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Ensemble, pour un Congrès extraordinaire

 

19 juin 2017 ~  Comme je le note par ailleurs, je ne suis pas d’accord sur tout avec les auteurs de ce texte, en particuliers sur ce qu’ils estiment être les propositions communistes,de ce fait on peut regretter que  dans  ce texte réclamant un congrès extraordinaire , les camarades n’aient pas chercher à fédérer mais plutôt à exposer leurs idées, ce qui n’aide pas.à créer l’unité autour de cette salutaire proposition. Mais nonobstant cette critique,  je sais que je partage avec eux le souci de l’existence du parti et leur diagnostic sur les errances de la ligne suivie, comme leur proposition de Congrès extraordinaire me paraît juste. Donc je donne à voir aux lecteurs de ce blog ce texte d’appel à un Congrès; (note de danielle Bleitrach)

 

Ensemble, pour un Congrès extraordinaire

Les néo-libéraux viennent de remporter une victoire politique et idéologique historique, la gauche est très affaiblie. Notre parti qui a souffert de son effacement à l’élection présidentielle a subi au premier tour des élections législatives un échec électoral sans précédent. Au deuxième tour, l’élection de 11 députés communistes est une bonne nouvelle; cela témoigne de notre capacité de résistance, à l’opposé du défaitisme qui a présidé à notre absence à l’élection présidentielle. Pour autant l’existence même de notre parti reste menacée alors qu’il va y avoir besoin comme jamais de ce qui fait la raison d’être originale du PCF, un PCF qu’il est urgent de transformer et renouveler profondément, à partir d’un bilan exigeant.

 

Un bilan s’impose

Moment clé de cette période, le 4 novembre 2016, Pierre Laurent déclarant, avant la décision des communistes, qu’une candidature communiste « n’est pas l’option que je privilégie » prenait position publiquement en faveur du soutien à Jean-Luc Mélenchon. Cette stratégie, contraire à la décision du Congrès (selon laquelle « les communistes travaillent pleinement (…) à engager un candidat » dans le processus de désignation pour l’élection présidentielle), et maintenue malgré le vote des délégués des fédérations à la conférence nationale, a empêché la promotion de nos idées, une bataille unitaire réelle, et conduit à la catastrophe. Il est urgent d’en changer. Le conseil national des 23 et 24 juin doit ouvrir un processus de congrès incluant un travail exhaustif et collectif de bilan.

Les idées communistes : originales, indispensables, mais absentes

L’élection  présidentielle  aurait dû être le moment de mettre dans le débat public les idées à la fois réalistes et radicales régulièrement évoquées par nos derniers congrès. Les Français les ignorent faute d’un effort persévérant, au sommet du Parti, pour leur permettre de s’en saisir. L’effacement du PCF et de l’originalité de ses propositions a aggravé cette situation, laissant place à la confusion au profit de FI, avec l’illusion entretenue que nos idées seraient quasiment les mêmes.

Le projet de sécurité d’emploi et de formation a fait cruellement défaut dans la campagne face au besoin d’une nouvelle économie pour répondre au défi des révolutions informationnelle et écologique. D’autant plus que la question de l’emploi était placée au premier rang des sujets sur lesquels les électeurs demandaient des réponses. Seuls se sont exprimés les tenants de l’ubérisation et de la flexibilité néolibérale (Macron et Fillon), ceux qui, en plus, font des migrants le bouc émissaire (Le Pen), ceux d’un « revenu d’existence » cantonné à la répartition (Hamon), et ceux pour lesquels l’embauche directe des chômeurs par l’Etat résoudrait le chômage, exonérant les entreprises et le grand patronat de ses responsabilités (Mélenchon). Et pour cause : il n’y avait pas de candidat communiste pour porter dans la campagne présidentielle la proposition de loi SEF déposée en janvier 2017 par André Chassaigne et ses collègues.

De même, nos propositions alternatives sur l’utilisation de l’argent et sur les banques auraient pu être un levier décisif pour le rassemblement d’une gauche de combat et pour la crédibilité d’une alternative novatrice ancrée à gauche. Dans la crise politique effroyable que nous vivons, elles auraient pu être une lueur d’espoir pour tous ceux qui cherchent et qui luttent.

Quant à nos propositions pour refonder la construction européenne, adoptées en conférence nationale et confirmées par notre dernier congrès, leur absence a conforté les populismes de droite et de gauche dans le paysage politique. Elle a laissé la voie libre à Macron pour pousser les feux du fédéralisme et de la domination des marchés financiers. Elle laisse à présent la voie libre à l’opposition factice entre « mondialistes et patriotes » travaillée de plusieurs côtés, effaçant les enjeux de classe et la nécessité de luttes immédiates.

