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A propos de la Conférence du PCF, quelques réflexions en contribution au débat…

07 Nov

Afficher l'image d'origineHier la Conférence nationale s’est prononcée à 53,6%  pour un candidat communiste et non le soutien à Mélenchon. Ce qui est totalement inusité, quand on connaît le légitimisme du parti, c’est que ce vote intervient en opposition avec la proposition du secrétaire national et d’autres dirigeants de soutenir Mélenchon. Le Congrès déjà avait été celui de l’immobilisme, mais il témoignait d’un affaiblissement de la direction nationale divisée et affaiblie. C’est un nouvel acte de tranquille indépendance sans destruction.

Certes tout n’apparaît pas clair dans cette invitation de Pierre Laurent à voter Mélenchon? Comme d’ailleurs l’attitude dela dite direction tentant de minimiser le choix pourtant sans ambiguïté de la Conférence, choix devenu dans la déclaration du secrétaire du 50/50. On peut imaginer tout y compris le bourrage des urnes face au vote des militants ou même si on est un tantinet tordu d’y voir la tentative des mêmes pour nous obliger à des primaires refusées par la majorité des communistes.

Voici les termes de l’alternative sur laquelle la direction nationale prétend faire voter les communistes:

Tout en poursuivant nos efforts en faveur d’une candidature commune de la gauche d’alternative à l’austérité, pour l’élection présidentielle, le PCF choisit de s’engager sans attendre pour :

L’option 1 : les communistes décident d’appeler à voter pour Jean-Luc Mélenchon, considérant qu’un rassemblement peut s’opérer avec cette candidature et qu’elle porte une grande partie des propositions de la gauche alternative à l’austérité. Tout en poursuivant leur effort pour une candidature commune, les communistes porteront cet appel en conservant leur autonomie, critique et constructive, et travailleront pour cadre collectif de campagne afin d’œuvrer à la construction d’un rassemblement le plus large possible.

L’option 2 : les communistes décident de présenter une candidature issue de leurs rangs, considérant qu’elle est le moyen de porter dans le débat nos propositions et notre démarche de rassemblement. Cette candidature pourrait à tout moment, sur la base d’un accord politique, se retirer au profit d’une candidature commune d’alternative à l’austérité telle que nous le proposons si nos efforts en ce sens aboutissent. Si c’est cette option qui est retenue par les communistes, le Conseil national soumettra le choix d’une candidature à la ratification des communistes dans les trois semaines qui suivront ce choix

Que faire?

Donc la vraie question est celle d’un candidat communiste jusqu’au bout. C’est là je crois le sens du vote de la conférence nationale et qui risque d’être détournée par la formulation. En effet depuis des années, les militants communistes tout en votant les bases communes dans la plus pure tradition se sont opposés de fait à toutes les tentatives de liquidation de leur parti, y compris au changement de nom.

Il y a bien sûr dans cette attitude un attachement viscéral à leur parti, mais il y a la conscience de la crise que traverse le monde et notre pays, la nécessité d’une restauration de la politique qui en finisse avec les aventures individuelles et les partis soumis aux appétits, aux clientèles, le mépris de tous,la seule réponse est donc  une force collective désintéressée, progressiste qui s’ancre dans le désir de chacun de la paix et de la justice sociale. Un parti qui organise les résistances et offre une perspective qui va bien au-delà d’une élection présidentielle dont il n’y a pas grand chose à attendre. Ce parti doit être une force collective ancrée dans les préoccupations de la classe ouvrière, des travailleurs, de ceux qui souffrant sous des formes multiples de cette société et qui de ce fait sera capable de faire face à la pression du capital et des puissants dans et au-delà des élections.

Et pour cela il faut bien mesurer les opportunités, les exigences et ainsi voir que l’enjeu de cette conférence nationale, au sortir d’un Congrès qui ne menait à rien et nous a fait perdre beaucoup de temps, était bien l’existence du PCF. Chacun le conçoit désormais à sa manière mais il y a quelques données de base dont nous devons partir pour reconstruire. Chaque élection, chaque échéance, chaque rendez-vous de nos luttes doit être pensé dans ce sens, pas celui de la promotion d’un individu…

Le vote en faveur de Mélenchon signifiait clairement la fin du PCF, la fin d’un groupe communiste autant que la fin du parti. Mélenchon pour lequel je le répète je n’ai aucune antipathie personnelle et dont les positions internationales sont souvent plus courageuses que celles de la direction du PCF, de fait poursuit la grande œuvre de Mitterrand : en finir avec le PCF, lui substituer l’aventure solitaire largement gonflée actuellement comme en 2012 par les médias et qui laissera tous ceux qui veulent résister dans la situation où l’ont été en 2012, les militants de Hénin Baumont après la poursuite dans les législatives d’une candidature personnelle pour toute réponse à l’implantation du FN.

