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Témoignage d’un rescapé de l’enfer…

03 Mai

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3 mai 2014

Je n’oublierai jamais l’horreur… le rédacteur en chef de « Antifasciste » a pu s’entretenir au téléphone avec l’un des « kulikovcy » (résistants antifascistes de la Place Koulikovo Pole), qui a miraculeusement survécu à un terrible incendie, alors qu’il était réfugié pour fuir la violence les tueurs de la junte dans la Maison des Syndicats. Officier de réserve de 49 ans, Youri est encore quelques heures plus tard dans un état de choc, il a remercié Dieu d’être en mesure de revenir de l’enfer.
Selon Youri, au moment de l’altercation avec les radicaux il n’y avait pas plus de 250 personnes. Le total était formé de trois douzaines de service d’ordre, le reste étant composé d’Odessites d’âge moyen ou de personnes âgées, dont beaucoup de femmes.
Après les altercations dans la rue Grecque et sur la place de la cathédrale, les fascistes ont lancé une offensive sur le parvis de Koulikovo. Il y en avait plusieurs milliers. Nos forces étaient inégales, en outre, nous n’avions aucune arme! Nous avons été obligés de battre en retraite et nous avons décidé de nous barricader dans la Maison des Syndicats, qui se trouve juste à côté.
Ce qui est arrivé ensuite, « je n’ai toujours pas réalisé,  » dit-il et sa voix tremble. Selon Youri, ils ont immédiatement fait usage contre lui de matraques et d’ armes à feu. Le gars qui était à mes côté est tombé immédiatement. Ils nous ont poussés dans le bâtiment et coupé toutes les voies de retraite. Je me suis retrouvé dans l’aile droite du 3ème étage, nous étions une douzaine de personnes dans une pièce. Les Pravoseki (Secteur droit) ont commencé à bombarder le bâtiment avec des cocktails Molotov et à tirer sur les fenêtres. Le premier étage était en flammes, puis au-dessus de nous, la fumée s’est propagée dans les couloirs, il était impossible de sortir… Nous avons ouvert les fenêtres et cassé les vitres, mais il n’y avait pas de salut : les fumées de la Place entraient dans la chambre. Des gens sautaient par les fenêtres à l’étage au-dessous, on les achevait en bas. D’en bas, ils criaient « gloire à l’Ukraine » et « mort aux ennemis »… C’était l’enfer ! Les pompiers sont arrivés, ils ont commencé à éteindre l’incendie au rez-de-chaussée » dit le témoin oculaire.
Ensuite, d’après ce témoin qui a survécu par miracle, il ne se souvient que vaguement de ses actes. Autour d’eux tous mouraient étouffés, asphyxiés, certains criaient et demandaient pitié…
« Je me souviens avoir arraché mon camouflage, et un camarade habillé « en civil » m’a donné un polo de sport. Et nous nous sommes précipités dans le couloir, en trébuchant sur les cadavres. Il y en avait plein, je ne peux pas dire le nombre exact… Il n’y avait pas de lumière, on entendait des bruits de craquements, comme des zombis, nous sommes parvenus à l’escalier de secours au premier étage. Je ne sais pas comment cela s’est fait. Au rez-de-chaussée l’incendie était déjà éteint. A la sortie Ouest nous avons vu plusieurs pravoseki (les gens de pravy sektor). Nous avons joué les idiots, et à leur interpellation « Halte ! », nous avons répondu « les gars, nous sommes avec vous ! »… Pour une raison quelconque, que j’ignore, ils n’ont pas cherché à en savoir plus, apparemment d’autres tâches les attendaient. Alors nous sommes allés dehors mêlés à la foule… « , confia-t-il.

« Nous avons perdu cette bataille, parce que ne sont n’étions pas organisés. Mais tous les morts du champ de Koulikovo sont des héros. Ils sont allés à une mort certaine. Il s’agit du Khatyn d’Odessa…Quand j’ai repris mon souffle, quand je suis revenu à moi (avec un mal de tête terrible, je ne pouvais parler!) j’ai appelé le numéro de téléphone d’un ami qui était dans la maison des syndicats dans les étages inférieurs. Mais une voix a répondu au téléphone qu’il était mort. Je n’oublierai jamais cette horreur… » — résume l’homme et, en disant qu’au téléphone il tentait de savoir qui était mort et qui était vivant, il a souhaité mettre fin à la conversation.

