RSS

Archives de Catégorie: Uncategorized

La Chine en force à Davos, face aux leaders d’un monde troublé

 PARIS (AFP) 14.01.2017 – 18:37


Le président chinois Xi Jinping arrive à Dacca au Bangladesh, le 14 octobre 2014. – AFP/Archives

La Chine sera en force au forum économique mondial de Davos la semaine prochaine pour dire à une élite économique mondiale secouée par les incertitudes politiques aux Etats-Unis et en Europe qu’elle est prête à prendre le relais du libre-échange.

A Davos, le président de la deuxième économie du monde, le Chinois Xi Jinping, s’adressera mardi aux quelques 3.000 décideurs économiques et politiques du monde entier et leur dira en substance: rassurez vous, nous serons là pour défendre notre vision des échanges économiques.

Car trois jours plus tard, vendredi, Donald Trump s’installera à la Maison Blanche pour diriger la première économie du monde. Il a bâti son succès électoral contre la mondialisation libérale qui détruirait les emplois américains. Cette même mondialisation a fait la fortune d’une bonne partie des dirigeants qui seront à Davos et qui tenteront d’y voir plus clair après le Brexit, la victoire de Trump, et à quelques semaines d’élections en France.

« A la lumière des derniers développements et nouveaux défis sur la scène internationale, le Président Xi va exposer la vision de la Chine sur la mondialisation économique (…) mettre en avant les propositions et projets chinois (…) et montrer que la Chine est un pays responsable d’importance majeure », a expliqué mercredi Li Baodong, vice ministre des Affaires étrangères chinois.

« La Chine voit dans l’environnement politique actuel une opportunité pour affirmer son rôle prépondérant en Asie et dans le monde », explique le chef économiste du cabinet IHS Markit, Nariman Behravesh, un vétéran de Davos, dans un commentaire à l’AFP, ajoutant qu’il est « prématuré de penser que la Chine peut remplacer les Etats-Unis comme moteur de la mondialisation ».

« Le monde d’aujourd’hui est étrange. Les Etats-Unis étaient à l’origine le héraut de la mondialisation et la Chine (…) son ennemi. Mais la Chine est désormais devenue le leader de la mondialisation et les Etats-Unis son ennemi », a déclaré à l’AFP Hu Xingdou, professeur d’économie à l’Université technologique de Pékin.

– L’équipe Trump aussi présente –

Et le Forum de Davos (WEF), qui réunit tous les ans des milliers de dirigeants politiques, économiques, artistes, est l’agora idéale pour lancer une adresse urbi et orbi, les participants étant schématiquement tous favorables à la mondialisation.

Dans la station de ski du canton des Grisons transformée en camp retranché le temps d’une semaine, tous ces décideurs de premier plan vont se rencontrer discrètement pour parler affaires dans les méandres du palais des Congrès ou les salons des luxueux hôtels tout proches, mais ils vont aussi débattre, et tenter d’y voir plus clair en ces temps troublés par la remise en cause électorale des fondamentaux du capitalisme, aux Etats-Unis et en Europe.

« Notre monde est en train de changer à une vitesse sans précédent. A ce point de bascule, nos concepts traditionnels sur la société, l’emploi, la nation sont remis en cause, et nombreux sont ceux qui peuvent se sentir menacés », selon le fondateur et patron du WEF, le professeur Klaus Schwab, qui plaide pour que les leaders mondiaux soit plus « réceptifs » et « responsables ».

La dirigeante britannique Theresa May, le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, le secrétaire d’Etat américain John Kerry sont quelques-unes des têtes d’affiches politiques de ce forum, aux côtés des patrons des plus grands groupes du monde, pétroliers, financiers, et évidemment numérique, comme Jack Ma, le patron du géant chinois Alibaba.

Le futur pouvoir américain sera représenté par Anthony Scaramucci, de l’équipe de transition du président élu Donald Trump.

Protectionnisme, réchauffement climatique, migrations, sécurité internationale, alimentation, accès aux ressources…. Les foyers d’incertitudes qui seront évoqués sont nombreux.

A Davos, « on concentre tellement de pouvoirs qu’il va y avoir une activité fébrile des chefs d’entreprises pour détecter les tendances, les PDG vont chercher du sens » pour s’adapter et tirer profit de ces situations, a déclaré à l’AFP Hervé Borensztejn, responsable Europe et Afrique du cabinet de conseil Heidrick & Struggles.

Et comme chaque année il y aura aussi des célébrités, avec la chanteuse Shakira, et l’acteur Matt Damon qui s’exprimera sur l’accès à l’eau potable.

ET AUSSI…
 
2 Commentaires

Publié par le janvier 16, 2017 dans Uncategorized

 

Washington éclaboussé par les ordures qu’il a déversées, par Higino Polo

El viejo Topo est une maison d’édition de Barcelone (qui a traduit et édité notre livre Cuba es una isla) avec une revue du même nom. Higinio Polo en est un des rédacteurs. Cet article adopte un point de vue avec lequel je suis pleinement d’accord. Les scandales que la presse américaine et les vassaux occidentaux qui la recopient fidèlement ont leur origine dans les agences de renseignement, le pentagone et le complexe industrialo-militaire pour empêcher les velléités d’entente de Trump avec la Russie et le blocage de l’aide au terrorisme. Avec un bouffon comme Trump, il est peu probable qu’il tienne contre eux une ligne de détente. J’ajouterai que celle-ci peut-être pire parce qu’aggravée du côté de la Chine et aussi au Moyen orient avec le soutien apporté à Israël qui mènera ce pays et son dirigeant pour fuir les accusations de corruption au pire non seulement pour les palestiniens mais pour les citoyens israéliens. Le monde est entré dans une nouvelle phase de turbulence et rien ni personne en Europe ne paraît en état d’y faire face (Traduction et note de Danielle Bleitrach pour Histoire et société)

Afficher l'image d'origine

Le responsable des ordures doit toujours croire que le monde est plein de saleté, mais nous savons que croire en Washington est comme penser que les prêtres pédophiles du Vatican sont les défenseurs des enfants. Que Trump soit un personnage grotesque, enclin à la bouffonnerie, un xénophobe, ouvertement agressif avec les femmes, en plus d’être milliardaire, n’a pas fait pas obstacle à son accès à la présidence à califourchon sur un populisme réactionnaire et un programme démagogique qui veut axer sa politique sur les problèmes internes, et il a obtenu la complicité de millions d’Américains touchés par la crise et la destruction d’emplois: l’espoir de ces travailleurs est un mirage et une contradiction, mais le monde est plein de tout cela. Et l’élite du pouvoir à Washington, du Parti démocrate et du parti républicain, dans le Pentagone, dans les grandes entreprises et les lobbyistes, craignent que Trump abandonne partiellement la politique étrangère que le États-Unis ont poursuivie jusqu’à aujourd’hui.
Lors de la conférence de presse que Trump a donné pour répondre à la campagne d’intoxication, il a annoncé qu’il construirait le mur avec le Mexique (ce mur existe déjà partiellement: entre Tijuana et San Diego, dans les tronçons de la Basse-Californie, Arizona, Sonora, nouveau Mexique) que les entreprises américaines devraient créer des emplois dans le pays, sans déplacer leurs usines à l’étranger, qu’il réduirait à néant l’Obamacare, et obligerait la Chine et la Russie à respecter les États-Unis.
Il a également critiqué les services secrets américains qui la veille avaient diffusé un nouveau et inquiétante «rapport» dont les révélations suggéreraient un Trump dans les mains de Moscou: dans des scènes orgiaques dans un hôtel de la capitale russe jusqu’à des présumées rencontres d’un collaborateur de Trump avec des agents moscovites à Prague (Michael Cohen, qui a dû présenter à la presse son passeport pour montrer qu’il n’a jamais été dans la capitale tchèque), de la relation de son nouveau secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, avec Poutine et la Russie et des questions similaires, tout aurait  été conçu pour ouvrir la voie au nouveau président. Tillerson, PDG de la compagnie pétrolière Exxon Mobile, qui a des intérêts économiques évidents à continuer à maintenir de bonnes relations avec le gouvernement russe, ce qui ne le conduit pas à se convertir en un commissionnaire de Moscou.

