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Livres et revues

http://theatredublog.unblog.fr/2016/08/24/

Bertolt Brecht et Fritz Lang, Le nazisme n’a jamais été éradiqué de Danielle Bleitrach, Richard Gehrke, avec la collaboration de Nicole Amphoux

THnazisme-couvRevenons plus longuement sur ce gros volume dont nous vous avions dit le plus grand bien. L’auteure, sociologue mais aussi spécialiste de la mondialisation, parle ici du film de deux célèbres  metteurs en scène allemands Bertolt Brecht, et Fritz Lang qui se sont retrouvés en exil aux Etats-Unis, coauteurs en 1943, Les Bourreaux meurent aussi où ils racontent l’assassinat par les résistants tchèques en 1942 d’Heydrich le Bourreau, le Reichprotetktor de Prague qui participa à la solution finale qu’il contrôla minutieusement…
L’auteur de L’Opéra de Quat’sous met en valeur, comme le souligne bien Danielle Bleitrach, la complicité des forces conservatrices (armée, police, justice, université, et capital) avec le nazisme. Mais selon elle, il faut “lire ce film sous l’éclairage blafard de la trahison de l’espérance”… et elle  souligne que les tous films de Fritz Lang, sont “un combat contre le destin dans lequel l’important n’est pas le destin – le triomphe de la mort ou de la violence de la société mais la lutte elle-même, et la description d’un mécanisme; et dans Les Bourreaux meurent aussi, ce n’est pas un individu qui combat mais un peuple.”

Mais le livre très riche,  avec des notes en bas de page d’un grand intérêt, est aussi une analyse des plus pertinentes de l’œuvre de Fritz Lang dont elle pense qu’il est “toujours entre mort et civilisation, avec une fascination pour les pulsions primitives, masques dans nos sociétés”.
Et, pour elle, Bertolt Brecht le rejoint sur ce point dans un revendication à la jouissance brutale.
L’auteure consacre aussi un chapitre tout à fait passionnant à leur collaboration pour ce film avec le compositeur Hanns Eisler qui avait déjà travaillé avec Bertolt Brecht pour L’Opéra de quat’sous en 1928, puis l’année suivante pour Happy end.

En spécialiste du cinéma, Danielle Bleitrach analyse aussi la structure des Bourreaux meurent aussi et remarque  qu’il avait une maîtrise obsessionnelle du décor et de l’architecture avec des espaces imaginés bien longtemps avant le tournage (son père était architecte de la ville de Vienne), autant que du jeu des acteurs. Mais, ce qui le rend proche de Bertolt Brecht avec qui il avait souvent des rapports difficiles, le décor chez lui se revendique comme décor, que montrent bien les nombreuses photos qui illustrent ce livre.

Il y a aussi un chapitre très fouillé où Danielle Bleitrach analyse avec précision, ce que signifie pour Bertolt Brecht et pour Fritz Lang, la confrontation, pour ces deux créateurs issus de champ artistique de la Première guerre mondiale, à un autre monde américain où existe la notion de marché et d’investissement financier, avec tout ce que cela comporte de division du travail, et de soumission aux lois capitalistes. Sans aucun doute à des kilomètres de l’univers théâtral encore artisanal du futur directeur du Berliner Ensemble…

Elle rappelle aussi combien il n’était pas évident pour Fritz Lang comme pour les autres réalisateurs de produire des films antinazis aux Etats-Unis juste avant la guerre. Et comment il a, avec Bertolt Brecht comme gommé l’extermination anti-sémite et la solution finale dans leur film. Même si Brecht avait prévu un conflit antisémite entres les otages, finalement supprimé par le cinéaste. A une époque où, fait maintenant connu, il faut rappeler qu’Hollywood était ouvertement antisémite.

Mais pour Fritz Lang-et Danielle Bleitrach le montre bien-il y a eu d’évidence une différence de traitement entre riches et pauvres dans l’extermination. Et dans la post-face du livre, elle rappelle l’idée de Klaus Mann: ce n’est pas parce qu’ils sont antisémites qu’ils sont pourris mais ils le sont parce qu’ils sont pourris. Mais elle conclut avec effroi que le nazisme n’a jamais été éradiqué et qu’il reste peu de choses de cette vérité sur ce cauchemar humain qu’ont cherché les deux auteurs des Bourreaux meurent aussi.
Un livre parfois touffu, mais très argumenté, tout à fait passionnant pour celui qui s’intéresse à Brecht qui, on l’oublie trop souvent, resta exilé près de quatorze ans et à Fritz Lang mais aussi à cette époque soi-disant bien connue, et qui, soixante dix ans après, n’en finit pas de révéler son aventure artistique.

Philippe du Vignal

Editions LettMotif.  29 €

 
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Publié par le février 7, 2017 dans Uncategorized

 

Vive la sécu et le combat de classe…

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Après avoir entendu Fillon, je rêve d’un combat frontal entre un candidat communiste, un vrai pas un ectoplasme et cette droite là…

Avec l’Elysée et ses petites mains pour installer Macron face à Le Pen, nous avons droit aux petites histoires d’attaché parlementaire, des gagne-petit… Mais un communiste entend autre chose dans ce que dit Fillon: « Vous avez entendu Fillon vient d’avouer qu’il est le conseil d’Axa et rémunéré pour cela par la plus grande assurance privée française… Alors vous comprenez maintenant pourquoi son objectif prioritaire est de casser la secu et de confier la protection sociale aux assurances privées. Le pactole fait rêver! 474 milliards d’euros, ça fait saliver tout ça, non? l.( pas un journaliste ne l’a repris dans les commentaires!!!! Remarquez ça se comprend parce que s’il dit ça, il se fait virer par son patron, jadis il y avait les journalistes de l’Humanité du temps où ils étaient communistes…

Fillon n’a pas simplement été employé chez Axa mais son PDG lui a écrit son programme économique et santé.