Des conditions impossibles pour nos camarades aux législatives

Cette absence de la bataille présidentielle a placé nos camarades aux élections législatives dans des conditions impossibles pour le premier tour, malgré le courage et l’engagement dont ils ont fait preuve. Aurait-on voulu faire une pédagogie du renoncement du PCF à son existence qu’on ne s’y serait pas pris autrement. Malgré cela, 11 communistes ont pu étre élus; ce sera un point d’appui important; mais cela n’efface pas la faiblesse historique de notre score national au premier tour des législatives (3,8 % en France métropolitaine), qui risque d’avoir des conséquences de longue durée si on ne s’attaque pas sérieusement aux problèmes posés.

Dans cette situation, quelle est la nouvelle étape qu’il nous faut engager ?

Le quinquennat Hollande a précipité la destruction de la gauche. Le dispositif électoral de Macron et celui de Mélenchon, permis par notre absence, conduisent à sa désintégration. Pas question de se résigner à cette situation si dangereuse pour notre peuple.

Transformer et réorienter le PCF

Pour le combat face au nouveau pouvoir et pour une perspective de progrès, il y a absolument besoin de l’apport d’un PCF révolutionnaire, profondément transformé, autonome, émancipé des idées dominantes, se nourrissant des apports de Marx et de ses successeurs, portant le débat sur les rapports de classes et de domination, pour s’en émanciper en dépassant le capitalisme et le libéralisme.

Ni repli identitaire, ni dilution, cette réorientation est indispensable pour aider au développement des luttes et à leur convergence sur des alternatives. Elle est indispensable pour un rapport créatif avec les mouvements sociaux et citoyens qui sont un ferment de transformation de notre société. Elle est indispensable à la refondation de la gauche en France, en Europe et dans le monde, avec des rapports nouveaux et de nouveaux types d’alliances entre les forces qui la composent, rompant avec les logiques de sommet, respectueux de leur diversité, en capacité d’initiatives et ouverts à l’expérimentation décentralisée. C’est une réflexion et une expérimentation qu’il nous faut engager. Dès à présent nous avons à organiser une riposte rassembleuse avec toute la gauche, écologistes, socialistes de gauche, insoumis, syndicalistes, mouvements associatifs, etc… pour laquelle il est décisif de faire vivre l’autonomie effective d’idées et d’initiative de notre parti.

Explorer un chemin de révolution pacifique

La France, l’Europe, le monde ont besoin d’une révolution pacifique. Dans le capitalisme financier mondialisé, elle passera nécessairement par des prises de pouvoirs du monde du travail et de la création sur les banques, la BCE, le FMI. Au lieu de s’aligner sur le populisme et l’électoralisme, nos positions dans les institutions doivent contribuer à ces prises de pouvoir. Il nous faut rouvrir ce chantier pratique et théorique. Cela concerne aussi notre action politique dans les entreprises. Ce travail et cette réorientation ne pourront être menés à bien que sous l’impulsion d’une direction  nouvelle prête à s’y engager avec conviction, capable de s’autocritiquer, soucieuse de l’organisation, de la créativité et de l’unité du Parti.

Pour un congrès extraordinaire et un collectif de direction provisoire

Tout cela doit être l’objet d’un congrès extraordinaire au printemps 2018. Il partirait des remontées des communistes depuis leurs sections, dont une assemblée des délégués de section à l’automne ferait le bilan. Un collectif de direction provisoire devrait être mis en place par le Conseil National pour la préparation démocratique du congrès sous la maîtrise effective des communistes et pour l’animation des luttes politiques face à Macron.

Frédéric Boccara (membre du Comité Exécutif du PCF, membre du CESE)

Yves Dimicoli (membre du conseil départemental de Paris du PCF)

Denis Durand (membre du Conseil National du PCF)

Nicolas Marchand (membre du conseil départemental du Val de Marne du PCF)

 
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Publié par le juin 20, 2017 dans politique

 

Comme le dit Gilles : deux c’est mieux qu’un

Ce qui s’applique a pas mal de choses comme des lames de rasoirs peut très bien s’appliquer aux groupes parlementaires. Deux fois plus de moyen deux fois plus de temps de parole, deux fois plus d’efficacité…

Gillette : Deux c’est mieux qu’une (France – 1983) Gillette Thème : Va y avoir du sport Secteur : Articles de toilette Produit : Rasoirs jetables à 2 lames AnneauBarqueDouceurLameRameRasage
culturepub.fr
Il parlait bien sur de deux groupes à l’Assemblée Nationale: : celui  du parti communiste et celui de la France Insoumise.

Je suis d’accord, Gilles, il y a un moment ou face à un mélange d’illusions, d’ego surdimensionnés et d’impasses manifestes la dérision est une manière de retrouver le bon sens.Ne perdons pas de temps là-dessus et considérons la tâche à accomplir, les buts et les moyens. Outre que le décompte me parait des plus compliqués. En effet si J.L.Mélenchon s’attribue (je cite) 17 députés France insoumise, il ajoute 3 députés communistes et un DVG qu’il aurait soutenu. Ce qui est difficile à trancher c’est que tous es députés France insoumise l’ont été avec le soutien du PCF. Donc ça fit 11 députés, plus les députés d’outre mer, + les 17 députés de la France Insoumise derrière Adré Chassaigne.

