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Archives de Catégorie: Congrès du parti 2018

Arrêtez d’avoir des attitudes provocatrices aux conséquences imprévisibles.

je suis ennemie de tout « dégagisme », du poujadisme de « sortez les sortants » et je dois dire qu’il ne me serait jamais venu à l’idée de remettre en cause des responsables de ma fédération ou de ma section, si je n’avais pas assisté aux pratiques de tendances consistant à refuser une jeune camarade dans la délégation ou la mettant dans l’impossibilité de participer sou le seul prétexte qu’elle était signataire du manifeste. j’ai souvent raconté cette conférence de section du 4e et 5e arrondissement de marseille où j’ai assisté à un fonctionnement en tendance visant à élminer les signataires du manifeste pour avoir pour la conférence fédérale une sous représentation et encore plus pour le congrès.

J’ai vécu depuis 20 ans une répression personnelle constante, censure, diffamation et même coups, mais je n’avais jamais encore été confrontée à cette organisation en tendance pour empêcher que soit pris en compte le vote des communistes. J’étais depuis le congrès de Martigues une sorte de dissidente par rapport à un collectif qui n’admettait pas mes opinions; Là c’était autre chose, un groupe qui avait été mis en minorité au plan national s’organisait pour tenter d’inverser les résultats du vote en maintenant au pouvoir un secrétaire national qui avait en fait 60% des votes des adhérents contre sa ligne. Cela se faisait en s’alliant avec un groupe ultra-minoritaire qui ne cessait d’affirmer qu’il était sur le départ et qu’il ne voyait plus très bien l’intérêt d’appartenir au PCF.

S’il est inadmissible de faire la chasse aux individus y compris ceux qui n’ont pas démérité, il convient que l’on choisisse les reponsables en fontion de leurs capacités à s’investir dans l’orientation choisie par les communistes et pas dans des empoignades dignes du PS pour défendre un tel contre un tel. Outre les risques d’implosion à l’intérieur du pCF, cela est totalement contraire à la culture des communistes. Pourtant c’est bien là la responsabilité que certains et non des moindres ont pris, l’exemple venant d’en haut.

Donc,la situation a changé et ce que j’ai vu c’est la tentative de mettre en cause à travers des amendements qui dénaturaient un texte et dont le but était de se maintenir en place, avec la volonté de diviser le parti. Cette fois prétendre m’exclure avec tous ceux qui votaient comme moi avait un tout autre sens.

Donc, encourager la constitution de cette tendance sous couvert d’unité du parti était indigne et il fallait éclairer les enjeux, mettre cette tentative en minorité. la seule manière de le faire était dans le strict respect de la démocratie et pas dans des affrontements qui viseraient des personnes. Cela n’a pas été respecté et on a encouragé la confusion pour protéger les rentes de situation de ceux qui s’étaient ouvertement proclamé comme appartenant à cette opération baptisée signature des 50, et pour mieux en bonne logique attaquer ceux qui étaient pour le texte devenu base commune.

Le danger d’une telle attitude c’est qu’elle risque de provoquer ce contre quoi j’ai toujours été à savoir la volonté d’éliminer ou de couper des têtes. Il faut donc arrêter de provoquer pour retrouver réellement cette capacité à travailler ensemble. Cela dépend de ceux qui ont choisi de ne pas respecter le vote des communistes, il faut qu’ils arrêtent de provoquer pour ne pas déclencher des comportements dont nous ne voulons ni les uns ni les autres.

 
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Publié par le novembre 19, 2018 dans Congrès du parti 2018, POLITIQUE

 

Européennes : «L’ouvrier d’abord» pour le PCF

>Politique|Quentin Laurent (@Quentin_Laurent)|14 novembre 2018, 21h15|MAJ : 14 novembre 2018, 22h19|1
Selon Ian Brossat, Marie-Hélène Bourlard, ex-syndicaliste et ouvrière dans le textile dans le Nord, figurera dans les quatre premiers noms de la liste communiste aux élections européennes. PHOTOPQR/VOIX DU NORD

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Les communistes veulent donner une coloration ouvrière à leur liste. Sans garantir qu’ils feront entrer des eurodéputés au Parlement.

Au Parlement européen, les députés « ouvriers » se comptent quasiment sur les doigts d’une main. Lancés depuis cet été dans sa campagne pour les élections européennes – bien que parallèlement en discussion avec d’autres partis – les communistes aimeraient mettre la classe ouvrière en bonne place sur leur future liste pour le scrutin de mai prochain. Avec au moins deux candidats issus du monde ouvrier dans les dix premiers noms.

Le PCF doit présenter, ce jeudi, à Lille les candidatures de Franck Saillot, ancien ouvrier dans l’industrie papetière, et surtout celle de Marie-Hélène Bourlard, ex-syndicaliste et ouvrière dans le textile dans le Nord. « Ce serait la première femme ouvrière à devenir eurodéputée, une grande première dans l’histoire du Parlement européen », s’enthousiasme Ian Brossat, adjoint au maire de Paris et chef de file des communistes pour les européennes. Lui nous affirme qu’elle figurera dans les quatre premiers noms de la liste, donc automatiquement élue si le PCF fait 5 % des voix. Franck Saillot dans les dix premiers. « Le Parlement est tenu par le lobby de l’argent, nous, on veut être le lobby des gens », poursuit l’élu. Prolétaires de tous les pays, présentez-vous !

«Au Parlement européen, ils n’ont sûrement jamais vu d’usine !»

Âgée de 61 ans et tout juste retraitée, Marie-Hélène Bourlard a travaillé pendant 35 ans à l’usine de fabrication de prêt-à-porter haut de gamme Ecce, et s’était notamment fait connaître dans le documentaire « Merci patron ! » de François Ruffin. A la fermeture de l’usine en 2009, elle s’était mise à travailler comme ambulancière. « Au Parlement européen, ils n’ont sûrement jamais vu d’usine ! », lance cette communiste de longue date, qui promeut – entre autres – l’idée d’un « smic européen ». De là à aller jouer les premiers rôles à Bruxelles ?

« On n’a pas encore parlé de position sur la liste », se défend Bourlard, qui balbutie quand on lui annonce qu’elle serait en position éligible, comme affirmé par Brossat : « Euh, j’espère que non… ! ».Visiblement pas encore convaincue… friture sur la ligne communiste ou simple argument de communication pour un PCF qui cherche à réaffirmer son identité. Au PCF, on plaide l’erreur de com’…

Plusieurs incertitudes planent encore sur l’avenir européen des communistes. En discussion avec d’autres partis de gauche, comme Génération-s, ils pourraient choisir de ne pas aller aux européennes seuls. Et si c’est le cas, les sondages ne les créditent pas encore des 5 % de voix nécessaires pour faire entrer des candidats – ouvriers ou non – au Parlement.

En attendant, ils n’étaient que 3 ouvriers sur 766 députés européens entre 2004 et 2014 selon une étude. Et seulement un Français, après 2014. L’ancien sidérurgiste d’ArcelorMittal Edouard Martin, qui s’était fait élire sur une liste socialiste.

 

Comment Jean-Claude Gaudin a vendu Marseille aux promoteurs

 PAR  ET JEAN-FRANÇOIS POUPELIN (LE RAVI)

À l’heure de faire son bilan et, peut-être, de rempiler pour six ans, le sénateur-maire UMP de Marseille peut se vanter d’avoir coulé sa ville dans le béton. Une histoire politique et de petits arrangements entre gens bien introduits. En partenariat avec le mensuel Le Ravi.

Une enquête de Jean-François Poupelin (le Ravi) et Louise Fessard (Mediapart)« Je n’ai jamais été inquiété par la justice », se vante régulièrement Jean-Claude Gaudin, notamment en période électorale. Une rengaine écornée par l’ouverture début 2014 par le parquet de Marseille d’une enquête préliminaire pour des soupçons de favoritisme visant un des satellites de la ville suite à un signalement de la chambre régionale des comptes. Comme l’a révélé La Provence, les magistrats financiers se sont étonnés de la générosité de la société d’économie mixte Marseille Aménagement, bras armé immobilier de la ville, envers une famille d’entrepreneurs marseillais. Les faits se déroulent à la Capelette, un ancien quartier ouvrier de l’est de Marseille où le départ des industries a laissé des friches béantes. En 2003, Marseille Aménagement rachète sur cette zone d’aménagement concerté (ZAC) un terrain pour y construire un palais de la glisse. Le terrain est squatté par Laser Propreté, une société de nettoyage industriel appartenant à la famille Lasery, dont la convention d’occupation est pourtant résiliée depuis 1998. Jackpot : fin 2004, Marseille Aménagement indemnise Laser Propreté à hauteur de 2 millions d’euros, alors que le bail prévoyait une indemnité maximale de 193 000 euros (et même seulement 153 000 euros selon l’évaluation du service des domaines) !

Jean-Claude Gaudin, maire UMP de Marseille depuis 1995 © Rémi LerouxJean-Claude Gaudin, maire UMP de Marseille depuis 1995 © Rémi Leroux

En décembre 2011, Marseille Aménagement revend de gré à gré le terrain voisin et une partie de celui indemnisé (dépollué et en partie aménagé à ses frais en 2013) à un groupe de promoteurs qui souhaite y construire le centre commercial Bleu Capelette. Il s’agit d’Icade (filiale de la Caisse des dépôts et des consignations) et de Sifer, une société dirigée par Éric Lasery, l’un des associés de Laser Propreté, qui n’a pourtant aucune expérience dans le domaine. À en croire les déclarations d’un cadre d’Icade, les deux affaires semblent avoir été négociées à peu près à la même période. « Il y a dix ans maintenant, nous avons imaginé un centre commercial avec une composante loisirs importante à l’entrée est de Marseille », a indiqué Antoine Nougarède, directeur de l’immobilier commercial chez Icade, dans La Provence en avril 2013. D’où les soupçons de favoritisme. Contacté, Éric Lasery parle d’« extrapolations ». « Le seul reproche de la CRC [qui concerne Sifer, ndlr] est de ne pas avoir mis en concurrence, mais ça il faut demander à Marseille Aménagement », rectifie-t-il. Avant de lâcher : « Tous les terrains sont vendus à Marseille sans concurrence, donc il n’y a pas eu d’exception pour nous. »

Le projet Bleu capelette, un des futurs centres commerciaux àl'entrée est de la ville. © Belu capeletteLe projet Bleu capelette, un des futurs centres commerciaux àl’entrée est de la ville. © Belu capelette

L’entourage du candidat Jean-Claude Gaudin a aussitôt ouvert le parapluie. « La mairie nʼa rien à voir, directement, avec cette affaire, nous a répondu Claude Bertrand, son directeur de cabinet (voir l’intégralité de sa réponse sous l’onglet Prolonger). En 2013, la Chambre régionale des comptes est intervenue sur Marseille Aménagement et non sur la Ville. En tant que société d’économie mixte, elle assumait la maîtrise d’ouvrage de ses opérations. » C’est oublier que ce sont des élus UMP, dont Gaudin, qui ont présidé la SEM, récemment absorbée par une nouvelle SPL (Société publique locale). Ancien conseiller de Jean-Claude Gaudin, « Boumendil, le directeur de Marseille aménagement (de 1998 à 2013, ndlr) prenait ses ordres chez Loisel (directeur de cabinet adjoint du sénateur et maire UMP, décédé en 2011, ndlr) et Bertrand », précise d’ailleurs un observateur avisé.

