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La réflexion du jour : un conseil à Hollande pour résoudre la crise de l’agriculture

28 Fév

Outre le fait que le président de la république à la recherche de moyens pour résoudre la crise agricole pourrait utilement remettre en cause la politique des sanctions avec la Russie, il y a comme il l’a souhaité la nécessité de se pencher sur la grande distribution. Suite à la manière dont il a été conspué au salon de l’agriculture Hollande a déclaré : il faut faire pression sur la grande distribution. Parfait, mais comment s’y prendre quand le principal patron de la grande distribution, Mulliez a choisi de se réfugier en Belgique pour ne pas payer d’impôts en France? Devant ce cas, il n’y a qu’une solution la nationalisation sans la moindre indemnisation, le contraire des nationalisations sous Mitterrand… Vous me direz : est-ce bien légal? Est-il légal de changer le code du travail et de priver les travailleurs de protections acquises par des luttes séculaires… La légalité dépend de la classe qui l’exerce et au profit de qui… Ainsi un ami me demande : « faut-il nationaliser les superettes? Un autre ami lui répond: »En fait, si on rentre dans les détails (pour répondre à la question de Ben Genty) : il faut nationaliser l’ensemble, mais pas en un bloc. En fait, les capitalistes ont tout préparé pour que nous ayons moins de travail à faire : il y a deux choses dans la grande distribution : les centrales d’achat et de référencement, qui ont un rôle stratégique dans l’économie, et en particulier dans la crise agricole. Elle peuvent et doivent devenir le rouage clé d’une future planification démocratique. Et il y a les magasins. La plupart d’entre eux ont vocation à devenir des coopératives, associant ceux qui y travaillent et ceux qui s’y fournissent. » CQFD

Danielle  Bleitrach

 

Qui est Gérard Mulliez, troisième fortune de France et (discret) fondateur d’Auchan ?

 

Qui est Gérard Mulliez, troisième fortune de France et (discret) fondateur d'Auchan ?
La fortune de Gerard Mulliez est estimée entre 20 et 30 millions d’euros © PHOTO

AFP PHILIPPE HUGUEN

À 83 ans, il est allé samedi dire sa façon de penser aux jeunes communistes, en pleine réunion. Portrait de celui qui est à la tête de la famille la plus puissante de France

En s’invitant au conseil départemental des jeunes communistes du Nord, samedi, pour y piquer une petite colère, Gérard Mulliez a fait parler de lui. Et c’est un évènement, car le fondateur du groupe Auchan est un homme aussi discret qu’il est riche : il est à la tête d’une famille dont la fortune s’élève entre 20 et 30 milliards d’euros selon les sources, la troisième de France selon le magazine « Challenges », et même la première d’après « Capital ».

Mais là où Bernard Arnault (LVMH), François Pinault (Kering) ou encore Xavier Niel (Iliade) peuplent régulièrement les colonnes des journaux ou les plateaux de télévision, Gérard Mulliez les fuit. Encore plus lorsqu’un journaliste, Bertrand Gobin, passionné par l’histoire de cette famille considérée comme la plus puissante de France, écrit un livre (« La Face cachée de l’’empire Mulliez », sorti le 13 février dernier) à son sujet.

700 cousins millionnaires grâce à lui

« Je ne souhaite pas qu’’un tel livre soit écrit. Vous n’’êtes pas sans connaître mon souci de discrétion […]. Je m’’oppose catégoriquement à toute reproduction de mon image en couverture », fait-il ainsi savoir à l’auteur. Qui a tout de même réussi à écrire plus de 200 pages sans pouvoir discuter avec le principal intéressé.

Il faut dire que « l’empire Mulliez » et celui qui en est à la tête ont de quoi fasciner. « La frontière entre les affaires de famille et les affaires tout court est très ténue », affirme Bertrand Gobin au « Monde ». « Près de 700 cousins Mulliez sont devenus millionnaires grâce à lui« , ajoute-t-il dans « La Voix du Nord ». Gérard détient tout de même « près de 10 % de l’ensemble des valeurs de titres de la galaxie Mulliez », selon Bertrand Gobin, interviewé par « La Voix du Nord ». Soit 2 à 3 milliards d’euros de valeurs.

Il a ouvert son premier magasin en 1961, à Roubaix

Via l’association familiale Mulliez, qui compte plus de 1000 membres, la fratrie possède des parts dans à peu près tous les secteurs : restauration (Flunch, Pizza Paï), sports (Décathlon), habillement (Kiabi, Pimkie), bricolage (Leroy Merlin, Kiloutou), automobile (Norauto, Feu Vert)… En tout, une cinquantaine d’enseignes. La plus importante reste évidemment le groupe Auchan, avec ses 80 milliards d’euros de chiffres d’affaires, près de 8000 magasins un peu partout dans le monde et 500 000 salariés. Mais une cotation en bourse à laquelle Gérard Mulliez s’est toujours opposé.