Ce rapport a été préparé par un ancien agent de contre-espionnage britannique qui travaille maintenant pour les lobbyistes de Washington.

A la féroce campagne d’intoxication sur les prétendus «pirates russes» lancée par les agences d’espionnage américaines sans offrir aucune preuve, s’ajoute maintenant le rapport truculent de l’espion britannique avec lequel l’établissement de Washington tente de rendre le sol instable sous les pieds de Trump. Rien de nouveau dans un  Washington où la corruption est un étang où les cabinets d’avocats et des sociétés d’investigation jettent sur le marché des «rapports» d’opposants politiques et d’affaires, et où tout excès est utilisé pour détruire l’ennemi et concurrent. Le cas de Monica Lewinsky stagiaire dans les années de la présidence Clinton, et de multiples manœuvres, des dénonciations, les manipulations journalistiques et les scandales associés aux médias, constituent comme un rappel de ce qu’est le Washington politique.

Les États-Unis n’ont apporté à ce jour aucune preuve convaincante de leurs accusations envers Moscou, et en revanche, la presse américaine et ses collègues occidentaux se sont répandus partout en affirmant que le présumé piratage russe du Parti démocrate avait fait perdre les élections à Hillary Clinton (en cachant d’ailleurs les manœuvres scandaleuses de leadership démocratique favorisant Clinton contre Bernie Sanders), jusqu’à un goutte à goutte de fausses nouvelles alarmantes, tel que celle publiée par le Washington post disant que les pirates russes avaient pénétré le réseau électrique du Vermont, avec les risques que cela entraînait ; « nouvelles » que le journal lui-même a dû rectifier quelques jours avant que la preuve publique du mensonge éclate.

Trump lui-même a publiquement accusé CNN de mentir, sans que la télévision ait répondu de façon convaincante.
C’est une évidence que tous les pays en mesure des les avoir possèdent des logiciels espions sur Internet, et sans doute, Moscou et Pékin sont parmi eux : ne pas en avoir serait irresponsable pour leur propre sécurité, mais Washington s’est illustré devant le monde en tant que pays exemplaire dans ce domaine, en faire celui qui a été attaqué par des pirates de la Russie est tout simplement grotesque.

Les États-Unis est le pays qui a le plus grand programme d’espionnage dans le monde, comme l’a révélé  Edward Snowden. C’est un pays qui ses propres terminaux à partir desquels il espionne ses propres alliés, il espionne tous les e-mails, des appels téléphoniques et des données bancaires qui circulent dans le monde, et à ce programme collaborent Microsoft, Apple, Facebook, Google et d’autres technologies et entreprises d’internet. Nous savons que la NSA américaine, qui a infecté des milliers de réseaux informatiques à travers le monde, en est venue à détourner les systèmes de réservation de vol de la compagnie aérienne russe Aéroflot.

Les programmes pour la surveillance mondiale et le vol d’informations que maintiennent les Etats-Unis avec la complicité des agences de leurs alliés, sont, en fait, la principale source de renseignement dans le monde, et un réel danger pour la liberté, la démocratie et les droits des citoyens, mais ce n’est certainement pas à Washington d’accuser régulièrement Moscou et à Pékin de piratage sur Internet.

Un pays comme le Royaume-Unis, qui a soutenu le coup d’Etat d’Eltsine en 1993, et l’a conseillé secrètement pour voler la victoire au Parti communiste en 1996, maintenant se déclare offensé par la prétendue ingérence électorale russe, est littéralement pathétique. Qu’un pays comme le Royaume-Uni, qui a conspiré pour détruire la démocratie au Guatemala d’Arbenz et celle d’Allende au Chili, au Brésil Joao Gulart, pour ne citer que quelques pays, se déclare préoccupé par les risques encourus pour la démocratie que suppose le piratage sur Internet est tout aussi émouvant .

Le pays qui a incendié le Moyen-Orient, en imposant des guerres en Afghanistan, en Irak, en Syrie, en Libye et au Yémen, et bombardant régulièrement au cours des derniers mois, sept pays (ci-dessus ainsi que la Somalie et le Pakistan); dont il a soutenu un coup d’Etat en Ukraine; forçant le stationnement de nouvelles troupes et des armes de l’OTAN aux frontières russes et qui installe de dangereux boucliers antimissiles, déclare que les actions de Moscou sont un danger pour le monde, serait également touchant si ce n’était sinistre.
Avec la présidence de Trump, Moscou va essayer d’améliorer les relations avec Washington, après le fiasco qui a succédé à la promesse de Hillary Clinton en 2009  de « restaurer » des relations avec la Russie, promesse qui a été suivie par l’expansion de l’OTAN aux frontières russes.
Pendant le temps, où Trump va essayer de se concentrer sur la politique intérieure, et si pour cela il a besoin de désamorcer la tension internationale; mais pour améliorer les relations avec Moscou il doit prendre des mesures en Syrie,  en arrêtant de soutenir des groupes terroristes dont les promoteurs et les financiers sont à Washington; il devra chercher, en collaboration avec Moscou, une solution pour l’Ukraine, où les accords de Minsk sont dans un coma dépassé. Il faut arrêter l’expansion de l’OTAN en Europe, et négocier le bouclier antimissile.

C’est beaucoup pour un personnage comme Trump, aussi parce qu’il y a la force d’inertie de la politique étrangère des États-Unis, le poids du complexe militaro-industriel et du Pentagone, le désir de maintenir un monde unipolaire, sera décisive pour sa présidence. Les Etats-Unis ont aujourd’hui plus de sept cents bases militaires dans cent vingt pays à travers le monde, et il vient d’envoyer trois porte-avions et plus de cent avions de combat dans la mer de Chine méridionale, dans un mouvement qui a sans aucun doute l’accord de Trump, obsédé par la Chine.

On ne peut pas espérer grand chose d’un personnage excentrique comme Trump, sous la pression de la vaste campagne d’intoxication lancée par les services secrets nord américains, et bien que Moscou et Pékin vont tenter de désamorcer les tensions internationales et améliorer les relations avec Washington, les obstacles dans ce domaine sont nombreux et l’avenir est plein d’inconnues et de mensonges. Washington continuera à nous éclabousser de ses ordures.

 
Poster un commentaire

Publié par le janvier 16, 2017 dans Uncategorized

 

Les «maîtres du monde» et leur réseau de pouvoir à découvert

Au début de cette année, Intermon Oxfam a publié un rapport dévastateur qui se trouve résumé ici dans ses grandes lignes : nous   vivons tous dans un système économique qui travaille à la promotion de 1% de la population mondiale. Autrement dit, les 1% plus riches de la population mondiale possèdent plus de richesses que les 99% restants des personnes sur la planète et s’emploient activement à ce que ce système perdure, engendrant toujours plus d’inégalité jusqu’à constituer les riches comme une race à part destinée selon des anthropologues visionnaires à dépasser l’homo sapiens s’il n’y a plus besoin de travailleurs. Une vision fantastique mais qui pourtant est partiellement en voie de réalisation. L’article ne parle pas de ce qui est à la fois la principale source de richesse avec le contrôle des sources d’énergie: la production des armes et les dangers de guerre engendrés par leur course au profit (note et traduction de Danielle Bleitrach pour histoire et société

Publié: Jan 2017 04:01 15 GMT | Dernière mise à jour: Jan 2017 6:40 15 GMT
Les «maîtres du monde» et son réseau de pouvoir découvert

Les personnes les plus riches de la planète ont toujours été entourées d’un mystère apparent. Nous allons essayer d’essayer de jeter un peu de lumière pour voir qui ils sont vraiment.

