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Archives de Catégorie: misique

Un autre hommage de Fazil Say et Nazim Hikmet…


Nazim Hikmet  plusieurs fois emprisonné, condamné à l’exil pour être membre du parti communiste turc. Faid Say lui-même exilé pour avoir choisi un art qui célèbre le peuple, va vers celui-ci, autant que son droit à l’athéisme…
Nâzım Hikmet a reçu le prix international de la paix en 1955 avec Pablo Picasso, Pablo Neruda, Paul Robeson et Wanda Jakubowska. Quelle belle promotion et quel honneur de l’avoir reçu tous ensemble… Il fut un temps où les artistes, les intellectuels formaient un corps cimenté par l’alliance avec la classe ouvrière et leur nation autant que l’humanité. Aujourd’hui nous sommes tous doublement exilés : on continue à nous chasser de notre patrie et de l’humanité et nous empêche toute solidarité.

Danielle Bleitrach

 

Bernd Alois Zimmerman : un requiem plein de vies par Gilles Macassar…

L’humanité et sa langue dit l’univers, la cacophonie et l’harmonie… Hier j’ai vu le film de Paradjanov, Sayat Nova, un vers du poète m’a expliqué pourquoi les êtres humains momifiaient, enveloppaient dans des linceuls et la terre, le mort : le poète qui n’est que tourment dit  « en te mettant dans un cocon, nous espérons que tu t’envoleras comme un papillon vers ta nouvelle vie… » l’art est toujours funéraire mais il célèbre la vie… les vies leur multiplicité…   (Danielle Bleitrach)


Photo : Olivier Roller / Divergen 

Dirigée par Michel Tabachnik, le “Requiem pour un jeune poète”, œuvre-monde du compositeur allemand, provoque un véritable choc tellurique.

Comme il y a des « hommes océans » (dixit Victor Hugo), il existe des œuvres mondes. Des continents entiers y dérivent, avec leurs terres de feu et leurs calottes glacières, leurs luxuriances amazoniennes et leurs Sahels arides. Composé entre 1967 et 1969, créé à la fin de cette même année, le Requiem pour un jeune poète, de l’Allemand ­Bernd Alois Zimmermann, appartient, comme son opéra Die Soldaten, à cette catégorie de chefs-d’œuvre démesurés, qui phagocytent le temps et l’espace, dans la veine ­lointaine du ­Requiem de Berlioz, au XIXe siècle, ou de celui de Ligeti, au XXe.

En le programmant vingt ans après sa dernière exécution à Paris, le festival ManiFeste de l’Ircam a réussi son lancement. La nouvelle salle de la Philharmonie offre un espace idéal pour déployer sur scène un orchestre symphonique aux cuivres surabondants et une formation de jazz ; pour répartir dans les hauteurs trois chœurs et huit haut-parleurs, qui diffusent une bande magnétique proliférante, que Zimmermann lui-même avait réalisée dans les studios de la radio de Cologne.

Enregistrée en analogique, restaurée aujourd’hui en digital, elle déploie une Babel de citations — discours politiques, poèmes — dans toutes les langues — du latin de Jean XXIII au chinois de Mao Zedong, de l’anglais de James Joyce au russe de Maïakovski. Impossible, à l’écoute, de démêler cet écheveau linguistique, qui lasse parfois. Hospitalisé au moment de la création, Zimmermann n’a jamais entendu son œuvre (ce catholique s’est suicidé l’année suivante, à 52 ans). L’aurait-il modifiée ? Le chef Michel Tabachnik la dirige sans concession, d’une battue orthogonale qui coordonne clarté et cohérence, ne surjoue ni noirceur ni catastrophisme. La plénitude rutilante de l’ultime accord du Dona nobis pacem laisse même le dernier mot à l’énergie victorieuse du son, au rayonnement vital et roboratif du timbre. La foi propose, la musique ­dispose.