L’affaire est symptomatique du fonctionnement opaque de la ville lorsqu’il s’agit d’immobilier. Dans son rapport sur Marseille Aménagement, la CRC a également épinglé la réhabilitation du centre-ville, confiée au privé à travers trois périmètres de rénovation immobilière (PRI) créés entre 1993 et 1995. Près de vingt ans et 60 millions d’euros de dépense communale plus tard, « 40 % des logements qui devaient être réhabilités dans les PRI Centre-ville et Thubaneau, n’avaient toujours pas fait l’objet de travaux à la date du 31 décembre 2009 », manque de s’étouffer la juridiction financière. Qui dresse un panorama aussi prévisible que désastreux de ces opérations : préemption des immeubles et revente à des investisseurs de gré à gré sans aucune transparence, défiscalisations massives et subventions à gogo sans contrôle de la réalité des travaux de rénovation.

Dès 2000, l’association « Un centre-ville pour tous » avait documenté ces dérives de façon très étayée. Sans effet. Devant l’atonie des élus (majorité comme opposition), des citoyens, proches de l’association, ont décidé de se saisir de ce rapport explosif de la CRC. Sept courriers recommandés ont atterri mi-février 2014 dans la boîte aux lettres de Jean-Claude Gaudin pour lui demander de recouvrer les « sommes indûment versées »signalées par les magistrats. Dans le viseur : des dépenses engagées par Boumendil (pour sponsoriser un congrès de vieilles voitures ou encore une réception lors de la remise de sa Légion d’honneur), un code des marchés publics malmené, des employés licenciés avec de fortes indemnités et repris comme consultants, etc.

 

La fin du chantier du Mucem, juste avant son ouverture en juin 2013. © LFLa fin du chantier du Mucem, juste avant son ouverture en juin 2013. © LF

Depuis 1995, Marseille s’est certes embellie : le Vieux-Port a été en partie rendu aux piétons, une nouvelle façade maritime a surgi autour du Mucem, prolongée par le quartier d’affaires de la Joliette, ses docks rénovés et la tour CMA CGM. Mais en réalité, toute une partie de son territoire échappe à la Ville, qui n’est pas pour grand-chose dans la plupart de ces métamorphoses. Le chantier géant d’Euroméditerranée ? Une opération d’intérêt national, lancée en 1995 par Vigouroux et en majeure partie pilotée par l’État. Avec des urbanistes désignés par des concours internationaux, hors de toute emprise de la mairie, qui reconstruisent « la ville sur la ville » sur un terrain de jeu de 480 hectares ! « C’est le préfet qui délivre les permis de construire », précise le promoteur Marc Pietri. L’autre plus grand aménageur de la ville est l’Anru (agence nationale de rénovation urbaine). Via un groupement d’intérêt public, l’agence nationale pilote 14 opérations dans les cités marseillaises avec un investissement total d’un milliard d’euros, un record en France.

Et là où la Ville a les mains libres, le bilan est souvent catastrophique.

Autre exemple, les ZAC. On n’y envisage souvent la création des réseaux nécessaires, des transports en commun et des équipements publics qu’après coup, une fois les programmes commercialisés. « En gros ils construisent, puis ils viennent nous voir pour les réseaux, se plaint un cadre de MPM. Derrière on a des pressions pour assurer le pluvial, l’assainissement, la gestion de la voirie, les espaces publics. C’est une sorte de rouleau compresseur qui nous met devant le fait accompli. » Les seules infrastructures de transport construites depuis 1995 l’ont été dans le centre-ville (12,5 km de tramway et quatre nouvelles stations de métro), en évitant soigneusement les quartiers nord

« Le problème de fond à Marseille est qu’il n’y a ni vision, ni projet, regrette Valérie Décot, nouvelle présidente du syndicat des architectes des Bouches-du-Rhône. Lyon, Bordeaux, Lille ont pris en main leur destin. Les maires se sont entourés de professionnels compétents pour retisser des liens entre les centres-villes et les quartiers défavorisés. Pas ici. » La ville a, par exemple, attendu janvier 2014 pour se doter d’un architecte conseil et n’a pas d’adjoint à l’urbanisme (mais un simple conseiller municipal délégué). Elle a également usé cinq directeurs de l’urbanisme depuis 1995 et a beaucoup tardé à se constituer une réserve foncière. « Quand je m’occupais du foncier à la ville, il ne restait presque plus rien à vendre, se souvient Jean Canton, directeur de l’urbanisme de Gaudin de 2002 à 2009, qui roule désormais pour Pape Diouf. Si une entreprise recherchait 5 ou 10 hectares, ça n’existait pas, en dehors des friches dont il faut s’occuper. Et l’absence de planification coûte cher à la ville : les prix ont doublé en 10-12 ans (de 2000 à 4000 euros le mètre carré). »

Du coup, les promoteurs, à l’affût des opportunités, ont souvent un coup d’avance et débarquent dans les services avec des projets clés en main. « Ils ont rempli toutes les dents creuses », reconnaît le promoteur Marc Pietri, qui ajoute cependant que Claude Gaudin a été « le pape de la paix sociale ». « Cette ville en 1995 aurait dû exploser, rappelle le PDG de Constructa.  Quand il arrive, il faut absolument produire du logement car il n’y a rien. Peut-être qu’on a un peu trop construit ici ou là… » Le sénateur et maire UMP leur a également offert en pâture les dernières réserves foncières de la ville, comme les 350 hectares du domaine bastidaire de Sainte-Marthe (14e arrondissement). Mais c’est un ancien cadre de la Ville qui résume le mieux la philosophie de l’équipe Gaudin : « Il faut construire beaucoup de logements, ne mettre aucun obstacle, tout cela fera du mouvement et Dieu reconnaîtra les siens. »

« La porte ouverte à tous les arrangements »

Mirabilis, une des futures «centralités» de l'«écoquartier» Sainte-Marthe, janvier 2014. © LFMirabilis, une des futures «centralités» de l’«écoquartier» Sainte-Marthe, janvier 2014. © LF

L’objectif politique est plus ou moins avoué : maintenir un électorat ou changer celui d’un secteur. Longtemps l’obsession de Jean-Claude Gaudin fut de ramener « les habitants qui paient des impôts » dans un « centre envahi par la population étrangère ».Et donc faire du logement haut de gamme. « Puis ils se sont rendu compte qu’une partie de leur électorat, la petite classe moyenne, ne pouvait plus se loger, donc ils ont essayé de faire baisser la fièvre », décrypte William Allaire, journaliste spécialiste du BTP. Avec une confiance dans le privé qui laisse pantois certains professionnels. « À Montpellier à partir de dix logements, il faut faire 25 % de logements sociaux, compare Nicolas Masson. À Marseille, rien ! » Enfin si, depuis juin 2013, le PLU impose 25 % de logements sociaux aux promoteurs, mais à partir de 120 logements. Résultat : seulement 3,7 % de HLM dans le très chic 6e arrondissement, quand le 14e et le 15e en comptent plus de 40 % ! « Du fait que Marseille est une ville pauvre, on est prêt à faire beaucoup de concessions, sur la qualité architecturale, les logements sociaux, les espaces publics, etc. », estime un architecte du cru. « Le directeur régional d’un groupe national, qui a fait de beaux projets à Bordeaux, m’a expliqué qu’on ne lui demande rien à Marseille,confirme Jean Canton. Donc on construit les mêmes logements qu’il y a vingt ans. »

« On » est aussi prêt à quelques libéralités. Comme celle qui vaut à Marseille Aménagement son enquête préliminaire. Lancer des appels à projet avant de céder des terrains à des promoteurs ? Une « complexification parfaitement inutile », balaie Dominique Vlasto, adjointe au maire Jean-Claude Gaudin qui lui a succédé à la tête de Marseille Aménagement. « Mettre les terrains aux enchères, ce serait dramatique car le coût des logements exploserait », prétend de son côté Yves Moraine, porte-parole de campagne de Jean-Claude Gaudin et président de la Soleam, la SPL qui a remplacé Marseille Aménagement. « Cette façon de faire, sans mise en concurrence sur la qualité du projet et sans contrepartie en création d’espaces publics, c’est la porte ouverte à tous les arrangements », critique Valérie Décot.

La ville s’est d’ailleurs fait taper plusieurs fois sur les doigts par le tribunal administratif pour sa générosité avec des promoteurs. Les plus récentes : une ristourne de 300 000 euros à Kaufman & Broad sur la vente d’un terrain (2011) et une aide économique de 2,5 millions d’euros à Axa pour la transformation de l’hôtel Dieu en un cinq-étoiles (2012). Sans que cela n’affole l’hôtel de Ville. Le 7 octobre 2013, Jean-Claude Gaudin a fait voter la cession du seul espace public du quartier Corderie (7e arrondissement) pour 3,4 millions d’euros à une filiale de Vinci, qui veut y construire 109 logements depuis dix ans. Avec une discrète ristourne d’un million d’euros pour racheter le volume nécessaire à l‘édification une sortie d’école supprimée par le projet. Le projet est attaqué au tribunal administratif par le CIQ (Comité d’intérêt de quartier) du coin et une poignée de riverains. Le même jour, le sénateur-maire UMP a glissé dans les derniers rapports de la séance l’acquisition au groupe Eiffage de neuf étages d’un bâtiment à construire. Coût : 37,6 millions d’euros. « Un soutien au démarrage d’Euroméditerranée 2 », s’est à l’époque justifié l’adjoint aux finances, qui rappelle le geste d’Eugène Caselli, président PS de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM), envers la tour La Marseillaise de Marc Pietri.