Au début de cette année, Intermon Oxfam a publié un rapport dévastateur: nous vivons tous dans un système économique qui travaille à la promotion de 1% de la population mondiale. Autrement dit, les 1% plus riches de la population mondiale possèdent plus de richesses que les 99% restant des personnes sur la planète.

Les chiffres publiés dans le rapport sont aussi intéressants que lugubres : en 2015, 62 personnes possédaient la même richesse que 3.600 millions de personnes ensemble,  chiffre qui équivaut à la moitié de la partie la plus pauvre de l’humanité. Et il n’y a pas longtemps, en 2010, ce ratio était de 388 personnes en totale  inégalité par rapport à la moitié de la population mondiale.

Cette inégalité écrasante a une tendance perverse à se développer au sein d’un système socio-économique qui, de toute évidence, l’alimente: la richesse dans les mains des 62 personnes les plus riches dans le monde a augmenté de 44% en cinq ans seulement, quelque chose plus d’un demi-billion de dollars (542.000 millions d’euros) depuis 2010 pour atteindre 1.760.000.000.000.

Comment fonctionne le réseau ?

Il est indéniable que les principaux bénéficiaires de l’économie mondiale sont ceux qui ont le pouvoir et leur pouvoir est utilisé pour manipuler le système et donc étendre encore davantage le fossé entre riches et pauvres.

Le rapport affirme que, une fois l’argent tombé dans les mains des riches, il atterrit dans «un réseau complexe de paradis fiscaux et de toute une industrie de gestionnaires de grandes propriétés » pour  faire en sorte que la richesse  » ne soit pas redistribuée  »  et reste hors de portée de l’ensemble des citoyens et des gouvernements.

Plus précisément, ce système se développe grâce à un essaim de « professionnels très bien rétribués travaillant dans les banque privées et du contrôle de l’investissement, des entreprises ou des auditeurs droit » qui ne peut se permettre d’utiliser les personnes ayant plus de ressources et les grandes entreprises, dans le but d’éviter de payer des impôts qui correspondent effectivement à leur richesse.

Comme l’explique l’homme d’affaires américain Warren Buffett, le plus grand actionnaire de Berkshire Hathaway: dans la pratique, il paie moins d’impôts que tous les autres dans son entreprise, y compris le personnel de nettoyage.

L’organisation humanitaire souligne que le secteur bancaire est l’un des paradis les plus sûrs pour l’ évasion fiscale. Tant et si bien que la plupart des richesses en circulation est géré par seulement 50 grandes banques. Pendant ce temps, l’International Bar Association, qui rassemble des professionnels dans le monde entier de l’industrie, décrit cette pratique comme une violation des droits de l’ homme.

En outre, comme cela est dénoncé dans le rapport, les banques effectuent un lobbying intensif dans le but de protéger toute cette architecture globale,  les entreprises dans les industries extractives et les compagnies pharmaceutiques.

Et les conséquences …

Le document fait remarquer que le fait que les personnalités les plus riches essaient d’éviter de payer leur part  d’impôt a poussé les gouvernements des pays à «participer à une course acharnée pour les empêcher de se réfugier dans les paradis fiscaux en réduisant les taux d’imposition perçus sur les sociétés et les grandes fortunes, de punir les trésors publics « .

Comme un résultat, il faut éviter que ces taxes non perçues ne compromettent les budgets publics, ce qui à son tour se traduit par des coupes dans la santé et l’éducation et rend les gouvernements dépendent de plus en plus d’impôts indirects comme la TVA.

L’impudence de la fortune dans les données:

  • La richesse individuelle cachée dans les paradis fiscaux est de $ 7600000000000, plus élevé que le PIB au Royaume-Uni et de l’Allemagne .
  • La somme des recettes fiscales perdues en Afrique, en Asie et en Amérique latine en raison de cette richesse cachée représente une valeur d’environ 70.000 millions de dollars par an.
  • 90% des 200 entreprises interrogées par Oxfam, dont les plus grandes dans le monde, étaient présentes dans les paradis fiscaux.
  • L’investissement dans les paradis fiscaux en 2014 était presque quatre fois plus élevé qu’en 2001.
  • Jusqu’à 30% de la fortune des plus riches Africains se trouve dans des paradis fiscaux, ce qui représente environ 14.000 millions de dollars de perte fiscale pour l’année. Ce montant serait suffisant pour sauver la vie de 4 millions d’enfants par an.
  • L’inégalité économique exacerbe également les inégalités existantes entre les groupes sociaux, en particulier l’inégalité des sexes: des 500 personnes les plus riches dans le monde, 445 sont des hommes.

Un régime fiscal qui sert de «bouclier» pour leur fortune

Dans la même veine, en fin d’année dernière, le journal  » The New York Times  » a révélé que les personnes les plus riches aux US ont leur propre régime fiscal qui leur permet d’économiser des milliards de dollars en impôts. Ce système explique-t-il fonctionne avec des lobbyistes, des avocats et des comptes à l’étranger dans le but de réduire les taux d’imposition.

« L’utilisation en grande partie en dehors de la vue du public tant de la part de la Cour de l’impôt, et de la législation et dans les négociations privées avec les riches ont utilisé leur influence de l’Internal Revenue Service pour réduire progressivement et régulièrement la capacité de frappe du gouvernement « , a dénoncé l’article.

Les États-Unis, un paradis fiscal privilégié

En outre, au début de cette année  Bloomberg a désigné les  Etats-Unis comme «la nouvelle Suisse». Selon l’agence, après des années où d’autres pays ont aidé les Américains fortunés à cacher leur argent pour fuir la  fiscalité, « les États-Unis deviennent à leur tour un paradis fiscal et privilégié pour les riches étrangers » pour les empêcher d’appliquer les « nouvelles normes mondiales de transparence. »

«Tout le monde, du droit qui se trouve à Londres ou dans les sociétés de fiducie suisses prennent des mesures en la matière, en aidant les riches à déplacer leurs comptes dans des endroits comme les Bahamas et les îles Vierges britanniques au Nevada, le Wyoming et le Dakota du Sud  » révèle le journaliste d’investigation Jesse Drucker.

«Quelle ironie que les Etats-Unis, qui ont été si rudes en condamnant les banques suisses, soit devenus la banque compétente dont l’ordre du jour est le secret ,  » critique Peter A. Cotorceanu, cabinet d’avocat suisse Anaford AG.

Riche, une race à part?

Le journaliste Jacques Peretti, qui a passé la moitié d’une année au milieu de personnes les plus riches dans le monde, y compris des personnalités comme le magnat Wang Jianlin ou le milliardaire Tony Fernandes, pour tourner le documentaire «Les super-riches et nous»  a établi sa propre conclusion: les 1% plus riches du monde « deviennent une race séparée  biologiquement et psychologiquement . »

« Ce qui a commencé comme un clan global simple qui avait de l’argent est devenu de l’ordre de la différence biologique. Les riches vivent maintenant dans leur propre paradis   (…) dans cette biosphère, ils mangent une meilleure nourriture, ils vont  à de meilleures écoles, portent des vêtements de meilleure qualité, bénéficient de meilleurs médicaments et ainsi engendrent un nouveau clan, plus pur et plus riche, »dit Peretti.

