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La mnière dont médiaprt nous présente l’affaire sarkozy est encore un leurre

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L’inconvénient quand un média  comme Mediapart, dont on peut soupçonner les liens avec quelqu’un comme Soros, voir selon les affirmations de Mitterrand avec la CIA, c’est la manière dont un dossier est déformé. le travail d’investigation a pu certainement bénéficier d’aides  qui cherchent le contrefeu et que ne soit pas trop fouilé le fond à savoir la politique africaine.

Certes il est dans les habitudes des dirigeants de droite français d’aller avec la francafrique chercher auprès des dictatures, qu’elle entretient et dont elle assassine les opposants, l’argent de leur campagne électorale, mais le scandale n’est pas seulement dans cette pratique bien connue. Il réside dans ce dont il n’est pas question à savoir la manière dont Sarkozy a violé le mandat de l’ONU à la fois pour ses alliés américains, pour ceux du Qatar et peut-être pour ses intérêts personnels. Les alliés américains n’ont cessé de prendre pied en Afrique et de laisser la gestion des armes à la France tout en mettant la main sur les ressources. Ce qui les gênait avec Khadafi n’était pas le fait qu’il soit un dictateur, mais bien qu’il prétende financer l’indépendance africaine et la souveraineté du continent et de ses Etats sur les colonialistes et néo-colonialistes. A ce titre Khadafi reste unanimement regretté par les Africains.

le rôle de BHL est exemplaire dans ce cas puisque ce pseudo intellectuel en fait ne défend partout que les intérêts de la CIA qu’il prétend être ceux d’Israël, ce qui a le mérite d’effacer le rôle des Etats-Unis derrière le vassal haÏ. Quant à la France, Hollande a lui-même reconnu les attentats ciblés. ON sait que c’est grâce à des se’rvices spéciaux française que Khaddafi a été arrêté, empalé et exposé d’une manière ignoble… Le service est allé très loin dans l’ignominie et biern au-delà de tout mandat de l’ONU d’aide aix rebellesface à un hypothétique massacre dont mles menaçait khaddafi. C’est un scénario qui a beaucop servi et que l’on retrouve en Syrie, mais cette fois la Russie et la Chine instruites par la libye refuseront de laisser les mains libres à l’occident, à la France en particulier.

Quant au Qatar et aux autres pays arabes fondamantalistes, il y avait déjà leurs protégés terroristes pour détruire « les printemps arabes » autant que la main mise sur les gisements pétroliers.
Que là-dessus Sarkozy ait voulu effacer l’ardoise de sa dette auprès de Khadaffi est possible. Il y a bien des choses qui vont dans ce sens y compris l’affaire des infirmières bulgares du côté de Benghazi et l’envoi de Cecilia. mais c’est l’anecdote par rapport aux immenses conséquences de cette expédition.

Pourtant c’est cet angle là , celui du méchant dictateur, des pseudo-droits de l’homme débouchant aujourd’hui sur le drame de milliers de réfugiés morts en mer, vendus, battus, l’instabilité entretenue dans l’Afrique du nord, que mediapart achoisi d’exploiter.

Mais puisque nous sommes dans un Congrès extraordinaire du PCF, il serait peut-être temps de considérer le rôle’ réel joué par ce parti dans l’opinion publique française, et qui de fait ne contredit pas le pilonnage de toutes les autres forces politiques, de l’extrême-droite au PS et de tous les médias de l’époque.

Le PCF qui avait pourtant fait au niveau de l’assemblée nationale une excellente intervention, mais qui n’avait pas eu à voter puisque selon l’article 35 de la Constitution, il s’agissait d’un simple point d’information, entérine de fait auprès de ses militants l’opinion commune sur les « rebelles » qu’il faut soutenir et le mpéchant dictateur. . parce que, en dehors de cette intervention dont il n’a pas été fait éta,  sinon d’une manière allusive, dans l’humanité, l’orientation a été totalement différente. Il n’y a pas eu de  manifestation contre la guerre, mais sur le plan idéologique un soutien enthousiaste aux rebelles qui étaient déjà pourtant clairement totalement infiltrés par Al qaida. Au  niveau de ses dirigeants et de ceux de l’humanité, il a été  choisi l’angle d’attaque de médiapart et donc celui de BHL et du PS. Ce qui fait qu’aujourd’hui encore les militants du PCF croient avoir eu une position juste puisqu’ils ont vagument mis en garde contre l’engrenage de la guerre (tout en proposant comme jacques Fath d’armer les rebelles, on retrouve le même thème en Syrie) . L’essentiel à leurs yeux n’est-il pas une fois de plus de dénoncer les dictateurs en ignorant totalement les enjeux impérialistes.

Voilà comment on a désarmé pour hier et aujourd’hui les militants du PCF et ça continue plus que jamais au plan international et ça va probablement culminer au moment des européennes où on va nous proposer des alliances avec des gens qui sont pour la politique de l’UE, voir ceux qui l’appliquent avec zèle comme tsipras en refusant l’alliance avec les partis communistes européens qui eux se battent contre cette politique non sans succès. le tout sanctifié par une référence à l’union de la gauche…

danielle Bleitrach

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PAUL VAILLANT-COUTURIER, RÉDACTEUR EN CHEF DE L’HUMANITÉ

L »Humanité n’est pas que le journal de jaurès comme on nous le dit depuis quelques années… Il a été l’organe du parti communiste il n’y a pas si longtemps et en tant que tel il a eu un premier rédacteur en chef Paul Vaillant Couturier, un personnage, un combattant…  (note de Danielle Bleitrach)

Publié le 15/03/2018
Auteur:
Marina Bellot
Paul Vaillant-Couturier en 1921, Agence Meurice – source : Gallica-BnF

 

ÉCRIVAIN, REPORTER, AVOCAT, DÉPUTÉ DE GAUCHE… PAUL VAILLANT-COUTURIER, MORT À SEULEMENT 45 ANS, A MENÉ SUR PLUSIEURS FRONTS UNE VIE DE COMBATS ET D’ENGAGEMENTS.

Il a donné son nom à des centaines de rues, avenues et boulevards en France, mais qui sait aujourd’hui que Paul Vaillant-Couturier fut, outre l’un des hommes politiques de gauche les plus influents de son époque, un écrivain prolixe, un journaliste engagé, un reporter passionné, et l’un des rédacteurs en chef les plus emblématiques de L’Humanité ?

