, à partir de travaux des auditeurs de l’Iliade, et de deux tables rondes. La première réunira Rémi Soulié, Paul-Marie Coûteaux et Gérard Dussouy pour traiter des moyens de se réapproprier notre identité, tant à l’échelle locale que nationale et européenne. La deuxième table ronde, illustrée d’une vidéo de témoignages dans différents pays européens, réunira les journalistes Yann Vallerie (Breiz-Info) et Ferenc Almassy (Visegrád Post) autour du thème « Irlande & Europe centrale et orientale : comment se réveille un peuple ? ».

Ce colloque constitue la manifestation publique annuelle de l’Institut Iliade. Il s’est rapidement imposé comme l’un des plus importants rassemblements des partisans de l’identité nationale et européenne avec, à chaque édition, plus de 1 000 participants désireux d’explorer les pistes du nécessaire réveil de notre civilisation, d’échanger et de se retrouver, y compris autour d’un verre, dans la convivialité d’une communauté ainsi reformée.

L’édition 2018 sera l’occasion de présenter en exclusivité le deuxième ouvrage édité par l’Iliade chez Pierre-Guillaume de Roux : Ce que nous sommes. Les sources pérennes de l’identité européenne. Ce livre original, tout à la fois érudit et engagé, réunit douze auteurs autour de trois grands chapitres (« Notre longue mémoire », « Un regard européen sur le monde », « Combats d’aujourd’hui et de demain »). Leurs contributions composent un chant polyphonique d’amour et de combat pour l’Europe de demain. Histoire, mythologie, arts, musique, sciences, littérature, politique et philosophie : en se réappropriant les différentes facettes de leur héritage commun, les Européens ont toutes les raisons de croire encore en leur avenir !

Pour être certain de disposer d’une place et accéder plus rapidement à la salle, il est vivement recommandé de réserver en s’inscrivant en ligne dès maintenant via la page d’accueil du site de l’Institut : institut-iliade.com

Contact, demandes d’interviews et renseignements complémentaires : contact@institut-iliade.com

http://institut-iliade.com/la-repentance-basta-soyons-fiers-detre-europeens/

http://institut-iliade.com/2018-fiers-detre-europeens

https://www.polemia.com/colloque-de-linstitut-iliade-le-choc-des-mots-le-choc-des-idees/ le programme de 2016, prometteur pour 2018, etc.

 

Olivier Dard participera, auprès de Jean-Yves Le Gallou et Bernard Lugan, entre autres, à ce colloquepromoteur de la supériorité blanche, occidentale, aryenne et « européenne »et du rejet de la « repentance » (sur quoi, « la destruction des juifs d’Europe », notamment ?). Depuislongtemps, ce collèguemet en garde le public, notammentacadémique, contre la lecture de mes travaux, qu’il classe, avec, jusqu’ici, l’aval du milieuacadémique en histoire contemporaine,parmi les élucubrations idéologiques des « complotistes » et « conspirationnistes ».

En revanche il est tout à faitpartisan de « rééditer les mots bruns », comme il ressort de son interview par Sonya Faure, dansLibération,le 2 février 2018 :

« Faut-il rééditer les mots bruns ? »

Question : « Il y a tout de même une responsabilité à publier aujourd’hui des œuvres d’auteurs d’extrême droite, qui ont collaboré avec Vichy ou le nazisme… »

Réponse : « La responsabilité éditoriale existe, évidemment, mais le débat est sous-tendu par l’idée, discutable, que la France d’aujourd’hui ressemblerait beaucoup à celle des années 30. Vous ne dissuaderez pas l’antisémite d’aujourd’hui d’être antisémite avec des notes en bas de page. De toute façon, celui-là n’achètera pas ces éditions avec appareillage critique. En revanche, elles peuvent permettre aux personnes désireuses de mieux comprendre ceux qui ont fait cette période de l’histoire. LireLes Décombresde Rebatet, par exemple, est la meilleure manière de se mettre dans la tête d’un collabo. Censurer ces œuvres risque au contraire d’avaliser les thèses complotistes. Ce qui compte c’est la pédagogie et le décryptage. Arrêtons de penser que le public n’est pas mûr. »

Olivier Dard s’apprête également à publier « Notre avant-guerrede Robert Brasillach », en une édition « critique » dont sa présentation « critique » de Charles Maurras (biographie de 2013, Armand Colin, et « notice » pour la Commémorationofficielle) laisse prévoir le manque de rigueurscientifique, via notamment la renonciation à consulter les sources historiques (notammentpolicières et judiciaires) relatives au personnage.

 

Notons que les« complotistes » et « conspirationnistes » ont été démasquésnotamment par les tenants de l’Action française, par Wikipédia et parRudy Reichstadt, membre de la fondation Jean Jaurès, pourfendeur des sites « critiques » (dont celui d’Olivier Berruyer,https://fr.wikipedia.org/wiki/Olivier_Berruyer, notice Wikipédia d’ailleurs prudente) qui avaitégalement érigé Olivier Dard en juge suprême de mes compétences historiques dans une notule de 2012 (« La synarchie. Le mythe du complot permanent », d’Olivier Dard », surConspiracy Watch,17 octobre 2012), source Rudy Reichstadt « reconnue » et « autorisée » selon Wikipédia (sept fois citée danshttps://fr.wikipedia.org/wiki/Discussion:Annie_Lacroix-Riz).J’attends avec intérêt la réaction de M. Reichstadtà la notice « officielle » d’Olivier Dard sur Maurras, à ses diverses interviews et surtoutà la participation de l’intéressé au colloque du 7 avril 2018 « Fiers d’être Européens ! »

Le même peuple français qui ne saurait lire sans péril des historiens appuyant leurs écrits sur des sources originales extrêmementdiverses et recoupées seraiten revanche« mûr »pour avaler la potionfascisto-nazie, en lisant de présumées éditions « critiques » de Maurras, Rebatet, Céline, Brasillach, etc.?Il convient de l’informer sur les manœuvres en cours, qui ne sont pas scientifiques maisidéologiques et politiques.

