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George Orwell, la lutte contre le « totalitarisme » de la CIA et quelques réflexions sur l’Humanité et les directions du PCF

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Paradoxalement les révélations de Julian Assange et le rôle de big brother joué par la CIA y compris grâce à nos objets de la vie quotidienne ont conduit certains commentateurs à  multiplier les références à l’œuvre de Georges Orwell: 1984. Pourtant le personnage fut lui-même par anticommunisme forcené un agent de ladite CIA. Il ne se contenta d’ailleurs pas d’établir des fiches sur les communistes mais également sur les homosexuels, sur des noirs, des juifs soupçonnés d’être sensibles à l’URSS et à son rôle dans la décolonisation comme dans la lutte contre le nazisme. La « liste d’Orwell » livrée à la CIA telle qu’elle est parvenue à notre connaissance est riche en remarques antisémites, anti-Noirs et antihomosexuelles (à une période où l’accusation d’homosexualité pouvait entraîner des poursuites judiciaires).

Le 11 juillet 1996, un article, publié dans le quotidien anglais The Guardian, explique que George Orwell, en 1949, a collaboré avec l’Information Research Department (une section du ministère des Affaires étrangères britannique liée aux services de renseignements) par l’intermédiaire d’une fonctionnaire de celui-ci : Celia Kirwan. Orwell aurait livré à cet agent une liste de noms de journalistes et d’intellectuels « cryptocommunistes », « compagnons de routes » ou « sympathisants » de l’Union soviétique. La réalité de cette collaboration est prouvée par un document déclassifié la veille par le Public Record Office.

L’information est relayée en France principalement par les quotidiens Le Monde (12 et 13 juillet 1996) et Libération (15 juillet 1996). Le public français apprend à cette occasion que l’auteur de 1984 « dénonçait au Foreign Office les « cryptocommunistes » » (Le Monde, 13 juillet 1996). Dans son numéro d’octobre 1996, le magazine L’Histoire va plus loin encore, expliquant qu’Orwell aurait « spontanément participé à la chasse aux sorcières » organisée contre les intellectuels communistes par le Foreign Office.

Mais c’est le livre de la Britannique Frances Stonor Saunders The CIA and the Cultural Cold War (Granta, 1999) (Qui mène la danse ? La CIA et la guerre froide culturelle, Denoël, 2003, épuisé mais que je possède et qui mériterait une réédition) qui va avec d’autres non traduits (1) révéler réellement qui était le personnage et pourquoi il est logiquement l’idole qui a accompagné la révolution conservatrice et certains trotskistes qui sont en fait les meilleurs alliés de Soros, même s’ils feignent un anti-impérialisme de bon aloi. On les retrouve partout où effectivement Soros mène ses bonnes œuvres, en Crimée, par exemple toujours prêt à dénoncer le nouveau big brother, celui que désigne la CIA qu’il s’agisse de quelques pays du Moyen orient ou de la Chine… ce sont les mêmes qui ne craignent pas de taxer Aragon d’être une crapule « stalinienne ». Bref les disciples d’Orwell… qui ont désormais leurs entrées à l’Humanité et dans la presse dite communiste…

Mais selon le livre très documenté de Frances Stonor Saunders celui avec qui va s’élaborer la théorie n’est pas Orwell mais Koestler : « la destruction du mythe communiste ne pouvait être accomplie qu’en mobilisant les personnalités aussi bien de gauche que non communistes dans une campagne de persuasion (…) Effectivement, pour la CIA, la stratégie de promotion de la gauche non communiste allait devenir le fondement théorique des opérations de l’Agence contre le communisme durant les deux décennies suivantes (2) »(cité par Frances Stonor saunders p.73-74)

L’Humanité et ceux qui depuis des décennies dirigent le PCF semblent incontestablement « agis » et il a fallu que je passe par Cuba où on est très attentif et pour cause à ce genre d’influence pour le découvrir, mais il est évident que le travail idéologique accompli depuis des décennies sur les communistes ont émoussé l’attention. Le fait est que la direction de l’Humanité et celles du PCF, voire syndicales, ont exactement suivi la tactique de la CIA: mobiliser contre le marxisme et contre l’histoire du parti des gens de gauche non communiste et même clairement anti-communiste et faire régner une censure impitoyable sur tous les intellectuels désignés comme « staliniens », en fait communistes.

La théorie fondatrice de la CIA qui permettait d’établir une forte convergence entre les membres recrutés fut présentée par Schlesinger dans The Vital center, l’un des trois livres les plus influents publiés en 1949 et dont la CIA assura la promotion (les deux autres étant Le Dieu des Ténèbres de Koestler et 1984 d’Orwell).

Le thème de Schlesinger est celui du ralliement possible de la gauche non communiste dont Frances Saunder décrit les importants moyens financiers, presse, revue dont ils vont jouir: il « dresse une carte du déclin de la gauche et son éventuelle paralysie morale à la suite de la Révolution corrompue de 1917, et définit « l’évolution de la gauche non communiste » comme l’étendard auquel il fallait se rallier pour tailler un « espace de liberté ». Il ne fallait laisser aucune « lampe à la fenêtre pour guider les communistes ».

Je reviendrai un de ces jours sur Orwell et sur la manière dont avec d’autres il va œuvrer à ce projet.