 

Pologne: « Il refuse de condamner Moscou » le festival annule le concert de Goran Bregovic

http://contropiano.org/in-breve/esteri/item/30161-polonia-rifiuta-di-condannare-mosca-festival-annulla-concerto-di-bregovic

  • Samedi 11 avril 2015 13:45 <!– –>

Polonia: &quot;Rifiuta di condannare Mosca&quot;, festival annulla concerto di Bregovic

Un festival de musique polonaise a annoncé l’annulation d’une prestations de l’artiste bosniaque Goran Bregovic à cause de certains commentaires du musicien sur le fait que la Crimée, la péninsule russe n’a  fait partie de l’Ukraine que depuis 1954, et a été à nouveau annexée l’année dernière à la Russie après un référendum convoqué à la suite du coup d’État nationaliste ici et philo-occidental à Kiev. La Pologne est un des pays qui a soutenu majoritairement Kiev dans la guerre contre les populations russophones des régions du sud-est du pays.
Le festival de musique rock, créé en 2010, est organisé chaque année dans la ville polonaise d’Oswiecim où pendant la seconde guerre mondiale, l’Allemagne nazie avait construit le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau.
Le festival s’appelle « Vie Oswiecim » et a comme devise « contre la guerre et toutes les formes d’agression, contre le racisme, l’antisémitisme et la violations des droits de l’homme », a rappelé les organisateurs dans un communiqué sur le site officiel. Donc il n’aurait dû apporter aucun soutien polonais à un gouvernement qui depuis un an, a bombardé des villes et villages de son propre pays et dont les forces armées sont infiltrés par des bataillons de milice composée d’individus ouvertement adhérents à l’idéologie néonazie. Il y a  quelques jours cependant, le Président polonais Bronislaw Komorowski, lors d’un discours devant le Parlement ukrainien, a déclaré que les soldats ukrainiens qui se battent contre « L’agression russe » dans l’est du pays « protègent aussi la sécurité de toute l’Europe ». « Aujourd’hui, lorsque les fils de l’Ukraine meurent dans l’est pour défendre l’indépendance de leur pays, ils protègent également  l’Europe. Ils la protègent du retour de la mentalité impérialiste, de décisions qui menacent l’ensemble de l’Europe, « a déclaré Komorowski.

En ce qui concerne Bregovic, un des musiciens les plus célèbres dans les Balkans, les organisateurs du festival dont il a été exclu ont pris le prétexte des observations formulées à la fin d’un concert qui s’est tenu le 26 mars dans la ville port de Sébastopol en Crimée. À cette occasion, Bregovic avait eu des mots de remerciement pour la Russie, il avait exhorté l’Occident à « traiter sa paranoïa ». Les mots qui n’ont pas été appréciés par  les gestionnaires de l’événement.

« Les déclarations faites par l’artiste après le concert, dans lequel Bregovic a minimisé l’annexion illégale du territoire et a refusé de condamner l’intervention armée de la Russie en Ukraine, sont incompatibles avec les valeurs chères aux fondateurs du Festival, la vie,  ont déclaré les organisateurs en manifestant ce faisant une bonne dose d’hypocrisie. Et ils ont ajouté : « nous avons décidé d’annuler sa prestation dans cette édition du festival » prévue pour juin.

 
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Publié par le avril 11, 2015 dans Europe, extrême-droite, misique

 

Même si un ciel de plomb peut couvrir aujourd’hui l’azur : nous sommes là…

Paul Robeson - Legendary Moscow Concert

Bon anniversaire Paul Robeson

Paul Robeson, cette magnifique basse, acteur, militant des droits civiques et de la paix, communiste,  amoureux de la culture Yiddish et qui est l’ami d’Einstein et de beaucoup de juifs soviétiques par le comité antifasciste. Il était né le 9 avril 1898 à Princeton, New Jersey.  Voici un  clip enregistré à  Moscou en 1949 par Robeson, il chante l’hymne des partisans du ghetto de Varsovie « Zog nit keynmol » en Yiddish et en russe  dont le message d’espoir et de détermination face à l’injustice continue à voir une pertinence universelle : ne jamais dire c’est l’issue finale pour vous, même si un ciel de plomb peut couvrir aujourd’hui l’azur. L’heure que nous avons désirée est si proche, notre instant fait résonner le message : nous sommes là !

qui a oublié ce temps-là pour mieux mentir par mille bouches à la fois… pour mieux se taire devant l’ignominie, pour oublier ceux qui sont morts et ceux qui ont combattu en disant PLUS JAMAIS CA…

Le chant de deuil n’est pas celui du désespoir…

 
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Publié par le avril 10, 2015 dans misique

 

