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UNE VISITE DU JÉRUSALEM MULTICULTUREL EN 1897

 dans ces temps où l’absurdité des rivalités les plus mesquines y compris à l’échelle des maîtres du monde semble le lot de ces « lieux saints », je ne puis m’empêcher néanmoins de songer à cette espérance folle de opprobre universelle qui fit que durant 2000 ans fut prononcée l’incantation « l’an prochain à jérusalem », que je l’ai dite moi même ces soirs de seder (la cène du Christ) et que tous mes grands parents ont été enterrés avec un sachet de terre d’Israël sous la tête… Qu’est-ce qui pousse les êtres humains à de telles choses et vers ce lieu, s’agit-il de notre porte de l’enfer à tous ?(note de danielle Bleitrach)

Publié le 07/12/2017
Auteur:
Pierre Ancery
Jérusalem, le Mur des Lamentations, agence Rol, 1922 – source : Gallica BnF

 

DANS UNE SÉRIE D’ARTICLES PARUS DANS LE FIGARO, UN ÉCRIVAIN DÉCRIT EN 1897 LA VILLE DE JÉRUSALEM, OÙ COHABITENT, NON SANS RIVALITÉS, LES TROIS RELIGIONS MONOTHÉISTES.

Septembre 1897. Gustave Larroumet, historien d’art et écrivain, est en voyage en Méditerranée. De son passage à Jérusalem, il tire une série d’articles que le Figaro va publier en feuilleton entre le 22 novembre et le 7 décembre. Son long récit, qui n’est pas dénué de préjugés (notamment à l’encontre de la population juive), donne néanmoins un aperçu de la façon dont cohabitaient alors les différentes communautés de la ville.

À l’époque, la ville sainte du judaïsme, du christianisme et de l’islam est depuis quatre siècles sous contrôle de l’Empire ottoman. Les trois religions sont présentes dans la ville. Entre leurs communautés règne un certain équilibre, comme l’explique Vincent Lemire dans son livre Jérusalem 1900, la ville sainte à l’âge des possibles.

Ce qui n’empêche pas les relations entre croyants d’être marquées par des tensions. Larroumet en est témoin lorsqu’il arrive à l’église du Saint-Sépulcre, qui accueille plusieurs confessions chrétiennes :

« Le Saint-Sépulcre est la propriété commune de toutes les confessions chrétiennes. Chacune, en vertu de vieux usages jalousement défendus, a ses droits, ses privilèges, ses prétentions victorieuses ou disputées. Le sanctuaire du Dieu de paix est un temple de discorde.

Les religieux des diverses confessions ont l’humeur également mesquine et taquine. Pressés dans un petit espace, ils nourrissent des rivalités de petite ville ; orgueilleux et ignorants, ils attachent à des riens une importance énorme ; enflammés de passions religieuses, ils en cuisent le fiel ; soutenus par leurs gouvernements respectifs, ils sont politiciens. »

https://www.retronews.fr/embed-journal/le-figaro/25-novembre-1897/104/795169/4?fit=13.2268.829.515

Larroumet, pétri de culture biblique, visite la vallée de Josaphat, le tombeau de la Vierge ou le mont des Oliviers. Il décrit ensuite les lieux d’islam – cette dernière religion étant alors celle des Ottomans, Arabes et Turcs.

« Jérusalem n’est pas seulement chrétienne. Elle est aussi musulmane et juive. Je devrais dire juive et musulmane, pour suivre l’ordre du temps. Mais, outre que les musulmans sont les maîtres de la ville, ils ont mis sur elle une marque profonde, tandis que le passé juif n’existe plus que dans le souvenir. »

La visite du Harâm ech Cherif et de la mosquée d’Omar lui inspirent des réflexions sur les rivalités entre religions :

« En aucun lieu du monde ne se montre plus nettement le rôle du surnaturel dans toutes les religions, et aussi la négation mutuelle qui engendre l’intolérance. Ici, trois croyances se disputent les mêmes sanctuaires, avec le mépris et la haine des croyances rivales […].

Aussi le pèlerinage de Jérusalem commence-t-il par attrister et troubler non seulement les croyants, mais ceux qui, dans la ruine de la foi, ont conservé le sentiment religieux. Il faut la dévotion naïve du pauvre moujik, qui vient du fond de la Russie se prosterner en larmes sur le tombeau du Sauveur, pour ne rien voir de ce qui détonne et choque, autour de cette pierre, comme le contraire des vertus chrétiennes.

Tout homme de quelque culture rencontre à chaque pas, avec la bassesse et la méchanceté humaines, les contradictions et les impossibilités. On en vient à se demander si toutes les religions ne sont pas des écoles d’aveuglement et de haine. »

https://www.retronews.fr/embed-journal/le-figaro/04-decembre-1897/104/788433/4?fit=13.2438.868.559

Le 6 décembre, Gustave Larroumet évoque la population juive de Jérusalem.

« Les émigrants juifs affluent d’Allemagne, de Russie et de Pologne vers Jérusalem. Ce sont les Achkenazim. Ils viennent non pas se joindre, mais se juxtaposer aux Sephardim, depuis longtemps établis dans la ville.

Les Achkenazim sont pauvres. En quittant l’Europe, ils n’obéissent pas seulement à l’amour de l’ancienne patrie et au désir de reposer dans la terre ancestrale. Il sont aussi poussés par la misère et l’espoir d’une condition meilleure, grâce aux nombreuses fondations de leurs coreligionnaires riches. La plupart ne trouvent à Jérusalem qu’une existence précaire. »

Dans un discours paradoxalement teinté d’antisémitisme, il plaint les conditions de vie de ces Juifs émigrés :

« Partout la dérision, agressive chez les musulmans, sans charité chez les chrétiens, les accompagnait. Devant ces scènes d’opprobre, je songeais à l’existence fastueuse que mènent en Europe leurs frères par le sang et la foi, à l’orgueil des équipages, au luxe des réceptions, aux galeries de tableaux, à la colonnade de la Bourse, au préfet Worms-Clavelin d’Anatole France.

Les uns jouissent, les autres souffrent ; mais tous, dans l’orgueil et dans l’humiliation, avec leurs rares qualités et leurs défauts antipathiques, proposent au monde le même problème de fatalité historique, le même exemple de foi et de patriotisme, la même preuve de solidarité. »

Puis l’écrivain évoque le sionisme, dont il juge très faibles les chances de réussite :

« Un rêve confus, sorti des prédictions messianiques, a pris la forme d’un projet à échéance prochaine. Le congrès des Sionistes a fait quelque bruit autour de ce projet […]. De toutes les chimères que peut nourrir l’esprit de secte, je n’en vois pas de plus vaine que celle-ci.

Les juifs sont dispersés dans le monde entier ; ils ont trouvé les moyens d’existence et la richesse “parmi les nations”. S’ils ont conservé, irréductibles, leur foi et leur solidarité de race, en bien des pays ils ont adopté leur séjour comme une nouvelle patrie. »

https://www.retronews.fr/embed-journal/le-figaro/06-decembre-1897/104/795311/4?fit=6.2495.916.517

Vingt ans plus tard, en décembre 1917, la ville passait sous la coupe britannique à l’issue de la bataille de Jérusalem. La déclaration Balfour, en novembre 1917, ouvrait quant à elle la voie à la création d’un « foyer national pour le peuple juif » en Palestine, foyer qui sera à l’origine de l’État d’Israël.

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Publié par le décembre 10, 2017 dans Uncategorized

 

Kadyrov fustige l’initiative de Trump à Jérusalem comme «brutale», met en garde contre une guerre à grande échelle au Moyen-Orient

Kadyrov en dehors de sa propension à bourrer les urnes, de nier l’existence des homosexuels en Tchétchénie et autres pratiques a parfois des réflexions qui dénotent un certain bon sens stratégique comme ici.Et incontestablement au niveau international il est de ceux qui jouent plutôt la pacification en laissant les pays et les frontières en l’état.  (note et traduction de danielle Bleitrach)

Kadyrov fustige le mouvement de Jérusalem de Trump comme «brut», met en garde contre une guerre à grande échelle au Moyen-Orient
Le chef de la République tchétchène, Ramzan Kadyrov, a décrit la reconnaissance de Jérusalem comme la capitale d’Israël par le président américain comme un coup de poignard dans le dos pour ceux qui ont tenté de parvenir à un règlement au Moyen-Orient, et un pas vers une nouvelle guerre.

 

Dans un message posté sur sa page dans le réseau social le plus populaire de Russie, VKontakte (In Contact), Kadyrov a déclaré que la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël par Donald Trump était faite contre l’opinion de la communauté internationale et en violation des résolutions adoptées par Nations Unies et autres organisations internationales influentes. Il a ajouté que la décision privait les Palestiniens de la dernière chance d’obtenir un état autonome.

« Essentiellement, c’est un coup de poignard dans le dos pour ceux qui ont passé les dernières décennies à essayer de développer un algorithme pour un règlement politique et diplomatique dans cette région compliquée », a écrit Kadyrov. Il a noté que le danger de l’initiative  des Etats-Unis était particulièrement évident car cela a été fait très rapidement après que l’armée syrienne, avec le soutien de l’armée de l’air russe, ait libéré son pays de l’Etat islamique (IS, anciennement ISIS).

 » Comment comprennons-nous la politique du président américain? C’est simple – maintenant nous avons perdu nos derniers doutes sur qui avait créé cette base terroriste sur le territoire de l’Irak et de la Syrie afin d’établir leur «nouvel ordre mondial » », écrit-il.

 

 » Je peux affirmer avec certitude qu’en faisant cela, pour ne pas dire plus, la décision brutale de Trump jette l’état d’Israël dans l’abîme de la confrontation sanglante et le met sous la menace d’une Intifada nouvelle, plus puissante et organisée. Ce qui signifie une guerre à grande échelle « , dit Kadyrov.

cette semaine, le président américain Donald Trump a signé une déclaration reconnaissant officiellement Jérusalem comme la capitale d’Israël et a annoncé le projet de relocaliser l’ambassade américaine dans cette ville en quittant  Tel Aviv.  » Aujourd’hui, nous reconnaissons enfin l’évidence: à savoirque Jérusalem est la capitale d’Israël. Ce n’est rien de plus ou de moins qu’une reconnaissance de la réalité « , a déclaré Trump dans un discours consacré à l’événement.

