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Vatileaks : Le Pape aurait-il choisi de faire éclater le scandale?

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Il n’y a pas que le gouvernement français qui pique l’argent des pauvres pour le donner aux riches, l’exemple vient d’en haut, du Vatican soi-même si on en croit deux livres qui paraîtront ce jeudi 5 novembre. Selon le quotidien belge Le Soir :

Deux livres à paraître ce jeudi révèlent des frasques financières derrière les murs épais du Vatican, où, selon leurs auteurs, une partie par exemple de dons faits aux pauvres finance en réalité les dépenses excessives de certains cardinaux. Confronté aux résistances des pontes de l’Eglise, le pape aurait-il laissé fuiter ces révélations ? Une manière de gouverner qui a déjà été inaugurée à la fin du règne de benoit XVI.
Patricia Labar avec AFP

Ces révélations interviennent en effet après l’arrestation ce week-end d’un prélat espagnol, Mgr Lucio Angel Vallejo Balda, et d’une laïque italienne, Francesca Chaouqui, accusés d’avoir divulgué des documents économiques du petit Etat. Mme Chaouqui a été remise en liberté, mais a à nouveau été interrogée mardi.
Les livres « Avarice » d’Emiliano Fittipaldi, de l’hebdomadaire de gauche L’Espresso , et « Via crucis » de Gianluigi Nuzzi, du groupe télévisé Mediaset, seront en librairie ce jeudi 5 novembre.

Ils rapportent que les dons reçus par le Saint-Siège à l’intention des plus pauvres ne sont pas tous destinés à des œuvres de bienfaisance. Ces ouvrages contiennent aussi des photocopies de documents réservés qui mettent en évidence « le manque de transparence, de clarté et de propreté » dans l’Eglise.
Gianluigi Nuzzi doit présenter son livre « Via crucis » ce mercredi matin. Le journaliste italien qui fut aussi impliqué lors de la précédente fuite de documents à la fin du pontificat de Benoît XVI, fait état «  de pertes dues à des différences d’inventaire  », avec des « trous » de 700.000 euros au supermarché du Vatican et de 300.000 euros à la pharmacie vaticane.

«  Au cœur même de l’Eglise, il existe un trou noir que François découvre au prix de nombreuses difficultés : une mauvaise gestion qui finit par se transformer en escroquerie et en machination. Grâce à l’unité opérationnelle qu’il a imposée avec une énergie sans précédent, il parvient à acquérir la certitude que les fonds destinés aux indigents servent à couvrir les frais de la curie. Un véritable scandale. L’argent que des catholiques du monde entier envoient au Vatican pour contribuer à des œuvres de charité, loin d’être versé aux pauvres, est utilisé pour combler les déficits financiers dus à certains cardinaux et aux hommes qui contrôlent l’appareil bureaucratique du Saint-Siège. Or, Jorge Bergoglio a choisi le prénom François parce que la mission de son Eglise était censée correspondre exactement à celle de saint François d’Assise : aider les pauvres », écrit notamment Gianluigi Nuzzi dans son livre.

Toujours selon ce journaliste, le pape aurait présidé une réunion à huis clos en 2013, déplorant que « les frais soient hors de contrôle  », relevant une augmentation de 30 % du nombre des employés en cinq ans.

« Le nombre des salariés du Vatican a augmenté de 30 % en 5 ans, c’est beaucoup trop ». Ou encore : « Il ne faut en aucun cas payer des factures qui ne correspondent pas à un devis ». Et enfin : «  Si nous ne savons pas nous occuper de l’argent, que l’on voit, comment pourrons-nous nous occuper des âmes des fidèles, que nous ne voyons pas ? »

Sans mentionner Mgr Vallejo Balda et Mme Chaouqui, Gianluigi Nuzzi affirme que « ses sources » ont souhaité « aider le pape », en publiant des documents auxquels ils avaient pleinement droit d’accès dans la Commission d’experts économiques où ils travaillaient.

400 millions d’euros détournés

Dans « Avarice », Emiliano Fittipaldi écrit que 400 millions d’euros auraient été ainsi détournés de la caisse du « Denier de Saint-Pierre » pour les besoins de la Curie.

L’auteur prend en exemple quelque 200.000 euros détournés d’une fondation dépendant de l’hôpital catholique Bambino Gesu (l’enfant Jésus) pour financer la rénovation de l’appartement du cardinal Tarcisio Bertone, ex-numéro deux du Vatican. Ce luxueux appartement de 700 m2 est nettement plus modeste que celui qu’occupe le pape François à la résidence Sainte-Marthe.

Le journaliste italien affirme aussi que ce même cardinal a utilisé un hélicoptère pour se rendre en Basilicate (sud de l’Italie) dans le cadre d’une opération de « marketing » pour le compte de cette fondation. Coût de ce vol, selon Emiliano Fittipaldi : 23.800 euros.

Cela «  n’est absolument pas une façon d’aider la mission du pape  », avertissait lundi le Vatican dans un communiqué, en parlant de « grave trahison de sa confiance ».

 
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Publié par le novembre 4, 2015 dans civilisation, medias

 

L’industrie des médias censure le rapport du Pentagone qui révèle le rôle des États-Unis dans la création de l’État Islamique. Par Jay Syrmopoulos

http://www.les-crises.fr/lindustrie-des-medias-censure-le-rapport-du-pentagone-qui-revele-le-role-des-etats-unis-dans-la-creation-de-letat-islamique-par-jay-syrmopoulos/

Source : The Free Thought Project.com, le 02/06/2015

Dans un article répercuté à travers le monde, le journaliste primé la semaine dernière et chercheur docteur Nafeez Ahmed a révélé des informations ahurissantes sur la complicité américaine dans la création et l’ascension de l’État Islamique, ainsi qu’elles ont été trouvées dans un rapport des Services de Renseignements de la Défense (DIA) récemment déclassé.

Lisez l’article censuré par l’industrie des médias sur le rapport secret du renseignement américain révélant qui a réellement créé Daech http://www.middleeasteye.net/columns/pentagon-confirms-west-gulf-states-and-turkey-created-islamic-state-608321312

Le rapport du Pentagone dit que les pays occidentaux, du golfe et la Turquie avaient prévu l’émergence de l’État Islamique

Un rapport de l’intelligence américaine révèle que l’aide occidentale aux rebelles syriens a favorisé et encouragé la naissance de l’”État Islamique”, ce que le Pentagone ne nie pas.

Une chose peut-être plus terrifiante que le rapport lui-même est que cette information a été occultée par tous les media grand public du monde.

Ce silence en dit long sur l’importance de cette information. Il illustre la complicité des média anglophones, en collusion avec les gouvernements, pour garder les populations dans l’ignorance de la violence de la realpolitik américaine.

J’ai discuté avec les journaux nationaux intéressés par cette réalité, ils conclurent que c’était trop ‘difficile’ d’en parler à un stade aussi tardif.

Ce rapport stupéfiant, daté d’août 2012, a prouvé que la croissance et l’expansion de Daech était un résultat direct des armes envoyées aux islamistes anti-Assad par les États-Unis, dans le cadre de leur objectif stratégique de renversement du régime d’Assad en Syrie.

Le rapport affirme que “les principales forces conduisant l’insurrection en Syrie” sont composées “des Salafistes, des Frères Musulmans, et d’al-Qaïda en Irak”, et montre explicitement quels étaient les éléments qui donnaient vraiment son impulsion à l’insurrection.

Quoique les États-Unis aient gardé leur ligne officielle selon laquelle, en Syrie, seuls des rebelles modérés reçoivent des armes, des personnalités politiques, du candidat à la présidence Rand Paul déclarant que les “faucons” du Congrès étaient responsables de la montée de Daech au vice président Joe Biden affirmant (à partir de 1:30:00) qu’il n’y avait pas de “rebelles modérés” en Syrie, disent autre chose.

Ahmed déclare que “le document secret du Pentagone donne la confirmation extraordinaire que la coalition menée par les États-Unis contre Daech s’était réjouie trois ans auparavant de l’émergence d’une ‘principauté salafiste’ extrémiste dans la région, ce qui constituait un moyen d’affaiblir Assad.”

Dans un entretien avec Josh Cook de Truth In Media, Ahmed déclare :

“J’ai parlé à un des principaux journaux ici au Royaume-Uni et ce qui était intéressant c’est qu’ils étaient assez favorables à l’idée d’une enquête sur le sujet, mais qu’ils ne se sentaient pas en état de la réaliser. On ne les a pas non plus dissuadés de la publier. Le journaliste auquel j’ai parlé est un journaliste expérimenté, pour lequel j’ai beaucoup de respect, et il était très intéressé par ce que je lui disais. Il m’a écouté intensément – je pouvais vraiment sentir sa peur, que je n’aurais pas dû parler de ça, les choses allaient trop loin – le document est-il vraiment solide ? Il n’était pas confiant.

