RSS

Archives de Catégorie: femmes

La journée de »la » femme : « Ah, les p’tites femmes, les p’tites femmes, de Paris !

Nicole m’envoie ce portrait peint sur le vif de la spécificité de la condition féminine au travail, quand elle en a un… et il ne s’agit pas de prédateurs sexuels, non de l’ambiance qui règne autour de la précarisation, à l’inégalité dans les salaires, aux responsabilités et aux promotions mal partagées, toutes choses qui n’avantagent que le patronat et pas les « hommes » en général… (note de danielle Bleitrach)

L’image contient peut-être : une personne ou plus et foule

Chez le boucher : « Et avec ça, ma petite dame ? » A l’hôpital : « Vous avez l’armoire pour ranger vos petites affaires. Au bureau : « Parlez-en à ma petite secrétaire » . Je la connais, sa petite secrétaire : c’est une grande perche d’Américaine sportive. Mais une jolie fille est par vocation une « petite secrétaire ». Je pense à tel académicien, au demeurant charmant, qui m’ayant contemplée avec une admiration visible, me dit tout à trac : « Au fait, nous cherchons une secrétaire pour l’équipe » . Par la grâce de l’adjectif, nous cessons d’être égales, nous devenons objet de convoitise.
Je fais des heures supplémentaires pendant le week-end. Mon administratrice passe la matinée à convaincre mon chef qu’il doit me les payer ces heures supplémentaires. « Il m’a fallu deux heures et demie pour lui faire comprendre , me glisse-t-elle dans le couloir». Il sort sur ses talons, m’aperçoit et, se frottant les mains et, tout content, me glisse : « Ah, je je crois que vous venez de faire une bonne affaire ; vous allez pouvoir vous acheter une petite jupe ». Je ne porte jamais de jupe, soit dit en passant. Toutes choses égales, vous avez déjà entendu dire à un mec qu’il allait pouvoir se payer une « petite cravate », un « petit pantalon » ? C’est que la femme, c’est bien connu, elle travaille pour le luxe, pas pour le nécessaire.

Cependant la mignonne  prend inexorablement de l’âge. Elle ne grandit pas pour autant. On ne lui rend pas les centimètres qu’on lui niait. On ne parle plus de son physique, on commence à parler de son caractère. On dira d’elle : « Et puis, elle a un sale caractère . Elle est aigrie, la pauvre ! ». L’Homme, jamais. Bonhomme a pris du grade. Désormais on dit de lui : « Il a « du caractère », il a « son caractère ». C’est glissé avec une certaine volupté par la victime qui se rengorge en pensant : « Il faut savoir le prendre ». Sous-entendu « Moi, je sais le prendre ». Pauvre petite !
Mais qui leur met toutes ces idées dans la tête, parce qu’enfin, au départ, les enfants, ils sont normaux. Ils n’ont pas de préjugés. Mais alors, qui c’est qui éduque les mâles et les femelles ? Les femmes, bien entendu. Et tout commence à la maternité. Il n’est que d’écouter les annonces à la sortie de la salle de travail. « »Félicitations, Monsieur ! Votre femme a bien travaillé. C’est un beau gros garçon ! » Et sinon, « Bonjour, Monsieur. Tout s’est bien passé. C’est une jolie petite fille ». Et ces annonces elles sont toujours faites par de jeunes femmes, de jeunes puéricultrices.
Pauvres de nous, penserez-vous ! Certes, mais l’homme ne s’en tire pas à si bon compte. Tombe-t-il dans le chômage, il tombe dans la dépression : « je suis incapable de faire vivre ma femme et mes enfants, gémit-il » Jamais entendu une femme réduite au chômage culpabiliser parce qu’elle serait incapable d’entretenir son mari et leurs enfants. Quand une femme travaille, c’est pour meubler ses loisirs, c’est pour occuper ses journées, c’est pour s’acheter des choses en plus. Son travail est futile, celui de l’homme est sérieux.

Nicole Molko

Nicole tu as raison, c’est si vrai que selon l’idéologie dominante, la femme ne peut pas tomber dans la dépression si elle est au chômage, si elles précaire y compris avec des enfants sans pension alimentaire versée par un conjoint qui a oublié… que les députés d’en Marche ne l’ont pas envoyé dire aux députés communistes hier. Pendant que les députés communistes défendaient d’importantes mesures pour les femmes en condition précaire, les députés d’en marche avaient déserté les rangs de l’Assemblée. Ils sont revenus pour voter (comme un seul homme, les femmes comprises) contre ces mesures. En marche a joué avec la parité… un gadget quand ces grandes bourgeoises témoignent à quel point la dimension de classe est plus forte que la solidarité entre femmes… (note de danielle Bleitrach)

Publicités
 
3 Commentaires

Publié par le mars 9, 2018 dans Europe, femmes

 