Valentina Lisitsa, la pianiste qui valait 80 millions de vues sur YouTube et qui est interdite à Toronto

voici un article de la pianiste qui a été interdite au festival de Toronto à cause de ses opinions sur ce qui se passe en Ukraine

Publié le 01/12/2014 à 14H24, mis à jour le 02/12/2014 à 10H48

Valentina Lisitsa dans les locaux d'Universal à Paris</p><br />
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Valentina Lisitsa dans les locaux d’Universal à Paris

© LCA/Culturebox

CULTUREBOXCette pianiste ukrainienne installée aux Etats-Unis s’est fait un nom grâce aux dizaines de millions de vues recueillies sur sa chaîne YouTube. Véritable phénomène, elle a fini par signer avec le label Decca, grâce auquel elle se produit désormais dans les plus grandes salles de par le monde. Elle publie un nouveau disque d’études de Chopin et de Schumann. Rencontre.

Un conte de fées, celui de Valentina Lisitsa ? Pas vraiment, au moins si l’on considère que la pianiste ukrainienne, aujourd’hui âgée de 41 ans, a dû attendre près de vingt ans pour se produire dans une salle digne de ce nom. Sa biographie évoque une formation au conservatoire de Kiev et le premier prix, à l’âge de 18 ans, en 1991, du concours « Murray, Dranoff Two Pïano Competition » avec Alexei Zuznetsoff. Installée aux Etats-Unis, dans l’Etat de Caroline du Nord, c’est sur YouTube qu’elle joue ses morceaux à partir de 2007, après avoir auto-édité un DVD d’études de Chopin, aussitôt piraté.Ce n’est qu’après un flamboyant succès de ses vidéos postées sur YouTube qu’elle est enfin invitée à se produire dans de prestigieuses salles comme le Carnegie Hall et l’Avery Fischer Hall de New York, ainsi que le Musikverein de Vienne. Et, en mai 2011, elle se produit pour la première fois avec l’Orquestra Sinfonica Brasileira sous la direction de Lorin Maazel. En juin 2012, son concert au Royal Albert Hall de Londres est capté et diffusé en direct sur YouTube, pour la première fois.Que représente le succès que vous a apporté internet ?
On peut mesurer le succès à deux niveaux. A celui de la musicienne que je suis, c’est simple : j’ai trouvé sur internet le public que je n’avais pas. Parce qu’une partie des gens qui m’ont découverte sur YouTube, surtout les jeunes, viennent maintenant à mes concerts. En revanche, au niveau des dirigeants des maisons discographiques, l’appréciation est différente. J’avais 30 millions de vues et je n’étais personne. Puis j’en ai eu 40 millions, ils ont commencé à me considérer. A 50 millions, ils ont eu un réel intérêt et à 80 millions, que j’ai dépassés, c’est le succès. En réalité le nombre ne veut pas dire grand-chose. Je peux jouer les « Nocturnes » de Chopin, la « Sonate au clair de lune » de Beethoven et j’aurai 10 millions de vues, mais quelqu’un mettra une vidéo de chat et obtiendra autant de vues sinon plus. Le succès en nombre est relatif… Donc pour l’industrie musicale, la signification est autre : ils se disent que parmi les 80 millions, il y en aura certains pour acheter des disques et donc ce n’est pas important de savoir pourquoi j’ai obtenu autant de vues. Je suis un nom, une célébrité. Quand j’ai réussi à sortir du cadre de l’écran de l’ordinateur pour jouer en concert, j’ai eu droit à un gros concert à Londres, au Royal Albert Hall. On ne m’a pas mis là pour mon talent ou pour ce que j’allais interpréter, mais parce que j’étais une célébrité sur internet. Si j’avais sauté sur mon piano ou si j’avais fait d’autres pitreries, ça aurait tout aussi bien fait l’affaire !