Né dans une famille d’artistes lyriques, étudiant au prestigieux lycée Janson-de-Sailly, dans le 16e arrondissement de Paris, Paul Vaillant-Couturier participe à la Première Guerre mondiale durant toute la durée du conflit et en revient transformé : entré dans la guerre à 16 ans dandy et croyant, il en sort pacifiste convaincu et fervent socialiste.

Commence alors une vie d’engagements sur tous les fronts – qui lui vaudra de faire l’objet d’une surveillance constante de la part de la Sûreté, de 1918 jusqu’à la fin de sa vie : son dossier comporte des centaines de pages relatant ses moindres faits et gestes.

C’est pendant la guerre qu’il fait ses premières armes en journalisme, en entrant à la rédaction du Canard enchaîné en janvier 1918, puis en créant la revue Clarté en 1919, avant de rejoindre, en 1920, L’Humanité.

Il poursuit en parallèle ses études jusqu’à la licence d’histoire, suivie d’un doctorat en droit ; il n’exercera ensuite comme avocat qu’à de rares occasions.

C’est sur le terrain politique qu’il s’engage avec passion : en 1919, à 27 ans, il est élu député de la 1re circonscription de Paris puis participe, après le Congrès de Tours en 1920, à la fondation du Parti communiste. Excellent orateur, il galvanise les foules et acquiert rapidement une grande popularité dans les meetings, ce qui lui permet d’être réélu en 1924 à la tête de la liste communiste dans le département de la Seine, en banlieue.

En mai 1924, il se réjouit de la victoire de la gauche prolétarienne dans L’Humanité :

« Paris encerclé par le prolétariat révolutionnaire.

“Le Cartel des gauches est assuré de remporter la majorité absolue dans la banlieue parisienne” disait l’abondante littérature “à la peau d’ours” dont la liste Laval inondait le 4e secteur. Le réveil fut rude. […] 

La victoire révolutionnaire, au point de vue stratégique, est incontestable. Paris, capitale du capitalisme, est encerclé par un prolétariat qui prend conscience de sa force. 

Paris a retrouvé des faubourgs. »

https://www.retronews.fr/embed-journal/l-humanite/13-mai-1924/40/336263/1?fit=39.438.2388.1418

À L’Humanité, devenu entre-temps l’organe de presse officiel du Parti communiste français et dont il prend la rédaction en chef en 1926, il pratique un journalisme engagé et sans concession. Ses articles antimilitaristes et antifascistes lui vaudront de nombreuses condamnations et le mèneront deux fois en prison, en 1928 et 1929 (il a notamment qualifié Mussolini « d’assassin »). C’est d’ailleurs en prison qu’il apprend son élection à la tête de la liste communiste à Villejuif aux élections municipales de 1929. Élu maire ensuite, il sera réélu en 1935 et le restera jusqu’en 1937.

Il couvrira de nombreux scandales de l’entre-deux-guerres. Et notamment l’affaire Hanau, à l’occasion de laquelle il dénonce violemment la collusion des milieux politique et financier :

« Nous ne connaissons, nous, dans cette affaire, ni monarchistes ni fascistes, ni républicains, ni socialistes. Tous dans le même sac d’Union nationale et de Société des nations !

C’est au nom de la classe des travailleurs que nous menons notre campagne, contre la classe des profiteurs du régime. Et, malgré les insultes, nous la conduirons jusqu’au bout. »

Vaillant-Couturier s’illustre aussi sur le terrain du grand reportage : en 1931 et 1932, il réalise dans l’U.R.S.S. de Staline une série relativement complaisante intitulée « Les bâtisseurs de la vie nouvelle ». Il y donne par exemple la parole aux « ouvriers du pétrole » de Grozny :

« Voici Nicolaï Mimtro. Il  a vingt ans, il est opérateur à 120 roubles par mois dans le craking et il vit dans sa famille.

“Chez nous, tu peux être sûr que l’argent ne manque pas. […] Je sais que dans les pays capitalistes, on dit que le plan nous réduit à la famine. C’est une ânerie.

S’il y a des moments durs, nous savons pourquoi. Avec le développement du plan de cinq ans, c’est le bien-être ouvrier, au contraire, qui se développe. Là où, dans le commerce libre, les prix ont triplé depuis trois ans, ils sont restés les mêmes pour nous, dans les coopératives fermées et, en même temps, nos salaires ont augmenté, tandis que nos heures de travail ont diminué.” »

https://www.retronews.fr/embed-journal/l-humanite/16-juin-1931/40/287413/1?fit=1715.1916.723.553

À Bakou, il assiste à une séance d’un « tribunal de camarades » :

« Les ouvriers-juges nommés par les ouvriers de l’entreprise font, en présence et avec la participation des ouvriers de la salle, le procès des fautes contre la discipline du travail.

Ici, en U.R.S.S., où les ouvriers sont les maîtres des usines, c’est aux ouvriers eux-mêmes à corriger ou à sanctionner les fautes des leurs. Et c’est à la suite d’un jugement contradictoire que des sanctions qui vont de l’avertissement au renvoi, en passant par le blâme public, sont prises contre ceux dont la conscience de classe est insuffisante ou obscurcie au point de compromettre la production. »

https://www.retronews.fr/embed-journal/l-humanite/23-juin-1931/40/287409/1?fit=373.1931.688.717

Mais, enthousiasmé par les transformations en cours, Vaillant-Couturier montre dans le même temps les failles du système bolchévik, les objectifs non atteints, les utopies déçues ou les nombreuses pénuries.

Il décrit notamment la misère dans les kolkhozes juifs de Grozny :

« Un nuage de poussière monte au-delà des derniers palais ouvriers de Grozny. Un nuage dense qui se perd dans le ciel sans vent en volutes. Notre voiture fonce dedans. […] 

Nous descendons de voiture. Nous sommes sur les terres du kolkhoze juif Montagne Noire. Salutations.

C’est ici le camp de travail du kolkhoze. Pauvreté. À notre droite, une culture de plants de choux, toute maigrichonne et assoiffée. »

Il publiera également des reportages sur la Chine en 1933, puis sur l’Espagne en 1934 et en 1936.

En 1935, il lance une série de grandes enquêtes sur la France, et spécifiquement sur les jeunes face à la crise économique : « Le malheur d’être jeune ».