Grève générale sans précédent pour les femmes en Espagne

  • A mettre en relation avec ce qui secoue l’Espagne, la dénonciation du pacte monarchique de 1978, le renouveau du parti communiste espagnol, mais aussi les divisions au sein de Podemos sur l’alliance ou non avec les communistes. L’influence de l’Amérique latine. cette manifestation il y a peu des retraités rejointe par des milliers de jeunes. Un contexte dans lequel l’Espagne sort de l’asphyxie franquiste, dénonce l’austérité et la crise qui l’a frappé, un mouvement des femmes bien articulé sur cette crise sans perdre de sa spécificité de revendication. C’est un des enjeux du Congrès du parti communiste français serons-nous capable de nous inscrire dans cet élan progressiste et communiste que l’on retrouve au Portugal ou allons nous une fois de plus derrière une direction qui ne sait faire que ça nous inscrire dans des manoeuvres d’appareil? (note de danielle Bleitrach)
Une manifestante à Barcelone, le 8 mars 2018
Une manifestante à Barcelone, le 8 mars 2018
afp.com – LLUIS GENE

 

Manifestations, grève du métro et des trains, piquets devant les grands magasins, présentatrices-vedettes absentes des médias: l’Espagne s’est mobilisée pour les droits des femmes jeudi, avec une grève générale « féministe » sans précédent dans le pays.

L’appel de syndicats et d’organisations féministes, à l’occasion de la journée internationale des droits des femmes, a pour but de défendre l’égalité salariale, de dénoncer le harcèlement ou la violence faite aux femmes.

La mobilisation a démarré mercredi à minuit par des concerts de casseroles dans le centre de Madrid. Jeudi soir, des manifestations massives ont parcouru la capitale espagnole ainsi que Barcelone, où quelque 200.000 personnes, selon la police, ont défilé aux cris de « vive la lutte féministe ».

« Ce qui se passe aujourd’hui doit être un point de départ pour changer les choses », a dit à l’AFP Maria Angels Pina, une enseignante de 60 ans, pendant la manifestation barcelonaise.

Les deux principaux syndicats espagnols, UGT et CCOO, avaient appelé à un arrêt de travail de deux heures, observé selon leurs estimations par 5,9 millions de personnes à travers le pays. Dix autres syndicats avaient appelé à une grève toute la journée, inspirée d’un mouvement similaire en Islande en 1975.

La radio la plus écoutée par les Espagnols, la Cadena Ser, avait perdu ses voix féminines. Les stars des émissions matinales de télévision étaient aux abonnés absents. Et les femmes journalistes désertaient la rédaction du premier quotidien espagnol, El Pais.

Près de 300 trains ont été annulés et des rassemblements se sont formés dans une multitude de villes pendant l’arrêt de travail à la mi-journée.

Paula Biempica, employée de banque de 39 ans rencontrée par l’AFP à Madrid, disait faire grève pour la première fois de sa vie.

« Beaucoup d’entre nous avons renoncé à des promotions pour nous consacrer à la maison et à la famille », expliquait cette mère avec quatre enfants à charge, reprochant au monde de l’entreprise de ne toujours pas permettre de concilier maternité et travail.

« Je suis asphyxiée », affirmait Eva Ferrero, 48 ans, disant assurer un travail à temps partiel de femme de ménage payé 700 euros mensuels et passer le reste de sa journée à s’occuper de sa mère malade et de ses deux enfants.

Elle manifestait face à une grande enseigne commerciale de l’avenue Gran Via, où les grévistes appelaient exceptionnellement à ne pas consommer, afin de ne pas obliger vendeuses et caissières à travailler.

Des femmes employées à domicile, ne pouvant délaisser les personnes âgées et enfants dont elles s’occupent, avaient prévu d’accrocher symboliquement des tabliers aux balcons.

– ‘Comportements machistes inacceptables’ –

L’Espagne est cependant pionnière dans la lutte contre les violences faites aux femmes, s’étant dotée dès 2004 d’une loi spécifique, présentée comme un « modèle » par le Conseil de l’Europe.

En Espagne, les femmes sont payées en moyenne 14,2% de moins que les hommes, un peu mieux que la moyenne européenne (16,2%) selon Eurostat.

Mais des débats passionnés s’y tiennent depuis des semaines, alimentés notamment par les déclarations de deux femmes ministres en faveur d’une « grève du zèle », qui a scandalisé la gauche.

Le chef du gouvernement, le conservateur Mariano Rajoy, s’est démarqué de leurs propos. « La journée d’aujourd’hui sert à lancer un débat et à nous faire, à tous, prendre conscience », a-t-il déclaré jeudi devant des membres de son parti, un ruban violet attaché à sa veste.

La présidente conservatrice du Congrès des députés Ana Pastor a aussi défendu le droit de grève: « Il y a des hommes qui continuent à penser que les femmes étendent mieux le linge », disait-elle jeudi.

La numéro deux du gouvernement Soraya Saenz de Santamaria a assuré qu’il restait « encore bien des choses à changer, car même les vice-présidentes du gouvernement doivent subir des comportements machistes inacceptables ».

Le mouvement est aussi suivi par des actrices célèbres comme Penelope Cruz ou Rossy de Palma, égéries du cinéaste Pedro Almodovar qui de film en film a rendu hommage aux femmes espagnoles.

Penelope Cruz a annulé sa participation à divers événements et annoncé qu’elle laisserait son compagnon, l’acteur Javier Bardem, s’occuper de leurs enfants.

« Si les femmes baissaient les bras, le ciel nous tomberait sur la tête », a écrit Rossy de Palma sur Instagram.