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Il y a aussi plus subtil. « Une petite poignée d’architectes se partagent le marché local », dénoncent des gens du métier. Parmi les heureux élus, qui se tapent régulièrement le haut de l’affiche dans les programmes privés comme sur les marchés publics, Didier Rogeon, Tangram, Roland Carta, etc. Le premier, qui a coréalisé L’Alcazar (bibliothèque municipale à vocation régionale), la nouvelle station d’épuration Géolide et nombre de programmes résidentiels à Marseille, est ainsi l’un des architectes associés à la rénovation du stade Vélodrome, un PPP (partenariat public-privé) attribué en 2010 par Jean-Claude Gaudin à Arema (Bouygues). Avec, à la clef, la réalisation d’un quartier entier autour du stade : 100 000 m2 de bureaux, hôtels, commerces et habitations ! « De quoi faire travailler son cabinet dix ans », note un confrère envieux. Didier Rogeon avait également fait une très belle affaire en juin 2011 : la Ville lui avait cédé, à l’issue d’une consultation très restreinte, un immeuble proche de l’Hôtel Dieu (rénové par Tangram) pour y installer son cabinet. « Mesquineries entre architectes, balaie Claude Bertrand, directeur de cabinet de Gaudin. Les exemples des cabinets marseillais que vous citez sont parmi les plus gros de Marseille, voire de France. Il est donc probablement assez normal que ces agences soient plus visibles dans notre Ville. »« Lorsqu’un promoteur veut construire, on lui demande le nom de l’architecte », accuse pourtant un « mesquin ». « S’il ne convient pas, on lui donne une liste de 5 ou 6 noms. »Comme lui, plusieurs architectes installés à Marseille ont même carrément renoncé à y travailler et préfèrent faire des projets ailleurs dans la région. Claude Bertrand dément et assure ne jamais intervenir sur les permis de construire. « Il n’y a pas de short list », assure également Roland Carta, architecte bien en cours à droite comme à gauche (qui dit faire 40 % de son chiffre d’affaires en région Paca). En 2012-2013, son cabinet a enchaîné les (co)réalisations à Marseille : Musée d’histoire de Marseille, Mucem, Silo, Fort Saint-Jean, Hôpital européen, rue de la République, siège de la SNCM, etc. L’architecte, grand copain de Marc Pietri, reconnaît quand même à demi-mot que « le promoteur cherche un architecte avec qui il va pouvoir s’entendre et concomitamment il va faire valider le nom. Voir s’il n’y a pas de difficultés ».

Encore plus discrètes, les relations d’affaires entre l’équipe Gaudin et les promoteurs. À commencer par l’ex-directeur de Marseille aménagement Charles Boumendil, ancien du groupe Bouygues, qui a présidé en 2011 l’association « Architecture et maîtres d’ouvrage ». Un « cercle restreint de professionnels et de responsables régionaux » qui rassemble, pour des visites de chantier ou des cocktails en catamaran, donneurs d’ordre, industriel du bâtiment et architectes, dans le but vertueux de « favoriser la qualité architecturale ». Et plus si affinités…

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Autre exemple, en mai 2013, La Marseillaise révèle par exemple que Philippe Berger, ancien adjoint au sénateur-maire UMP de Marseille, délégué à la prévention des risques et qui « a vu défiler les demandes de permis de construire déposées par le promoteur Progéréal », a créé en 2011 une entreprise qui travaille notamment pour… Progéréal. Promoteur dont les programmes marseillais connaissent bien des soucis : éboulis, glissements de terrain et malfaçons rendent plusieurs de ses bâtiments inhabitables.De son côté, Roland Blum, premier adjoint et député jusqu’en 2012, spécialisé dans le droit de la construction, a beaucoup plaidé à l’Assemblée nationale contre « les recours abusifs »contre les permis de construire. Encore mieux, José Allegrini, successeur de Philippe Berger à la prévention des risques, intervient dans un contentieux immobilier à 3,2 millions d’euros entre la ville de Marseille et la Deutsche Bank, garant d’un promoteur poursuivi pour escroquerie (Le Canard enchaîné, 26/02). Il assure n’être qu’une « simple boîte aux lettres pour un confrère parisien ».

Tout aussi désintéressé, Yves Moraine. Le cabinet du nouveau dauphin de Gaudin apparaît dans la même affaire. Mais aussi dans celle qui a opposé Vinci et Eiffage à Marseille Provence Métropole (MPM) à propos du tunnel Prado Sud, comme l’a révélé le mensuel Bons baisers de Marseille. Les deux géants du BTP ont obtenu une rallonge de 24 millions d’euros – ils demandaient 81 millions d’euros – pour des travaux non prévus au contrat. La rallonge fait l’objet d’un recours amiable. À sa décharge, Yves Moraine n’a pas voté la délibération concernée. « Je m’occupe de contentieux commercial et de droit social, je n’ai pas de clientèle avec mon activité politique », se défend le maire des 6e et 8e arrondissements. Et de jurer la main sur le cœur : « Mon associé est avocat de la fédération du BTP et de grands groupes (du BTP, ndlr), mais il pâtit de mon activité politique. » Ce qui n’est pas visible à première vue…

« Les grands groupes ont pris des habitudes », se désespère un cadre de MPM, qui voit revenir Vinci par la fenêtre. La multinationale a obtenu en début d’année le droit de défendre son projet de prolongement du très lucratif tunnel Prado Sud – estimé à une quarantaine de millions d’euros –, alors que deux études des services de la collectivité ont conclu à son inutilité…

Demain, suite de notre série avec un éclairage sur Sainte-Marthe (14e), l’ancien domaine bastidaire de Marseille, où les promoteurs ont longtemps eu carte blanche.

Si vous avez des informations à nous communiquer, vous pouvez nous contacter à l’adresse enquete@mediapart.fr. Si vous souhaitez adresser des documents en passant par une plateforme hautement sécurisée, vous pouvez vous connecter au site frenchleaks.fr.

 

Hier à Marseille, l’enjeu du débat des communistes et cette foule encolère, et la haine de la bourgeoisie

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Ce parti communiste est le votre, vous avez le droit de savoir nos enjeux, ce qui nous agite prouve à quel point nous sommes encore et toujours différents des autres, une chace pour tous…

Hier soir, j’ai participé à la manif à Marseille, j’ai pu voir la colère, en particulier des jeunes, mais aussi des urbanistes, architectes que je connais et qui disent leur refus d’être la caution d’un système mafieux et criminel. présence des communistes, de la jeunesse communiste en particulier…Les banderoles dénoncent le temps des assassins… Nous nous asseyons à proximité de la mairie pour boire une bière, nous sommes aux premières loges pour voir le déchaînement de la violence, des policiers qui envoient des gaz lacrymogène, ne craignent pas de pousser la foule alors que nous sommes proches des quais. L’amie qui est avec nous reçoit un espèce de coktail molotov du caoutchouc compressé, nous quittons les terrasses pour nous réfugier dans la salle… Entre ça et ce qui se prépare pour le 17 novembre, je pense à l’interview de Fabien Roussel dans l’Humanité d’aujourd’hui: une espèce de course de vitesse est engagée soit le parti est capable de rassembler parce qu’il a les idées claires , est uni dans une stratégie cohérente, organisée vers quelques grandes priorités, soit c’est le fascisme… J’espère que la conférence fédérale saura raison garder…

tandis que la manifestation devenait violente. Nous étions avec une amie gaulliste, qui affirmait sa prévention contre les communistes, se demandait ce qui se passait exactement dans le parti. Malgré les protestations de l’amie communiste, je lui ai dis exactement les enjeux dans le parti, les résistances, les manoeuvres, mais aussi le désintéressement, l’engagement des communistes, leur présence partout comme nul autre parti.

L’amie communiste protestait de plus en plus faiblement parce que je disais à la gaulliste: « cette affaire te concerne autant que nous, parce que ce qui se joue c’est soit d’organiser la bataille contre des criminels, soit les laisser organiser le fascisme… Alors ce parti qui est en train de naître, c’est le notre mais c’est aussi le tien et tu as le droit de savoir, de connaitre la nature des débats, nous ne sommes pas parfaits… Loin de là et il faut être lucides, ne pas gober tout ce que « le chef » veut nous faire avaler en jouant sur notre « légitimisme ». OUi nous sommes légitimistes, je suis légitimiste, c’est-à-dire que je revendique ma part de responsabilité, de souveraineté dans les orientations, les choix y compris quand ils sont erronés.

Nous sommes responsables, nous rêvons d’un monde nouveau en nous attaquant à la merde de l’ancien. Comme l’a dit Fabien Roussel, nous avons la tête dans les étoiles mais les pieds dans la glaise. Tout ce qu’a été ta vie à été déterminé par nos combats, ce que nous avons réussi à créer à la résitance, notre affaiblissement a été ton affaiblissement. Donc ce parti est le nôtre mais il est le tien, tu as le droit de savoir ce que nous tentons parce qu’il faudra bien que tu t’engages et tu seras contente de le faire avec des gens capable de s’organiser de manière désintéressée, sur tes bases à toi et pas les leurs… . Et je le pensais pleinement….

L’amie communiste a alors osé, elle qui avait voté pour la base 1 et qui n’aurait jamais envisagé voter pour autre chose, disait ce qui s’est passé à ce congrès a été vraiment extraordinaire, pour la première fois nous avons pu parler, dire ce que nous taisions depuis tant de temps et qui nous faisait mal…

Comme l’a dit Fabien Roussel, le manifeste a été un cri, il faut avancer dans l’action, choisir des priorités, les mettre en oeuvre avec des équipes pleinement engagées dans cette ré-orientation difficile, mais que l’on ne peut pas éluder… est-ce qu’on veut nous étouffer en prétendant asphyxier ce cri, nous le faire rentrer dans la gorge? pourquoi et au service de qui?

Oui ai-je repris et la preuve par moment a été faite que nous pouvions penser ensemble pour agir… Alors on avance ou on détruit le parti, on scinde le « groupuscule » en deux, trois quatre groupuscules ?

 
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Il n’y a pas d’autre voie possible ….

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 Après le vote qui a placé en tête un texte alternatif à celui proposé par la direction, le député du Nord Fabien Roussel s’est déclaré candidat pour le mandat de secrétaire national. Il explique son choix et le projet qu’il veut porter.

Le PCF est dans une situation inédite, avec deux candidats pour le mandat de secrétaire national. Pourquoi avez-vous proposé votre candidature ?