“Il y a, je pense, comme une acceptation tacite dans les média grand public, qu’il y a certaines choses que nous ne sommes pas autorisés à dire. En l’occurrence l’idée que quelque chose d’aussi abject que Daech ait vraiment pu être prévu ou favorisé délibérément, c’est ce que le rapport implique assez clairement.

“C’est presque trop”, a t-il dit. Ça va à l’encontre de tant de choses que l’on considère comme acquises. Tant de suppositions sur la sorte de suprématie, non seulement américaine, mais de tout l’Occident, et sur la bienveillance de notre gouvernement assurant que nous ne ferions jamais de pareilles choses… C’est un grand saut.”

“D’une certaine manière je pense que les journalistes ont peur et s’inquiètent de repousser les limites à un tel point. Il est préoccupant que règne un silence absolu sur cette question, spécialement dans les médias anglophones. Ce qui pose de vraies questions sur ce qui se cache derrière ce silence.”

Les gens ont le droit d’être informés des agissements d’un gouvernement qui agit en leur nom et la presse a le devoir de dévoiler ce qui est intentionnellement caché au public par ceux qui sont au pouvoir.

Lorsque la presse a peur ou est complice en cachant ces faits au public américain, alors nous, en tant que nation, courons de bien plus grands dangers que tout ce que peut représenter Daech.

S’il vous plaît partagez cet article afin d’aider à ce que cette information vitale soit connue du plus de personnes possible, car les gens ont le droit de savoir ce que leur gouvernement entreprend en leur nom.

Ecoutez l’interview complète avec le Dr Nafeez Ahmed ci-dessous.

Joshua Cook Interviews Investigative Journalist Dr. Nafeez Ahmed On DIA Report And Media Cover – Up

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

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Un rapport du Pentagone prédisait que le soutien des Occidentaux aux rebelles islamiques créerait l’État Islamique (Daech) par Naafez Ahmed

Par Naafez Ahmed

Source : Medium, le 22/05/2015

La coalition anti-Daech a soutenu sciemment des extrémistes violents afin d’isoler Assad et de renverser l’expansion chiite.

Un cabinet d’avocats proche des conservateurs, Judicial Watch, a obtenu la déclassification d’un document secret du gouvernement américain qui démontre que les Occidentaux se sont alliés délibérément avec al-Qaïda et avec d’autres groupes extrémistes pour renverser le dictateur syrien Bachar al-Assad.

Le document révèle qu’en collaboration avec les pays du Golfe et la Turquie, les Occidentaux ont délibérément soutenu des groupes islamistes violents afin de déstabiliser Assad, et que ces “sponsors” voulaient la création d’une “Principauté Salafiste” pour “isoler le régime syrien”.

D’après ce document, déclassifié depuis peu, le Pentagone avait anticipé l’émergence probable de l’État Islamique en tant que conséquence directe de cette stratégie et mis en garde sur le risque de déstabilisation de l’Irak. Bien que le soutien à l’”opposition syrienne” – qui inclut al-Qaïda en Irak – par les Occidentaux, les pays du Golfe et la Turquie ait été pressenti comme susceptible de provoquer l’émergence d’un “État Islamique” en Irak et en Syrie (ISIS), ce document ne fait nulle part état d’une quelconque décision pour arrêter cette politique de soutien aux rebelles syriens. Au contraire, l’émergence d’une “Principauté Salafiste” affiliée à al-Qaïda est décrite comme une opportunité stratégique pour isoler Assad.

Hypocrisie

Ces révélations contredisent la ligne officielle des gouvernements occidentaux en ce qui concerne leur politique en Syrie et soulèvent des questions quant au soutien secret par les Occidentaux à ces groupes extrémistes violents à l’étranger, alors qu’ils utilisent la peur du terrorisme pour justifier l’instauration de la surveillance de masse excessive et la réduction des libertés individuelles dans leurs pays.

Parmi la liasse de documents obtenus par Judicial Watch, et ce au terme d’une bataille juridique, dévoilée plus tôt cette semaine, figure celui émanant de la DIA [Defense Intelligence Agency, Agence du renseignement de la Défense, NdT] classé “secret” du 12 août 2012.

La DIA produit des synthèses de renseignements destinées aux planificateurs, aux responsables politiques et pour les opérations du ministère de la Défense américain et à la communauté du renseignement.

Jusqu’ici, les médias se sont concentrés sur le fait que l’administration Obama était forcément au courant que les rebelles syriens recevaient des armes du bastion terroriste libyen.

Quelques journaux ont parlé de cette prédiction propre à la communauté américaine du renseignement concernant l’émergence de ISIS. Jusqu’à présent, aucun n’a exposé les faits détaillés et troublants qui montrent comment les Occidentaux ont sciemment encouragé cette rébellion sectaire dirigée par al-Qaïda.

Charles Shoebridge, un ancien agent du renseignement de l’armée britannique et de la police anti-terroriste londonienne, a déclaré :

“Étant donné la tendance politique de l’association qui a obtenu ces documents, il n’est pas surprenant de constater que toute la communication qu’on leur a accordée jusqu’à aujourd’hui concerne leur tentative d’embarrasser Hillary Clinton à propos de l’attaque du consulat américain à Benghazi en 2012. Pourtant, ces documents-là ont suscité bien moins de publicité alors qu’ils posent des questions cruciales a propos des gouvernements et des médias de l’Ouest, et sur leur soutien à la rébellion en Syrie.”

Les Islamistes occidentaux

Le document de 2012 récemment déclassifié par la DIA confirme que le composant principal des forces rebelles anti-Assad à ce moment (2012) sont les insurgés islamistes affiliés à des groupes qui conduiront à l’émergence de ISIS. Malgré tout, ces groupes continueront de recevoir le soutien des militaires occidentaux et de leurs alliés régionaux.

Notant que “les Salafistes (sic), les Frères Musulmans et AQI [al-Qaïda en Irak] sont les principales forces dirigeant l’insurrection en Syrie”, le document dit aussi : “l’Ouest, les pays du Golfe et la Turquie soutiennent l’opposition, alors que la Russie la Chine et l’Iran “soutiennent le régime” [de Assad].

Le document de 7 pages de la DIA établit que al-Qaïda en Irak (AQI), précurseur de “l’État Islamique en Irak” (ISI), qui est devenu “État Islamique en Irak et Syrie”, “soutient l’opposition syrienne depuis le début, idéologiquement et à travers les médias.”

Le rapport du Pentagone resté secret jusqu’alors notait que “l’émergence de l’insurrection en Syrie” a pris une “direction de plus en plus sectaire”, attirant le soutien de “puissances sunnites tribales” dans la région.

Dans un paragraphe titré “Futures hypothèses sur la crise” le rapport de la DIA prédit que tant que le régime d’Assad survivra, conservant le contrôle du territoire, la crise continuera à croitre vers une guerre par procuration” (“proxy war”).

Le document recommande aussi la création de “zones de sécurité assurées par la communauté internationale, similaires à ce qui s’est établi en Libye à Benghazi, choisi pour abriter le centre de commandement du gouvernement temporaire.”

En Libye, des rebelles anti-Kadhafi, la majorité étant affiliée à al-Qaïda, étaient protégés par ces zones de sécurité de l’OTAN (autrement dénommées “zones d’exclusion aérienne”).

“Sponsors cherchent entité ISIS”

Néanmoins, “les pays Occidentaux, les États du Golfe et la Turquie soutiennent les efforts “des forces d’opposition syriennes” qui luttent pour “contrôler les zones orientales (Hasaka et Der Zor), adjacentes aux provinces de l’Ouest irakien (Mosul et Anbar)” :

“… il y a la possibilité d’établir une Principauté Salafiste déclarée ou non déclarée en Syrie orientale (Hasaka et Der Zor) et ceci est exactement ce que les puissances qui soutiennent l’opposition veulent, pour isoler le régime syrien, qui est considéré comme un prolongement stratégique pour l’expansion Chiite (l’Irak et l’Iran).”

Le document secret du Pentagone fournit ainsi la confirmation extraordinaire que la coalition menée par les États-Unis combattant actuellement ISIS, avait il y a trois ans accueilli l’apparition d’une “Principauté Salafiste” extrémiste dans la région comme une façon de fragiliser Assad et de bloquer l’expansion stratégique de l’Iran. D’une façon cruciale, l’Irak est considéré comme une partie intégrante de cette “expansion chiite.”