« Les jeunes se plaignent de leur inaction forcée. Qu’ils songent que c’est aussi de quoi nous avons peut-être le plus souffert, nous, les jeunes de 1914, arraché à notre famille, remplacés à l’arrière par les vieux, dans tous les domaines, et condamnés à végéter des mois durant, misérablement, dans la boue, sous la terre, une vie ralentie de candidats-cadavres sous le pilonnement des obus, dans les tranchées. On était toujours assez jeune pour faire un mort. 

De même que les jeunes d’aujourd’hui abordent la vie sans métier, combien d’entre nous sont sortis de la guerre sans profession. […]

Les jeunes, aujourd’hui, veulent aussi vivre, survivre à la crise. Ils veulent dompter la crise, comme nous voulions gagner la vraie Paix. »

https://www.retronews.fr/embed-journal/l-humanite/11-fevrier-1935/40/293361/2?fit=1725.97.712.446

Inlassablement, il se battra contre le fascisme et pour la Révolution prolétarienne. Sa mort en 1937, à 45 ans, est brutale.

Les hommages de la presse de gauche sont innombrables. L’Humanité consacre une pleine page à ses obsèques qui réunissent une foule de 500 000 personnes :

« Les obsèques, de Paul Vaillant-Couturier ont été célébrées, hier, dignement avec grandeur, par la population parisienne, par les travailleurs et les républicains réunis dans un deuil commun.

L’hommage rendu au militant que fut Vaillant-Couturier revêtit un caractère non seulement imposant mais émouvant. Nos camarades communistes pleurent l’homme qu’ils perdent, le camarade qu’ils aimaient, mais ils trouveront s’il est possible un précieux réconfort à leur douleur dans l’élan du peuple de Paris qui, en se pressant derrière le convoi du journaliste que la mort aveugle a enlevé à la presse ouvrière, a montré, dans l’affliction, la même cohésion que dans la bataille et la victoire. »

https://www.retronews.fr/embed-journal/l-humanite/18-octobre-1937/40/338937/8?fit=5.155.2432.1937

 
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Publié par le mars 20, 2018 dans HISTOIRE, medias

 

Pourquoi la Russie s’obstine-t-elle à avoir ses frontières si près des bases de l’OTAN ? Combien ça nous coûte L’OTAN?

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La France est le 3ème pays contributeur financier de l’OTAN, derrière les Etats-Unis et l’Allemagne, et devant le Royaume-Uni. Mais d’après une enquête de la Cour des comptes néerlandaise, les milliards d’euros dont l’ OTANbénéficie sont dépensés dans la plus grande opacité.

D’après la Cour des comptes néerlandaise, les milliards d’euros investis dans l’ OTAN disparaissent dans un trou noir comptable. Même les représentants des 28 États membres de l’OTAN ne savent pas combien leur pays lui consacre chaque année, ni comment l’argent est dépensé.

De son côté, l’ OTAN estime que « Certains rapports ne sont pas publics en raison de leur caractère confidentiel […] Les alliés conservent cependant un contrôle complet sur le niveau des coûts et comment l’argent est dépensé ». Malgré cela, le financement de l’ OTAN reste un système opaque et sensible, et il est difficile de connaître la réelle efficacité des dépenses.

Pour sa participation dans l’ OTAN, la France a consacré 28,1 millions d’euros de budget civil, et 183,2 millions d’euros de budget militaire en 2012. L’ensemble des surcoûts liés à la réintégration de la France dans l’ OTANdevrait s’élever à 650 millions d’euros sur la période 2010-2015.

source: http://theatrum-belli.org

Donc peut-être que les retraités à qui Macron demande de « faire un sacrifice » outre l’impression désastreuse que le dit sacrifice part directement dans les poches de ses amis riches y compris évadés fiscaux, ne se contenteraient pas de cette opacité, de ce trou sans fond dont nul ne sait très bien comment il est géré et pour le bénéfice de qui…

Trump a décidé que les pays européens devaient augmenter leur participation à l’OTAN, qui est tout de même la présence militaire des Etats Unis dans le monde. Aujourd’hui la facture obligatoire représente 2% du PIB de chaque pays membre de l’OTAN . 350 milliards d’euros. C’est la facture qu’aurait tendue Donald Trump à la chancelière allemande Angela Merkel lors de leur rencontre le 17 mars dernier, en référence au manque d’investissement de l’Allemagne dans le budget de la défense. L’OTAN impose à ses membres que la somme investie dans la défense soit à 2 % du PIB, en Allemagne, elle est à 1,2 %.. Trump veut que tous les pays de l’oTAN dont les Français passent à 3%.

Parce que nous sommes théoriquement menacés par Poutine et que nous devons financer nous-mêmes notre protection.

Est-ce que la propagande anti-russe qui nous est déversée chaque jour n’est pas destinée à nous faire avaler ce déni de nos droits de citoyens à savoir ce que l’on fait avec l’argent de nos impôts?

je ne suis pas une fan de Poutine, mais je me dis que cette manière de nous jeter sur l’homme que nous aimons haïr, la Russie éternelle de Staline à Poutine sert quelques intérêts. Sans parler du nombre de marchands d’armes qui en France sont des patrons de presse.

Danielle Bleitrach

 

 

 

Un nanar en temps de guerre plus ou moins froide…

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hier sur la 5 j’ai vu le truc le plus invraisemblable intitulé la vengeance de Poutine. Un nanar qui expliquait comment un petit espion du KGB sans envergure, méprisé de tous avait cherché à se venger des grands qui avaient refusé de l’admettre dans leur club. je ne suis pas à proprement parler un fan de Poutine, mais dans ce cas l’inquiétude me vient non sur l’image de cet homme mais de la manière dont on fait de mes compatriotes de imbéciles.

Tout était fait y compris le cadrage pour faire de Poutine un tout petit bonhomme vindicatif face à des dirigeants américains plein de mansuétude. Poutine était isolé, pas un: mot sur la sympathie dont il jouit dans le tiers monde et son alliance avec la Chine. L’opinion internationale c’est le club très fermé des etats-Unis, l’Europe et l’allié asiatique japonais… Tous les autres n’ont aucune importance. Il nous a été répété de nombreuses fois qu’il n’y avait qu’un seul maître de la planète, les USA et que lui seul avait tout les droits. En particulier de s’indigner contre toute ingérence alors que lui-même la pratiquait sans état d’âme. une phrase était jetée qui ne prétendait en rien nuire à l’ensemble de la démonstration, elle manifestait le regret du temps où les Etats-Unis faisaient ce qu’ils voulaient d’Eltstine, le prédécesseur du vindicatif Poutine.