Fabien Roussel En plus d’une aspiration à un changement de nos orientations exprimée par le vote du manifeste, s’exprime également un besoin de changement de direction, laquelle doit être en phase avec les orientations actuellement en discussion. J’ai donc proposé à Pierre Laurent de se rencontrer. Nous nous sommes vus et allons encore échanger. Car j’aspire à sortir de la confrontation. L’objectif doit être de construire une direction collégiale, qui réponde au besoin de changement et d’unité qu’expriment les communistes. Je n’envisage pas d’autre scénario qu’une seule liste, qui doit incarner ce renouveau, avec un nouveau secrétaire national. S’il en était autrement, nous serions tous perdants.

Le manifeste dénonce l’effacement du PCF. Comment préconisez-vous d’y remédier ?

Fabien Roussel C’est un cri de colère. Mais comment cela peut se traduire concrètement ? D’abord avec un parti qui agit davantage. Mener des actions extraordinaires, originales, démonstratives, sur des questions comme le pouvoir d’achat, le coût du capital, l’évasion fiscale, rendrait notre parti plus visible. Ensuite, nous devons créer les conditions pour être présents aux élections. Les communistes s’expriment largement pour que nous participions aux rendez-vous nationaux. Notre absence, lors des deux dernières présidentielles, nous a mis en retrait. Et la peur n’évite pas le danger. Pour les élections locales, il faut tenir compte des contextes politiques, des rapports de forces. Ce qui compte, ce sont les idées que nous allons défendre. Nous pouvons être présents sur une liste avec d’autres, pas forcément en tête. Mais à condition que nos idées soient présentes, et notre parti respecté.

Face aux offensives macronistes, la riposte, sociale et politique, peine pour l’heure à engranger des victoires. Quel rôle doit jouer le PCF pour inverser le rapport de forces ?

Fabien Roussel Aujourd’hui, la colère domine. Si elle n’est pas nourrie par l’espoir, elle peut se traduire par le pire. Le Parti communiste doit être force de proposition pour montrer que la politique menée par Macron n’est pas une fatalité, que l’argent existe et qu’il faut de manière urgente mieux répartir les richesses. Sinon, je crains que le fascisme ne se rapproche encore du pouvoir. Notre mission est de reconquérir les cœurs et les têtes dans le monde du travail et de la création. Pouvoir d’achat, conditions de travail, vie digne, droit au bonheur… Ce sont toutes ces idées que l’on doit décliner. Le deuxième défi porte sur le climat. Une véritable révolution doit être engagée. Elle ne passe pas par des mesurettes et encore moins par une fiscalité punitive. Le dernier défi, c’est la paix, qui n’a jamais été si fragilisée. Ne nous dispersons plus, soyons à l’offensive sur ces thématiques, à mon avis, structurantes pour le Parti communiste d’aujourd’hui.

Le débat porte également, chez l’ensemble des ­communistes, sur la conception du rassemblement à gauche. Quelle vision en défendez-vous ?

Fabien Roussel À gauche, des forces politiques ne croient plus dans le clivage gauche-droite. Moi, j’y crois. Récemment, la gauche au pouvoir a déçu. Mais il existe encore des hommes et des femmes de la vraie gauche, sincères et authentiques, qui militent pour le progrès social, pour l’égalité, pour la laïcité, pour la République. Ils se sentent certainement orphelins dans le paysage politique qui domine. Le Parti communiste a la responsabilité de s’adresser à eux.

Et pour les élections européennes, le rassemblement à gauche avec d’autres formations est-il nécessaire ?

Fabien Roussel Notre congrès aborde ce sujet, et le choix des communistes doit être respecté. Il faut envoyer un maximum de députés communistes au Parlement européen pour rejeter, avec d’autres, le pacte budgétaire. Bien qu’adopté en 2013, il doit désormais être traduit dans le droit européen. Il impose aux États de réduire leur déficit jusqu’à 0,5 %. C’est la fameuse règle d’or. C’est en son nom que des économies sont faites dans nos hôpitaux, nos services publics, que beaucoup d’efforts sont demandés aux Français. Nous avons l’occasion de le rejeter, de contraindre les chefs d’État à plancher sur d’autres traités qui répondent aux besoins humains et aux défis écologiques. Comment fait-on pour y parvenir ? Ian Brossat est aujourd’hui en campagne. On doit continuer de discuter avec tout le monde pour avoir la liste la plus large possible. On doit aussi pouvoir confirmer rapidement Ian Brossat pour conduire cette liste.

Face à la crise politique, quelles réponses devraient apporter le PCF ?

Fabien Roussel Nous avons deux adversaires : la finance, mais aussi l’abstention, l’indifférence. Parmi ceux qui se détournent de la politique, beaucoup sont de gauche et ont été déçus. Nous devons nous adresser à eux. Tout comme à ces millions de salariés qui n’ont pas les moyens de vivre dignement. Montrer qu’une autre vie, une autre société, est possible. Mais ça ne se décide pas d’un claquement de doigts, ça se construit. Le Parti communiste doit avoir la tête toujours dans les étoiles, mais les pieds dans la glaise. Pour convaincre, on doit toucher, parler du quotidien, de ce que nous vivons nous-mêmes. Y mettre des mots et des visages. Construire dans les luttes et l’action. En bref, éveiller les consciences.

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui

https://www.humanite.fr/congres-le-pcf-doit-reconquerir…

Gérer

 

Pathétique, mais ne leur rest-il pas la dignité d’être communiste ?

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C’est plus fort que moi je n’arrête pas de repenser à cette confèrence de section dans le 4 e et 5 e arrondissement de Marseille… Ces minables, qui face aux consignes contradictoires de leur chef de la fédé qui s’emmêle les pieds dans ses ruses, votent à contre temps parce qu’ils n’en peuvent plus et qu’on les déshonore jusqu’au bout en les forçant à des manoeuvres alors que l’esprit de certains s’égare…

L’un d’eux qui a du mal à fixer son attention, vote exactement le contraire de ce qu’il a voté la veille en commission des amendements, son épouse devenue une mégère, un petit soldat, lui dit « mais non tu ne dois pas voter ça et lui soulève la main ». Elle a été , promue à un âge avancé au conseil départemental pour service rendu, pour avoir éliminé une jeune femme enthousiaste et profondément communiste parce que cette dernière a voté le manifeste… Il y a bien sur l’espionnage de mes faits et gestes qui lui a valu la reconnaissance du chef de la tendance, le vieillard qui depuis G.Marchais est le véritable secrétaire fédéral,… Il n’y avait rien à espionner, elle s’en est pris à un pauvre nouvel adhérent qui n’est plus revenu… Pathétique… Pathétique encore plus puisque la « nouvelle » promue a complètement « oublié » de prévenir la jeune femme qu’elle était déléguée suppléante au congrès, celle-ci la veille a pris un billet de train avec ses enfants et ne peut le changer et doit donc récuser la proposition. La promue  feint de l’avoir oublié et de ne pas avoir prévenu la jeune femme de cette proposition. La délégation à la conférence fédérale sera donc homogène… C’est énorme, grotesque… Ils sont 4 ou 5 à mener cette danse macabre…

La jeune journaliste de la marseillaise que l’on veut promouvoir à la tête de la section et qui fait son boulot, parce que je dénonce la manoeuvre m’accuse alors de créer des tendances…

Absurdité intégrale, je suis la seule à avoir refusé d’approuver ces textes alternatifs, j’ai dénoncé un facteur de division et de social démocratisation du parti et eux qui ont approuvé comme ils ont tout approuvé, eux qui viennent à l’instant de donner le spectacle indécent d’un fonctionnement en tendance m’accusent d’en être le maître d’oeuvre par la bouche de leur dernière stipendiée qui à ce rythme là dans trois ans ne sera plus au parti…..

J’ai l’impression de vivre un cauchemar, pourquoi sont-ils tombés si bas? Et jusqu’où iront-ils? Cela fait 20 ans que je suis minoritaire, censurée, humiliée et jamais je n’aurais osé agir de cette manière… Tout au long de cette conférence j’ai tout fait pour préserver l’unité… Je suis restée communiste et si le mépris que j’éprouve pour ceux qui en ricanant ce sont conduits envers moi comme des salopards, cela m’a peu à peu bardée d’indifférence, j’ai eu tant d’autres choses à faire…. Mais là  ce qui réveille ma colère c’est qu’ils puissent continuer avec une jeune femme qui ne demande qu’à s’engager, qui est étonnée qu’on prétende lui faire payer un droit apparement légal de voter pour un texte… Le royaume du père Ubu d’une bande de vieillards rancis et qui ne savent plus se battre qu’à l’interne… Ils sa vent bien que leur big chef, leur secrétaire national et son équipe  c’est plié, mais ce qu’ils veulent c’est chèrement défendre les places, avoir le droit de poursuivre… Et de surcroit le plaisir de détruire danielle Bleitrach et tous ceux qui auront l’audace de lui ressembler, de prétendre dire ce qu’ils pensent pour le bien du parti et non d’une côterie… mais de quelle matière sont-ils faits?

Ils ne croient plus en un parti révolutionnaire ça c’est clair, mais ne leur reste-il aucune dignité?

Non! ce n’est pas ences termes que ela se pose, mais en celui d’un rapport de forces, celui de masses en révolte mais entre colère et résignation (ça a toujours été comme ça, ça sera toujours comme ça! ou encore tous pourris mais on ne les supporte plus! Tous tant qu’ils sont), pas encore conscient de la nécessité d’un parti révolutionnaire… Et ceux qui manoeuvrent en sont le simple reflet, celui de l’impuissance… et celui de la recherche d’une voie…

ce que j’ai dit à la jeune femme qu’ils ont ainsi maltraitée: ne te préoccupe pas de ces gens là, ils sont déjà morts… Regarde cette section, il y a des gens qui ne sont pas dans cette manoeuvre indigne, qui ont besoin d’unité mais cherchent les moyens de se battre, ce que tu sais faire… Alors puisque tu es à l’exécutif de la section garde le cap le vrai sur ce qu’est un parti communiste, son rôle… Tu es à la CGT, tu sais à quel point faute d’un parti communiste digne de ce nom celle-ci s’affaiblit, le besoin de marcher sur ses deux pieds comme disait krasucki… ne t’intéresse pas à eux, continue la bataille telle que tu la conçois, rassemble ceux qui n’ont pas participé à la manoeuvre mais l’on subi, ils sont la grande majorité… Par contre essaie de trouver du temps pour lire, te former mieux idéologiquement, pour penser le terrain avec un peu de hauteur… C’est dur parce que vous les jeunes vous n’avez pas le temps mais il faut faire un effort.