Les responsables russes et les politiciens ont qualifié le mouvement d’extrêmement dangereux et ont mis en garde contre une éventuelle aggravation de la crise au Moyen-Orient. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré jeudi que la décision de Trump pourrait détruire l’idée même d’une coexistence pacifique des Etats israéliens et palestiniens.

 
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Publié par le décembre 10, 2017 dans Uncategorized

 

La quintessence de l’expérience chinoise

Publié par  le 08/12/2017

 

 

HE WENPING*

 

Lorsque Deng Xiaoping, architecte en chef de la réforme et de l’ouverture menées en Chine, avait rencontré en août 1985 le président tanzanien de l’époque, Julius Kambarage Nyerere, venu effectuer une visite en Chine, il avait affirmé : « Notre réforme est une expérimentation, aussi bien pour la Chine que pour le monde. Si elle réussit, nous pourrons fournir nos expériences pour qu’elles servent la cause socialiste et le développement dans les pays sous-développés aux quatre coins du globe. »

 

Aujourd’hui, plus de trente ans après le lancement de la politique de la réforme et de l’ouverture, la Chine polarise l’attention du monde de par son succès économique phénoménal. Elle a non seulement réussi l’exploit de faire sortir plus de 700 millions d’habitants de la pauvreté, mais en plus, elle est parvenue à se hisser au rang de deuxième économie mondiale juste derrière les États-Unis.

 

Alors comment la Chine a-t-elle pu opérer cette brillante métamorphose ? Tout au long de la réforme, comment le Parti communiste chinois (PCC), en tant que parti au pouvoir, a-t-il fait pour consolider sa capacité à gouverner et gagner constamment en popularité auprès du peuple ?

 

Développement économique et gouvernance politique

 

Au cours de ces trente dernières années de réforme et d’ouverture, la Chine a accumulée une expérience très riche et variée en matière de développement, qui couvre de multiples domaines : agriculture, industrie, commerce extérieur, réduction de la pauvreté, culture et éducation, développement des ressources humaines, renforcement des capacités de gouvernance, etc.

 

Depuis longtemps, les réalisations du développement économique chinois s’attirent largement l’admiration et les éloges du monde, y compris les pays occidentaux. Quant aux nombreux pays en développement, ils s’inspirent de l’expérience chinoise, en particulier de celle acquise dans la réduction de la pauvreté et le développement économique, puisqu’il s’agit des deux principaux objectifs ciblés par les gouvernements de ces pays.

 

Les accomplissements de la Chine dans ces deux domaines sont applaudis et très peu contestés à l’échelle internationale. Toutefois, la route est encore longue et sinueuse avant que le monde parvienne à comprendre pleinement la gouvernance politique de la Chine. D’après certains, la réforme chinoise ne se borne qu’à la dimension économique, alors qu’elle marque le pas dans la dimension politique. À en croire d’autres, la réforme économique chinoise va trop vite, tandis que son régime politique, inadapté, finira par s’effondrer.

 

À la fin des années 1980 et au début des années 1990, avec l’éclatement de l’URSS et la fin de la Guerre froide, des grands débats et pronostics sur « l’effondrement de la Chine » ont émergé dans le monde occidental, en écho à la thèse de « la fin de l’histoire » prêchée par le chercheur américain d’origine japonaise Francis Fukuyama. Comme la suite l’a démontré, la Chine ne s’est pas effondrée, bien au contraire ! Elle s’est engagée d’un pas plus assuré sur la voie du développement et de la stabilité. Néanmoins, les préjugés et les idées négatives sur la gouvernance politique chinoise, qui ont pris racine dans la méconnaissance de la Chine ou la mentalité digne de la Guerre froide, persistent dans l’opinion publique internationale, à dominante occidentale.

 

Ce « nuage » formé d’a priori a commencé à se dissiper au début du XXIe siècle, époque caractérisée par un monde plus globalisé et secouée par des bouleversements nouveaux, en particulier dans la dernière décennie. Alors que le monde a subi la crise financière survenue en 2008 et le Printemps arabe amorcé fin 2010, soit deux épreuves d’une portée planétaire menaçant le développement économique et sociopolitique, la Chine socialiste sous la direction du PCC n’a connu ni krach financier en réplique au séisme frappant l’épicentre capitaliste, ni crise sociopolitique tels les troubles connus dans le monde arabe, en dépit des prédictions de certains observateurs occidentaux. A contrario, grâce à son système politique présentant certains avantages, elle s’est avérée plus résiliente aux pressions et aux chocs que les États-Unis et l’Europe, avec leurs systèmes capitalistes.

 

Ainsi, ces dernières années, la gouvernance politique chinoise est devenue un sujet d’attention pour une foule d’analyses, au même titre que le partage de l’expérience chinoise en matière de développement. En septembre 2014, le livre Xi Jinping : la gouvernance de la Chine a été publié pour la première fois. En seulement deux ans et demi, cet ouvrage traduit en de nombreuses langues (anglais, français, russe, arabe, espagnol, portugais, allemand, japonais, etc.) a été imprimé à plus de six millions d’exemplaires dans une centaine de pays et régions du monde. De plus en plus de gouvernements et partis politiques étrangers, fascinés par les prouesses attribuées à la « voie chinoise », se sont mis à puiser des idées dans la sagesse des dirigeants et du parti au pouvoir chinois. De nombreux pays en développement notamment espèrent trouver, par le biais de l’expérience chinoise, leur propre voie de développement sur l’actuel échiquier international, caractérisé par un multilatéralisme croissant et l’essor du monde non occidental. Ainsi, l’expérience chinoise voit son attractivité dépasser le cadre du développement économique pour atteindre la sphère de la gouvernance politique.

 

En particulier depuis le XVIIIe Congrès du PCC, les réalisations de la Chine, par exemple dans l’édification du Parti et la lutte contre la corruption, sont au vu et au su de la communauté internationale. Ainsi, tout naturellement, l’intérêt qu’éprouvent les pays en développement pour le « modèle chinois » ne se cantonne plus au développement économique, mais commence à s’étendre au développement politique, qui se traduit par l’édification du Parti et la gouvernance de l’État. Par ailleurs, certaines mesures telles que les formations proposées aux partis politiques étrangers, les dialogues entre les partis et l’établissement de mécanismes d’échanges ont également pris une place importante dans les relations qu’entretiennent les pays en développement avec la Chine.

 

Réforme progressive

 

L’un des principes au cœur de l’expérience chinoise consiste à procéder à la réforme de manière progressive, en pondérant les rapports entre réforme, développement et stabilité, en vertu d’un concept de développement qui évolue avec son temps. Dans un pays en développement en pleine transition, les grandes réformes ont inévitablement des répercussions sur la structure sociale d’origine et sa stabilité. Or, la réforme se doit de considérer la stabilité comme la prémisse et le développement comme la finalité. La voie chinoise de réforme et d’ouverture adhère donc au principe suivant lequel « la stabilité est prioritaire ». Comme le soulignait Deng Xiaoping, « la stabilité passe avant tout ». Il faut apaiser l’agitation sociale et conforter la stabilité avant de rechercher le développement, puis entretenir cette stabilité grâce aux fruits de la réforme et du développement, afin de parvenir à un équilibre coordonné entre stabilité, développement et réforme.

 

Au cours de la réforme et du développement économiques, le gouvernement chinois a appliqué une « approche par tâtonnements » pour garantir une transition en douceur, considérant qu’une réforme radicale serait susceptible de provoquer des turbulences dans l’économie nationale et ainsi d’accroître le risque et la probabilité d’échec de la réforme. En d’autres termes, il s’attaque aux questions les plus faciles d’abord et les plus difficiles ensuite, étape par étape. En outre, il commence toujours par mettre en œuvre des projets pilotes, puis, en fonction des résultats obtenus, décide ou non de les généraliser et de les promouvoir. Que ce soit l’instauration du système d’exploitation forfaitaire à base familiale en milieu rural ou la promotion des entreprises rurales, que ce soit la réforme des entreprises publiques ou la réforme du secteur financier, sans oublier les réformes opérées dans l’emploi, la sécurité sociale, la répartition des revenus et le registre d’état civil, lesquelles visent à soutenir le passage d’une économie planifiée à une économie de marché… Dans toutes ces réformes, l’objectif a toujours été d’atténuer le choc ressenti par les groupes les plus vulnérables, ainsi que de limiter ou de répartir les coûts et les risques associés.

 

Dans le domaine politique, c’est également dans le respect de cette prémisse, la stabilité, que les réformes s’opèrent. Celles-ci consistent à élargir graduellement la participation politique, tout en promouvant activement les recherches et essais relatifs aux élections démocratiques (organisées dans un premier temps aux échelons de base) et à la démocratie au sein du Parti, dans le but ultime de réaliser l’égalité politique.

 

C’est grâce à cette progression graduelle et ordonnée que la réforme chinoise a pu s’approfondir cycle après cycle. Et dans le même temps, cette réforme méthodique a permis à la Chine d’accomplir, dans l’ensemble, une transition socioéconomique particulièrement vaste et profonde, en un laps de temps très court et dans des circonstances relativement harmonieuses et stables.

 

Depuis le lancement de la réforme et de l’ouverture il y a plus de trente ans, au-delà d’équilibrer les relations réforme-développement-stabilité, le gouvernement chinois, avec les différentes générations de dirigeants, s’attache à guider en tout temps le développement, l’envisageant selon une conception évolutive, pour que celui-ci réponde en permanence aux exigences de l’époque. Considérant que « les problèmes découlant du développement doivent être résolus par le développement » et que « le développement constitue la source et la solution des problèmes », il saisit le « développement » comme une clé multifonction pour engager les diverses réformes.

 

Tout comme les défis et les tâches auxquels fait face la Chine évoluent en fonction des stades de développement traversés, le concept de développement chinois a été renouvelé à plusieurs reprises ces trente dernières années. Dans les années 1970 et 1980, au sortir de la Révolution culturelle, le plus grand défi à relever pour la Chine consistait à sortir de son état de faiblesse et de pauvreté, et à réaliser les « quatre modernisations » de l’industrie, de l’agriculture, de la défense nationale, ainsi que des sciences et des technologies. Ainsi, l’architecte en chef et pionnier de la réforme et de l’ouverture, Deng Xiaoping, a avancé les fameux préceptes « Le développement est la pierre de touche » ou « Peu importe que le chat soit noir ou blanc, pourvu qu’il attrape les souris ». Guidée par ce concept de développement, l’économie chinoise a suivi une progression fulgurante, avec un taux de croissance à deux chiffres.

