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Le Figaro : Syrie: la Turquie s’engage à coopérer avec l’Iran

13 Août

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au-delà des péripéties que l’on a parfois du mal à suivre, nous sommes entrés dans une nouvelle ère. Si vous relisez un certain nombre d’articles que nous avons publiés dans ce blog, vous percevez mieux que ce qui se met en place est un monde multi-polaire. Lavrov a dit « cela serait déjà très compliqué de bâtir un monde multi-polaire avec l’accord de tous, c’est encore plus compliqué quand celui qui avait l’hégémonie ne le veut pas ». Donc nous avons une situation dans laquelle où sans dénoncer les alliances antérieures (par exemple l’appartenance à l’OTAN) se mettent lentement en place des formes de négociations entre « adversaires », il ne s’agit pas à proprement parler de liens du type coalition mais plutôt des accords de non agression mutuelle, d’échanges d’informations et de très pragmatiques échanges commerciaux, un modèle impulsé par la Chine et déjà pratiqué entre la Russie et Israël. Il ne s’agit pas d’accords idéologiques mais d’interventions visant à apaiser les tensions et à construire du gagnant-gagnant avec des liens bi-latéraux ou autres très souples mais respectant les souverainetés. C’est sur ce dernier point que les Etats-Unis et l’UE n’ont cessé de mécontenter alliés et adversaires. Très intéressant, nous sommes dans une ère nouvelle, périlleuse mais en plein mouvement.Le mouvement est impulsé par la Chine et la Russie et Castro ne s’y trompe pas dans son message d’aujourd’hui.  ( note de Danielle Bleitrach)

  • Par lefigaro.fr avec AFP
  • Mis à jour le 12/08/2016 à 16:03
  • Publié le 12/08/2016 à 15:59
La Turquie s’est engagée aujourd’hui à coopérer avec l’Iran à une résolution du conflit en Syrie, malgré les divergences de fond entre les deux pays qui soutiennent des camps opposés, en recevant le ministre iranien des Affaires étrangères.

Mohammad Javad Zarif a rencontré son homologue turc Mevlüt Cavusoglu avant de s’entretenir avec le président Recep Tayyip Erdogan, visite de responsable étranger de la région du plus haut rang depuis le coup d’Etat raté du 15 juillet. La visite de M. Zarif intervient quelques jours après celle de M. Erdogan en Russie qui, avec Vladimir Poutine, a remis les relations turco-russes sur les rails après une brouille de près de neuf mois. Ce déplacement de M. Erdogan a donné lieu à des spéculations sur un rapprochement sur le conflit syrien. Téhéran et Moscou sont alliés du président syrien Bachar al-Assad dans la guerre civile syrienne depuis plus de cinq ans, tandis que la Turquie soutient les rebelles et demande le départ de Bachar.

Mais la Turquie « va coopérer étroitement sur ces questions » (la Syrie), a assuré M. Cavusoglu après son entretien. « Il y des questions sur lesquelles nous sommes d’accord, en particulier sur l’intégrité territoriale », a-t-il déclaré. « Sur certaines questions, nous avons des opinions divergentes, mais nous n’avons jamais rompu le dialogue. Dès le début, nous avons insisté sur l’importance du rôle constructif que joue l’Iran en vue d’une solution permanente en Syrie », a-t-il ajouté. M. Zarif a déclaré de son côté que Téhéran et Ankara « veulent protéger l’intégrité territoriale de la Syrie » et que « le peuple syrien doit déterminer lui-même son avenir ».

En dépit des tensions sur la Syrie, l’Iran comme la Russie ont été parmi les premiers pays à apporter un soutien sans équivoque au président Erdogan dans la nuit de la tentative de coup d’Etat. Et la visite de M. Zarif en Turquie moins d’un mois après, a été bien perçue par la Turquie qui a reproché amèrement à ses alliés occidentaux de ne pas avoir montré beaucoup de solidarité. M. Cavusoglu a ainsi indiqué que M. Zarif avait été le chef de la diplomatie avec lequel il s’était le plus entretenu dans la nuit du 15 au 16 juillet, « quatre ou cinq fois ».

Ankara a essayé ces derniers mois de maintenir un équilibre difficile dans ses relations avec Téhéran en dépit des divergences sur la Syrie et de son rapprochement de plus en plus patent avec l’Arabie saoudite, grand rival régional de l’Iran.

LIRE AUSSI
» La Turquie infléchit sa politique syrienne

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4 Commentaires

Publié par le août 13, 2016 dans Uncategorized

 

4 réponses à “Le Figaro : Syrie: la Turquie s’engage à coopérer avec l’Iran

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