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Archives de Catégorie: mythe et légendes

Réflexions de fêtes : Cette société ne conçoit plus le bien sans la marionnette du mal

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Ce qui se passe en Corse est inqualifiable comme tout acte raciste qui prétend restaurer la légalité républicaine par une ratonnade ou un pogrome, mais voici des années maintenant que chacun se prête à ce que la lutte des classe soit ainsi transformée en caricature raciale et communautariste. Le fond de l’affaire, la responsabilité essentielle revient bien sûr à ceux qui ont intérêt à un tel simulacre fasciste.

Regardez ce qui se joue, qu’il s’agisse du péril dit « terroriste », mais dont l’origine, chacun le sait, est à rechercher dans les interventions occidentales détruisant des nations pour mieux les piller, font  régner le chaos  entretenu par des potentats alliés des occidentaux comme les Souadiens ou le gouvernement turc, ou qu’il s’agisse de la délinquance, fruit de la misère mais aussi lumpenprolétariat vouou qui protège dans les quartiers dits sensibles l’emprise fondamentaliste, les principales victimes en  sont les musulmans. Cela ne veut pas dire qu’il faille tout tolérer au nom des « victimes » réelles, mais bien au contraire il s’agit de partir des victimes réelles et des coupables pour lutter contre tous les viols de légalité, de la souveraineté nationale  l’insécurité générée par la voyoucratie..

L’impérialisme et le capitalisme a intérêt à désigner parmi les victimes les boucs émissaires, pour mieux poursuivre ses propres exactions et le tonneau sans fond des crimes qu’il engendre.  Cela ne devrait pas étonner un communiste, un marxiste ; si eux- mêmes ne cédaient pas à la même idéologie et aient peur de s’opposer aux véritables coupables, quitte à mettre tout le monde dans le même sac jusqu’à accepter la loi d’urgence…  Et dans le même temps parce qu’ils sont désormais incapables de se battre pour l’emploi, le pouvoir d’achat, la paix sur des bases de classe, il s’alignent sur certains bobos qui jouent d’autant plus les dames patronnesses qu’ils ne vivent pas aux côtés des victimes.

J’ai subi quelques chocs ces derniers temps, ne parlons pas de l’inertie au plan international, lutte pour la paix, solidarité avec les communistes interdits, reprise des analyses médiatiques les plus éculées, il y a longtemps que les communistes semblent avoir renoncé à se situer dans un monde international. Mais même au niveau national,  par exemple la mobilisation pour « Charlie » en janvier dernier. Il aurait fallu beaucoup de réflexion sur ce qui se passait, offrir d’autres perspectives que l’émotion.

J’ai vécu avec distance cette mobilisation, faute d’une pensée collective qui soit raison et pas pathos.  D’abord parce que qu’on le veuille ou non elle affirmait la défense des « valeurs » de l’occident de tolérance, de liberté face à l’obscurantisme supposé du monde du Moyen orient et du Maghreb. Excusez-moi mais en tant que communiste, me situant dans l’Histoire et pas dans l’immédiateté, j’ai tendance à voir les responsabilités sur ce qui se passe en méditerranée également chez nous. Il y a eu la colonisation, celle-ci se poursuit, mais aussi plus récemment les expéditions punitives auxquelles je me suis opposée d’abord avec les communistes puis de plus en plus seule. Il ne reste à titre de traces que le cas palestinien, devenu lui-même exclusif de tout autre lutte et communautarisé à son tour. Donc proclamer que la France est terre de liberté d’expression et de paix alors que partout nous sommes parmi les forces réactionnaires qui entretiennent des troupes de voyous, ce n’est pas avancer sur le chemin de la transformation nécessaire mais nous entretenir dans le « choc des civilisations » et à ce titre ce qui se passe en Corse est la simple caricature d’une manière d’être intolérable. Quand le PCF a renoncé à être une avant-garde, était-ce une manière de s’aligner sur le politique démagogique ; à chercher non pas à tracer une perspective mais les moyens de plaire en suivant  les pulsions politiques, les stéréotypes et se condamner à jouer les arrières gardes du politicien ordinaire? En outre, si je n’ai pas pu adhérer à Charlie, c’est parce que ces vastes mouvements de foule n’avaient pas eu lieu quand trois petits enfants avaient été tués pour la seule raison qu’ils étaient juifs. C’était en quelque sorte normal de tuer des enfants parce qu’ils étaient juifs, donc israéliens et futurs maîtres du monde selon certains crétins complotistes qui n’étaient pas tous à droite loin de là. J’en ai eu la preuve quand cette imbécile qui se croyait communiste m’a expliqué que c’était le mossad qui avait tué ces enfants ou quand cette fille de républicains espagnols m’a déclaré que les juifs emmerdaient tout le monde avec leur Shoah, ou quand des défenseurs des palestiniens ont prétendu non pas me faire signer une pétition contre le CRIF, mais en soutien de Pascal Boniface qui avait expliqué que le gang des barbares était le produit du CRIF. Exactement la démarche de ceux qui aujourd’hui se croient autorisés à hurler leur haine dans une cité d’Ajaccio, attribuer à tous les juifs, à tous les musulmans, la faute commise par certains voyous ou fascistes.