L’établissement d’une telle “Principauté Salafiste” en Syrie orientale, affirme le document de la DIA, est “exactement” ce que “les puissances qui soutiennent l’opposition [syrienne] veulent.” Plus tôt, le document décrit à plusieurs reprises ces “puissances” comme “l’Ouest, les pays du Golfe et la Turquie.”

Plus loin, le document révèle que les analystes du Pentagone étaient parfaitement conscients des risques sinistres de cette stratégie, pourtant ils ont continué.

L’établissement d’une telle “Principauté Salafiste” en Syrie orientale, selon eux, créerait “les conditions idéales pour que AQI retourne dans ses vieilles bases de Mosoul et Ramadi.” L’été dernier, ISIS a conquis Mosoul en Irak et ce mois-ci vient aussi de prendre le contrôle de Ramadi.

Une telle entité quasi-étatique fournira :

“… un élan renouvelé de la possibilité d’unifier le jihad parmi les Sunnites d’Irak et de Syrie et le reste des Sunnites dans le monde arabe contre ce qu’il considère leur ennemi. ISI pourrait aussi déclarer un État Islamique par son union avec d’autres organisations terroristes en Irak et la Syrie, qui créera un grave danger pour l’unité de l’Irak et la protection de son territoire.” Ce document (DIA 2012) est un Rapport d’actualisation du Renseignement (IIR), pas une “Evaluation finale du renseignement” établie, mais son  contenu est contrôlé avant la distribution. Le rapport a été distribué partout dans la communauté du renseignement des USA, y compris au  Département d’État, à l’État-major, au ministère de la Sécurité Intérieure, la CIA, au FBI, parmi d’autres agences.

En réponse aux nombreuses questions sur sa stratégie, le gouvernement anglais a simplement nié toute connaissance du rapport du Pentagone révélant le soutien délibéré par les Occidentaux aux groupes violents extrémistes en Syrie. Un porte-parole des affaires étrangères a dit :

“al-Qaïda et ISIL sont des organisations terroristes proscrites. Le Royaume-Uni s’oppose à toutes les formes de terrorisme. AQ et ISIL et leurs filiales représentent une menace pour la sécurité nationale du Royaume-Uni. Nous prenons part militairement et politiquement à la coalition qui combat ISIL en Syrie et en Irak, et nous travaillons avec nos partenaires internationaux pour contrer la menace par AQ et autres groupes terroristes de la région. En Syrie nous avons toujours soutenu les groupes modérés qui s’opposent à la tyrannie d’Assad et à la brutalité des extrémistes.”

La DIA n’a pas répondu aux demandes de commentaires.

Adéquation stratégique pour un changement de régime

Analyste des enjeux de sécurité, Shoebridge, qui a enquêté sur le soutien par les Occidentaux aux groupes islamiques terroristes en Syrie depuis le début de la guerre, a montré que le rapport secret du Pentagone recèle des contradictions flagrantes au cœur même des déclarations officielles.

“Depuis les premières années de la crise en Syrie, les gouvernements américain et anglais et presque tous les principaux médias occidentaux ont présenté les rebelles en Syrie comme modérés, libéraux, laïques, démocratiques, et donc méritant le soutien des Occidentaux. Etant donné que ces documents décrédibilisent le bien fondé de ces affirmations, le fait que maintenant ces médias n’en rendent pas compte, malgré leur immense importance, est significatif.”

D’après Brad Hoff, un ancien Marine engagé lors des premières années de la guerre en Irak, l’un des premiers intervenants après le 11 septembre au quartier général des Marines à Quantico de 2000 à 2004, le rapport du Pentagone tout juste sorti contient un incroyable aveu :

“Le renseignement américain avait prédit l’émergence de l’État Islamique en Irak et au Levant (ISIL ou ISIS) mais au lieu d’identifier clairement le groupe en tant qu’ennemi, le rapport définit ce groupe terroriste comme faisant partie du dispositif stratégique américain.”

Hoff, rédacteur en chef de “Levant Report” – journal en ligne animé par des éducateurs, professeurs résidant au Texas et ayant une expérience directe du Proche-Orient – remarque que le rapport de la DIA établit que l’émergence d’une telle entité politique extrémiste salafiste dans la région constitue un “outil pour changer le régime en Syrie”.

Le rapport de la DIA montre, dit-il, que l’émergence de ISIS n’a été rendue possible que dans le contexte de l’insurrection syrienne – “Aucune mention n’est faite du retrait des troupes américaines d’Irak, évènement catalyseur pour l’émergence de l’État Islamique, et qui fait l’objet d’une polémique entre d’innombrables politiciens et autres pontes.” Le rapport démontre que :

“L’instauration d’une ‘Principauté Salafiste’ dans l’est de la Syrie est ‘exactement’ ce que souhaitent les puissances extérieures (les occidentaux, les pays du Golfe et la Turquie) soutenant l’opposition et ce pour affaiblir le gouvernement Assad.”

L’émergence d’un quasi État Salafiste qui pourrait se développer en Irak, fracturant le pays, était donc clairement prévu par le renseignement américain comme probable – mais néanmoins stratégiquement utile – et constitue la contrepartie négative de l’engagement des Occidentaux afin d’”isoler la Syrie”.

Complicité

Des observateurs critiques de la stratégie conduite par les États-Unis dans la région n’ont cessé de soulever des questions quant au rôle des alliés occidentaux fournissant un soutien considérable aux groupes islamistes terroristes pour déstabiliser le régime Assad.

Il est communément admis que le gouvernement américain n’avait pas une compréhension suffisante de l’origine des groupes rebelles anti-Assad, qui étaient supposés être contrôlés et scrupuleusement sélectionnés afin que seuls les “modérés” soient soutenus.

Cependant, le rapport du Pentagone récemment révélé prouve sans ambiguïté que des années avant que ISIS ne lance son offensive en Irak, le renseignement américain était parfaitement conscient que les militants islamistes constituent le cœur de l’insurrection sectaire syrienne.

Malgré cela, le Pentagone a continué à soutenir l’insurrection islamiste, même en sachant que cela provoquerait probablement l’établissement d’un bastion salafiste extrémiste en Syrie et en Irak.

Shoedbridge m’a dit, “Les documents montrent que non seulement le gouvernement américain connaissait au moins depuis août 2012 la nature extrémiste résultant de la rébellion en Syrie” – soit l’émergence de ISIS – “mais que ceci était considéré comme un atout pour les affaires étrangères des États-Unis. Ce qui suppose aussi de consacrer des années d’efforts afin de tromper délibérément l’opinion publique occidentale, via la complaisance médiatique, qui firent croire que l’opposition syrienne est majoritairement ‘modérée’.”

Annie Machon, une ex-agente du renseignement au MI5 qui avait vendu la mèche dans les années 90, révélant que le MI6 avait financé al-Qaïda pour tuer l’ancien dirigeant Kadhafi, a commenté ces révélations :

“Ce n’est pas une surprise pour moi. Dans chaque pays il existe plusieurs agences de renseignement qui s’affrontent pour des objectifs différents.”

Elle a expliqué que l’opération du MI6 en Libye en 1996, qui provoqua la mort de civils innocents, “s’est déroulée au moment précis où le MI5 montait une nouvelle section chargée d’enquêter sur al-Qaïda.”

Machon a ajouté que cette stratégie s’est répétée à grande échelle lors de l’intervention de l’OTAN en 2011 en Libye où la CIA et le MI6 :

“… soutenaient ces mêmes groupes libyens qui provoquèrent la faillite de l’État, des meurtres de masse, l’exode et l’anarchie. Donc l’idée selon laquelle des personnes provenant de l’institution militaire et du renseignement américain auraient empêché le développement de ISIS après qu’ils eurent échoué à faire intervenir l’OTAN une nouvelle fois fait partie d’un modèle bien établi. Et ils restent indifférents à l’ampleur des souffrances humaines provoquées, considérées comme faisant partie du jeu.”

Diviser pour mieux régner

Plusieurs membres du gouvernement américain ont avoué que leurs alliés les plus proches dans la coalition anti-ISIS financent des groupes extrémistes islamistes violents, groupes faisant maintenant partie intégrante d’ISIS.

Joe Biden, actuel vice-président US, a admis il y a tout juste un an que l’Arabie Saoudite, les Émirats Arabes Unis, le Qatar et la Turquie avaient fourni des centaines de millions de dollars aux rebelles islamistes en Syrie, et que ceux-ci se sont métamorphosés en ISIS.