L’affaire de l’Ukraine, comme celle de la Syrie étaient présentées d’une manière si grossière qu’il fallait des années de pilonnage, de désinformation  pour ne pas éclater de rire devant le tissu de mensonges énoncés rapidement. Pas de coup d’Etat en Ukraine fomenté on le sait désormais par l’ambassade des Etats-Unis, cautionné le jour même par trois ambassadeurs français, allemands , Polonais. L’installation au pouvoir des oligarques les plus corrompus, le massacre à la maison des syndicats d’Odessa, la violence exercée contre la population du Donbass, et le triomphe de l’extrême-droite, la célébration des collaborateurs nazis… Passons il n’y a rien à voir. En Syrie, là c’était extraordinaire, Daech avait surgi parce que le méchant Poutine était venu aider le dictateur bachar El Assad à mater les gentils rebelles d’Al Qaida. Fabius venait une fois de plus nous répéter cette fiction.

On avait ressorti de la naphtaline les plus déconsidérés des acteurs d’une époque si peu glorieuse…

Et Hollande qui opérait son retour avait l’air d’un idiot intégral tout fier de montrer qu’il avait un moment été introduit dans le beau monde. Par parenthèse dans un temps où les médias se déchaînent sur l’assassinat supposé d’un « espion » russe en Grande Bretagne n’est-ce pas ce même Hollande qui n’a pas craint d’expliquer qu’en tant que chef d’Etat français il avait fréquemment procédé à des assassinats ciblés. Sans parler que le même jour on apprenait que la femme nommée à la tête de la CIA était célèbre pour avoir supervisé en personne des séances de torture.

D’ailleurs avant-hier il y a eu un grand moment toujours sur la 5 dans l’émission C’est dans l’air, les intervenants devaient discuter de l’affaire de l’empoisonnement de l’espion russe, le premier intervenant a commencé à dire que tout cela faisait partie des moeurs de l’espionnage et il s’est mis à égréner les meurtres perpétrés pas la France, il a été sèchement interrompu et prié de rester sur le sujet.. le reste du débat s’est passé effectivement dans les clous: les méfaits de Poutine.

Pas un pour souligner comme Joack Dion: Donc Poutine serait assez fou pour faire tuer un ex-agent double russe avec un poison d’origine russe dans un pays devenu la foire d’empoigne des mafias russes. Si c’est le cas, l’ex colonel du KGB risque de perdre toute crédibilité sur le marché de l’espionnage, où il avait pourtant fait ses preuves.

Et c’est avec des reportages de ce type que l’on formate l’opinion française et il n’y a personne pour dire à ces gens là qu’ils mentent et que le monde entier les vomit…

danielle Bleitrach

Remarquez les Français ont encore de l’humour et une impertinence qui fait plaisir, je n’en veux pour preuve que cette réflexion d’un internaute à propos d’un reportage sur les élections présidentielles du 18 mars en Russie et la manière dont le candidat présenté par le parti communiste connait une forte popularité malgré une campagne qui le traîne dans la boue. Les communistes ont lancé une campagne exigeant des élections « propres » sans bourrage d’urne en affirmant que dans ce cas leur candidat (qui selon les sondages arrive en second et monte tous les jours) a toutes ses chances. Les communistes manifestent un accord avec la politique étrangère de Poutine, au point de prétendre conserver Lavrov, mais dénoncent l’oligarchie qui pille le pays et de fait s’entend avec les USA. La situation dramatique, les inégalités entre citoyens (qui ont atteint leur niveau de 1905 selon les dernières estimations).

Donc voici l’opinion d’un français à propos des élections russes, elle est doublement ironique et de bonne manière:

Plus j’y pense, plus je me dis que comme aux Etats-Unis, en France et en Italie, les Russes vont interférer dans le déroulement des élections en le 18 mars.

 

En Corée du Nord: des photographies qui tentent de percer le mystère

13 mars 2018

Dans les titres de la presse occidentale , la Corée du Nord existe principalement comme une menace, une chaîne sans fin de défilés militaires, des tests de missiles et des menaces nucléaires. Dans les images de l’espace, elle est beaucoup moins bruyante: Avec une alimentation électrique limitée, après la tombée de la nuit, le pays disparaît dans un espace noir entre la Chine et la Corée du Sud.

Mais alors que le président Donald Trump se prépare pour des pourparlers historiques avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, comprendre le royaume ermite, tel est le nom de la Corée,  armé de l’arme nucléaire n’a jamais été aussi crucial. Afin de mieux saisir l’état le plus secret du monde, TIME a demandé à 11 photographes ayant une vaste expérience de voyager dans la nation appauvrie de 25 millions de personnes de prendre une photo de leurs archives et d’en  discuter  sa trame de fond.

Accompagnés de gardiens à tout moment, et ne sachant jamais quand leurs caméras pourraient être inspectées, ces photographes ont tenté d’éplucher la mise en scène qui enveloppe le Royaume Hermit, que ce soit pour documenter les spectacles somptueux ou interpréter la société collectivisée avec un œil artistique. voici  leurs réponses.

Une vue de la place Kim Il Sung lors du défilé célébrant le siècle qui a suivi la naissance du "Grand Leader". en avril 2012.
Une vue de la place Kim Il Sung lors du défilé célébrant le siècle depuis la naissance du « Grand Leader » en avril 2012.
Philippe Chancel

Philippe Chancel | J’ai fait cette photographie le 15 avril 2012, à la place Kim Il Sung, lors du défilé célébrant le centenaire de la naissance du Grand Leader de la dynastie, Kim Il Sung. Cette date anniversaire est le « Jour du Soleil ». J’aime particulièrement cette image « hollywoodienne » car elle fait preuve d’exemplarité et de force, ce qui me semble être deux critères essentiels dans mon approche documentaire. Ce choix décisif montre cette propagande nord-coréenne hors-terrain dans ses vêtements «à part», symbolisant l’image d’un régime dont l’autorité est la clef de voûte de l’édifice.

