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Archives de Catégorie: humour

OUI nous pouvons être les dindons de la farce…

PODEMOS est-il rien d’autre que Yes we can d’Obama? A savoir  une opération de communication  managé par le capitalisme Etatsunien, face à la déconsidération du politique de l’ère Bush ? un détournement d’un mouvement d’indignés et que le capital récupère aisément, un maïdan, un conglomérat de groupes hétérogènes, qui va du communautarisme racial au féminisme en passant par le mariage pour tous, le social, la consommation, les marques devenus programme sans risque pour le patronat? Et où on finit par hériter d’un président noir, alors même que le racisme s’enfle y compris dans les commissariats de police, un prix Nobel de la paix qui multiplie les interventions bellicistes et pousse l’OTAN vers le conflit nucléaire. Le changement d’enveloppe qui sert à maintenir un système en crise jusqu’à la destruction intégrale.

Un mouvement anti-autérité qui ne touche ni au capital, ni à l’Union Européenne et qui rassure l’OTAN… Après la Grèce, l’Espagne comme horizon indépassable du Canada dry de la Révolution…  Même la « réforme » est abandonnée au capital et quelle réforme…

L’intéressant est de voir comment on tente de vendre  en France un mai 68, sans la classe ouvrière, un ersatz  adapté à l’état d’une France qui a peur de son ombre et qui cherche à conserver l’existant en se payant de mots sans contenu réel, avec la grande peur du loup mitterrandien le Front National -doublé de l’autre créature des expéditions néo-coloniales et des alliances saoudiennes, Daech… Une France douillette, celle  des bobos que l’on dupe sans difficulté…  l’héritage  recueilli par les médiocres Hollande et Cambadelis, ce moment où la France a basculé dans les miasmes de Vichy sous couvert d’une gauche fréquentable par le patronat.

Mais pourquoi se désespérer parce que nous n’avons pas de PODEMOS en France, nous avons l’équivalent avec le jeune Macron qui renouvelle les cadres, la jeunesse du politique au profit du capital tout en se disant de gauche. Yes We Can démanteler le code du Travail et continuer à se dire socialiste… Voter l’état d’urgence, organiser le grand gala du sauvetage de la planète toujours avec Obama dans le rôle phare en tabassant les écologistes qui manifestent. Et le tout pour sauver les meubles aux régionales, galop d’essai des présidentielles.

Arriver à faire voter uniquement pour ou contre le FN, convaincre la banlieue de ne se mobiliser que pour ça alors même que la santé, l’éducation, un travail parait hors de portée, un vote communautariste ou de peur.

Une telle forfaiture du politique ne peut s’accomplir que parce que le PCF a été détruit de l’extérieur et de l’intérieur pendant plus de 20 ans. Yes we can en finir avec l’idée de révolution en France, ce droit à l’insurrection des masses face à l’injustice. Yes We can renoncer à la base populaire de l’électorat en lui substituant une bande de bobos centrés sur les mœurs et jouant à se faire peur avec la marionnette fasciste créée par le PS, il n’y a plus d’alternative révolutionnaire, celle qui donnait sens jadis à la vie politique du vieux pays de la lutte des classes. Podemos, Yes we can va être recyclé par la direction du PCF pour se maintenir à la tête du PCF jusqu’au Congrès, en nous vendant un galimatias expérimenté du côté du sud ouest et qui va en douceur remobiliser les éternels légitimistes et les petits nouveaux cherchant la pierre philosophale du machin qui plaît et attirerait l’électeur … On nous vendra Podemos après Syriza pour mieux transformer le PCF en nouveaux radicaux de gauche à attacher au char de Hollande et Valls, pour un premier tour de la présidentielle juste derrière Marine Le Pen… Les débris du PCF seront ainsi utilisés pour assurer quelques postes de sénateurs ou même de députés pour les fossoyeurs du PCF.

Et avec l’étranglement du parti communiste, toute la combativité indéniable des Français, les luttes qui se multiplient peuvent être isolées, étouffée par le système médiatique qui ne s’y intéresse pas, l’impossible jonction, une chape de plomb qui s’abat sur toute résistance, Yes We can être poussés au désespoir dans l’indifférence générale.