 
17 Commentaires

Publié par le mai 3, 2014 dans Uncategorized

 

17 réponses à “Témoignage d’un rescapé de l’enfer…

  1. Jeanne Labaigt

    mai 3, 2014 at 6:15

    Ils ne s’en cachent plus:
     » Comme annoncé, aujourd’hui Dmitri Iaroch devrait participer à l’émission télévisée Schuster LIVE dans le format présidentiel. Cependant, suite à l’intensification de l’opération dans l’est de l’Ukraine Dmitri Iaroch s’est vu obligé de regagner le QG de Praviy sektor pour assurer la coordination entre les forces de Praviy sektor et les services de l’Etat. Le stade final de l’opération exige la participation immédiate de Dmitri Iaroch à cette étape », a déclaré le service de presse de Praviy sektor cité par espresso.tv .
    Lire la suite: http://french.ruvr.ru/news/2014_05_03/Iaroch-participera-a-loperation-a-Slaviansk-medias-4534/« 

     
  2. histoireetsociete

    mai 3, 2014 at 6:26

    vous ne pouvez pas imaginer, c’est l’anniversaire de la mort de mon fils, d’une œdème pulmonaire qui n’a pas pu être traité à temps faute de personnel aux urgences, alors voir cet ignoble gouvernement attaquer un peu plus la sécurité sociale pour mieux entretenir les marchands d’armes, livrer la France à ceux des Etats-UNis, m’est devenu totalement insupportable… Cette complicité des médias et celle de tous ces sociaux démocrates, bobos parisiens capable de se la jouer à gôche et être complice de cela, c’est trop… Ma souffrance est telle que hier je suis allée voir le toubib parce que c’était déclenchée un œdème des jambes, de la rétention d’eau, les morts se confondent dans ma tête, ceux de la deuxième guerre mondiale, ceux d’Odessa et cette tombe dans laquelle je suis depuis un an…

     
  3. histoireetsociete

    mai 3, 2014 at 6:37

    c’est déjà bien et personnellement savoir qu’il y a des gens comme vous m’aide à continuer… c’est peu mais c’est énorme… Mon mari qui avait commencé la Résistance dans le bassin minier proche d’Aix, me racontait le choc qu’il avait éprouvé en voyant les foules acclamer Pétain… Il se sentait seul, il a continué et bien sur il a fini par être arr^été, torturé par la Gestapo… I n’a pas parlé… Il s’est retrouvé à la Centrale d’Eysses dans le lot. C’est lui qui a déclenché la révolte en ceinturant le milicien, ils ont été trahis par les droits communs, 24 d’entre eux ont été condamnés à mort, dont mon mari, mais à l’aube ils n’en ont fusillé que 12. Mon mari est parti à Drancy et de là à Dachau, dans ce qu’on a appéllé les trains de la mort et de la soif, ils étaient entassés dans des wagons à bestiaux , 8 heurs sous le soleil d’août, dans certains wagons ils sont devenus fous, ils buvaient leur urine… Mais dans celui de mon mari il m’a dit avec fierté qu’il y avait le parti, alors on laissait de la place à ceux qui souffraient le plus… A un moment il y a eu un bref orage, mon mari qui était le plus grand a fait passer sa chemise par la fente en haut et il l’a donnée trempée à ceux qui allaient le plus mal. ET après il y a eu Dachau. Il m’a toujours dit: si tu veux survivre, il faut t’oublier et vivre pour les autres. Voilà je pense que nous devons retenir sa leçon, il s’appelait pascal Fisechi et apprendre à vivre pour les autres pour un peu survivre, nous et notre humanité…

     
  4. zuliani

    mai 3, 2014 at 7:36

    je ne comprends pas . Que faisaient des militaires allemands sur place ?

     
  5. Jeanne Labaigt

    mai 3, 2014 at 8:01

    @Zuliani,
    Je crois avec mes petites notions de russe scolaire qu’il y a une erreur du traducteur automatique.
    Ce que je lis dans la phrase où il serait question d’allemands pourrait être :
    « Après des combats dans la rue des Grecs (pas des allemands et c’est un nom de rue) et sur la place des Cathédrales , les fascistes ont commencé l’offensive sur l’esplanade Koulikovo ».
    Je crois qu’il faudrait un plan pour voir les dénominations des rues et places, pour comprendre ce qu’il dit, je crois que la place des cathédrales et l’esplanade Koulikovo sont deux lieux différents, la tradal à l’air d’en faire un seul, mais mon russe est flageolant.
    Je n’ai pas vu ni le mot guermann ni le mot niemetz qui désignent en russe le mot « allemand » dans le texte russe ici référencé, il y a le mot « fasciste » en revanche.