 

Ri Hyang Yon, 21 ans, danseur aux Jeux d'Arirang, lors d'une séance d'essais au parking du May May Stadium à Pyongyang.
Ri Hyang Yon, 21 ans, danseur aux Jeux d’Arirang, lors d’une séance d’essais au parking du May May Stadium à Pyongyang.
Nick Danziger

Nick Danziger | Il est inhabituel d’avoir accès à la Corée du Nord, mais ce n’est que la moitié de la bataille. Chaque jour, c’était difficile de pouvoir photographier des gens ordinaires et de leur parler. J’ai rencontré Ri Hyang Yon, 21 ans, danseur aux Jeux d’Arirang, l’un des phénomènes les plus extraordinaires de Corée du Nord, lors d’une séance d’essais au parking du May Day Stadium à Pyongyang, le plus grand stade du monde. Aucun spectateur n’est autorisé dans les coulisses, afin de garder le secret sur le fonctionnement du spectacle. Ri Hyang Yon et sa troupe ont reçu l’ordre de se rendre sur le parking et de se produire pour les caméras. Mais pour moi, cette image distille tant de la Corée du Nord que de ses habitants dans une sorte de théâtre national, dans le rôle des acteurs et du public, ainsi que dans celui des chorégraphes, des improvisateurs et des régisseurs.

Comme beaucoup de Nord-Coréens que j’ai rencontrés, ils sont curieux du monde extérieur. Ri Hyang Yon m’a dit qu’elle voulait apprendre des pas de danse étrangers, mais comme Internet n’est pas accessible aux Nord-Coréens, elle a dû se débrouiller avec des films approuvés par le gouvernement. «Je vais aller n’importe où pour avoir la chance de créer des danses», a-t-elle dit avant de rejoindre les 80 000 autres artistes, danseurs et gymnastes toujours souriants à l’intérieur du stade.

 

Ri Yong Min, 21 ans, champion de boxe, à une patinoire extérieure en 2014.
Ri Yong Min, 21 ans, champion de boxe, à une patinoire extérieure en 2014.
Matjaž Tančič

Matjaž Tančič Certains des meilleurs portraits ont eu lieu par accident complet. Un jour sur une patinoire en plein air en 2014, je voulais vraiment photographier un patineur de glace complètement hipster portant un maillot de corps blanc niché dans son pantalon surdimensionné. Quand je voulais le photographier, on lui a demandé de mettre sa veste pour être plus «représentative». Cette intervention a non seulement détruit la spontanéité mais aussi le style, alors j’ai décidé de photographier quelqu’un qui n’était pas préparé.

Il y avait un gars qui souriait autour de nous. Il avait l’air un peu trop normal au début, alors j’ai hésité mais je n’ai pas voulu quitter l’endroit sans prendre le portrait d’un patineur. Je lui ai demandé si nous pouvions le photographier, et il a accepté. Lors de la mise en place de mon appareil photo, nous avons eu une conversation; Il était Ri Yong Min, un champion de boxe de 52 kg âgé de 21 ans. J’ai découvert qu’il venait de rentrer d’un championnat de boxe au Kazakhstan, où il a remporté une médaille. Au moment où j’ai pris la photo, le sourire était parti et j’ai eu l’un des portraits les plus intimes et les plus maussades du voyage.

 

En octobre 2015, le Parti des travailleurs de Corée célèbre l'anniversaire de sa fondation.
En octobre 2015, le Parti des travailleurs de Corée célèbre l’anniversaire de sa fondation.
Eddo Hartmann

Eddo Hartmann | Le Parti des travailleurs de Corée célèbre l’anniversaire de sa fondation chaque année en octobre. Cette photo a été prise par une froide soirée le 10 octobre 2015. C’était la première fois et la dernière fois que mes mentors omniprésents me perdaient dans la foule. Traverser ce sombre défilé était une expérience obsédante; un char de 40 tonnes ne remarquera jamais qu’il vous a frappé. Je travaillais sur mon projet de photographie «Setting the Stage» depuis quelques années mais c’était l’un des moments clés que je me sentais transporté à une époque où la guerre froide balayait le monde entier.

Armé d’un trépied, j’ai suivi mes guides dans et autour de Pyongyang, désireux de documenter la monumentalité de cette ville et curieux de regarder au-delà de sa façade. J’ai rencontré la capitale comme une grande scène, une imposante façade souvent sombre qui pèse et éclipse les individus. Laissez-le aux guides et Pyongyang est une ville déserte. Ils se concentrent sur le grand récit du pays, du leader et de la révolution, et comment ils sont un et indivis. Chaque histoire, chaque visite commence et finit avec les Grands Leaders, absorbant toute l’attention comme un trou noir qui consume toute la lumière.

 

Les fidèles prient à l'église Bongsu à Pyongyang.
Les fidèles prient à l’église Bongsu à Pyongyang.
Photos de Carl De Keyzer-Magnum

Carl De Keyzer | Les missionnaires européens, américains et canadiens ont introduit le christianisme protestant en Corée au 19ème siècle, où il a pris racine, en particulier dans la moitié nord de la péninsule. Avant 1945, Pyongyang avait la deuxième plus grande population chrétienne de toutes les villes d’Asie de l’Est, après Manille seulement. Beaucoup de chrétiens d’aujourd’hui sont les descendants de familles commerçantes et intellectuelles importantes qui ont été impliquées dans des activités nationalistes contre la domination japonaise pendant la période coloniale, et, pour cette raison, sont autorisés à poursuivre leurs traditions familiales dans la RPDC, principalement athée.

 

Un bureau dans l'immeuble de l'agence de presse centrale coréenne à Pyongyang le 16 janvier 2012.
Un bureau dans l’immeuble de l’agence de presse centrale coréenne à Pyongyang le 16 janvier 2012.
David Guttenfelder-AP / Shutterstock

David Guttenfelder | Elle portait un manteau à col en fourrure, se tenant devant une fenêtre de bureau opaque pour regarder le froid de l’hiver à Pyongyang. La lumière est tombée sur un réservoir de poissons rouges nageant autour d’un coquillage.

La plupart d’entre nous en savent très peu sur la Corée du Nord et ses habitants. Une partie de la raison pour laquelle nous en savons si peu est que relativement peu de photographies ont été faites à l’intérieur du pays autrement isolé.

Au cours de mes voyages en Corée du Nord, maintenant près de 50 fois au cours des 17 dernières années, j’ai essayé de photographier tout ce que je pouvais voir autour de moi. Les nouvelles importantes, les spectacles de propagande de masse, les dirigeants du pays, la vie quotidienne ordinaire des gens, les documents éphémères, les sites historiques, les paysages et l’architecture, même ma vie personnelle difficile. Chaque photographie était un morceau d’un puzzle compliqué, parfois surréaliste ou mélancolique.