Pourtant ces liens sont connus depuis longtemps : )2F Conseil, la société de consulting de François Fillon, compte parmi ses clients la banque Oddo et l’assureur Axa. Henri de Castries, l’ancien PDG d’Axa, conseille aujourd’hui François Fillon et aurait inspiré le volet économique et santé de son programme.Il avait a quitté ses fonctions le 1er septembre 2016 après 17 ans passés à la tête du géant français de l’assurance. Il avait dit admirer chez François Fillon « son autorité, sa vision du monde, son expérience et ses valeurs »

LE FIGARO. – Vous faites partie des proches de François Fillon. Vous avez été à ses côtés pendant la primaire, mais loin des projecteurs. Comptez-vous prendre une part active dans la campagne?

HENRI DE CASTRIES. – Oui. Mon engagement ne date pas d’aujourd’hui. Cela fait longtemps que je connais François Fillon et, depuis les cinq années qu’il a passées à Matignon, je suis convaincu qu’il est capable d’apporter une réponse cohérente aux problèmes du pays et de redonner espoir aux Français. C’est pour cela qu’aujourd’hui je rends mon engagement public. Je suis libre parce que je me suis mis la semaine dernière en congé de mes fonctions de président de l’Institut Montaigne (1) pour ne pas compromettre son indépendance

le véritable scandale n’est-il pas là, à savoir que l’inspirateur du programme « de rupture »de François Fillon, celui qui nous promettait il y a peu de ne laisser le remboursement de la sécurité sociale que pour les maladies lourdes ait été écrit par le PDG d’axa?

 » C’est ça le combat de classe pas les histoires de cul et les penelopegate… Non mais ça c’est ce qu’ils ont en commun Hollande et Fillon et Macron et les autres, les liens avec Axa… La seule chose de vraie qu’ait dite François Fillon est quand il a conseullé aux journalistes de se livrer à de véritables investigations… Et pas seulement sur ceux qui étaient à l’origine du Penelope gate… Parce que les conséquences des liens avec les milieux financiers dans les programmes des candidats sont sans commune mesure avec la petite corruption avec laquelle on les achète… Cela va ensemble, mais ce qui va être déterminant  pour notre avenir à tous c’est ce qu’ils veulent faire de notre protection sociale. Comme de savoir qui incite à la guerre? Et avec quels moyens….

Cela me paraît infiniment plus sur le fond que cette boue dans laquelle on nous englue, une social-démocratie libérale libertaire qui nourrit l’extrême-droite tout en feignant de crier au fascisme… un combat de classe enfin… où les enjeux soient réels et pas les coups tordus style préparation d’un congrès du PS et dallas au sein de la famille le pen… depuis ce matin leur combat, celui de la social démocratie a atteint un nouveau niveau avec les moeurs vraies ou supposées du candidat Macron..

Quand est-ce que nous serons enfin débarrassé de cet univers là… un peu de dignité, un  peu du sens des priorités… .

Danielle Bleitrach

(1)   Intitut Montaigne Un think tank
C’est un « Laboratoire », « boîtes à idées », « sources d’influence » sur les politiques publiques, les définitions du think tank ne manquent pas.

C’est généralement une structure de droit privé (association ou fondation) soutenue par des fonds publics ou privés, la plupart des partis politiques ont ce genre de fondation, mais ce qui nous interesse aujourd’hui sont les fondations financées par les entreprises…

En effet dans un interview au Figario Henri de Castries, le pDG d’axa annonçait qu’il avait quitté ses responsabilités à la tête de l’Institut Montaigne pour être désormais depuis les primaires le conseiller de françaois Fillon pour son programme économique et de santé.

Ce qui est intéressant c’est de noter que Terra nova du PS a le même fonctionnement et fait appel aux mêmes donateurs, ceux de l’entreprise privée et il a été dirigée jusqu’à ce jour par un ancien de la CFDT.

les soutiens expliquent sans doute l’acharnement de François Fillon a rester président mais également à Hollande et Manuel Valls a faire voter la loi El-Khomery.

L’Institut Montaigne, Terra Nova

Il existe un modèle qui n’a pas recours aux subventions publiques mais aux donateurs privés esszentiellement des chefs d’entreprise. .Des think tanks « de droite » comme « de gauche » illustrent ce choix.

Institut Montaigne : « Uniquement des contributions privées »

Fort d’un budget de 3 millions d’euros, l’Institut Montaigne explique qu’il est « financé uniquement par des contributions privées à l’exclusion de toute subvention publique, ce qui assure son indépendance ». Le think tank créé par Claude Bébéar en 2000 reste fidèle à son credo libéral assumé. L’institut Montaigne revendique des liens avec 90% d’entreprises privées et 200 personnes physiques.

Terra Nova : 80% des revenus du mécénat

Avec un budget beaucoup plus modeste (450 000 euros en 2011, derniers chiffres publiés), la fondation Terra Nova (laboratoire du Parti socialiste) fonctionne de la même manière. 80% de ses revenus sont tirés du mécénat d’entreprise. Depuis la mort de son fondateur Olivier Ferrand, en juin 2012, l’ancien patron de la CFDT François Chérèque en était devenu le président.