     
  6. marcel rayman

    mai 3, 2014 at 8:22

    C’est tellement horrible que je ne comprends pas la modération des sites RIA Novosti et Voix de la Russie ce matin sur le sujet. De plus les observateurs militaires de l’OSCE viennent d’être libérés sans contrepartie semble t il. Et la video complète où l’on voit les supporters de foot arriver sur la place de la maison des syndicats, mettre le feu d’abord aux tentes puis à la porte et aux fenêtres de l’immeuble a disparu, il n’y a plus que des extraits de l’incendie ce qui permet à tous les médias de supputer une provocation. Pourtant je l’ai vue cette video, où est-elle ?
    Manifestement on joue la désescalade ce qui est bien, mais sur le dos des morts.
    Des morts pour rien ?

     
  7. Jeanne Labaigt

    mai 3, 2014 at 8:42

    Moi aussi cette modération m’a frappée.
    De toutes façons il est clair que la Russie ne veut pas intervenir militairement en Ukraine.
    Les partisans du referendum, le peuple ukrainien sont en train de vivre leur « semaine sanglante ».
    Le site du PKU aussi est muet depuis hier.
    Que peuvent les parapluies des vieilles dame contre les tanks.
    Ceux -ci écrasent les civils désarmés, mais on en parlera moins ( et la photo ne sera pas « culte ») que de Tien-An-Men en 1989…
    10 morts ce matin à Kramatorsk.

     
  8. Marianne

    mai 3, 2014 at 8:47

    « Je n’oublierai jamais l’horreur… le rédacteur en chef de « Antifasciste » a pu s’entretenir au téléphone avec l’un des « kulikovcy » (résistants antifascistes de la Place Koulikovo Pole), qui a miraculeusement survécu à un terrible incendie, alors qu’il était réfugié pour fuir la violence les tueurs de la junte dans la Maison des Syndicats. Officier de réserve de 49 ans, Yuri est encore quelques heures plus tard dans un état de choc, il a remercié Dieu d’être en mesure de revenir de l’enfer.
    Selon Youri, au moment de l’altercation avec les radicaux il n’y avait pas plus de 250 personnes. Le total était formé de trois douzaines de service d’ordre, le reste étant composé d’Odessites d’âge moyen ou de personnes âgées, dont beaucoup de femmes.
    Après les altercations dans la rue Grecque et sur la place de la cathédrale, les fascistes ont lancé une offensive sur le parvis de Koulikouvo. Il y en avait plusieurs milliers. Nos forces étaient inégales, en outre, nous n’avions aucune arme! Nous avons été obligés de battre en retraite et nous avons décidé de nous barricader dans la Maison des Syndicats, qui se trouve juste à côté.
    Ce qui est arrivé ensuite, « je n’ai toujours pas réalisé,  » dit-il et sa voix tremble. Selon Youri, ils ont immédiatement fait usage contre lui de matraques et d’ armes à feu. Le gars qui était à mes côté est tombé immédiatement. Ils nous ont poussés dans le bâtiment et coupé toutes les voies de retraite. Je me suis retrouvé dans l’aile droite du 3ème étage, nous étions une douzaine de personnes dans une pièce. Les Pravoseki (Secteur droit) ont commencé à bombarder le bâtiment avec des cocktails Molotov et à tirer sur les fenêtres. Le premier étage était en flammes, puis au-dessus de nous, la fumée s’est propagée dans les couloirs, il était impossible de sortir… Nous avons ouvert les fenêtres et cassé les vitres, mais il n’y avait pas de salut : les fumées de la Place entraient dans la chambre. Des gens sautaient par les fenêtres à l’étage au-dessous, on les achevait en bas. D’en bas, ils criaient « gloire à l’Ukraine » et « mort aux ennemis »… C’était l’enfer ! Les Pompiers sont arrivés, ils ont commencé à éteindre l’incendie au rez-de-chaussée » dit le témoin oculaire.
    Ensuite, d’après ce témoin qui a survécu par miracle, il ne se souvient que vaguement de ses actes. Autour d’eux tous mouraient étouffés, asphyxiés, certains criaient et demandaient pitié…
    « Je me souviens avoir arraché mon camouflage, et un camarade habillé « en civil » m’a donné un polo de sport. Et nous nous sommes précipités dans le couloir, en trébuchant sur les cadavres. Il y en avait plein, je ne peux pas dire le nombre exact… Il n’y avait pas de lumière, on entendait des bruits de craquements, comme des zombis, nous sommes parvenus à l’escalier de secours au premier étage. Je ne sais pas comment cela s’est fait. Au rez-de-chaussée l’incendie était déjà éteint. A la sortie Ouest nous avons vu plusieurs pravoseki (les gens de pravy sektor). Nous avons joué les idiots, et à leur interpellation « Halte ! », nous avons répondu « les gars, nous sommes avec vous ! »… Pour une raison quelconque, que j’ignore, ils n’ont pas cherché à en savoir plus, apparemment d’autres tâches les attendaient. Alors nous sommes allés dehors mêlés à la foule… « , se confia-t-il.