 

dans un tout autre genre que la kollontai: chanson nord coréenne, les femmes sont des fleurs

 
Poster un commentaire

Publié par le mars 8, 2018 dans Asie, femmes, Musique

 

Alejandra Kollontai: La Journée internationale des femmes au travail (8 mars) écrit en 1920.

Un texte fondamental pour comprendre en quoi communisme et féminisme, luttes pour le socialisme et pour l’égalité ont toujours été liées. C’est vrai avec le marxisme qui rompt avec le machisme d’un Proudhon, mais ça l »est dans l’histoire de l’avant-garde du mouvement ouvrier et avec la révolution blochvique. Alejandra Kollontaï fait ici le récit de cette épopée dont beaucoup d’épisodes sont inconnus ou oubliés. dans un moment où la colère des femmes contre ce qui se passe dans le travail est détournée parfois en caricature, il est utile de relire des textes comme celui-ci. (note et traduction de danielle Bleitrach)

 Résultat de recherche d'images pour "alexandra kollontai la bolchevique enamorada"

 

Rédigé:  Début mars 1920, peu avant, à l’occasion de la Journée internationale de la femme (8 mars).

Source de la présente version:  Traduction fournie par Daniel Gaido.

Cette édition:  Marxists Internet Archive, août 2017.

Une fête militante

La Journée de la femme ou Journée de la femme au travail est une journée de solidarité internationale et une journée pour faire le bilan de la force et l’organisation des femmes prolétariennes.

Mais ce n’est pas un jour spécial juste pour les femmes. Le 8 mars est une journée historique et mémorable pour les travailleurs et les paysans, pour tous les travailleurs russes et pour les travailleurs du monde entier. En 1917, en ce jour, la grande Révolution de Février a éclaté [1]. Ce sont les travailleuses de Saint-Pétersbourg qui ont lancé cette révolution; elles  furent les premières à lever le drapeau de l’opposition au tsar et à ses copains. Et ainsi, pour nous, le jour de la travailleuse est un jour de double célébration.

Mais si c’est une fête pour tout le prolétariat, pourquoi l’appelle-t-on « Journée de la femme »?Pourquoi organisons-nous des célébrations spéciales et des réunions spécialement destinées aux femmes qui travaillent et aux paysannes? Cela ne met-il pas en danger l’unité et la solidarité de toute la classe ouvrière? Pour répondre à ces questions, nous devons regarder en arrière et voir comment la Journée de la femme est née et dans quel but elle a été organisée.

Comment et pourquoi la Journée de la femme a-t-elle été organisée?

Il y a peu de temps, il y a environ dix ans, la question de l’égalité des femmes et la question de savoir si les femmes pouvaient participer au gouvernement avec les hommes étaient débattues. La classe ouvrière de tous les pays capitalistes s’est battue pour les droits des travailleuses; la bourgeoisie ne voulait pas accepter ces droits. Il n’était pas dans l’intérêt de la bourgeoisie de renforcer le vote de la classe ouvrière au parlement et, dans tous les pays, elle a empêché l’adoption de lois qui donnaient des droits aux travailleuses.

Les socialistes d’Amérique du Nord étaient particulièrement persistants dans leurs revendications pour le droit de vote. Le 28 février 1909, les femmes socialistes américaines ont organisé d’énormes manifestations et des réunions à travers le pays pour revendiquer des droits politiques pour les femmes qui travaillent. C’était la première « Journée des femmes ». L’initiative d’organiser une journée de la femme correspondait  donc aux revendications des travailleurs de l’Amérique du Nord.

En 1910, lors de la deuxième Conférence internationale des femmes socialistes, Clara Zetkin [2] asoulevé la question de l’organisation d’une Journée internationale des femmes au travail. La conférence a décidé que chaque année, dans chaque pays, une «Journée de la femme» serait célébrée le même jour sous le slogan « le vote des femmes unira nos forces dans la lutte pour le socialisme ».

Pendant ces années, la question de rendre le parlement plus démocratique, par exemple, d’élargir le suffrage et d’étendre le vote aux femmes, était d’une importance vitale. Même avant la Première Guerre mondiale, les travailleurs avaient le droit de voter dans tous les pays capitalistes à l’exception de la Russie [3]. Seules les femmes, avec les aliénés, sont restées sans ces droits. Mais, en même temps, la dure réalité du capitalisme exigeait la participation des femmes à l’économie nationale.

Chaque année, le nombre de femmes qui travaillaient dans les usines et les ateliers augmentait, ou en tant que servantes et nettoyeuses. Les femmes ont travaillé ensemble avec les hommes et ont créé la richesse du pays avec leurs mains. Mais les femmes ne pouvaient toujours pas voter.

Mais ces dernières années avant la guerre , la hausse des prix a forcé même la femme au foyer lesplus pacifiques de s’intéresser aux questions politiques et de protester haut et fort contre le pillage de l’ économie bourgeoise . Les «révoltes des femmes au foyer» sont devenues de plus en plus fréquentes, elles ont éclatéà différents moments en Autriche, en Angleterre, en France et en Allemagne.

Les travailleuses comprenaient que ce n’était pas assez de briser les étals du marché ou de chasser le marchand étranger ; elles ont compris que de telles actions ne réduisent pas le coût de la vie. Il est nécessaire de changer la politique du gouvernement. Et pour y parvenir, la classe ouvrière doit s’intéresser au suffrage universel.