 

Cependant, ce développement exponentiel a produit des effets secondaires, notamment un développement extensif, la pollution de l’environnement et l’accroissement des disparités de revenus. Afin de résoudre les problèmes découlant du développement, la troisième session plénière du XVIe Comité central du PCC, tenue en octobre 2003, a présenté le nouveau concept de développement scientifique. Les grands principes de ce concept sont les suivants : insister sur une planification générale sans pour autant négliger chaque domaine particulier ; placer l’homme au centre de toutes les préoccupations ; établir un concept de développement global, coordonné et durable ; et favoriser le développement à la fois socioéconomique et humain. D’après ce nouveau concept de développement scientifique, il serait simpliste d’assimiler la croissance du PIB au développement et au progrès social, et à ce compte-là, il convient de remédier aux déséquilibres observés dans certains domaines et certaines régions, où les progrès sociaux, la valeur attribuée à l’homme et le bien-être à long terme sont négligés au profit des indices économiques, des acquisitions matérielles et des intérêts immédiats.

 

À l’heure où l’environnement économique et commercial international est de plus en plus complexe et hasardeux, le Comité central du PCC, avec le camarade Xi Jinping comme noyau dirigeant, a lancé en temps opportun le concept de développement innovant, coordonné, vert, ouvert et partagé. M. Xi a indiqué : « Nous devons prendre conscience que l’économie chinoise, en dépit du volume considérable qu’elle représente, n’est pas encore robuste et qu’en dépit de sa croissance très rapide, elle n’affiche pas une qualité optimale. Notre modèle de développement extensif qui misait principalement sur les facteurs de production, en particulier les ressources, pour stimuler la croissance économique et l’expansion du volume économique n’est pas durable. Il est temps d’accélérer notre transformation pour passer d’un développement essentiellement alimenté par les facteurs de production et l’investissement massif à un développement tiré par l’innovation. »

 

En conclusion, c’est en persistant dans l’idée de développement, mise au diapason de son époque, que la Chine est devenue sans conteste l’exemple type d’un État développeur.

 

Gouvernement fort et politiques adéquates

 

Le second principe au cœur de l’expérience chinoise consiste à avoir un gouvernement fort et engagé dans le développement, ainsi que des dirigeants visionnaires et des politiques adéquates. Dans un pays en pleine transition, il est nécessaire d’avoir, à certaines périodes et pour certains domaines, un « gouvernement fort », doté d’une grande autorité politique et d’une vive capacité en matière de gouvernance. L’objectif étant d’unir la population nationale autour d’une volonté commune et d’un sentiment de cohésion, ainsi que de conjuguer les efforts de tout le pays pour faire progresser de manière ordonnée les réformes économiques, sociales et politiques.

 

Dans l’histoire humaine, les faits démontrent depuis longtemps que le développement économique peut être atteint dans des circonstances politiques autres que la démocratie occidentale. Dans les années 1960 et 1970, certains pays et régions en développement (à l’instar des « Quatre dragons asiatiques ») ont connu une croissance économique assez rapide. Pour expliquer cet essor des économies émergentes de l’Asie de l’Est, dont la Chine, de nombreux chercheurs occidentaux ont recouru au concept du soi-disant « État développeur ». Selon leur définition, « un État développeur se caractérise par un modèle de développement économique dirigé par un gouvernement fort et faisant preuve d’une ferme volonté de développement économique, un gouvernement capable de mobiliser et de redistribuer efficacement les diverses ressources dans le but de promouvoir le développement national. »

 

Concernant le régime politique, bien que le système de collaboration multipartite et de consultation politique sous la direction du PCC ait longtemps été interprété par les sociétés occidentales comme « un parti unique au pouvoir de longue date », toutes les analyses faisant preuve d’objectivité reconnaissent qu’« un parti unique au pouvoir de longue date » est plus à même d’assurer une continuité politique. Élaboré pour la première fois en 1949 sous la houlette du PCC, le Plan quinquennal pour le progrès social et le développement économique en est désormais à sa XIIIe édition.

 

En accord avec les plans quinquennaux successifs, la Chine poursuit ses efforts de manière ordonnée dans la construction d’infrastructures, dans l’aménagement de zones économiques spéciales, ainsi que dans la coopération internationale en matière de capacités de production et pour la construction des Nouvelles Routes de la Soie. De plus, le PCC ne cesse de perfectionner ses équipes de cadres dirigeants aux différents échelons par le biais du système de mandat, de la direction collective, de la sélection au mérite et de la mise en concurrence des candidats aux postes. C’est donc en assurant une « bonne gouvernance » plutôt qu’en poursuivant aveuglément la « démocratisation des élections » que le PCC cherche à renforcer sa popularité, qui constitue le socle de la gouvernance de l’État.

 

En outre, bien que les réalisations du développement économique chinois soient connues et reconnues du monde entier, très peu de gens semblent se rendre compte que la Chine a mené sa réforme économique en simultané et en symbiose avec sa réforme sociopolitique. Les résultats obtenus à travers la réforme économique sont donc indissociables des efforts déployés dans le cadre de la réforme sociopolitique. Ces trente dernières années, de nombreuses réformes progressives sur la supervision du pouvoir et la mise en œuvre de contre-pouvoirs sont menées, notamment dans le système de direction, le système de nomination des cadres dirigeants, le système électoral (élections internes au Parti, mais aussi élections aux échelons de base), les systèmes législatif et judiciaire, ainsi que le système de prise de décision.

 

De cette manière, la réforme économique peut progresser en continu et en profondeur, et au cours de la transition socioéconomique majeure, les différentes ethnies et les diverses couches sociales parviennent à vivre en harmonie et à concilier leurs intérêts. Bien sûr, la Chine est encore confrontée à de nombreux défis dans son processus de développement, comme le fossé entre riches et pauvres ou les inégalités entre les différentes régions. Mais du point de vue diachronique, le peuple chinois jouit de droits économiques, sociaux et politiques toujours plus nombreux, aujourd’hui à un niveau sans précédent dans son histoire. C’est sans doute pourquoi le « Consensus de Beijing » axé sur le développement est en mesure de concurrencer le « Consensus de Washington » axé sur la libéralisation économique. D’ailleurs, ce « Consensus de Beijing » est aujourd’hui prisé par un nombre croissant de pays en développement.

 

*HE WENPING est chercheuse senior à l’Institut Chahar et chercheuse à l’Institut de recherche sur l’Asie de l’Ouest et l’Afrique qui relève de l’Académie des sciences sociales de Chine.

 

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Propos d’expert

Lire aussi :
 HE Wenping, China-Africa Knowledge Project Research Hub – Jeune Afrique – World Economic Forum.
 Dossier documentaire Economie ChineMonde en Question.
 Index ÉconomieMonde en Question.
 Veille informationnelle 中國 ChineMonde en Question.

 
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Publié par le décembre 9, 2017 dans Uncategorized

 

PODEMOS, la France insoumise, l’Amérique latine et les communistes

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Dans le Vent se lève qui s’affirme comme un des sites les plus originaux en matière de confrontation de la gauche alternative, il y a un entretien avec Juan Carlos Monedero, un des co-fondateurs de Podemos, sa lecture est vivement conseillé, mais pour en mieux saisir l’intérêt il faut bien voir quels sont les enjeux et en quoi ils sont particulièrement intéressant pour les français . L’opinion développée dans Histoireetsociete est communiste, mais loin d’être simple nostalgie, nous prenons appui sur les transformations profondes et sur les problèmes nationaux et internationaux pour penser l’actualité de ce communisme. Les réflexions , les expérimentations sociales se multiplient dans le monde et nous devons nous en enrichir.

http://lvsl.fr/6278-2

On sait que comme le PS français, le PS espagnol, est en crise ouverte pour des raisons à la fois européennes et donc proches de celles du PS français et pour des raisons nationales liées à la remise en cause du compromis monarchiste de 1978, ce qui en Espagne se traduit par la montée des nationalismes régionaux. La situation paraît donc optimale pour que l’objectif de Podemos, celui de prendre la place du PS se réalise, c’est aussi l’équivalent de l’objectif de Mélenchon en France.

Oui mais voilà, les résultats électoraux décevants de Podemos comme son incapacité à apporter une solution à la crise économique, politique traversée par le pays se traduisent  par une crise ouverte entre deux leader de Podemos, Pablo Iglesias, et son numéro deux, Iñigo Errejon. Juan Carlos Mondero qui est du côté de Pablo Iglesias explique dans cet interview en quoi la solution est à gauche, une gauche affaiblie mais tout populisme qui ne serait pas de gauche conduirait à une trahison totale de cet espace d’émancipation que podemos prétendait construire et donc sa disparition sur la scène politique.Juan Carlos Mondero vient de démissionner de Podemos.

la querelle à laquelle se livrent publiquement le chef de file de Podemos, Pablo Iglesias, et son numéro deux, Iñigo Errejon, porte sur l’orientation que doit prendre la formation de la gauche anti-austérité. Cette gauche qui, comme la France insoumise se prétendait nouvelle mais qui a du mal à s’imposer après un moment de croissance. Notons que comme la france insoumise de Mélenchon, ce mouvement populiste affirme sa filiation avec le mouvement progressiste d’Amérique latine symbolisé par Chavez. Tout ce qui s’est situé dans l’orbite de la france insoumise y compris nuit debout a été beaucoup inspiré par le mouvement espagnol.

Juan Carlos Monedero, 52 ans, ancien conseiller politique  du président vénézuélien Hugo Chavez  2004 jusqu’à sa mort, en 2013, a évoqué sa déception et reconnu des tensions internes, « et pas seulement à la direction ». Notosn que.2004, c’est le moment où Chavez prend réellement son essor bolivarien en liaison avec Lula mais surtout avec Cuba en s’opposant aux Etats-Unis. Fidel Castro va contribuer à mobiliser le peuple vénezuelien et à empêcher  un coup d’Etat des Etats-Unis . C’est un tournant essentiel.