Bien triste et si prévisible à cause non seulement de ceux qui dirigent le PCF actuellement mais aussi d’une opposition dérisoire, incapable de s’unir et dont chaque pseudo dirigeant organise un « rassemblement » autour de sa personne à l’exclusion des autres… Quelle tristesse…

Yes we can, PODEMOS trahir le peuple français si nous ne sommes pas capable de nous unir pour apporter une alternative crédible et pas ce conglomérat de petits chefs dans et hors du PCF… Oui la France a besoin des communistes mais autant que ceux-ci sont capables ‘opérer un rassemblement sur leurs fondamentaux: dénonciation du carcan de l’UE qui interdit toute alternative à la politique du capital, dénonciation de l’élection présidentielle et plus généralement du mode de scrutin français qui organise un bi-partisme mortifère, refus de l’OTAN, nationalisation des secteurs clés de l’économie et au prix de ces quelques fondamentaux, la revendication de politiques anti-austéritaires, la défense u service public, le droit à un revenu décent ne seront pas que les cache-misère d’une démission annoncée… En sachant que l’élection n’est qu’une étape et qu’il faudra une mobilisation populaire, un parti, des syndicats, des associations, des citoyens en capacité de se défendre…

Ce n’est pas plus utopiste que de croire que Yes we can sans nous en donner les moyens, en croyant que le capital lachera le morceau sans lutte à cause de bulletins dans l’urne et de manifestations spontanées d’une joie hors de saison.

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le décembre 23, 2015 dans humour

 

la réflexion du soir: que dieu leur pardonne, c’est son métier…

Helmut schmidt est mort, ce qui nous vaut des grands discours dans les médias sur ce socialiste qui s’entendait si bien avec Giscard d’estaing, tu parles c’est l’inventeur du théorem à son nom: « les profits d’aujourd’hui font les emplois de demain »… On voit ce que ça donne avec le néolibéralisme…
Quant à Glucksman, on en fait le héros de la liberté, c’est-à-dire pour la  médiocratie, le héraut de l’atlantisme devenu la religion des salles de rédaction françaises d’aujourd’hui, l’homme passé comme tant d’autre du col Mao au Rotary club, avec une constante la haine de l’URSS, et l’excès dans l’erreur pourvu qu’elle soit contrerévolutionnaire, le pardon est assuré… un de ceux  qui nous a vendu une pseudo philosophie creuse comme une dent creuse, ou comment on est passé de Sartre à la nullité intégrale du monde des idées médiatiques d’aujourd’hui…
Que dieu leur pardonne c’est son métier…  et qu’il les accueille dans son paradis s’il existe… Moi je préfère rejoindre des gens de mauvaise compagnie comme Marx, Aragon et tant d’autres qui n’ont jamais eu droit au moindre éloge des possédants…
Danielle Bleitrach
 
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Publié par le novembre 10, 2015 dans humour, mon journal

 

La réflexion du jour: comment améliorer sa vue…

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Hier rendez-vous avec l’ophtalmo, je lui dis: ça y est je crois que c’est le moment de l’opération de la cataracte. Sceptique il me dit »c’est votre diagnostic! » je lui réponds « Oui, j’ai comme un voile sur les yeux et de surcroit les lettres de ce livre me semble grises, trop claires »… et je lui tends Gombrich, Aby Waburg, une biographie intellectuelle que je suis en train de lire… Il l’ouvre et tombe sur un passage particulièrement hard dans le genre érudit sur les influences payennes dans les sculptures de la renaissance. Il me dit vous devriez lire autre chose, effectivement il ont économisé l’encre et de surcroit il alternent les polices ce qui est mauvais pour une lecture facile… Et il commence l’examen. Là il me déclare depuis un an votre vue est la même vous avez toujours 7 aux deux yeux, on opère la cataracte à 5 pas avant… Je proteste que j’ai toujours eu 12 dixième. Il prend mes lunettes et il me dit : « vous devriez les nettoyer, tous les matins à l’eau froide! » et il me les nettoie.. miracle, la pellicule grise à disparu…
Deuxième affaire de la journée, il faut que je produise un texte sur mon livre, c’est fait, mai la copine qui s’est chargée de la diffusion auprès des libraire, des cinémas et de toutes les institutions, me réclame des illustrations , le film, moi…
Oui mais voilà je ne sais pas comment sortir les photos d’un endroit (google) pour les envoyer par E-mail, j’appelle à la rescousse mon petit fils, il me dit d’accord demain, je te fais ça…
Il est très en colère. il est en seconde dans un lycée du centre ville où il habite… certains cours ont lieu dans des locaux de banlieue et ils doivent prendre l’autobus. Il n’avait pas pris sa carte de transport. Il y a eu un contrôle et il vitupère: « il y avait trois jeunes blancs », ils n’ont pas été contrôlés, moi ça n’a pas raté. je lui dis « mon cher que tu les veuilles ou non, même si à la fin de l’été tu ressemble à un Sénégalais, tu es un « blanc »… Il me dit « enfin je suis du maghreb, tu comprends alors j’ai droit à tous les contrôles! » et il peste… je réfléchis: »Ecoute mon vieux il y a une majorité de cons, en particulier chez ceux qui contrôlent, le problème c’est d’aller à la direction montrer ta carte et expliquer. Ce sont les parents qui iront, ils ont peur que Willem se mette en colère… Contre le le ycée qui les expédie à l’autre bout de la ville, contre les contrôleurs qui ont leur tête… En repensant à cette histoire, je réalise que Willem n’a pas prononcé le mot « arabe » , parce que les arabes ce sont les gens du Golfe, les abrutis de daech. Il  a eu du mal à définir exactement le problème, il ne veut pas être algérien, il est français, marseillais en priorité, les autres sont des « blancs » pas des français… les catégories folles de nadine morano vues de l’autre côté… Moi je ne pense pas à nettoyer mes lunettes, mais eux tous ils feraient bien de nettoyer la manière de voir le monde pour qu’elle ne s’impose pas à un adolescent au coeur d’or…