Il a été décidé d’organiser une Journée de la femme dans chaque pays afin de lutter pour le vote des femmes qui travaillent. Cette journée allait être une journée de solidarité internationale dans la lutte pour des objectifs communs et une journée pour revoir la force organisée des travailleusessous la bannière du socialisme.

La première journée internationale de la femme

Cette décision prise à la deuxième Conférence internationale des femmes socialistes n’a pas été recueillie par écrit. Il a été décidé de célébrer la première Journée internationale de la femme le 19 mars 1911 .

Cette date n’a pas été choisie au hasard. Nos camarades allemands ont choisi la journée en raison de son importance historique pour le prolétariat allemand. Le 19 mars de l’année révolutionnaire de 1848, le roi de Prusse reconnut pour la première fois la force du peuple en armes et céda à la menace d’un soulèvement prolétarien. Parmi les nombreuses promesses qu’il a faites, et qu’il n’a pas honorées plus tard, figure l’introduction du vote pour les femmes.

Après le 11 janvier, de grands efforts ont été déployés en Allemagne et en Autriche pour préparer la journée de la femme. Les plans pour une manifestation ont été annoncés, à la fois par le bouche à oreille et dans la presse. Au cours de la semaine précédant la Journée de la femme, deux magazines sont apparus: Le vote pour les femmes en Allemagne et la journée des femmes en Autriche. Les différents articles consacrés à la Journée de la Femme – « Femmes et Parlement », « Femmes et affaires municipales », « Qu’est-ce que les femmes au foyer ont à faire avec la politique? », Etc. – ont analysé en profondeur le La question de l’égalité des femmes dans le gouvernement et dans la société Tous les articles ont souligné le même point: il  était absolument nécessaire de rendre le parlement plus démocratique en étendant le suffrage aux femmes.

La première Journée internationale de la femme a eu lieu en 1911 . Son succès a dépassé toutes les attentes. Ce jour-là, l’Allemagne et l’Autriche sont devenues une mer de tempêtes houleuses et vibrantes. Des réunions étaient organisées partout: dans les petites villes et même dans les villages, les salles de réunion étaient si bondées et il fallait demander aux hommes de donner leur place aux femmes.

Sans aucun doute, c’était le premier signe de militantisme des travailleuses . Les hommes sont restés à la maison avec les enfants , et leurs femmes, les femmes au foyer captives, sont allées aux réunions . Au cours des manifestations de rue les plus diverses, auxquelles ont participé 30 000 personnes, la police a décidé de retirer les bannières des manifestants; les travailleurs se sont mis en grêve. Dans les altercations qui ont suivi, seul le bain de sang a été évité avec l’aide des députés socialistes du Parlement.

En 1913, la journée internationale de la femme a été transférée au 8 mars . Cette journée a continué d’être le jour du militantisme des femmes qui travaillent.

Est-ce nécessaire une journée de la femme?

La journée de la femme a eu des résultats spectaculaires aux États-Unis et en Europe. Il est vrai qu’aucun parlement bourgeois n’a songé à faire des concessions aux travailleuses ou à répondre aux demandes des femmes. A cette époque, la bourgeoisie n’était pas menacée par une révolution socialiste .

Mais la journée de la femme a réalisé quelque chose. Surtout, il s’est avéré être une excellente méthode d’agitation parmi nos sœurs prolétariennes les moins politisées. Même elles ne pouvaient pas ne pas  prêter attention aux réunions, manifestations, affiches, brochures et journaux consacrés à la Journée de la femme. Même la femme politiquement arriérée pensait à elles-mêmes: « c’est notre jour, la fête de la femme qui travaille », et elles se sont  empressées de se réunir et de manifester. Après chaque jour de la travailleuse, plus de femmes rejoignaient les partis socialistes et les syndicats grandissaient. Les organisations se sont améliorées et la conscience politique s’est développée.

La journée de la femme a encore une autre fonction: elle renforce la solidarité internationale des travailleurs. Il est habituel pour les différentes parties d’échanger des conférenciers pour cette occasion: des camarades allemands vont en Angleterre, des camarades anglais vont en Hollande, etc. La cohésion internationale de la classe ouvrière est devenue forte et ferme, ce qui signifie que la force de combat du prolétariat dans son ensemble s’est développée.

Ce sont les résultats de la journée du militantisme des femmes qui travaillent. La Journée internationale de la femme contribue à accroître la prise de conscience et l’organisation des femmes prolétariennes. Et cela signifie que leur contribution est essentielle au succès de ceux qui se battent pour un avenir meilleur pour la classe ouvrière.