J’ai lu quelques textes extraordinaires excédant les rangs des refondateurs sur l’opportunité d’une telle candidature. Par exemple, il y a eu l’affirmation que Mélenchon représentait la fin du PS. Le PS n’a pas besoin de Mélenchon pour s’autodétruire, en revanche comme Mélenchon c’est le PS, il peut être l’occasion de poursuivre la destruction du PCF sous une forme renouvelée. Il y a bien des illusions autour de la candidature de Mélenchon, ce n’est pas la première fois. Il y a l’expérience de 2012, et celle des aventures grecques, mais il y a aussi la manière dont Mitterrand a été lancé par l’extrême-gauche de la SFIO, le CERES, pour se présenter in fine au-dessus des partis. Mitterrand est le grand inspirateur non seulement de Hollande mais de Mélenchon et de bien d’autres

Il y a ceux qui croient que Mélenchon a des chances d’être présent au second tour voire de l’emporter. Ils n’ont visiblement tiré aucune leçon de la campagne de 2012, de la manière dont ont été artificiellement gonflés les scores dudit Mélenchon et ne voient pas à quoi sert une telle opération. Sans donner dans le complotisme, on peut effectivement penser qu’une élection surtout présidentielle peut donner lieu à toutes les manipulations pour créer un favori y compris repoussoir face à un autre repoussoir, pour aboutir à un choix orienté type celui des Etats-Unis.

Mais tout cela est encore secondaire par rapport à l’argument fondamental lui que j’ai entendu chez de nombreux camarades engagés dans la lutte contre la loi travail: »Nous avons eu un très grand mouvement qui a montré le véritable visage du PS et il faut un candidat qui symbolise ce changement » disent-ils. Outre le fait que les candidats communistes et front de gauche se sont bien conduits dans cette bataille, faisant la démonstration de l’utilité d’élus communistes, est-ce qu’on peut offrir comme débouché à cette prise de conscience de classe justement :l’hypothèse Mélenchon? L’aventure d’un individu sans aucune garantie collective, capable de dénoncer ses alliances.

Non la véritable question n’est pas celle de Mélenchon, de ses qualités ou défauts personnels, mais bien celle d’un candidat communiste émanant d’un véritable parti communiste, un grand chantier à mettre en œuvre. Je regrette que le Congrès nous ait fait perdre beaucoup de temps dans notre manière d’aborder cette question, que nous n’ayons pas utilisé la fête de l’Humanité pour une telle mobilisation et que nous nous retrouvions à la veille des échéances devant une direction qui semble bien décidée à jouer la montre en nous faisant perdre notre temps en tentant de provoquer des divisions mortifères.Une direction qui après avoir littéralement inventé Melenchon prétend l’utiliser pour éviter la question de fond pour une fois de plus détourner l’exigence des communistes à avoir un parti digne de ce nom.

Il faut apprécier à sa juste valeur ce vote des communistes à la conférence nationale, il manifeste non pas un dépassement de toutes nos difficultés, celles-ci demeurent, mais il dit le refus des communistes d’approuver la fin de leur parti quelle que soit la forme que l’on prétend donner à cette fin. Il faut poursuivre en ce sens et partir des exigences du moment pour commencer à reconstruire.

Danielle Bleitrach

PS. La cure m’épuise, je tombe de sommeil et je demande donc à chacun d’être indulgent sur les insuffisances de ce texte qui ne prétend être qu’une contribution au débat. J’ai besoin sur ce plan d’affiner ma réflexion, de la confronter aux arguments, mais je crois que le choix du candidat n’a rien d’indifférent, et pourquoi j’ai tout de suite proposé un profit qui serait celui des frères Bocquet. Ce choix dit le contenu que personnellement je mets à cette étape de la bataille. Il ne s’agit pas seulement d’individus, mais de rassemblement et de poursuite vers l’avenir, de créer les conditions d’une avancée réelle et pas d’un simple baroud d’honneur où chacun reste sur ses positions. Mais il faut être très attentif à l’engagement des jeunes militants.