C’est ça la démarche des Corses, mais aussi celle des indigènes de la République, revendiquer la vengeance contre tous au lieu de dénoncer le capital, racialiser la lutte des classes. Et cela va désormais bien au-delà des dits indigènes de la république, on part dans les cités sensibles avec pour seule bannière le foulard palestinien et on invite ces cités à voter contre marine Le Pen. Il n’y a rien d’autre à leur proposer, ni lutte ensemble pour le droit à la santé, à l’éducation, utiliser leur peur et l’insécurité profonde qui est la leur et qui dépasse largement la violence d’une terre sans loi mais l’utilise comme tous les lumpenprolétariat pour rendre la vie de tous impossible et déporter toujours plus la société vers la droite.

Et le chœur médiatique tel des charognards en train de croasser au-dessus de nos peurs et de nos solitudes qui provoquent les mouvements de foule sur la haine et le vide social nous incite à ces regroupements fictifs pour nous faire oublier ce qui nous manque réellement et qui en est à l’origine… Ces imbéciles en train de s’ébaudir sur les fines manœuvres de Hollande pour l’emporter au présidentielles sur ce désespoir organisé nous montre jusqu’où nous sommes désormais tombés, ne plus être capables de voir le bien, si on ne monte pas la marionnette du mal, le grand Satan, l’autre.

Je voudrais terminer ces réflexions par une anecdote. Je passe tous les dimanche et les jours de fête dans la maison de retraite de ma vieille mère qui a 97 ans. C’est un endroit exceptionnel, un hôtel 4 étoiles où le personnel se dévoue pour favoriser la convivialité, mais parfois il est dur de continuer à aider à vivre des gens qui perdent l’ouïe, la vue et le désir d’être ensemble. Alors je joue au dominos avec eux et le jour de Noël j’ai vu certains d’entre eux revivre. Beaucoup d’entre eux avaient été accueillis dans leurs familles, ceux qui restaient étaient les délaissés et ma mère qui ne veut pas sortir. L’une d’entre eux qui a 95 ans était déchirée parce que son fils unique était parti au ski sans même l’embrasser. Elle avait quitté Toulouse pour se rapprocher du fils à Marseille et jamais il ne venait la voir. Elle avait un pull et un tricot, un chef d’œuvre fait de ses mains. Elle a commencé à nous raconter sa vie, son père mineur et elle allant à l’école avec des sabots. Nous avons parlé de la mine, je leur ai raconté celle du Ladrecht dans laquelle j’étais descendue quand le PCF se battait pour sa survie. Elle s’est mise à nous expliquer son travail de mécanicienne en confection, les poches faites en série… Un homme qui était technicien dans la sidérurgie est intervenu et nous avons décrit ensemble la fonte de l’aciérie, les brames en fusion… Je leur ai raconté mon métier de sociologue dans les usines… Tous ces gens étaient en train de revivre, ils avaient trouvé un langage commun, celui du Travail. Quand je les ai quittés, ils m’ont tous remercié en disant la bonne journée qu’ils avaient passée.

Sans le travail, sans la création il n’y a aucune raison de vouloir vivre ensemble, peut-être le voyage dans le respect de l’hôte  donne le temps de la récréation, la curiosité, encore faut-il l’apprendre, le pratiquer comme un art qui n’a rien à voir avec le tourisme.  Le tourisme, la consommation correspond  à cette vision de missionnaire imposant sa foi à qui n’en a rien à foutre… Ce plaidoyer de politicard vendant avec démagogie sa propre vertu au moment même où on  traite l’autre avec inhumanité. La coopération engendre le respect alors que l’idéologie de « l’amour » et des droits de l’homme n’est le plus souvent qu’un leurre qui couvre de plus en plus l’innommable dans les pratiques. Le racisme n’est pas qu’un mal, il pénètre ce que nous croyons être notre vision du bien, notre référence insupportable à l’éthique.

Pourquoi je vous dis ça, parce que je ne supporte plus cette vague identitaire et que le vivre ensemble c’est de créer ensemble et tout est fait pour nous empêcher d’œuvrer ensemble… D’avoir le sens des différences, mais dans la coopération et pas dans le mythe fusionnel imaginaire et morbide… Qui nous laisse comme des épaves  abandonnées au seuil de la mort un soir de Noël….