Les travailleuses en Russie

Les travailleurs russes participèrent pour la première fois à la Journée des femmes actives en 1913. C’était une période de grande réaction où le tsarisme tenait fermement les ouvriers et les paysans à leur place. Il n’était pas possible d’organiser des manifestations publiques pour célébrer la Journée de la femme. Mais les travailleurs organisés ont pu souligner leur journée internationale. Les deux journaux légaux de la classe ouvrière – la Pravda bolchevique et le Déjeuner Menhevik [4] – ont publié des articles sur la Journée internationale de la femme; ils ont publié des articles spéciaux, des portraits de femmes qui ont participé au mouvement des travailleuses et des salutations de camarades comme Bebel et Zetkin. [5]

Dans ces années sombres, les réunions étaient interdites. Mais à Petrograd, sur la Bourse Kalashaikovsky, des travailleurs appartenant au Parti ont organisé un forum public sur «La question des femmes». L’entrée était cinq kopeks. C’était une réunion illégale, mais la salle était absolument pleine. Certains membres du Parti ont pris la parole. Mais cette réunion «fermée» animée était à peine terminée lorsque la police, alarmée par de tels actes, est intervenue et a arrêté de nombreux orateurs.

Il était d’une grande importance pour les travailleurs du monde entier que les femmes de Russie, qui vivaient sous la répression tsariste, s’unissent et parviennent d’une manière ou d’une autre à reconnaître avec action la Journée internationale de la femme. C’était un signe que la Russie se réveillait et que les prisons et la potence tsariste étaient incapables de tuer l’esprit de lutte et de protestation du prolétariat russe.

En 1914, la journée des femmes travailleuses en Russie était mieux organisée. Les journaux des deux travailleurs ont participé à sa célébration. Nos camarades se sont beaucoup investis dans la préparation de la journée de la femme. En raison de l’intervention de la police, ils n’ont organisé aucune manifestation. Ceux qui ont participé à la planification de la Journée de la femme travailleuse se sont retrouvés dans des prisons tsaristes, et plus tard, beaucoup ont été déportés dans le nord froid. Car, bien sûr, le slogan « par le vote de la travailleuse » était devenu la Russie dans un appel ouvert au renversement de l’autocratie tsariste.

La journée des travailleuses pendant la guerre impérialiste

La Première Guerre mondiale a éclaté et la classe ouvrière de tous les pays a été couverte du sang de la guerre [6]. En 1915 et 1916, la journée des travailleuses à l’étranger a eu très peu d’impact; Les femmes socialistes de gauche qui partageaient les vues du parti bolchevique russe ont tenté de transformer le 8 mars en une manifestation de travailleuses contre la guerre . Mais les partis socialistes traîtres d’Allemagne et d’autres pays n’allaient pas permettre aux femmes d’organiser des réunions, et ils se voyaient refuser des passeports pour se rendre dans des pays neutres où les travailleuses souhaitaient organiser des réunions internationales et montrer que, malgré les vœux de la bourgeoisie, l’esprit de solidarité internationale a survécu.

En 1915, il fut seulement possible en Norvège d’organiser une manifestation internationale pour la Journée de la femme, à laquelle assistaient des représentants de la Russie et des pays neutres. Il était impensable d’organiser une Journée de la femme en Russie, car ici, le pouvoir du tsarisme et sa machinerie militaire étaient illimités.

Puis vint la grande, grande année de 1917. La faim, le froid et les épreuves de la guerre épuisèrent la patience des travailleuses et des paysannes de Russie. En 1917, le 8 mars (23 février), à l’occasion de la Journée de la femme au travail , les femmes sont allées courageusement dans les rues de Petrograd. Les femmes – quelques ouvriers, d’autres femmes, des soldats – ont exigé «du pain pour nos enfants » et « le retour de nos maris des tranchées ». En ce moment décisif, les protestations ouvrières menaçaient que même les forces de sécurité tsaristes n’osent pas prendre les mesures habituelles contre les rebelles, mais regardent confusément la mer agitée de la colère des gens.

La journée de travail des femmes de 1917 est devenue une journée mémorable dans l’histoire. En ce jour, les femmes russes ont levé le flambeau de la révolution prolétarienne et embrumé le monde.La révolution de Février marque son commencement.

Notre appel à la bataille

La journée de la femme a été organisée pour la première fois il y a dix ans dans le cadre de la campagne pour l’égalité politique des femmes et la lutte pour le socialisme. Cet objectif a été atteint par les femmes de la classe ouvrière en Russie. En République soviétique, les travailleuses et les paysannes n’ont pas eu besoin de se battre pour le suffrage ou pour les droits civils. Elles avaient déjà gagné ces droits: le droit de voter, de participer aux Soviets et de participer à toutes les organisations collectives. Les travailleuses russes sont des citoyennes égales aux hommes. Entre leurs mains, ces droits sont une arme puissante pour faciliter la lutte pour une vie meilleure. [ 7 ]

Mais les droits seuls ne suffisent pas. Vous devez apprendre à les utiliser . Le droit de vote est une arme que nous devons apprendre à utiliser pour notre propre bénéfice et celui de la République des travailleurs. En deux ans de pouvoir soviétique, la vie elle-même n’a pas changé du tout. Nous sommes seulement en train de nous battre pour le communisme et nous sommes entourés du monde que nous avons hérité d’un passé sombre et répressif. Les entraves de la famille, le travail domestique et la prostitution sont encore un lourd fardeau pour la travailleuse. Les travailleuses et les paysannes ne peuvent que se débarrasser de cette situation et atteindre une véritable égalité, et pas seulement dans la loi, si elles mettent toute leur énergie à faire de la Russie une société vraiment communiste.

