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La présidente de facto de la Bolivie est proche des milieux de la drogue, du narcotrafic et des Etats-Unis

23 Nov
Quand je vous ai présenté le personnage qui s’était autoproclamée présidente de la Bolivie, je me suis interrogée comment ce personnage qui appartient à un parti qui a une représentation au parlement de moins de 4% des forces a-t-elle pu se retrouver propulsée à ce poste ? le rôle des Etats-Unis et de son ambassade est limpide désormais. Mais il est intéressant également de voir sur qui s’appuient les Etats-Unis dans leurs coups d’Etat et les massacres qui s’ensuivent et les relations entre oligarchie raciste et fasciste, évangélistes et trafiquants de drogue en liaison avec les ambassades des USA et leur personnel à la DEA, devenue une branche de la CIA.

La personne qui a révélé les relations familiales du président Añez avec le narcotrafic en 2017, était Carlos Romero, ministre du gouvernement de Morales il est aujourd’hui réfugié à l’ambassade d’Argentine et en lisant la suite vous comprendrez que l’on puisse craindre pour sa vie!

Crise Gouvernement bolivien Jeanine Añez: La présidente par intérim de la Bolivie serait la tante d'un trafiquant de drogue

Elle s’est illustrée en œuvrant d’un point de vue législatif contre le féminicide, ce qui ne l’empêche pas de massacrer aujourd’hui avec volupté les femmes indigènes qui sans doute pour elle ne sont pas des femmes. Elle est par ailleurs on le sait lié à l’aile chrétienne la plus radicale, celle qui voit dans les indigènes des suppôts de Satan ,  et se balade avec une gigantesque bible, défend les mœurs vertueuses et mène campagne contre morales au nom des femmes bafouées contre l’adultère.

Mais il y a un autre versant du personnage, je vous avais signalé le fait qu’elle est mariée avec un riche colombien et elle est la  la tante de Carlos Andrés Añez Dorado, un trafiquant de drogue qui a  été arrêté au Brésil . En octobre 2017, les autorités de la ville brésilienne Mato Grosso ont découvert 500 kg de cocaïne dans un avion en provenance de Bolivie et dans lequel se trouvait le neveu de Añez avec Fabio Andrade Lima Lobo, un baron de la drogue.

Quand on vous parle de la Bolivie, il est souvent fait état du fait que Morales a commencé sa carrière comme représentant syndical des producteurs de Coca et tout naturellement on imagine que ce sont eux qui sont à l’origine du trafic de cocaïne. Il est même laissé entendre que les Etats-Unis qui ont un service le DEA officiellement chargé de lutter contre la drogue en veulent pour cette raison à Morales. la feuille de coca est un produit utilisé depuis toujours dans les Andes et il fait partie de la culture indigène comme le café.
Quand il est transformé en cocaïne, il entre dans d’autres circuits. Il est vrai que les Etats-Unis ont pris en main à partir de 1946, officiellement la lutte contre la drogue. Il est vrai que le budget du DEAne cesse de croître La DEA (Drug Enforcement Administration) possède 237 bureaux d’investigation et 80 agences étrangères réparties dans 58 pays.Son budget et ses effectifs croissent chaque année, ainsi lors de sa création son budget était 60 millions de dollars en 1973 contre de plus de 2,4 milliards en 2006. Elle emploie à cette dernière date plus de 18 800 personnes, dont plus de 5 300 agents spéciaux contre 2 775 personnes, dont 1 470 agents spéciaux en 1973 ; plusieurs de ceux-ci devant infiltrer clandestinement les réseaux criminels à l’étranger et sur le sol américain et ils sont liés à la CIA. Et cette croissance est due au fait que cette administration ne lutte plus contre la drogue, il l’organise au profit de la lutte contre le communisme en favorisant et utilisant ses propre narcotrafiquants.

le scandale fut d’abord découvert au Nicaragua et peu à peu il s’est étendu à toute l’Amérique latine.  En Bolivie comme d’ailleurs en Colombie, puis dans la zone « indochinoise » quand les Américains y luttaient contre le communisme. Partout on retrouve les mêmes liens entre intervention américaine contre le communisme, aujourd’hui théoriquement le « terrorisme » en fait contre les gouvernements qui lui résistent et trafic de drogue. Le système a ses ramifications en Afghanistan et dans toute l’Asie centrale où se combinent bases américaines, diffusion de la drogue et déstabilisation des gouvernements avec l’aide de pseudo « terroristes islamiste ».

Mais revenons à la Bolivie:

En septembre 1986, les assassinats par des trafiquants boliviens du naturaliste Noel Kempff Mercado et de deux autres scientifiques dans les monts Caparuch entrainent une controverse en Bolivie sur l’hypothèse d’une collaboration entre les trafiquants et la DEA. Cette dernière, alertée depuis des années sur la présence d’un camp dans cette zone, puis de l’enlèvement des scientifiques, s’était toujours refusée à intervenir. Mis en cause, le directeur de la DEA pour l’Amérique du Sud, Frank Macolini, reconnait au sein de l’ambassade américaine de La Paz (sans que rien ne filtre à l’extérieur dans un premier temps) avoir reçu pour instructions de la CIA de ne pas perturber le trafic de cocaïne entre la Bolivie et l’Amérique centrale, qui contribue au financement des Contras (paramilitaires anticommunistes du Nicaragua).

Le député Edmundo Salazar, qui après avoir enquêté sur l’affaire s’apprêtait à demander au Congrès bolivien l’expulsion de la DEA, est assassiné en octobre 1986. Son épouse, Elena Oroza, est assassinée en octobre 1994 après avoir annoncé qu’elle allait dévoiler le dossier de son époux à la presse.

En novembre 2008, le président bolivien Evo Morales fait expulser la DEA du pays, lui reprochant son soutien aux séparatistes lors de troubles dans la région de Santa Cruz, c’est-à-dire la province des évangélistes et suprématistes blancs dépossédés de leurs richesses minières par Morales et dont les troupes fascistes on s’en souvient ont été formées par Klaus Barbie.

Celui qui avait mené l’enquête sur les relations familiales de celle qui était alors député   Añez;  était Carlos Romero, ministre du gouvernement de Morales.

Romero est à l’ambassade d’ Argentine à La Paz car sa vie est en danger depuis la démission de Morales de la présidence le 10 novembre., la présidente autoproclamée ne lui fera pas de quartier et veut l’empêcher de dire ce qu’il sait et l’expérience prouve que celui qui met à jour les trafics de ces fascistes, évangélistes, oligarchie locale raciste et la CIA ses hommes sur le terrain totalement imbriqués avec ceux du DEA sont en danger de mort.

Le pire chez ces gens là n’est peut-être pas l’atrocité dont ils sont capables mais comment cela se pare d’une hypocrisie sans borne, un appel à tous les conformismes et au ciel pour créer l’enfer sur la terre.

 

 
1 commentaire

Publié par le novembre 23, 2019 dans Amérique latine, INTERNATIONAL

 

Une réponse à “La présidente de facto de la Bolivie est proche des milieux de la drogue, du narcotrafic et des Etats-Unis

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