Quand un gouvernement européen qu’il s’agisse de la France du Programme commun sur laquelle Mitterrand a fait une OPA, sur le gouvernement portugais actuel et même sur l’espagnol, tout l’enjeu reste de minimiser la place des communistes et d’organiser une pression sur leur totalitarisme par rapport à une gauche elle considérée comme défendant les libertés. Il est évident comme je l’analyse dans mes mémoires qu’un certain nombre de dirigeants communistes ont participé dans ce projet et il faut analyser ses liens avec l’eurocommunisme.

Pour moi la censure de l’humanité et ce qui se prépare pour la célébration du centième anniversaire du PCF participe encore et toujours de cette visée de la CIA, que ceux qui en sont chargés soient conscients ou de simples marionnettes, le fait est.

 

Danielle Bleitrach

(1) Annie Lacroix dans un article au Monde Diplomatique cite un certain nombre des autres auteurs anglo-saxons qui ont éclairé ce rôle désormais bien connu de Georges Orwell, on citera en particulier : Richard J. Aldrich, The Hidden Hand : Britain, America, and Cold War Secret Intelligence (John Murray, 2001) ; James Smith, British Writers and MI5 Surveillance, 1930-1960 (Cambridge University Press, 2013), en particulier le chapitre sur Orwell et Arthur Koestler, p. 110-151 ; Andrew Defty, Britain, America and Anti-Communist Propaganda, 1945-1953 : The Information Research Department (Routledge, 2004). Orwell, idole des neocons de plus en plus vénérée depuis les années 1980 ? Il n’y a pas maldonne.

2) Michaël Warner « Origin of The Congress for cultural Freedom. studies in Intelligence , vol 38/5, été,1995. Historien travaillant pour la CIA, Michaël Warner, a pu consulter les dossiers classés inaccessibles aux autres chercheurs mais étant de la maison il commet inexactitudes et omissions dont il faut se méfier.

 

On voit très bien où ils veulent en venir.

Le journal   » L’Opinon  » se fend aujourd’hui d’un article intitulé « Des méthodes totalitaires « 

D’après Wikipedia

L’Opinion est un quotidien français lancé en mai 2013 par Nicolas Beytout, ancien président des Échos et ancien directeur des rédactions du Figaro. Le journal suit une ligne libérale, favorable à l’entreprise et europhile3,4. Il est édité en version imprimée et en version numérique1.

L’actionnariat est gardé secret, mais le journal serait contrôlé par son fondateur Nicolas Beytout (24,4 %), associé à Bernard Arnault (22,8 %), la famille Bettencourt (17,1 %) et Dow Jones and Company, maison mère du Wall Street Journal (7,6 %), et les 28,1 % restants seraient détenus par des plus petits actionnaires.

Tous les ingrédients colportés dans la plupart des médias système y sont présents :

  • le mouvement a perdu la bataille
  • du coup il quitte le terrain revendicatif et une minorité s’engage dans une pure action politique et la violence
  • les syndicalistes qui luttent contre la réforme empruntent la voie des gilets jaunes
  • il est insidieusement suggéré que l’incendie du restaurant La Retonde a quelque chose à voir avec le fait qu’il était fréquenté par MACRON.
  • enfin le qualificatif de RADICALISATION attribué ordinairement à ceux qui dérivent vers le terrorisme islamiste est à présent accolé aux militants et aux organisations qui poursuivent la lutte contre la réforme des retraites.

Et cette trame on la retrouve dans nombre d’articles ou d’interventions sur les plateaux de télé comme hier où les duettistes de la soit-disant confrontation entre Cohn-Bendit et l’ancien ministre Luc Ferry entonnent  la même ritournelle à propos de l’incendie de La Retonde.

image.gifReprise également sur France Inter ce matin par Thomas LEGRAND dans son éditoriél.

Ce type de suggestion s’apparentant, avant toute espèce d’enquête, à ce que d’ordinaire ils appellent le « complotisme » qu’ils attribuent de préférence à leurs adversaires.

De fait ce récit du mouvement est MENSONGER :

Comment parler de défaite quand l’affrontement est loin d’être clos et que pour y faire face, tenter de le diviser le pouvoir macronien a dû profondément modifier le projet initial en rétablissant près de 10 régimes spéciaux qu’ils prétendait supprimer ?

Comment parler de victoire du pouvoir quand le ministre de l’éducation la PDG de Radio France nommée par Macron doivent battre en retraite à l’occasion des voeux aux personnels, quand le président lui-même doit quitter un théâtre sous haute protection policière rameutée en urgence, quand la fronde monte contre la réforme du Bac et du lycée, quand l’Opéra affiche son opposition et se produit publiquement et gratuitement devant une foule, quand les avocats jettent leurs robes à la tête de la ministre de la justice, quand les personnels de l’hôpital en lutte depuis des mois jettent à terre leurs blouses blanches, quand les ports sont bloqués …?

De fait au-delà de la question des retraites c’est tout un pays qui se dresse contre les décisions politiques du macronisme, résistance de masse  que ce dernier croit pouvoir dissimuler sous des accusations outrancières et mensongères et qu’il doit recourir aux violences policières qu’il ne peut plus nier pour tenter de faire peur et de passer en force.

Comment donc continuer à parler d’un mouvement devenu minoritaire?

Comment attribuer la violence à ceux qui résistent à une politique de destruction systématique de toutes les garanties et conquis sociaux et travestir des actions spectaculaires en actions violentes?

L’opération actuelle relayée abondamment par les chiens de garde a donc pour objectif de masquer l’isolement et la fragilité du pouvoir, tout en préparant les conditions d’une répression élargie et aggravée.