Et pour accélérer cela, nous devons d’abord réparer l’économie brisée de la Russie. Nous devons considérer la résolution de nos deux tâches les plus immédiates – la création d’une main-d’œuvre bien organisée et politiquement consciente et la restauration des transports. Si notre armée de travail fonctionne bien, nous aurons bientôt des locomotives à vapeur et les chemins de fer commenceront à fonctionner. Cela signifie que les travailleurs auront le pain et le bois de chauffage dont ils ont désespérément besoin.

Ramener le transport à la normale accélérera la victoire du communisme. Et avec la victoire du communisme viendra l’égalité complète et fondamentale pour les femmes. Par conséquent, le message de la Journée des femmes qui travaillent cette année devrait être:  » Travailleurs, paysans, mères, épouses, sœurs, tous les efforts pour aider les travailleurs et les camarades à surmonter le chaos des chemins de fer et de rétablir le transport . Tous dans la lutte pour le pain, le bois de chauffage et les matières premières .  »

L’année dernière, la devise de la Journée de la Femme était: « Tout pour la victoire du Front Rouge » [ 8]. Maintenant, nous appelons les travailleuses à rassembler leurs forces dans un nouveau front sans sang, le front du travail! L’Armée Rouge a vaincu l’ennemi extérieur parce qu’elle  était organisé, discipliné et prêt pour le sacrifice personnel. Avec l’organisation, le travail acharné, l’autodiscipline et le sacrifice de soi, la république ouvrière va vaincre l’ennemi intérieur: la dislocation des transports et de l’économie, la faim, le froid et la maladie. « Tout le monde à la victoire sur le front du travail! Tout le monde à cette victoire!

Nouvelles tâches pour la journée de la femme au travail

La Révolution d’Octobre a donné aux femmes l’égalité avec les hommes en termes de droits civils.Les femmes du prolétariat russe, qui, il n’y a pas longtemps, étaient les plus malheureuses et les plus opprimées, peuvent maintenant montrer fièrement aux camarades des autres pays le chemin de l’égalité politique par l’instauration de la dictature du prolétariat et du pouvoir soviétique.

La situation est très différente dans les pays capitalistes, où les femmes souffrent encore de la surcharge de travail et du manque de droits. Dans ces pays, la voix de la femme qui travaille est faible et sans vie. Il est vrai que dans plusieurs pays – la Norvège, l’Australie, la Finlande et certains États d’Amérique du Nord – les femmes avaient déjà gagné des droits civils avant la guerre. [9]

En Allemagne, après que le Kaiser a été renversé et une république bourgeoise dirigée par le « engagé établie » [10], trente-six femmes est entré au Parlement – mais pas un seul communiste!

En 1919, en Angleterre, une femme a été élue pour la première fois en tant que députée. Mais qui était-elle? Une « dame » Autrement dit, un propriétaire foncier, un aristocrate. [ 11 ]

En France, la question de l’extension du suffrage aux femmes a également été soulevée. [12]

Mais à quoi servent ces droits aux travailleuses dans le cadre du parlement bourgeois? Tant que le pouvoir est entre les mains des capitalistes et des propriétaires, aucun droit politique ne sauvera la travailleuse de sa position traditionnelle d’esclave à la maison et dans la société. La bourgeoisie française est prête à porter un nouveau coup à la classe ouvrière, à faire face aux idées bolcheviques croissantes parmi le prolétariat: elles sont disposées à donner le vote aux femmes.

Monsieur bourgeois, monsieur, il est trop tard!

Après l’expérience de la Révolution russe d’ Octobre, il est clair à toutes les femmes qui travaillent en France, en Angleterre et d’ autres pays que seule la dictature de la classe ouvrière, seule la puissance des soviets peut garantir l’ égalité totale et absolue. La victoire finale du communisme abattez siècle – vieilles chaînes de répression et le manque de droits . Si la tâche de la Journée internationale de la femme au travail était avant la lutte pour les droits de vote pour les femmes contre la suprématie de la bourgeoisie au Parlement, la classe ouvrière a maintenant une nouvelle tâche: d’ organiser des travailleuses de slogans de lutte de la IIIe internationale. Au lieu de participer aux travaux de parlementarisme bourgeois, d’ entendre l’appel de la Russie:

« Les travailleuses de tous les pays! Organisez un front prolétarien uni contre ceux qui pillent le monde! A bas le parlementarisme de la bourgeoisie! Nous accueillons le pouvoir soviétique! Hors des inégalités subies par les hommes et les femmes qui travaillent! Nous nous battrons avec les travailleurs pour le triomphe du communisme mondial! « 

Cet appel a été entendu pour la première fois au milieu des procès auxquels a été confronté le nouvel ordre, dans les batailles de la guerre civile, et sonne une musique qui ébranlera le cœur des travailleurs d’autres pays. La travailleuse entendra cet appel et saura que c’est correct. Jusqu’à récemment, je pensais que s’ils réussissaient à envoyer quelques représentants au parlement, leur vie serait plus facile et l’oppression du capitalisme plus supportable. Maintenant, ils savent que ce n’est pas comme ça.

Seul le renversement du capitalisme et l’établissement du pouvoir soviétique les sauveront du monde de la souffrance, des humiliations et des inégalités qui rendent la vie difficile aux femmes qui travaillent dans les pays capitalistes. Journée internationale de la femme au travail se trouve être une journée de lutte pour le droit de vote à une journée internationale de lutte pour la libération totale et absolue des femmes, ce qui signifie une lutte pour la victoire des soviets et pour le communisme!