Joyeux Noël et bonne année
Danielle Bleitrach

 
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Publié par le décembre 27, 2015 dans mon journal, mythe et légendes

 

Picasso blanc et noir

C’est l’anniversaire du jour de naissance de Picasso , en hommage cette exposition…

Pablo Picasso, Marie-Thérèse, de Face et de profil (Marie-Thérèse, face et profil), Paris, 1931 Agrandir Marie-Thérèse, Face and Profile

Légende

Pablo Picasso, Marie-Thérèse, de Face et de profil (Marie-Thérèse, face et profil), Paris, 1931. Huile et fusain sur toile, 111 x 81 cm. Private collection. © 2012 succession de Pablo Picasso/artistes droits Society (ARS), New York. Photo : Béatrice Hatala

Picasso noir et blanc est la première exposition à explorer l’utilisation remarquable du noir et blanc tout au long de la carrière prolifique de l’artiste espagnol. Affirmant que la couleur affaiblit, Pablo Picasso en a purgé   son travail afin de mettre en évidence la structure formelle et l’autonomie des formes inhérente à son art. Sa palette répétée minimale correspond à son intérêt obsessionnel pour la ligne et  la forme, le dessin et les valeurs monochromatiques et tonales, tout en développant un langage complexe de signes picturaux et sculpturaux Le motif récurrent du noir, blanc et gris est évident dans ses périodes bleue et Rose, pionnier des recherches dans le cubisme,  dans les peintures figuratives néoclassiques et s’accorde au surréalisme. Même dans ses œuvres ultérieures qui dépeignent les atrocités de la guerre, natures allégorique, vives interprétations des chefs d’oeuvre historique et ses toiles sensuelles créés au cours de ses années de lumière, il a continué à pratiquer une réduction de la couleur.

Picasso est né à Málaga (Espagne), le 25 octobre 1881,  fils de  María López de Picasso et José Ruiz Blasco. Son père, peintre, professeur d’art et commissaire d’exposition, encourage son fils à devenir un artiste après avoir réalisé rapidement des dons artistiques étonnants de Picasso. Après ses études en Espagne, il s’installe à Paris et se lance dans une carrière extraordinaire pour devenir le peintre le plus influent dans l’art du XXe siècle.

Gérer une composition complexe sans avoir à organiser des contrastes de couleur, Picasso crée des chefs-d’œuvre tels que l’ atelier de la modiste (1926), le charnier (1944-45) et les demoiselles d’honneur (Las Meninas, après Velázquez) (1957). La qualité graphique du noir et blanc de Picasso renoue avec les figures rupestres du paléolithiques créés avec du charbon de bois et de simples des pigments minéraux (Femme nue avec guitare, 1909), à la tradition de grisaille (étude de la Sculpture d’une tête [Marie-Thérèse], 1932) et au dessin européen (homme avec une Pipe, 1923). Picasso a utilisé ce choix distinctif d’explorer une tradition séculaire de maîtres espagnols, comme El Greco, José de Ribera, Francisco de Zurbarán, Diego Velázquez et Francisco de Goya, chez quil’utilisation du noir et gris a été prédominant.

La palette de Picasso révèle le développement d’un procédé unique de travail, qu’il a poursuivi jusqu’à sa mort le 8 avril 1973, à Mougins, France. Ses œuvres novatrices en noir et blanc continuent d’influencer les artistes aujourd’hui. Cet aperçu chronologique, s’étendant sur 1904 à 1971, comprend des peintures, sculptures, œuvres sur papier, qui soulignent le choix de l’artiste de noir, blanc et gris au lieu de la couleur et.

Carmen Giménez, Stephen et Nan Swid conservateur de l’Art du XXe siècle, avec l’aide de Karole Vail, conservateur adjoint

 
 

Bernd Alois Zimmerman : un requiem plein de vies par Gilles Macassar…

L’humanité et sa langue dit l’univers, la cacophonie et l’harmonie… Hier j’ai vu le film de Paradjanov, Sayat Nova, un vers du poète m’a expliqué pourquoi les êtres humains momifiaient, enveloppaient dans des linceuls et la terre, le mort : le poète qui n’est que tourment dit  « en te mettant dans un cocon, nous espérons que tu t’envoleras comme un papillon vers ta nouvelle vie… » l’art est toujours funéraire mais il célèbre la vie… les vies leur multiplicité…   (Danielle Bleitrach)


Photo : Olivier Roller / Divergen 

Dirigée par Michel Tabachnik, le “Requiem pour un jeune poète”, œuvre-monde du compositeur allemand, provoque un véritable choc tellurique.

Comme il y a des « hommes océans » (dixit Victor Hugo), il existe des œuvres mondes. Des continents entiers y dérivent, avec leurs terres de feu et leurs calottes glacières, leurs luxuriances amazoniennes et leurs Sahels arides. Composé entre 1967 et 1969, créé à la fin de cette même année, le Requiem pour un jeune poète, de l’Allemand ­Bernd Alois Zimmermann, appartient, comme son opéra Die Soldaten, à cette catégorie de chefs-d’œuvre démesurés, qui phagocytent le temps et l’espace, dans la veine ­lointaine du ­Requiem de Berlioz, au XIXe siècle, ou de celui de Ligeti, au XXe.