Et puis ne te fais pas d’illusion, si nous avons droit aux morsures, ils sont déjà en train de négocier… Le jeune secrétaire fédéral a le don de dire à chacun ce qu’on attend, il donne probablement des cautions aux uns et aux autres et comme tout le monde veut préserver l’unité du parti, le mieux serait que les Bouches du rhône contribuent à sauver les meubles, à favoriser la création d’équipes et pas un stupide affrontement au Congrès. je sais et ils savent cela, mais il faut aussi bander les énergies pour aller vers une ré-orientation… Tous cela nous domine tous parce que nous sommes des communistes. Enfin presque tous… et un jour il y aura un parti qui fera moins de dégâts sur le plan humain, il sera moins pleurnichard et plus respectueux, cela tu le construiras avec d’autres.

je n’arrive pas à croire que ces gens sont aussi autosuicidaires que ceux que nous avons vu sur le terrain dans cette section: la seule logique et j’espère qu’après ce coup d’éclat ils s’y résigneront a été définie par :Fabien Roussel dans l’humanité de hier: 

En plus d’une aspiration à un changement de nos orientations exprimée par le vote du manifeste, s’exprime également un besoin de changement de direction, laquelle doit être en phase avec les orientations actuellement en discussion. J’ai donc proposé à Pierre Laurent de se rencontrer. Nous nous sommes vus et allons encore échanger. Car j’aspire à sortir de la confrontation. L’objectif doit être de construire une direction collégiale, qui réponde au besoin de changement et d’unité qu’expriment les communistes. Je n’envisage pas d’autre scénario qu’une seule liste, qui doit incarner ce renouveau, avec un nouveau secrétaire national. S’il en était autrement, nous serions tous perdants.

Alors il faut bien que ¨Pierre Laurent et ses copains tirent leurs dernières cartouches et arrivent avec quelques cartocuches : j’ai derrière moi la Gironde quasi unanime, les Bouches du rhône parfaitement maîtrisées, etc… je veux que vous me garantissiez un poste de sénateur et pour les autres… autrement c’est la scission, le groupuscule divisé en deux groupuscules et nous nous rejoindrons hamon… mais vous???  cela fait des années que l’on rachète ainsi ceux qui sont en désaccord qu’on les place jusqu’à ce que tel l’homme à la cervelle d’or du conte de daudet, nous n’ayons plus de cervelle, que des rognures de sang et d’or… et ils veulent ces miette, il faut les leur donner… L’enjeu est là et il faut préserver l’unité pour reconquérir les esprits et les coeurs…

car  il y a l’essentiel notre relation à ceux qui en ont assez : ce matin j’ai une discussion avec l’infirmière qui vient me prendre la tension, elle me dit « on va se révolter, on en peut plus » elle ajoute les partis politiques sont des fripouilles ils se valent tous.ils sont là pour se servir et pour nous duper… je proteste en lui disant « : pas les communistes! » je lui explique que moi en tant que conseillère régionale communiste c’était le trésorier du parti qui prenait ma paye et je ne touchais rien… Elle me regarde étonnée et me dit: vous les communistes vous n’êtes pas un parti, vous êtes une idée!
Je me mets en colère et je lui parle de ce qui a été créé à la libération, d’Ambroise Croizat, Mauice Thorez, langevin wallon et tant d’autres… Je me mets encolère contre elle puis comme elle me regarde stupéfaite, je lui dis : c’est pas à vous que je m’adresse mais à tous ceux qui comme vous se sont laissé raconter des histoires sur les communistes… Elle me sourit et me dit: « engueulez moi ça me plait, il y a en vous une telle conviction, c’est beau…

En ce qui me concerne, les bénéfices de l’âge, il y en a me feront prendre également de la distance par rapport à ces gens-là, éviter les cohabitations trop fréquentes, tout en continuant à ma manière et peut-être la votre mes camarades le combat qui a toujours été le notre.

danielle Bleitrach

 
 

Voeu : Quelles directions du parti, quel Secrétaire National 15ème conférence de section de Vénissieux du PCF

Et bien puisque Pierre laurent et ce qu’il faut désoermais appeler sa tendance s’est posé comme l’enjeu central d’un congrès qui à mes yeux avait mieux à faire, allons-y franchement, au lieu de feindre d’ignorer que la commission des candidatures a rejeté sa proposition de se succéder à lui même. Nous avons ici la position de Venissieux mais l’écho d’autres voeux de ce type se multiplie en réponse aux manoeuvres du fan club du président qui réécrit le texte et envoie au congrès des délégations homogènes et sures… Mais la réponse des camarades de Vénissieux est lexact contraire de ces manoeuvres, elle insiste sur une ligne, sur une équipe pour la mettre en oeuvre. Ce sont désormais deux démarches, l’une qui défend sa place et refuse d’appliquer la volonté des communistes en utilisants des manoeuvres, l’autre qui propose clairement une ré_orientation et une équipe en capacité de la mettre en oeuvre…   (note de danielle Bleitrach)

par  pamillet

15ème conférence de section de Vénissieux, 9-10 novembre 2018

Vœu proposé : Quelles directions du parti, quel Secrétaire National

Adopté : 1 contre, 1 abstention, 55 pour

(en italique, les modifications apportées en séance)

Pierre Laurent a fait connaître sa « disponibilité » pour poursuivre la politique du parti exprimé par le texte du CN rejetée par les communistes. Il était normal que des camarades initiateurs de la base commune choisie par les communistes en fassent de même. Un débat est donc ouvert. Il prend toute sa place dans le débat général préparatoire au congrès en cohérence avec celui mené pour l’enrichissement de la base commune. Les communistes doivent pouvoir en discuter sereinement, de manière constructive, et exprimer leur opinion.

Ce débat porte d’abord sur le rôle et donc le type de direction qui doit être élue par le congrès. Le PCF et les communistes n’ont rien à gagner à avoir un débat qui porte sur les hommes, comme s’ils étaient des « écuries » à soutenir, comme cela se pratique dans d’autres partis.

La base commune propose ’un parti communiste utile, agissant, audacieux et novateur, internationaliste et révolutionnaire’ insistant sur son organisation, son retour dans les entreprises, la formation de ses militants, son rôle internationaliste…

L’enjeu est bien de montrer que le parti communiste est à l’offensive, qu’il se remet en marche pour résister, rassembler et rouvrir une issue politique en construisant le changement de société. Le choix de la direction nationale et du secrétaire national n’est donc pas anodin. Ce sera le premier acte cohérent avec la réorientation politique, un premier message la rendant visible avec des pratiques nouvelles respectueuses de la souveraineté des communistes.

Les communistes doivent choisir des directions pour mettre en œuvre l’orientation politique décidée par les congrès, c’est leur première fonction. Il s’agit de faire vivre un conseil national renouvelé, de faire progresser l’organisation concrète du parti notamment en entreprise, de renforcer l’unité des communistes par le débat respectueux de chacune et chacune et de construire le déploiement des communistes vers les salariés et les citoyens.

Cela suppose une grande bataille militante de reconstruction du parti dans les entreprises et les localités. La première qualité des dirigeants que nous devons choisir, c’est leur caractère de militant de masse, capable d’animer le débat pour faire progresser nos idées et propositions, conquérir l’implication dans l’action, de transformer les soutiens en adhérents, les adhérents en militants voire en responsables.

Après le vote de la base commune, le changement de Secrétaire National est posé. C’est devenu une demande de nombreux militants et adhérents qu’il faut entendre. Les communistes ne cherchent pas un ’sauveur suprême’, la personnalité incontestable qui résoudrait seule, toutes les contradictions entre communistes. Ils veulent un animateur d’une vie collective engagée et arc-boutée à la mise en œuvre des orientations décidées par le congrès.

Notre parti doit résister aux dérives de « présidentialisme » qui nie la culture communiste fondée sur le collectif, le débat et la confrontation à tous les niveaux et donc au sein des équipes de direction dans lesquelles chaque membre a une singularité, mais place l’équipe au dessus de lui-même. C’est le contraire d’une organisation en « tendances » qui personnalise le débat d’idées en les ’incarnant’ avec des dirigeants qui ne sont qu’au service de leurs propres idées.

Tout communiste sait qu’il peut exprimer librement ses idées, ses propositions voire ses désaccords. Il sait aussi qu’au final sa proposition peut ne pas être retenue par le collectif, même si elle a enrichi ce dernier. Bien évidemment, c’est la décision du collectif qui est mise en œuvre.

Notre fonctionnement démocratique permet à celle ou celui dont la ou les propositions ne sont pas retenues, de poursuivre le débat.

Il participe à la mise en œuvre des choix collectifs faits, en tenant évidemment compte de sa perception, en essayant de prémunir l’action commune de ce qu’il percevait comme une erreur. Et c’est la vie qui tranche. Après le retour d’expérience, la situation ne sera plus la même et le débat sera différent permettant aux communistes d’avoir peut-être une autre manière de construire leur unité. Cette dialectique entre « débat et pratique », capable de ’penser les contradictions’ dans leur unité est au cœur de l’originalité communiste et doit constituer le fondement de nos pratiques démocratique.

L’équipe de direction est donc majeure. C’est de ce collectif que sera issu le Secrétaire National, car l’on ne construit pas une direction collective à partir d’une femme ou d’un homme, mais à partir des orientations et décisions politiques prises par les congrès. D’autant qu’il y aura de nombreux et urgents chantiers à ouvrir et à conduire que pointe clairement le texte d’orientation.

Le premier dirigeant doit être d’abord celui qui fera vivre une équipe, loin d’un microcosme et de ses conflits d’égos, une équipe porteuse de l’ensemble du parti, de ses générations, de ses régions, de ses origines sociales. Une équipe qui reflète à la fois ce que sont les communistes et celles et ceux avec qui on veut construire les rassemblements et l’avenir : le monde du travail tel qu’il est avec toutes ses diversités, les intellectuels, les femmes et les hommes de la culture et de la création.

Les communistes de Vénissieux émettent le vœu que ces principes et conceptions président aux propositions des directions collectives à tous les niveaux et dans le choix que fera le congrès pour l’élection d’un nouveau Secrétaire National de notre parti.

 
 

L’enjeu de la conférence fédérale : Marseille et un département propres

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Le week end prochain, il va y avoir la conférence fédérale de Bouches du rhône, chaque communiste doit prendre ses responsabilités.