A bas le monde de la propriété et la puissance du capital!

Sur les inégalités, le manque de droits et l’oppression des femmes – l’héritage du monde bourgeois!

Vers l’union internationale des travailleurs et des travailleuses dans la lutte pour la dictature du prolétariat – le prolétariat des deux sexes!

 

PCF 62 : Solidarité avec le Parti communiste Polonais, solidarité avec le Donbass, Monika nous invite à répondre présents

  •  je dédicace cette journée des luttes des femmes à notre amie Monika  qui ici dans le nord et le Pas de calais nous invite à soutenir nos camarades polonais réprimés pour se battre pour la mémoire de la Pologne populaire, contre l’OTAN. Monika, c’est la solidarité avec le plombier polonais, mais aussi le camarade grec qui subit la politique d’austérité, c’est elle qui nous a conduit à Odessa et qui aujourd’hui, comme nous réclame la solidarité avec le Donbass qui subit l’agression fasciste. Monika c’est la féministe de toujours, celle qui partout se bat pour le salaire égal, pour le droit à son corps. Elle témoigne à quel point les femmes sont l’avenir de l’Europe, celle des luttes, de la solidarité internationale contre les égoïsmes, les mises en concurrences des travailleurs, toutes les xénophobies, le communisme est une idée neuve en Europe, le spectre de la justice, de la paix qui ne cesse de la hanter et qui porte ce beau nom de communisme… (note de danielle Bleitrach)

6 Mars 2018, 09:31am

|Publié par hervepolypcf62.over-blog.com

la fédération communiste du Pas-de-Calais était représentée à ce rassemblement devant la sous préfecture de Lens.

la fédération communiste du Pas-de-Calais était représentée à ce rassemblement devant la sous préfecture de Lens.

en mairie de Grenay
en mairie de Grenay

en mairie de Grenay

« Appel des 118 » PETITION Non à la délégalisation du Parti communiste polonais (KPP) Oui à la liberté d’expression en Pologne

Ce lundi 27 novembre 2017, devait s’ouvrir à Dabrowa Gornicza (Silésie) un nouveau procès à l’encontre de dirigeants et militants du Parti communiste polonais (Komunistyczna Partia polski / KPP) accusés de « propager l’idéologie communiste » dans le magazine Brzask et sur le site web du KPP. Ces militants risquent deux ans de prison pour avoir exprimé une opinion ! Cette nouvelle attaque s’inscrit dans le cadre d’une violente campagne antiprogressiste à caractère révisionniste. Elle vise à vider l’espace public de toutes références non seulement à la Pologne populaire (débaptisations de rues, places, etc.), mais aussi au sacrifice des 600 000 soldats de l’Armée rouge qui ont libéré le pays du joug nazi (démolition de monuments érigés en leur honneur). Une campagne qui pourrait avoir pour point d’orgue l’interdiction du KPP sous le prétexte que son programme ne serait pas conforme à la Constitution.

Nous, signataires de la pétition, demandons la fin des poursuites contre les militants du KPP et le respect de la liberté d’expression en Pologne.

Les premiers signataires : Bruno Drweski, maître de conférences, militant de l’ARAC, Malakoff (92) Louis Bembenek, retraité des Houillères, CGT Mineurs, Masny (59) Christian Delépine, conducteur de poids lourds, CGT, Arras (62) Jacques Kmieciak, journaliste, Les Amis d’Edward Gierek, (62) Georges Gastaud, secrétaire national du PRCF, fils de résistant décoré par la République populaire de Pologne pour avoir aidé à l’évasion de soldats polonais intégrés de force dans la Wehrmacht, Lens (62) Hervé Poly, secrétaire de la Fédération du PCF du Pas-de-Calais, (62) Dominique Watrin, sénateur, PCF (62) Domenico Losurdo, philosophe, professeur émérite Université Urbino, (Italie) Jean-Paul Cruse, journaliste-écrivain, indépendant, animateur de la feuille L’ESPOIR, (75) Pierre Carette, retraité, FGTB, Bruxelles (Belgique) Christian Champiré, maire PCF de Grenay, Grenay (62) René Vandenkoornhuyse, professeur retraité, SNES/PCF, Longuenesse (62) David Noël, professeur d’histoire-géographie, conseiller municipal, Ligue des Droits de l’Homme, CGT/PCF, Hénin-Beaumont (62) Jean-Louis Fossier, militant et élu communiste, Courrières (62) Christophe Pouzat, chercheur (CNRS), PRCF/FSC, Vitry-sur-Seine (94) Chantal Portaux, Les Amis d’Edward Gierek, (62) Paul Van Praag, professeur émérite à l’Université de Mons, Bruxelles (Belgique) Daniel Dewalle, éducateur PJJ retraité, PCF, Houdain (62) Monique Delépine, agent d’entretien, Comité « Bassin minier » pour la libération de GI Abdallah, Arras (62) Stéphane Sirot, historien et professeur d’histoire, CGT, Mons-en-Barœul (59) Jacques Tourtaux, cheminot retraité, CGT des cheminots retraités de Versailles, Reims (51) Jean Ooghe, ancien sénateur, maire honoraire de Sainte-Geneviève-des-Bois, chevalier de la Légion d’honneur…

signature à renvoyer à : « Association des Amis d’Edward Gierek » 22, rue nationale, 62 150 Rebreuve-Ranchicourt.

