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Archives de Catégorie: SYNDICATS et LUTTES SOCIALES

Seulement quatre « gilets jaunes » éborgnés par la police, vraiment ?

sans parler de cette brave dame tuée au quatrième étage de son immeuble en tentant de fermer ses fenêtres à Marseille, peut-être parce qu’elle portait le voile. Personne ne parait s’intéresser à la question de qui est son meurtrier ? Le pire est sans doute l’hypocrisie dont font preuve les médias en dénonçant jour après jour la violence des casseurs.  (note de danielle Bleitrach)

Le collectif militant « Désarmons-les » a recensé 17 personnes ayant perdu un oeil à la suite d’interventions policières depuis le début du mouvement. (Collectif « Désarmons-les »)

C’est ce qu’a affirmé le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner. Un nombre très en deçà de la réalité.

Par L’Obs

Quatre personnes ont été gravement blessées à l’oeil par des lanceurs de balle de défense (LBD) depuis le début du mouvement des « gilets jaunes », a affirmé ce mardi le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner lors d’une audition devant les députés.

« Il y a eu quatre personnes qui ont eu des atteintes graves à la vision. Certains pouvant effectivement perdre un oeil« , a reconnu le ministre.

Quatre cas, vraiment ? Le collectif militant « Désarmons-les » et le journaliste indépendant David Dufresne ont, eux, recensé 17 personnes ayant perdu un oeil à la suite d’interventions policières depuis le début du mouvement.

Des chiffres sont étayés avec détails sur les incidents et les victimes, photos et parfois vidéos à l’appui.

De son côté, le site du quotidien « Libération », qui tient un observatoire des « gilets jaunes » blessés, a recensé « au moins 15 personnes [qui] ont perdu un œil ».

 

« Toutes doivent faire l’objet d’une enquête »

Selon les précisions données au « Monde » et à « Libé » après parution de leurs articles, Christophe Castaner se cantonnait aux cas ayant donné lieu à une saisine de l’inspection générale de la police nationale (IGPN), soit donc 4 cas sur 81 saisines au total.

« Sur ces 81 enquêtes judiciaires au titre des projectiles tirés par LBD, il y a quatre pertes de vision. Aucune n’est acceptable mais toutes doivent faire l’objet d’une enquête pour déterminer les raisons avec lesquelles cela s’est produit et les conditions dans lesquelles cela s’est passé », a précisé le ministre.

L’usage de ce type d’armes de force intermédiaire de maintien de l’ordre lors des manifestations nourrit la colère des manifestants et a été décrié par plusieurs personnalités.

Le défenseur des droits, Jacques Toubon, a ainsi récemment redemandé leur « suspension », en raison de leur « dangerosité ». La France insoumise veut elle faire interdire leur emploi. Mais M. Castaner a répliqué que sans le LBD, il y aurait encore « plus de blessés ».

 

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N’oubliez pas qu’en son temps Martin Luther King a déjà été dénoncé comme étant un extrémiste (un communiste)

Martin Luther King Jr. s'adressant à la foule de manifestants devant le Lincoln Memorial lors de la Marche pour Washington pour l'emploi et la liberté en 1963
Martin Luther King Jr. s’adressant à la foule de manifestants devant le Lincoln Memorial lors de la Marche pour Washington pour l’emploi et la liberté en 1963
Francis Miller – La collection d’images LIFE / Getty Images

Par JEANNE THEOHARIS

Mis à jour le: 12 janvier 2018 12h29 HE

À l’approche du jour où l’Amérique va célébrer le jour  de Martin Luther King Jr. D, le discours de King « I Have a Dream » lors de la marche sur Washington sera certainement célébré et retransmis à travers les États-Unis. Dans l’imaginaire populaire d’aujourd’hui, la marche sur Washington est l’un des plus importants des événements américains du XXe siècle – le pouvoir de la démocratie américaine s’est concrétisée grâce au quart de million de personnes réunies dans le National Mall et à la majesté du discours de King prononcé en août.

À l’époque, cependant, ce n’était pas le cas. En 1963, la plupart des Américains désapprouvèrent cet événement, de nombreux membres du Congrès le considéraient comme potentiellement séditieux et l’application de la loi par la police locale du FBI consistait à l’espionner heure après heure (sous le nom de code Operation Steep Hill). En effet, c’est après le discours de King à la marche sur Washington que le FBI – avec l’approbation du président Kennedy – a décidé de renforcer la surveillance exercée sur le leader des droits civiques. Avec un FBI qui décrivait alors King comme « démagogue » et « le plus dangereux. pour la nation. . . du point de vue. . . de la sécurité nationale », le procureur général Robert Kennedy a approuvé la surveillance intrusive de ses logements, bureaux, téléphones et chambres d’hôtel, ainsi que de ceux de ses associés.

Le mouvement des droits civiques était profondément impopulaire à l’époque. La plupart des Américains pensaient que cela allait trop loin et que les activistes du mouvement étaient trop extrémistes. Certains pensaient que ses objectifs étaient erronés d’autres que les militants s’y prenaient mal – et la plupart des Américains blancs étaient satisfaits du statu quo. Et ainsi, ils ont critiqué, surveillé, diabolisé et parfois criminalisé ceux qui contestaient la situation, tout cela rendait la dissidence dangereuse. La plupart des hommages et des compréhensions modernes du journal du mouvement au cours des décennies où des activistes tels que Martin Luther King, Rosa Parks et des dizaines de leurs camarades ont été critiqués par leurs concitoyens et ciblés comme «non américains», non seulement par des politiciens du Sud, mais également par le gouvernement fédéral. .