Si Gaudin, l’homme désormais le plus détesté de Marseille est élu avec 15% des inscrits, c’est que c’est tout le système politique qui est discrédité. Gaudin est issu d’un vieux système qui a perduré depuis peu après la libération et sous Deferre (dont il fut l’adjoint à l’urbanisme), une alliance entre la social démocratie et la bourgeoisie marseillaise qui fut intronisé sous l’égide de la CIA, d’un syndicalisme mafieux américain,  un système corrompu, clientéliste et surtout fondamentalement anti-communiste et anti-classe ouvrière (1). Nous avons étudié la manière dont dans ce vaste territoire marseillais, l’installation le plus loin possible des cités HLM permettait de viabiliser des routes sur lesquelles se développait la spéculation immobilière, comme le centre ville fut le lieu dans lequel se déversèrent des populations laborieuses et encore aujourd’hui on peut constater la manière dont la municipalité laisse s’organiser les lieux de délinquance, de trafic de drogue pour tenter des opérations immobilières dans un coin proche mais que l’on espère souvent en vain plus vivable. Le vrai problème étant la haine, le mépris de cette bourgeoisie marseillaise pour la population des travailleurs. Cette même municipalité a vidé Marseille de son potentiel industriel, tablé sur un tourisme aux résultats plus que décevants et déjà inauguré à sa manière le fin du fin de la politique de Macron, transformer en « propriétaires » des chomeurs et des travailleurs sous payés qui ne peuvent pas entretenir le patrimoine immobilier, ce qui donne des taudis comme le parc Corot.

On peut dire que tous les partis sauf le parti communiste ont contribué à cette politique, et pour avoir durant des années travaillé avec pascal Posado, l’élu du 15-16, un des meilleurs connaisseurs en urbanisme, j’ai pu voir tous les combats pied à pied menés par le parti communiste du moins tant qu’il a été implanté dans les quartiers nord.

Chaque parti est en proie à la lutte des places, chacun se hait cordialement, mais l’ensemble de la gauche à l’extrême-droite survit dans la corruption généralisé, le clientélisme, l’écoeurement de la population qui a trop de problèmes pour s’intéresser à ces jeux politiciens sordides. de nombreux scandales ces dernières années ont témoigné de ce système de corruption proche du gangstérisme, on connaît les affaires de Guerini et celles de l’élue du 13e siégeant à l’assemblée nationale avec un bracelet électronique.

Aujourd’hui la colère soulève la population, mais elle n’a pas encore de débouchés politiques. C’est pourquoi je pense que l’enjeu réel de notre conférence fédérale devrait être un parti capable d’apporter une expression politique à cette colère, capable de virer cette alliance entre politiciens corrompus et loin des problèmes des marseillais, cautionnant de fait l’alliance entre promoteurs et marchands de sommeil.

Un parti qui soit à nouveau présent dans l’entreprise, ce qui exige la réflexion et l’effort de tous, ce parti a existé et pour avoir la voie dans ce domaine je puis dire qu’il était reconnu chez les urbanistes et architectes comme un intelocuteur respecté. Tout n’a pas disparu et il est possible de reconstruire des liens actifs non seulement avec les victimes de ce système mais également avec les urbanistes, les architectes, tous ceux qui aujourd’hui n’en peuvent plus d’être au service de voyous de tout acabit… La Conférence fédérale aurait un véritable travail à mettre en chantier.

mais ne nous faisons pas d’illusio,n, les délgués sélectionnés par la fédération ne l’ont pas été sur cette base et on peut encore espérer que lcertaines  sections ont échappé à ces petits jeux malsains de divvision du parti. . Mais le problème est plus fondamental, tant qu’il y aura des manoeuvriers de la pire espèce pour gérer cette fédération, on a toute chance de voir la situation se diriger vers des conflits internes comme dans les autres partis.

Il y a une place politique qui s’ouvre devant nous, c’est vrai à Marseille, mais le mouvement est plus général, c’est d’ailleurs pour cela que tout est fait pour favoriser l’extrême-droite… Ce qu’ils appellent le populisme pour mieux confondre le fascisme et le communisme c’est leur incapacité à trouver un système politique qui contraigne cette colère des masses sur toute le planète.

Seuls les communistes sont aptes à répondre à se hisser jusqu’à une expression politique à la hauteur des coups portés.

La conférence fédérale participera à un congrés historique si elle est consciente de cet enjeu, mais on ne peut pas jouer à la fois les parrains tout puissants à la tête du clan à l’interne, à la marseillaise, et réfléchir à un parti qui soit représentant des intérêts des couches populaires et aptes à s’adresser à tous pour le bien de cette ville que l’on assassine…

C’est aux communistes à trancher, veulent-ils continuer les jeux de pouvoir et d’exclusion ou penser l’avenir? C’est d’abord penser d’abord en terme de ligne, et du parti qu’il nous faut, de l’équipe assez consciente et capable pour mener ce combat difficile ?

Ceux qui connaisssent l’histoire de cette ville savent que c’est à dessein que j’emploie le terme Marseille prepre. Quand au niveau national il y a eu un Congrès fondateur celui où Maurice Thorez a ré_orienté un parti devenu une secte avec seulement 30.000 adhérents; il a déclaré que les bouches s’ouvrent pas de mannequin dans le parti, pour construire un parti ayant sa voie propre à la fois le socialisme mais sur les traditions révolutionnaires de notre pays. L’équipe issue de ce Congrès historique envoya François Billoux pour prendre la tête d’un parti communiste qui au plan local avait du mal à sortir de ses propres divisions et d’affronter la pègre fascisante instrument de la droite autant que de la vieille SFIO. François Billoux, comme Thorez au plan national construisit un parti et à sa tête nettoya le port et la ville de ses voyous.

Moi j’ai assez joué avec les faux durs et vrais diviseurs, s’ils veulent former une tendance autour de leur chef déconsidéré, faire réélire Pierre laurent et poursuivre la social démocratisation sous une forme ou une autre, ce sera sans moi, s’ils veulent redevenir le parti communiste, j’y suis prête mais depuis ce à quoi j’ai assisté dans ma conférence de section j’ai les plus grands doutes sur la capacité de certains à être autre chose que des minables parrains de clans sociaux démocrates. .

Danielle Bleitrach

(1) cf notre livre avec Lojkine / Classe ouvrière et social démocratie, Lille Marseille aux éditions sociales.on peut lire également l’Usine et la vie écrit avec Alain chenu publié chez Maspero et l’exclusion ou la défaite ouvrière écrit avec mustapha el miri paru à l’harmattan qui étdie la population bénéficiaire du RMI dans Marseille.

 

38e Congrès (extraordinaire) du PCF , fin novembre 2018 par Jean Ortiz

Jean ORTIZ

Pour un communisme désirable qui tienne compte des marqueurs de notre identité, les intègre et les prolonge.

A quelques jours du Congrès du PCF, on ne peut affirmer que le climat y soit ni serein, ni par trop amical, ni enthousiaste.

Je me suis tenu (et me tiens) assez loin des grandes et petites manœuvres, des calculs boutiquiers ou carriéristes… Ceci dit , des débats sérieux et profonds, il y en a eu, nombreux. Les frustrations et les mécontentements internes ont cristallisé des fractures de fond. Le PCF ne dispose plus que de peu de cartouches à tirer pour révolutionner le vieux monde capitaliste, et notre parti, pour redevenir différent, audible, visible, attractif, désirable… Il ne peut rater son Congrès. Il reste au PCF un potentiel militant prêt à se retrousser les manches.

Cependant, j’ai senti que les erreurs et circonvolutions ont mis à mal l’unité du parti, qu’il peut éclater, se morceler, bref disparaître, à terme rapproché. Ce serait un terrible drame pour les salariés, les chômeurs, les femmes, les immigrés, les précaires, les intellectuels… Je ne peux imaginer la France des communards, des FTP, de la MOI… sans PCF.

Et puis, on a vite trouvé des boucs émissaires commodes, alors que l’essentiel des responsabilités de la crise de projet, de stratégie, de fonctionnement, de pratiques… nous échoit. Or, dans notre culture, il n’est pas facile de se remettre en cause, radicalement, de tirer par exemple les conclusions des votes des adhérents…

… Soyons sérieux, si nous voulons vraiment ce « rassemblement », un mot dont on use et abuse tant… surtout lorsque l’on est en panne de projet, soyons sérieux, Mélenchon n’est pas responsable des inondations, c’est le mauvais temps, purée. Et ce que l’on aurait dû faire, quelle que soit notre appréciation sur sa réaction aux perquisitions surprenantes par leur ampleur, leur violence, et les méthodes appliquées, c’est ne pas laisser Mélenchon seul sous le feu d’une répression aussi inédite qu’hypocrite. Je dis bien quelle que soit la position de la direction du PCF. Cela s’appelle la solidarité de classe. Elle n’exige ni ne suppose l’inconditionnalité.

Et puis, que dire de feu le Front de gauche… Nous avons eu peur de notre propre créature. Aucun changement de société ne sera possible, nous n’aurons de cesse de le répéter, sans un parti communiste de classe, ouvert, combattif, novateur, internationaliste… Mais pourquoi cette difficulté à marier la nécessité d’un parti puissant et la stratégie unitaire sur des bases de « rupture » ? Ou à poser cette question seulement en termes réducteurs d’appareil, de sommet ?

Et par ailleurs, pourquoi ces entorses à la démocratie ? C’est par « Le Figaro » que nous avons appris, il y a trois jours, que la « commission des candidatures » aurait rejeté la proposition de Pierre Laurent comme secrétaire national. Cela fait deux fois que la direction actuelle patine (du jamais vu !) : mise en minorité, par le vote des adhérents, du texte proposé par la direction nationale (38%, contre 42% pour le texte alternatif : « Pour un manifeste du Parti communiste du XXIe siècle », devenu logiquement LE texte de travail pour toutes et tous, « la nouvelle base commune »), et rejet récent par la « commission des candidatures » (26 voix contre 24) de Pierre Laurent comme secrétaire national. « L’Huma » du 09-10-11/11/2018 confirme, en bas de page ; on peut y lire : « Une majorité des intervenants a exprimé l’idée qu’une liste commune ne pourrait se concevoir avec Pierre Laurent proposé comme secrétaire national ». Marie-Pierre Vieu considère que : « Ce qui s’est passé est indigne, parce qu’on ne va pas régler à 50 personnes, par la petite porte, des questions de direction qui appartiennent à tous les communistes ». Bref, ça pègue dur. Lors du Conseil national de la mi-octobre, le député du Nord, Fabien Roussel, s’était déclaré « en disponibilité » pour le mandat de secrétaire national.