 
16 Commentaires

Publié par le novembre 7, 2016 dans Uncategorized

 

16 réponses à “A propos de la Conférence du PCF, quelques réflexions en contribution au débat…

  1. Dominique Belmer

    novembre 7, 2016 at 1:50

    je partage ton avis et je l expedie a d autres . Tiens bon Danielle comme moi je tiens . bises .

     
  2. Jeanne Labaigt

    novembre 7, 2016 at 3:04

    Encore une fois totalement en accord avec ce que tu dis ici.
    Une candidature communiste qui doit être liée à « l’organisation du grand chantier » et pas une candidature communiste provisoire en attendant un désistement.

    Car il y a bien des ambiguïtés dans la façon dont va être posée la question aux adhérents d’abord, d’autre part dans la façon dont sont rapportés les débats et les résultats du 5 Novembre, voir par exemple l’article de l’Huma intitulé « Les communistes mettent un des leurs dans la balance » qui ne dit pas du tout ce que j’ai compris des débats suivis sur le net.
    Une « histoire » au sens de « récit » est en train de s’écrire…

    Elle risque de travestir ce que tu dis ici de tellement juste et bien formulé (je le recopie:)
     » cette attitude [marque]un attachement viscéral [des communistes] à leur parti, mais il y a , la conscience de la crise que traverse le monde et notre pays, la nécessité d’une restauration de la politique qui en finisse avec le mépris des aventures individuelles au profit d’une force collective désintéressée, progressiste qui s’ancre dans le désir de chacun de la paix et de la justice sociale.Un parti qui organise les résistances et offre une perspective qui va bien au-delà d’une élection présidentielle dont il n’y a pas grand chose à attendre. Ce parti doit être une force collective ancré dans les préoccupations de la classe ouvrière, des travailleurs, de ceux qui souffrant sous des formes multiples de cette société et qui de ce fait sera capable de faire face à la pression du capital et des puissants. »
    Je pense donc humblement qu’une candidature communiste pour permettre de « réactiver » l »idée » communiste, pour nous permettre de reconstruire nos forces et notre organisation , ce qu’on doit nommer le « GRAND CHANTIER  » ( j’aime bien ton expression tout à fait brechtienne dans son ton!) doit poser avant toute recherche de nom de candidat ,les finalités ( et les modalités pour) de « sortir » de l’UE, de Euro, de l’OTAN, pour avoir en vue les buts de la Révolution d’il y a 99 ans* renverser le capitalisme et aller vers le socialisme.
    Faute de le dire et clairement ce seront encore des manipulations, des tactiques électorales, des explication contournées qui diront une chose et son contraire dans le plus grand flou.

    *Sur le site de Karine Béchet Golovko une vidéo de 6/7 mn de la » parade de l’Espoir » sur la place rouge en 1941 le 7 Novembre: commémoration par les soldats qui partaient directement au front de la Révolution d’Octobre

     
    • Elon

      novembre 7, 2016 at 3:41

      A lire dans ce texte d’abord ceci :  » on peut effectivement penser qu’une élection surtout présidentielle peut donner lieu à toutes les manipulations pour créer un favori y compris repoussoir face à un autre repoussoir, pour aboutir à un choix orienté type celui des Etats-Unis. »
      puis cela : « la véritable question (…) [est]bien celle d’un candidat communiste émanant d’un véritable parti communiste, un grand chantier à mettre en oeuvre: « ,
      il semble clair que peut vous importe cette élection et son résultat et que c’est bien la question de l’appareil qui prime. Appareil, bien sûr, au service de la révolution.
      Ou quand le gauchisme sectaire finit par rattraper ses plus féroces détracteurs d’il y a 50 ans.

