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Archives de Catégorie: peinture

Ne ratez pas Le Wiseman consacré au musée londonien National Gallery

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L’année dernière nous avons eu la chance à Aix en Provence de découvrir Frederick Wiseman et sa manière de s’installer dans une institution, de regarder sans juger mais de nous faire pénétrer dans son fonctionnement, avec des individus qui l’expriment et en disent l’aventure, les possibles. Wiseman nous a présenté ses travaux, un petit homme qui a dépassé les 80 ans, un matérialiste, un documentariste.

Le nouveau documentaire passionnant de Frederick Wiseman, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs, est une exploration de la National Gallery de Londres. Une immersion dans un des grands musées du monde, la national Gallery. Souvenirs… A dix huit ans, envoyée à Londres avec mes sœurs, je les ai forcées à passer deux heures par jour durant quinze jours soit à la National Gallery ou la Tate. Elles ont à jamais aimé la peinture, une immersion qui réclame du temps et Wiseman nous l’impose ou plutôt nous l’accorde, trois heures qui passent comme un rêve.

Dès le début Wiseman nous confronte à des métiers, celui du restaurateur mais aussi de conférencier. Une femme qui sait tout de la période, de l’auteur, choisit de faire revivre le regard du spectateur profondément religieux de cette époque, la lumière dans laquelle il baignait, l’impression d’un contact à travers la représentation… Imaginez une photo de chaton délicieux, on vous donne des fléchettes avec la mission de viser les yeux, vous éprouverez un refus, le lien avec le ciel dans cette ombre éclairée par des lumières vacillantes qui font bouger les ors, les draperies est du même ordre… Ils savent bien mais ils ressentent…

Chaque conférence est ainsi une manière de pénétrer une œuvre, il n’y a pas de réponse, mais une question : pourquoi dans son tableau sur les tournesols dominé par le jaune et le vert, Van Gogh inscrit-il cette ligne bleue ? Qu’est-ce qui pousse Rembrandt à conserver la silhouette d’un personnage dans un tableau, un repenti? Qu’est-ce qu’on apprend d’un peintre en le restaurant, qu’est ce qui différencie Léonard de ses élèves? A quoi tient le caractère exceptionnel de sa peinture?

Mais on en apprend autant en suivant le restaurateur qui ôte le vernis, n’est-ce pas une erreur, en tous les cas désormais la restauration doit être réversible pour laisser aux générations suivantes la possibilité d’une autre vision… Mais ce qui est typique du style de Wiesman c’est la manière dont il nous donne à voir la stratégie de l’institution à travers des dialogues du personnel, le directeur du musée qui plaide pour des expositions élitistes alors qu’une femme blonde passionnée demande une stratégie d’ouverture au grand public, opposition que l’on va retrouver au détour d’autres discussions sur l’approbation ou non d’une manifestation sportive devant le musée ou la réflexion sur le budget, la pression sur les personnels… Le musée est la découverte des tableaux mais aussi de toutes la vie qui se nourrit d’eux, y compris le final avec les danseurs.

Typique encore cette manière de parler des cadres comme un objet en soi, celui en ébène dont le bois dur oblige un travail avec des ondulations du racloir, ceux que l’on dore à la feuille…   Mais le choix aussi de présenter les tableaux hors cadre, un peu à la manière des spectateurs et des ouvriers qui traversent l’écran et se confondent avec les fragments d’œuvres.

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le octobre 14, 2014 dans cinema, expositions, peinture

 

j’ai vu hélas dans la vie un cirque ridicule

1 Marc Chagall
J’ai vu hélas dans la vie un cirque ridicule :
Quelqu’un tonitruait pour effrayer le monde, et
Un tonnerre d’applaudissements lui répondait.
J’ai vu aussi comment on se pousse vers la gloire et
Vers l’argent : c’est toujours le cirque.
Une révolution qui ne conduit pas vers son idéal
Est, peut être aussi, un cirque.
Je voudrais toutes ces pensées et ces sentiments,
Les cacher dans la queue opulente d’un cheval de
Cirque et courir après lui, comme l’autre petit clown,
En demandant la pitié afin qu’il chasse la tristesse
Terrestre.

Marc Chagall

 
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Publié par le mars 20, 2014 dans litterature, peinture

 

Hommage à Zao Wou-ki –

rompre avec ce qui nous a nourri et ne jamais oublier les leçons du passé… la calligraphie chinoise se transforme et se rapproche du travail formel d’un matisse et pas seulement à cause des couleurs mais de la manière dont elles s’opposent, se plissent comme dans ces tissages… Il vient de nous quitter le 9 avril…(danielle bleitrach)

Nous apprenons avec une grande tristesse le décès, hier, en Suisse, de notre cher ami Zao Wou-ki.