Dans les années 1960, la grande majorité des Blancs du Sud et du Nord désapprouvaient la tactique du mouvement. Dans un sondage Gallup mené en mai 1961, seuls 22% des Américains approuvaient ce que faisaient les Freedom Riders et 57% d’entre eux affirmaient que les «sit-in aux comptoirs-repas, les bus pour la liberté et d’autres manifestations organisées par des Noirs nuisaient à leurs chances d’obtenir des résultats. juste avant la marche sur Washington, Gallup a constaté que 23% seulement des Américains avaient un avis favorable sur le projet de manifestation pour la défense des droits civils.

De peur que nous voyons cela comme la réaction des Sudistes en train de baiser  l’échantillon national, en 1964, il faut mesurer qu’un an avant l’adoption de la Loi sur les droits de vote -le New – York Times, dans un sondage faisait état d’une majorité (57%) des New-Yorkais qui avait  déclaré que le mouvement des droits civiques était allé trop loin. « Tout en niant tout préjugé profond », le Times rapporte, «un grand nombre de personnes interrogées ont utilisé les mêmes termes pour exprimer leurs sentiments. Ils ont dit que les nègres avaient «tout reçu sur un plateau d’argent» et une «discrimination inverse» à l’encontre des Blancs. » 54 % des personnes interrogées ont estimé que le mouvement allait« trop vite » et 80% se sont opposés aux jumelages d’écoles pour promouvoir la déségrégation dans les écoles publiques de la ville de New York.

Alors que beaucoup de gens de toutes les races admiraient King et Parks dans les années 1960, ce n’était pas le cas de la majorité des Américains et ces derniers estimaient que le mouvement des droits civiques était à la fois faux et inutile.

Des activistes comme King et Parks ont été insultés, traités de rouge et appelés extrémistes à leur époque. Lors de la marche entre Selma et Montgomery, en 1965, les White Citizens Councils avaient collé d’immenses panneaux publicitaires le long de la route dans laquelle King et Parks étaient photographiés en train d’assister à une «école de formation communiste» (en fait, la Highlander Folk School). Lorsque le membre du Congrès nouvellement élu, John Conyers, décida d’engager Rosa Parks dans son bureau de Détroit en 1965, il fut submergé de courrier incitant à la haine, d’appels de menaces, de pastèques, de poupées vaudou et d’autres babioles racistes, informant Parks et Conyers qu’elle n’était pas souhaitée. La dernière fois que King et Parks se sont revus lors d’un discours prononcé par King en mars 1968 dans l’élite banlieue de Détroit, à Grosse Pointe (Michigan), un mois avant son assassinat, King dit que c’était la plus grande perturbation qu’il ait jamais eu à affronter lors d’une réunion a rapporté plus tard News. Il a été traité de traitre tellement de fois ce soir-là, il a finalement déclaré: «Nous allons avoir une période de questions et réponses, et. . . si vous pensez que je suis un traître, vous aurez alors l’occasion de me poser des questions sur ma traitrise .  »

Alors que le monde honore la vie de King, il est devenu plus aisé de célébrer le mouvement des droits civiques des années 1960 comme si ses dirigeants n’étaient pas controversés, sauf au sein d’une petite minorité raciste. Aujourd’hui, des mouvements de défense des droits civiques modernes tels que Black Lives Matter font face à des accusations «d’extrémisme» supposées, le FBI a identifié l’extrémisme de l’identité noire comme une nouvelle menace intérieure, et le président a blâmé le quarterback de la NFL, Colin Kaepernick, pour avoir «manqué de respect à notre pays . » Nous oublions commodément que King et Parks ont été inculpés de la même manière, manquant ainsi les continuités historiques dans la manière dont les critiques noirs de l’injustice américaine ont été traités alors et maintenant.

Les historiens expliquent comment le passé informe le présent

 

Jeanne Theoharis est professeure émérite de sciences politiques au Brooklyn College of CUNY et auteure du livre primé The Rebellious Life of Mrs. Rosa Parks .

Presse balise

Son nouveau livre Une histoire plus belle et plus terrifiante: les utilisations et les abus des droits civiques est paru le 30 janvier chez Beacon Press.

Contactez-nous à editors@time.com .

 

Inde: l’opposition rassemble 500.000 manifestants contre Modi à Calcutta

Depuis que j’ai entrepris d’écrire mes mémoires je découvre à quel point la seule manière pour moi de reconstituer le passé est de le faire sous les coups de boutoir du présent, une version passonaria de la madeleine de Proust. Ces foules indiennes me font songer à ce meeting à Chandighar où j’ai pris la parole devant 500.000 personnes qui ne comprenaient pas un mot de ce que je racontais, la découverte de cet autre géant qu’est l’Inde avec ses forces communistes, ses femmes surtout… Alors je vais m’asseoir dans un café et je couvre un cahier de notes en me disant qu’il est compréhensible que je ne trouve pas le langage pour me faire comprendre, c’est très encombrant d’avoir une expérience dans l’espace et dans le temps différente de celle de vos compatriotes.. (Danielle Bleitrach)

mediaUn manifestant tient le portrait de Mamata Banerjee, la ministre en chef de l’Etat du Bengale occidental, pendant le rassemblement de l’opposition intitulé «Unissons l’Inde». Calcutta, le 19 janvier 2019.REUTERS/Rupak De Chowdhuri

En Inde, plus d’un demi-million de personnes étaient présentes pour assister au grand rassemblement des partis d’opposition à Calcutta dans l’est de l’Inde, ce samedi. Ce meeting, qui a réuni une multitude de partis et de responsables politiques hostiles au Premier ministre nationaliste hindou Narendra Modi, pourrait marquer la naissance d’une grande alliance d’opposition, à quatre mois des élections législatives.