Et on apprend au fil de l’après-midi que les discussions pCF direction et Insoumis Mélenchon soi-même buttent sur le remplaçant de Mélenchon au Parlement européen. Comme il avait été él sur une liste Front de gauche, la suivante est une communiste marie Pierre Vieu. Il exige, faute de quoi il n’y aura pas de groupe que son lieutenant battu aux législatives le remplace. Honnêtement je me demande si j’avais vingt ans si je m’engagerai dans cette politique là. Certainement pas. Alors il vaut mieux être séparé qu’assister à pareil spectacle au quotidien.

 

Celte histoire de  deux  me rappelle aussi cette chanson, y a qu’un cheveu sur la tête à Mathieu, y a qu’une dent dans la mâchoire à jean, qu’est-ce qui y a deux, y a deux testaments l’ancien et le nouveau…Pourquoi parce que la force de ceux qui nous oppriment est considérable et que parmi les abstentionnistes il y a un maximum d’ouvriers et de couches populaires que nous communistes n’avons pas su convaincre d’aller voter, alors que nous sommes ceux qui peuvent et doivent le faire. Et si nous ne le faisons pas, nous n’avons plus qu’à rédiger notre testament. Parce qu’il faut voir l’état réel du parti, celui non plus de sections mais de fédérations et non des moindres.

 

Mais le problème n’est pas que celui du PCF, ceux se gonflent de leurs maigres résultats feraient mieux de réfléchir à ce qu’il reste à accomplir y compris pour remobiliser les abstentionnistes dans les lutes à venir.On peut faire des effets de tribune, agiter les bras et déclarer que ce sont les nôtres, en grève. Il n’en demeure pas moins que la FI fait 6% des inscrits et nous moins de 2%. Qu’à partir de là, Melenchon en déduise comme il vient de le déclarer sur tweeter:que « c’est notre groupe qui appellera à la résistance le moment venu » relève d’une estimation pour le moins hasardeuse.sans parler de la négation totale du rôle des syndicats, de la CGT,  il me semble plus judicieux qu’il existe un parti, qu’il soit organisé et cela désormais passe par un Congrès du PCF.

 

IL est urgent,si l’on ne veut pas inscrire tous nos dernières volontés face à une Assemblée dominée par les marcheurs et la droite, et qui vont nous pondre ordonnances, lois destinées à presser le citron, il faut vite très vite que nous ayons un parti communiste en état de marche et pas seulement un ou deux groupes.

 

 

Pour cela, il faut un bon débat sur le fond. Donc je suis d’accord avec la proposition de Fréderic Boccara, Dimicoli et Marchand: il faut un congrès extraordinaire. Je partage leur diagnostic sévère sur la manière dont le parti a été conduit vers la catastrophe, même si je ne suis pas nécessairement d’accord avec les remèdes préconisés ni avec la manière dont le texte parait moins destiné à rassembler ceux qui veulent ce Congrès que faire passer leurs idées. Ce n’est pas nécessairement la meilleure méthode et il faut rapidement aboutir à un texte simple et direct qui expose les raisons qui nous unissent pour réclamer ce Congrès.

 

j’ajouterai que personnellement j’insisterai plus dans l’analyse de la situation sur les dangers que fait courir le pouvoir et pas seulement au parlement puisque on assiste avec toujours aussi peu de citoyens derrière eux à une main mise sur les médias et sur d’autres institutions. C’est pourquoi la bataille doit être menée partout et en particulier sur les lieux de travail, dans les cités populaires. Seul un parti qui fonctionne et pas seulement dans les élections, peut âtre réellement utile à cette situation. Nous avons des atouts, le fait que le président et sa majorité ne représente que 15% de l’électorat mais aussi que la réserve se situe justement dans les catégories qui devraient être les nôtres.  Notre principal atout étant la volonté des communistes à avoir cet instrument de lutte irremplaçable qu’est le parti .On l’a bien mesuré  puisque, comme depuis presque vingt ans, les communistes ont sauvé leur parti et ont augmenté le nombre de leurs députés d’une manière inespérée. Qu’ils soient victorieux ou battus, peu importe leurs efforts ont été héroïques alors même qu’une tactique irresponsable nous vouait à l’anéantissement, mais cela ne peut plus durer ainsi.

 

« Que les bouches s’ouvrent, pas de mannequins dans le parti » disait jadis Maurice Thorez face à ceux qui l’avaient conduit à ne plus être qu’une secte.

 

En attendant en ce qui concerne les autres forces (sic), aussi faibles que nous et plus encore, qui  prêtes à s’opposer à cette politique et à ce pouvoir, de la France insoumise aux restes d’un PS en débâcle, sans parler des verts dont justement plus personne ne parle,  retrouvons ce bon vieux slogan de jadis « Marchons côte à côte et frappons ensemble ».