Mais il a refusé d’admettre ce que ce document confidentiel du Pentagone prouve – à savoir que l’entière stratégie était dirigée, appliquée et contrôlée par les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France, Israël et d’autres puissances occidentales.

La stratégie paraît correspondre au scénario annoncé récemment par un rapport de la Rand Corp commandité par l’armée américaine.

Le rapport, publié 4 ans avant celui de la DIA, appelé “Profiter du conflit entre Chiites et Sunnites en prenant parti pour les régimes sunnites conservateurs de façon décisive et en travaillant avec eux et contre tous les mouvements chiites dans le monde musulman.”

Les États-Unis auraient besoin de contenir “la puissance iranienne” dans le Golfe “en renforçant les régimes traditionnels sunnites comme l’Arabie Saoudite, l’Égypte et le Pakistan.” Simultanément les États-Unis doivent maintenir “une relation forte et stratégique avec le gouvernement irakien Chiite” malgré son alliance avec l’Iran.

Le rapport RAND confirma que la stratégie du “Diviser pour Régner” était déjà à l’œuvre, “créant des divisions dans le camp jihadiste. De nos jours cette stratégie s’applique à nouveau en Irak au niveau tactique.”

Le rapport relève que les USA ont conclu une “alliance provisoire”avec des groupes de rebelles nationalistes affilés à al-Qaïda – qui les ont combattus pendant quatre ans – par la fourniture d’armes et de financement. Bien que ces nationalistes “aient coopéré avec al-Qaïda contre les forces US”, ils sont maintenant soutenus pour exploiter “la menace commune qu’al-Qaïda fait maintenant peser sur tout le monde.”

Le document DIA 2012, cependant, démontre plus loin que, tout en payant d’ex-membres d’al-Qaïda en Irak prétendument renégats pour justement combattre al-Qaïda, les gouvernements occidentaux armaient dans le même temps les insurgés d’al-Qaïda en Syrie.

La révélation d’un document interne des renseignements US selon lequel la coalition menée par les États-Unis, supposée combattre “l’État islamique” aujourd’hui, a sciemment permis l’émergence d’ISIS, soulève des questions troublantes sur les récents efforts du gouvernement pour justifier l’extension des mesures anti-terroristes.

A l’aube de la montée d’ISIS, de nouvelles mesures intrusives pour combattre l’extrémisme, comprenant la surveillance de masse, un plan orwellien de “prévention des risques” et même le projet d’autoriser les gouvernements à censurer les stations de radio, sont mis en place des deux côtés de l’Atlantique. Sont ainsi ciblés, de manière disproportionnée, les activistes, les journalistes et les minorités ethniques, particulièrement les minorités musulmanes.

Et pourtant le nouveau rapport du Pentagone révèle que, contrairement aux affirmations des gouvernements occidentaux, la cause fondamentale de la menace est la conséquence de leur politique profondément inepte consistant à financer secrètement le terrorisme islamique pour des objectifs géopolitiques douteux.

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la source.

Une réponse à L’industrie des médias censure le rapport du Pentagone qui révèle le rôle des États-Unis dans la création de l’État Islamique. Par Jay Syrmopoulos

 
 

The New-York Times opinion : le mythe du génie stratégique de Poutine par MICHAEL A. McFAULOCT.

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Cet article est fantastique, on croit rêver, il étouffe la cause qu’il embrasse en mettant en évidence la naïveté du « leadership américain », la manière dont il exige la vassalité et prétend punir qui ne s’y résoud pas. Rarement la définition de la communauté internationale n’a autant coincidé avec une vision impériale.  Au passage, il y a quelques perles que je vous recommande, on ne saurait dire plus clairement que les USA comptent sur Medvedev et sur la clique d’oligarques pour en finir avec Poutine.Au passage on voit que Poutine dans le fond refuse le néolibéralisme et renforce le secteur d’Etat, d’où l’appel du pied aux oligarques emêchés dans leurs affaires.  C’est un appel à la destitution.  Sont également éclairés les mouvement dits « démocratiques » dans les pays arabes comme en Ukraine, mais la perle est dans la description de l’OTAN qui cherchait justement une mission et qui l’a trouvé grâce à la paranoïa de Poutine. j’ai une proposition à faire à son auteur: et si « le génie » de Poutine n’était tout simplement que la comparaison avec votre connerie?  (note de danielle Bleitrach)
le 23, 2015
Le président russe, Vladimir V. Poutine, continue à étonner. L’intervention militaire de la Russie en Syrie, suivie par une réunion face à face à Moscou cette semaine avec le président de ce pays, Bashar Al-Assad, a fait sursauter le monde.

Comme cela s’était passé  après M. l’action de Poutine en Ukraine l’année dernière, il y a eu un choeur de commentaire sur son génie stratégique supposé. Il agit de manière décisive, prenant l’initiative et créant des faits sur le terrain – donc on en décide de son génie, par contraste avec les poursuites irresponsables de l’Ouest en Syrie.

L’opposé est vrai.

Il y a cinq ans, la Russie était dans une position beaucoup plus forte, tant au plan intérieur que dans le monde. Aujourd’hui, M. Poutine joue la défensive, doublant la mise sur de mauvaises décisions guidées par une théorie périmée de politique internationale.

La reconnaissance des erreurs de la Russie, cependant, ne garantit pas l’échec futur. Les États-Unis et nos alliés ne peuvent pas rester les bras croisés et attendre la Russie pour échouer. Au lieu de cela, nous devons adopter une stratégie compréhensive qui nous permettrait  de minimiser les conséquences négatives des actions de la Russie et  de maximiser les aspects  positifs pour nous.

Il y a cinq ans, la Russie était en mouvement dans le monde. En 2010 en Ukraine, le Kremlin avait aidé à installer son allié, Viktor F. Yanukovych. Ailleurs dans l’ancien espace soviétique, les leaders de la Russie faisaient des progrès sur ce qui deviendrait l’Union Économique Eurasienne, en réponse à l’Européenne

Moscou avait aussi amélioré ses relations avec l’Europe et les États-Unis. Le  Président Dmitri A. Medvedev était même présent à la rencontre au sommet de Lisbonne de l’OTAN  en 2010 et il a parlé de  développer « un partenariat stratégique » qui mettrait  » maintenant la période difficile dans nos relations derrière nous . » Le sujet principal était la coopération sur la défense des missiles, pas l’expansion de L’OTAN.

Le public tant américain que russe a remarqué le progrès. En 2010, les deux tiers des russes avait une vue positive des États-Unis, tandis qu’une proportion semblable des Américains voyait la Russie comme un allié ou un partenaire.

L’économie russe renouait avec la croissance après la crise financière 2008. Le Commerce avec les États-Unis s’étendait, il y avait des liens plus proches avec des économies européennes et la Russie était  en bonne voie pour rejoindre l’Organisation Mondiale du Commerce.

En 2010, la Russie a aussi joué un rôle essentiel dans la garantie de nouvelles sanctions contre l’Iran. De cette manière, elle a démontré un  leadership internationale audacieux même au prix de  la tension de ses relations avec un allié important.

Et ensuite, en 2011, les peuples ont commencé à gêner.

Pour des raisons différentes, les sociétés dans le monde arabe, l’Ukraine et la Russie ont commencé à mobiliser contre leurs leaders. Initialement, le Président Medvedev s’est rallié le peuple au  Moyen-Orient, notamment en  s’abstenant de, plutôt que d’utiliser son veto, devant la résolution de Conseil de sécurité qui a autorisé l’utilisation de force en Libye. M. Medvedev s’est aussi engagé avec des leaders d’opposition en Russie et a présenté quelques réformes politiques modestes avant sa sortie du Kremlin en mai 2012.

M. Poutine, cependant, avait une approche opposée. Il a cru que derrière ces protestatairesil y avait  une main américaine et que la réponse  – aussi  bien  en Syrie, en Égypte, en Russie ou qu’en Ukraine – devraient être la contrainte et la force.

Après son élection comme le président, M. Poutine est intervenu avec dureté contre les manifestants en Russie, les étiquetant comme des traîtres. Sa tactique a fait dérailler l’élan de l’opposition.

Mais ses succès à court terme ont produit des coûts à long terme.  La paranoïa de M.Poutine devant des acteurs politiques indépendants a créé une crainte croissante à l’extérieur pertubant à l’extérieur les intérêts d’affaires de sa clique oligarchique. La réforme économique a calé, l’investissement privé a été refusé et celui d’état a grandi.