Le Congrès se doit de prendre en compte les exigences de changement majoritaires au sein du PCF. Pierre Laurent estime qu’il n’est pas trop tard pour trouver une solution collective. La « commission des candidatures » se réunira à nouveau le 20 novembre, pour examiner des propositions de candidatures « montant » des fédérations, avec la volonté de construire une liste, et trouver un(e) tête de liste qui fassent consensus.

La crise du parti bouleverse les schémas habituels. Mais le problème reste un problème de fond : quel projet, quelle stratégie pour un PCF révolutionnaire d’aujourd’hui, qui veut dépasser le capitalisme, et s’engager dans un processus vers une société nouvelle ? Un communisme du XXIe siècle.

Jean Ortiz

 

Conférence de section dans un Marseille insurgée face à l’horreur du sort réservé aux pauvres

notre conférence de section dans le 4 e et 5e , c’est la plus grosse section de Marseille et la plus légitimiste, tout y était en direct manoeuvré par Raymond Navarro, l’eminence grise de la fédération, mais j’y reviendrai. ce qui nous a valu un retournement spectaculaire au sein de la cellule même… Mais comme ça allait plutôt dans le bon sens celui de l’unité du parti, j’ai apprécié. Sur le fond le pCF des Bouches du rhône c’est ma famille et s’il y a des antagonismes, le fond est que ce sont les miens. Ca aussi ce sont les Bouches du rhône, très méditerranéens, toujours divisés en clans et se retournant ensemble contre ceux qui les attaquent.

Donc voici un reportage, à ma manière, le parti comme s’y vous étiez sur ces deux jours de travaux au Foyer du peuple de menpenti.

UN PARTI POUR CETTE VILLE INSURGEE FACE A L’INJUSTICE. VOILA L’ENJEU DE LA CONFERENCE DE SECTION 

Les résultats sont plutôt contrastés et intéressants. Parce que ce qu’il ne faut pas oublier que le même samedi où se cloturaient les travaux de notre conférence avait lieu à Marseille une immense manifestation , une marche blanche pour les victimes ensevelies sous les ruines, des victimes de l’alliance entre les promoteurs immobiliers et les marchandes de sommeil. Cette ignominie avait non seulement sous l’égide d’une mairie de droite sordide élue par 15% des inscrits et au-delà de tout un système politique basé sur l’alliance de fait de toutes les forces politiques corrompues et anticommunistes. contre les intérêts de marseille populaire et rebelle. L’arrogance de ces gens-là est sans limite.

le fond de nos conférence au delà des péripéties est là, donner à marseille un parti à la hauteur de ce peuple insurgé, à la hauteur de ce que leur fait subir un système politicien dans lequel chaque formation politique, de droite, de gauche, d’extrême-droite se déchire en batailles internes pour les places, mais se réunit pour faire saigner et humilier les pauvres gens qu’ils haissent en inventant tous qu’ils pourraient vider Marseille de ses pauvres, de ses immigrés, pour gentrifier des lieux de spéculation réservée à une élite imaginaire. Résultat: 40.000 logements insalubres et 60.000 logement vacants.

Durant la manifestation, il y a encore eu trois blessés parce qu’un balcon s’est effondré…

L’image contient peut-être : 1 personne, foule et plein air

Le parti communiste qu va renaître, c’est un processus à peine entamé, j’ignore ce qu’il sera mais il doit repartir sur ses bases pour mieux afronter un monde encore inconnu.   il doit être combattif, toujours plus proche du monde du travail et de ce marseille populaire que l’on assassine. C’est de  ça dont il est réellement question dans ce Congrès, mais chez nous comme ailleurs il arrive que le monde ancien ait du mal à lâcher prise.

Par rapport à cela sur le fond je ressors de cette conférence de plus en plus convaincue que ce parti est en train de se construire et que la masse des adhérents aspire à offir à notre ville et à son département sinistré le parti dont nous avons tous besoin et nous avons malgré ce qui s’est passé d’assez minable en matière de combats d’arrière garde que je décris, nous avons  grandement avancé, l’élan est irresistible même si certains ont du mal à l’admettre.

A Marseille la véritable direction fédérale du parti communiste tel qu’il est, non tel que nous aspirons à le construire,  est inamovible, une sorte de machiavel du département à la tête des vétérans en est l’éternel maître d’oeuvre, il promeut ses favoris.  Ma section est une de celle qui est le plus soumise à son influence.  Soyons juste, cette influence  n’est pas que délétère parce que d’une certain côté elle a conservé ses cellules, une vie réelle. C’est pour cela que j’ai voté sans raturer personne en demandant simplement des rajouts.  Même si cette politique au couo par coup, électoraliste,  a ses limites. Le parti se retrécit de plus en plus sur des bases humaines qui réclament ce renouvellement.  Le bar est  » le foyer du peuple », lui et les communistes sont plus ou moins inconnus de leurs voisins immédiats, surtout s’il s’agit d’une population d’origine maghrébine. Comme je cherchais le local étant venue seule à pied, tous avaient la gentillesse de chercher pour moi sur leur portable et ils me disaient « c’est un lieu historique » sur internet, ça doit être un musée.  Alors comme certains l’ont dit ce parti serait-il mort ? Le foyer du peuple c’est ça et c’est autre chose. D’abord si ce quartier a un fort afflux de population maghrébine, des ouvriers, des auto-entrepreneurs, des marchands de Kebab, il y a dans ce quartier une forte population étudiante liée au CHU et autres hopitaux proches. le quartier, la place du foyer du peuple a cette population d’artisan trés compétents, très spécialisés issus de la classe ouvrière avec un véritable savoir faire qui me paraît encore caractériser marseille. Donc cette section ce sont des retraités mais aussi des adhésions de jeunes qui ne pouvaient pas toujours assister à la conférence parce qu’en activité. Ce parti est loin d’être mort même si pour une partie de la classe ouvrière du quartier c’est un lieu musée.

Ombres et lummières… de la ville que ce foyer du peuple et cette section.

mais revenons à la conférence de section sur laquelle je vais tenter de me montrer aussi impartiale que le permet ma colère face à certaines pratiques caricaturales de combats d’arrière garde et dont la petitesse me désarçonne toujours dans mon idéalisme foncier, une vieille dame de 80 ans qui a des indignations adolescentes, c’est risible et touchant.

On peut dire qu’à sa manière cette conférence de section  témoignait aussi de la vitalité et de la bonne santé d’un parti qui se reprend mais aussi de la nocivité manoeuvrière des disciples du machiavel départemental.

Sur la plan de la discussion et des amendements il y a eu un effort d’approfondissement et de dialogue sincère, apparemment ceux qui voulaient réécrire le texte ont été doublement battus, leur amendements ont été le plus souvent repoussés et le texte non réécrit et avec des amendements a été adopté par la majorité soit une vingtaine, seuls 6 ont voté contre. Le Manifeste a donc été accepté sans projet de réécriture.

Nous étions le parti communiste, un parti différents, sans motion de synthèse à la Hollande, conscients de nos divergences actuelles, mais prêts à travailler ensemble pour affronter ce capital criminel et son personnel politique, avec ce peuple insurgé. A l’interruption de séance j’ai dit mon enthousiasme au plus obstiné des ennemis du Manifeste et nous avons failli nous embrasser en nous disant que nous allions donner une leçon de conduite à toutes les forces politiques.

Il y avait eu certes un grand moment d’humour qui aurait dû m’alerter et tempérer mon enthousiasme.  Une des « âmes damnées » de l’eminence grise de la fédé, , s’était levé et avait proclamé inspiré « je suis prêt à voter ce texte, si on inscrit ce que vient de dire Nicole à savoir qu’elle votait le texte parce qu’elle espérait bien qu’il serait changé de font en comble« … effectivement la camarade avait fait cette étrange proclamation… et lui  avait ajouté telle une pythonnisse sur son trépied: « , je vois monter de toute la France des milliers et des milliers d’amendements qui vont procéder à ce travail« . Ce à quoi je lui ai répondu que moi aussi je voyais un mouvement mais pas dans le même sens celui qui avait imposé le Manifeste et un autre camarade lui avait répondu « alors ne le vote pas »… ce qui fut fait… et notre prophète qui annonçait la constitution de fait d’une tendance s’était aussitôt rassis.

LA MANOEUVRE ULTIME 

le sens de ces proclamations nous a été révêlé  quand il a été question des candidatures, et là l’objectif est tout à coup apparu, pour certains, il s’agissait de préparer le congrès avec un maximum de candidats ayant vote le texte 1 et avoir un comité fédéral le plus soumis possible à la direction actuelle.

cela s’est greffé sur le nom de Marie laure, mais ça aurait pu être quelqu’un d’autre si le cas n’était exemplaire. Marie Laure, une jeune camarade, excellente militante CGT dans l’esprit de laurent Brun a été promu comme le réclamait sa cellule au bureau exécutif. Elle avait voté le texte 3 en prévenant tout le monde dés le départ de son choix sur des bases politiques liés à son activité syndicale et son emploi à pôle emploi qui l’avait mis face aux réalités de cette ville. Alors qu’on l’avait envisage pour le comité fédéral après cette déclaration, plus question d’aller au COngrès et au comité fédéral, on lui réservait un strapontin au bureau exécutif de la section.

Mais lors de la conférence, de la distribution des listes de candidats proposés, elle avait  été ajoutée sans être prévenue comme candidate suppléante à la conférence fédérale et elle l’a appris à la conférence de section alors qu’elle avait pris la veille des billets pour elle et ses enfants dont elle a la garde ce jour là. Elle a donc dû décliner la proposition et la délegation à la conférence fédérale est restée  totalement monocolore: tous avaient voté la base 1)

Un incident est intervenu quand j’ai souligné ce dernier caractère, celle qu’on nous a présenté comme la future secrétaire de section, une journaliste de la Marseillaise, a tenté de m’accuser de favoriser l’esprit de tendance et d’exiger une représentation en tendance, étrangère à l’esprit de la conférence qui venait de voter le texte à l’exception de Toutati, Kupekian et quelques autres du même accabit (ça c’est moi qui le dit). Elle a employé des termes que je n’avais pas utilisé dans le seul but de me déconsidérer aux yeux de la conférence et ce au moment même où la tendance existant autour du vote 1 et l’allégeance à la fédération éclatait dans le vote de toutes les propositions de candidature. J’étais accusée de tendance parce ceux qui les pratiquaient de manière éhontée.  Alors là elle a eu droit à une de mes colères et elle a du la boucler et je suis sortie en dénonçant la manoeuvre ainsi que l’envoi au conseil départemental des mêmes élements surs.