Les photographies les plus importantes que j’ai faites ont été de simples moments fugaces dans les bureaux ou les maisons des Nord-Coréens. C’étaient de rares occasions de se regarder dans les yeux. Malgré toutes les tensions et les hostilités géopolitiques, il y a de vraies personnes avec de vraies vies dignes de notre compréhension.

 

Un garçon travaille dans un champ d'une ferme collective dans la région endommagée par les inondations et les typhons de l'été dans la province de South Hwanghae, dans l'ouest de la Corée du Nord, le 30 septembre 2011.
Un garçon travaille dans un champ d’une ferme collective dans la région endommagée par les inondations et les typhons de l’été dans la province de South Hwanghae, dans l’ouest de la Corée du Nord, le 30 septembre 2011.
Damir Sagolj-Reuters

Damir Sagolj | Nous roulions sur une route défoncée après une longue journée de visites dans des fermes collectives et tout le monde était fatigué mais détendu. Par une fenêtre juste avant le coucher du soleil ce jour-là, le 30 septembre 2011, j’ai vu un groupe de personnes travaillant sur le terrain et, sans trop réfléchir, j’ai demandé l’arrêt du bus pour que je puisse aller les photographier. À ma grande surprise, nos mentors n’ont eu aucun problème avec cela. Naturellement, j’ai couru aussi vite que possible avant qu’ils ne changent d’avis et bientôt j’étais parmi les fermiers, un alien avec des caméras au milieu de leur champ dans la province de South Hwanghae, dans l’ouest de la Corée du Nord.

Le garçon que j’ai repéré de loin semblait sortir d’un film historique de couleur sépia célébrant les réalisations du communisme. Et il était trop cool, peut-être aussi un peu surpris et effrayé quand j’ai commencé à prendre des photos, mais il a juste continué son travail. Il n’y avait rien autour de suggérer que nous sommes dans le 21ème siècle – pas de tracteurs, pas de machines. Rien à part des agriculteurs avec des pelles, un beau garçon avec une étoile rouge sur son chapeau et moi. Pour le rendre encore meilleur et plus inhabituel, notre escorte du gouvernement m’a donné tout le temps dans le monde et n’a pas interféré du tout. Après avoir pris des photos, j’ai pris une cigarette et suis retourné au bus.

Plus tard, je me suis rendu en Corée du Nord pour rendre compte des grands événements que le pays invite habituellement aux médias étrangers pour organiser des spectacles de masse, des jardins d’enfants, des fermes piscicoles et des expositions de fleurs avec des modèles de roquettes et des preuves d’amour éternel. Mais je ne l’aurais plus jamais, un moment si calme et si beau et presque intime dérobé à la chorégraphie omniprésente du régime. Il reste l’une des photos de Corée du Nord que je vois quand je ferme les yeux.

 

Une performance au Youth Central Hall de Pyongyang en 2000.
Une performance au Youth Central Hall de Pyongyang en 2000.
Nicolas Righetti

Nicolas Righetti À travers cette scène de théâtre de propagande au Youth Central Hall à Pyongyang en 2000, la Corée du Nord montre que le pays existe dans le vide, coupé du reste du monde. L’atmosphère ressemble à celle d’une citadelle assiégée; Les canons pointèrent de nouveau les «Impériaux américains». J’ai fait quatre voyages en Corée du Nord, chacun avec le même officiel et chacun avec exactement le même itinéraire heure par heure que la visite précédente. J’ai tout filmé en vidéo, utilisant la pixellation pour rehausser l’air d’irréalité.

 

Les participants attendent de prendre part à un défilé de masse marquant la fin du 7ème Congrès du Parti des Travailleurs sur la Place Kim Il Sung à Pyongyang le 10 mai 2016.
Les participants attendent de prendre part à un défilé de masse marquant la fin du 7ème Congrès du Parti des Travailleurs sur la Place Kim Il Sung à Pyongyang le 10 mai 2016.
Ed Jones-AFP / Getty Images

Ed Jones | Les personnes sur cette photo s’étaient rassemblées pour un défilé de masse marquant la fin du septième Congrès du Parti des Travailleurs à Pyongyang en mai 2016. L’image ne le montre pas, mais il y a des milliers de personnes devant moi, que je trouve quelque peu incapacitantes car chacun d’eux représente une possibilité de montrer quelque chose de plus que le spectacle dans son ensemble, et je ne sais pas par où commencer à regarder.

La foule est stationnaire, attendant le début du défilé. Je peux voir les ballons, mais je ne vois pas qui les tient parce qu’ils sont obscurcis par les trois rangées d’hommes devant eux, c’est-à-dire jusqu’à ce que je vois cette fille avec ses bras tendus, son regard fixé sur les ballons. au-dessus d’elle comme tout le monde regarde vers l’avant.

 

Une mariée et le marié posent pour une photographie à la colline où ils sont allés prendre des photos de mariage à Pyongyang le 25 octobre 2014.
Une mariée et le marié posent pour une photographie à la colline où ils sont allés prendre des photos de mariage à Pyongyang le 25 octobre 2014.
Wong Maye-E-AP / Shutterstock

Wong Maye-E | Je me promenais dans le parc Moranbong le 25 octobre 2014, quand j’ai vu ce couple faire prendre des photos de mariage par leur groupe d’amis. J’ai commencé à photographier des moments candides de loin alors qu’ils posaient pour des photos et j’vançais doucement pour mieux maîtriser  la situation,  l’intrusion dans leur intimité et de leur réceptivité envers moi, un étranger avec une caméra pointé dans leur direction. Je me suis rapproché et à ce moment-là, ils m’avaient déjà remarqué mais ils ne semblaient pas hésiter ou exprimer leur mécontentement. Quand ils se sont rapprochés, je leur ai crié « Chukka Hamnida! », Ce qui signifie « Félicitations » en Corée du Nord. Je pense que cela a aidé à briser un peu la glace.

Ils m’ont regardé réservé; la mariée sourit, le marié hocha la tête. C’est alors que j’ai demandé à mon guide de vérifier si c’était OK que je prends un portrait d’eux. Ils étaient d’accord. Sans que je les ai invité  i, ils se sont immobilisé et ont posé . J’ai utilisé mon appareil photo Instax pour prendre deux photos, une pour moi et une pour eux. Et puis j’ai pris cette photo avec mon appareil photo reflex. Quand j’ai eu fini, je leur ai remis une des images instantanées. La mariée ne semblait pas trop excitée mais on pouvait dire qu’elle était agréablement surprise.