En vue d’isoler, de faire refluer et de faire taire une résistance populaire certes encore dispersée, centrée cependant sur le REJET de la cotre-réforme des retraites MAIS qui dans l’action cherche les voies de l’unité contre l’oligarchie, sa politique et sa domination au service exclusif des riches et des puissants.

Nul doute que la semaine qui vient et les manifestations

du VENDREDI 24 JANVIER

vont constituer une première réplique cinglante à cette entreprise d’enfumage, de contre-vérités et d’accusations mensongères!

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image.gifLa grève dans les transports vit ses derniers soubresauts. Les opposants à la réforme des retraites ont perdu, même s’ils ont poussé le gouvernement à ouvrir les vannes de la dépense et à multiplier les exceptions. Moins ces opposants restent nombreux et plus leur échec est patent, plus leurs actions s’éloignent de la revendication sociale pour aller vers la contestation politique teintée de violence. Un quarteron de syndicalistes en roue libre et d’activistes d’extrême gauche ravive la facette la plus exécrable des Gilets jaunes.

Il y a d’abord eu les blocages de dépôts de bus et les injures (homophobes, tant qu’à faire…) contre les machinistes reprenant le service. Il y a ensuite eu le harcèlement d’une conductrice de métro entamant son service. Il y a encore eu l’envahissement du siège de la CFDT, avec bousculades et insultes (« Berger traître », « syndicalistes pourris »…). Ce week-end sont venus l’attroupement organisé autour du chef de l’Etat lors d’une sortie privée au théâtre, puis l’appel à le « décapiter » tel Louis XVI, relayé notamment par l’ancienne porte-parole de La France insoumise Raquel Garrido. Et peut-être l’incendie criminel de La Rotonde, restaurant où Emmanuel Macron a ses habitudes.

Il est possible de s’interroger sur l’essoufflement de la démocratie représentative ou sur le rôle des réseaux sociaux, utile de débattre des erreurs du Président ou de sa condescendance réelle ou supposée, nécessaire de dénoncer les bavures de certains policiers. Mais en démocratie, le seul moyen légitime d’influencer la décision politique est le vote. Intimidations, menaces, agressions verbales et physiques sont des méthodes totalitaires par lesquelles quelques centaines, parfois quelques dizaines d’individus prétendent imposer leur loi à tous les autres. Rien ne permet de les cautionner.

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Violences policières : France 2 et BFMTV, zélées auxiliaires de la préfecture

Violences policières : France 2 et BFMTV, zélées auxiliaires de la préfecture

Qu’elles s’exercent contre les manifestants opposés à la réforme des retraites ou contre un coursier mort à la suite d’un contrôle routier, les violences policières sont légitimées ou édulcorées par le JT de France 2 et par BFMTV. Étonnamment, dans l’affaire du décès de Cédric Chouviat, c’est TF1 qui présente la version la plus équilibrée.

« On revient sur la mobilisation hier contre la réforme des retraites et sur les incidents assez sérieux en fin de cortège à Paris, propose la présentatrice de BFMTV vendredi matin. Seize blessés parmi les forces de l’ordre, vingt du côté des manifestants. » Presque un match nul. « C’est la première fois depuis le début du mouvement que la question de la violence s’invite comme ça dans le débat. » Elle « s’invite » toute seule, vraiment ? Quant à la « première fois », on voit que le présentateur de BFMTV n’était pas dans le cortège du 5 décembre dernier, resté bloqué près de trois heures boulevard Magenta pendant que les forces de l’ordre nassaient la place de la République et l’inondaient de gaz, au point que l’impressionnant nuage de lacrymogènes atteignait deux fois la taille des immeubles.

 

« LFI demande la démission du préfet de police de Paris, Didier Lallement », rapporte le présentateur. « Ils veulent briser le mouvement social par le pourrissement et par la force, s’indigne le député Alexis Corbière. On n’a pas le droit d’utiliser des fonctionnaires de police pour frapper sur d’autres fonctionnaires. » Ni pour frapper sur quelque manifestant pacifique que ce soit, qu’il soit fonctionnaire ou pas.

La présentatrice fait appel à un témoin de première main. « Raphaël Maillochon, vous étiez hier au cœur du dispositif mobile du maintien de l’ordre. » C’est-à-dire embedded avec les policiers, comme à l’accoutumée. « Est-ce que vous avez constaté une violence supérieure de la part des manifestants et une réponse différente des forces de l’ordre ? » « Il n’y a pas eu de changement de doctrine de maintien de l’ordre… » D’où la survenue des habituelles violences. « … Ce qui a pu créer de la violence de la part des manifestants et de la violence légitime de la part des forces de l’ordre puisqu’elle est encadrée légalement. » Légitimes, les coups de matraque et le coup de pied (filmés par Marcel Aiphan) infligées à une paisible manifestante qui cherchait à ramasser son téléphone et qui a fini à l’hôpital ? Pour les dévoués propagandistes de BFMTV, toute violence policière est donc « légitime ».

Selon Raphaël Maillochon, la survenue de violences est due à la configuration du parcours de la manif. Au lieu de larges avenues et de vastes places, « hier, nous sommes passés dans des petites rues ». Pour le reporter, la rue de Chateaudun est une « petite rue », la place Saint-Augustin une mini-placette. « … Avec des policiers de la BRAV que j’ai suivis et qui étaient de chaque côté du trottoir avec les manifestants au milieu. » Le meilleur moyen de créer un climat serein et apaisé, l’extrême violence de ces unités de la Brigade de répression des actions violentes (récente résurrection des « voltigeurs ») ayant été maintes fois documentée, notamment par une enquête de Libération revenant sur leurs méfaits le 5 décembre dernier.