En Ukraine, cependant les mesures de répression sur les manifestants ont échoué. Au moment où M. Yanukovych a essayé de dégager les rues par la force, comme le Kremlin le préconisait, sa tentative tiède pour suivre la tactique de l’homme fort a provoqué des ennuis, le contraignant à fuir.

Irrité par ce qu’il a vu comme une autre opération C.I.A. renverser un allié russe, M. Poutine a rendu les coups : Il a annexé la Crimée et a essayé une usurpation de terre encore plus grande en Ukraine orientale, appelée Novorossiya par des enthousiastes de l’expansion.

De nouveau, les coûts de ces  gains qui ne durent pas se sont accumulés. En conséquence des sanctions et des prix de l’énergie tombants, l’économie russe a diminué à 1.2 trillions de $ de 2 trillions de $ en 2014. Et l’OTAN, qui était  une alliance à la recherche d’une mission, est maintenant concentrée de nouveau sur la dissuasion de la Russie.

M. Poutine a aussi été contraint d’abandonner le projet de Novorossiya : Ses protégés en Ukraine orientale ne jouissent pas du  soutien populaire en Russie, ni ne dirigent  un gouvernement efficace. Et ses actions ont garanti que l’Ukraine ne rejoindra jamais son Union Économique Eurasienne ou s’alignera sur la Russie de nouveau.

Sa politique envers un autre allié, M. Assad, a échoué, aussi. Malgré le blocage de résolutions de Conseil de sécurité contre le gouvernement de M. Assad, la fourniture d’armes à Damas et les alliés de la Syrie encourags à venir défendre  le régime,  les efforts de m.Poutine n’ont pas réussi à renforcer l’autorité de M. Assad. Après quatre ans de guerre civile, M. Assad dirige de moins en moins de territoire et fait face aux adversaires de plus en plus formidables. C’est pourquoi M. Poutine a dû intervenir – pour sauver son allié autocratique de la défaite.

À court terme,  la Russie en bombardant le territoire syrien   a stimulé l’Armée syrienne et ses alliés pour lancer une contre-offensive contre l’opposition des rebelles  – c’est-à-dire contre tout le monde sauf l’État Islamique. Mais à long terme, les attaques aériennes russes seules ne peuvent pas rétablir l’autorité de M. Assad sur le pays entier.

M. Poutine est expert en réponses tactiques à court terme aux échecs, mais il est moins doué pour la stratégie à long terme. Même sans réponse de l’Ouest, les aventures étrangères de M.Poutine échoueront finalement, d’autant plus que des problèmes économiques domestiques continuent à suppurer.

Mais les États-Unis et ses alliés devraient chercher à raccourcir ce temps en repoussant en arrière contre la Russie sur des fronts multiples. Comme M. Poutine va  étayer son allié en Syrie, nous devrions faire le même avec nos partenaires et alliés – non seulement en Syrie, mais en Europe et partout dans le monde.

En Syrie, les États-Unis ne peuvent pas permettre à la Russie d’éliminer tous les acteurs sauf M. Assad et l’État Islamique. Nous devons fournir plus de d’armes et d’assistance à d’autres groupes rebelles. Nous devrions avertir M. Poutine que de nouvelles attaques contre des rebelles n’étant pas l’Etat islamique nous contraindront à les protéger, en faisant respecter une zone d’exclusion aérienne ou en les armant avec des armes antiaériennes.

Les États-Unis et les alliés Occidentaux devraient exploiter le fait que  l’attention de m.Poutine étant détournée en Syrie pour approfondir l’assistance à  l’Ukraine. En échange de progrès sur la réforme économique, particulièrement des mesures d’anti-corruption, nous pouvons offrir une aide financière plus grande pour l’infrastructure et les programmes de service sociaux. Et c’est maintenant le moment de soutenir l’Armée ukrainienne en fournissant plus de formation à l’armée et des armes défensives.

Ailleurs en Europe, l’OTAN devrait placer des forces terrestres sur le territoire d’alliés les plus menacé par la Russie. L’annexion par la Russie de la Crimée et l’intervention en Ukraine orientale a violé la loi fondatrice de L’OTAN  et d’autres traités. En réponse, nos alliés de L’OTAN méritent des nouveaux engagements crédibles de nous.

Commentaires

Finalement, nous devons continuer à poursuivre les objectifs de politique étrangère à long terme qui démontrent le leadership américaine et soulignent l’isolement de la Russie. La ratification de l’Accord de partenariat Transpacifique, sanctionnant  un accord climatique multilatéral d’ici à la fin de l’année, en approfondissant des liens avec l’Inde et des relations avec la Chine est à la base d’une grande stratégie  de l’Amérique.

Les États-Unis ont clairement un intérêt dans l’apparition d’une Russie forte, riche et démocratique, entièrement intégrée dans la communauté internationale des Etats. Finalement, des nouveaux leaders russes peuvent aussi se rendre compte que le chemin de la Russie vers la grandeur exige la réforme intérieure et un leadership responsable à l’étranger. Le soutien à  des dictateurs en échc en usant  de la force n’est pas une grande stratégie.

Tout de suite, cependant la seule façon de pousser du coude la Russie dans une direction différente est de le contenir et  de  renverse le cours actuel de M. Poutine, non seulement par notre réponse immédiate en Syrie, mais en façon soutenue, stratégique dans le monde entier.
Michael A. McFaul, directeur de the Freeman Spogli Institute for International Studies at Stanford University et senior fellow at the Hoover Institution, il a servi dans l’administration Obama sur le Conseil de Sécurité nationale et comme ambassadeur en Fédération de Russie.
Michael A. McFaul, director of the Freeman Spogli Institute for International Studies at Stanford University and a senior fellow at the Hoover Institution, served in the Obama administration on the National Security Council and as ambassador to the Russian Federation.

A version of this op-ed appears in print on October 23, 2015, on page A31 of the New York edition with the headline: The Myth of Putin’s Strategic Genius. Today’s Paper|Subscribe

 
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Publié par le octobre 24, 2015 dans Amérique, humour, medias

 

Svetlana Alexievitch : l’Homo Poutinus est arrivé

http://www.les-crises.fr/svetlana-alexievitch-lhomo-poutinus-est-arrive/

je me souviens du temps où Sartre refusait le Nobel … Remarquez quand on donne celui de la paix à Obama et quand nos médias aux ordres réussissent à nous faire prendre des vessies pour des lanternes, à savoir BHL et Onfray pour des philosophes pour mieux nous convaincre que Sartre n’était qu’une fausse gloire et que seul Aron avait le génie, le vrai, celui d’un Finfkelkraut et Alain Minc, pourquoi pas Zemmour? Les chiens sont lâchés sur toute idée de révolution, il n’y a pas d’autre transformation possible que celle du libre renard dans le libre poulailler et du PDG d’Air France, dont la liquette vaut deux mille neuf cent fois un travailleur de l’entreprise. le tout au nom de ces vertueux défenseurs des droits de l’homme du libre Qatar.  (note de danielle Bleitrach)

Le Nobel de littérature 2015 récompense l’auteur de “la Fin de l’homme rouge”, une enquête majeure dont Svetlana Alexievitch nous avait parlé à sa sortie, en 2013

  • Le prix Nobel de littérature 2015 s’appelle Svetlana Alexievitch.
  • Depuis des années, elle recueille la mémoire des citoyens de l’ex-URSS. En 2013, elle avait ainsi publié une vaste enquête sur “la fin de l’homme rouge” à l’ère Poutine, qui lui avait valu de remporter, en France, le prix Médicis essai.
  • Svetlana Alexievitch avait alors donné un passionnant entretien au “Nouvel Observateur”, pour s’expliquer sur l’évolution de la Russie contemporaine. Le voici.

Le Nouvel Observateur. Depuis plus de trente ans, vous interrogez des milliers de citoyens de l’ex-URSS, de toutes conditions, sur leur vie quotidienne, leurs amours, leurs rêves, leurs déceptions… et vous rapportez leurs propos dans des livres qui ont toujours un grand succès. Le but de ce travail considérable est de «consigner les traces de la civilisation soviétique», écrivez-vous dans «la Fin de l’homme rouge». Comment décririez-vous aujourd’hui cette «civilisation» disparue?