       
  3. histoireetsociete

    novembre 7, 2016 at 3:49

    Elon… votre commentaire est un contresens absolu… Il suffit de relire mon texte pour le voir et vos insultes gratuites n’y changent rien…

     
    • Elon

      novembre 7, 2016 at 7:02

      Je n’ai fait que vous citer et relever votre contradiction car vous ne pouvez pas vous situer dans et hors ce processus électoral si ce n’est pour d’autres raisons : l’aubaine électorale pour démarrer le « chantier » de la reconstruction du parti. En ce sens vous faites preuve effectivement d’une stratégie gauchiste digne des grandes heures de l’extrême gauche post-soixante-huirtarde et sectaire. Badiou au moins ne se même pas d’élections. Il y adonc bel et bien du présupposé à votre discours : celui du parti qui conduit à la « révolution » « pour dire vite). Je ne vois pas en quoi je vous ai insultée ou injuriée. Si je puis me permettre, pourriez-vous éclaircir le sens de la crainte que vous exprimez : « en revanche comme Mélenchon c’est le PS il peut être l’occasion de poursuivre la destruction du PCF sous une forme renouvelée. ». Je ne comprends pas bien. Dites-vous bien que Mélenchon = le PS ? Ou bien qu’il veut détruire le PC ? ou ????

       
      • Elon

        novembre 7, 2016 at 7:04

        Lire  » Badiou ne se mêLe pas d’élections »

         
  4. histoireetsociete

    novembre 7, 2016 at 3:58

    pour tenter de vous faire comprendre ce qu’un communiste trouve dans l’action collective, dans la réalisation de ce pourquoi il se bat, voici une réflexion que J’AI FAITE SUR FACEBOOK/

    e voudrais faire part de mon expérience, elle pourrait d’ailleurs être résumée par cette phrase de notre grand Robespierre: « nos raisons d’exister valent mieux que notre existence ». Aujourd’hui j’ai reçu un cadeau magnifique, un article à propos de mon livre sur Bertolt Brecht et fritz lang qui se demande pourquoi un tel livre ne jouit pas d’une publicité alors qu’il renouvelle la méthode d’analyse d’un film et interroge sur notre présent d’une manière qui invite à la réflexion. Je vous renvoie à cet article. Mais je voudrais reprendre l’affirmation du désintérêt des médias: ce n’est pas tout à fait exact, il y a eu d’autres critiques toutes positives. Le Monde Diplomatique au mois d’octobre, Positif, la Nouvelle presse et la revue d’histoire du cinéma. Mais il est un fait qu’un journaliste de l’humanité qui avait réclamé le livre et l’a beaucoup aimé s’est vu interdire un compte-rendu sous le prétexte que le livre n’était plus d’actualité. Depuis plus de 20 ans tout ce que j’écris est frappé de censure par la presse communiste et par la presse bourgeoise qui a ses propres poulains et pour qui je suis la « stalinienne ».

    Ce fait me renvoie à ce jour où alors que j’étais membre du Comité central, un journaliste de Libération est venu me propose de faire de moi quelqu’un de célèbre à la condition que je leur donne des renseignements sur les réunions du CC qui à l’époque étaient effectivement à huis clos. Je lui ai répondu : « Si je suis Aragon, je n’ai pas besoin de vous. Si je suis une intellectuelle moyenne ce qui est vraisemblable, laissez moi au moins mon honneur de communiste ». i. Et je n’étais pas la seule de mon espèce. Quand Marchais invité par Anne Sinclair avait refusé la présence d’un « nouveau philosophe » et vrai anticommuniste et s’était désisté, elle avait téléphoné à tous les « intellectuels du parti, dont moi en vain… pas un de nous n’avait accepté.

    Depuis j’ai tout subi de cette direction, mais pas plus que je ne me confondais avec l’avenir du monde, je ne les ai confondu avec la nécessité du parti et je plains celui que la haine aveugle au point de ne pas le comprendre et qui ne cherche qu’à détruire sans rien à avoir à proposer.

    Voilà alors ce qui me fait juger de l’utilité du PCF n’est rien d’autre que la phrase : mes raisons d’exister valent mieux que mon existence et mes raisons d’exister c’est un monde où les petits, les sans grade vont mieux et l’air que je respire s’en fait plus léger. Bref l’idée que l’on ne gouverne pas la France de la même manière quand le PCF est à 2 ou 20% . Et que c’est une assurance pour un autre monde… C’est encore suffisamment le cas pour que nos ennemis se prêtent à toutes les opérations visant à détruire le grand malade qui résiste.