    « Nous avons perdu cette bataille, parce que ne sont n’étions pas organisées. Mais tous les morts du champ de Koulikov sont des héros. Ils sont allés à une mort certaine. Il s’agit du Khatyn d’Odessa…Quand jJ’ai repris mon souffle, quand je suis revenu à moi (avec un mal de tête terrible, je ne pouvais parler!), j’ai appelé le numéro de téléphone d’un ami qui était dans la maison des syndicats dans les étages inférieurs. Mais une voix a répondu au téléphone, qu’il était mort. Je n’oublierai jamais cette horreur… » — résume l’homme et, en disant qu’au téléphone il tentait de savoir qui était mort et qui était vivant, il a a souhaité mettre fin à la conversation.

     
  9. histoireetsociete

    mai 3, 2014 at 9:02

    je pense que tout est dans ce que disait récemment Llavrov: les occidentaux ont conscience de s’être foutu dans une impasse et quand on discute en tête à tête ils le disent… Oui mais voilà, il leur faut sauver la face et pour cela continuer à gueuler… Les russes ont fait un choix inspiré à la fois par les intérêts des oligarques, mais aussi le refus de pourrir un peu plus la situation sur le plan économique autant que militaire, alors ils vont essayer d’obtenir des avantages y compris pour les russophones… Les parapluies des vieilles dames sont essentiels crois-moi jeanne et le combat que nous menons ici n’est pas aussi dérisoire qu’il paraît… Il faudrait l’axer un peu plus sur les perspectives… Et Marianne m’a envoyé un texte sur le premier en Crimée avec perspective communiste… que je vais publier parce qu’au-delà de l’indignation il faut construire..

     
  10. Marianne

    mai 3, 2014 at 9:12

    La majorité des victimes brûlées vives par les activistes de Secteur Droit à Odessa sont des représentants des organisations de gauche, le Parti communiste et « Borotba ». La « droujine d’Odessa » est vivante. Il y a des blessés, des gens arrêtés, d’autres passés dans la clandestinité, mais apparemment pas de morts. Le coup principal a porté sur les forces de gauche, ce sont eux qui ont brûlé à la Maison des Syndicats.
    Ceux qui ont pu s’en sortir vivants sont enfermés dans des cellules pénitentiaires pour terrorisme et séparatisme.
    Les sornettes répandues par les medias ukrainiens sur des soi-disants « agents russes » tués dans l’incendie de la Maison des Syndicats sont démenties par les défenseurs des droits sur place et les enregistrements vidéo – les victimes ont des passeports ukrainiens.
    Source : réseaux sociaux, site PCFR
    http://kprf.ru/international/ussr/130968.html

     
  11. marcel rayman

    mai 3, 2014 at 9:26

    Ce type tire sur les gens qui essaient de quitter le bâtiment en flammes

     
  12. marcel rayman

    mai 3, 2014 at 9:38

    Non c’était pas celle là.
    celle-ci reprend mais en plans fixes, la video de cette nuit. On y voit l’attaque des tentes, leur incendies et puis l’immeuble

     
  13. Carole G

    mai 3, 2014 at 10:26

    bonjour,
    peut etre celle là…

     
  14. marcel rayman

    mai 3, 2014 at 11:42

    Oui merci Carole..
    En fait on l’avait dans un des posts de Danielle !
    Et puis il y a ce type qui tire au revolver sur ceux qui veulent s’échapper, ça me révulse alors j’essaie encore une fois:

     
  15. Marianne

    mai 3, 2014 at 11:51

    Oui, je l’ai vu aussi à la TV russe, Vesti 24. Sur cette chaîne de TV, le ton ne me paraît pas spécialement modéré. Ils diffusent en continu, avec les témoignages des gens sur place. A la Rada, un député du parti (qui n’est pas d’extrême droite, n’est-ce pas?) Batkivchina s’est félicité de cette opération de nettoyage, et a demandé que l’on vote une loi autorisant toute la population à porter des armes, pour protéger sa maison et sa famille contre les gens « de l’extérieur ».
    Timochenko est allée à Odessa pour féliciter les nouveaux héros de l’Ukraine.

     
  16. zuliani

    mai 4, 2014 at 6:48

    Merci Jeanne pour l’explication. Je suis sidérée par tout ce que je lis et vois sur les vidéos .

     
  17. lili

    mai 6, 2014 at 7:44

    Il y a 116 mort selon une source officieuse, le pouvoir ne veut pas publier ces données. Et surtout qu’à la fin de ce cauchemar le secteur droit à effectué « le nettoyage », ça veut dire qu’ils sont rentrés avant la police et tire dans les têtes des survivants.

     

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