C’est alors que j’ai pu commencer une courte conversation avec eux et leur poser quelques questions simples et des détails sur leur cour et les plans pour l’avenir en tant que couple marié. Beaucoup de gens ont commenté que le couple de mariage n’avait pas l’air trop heureux le jour de leur mariage sur cette photo, mais ayant un peu échangé avec eux et à travers mes fréquents voyages en Corée du Nord, je sais qu’ils n’étaient pas mécontents. Il y avait une certaine dignité dans la façon dont ils se tenaient et posaient et il y avait aussi une certaine formalisme qui est apparue sur cette photo lors de l’échange avec moi.

C’est un thème assez cohérent dans la série de portraits que j’ai faits de différents Nord-Coréens. Et en tant que photojournaliste qui a souvent l’occasion de voyager en Corée du Nord, je veux être en mesure de montrer au-delà de ce que nous voyons normalement de ce pays. Cela prend du temps mais avec une meilleure compréhension des gens et de la culture, j’espère pouvoir commencer à enlever les idées reçues une à une.

 

Deux guides locaux posent devant une peinture murale à Pyongyang.
Deux guides locaux posent devant une peinture murale à Pyongyang.
Werner Kranwetvogel
Quand ils ont vu la photo du photographe, ils lui ont demandé d'inclure plus de leaders dans l'œuvre.
Quand ils ont vu la photo du photographe, ils lui ont demandé d’inclure plus de leaders dans l’œuvre.
Werner Kranwetvogel

Werner Kranwetvogel | Le tourisme en Corée du Nord n’est possible que dans le cadre de visites guidées, où les touristes sont séparés des habitants et de leur vie quotidienne. Cette séparation stricte va si loin que même les employés des hôtels ne sont pas locaux, mais en fait des citoyens chinois.

Je cherchais constamment une expérience authentique. Bien que e sois un «voyageur individuel», on m’a alloué deux guides personnels et un chauffeur qui m’accompagnait partout. À chaque monument ou musée, des guides locaux prennent le relais et vous montrent le décor. Mais chaque fois que c’était possible, j’ai essayé de sortir de cette bulle soigneusement contrôlée et de saisir un petit aperçu de la réalité quotidienne de la vie nord-coréenne. Et vous trouvez ces aperçus quand vous vous y attendez le moins.

Après avoir visité le musée du métro à Pyongyang, j’ai voulu faire un portrait des guides locaux devant la magnifique peinture de l’entrée. Je tenais absolument à ce que les guides ne chevauchent pas le «président éternel» Kim Il Sung ou son fils et cadrèrent le cliché selon le réalisme social nord-coréen, de sorte que la tête de Kim Il Sung était un peu plus haute que la leur. Cependant, lorsque les guides ont vu ma photo, ils ont été choqués. Ils ont insisté pour que j’en prenne un second. Cette fois, ils ont pris grand soin de se placer dans le cadre par rapport au «Grand Leader». Quand je leur ai montré cette deuxième photo, ils étaient très satisfaits du résultat. Deux petits ouvriers au service du super-père amical.

 
 

Un député communiste sur les traces de l’argent de Johnny

  • C’est la première fois que je m’intéresse à l’héritage de Johnny Halliday et ses démêlés familiaux, avec une bande de ruffians. En lisant l’interview de Fabien Roussel le député communiste, je me suis dit qu’il n’y avait pas que Laura et david, que moi aussi j’étais plumée depuis pas mal de temps…En plus je suis assez d’accord avec sa conclusion quand on l’interroge sur le Congtès et la nécessité de changer de secrétaire: « Je pense qu’il y a besoin de changement au sein du Parti communiste. Il faut arrêter de se regarder le nombril et travailler sur la France de dans dix ans. Mais il ne faudrait pas changer de personne pour continuer dans les mêmes travers. Je suis prêt à tout faire pour qu’on retrouve un grand parti communiste dans notre pays, un parti capable de travailler avec des gaullistes, des socialistes ou des insoumis. Le combat contre l’évasion fiscale, par exemple, est un combat républicain qui doit tous nous unir; on ne fait pas le tri quand on doit s’unir » je pense tout comme lui y compris sur la nécessité de s’unir sur des objectifs limités, de penser une politique sur dix ans mais je ne vois pas pourquoi on se traînerait un boulet qui viendrait nous demander tous les 6 mois si on veut vraiment rester communistes, qui méprise notre histoire et qui donne le tournis à force de changer de tactique un jour sur l’autre. je dis ça je dis rien…C’est simplement mon avis…On peut avoir pire? Difficile à imaginer et pourtant…  (note de danielle Bleitrach)

Paris Match||Mis à jour le 

Interview Adrien Gaboulaud
Le député communiste du Nord, Fabien Roussel, à l'Assemblée nationale, le 31 janvier.
Le député communiste du Nord, Fabien Roussel, à l’Assemblée nationale, le 31 janvier.ALAIN JOCARD / AFP

Fabien Roussel, élu du Nord, porte une proposition de loi sur les paradis fiscaux. Dans son combat, il n’hésite pas à recourir à des méthodes peu orthodoxes.

Les éclats de rire sont rares en commission des Finances à l’Assemblée nationale. C’est pourtant bien ce qu’a déclenché le député du Nord, Fabien Roussel, en dévoilant le 21 février devant ses collègues une publicité étonnante pour une société suisse qui propose des services d’optimisation fiscale. «SFM offre un service d’enregistrement et de gestion de sociétés dans les principaux centres offshore de la planète», vante le petit film sur fond de musique dynamique et d’images de cadres cravatés en pleine action. L’élu communiste, qui défend cette semaine une proposition de loi «créant une liste française des paradis fiscaux», avait déjà évoqué cette entreprise dans l’Hémicycle, en décembre. Il avait pris connaissance de l’activité de SFM au hasard d’une recherche Google : en quelques clics, avait-il découvert, il pouvait enregistrer une société offshore et même faire du ministre Gérald Darmanin le directeur général.