Si son parcours scolaire est assez minimaliste – il n’a pas le bac – Gérard Mulliez a tout de même eu la chance de naître en 1931 dans une famille où la fibre entrepreneuriale existe déjà avec Phildar, une société de prêt-à-porter fondée par son père et au sein de laquelle il gravit les échelons jusqu’à en prendre la direction.

Dans le tout premier supermarché qu’il ouvre à Roubaix, en 1961, les premières années sont difficiles. Appelé « Hauts Champs » en raison du lieu où il se trouvait, le magasin est renommé « Auchan » pour apparaître plus haut dans l’annuaire. Puis, sur les conseils d’un certain Édouard Leclerc, celui qui dépasse à peine la trentaine « renforce le libre-service et casse les prix sur le whisky Black & White pour attirer les hommes dans le magasin« , raconte « La Voix du Nord ». La machine est lancée.

Persuadé qu’il vivra jusqu’à 130 ans

Bertrand Gobin décrit les deux visages du fondateur d’Auchan : « D’un côté, une personne empreinte d’altruisme et de générosité, son génie créateur, sa simplicité ou ses traits d’humour. De l’autre, ses colères noires et ses emportements, d’autant plus durs qu’ils ne sont jamais gratuits, étant touché dans l’intime. »

On lui connaît aussi des penchants étonnants pour l’ésotérisme. Un jour, lors de l’inauguration d’un magasin, « subitement, à la manière des hippies de Woodstock […], il invite l’’assistance à ouvrir les bras et à demander que la pluie cesse… » raconte le journaliste au Monde. Il est persuadé qu’il vivra jusqu’à 130 ans et invite les cadres d’Auchan à des séminaires sur l’hypnose.

L’autre côté moins brillant de la famille Mulliez réside dans l’optimisation fiscale qu’elle pratique autant que faire se peut, au point de franchir une limite morale et frontalière en allant résider en Belgique. « À Néchin, la rue de la Reine Astrid a été rebaptisée « rue Mulliez » par les habitants de la commune », illustre Le Monde. Voilà qui ne doit pas plaire aux jeunes communistes du Nord…

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4 Commentaires

Publié par le février 28, 2016 dans Uncategorized

 

4 réponses à “La réflexion du jour : un conseil à Hollande pour résoudre la crise de l’agriculture

  1. Thoraise

    février 28, 2016 at 8:04

    Je connais bien ce quartier où Mulliez a fondé son premier magasin, puisque j’ai passé un an de ma vie professionnelle à en préparer le plan de restructuration (c’est, au delà du boulevard de ceinture de Roubaix, un gigantesque quartier d’habitat social construit entre 1955 et 1970, et situé sur 3 communes).
    Pour revenir à sa première implantation, elle existait encore en 1982, mais était déjà fermée: c’était une vieille usine en briques libérée de son utilisation première (industrie textile) par la destruction par la mondialisation du textile dans l’agglomération Lilloise et plus spécialement à Roubaix (qui était spécialisée dans la laine).
    Il n’inventait pas vraiment grand chose puisqu’il s’était produit ce type de réutilisation des bâtiments ex-miniers par la SOCOMA (Société coopérative des mines), par le commerce coopératif qui a fait florès dans les années 50-60, puis a disparu ou s’est capitalisé. Plus, bien sûr, l’importation des idées de l’oncle Sam ( qu’il a suivies et appliquées comme un toutou)
    Mulliez a donc construit son empire sur la ruine du textile français, et lui (…et les autres: Carrefour, Cora, Leclerc, et Cie) ont provoqué la disparition du petit commerce indépendant de proximité en France.
    Le meilleur connaisseur de ce groupe est un de mes anciens condisciples de la faculté de Sciences Économiques de Lille, Benoit Boussememart qui, pour avoir écrit un livre au vitriol « la fortune des Mulliez », a été trainé en justice par la famille.

     
  2. Thoraise

    février 28, 2016 at 8:11

    suite sur Benoit Boussemart: ce n’est pas « la fortune des Mulliez » mais « la richesse des Mulliez »,qu’il semble avoir écrit.
    Parmi les nombreux liens qu’on trouve sur Internet à son sujet,(dont celui de son Blog) j’ai relevé celui-ci:
    http://www.revue-interrogations.org/Benoit-Boussemart-La-richesse-des

     
  3. williamoff

    février 28, 2016 at 6:46

    Tout est dit ici : « Gérard Mulliez a tout de même eu la chance de naître en 1931 dans une famille où la fibre entrepreneuriale existe déjà avec Phildar, une société de prêt-à-porter fondée par son père et au sein de laquelle il gravit les échelons jusqu’à en prendre la direction »
    Pour résumé ce blabla idéologique c’est donc encore un fils à papa qui s’est simplement donné la « peine de « naitre » !

     
  4. pierre

    février 29, 2016 at 12:31

    Je pense que s’il a pris la peine de s’arreter dans la réunion c’est qu’il s’est réellement senti touché par l’affiche en question.
    Preuve que c’est une être humain et qui a mon avis vaut beaucoup plus que de tres nombreux patrons.

     

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