Et à propos des livres qu’il faut ou ne faut pas lire: que penser de la réédition de mein Kampf ?

 c’est déjà un best seller en particulier dans les pays arabes, ce qui est bien triste pour ces pays…  Cela ne me gêne pas que l’on publie ce livre, ce qui me gêne c’est l’état d’esprit du lecteur, en France, chez moi d’abord. Parce que  mes contemporains ignorent tout de l’histoire réelle ou parce que le racisme et la haine sont devenues les catégories ordinaires qui commandent leur vision, ils risquent de prendre cette lecture au premier degré. Le vrai problème est ce qu’on a fait et continue de faire avec eux, mes contemporains… Ce qui rend l’air irrespirable… …

quelle connerie le temps où l’on définit le monde en oubliant de nettoyer son esprit… le temps qui précède les guerres…

Danielle Bleitrach
 
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Publié par le novembre 10, 2015 dans humour, mon journal

 

Un réseau nazi secret ? Révélation d’une « étonnante » vérité sur l’Allemagne d’après-guerre

Voilà qui aurait conforté Brecht dans sa démonstration qui disait qu’on ne luttait contre le nazisme qu’en attaquant son fondement, sa racine de classe capitaliste. A partir du moment où la défense du système capitaliste à primé sur la lutte antinazie et cela a été très tôt partout, on a dû s’appuyer sur les anciens nazis à des postes les plus élevés, et pas seulement en Allemagne. On a même exporté des « cadres » comme Barbie et d’autres en Amérique latine, de même que la lutte contre l’URSS dans toute l’Europe de l’Est a été menée par d’anciens nazis devenus les défenseurs de la liberté. (note de Danielle Bleitrach)

Publicado: 8 nov 2015 18:49 GMT
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Hitler con los miembros del partido nazi en 1930

Au Ministère de l’Intérieur de la République Fédérale de l’Allemagne de l’après-guerre de nombreuses personnes avaient un passé nazi comme le révèlent les résultats d’une recherche réalisée par le Centre de Recherche Historique de Potsdam.

Une équipe d’historiens du Centre de Recherche Historique de Potsdam, avec à leur tête le directeur de cette organisation, Frank Bösch, a analysé les données personnelles de fonctionnaires du Ministère de l’Intérieur de la République Fédérale de l’Allemagne (RFA) entre 1949 et 1970.

Comme affirme Bösch, cité par la chaîne Deutsche Welle, ils en sont arrivés à la conclusion de ce que « une quantité étonnamment élevée »  des employés administratifs du Ministère de l’Intérieur de la RFA avaient été des nazis. Conformément à l’étude, en 1950 la moitié des travailleurs du Ministère de l’intérieur de la République Fédérale de l’Allemagne avait un passé nazi et certains d’entre eux avaient servi dans les diverses divisions de la SS. Entre 1956 et 1961, le chiffre avoisinait 66% en ce qui concerne les plus hauts grades.