En le programmant vingt ans après sa dernière exécution à Paris, le festival ManiFeste de l’Ircam a réussi son lancement. La nouvelle salle de la Philharmonie offre un espace idéal pour déployer sur scène un orchestre symphonique aux cuivres surabondants et une formation de jazz ; pour répartir dans les hauteurs trois chœurs et huit haut-parleurs, qui diffusent une bande magnétique proliférante, que Zimmermann lui-même avait réalisée dans les studios de la radio de Cologne.

Enregistrée en analogique, restaurée aujourd’hui en digital, elle déploie une Babel de citations — discours politiques, poèmes — dans toutes les langues — du latin de Jean XXIII au chinois de Mao Zedong, de l’anglais de James Joyce au russe de Maïakovski. Impossible, à l’écoute, de démêler cet écheveau linguistique, qui lasse parfois. Hospitalisé au moment de la création, Zimmermann n’a jamais entendu son œuvre (ce catholique s’est suicidé l’année suivante, à 52 ans). L’aurait-il modifiée ? Le chef Michel Tabachnik la dirige sans concession, d’une battue orthogonale qui coordonne clarté et cohérence, ne surjoue ni noirceur ni catastrophisme. La plénitude rutilante de l’ultime accord du Dona nobis pacem laisse même le dernier mot à l’énergie victorieuse du son, au rayonnement vital et roboratif du timbre. La foi propose, la musique ­dispose.

 

Kiev accuse l’Empire Mongol de génocide et demande réparation à Oulan-Bator

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Le chef du Grand Khoural (le parlement de la République de Mongolie) fit part de sa réponse finement acidulée : « le monde n’a jamais entendu parler d’une quelconque nation ukrainienne à l’époque des héritiers de Gengis Khan. Les millions d’Ukrainiens tués au XIIIème siècle sont le fruit de l’imagination malsaine des députés ukrainiens. La République de Mongolie est prête réparer les dommages uniquement aux victimes et à leurs familles. Nous attendons impatiemment la publication de la liste complète des victimes. »

Les autorités mongoles feraient bien de ne pas sous-estimer l’extraordinaire créativité de Kiev en matières de victimisation et de demandes de réparations. Sous peu, Washington et Bruxelles accuseront Oulan-Bator de tous les maux, les descendants de Gengis-Khan seront interdits de visas américains/européens et privés de cartes Visa/Mastercard. Les paris sont ouverts : 250 000 tugriks à l’ombre de la yourte !

PS. je recommande également sur le même site : https://theorisk.wordpress.com/2015/05/28/les-fours-crematoires-mobiles-de-la-russie-et-les-yaourts-empoisonnes-de-poutine/

 

 

C’est pas mal de mourir en mai par Alexis Mozgovoy (1975-2015) traduction de Marianne

Traduction Marianne Dunlop

Не плохо в мае умереть, Могильщику копать удобно. И соловьи всё будут петь, В последний раз, так бесподобно.

C’est pas mal de mourir en mai Moins de travail pour le fossoyeur Et il y aura encore les rossignols Pour un dernier chant d’adieu

Под грохот первых майских гроз, Вместо унылых отпеваний… И дождь, прольётся вместо слёз, Он смоет грусть воспоминаний.

Sous le fracas d’orages printaniers En guise d’oraison funèbre La pluie remplacera les larmes Emportant au loin la tristesse

Могильный холмик приютит, Под покрывалом трав зелёных. Пусть даже крест там не стоит, Среди берёзок утомленных.

Un petit monticule suffira Sous une couverture d’herbe verte Même s’il n’y a pas de croix Parmi les bouleaux éplorés

Под шелест листьев молодых, Что только к жизни потянулись. Пока ещё нет трав седых, А только, только всё проснулось.

Sous le murmure des jeunes feuilles Qui naissent seulement à la vie Et tant qu’il n’y a pas d’herbe sèche Seulement la nature qui s’éveille

Не плохо в мае умереть… Остаться в свежести весенней. И хоть не смог я всё успеть, Но не осталось уж сомнений…

C’est pas mal de mourir en mai Rester dans l’aube du printemps Si je n’ai pas fini ma tâche Au moins j’ai vaincu tous mes doutes

Не плохо, в мае умереть…

C’est pas mal, de mourir en mai

2013

 

La réflexion du jour: Qu’est-ce qui fait une icône ? Le Che et Mandela la mobilisation des affects de la joie dans l’insurrection…

1 la première photo (avant cadrage) prise par Albert Korda lors de l’explosion du bateau français dans le port de la havane.

ne fait-on pas avec Mandela ce qu’on a fait avec la célèbre photo du CHe. Ce dernier est mort traqué par la CIA, assassiné dans un petit village de Bolivie par l’armée bolivienne encadrée par les instructeurs nord-américains, a été transformée en icone pour cartable en utilisant sa beauté et son caractère photogénique…
sans-titreLa photo du cadavre du Che, ses mains ont été coupées et envoyées aux USA pour s’assurer qu’il s’agissait bien de lui. Blessé il a été assassiné, tué à bout portant.