Notons tout de suite que marie laure n’est pas ma disciple, j’ai appris comme le reste de ma cellule et en même temps, qu’elle votait le Manifeste. Elle a non seulement sa personnalité propre mais un souci d’indépendance  et les deux seules choses que nous avons en commun c’est notre souci du parti d’abord, ainsi que d’un intérêt marqué pour la formation des communistes. Elle veut que la jeune génération bénéficie d’un savoir de transmission des anciens avant qu’ils disparaissent.

Donc quand j’ai été accusée de favoriser « ma tendance », J’ai eu le temps de leur signaler que, outre le fait que Marie laure avait voté le manifeste, c’est une militante engagée dans cette ré-orientation que nous appellons de nos voeux et à laquelle aspire le partivers l’entreprise, mais aussi renforcée sur le plan idéologique.  C’est une militante trés préoccupée des problèmes de formation des nouveaux adhérents, comme je le suis moi-même. J’ai d’ailleurs proposé à la fédération de participer à cette formation, vu que je suis une des personne de ce département qui connait le mieux le marxisme et l’histoire du mouvement ouvrier. Des ouvrages en témoignent. j’ai été à chaque fois repoussée, comme l’ont été mes propositions de contribution (anonymes » puisque mon nom est interdit dans la presse communiste), j’ai proposé un article sur l’intelligence artificielle et la Chine à la Marseillaise, il a été repoussé sans même me notifier les raisons. L’humiliation permanente fait partie des tentatives de me faire lacher pied, renoncer… J’ai également proposé des conférences internationales comme celles de venissieux, même réponse méprisante. mais la cerise sur la gâteau a été à ce congrès. Pour bien marquer ma volonté unitaire, j’ai proposé à raymond navarro avant la conférence de section d’être invitée en tant que personnalité, il m’a été répondu que je devais faire une demande officielle à la direction fédérale et on verrait. Inutile de vous dire que j’ai récusé cette démarche inusitée en argant que comme toute adhérente j’avais le droit d’assister aux travaux. Et nous en étions restés là. Mais je dois dire que j’ai vu  s’exercer à propos de Marie laure lors de cette conférence de section m’a rendu plus que jamais vaine  l’idée d’assister à cette farce de vieillards qui confondent le parti avec les jeux pervers de pouvoir à l’intérieur d’une Ehpad.

Tout au long de cette conférence de section en tant que témoin de ce que fut notre parti et sa direction , j’ai pu dénoncer la manière dont ces gens là tentait un véritable négationnisme sur Georges marchais en particulier en l’interpellant lui et tous les fondateurs en faveur de leur tendance mortifère et manipulatrice. J’ai constaté également le mépris qu’ils avaient pour notre candidat Ian brossat qui visiblement ne leur a pas inspiré grande estime lors de sa venue à Gemenos. Et quand je leur ai dit en aparté que suivant comment ils méneraient les municipales, les compromis qu’ils imposeraient au parti si par malheur ils conservaient le pouvoir au niveau national, ils ont paru inquiets parce qu’ils savent bien qu’ils sont désormais confrontés aux conséquence de leur politique dans des échéances périlleuses. Nous le sommes tous et il n’y a pas d’autres solution que d’engager le combat tout de suite..

MAIS L’IMPORTANT EST AILLEURS ET NOUS GAGNERONS LE COMBAT POUR LE PARTI DONT MARSEILLE A BESOIN… 

C’est pourquoi l’important est ailleurs, il y a eu quelques grands moments d’intelligence collective, d’engagement…. A propos d’un amendement sur le travail en entreprise, le secrétaire de section avait concocté un amendement sur la manière dont sa propre section était en échec là-dessus. Ce fut un débat passionnant sur ce que supposait le travail du parti non plus en direction des entreprises mais au sein de l’entreprise elle-même, la manière dont le management patronal agissait pour empêcher la politique à l’entreprise, chez les jeunes en particulier, la difficulté que ceux-ci rencontraient dans des conditions de surexploitation et pourtant… L’idée que le lien du parti n’était pas celui d’un supersyndicat mais bien politique a été l’objet d’échanges dans lesquel disparaissaient les fausses oppositions des textes alternatifs, du légitimisme… une voie est ouverte, un sillon se traçait.  Et quelque chose d’une unité potentielle était possible favorisée par les retournements spectaculaires de certains.

cela était à l’origine une manoeuvra mais aussi une manière de tenir compte de ce qui se passait dans le parti, dans le pays, dans Marseille insurgée. Au titre des manoeuvres, je pense également qu’ils étaient au courant du vote de la commission des candidatures et qu’ils savaient que pour leur homme lige, Pierre laurent c’était plié, comme c’est la seule chose qui leur tien de ligne, faire bloc auprès des directions et mener la lutte des places, ils ont lâché du lest. D’où le vote sur les amendements et la candidature suppléante à la dernière minute. J’ai appris également qu’ils demandaient à notre camarade marie Jo Cermolacce de présider la première séance de la conférence fédérale,qui avec sa section du 3 e (celle de melenchon, celle d’un quartier le plus pauvre de france) a voté le Manifeste, a la même voloté unitaire, le même repect du parti et la même volonté de ré-orientation positive.

Donc j’espère que les insultes dont on ne pas craint de m’abreuver alors que cette direction de section manoeuvrait visiblement, sont simple antipathie personnelle, bien que je sois convaincue que leur volonté de me faire taire c’est pour pouvoir manipuler à leur aise la mémoire du parti. …. mais je fais comme ci. je n’y crois pas trop parce qu’on les retrouve partout à l’identique, ils ne peuvent plus résister sur le récriture du texte,alors  je dois dire qu’être accusée de tendance moi qui ne les ai jamais pratiquées et probablement la seule du lot à avoir toujours dénoncé les textes alternatifs, ne les avoir utilisé alors qu’ils étaient légaux pour dénoncer leurs pratiques liquidatrices et après pareilles manoeuvres m’est apparu fort de café. Mais j’espère qu’ils soient suffisamment réalistes pour limiter leurs manoeuvres médiocres et  leurs haines d’arrière garde à ma seule personne. je suis pour eux peut-être comme un parti venu du fond des âges leur reprocher ce qu’ils sont devenus. Un véritable plaisir d’espérer me mettre à genoux . Au titre du folklore local,  si l’on veut faire carrière dans les Bouches du rhône il suffit de convaincre cette direction fédérale que l’on a réussi à espionner danielle Bleitrach et à endiguer son influence supposée. L’actuel jeune secrétaire fédéral s’était semvble-t-il autoconvaincu que j’étais une « taupe » de Charles hoareau.. Ils me font penser au livre de Somerset maughan « notre agent secret à la havane » qui invente pour la CIA qui l’a recruté des réseaux inexistants, parce que le fait est que je n’ai aucune influence, aucun réseau dans les Bouches du rhône, il suffit que je sois quelque part pour que se déchaîne une réaction de légitimisme… J’espère que leur acharnement sur ma personne fait partie de ce folkolre et qu’ils vont être obligés d’avancer et surtout je ne voudrais pas qu’au-delà de moi Marie laure fasee les frais de cette stupidité. Marie laure a son destin à mener, j’espère pour elle qu’il sera aussi satisfaisant que le mien, mais je lui fais grâce de tout parrainage.

En ce qui me concerne un seul regret, et je l’éprouve pour nombre de gens de ma trempe, ces imbéciles ont privé le parti de gens dévoués compétents… J’espère que leur capacité de nuisance va être limitée désormais? C’est vrai que c’est mal barré, mais plus nombreux sont les communistes alertés. Le tout, le plus essentiel, quand monte la colère, parce que ce dont notre section témoigne c’est la difficulté de faire la jonction entre colère et niveau réellement politique dans le combat qui est le notre. le parti a du mal à s’ajuster.

Un certain nombre de camarades n’ont pas cautionné la manoeuvre non plus puisque le vote secret sur la conférence fédérale comme sur le comité départemental a recueilli 19 pour et 5 nuls (un certain nombre d’adhérents dont Daniel Lemonnier ayant voté le manifeste étaient partis) et un refus de vote. Après trois camarades sont venus me voir, ils m’ont dit « danielle on est d’accord avec toi, on a vu la manoeuvre, mais maitenant tu dois te détendre et agir dans le sens de l’unité. Ce que j’ai eu beaucoup de mal à faire. mais ça me passera… Il y a eu ce repas fraternel aux côtés d’edmonde ,la meilleure des trésorières, avec laquelle nous nous sommes baffrées de tout ce qui nous était interdit, cette camarade silencieuse qui m’a dit qu’elle avait deux livres de moi dont un dédicacé, ma camarade de tête de bois avec laquelle nous sommes en désaccord sur le FI et en accord sur l’Europe, mais qui me fait rire… la cocasserie populaire qui a été comme un baume… bref, ça me passe déjà et comme je l’ai dis en aparté à l’un d’entre eux: une vraie tête à claque dans le genre imbu de sa personne et qui s’obstine à venir me faire des sourires au moment où j’ai envie de le tuer :  « je te sohaite bien du plaisir si tu prétends poursuivre sur cette lancée face à ce que sont les militants communistes et notre peuple.Après les Européennes, telles que vous prétendez les conduire vous allez être virés à coup de pied dans le cul! » c’est là que j’ai perçu à quel point Ian Brossat les despérait…

C’est plus fort que moi je n’arrive pas à confondre les positions politiques et les personnes, j’aime et j’estime en dehors de toutes considérations de ce type, c’est sans doute pourça que je suis aussi peu efficace dans les affrontements internes…

Nous sommes allés tous ensemble participer à la marche, je n’ai pas pu suivre les pas des jeunes qui encadraient une de nos adhérentes qui avait rendez-vous avec Envoyé spécial parce qu’elle habite un de ces logements insalubre, elle voulait y aller avec son parti… c’est ça la meilleure conclusion… et pour le rire le fait que le rendez-vous avait lieu devant une église ce qui a provoqué un rire général sur la main tendue…

 

 

danielle Bleitrach

 

 
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Publié par le novembre 11, 2018 dans Congrès du parti 2018, POLITIQUE