 

« A chaque fois qu’un black bloc se constituait, poursuit le reporter, il y avait obligatoirement une charge des policiers. Je le rappelle, les charges ne se font pas forcément après des sommations de la part des commissaires. S’ils sont témoins d’actions violentes, ils peuvent intervenir directement, c’est légalement écrit dans le code de la sécurité intérieure. » Selon BFMTV, ils peuvent donc « légalement » rouer de coups un homme qui se couche sur une amie infirmière pour la protéger de la violence des policiers, comme sur cette vidéo de Brice Ivanovic.

« J’ai pu voir des actions des forces de l’ordre qui peuvent paraître beaucoup plus violentes à l’image. » C’est juste une question d’image, dans la réalité, leurs actions étaient très câlines. « Mais ce qu’il faut comprendre, c’est qu’il y a un contexte. Hier, j’ai vu énormément de pavés voler dans le ciel parisien, atterrir sur les forces de l’ordre. Dans la compagnie que j’ai suivie, il y a eu seize blessés, des personnes qui se sont pris des pavés. » Mais alors, pourquoi ce tir de LBD à bout portant (filmé par Laurent Bigot et Hugo Murail) alors que les policiers ne subissent aucune agression, aucun jet de pavé ? Deux solutions : soit Raphaël Maillochon ment délibérément, soit son regard est altéré par son choix de se placer du côté policier, sans contrepoint. Dans les deux cas, il ne s’agit pas de journalisme mais de propagande.

« A chaque fois, ils allaient au contact des manifestants avec leurs matraques », insiste le reporter avant de conclure : « Ce sont les ordres données par l’état-major à la direction de l’ordre publique et de la circulation et le préfet de police. » Des ordres forcément légitimes, qu’il serait criminel de remettre en cause. Au passage, merci et bravo aux reporters indépendants (et à leur collectif Reporters en colère) qui mettent leur sécurité en danger pour documenter ce que BFMTV ne montre jamais. Ce 9 janvier, certains ont eux-mêmes subi les violences policières (comme sur cette vidéo de Marcel Aiphan) et deux ont fini au poste, dont le célèbre Remy Buisine, de Brut… Hier soir, Laurent Bigot écrivait : « Je suis sur le mouvement des Gilets jaunes depuis un an, j’en ai vu, filmé et subi des violences policières mais là ça dépassait l’entendement. Arrivé place Saint-Augustin, je me suis assis et j’ai pleuré. C’est au-delà de la colère. »

Pendant ce temps, comme à son habitude, BFMTV joue donc son rôle d’auxiliaire de police. Sans parler de la jubilation de Dominique Rizet et consorts à commenter la violente répression du mouvement des Gilets jaunes, un exemple récent est venu rappeler son goût pour le journalisme de préfecture. Dimanche dernier, on apprenait la mort de Cédric Chouviat, coursier à scooter décédé après un contrôle routier le vendredi précédent à Paris. BFMTV publie alors sur son site un article qui reprend en tous points la version policière, sans jamais la remettre en cause ni même employer le conditionnel.

 

On y apprend dès le « chapô » que « l’homme avait été interpellé alors qu’il téléphonait au volant (sic) de son scooter ». L’information est répétée dès la première phrase de l’article, « les forces de l’ordre arrêtent un homme qui téléphonait alors qu’il conduisait son scooter ». La phrase suivante indique que l’article est bâti à partir de « sources policières ». Selon lesquelles toute la faute repose sur Cédric, « irrespectueux et violent ». Après quoi, sans aucun lien de cause à effet, « les forces de l’ordre remarquent que le visage du pilote du scooter est bleu ». Sans doute un schtroumpf déguisé en livreur.

Mardi matin, les avocats de la victime (Arié Alimi et William Bourdon) et sa famille tiennent une conférence de presse dans les locaux de la Ligue des droits de l’Homme. Grâce à un appel à témoins, ils présentent des témoignages et des vidéos accablants pour les policiers. Cédric Chouviat n’a nullement été « violent », comme le prétend BFMTV. C’est parce qu’il filme les policiers que ces derniers deviennent, eux, particulièrement violents. Ils le projettent au sol au moyen d’une clé d’étranglement puis effectuent un placage ventral en se mettant à quatre sur son dos, sans lui avoir retiré son casque. L’interpellé s’agite désespérément jusqu’à s’immobiliser totalement, inconscient.

 

Les témoignages bouleversants de dignité et de courage du père, de l’épouse et d’une fille de la victime (voir ici l’intégralité de la conférence de presse captée par David Dufresne) attestent que Cédric ne pouvait avoir son téléphone à l’oreille en conduisant. En tant que coursier professionnel, il est équipé d’un casque « à 600 euros » muni d’un micro et d’un écouteur, un système qui décroche automatiquement le téléphone placé sur son torse. D’ailleurs, la première version qui leur est donnée quand ils viennent se renseigner au commissariat du 7e arrondissement est celle d’une interpellation pour une plaque minéralogique poussiéreuse, illisible… Pour ajouter à leur angoisse, les policiers ne leur disent qu’au bout d’environ six heures, sous la pression de son épouse, que Cédric est hospitalisé. Entretemps, ils ont appelé les urgences de tous les hôpitaux… en vain, puisque que Cédric était en réanimation.