 

Je viens de voir que Marine Le pen s’est un fois de plus emparée de ce vieux slogan du parti communiste français. Décidément l’histoire prouve que les fascistes n’ont jamais rien su créer pour s’adresser aux masses, ils se sont contenté de copier les communistes pour mieux dévoyer les aspirations vers le racisme et la xénophobie. Ce qui d’ailleurs permet aux adversaires de ce dernier de crier aux ressemblances…

danielle Bleitrach

 
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Publié par le juin 20, 2017 dans actualités, humour

 

Sur le site du KPRF : des communistes françaises rencontrent nos camarades russes

 

Депутат-коммунист Артём Прокофьев в Государственном Совете Татарстана провёл встречу с представителями компартии Франции

Гостями были Даниэль Блейтраш – экс-член ЦК французской компартии (ФКП), профессор марсельского университета и Марианна Данлоп – лингвист-переводчик, преподаватель университета Арраса.

Пресс-служба ТРО КПРФ
2017-06-16 04:32

Прокофьев Артем Вячеславович
Член ЦК КПРФ, депутат Госсовета Татарстана

Коллегам показали залы приема официальных делегаций и парламентских заседаний, рассказали о составе Госсовета РТ, его комитетах и работе, показали пресс-центр, библиотеку и музей, где речь шла уже об истории парламентаризма на территории этой части российского государства (от времени Казанской губернии до сегодняшней Республики Татарстан).

После ознакомительной экскурсии по Госсовету побеседовали с коллегами на разные темы. Артём Вячеславович подробно рассказал о составе и деятельности фракции КПРФ на региональном и федеральном уровнях, о законотворческой работе, в том числе о внесенных им законопроектах.

Далее он ответил на интересующие вопросы. Обсудили роль КПРФ на политическом поле России в настоящее время.

Коллеги интересовались: почему в нашей стране среди населения присутствует ностальгия по Советскому Союзу, но при этом народ считает, что ничего из этого невозможно вернуть. Поговорили также о существующих проблемах в КПРФ как на региональном, так и на федеральном уровне, были вопросы о проводимых в России выборах, обсудили итог последних выборов во Франции.

В завершение встречи французские коллеги поблагодарили депутата за беседу и ответы на вопросы, которые, по их словам, имеют большое значение для коммунистов Франции.

 

19 juin 1953 : Exécution des époux Rosenberg et ce qui en a suivi pour une enfant exaltée…

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Juan Cuesta Barros

11 h ·

Ethel et Julius Rosenberg, 35 et 37 ans, meurent sur la chaise électrique dans la prison de Sing-Sing, près de New York. Ces membres du parti communiste américain ont été condamnés deux ans plus tôt pour avoir livré des secrets nucléaires à l’URSS. Malgré une campagne internationale d’opinion en leur faveur et un appel à la clémence du pape Pie XII, le président Eisenhower rejettera la grâce. Cette exécution survient au paroxysme de « la chasse aux sorcières » menée par le sénateur Joseph McCarthy

Comment et par quelles voies multiples, une enfant de ma génération devenait communiste..

J’avais alors une douzaine d’années, je vivais à Marseille. Il y a ce pont qui passe au-dessus du cours Lieutaud et relie la rue d’Aubagne au cours Julien. Il est massif et sur ses arches était alors écrit en grosses lettres blanches: « liberez les Rosenberg ». Le car du lycée  nous laissait à l’angle de la Canebière et cours Lieutaud et en passant tous les jours sous le pont, le slogan s’était imprimé en moi, la guerre continuait.

C’était si facile à cette époque-là d’être juive et communiste…

Le 18 novembre 1952, j’avais alors 14 ans, j’étais au lycée marseileveyre, un lycée pilote qui pratiquait la méthode Freinet.  Nous étions libres, le parc était immense, la pédagogie prétendait développer la capacité de chercher, d’inventer, plutôt que de se contenter de reproduire. Le lycée était mixte, une originalité quasi révolutionnaire, et les filles pouvaient faire de la menuiserie au lieu de la couture. Beaucoup d’enseignants qui s’étaient lancés dans l’aventure étaient issus de la Résistance, communistes et étaient prêts à nous faire confiance, tout en ayant l’amour du savoir. Cela allait bien avec ma sauvagerie naturelle et l’invraisemblable curiosité qui m’a toujours animée.

Ce 18 novembre 1952, notre enseignant de français qui s’appelait Monsieur Rouveyre et qui avait une voix de basse, chaude et envoutante, nous a déclaré: « un grand poète est mort et il nous a lu « Liberté ». Puis il a fait un instant de silence et il nous a déclaré, « en mourant Paul Eluard a demandé des nouvelles des Rosenberg » le lien était fait avec cette inscription, ce couple dont j’avais vu les photos dans le journal Rouge-midi que lisait ma grand mère et où je suivais les exploits de Felix le chat. La poésie était liberté, il suffisait de mener une lutte résolue contre la résurgence du nazisme.