On comprend mieux pourquoi il convenait de « laver », au terme de très longs efforts, l’Action française, Maurras et consorts (après le faux « suicidé » Jean Coutrot, et Bertrand de Jouvenel, tousdeux passés par le moule Action française, commetousleurs pairs). Le lavage, à la fin de 2017,avait atteint une étape cruciale vu la perspective des « Commémorations officielles » à venir en 2018, qui lui conférait l’aval de l’Etat républicain, représenté par son ministère de la culture.Il était égalementindispensable de présenter depuis vingt ans telle historienne « marxiste », horresco referens, comme mythomane et « conspirationniste ». Elle avait en effetcommis le crime de décrire un fascisme françaisentièrement issu de l’Action française, au lait de laquelle avaient été nourris tous les membres fondateurs et la quasi-totalité des membres demeurés décisifs ou importants, de la prétendue mythique synarchie qui envahit les fonds des Archives nationales et de la Préfecture de policedepuis les années 1930.

 

Il est désolant que la chasse aux sorcièresgénéralisée contre les intellectuels qui résistent à l’équationnazisme=communisme (ou au postulat communisme pire que nazisme) ait rencontré jusqu’ici tant de complaisanceou de complicitéacadémique.Car celle-ci a largementouvert la voie à la censure dont est porteuse, nul ne saurait l’ignorer, le projetétatiquesur les « fausses nouvelles » (fake news) visant à « durcir » la fort efficacelégislation de 1881, projetcautionnée par la ministre de la Culture, l’éditriceFrançoise Nyssen

http://www.huffingtonpost.fr/2018/01/15/exclusif-fake-news-francoise-nyssen-devoile-les-premiers-elements-de-la-loi_a_23332053/

lamêmeministre de la Culturequi s’était déclarée à l’origine enchantée par l’excellence du Livreofficiel des Commémorations, notice amnésique sur Maurrasd’Olivier Dardincluse (déclaration d’ailleurs introuvablepuisqueremplacée par ses reculs des 27 et 28 janvier 2018 :

http://www.culturecommunication.gouv.fr/Presse/Communiques-de-presse/Livre-des-commemorations-nationales-2018

http://www.culturecommunication.gouv.fr/Presse/Communiques-de-presse/Declaration-Livre-des-commemorations-nationales-2018

 

Selon le derniercommuniqué cité, « Le travail et l’expertise des membres du Haut-comité ne sont évidemment pas en cause » : ce n’est pas mon avis.

 

Bien cordialement,

 

Annie Lacroix-Riz

 
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Publié par le février 14, 2018 dans extrême-droite, HISTOIRE

 

Un tireur d’élite géorgien a nommé les noms des personnes impliquées dans les meurtres sur le Maidan

13 février 2018

Photo: image fixe de la vidéo

Texte: Olga Nikitina

https://vz.ru/news/2018/2/13/908013.html

Marianne nous envoie cette traduction, il est peu probable que nous aurons connaissance en occident sur qui étaient « les tireurs » du maIdan et qui a provoqué le coup d’Etat en Ukraine au nom de « la liberté » chère aux révolutions de couleur (note de danielle Bleitrach, tradution de Marianne Dunlop pour histoire et société)

Le témoignage du tireur d’élite géorgien Alexandre Revazishvili, présent auMaydan en février 2014, fait référence à ceux qui ont participé personnellement à l’assassinat de personnes lors des manifestations.

« [L’actuel chef du Comité de la Verkhovna Rada sur la sécurité nationale et de la défense Sergei] Pachinsky a tiré avec son fusil automatique de courtes rafales. [leDéputé de la Verkhovna Rada Vladimir] Parasyuk junior – de sa carabine « Saiga », son père – de la carabine SCS « , – a déclaré Revazishvilidans un témoignage à son avocat, rapporteRIA Novosti.

Il est rapporté que, avec ces déclarations, le tireur d’élite géorgien est prêt à parler devant la justice ukrainienne.

Selonl’ancien militaire géorgien KobaNergadze, c’est le conseiller de l’ex président géorgien MikheïlSaakachvili, MamukMamulashvili, désormais à la tête de la Légion géorgiennequi combat aux côtés des forces de sécurité ukrainiennes, qui l’avait invité avec  d’autres tireurs d’élite en Ukraine. Nergadze a déclaré que son groupe avait reçu 10 000 dollars, et 50 000 supplémentaires étaient promis après leur retour d’opération.

À la mi-décembre, les avocats de l’ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch ont présenté des preuves de la présence de mercenaires géorgiens lors de la session du tribunal de Kiev sur l’accusation de haute trahison lors des événements de Maydan en 2014.

Avant cela, l’avocat des ex-employés du « Berkout » Alexander Goroshinsky a raconté les détails de la fusillade au Maïdan en février 2014. Selon lui, les mercenaires étaient divisés en groupes de 10 personnes et tiraient sans discrimination, tant sur les manifestants que sur les forces de sécurité. Il a ajouté que pour l’exécution de la mission, les mercenaires se sont vu promettre une récompense monétaire de 5 000 dollars.