Il y a de la trahison dans l’apothéose par rapport à leur véritable combat, mais aussi quelque chose de plus à ne pas négliger si l’on veut que la révolution comme le disait Walter benjamin mobilise les énergies de l’imaginaire… l’indignation qui débouche sur l’insurrection mais aussi une allégresse, un besoin de vivre comme dans l’enfance du monde.

Sans doute des qualités esthétiques, mais cela va au-delà, l’individu est lumière, il exerce une fascination , celui d’une personnalité douée d’une éternelle enfance, le feu d’une espérance et la blessure de l’innocence, l’incapacité à comprendre monde aussi sombre… aussi bête… L’icone alors peut être Mandela, Marylin, le Che, Einstein et quelques autres. et dans leur regard passe quelque chose d’un élan arrêté en plein vol mais qui se poursuit au-delà de la mort.

Quelque chose qu’a compris Fidel Castro avec son génie politique à propos du Che, de Chavez mais aussi de Kennedy: une trajectoire brisée, l’espoir de ce qu’ils auraient pu être pour tous… Ils sont si jeunes quel que soit leur âge…

Chacun s’en empare à sa manière, le marchand le vend comme argument, concept de vente… le politicien s’en réclame, mais il y a un reste toujours que l’on tente de lisser, d’aseptiser en vain.

Pourquoi ces lumineuses icones tandis que leurs compagnons sont encore et toujours considérés comme des terroristes, accusés de maux imaginaires qui permettent d’étrangler leurs peuples en toute impunité? Ce n’est pas une question de charisme, Fidel Castro et Chavez ont eu un charisme supérieur à celui du Che et même peut-être à celui de Mandela. Simplement il se sont confrontés au réel, ils ont mis les mains dans le cambouis et ils ont survécu, tandis que les autres soit ont été assassinés, soit leur passage au pouvoir a été trop bref, ils y ont renoncé. Mais ils sont en quelque sorte le principe espérance d’une humanité blessée et vivace, celle qui ne cesse de porter les aspirations des vaincus. Ils inspirent quelque chose de plus que la souffrance des combats.

Le Che c’est le combat, le guerillero héroïque, une stratégie, allumer des feux partout pour en finir avec l’impérialisme et son exploitation des peuples du Tiers Monde…Mandela c’est aussi le choix des armes face à l’oppresseur , ce que l’on peut prétendre nier dans l’icone, la dureté des combats et la bête immonde que l’on affronte au profit d’une sorte de miracle…

L’opération « miracle »

Au moment même où je m’interroge me revient l’histoire de cette opération miracle en Bolivie. Cuba a fait de ses médecins de véritables ambassadeurs de sa vision humaniste, ils vont soigner là où personne n’ose se rendre, vivent avec l’habitant dans les pires conditions et jouissent d’un respect général. Cette politique est menée au nom du Che qui était médecin.

Grâce à l’alliance avec Chavez et les capitaux du pétrole, l’action des médecins cubains a pris une ampleur inouïe dans toute l’Amérique latine. Il y a eu en particulier ce qu’on a appelé « l’opération miracle ».

Partout des ophtalmologues cubains sont venus opérer les populations, parfois de simples opérations de la cataracte qui peuvent être faite sur place, mais quelquefois des opérations plus complexes. Chavez mettait à la disposition des populations ses avions, le futur opéré et une personne l’accompagnant était envoyée à Cuba. En face de l’endroit où j’habitais à la Havane, il y avait un hôtel « le copacabana » transformé en lieu d’accueil pour ces malades de la vue et leur accompagnateur, les avions de chavez les avaient transportés et il payait leur nourriture, tandis que les Cubains opéraient. Il y a eu plus d’un million d’opérés à ma connaissance en plusieurs années. C’était l’opération « miracle » celle qui redonnait vue aux aveugles.

Mais je reviens au Che, en Bolivie il y avait des hôpitaux de fortune dans lesquels les Cubains opéraient. Un homme s’est présenté dans un journal national, il voulait témoigner: son père était l’assassin du Che, il était devenu aveugle et les Cubains l’ont opéré, c’était la réponse du Che…

Ici nous ne savons rien de cette histoire, pas plus que nous savons que la magnifique photo du Che fut prise le 4 mars 1960 dans le port de la havane alors qu’un attentat terroriste de la CIA contre le cargo français La Coubre avait provoqué plus d’une centaine de morts, dont six Français membres de l’équipage du navire, plus de 200 blessés et de nombreux disparus. C’est cet abominable charnier que contemple le CHe dans la célèbre photo et ce qui est fascinant dans ce portrait c’est le regard de celui qui découvre qu’il est dans une lutte à mort et qu’il ne peut s’y soustraire.