 

L’article de BFMTV paru le dimanche est donc totalement mensonger. Les « sources policières » n’ont jamais été vérifiées, alors même que la chaîne diffuse en ce moment un spot d’autopromotion dans lequel elle s’enorgueillit de « vérifier l’information ». Comme d’habitude, BFMTV fait le contraire de ce qu’elle prétend et bafoue l’éthique journalistique. Le mardi, heureusement, la chaîne relaie honnêtement les déclarations des avocats et de la famille puis les résultats de l’autopsie tombés dans l’après-midi, et fait témoigner le père et l’épouse de Cédric. Mais le fallacieux article initial, malgré mon signalement, reste en ligne jusqu’à ce jour (10 janvier). Une véritable insulte à la mémoire de la victime et à la douleur de la famille.

 

Le sommet de l’ignominie — et le journalisme de préfecture le plus zélé — est atteint par le 20 heures de France 2 le mardi soir. Anne-Sophie Lapix annonce en titre : « Interpellé parce qu’il téléphonait en conduisant son scooter, un homme de 42 ans est mort dimanche à Paris. » La version policière reste de mise malgré les éléments contradictoires. Et la présentatrice de rappeler en développant : « Il avait été interpellé alors qu’il téléphonait en conduisant… » Je vais finir par croire que l’utilisation d’un téléphone pendant que l’on conduit est passible de la peine de mort. Par contraste, le sujet de TF1 est un modèle d’équilibre et de prudence. « Les raisons de son arrestation sont floues », indique le reporter.

« Sa famille dénonce une bavure, l’autopsie révèle qu’il a succombé à une asphyxie avec fracture du larynx », précise Anne-Sophie Lapix. La prétendue « enquête » des journalistes de France 2 ne fait qu’accroître le malaise suscité par la version de la présentatrice. « Les gestes pratiquées par ces policiers pour interpeller ce livreur plaqué au sol ont-ils provoqué sa mort ? » Ou bien Cédric a-t-il avalé une arête de travers ? « Selon le procureur de la République, les premiers résultats de l’autopsie établissent une “manifestation asphyxique avec une fracture du larynx”. »

 

Et la journaliste d’ajouter une phrase retranscrite en grand format à l’écran : « L’homme avait aussi “un état antérieur cardio-vasculaire”. » Une précision douteuse, insinuant que Cédric Chouviat a succombé à une prévisible crise cardiaque, comme si la fracture du larynx et l’étouffement n’étaient que des circonstances annexes. La famille de la victime a pourtant bien témoigné que, si Cédric faisait un peu d’hypertension, un récent examen cardiaque pratiqué pour l’autoriser à la pratique sportive ne révélait aucun souci.

De son côté, TF1 s’abstient de mentionner cette fausse piste et, au contraire, relaie un extrait du plaidoyer d’Arié Alimi dans lequel l’avocat explique les dangers de la technique du placage ventral, déjà cause de plusieurs décès en France et interdite dans de nombreux pays. Puis le reporter interroge un médecin urgentiste, Gérald Kierzec, qui précise : « Une fracture du larynx, c’est traumatique, c’est pas spontané. On n’a pas de fracture du larynx comme ça. C’est un choc violent [le placage ventral avec le casque, ndr] ou une strangulation [la clé d’étranglement, ndr] qui peuvent provoquer cette fracture, mais de manière relativement violente. » La piste de la cacahuète avalée de travers est donc démentie par TF1.

 

« Sur ces images filmées par un passant, poursuit la journaliste de France 2, l’échange entre ce livreur et ce policier semble virulent. » Ces images sont tellement floutées qu’on ne distingue pas qui est qui. Alors que celles de TF1, éclairées par le commentaire qui désigne la position de Cédric sont plus lisibles et prouvent que le coursier n’est pas « virulent ». « Selon la police, l’homme téléphonait en conduisant, insiste France 2, il était agressif et refusait d’être interpellé. » Toujours la même version, répétée pour la troisième fois, mais enfin sourcée.

 

Puis le seul extrait de la conférence de presse du matin choisi par France 2 renforce son parti-pris en faveur de la version policière. On y entend Doria Chouviat, l’épouse de Cédric : « Je réfute pas l’hypothèse qu’il ait pu être insultant, je le dis honnêtement. Est-ce que pour autant il mérite ce qui lui est arrivé ? » Voilà donc la cause du drame… Un homme « insultant ». France 2 passe totalement sous silence les autres parties des témoignages de son épouse et de son père (lequel était aussi son employeur en tant que patron d’une société de transports). Selon eux, les contrôles routiers étaient le lot quotidien de Cédric, puisqu’il était coursier, et s’il s’est parfois fait verbaliser, tous ces contrôles se sont toujours très bien passés. Il a donc fallu qu’il se passe quelque chose de grave pour que Cédric décide de filmer les policiers et leur adresse d’éventuels reproches.

 

TF1, à l’inverse, choisit un extrait du témoignage du père de Cédric où s’expriment la force de l’émotion et la gravité de l’injustice : « On a assassiné mon fils. Quand mon petit-fils me demande, je lui dis : “On a assassiné ton père.” » Cédric était en effet le père (aimant et aimé) de cinq enfants.

 

Pour finir, la journaliste de France 2 laisse la parole aux autorités compétentes. « Le ministre de l’Intérieur assure de son côté : “Les résultats de l’autopsie soulèvent des questions légitimes, auxquelles des réponses devront être apportées en toute transparence.” » Ben voyons. « L’IGPN a été saisie pour tenter de préciser les circonstances de l’intervention des policiers, conclut la reporter. Une information judiciaire pour homicide involontaire a été ouverte. » Elle ne précise pas qu’elle a été ouverte à la suite d’une plainte de la famille avec constitution de partie civile, les pièces de la procédure d’une enquête de l’IGPN n’étant jamais transmises aux avocats de la victime — sans parler de la propension de cette institution à classer sans suite les plus graves et les plus évidentes violences policières.