Et tout le reste du cours s’est passé à nous réciter des poèmes. Quand je suis rentrée chez moi, j’ai levé les yeux vers le pont et son inscription et j’ai pleuré à chaudes larmes… Ce qui m’arrivait rarement, on m’appelait « la fille qui ne pleure jamais ». C’est la même chose aujourd’hui, mais quand je pleure cela peut durer des heures et même des jours entiers. Quand je suis rentrée chez moi je pleurais toujours et mes parents s’interrogeaient sur la raison d’un tel chagrin..

Eluard est mort, les Rosenberg vont mourir…

J’avais à cette époque-là des angoisses terribles à l’idée de la mort… l’élan vital qui me poussait alors était si explosif que je ne pouvais accepter de savoir qu’un jour il s’éteindrait et je me répétais « je suis morte déjà puisque je vais mourir un jour ». Cela faisait partie de cet inexorable qui hantait mes cauchemars, celui des nazis qui venaient me chercher et moi les jambes coupées, je préparais ma valise sans songer à m’enfuir. Eluard est mort et les Rosenberge vont mourir et j’ai pleuré sans fin sous l’œil stupéfait de ma famille qui a déclaré que décidément j’étais folle…

Comment on devenait communiste en ce temps-là? Comme on allait se désaltérer à la fontaine, disait celui qui alors traçait des colombes. Parce qu’il faut bien comprendre qu’avoir la bombe atomique pour l’URSS c’était la seule garantie de paix face à l’impérialisme capable d’œuvrer à Hiroshima contre des femmes, des enfants et des vieillards, le même impérialisme en proie au délire du maccarthysme… une sorte de Trump d’aujourd’hui… l’urgence est la même…  Laisserons-nous seul le petit Cuba face à ce fou furieux? Accepterons-nous de participer d’un camp aventurier qui partout porte la misère ou la mort ? Ou inventerons-nous un autre chemin?

 

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le juin 19, 2017 dans histoire

 

Des physiciens chinois établissent un record de distance dans la téléportation quantique

Par posté le 16 juin 2017

Des physiciens chinois ont battu un nouveau record de téléportation quantique avec une distance de 1.200 kilomètres contre 100 kilomètres précédemment, une étape importante vers une révolution des télécommunications et du cryptage informatique sur internet.

©Ramberg / Istock.com

©Ramberg / Istock.com

Ces travaux publiés jeudi dans la revue américaine Science s’appuient sur les propriétés du monde subatomique, décrites par Albert Einstein, dans lequel les particules peuvent exister dans deux états différents simultanément, comme des jumelles.

Ces particules dites “intriquées”, photons ou neutrons, se comportent comme une seule entité même si elles sont séparées physiquement.

A l’aide d’un rayon laser, l’équipe du professeur Jian-Wei Pan, de l’Université de Hefei en Chine, a émis des paires de photons “intriqués” depuis un satellite en orbite.

Ces photons ont été séparés et captés dans deux stations au sol à 1.200 km de distance dans les montagnes du Tibet.L’altitude élevée a permis de réduire la densité de l’air à travers laquelle ces photons fragiles ont dû se déplacer.

Les physiciens ont modifié la polarisation d’une partie des photons et ont déterminé que leurs “jumeaux” situés à plus de 1.200 km avaient fait de même dans plus d’un millier de cas, soit bien plus fréquemment que ce que le hasard pourrait expliquer, confirmant ainsi la préservation de leurs propriétés quantiques sur une vaste distance.

“C’est un énorme accomplissement”, a jugé Thomas Jennewein, un physicien à l’Université de Waterloo au Canada.

Ces propriétés quantiques offrent des applications potentielles importantes comme des ordinateurs dotés d’une puissance et d’une rapidité de calcul sans commune mesure avec les machines actuelles les plus puissantes.

Des équipes européennes et américaines proposent d’installer des instruments quantiques à bord de la Station spatiale internationale (ISS).

Un des objectifs est de voir si des particules peuvent préserver leurs propriétés quantiques en changeant de champ gravitationnel.

Pour ce faire, ces scientifiques veulent comparer un photon, une particule de la lumière, dans un environnement de microgravité de l’ISS et envoyer son partenaire “intriqué” sur Terre, explique Anton Zeilinger, un physicien de l’Académie autrichienne des Sciences à Vienne.

“Il y a peu d’expériences qui testent les liens entre la gravité et la physique quantique”, relève-t-il.

Ces expériences pourraient un jour entraîner la création d’un réseau de satellites reliant des ordinateurs quantiques.

“Je suis personnellement convaincu qu’internet sera basé à l’avenir sur les principes de la physique quantique”, estime le professeur Zeilinger.