Fan de Johnny revendiqué, il a aussi retenu l’attention des députés de sa très sérieuse commission en déplorant que le chanteur décédé en décembre et son entourage aient été adeptes de certains montages fiscaux complexes. Mardi, Fabien Roussel se rend en Suisse, où il tentera d’aller frapper à la porte de SFM et d’une des sociétés liées à Johnny Hallyday. Avant ce voyage, il a répondu à nos questions.

Paris Match. Pourquoi un député communiste s’intéresse-t-il au patrimoine de Johnny Hallyday?
Fabien Roussel. J’ai découvert dans la presse que les sociétés françaises qui gèrent le patrimoine de Johnny Hallyday étaient dirigées par «Mamie Rock», la grand-mère de Laeticia, et qu’elles ont des ramifications au Luxembourg, en Suisse mais également dans les îles Vierges britanniques. Johnny Hallyday est au paradis… et son patrimoine aussi. Ça fait désordre. Je n’en veux pas à Johnny, dont je suis fan : c’est le système que je dénonce. Je vais donc ce mardi à Genève me rendre compte sur place de l’activité de l’une de ces sociétés, l’entreprise Artistes et promotion. Et je vais tenter par ailleurs de rendre visite à la société SFM, exemple de l’industrie de l’évasion fiscale.

Votre proposition de loi a pour objet la création d’une «liste française des paradis fiscaux». Faut-il prendre une initiative nationale parce que l’Union européenne n’agit pas, selon vous?
Non, il faut reconnaître que l’Europe a établi des critères très stricts pour définir ce qu’est un paradis fiscal. C’est un long travail entamé par l’OCDE. Et ces critères sont bien faits. Je les reprends d’ailleurs pour établir une liste française. Le problème est que l’Europe a eu des petits arrangements pour exclure les principaux paradis fiscaux. Cette liste européenne n’est plus crédible. Il faut reprendre les critères de l’Union européenne mais sans arrangement, sans exception.

Qui aurait la charge d’établir la liste française des paradis fiscaux?
Si l’on appliquait les critères européens, la liste compterait 30 à 35 pays. Ces pays auraient la possibilité de se conformer aux règles de l’Union européenne avant le premier trimestre 2019. Surviendrait ensuite un débat au Parlement, renouvelé chaque année pour faire le point sur la composition cette liste.

A lire :Comment la Commission européenne mène la guerre à la fraude fiscale

La liste a donc vocation à désigner des pays européens…
Il faut parvenir à l’harmonisation fiscale au sein de l’UE et inciter le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Irlande, Malte ou Chypre à tendre vers une moyenne commune d’impôts européens. Il faut savoir que les pays de l’Union européenne ont tous signé un «code de conduite dans le domaine de la fiscalité des entreprises» en 1997, qui établit une série de principes visant à l’harmonisation fiscale. Ces principes n’ont pas été inscrits dans le droit et certains paradis fiscaux, qui ont approuvé ce code, ont fait tout l’inverse.

« Ce serait un geste fort de la part de la majorité de montrer qu’ils savent travailler y compris avec les communistes »

La «madame budget» de LREM, Amélie de Montchalin, a fait savoir qu’elle était prête à travailler avec vous sur la question des paradis fiscaux. Cela se fera-t-il dans le cadre de votre proposition de loi ou à l’occasion du texte que prépare le gouvernement sur la fraude fiscale?
Le texte de monsieur Darmanin comportera un volet relatif aux sanctions. Ma proposition de loi instaure la possibilité d’établir la liste des paradis fiscaux, nous sommes donc plutôt complémentaires. On pourrait adopter dès le 8 mars mon texte et travailler ensemble en mai pour élaborer les sanctions contre ceux qui s’installent dans ces paradis fiscaux. Ce serait un geste fort de la part de cette majorité de montrer qu’ils savent travailler y compris avec les députés communistes.

Avez-vous travaillé avec le gouvernement dans le cadre de la préparation de votre proposition de loi?
J’ai rencontré longuement Gérald Darmanin. Nous arrivons à travailler ensemble : c’est l’axe des gaullistes et des communistes! Il ne peut y avoir de petits accommodements. On ne peut pas imposer des sanctions contre les paradis fiscaux sur la base de la liste française actuelle, qui n’a pas de sens et qui ne compte que sept pays : le Botswana, le Brunei, le Guatemala, les Iles Marshall, Nauru, Niue et le Panama.

Infographie :Combien les géants du web paient-ils d’impôts en France?

Le congrès du Parti communiste aura lieu en novembre. Pierre Laurent peut-il en rester le secrétaire national? 
Je pense qu’il y a besoin de changement au sein du Parti communiste. Il faut arrêter de se regarder le nombril et travailler sur la France de dans dix ans. Mais il ne faudrait pas changer de personne pour continuer dans les mêmes travers. Je suis prêt à tout faire pour qu’on retrouve un grand parti communiste dans notre pays, un parti capable de travailler avec des gaullistes, des socialistes ou des insoumis. Le combat contre l’évasion fiscale, par exemple, est un combat républicain qui doit tous nous unir; on ne fait pas le tri quand on doit s’unir.

 
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Publié par le mars 6, 2018 dans actualités, medias

 

 » Quand Arte veut faire saigner la Russie…. »

encore un texte du blog irremplaçable Bordeaux-Moscou que je veux faire partager aux lecteurs d’Histoire et société…une fois de plus dans le Monde diplomatique il y a serge halimi. (note de Danielle Bleitrach)

Publié le par Boyer Jakline

Merci à Serge Halimi qui dans le numéro de Mars du Monde Diplomatique revient sur la ligne d’Arte concernant la Russie. Le titre ne laisse aucun doute.

Les lecteurs de ce blog n’y découvriront rien.

Mais retrouver la critique d’Occupied, de la politique au canon d’Eltsine que nos  » démocraties  » ont tant aimé et autres mensonges par omissions sur lesquels j’ai écrit, c’est bon !!

 

 

J.O  DE PYONGYANG :

Les athlètes russes sous drapeau olympique ont obtenu 16 médailles, ce qui les place en 7e position.

Mais, ne concourant pas sous drapeau national, ils ont été relégués en fin de liste…

Y a pas de petit profit pour ces boutiquiers qui gouvernent la planète.

24 octobre 1993 : bombardement du Parlement russe qui ne veut pas des réformes Eltsine.

24 octobre 1993 : bombardement du Parlement russe qui ne veut pas des réformes Eltsine.

Publié dans humeur

 
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Publié par le mars 6, 2018 dans GUERRE et PAIX, HISTOIRE, medias