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Après le PS, le PCF, les syndicats…

17 Oct

mélenchon redoute une «victoire de Macron par KO». Jean-Luc Mélenchon s’est dit déçu lundi, sur son blog puis au 20 heures de TF1, de la manière dont les syndicats conduisent le mouvement social contre les ordonnances modifiant le Code du travail.

Après s’être donné l’objectif très mitterrandien de détruire le PCF, et celui de se mettre à la place du PS, comme son modèle s’était substitué à la SFIO déconsidérée, le leader des insoumis voudrait-il détruire les syndicats pour qu’il n’y ait plus que lui et son mouvement dont il se veut le ciment avec quelques lieutenants du même acabit?

En effet, il a rappelé avoir demandé «aux syndicats de prendre l’initiative» après avoir lui-même réuni des dizaines de milliers de partisans place de la République à Paris le 23 septembre, le chef de file de la France insoumise a jugé «la suite (…) bien décevante». «Car de ce leadership, que sort-il ? Fort peu. À vrai dire: rien», a estimé le député dans une note postée sur son blog.

C’est vraiment extraordinaire cette grenouille qui veut se faire aussi grosse que le boeuf. Est-ce que les acquis des routiers, des dockers et d’autres qui ont de fait créé une brèche dans le code du travail sont moins importants que le nombre de marcheurs du 23 septembre? Qu’ont-ils obtenu? je ne rentrerai même pas dans le ridicule des chiffres qui ose comparer une manif parisienne dont les médias ont pris pour une fois pour argent comptant les chiffres fournis par les organisateurs et des manifestations qui ont eu lieu partout jusque dans les petites villes moyennes. Non je sais que cela n’est pas suffisant et que toute la question est comment faire monter un mouvement à la hauteur de ceux qui effectivement pensent que Macron est le président des riches.

Si nul ne peut nier que la période soit difficile et que se battre mobilise encore les plus déterminés, en quoi vos  propos irresponsables s aident à repousser une victoire par K.O. Certes rarement on vit partis et dirigeants de ces partis dans un aussi piètre état, la médiocrité, les petites rivalités et les capacités d’autodestruction sont déchaînées, c’est sans doute cette situation comme celle de la répression systématique du monde du travail, la peur qui pèsent lourdement sur le combat. Mais vos propos, comme ceux de Macron lors de sa prestation télévisé prouve à quel point les nouveaux mouvements ont engendré de l’arrogance et peu de vision de la réalité de ce qu’affrontent « les derniers de cordée », comment il est tenté non de les convaincre mais de les apeurer. Et vous en rajoutez bêtement mais avez-vous tant de mépris ?

Voulez-vous vraiment être celui que l’on flatte et que l’on transforme en opposant officiel parce qu’il apparaît comme le destructeur des forces organisées et  le diviseur d’un monde du travail qui a besoin d’unité plus que de conseilleurs.

Franchement, je suis convaincue de la nécessité de cette unité et nous avons tous besoin de penser aux conditions de sa réalisation, personne n’a le secret mais je suis à peu près sûre que votre sortie ne la construit pas.

danielle Bleitrach

PS. je ne sais ce qu’il faut réellement en penser, mais il semble que  sans nation builder melanchon et macron qui ne pouvaient pas s’appuyer sur une organisation déjà bien implantée n’auraient pu arriver aux résultats obtenus. L’outil permettant une mise en branle direct des « cellules » locale voire des individus sans « sections » ni « Federation »… Il suffit la d’un candidat et d’une équipe de campagne réduite pour faire le boulot… On comprend mieux ainsi pourquoi cet outil intéresse tant certains dirigeants et élus de toute obédience, mais comme on peut voir celui qui est élu par ce système (trump aux Etats-Unis a également utilisé les services d’une telle officine) semble à terme manquer d’un certain contact avec la réalité…

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4 réponses à “Après le PS, le PCF, les syndicats…

  1. Emaux

    octobre 17, 2017 at 7:35

    J’ai une lecture exactement inverse que toi des succès de routiers et des dockers. Certes, ils ont gagné, mais pour eux seuls. Alors qu’ils étaient les seuls à avoir la possibilité de faire reculer sur tous les fronts le gouvernement à condition de rester solidaires de l’ensemble des salariés, ils ont choisi de se contenter de sauver les accords de *leurs* branches en laissant les autres travailleurs sur le carreau, qui, eux subiront toute la violence des ordonnances Macron…

     
  2. histoireetsociete

    octobre 17, 2017 at 7:39

    Emaux, ça se défend, mais cela ne change rien à l’ensemble de la démonstration… et puis dans le fond quand nous sommes dans une situation pareille peut-être faut-il s’appuyer sur l’égoïsme plutôt que les bons sentiments (c’est le conseil de Brecht), et que chacun prenne conscience du fait qu’il n’y a pas de niche dans lesquelles se protéger devant un pareil attila.

     
  3. etoilerouge

    octobre 18, 2017 at 3:11

    De plus la CGT dockers a nettement déclaré que les ordonnances MACRON continueront d’être combattues par leur syndicat en solidarité avec l’ensemble des salariés. Il me semble que dans la réflexion d’EMAUX manque ce concret ainsi que la politique patronale visant à rechercher la division en acceptant de reculer sur certains éléments…là où le syndicalisme et la solidarité restent très forts. Cela ne doit pas conduire à exacerber les divisions lorsqu’apparait dans le combart des différences dùes à la diversité des rapports de force travailleurs patronat.

     
  4. Emaux

    octobre 19, 2017 at 9:03

    J’espère que tu as raison…

     

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