Les enquêteurs expliquent que ce pourcentage élevé s’expliquait par plusieurs causes. En premier lieu, les fonctionnaires qui avaient travaillé pour le régime nazi ont été employés dans les institutions gouvernementales de la RFA, puisque dans l’époque d’après-guerre il n’y avait pas de personnel qualifié ayant d’autres antécédents. De plus il existait  « un réseau d’ex-nazis », les ex-camarades de parti aidaient leurs vieux collègues à obtenir des postes dans le Ministère, affirment les historiens. Finalement, plusieurs des ex-nazis ont menti sur leur passé et ont été rétablis parce que les processus de purge étaient inefficaces. Dans quelques cas, indiquent les historiens, il a été fait lumière sur leur cas, mais les ex-nazis n’ont pas subi de type de persécution judiciaire.

 
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Publié par le novembre 9, 2015 dans extrême-droite, humour

 

The New-York Times opinion : le mythe du génie stratégique de Poutine par MICHAEL A. McFAULOCT.

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Cet article est fantastique, on croit rêver, il étouffe la cause qu’il embrasse en mettant en évidence la naïveté du « leadership américain », la manière dont il exige la vassalité et prétend punir qui ne s’y résoud pas. Rarement la définition de la communauté internationale n’a autant coincidé avec une vision impériale.  Au passage, il y a quelques perles que je vous recommande, on ne saurait dire plus clairement que les USA comptent sur Medvedev et sur la clique d’oligarques pour en finir avec Poutine.Au passage on voit que Poutine dans le fond refuse le néolibéralisme et renforce le secteur d’Etat, d’où l’appel du pied aux oligarques emêchés dans leurs affaires.  C’est un appel à la destitution.  Sont également éclairés les mouvement dits « démocratiques » dans les pays arabes comme en Ukraine, mais la perle est dans la description de l’OTAN qui cherchait justement une mission et qui l’a trouvé grâce à la paranoïa de Poutine. j’ai une proposition à faire à son auteur: et si « le génie » de Poutine n’était tout simplement que la comparaison avec votre connerie?  (note de danielle Bleitrach)
le 23, 2015
Le président russe, Vladimir V. Poutine, continue à étonner. L’intervention militaire de la Russie en Syrie, suivie par une réunion face à face à Moscou cette semaine avec le président de ce pays, Bashar Al-Assad, a fait sursauter le monde.

Comme cela s’était passé  après M. l’action de Poutine en Ukraine l’année dernière, il y a eu un choeur de commentaire sur son génie stratégique supposé. Il agit de manière décisive, prenant l’initiative et créant des faits sur le terrain – donc on en décide de son génie, par contraste avec les poursuites irresponsables de l’Ouest en Syrie.

L’opposé est vrai.

Il y a cinq ans, la Russie était dans une position beaucoup plus forte, tant au plan intérieur que dans le monde. Aujourd’hui, M. Poutine joue la défensive, doublant la mise sur de mauvaises décisions guidées par une théorie périmée de politique internationale.

La reconnaissance des erreurs de la Russie, cependant, ne garantit pas l’échec futur. Les États-Unis et nos alliés ne peuvent pas rester les bras croisés et attendre la Russie pour échouer. Au lieu de cela, nous devons adopter une stratégie compréhensive qui nous permettrait  de minimiser les conséquences négatives des actions de la Russie et  de maximiser les aspects  positifs pour nous.

Il y a cinq ans, la Russie était en mouvement dans le monde. En 2010 en Ukraine, le Kremlin avait aidé à installer son allié, Viktor F. Yanukovych. Ailleurs dans l’ancien espace soviétique, les leaders de la Russie faisaient des progrès sur ce qui deviendrait l’Union Économique Eurasienne, en réponse à l’Européenne

Moscou avait aussi amélioré ses relations avec l’Europe et les États-Unis. Le  Président Dmitri A. Medvedev était même présent à la rencontre au sommet de Lisbonne de l’OTAN  en 2010 et il a parlé de  développer « un partenariat stratégique » qui mettrait  » maintenant la période difficile dans nos relations derrière nous . » Le sujet principal était la coopération sur la défense des missiles, pas l’expansion de L’OTAN.

Le public tant américain que russe a remarqué le progrès. En 2010, les deux tiers des russes avait une vue positive des États-Unis, tandis qu’une proportion semblable des Américains voyait la Russie comme un allié ou un partenaire.