Avec notre correspondant à New Delhi,  Antoine Guinard

C’est une véritable  démonstration de force dont ont fait preuve les opposants au Bharatiya Janata Party (BJP) de Narendra Modi ce samedi à Calcutta. Les leaders de 18 partis d’oppositions en provenance de 14 Etats indiens se sont réunis dans la capitale du Bengale occidental, à l’initiative de la chef du gouvernement de l’Etat Mamata Banerjee.

L’objectif était de trouver ensemble une stratégie pour évincer du pouvoir le parti nationaliste de M. Modi. « Le BJP a dépassé sa date de péremption », a déclaré Mamata Banerjee, qui a dénoncé une « gouvernance fasciste » du Premier ministre et de son parti.

L’ex-Premier ministre Deve Gowda a  insisté sur l’urgence de rédiger un programme électoral commun et de s’accorder sur une stratégie de répartition des circonscriptions entre les différents partis d’opposition, alors que les législatives de mai approchent à grands pas.

De son côté, Narendra Modi a réagi en accusant les différents partis d’opposition de s’être unis pour «  se sauver de la campagne anticorruption » menée par son gouvernement. L’opposition a prévu d’organiser deux rassemblements similaires dans les prochaines semaines. L’un d’entre eux devrait avoir lieu dans la capitale indienne.

► (Re) lire : Inde: le BJP veut s’attirer les faveurs des électeurs de hau

 

Les Hongrois poursuivent leur mouvement contre la nouvelle loi travail

Quand j’étais en Hongrie, du 29 décembre au 7 janvier, malgré la neige et le froid et les fêtes avec des repas d’une lourdeur paysanne (potage aux lentilles, diverses sortes de boudins, etc…), les Hongrois n’auraient manqué pour rien au monde le rendez-vous du vendredi soir. Les jeunes marchent, les plus anciens viennent et repartent parce qu’il est difficile de faire du sur place. Les opinions sont encore plus floues que les nôtres et le plus étrange est cette interdiction de dire: de raconter comme le socialisme c’était humain, comme les rapports sociaux étaient égalitaires et conviviaux ; « on se fichait de l’argent, de savoir qui payait la tournée, on l’offrait sans calcul! » mais on doit assortir le constat d’un : « bien sûr je ne vante pas cette époque-là! » C’est une manière de se positionner patriotiquement assez comparable à ce qui se dit en Pologne… Encore que dans ce dernier pays, la nostalgie du socialisme s’exprime parfois plus directement, mais dans les deux cas il y a la russophobie au nom de laquelle on fait tout avaler à un peuple qui renâcle et qui par certains côtés a des formes de lucidité différentes des nôtres: il y a la conscience de la guerre, du rôle menaçant de l’OTAN, la crainte d’être en première ligne. Il y a la colère contre l’exploitation, la perte des droits, avec des indignations face aux vieux mendiants qui nous sont étrangères, nous sommes plus insensibles à la misère invisible, eux ils ont connu le socialisme, ils en conservent une vision de ce qui est dû aux être humains. Autre aspect, le fait que l’Europe c’est pour eux la restauration du saint empire romain germanique, ils attendent tout de l’Allemagne qui s’impose partout, dans les chaînes de magasins comme dans les entreprises encore en état de marche (note de Danielle Bleitrach)

mediaEnviron 2000 personnes se sont rassemblées dans le centre de Budapest pour protester contre la loi travail et la politique du gouvernement.REUTERS/Bernadett Szabo

En Hongrie, plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi dans tout le pays. Une journée organisée à l’appel des syndicats et à laquelle ont participé l’opposition et des associations. Depuis décembre, les Hongrois descendent régulièrement dans la rue pour protester contre une nouvelle loi travail votée en décembre dernier par la droite nationaliste du Premier ministre Viktor Orban. Le texte autorise un employeur à demander jusqu’à 400 heures supplémentaires par an à ses employés, tout en les payant 3 ans plus tard. A Budapest, la mobilisation était en léger recul par rapport au mois de décembre. Mais les Hongrois semblent déterminés à poursuivre le mouvement.

Avec notre correspondante à Budapest,  Florence La Bruyère

Le froid glacial n’a pas empêché les Hongrois de descendre dans la rue. Ils étaient 2 000 à Miskolc, grande ville du nord, 1 500 à Pécs, ville universitaire dans le sud du pays. Ailleurs, ils ont protesté par centaines contre la loi travail et contre le régime autoritaire de Viktor Orban. Et des dizaines d’automobilistes ont exprimé leur colère en ralentissant la circulation.

Débrayage à l’usine Audi

A Budapest, 2 000 personnes ont manifesté en soutien aux syndicats. Ces derniers demandent le retrait de la loi travail et la modification du droit de grève. Un droit que le gouvernement Orban a beaucoup limité. Malgré cela, 4 000 ouvriers de l’usine automobile Audi ont débrayé vendredi. Et les syndicats de la fonction publique ont déposé un préavis pour cesser le travail.

« Si le gouvernement ne retire pas cette loi esclavagiste, il faudra faire grève », déclarait d’un ton déterminé Katalin, caissière dans un supermarché. Même si la mobilisation marque un léger recul, il est clair que le mécontentement gagne tout le pays.

 
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Publié par le janvier 20, 2019 dans Europe, SYNDICATS et LUTTES SOCIALES

 

Le terrible bilan de deux mois de violences policières

 
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Publié par le janvier 20, 2019 dans SYNDICATS et LUTTES SOCIALES

 

Macron menace d’utiliser la  » loi martiale  » pour contrecarrer une éventuelle révolution française

Le président français Emmanuel Macron est prêt à imposer de nouvelles lois draconiennes pour contrecarrer la révolution française qui balaye le pays.