En outre, le journaliste a souligné que cette différence est non seulement en argent, mais dans l’eugénisme (ou l’amélioration des caractères héréditaires humaines à travers diverses formes d’intervention manipulée), déclarant que « dans leur esprit, ils ne sont pas seulement plus riches que les autres, mais meilleurs. »

La bataille céleste entre riches et super-riches

Il serait logique de penser que les riches peuvent passer l’été dans leur «biosphère paradis»  comme précédemment indiqué par le journaliste Jacques Peretti. Cependant, nous allons parler de l’ île unique  où être un millionnaire n’est pas suffisant pour se faire ouvrir les portes .

Beaucoup croient que le meilleur endroit pour se reposer à Hawaii (USA) est Hualalai, où les visiteurs séjournant à l’hôtel Four Seasons ou dans des maisons privées peuvent profiter des installations de cet établissement ou services Hualalai Resort Club, pour lesquels ils dépensent d’énormes sommes d’argent.

En retour, tout ce qu’ils veulent est d’avoir la liberté de faire selon leur volonté et de ne jamais entendre un «non» comme réponse. Jusqu’à récemment, tout a fonctionné de cette façon. Cependant, maintenant ce n’est pas assez d’être un milliardaire et il faut être  un multimilliardaire.

En 2006, Michael Dell, le fondateur de la société Dell, a acquis la totalité de cette enclave privilégiée à l’exception des maisons et  a pris la zone de gestion de l’hôtel Four Seasons. A partir de ce moment, les clients et les propriétaires d’hôtel complexe de Hulalai ont commencé à voir leurs droits limités.

Christofer Zyda, conseiller financier et propriétaire d’une maison à Hulalai, estime qu’ « il semble se livrer une bataille » entre les 1% des riches et les 0,001% de super-riches dans le monde et décrit l’affrontement comme « la tactique de la Gestapo ».

  • indéfini
  • indéfini
  • indéfini
  • indéfini
  • indéfini
  • indéfini
  • indéfini

rl

1 /7

Les caractéristiques des plus riches 

Pour la plupart des gens, il ne sera jamais facile de comprendre le mode de vie des milliardaires.

Toutefois, selon le dernier rapport de l’équipe du site d’analyse Gocompare.com, il semble qu’il existe six caractéristiques importantes qui définissent les membres de cette classe:

  • Il est marié avec trois enfants. Ainsi, 87% d’entre eux parmi les 100 plus riches Forbes sont mariés.
  • Être Aquarius. Ce signe du zodiaque est en train de devenir le plus grand succès, suivi par le Taureau et le Capricorne.
  • Ne pas plonger trop profondément dans la science. Bien que les collèges les plus populaires parmi les milliardaires sont Harvard et Stanford, vous n’avez pas besoin de poursuivre les études si vous avez déjà un baccalauréat (seulement 7% ont atteint le doctorat).
  • Alopécie et myopie. Etre chauve et l’usure de la vue qui oblige à porter des lunettes semble bien se combiner avec les grandes fortunes, mais augmente en fait parmi les milliardaires au cours des deux dernières décennies en raison de la tendance au vieillissement de la population humaine en général.
  • Être de sexe masculin. Bien que le nombre de femmes dans le «top 100» des personnes les plus riches dans le monde a augmenté depuis les premières années du siècle, jusqu’en 2016 cela ne concerne qu’un point de plus que le chiffre de 1996. Cette centaine est encore un club pour messieurs mais où l’entrée des dames n’est plus interdite.
  • Le pays d’origine est décisif. 40 des 100 plus riches dans le monde sont américains. Parmi les explications possibles de cette tendance géographique est la promotion du «rêve américain» et d’un solide réseau d’investisseurs de capital-risque.

Mettre un visage à la richesse

Un classement publié récemment par l’agence Bloomberg  montre qui sont les vrais milliardaires de notre planète.

La première place est occupée par Bill Gates, co-fondateur de Microsoft, avec 88.900 milliards, suivi par Warren Buffett, président de Berkshire Hathaway, avec 71.000 milliards,  Amancio Ortega, propriétaire de Zara, avec 69.400 millions, Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, avec 67.700 millions de dollars et le créateur de FacebookMark Zuckerberg, avec 52.600 millions de dollars.

A la sixième et la septième place sont les frères Charles et David Koch, propriétaires du conglomérat Koch Industries, avec 51.000 millions de dollars, suivis par homme d’affaires mexicain Carlos Slim, avec 46.300 millions de dollars et Larry Ellison, fondateur d’Oracle, avec 42.800 millions de dollars. Le numéro 10 appartient au fondateur de IKEA, le Suédois Ingvar Kamprad, avec 40,200 millions de dollars.

En outre, plusieurs Latinos qui ont réussi à  «faire de l’Amérique» aux Etats-Unis, où ils ont amassé des fortunes qui les ont placés dans le petit groupe de 1% plus riches de la population.

Cette liste est dirigée par les frères Alejandro et Andres Santo Domingo, mais en réalité, leur fortune a été réalisée par leur père, Julio Mario, un natif de Colombie, qui a forgé l’emporium de la bière de Bavière dans le pays et vendu à SAB Miller en 2005. Leurs revenus atteignent 4.900 millions.

Ci-dessous, Jorge Pérez, né en Argentine et de parents cubains, a vécu en Colombie avant de se fixer à Miami en 1968, où il a prospéré dans l’industrie de la construction et autres entreprises connexes. Ses fonds propres ont totalisé 3.300 millions de dollars.

Le Club de Bilderberg: décide du sort de la planète?

Peu d’informations au-delà de ce club sélect formé par des personnalités les plus puissantes et influentes dans le monde, y compris les rois, les aristocrates, les politiciens, les dirigeants et les responsables de gouvernements, les banquiers, les propriétaires et les directeurs généraux des grands conglomérats mondiaux.

Il est considéré comme l’une des « organisations secrètes qui dirigent la planète » et que personne n’accède à des postes importants sans en avoir préalablement été un membre.

Ce forum annuel, tenu dans les hôtels fermés et auquel on ne peut assister sans  invitation, est financé avec de l’argent versé par les membres du conseil.

L’analyste international Carlos Santa Maria a déclaré en exclusivité à RT quelles étaient les questions abordées lors de la réunion tenue en 2016, dont le but, selon l’expert, est connu de façon certaine que ce n’était pas «servir l’humanité»:

  1. Le degré de cohésion de l’élite. Autrement dit,  » pour avoir de la force celle-ci dépend de la conjonction des intérêts, des personnalités qui ont assisté et de leur importance, il s’agit de confronter les alliés qui auraient des doutes et d’établir de nouveaux contacts bâtissant une forteresse imprenable ».
  2. Pour étudier si les objectifs proposés dans le Nouvel Ordre Mondial sont assurés . Et donc, dit Santa Maria, si est garantie « la continuité de recevoir leur richesse en douceur à travers le développement de profit et de pouvoir géostratégique. »
  3. Définir les acteurs qui en seront les vedettes, les employés, les fonctionnaires des gouvernements. L’analyste indique que le but est de «mettre en place les fonctions qu’ils auront à jouer dans ce plan comme prévu ».
  4. Identifier les obstacles et le degré de la force. « Un objectif qui ne change pas est d’étudier les mécanismes les plus appropriés en ce moment pour prévoir pour les  pays et analyser des dirigeants qui manifestent des divergences de conceptions et des nations, comme Poutine, Maduro, l’Iran, la Chine, essentiellement des blancs,  » dit-il.
  5. Planifier les prochaines étapes et les nœuds de conflit, y compris l’analyste met en évidence la situation en Syrie,  » l’affaiblissement de l’armée irakienne pour provoquer une  » nouvelle Libye  » ou « les menaces en Iran dans le but de briser son influence mondiale. « 
  6. Mettre en place de nouvelles méthodes d’action politique armée ou «pacifique» et l’évaluation continue de voir comment le projet se concrétise.