Je souhaite rendre ici un hommage chaleureux à ce grand artiste et à son grand œuvre majeur et unique qui a considérablement enrichi notre culture universelle contemporaine. Zao Wou-ki m’avait accueilli en 1982, alors qu’à 33 ans je débutai dans ce métier d’éditeur d’art. Il m’a accordé sa confiance et, au fil des collaborations, son amitié. Nous avons réalisé ensemble cinq ouvrages au long d’une vingtaine d’années de complicité artistique. Ce fut chaque fois des rencontres étonnantes, riches, amicales, avec Claude Roy, tout d’abord, Jean Leymarie, ensuite, et Daniel Abadie, Jean-Luc Chalumeau, et enfin Bernard Noël, pour l’ultime Grands Formats. L’ouvrage Encres, dont Henri Michaux avait écrit le texte, fut publié juste avant, en 1980, avec mon prédécesseur, Charles Feld qui nous avait présentés. C’est dire combien a été fécond pour notre Maison d’Édition et pour nous-mêmes, ce voisinage (cette presque parenté) culturel et artistique qui nous donnait de surcroît, sur le plan humain, à chaque moment, l’exemple de l’exigence d’authenticité, du courage, de la générosité et de la probité. Nous adressons à ses enfants et à son épouse nos sincères condoléances très attristées.

Au revoir, mon cher Wou-Ki…

Philippe Monsel

Photographie : © Edouard Boubat

Zao Wou-ki3[1]

 
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Publié par le avril 10, 2013 dans peinture

 

Ce fut sous le neige un 8 avril 1973, à Vauvenargue… Picasso…

7046392.e98bce76.560[1]Je n’ai pas le temps d’écrire un article sur la mort de Picasso, mais je vais le faire… Pour le moment  deux idées m’y invitent: premièrement j’apprends que une des émissions les plus nulles et pire encore de la télévision à savoir « secrets d’histoire » va consacrer une émission à Picasso… nous avons eu droit il y a peu à une niaiserie  de Mireille Dumas, sur les enfants de… nul doute que cette émission cancanière, stupide  sera dans le même genre, rien sur le meilleur, l’oeuvre et les joies intenses qu’elle nous réserve et tout sur les affaires de cul,. Ce terme même est désapproprié pour ce genre d’émission alors qu’elle serait un hommage au peintre des « demoiselles d’Avignon »… Ou à la fois il glorifie, comme il le fera toute sa vi,e la chair et le désir, paraissant parfois comme sade à la Bastille « peindre d’une main », je pense à la dernière exposition au palais des papes,  mais avec ces dames au bordel une mise à distance de la réalité pour glorifier la forme picturale, l’une et l’autre ne cessant de se répondre… Et là je pense à son long compagnonnage avec Matisse, à cette magnifique exposition au Grand palais où ils se répondaient sur ce chemin-là…

La deuxième idée nait de  ce printemps pourri. Je dois être une des dernières à me souvenir de l’état de la campagne aixoise quand Picasso a rendu l’âme à Mougins et qu’on a transporté sa dépouille dans son château de Vauvenargue. Nous nous y étions rendus avec mon compagnon Pascal Fieschi avec un bouquet émorme de roses rouges, des roses sans odeur, sauf cette odeur du sang qui comme Bacon emplissait son regard d’aficionado… Mais le plus étrange était la manière dont toute la campagne aixoise, ce 8 avril 1973 était couverte de neige et le ciel plombé… un huit avril…  Quelques couleurs fondamentales, le bleu de Mougin qu’il abandonnait, le rouge des fleurs,  le cadeau de Nicolas de Staël devant la mer à Antibes avant son suicide et un peu plus tard celui de Jacqueline face à la sainte Victoire de Cézanne… La neige blanche  transformait toutes les formes, les habitations, les ceps de vigne en calligraphie  au fusain noir…

Danielle Boeitrach

 
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Publié par le avril 8, 2013 dans histoire, peinture

 

Passer de l’Almanach vermot à ce qu’exprime réellement un peintre comme Bacon

"Nous percevons peu ce qu'est la solitude et combien elle s'étend car une foule n'est pas une compagnie et les visages ne sont qu'une galerie de portraits et la parole un tintement de cymbale là où il n'y a pas d'amour." FRANCIS BACON

« Nous percevons peu ce qu’est la solitude et combien elle s’étend car une foule n’est pas une compagnie et les visages ne sont qu’une galerie de portraits et la parole un tintement de cymbale là où il n’y a pas d’amour. » FRANCIS BACON
Un des trucs les plus irritants sur la toile est la manière dont on réduit un auteur souvent complexe et sulfureux à des aphorismes et pensées dignes de l’almanach Vermot…
La phrase de Bacon est des plus édifiantes apparement …
Premier Epitre aux Corinthiens de Saint paul
Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, je suis un airain qui résonne ou une cymbale qui retentit.