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Selon le Premier ministre Edouard Philippe, le gouvernement s’apprête à adopter des lois d’urgence pour punir plus sévèrement les manifestants anti-mondialistes.

Les nouvelles mesures vont durcir sensiblement les peines pour les personnes qui participent à des émeutes, a déclaré Philippe, tout en ajoutant qu’il était toujours « nécessaire de préserver la liberté » de manifester en France. Ceux qui veulent protester pacifiquement ne devraient pas être punis, a-t-il dit.

Cette annonce s’inscrit dans le cadre des nouvelles mesures  » d’ordre public  » dévoilées par le gouvernement après que les manifestations de la veste jaune aient entraîné des violences contre les policiers et les bâtiments du gouvernement.
Le bureau de Philippe a déclaré lundi dans un communiqué que le gouvernement adopterait  » une position très ferme  » contre la  » violence inacceptable qui persiste dans tout le pays « .

Philippe a également déclaré à la chaîne TF1 qu’une importante force de police de 80.000 hommes sera déployée en France samedi prochain, dont 5.000 à Paris. Plus de 1 000 personnes ont déjà été inculpées dans le cadre des manifestations et des émeutes, a-t-il ajouté.

« Plus de 1 000 condamnations ont été prononcées au total. Environ 5 600 personnes ont été arrêtées depuis le début du mouvement[Gilet jaune] « , a déclaré Philippe.

« Nous ne pouvons pas accepter que certaines personnes profitent de ces manifestations pour briser, brûler », a-t-il souligné.

Les mesures récemment annoncées pour freiner le mouvement de protestation à l’échelle nationale ont suscité des réactions mitigées. Alors que le maire de Toulouse Jean-Luc Moudenc s’est dit  » satisfait  » de la démarche de Philippe, des politiciens de l’opposition comme Jean-Luc Mélenchon ont affirmé avec sarcasme que le PM est totalement déconnecté de la réalité.

Le roi des Shadocks est à Matignon « , a dit M. Mélenchon en faisant référence à la populaire série animée où des créatures ignorantes ressemblant à des oiseaux vivent sur leur propre planète, et au palais Matignon, la résidence officielle du premier ministre.
« Le Premier ministre promet plus d’arrestations ? Nous voulons plus de pouvoir d’achat « , a tweeté le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel. L’homme politique français Clémentine Autain se demandait même si le Premier ministre « hallucinait ».

Bien que le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner se soit déclaré  » entièrement en faveur  » de la proposition du Premier ministre, le président des Républicains Laurent Wauquiez semble déçu, et a appelé à un retour à l’état d’urgence pour  » restaurer immédiatement l’ordre  » en France.

Les activistes de la veste jaune, dans l’ensemble, étaient furieux. « Les gens garderont au gouvernement l’image de la répression sanglante d’un mouvement citoyen « , a tweeté un utilisateur des médias sociaux. « J’ai honte de ma France pour cette répression. Vive les gilets jaunes ! dit un autre.

Traduit par Dr.Mo7oG

Source : NEWSPUNCH 

 

Nous ne serons pas les chiens de garde de l’État

 

Tribune signée par 250 universitaires, intellectuels et artistes qui disent leur solidarité avec le mouvement des Gilets jaunes, estimant que «c’est la responsabilité historique de la gauche de ne pas laisser le champ libre à l’extrême droite». Je crois le problème assez bien posé, autre chose est la capacité à s’investir et surtout l’apport que peuvent représenter les diverses forces que l’on pourrait dire de « gauche », ce mouvement on ne le peut nier est né de leurs carences. Il faut nuancer cette affirmation, parce que ce mouvement des gilets jaunes n’est pas en rupture totale avec des mouvements revendicatifs forts, je pense à la mobilisation contre la remise en cause du code du travail ou celui de la SNCF (question des territoires). Donc la première chose à faire serait de reconnaitre les continuités, les porosités, de les développer au lieu de repousser vers l’extrême-droite des gens qui pour beaucoup n’ont plus rencontré depuis des années des militants (note de Danielle Bleitrach).

Qui aurait cru qu’un gilet suffirait à ébranler l’État ?

Nous assistons depuis deux mois à un mouvement populaire de grande ampleur soutenu par une grande partie des Français. Ce mouvement a pris le gilet jaune comme symbole. Ce gilet de sauvetage qui signale le danger est devenu un cri de ralliement contre la casse sociale en marche : « ne nous écrasez pas » ! Il permet de rendre visibles ceux qui restent d’ordinaire invisibles. En occupant pacifiquement des ronds-points, les Gilets Jaunes s’inspirent à leur manière des occupations d’usines de Juin 36 et de Mai 68, et de mouvements de contestation plus récents comme les Printemps arabes, les Indignés espagnols ou Occupy aux USA.

Le mouvement des Gilets Jaunes a montré à nouveau que, face à un pouvoir prêt à tout pour imposer ses « réformes », seule la lutte permet de gagner : occuper, bloquer, manifester, toucher les lieux sensibles de l’État, de l’économie, de la finance. Tisser des liens, inventer des solidarités, s’organiser pour tenir, fédérer les colères, rechercher des convergences, créer de nouvelles formes de résistance, penser de nouvelles manières de faire de la politique.