Bien que l’événement soit fermé « à la participation des journalistes pour promouvoir les vues et le dialogue au plus haut niveau possible, » selon le site officiel du club Bilderberg, ce sont quelques-unes des «perles» que ses assistants ont raconté:

  • David Rockefeller, patriarche de la célèbre famille de banquiers: «Certains croient que nous faisons partie d’une cabale secrète travaillant contre les intérêts américains et nous décrivent ma famille et moi en tant que « internationalistes » qui conspirent avec les gens autour du monde pour construire une structure politique et économique mondiale plus intégrée: un monde unifié, si vous préférez. Si tel est mon crime, je plaide coupable et je suis fier de mon crime « .
  • Bill Gates, co-fondateur de Microsoft, « nous vivons actuellement dans le monde 6.800 millions de personnes qui va bientôt passer jusqu’à à 9.000 millions. Si nous faisons un excellent travail sur les nouveaux vaccins, les soins de santé et des services de santé de la reproduction, .. On pourrait réduire ce chiffre de 10% 15% « .
  • David Rockefeller: «la souveraineté supranationale d’une élite et du monde intellectuel banquiers est sûrement préférable à l’auto nationale – détermination pratiquée dans les siècles passés. »
  • Henry Kissinger, ancien secrétaire d’Etat des Etats-Unis. « Si on peut dire qu’il y a  une menace réelle ou promulguée externe, menaçant notre existence … il faut renoncer volontairement à des droits individuels par rapport à l’assurance du bien-être qu’un gouvernement mondial  offrirait  » .
  • Arthur Schlesinger, Jr., historien et prix  Pulitzer  « on ne parviendra pas à un nouvel ordre mondial sans le payer avec du sang, des mots et de l’argent. »

«L’inégalité est une conséquence inévitable »

Que la pauvreté soit une conséquence directe de la richesse conduit à un débat très controversé.

Selon le milliardaire américain Warren Buffett, l’accroissement des inégalités entre riches et pauvres est une «conséquence inévitable» d’une économie de marché avancée.

Le magnat, qui a fait fortune en participant au conglomérat multinational Berkshire Hathaway, note que « il n’y a pas de complot derrière ce fait déprimant : les pauvres ne sont certainement pas pauvres parce que les riches sont riches. »

Buffett fait valoir que les riches ont un peu de mérite, car «la plupart des innovations spectaculaires ont contribué à leur richesse ou leur expérience de gestion » à l’économie américaine et le pays est « beaucoup mieux grâce à Henry Ford, Steve Jobs ou Sam Walton ».

Le côté pile de la pièce de monnaie

Malheureusement, la pauvreté est une situation socio-économique qui est très présente au XXIe siècle et affecte particulièrement les pays les moins avancés sur la planète. Leur situation est déformée par la malnutrition infantile et la propagation des épidémies et des maladies, qui tue des milliers de personnes par jour.

Ci-dessous, nous présentons 11 faits sur la pauvreté mondiale complètement dévastateur.

  • indéfini
  • indéfini
  • indéfini
  • indéfini
  • indéfini
  • indéfini
  • indéfini
  • indéfini
  • indéfini
  • indéfini
  • indéfini

rl

Le visage humain de la fortune

Être riche n’est pas toujours synonyme de cupidité. Ceci est démontré par les actions de nombreux millionnaires philanthropes qui, après avoir fait de grandes réalisations dans leur vie, ne sont pas devenus esclaves de leur richesse, mais ont décidé de partager avec ceux qui en ont le plus besoin.

  • Vladislav Tetyukhin, ancien co-propriétaire de VSMPO-AVISMA Corporation, le plus grand producteur mondial de titane. À 80 ans, au lieu d’acheter une maison dans un pays chaud, il a décidé de vendre toutes ses actions et 3.300 millions de roubles obtenus avait construit un centre médical à Nizhny Tagil (Sverdlovsk). En outre, il prévoit de construire un hôtel, des appartements, une auberge de jeunesse pour les étudiants, une unité de transport et un héliport.
  • Chuck Feeney, co-fondateur de magasins Duty Free. En 1988, Forbes Feeney placé dans la position 31 des plus riches sans savoir que ce n’était pas vrai, en partie: à ce moment-là, le milliardaire avait donné beaucoup de son argent à diverses institutions et organisations anonymement. Seule sa fondation Atlantic Philanthropies a fait don de plus de 6.200 millions de dollars depuis sa création en 1982.
  • Brian Burnie, fondateur du conseil Kelburn Holdings. Quand sa femme a été diagnostiquée avec un  cancer, ce millionnaire a investi une grande partie de sa fortune à la création de véhicules médicaux de haute technologie pour les patients atteints de cette maladie. En plus de payer le salaire des médecins de sa poche, il a vendu plusieurs biens immobiliers pour faire un don de charité.
  • Olav Thon, qui possède un réseau d’hôtels. Ce milliardaire norvégien a décidé d’investir toute sa fortune (environ 6.000 millions de dollars) dans un fonds pour la recherche scientifique et divers programmes de bienfaisance.
  • Tim Cook, CEO d’Apple. Cook a décidé de donner une part importante de sa fortune, environ 785 millions $, sans préciser quels sont les projets ou institutions bénéficiaires. Mais a précisé qu’il garderait 10% pour assurer les études de son neveu.
  • Al-Walid bin Talal, le prince saoudien. Le membre de la royauté a annoncé qu’il ferait un don de 32.000 dollars à une fondation, des millions qui seront redistribués aux organismes de bienfaisance qui luttent pour la santé, l’éradication de la maladie, l’aide humanitaire et les droits des femmes.
  • Warren Buffett, le plus grand actionnaire de Berkshire Hathaway. Le magnat a promis de donner plus de 99% de sa fortune à des causes charitables de son vivant ou après sa mort. Jusqu’à présent, il a fait don de plus de 20.000 millions de dollars à diverses causes.
  • Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook. Le milliardaire a annoncé son intention de laisser la quasi-totalité de sa fortune, 99% des actions du géant bleu, la Fondation Chan Zuckerberg pour les œuvres de charité.
  • Bill Gates, co-fondateur de Microsoft. Le magnat, avec sa femme, Melinda, a créé la fondation privée de la plus grande charité du monde. Les portes ont donné à la charité une somme de 38.000 millions de dollars et de se concentrer leur lutte pour offrir des vaccins pour les maladies dans les pays qui ne disposent pas d’accès au traitement, entre autres projets.

Qu’est-ce qui est prévu pour les riches?

Ce n’est pas susceptible d’arrêter le nombre croissant de riches et de leurs fortunes. Il est prévu qu’il y aura en 2018   18  personnes milliardaires en dollars dans le monde entier , avec un contrôle sur certains actifs financiers personnels d’une valeur de près de 76 milliards de dollars.

Le rapport d’Oxfam affirme que les marchés émergents représenteront environ 42% de la richesse mondiale en milliards de dollars.

Il semble également que l’écart social entre les riches et les pauvres sera de plus en plus marqué. Yuval Noah Harari, un professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem et auteur de « Sapiens: Une brève histoire de l’humanité », a prédit en mai dernier que dans l’avenir les riches seront en mesure de vivre éternellement tandis que les pauvres mourront en masse.

Selon lui, « dans les 200 prochaines années Homo sapiens évoluera pour devenir quelque chose comme un être divin, soit par manipulation biologique, le génie génétique ou la création de cyborgs avec une partie organique et une non organique « .