 

Ce mardi soir, pour bénéficier d’une information honnête, il valait mieux regarder la chaîne de Bouygues plutôt que celle du service public.

 
 

Des millions de Français ont protesté contre la réforme des retraites. Ministère des Finances a proposé des négociations

les communistes russes parlent de nos manifestations, mais maîtrisent mal l’orthographe de nos dirigeants de seconde zone…Chez nous on maitrise l’orthographe de « Poutine », mais on ne parle jamais des luttes en Russie. (note de Danielle Bleitrach)

10 janvier 2020 16:30
Des millions de Français ont protesté contre la réforme des retraites.  Ministère des Finances a proposé des négociations

Photo: Lafargue Raphael / ABACA

Environ 1,7 million de personnes ont participé à des manifestations contre la réforme des retraites, qui ont eu lieu dans 90 villes de France. Cela a été dit dans le plus grand syndicat français « Confédération générale du travail » (CGT), rapporte TASS

«Il s’agit d’une grève historique. Le nombre de manifestants s’est avéré encore plus important que ce qui avait été noté le premier jour de la grève (1,5 million de personnes – environ Ed) », a déclaré la CGT dans un communiqué. Le syndicat a appelé ses partisans à poursuivre la mobilisation du 10, puis du 11 janvier. « Samedi sera l’occasion d’élargir notre mouvement, en attirant tous ceux qui nous soutiennent », ont-ils déclaré.Selon le ministère français de l’Intérieur, 452 000 personnes ont participé à des manifestations à travers le pays, dont 56 000 manifestants ont été dénombrés par le ministère parisien.

En France, jeudi était le 36e jour de protestation contre la réforme des retraites proposée par le gouvernement. Des milliers de manifestations et processions ont lieu ce jour à Toulouse, Marseille, Bordeaux et Lyon. Au total, plus de 200 manifestations et, en général, au moins 400 sortes de manifestations différentes auront eu lieu. Pour cette raison, la plupart des modes de transport ne fonctionnaient pas. Ce jour-là, le record de la grève des cheminots de 1986, considérée comme la plus longue, a été battu.

Une série de grèves contre la réforme des retraites a débuté en France à l’initiative des syndicats le 5 décembre. La grande majorité des manifestants sont des salariés de la Société nationale des chemins de fer français et de la régie des transports autonomes de Paris. L’une des principales raisons de leur mécontentement est la décision des autorités de supprimer les tarifs spéciaux de pension pour des dizaines de catégories de citoyens, ainsi que l’intention de porter à 64 ans l’âge auquel la pension est versée en totalité. Les syndicats ont annoncé leur intention de faire grève jusqu’à ce que le gouvernement français abandonne la réforme sous sa forme actuelle.

Le 5 janvier, le ministre français de l’Économie et des Finances, Bruno Le Mer, a appelé les grévistes opposés à la réforme des retraites à trouver un compromis dans les négociations avec le gouvernement.

Le Mer a souligné que « le moment est venu de trouver un compromis ». Selon lui, le Premier ministre français Eduard Philippe « a répondu à l’inquiétude » exprimée par les syndicats sur un certain nombre de principes proposés par les autorités du projet.

«La réforme que nous proposons est juste: elle bénéficiera aux mères célibataires, aux agriculteurs et aux hommes d’affaires», a déclaré le ministre.

 

Réforme des retraites : « Le mode de calcul mystérieux » de la valeur du point

La « réforme » et la logique « comptable » qui la sous-tend est de plus en plus obscure mais ce qui est clair c’est au profit de qui elle est faite. Certainement pas comme le montre le bref calcul ci-dessous pour le citoyen lambda, d’où la difficulté de le trouver pour lui faire raconter le bénéfice personnel qu’il en escompte. En cherchant bien on trouve l’usager excédé mais il vaut mieux ne pas trop lui demander contre qui… BMTV et les médias  ont bien du mérite de continuer à manifester une fidélité aussi aveugle sans même avoir été énuclés par un sbire de Castaner en proie à une pulsion sadique avec des armes létales à leur disposition (note de Danielle Bleitrach).

La réforme annonce une valeur de point de 0,55 euro pour 10 euros cotisés, soit un ratio de 1 sur 18. Or 18 est le nombre d’années entre l’âge « pivot » de 64 ans et l’espérance de vie moyenne, 82 ans, observe Yves Faucoup, spécialiste de l’action sociale. Un hasard ?

Publié le 07 janvier 2020 à 14h10 – 

« Depuis que le débat est lancé sur cette réforme, ni Jean-Paul Delevoye, ni aucun ministre n’a expliqué de quelle manière cette valeur du point avait été calculée. » (Photo : Edouard Philippe à l’ouverture de la réunion multilatérale de concertation avec les organisations syndicales et patronales sur la réforme des retraites, mardi 7 janvier
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« Depuis que le débat est lancé sur cette réforme, ni Jean-Paul Delevoye, ni aucun ministre n’a expliqué de quelle manière cette valeur du point avait été calculée. » (Photo : Edouard Philippe à l’ouverture de la réunion multilatérale de concertation avec les organisations syndicales et patronales sur la réforme des retraites, mardi 7 janvier
.) JEAN-CLAUDE COUTAUSSE POUR « LE MONDE »

Tribune. Le rapport Delevoye publié en juillet (« Pour un système universel de retraite », voir lien PDF) décrète que « la valeur du point servant au calcul de la retraite serait fixée à 0,55 euro au démarrage du système universel » (« Synthèse », page 7). Plus loin, page 18, il est dit qu’il y aura une valeur d’acquisition (un point pour 10 euros cotisés), et une valeur de service au moment du départ en retraite qui sera fixée « de sorte que 1 point soit égal à 0,55 euro de retraite annuelle ».