Confronté à ce mouvement, l’État a choisi la voie de la répression policière et judiciaire. Il envisage désormais de ficher les manifestants pour pouvoir procéder à des interpellations préventives. Alors que les armes employées par la police ont déjà entraîné blessures et mutilations chez des dizaines de manifestants, de nouvelles consignes d' »extrême fermeté » viennent d’être données aux préfets et aux procureurs. Pour justifier cette politique de confrontation brutale, les autorités s’efforcent par tous les moyens de discréditer les Gilets Jaunes. Ainsi, Emmanuel Macron les a stigmatisés comme une « foule haineuse » qui serait à la fois xénophobe, homophobe et antisémite… L’État peut compter sur la complicité de certains médias qui montent en épingle le moindre incident pour faire passer les Gilets Jaunes pour des racistes et des fascistes. Il peut également compter sur ses chiens de garde, ces intellectuels médiatiques qui se sont empressés de les dénoncer comme des « barbares » et des « gilets bruns ». L’un d’eux vient même de féliciter la police pour avoir « sauvé la République » !

Beaucoup d’universitaires, d’intellectuels (enseignants, chercheurs, etc.) et d’artistes s’en sont tenus jusqu’à maintenant à un silence prudent, y compris ceux qui affichent leur sympathie pour la gauche et l’extrême-gauche. Sans doute parce que ce mouvement échappe aux catégories habituelles du jugement politique – imprévisible, inclassable, comme Mai 68 en son temps, comme tout événement historique digne de ce nom. Certains ont pris position en faveur de ce mouvement populaire, mais leur parole est ignorée par les médias dominants. C’est ce silence que nous voulons contribuer à briser, en affirmant publiquement notre solidarité avec les Gilets Jaunes et en appelant les intellectuels, les universitaires et les artistes à les rejoindre.

Il s’agit certes d’un mouvement hétérogène, traversé de multiples contradictions, et qui fait l’objet de tentatives d’infiltration et de récupération de la part de l’extrême-droite. Il importe de demeurer vigilants face à toute dérive complotiste, raciste ou homophobe. Mais ces dérapages restent le fait d’une petite minorité et ne peuvent en aucun cas servir de prétexte pour déconsidérer l’ensemble des Gilets Jaunes. Tout en condamnant sans réserve les menaces de mort envers des élus ou envers des Gilets Jaunes accusés de « trahison », nous contestons l’usage indifférencié du terme violence qui confond les violences physiques contre les personnes, qui sont inacceptables, et les dégradations de biens (voitures brûlées, vitrines brisées ou porte de ministère enfoncée…) qui accompagnent toujours les soulèvements populaires. Sans oublier que, comme l’écrivait Brecht, « On dit d’un fleuve emportant tout qu’il est violent / Mais on ne dit jamais rien de la violence / Des rives qui l’enserrent ».

Le mouvement des Gilets Jaunes est né d’une exigence d’égalité et de justice, d’une protestation contre la destruction du « modèle social français » et la précarisation de larges couches de la population, encore accélérées par les réformes d’inspiration néo-libérale menées au pas de charge et sans concertation par Emmanuel Macron. Ce mouvement témoigne d’une demande de reconnaissance, de la volonté d’être écouté et respecté, face à l’arrogance méprisante d’un gouvernement de technocrates qui se jugent «trop intelligents, trop subtils» pour être compris par un peuple d’«illettrés», de gens «qui ne sont rien».

En partant d’une révolte anti-fiscale, le mouvement des Gilets Jaunes a connu une politisation rapide qui s’est effectuée en dehors de tous les partis. On a assisté à l’émergence de revendications radicales portant sur les institutions et l’exercice du pouvoir. En se référant aux traditions historiques de la Révolution française (cahiers de doléances, appel à des États Généraux, « marche des femmes »…), les Gilets Jaunes ont réveillé l’idée de citoyenneté active fondée sur la compétence du peuple. On commettrait une grave erreur en condamnant comme « populistes » ou réactionnaires leur revendication de « référendum d’initiative citoyenne » ou l’appel des Gilets Jaunes de Commercy à créer partout des « comités populaires » de citoyens et à les fédérer dans une « assemblée des assemblées ».

L’exigence d’une expression directe de la volonté populaire, la revendication d’un contrôle des élus par leurs électeurs qui les soumettrait à un mandat impératif et révocable : tout cela appartient à la tradition démocratique et révolutionnaire, depuis les Sans-Culottes, la Révolution de 1848 et les Communards jusqu’aux Conseils ouvriers du XX° siècle. Le refus de toute délégation de pouvoir qui caractérise la plupart des Gilets Jaunes s’inscrit dans la même tradition, celle de la démocratie radicale et libertaire, ravivée par la mémoire des révoltes trahies.

Aujourd’hui, le mouvement des Gilets Jaunes est à la croisée des chemins. Même s’il ne doit pas être surestimé, le risque existe que l’extrême-droite arrive à lui imposer son orientation autoritaire, haineuse et xénophobe. C’est la responsabilité historique de la gauche de ne pas lui laisser le champ libre.

Pour toutes ces raisons, nous appelons les universitaires, les intellectuels et les artistes fidèles aux idéaux d’émancipation à soutenir activement les Gilets Jaunes, à relayer leurs revendications et à les rejoindre dans la lutte.