Aujourd’hui où le mouvement dit bolivarien en Amérique latine a connu au moins un tassement, en tous les cas une offensive impérialiste qui a débouché sur une série de coup d’Etat « suaves » à la Brésilienne,  des renversements comme en Argentine, une pression à la guerre civile contre révolutionnaire au Venezuela, la parenté revendiquée avec le « dégagisme », le chavisme, les mouvement comme Podemos et la france insoumise peuvent non seulement en être affaibli mais devoir répondre devant des médias aux ordres  pour leur « soutien » à d’hypothétiques dictatures. Cela aussi entrâine des divisions et pas seulement dans les directions.  Il y a certes la contre-offensive des Etats-Unis et de l’oligarchie locale qui lui est liée, mais il y a également le fait que ce mouvement progressiste confronté à une crise a eu tendance à perdre une partie de son assise populaire.

Il n’empêche, ce mouvement progressiste a eu une postérité en Europe. Est-ce un hasard si à la tête du parti communiste espagnol on trouve un avocat qui a joué un rôle important dans la négociation avec les FARC toujours à Cuba. Juan Carlos Monedero démissionne mais il continue à soutenir Pablo iglesias et à soutenir un rapprochement avec le parti communiste espagnol.

Pablo Iglesias a choisi de s’ouvrir à une alliance avec une gauche véritable et ils se rapprochent du parti communiste, lui même entré dans un processus de transformation dont nous avons fait état ici même. Il considère Juan Carlos Monedero a un nouveau rôle à jouer. La dimension internationale de ce renouveau stratégique est forte, ce qui n’est pas le cas de la france insoumise où seul melenchon a été capable d’avoir des liens de ce type.

En France, Melenchon semble avoir choisi la position de Iñigo Errejon, et la lecture de l’interview de Juan carlos Mondero est à ce titre incontournable parce qu’elle nous permet de mieux comprendre ce qui peut paraître simple caprice d’un leader à tendance autocratique que serait mélenchon, non il s’agit bien d’une réflexion de fond sur l’espace à occuper et le choix espagnol est différent de celui auquel on assiste en france. Le parti communiste espagnol, comme nous l’avons vu se place sur la position de classe et anti-impérialiste des partis communistes disons traditionnels bien qu’il y ait une permanente adaptation de celui-ci, alors que la direction du PCF ne cesse de se déplacer vers la droite pour retourner à l’avant Congrès de Tours. Comme mélenchon s’éloigne lui aussi des positions de classe au profit d’un profil républicain, il y a concurrence et non complémentarité. Il y a surtout un défaut d’alternative à gauche qui aide au déplacement de l’échiquier politique vers la droite et l’extrême-droite.Ce qui entraîne la disparition de la gauche au profit des solutions de droite qui prétendent à la rénovation du refus du traditionnel comme du ni droite, ni gauche des grandes coalitions qui ont du mal à se former sous leur forme habituelle ou comme en Corse l’équivalent nationaliste.

VOici la fin de cet interview qui résume la position de la direction de Podemos:

« À chaque moment de crise, en 1929, en 1973, ou aujourd’hui, on observe exactement le même phénomène. Il y a toujours quatre réponses du pouvoir : 1) dire qu’il n’y a pas d’alternative ; 2) former une grande coalition, ce qui revient également à dire qu’aucune alternative n’existe ; 3) l’émergence ou la montée d’un populisme de doite, que ce soit Dollfuss, Hitler, Rivera ou Trump ; 4) une solution autoritaire. Ces populismes de droite font partie du système. Trump est le système, c’est un millionnaire, il ne fera jamais rien contre le système, de la même manière que Marine Le Pen fait, elle aussi, partie intégrante du système, bien qu’elle prétende le contraire. À Podemos, nous ne sommes pas contre les excès du système, nous somme contre le système car nous pensons que les situations de crise sont entièrement dues au système en lui-même.

Quelle stratégie la gauche doit donc aujourd’hui adopter en Europe ?

Trois axes sont importants pour comprendre ce que nous devons faire aujourd’hui : 1) droite/gauche, un axe qui continue à exister mais qui est affaibli ; 2) vieux/neuf ; 3) opposé aux forces traditionnelles/aux côtés des forces traditionnelles. Nous devons donc nous opposer tout en représentant le neuf et la nouveauté: il est possible de le faire depuis la gauche ou depuis la droite. Si tu le fais depuis la droite, tu mens, car tu ne représenteras jamais un renouveau ou une réelle opposition. Il faut donc le faire depuis la gauche. C’est un point clé. Quand Podemos est né, nous ne voulions pas réinventer la gauche, ou donner un nouveau souffle à la vieille gauche, nous voulions reconstruire un espace d’émancipation. »

Ce qui mériterai un long développement, est que malgré les apparences nous ne sommes pas seulement dans une expérimentation d’échappé de sciences po, mais dans un contexte om au mmoins une partie de Podemos liée à Cuba et à l’Amérique latine tente d’échapper à la crise politique de l’UE à la Syriza. C’est un choix judicieux,  la stratégie bolivarienne d’un Chavez a été dès le départ élaboré avec Fidel castro et le parti communiste cubain qui ont été la véritable armature idéologique de ce grand rassemblement progressiste de l’Amérique latine.

Si le vent se lève nous présente systématiquement l’opinion de leaders communistes ou de ceux de mouvement comme POdemos, c’est parce que la revue cherche une issue qui ne soit pas celle des refondateurs qui veulent faire disparaître les communistes dans un mouvement comme la france insoumise ou Podemos, mais bien une articulation entre ces mouvements et les communistes qui à l’inverse du Front de gauche ou de la politique d’un melenchon redonne à ce que Juan Carlos Mondero définit comme « la gauche » mais qui en fait est le parti communiste un nouveau partage des rôles dans la transition vers le socialisme. Une fois de plus nous sommes confrontés à la question de la révolution et du rôle des partis communistes.

A suivre….

danielle Bleitrach

 
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Publié par le décembre 9, 2017 dans Uncategorized

 

 le Parti communiste a proposé de  prendre la parole pour l’équipe nationale russe sur les Jeux olympiques de 2018 sous le drapeau de l’URSS

magnifique idée et nombreux ceux qui frémiront devant ce drapeau et cet hymne, mais ne vous faites pas d’illusions s’ils veulent interdire la Russie c’est justement parce qu’ils voient toujours ce drapeau rouge frappé de la faucille et du marteau et même si les paroles ont changé ils entendent toujours l’hymne soviétique. La Révolution, votre révolution est éternelle et jamais ils ne vous la pardonneront. (note et traduction de danielle bleitrach pour histoire et societé)

équipe de la Russie aux Jeux olympiques de 2018
Photo: m.ru.sputnik.kg

Le 5 décembre, le Comité International Olympique (CIO) a adopté une décision provocatrice et politicienne visant à retirer les équipes nationales russes de la participation aux XXIIIes Jeux Olympiques d’hiver en 2018.

«В этой связи единственной возможностью участия спортсменов сборных команд Российской Федерации в предстоящей Олимпиаде, не лишенного достоинства и национальной гордости, видится выступление под флагом великих спортивных побед нашей страны – флагом СССР», – считает депутат Госдумы от фракции КПРФ Валерий Рашкин. С таким предложением он обратился к президенту Олимпийского комитета России Александру Жукову. Депутат призвал Жукова 12 декабря при обсуждении вопроса об участии в XXIII Зимних Олимпийских играх на Олимпийском собрании предложить спортсменам сборных команд Российской Федерации выступать под флагом СССР и исполнять гимн Советского Союза.

le président  du Parti communiste Gennady Zyuganov a alors avancé cette idée. « Si vous voulez avoir un vrai drapeau aux Jeux Olympiques, mettez dans le mains de nos   athlètes un drapeau de la Victoire ! – Il s’agit de notre relique et de notre fierté nationale. Et nous y enverrons trois mille de nos fans, nous inviterons  chaque république, dans toutes les régions, avec le drapeau rouge de la Victoire. Et laissez-les chanter l’hymne pour que tout le monde soit ému. Je suis sûr que le drapeau rouge de la victoire sera soutenu par les Biélorusses, le Caucase, l’Asie centrale et nos alliés des BRICS. Ensuite, nous montrerons au peuple américain ce qu’est le caractère russe et notre capacité à résister à cette meute libérale.  »

Service de presse du Parti communiste du Kremlin de Moscou

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Publié par le décembre 8, 2017 dans Uncategorized

 

1) la Révolution et la théorie concrète par Danielle Bleitrach

Je partirai de la dernière intervention, celle de la camarade chinoise qui nous a présenté l’histoire de la manière dont son parti a rencontré le marxisme. La camarade a dit quelque chose de très important, à savoir comment à partir d’une théorie, c’est-à-dire d’une réflexion abstraite, la théorie marxiste, ils sont passés à une théorie concrète qu’ils ont interrogée : en quoi le marxisme peut-il sauver la Chine ?

Le marxisme est déjà une théorie qui dans sa forme se prête à cet exercice puisqu’il articule théorie et pratique, ou comme le dit Marx, il ne s’agit plus seulement de comprendre le monde mais de le transformer. Le champ ouvert à la pratique est alors aussi immense que l’Histoire elle-même, aussi diversifié que le sont toutes les formations sociales, mais cela ne signifie aucun éclectisme, un but une perspective dont Marx affirmait qu’elle était l’instauration de la dictature du prolétariat, sa véritable invention qui permettait l’émancipation humaine. Mais nous y reviendrons.

Pour le moment restons- en à l’affirmation de nos camarades chinois, il a fallu passer à une théorie concrète et d’abord l’interroger à partir de la situation chinoise, un immense pays de tradition millénaire humilié, réduit en esclavage ou quasiment, dépecé, sous développé. Comment sauver la chine de cet abominable destin ? la question est on le voit assez proche de celle qui s’est posée à bien d’autres partis communistes, d’abord à celui qui prend la tête de la révolution russe mais aussi le Cubain, le Vietnamien et bien d’autres.