« Terra Nova a fait le choix d’un financement par contributions privées afin de conserver une liberté totale par rapport aux pouvoirs publics quels qu’ils soient. »

 

 

 

 

 
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Publié par le février 6, 2017 dans Uncategorized

 

Un week-end où j’ai été privée du droit de vote…

 

Après avoir subi ce samedi et ce dimanche une surdose de discours politique, je sais qu’il m’est impossible de voter pour un certain nombre de candidats et sans doute d’aller voter, ils ont vidé cet acte qui n’a de sens qu’articulé avec des luttes, des revendications, des aspirations populaires. Et l’an dernier nous avons eu ce grand mouvement contre le démantèlement du code du travail, cette volonté de ne plus subir des gens qui nous ont trahi au point d’être capable « au nom de la gauche » de s’attaquer frontalement au monde du travail, à des conquêtes arrachées au prix de tant de luttes. Une gauche belliciste,, derrière l’oTAN, au point de porter partout la guerre comme Sarkozy que nous avions chassé.

C’est même ce que Mélenchon appelle « le dégagisme ». Il s’agit d’une humeur révolutionnaire bien connue et qui faisait que sous la révolution française, tous ceux qui prétendaient l’arrêter étaient broyés. Nous ne voulons pas de ces gens-là parce que nous n’avons pas ce que nous réclamons.ce dégagisme à interdit à Hollande de se représenter, à sarkozy à prétendre renouveller ses exploits et Valls a été de même éliminé… Mais ce week end c’était comme si rien ne s’était passé..

Ce week-end malheureusement, le mouvement populaire n’avait personne à sa mesure. Il y manquait les communistes, pas ceux qui n’ont pas été capables de présenter un candidat et qui depuis des mois sont condamnés à hésiter entre deux ou trois socialistes… Non le communisme, mouvement des opprimés, changeant le monde. Non seulement le mot n’a jamis été jamais prononcé mais la chair meurtrie et le sang versé niés… Les communistes qui empêchent de dévoyer l’exigence basique, celle du salaire décent, celle d’un emploi correct, en haine de plus faible que soi. Cette aspiration qui exige du pain et de la culture, pas des jeux mais de l’éducation, celle qui fait de l’ouvrier un homme d’Etat capable d’inventer la sécurité sociale, d’imposer la paix à ceux qui cherchent la guerre. ces ouvriers épris de culture, un mineur comme maurice THorez avec un des plus grand écrivain de langue française: Louis Aragon et cette alliance qui se poursuit avec Argenteuil… le désintéressement, la nation, l’internationale unis dans la geste prolétarienne.

Fillon n’en parlons pas, ni de cette hyène raciste qui a retrouvé les accents de son père pour occuper l’espace du failli moral et pourtant moralisateur qu’est le candidat de droite.

Impossible même au second tour de voter pour Macron. Comment pourrais-je cautionner ce petit monsieur, cette indifférence à tout ce qui n’est pas la jeunesse dorée du personnel de la banque d’affaire… Il faut que le capital soit bien malade pour n’avoir rien d’autre à nous proposer que ce frêle individu sans consistance, ce produit de marketing gavé aux hormones médiatiques, une énumération de mesures sans projet autre que laisser durer ce qui est déjà incapable d’assurer le moindre avenir, nous vendant le libéralisme, l’Europe du capital comme la modernité. Est-il possible qu’il dupe qui que ce soit? Il est bien pauvre celui qui se laisse prendre à ça.

Et bien que vous le croyez ou non, le frondeur dont on nous a dit merveille Hamon ne présentait que très peu de différences… Ce qu’il partage avec Macron c’est cette absence de culture, ces citations que l’on balance pour enrober le libéralisme d’un vague humanisme, ce refus de toute autocritique sur la catastrophe que représente un pouvoir socialiste qui a choisi le capital. Hamon c’est Mitterrand, Jospin, et même Fabius, voir Tartarin Hollande au Mali et dans l’expédition syrienne… Il les a tous cités, il a parlé de l’excellence de Jospin, celui des privatisations dont le peuple français a jugé l’excellence telle qu’il l’a renvoyé dès le premier tour… Il n’y avait pas que lui à nous citer en exemple, Mitterrand qui rendait le pouvoir au peuple, de qui se moque-t-on? Harlem Désir spécialiste de l’Europe, un emploi fictif pour cautionner cet échec patent de l’UE et de l’euro…Il les a tous félicité d’être ce qu’il sont, ceux qui ont réussi à écoeurer les français de la gauche au point de nous menacer de cette caruicature du peuple qu’est la fille le pen.

Cet homme-là n’a rien compris, rien appris. Comme Macron, il est l’européen, celui de la guerre avec la Russie, il accomplit même l’exploit de dénoncer Poutine qui aurait envahi l’Ukraine parce qu’il n’aurait pas accepté le verdict des urnes. Ce type est un imbécile atlantiste, il a tout simplement oublié que ceux qui ont chassé un président démocratiquement élu avec un maïdan contrôlé déjà par des néo-nazis, ce sont les Etats-Unis auxquels s’étaient associés l’Allemagne, la Pologne et Fabius. Je ne pourrai jamais voter pour ce clone de ce qui s’est fait de pire non seulement dans ce quinquennat mais dans l’ère Mitterrand, pour tous ces gens dans la salle qui nous ont conduits là où nous sommes.

Je croyais encore qu’il était question de voter et après avoir entendu Hamon, le clone de Macron, j’étais prête à voter pour n’importe qui pourvu qu’il « dégage ». Un commentateur a dit que son discours était « rassembleur », oui, il était le grand collecteur des eaux usées du quinquennat et plus…

Il restait effectivement Mélenchon au titre du n’importe qui, à l’inverse de tous les autres c’est un homme réellement cultivé et avec lui il ne s’agit plus de citations plaquées mais bien de lectures assimilées qui aident à penser, l’expérience de l’Amérique latine, de Chavez mais dont il n’a pas compris que la limite était l’absence d’un parti digne de l’espérance révolutionnaire… Melenchon a joué la modernité, le futur et cela tranchait avec nous avions subi, oui mais voilà ce n’est pas un communiste. Il manque à ces élections ce que je suis, ce que nous sommes et cela laisse un espace inouï à la hyène, à des bateleurs comme Trump.