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Ce texte est une pétition ouverte

Liste des premiers signataires :

Naïm Aït-Sidhoum, cinéaste
Karen Akoka, maitresse de conférences en science politique, Université Paris Nanterre
Michel Andrieu, cinéaste
Armelle Andro, professeure de démographie.
Hervé Amiot, doctorant en géographie, Paris
Jean-Loup Amselle, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Paris
Fabien Archambault, Université de Limoges
Valerie Arnhold, doctorante en sociologie et ATER à l’Université Paris Dauphine
Stéphane Arnoux, cinéaste
Nicolas Aude, ATER en littérature comparée, Université de Lille
Michel Barthélémy, Sociologue, CNRS, Paris
Yves Baumgarten, professeur de philosophie en lycée

Stéphane Beaud, sociologue, université de Poitiers
Emma Ben Abdallah, Doctorante en droit, Université Lumière Lyon 2
Maxime Benatouil, militant à l’Union juive française pour la paix
Judith Bernard, metteure en scène, enseignante
Alain Bertho, anthropologue, université de Paris 8
Bertrand Binoche, professeur de philosophie à l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne
Thierry Boissière, anthropologue, Université Lumière Lyon 2
Robert Bonamy, maître de conférences à l’Université Grenoble Alpes et éditeur
Véronique Bontemps, anthropologue, chargée de recherche au CNRS
Mathieu Bonzom, MCF en anglais, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
Anne Bory, sociologue, Université de Lille
Jean-Claude Bourdin, philosophe, professeur émérite à l’université de Poitiers
Hugo Bouvard, ATER en science politique, Université Paris-Dauphine
Gérard Bras, professeur de philosophe, Paris
Thibaut Brouillet, MCF en psychologie cognitive, Université
Nicolas Brusadelli, enseignant et doctorant en sociologie, Université de Picardie
Muriel Buff, militante féministe
Fanny Bugeja-Bloch, maîtresse de conférences en sociologie, Nanterre
Élise Bulatović, professeur d’espagnol, Bordeaux
Nawar Bulbul, acteur et metteur en scène
Pascal Buresi, CNRS, EHESS
François Burgat, politologue, Aix-en-Provence
Pierre-Yves Cadalen, doctorant en science politique, CERI Sciences Po
Natacha Calandre, humanitaire, chercheure associée à l’EHESS
Juan Sebastian Carbonell, docteur en sociologie, Paris 1
Zoe Carle, docteure en littérature comparée
Vanessa Caru, CNRS.
Manuel Cervera-Marzal, sociologue, Université d’Aix-Marseille
Vincent-Arnaud Chappe, sociologue, chercheur au CNRS
Julie Chapuis, docteure en études politiques de l’EHESS
Martine Charageat, historienne, Université de Bordeaux
Alice de Charentenay, docteure en littérature française, Paris 1
Samia Charkioui, docteur en cinéma, cinéaste, Université Jean Jaurès, Toulouse
Charlène Charles, sociologue
Olivier Christin, historien, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études, Paris
Guillaume Christophel, musicien
Isabelle Clair, chargée de recherche au CNRS
Hadrien Clouet, chercheur postdoctorant, sociologue
James Cohen, Professeur, Monde anglophone, Sorbonne Nouvelle Paris 3
Yves Cohen, historien, directeur d’études à l’EHESS
Jean-Baptiste Comby, sociologue, maître de conférences à l’université Paris 2
Fanny Cosandey, Historienne, enseignante-chercheuse à l’EHESS
Clément Coste, MCF Économie, Sciences Po Lyon
Florent Coste, MCF en littérature médiévale à l’université de Lorraine
Pierre Dardot, philosophe, professeur en classes préparatoires, Paris
Sébastien Dalgalarrondo, sociologue, CNRS
Laurence De Cock, historienne
Marc-François Deligne, Vidéaste
Alizée Delpierre, doctorante en sociologie, CSO
Lou Desideri, étudiant en master de sociologie à l’université Aix-Marseille
Jean Baptiste Devaux, Doctorant en science politique, Sciences PO Lyon
Florent Di Meglio, Maître assistant, MINES ParisTech
Nicolas Dot-Pouillard, chercheur en science politique, Beyrouth
Yohann Douet, Docteur en philosophie
Yann Dourdet, Professeur de Philosophie au lycée Olympe de Gouges à Noisy-le-Sec
Vitalina Dragun, étudiante en sociologie à l’ENS Cachan
Marnix Dressen-Vagne, Professeur de sociologie, Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines
François Dumasy, maitre de conférences en histoire
Bounouar El Hadi, doctorant en géopolitique, IGF
Corine Eyraud, sociologue, Aix-Marseille Université
Guillaume Fafiotte, comédien
Jules Falquet, féministe et maîtresse de conférences en sociologie à l’université Paris 7 -Denis Diderot
Héloïse Faucherre-Buresi, élève-professeur ENS, Lyon
Georges Y. Federmann, psychiatre, Strasbourg
Nehara Feldman, Maîtresse de conférences, Chercheuse au CNRS
Mathieu Ferradou, enseignant, doctorant en histoire, Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Jérémie Ferrer-Bartomeu, historien, université de Tours
Christian Ferrié, enseignant de philosophie, Strasbourg
Franck Fischbach, professeur de philosophie à l’université de Strasbourg
Jérémie Foa, MCF Histoire, Aix-Marseille
Juliette Fontaine, doctorante en science politique à l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne
Sabine Fortino, sociologue, MCF a l’université Paris Nanterre
Arnaud Fossier, historien, Université de Bourgogne
Tristan Fournier, sociologue, CNRS
Jonathan Friedman, anthropologue, Directeur d’études à l’EHESS
Leïla Frouillou, mcf sociologue à Paris Nanterre
Chiraz Gafsia, Architecte-Urbaniste
Lise Gaignard, psychanalyste
Rahma Gallala, Interprète médiatrice, diplômée en sociologie à Aix-Marseille Université
Claire Gallien, Maitresse de conférences, Université Paul Valéry Montpellier 3
Fanny Gallot, historienne
Édouard Gardella, sociologue, CNRS
Sébastien Garnier, doctorant en histoire, EHESS
Florent Gaudez, Professeur de Sociologie, Université Grenoble Alpes
Jérémie Gauthier, sociologue, Université de Strasbourg
Fanny Gayard, metteure en scène de théâtre
Laurent Gayer, politiste, CNRS/CERI-Sciences Po
Vincent Geisser, chercheur au CNRS
Julie Gervais, politiste, université Paris 1
Mehdi Ghouirgate, MCF d’arabe et directeur du département des études Arabes de l’université Bordeaux-Montaigne