     
  5. Titus

    novembre 7, 2016 at 4:49

    Ce texte de Danièle aide à comprendre la situation qui est pour le moins confuse. Rien que la rédaction des deux options du 5 novembre était sujette à interprétation, à doute, à ambiguité. Le PCF paie cher son manque de clarté, et je partage la nécessité d’un grand chantier. Par quel bout le prendre? Que faisons nous depuis 5 ans? C’est à quelques mois des élections qu’il faut se poser la question? Si nous ne sommes pas clairs, courageux, déterminés, et surtout pleinement COMMUNISTES comment allons nous nous en sortir quand il faudra convaincre, expliquer, se mettre enfin sur la voie de la transformation. Quelle est la voie que l’on propose au peuple, quelle stratégie, pour quelle société ? Et quels enseignements tirons nous de toutes les expériences de transformation, y compris les plus récentes? Tant que cela ne sera pas posé, à quoi bon compter les députés et se questionner sur l’opportunité d’un groupe d’opposition parlementaire qui n’aura plus guère de sens.

     
  6. etoile rouge

    novembre 7, 2016 at 7:31

    Elon c’est au secours la droite revient! Absence totale d’analyse de classe! Voter sous la pression, sans objectif ! Voter en faisant croire que celle ci c’est la dernière, après nous le déluge?
    Quelle analyse du moment? Les travailleurs et la classe ouvrière, certes affaiblie pour l’instant mène un combat sérieux contre les classes capitalistes et alliés! Tout les partis sont contre elles y compris l’opposition média dite FN! Le FN est pour la loi européiste el komry comme il était pour le recul de l’âge de la retraite! Il est pour les lois liberticides sauf lorsqu’elle s’applique à lui -même. Bref l’opposition FN est d’accord avec les européistes PS comme ceux-ci sont la même longueur d’onde avees la droite LR. Poisson appelle à voter FN, même le plus petit club de sport est dirigé selon les critères et par les représentants de la classe capitaliste. Elon veut nous faire croire que M MAASTRICHT, MELENCHON c’est lui ou rien! Malheureusement faire croire qu’il suffit seulement de voter pour amener un changement est un enfantillage que l’expérience contredit mais aussi et surtout la raison! Ce genre d’individus crie toujours contre les communistes et pour la gauche non communiste même lorsqu’elle apporte guerre et trahison
    Cela suffit!

     
  7. brise-menu

    novembre 7, 2016 at 7:34

    On ne peut pas critiquer la direction du PCF (Laurent, Dartigolle, Brossat etc) et choisir selon toute probabilité un Chassaigne qui en fait partie, et sur des positions droitières.
    Et que dit-il Chassaigne dan son intervention:
    Samedi après-midi, il a une nouvelle fois exprimé son souhait que le PCF défende la candidature d’un de ses membres sans exclure « à priori, le fait que Jean-Luc Mélenchon puisse être le candidat du rassemblement que l’on recherche ». « Je ne sais pas si une autre personne peut émerger et être plus crédible sur un programme anti-libéral clair, net », a dit l’élu auvergnat. « Ce que je pense, c’est que ce rassemblement il faut le construire. Ce que je pense, c’est que pour porter cette parole-là, pour être audible, pour pouvoir développer ce qu’on recherche, il faut mettre sur les rails un candidat du Parti Communiste Français même si au final ce candidat doit se retirer parce que l’intérêt du peuple sera qu’il se retire dans l’intérêt du rassemblement », a-t-il ajouté.
    Tout ceci est enthousiasmant. On constate que FVR comme il y a cinq ans se félicite de cette décision et que le 15 e a une position juste (une candidature communiste sur un programme de classe) mais n’est pas suivi.

     
  8. etoile rouge

    novembre 7, 2016 at 7:36

    Elon c’est au secours la droite revient! Absence totale d’analyse de classe! Voter sous la pression, sans objectif ! Voter en faisant croire que celle ci c’est la dernière, après nous le déluge?
    Quelle analyse du moment? Les travailleurs et la classe ouvrière, certes affaiblie pour l’instant mène un combat sérieux contre les classes capitalistes et alliés! Tout les partis sont contre elles y compris l’opposition média dite FN! Le FN est pour la loi européiste el komry comme il était pour le recul de l’âge de la retraite! Il est pour les lois liberticides sauf lorsqu’elle s’applique à lui -même. Bref l’opposition FN est d’accord avec les européistes PS comme ceux-ci sont sur la même longueur d’onde avec la droite LR. Poisson(lr) appelle à voter FN, même le plus petit club de sport dans ce pays est dirigé selon les critères et par les représentants de la classe capitaliste. Elon veut nous faire croire que M MAASTRICHT, MELENCHON c’est lui ou rien! Malheureusement faire croire qu’il suffit seulement de voter pour amener un changement est un enfantillage que l’expérience contredit mais aussi et surtout la raison sombre devant tant de futilités! Ce genre d’individus crie toujours contre les communistes et pour la gauche non communiste même lorsqu’elle apporte guerre et trahison
    Cela suffit!
    Moi travailleur j’ai besoin d’un parti communiste , d’une organisation pour me défendre, désintéressée, réfléchie, active , patiente, honnête.