Svetlana Alexievitch. C’était un monde à part, avec sa propre définition du bien et du mal, un monde où tout était différent de l’Ouest. Faites discuter deux personnes de 60 ans, l’une ex-soviétique, l’autre occidentale. Elles constateront que, depuis le premier jour de leur vie, leurs existences ont eu peu de choses en commun, comme si elles avaient vécu sur deux planètes. Leur nourriture, leurs sujets de conversation, les films et les livres qui les ont bouleversées, leurs vacances, leur habitat, leurs héros, leur vision de la carrière professionnelle et des rapports humains, tout était différent. A l’école, on ne leur a pas enseigné les mêmes choses. En fait, pour le meilleur et pour le pire, les communistes ont réussi à créer un homme particulier, l’Homo sovieticus, avec une culture, une morale et des habitudes, très différentes de celles des Occidentaux. Si on oublie cela, on ne comprend rien à la Russie d’aujourd’hui.

Vous-même avez grandi en Union soviétique.

Oui, et je me souviens, par exemple, que, de l’école primaire à la fac, j’ai appris que l’essentiel dans la vie était de se sacrifier voire de mourir pour la patrie et l’Etat. Comme beaucoup de mes camarades, je rêvais d’exploits au service de la communauté, de participer à la construction du BAM, la ligne ferroviaire qui traverse la Sibérie jusqu’en Extrême-Orient. J’ai appris aussi que nous étions entourés d’ennemis qui menaçaient sans cesse de nous envahir, et que tous les autres peuples nous enviaient.

 

J’ADORE ! Bien entendu, c’est sans AUCUN rapport avec une situation actuelle dans certains pays occidentaux…

Et les gens le croyaient ?

Beaucoup, oui. C’était un monde où, du fait de la propagande et de la menace du goulag, les gens ne savaient pas penser par eux-mêmes ou avaient peur de le faire.

C’est vrai qu’il nous manque le goulag, mais il suffit d’attendre encore un peu

A la fin des années 1970, je suis allée, avec un groupe d’écrivains soviétiques, en RDA. A l’arrivée à Berlin-Est, nos hôtes nous ont proposé des glaces pour nous rafraîchir. Tout le groupe s’est alors retourné vers notre accompagnateur, un officier du KGB, pour savoir que répondre. Celui-ci a hoché la tête et tous ont dit «oui»«Quel parfum ?», ont demandé les Allemands. «Banane», a répondu le KGBiste. Alors tous les écrivains ont dit «banane».

C’était cela aussi la civilisation soviétique, un mélange de prison et de jardin d’enfants. C’était un monde fascinant où régnait une oppression brutale mais où presque tout le monde vivait de la même façon et où parler d’argent était indécent. Un monde pauvre, violent, mais dans lequel on pouvait parler pendant des heures de littérature. Un monde qui, dans les années 1990, s’est effondré du jour au lendemain.

Et dont beaucoup sont nostalgiques aujourd’hui.

Oui, il y a une nostalgie très forte pour l’époque soviétique, même chez les jeunes qui lisent de nouveau Marx et parlent de révolution. C’est pourquoi il est très important de leur parler du passé, de l’engouement des premiers révolutionnaires, de leur rêve de fabriquer un monde nouveau organisé sur d’autres bases, mais aussi de l’échec sanglant auquel cette illusion romantique a abouti. Il faut raconter tout cela, le digérer, afin de pouvoir enfin construire une société libre.

Comment expliquez-vous cette nostalgie?

C’est simple : la société russe actuelle, où les voleurs et l’argent font la loi, est épouvantable. Nous avons été tellement naïfs à la fin des années 1980 sous Gorbatchev ! Pendant que nous discutions à perte de vue sur la meilleure façon d’instituer un socialisme à visage humain, les bandits et les dirigeants des jeunesses communistes se sont emparés du pays, se sont partagés les hydrocarbures et ont imposé une société de rapaces à laquelle personne n’était préparé. Aujourd’hui beaucoup de gens vivent plus mal que sous le pouvoir soviétique. Désormais, si l’on n’a pas d’argent, on ne peut pas faire étudier ses enfants, ni être soigné. Avant c’était possible, gratuitement.

Officiellement oui, mais il fallait payer des pots-de-vin…

C’est vrai. Mais au moins un retraité pouvait acheter des médicaments avec sa pension, ce qui n’est plus le cas. Aujourd’hui, une femme qui travaille dans une école maternelle ne peut pas payer des études universitaires à son propre enfant. Avant si. Et puis les gens ordinaires voient bien que les oligarques ont non seulement pillé le pays, mais qu’aujourd’hui ils n’investissent pas dans les usines qu’ils ont volées et dont les équipements tombent en ruine. Ils savent que leur pays, autrefois grande puissance, ne vit que de la rente, que les dirigeants de la Russie ne la préparent pas à l’économie moderne.

Les Russes veulent-ils revenir en arrière ?

La grande majorité, non. Ils savent que, désormais, on peut voyager, sortir librement du pays où pendant des décennies ils étaient enfermés. Même s’ils vivent très mal, les gens du peuple voient aussi qu’une classe moyenne s’est développée qui se débrouille bien, et ils espèrent que leurs enfants en feront partie. Mais personne n’aime la société d’aujourd’hui, d’où cette nostalgie, si incompréhensible pour vous, les Occidentaux, et dont Poutine joue à merveille.

Comment fait-il ?

Pour garder le pouvoir, il a réussi un tour de force : faire vibrer cette corde sensible, nostalgique, dans la partie de la population la plus humiliée par le capitalisme et l’économie de marché, dont lui-même et son clan sont pourtant les plus grands bénéficiaires ! Pendant la campagne électorale de 2012, Poutine a promis de créer un impôt sur la fortune afin que les oligarques participent à la rénovation du pays, il a même assuré qu’il exigerait que certains rendent les biens qu’ils ont volés. Mais évidemment, dès qu’il a été élu, il n’a rien fait.

Hallucinant (et tellement russe) cet homme politique qui promet des choses pour être élu et ne tient pas sa parole…

En revanche, il laisse proliférer dans les rues de Moscou des groupes de miliciens habillés en noir et portant la croix, qui affirment vouloir lutter contre les mécréants. Et le peuple ne dit rien.

Il y a eu les grandes manifestations de l’opposition, en décembre 2011.

Bien sûr, et elles sont porteuses d’un grand espoir. Mais j’ai souvent dit à mes amis qui veulent faire tomber Poutine par une nouvelle révolution et qui croient qu’après ce putsch pacifique tout se mettra en place harmonieusement : attention, la société russe n’est pas prête, elle n’a pas assez évolué, les lendemains pourraient être terribles. Le peuple dans son ensemble, si marqué par la civilisation soviétique, n’aspire pas, pas encore en tout cas, à cette vie nouvelle proposée par l’opposition, démocratique et ouverte. Si tel était le cas, Poutine, qui est le reflet de la société russe d’aujourd’hui, n’aurait pas si facilement fait passer ces lois honteuses sur le financement étranger des ONG ou sur la propagande homosexuelle.

Honteux… Ben c’est vrai quoi, on finance tranquillement des ONG pour qu’elles fomentent des révolutions dans un pays, et le pays réagit !

A vous entendre, on pourrait penser que Poutine convient finalement plutôt bien aux Russes…

Ce n’est pas du tout ce que je pense.

Ben a priori, c’est quand même ce qu’ont l’air de penser la plupart des Russes… Ce qui montre la représentativité de la dame…

Il pourrait faire avancer le pays, au lieu de quoi, pour garder le pouvoir, il le fait piétiner et même régresser en freinant tous les mouvements de la société civile.

Certains artistes proposent que l’Occident, à cause de l’homophobie du Kremlin, boycotte les jeux Olympiques de Sotchi l’an prochain. Qu’en pensez-vous?

Il me semble que multiplier les contacts entre la Russie et le reste du monde est plus important, plus efficace, que d’isoler le pays. De toute façon, on sait très bien que, pour toutes les raisons que l’on connaît dont bien sûr le pétrole et le gaz, aucun gouvernement occidental n’a intérêt à boycotter la Russie, et que, donc, cette campagne n’aboutira pas.

Propos recueillis par Vincent Jauvert

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Mais il y a mieux (merci de me l’avoir signalé)

Source : Le Huffington Post, 8/10/2015

La Russie en arrive à 86% à se réjouir quand des gens meurent dans le Donbass

Svetlana Alexievitch: ce que le Nobel de littérature dit de Vladimir Poutine (ce n’est pas rassurant)

INTERNATIONAL – Écrivaine engagée née en 1948 en Ukraine à l’époque où le pays était sous la coupe de l’URSS, Svetlana Alexievitch a reçu ce jeudi 8 octobre le prix Nobel de littérature 2015. L’auteure russophone a suivi des études de journalisme en Biélorussie, pays dont elle a adopté la nationalité et qui se trouve -toujours- sous l’influence pesante de Moscou. Autant dire que celle qui a écrit sur “l’homo sovieticus” a un regard pour le moins avisé sur la politique russe. Et selon elle, Vladimir Poutine n’a vraiment rien à envier aux dictateurs qui se sont succédés à la tête de l’URSS.