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Quand j’aurais le don de prophétie, que je connaîtrais tous les mystères, et que je posséderais toute science; quand j’aurais même toute la foi, jusqu’à transporter des montagnes, si je n’ai pas la charité, je ne suis rien.

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Quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n’ai pas la charité, tout cela ne me sert de rien

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La charité est patiente, elle est bonne; la charité n’est pas envieuse, la charité n’est point inconsidérée, elle ne s’enfle point d’orgueil;

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elle ne fait rien d’inconvenant, elle ne cherche point son intérêt, elle ne s’irrite point, elle ne tient pas compte du mal;

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elle ne prend pas plaisir à l’injustice, mais elle se réjouit de la vérité;

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elle excuse tout, elle croit tout, elle espère tout, elle supporte tout.

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La charité ne passera jamais. S’agit-il des prophéties, elles prendront fin; des langues, elles cesseront; de la science, elle aura son terme.

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Car nous ne connaissons qu’en partie, et nous ne prophétisons qu’en partie;

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or, quand sera venu ce qui est parfait, ce qui est partiel prendra fin.

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Lorsque j’étais enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant; lorsque je suis devenu homme, j’ai laissé là ce qui était de l’enfant.

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Maintenant nous voyons dans un miroir, d’une manière obscure, mais alors nous verrons face à face; aujourd’hui je connais en partie, mais alors je connaîtrai comme je suis connu.

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Maintenant ces trois choses demeurent: la foi, l’espérance, la charité; mais la plus grande des trois c’est la charité.
bacon_10[1]
A signaler le fait que la charité en grec peut se traduire par amour, d’où l’intérêt de voir Bacon en train de s’enfiler une bière dans un pub en appellant à l’amour ou à Saint Paul, nul doute qu’il donne à l’amour le sens le plus matériel qui soit, voilà qui nous parle aussi de ses ecchlésiastiques et autres papes qui font songer à son boeuf écorché…Peintre de la violence, de la cruauté et de la tragédie d’où, à ses dires, « l’odeur du sang humain ne [le] quitte pas des yeux »lLa charité est chez lui cannibale, cmme dans les peintres qu’il aime particulièrement pour Vélasquez Vincent Van Gogh ou Picasso,et  ses portraits torturés, comme pliés dans la texture de la toile : l’hostie, ceci est mon corps, ceci est mon sang…
Il est regrettable de citer ces paroles de Bacon sur l’amour en ignorant totalement la violence du peintre… parce que Bacon a aussi une éthique, il éprouve l’horreur, est fasciné par lui, on sait désormais à quel point au sortir de la deuxième guerre mondiale ses tableaux furent inspirés par les photographies de dignitaires nazis, une fascination horrifiée pour les monstres, l’odeur su sang humain qui ne le quitte jamais… Que dirait saint paul de la Charité de Pie XII après le nazisme ?
Danielle Bleitrach
 
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Publié par le avril 6, 2013 dans peinture

 

ce qui est important…

On a effectivement craint que la mort ne frappe Matisse trop tôt. matisse qui avait alors 72 ans, demandait très modestement trois ou quatre ans pour finir son oeuvre En fait de trois ou quatre ans, cela a duré treize ans.
Ces treize dernières années sont d’une importance capitale, pour Matisse mais aussi pour la peinture en général. On a dit beaucoup de choses fausses sur certains aspects de la vie de Matisse- en particulier sur les rapports avec Pablo Picasso. On les a présentés comme hostiles l’un à l’autre, et il se trouve que je suis témoin – pour avoir été à la fois l’ami de Matisse et de Picasso- de la fausseté de ces assertions. C’est devant moi que Picasso a prononcé pour la première fois cette phrase que j’ai rapportée ensuite à Matisse- et qui l’a fait pleurer: « le jour où l’un de nous deux disparaîtra, il y a des choses que l’autre ne pourra plus dire à personne.  » Ces deux grands créateurs de la peinture au XX e siècle se sont en fait trouvés réunis dans cette même période. Leur conception de la peinture et les conversations qu’ils ont eu à ce sujet  sont capitales pour l’histoire de la peinture – une histoire de longue durée, qui se prolongera, quoiqu’on en pense, tant qu’il y aura des hommes.
Au cours de ces treize années, Matisse a énormément peint. Ce qu’il a alors réalisé est probablement d’une importance plus grande que tout ce qu’il avait pu faire auparavent. Il a porté la peinture à ce point où Picasso a pu dire de lui que « jamais aucun peintre n’a chatouilé la peinture jusqu’à de tels éclats de rire ».
Extrait de « Sur Henri Matisse. Entretiens avec jean Ristat. Stock, 1999.