La seule justification, sur 132 pages de rapport, est la suivante : « En l’état des hypothèses actuelles (1,3 % de productivité du travail) », le rendement définitif ne sera acté qu’en 2024 « en fonction des hypothèses économiques qui prévaudront alors ». Quelques lignes plus loin, une phrase quasi identique est répétée.

Depuis que le débat est lancé sur cette réforme, ni Jean-Paul Delevoye ni aucun ministre n’a expliqué de quelle manière cette valeur du point avait été calculée. « Les hypothèses actuelles de la productivité » est une formule bien vague : en admettant que ce soit la vraie raison, il n’empêche que l’on devrait savoir comment on parvient à ce taux de 0,55 pour 10 euros cotisés. L’explication n’apparaît ni dans les documents des syndicats, ni dans les débats publiés par les journaux.

Lire aussi  Réforme des retraites : « La méfiance est renforcée par le fait que la valeur du point semble sortir d’une boîte noire, sujette à toutes les manipulations »

Pourtant, ce chiffre de 5,5 % correspond à un ratio de 1 sur 18. Et l’on a alors l’explication d’un calcul tout simple que les promoteurs de la réforme se sont bien gardés de révéler : il faut dix-huit ans pour que les sommes cotisées soient épuisées. En 2018, l’espérance de vie générale des hommes était à 79,5 ans et celle des femmes à 85,4 ans, soit une moyenne à 82,5 ans : dix-huit ans est la durée de vie entre 64 (le fameux « âge pivot ») et 82 ans (même si l’espérance de vie réelle à 64 ans est en réalité un peu supérieure).

 

De la candeur de nos chaînes en continu… et autres journaux télévisés…

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Il y décidément dans nos télévisions des gens qui ont un tempérament candide, ils ne voient malice à rien… Ainsi aujourd’hui on apprend que Trudeau a affirmé que le Boeing 637 ukrainien qui s’est crashé dans la banlieue de Téhéran en faisant 176 morts aurait été abattu par un missile iranien qui passait par là…

Déjà Trudeau j’ai comme un doute, souvenez-vous de ces deux imbéciles Trudeau et notre Macron pouffant de rire face aux ridicules du président Trump au sommet de l’OTAN. Il s’était fait remonter les bretelles par les Canadiens qui non sans pertinence jugeaient que le Canada n’a pas à se conduire comme un gamin facétieux face à l’ogre voisin… Il s’est dit comme notre Macron que c’était l’occasion de rentrer en grâce… Sur le dos des Iraniens, entre nous je ne suis pas sûre que Trump les en estime plus… mais enfin j’ai du mal à percevoir la psychologie de Trump qui a la moitié du cerveau comme un adepte du klux klux klan et l’autre comme un tiroir-caisse… Mais le fait est que même avec un président un peu moins atrabilaire, la diplomatie exige des qualités dont ces trois-là paraissent dépourvus… et qu’ils compensent pas un mépris total de ce que peut penser de leurs affirmations un être raisonnable…

Donc Trudeau affirme que l’avion ukrainien a été abattu par un missile iranien qui voletait à proximité de son aéroport et qui il trouve comme caution : « les services de renseignement américains « ! déjà on se dit que n’importe qui aurait des doutes et attendrait le résultat de l’enquête. Celle-ci serait laissée à un commission dans laquelle les Etats-Unis auront le meilleur rôle et nous annonce cela sans le moindre sourire…

L’impérialisme est l’impérialisme, il a ses exigences qui n’ont rien à voir avec la psychologie mais qu’il y ait à la tête de ces principales puissances comme les Etats-Unis, mais aussi de la France et du canada, des gens incapables de sortir d’eux-mêmes au point que tels des pervers narcissiques, ils ne craignent pas d’affirmer n’importe quoi et de prétendre nous convaincre par leur seule assurance, est déjà un problème qui intéresserait le freud de malaise dans la civilisation,. BIen, mais  ce comportement parait contagieux dans toute la médiacratie. Il n’y a plus que Meurice, le chroniqueur humoriste de France inter dont les propos paraissent être in fine frappés du coin du bon sens Comme quand  il dit qu’il y ait un mec décidé de mettre le feu à la planète et que Manu lui suce le briquet, voilà ils sont deux désormais, Macron et Trudeau en « suce-briquet »…

trois plutôt…

Parce qu’ intervient le troisième larron, le gouvernement ukrainien dont chacun connaît la fiabilité, le caractère totalement incorruptible du régime et l’indépendance à l’égard de Etats-Unis. Et bien, il n’y a pas eu un journaliste pour mettre en doute la véracité des auteurs des déclarations ci-dessus. Il est vrai que nous sommes désormais aux avant-postes de la guerre des Etats-Unis face à l’Irak.

Mais je dois dire que quand j’écoute nos chaines d’information en continu et nos journaux télévisés, je me dit que dans le fond pourquoi ils ne se considèrent pas comme d’honnêtes tabloïds et nous parlent pas des malheurs de la couronne britannique au moins c’est distrayant et là une certaine candeur ne nuit pas ?