L’économie russe renouait avec la croissance après la crise financière 2008. Le Commerce avec les États-Unis s’étendait, il y avait des liens plus proches avec des économies européennes et la Russie était  en bonne voie pour rejoindre l’Organisation Mondiale du Commerce.

En 2010, la Russie a aussi joué un rôle essentiel dans la garantie de nouvelles sanctions contre l’Iran. De cette manière, elle a démontré un  leadership internationale audacieux même au prix de  la tension de ses relations avec un allié important.

Et ensuite, en 2011, les peuples ont commencé à gêner.

Pour des raisons différentes, les sociétés dans le monde arabe, l’Ukraine et la Russie ont commencé à mobiliser contre leurs leaders. Initialement, le Président Medvedev s’est rallié le peuple au  Moyen-Orient, notamment en  s’abstenant de, plutôt que d’utiliser son veto, devant la résolution de Conseil de sécurité qui a autorisé l’utilisation de force en Libye. M. Medvedev s’est aussi engagé avec des leaders d’opposition en Russie et a présenté quelques réformes politiques modestes avant sa sortie du Kremlin en mai 2012.

M. Poutine, cependant, avait une approche opposée. Il a cru que derrière ces protestatairesil y avait  une main américaine et que la réponse  – aussi  bien  en Syrie, en Égypte, en Russie ou qu’en Ukraine – devraient être la contrainte et la force.

Après son élection comme le président, M. Poutine est intervenu avec dureté contre les manifestants en Russie, les étiquetant comme des traîtres. Sa tactique a fait dérailler l’élan de l’opposition.

Mais ses succès à court terme ont produit des coûts à long terme.  La paranoïa de M.Poutine devant des acteurs politiques indépendants a créé une crainte croissante à l’extérieur pertubant à l’extérieur les intérêts d’affaires de sa clique oligarchique. La réforme économique a calé, l’investissement privé a été refusé et celui d’état a grandi.

En Ukraine, cependant les mesures de répression sur les manifestants ont échoué. Au moment où M. Yanukovych a essayé de dégager les rues par la force, comme le Kremlin le préconisait, sa tentative tiède pour suivre la tactique de l’homme fort a provoqué des ennuis, le contraignant à fuir.

Irrité par ce qu’il a vu comme une autre opération C.I.A. renverser un allié russe, M. Poutine a rendu les coups : Il a annexé la Crimée et a essayé une usurpation de terre encore plus grande en Ukraine orientale, appelée Novorossiya par des enthousiastes de l’expansion.

De nouveau, les coûts de ces  gains qui ne durent pas se sont accumulés. En conséquence des sanctions et des prix de l’énergie tombants, l’économie russe a diminué à 1.2 trillions de $ de 2 trillions de $ en 2014. Et l’OTAN, qui était  une alliance à la recherche d’une mission, est maintenant concentrée de nouveau sur la dissuasion de la Russie.

M. Poutine a aussi été contraint d’abandonner le projet de Novorossiya : Ses protégés en Ukraine orientale ne jouissent pas du  soutien populaire en Russie, ni ne dirigent  un gouvernement efficace. Et ses actions ont garanti que l’Ukraine ne rejoindra jamais son Union Économique Eurasienne ou s’alignera sur la Russie de nouveau.

Sa politique envers un autre allié, M. Assad, a échoué, aussi. Malgré le blocage de résolutions de Conseil de sécurité contre le gouvernement de M. Assad, la fourniture d’armes à Damas et les alliés de la Syrie encourags à venir défendre  le régime,  les efforts de m.Poutine n’ont pas réussi à renforcer l’autorité de M. Assad. Après quatre ans de guerre civile, M. Assad dirige de moins en moins de territoire et fait face aux adversaires de plus en plus formidables. C’est pourquoi M. Poutine a dû intervenir – pour sauver son allié autocratique de la défaite.

À court terme,  la Russie en bombardant le territoire syrien   a stimulé l’Armée syrienne et ses alliés pour lancer une contre-offensive contre l’opposition des rebelles  – c’est-à-dire contre tout le monde sauf l’État Islamique. Mais à long terme, les attaques aériennes russes seules ne peuvent pas rétablir l’autorité de M. Assad sur le pays entier.