Donc nous avons cet extraordinaire mélange de lutte à mort, de résistance jusqu’au bout face à un ennemi impitoyable, une véritable bête qu’il faut mettre à terre, une abnégation totale et un humanisme… La capacité à se transcender pour être un révolutionnaire…

Dans le fond c’est cela qui se jouent dans les icones, ce besoin de croire, ce refus du cynisme et ce doute sur la réalité. On peut manipuler et marchandiser cela, mais peut-être que cela s’accumule comme une espérance. Peut-être? Ou peut-être encore cette mobilisation des « affects de la joie » dont parle Spinoza, en parallèle avec le droit à l’insurrection comme fondement de la cité et du politique. Je pense à ce qu’en dit Deleuze:

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le décembre 8, 2013 dans medias, mythe et légendes, société

 

L’histoire de Corto Maltese

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Histoire: voici ce qu’on peut lire sur le site dédié à Corto Maltese, le héros culte de la bande dessinée de Hugo Pratt… Ce personnage a joué un rôle important dans mon imaginaire comme dans celui de bien des gens de ma génération. Je me suis parfois identifiée à ce marin, bien que femme, ce qui est aussi la marque d’une génération où une femme a pu en partant du quatuor d’Alexandrie évoluer jusqu’à errer sur cette planète en cherchant les traces d’une histoire à peine tiède puisque Corto Maltèse disparaît peut-être durant la guerre d’Espagne. (note de Danielle Bleitrach)

Corto Maltese est un personnage « culte » des graphic novel européennes, mais il est aussi un véritable mythe littéraire du XXème siècle. C’est un voyageur, un marin ironique qui allie un aspect et un caractère méditerranéen à une culture anglo-saxonne. Corto, qui en espagnol signifie « rapide », a été créé par le grand dessinateur vénitien Hugo Pratt en 1967. Ses aventures se déroulent au cours des trente premières années du XXème siècle, entre Venise, les steppes de la Mandchourie, les îles des Caraïbes, le désert du Danakil, la forêt amazonienne, ou encore parmi les vagues de l’océan Pacifique.
Corto est un antihéros qui préfère la liberté et la fantaisie à la richesse, c’est un Ulysse moderne capable de nous faire voyager dans les lieux les plus fascinants au monde.

1887 Corto Maltese est né le 10 juillet 1887 à La Valette (Malte). Son père était un marin anglais, originaire de Tintagel, en Cornouailles, la mère est une gitane de Séville. Les parents se sont rencontrés à Gibraltar, où sa mère était connue sous le nom de « La niña de Gibraltar » et semble avoir été un modèle du peintre Ingres (1780-1867).

1887-1903 Corto Maltese a passé son enfance à Gibraltar, puis à Cordoue où il vit dans le quartier Juif. Il a fréquenté l’école juive de La Valette, dirigée par le rabbin Ezra Toledano (amant de la mère quand ils étaient à Cordoue). A l’époque de la « guerre des Boxers » (Juin – Août 1900) Corto se trouve en Chine.

1904 Au début de l’année Corto s’embarque à La Valette en tant que marin sur le Golden Vanity et commence ses voyages. Il fait escale en Egypte, où il visite les pyramides de Gizeh. En Février il atteint Ismaïlia, fait ensuite escale à Aden, Mascate, Karachi, Bombay, Colombo, Madras, Rangoon, Singapour, Kowloon, Shanghai et Tien’Tsin.

1904-1905 Vers la fin de 1904 Corto arrive en Mandchourie à l’époque de la guerre russo-japonaise (février 1904 – septembre 1905). À Moukden, aujourd’hui Shenyang, il fréquente la famille Song, devient ami de l’écrivain américain Jack London, qui à cette époque était correspondant de guerre, et rencontre Raspoutine, un jeune déserteur d’un régiment de fusiliers sibériens. Ensemble ils rejoignent Tien’Tsin et s’embarquent vers l’Afrique à la recherche de mines d’or du Danakil. C’est durant cette période que se déroule l’histoire: « La jeunesse ».

1905-1906 A bord du bateau, en mer de Célèbes, une mutinerie se produit, Corto et Raspoutine sont secourus par un navire marchand, ils atteignent Valparaiso, au Chili, et de là ils arrivent en train à Santiago en Argentine en 1905. Dans la ville de Cholila, en Patagonie, ils rencontrent les hors-la-loi américains Butch Cassidy, Sundance Kid et Etta Place.

1906-1907 Les voyages de Corto recommencent. En 1907, il est à Ancône, où il rencontre le révolutionnaire russe Djougachvili, à cette époque gardien d’hôtel, devenu ensuite Staline. En 1908, il retourne en Argentine et rencontre Jack London et Eugene O’Neill, le dramaturge américain, à l’Hôtel Drawing Maud.

1908-1913 Corto est à Marseille en 1909, puis à Trieste, où il rencontre l’écrivain James Joyce. En 1910 il est second officier sur le navire Bostonian transportant du bétail entre Boston et Liverpool. En 1911, il arrive en Tunisie et la même année il part en bateau pour l’Argentine, mais s’arrête au Brésil, à Salvador de Bahia, s’établit quelque temps à Itapoa Pendant cette même période il fait des voyages aux Antilles, à la Nouvelle-Orléans, en Inde et en Chine en 1913.