Il y a bien des raisons à faire état de ce témoignage aujourd’hui… ne serait-ce que de faire état d’un temps où l’on témoignait en espérant agir au mieux pour l’humanité, comme on avait résisté à l’avilissement du nazisme.  Dire encore aujourd’hui l’apport de ceux qui ont consacré une vie à une oeuvre qui a été un hymne à la joie… et ce durant le temps abominable de l’occupation où ces deux hommes se rencontrent à Nice pour la première fois. Il est important également de montrer la nature du dialogue qui existait entre jean Ristat et lui… puisque j’ai eu la chance d’être parfois là à leurs côtés. Qu’il me soit enfin permis sur le mode de la plaisanterie de me souvenir de l’hommage qu’il me rendait en affirmant que je ressemblais à une peinture de Matisse. Matisse quand il le rencontra ressemblait à cette photo, il avait l’âge que j’ai aujourd’hui ? Est-ce que je ressemble à un Matisse ? Honnêtement je ne suis pas aussi cacochyme mais je donnerais n’importe quoi pour avoir son don de chatouiller la peinture jusqu’à l’éclat de rire… La jeunesse est là, comme la beauté, elle est dans le plaisir qu’elle nous offre…

 
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Publié par le octobre 27, 2012 dans mon journal, peinture

 

Art et engagement par Cristelle Terroni

Depuis la fin des années 1960, la question de la portée politique de l’oeuvre littéraire et artistique n’a cessé de se poser, interrogeant sa capacité à concilier enjeux politiques et esthétiques. Dans ce débat qui ne cesse de s’enrichir à mesure que la définition de l’oeuvre devient plus complexe, passer par l’exemple et le particulier devient inévitable et nous permet de saisir comment certaines oeuvres aboutissent à un équilibre, sinon à une conciliation, efficace.

L’artiste peut-il donner à son œuvre des qualités à la fois esthétiques et politiques ? Si on lui reconnaît un contenu politique, l’œuvre peut-elle réellement influer sur les réalités sociopolitiques de notre monde ? Soulevée par Sartre au milieu du XXe siècle, la question de l’engagement politique de l’œuvre reste très actuelle. Quelques expositions récentes organisées au Jeu de Paume (Ai Weiwei : Entrelacs, 21 février – 29 avril 2012) et au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris (Resisting the Present. Mexico 2000-2012, 9 mars – 8 juillet 2012), de nouvelles publications (Michel Vinaver, Albert Camus, S’engager – correspondance 1945 – 1957, L’Arche, 2012), ainsi que l’attention portée à l’importante production artistique qui a accompagné les printemps arabes, continuent de nourrir un débat qui prouve que la réflexion sur la politique des arts ne se réduit pas à l’alternative entre esthétisme et militantisme.

Artistes, historiens et critiques s’interrogent sur la possible réconciliation de ces deux dimensions et sur les modalités concrètes de l’engagement à travers toute création artistique. Aujourd’hui, la question de l’engagement s’est donc émancipée de la figure de l’artiste pour s’intéresser aux qualités formelles de l’œuvre, mais aussi à son contexte. Car depuis la fin des années 1970, la pensée postmoderne a enrichi le débat en portant une attention nouvelle aux conditions de production et de réception des œuvres. Dans le même temps, l’avènement de pratiques artistiques dites in situ (Land Art, Graffiti, Street Art) a replacé l’œuvre dans l’espace public et nourri la réflexion sur la politique de l’œuvre. La question de l’engagement ne peut donc plus ignorer les techniques et médiums utilisés, la nature des lieux de production et d’exposition de l’œuvre, ni son impact intellectuel et émotionnel sur le public.

Ce dossier reprend et illustre ce débat à partir d’exemples particuliers, tirés de la littérature, de l’art et du théâtre contemporains, selon une perspective internationale.

Liste des essais et des entretiens :

- Cécile Boëx, « Un cinéma d’urgence », entretien avec le collectif Abounaddara, 25 septembre 2012.

- Vanina Géré, « Le Beau : arme politique », 2 octobre 2012.

- Claire Luna, « 2000-2012 : l’art mexicain en résistance », essai sur l’exposition « Resisting the Present, Mexico 2000-2012 » (Musée d’art Moderne de la ville de Paris, 9 mars – 8 juin 2012), 9 octobre 2012

- Sébastian Veg,  « Coup de projecteur sur les marges, entretien avec Sébastian Veg sur les écrivains chinois engagés », 12 octobre 2012.

- Simon Chemama, « S’engager ? Vinaver face à Camus en 1950 »,  23 octobre 2012.

 
 
 
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