J’ai une autre question? Pourquoi dans ce débat sur les retraites personne ne dit à quel point l’argument du coût de la retraite, argument démonté dès que l’on rentre un peu dans le coût de l’opération jusqu’ici, donc pourquoi on ne demande pas le coût de notre armée installée en Irak et ailleurs.

Il y avait beaucoup de jeunes à la manif de hier, ils me regardaient avec étonnement et joie, nous avons discuté quand je leur ai parlé du coût de nos expéditions militaires, ils ont été étonnés, ils l’ignoraient…

 

Danielle Bleitrach

 
 

Il y a journalistes et journalistes…

A Paris, la police arrête et violente des journalistes

Je me souviens de l’expédition américaine en Irak, c’était frappant, il y avait un groupe de journalistes chouchoutés, transportés dans les fourgons de l’armée américaine à qui on réservait quelques shows bien montés comme la destruction de la statue de Saddam Hussein et puis il y avait les autres, les free lance que l’on ne dédaignait pas tirer comme des lapins… Sommes-nous en état de guerre avec deux types de journalistes, les éditorialistes qui viennent confortablement expliquer que la grève est en baisse et le manifestations de moins en moins nombreuses… et puis il y a les malheureux sur le terrain qui se font frapper comme un vulgaire piquet de grève (note de Danielle Bleitrach).
Crédit photo / Imprimer écran de vidéo Taha 📷 @MTGphotographe

La manifestation contre la réforme des retraites a été de nouveau accompagnée de violences policières. De nombreuses vidéos montrent des policiers frapper des manifestants et arrêter des journalistes.

Les médias semblent avoir été ciblés par les forces de police comme le montrent plusieurs vidéos où l’ont voit des reporters se faire arrêter par la police parfois violemment.

Reporters En Colère 🔴@REC_Collectif

Selon nos sources, un JRI de @LinePress vient de se faire matraquer à l’intersection de rue Lafayette et rue Baudin https://twitter.com/linepress/status/1215262519813603334 

LINE PRESS@LinePress

Paris #manifestation contre la #reformedesretraites. De nouveaux journalistes interpellés ; un de notre agence clairement identifiable et @RemyBuisine de @brutofficiel. Ces méthodes d’un autre âge vous coûteront très cher politiquement @CCastaner @prefpolice

LINE PRESS@LinePress

Oui nous confirmons totalement votre information un de nos journalistes clairement identifié à été brutalement matraqué lors d’une charge de police inutile (aucun incident à ce moment là). Il sera conduit à l’hôpital dans quelques instants. Suite IGPN demain matin.

Voir les autres Tweets de LINE PRESS

LinePress, La Meute Photo ou encore Brut ont signalé l’arrestation de JRI. La raison souvent évoquée est le port d’un masque à gaz, élément essentiel de ces journalistes sur le terrain, pour filmer les heurts dans les rassemblements.

Pour certains internautes, cette nouvelle directive de la police, qui présente le masque à gaz comme une arme de guerre, permet aux forces de l’ordre d’empêcher les journalistes de filmer les violences policières.

Taha 📷@MTGphotographe

Urgent @REC_Collectif 🚨 plusieurs journaliste frappés par la police dont @SeguraJean1 .
Là ça va trop loin @prefpolice

Vidéo intégrée

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Nicolas Chapuis, journaliste reporter chez Le Monde, chargé de la rubrique police, a dénoncé ces nouvelles méthodes policières sur Twitter. Le Syndicat Indépendant des Commissaires de Police a rapidement pris la défense des forces de l’ordre appelant les journalistes à se désolidariser et à quitter les lieux.

Nicolas Chapuis

@nicolaschapuis

Un autre journaliste, de @Linepress cette fois-ci, interpellé pour port de masque à gaz. Direction le commissariat, mais pas de GAV. Il faut le redire : informer (au coeur de manifestations saturées en gaz lacrymogène) n’est toujours pas un délit. En revanche c’est une nécessité. https://twitter.com/nicolaschapuis/status/1215277253908729864 

Nicolas Chapuis

@nicolaschapuis

D’après une source police, le journaliste @RemyBuisine a été interpellé à cause de son masque à gaz, qui est assimilable…à un port d’arme. Il a été emmené au commissariat (pas de GAV a priori). Rappelons qu’il porte ce masque pour faire son métier. Et que ce n’est pas un délit.

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Nicolas Chapuis

@nicolaschapuis

Quand il y a des violences, les journalistes doivent se désolidariser et quitter les lieux ??? Là j’avoue que je ne sais pas quoi répondre. On ne doit pas avoir la même vision de la nécessité et de la liberté de l’information. https://twitter.com/SICPCommissaire/status/1215302776303034371 

Commissaires de Police – SICP@SICPCommissaire
En réponse à @nicolaschapuis

@SergePhotos vos propos péremptoires et assez prétentieux; on a compris.@nicolaschapuis si vous suivez les manifestations, il ne vous a pas échappé que la violence provient de groupes violents.
Se désolidariser et quitter les lieux est la meilleure chose.

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Ces derniers mois, la tension est montée d’un cran entre journalistes et syndicats de police. Les arrestations répétées de Gaspard Glanz ou de Taha Bouhafs dans l’exercice de leur fonction ont mis l’accent sur un problème de plus en plus présent : la liberté d’information dans les manifestations.

Le collectif « Reporters en Colère » (REC) a dénoncé à plusieurs reprises les violences que subissent les journalistes. Le 7 décembre, REC faisait état de 27 journalistes blessés en grande partie à cause des tirs de grenades lacrymogènes ou de désencerclement de la police.