La direction du PCF est bien coupable d’avoir privé notre peuple de cette dimension essentielle y compris de notre histoire française, nous sommes le pays de Gracchus Baboeuf, le créateur du communisme, de la commune de Paris et des 75.000 fusillés. Hamon a cité les doux rêveurs qui ont inventé la sécurité sociale avec cet art des socialistes de se parer au nom de la gauche des combats communistes sans jamais citer leur part, Mélenchon lui aussi ne prononce même plus le mot communiste. Les doux rêveurs c’était Ambroise Croizat, un ouvrier communiste, c’était un parti communiste sorti fort de la résistance où ses membres s’étaient sacrifiés sans compter et qui ont forcé le grand bourgeois De Gaulle, le Fillon à l’origine a appliquer le programme de la Résistance. Pas plus qu’Ambroize Croizat n’avait eu droit à entrer au Panthéon, dans la fournée de socialistes imposée par Hollande le paltoquet, pas plus les communistes n’ont eu droit à apparaître dans les discours de ce camaïeu des gauches Macron, Hamon et Mélenchon, toutes les nuances de la social-démocratie, du mitterrandisme plus ou moins faisandé.

Ceux qui nous ont privés d’un candidat communiste ont accompli une mauvaise action parce qu’ils ont laissé le champ libre à la contre-révolution fasciste, comme aux Etats-Unis. Mélenchon veut les votes communistes mais sans avoir même à prononcer le nom, il est fondamentalement désormais anticommuniste et il livre à tout un petit monde de gens aux dents longues qu’il baptise un parti les dépouilles de ce parti qu’on lui a livré sans même daigner leur rendre hommage et en cela il est effectivement le même qu’Hamon. Le nom ce ne serait pas bien grave si cela ne le conduisait pas à décoller du réel, à s’en nourrir. Cela va désormais bien au-delà de la goujaterie de présenter un candidat face aux députés communistes, il perd son assise. Plus il rompt avec les communistes, plus il met en danger leur représentation élue, plus il devient vivable pour les médias. Hier même Christophe Barbier était subjugué par « sa hauteur de vue »…

Mélenchon était prudent, il s’agissait de ne pas déplaire mais à qui? Quand il a parlé de planification, il a protesté non ce n’est pas l’Union soviétique, De Gaulle et même le patronat planifient. Oui mais peut-être pas avec les mêmes objectifs. Le seul moment clair et que j’aurais pu partager était celui où il  retrouvait les accents de Victor Hugo pour défendre l’école… Les communistes aussi pensaient cela, mais leur rédemption de la classe ouvrière passait par les luttes, par le droit à devenir classe dominante et pas seulement l’éducation, elle était essentielle comme la culture, mais elle disait déjà qu’il ne s’agissait pas seulement de comprendre mais de transformer.

Mélenchon a cru pouvoir se passer des communistes, ses accents sur l’écologie je les reconnais bien ce sont ceux d’un Fidel Castro,  mais Fidel était porté non seulement par un peuple cubain sorti de l’esclavage sucrier mais de tout les révoltés du tiers monde… Fidel est un communiste, Mélenchon est ce qui se fait de meilleur en social-démocrate. J’ai beaucoup écouté Fidel, il partait des préoccupations de chacun, de ce qui disait  les gens en attendant le moyen de transport, dans les usines, les établissements, dans les partis de dominos, on aurait cru qu’il était partout et qu’il savait ce que pensait le peuple. Il commençait par y répondre, la difficulté à trouver tel produit, l’insuffisance de la libreta, Il ne craignait pas de rester longtemps sur la trivialité du quotidien, puis il posait les choix de la résistance cubaine, et de là il allait jusqu’aux rapports de forces mondiaux, de ce qu’il était possible d’attendre et de l’humanité toute entière confrontée à son destin révolutionnaire. C’était un homme superbement cultivé, la politique s’enrichissait de toute l’oeuvre de José Marti, le poète, et elle restait le long chemin des déshérités vers leur émancipation par le droit à la santé, à l’éducation et il était son peuple. Il le politisait au plus haut niveau en partant de la vire elle-même. …

 melenchon a voulu épater le petit bourgeois, il avait peur que Macron le rende aussi ringard qu’un communiste avec son drapeau rouge et tout le monde l’a félicité…

Vous croyez si c’est un hasard si les commentateurs, Chrisophe Barbier en tête se sont exastasié sur l’hologramme, la modernité de Jean Luc melenchon, sur son art aussi de rentrer dans les rangs, l’un d’eux a même dit « il parle pour nous »…

Je crains d’avoir été privée du droit de vote.

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le février 6, 2017 dans Uncategorized

 

Du nouveau sur un certain Staline

par Annie Lacroix-Riz  

Du nouveau sur un certain Staline

 

 Le travail d’Annie-Lacroix-Riz est irremplaçable, elle aura représenté non seulement l’honneur des communistes, mais celui des historiens français qui sont loin d’accomplir le travail sur archives de leurs collègues anglo-saxons. Il y a ceux qui comme Geoffroy Roberts rétablissent les faits occultés par la propagande, mais même la lecture de certains ouvrages superficiels et à charge peuvent être précieux. En lisant Staline, la cour du tsar rouge de Simone Sebag Montefiore, je me disais que si on rétablissait le contexte politique et si l’on enlevait les adjectifs négatifs dont il truffe son exposé, son livre serait une admirable critique du portrait de Staline tel qu’on nous le caricature. Simplement en restant sur l’exposé du contenu des lettres et des compte-rendu des séances du politburo. Les éditions Delga jouent aussi un rôle important et le drame vécu par tous ces gens est l’absence de relais, c’est peu de le dire de la presse communiste et du parti communiste. Pourtant, nous sommes en 2017, c’est-à-dire l’anniversaire de la Révolution bolchevique. S’il n’est pas question de limiter cette révolution au seul Staline, il serait temps de réfléchir aux conditions de la déstalinisation en France. Comme il faudrait analyser cette révolution d’octobre dans la diversité de sa postérité pour la célébrer et y associer un maximum de gens, des communistes et des non-communistes (note de Danielle Bleitrach)