La théorie concrète impose de ne pas faire comme la bourgeoisie, qui n’a de cesse de tronçonner les Révolutions pour mieux en faire disparaître l’actualité, les tronçonner entre ce qui serait acceptable et ce qui ne le serait pas. Ainsi la Révolution française pour être acceptée devrait s’amputer de Robespierre, de la terreur. Ou encore en ce moment on célébrerait le seul moment fondateur de la révolution d’octobre, son déclenchement au meilleur des cas autour de Lénine et trotsky que l’on nous dépeint comme de grands humanistes, ennemis de toute violence ce qui est un plaisanterie en particulier pour Trotsky. Ce qui aurait suivi, résumé sous le terme de stalinisme ne serait que trahison et dévoiement. ce genre d’analyse qui se veut de gauche, apporte une caution on le voit à la thèse de Furet qui veut que toute révolution soit nocive et condamnée à se dévorer elle-même… Ce genre de description n’a rien à exposer comme exemple de réalisation pour conforter leur vision d’une Révolution idéale. De telles analyses reviennent en fait à dénoncer la Révolution qui se serait faite dans des pays barbares au nom d’un hypothétique idéal et la description renforce les thèses de la bourgeoisie .

Ce positionnement qui est celui de la bourgeoisie est celui que dénonçait Lénine quand les mencheviks critiquaient le communisme de guerre, ce qui est paradoxal puisque Lénine critiquait lui-même ce faisant le communisme de guerre et proposait la NEP. Ce que Lénine dénonçait alors c’est ceux qui ne voient pas les conditions objectives de l’erreur et la diabolise pour mieux aboutir à l’idée que la révolution d’octobre était un monstre voué à l’échec, qui n’aurait jamais dû voir le jour dans l’état de sous développement de la Russie.

Les communistes chinois n’ont jamais procédé avec Mao comme Khrouchtchev et les communistes français ont prétendu le faire avec Staline, ils ont considéré qu’il avait fait le socialisme en Chine, il était le fondateur, avec 30% (non définis) d’erreurs qu’il fallait corriger pour ne pas détruire l’idée du socialisme et pour en même temps ne pas laisser à des Gorbatchev et à des Eltsine le soin de passer au capitalisme en prétendant corriger les erreurs.

Quand nos camarades Chinois insistent sur le passage d’un théorie à théorie concrète c’est pour à l’inverse des mencheviks de toute espèce continuer à poser l’actualité de la révolution, définir les erreurs qui entravent le but, la vraie question est alors la portée pratique de l’erreur, si l’on veut sauver la Chine que l’instauration difficile du socialisme impose, quitte à ce que l’analyse soit différente en 1921 et en 1927, quand la NEP s’essouffle.

2)L’actualité de la Révolution

Donc s’il faut une analyse concrète d’une situation concrète ce n’est pas pour isoler les révolutions les uns par rapport aux autres, pour rendre incompréhensible le processus complet, c’est pour mieux mettre en évidence dans chacune d’entre elle cette actualité de la révolution. Il faut à chaque fois comme l’a proposé Marx et réalisé Lénine, mais aussi les successeurs comme Mao, Fidel, Ho chi Minh, saisir ce qui est en train de se passer, la question posée par les masses dans une formation sociale déterminée pour aller vers une rupture féconde. Comme l’a dit excellemment notre camarade de la revue Germinal qui a ouvert le débat par une introduction d’une grande pertinence, la Révolution crée une rupture qui rend le retour en arrière de fait impossible, même s’il y a contre révolution.

Quand Robespierre pousse jusqu’au bout le refus de l’ordre féodal, refuse tout compromis avec cet ordre, il peut être décapité, les rois peuvent revenir, la féodalité est morte.

Si aujourd’hui encore le capital s’acharne sur la Révolution d’octobre et mène jusqu’à l’absurde le confrontation avec la Russie retournée au capitalisme, c’est parce que sur le fond la classe dominante sait qu’un peuple qui a fait la révolution demeure un danger, il connait le pouvoir des masses.

C’est là qu’on retrouve le marxisme où ce sont les formes développées qui expliquent l’origine et non l’inverse, si la révolution russe est la matrice de toutes les révolutions, l’actualité de la révolution est telle qu’il faut à chaque instant saisir ce qui est en train de se passer sous une forme originale qui prolonge et explique ce moment de rupture. quand la révolution d’octobre, ce qu’elle a créé l’uRSS, a rendu impossible le capitalisme. C’est ce que démontre l’histoire, celle de la lutte des classes, dans laquelle prennent place la révolution cubaine, chinoise, vietnamienne. Désormais le capitalisme se survit à lui-même avec des destructions de plus en plus manifeste de la planète et des êtres humains pour imposer son hégémonie.

Ce qu’a créé la révolution d’octobre

Il y a ses réalisations c’est sur quoi notre camarade Tatiana a insisté, mais ces conquêtes, le mot a été répété plusieurs fois, y compris par nos camarades cubains, sont une matrice pour le reste de l’humanité. Tatania nous a expliqué à quel point l’URSS avait permis la transformation d’un immense pays le plus grand de la planète – en taille pas en population, là nos camarades chinois sont nettement devant. Elle nous a décrit comment ce pays était passé d’un stade d’arriération paysanne dominé par un autocrate qui le faisait plier sous son joug, à un pays développé. Comment en cinquante ans, l’union soviétique avait franchi des étapes que nous avions mis 200 ans à franchir. Non seulement ils ont réalisé l’industrialisation, le développement scientifique, l’éducation, la santé pour tous mais ils l’ont porté à l’excellence mais ce faisant ils ont en quelque sorte fait monter le niveau de revendication de toute la planète.

Dire cela n’est pas une banalité c’est essentiel, c’est ce que l’on veut nous masquer. Si nous prenons nos propres conquêtes que l’on veut nous enlever que doivent-elles à cette révolution et qu’on nie si aisément. J’ai vu comme vous dernièrement un film sur la sécurité sociale « la sociale », un excellent film. Mais le réalisateur faisait de la sécurité sociale le résultat de la volonté du mouvement ouvrier français en matière de protection sociale et comment tout le monde en avait bénéficié grace à la force des communistes français à la libération, grâce à un ministre ouvrier du PCF qui l’avait imposé dans l’esprit du programme de la résistance dans lequel le PCF avait joué un rôle central. Tout cela est vrai et il fallait le dire. Mais la seule référence à l’URSS était dans ce film la signature par Staline du pacte germano-soviétique et la manière dont le créateur de la sécurité sociale avait dû s’enfuir à la suite de la mise hors la loi des communistes qui s’en était suivi. une simple allusion, aucun contexte en particulier celui des accords de Munich, non l’URSS c’était ça, un poids dramatique pour la classe ouvrière française. Que l’on ait pu imposer la création de la sécurité sociale après la guerre, grâce à la victoire de l’union soviétique, son immense prestige face à un patronat qui avait trahi était complètement occulté, comme l’étais la manière dont l’URSS, dans les pires conditions avait créé pour son peuple une droit à la santé sans équivalent dans le monde.

Là encore je ne parle pas du passé mais des enjeux d’aujourd’hui. C’est au moment de la libération, dans les rapports de forces créés par la résistance mais aussi et surtout la victoire de l’uNion soviétique, chèrement payée par 26 millions de leurs morts, face à un patronat qui avait dans sa masse préféré Hitler que le Front populaire, que nous avons obtenu ce dont ce même patronat cherche à nous dépouiller.

La chute de l’Union Soviétique a été pour les soviétiques un profond traumatisme, un dépouillement terrible, mais elle a été une défaite pour nous tous, l’incitation pour le patronat à nous spolier.

Mais il faut également savoir regarder l’actualité de la Révolution y compris dans cette défaite. Nous voyons bien que quelles que soient les Révolutions, elles reprennent les mêmes objectifs, lutte pour la paix, droit à la santé, à l’éducation et ce faisant elles interviennent de plein pied dans le nouveau stade de développement des forces productives, celle que l’on dit être une révolution « informationnelle », le haut niveau de qualification qu’elle exige des êtres humains en tant que producteurs. Soit on considère que face à un monde de robots, les êtres humains sont devenus des nuisibles, dont on peut se débarrasser en tous les cas les maintenir en esclavage au propre comme au figuré, le projet nazi, soit on fait monter l’émancipation par le savoir pour tous. En s’obstinant sur ces conquêtes, en les diffusant, et même en revendiquant leur aspect moral, la révolution d’octobre, comme en témoignent nos camarades chinois à ce nouveau stade de leur propre développement, cela dessine un destin pour l’ensemble de l’humanité auquel chaque peuple doit apporter sa propre spécificité, son propre socialisme.

La révolution d’octobre un combat permanent contre la guerre

La révolution d’octobre est une épopée grandiose qui affronte sans relâche le bellicisme du capitalisme, elle est née du refus de la guerre et pourtant il a été exigé d’elle un effort permanent en ce sens, la guerre civile, la guerre contre le nazisme, la guerre froide qui débute avec Hiroshima et se poursuit par la guerre des étoiles de Reagan, si bien qu’à la fin 40% de son PIB passait dans l’effort de guerre.

Qui ne mesure pas à quel point cette stratégie du capital face à sa perte d’hégémonie, demeure la même, y a-t-il une révolution qui n’ait pas dû affronter ce bellicisme, ce caractère mortifère du capitalisme ? La guerre a été imposée au Viet-nam, deux des principales puissances militaires de la planète, la France et les Etats-Unis on prétendu la réduire. Comme disait un camarade Vietnamien : « deux des principales puissances militaires ont voulu nous mettre à genoux, nous avons pris un fusil et nous sommes restés debout et avec nous le monde est resté debout ». Mais c’est aussi le cas de Cuba à qui est imposé cette guerre d’usure, ce siège qu’est le blocus. C’est le cas de la Chine, dont l’on voit bien que les États-Unis tentent l’encerclement, feignent de craindre les Coréens pour justifier cet encerclement, la Chine face à cela a mis au point une sorte d’art martial de l’esquive et de la paix. Il me semble que la Chine a opéré une véritable critique de l’URSS, pas comme celle des bourgeois non, celle qui peut éclairer son propre avenir puisqu’elle affirme sa filiation avec la Révolution d’octobre. Cette analyse considère justement le poids de l’effort de guerre, la difficulté des réformes économiques dans ce contexte autant que la corruption du parti communiste de l’URSS avec la trahison de Gorbatchev et d’Eltsine.

La question de la paix et de la guerre est essentielle si nous voulons construire le socialisme où que nous soyons dans le monde.

3) La troisième grande dimension de l’actualité de la révolution d’octobre, c’est non seulement cet effort terrible qu’il faut arracher à l’impérialisme et au capitalisme, mais c’est une formidable opportunité pour des millions d’intelligence, de capacités jusqu’ici opprimées pour s’épanouir.