AFP

Actif dans les rubriques Eco et Lifestyle du journal, j’ai rejoint Le Soir il y a trois ans pour une formidable aventure numérique. Globe-trotter passionné de photographie, je m’intéresse à tout ce qui touche aux nouvelles-technologies. Twitter : @etiennefroment
 https://youtu.be/1LIpWAg-x-s
 
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Publié par le juin 19, 2017 dans Asie

 

Bravo camarades, les vainqueurs mais tous ont combattu… Il faut poursuivre…

c’est pym qui est derrière l’appareil.

Nous avons passé la soirée, tous les trois, PYM (Patrick Masson) Marianne et moi dans un restaurant azerbaïdjanais de Kazan où il y avait au rez-de-chaussée des enfants faisant la fête tandis que nous au balcon tentions d’apercevoir les résultats sur la télévision russe. Marianne revenait d’un trajet en car (8 heures) à Samara, et nous ne pensions qu’à vous les Français, vous mes camarades.

En rentrant notre soulagement fut grand de découvrir qu’il y avait 10 ou 11 députés. Notre chère Jeanne ce matin nous avait laissé ceci et nous en avons été ravies.

Ce soir 11 député-e-s communistes sont élus à l’Assemblée nationale Dimanche 18 Juin 2017
Il ne restait que 7 député.e.s communistes élus en 2012 (10 en incluant les député.e.s apparentés du Front de gauche). Voici la liste des député.e.s communistes élus en 2017

Ce soir 11 député-e-s communistes sont élus à l’Assemblée nationale
3 circonscriptions perdues en 2012 ont été reprises
3 circonscriptions nouvelles ont été conquises par le PCF
2 circonscriptions ont été perdues (1 dans l’Oise au premier tour et 1 dans le Cher au second tour)
5 circonscriptions ont été conservées par le PCF (avec 3 renouvellements)

La liste des 11 député.e.s PCF élu.e.s :

Stéphane Peu (PCF) élu député de la 2ème circonscription de Seine-Saint-Denis (reconquête)
Marie-George Buffet (PCF) réélue députée de la 4ème circonscription de Seine-Saint-Denis
Elsa Faucillon (PCF) élue députée de la 1ère circonscription des Hauts-de-Seine (reconquête)
Jean-Paul Dufrègne (PCF) élu député de la 1ère circonscription de l’Allier (conquête)
Alain Bruneel (PCF) élu député de la 16ème circonscription du Nord
Fabien Roussel (PCF) élu député de la 20ème circonscription du Nord
Hubert Wulfranc (PCF) élu député de la 3ème circonscription de la Seine-Maritime (conquête)
Sébastien Jumel (PCF) élu député de la 6ème circonscription de la Seine-Maritime (conquête)
Jean-Paul Lecoq (PCF) retrouve son siège de député de la 8ème circonscription de Seine-Maritime (reconquête)
André Chassaigne (PCF) réélu député de la 5ème circonscription du Puy-de-Dôme
Pierre Dharréville (PCF) élu député de la 13ème circonscription des Bouches-du-Rhône

Chez les apparentés et les candidat.e.s soutenus par le PCF :

1 circonscription reprise (celle de Ruffin qui fut aussi celle de Maxime Gremetz)
1 circonscription perdue au 1er tour (Nanterre-Surennes)
2 circonscriptions conservées (avec un renouvellement)

Huguette Bello (PLR) réélue députée de la 2ème circonscription de La Réunion
François Ruffin élu député dans 1ère circonscription de la Somme (reconquête)
Clémentine Autain (Ensemble!) élue députée de 11ème circonscription de Seine-Saint-Denis

J’ajouterai les 16 candidats de la France insoumise dont J.L.Mélenchon a déjà annoncé – c’est bien de lui – qu’il formeraient un groupe autonome.

Cela dit une législature c’est long il y a des combats et il est probable qu’une grande recomposition à gauche va être mise en route. Mais surtout il y a l’urgence y compris celle de l’été où ce gouvernement va probablement commencer son sale travail contre nos droits et nos acquis. On peut espérer que dans le pays comme dans l’assemblée les forces s’uniront pour le combattre.

Le fait est que cette majorité présidentielle ne correspond pas à ce que veulent les Français, on ne parle pas d’abstention dans ce cas mais de véritable grève des urnes. Et je suis sur ce plan d’accord avec Mélenchon, c’est un grand potentiel pour ceux qui veulent combattre ce gouvernement, mais cette entente ne doit pas être une union des chefs mais bien être portée à la base. C’est pour cela que les communistes doivent avoir un débat au fond sur l’utilité du parti, pas seulement à l’assemblée nationale où leur rôle a toujours été exemplaire en particulier dans la loi sur le code du travail. Ce que reconnait ce résultat.