Turnaround

Le conseil Capgemini a révélé  dans son World Wealth Report 2016 Une tendance sans précédent à ce jour : la région Asie-Pacifique au-delà Amérique du Nord pour la première fois atteint un  nombre de millionnaires et leur niveau de richesse. Ainsi, avec 17,4 milliards de dollars dans les mains des grandes fortunes, c’est la région avec la plus grande richesse du monde.

Le document note également que d’ici 2025, la richesse mondiale atteindra 100 milliards principalement entraînée par la région Asie-Pacifique.

En conclusion, il convient de noter que l’avenir n’est pas écrit: bien que l’on ne sache pas encore quelle sera la zone géographique avec plus de personnes multimillionnaires ou de croissance économique la plus élevée dans 100 ans, ce qui semble le plus évident est que nous devons tous peser pour que soient prises des mesures pour mettre fin à la crise actuelle de l’inégalité dans le but de défendre les intérêts de la majorité. 

Relevé par Yulia Nitchiporenko

2.6K214
Les gens dans la communauté
 
1 commentaire

Publié par le janvier 16, 2017 dans Uncategorized

 

Les dernières trouvailles dans l’interprétation de l’esprit de Poutine : tout est la faute de Dostoïevsky

Danielle Ryan
Danielle Ryan est un rédacteur pigiste, journaliste et analyste des médias irlandais. Elle a vécu et voyagé aux États-Unis, en Allemagne, en Russie et en  Hongrie. Elle a écrit pour TA, The Nation, Repenser la Russie, le BRICS Post, Perspectives New Eastern, Analytics mondial indépendant et beaucoup d’autres. Elle travaille également sur des projets de rédaction et d’édition. Suivez-la sur Twitter ou Facebook ou sur son site Web http://www.danielleryan.net.
Latest in Putin mind-reading: It’s all Dostoyevsky’s fault
Pour comprendre Vladimir Poutine, il faut se tourner vers les écrits de Fiodor Dostoïevski. C’est la dernière façon de prouver que vous savez tout sur le leader russe et sur sa profonde, et sombre âme.

Un article par Alejandro Jimenez dans la Revue politique Harvard cette semaine a tenté d’aider à la compréhension de Poutine et à ses motivations à travers des citations de Dostoïevski. Pour vous épargner la peine de le lire, voici le concept de base: Poutine a exprimé un penchant pour Dostoïevski. Dostoïevski avait beaucoup d’idées sur l’âme russe et le destin russe. Reprenons tous les stéréotypes qui décrivent le pire et les utilisent pour prouver que Poutine est un bâtisseur d’empire dont la mission est de détruire l’Occident, de le mener à sa fin.

Au moment où je m’asseyais pour écrire, mon attention a été attirée sur un second article sur le même thème, grâce à un post sur le blog de l’historien Paul Robinson. Seulement, ce deuxième article, écrit par Peter Savodnik et publié par Vanity Fair, était encore plus bizarre que le premier. Celui-ci est allé jusqu’à créditer Dostoïevsky comme la « source secrète du mal de Poutine . »

Quiconque suit la couverture médiatique de la Russie, ne peut ignorer  que la capacité de lire dans l’esprit de Poutine est quelque chose que la plupart des journalistes et des analystes ont la prétention d’être à même de posséder. C’est vraiment fascinant à regarder. un nombre infini d’articles ont été publiés dans lesquels l’auteur prétend savoir exactement ce que le mystérieux et impénétrable Poutine veut, se sent, ou pense, un sujet a priori à portée de la main.  .

Ce n’est également pas la première fois que des journalistes ont tenté d’expliquer Poutine en utilisant des écrivains ou philosophes du 19e siècle. Comme Robinson l’a noté sur son blog, l’année dernière, il était Ivan Ilyin – et l’année prochaine, il sera probablement quelqu’un d’autre, celui qui détient la véritable clé pour comprendre l’âme de Poutine.

Jimenez décrit Poutine comme un « produit dangereux » de l’âme russe conceptualisée par Dostoïevski. Il ne reculera devant rien pour construire son empire et il est soutenu par le peuple russe qui  » cherche la preuve » de sa « supériorité dans la famille des nations .» Fait intéressant, il omet de mentionner qu’il existe un autre pays, dont la politique étrangère est littéralement (et fièrement) construite sur la croyance en sa supériorité et l’exceptionnalisme.

Dans Vanity Fair, Savodnik tente de construire une démonstration qui fait de Dostoïevsky la source secrète du mal de Poutine, alors que dans le même temps il affirme que Poutine n’a probablement même pas su lire correctement le travail de Dostoïevsky parce qu’il est  » un gangster  » qui trahit  »  «Alors, qui est-il? Est-ce nous que sommes informés la politique de Poutine en profondeur par le travail de Dostoïevsky, ou a-t-il simplement saisi quelques notions superficielles ?

Les deux articles celui de Jimenez et  e Savodnik sont éclairants seulement dans le sens où ils sont exactement le contraire de ce qu’ils prétendent être. Les deux auteurs, ironiquement, ont fourni  beaucoup d’efforts pour simplifier un sujet complexe. En surface, des articles qui partent de cette prétention de donner au lecteur une compréhension plus profonde d’un homme. En réalité, l’essentiel de leur argument est simplement qu’il est mauvais. Il n’y a aucune tentative de comprendre l’une de ses actions en dehors de ce prisme.

Mais revenons au blog de Robinson, car il montre comment de manière folle, des interprétations littéraires différentes peuvent être faites en fonction qui fait l’interprétation. Alors que Jimenez et Savodnik ont choisi de d’exposer des citations et des extraits choisis de Dostoïevsky destinés de faire de leur  Poutine le pire des nationalistes et des maniaques, Robinson reprend les textes que Poutine a lui-même choisi de citer dans divers discours. Cela semble être naturel si l’objectif est de comprendre comment Poutine lui-même interprète Dostoïevski.

Et ce que Robinson trouve est tout à fait différent de ce que Jimenez et Savodnik ont  trouvé. Alors que Jimenez a mis en évidence un Poutine qui aspire à bâtir un empire inspiré par « une vision messianique de Dostoïevski » pour la Russie, Robinson a trouvé dans les citations de  Poutine une compréhension de Dostoïevski de « la nostalgie Russe pour l’Europe » et le désir de réconciliation avec l’Occident.

Où Savodnik trouvé un Dostoïevsky et un Poutine en proie à  » la haine de   » l’Occident et souhaitant le voir détruit, Robinson a trouvé dans ses écrits une grande admiration pour lui. Il cite Dostoïevski sur son admiration pour les Européens:

« … Qui a mis fin au commerce des esclaves noirs; qui a mis fin à leurs propres systèmes despotiques; qui a proclamé les droits de l’ homme; qui a créé la science et étonné le monde avec sa puissance; qui a apporté la vie et la joie de l’âme humaine avec l’art et ses idéaux sacrés « .

Il cite Poutine lors du dévoilement d’un monument à Dostoïevski en Allemagne en 2006. Le geste symbolique des autorités allemandes, dit-il, parle de « la façon dont nous vivons dans un seul espace culturel européen.  »

 
Poster un commentaire

Publié par le janvier 16, 2017 dans Uncategorized

 

Présenter des candidats « insoumis » contre les sortants du PCF est stupide

Je dois dire ma joie de retrouver mon ami Gilles Questiaux sur cette position- mais personnellement je n’avais jamais quitté ceux qui ont fait ce choix pour des raisons proches de celles qui me l’ont fait le refuser, étrange paradoxe mais la période est comme dirait jean jacques plus propice j’espère aux paradoxes qu’aux préjugés. Il n’empêche l’enthousiasme, les illusions d’une campagne électorale risquent de nous laisser tous pire que grosjean comme devant, avec les yeux pour pleurer et en débâcle organisationnelle. Il faut raison garder si visiblement les dirigeants ont tendance à perdre la tête et les manoeuvres politiciennes prendre le pas sur tout rêve d’avenir. (note de danielle Bleitrach)

15 Janvier 2017 , Rédigé par Réveil CommunistePublié dans #élection 17, #Qu’est-ce que la « gauche »

Ci contre l’affiche de Mélenchon avec son candidat suppléant aux législatives à Hénin Beaumont, en juin 2012, Hervé Poly, secrétaire fédéral du PCF du Pas de Calais.