1913 Corto parcourt de long en large l’Indonésie et le Sud Pacifique: Surabaya (Java), les îles Samoa, les îles Tonga. Durant cette période, étant devenu pirate, il travaille pour un mystérieux personnage, le « Moine ». Cependant, le 31 octobre, l’équipage de Corto Maltese se mutine et l’abandonne au large des îles Salomon. Le lendemain, Corto est sauvé par Raspoutine lui-même pirate et complice du « Moine ». Le 1er novembre 1913 c’est justement le début de La Ballade de la mer salée.

1914 Corto et Raspoutine se trouvent dans le Pacifique entre la Nouvelle-Guinée, l’archipel Bismarck et l’île d’Escondida (169° de longitude ouest et 19° de latitude Sud, soit près de l’île de Niue).

1915 Le 19 janvier 1915, Corto et Raspoutine quittent l’île d’Escondida, en direction de l’île de Pitcairn. Fin de La ballade de la mer salée. Après l’île de Pitcairn, ils feront escale à l’île de Pâques, l’île Sala y Gomez, Iquique (Chili), Callao (Pérou), Guayaquil (Équateur) pour arriver à Panama en août.

1916 Corto Maltese et Raspoutine se quittent à Panama. Corto, accompagné par le professeur Jeremiah Steiner de l’Université de Prague et par le jeune Tristan Bantam, vit au cours des années 1916 à 1917, toute une série d’aventures en Amérique latine. Ces aventures sont réunies dans des albums Suite caraïbéenne, Sous le drapeau des pirates et Corto toujours un peu plus loin. Tout commence à partir de Paramaribo (Guyane hollandaise, aujourd’hui Surinam) avec Le secret de Tristan Bantam, puis à Saint-Laurent-de-Maroni (Guyane française) et Salvador de Bahia (Brésil) dans l’histoire Rendez-vous a Bahia, ensuite dans le Sertao brésilien avec Samba avec Tir Fixe, où il rencontre pour la première fois la magicienne Bouche Dorée et enfin dans l’île de Marajo à l’embouchure de l’Amazone avec L’Aigle du Brésil.

1917 C’est l’année la plus intense: sept épisodes qui ont lieu en Amérique latine (la fin de Suite caraïbéenne, Sous le drapeau des pirates et Corto toujours un peu plus loin), puis quatre histoires en Europe (Le début de l’histoire Les Celtiques), pour Corto Maltese en moyenne une aventure par mois de février à décembre. Voici les 11 épisodes de 1917:
•… et Nous Reparlerons de Gentils Hommes de Fortune, où Corto retrouve Raspoutine dans les Antilles à Saint-Kitts.
•A Cause d’une Mouette, qui a lieu au Honduras britannique (aujourd’hui le Belize)
•Têtes et Champignons (le premier chapitre de Corto toujours un peu plus loin) situé à Maracaibo, Venezuela.
•La Conga des Bananes, situé au Honduras, où l’on y fait la connaissance de Venexiana Stevenson et d’ Esmeralda qui a connu Corto à Buenos Aires quand elle était enfant; la mère d’Esmeralda, « Parda Flora » aimait Corto.
•Vaudou pour Monsieur le Président, qui se déroule à la Barbade (Antilles), puis sur l’île de Port-ducal (introuvable sur les cartes, mais que Pratt situe au sud-ouest de la Guadeloupe).
•La lagune des beaux songes, dans le delta de l’Orénoque.
•Fables et Grands-pères, dans la forêt amazonienne péruvienne.
•L’ange à la fenêtre de l’Orient le premier chapitre de l’histoire Les Celtiques, elle se déroule entièrement à Venise.
•Sous le drapeau de l’argent, qui devrait se dérouler en octobre (après la bataille de Caporetto le 24 octobre 1917), Corto y rencontre Ernest Hemingway qui travaille comme chauffeur d’ambulance. L’histoire se déroule en mer Adriatique puis à Ulcinj au Monténégro.
•Concert en O mineur pour harpe et nitroglycérine, à Dublin, en Irlande.
•Songe d’un matin d’hiver, se déroule en Angleterre (à Stonehenge et peut-être à Tintagel), aux alentours du 21 décembre, date du solstice d’hiver, par analogie à la pièce Songe d’une nuit d’été, de Shakespeare qui a lieu le 24 juin, fête de la Saint-Jean, lors de la célébration du solstice d’été.

1918 Au printemps, Corto Maltese, est en France. En effet, les deux derniers chapitres de l’histoire Les Celtiques: Côtes de Nuits et Roses de Picardie, ont lieu les 20 et 21 avril dans la Somme, entre Corby et Bray. (C’est ici que Corto assiste à la mort du Baron Rouge qui n’est rien d’autre que l’as de l’aviation allemande, Manfred von Richthofen, abattu à Vaux-sur-Somme) tandis que Burlesque entre Zuydcoote et Bray-Dunes se déroule sur les plages de la mer du Nord.