Laurence Giavarini, MCF en littérature du XVIIe siècle
Alain Gigandet, maître de conférences honoraire à l’université Paris-Est Créteil
Charlotte Girard, maîtresse de conférences de droit public, Université Paris Nanterre
Caterina Giusa, doctorante en sociologie, Université Paris 13
Fabienne Godet, réalisatrice de cinéma
Aurelie Gonnet, doctorante en sociologie
Anaïs Goudmand, docteure en sciences du littéraire
Sarah Gould, MCF, Paris 1-Pantheon Sorbonne
Maurizio Gribaudi, Directeur d’études, EHESS
François Guedj, professeur d’histoire-géographie, Cité scolaire Paul Valéry (Paris 12e)
Soraya Guénifi, mcf en histoire à l’université paris 1 Panthéon Sorbonne
Alain Guéry, historien, retraité directeur de recherches au CNRS
Jeanne Guien, musicienne et doctorante en philosophie, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne ATER Aix-Marseille Université
Fabrice Guilbaud, Maître de conférences, Université de Picardie Jules
Verne, Amiens
Etienne Guillaud, docteur en sociologie, enseignant à l’Université de Bretagne Occidentale, Brest
Ozgur Gun, Économiste
Elie Haddad, historien, chercheur au CNRS
Abdellali Hajjat, maître de conférences en science politique, Université Paris Nanterre
Sari Hanafi, Professor American University of Beirut
Hugo Harari-Kermadec, économiste, ENS Paris-Saclay
Samuel Hayat, science politique, CNRS
Benoit Hazard, anthropologue
Jacqueline Heinen, Professeure émérite de sociologie, Université Versailles-St-Quentin-en-Y. / -CNRS
Camille Herlin-Giret, chargée de recherche CNRS
Susanne Hildebrandt, politologue, Strasbourg
Vincent Houillon, professeur de philosophie en classes préparatoires, Le Raincy
Emmanuel Hyvernat, poète et ingénieur de projets sociaux et environnementaux, Ain
Florence Ihaddadene, post-doctorante en sociologie, Université Paris-Ouest Nanterre
Nicole Jacques-Lefèvre professeur émérite de littérature française à l’Université Paris Ouest Nanterre
Chantal Jaquet, philosophe, professeure à l’université Paris 1-Panthéon-Sorbonne
Nicolas Jaoul, anthropologue au CNRS
Fanny Jedlicki, Maîtresse de conférences en sociologie à l’université du Havre
Florence Johsua, maîtresse de conférences en science politique, Université Paris Nanterre
Adrien Jouan, doctorant en sociologie, Université de Montréal
Solenne Jouanneau, IEP Strasbourg
Mehdi Belhaj Kacem, philosophe et écrivain
Célia Keren, MCF en histoire contemporaine, Sciences Po Toulouse
Annick Kieffer, Ingénieure de recherche CNRS, retraitée
Nicolas Klotz, cinéaste
Aurore Koechlin, sociologue
Jessica Kohn, docteure en histoire, Paris 3 Sorbonne-Nouvelle
Marie Kortam, sociologue
Taher Labadi, post-doctorant, Université Aix-Marseille
Mickaël Labbé, maître de conférences à l’université de Strasbourg
Denis Lachaud, écrivain
Pierre Laforgue, professeur de Littérature française Bordeaux-Montaigne
Aude Lancelin, autrice, directrice de publication Le MédiaTV
Sylvain Laurens, EHESS
Christian Laval, professeur de sociologie à l’université de Paris-Ouest Nanterre
Jérôme Lèbre, professeur de philosophie, Paris
Vincent Lebrou, docteur en science politique, université de Strasbourg
Gildas Le Dem, journaliste
Laurent Lederer, comédien
Christophe Le Digol, politiste, Université Paris Nanterre
Remi Lefebvre, professeur, université de Lille
Brice Le Gall, doctorant en sciences sociales
Yann Le Lann, Mcf université de Lille
Benjamin Lemoine CNRS – université paris Dauphine
Alice Leroy, maîtresse de conférences en études cinématographiques à l’université Paris-Est Créteil
Antoine Lévêque, doctorant en science politique, Sciences Po Lyon
Wenceslas Lizé, Maître de conférences en sociologie, Université de Poitiers
Iris Loffeier, docteure en sociologie (Aix-Marseille)
Frédéric Lordon, directeur de recherche au CNRS
Emir Mahieddin. Anthropologue au CNRS
Pascal Maillard, enseignant à la Faculté de Lettres de l’université de Strasbourg
Jérémie Majorel, MCF en lettres modernes à l’Université Lyon 2
Chowra Makaremi, anthropologue
Paul Malisani, docteur en mathématiques appliquées
Claude Malon, historien, Le Havre
Christelle Manifet, MCF, sociologie, Université Toulouse 2
Dominique Manotti, romancière
Julie Marquet, docteure en histoire, Université Paris Diderot
Gaël Martin, critique de cinéma
Céline Martin, historienne, Université Bordeaux-Montaigne
Jérôme Martin, professeur d’histoire-géographie, Lycée général et technologique
Gérard Mauger, sociologue, directeur de recherche émérite CNRS
Sarah Mazouz, CNRS
Daniel Meier, politiste, chercheur associé, Sciences Po Grenoble
Lamia Mellal (ITRF) IREMAM, Aix-en-Provence
Juliette Mengneau, docteure en sociologie
Delphine Mercier, Sociologue, CNRS
Jean-Philippe Milet, professeur de philosophie, Paris
Claude Millet, professeure de littérature à l’université Paris 7-Denis Diderot
Estelle Miramond, doctorante en sociologie et genre à l’université Paris 7 -Denis Diderot
Adèle Momméja, chargée de recherche au CNRS
Sylvie Monchatre, sociologue, professeure à l’Université Lumière de Lyon 2
Héloïse Morel, journaliste scientifique
Clément Mouhot, professeur de mathématiques, Université de Cambridge
Francois-Xavier Nerard, MCF histoire, Université Paris 1 Panthéon Sorbonne
Catherine Neveu, Directrice de recherche (CNRS-EHESS), Présidente du Conseil scientifique du GIS Démocratie et Participation
Olivier Neveux, enseignant-chercheur, ENS Lyon
Frédéric Neyrat, philosophe
Bernard Noël, écrivain
Pierre Odin, politiste CERI Sciences Po
Julie Pagis, sociologue, CNRS
Ugo Palheta, sociologue, université de Lille
Christophe Parnet, doctorant en science politique, Sciences Po Lyon
Sylvain Pattieu, Maître de conférences en histoire, université Paris 8, écrivain
Frédérique Pelletier, professeure d’espagnol
Elisabeth Perceval, cinéaste
Patrick Pérez, MCF, Sociologue, CNRS
Clément Petitjean, doctorant en sociologie, UVSQ
Johann Petitjean, maître de conférences en histoire, Université de Poitiers
Serge Pey, poète