Message de GQ destiné aux « Insoumis »

J’appartiens au PCF, où je me suis rangé dans les derniers congrès dans le courant d’opposition qui était mené par André Gerin, et j’appartiens aussi à l’ANC, association fondée le 16 janvier 2016 par des militants communistes de diverses affiliations qui en contestent la ligne réformiste, et qui ne  soutient pas de candidat aux élections.

J’anime le blog Réveil Communiste depuis sa fondation (2007), et nous avons pris position pour la candidature Mélenchon en septembre 2016. Nous avons écrit ceci pour nous moquer gentiment de nos camarades qui trouvaient que « Mélenchon n’est pas assez bien pour [eux] » : respect-melenchon-n-est-pas-assez-bien-pour-eux.

Nous en sommes maintenant au moment décisif de la campagne présidentielle où il est possible de lancer une dynamique victorieuse … ou non. toutes les énergies sont bienvenues et nécessaires pour gagner la partie.

Or depuis peu la teneur des interventions sur les listes de sympathisants de la « France insoumise » me laisse perplexe. Certains on l’air de croire que l’élection présidentielle est déjà gagnée, et qu’il faut en profiter pour purger les rangs des militants des anciens partis, forcément suspect d’arrières-pensées et on lit des âneries sur le PCF ou sur le communisme qu’on voit d’habitude plutôt dans les manuels scolaires. Rien de grave, nous avons l’habitude.

Mais j’affirme avec force qu’il serait tout à fait idiot de leur part, il n’y a pas d’autres mots, de présenter des candidats contre les peu nombreux sortants FDG, et même contre les candidats FDG et ou PCF qui tentent de reconquérir une vingtaine de sièges perdus en 2007 ou en 2012 (comme à Malakoff, Ivry, Marseille, Montreuil, Vénissieux, Bolbec, Amiens, Montluçon, Firminy, Sète, Le Havre, Echirolles, Guingamp, Alès, Gardannes, Denain etc) .

Mélenchon a besoin des un ou deux millions de voix communistes pour atteindre le second tour. Connaissant bien le PCF, et le fort patriotisme de parti qui y règne, j’affirme qu’il ne faudra pas y compter si on cherche des poux à ses élus. Il ne sert absolument à rien en lui mettant un candidat dans les pattes de provoquer la colère et le ressentiment d’André Chassaigne, qui a de l’influence sur le « peuple communiste » et qui de toute manière si on veut voir les choses froidement ne peut pas être battu dans sa circonscription.

On met en avant la démocratie et le pouvoir de la base pour remettre en cause les positions acquises. Mais les candidats au delà du niveau local ne sont jamais désigné entièrement par la base, qui d’ailleurs reflète le sommet. On ne réinventera pas la démocratie en deux coup de cuillère à pot, en investissant des inconnus sur le dos des élus PCF. Les militants de FI sont souvent jeunes et frais, et ils ont les défauts de leurs qualités.

D’autres sont déterminés au vote Mélenchon par la passion pour le vote blanc, le droit de vote à seize ans, la révocabilité des élus, et les autres pièces du mécano constitutionnel de la « France Insoumise ». C’est leur droit. Mais moi, je ne vote pas Mélenchon pour ça mais parce qu’il peut gagner et réaliser quelques promesses simples mais importante pour notre peuple. Et je pense que ce sera le cas de millions d’électeurs.

J’ai décidé de voter pour lui quand il a clairement mis en avant sa volonté de faire en sorte que la France quitte l’OTAN. Une telle décision serait un formidable appui à la paix. S’il a les tripes de le faire, je suis prêt à manger du quinoa tous les jours pendant cinq ans si ça lui fait plaisir !

Mais aussi parce qu’il a promis de rétablir la retraite à soixante ans, et d’abroger la loi El Khomry.

La « VIème république » qui ressemble beaucoup à la quatrième, avec son assemblée toute puissante élue à la proportionnelle, elle ne m’intéresse pas. Et j’ai comme qui dirait l’intuition que ça n’intéresse pas non plus la classe ouvrière. Or c’est aussi de cette classe que dépend la victoire !

Mélenchon gagnera s’il continue à infléchir sa campagne vers la solution des problèmes concrets des gens, comme il a commencé à le faire en s’orientant vers les classes populaires, dans son « déboulé » à Tourcoing.

Il gagnera aussi si la sorte de trève conclue avec le monde médiatique qui pour le moment l’utilise pour renforcer indirectement sa candidature favorite, Macron, ne le conduit pas à un discours consensuel sur l’Europe.

Il gagnera aussi s’il met en avant de manière iconoclaste un projet économique de réindustrialisation protectionniste, capable de faire basculer de son coté le vote populaire, et pour ça il faut que le plan B sonne crédible, parce qu’il est évidemment impossible de mener une telle politique à l’intérieur de la zone euro.

Mais il ne gagnera pas s’il apparait comme un simple produit de la culture politique épuisée de la « gauche », avec son goût des discours juridiques abstraits, ses querelles de chapelles, ses illusions idéologiques, et sa rigidité tactique.

Donc, s’il vous plait chers camarades « insoumis » mettez en sourdine votre anticommunisme complètement dépassé, qui n’a vraiment rien d’original, qui n’a pas d’objet, et qui ne vous avancera à rien. Travaillons plutôt ensemble à gagner, puisque nous le pouvons. Nous pouvons faire gagner une candidature vraiment favorable aux intérêts populaires, pour la première fois depuis très longtemps. Il ne faut pas gâcher cette belle chance.

On peut toujours discuter de la justesse des choix stratégiques du PCF, mais on ne peut pas nier qu’il a une expérience politique considérable qu’il faudra mobiliser quand la vraie bataille commencera, c’est à dire après l’élection de Jean Luc Mélenchon. Car une des raisons de sa victoire possible est que l’oligarchie ne se rend pas compte du danger qu’il représente pour sa domination. Lorsqu’elle en prendra conscience il faut s’attendre à la voir se déchaîner.

GQ, 15 janvier 2017

 
5 Commentaires

Publié par le janvier 15, 2017 dans Uncategorized

 

Une pétition qui a atteint plus de 5000 signatures demande que Poutine intervienne à Mexico pour les débarrasser de leur gouvernement

Cela n’est pas tout à fait une plaisanterie, mais une manifestation de la reconnaissance d’un ordre nouveau inspiré sans doute par l’équilibre des forces du temps de l’Union soviétique. En tous les cas, dans leur campagne contre leur président élu, l’établissement nord américain et probablement le complexe industrialo-militaire ameutant les innocents citoyens face au pseudo danger russe, ont fait monter le taux de popularité de Poutine et de la Russie, dans l’Amérique latine et dans d’autres pays du tiers monde qui ne supportent plus l’interventionnisme américain et l’imposition par ce dernier de dirigeants corrompus et incompétents (note et traduction de Danielle Bleitrach pour Histoire et societe)

Publié: Jan 2017 09:10 15 GMT | Dernière mise à jour: Jan 2017 10:43 15 GMT

La pétition a été lancée cette semaine sur le site Change.org et elle a déjà atteint plus de 5000 des 7500 signatures dont elle a besoin.