Disque Valentina Lisitsa
© Universal Music

Quelle est votre plus grande satisfaction : le fait d’avoir su emmener certains internautes dans une salle de concert ou d’avoir attiré un public différent qui vous écoute mais sur la toile ?
Un mot d’abord pour rappeler comment est née ma relation à YouTube : je ne pensais pas, en y mettant mes vidéos, rencontrer un public. Je n’avais évidemment pas de « plan » : je serai célèbre puis j’aurai des concerts ! J’habitais loin de tout dans la campagne en Caroline du Nord, aux Etats-Unis, et n’ayant personne à qui montrer ce que je jouais, j’ai utilisé Youtube. Mais idéalement, le seul réceptacle pour la musique est le concert, le jeu « en live ». C’est là qu’advient la magie. Rien ne peut l’égaler, ni le CD, ni la haute définition et  encore moins YouTube, qui est de moins bonne qualité. Mais ces instruments peuvent inciter les gens à se déplacer à un concert. Or, souvent, une fois qu’ils ont goûté à la qualité du concert, ces gens, surtout des jeunes, paraissent étonnés de la supériorité de ce type d’écoute. Le contraire m’aurait horrifié ! Mais ce n’est pas si étonnant car ils sont attirés par ce qui est « retravaillé », comme les images sur papier glacé passées par photoshop. En musique, l’industrie discographique a vanté la « perfection » qu’offre la technologie car elle permet de nettoyer chaque note jouée ou chantée ! Ces jeunes sont encore très influencés par ça et ils s’attendent à cette même « perfection » dans une salle de concert alors que c’est de l’émotion qu’on trouve.

 https://www.youtube.com/watch?v=w-Zcc-OvzA8&feature=player_embedded

Vous semblez bien connaître votre public…
Internet offre ses statistiques ! On sait que la majorité de ceux qui écoutent sur YouTube ont entre 25 et 35 ans. Au dessus de 60 ans, c’est 7%. Alors que j’ai entendu que la moyenne d’âge du public en concert classique à Paris est de 61 ans ! Aujourd’hui, même si je joue quasiment tous les jours partout dans le monde, je sais qu’il restera beaucoup de ces gens tombés amoureux de la musique classique en partie à cause de moi que je ne peux pas aller voir. Je ne peux pas être partout et c’est évidemment frustrant.

Pour eux, il y a toujours internet et YouTube…
Oui, évidemment, mais pas un vrai concert et c’est celui qui compte.

Jouez-vous toujours vos morceaux sur internet ?
Oui, je le fais toujours, car je joue pour les gens. Je suis devenue le porte drapeau de ces auditeurs sur YouTube bien malgré moi, mais je pense que je dois plus que jamais continuer à le faire.

Est-ce vrai que vous laissez le choix de votre programmation de concert aux internautes ?
C’est une idée que j’ai eue au départ pour un seul concert, celui au Royal Albert Hall, et ça a fonctionné, parce que c’était une nouveauté. Le programme, très hétéroclite, avait été choisi parmi des vidéos YouTube. Mais, évidemment, quand une idée marche on veut la reproduire à l’envie et c’est là qu’intervient encore le business de la musique classique. On m’a demandé de le refaire encore et encore et c’est devenu comme un « gimmick ».

En quoi cela vous dérange ?
Parce que ça devient prévisible… et populiste ! Les gens choisiront ce qui est le plus connu ! Donc maintenant j’ai arrêté.

Vous pouvez toujours profiter d’internet pour promouvoir des morceaux moins connus…
Je n’ai pas mis que des vidéos avec des morceaux connus sur YouTube ! J’ai toujours fait un mélange. Et je vais plus loin : je propose maintenant de longues séquences YouTube d’une demi-heure environ, ce qui me permet de faire de la pédagogie auprès du public qui vient et me fait confiance. Donc j’accompagne toujours des mélodies connues de morceaux de découverte.

Quels sont les morceaux qui marchent le plus ?
« La danse macabre » de Liszt est le morceau le plus connu que j’ai joué : une « chanson » comme ils disent, qu’ils aiment passer en boucle… J’ai fini par l’enlever de mon répertoire parce que j’ai envie qu’ils connaissent autre chose ! En ce moment, je suis complètement immergée dans Brahms, qui est le compositeur anti-YouTube par excellence. Car YouTube est visuel, donc il privilégie des morceaux mettant en avant la virtuosité du jeu de doigté plutôt que ce qui est lent et triste. Dans mon nouveau programme, je propose donc 50 minutes de Brahms, avec Beethoven, Schuman et Rachmaninov.  De ce dernier, le public de ma chaîne YouTube est très friand, mais cette fois il s’agit d’une nouvelle sonate. De Beethoven, ce n’est pas « Le clair de lune » (qui est un must sur internet), mais « La Tempête »…  Ça reste du Beethoven, qui marche toujours. Schumann est moins connu, mais mon dernier CD lui est en partie consacré. Mais Brahms ? Je me demande comment un garçon ou une jeune fille de 13 ans vont recevoir Brahms…