Michel Pialoux, sociologue, Cessp/EHESS
Caecilia Pieri, historienne, Ifpo Beyrouth
Jean-Marie Pillon Sociologue, Paris Dauphine
Marie-Pierre Ponpon, Université de Strasbourg
Martin Pontier, doctorant en sociologie, LEST-Cnrs, Aix-en-Provence
Tristan Poullaouec, sociologue, Université de Nantes
Marie-Christine Pouchelle, anthropologue, directeur de recherches émérite à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Paris
Nicolas Puig, chercheur CNRS
Olivier Quéré, mcf science politique, Université de Haute Alsace
Laura Raim, journaliste
Tancrède Ramonet, producteur, réalisateur et musicien
Candice Raymond, historienne, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Serge Raymond, psychologue hospitalier honoraire, Ville-Evrard
Quentin Ravelli, Chercheur CNRS
Gianfranco Rebucini, anthropologue
Rachel Renault, Mcf en histoire, Le Mans
Jean Renoir, chercheur associé au CNAM
Eugenio Renzi, professeur de philosophie et de cinéma au Lycée Bellevue du Mans
Zofia Rieger, pianiste et comédienne, Paris
Michèle Riot-Sarcey, historienne, professeure émérite à l’université Paris 8, Saint-Denis
Constance Rimlinger, doctorante en sociologie à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Paris
Jacob Rogozinski, professeur de philosophie à l’université de Strasbourg
Frédéric Roux, professeur agrégé de sciences sociales, docteur en sociologie
Alexis Roy, anthropologue, CNRS
Arnaud Saint-Martin
Julien Salingue, docteur en science politique
Nicolas Sallée, sociologue, Université de Montréal (Québec, Canada)
Michel Samuel, Maître de Conférences en Anthropologie, université Paris 8
Simon Sarlin, maître de conférences en histoire, Université Paris Nanterre
Pierre Sauvêtre, MCF en sociologie à l’Université Paris-Nanterre
Claire Savina, arabisante
Frédéric Sawicki, professeur de science politique, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne
Sbeih Sbeih, post-doctorant
Valentin Schaepelynck, Maître de conférences, Université Paris 8
Régis Schlagdenhauffen, sociologue, EHESS
Marion Schumm, docteure en philosophie, enseignante en lycée
Patrick Simon, démographe, revue Mouvements
Sélim Smaoui, docteur en science politique
Bradley Smith, MCF en études anglophones, Université Paris Nanterre
Thomas Sommer-Houdeville, Docteur en Sociologie
Hélène Stevens, maîtresse de conférences en sociologie à l’Université de Poitiers
Sonia Taleb, doctorante en histoire
Julien Talpin, chargé de recherche au CNRS (Université de Lille)
Federico Tarragoni, maître de conférences en sociologie à l’université Paris 7-Denis Diderot
Louise Tassin, doctorante en sociologie, ATER à l’EHESS
Julien Théry, historien, université Lyon 2-Lumière
Arnaud Tomès, enseignant de philosophie, Strasbourg
Annie Topalov, psychanalyste
Christian Topalov, sociologue, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en sciences sociales, Paris
Jean-Louis Tornatore, anthropologue, université de Bourgogne
Maryse Tripier, sociologue, professeur émérite de l’université Paris-Diderot
Marie Van Effenterre, doctorante en anthropologie
Yves Vargas, professeur honoraire de philosophie, Paris
Daniel Veron, sociologue
Thomas Vescovi, chercheur indépendant en histoire contemporaine
Victor Violier, doctorant en science politique, Université Paris Nanterre
Claire Vivès, Sociologue, Centre d’études de l’emploi et du travail
Elise Voguet, historienne, CNRS
Christophe Voillot,maître de conférences en science politique,Université Paris-Ouest Nanterre
Sophie Wahnich, historienne, Ecole des hautes études en sciences sociales, Paris
Olenka Witjas, responsable pédagogique
Pierre Zaoui, maître de conférences en philosophie à l’université Paris 7-Denis Diderot
David Zerbib, philosophe, Paris