“J’aime le monde russe, bon et humaniste, devant lequel tout le monde s’incline, celui du ballet, de la musique et de la littérature. Mais je n’aime pas celui de Béria, Staline, Poutine et Choïgou (le ministre russe de la Défense, ndlr),

bah oui, Poutine, Staline, même combat, même bilan… Équilibrée la Nobel à l’évidence

cette Russie qui en arrive à 86% à se réjouir quand des gens meurent dans le Donbass, à rire des Ukrainiens et à croire qu’on peut tout régler par la force”, a-t-elle déclaré ce jour lors d’une conférence de presse à Minsk.

c’est confirmé…

Souvent interrogée au sujet du chef du Kremlin, l’écrivaine a plusieurs fois dressé le portrait d’un despote populiste, n’hésitant pas à endoctriner son peuple à grands coups de “lavage de cerveau” (l’expression est la sienne) et nourrissant le projet à peine caché d’associer son nom à la réunification rêvée d’une grande Russie. Une description de Vladimir Poutine qui est donc très loin d’être rassurante.

“Guerre médiatique”

Dans une tribune publié dans Le Monde au mois de mars 2014, Svetlana Alexievitch décrit la méthode Poutine alors que l’annexion de la Crimée est imminente. Elle explique comment le président russe s’y est pris pour “monter en flèche” dans les sondages et pour s’assurer du soutien du peuple russe dans la guerre qu’il préparait contre l’Ukraine.

“La télévision et les journaux ont entamé docilement une guerre médiatique contre le nouveau pouvoir à Kiev : il s’est produit un coup d’Etat nazi, ce sont des fascistes qui gouvernent à Kiev, il y a des centaines de réfugiés aux frontières de l’Ukraine occidentale, partout, on assiste à des pogroms de juifs et à des destructions d’églises orthodoxes, il est interdit de parler russe (…) Voilà ce que le spectateur russe entend jour après jour. On est en train de faire du lavage de cerveaux”, expliquait-elle.

Autres objectifs, mais mêmes méthodes. Dans une interview accordée au Figaro, l’écrivaine revenait sur ce “bourrage de crâne” orchestré par le pouvoir russe, mais cette fois, adapté à des buts de politique intérieure. “Il a réussi par un bourrage de crâne massif à détourner l’attention et la violence sur les homosexuels et les Pussy Riot”, disait-elle à propos de ses promesses du candidat Poutine, sitôt enterrées une fois arrivé au pouvoir. Une faculté à s’adjoindre les services des médias que l’on a pu constater ici, ou encore ici.

À la recherche de la “grandeur disparue”

Mais outre des critiques portant sur les méthodes de l’homme fort de la Russie, Svetlana Alexievitch note que Vladimir Poutine incarne une volonté de renouveau pour le peuple russe. “Les gens voient en Poutine une figure qui incarne notre grandeur disparue”, détaillait-elle au Figaro.

“On a répété pendant vingt ans que l’on construisait un pays occidental, mais la fine couche de libéralisme a disparu en un clin d’œil. Fini de jouer à l’Occident. L’Occident manque de sensibilité, il est pragmatique, alors que la Russie, elle, c’est la bonté, la spiritualité. L’Occident est en pleine dégénérescence, et Poutine endosse le rôle de défenseur des valeurs traditionnelles”, écrivait-elle en juillet 2014 dans une autre tribune parue dans Le Monde et intitulée ‘Une Russie de moins en moins démocrate”. Un texte pour le moins saisissant alertant sur la dérive nationaliste qui gagne le pays et dont le Kremlin se sert pour rallumer la flamme d’un “rêve russe”.

“Le Kremlin déclare ouvertement que l’Occident a toujours été et reste toujours le principal ennemi de la Russie. On l’accuse de tout : de la chute de l’URSS, de la catastrophe de Tchernobyl, du naufrage du Koursk, le sous-marin nucléaire. Même Internet, ce sont les services secrets occidentaux qui l’ont inventé. Quant au dollar, c’est un bout de papier qui ne vaut rien. Et la Crimée est à nous !”, décrivait-elle.

=> OB : cette femme est hallucinante quand même…

Voilà comment Svetlana Alexievitch décrit cet “ancien colonel du KGB qui caresse l’idée de rester dans l’histoire comme le rassembleur des terres russes”. Autocrate assumé, prêt à tout rendre à la Russie son lustre d’antan, quitte à jouer sur les “bas instincts” du peuple pour parvenir à ses fins.

Belle conclusion, œuvrant à la paix universelle, merci.

 
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Publié par le octobre 10, 2015 dans litterature, medias

 

Les incohérences de la presse dite « libre » , entre Figaro et Freud

Tandis que Courrier occidental (dit International) publie force médias russes appartenant aux oligarques pro-occidentaux qui vilipendent l’action de la Russie en Syrie, d’autres médias occidentaux raisonnent comme des paniers percés (quelque chose entre le chaudron de Freud (1) et la rumeur de la calomnie de Figaro).

On peut en effet  se demander pourquoi les rapports sur leurs frappes en Syrie ne sont pas pris en compte.Pourquoi croire ces menteurs patentés d’Erdogan, les Saoudiens appuyant nos propres paltoquets sanglants Cameron et Hollande sont a priori paroles d’évangiles ?  La réponse est pour eux:  » Les  frappes aériennes russes contre Homs, hama et où il n’y a pas de terroristes, sont un fait incontestable, parce qu’il sont rapportés par la presse britannique libre, alors que tous les médias russes sont contrôlées par le Kremlin, donc ils ne vont pas livrer de tels renseignements . »

la presse de Murdoch est donc plus crédible que celle de Russie, voilà qui contredit toute la démonstration de Courrier occidental et les faits, parce qu’il existe bel et bien une presse d’opposition au Kremlin très active en Russie même si elle ne représente qu’une faible partie de l’opinion publique dont l’adhésion soit au Président, soit aux communistes se confirme.
Que pour les besoins de la cause, Al Qaida soit transformée en opposition modérée à Bachar El Assad, que la démonstration soit faite tous les jours que la coalition des USA qui prétend lutter contre « le terrorisme »soit inefficace, voir criminelle puisque avec son accord ses armes, les militaires qu’elle forme passent à l’Etat islamique, que le sieur Erdogan soit plus occupé à frapper les Kurdes qu’à éliminer les terroristes pour lesquels il recrute depuis des années, ne les intéresse pas. Il leur faut démontrer que la Russie est monstrueuse, qu’elle est à l’origine pourquoi pas du terrosiem international et de la destabilisation du Moyen orient.

Danielle Bleitrach

(1) on connait l’histoire du chaudron de freud:

A emprunte un chaudron de cuivre à B.
Une fois qu’il l’a rendu, B fait traduire A en justice en l’accusant d’être responsable du gros trou qui se trouve maintenant dans le chaudron, et qui rend l’ustensile inutilisable.
A présente sa défense en ces termes :

-Primo, je n’ai jamais emprunté de chaudron à B
-Secundo, le chaudron avait déjà un trou lorsque B me l’a donné
-Tertio, j’ai rendu le chaudron en parfait état.

Freud  (Le Mot d’esprit et sa relation à l’inconscient)

 
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Publié par le octobre 4, 2015 dans guerre et paix, medias

 

The Guardian : L’Ukraine interdit la présence de journalistes de la BBC parce qu’ils menaceraient les intérêts du pays

http://www.theguardian.com/world/2015/sep/16/ukraine-president-bans-journalists-from-country
L’Ukraine interdit les journalistes qui « menacent les intérêts nationaux » du pays

Les correspondants de la BBC Steve Rosenberg et Emma Wells sont parmi les journalistes sanctionnés par le Président, ainsi que ceux de médias d’État russe.

Petro Poroshenko
Petro Poroshenko
Petro Poroshenko a répondu au plan des rebelles d’organiser des élections locales en interdisant les journalistes liés à la crise. Photo : Vitaliy Holovin/Demotix/Corbis
Alec Luhn   à Moscou
Le Président Petro Poroshenko a interdit deux correspondants de la BBC d’Ukraine ainsi que de nombreux journalistes russes et des personnalités publiques.

Le correspondant de longue date de la BBC à Moscou, Steve Rosenberg et la productrice Emma Wells ont été interdits d’entrer au pays, en relation avec une liste publiée sur le site présidentiel mercredi. Le décret affirme que ceux qui ont été interdits le seront  pendant un an parce qu’ils sont « une menace pour les intérêts nationaux » ou accusés de la promotion des « activités terroristes ».