On ne saurait assez souligner l’importance du dernier ouvrage, sur « les guerres de Staline », de Geoffrey Roberts (1), dont les travaux, depuis 1989, et un livre sur le pacte germano-soviétique (The Unholy Alliance : Stalin’s Pact With Hitler, I. B. Tauris, Londres) balaient la caricature de Joseph Staline dressée par la « soviétologie » française depuis l’ère Courtois-Furet. Mais Roberts, non traduit, est inconnu en France.

L’historien britannique décrit les années 1939-1953 en croisant systématiquement les archives soviétiques avec les témoignages politiques et militaires a posteriori. Les deux premières parties (avant-guerre et guerre) sont les plus passionnantes et documentées. La première (trois chapitres), consacrée à la période séparant le pacte de non-agression du 23 août 1939 de l’assaut allemand du 22 juin 1941, inclut la « guerre d’hiver » contre la Finlande (décembre 1939 – mars 1940), florilège de la propagande antisoviétique d’alors et d’aujourd’hui, et les exécutions de Katyn. La « grande guerre patriotique » (six chapitres) dresse Staline en grand chef politique et militaire, entre résistance et difficultés terribles du début, leçons tirées des revers et extraordinaires victoires qui abattirent la Wehrmacht. Les étapes de cette guerre d’extermination allemande et d’héroïsme soviétique sont décrites avec un talent et une passion qui convertiraient aux vertus de l’histoire militaire les lecteurs les plus rebelles.

Roberts a d’ailleurs largement puisé aux énormes ressources anglophones d’une historiographie militaire renouvelée depuis plus de dix ans. S’y distinguent : 1. sur la guerre et sa conduite, un livre de David M. Glantz et Jonathan M. House (2), qui a ouvert la voie à de nombreux travaux récents, mais souvent plus conformes à la russophobie ambiante, dont Michael Jabara Carley vient de rendre excellemment compte (3) ; 2. sur le sort quotidien du soldat de l’Armée rouge, héros d’une guerre d’extermination allemande que les Soviétiques transformèrent en odyssée populaire, l’édition, par Antony Beevor et Luba Vinogradova, récemment traduite en français, des « carnets de guerre » du journaliste et écrivain Vassili Grossman (4).

L’« Occident » désormais dirigé par les Etats-Unis mua, la guerre à peine finie, les héros soviétiques en ennemis jurés de la guerre froide (trois chapitres). Roberts postule l’erreur de perception américaine des intentions soviétiques – pacifiques mais mal interprétées par Washington –, et inversement, Moscou se prenant à nouveau, à tort ou à raison, pour une forteresse assiégée. Son approche psychologique l’éloigne des « révisionnistes » américains. D’après eux, le colosse militaire soviétique, si indispensable jusqu’au début de 1945 pour vaincre le Reich, mais mis à terre par cette guerre impitoyable, ne put pas grand-chose contre la capacité des Etats-Unis à le réduire à l’impuissance et à transformer en nouveau « cordon sanitaire » sa zone d’influence si chèrement acquise. Mais Roberts partage avec les historiens « radicaux » l’analyse de la double obsession de Staline : assurer pour quelques décennies la sécurité à l’URSS ravagée et maintenir contre vents et marée les efforts, nés avec Lénine, de coexistence pacifique avec le « camp impérialiste ».

Alexander Werth, dans son grand ouvrage de 1964 (La Russie en guerre, Stock, Paris), mettait en garde contre la réécriture khrouchtchévienne de l’histoire soviétique, dominante depuis deux décennies en France. Il requérait l’examen serein du rôle de celui que des centaines de millions de personnes, en URSS et en dehors, célébraient depuis Stalingrad comme l’artisan essentiel de la victoire contre le Reich hitlérien et contre le fascisme. Le livre de Roberts marque à cet égard une étape majeure.

Annie Lacroix-Riz

Professeur d’histoire contemporaine, université Paris-VII, auteure des essais Le Vatican, l’Europe et le Reich 1914-1944 et Le Choix de la défaite : les élites françaises dans les années 1930,Armand Colin, Paris, 1996 et 2006.

(1) Stalin’s Wars : From World War to Cold War, 1939-1953, Yale University Press, New Haven et Londres, 2006, 496 pages, 35 dollars.

(2) When Titans Clashed : How the Red Army Stopped Hitler, University Press of Kansas, Lawrence (Kansas), 1995, 418 pages, 13 euros.

(3) « Years of war in the East, 1939-1945 : A review article », Europe-Asia Studies, vol. 59, n° 2, mars 2007, Londres – New York, p. 331-352.

(4) Carnets de guerre. De Moscou à Berlin, 1941-1945, Calmann-Lévy, Paris, 2007, 390 pages, 22 euros.

 
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Publié par le février 5, 2017 dans Uncategorized

 

Macron l’obscur objet du désir et la dictature du capital

Comment les médias ont fabriqué le candidat Macron

Bon, je crois que tout le monde l’a entendu, Macron a parlé … longuement, mais qu’a-t-il dit?