On a pu vous voir souvent participer aux opérations « Des pianos dans la ville », notamment à Paris, et donc jouer longtemps au milieu de la foule. C’est quelque chose que vous aimez…
Ce n’est pas que j’aime jouer dans la rue, j’aime jouer tout court, où que ce soit !  J’ai été amenée à jouer sur YouTube quand j’habitais loin de tout, mais je me sens plus à l’aise encore au milieu de la Gare de Lyon ! Je joue où que ce soit, sur de bons ou de mauvais pianos, peu importe… Et puis je joue pour tous ceux qui ne peuvent pas nécessairement  s’offrir l’entrée à Pleyel, ou dans d’autres grandes salles…

Avez-vous le sentiment d’avoir changé votre public ?
Je suis en train de changer mon public. Il y a 80 millions de personnes qui m’écoutent sur YouTube, mais il n’y en a pas autant qui peuvent se permettre de venir à mes concerts pour diverses raisons : trop jeunes, pas assez riches, souvent sans travail… Mais tous ces gens à l’avenir auront un bon travail, feront partie de la middle class, ils arriveront à cette catégorie des 61 ans dont on parlait (!) et viendront à mes concerts. De mon côté, j’ai besoin de les accompagner dans leur évolution avec ma musique qui, elle aussi, change. Il y a dix ans, je n’aurais pas pensé jouer du Brahms : il me paraissait étrange et un peu ennuyeux. Je préférais jouer du Liszt. Mais j’ai mûri et ai fait mûrir mon public fidèle avec moi.

Est-ce important d’être sur internet pour exister culturellement ?
Oui absolument. Il faut y être sinon on n’existe pas. Mais avec quel degré d’implication personnelle, ça c’est une autre histoire…

 
 

Une pianiste exclue d’un concert à Toronto en raison de sa position sur l’Ukraine

 

L’Orchestre symphonique de Toronto a officiellement écarté l’un des instrumentistes les plus populaires parmi les utilisateurs d’Internet, la pianiste Valentina Lisitsa, du programme Concerto N° 2 de Sergei Rachmaninoff pour ses positions sur la situation en Ukraine.

http://www.vzglyad.ru/news/2015/4/7/738513.html

Le Président et directeur exécutif de l’orchestre Jeff Melanson a évoqué des « injures continuelles de la part des médias ukrainiens », ajoutant que « les commentaires provocateurs » de Lisitsa sur Twitter au sujet de la situation en Ukraine ont déjà « jeté une ombre sur les concerts précédents », rapporte RT .

Lisitsa a riposté en faisant une déclaration sur Facebook , demandant à ses fans de faire savoir à la direction de l’orchestre qu’ « on ne peut pas museler la musique ». « Quelqu’un parmi les plus hauts dirigeants de l’orchestre, sous la pression d’un lobby agressif qui parle au nom de la communauté ukrainienne, a décidé que je devrais être mise hors jeu – a-t-elle écrit. – Je ne sais pas qui sont mes accusateurs, on me le cache « .

Dans ses messages sur Twitter la pianiste apporte aux lecteurs l’information qui manque dans les médias traditionnels – « la situation des personnes, les bons et mauvais événements en Ukraine. » Elle a traduit des articles de sites ukrainiens, y compris des comptes rendus de témoins oculaires. « Je suis bien en mesure de réfuter les faux qui ont été publiés dans les médias occidentaux, » – dit Lisitsa.

« La pire chose qui puisse arriver à un pays est une guerre fratricide, quand les gens se considèrent les uns les autres, ou considèrent leurs voisins comme des ennemis qui doivent être détruits … Un an plus tard, nous avons au pouvoir les mêmes riches qu’avant, la pauvreté et la destruction partout, des milliers de morts, plus d’un million de réfugiés, » – a noté la musicienne. Selon elle, pour avoir fait de telles déclarations, elle a reçu à plusieurs reprises des menaces. Les opposants l’appellent « instigateur de la haine » et « mercenaire du Kremlin » et ont fait appel aux autorités canadiennes pour qu’ils l’expulsent du pays.