C’est vrai pour les prolétaires, mais ça l’est également pour ces prolétaires des prolétaires que sont les femmes. Je suis frappée devant le nombre de femmes de nos délégations aujourd’hui, il y a Tatania, mais il y a aussi la délégation chinoise et quand on sait quelle était la situation des femmes jadis, on se dit que oui une révolution est une émancipation.

Nous insistons beaucoup dans notre livre sur cet aspect des révolutions, en donnant y compris l’exemple de la Révolution française où tous les maréchaux d’empire étaient des fils du peuple. On ne peut pas comprendre la manière dont tout un peuple est marqué par l’expérience révolutionnaire si l’on ne voit pas ce fait essentiel. La nostalgie du peuple soviétique à l’égard de l’URSS c’est le souvenir des conquêtes perdues en particulier en matière d’éducation et de santé, mais aussi de culture, de rapports sociaux différents, plus solidaires, plus chaleureux, mais c’est aussi cette conscience d’une mobilité ascendante offerte aux individus, un emploi, une sécurité pour soi et pour les enfants. ce qui contraste avec la mobilité descendante qui frappe aujourd’hui les enfants y compris d’universitaires, de gens qui avec la révolution, l’URSS ont vue s’ouvrir une nouvelle vie que celle de leurs parents devant eux.

C’est vrai là encore pour les pays qui font leur révolution, mais le monde entier en subit les effets. le capital a eu peur de la contagion, il a dû céder mais aujourd’hui nos enfants connaissent cette mobilité descendante, cette mise en concurrence qui durcit tous les rapports sociaux y compris entre génération.

4) Toutes ces têtes de chapitre, vous le mesurez exigeraient de longs développement, mais il en reste encore deux qu’il faudrait encore plus développer.

Le quatrième point de cet exposé sur les révolutions concerne le parti communiste. Toutes ces révolutions en effet ont quelque chose en commun , le rôle du parti communiste. Si ce n’est pas le cas de la révolution française, il faut bien voir que ce qui caractérise Robespierre, c’est sa capacité à placer les factions sous son action de refus de compromis avec l’ordre féodal et de faire du peuple « sa boussole », instaurer avec les masses une dictature de la bourgeoisie qui va au-delà même des intérêts immédiats de cette classe bourgeoise, il en mourra.

Il faudrait donc mais nous n’en avons pas le temps revenir sur le concept de « dictature du prolétariat ». Disons qu’un parti est nécessaire pour garder le cap, l’imposer aux factions des intérêts privés, à la bête sauvage disait Hegel, il faut un parti comptable des intérêts généraux de la classe prolétarienne comme l’État est celui de l’intérêt général de la bourgeoisie. Le parti est le bien le plus précieux d’un révolutionnaire non par fétichisme, mais parce que comme Lénine s’appuie sur cette seule force organisée durant l’explosion russe, il est l’atout le plus important et pas seulement dans la prise du pouvoir qui dans de telles circonstances est le plus aisé mais pour affronter tous les obstacles qui se dressent devant la révolution et ce durant de nombreuses années où est poursuivi le but.

Le rôle d’un parti communiste c’est de démultiplier les efforts de chacun, mais c’est de garder le cap sur les objectifs. J’ai suivi le dernier Congrès du parti communiste chinois avec en particulier la réaffirmation de ces objectifs, construire une société de moyenne aisance pour le peuple chinois, mais aussi Xi Jinping a souligné que le 19ème Congrès du PCC, en planifiant le développement de la Chine jusqu’au milieu du siècle, démontrait une volonté sincère de créer une communauté de destinée pour l’humanité. Un rôle important pour ce faire est dévolu aux partis communistes. L’humanité est confrontée à des problèmes mondiaux dont l’ampleur est sans précédent. Les perspectives et le destin des peuples et des pays se rapprochent de plus en plus. Xi Jinping a noté le rôle pratique dans ce processus de l’initiative « Une ceinture – Une voie » qui réunit les civilisations, les projets. Xi Jinping a exprimé sa confiance que l’objectif de construire une communauté de destin de l’humanité sera atteint, dès que les différentes parties formeront ce concept pour elles-mêmes et qu’elles le mettront en pratique ensemble.

Ce qui frappe chez nos camarades chinois c’est leur optimisme. Dans un temps où chacun voit l’horizon s’obscurcir et a peur y compris des progrès scientifiques, de l’ère inconnue qu’ils ouvrent, de la mondialisation telle qu’elle avance avec sa formidable vague d’inégalités et d’injustices, eux se jettent dans le fleuve et nagent (chacun voit bien à qui je fais référence). Leur optimisme est lié à deux facteurs essentiels, le premier est le chemin parcouru, les obstacles surmontés. Ils ont vaincu le sous développement, l’humiliation d’un pays millénaire auquel ont été imposées toutes les défaites, toutes les humiliations, à commencer par l’obligation de consommer de l’opium. Ils ont opéré une reconquête à partir de là où ils en étaient, ils sont devenus la manufacture du monde, mais ce faisant ils se sont transformés et ils deviennent le lieu d’invention, de brevets, donc leur optimisme réside dans la conscience du chemin parcouru. Mais il y a aussi l’existence d’un parti communiste qui symbolise à la fois le chemin parcouru et le projet sur lequel le cap est maintenu. Comme l’a dit notre camarade chinoise, ils sont passé d’une théorie le marxisme à une théorie concrète, la dictature du prolétariat, une théorie devenue concrète, avec ses conditions objectives, ses obstacles, ses erreurs à analyser par rapport au but et non pour l’abandonner.

Ils ont beaucoup réfléchi à la chute de l’URSS et ils se sont demandé comment 20 millions d’hommes et de femmes appartenant au parti communiste d’union soviétique pouvaient se corrompre au point d’abandonner le pouvoir à l’adversaire, de passer dans l’autre camp avec armes et bagages ? La encore c’est une question qui ne nous est pas indifférente dans un moment où au meilleur des cas on tente de nous imposer un marxisme édulcoré pure théorie, de nous faire nous repentir de toutes les révolutions y compris la révolution française et de nous expliquer qu’un parti révolutionnaire n’a aucun intérêt mieux vaut un mouvement ou un appareil purement électoraliste, l’histoire du siècle précédent et celui que nous abordons nous oblige à réfléchir autrement.

Enfin le dernier point a largement été abordé dans son introduction par notre camarade de Germinal, il a dit des choses excellentes sur lesquelles je suis revenue à plusieurs reprises, à savoir que quand comme dans le cas de Robespierre et de la terreur il n’y a aucun compromis possible avec l’ordre féodal, la féodalité est morte. C’est ce que j’ai tenté également de démontrer ici en m’appuyant sur ce qu’avaient exposé notre camarade russe et chinoise, la révolution d’octobre a mis à mort le capital et même si celui-ci paraît lui survivre, il ne s’agit que de survie aux dépends de l’humanité, de la planète, le capitalisme a perdu le rôle progressiste qu’il a eu au début de son ère et la question de sa fin est posée sous des formes nouvelles, multiples mais qui dessinent le destin commun de l’humanité.

La révolution d’octobre est éternelle.

Vive la révolution d’octobre.

[1Danielle Bleitrach et Marianne Dunlop, L’URSS vingt ans après, retour de l’Ukraine en guerre, Delga editeur 2015

[2Danielle Bleitrach, 1917-2017, Staline un tyran sanguinaire ou un héros national ? dialogue avec marianne Dunlop, Delga editeur, 2017.

 
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Publié par le décembre 8, 2017 dans Uncategorized

 

Interventions des 8emes rencontres internationalistes de Vénissieux

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Publié le : 8 décembre 2017

8emes rencontres internationalistes de Vénissieux

Le dossier des rencontres internationalistes de Vénissieux

Pour penser la reconstruction du parti communiste…

Les interventions aux 8emes rencontres internationalistes sont presque toutes en ligne, avec l’ensemble des vidéos de la journée (sur le site de la section PCF Vénissieux levenissian.fr)

Elles sont une contribution importante aux débats préparatoires au prochain congrès extraordinaire des communistes, au moment ou le mouvement communiste international multiplie les rencontres, presque des retrouvailles comme les relations entre les partis russes, chinois, vietnamiens… et les efforts de reconstruction dans des pays historiques comme l’Italie ou l’Espagne.

La préparation des rencontres…

1917-2017 : contre la guerre, le socialisme, plus que jamais !Vendredi 24 et Samedi 25 Novembre 2017

Les 8emes rencontres internationalistes de Vénissieux se tiendront le 25 Novembre 2017… 
Comme à chaque édition, elles permettront à des militants de Vénissieux et ses alentours, mais aussi d’autres régions de France, de mieux comprendre le monde, les luttes des peuples et l’action des communistes, (…)

Certains des textes existent dans la langue de l’auteur (espagnol, russe, chinois) ou traduits en anglais.Nous essaierons progressivement de traduire le maximum dans toutes ces langues. Merci d’avance de toute aide dans cet objectif.

La matinée : l’impact de la révolution d’octobre

Introduction et présentation des invités : Introduction aux rencontres de Pierre-Alain Millet

Bonjour à tous pour cette journée exceptionnelle dont je vais présenter les invités.

- D’abord Sylvain Teissier, du journal Germinal…

- Tatiana Desiatova, communiste russe du KPRF que je remercie beaucoup, qui était responsable des interbrigades de Moscou et que nous avions rencontré à Moscou avec la délégation des communistes…

- Zizi Li, chercheure associée du département des études Marxistes du CCTB (Central Compilation and Translation Bureau / Bureau central de compilation et de traduction) du parti communiste chinois, avec Peggy Tantave Fuyet…

- nous avions l’habitude dans ces rencontres d’avoir l’ambassadeur de Cuba en France, … mais … malheureusement, Elio Rodríguez Perdomo, le nouvel ambassadeur depuis le mois d’octobre est en ce moment à Cuba, donc il ne peut pas être avec nous, mais il nous a transmis un message…

- Enfin Danielle Bleitrach, sociologue communiste, du PCF de Marseille, auteur de plusieurs livres ces dernières années sur les expériences socialistes…’

Pourquoi faisons-nous ces rencontres ? Parce-que nous savons qu’on ne peut rien comprendre et donc rien changer en France si on ne cherche pas à comprendre le monde et si on ne cherche pas un autre rôle de la France dans le monde. (…)

La révolution d’octobre dans l’histoire : Introduction historique de Sylvain Tessier

Dans le court temps de cette présentation, la seule chose que je puisse faire est d’exposer (sans prétention aucune) ce que représente pour nous notre journal, Germinal, la révolution d’Octobre 1917.