Le discours de Macron c’est du vent, sa culture un lot de citations, une sorte d’Almanach Vermot mais pas de projet, toute cette esbroufe mais pas seulement. Il y a le noyau dur: il a dit qu’il faudrait discuter par branches et entreprises: c’est à dire qu’il faudrait renforcer la loi « El-Khomeri « , il a dit sans dire tout en disant un message subliminal noyé dans « la fraternité » . C’est comme pour l’Europe, il a gourmandé ceux qui ne lui étaient fidèles que « souvent »comme Hamon et Mélenchon, alors que lui c’était du toujours, telle qu’elle était… l’austérité, la misère, la fin des services publics, avec en fond la 9e de Beethoven jouée aux réfugiés tandis qu’ils ont les pieds gelés dans l’hiver des Balkans. Et dans la même  logique aller encore plus loin que la loi El-Khomery au nom de la « liberté » du travail, celle comme nous disions du libre renard dans le libre poulailler. Son appel à l’optimisme ne s’appuie sur rien d’autre que sur la poursuite et l’aggravation de ce qui est assorti de bons sentiments dont on présente la note à ceux qui n’en peuvent plus et les profits toujours aux mêmes..

Sa stratégie: à droite toute pour siphonner les voix centristes et juppeistes de Fillon, jouer dès maintenant le second tour face à Marine Le Pen, en étant assuré que la gauche et l’extrême gauche se draperont dans les bons sentiments antifascistes que l’on exige d’eux, une sorte de réflexe conditionné inculqué avec l’ère Mitterrand. Il faut préserver Marine le Pen pour être assuré de l’emporter, rien de nouveau depuis plus de vingt ans, une histoire qui s’adresse pourtant aux moins de vingt ans en espérant qu’ils ne peuvent pas connaître.

Cela ressemble étonnement à la manière dont la finance, le complexe industrialo militaire a joué Hillary Clinton, ne se contentant pas de la promouvoir mais lui assurant un adversaire, le seul qu’elle était en mesure de battre. Enfin ils le croyaient ou plutôt se disaient que la situation était si dégradée que s’ils ne pourraient plus assurer l’élection de leur protégée, un milliardaire fasciste ferait aussi bien l’affaire.

En l’écoutant et surtout en regardant le dispositif de la salle, je pensais au coût de sa campagne et à ses bailleurs de fond en me demandant ce qu’ils exigeraient de lui aux lendemains de son élection. Ce frêle poulet gavé aux hormones médiatiques que l’on tente selon des techniques éprouvées de marketing de transformer en objet de désir sera obligé d’être impitoyable, il devra être la dictature du capital par temps de crise.

Et comme le PCF est aux abonnés absents, que sa direction continue à osciller entre deux sociaux démocrates, un coup pour les refondateurs, un coup pour les primaires, l’essentiel n’est-il pas que l’on finira jusqu’à être prêt à appeler à faire barrage au fascisme, je vois déjà l’éditorial dans l’Humanité.

Parce que si nous, nous avons renoncé à éclairer ce qu’était la dictature du prolétariat, l’art et la manière de mettre cette petite minorité au pas, eux n’ont pas renoncé à exercer celle du capital, ce mélange de consensus autour de leur force liée à l’habitude de la soumission, à l’individualisme, à l’espoir d’en retirer quelques miettes et de répression pour ceux que l’on a du mal à convaincre, ils passent même de l’hégémonie de la séduction consumériste, du libéral libertaire à la tyrannie  sur le travail, du chômage au suicide des employés, à la violence, la haine pour tous, les écoles et des hôpitaux que l’on ferme et des prisons saturées, comme mode de gouvernance.

Danielle Bleitrach
 
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Publié par le février 5, 2017 dans Uncategorized

 

Un temps de réflexion nécessaire…

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J’en ai assez que nous soyons soumis à la social démocratie qui fait eau de toutes parts. Je n’ai pas selon l’expression de jadis la « haine sacrée de la social démocratie », mais je suis convaincue que l’on ne peut pas continuer à être soumis à ses analyses, à ses jeux politiciens face à la situation qui est celle de millions de gens dans notre pays. C’est vrai sur le plan politique mais ça l’est tout autant sur le plan intellectuel, sur la manière dont se constitue une doxa médiatique, dont s’organise l’étouffement de la recherche.

Il y a une telle distance entre ce que vit une majorité de la population et pas seulement les plus pauvres et le jeu politique que cela en devient indécent, cette campagne en est la preuve. La droite est ce qu’elle est et jamais ces messieurs du château ne sont apparus aussi autistes, méprisants, qu’à travers cette caricature.  Un Fillon poursuivant de  ses exigences le petit peuple, le pressurant selon la logique de sa classe et affichant son indulgence pour les siens et pour lui-même. Grâce à lui, les institutions apparaissent pour ce qu’elles sont et plus il affirme être dans la légalité plus celle-ci devient suspecte. Il n’est que l’illustration d’une expérience qui ne cesse de se répéter et qui sape la légitimité d’une classe dominante. C’est une bonne chose.

Qu’une partie de la social-démocratie relayée par toute la presse, les médias, « les élites » face à cela ne trouve rien d’autre à faire qu’à nous créer un clone libéral libertaire du premier en la personne d’un Macron est déjà en soi une démonstration. Mais que toujours cette social-démocratie se soit donné comme objectif de clouer au sol les communistes à travers les deux figures de sa propre impuissance, la radicalité d’un Mélenchon, l’homme du mouvement électoraliste, destructeur du parti révolutionnaire et l’autre,Hamon, la figure de la radicalité rocardienne, celle des gadgets autogestionnaires et d’une rupture du capitalisme avec lui-même dans la catégorie de l’invention sociologique.