"Nous avons besoin" demande Poutine Firman à intervenir au Mexique et à la fin de son "misrule"

Le président russe Vladimir Poutine au Cosmodrome de Plesetsk en 2004 Sergey GuneevSputnik

Plus de 5000 personnes ont signé la pétition créée cette semaine sur le site Change.org demandant  à la Russie d’intervenir au Mexique pour mettre fin au «mauvais gouvernement» parce que la situation politique est dans le pire moment de son histoire . Nous avons le président le plus inepte jamais vu dans l’histoire de la République mexicaine. L’impérialisme nord américain et l’ONU ne font rien, malgré les nouvelles alarmantes et l’insécurité pour tous, personne n’est capable de nous aider.

« Aujourd’hui, le Mexique saigne tellement de pillage et d’avarice. Vladimir Poutine, nous avons besoin de toi en Amérique latine, » dit le descriptif de la pétition, qui devrait atteindre 7.500 signatures pour être remis à la présidence russe.

La plupart des signataires ont appuyé la pétition parce qu’ils se sentent insatisfaits de leur actuel président, Enrique Peña Nieto, et considèrent Poutine comme un leader reconnu dans le monde entier.

Capture d’écran Change.org
 
Poster un commentaire

Publié par le janvier 15, 2017 dans Uncategorized

 

L’assassinat de Rosa Luxembourg et Karl Liebknecht par la social-démocratie (révélations de l’Humanité en 1996)

À une époque où les femmes avaient peu accès aux universités, Rosa Luxemburg a pu assister à l'université et obtenir un doctorat.

Le 15 janvier Rosa Luxembourg (1870-1919) était assassinée après une vie de combat pour le socialisme et la paix, et de contribution au théories marxistes. Assassinée comme le décrit l’article ci-dessous par Noske, un social-démocrate  Photo: Rosalu


Article du 17 janvier 1995 dans l’Humanité.

Ecrits révélateurs du meurtrier de Liebknecht et de Rosa Luxemburg
Le 15 janvier 1919, à Berlin, l’assassinat de Karl Liebknecht et de Rosa Luxemburg portait un dernier coup mortel aux soulèvements révolutionnaires qui, depuis plusieurs semaines, embrasaient l’Allemagne. Des documents inconnus jusqu’ici, et qui viennent d’être publiés, précisent les conditions dans lesquelles le double crime a été perpétré.

L’HOMME qui prit les dernières dispositions en vue du meurtre de Karl et de Rosa, un certain commandant Waldemar Pabst, siégeait alors à l’hôtel Eden, à Berlin, où était installé l’état-major de la division de cavalerie de la garde. Des extraits des Mémoires qu’il avait entrepris d’écrire sont maintenant révélés. La rédaction de cette autobiographie resta inachevée, Pabst étant mort en 1970, à l’âge de quatre-vingt-neuf ans. Dans les fragments connus aujourd’hui (1), Waldemar Pabst rapporte qu’il avait agi sur l’injonction directe du personnage qui, en janvier 1919, commandait les troupes gouvernementales allemandes, le dirigeant social-démocrate Gustav Noske.

S’adressant à Pabst, Noske lui avait en effet clairement demandé d’intervenir contre Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg. « Il faut que quelqu’un mette enfin ces fauteurs de troubles hors d’état de nuire », s’était-il écrié.

Waldemar Pabst fit alors appréhender Karl et Rosa. Ils lui furent livrés à l’hôtel Eden. Pabst écrit : « Je me retirai dans mon bureau pour réfléchir à la façon de les exécuter. Qu’il faille les tuer, ni M. Noske ni moi-même n’en avions le moindre doute ».

Pabst appela Noske au téléphone pour le consulter. « S’il vous plaît, donnez moi des ordres m’indiquant comment procéder. »

« Comment ? » répondit Noske. « Ce n’est pas mon affaire. C’est au général (probablement von Lüttwitz) de le dire ; ce sont ses prisonniers ».

Selon un autre témoignage (2), Pabst aurait objecté qu’il n’obtiendrait rien de von Lüttwitz. Et Noske aurait conclu : « Alors, à vous de prendre la responsabilité de ce qu’il faut faire ».

Un second document, inédit jusqu’ici, est une lettre que Waldemar Pabst avait écrite à l’éditeur Heinrich Seewald, qui était intéressé à l’éventuelle publication des Mémoires du commandant. On y lit : « Si j’ouvre la bouche après m’être tu pendant cinquante ans, ça va faire un raffut destructeur pour le parti social-démocrate. »

Dès leur arrivée à l’hôtel Eden, Karl et Rosa y avaient été accueillis par des hurlements injurieux et par des brutalités. Des coups de crosse de fusil avaient blessé Karl au visage et il saignait abondamment.

Deux commandos d’exécution

Après sa communication téléphonique avec Gustav Noske, Pabst rassembla parmi ses hommes deux commandos de tueurs. Liebknecht fut remis entre les mains du premier que commandait le lieutenant Pflugk-Hartung. Le second, qui était aux ordres du lieutenant Vogel, prit en charge Rosa. A quelques minutes d’intervalle, deux voitures enlevèrent les deux prisonniers et se dirigèrent vers le bois du Tiergarten.

La première s’arrêta bientôt. Karl fut sommé d’en descendre. Il fut abattu d’une balle dans la nuque. Son corps fut ensuite transporté à la morgue, où on le fit admettre sous la mention : « Cadavre d’un inconnu ».

Quant à Rosa, dès le départ de l’hôtel Eden, un coup de feu lui perfora la tempe. Au pont de Lichtenstein, elle fut jetée dans le Landwehrkanal. Son corps ne fut repêché que plusieurs mois plus tard, et l’autopsie ne permit pas de dire si les brutalités, le coup de feu ou la noyade furent la cause du décès.

Les assassins ne furent pratiquement pas inquiétés. Six d’entre eux eurent seulement à comparaître devant un tribunal composé d’officiers prussiens qui acceptèrent sans difficulté la version selon laquelle Karl Liebknecht aurait été tué « au cours d’une tentative de fuite », et Rosa, victime d’un « septième homme » inconnu.

Gustav Noske qui, entre-temps avait été nommé ministre de la Reichswehr, n’avait plus rien à redouter d’une « enquête » ainsi bâclée.

Le chien sanguinaire

Qu’il ait fallu mettre au compte de Noske l’effroyable répression opposée à la révolution allemande de 1918, nul n’en pouvait douter. Il avait déclaré lui-même à l’époque : « Il faut que quelqu’un soit le chien sanguinaire, et je n’ai pas peur de cette responsabilité. »

Le dernier article de Karl Liebknecht, écrit quelques heures avant sa mort et intitulé « Malgré tout », accusait d’ailleurs explicitement Noske. Karl écrivait : « La bourgeoisie française a fourni les bourreaux de 1848 et de 1871. La bourgeoisie allemande n’a pas à se salir les mains ; les sociaux-démocrates accomplissent sa sale besogne ; son Cavaignac, son Gallifet s’appelle Noske. »

Les nouveaux documents rendus publics établissent sans aucun doute possible que Noske aura été l’instigateur direct du meurtre de Karl et de Rosa. Un crime déterminant pour l’orientation politique ultérieure de l’Allemagne et les effroyables tragédies qui devaient en résulter dans le monde.

(1) Publiés par l’hebdomadaire allemand « Stern » du 12 janvier 1995.

(2) Rapporté dans un livre de Klaus Gietinger, « Eine Leiche im Landwehrkanal », paru en janvier 1993, aux éditions L. Dekaton, à Mayence.

YVES MOREAU

 
Poster un commentaire

Publié par le janvier 15, 2017 dans Uncategorized