M. Poutine est expert en réponses tactiques à court terme aux échecs, mais il est moins doué pour la stratégie à long terme. Même sans réponse de l’Ouest, les aventures étrangères de M.Poutine échoueront finalement, d’autant plus que des problèmes économiques domestiques continuent à suppurer.

Mais les États-Unis et ses alliés devraient chercher à raccourcir ce temps en repoussant en arrière contre la Russie sur des fronts multiples. Comme M. Poutine va  étayer son allié en Syrie, nous devrions faire le même avec nos partenaires et alliés – non seulement en Syrie, mais en Europe et partout dans le monde.

En Syrie, les États-Unis ne peuvent pas permettre à la Russie d’éliminer tous les acteurs sauf M. Assad et l’État Islamique. Nous devons fournir plus de d’armes et d’assistance à d’autres groupes rebelles. Nous devrions avertir M. Poutine que de nouvelles attaques contre des rebelles n’étant pas l’Etat islamique nous contraindront à les protéger, en faisant respecter une zone d’exclusion aérienne ou en les armant avec des armes antiaériennes.

Les États-Unis et les alliés Occidentaux devraient exploiter le fait que  l’attention de m.Poutine étant détournée en Syrie pour approfondir l’assistance à  l’Ukraine. En échange de progrès sur la réforme économique, particulièrement des mesures d’anti-corruption, nous pouvons offrir une aide financière plus grande pour l’infrastructure et les programmes de service sociaux. Et c’est maintenant le moment de soutenir l’Armée ukrainienne en fournissant plus de formation à l’armée et des armes défensives.

Ailleurs en Europe, l’OTAN devrait placer des forces terrestres sur le territoire d’alliés les plus menacé par la Russie. L’annexion par la Russie de la Crimée et l’intervention en Ukraine orientale a violé la loi fondatrice de L’OTAN  et d’autres traités. En réponse, nos alliés de L’OTAN méritent des nouveaux engagements crédibles de nous.

Commentaires

Finalement, nous devons continuer à poursuivre les objectifs de politique étrangère à long terme qui démontrent le leadership américaine et soulignent l’isolement de la Russie. La ratification de l’Accord de partenariat Transpacifique, sanctionnant  un accord climatique multilatéral d’ici à la fin de l’année, en approfondissant des liens avec l’Inde et des relations avec la Chine est à la base d’une grande stratégie  de l’Amérique.

Les États-Unis ont clairement un intérêt dans l’apparition d’une Russie forte, riche et démocratique, entièrement intégrée dans la communauté internationale des Etats. Finalement, des nouveaux leaders russes peuvent aussi se rendre compte que le chemin de la Russie vers la grandeur exige la réforme intérieure et un leadership responsable à l’étranger. Le soutien à  des dictateurs en échc en usant  de la force n’est pas une grande stratégie.

Tout de suite, cependant la seule façon de pousser du coude la Russie dans une direction différente est de le contenir et  de  renverse le cours actuel de M. Poutine, non seulement par notre réponse immédiate en Syrie, mais en façon soutenue, stratégique dans le monde entier.
Michael A. McFaul, directeur de the Freeman Spogli Institute for International Studies at Stanford University et senior fellow at the Hoover Institution, il a servi dans l’administration Obama sur le Conseil de Sécurité nationale et comme ambassadeur en Fédération de Russie.
Michael A. McFaul, director of the Freeman Spogli Institute for International Studies at Stanford University and a senior fellow at the Hoover Institution, served in the Obama administration on the National Security Council and as ambassador to the Russian Federation.

A version of this op-ed appears in print on October 23, 2015, on page A31 of the New York edition with the headline: The Myth of Putin’s Strategic Genius. Today’s Paper|Subscribe

 
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Publié par le octobre 24, 2015 dans Amérique, humour, medias

 

Poroshenko: l’anglais, deuxième langue officielle en Ukraine

 

Le Président ukrainien, enfin, si l’on peut dire, fait des propositions qui paraissent de plus en plus fantaisistes, voire caricaturales. Ainsi, l’anglais doit devenir une langue officielle, la deuxième langue de travail en Ukraine.