Cette social-démocratie éclatée, telle un miroir brisé reste occupée à étouffer toute possibilité révolutionnaire et elle agit selon le seul modèle qu’elle connaisse, celui des tendances, du congrès comme fausse démocratie et vraie accoucheuse du capital par temps de crise. Je ne suis pas ennemie des alliances, d’un Front populaire, mais il y faut un parti révolutionnaire pour éviter cet effet de dispersion pour mieux sauver le capital sous couvert de jeux démocratiques stériles. Si le capital se sent menacé il lui restera toujours le loisir de l’extrême-droite jusqu’ici repoussoir mais de plus en plus éclaireur.

Qu’est-ce qui crée cette soumission des communistes à la social-démocratie ? Y compris quand comme aujourd’hui elle est là où elle en est ? Au point de ne plus être même capable de présenter un candidat et d’avoir une stratégie délirante actuellement en train de paraitre osciller entre Hamon et Mélenchon ? Pourquoi en sommes-nous là? Certes cette direction peut-être incriminée mais qu’il y ait une telle direction ne surgit pas d’une volonté masochiste ou imbécile des communistes. Il faut reprendre l’historique de la manière dont nous avons renoncé à la « dictature du prolétariat », choisi « l’humanisme », non pas pour soumettre la réalité à des valeurs d’égalité, de liberté d’émancipation mais pour nous faire accepter y compris de ceux dont nous sollicitions l’alliance.

parce que l’élection présidentielle confronte à la question du pouvoir même si on tente de la médiatiser par l’adhésion à un homme et donc s’y dérober revient à interroger la direction du PCFet les militants: avons-nous une perspective, une stratégie qui fasse des communistes autre chose qu’une force d’appoint, utile par exemple face au grand croquemitaine de l’extrême-droite? Créature inventée par le pS mitterrandien et qui commence à lui échapper tant monte l’exaspération populaire et l’impossibilité de toute solution, le croupissement.

L’idée que nous ne pouvons pas prendre le pouvoir, que l’on ne peut pas nous accepter est certes lié aux institutions telles que De Gaulle les a mises en place, mais ce n’est pas non plus un hasard si au milieu des guerres coloniales c’est un De Gaulle qui prend le pouvoir, ce pouvoir que nous qualifions à l’époque de celui des monopoles.

C’est pour cela que je veux que l’on éclaire l’événement traumatique à partir duquel s’est construite cette subordination : la déstalinisation. Et surtout la manière catastrophique dont elle s’est réalisée. Comme le dit Althusser, tout nous a été présenté comme la folie d’un homme et le culte de la personnalité qui a fait de lui le maître paranoïaque de la Russie mais aussi du mouvement communiste international. J’ai trop lu et apprécié Machiavel pour refuser totalement les interprétations psychologiques du pouvoir, mais cette description ne mène nulle part si ce n’est à la soumission du parti révolutionnaire alors que son action s’impose historiquement dans l’actualité.

C’est là-dessus que je réfléchis depuis des années, en me nourrissant de lectures mais aussi en allant sur le terrain en particulier à Cuba et aujourd’hui dans l’ex-Union soviétique, non pour restaurer le culte de Staline comme on a tendance à me l’attribuer, mais pour me demander comment peut-on reprendre cette analyse, la mener en communistes, c’est-à-dire sans jamais oublier notre but et notre démarche théorico-pratique.

C’est de cela que je voudrais qu’il soit question lors de notre séance de travail au séminaire de Jean Salem le 11 février. Je tenterai d’expliquer pourquoi selon moi, nous dirais-je puisque Marianne dont il faut préserver la démarche autonome en partage bien des points et surtout a une proximité et une expérience de l’univers russe que je suis loin de posséder, il est possible aujourd’hui d’éclairer des choses demeurées longtemps dans l’obscurité, depuis plus de vingt ans en tous les cas.

Mais ce travail met un peu en sommeil celui de la manière dont ce blog intervient au jour le jour, il reprendra dans la seconde partie de février.
Danielle Bleitrach

 PS. En tous les cas, si les communistes pensent qu’ils n’ont plus droit au pouvoir, le capital est en train de consacrer à la « célébration » de la révolution d’octobre presque autant de « UNE » qu’il consacre à Macron? Est-ce que parce que le danger demeure? Est-ce parce que le vent du boulet est passé si près? En tous les cas je pense que chacun voit bien le lien que je fais dans les deux questions adressées à la direction du PCF, le premier sur l’absence d’un candidat communiste à la présidentielle, la seonde portant sur la manière dsont le pCF pense devoir célébrer cette révolution d’octobre et la place qu’il lui accordera à la fête de l’Humanité?
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Publié par le février 4, 2017 dans Uncategorized

 

Le défenseur des droits des enfants à Yaroslavl a dû se justifier face aux critiques sur un portrait de Staline dans son bureau

Marianne, un fois de plus, nous présente une anecdote mais celle-ci en dit long sur la relation à l’Histoire du peuple russe. Plus encore le débat auquel donne lieu la publication de ladite anecdote dans un journal proche du pouvoir. Ici nous sommes persuadés que Poutine et son parti entretiennent la mémoire de Staline parce qu’ils veulent en être les héritiers autocrates. C’est beaucoup plus compliqué que cela, si Poutine cultive la mémoire de la grande guerre patriotique et une certaine relation à l’URSS, ils le font aussi parce que le peuple russe le ressent ainsi. Mais dans le même temps, ils mènent une campagne anti-communiste qui se heurte aux commentaires des internautes ou de ceux qui interviennent après une émission de télévision. (Note de Danielle Bleitrach, traduction de Marianne Dunlop)

3 février 2017

Photo: facebook.com/bogdanova.elena.a

Texte: Olga Nikitina

http://www.vzglyad.ru/news/2017/2/3/856525.html

Le Médiateur pour les enfants dans la région de Yaroslavl, Mikhail Kroupine a répondu aux critiques contre lui par rapport à la présence dans l’un de ses bureaux d’un portrait de Joseph Staline avec une petite fille.