Avant cela, nous voulions remercier les camarades de Vénissieux, non seulement de nous avoir permis d’intervenir et d’être présent, mais aussi de faire une telle journée sur cet événement mondial qui est passé sous silence, particulièrement en France, ou alors commémoré la plupart du temps en niant son contenu réel.

Si comme nous le savons, il existe une possibilité de changement de société vers le socialisme – parce que le capitalisme porte en lui la destruction (voir la contradiction fondamentale du capitalisme) – il faut entendre le socialisme comme l’entendait dès le XIX siècle les Vidal, Blanqui, Louis Blanc et autres… – cette révolution peut nous éclairer sur les tâches à venir si on l’analyse de manière dialectique :

1. dans un sens historique
2. en comprenant les enjeux réels dans la période où ils s’inscrivent. (les phases de Gramsci).

(…)

La révolution d’octobre a construit un grand pays socialiste !Intervention de Tatiana Desiatova (KPRF)

Chers camarades, c’est un grand honneur pour moi d’être avec vous qui vous êtes rassemblés pour célébrer le centième anniversaire de la grande Révolution d’Octobre. Et d’autant plus que nous sommes ici dans une ville révolutionnaire, la ville de Lyon, qui était la ville des Canuts. Et c’est une grande joie pour moi de rencontrer ceux qui ne se rendent pas, ceux qui dans des circonstances difficiles continuent la lutte pour nos idéaux communs.

Nous croyons que par nos efforts communs nous saurons construire un avenir radieux, honnête et digne. Le centenaire de la Grande Révolution socialiste d’Octobre qui nous rassemble ici est célébré dans le monde entier. Aujourd’hui dans chaque coins de la terre il y a des gens dont les coeurs battent au simple nom de Lénine, de Parti et du pouvoir soviétique.

A l’époque, dans le lointain 1917, ce furent les 10 jours qui ébranlèrent le monde et dans tous les coins du monde se sont répandus des slogans courts mais compréhensibles dans le monde entier : « la paix aux peuples ! », « la terre aux paysans ! », « les fabriques aux travailleurs ! », « le pouvoir aux Soviets ! ». Tout le monde les a entendu.

(…)

Les débuts du marxisme en Chine et son développement au XXe siècleintervention de Zizi LI (Bureau central de compilation et de traduction du Parti Communiste chinois)

L’influence de la Révolution d’Octobre sur les débuts de la diffusion du marxisme en Chine

Zizi LI, chercheure au département de marxisme du Central Compilation and Translation Bureau

Cette année nous fêtons le 100e anniversaire de la victoire de la Révolution d’Octobre. Cet événement est l’un des plus grands événements de l’histoire mondiale. En effet, la Révolution d’Octobre a profondément changé le cours de l’histoire de l’humanité ; elle a influencé et encouragé le prolétariat du monde entier à entrer dans une nouvelle ère. C’est la Révolution d’Octobre qui a permis d’introduire le marxisme-léninisme en Chine. La combinaison entre le marxisme-léninisme et le mouvement ouvrier chinois, et la fondation du Parti communiste chinois par des progressistes chinois, ont donné un nouveau visage à la Révolution chinoise.

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Une volonté inébranlable de construire un modèle économique socialiste, prospère et durable Message de Elio Rodríguez Perdomo, ambassadeur de Cuba

Au nom du parti communiste de Cuba et de l’ambassade de Cuba en France, je vous adresse un salut révolutionnaire. Malheureusement un voyage imprévu de travail à la Havane m’empêche d’être avec vous dans votre journée de débat et de réaffirmation des valeurs du socialisme dans le monde actuel.

la Révolution socialiste d’octobre marqué une nouvelle époque dans l’histoire de l’humanité. L’épopée d’octobre fut la matrice de multiples révolutions émancipatrices du Xxe siècle, comme la chinoise, la vietnamienne et la révolution cubaine, entre autres. Le processus de décolonisation fut rendu possible grâce à la prodigieuse influence de la Révolution d’octobre, qui contribua à ce que le droit des peuples à l’autodétermination devienne réalité dans toutes les parties du monde.

Dans le XXIe siècle, les valeurs du socialisme sont vivantes, on peut les observer dans les mouvement progressistes de l’Amérique latine et des caraïbes, qui cherchent à réduire les inégalités sociales héritées de siècles de colonialisme et de néocolonialisme.

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Questions et réponses sur l’impact de la révolution d’octobreQuestions dans la salle… et réponses de Tatiana, Zizi, Sylvain et Danielle

Questions dans la salle 
Réponses de Tatiana Desiatova, Zizi Li, Sylvain Tessier et Danielle Bleitrach

Remise du drapeau du KPRF à la section PCF Vénissieux

Les communistes de Vénissieux remercient les communistes russes et spécialement Tatiana Desiatova pour ce cadeau chargé d’histoire ! …

Une réalité vivante de réponses à nos problèmes quotidiens… Conclusion de la matinée par Danielle Bleitrach

Je vais essayer de vous faire part de quelques réflexions sur les révolutions et singulièrement sur la révolution d’octobre dont nous célébrons le centenaire aujourd’hui. Je parle sous l’autorité de marianne Dunlop puisque ces réflexions sont le fait d’un dialogue que nous avons entamé depuis plusieurs années et qui a donné lieu à deux livres [
1], [
2] et de nombreux articles dans notre blog [
3]. mais je voudrais également insister sur la manière dont aujourd’hui l’exposé de ces réflexions vient d’être influencé par les interventions qui m’ont précédée dans cette rencontre exceptionnelle, ici à Vénissieux.

1) la Révolution et la théorie concrète.

Je partirai de la dernière intervention, celle de la camarade chinoise qui nous a présenté l’histoire de la manière dont son parti a rencontré le marxisme. La camarade a dit quelque chose de très important, à savoir comment à partir d’une théorie, c’est-à-dire d’une réflexion abstraite, la théorie marxiste, ils sont passés à une théorie concrète qu’ils ont interrogée : en quoi le marxisme peut-il sauver la Chine ?

Le marxisme est déjà une théorie qui dans sa forme se prête à cet exercice puisqu’il articule théorie et pratique, ou comme le dit Marx, il ne s’agit plus seulement de comprendre le monde mais de le transformer. Le champ ouvert à la pratique est alors aussi immense que l’Histoire elle-même, aussi diversifié que le sont toutes les formations sociales, mais cela ne signifie aucun éclectisme, un but une perspective dont Marx affirmait qu’elle était l’instauration de la dictature du prolétariat, sa véritable invention qui permettait l’émancipation humaine. Mais nous y reviendrons.

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Je crois en la vitalité de nos idées, à leur universalité, en la nécessité d’un parti communiste français Accueil des délégations par Michèle Picard, maire de Vénissieux

Je tiens à remercier les participants et délégations des partis communistes russe, cubain et chinois, qui ont répondu à l’invitation de ces 8èmes rencontres internationalistes de Vénissieux. Bienvenue dans notre ville, qui a fêté il y a deux ans, ses 80 ans de communisme municipal. C’est quoi le communisme municipal vénissian ? C’est presque un siècle de justice sociale, de solidarité et de possibles, pour tous les habitants, modestes ou mieux lotis, enfants ou seniors.

C’est avant tout une continuité d’avancées progressistes, au service de l’intérêt général, et inscrite dans la durée. En 1945, Louis Dupic, le maire de l’époque, favorise la création de l’œuvre des cantines des écoles publiques. En 2017, nous avons posé la première pierre de la nouvelle cuisine centrale, qui fournira dès la rentrée 2018, des milliers de repas équilibrés, aux enfants de nos écoles, de nos crèches, aux aînés de nos résidences. En 1966, Vénissieux n’a-t-elle pas été la première ville en France à avoir mis en place le service municipal de l’enfance ?

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Après-midi : l’actualité du socialisme

L’actualité du socialisme : Nos enfants feront mieux que nous !L’actualité du socialisme : Intervention de Tatiana Desiatova (KPRF)

Le texte de l’intervention sera complété prochainement…

L’actualité du socialisme : Le miracle chinois et son orientation économiqueIntervention de Youping Cui, secrétaire général du CCTP (PCC)

Le miracle chinois et l’évolution économique de la Chine

I. Les succès réalisés depuis la fondation de la Chine nouvelle — le miracle chinois

Soixante-huit ans d’efforts pénibles ont permis à la Chine nouvelle d’obtenir des succès extraordinaires sur le plan économique. Ces succès économiques sont principalement visibles dans les domaines suivants :

1. L’économie a connu une croissance rapide, permettant à la Chine de passer d’un pays pauvre et sous-développé à la deuxième puissance économique du monde.

Ces 68 dernières années, le succès le plus notable de la Chine a été son développement économique rapide. En 1952, le PIB chinois était de 67,9 milliards de yuans, tandis qu’en 2016, ce chiffre a atteint 74 412,7 milliards de yuans. La part de l’économie chinoise dans l’économie mondiale est passée de moins de 1% au lendemain de la fondation de la Chine nouvelle à 1,8% en 1978, puis à 6,4% en 2008, devenant ainsi la troisième puissance économique du monde.

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L’actualité du socialisme : les suites du 7eme congrès du PC Cubain Lecture d’un article de Oscar Sanchez Serra (Gramma)

Il y a exactement un an, le commandant en chef de la Révolution cubaine, Fidel Castro Ruz, déclarait lors d’une brève intervention : « Les idées des communistes cubains resteront, comme preuve que, si on travaille avec dignité et application, il est possible de produire les biens matériels et culturels dont l’humanité a besoin, mais qu’il faudra toujours se battre pour les obtenir »

Plus loin, il interpellait les peuples sur l’importance que notre Héros national José Marti accordait à l’indépendance de Cuba, avant de souligner : « À nos frères d’Amérique latine et du monde, nous devons dire que le peuple cubain vaincra ».
Un jour comme aujourd’hui, il y a 56 ans, cette certitude dans la victoire se confirma sur les plages de Playa Giron face à l’agression impérialiste et pour la défense de la Révolution socialiste, avec Fidel au commandement sur le théâtre des opérations.
Ce même jour, il y a un an, le général d’armée Raul Castro Ruz présidait la clôture du 7e Congrès du Parti. « Il me semble convenable de rappeler que le processus de mise à jour du modèle économique que nous avons amorcé depuis le 6e Congrès n’est pas une tâche d’un quinquennat ou deux. Le cap est déjà fixé ». Et de souligner que « les cinq prochaines années seront décisives pour assurer le transfert graduel et ordonné des principales responsabilités du pays aux nouvelles générations, un processus d’une importance spéciale que nous espérons exécuter et conclure avec la tenue du 8e Congrès en 2021 ».