Les militants communistes doivent se réorganiser et le parti doit avoir un grand débat sur la manière dont il pourra être utile à ces combats, au rassemblement des Français partout sur les lieux de travail, dans les cités populaires et pas seulement dans un contexte électoral. C’est ce que nous disent ces résultats, à la fois l’élection de nos camarades, ceux de la FI et certains autres socialistes qui auront sans doute beaucoup de mal à cohabiter avec d’autres qui se considèrent déjà dans la majorité présidentielle. Mais l’abstention massive, le rejet dont elle témoigne des conditions de ces élections, l’urgence face aux mauvis coups qu se préparent montre à quel point nous avons besoin d’un Parti communiste uni et conscient de son rôle irremplaçable dans le rassemblement de l’unité populaire.

Félicitations aux élus et à tous ceux qui se sont battus et bien battus quel qu’en soit le résultats ils n’ont pas démérité, rien n’était joué, ils ont fait face. Ils ont sauvé l’existence d’un parti communiste, il reste à poursuivre leur œuvre, non pour nous mais pour le combat contre cette oligarchie minoritaire, qui prétend s’emparer de tous les leviers pour nous rendre la vie impossible.

Danielle et Marianne

De Kazan mais nous rentrons le 23 après un bref séjour à Moscou.

La principale idée que nous retirons de ce voyage (mais il y en a bien d’autres) c’est que ceux qui souffrent et n’en peuvent plus de cette société injuste ne nous demandent pas d’être beaux, avec de grands sentiments, et des proclamations généreuses, ils réclament notre efficacité pour les sortir des problèmes auxquels ils sont confrontés. Ce qui n’exclut pas au contraire les valeurs auxquelles nous tenons et sont effectivement humanistes.

 

 
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Publié par le juin 19, 2017 dans actualités

 

Suite et peut-être fin du séjour à Kazan: un jeune député communiste nous apporte peut-être un début d’explication…

Nous avons mis plusieurs jours et même semaine avant de pouvoir rencontrer Artem Prokofiev, le jeune député communiste de la douma du Tatarstan. Il nous a parlé avec franchise, sans langue de bois, et n’a pas craint d’être cité.  Nous avons, grâce à lui, droit à une visite du parlement local qui a été construit dans les années soixante et dix et qui est à la fois somptueux et fonctionnel. ll y a 70 partis aux Tatarstan mais seuls dix sont pris en considération. Il y a deux modes de scrutins, celui au niveau des scrutins de liste des partis ce qui donne 43 membres pour Russie Unie et 3 pour les communistes. Donc ce sont les deux seuls partis représentés en tant que tels dans à douma de la République. Mais 50% des députés sont également élus au niveau des personnalités sur scrutin majoritaire uninominal. Cette fois Russie unie de fait récolte 56 élus, 1 élu de Jirinovski (que tout le monde appelle le bouffon) et 13 indépendants qui émanent de ce que nous appellerions « la société civile ».

Artem nous parle longuement de son travail de député, de la manière dont il tente de faire aboutir ses propositions. La presse internationale s’est fait l’écho de la mobilisation des chauffeurs routiers russes en 2015. Ceux-ci  se sont mobilisés​ contre une nouvelle taxe routière imposés aux camions de plus de douze tonnes. Ils ont menacé de bloquer Moscou si le gouvernement ne l’annulait pas. Cette taxe, qui s’appelait Platon, comme « paiement à la tonne » en russe, est entrée en vigueur le 15 novembre 2015. Officiellement, elle est destinée à l’entretien des autoroutes fédérales. Mais c’est une société privée, détenue à 50% par Igor Rotenberg, fils de l’oligarque Arkadi Rotenberg, qui était chargée de collecter les fonds et de les gérer. Rapidement le mouvement a pris une dimension anti-corruption. Le mouvement a de nouveau connu un regain à partir du 15 avril 2017 où la taxe a été augmentée de 40 kopecks.

Artem a fait une proposition de loi qui a été rejetée par la commission d’économie locale concernant la suppression de ce système. Mais il a le droit d’être à l’initiative d’une loi et celle-ci a été néanmoins proposée au niveau central. C’était sa proposition et grâce aux communistes, le Tatarstan a été la première république à demander son démantèlement. Il nous explique que la république ne veut pas se mettre à mal avec le pouvoir. Les routiers s’attendaient à ce que Poutine tranche en leur faveur, il n’en n’a rien été. En fait cela touche au nerf du système oligarchique et le pouvoir ne peut pas retourner en arrière, ils se tiennent tous.

Nous discutons en présence de la représentante des femmes, elle est elle aussi toute jeune, elle vient d’un quartier de Kazan où le parti conserve des forces importantes.

Tout à coup Artem nous dit en riant qu’il n’est plus membre du Comité central du Parti, il est sur la liste d’attente désormais. Il a été « déchu ». C’est à cause de leurs mauvais résultats. En effet comme nous l’avons souligné à plusieurs reprises, les scores du parti communiste de la fédération de Russie sont au Tatarstan les pires derrière la Tchétchénie. « Nous ne sommes tout de même pas la Tchétchénie » proteste en riant le jeune député. Mais ça a été une catastrophe, donc j’ai été « déchu », rétrogradé. C’est vrai que quand on voit les succès dans d’autres régions du pays on peut s’interroger sur ce qui se passe ici.