« Cependant, mes ennemis ne se sont pas arrêtés là. Essayant, selon leurs propres mots, de me donner une leçon, ils ont décidé de m’évincer de la musique, « – dit-elle, notant que l’orchestre lui a offert de payer la totalité des frais pour le concert manqué, si elle acceptait de garder le silence sur les raisons d’une telle décision. « Je veux jouer pour les gens. C’est tout. La musique et l’amour l’emporteront sur la guerre et la haine, » – dit Lisitsa.

Notez que la pianiste a trouvé de nombreux partisans sur Internet à travers le monde. Valentina est soutenue par la violoniste Hannah Woolmer. «Pour moi, c’est une question cruciale ; s’il vous plaît, tweetez cet appel si vous pensez que l’Orchestre symphonique doit laisser Valentina jouer, »- a-t-elle écrit dans son Twitter . Les utilisateurs de réseaux sociaux qui appuient Lisitsa accompagnent leurs messages du hashtag #letvalentinaplay.

Valentina Lisitsa est née en Ukraine et a ensuite déménagé aux États-Unis. La pianiste a téléchargé sur YouTube plusieurs vidéos, qui sont devenus très populaires parmi les utilisateurs Web. Puis elle a commencé à recevoir des offres de maisons de disques et d’orchestres renommés.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Valentina_Lisitsa

Note explicative : il faut savoir qu’après la défaite nazie, les Ukrainiens proches du collabo Bandera ont massivement émigré aux USA et surtout au Canada, d’où l’importance dans ce pays du lobby « pro-Kiev ».

 
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Publié par le avril 7, 2015 dans misique, société

 

Il n’y a pas que les statues de Lénine qui sont attaquées par les fascistes de Kiev

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Diplômée de la fabrique de stars russes et concurrente  de l’« Eurovision » pour  la Russie, il y a 27 ans, la chanteuse Shakira a appelé à démolir tous les monuments de l’ère soviétique dans les villes du Donbass et de commencer avec le monument de Josifu  Kobzon à Donetsk, en Ukraine. Elle a écrit dans son instagram.

http://tvzvezda.ru/news/vstrane_i_mire/content/201408220908-gach.htm

Yossif Davidovitch Kobzon (en russe : Иосиф Давидович Кобзон), connu aussi dans les pays francophones et anglophones comme Joseph Kobzon né le 11 septembre 1937 à Tchassov Yar près de Donetsk (Union soviétique, aujourd’hui en Ukraine), est un chanteur de musique légère extrêmement populaire dans les pays de l’ancienne Union soviétique et en Russie actuelle.
Pour ses 66 ans, on avait érigé une statue de bronze de lui le 30 août 2003. Le chanteur était contre et l’administration locale a du le persuader d’accepter cet honneur pendant un an et demi.

Il est artiste du peuple de l’URSS (1987) et a reçu de nombreuses décorations.  Il est aujourd’hui citoyen russe. Ses chansons sont entrées dans la finale de la Chanson de l’Année plus de trente fois.


Une chanteuse ukrainienne, diplômée de la fabrique à chanteurs de l’ex-Union Soviétique ,  27 ans, représentant la Russie en 2009 au concours de l’Eurovision, a appelé à démolir toutes les statues qui rappelaient l’ex-Union soviétique et elle a proposé de commencer par celle de josifu Kobzon à Donetsk. Elle a écrit:

« Vous, êtes en quelque sorte  la personnification de l’ère misanthrope, pas de place en Ukraine  »
Yosif Kobzon a répondu à l’artiste dans une interview à un journal: « A propos de la chanteuse ukrainienne Anastasia Prikhodko, qui a représenté  la Russie à l’Eurovision.-2009,  je me souviens avec dégoût des coulisses du Festival de Jurmala « new wave » quand elle s’y conduisait comme une prostituée. Ses déclarations haineuses sur la Russie et les Russes ne me surprennent pas aujourd’hui… »

 

Il faut rappeler que les militants d’extrême-droite de  Dniepropetrovsk ont voulu refuser à Kobzon le titre honorifique de citoyen de la ville, ce dont il était même heureux, car il ne voulait  pas avoir quelque chose à voir avec le nouveau gouvernement ukrainien. À la suite de commentaires faits par le chanteur sur la nouvelle Ukraine, et le fait que la  Crimée appartenait à la Russie des Vandales ont peint sa statue avec de la peinture bleue et jaune.

 
 
 
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