Kroupine a déclaré à RIA « Novosti » que l’image de Staline est une partie seulement de la décoration des bureaux de son personnel. Il a également souligné que le portrait de Staline ne se trouve pas dans la salle d’attente.

L’ombudsman de Yaroslavl a souligné qu’il est impossible de mettre aux murs des photos des enfants d’aujourd’hui, il faut obtenir le consentement des parents.

« Donc, nous avons accroché des photos historiques, accroché des portraits qui étaient dans le domaine public », – a-t-il dit.

Dans le bâtiment, a continué Kroupine, il y a aussi des portraits de Lénine avec des enfants et des photos du Président russe.

Hier l’adjointe à la Douma régionale de Yaroslavl, Elena Bogdanova, a publié un message sur Facebook, exprimant sa surprise de voir la photo « Staline et Mamlakat » dans le Bureau de l’Ombudsman. Bogdanova a admis être  » un peu choquée. »

« Je suis venu à la réception du Commissaire aux droits de l’enfant dans la région de Yaroslavl, et j’ai été un peu choquée par l’image qui pend sur le mur derrière le secrétaire du président, je n’ai pas pu résister, j’ai photographié … »

Les réseaux sociaux ont partagé l’indignation de Bogdanova.Beaucoup ont souligné que l’histoire de l’image est ambigüe.Par exemple, les utilisateurs d’Internet écrivent que cette fille dans les bras du chef n’est pas, contrairement à la croyance populaire, Mamlakat Nakhangova que Staline aurait prétendument récompensée pour ses succès dans la récolte du coton, mais la fille du Commissaire à l’Agriculture de Bouriatie-Mongolie Gel Markizov.

Peu de temps après que cette photo a été prise, le père de la jeune fille a été reconnu comme un espion et a été fusillé, et sa mère a été exilée, disent les internautes.

Je me suis amusée à traduire les commentaires sous l’article de VZGLIAD :

Andrei Dnepropetrovskij, Krymsk : Que l’adjointe (du député) de la Douma d’Yaroslavl Helena Bogdanova rédige une note explicative, disant pourquoi elle a été choquée!!! Peut-être qu’elle reçoit un deuxième salaire de Fashington et doit le justifier, qui sait!!!

Oboukhov Denis, St-Pétersbourg : En tant qu’utilisateur des réseaux sociaux, le fait ne me dérange pas. Et je soutiens l’ombudsman de Yaroslavl.On peut donc présenter la « nouvelle »  ainsi : »Les utilisateurs des réseaux sociaux ont soutenu l’ombudsman de Yaroslavl et approuvé l’affichage d’un célèbre portrait de Staline dans son bureau! » … j’espère que VZGLIAD publiera cela en « première page »…

Oboukhov Denis, St-Pétersbourg :« Après ma mort on déversera beaucoup d’ordures sur mon tombeau. Mais le vent de l’histoire les dispersera » – Joseph Vissarionovich Staline.

Marina Krylova : Au seul nom de Staline les libéraux sont pris de convulsions, ils ont peur que le dirigeant défunt leur demande ce qu’ils ont fait de leur pays.

Oboukhov Denis, St-Pétersbourg : C’est vrai que s’il avait accroché le portrait d’un homme « de premier plan » : Eltsine, Gorbatchev ou un d’aujourd’hui, grâce à qui nos enfants ont un présent cauchemardesque et un avenir inexistant, il aurait été encensé !!!

Alchimiste moscovite : A la place de Poutine, Staline. Ce fonctionnaire ne manque pas de perspicacité. Staline était maître dans son pays, tandis que celui-là, c’est… juste une colombe de la paix off-shore, il est là par intérim.

Ivan Sousanine : Placardez Staline dans tous les bureaux, pour qu’ils marchent droit, bordel.

Mikloukho-Maklaï, Krasnodar : Il ne manque que la photo de Lavrenti Pavlovitch [Béria, NdT] pour que la députée Bogdanova ait une attaque. Merci à tous les camarades qui gardent la tête froide. No pasaran !

Nicolas Orton, Моscou : Quel crétin, si tu chies dans ton froc, n’affiche pas le portrait, si tu l’as affiché, pourquoi te justifier.

vova ivanov: Il y a en Russie une élite de voleurs bien organisée qui craint Staline plus que le diable. Ce sont eux qui mènent la campagne antistalinienne. Comme c’est triste que Vova [Vladimir Poutine, NdT] les garde au pouvoir.

Abyrvalg Abyrvalgov, Léningrad : Bref, le peuple a tranché, Bogdanova doit être envoyée chez le médecin, pour vérifier son état mental.

Drynnn Dubovy : Poklonskaia avec le portrait de Nicolas II, y compris à la manif « Régiment immortel », c’est parfait. Staline avec un enfant chez le défenseur des droits des enfants, c’est mal. Hum…

Abyrvalg Abyrvalgov, Léningrad : mais Staline est un ange en comparaison avec les cannibales qu’on a aujourd’hui !

Khassan Abdukhalikov Khoudjand : C’est le complexe d’infériorité.

Nicolas Koulinitch, Bobrouïsk : Elle aurait sans doute préféré le portrait du poivrot Boris.

Katia Katerina : Et Bogdanova est au courant que c’est sous Staline qu’on a vaincu Hitler ?

 
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Publié par le février 4, 2017 dans Uncategorized