Les effectifs du parti baissent, nous sommes désormais 1100 membres, il y a des divisions. Il cite le cas de deux villes ouvrières: Naberejnye Tchelny et Nijnekamsk.  Nijnekamsk avait 235 448 habitants en 2015, c’est un important centre pétrochimique et de fabrique de pneumatiques, et  Naberejnye Tchelny est une ville industrielle et le centre administratif du rayon Toukaïevski. Sa population s’élevait à 522 048 habitants en 2014, c’est le centre d’importantes fabriques de camions. En 2012 il a éclaté un conflit entre les communistes de ces villes et la direction de Kazan. Le conflit n’est toujours pas apaisé, en 2016, il est venu une délégation nationale pour arbitrer en vain.

« Moi personnellement j’ai essayé en 2013, puis en 2014 de faire revenir les représentants de ces villes industrielles. Ils n’acceptaient de discuter qu’après la démission de la direction régionale » dit Artem.

  • Quelle est l’origine politique de ce conflit?

Ils reprochent au parti de ne pas assez se battre sur la transparence des élections. Dans ces villes, les ouvriers avaient mis en place un très bon système de vérification des élections pour empêcher les fraudes du pouvoir. Et ils accusaient la direction régionale de laisser faire. Leur position était qu’il fallait être beaucoup plus offensif quitte à entrer en lutte contre le gouvernement. La plupart actuellement ont quitté le parti. 50% d’entre eux ne sont allés nulle part, ils se sont retirés de la vie politique, mais l’autre moitié s’est ralliée aux « communistes de Russie », rapidement la majorité d’entre eux les a quittés ;  » la tendance à créer des groupuscules qui vivotent et sont utilisés contre nous dans les élections existe partout mais là elle a touché le cœur de notre électorat. Le fait est que désormais dans ces villes où le parti faisait entre 24 et 29% nous sommes tombés à 4%. »

S’agit-il d’une situation locale? ou même régionale? ou faut-il la mettre en lien avec ce qui est souvent reproché à Ziouganov, alors qu’il avait gagné les élections en 1996, Yeltsine lui a volé la victoire. Cette toile de fond rend certainement le conflit plus insoluble. Ziouganov a déclaré qu’il ne voulait pas déclencher une guerre civile.

« Chez nous dans le parlement régional on a perdu la moitié des voix, nous sommes passés de 6 à 3, et parfois nous sommes incapables de voter ensemble. Il m’arrive d’être le seul député à voter contre ce que propose le gouvernement. »

Quand nous lui exposons l’état d’esprit des habitants de Kazan tel que nous l’avons perçu, il ne proteste pas: « Il y a beaucoup de reproches de la part des électeurs. Ils sont fondés. 60% des Russes ont des opinions de gauche (par ce terme il entend communistes). Aux élections, ils ne sont plus que 20 à 30% ; le parti communiste ne répond pas à leurs attentes. Nous avons de grands succès dans certains territoires, mais dans l’ensemble nous n’arrivons pas à concurrencer Russie unie. Les reproches sont fondés: ils nous disent, nous votons pour vous mais rien ne change, c’est à vous de faire votre boulot.  »

Pourtant ce jeune homme à l’aspect fragile parait déterminé. La clé se trouve pour lui dans le fait que la jeunesse ne sait pas que tout ce qu’elle a encore de possible dans sa vie, elle le doit aux communistes, ils considèrent ça comme naturel, ils ne savent pas que c’est le prix de luttes.

Nous l’écoutons et je tente de lui expliquer à quel point nos histoires sont parallèles.

Dans le fond, on croit que les « masses » veulent de la morale, de la démocratie, des bons sentiments, ce qu’ils veulent c’est qu’on soit efficace et qu’on les sorte des problèmes dans lesquels ils sont pris.

Si je devais poursuivre ma pré-enquête pour faire quelque chose de vraiment sérieux, j’irais​ voir les villes ouvrières  de Naberjnye Tchelny et Nijnekamsk, mais bien sûr je n’irai jamais, est-ce que j’aurai les forces suffisantes pour retourner en Russie? Je voudrais aller en Sibérie dans les zones où le parti communiste de la fédération de Russie enregistre des succès…

Mais ce dont je suis sûre c’est que la vision que nous avons cultivée en France de l’URSS n’a rien à voir avec celle des habitants de la Russie, on peut parler de « nostalgie », mais je crois que c’est plus profond que ça… un peuple qui a fait la révolution ne l’oublie jamais: il sait le pouvoir des masses.

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le juin 18, 2017 dans URSS. Révolution d'octobre