A l’occasion de l’anniversaire de l’Université ukrainienne Académie Mohyla de Kiev, l’une des principales du pays, P. Porochenko annonce que non seulement à l’Université il doit y avoir deux langues, l’ukrainien et l’anglais – ce qui est très à la mode dans différents pays d’Europe – mais, et là c’est une surprise, l’anglais doit devenir la deuxième langue de travail du pays.
Dans un pays où les réunions du Conseil des ministres se font en russe, où les émissions sont souvent en russe, il faut absolument imposer l’anglais. Mais pour l’imposer, il faut déjà le parler. Or, le niveau d’enseignement est tel, que le test de contrôle de langue étrangère d’anglais de fin d’études a été annulé, car le niveau des élèves est trop bas.
Et comme le souligne le maire de Lvov, déjà que tous les fonctionnaires et élus locaux ne parlent pas parfaitement la langue étatique (l’ukrainien), s’il faut réellement introduire encore l’anglais, ce ne pourra pas être une réalité avant une vingtaine d’année.
Mais peu importe, Poroshenko continue de faire acte d’allégeance à ses maîtres, de manière de plus en plus outranciée, manifestement parallèlement à la chute de sa côte de popularité qui dépasse à peine les 20%, deux tiers de la population étant ouvertement contre sa politique.
Toutefois, dans une logique coloniale qui ne se cache plus, cette démarche présente un avantage:  il ne serait plus nécessaire de perdre du temps à traduire les instructions et autres « directives » de l’anglais vers l’ukrainien, les dirigeants du pays étant de toute manière soit étrangers, soit ont été formés à l’étranger. Et le peuple … quelle importance, qu’il comprenne ou pas, cela ne le concerne pas.
Pour conclure, cette initiative montre le côté totalement artificiel du nationalisme en Ukraine.
PS: en 2005, Poroshenko proposait le russe. Les temps changent, ils s’adaptent. C’est ce qui s’appelle avoir des convictions.
 
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Publié par le octobre 19, 2015 dans actualités, civilisation, humour

 

La République des Tuis (1) : Enthoven joue les sophistes et oublie Spinoza

Voilà comment un « philosophe » choisit le sophisme pour soutenir ses copains socialos, le sophisme prétend avoir un savoir encyclopédique et il est prêt à démontrer n’importe quoi en rupture totale avec le réel pour recevoir l’appui des riches : . « Chasseur salarié de jeunes riches et distingués »… .. Le sophiste Enthoven explique que Mélenchon est en contradiction entre son légalisme républicain et son marxisme… Enthoven oublie simplement que Marx a assimilé Spinoza ou le droit à l’insurrection comme fondement de la République. Ou c’est le droit à l’insurrection ou quand le contrat social est violé, c’est-à-dire que la République, l’association volontaire des citoyens prive une partie de ses membres de la sécurité à laquelle il a droit le respect de la légalité redevient privilège et   droit divin, celui des maîtres du château et de leurs valets (certains paltoquets comme Enthoven, que Brecht appelait les Tuis, sont l’illustration d’une rhétorique au service du pouvoir)…

Video Europe 1 : Pour Raphaël Enthoven, ce qui gêne Jean-Luc Mélenchon dans l’arrestation des salariés d’Air France ce n’est pas tant l’horaire que la loi elle-même.
europe1.fr
 (1) Brecht; une pièce « Turandot ou le congrès des blanchisseuses » et un roman : »Le dernier roman de Brecht est un grand casse-tête « chinois » (c’est en Chime qu’il se déroule), resté en chantier pendant plus de vingt ans. Au départ, la trouvaille d’un nom : le Tui, qui désigne « l’intellectuel de ce temps des marchés et marchandises, le loueur de l’intellect ». Ensuite, parmi les esquisses et les parties rédigées, c’est au lecteur de trouver non seulement la morale, mais aussi la fable : une satire des idéologies à la mode entre les deux guerres, des mandarins bourgeois et de la République de Weimar qui fut selon Brecht conçue, dirigée et abattue par les intellectuels – d’Ebert à Hitler, un Tui chassant l’autre.

Ce roman contient aussi, « à distance », une autre histoire : la naissance d’une nouvelle caste de Tuis, marchands de formules à la solde des partis totalitaires, que Brecht ne cesse d’imiter et d’éviter à la fois, mêlant le prêche et l’esquive.

Mais Le Roman des Tuis est également une fable sur le pouvoir des fables, et sur l’écriture même de Brecht : une avancée en terre inconnue, brûlée, au-delà des repères établis du politique et du social, dans un étrange no man’s land qui est le paysage-héritage de ce temps, de la jungle des villes à la terre dévastée par la guerre. »

 
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Publié par le octobre 15, 2015 dans humour, Théorie

 
 
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