     
    • Elon

      novembre 7, 2016 at 7:59

      Je ne veux rien vous faire croire et encore moins que de telles élections présidentielles pourraient changer quoi que ce soit de fondamental au sort des classes laborieuses exploitées. Mais je ne peux pas croire qu’une campagne électorale, dans un tel contexte, puisse représenter une occasion à saisir pour lancer le chantier de la (re)construction du parti communiste.

       
  9. Dietzgen

    novembre 7, 2016 at 11:03

    Elon, en prenant votre raisonnement à contrario, affirmez-vous que « l’appareil » ne « primant » pas pour vous (apparemment) quelque chose d’autre prime ? Si oui, quelle est cette chose ? Une « révolution » toute conceptuelle et fantasmée ?

    Quant aux injures que « vous ne voyez pas », vous donnez tout de même du « gauchiste » et du « sectaire » assez gratuitement pour quelqu’un qui ne fait que « citer »…

    De plus, la distance de Mélenchon au communisme me paraît flagrante… Ce dont il ne veut pas, c’est du PS libéral, mais un PS social-démocrate du genre Syriza ou Podemos lui irait très bien. C’est, certes une autre forme de PS, mais un PS tout de même.

    Enfin, le véritable gauchisme (dans le style situationniste, trotskyste ou anarchiste) est celui qui refuse toute forme d’organisation politique ou d’action construite hormis de sempiternelles pétitions ou manifestations confidentielles. On en connaît le résultat : destruction du mouvement ouvrier et communiste autrefois si fortement implanté en France, avec son PCF à 20% etc…

    Si un parti qui se dit communiste et entend toucher les masses est incapable de se saisir d’un évènement à retentissement social majeur tel ce type d’élections ( bien sûr, ce n’est pas tout ce qu’il doit faire) comme le PCF de Duclos (en 1969), on peut sérieusement se poser des questions sur sa capacité à avoir une quelconque influence sur quoi que ce soit dans la société.

     
    • Elon

      novembre 8, 2016 at 4:28

      Cette « chose » je la nomme « mouvement unitaire et structuré ».
      Je répète, les termes « gauchiste » et « sectaire » ne sont ni des insultes ni des injures, auquel cas Lénine eût un des plus célèbres insulteurs du mouvement ouvrier. Votre définition du « gauchisme dans le style etc » prête à sourire tant elle est … sectaire. Quant à votre conclusion, je ne commentais pas les choix politiques de PCF ainsi que l’a fait ici D.B. mais le point de vue de celle-ci.

       
      • Dietzgen

        novembre 8, 2016 at 9:40

        Mais bien sûr, politiquement, les termes « gauchiste » ou « sectaire » ne sont pas du tout péjoratifs, ils sont neutres (particulièrement dans ce contexte).

        Lénine, et Marx, Engels avant lui usaient sciemment de l’invective et le revendiquaient (lisez l’Idéologie Allemande ou l’Anti-Dürhing). Ils ne se cachaient pas derrière la neutralité et l’assumaient car ils savaient tout simplement que l’insulte est une arme politique qui permet de décrédibiliser et de vaincre l’adversaire, ce que vous ne feignez bien sûr pas d’ignorer.

        Quant au « gauchisme » comme je le définis, ce n’est pas parce que je n’entends pas fonder un galimatias « unitaire et structuré » de tout ce qui a échoué dans le mouvement ouvrier et l’a plombé que cette définition est sectaire ; être critique et être sectaire sont deux choses différentes.

        Si c’est pour faire une chose du genre « Ensemble », votre qualificatif de « structuré » risque d’avoir autant de pertinence que celui de « sectaire » : purement sémantique.

        Enfin et surtout, dans votre acception même du terme sectaire, vous l’êtes, puisque vous tancez autrui de « gauchisme sectaire » tout en accusant de sectarisme ceux qui usent de critiques similaires à l’encontre d’autres mouvements que celui dont vous faites la critique.

         

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