Un mois après Corto se retrouve à Turban (al-Turba?) au Yémen (Au nom d’Allah le miséricordieux), il y rencontre Cush. Cet épisode est le premier chapitre de l’histoire les Ethiopiques). En septembre, Corto est en Somalie britannique Le coup de grâce se déroule sur un seul jour, le 13 septembre, puis Corto arrive en Ethiopie (Et d’autres Roméos et d’autres Juliettes) et enfin en Afrique orientale allemande (aujourd’hui la Tanzanie): ce dernier épisode, Les Hommes-Leopards du Rufiji est daté d’octobre 1918.

Le 11 novembre, Corto se trouve à Hong Kong, où il possède une maison (mais son domicile légal est à Antigua, Antilles), c’est là qu’il apprend que la guerre est finie et qu’il retrouve Raspoutine: c’est ainsi que commence Corto Maltese en Sibérie.

1919 Corto est à Shanghai, puis à la frontière de la Mandchourie, la Mongolie et la Sibérie, dans la région de la ville de Manchouli.

1920 Entre la région de Manchouli et le Lac de Dalai (ou Hulun), Corto est blessé lors d’une action ayant pour but de détruire le train blindé du général Chiang (février). Néanmoins, il parvient à rejoindre Hong Kong en passant par Hailar (Mongolie Intérieure) puis Harbin en Chine. Il arrive enfin à Hong Kong dans la première quinzaine de mars et peu après le 15 de ce même mois il reprend la route en direction de la province chinoise du Si Kiang (ou Xian Jiang) où, en avril 1920, prend fin Corto Maltese en Sibérie.

1921 Corto est à Venise. Du 9 avril au 25, prend place l’histoire Fable de Venise. En automne, Corto part pour Rhodes, où il commence l’épisode La Maison dorée de Samarkand.

1921-1922

Pendant environ un an, Corto Maltese recherche le trésor d’Alexandre le Grand (il réussira seulement à l’entrevoir). Il est également à la recherche de Raspoutine (lui, il parviendra à le retrouver). Parti de Rhodes, il arrive à Adana (Turquie) en décembre, traverse la ville de Van, atteint la mer Caspienne en passant par l’Azerbaïdjan (traversée en bateau de Bakou à Krasnovodsk) puis arrive dans l’émirat de Boukhara, où Raspoutine vient tout juste d’être libéré d’une prison appelée « la maison dorée de Samarkand », près de Baldjouan au sud-est de Douchanbé (aujourd’hui la capitale du Tadjikistan). Là Corto et Raspoutine assistent à l’exécution du général Enver Pacha (4 août 1922). Ensuite, ils se rendent au Kafiristan (région de l’Afghanistan, aujourd’hui appelée Nouristan). La Maison dorée de Samarkand prend fin le 6 septembre 1922, lorsque Corto et Raspoutine franchissent la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan (qui faisait alors partie de l’empire des Indes).

1923 Début juin, Corto Maltese retourne en Argentine après quinze ans. Il y arrive à bord du paquebot Le Malte de la Compagnie des Transitaires Réunis qui faisait route entre Hambourg et Buenos Aires. C’est le 13 juin que débute Tango, pour se terminer dans la nuit du 20 juin.

1924 Corto visite tous les cantons suisses. Dans Les Helvétiques, après une retraite dans le petit village de Savuit-sur-Lutry (canton de Vaud), en automne, Corto et le professeur Steiner se rendront à Montagnola (Tessin) chez l’écrivain Hermann Hesse, Corto ira ensuite à Zürich avec la peintre Tamara de Lempicka.

1924-1925 à Tarifa (pointe sud de l’Espagne), Corto et Raspoutine reçoivent un télégramme en provenance du Venezuela de leur ami Levi Colombia, ils sont invités à faire une croisière dans les Caraïbes à la recherche de l’Atlantide. C’est ainsi que débute l’histoire de Mû.

1926-1936 Nous ne savons pas grand chose de la vie de Corto Maltese durant cette période. Nous savons qu’en décembre 1928 et en janvier 1929 il est à Harar (Ethiopie. La ville où il a vécu Rimbaud) en compagnie du romancier Henry de Montfreid et du paléontologue et théologien Teilhard de Chardin.

1936 En juillet 1936 commence la guerre civile espagnole, elle va durer jusqu’en mai 1939. Corto rejoint le front des Brigades internationales pour combattre avec John Cornford (fils de la poétesse anglaise Frances Cornford Croft, neveu de Darwin). Ensuite, nous perdons toute trace de Corto. Dans l’histoire Les scorpions du désert, Cush, en janvier 1941, dit de Corto Maltese: « Il semble avoir disparu pendant la guerre civile espagnole » nous y apprenons ainsi que Corto a envoyé à Cush un faucon depuis l’Espagne: El-Andaluz.

Disparu après 1936, après la « dernière aventure romantique », la guerre civile espagnole? Peut-être, mais il y aurait une lettre écrite par Pandora dans laquelle on y apprend que Corto et Tarao, qui ont désormais un certain âge, sont allés vivre chez elle et que ses enfants les considèrent comme des « oncles » …

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