L’actualité du socialisme : premier débatPremières questions de la salle et premières réponses

Questions dans la salle 
Premières réponses de Tatiana Desiatova (KPRF) 
Premières réponses de Youpng Cui (PCC)

L’actualité du socialisme : suite du débatSuite des questions et réponses

L’actualité du socialisme : Solidarité avec les communistes de la république populaire de Donetsk

A l’occasion du Centenaire d’Octobre, les communistes de Donetsk envoient un message à leurs camarades français

Chers camarades ! Chers amis !

Il y a 100 ans, les salves de l’Aurore ont annoncé au monde entier le début d’une nouvelle époque dans l’évolution de l’humanité. Et les feux puissants du vaisseau, symbole de la Révolution, ont éclairé la voie que suit le monde vers son avenir de justice. Le premier but sur cette voie est le socialisme. Les travailleurs sont devenus les maîtres de leur Patrie. D’une force de travail privée de droits ils sont devenus les créateurs d’un monde nouveau. Le pays des soviets a montré par son exemple que si le développement est fondé sur les valeurs de la justice, de l’égalité et de la fraternité, les résultats étonneront la planète entière.

Mais la construction pacifique dans notre pays a été interrompue par la Guerre civile, la terreur blanche et l’intervention de 14 pays de l’Entente. Cependant, ils n’ont pas réussi à briser la Grande révolution. Le mot d’ordre « Bas les pattes de la Russie » a acquis un caractère de masse dans de nombreux pays du monde.

La solidarité des travailleurs du monde avec la révolution russe a été une illustration vivante de la force de l’internationalisme prolétarien. Ce fut un mouvement éveillant l’espoir chez les masses populaires de nombreux pays du monde. Tous ont compris les objectifs des bolcheviks, des peuples de Russie s’engageant sur la voie du socialisme. La justice sociale, la paix aux peuples, le travailleur devient le maître de son pays et de son destin. Le monde entier doit défendre ces valeurs.

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L’actualité du socialisme : Le socialisme pour la France ! ntervention de Hervé Poly, secrétaire fédéral du PCF Pas de Calais

Conclusion, je ne sais pas, mais je vais essayer de donner mon point de vue sur le dénbat qu’on vient d’avoir.

D’abord, petit aparté, il reviendra le temps des cerises, du gai rossignol et du merle moqueur, j’ai bien entendu une question qui a été posé et qui me semble ouverte, c’est la question du temps des cerises et de 1976. Oui, la question tôt ou tard sera posée. Parcequ’Octobre est d’actualité se pose et se posera la question de la dictature du prolétariat bien évidemment. C’est un débat et c’est en débat, et je le dis en aparté, mais je crois, j’ai entendu ce qui a été dit que je partage en grande part, mais ce n’est pas le débat que nous avons aujourd’hui dans le parti communiste, et je vais y venir

Le deuxième point c’est l’importance d’une telle journée. Georges Marchais disait ’la solidarité internationale est la tendresse des peuples’. Je crois que c’est fondamental de garder en nous cette question de la solidarité, et personnellement, je suis fortement imprégné de cette solidarité internationale, d’abord parce que ma région, ma ville ou je suis né, trois villes a direction communistes sont jumelées avec une ville qui vous parlera, c’est Thorezgrad, qui est dans le Dombass actuel et bien évidemment, en tant que fils de mineur, je ne peux que penser à celles et ceux qui luttent pour leur devenir.

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L’internationale chantée en Français, Espagnol, Russe, Chinois…

et rappel de la version complète…. même si on se limite souvent aux couplets 1, 2 et 6… ! 
Debout ! les damnés de la terre ! Debout ! les forçats de la faim ! La raison tonne en son cratère, C’est l’éruption de la fin. Du passé faisons table rase, Foule esclave, debout ! debout ! Le monde va (…)

Compte-rendu et réactions après les rencontres

Oui, le socialisme est l’avenir du monde !Pour les 100 ans d’octobre, des militants passionnés se réapproprient leur histoire !

C’est toujours un pari d’organiser ces rencontres internationalistes, en tentant depuis une section locale du parti communiste, d’établir des relations avec de grands partis communistes du monde, alors même que la direction du PCF les ignore…

Mais les 120 militants rassemblés à Vénissieux ce 25 novembre ont vécu un moment exceptionnel, d’une grande richesse humaine et politique. Une conférence internationale multilingues avec traducteurs n’est habituelle pour presque personne dans la salle. Il faut un réel effort d’écoute dans cette journée dense avec plus de 4 heures d’intervention de nos invités et 2 heures de débat. Il faut remercier la qualité des traducteurs, Marianne Dunlop qui assurait une traduction simultanée du russe, Peggy Cantave-Fuyet, notre camarade franco-chinoise qui accompagnait la délégation du PCC et Lu Gao, traductrice de la délégation, qui assuraient la traduction chinoise.

Mais cet effort d’écoute liée à la traduction permettait à chacun de prendre connaissance de ce que tous les médias occidentaux cachent, et malheureusement que notre journal l’Humanité ne contribue pas à faire découvrir. Les communistes des trois grandes révolutions qui ont marqué le XXème siècle sont fiers de leur histoire et déterminés à faire progresser le socialisme.

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de l’impact d’octobre à l’actualité du socialisme… L’internationale en conclusion !la liste des vidéos de la journée

Les vidéos des 8emes rencontres internationalistes sont disponibles sur youtube dans la chaine PCF Vénissieux. Vous pouvez vous y abonner et les commenter…. 
Elles seront progressivement mis en ligne sur ce site, avec un article par vidéo ou intervention, le texte étant progressivement ajouté (…)

Vers l’unité de deux grands partis révolutionnaires, pour célébrer l’anniversaire de la révolution d’Octobre.

Je n’ai pas pu venir à la réunion de Vénissieux, à mon grand regret. Avec un peu de recul et en visionnant les vidéos mises en ligne, notamment les interventions des camarades russes et chinois, j’en viens à penser que cet événement a une grande portée.

Tatiana Desiatova, représentante du KPRF, critiqua dans ses réponses aux questions du public l’abandon par Khrouchtchev de la dictature du prolétariat et la négation de la lutte des classes :

« Quand on oublie des concepts comme la dictature du prolétariat dans l’histoire de mon pays malheureusement cela a joué un rôle destructeur après la mort de Staline. Khrouchtchev a commencé à renoncer à la dictature du prolétariat, à nier le concept de lutte des classes ». [25’45 de l’enregistrement]

Je retiens aussi ce passage de l’intervention de Youping Cui :

« En 1978 nous avons déjà abandonné l’idée erronée qui considère la lutte des classes comme la contradiction principale. Nous avons concentré nos efforts sur l’édification économique parce que nous pensons que seules des forces productives développées permettent de dépasser ou de démontrer la supériorité du système socialiste.

Et dans le rapport du 19 e congrès on dit que la contradiction principale s’est transformée pour devenir la contradiction entre les aspirations de la population pour une vie meilleure et le développement déséquilibré et insuffisant

Mais cela ne signifie pas que la lutte des classes a déjà disparu. En raison de la situation intérieure et extérieure la lutte des classes en Chine existe dans certains champs ou dans certains domaines parce que sur le plan international il existe l’impérialisme et aussi l’hégémonie et à l’intérieur du pays il y a aussi beaucoup de contradictions.

Sans oublier le compte-rendu de la délégation à Moscou qui a préparé les rencontres

Un voyage contribution aux préparations du congrès des communistes !

Lors du comité départemental de la fédération du Rhône du PCF, un militant de l’Ouest Lyonnais s’interrogeait : mais pourquoi la section de Vénissieux n’a que 5 questionnaires préparatoires au congrès de remplis ? Je lui ai confirmé que si ce questionnaire était bien disponible à la section, personne n’avait jugé utile de le faire remplir, tellement il nous paraissait à milles lieux des pratiques militantes de discussion collective, inefficace pour mobiliser les communistes, ce que la vie a confirmé… Et finalement, la contribution de la section de Vénissieux a été toute autre dans la même période, et à mon avis beaucoup plus utile et importante que ce questionnaire que tout le monde aura oublié dans un an, envoyer une délégation de communistes à Moscou pour le 100eme anniversaire de la révolution d’octobre.

D’abord parceque cette délégation a pris des contacts avec des communistes de toute la planète, qu’elle a fièrement donné une place [
1] au parti communiste français, dont l’histoire de combats, de résistances, de luttes sociales et anticoloniales est largement connu du mouvement communiste international.

Mais surtout parce-que cette délégation revient avec plein de questions qui auraient pu être dans ce questionnaire, qui se révèlent fondamentales dès qu’on en discute entre communistes en France, dès qu’on parle avec les communistes d’autres pays, et notamment des anciens pays socialistes de l’Est. Ces questions se sont prolongées et renforcées lors des rencontres internationalistes de Vénissieux du 25 novembre dernier, rencontres que la délégation de Moscou avait en quelque sorte préparée et permise…

Quelle était cette société construite par la révolution d’octobre dans une longue succession de guerres et de confrontations, que tant de russes regrettent, qui donnait à tous un logement, un emploi, une éducation, une santé… et qui a été détruite par une restauration capitaliste brutale ? Était-ce vraiment cet échec dramatique dont nous parlent les médias occidentaux ?

Certains répondent, ’cela n’a rien à voir avec nous, nous n’avons pas de responsabilité dans les crimes staliniens, et nous avons rompu avec toutes ces conceptions…’. Mais en se défaussant ainsi d’une grande part de notre histoire, est-ce qu’on règle la

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Publié par le décembre 8, 2017 dans Uncategorized