Le caméraman de la BBC Anton Chicherov a été également interdit, ainsi que les journalistes espagnols Antonio Pampliega et Ángel Sastre, qui a disparu, présumé enlevés, en Syrie en juillet.

La liste ciblée comprend des personnes impliquées dans l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014 et l’agression dans l’est de l’ Ukraine, dit Porochenko, faisant référence au conflit avec les rebelles soutenus par la Russie qui a continué dans certaines zones sensibles cette année malgré le cessez-le-feu de février.

Andrew Roy, rédacteur en chef du service étranger de la BBC, a déclaré: « il s’agit d’une attaque honteuse sur la liberté des médias. Ces sanctions sont des mesures totalement inappropriées et inexplicables prises contre les journalistes de la BBC qui font état de la situation en Ukraine avec impartialité et objectivité, et nous appelons le gouvernement ukrainien à retirer immédiatement leurs noms de cette liste. »

La raison de l’interdiction des correspondants de la BBC n’est pas claire, mais la couverture médiatique du conflit du côté des rebelles – que les autorités et les médias locaux appellent souvent des « terroristes » – est un sujet sensible.

La télévision russe a couvert la crise ukrainienne sous un jour négatif, souvent, se référant au nouveau gouvernement de Kiev comme une « junte fasciste », tandis que les médias internationaux se sont intéressés aux victimes civiles et à l’utilisation par les deux parties de bombes à sous-munitions dans les zones peuplées.
Selon les Nations Unies, plus de 6 500 personnes, la plupart des civils, ont été tuées dans le conflit, mais le chiffre réel est probablement plus élevé. La nouvelle liste étend les sanctions adoptées plus tôt ce mois-ci et comprend plus de 400 personnes et 90 organisations.

Porochenko a annoncé cette nouvelle série de sanctions en réponse au plan des rebelles d’organiser des élections locales en octobre et novembre sur le territoire qu’ils contrôlent. « Cette décision aventuriste et irresponsable exige notre réaction exacte et coordonnée à la menace qui a été créée pour les accords de Minsk, » a-t-il dit à l’époque.

Parmi les Russes sanctionnés il y avait Dmitry Kiselyov, un animateur de télévision connu pour ses déclarations anti-occidentales, qui est également interdit d’entrée dans l’Union européenne. Les actualités des principales chaînes nationales russes Rossiya-24, Channel One et NTV ont tous été interdites.

Le ministre de la défence Sergei Shoigu, le porte-parole de la Douma Sergei Naryshkin et le responsable des affaires étrangères à la Douma Alexei Pushkov comptaient parmi les responsables russes qui ont été interdits, de même que Ramzan Kadyrov, le chef de la République de Tchétchénie.

Il y a également le militant Alexander Brod, membre du Conseil présidentiel des droits de l’homme et directeur du Bureau de Moscou des droits de l’homme et des journalistes et hommes d’affaires israéliens, des Etats-Unis et de plusieurs autres pays.

Il y a l’acteur Français  Gerard Depardieu  qui a été banni de l’Ukraine pour ses déclarations à l’appui du Président russe Vladimir Poutine et le chanteur Iosif Kobzon, qui est interdit dans l’Union européenne, et qui a également été inclus dans la nouvelle liste de personnes interdites.

Poroshenko dit que l es nouvelles sanctions « renforcerait les défenses non seulement de l’Ukraine, mais aussi de l’Europe dans son ensemble, parce qu’une guerre a lieu  ici ».

 
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Publié par le septembre 28, 2015 dans Europe, guerre et paix, medias

 

Pékin a appelé les médias de la Russie et de la Chine à briser le monopole de l’Occident

 

28 août 2015 Photo: Michael Pochuev / TASS

http://www.vz.ru/news/2015/8/28/763658.html

Les médias russes et chinois doivent «briser le monopole de l’Occident au droit de parole dans les affaires internationales », a déclaré l’ambassadeur de Chine en Russie Li Hui.

Selon lui, les médias « de nos deux pays devraient élaborer un plan stratégique pour l’avenir, enrichir le contenu de leur coopération », rapporte Tass.

Dans le même temps, les médias de masse de la Russie et la Chine doivent « promouvoir à tous les niveaux le dialogue et l’échange de produits de presse, l’échange d’experts, partager les progrès technologiques, mener conjointement des interviews, prévoir ensemble la préparation et la diffusion de documentaires, » a-t-il dit.

L’ambassadeur chinois a noté que le forum des médias sino-russes qui a eu lieu en juin de cette année à Saint-Pétersbourg « a jeté une bonne base pour la tenue d’Années croisées entre les médias russes et chinois. »

« Renforcer la coopération et les échanges médiatiques entre les deux pays est extrêmement important et nécessaire, c’est une partie importante de la coopération humanitaire sino-russe », – a dit Li Hui.

L’ambassadeur a déclaré que les médias russes et chinois peuvent travailler ensemble »pour donner leur interprétation des événements mondiaux importants et des problèmes d’actualité régionaux» qui aideront à « briser le monopole absolu de la parole de l’Occident dans les affaires internationales. »

Il a rappelé que « la Chine et l’Union soviétique ont joué un rôle décisif dans la Seconde Guerre mondiale, ont apporté une contribution exceptionnelle à cet événement historique immortel que représente la Victoire sur le fascisme. »

Le diplomate a souligné qu’il est « inacceptable de falsifier l’histoire, de fausser la justice, d’oublier les héros. » La Chine, a dit Li Hui, est fermement opposée « à toute tentative de falsifier l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, avec pour but de remettre en cause l’ordre mondial d’après-guerre. »

Le diplomate a noté que «certains États… tentent vainement de brouiller les lignes entre le bien et le mal, quand le noir est appelé blanc, l’agression appelée lutte pour la justice, et que les criminels de guerre se font passer pour des héros. »

« La Victoire dans la Seconde Guerre mondiale fut une victoire de la justice sur le mal, de la lumière sur les ténèbres et du progrès sur la réaction, c’est pourquoi cette guerre peut vraiment être appelée la Grande guerre, » – a déclaré Li Hui.

« La Chine est prête à travailler avec toutes les parties pour montrer au monde notre détermination à défendre les résultats de la Seconde Guerre mondiale et de la justice internationale », – a déclaré le diplomate, se référant à la tenue à Pékin de la parade à l’occasion du 70e anniversaire de la Victoire.

Selon lui, « cette parade a pour vocation de démontrer la détermination et les possibilités du peuple chinois pour la protection de la paix, et n’est pas une démonstration « pure» de sa force militaire. »

« En outre, il ne peut être question d’une quelconque menace pour l’Asie et le monde », – a ajouté le diplomate.

Li Hui a souligné que le but de la parade sur la Place Tiananmen est d’ « évoquer une fois de plus les héros qui ont sacrifié leur vie pendant la guerre, rappeler la résistance du peuple chinois au Japon et commémorer tous ceux qui ont contribué à la victoire dans cette guerre. »

Les activités commémoratives permettront « d’exprimer la ferme volonté du peuple chinois de protéger la souveraineté de l’Etat, l’intégrité territoriale et la paix dans le monde. »

« 70 ans après, le peuple chinois chérit encore plus la paix et la stabilité qui ont été obtenues avec tant de mal, et en collaboration avec la communauté internationale défend toujours l’ordre mondial d’après-guerre, » – a déclaré l’ambassadeur, ajoutant que l’ordre du monde est fondé sur «le rôle central de l’Organisation des Nations Unies, les buts et principes de la Charte» de l’organisation.

« La partie chinoise, guidée par des sentiments sincères, a envoyé des invitations aux organisations internationales et aux dirigeants des pays concernés – a dit Li Hui. – À la fin, (elle) a reçu une réponse positive de la part de nombreux dirigeants de pays et organisations internationales « .

En 2015, la Chine marque avec éclat le 70e anniversaire de la victoire du peuple chinois dans la guerre de résistance contre le Japon, ainsi que le 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale. Sur la place centrale de Tiananmen à Beijing le 3 Septembre aura lieu un défilé militaire à grande échelle, ainsi qu’un certain nombre d’autres célébrations. Le défilé sera formé par environ 12 000 soldats et 700 pièces d’équipement.

Le Vice-ministre chinois Cheng Guoping a déclaré que lors de ces célébrations à Beijing l’hôte le plus honorable et distingué sera le président de Russie Vladimir Poutine.

 
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Publié par le septembre 2, 2015 dans Asie, Europe, medias