 

 
 

la necessité franquiste d’extirper le « gène rouge »

C’est ainsi que le fascisme et le terrorisme d’état a perpetué le capitalisme dans le monde entier. Voici quelques extraits des aberrations de l’un des artisans de la torture et de l’extermination contre les communistes, plus particulièrement contre les « femmes rouges », de ceux  qui  voulaient, et continuent de vouloir éradiquer le communisme,  ceux qui se profitent de l’exploitation et de la soumission : voici les capitalistes et leur outil fasciste.explique l’auteur de l’article. On apprend effectivement à la fin du texte que ce fou furieux a fait une brillante carrière sous le franquisme et qu’il a présidé en 1950 un colloque de psychiatres à Paris en 1950. L’Espagne en ce moment se réveille de l’amnistie des crimes franquistes imposée en 1978 avec l’accord des socialistes et des communistes sous la férule de Santiago Carillo le leader de l’eurocommunisme et dénonce la permanence au sein même de l’appareil d’Etat, des médias, de toutes les institutions de ces individus et de leur idéologie (note et traduction de Danielle Bleitrach)

L’image contient peut-être : 1 personne

Esteban Zúñiga

8 h · 

25 de febrero de 1960.
LA NECESIDAD FRANQUISTA DE EXTIRPAR EL « GEN ROJO ».
 » A la mujer se le atrofia la inteligencia como las alas a las mariposas de la isla de

25 février 1960.
Le besoin franquiste d’extirper  le « gène rouge ».
 » la femme s’atrophie l’intelligence comme les ailes aux papillons de l’île de Kerguelen, car sa mission dans le monde n’est pas celle de se battre , mais de fournir  la descendance de celui qui doit se battre pour elle. » (Antonio Vallejo-Nájera) « Psychologie des sexes ». 1944).

Le 25 février 1960, mourait à Madrid, à l’âge de 71 ans, Antonio Vallejo-Nájera Lobón, un médecin et psychiatre réputé sous le régime franquiste. L’un des pseudos  idéologues du franquisme, qui a causé des dégâts considérables , en particulier aux femmes. Et qui a affirmé et constaté, selon lui, que le marxisme était une maladie, pratiquement incurable.

Parmi ses nombreuses affirmations, nous pouvons souligner son pari sur l’eugénisme, la pureté de la race d’inspiration nazie, la recherche du gène rouge et la démonstration que les femmes marxistes sont des infidèles irrémédiables, possédées par la lubricité et incapables d’éduquer leurs enfants.

Psychiatre, dimplomé de l’université de valladolis, où il a terminé ses études en 1909, il s’est consacré à la santé militaire de l’armée.

En 1917, il a été nommé attaché à l’ambassade espagnole de Berlin, où il entre en contact direct avec le nazisme et avec différents psychiatres nazis ce qui détermine son fanatisme face aux théories eugéniques nazies et ce jusqu’ à devenir un fervent admirateur du nazisme et de sa stratégie de l’élimination des  plus faibles.

En 1930, il est retourné en Espagne pour travailler à la clinique psychiatrique viesville. Mais il n’a pas trouvé  de Juifs en Espagne. Il a tourné les yeux vers cette partie de la société espagnole de couleur rouge qui demandait : « Liberté, égalité et fraternité » et qui, en outre, osait rompre avec le sacro-Saint ordre établi en demandant la réforme agraire et la nationalisation des moyens de production.
 »

« L’imbécile social inclut cette foule d’êtres incultes, maladroits, influençables, dépourvus de spontanéité et d’initiative, qui contribuent à faire partie de la masse grégaire des gens anonymes. » ( » la folie de la guerre. » Psychopathologie de la guerre espagnole « . 1939).

Au début de la guerre civile, le Colonel Vallejo-Nájera était professeur de psychiatrie à L’Académie de la santé militaire, il est devenu le plus gradé des services psychiatriques de l’armée franquiste et il a écrit abondamment sur sa théorie suprématistes et eugéniques, créant le cabinet de recherche Psychologie de l’armée, une copie de l’institut allemand qui diffusait les idées eugéniques nazies, et sur la dégénérescence de la race espagnole pendant la République, demandant comme une solution nécessaire de reprendre L’Inquisition, comme moyen de défendre la « Race hispanique ». ainsi dans son Livre « Eugénisme de l’ hispanité et régénération de la race » (1937), il exposait le canon de la race hispanique :
 » le phénotype amojamado, anguleux, sobre, austère, se transformait en un autre arrondi, ventru, sensuel, vénale et parvenu, aujourd’hui prédominant. le rapport de la figure corporelle avec la psychologie de l’individu est si étroit que nous devons considérer comme nécessaire de lutter contre la nébuleuse de Sanchos et la pénurie de don Quchotte . »

C’est pourquoi il a préconisé la résurgence d’une inquisition nécessaire contre ceux qu’il considérait comme des déprogrammé, des anticatóliques et des antimilitaristes qui corrompaient la race espagnole. Il affirmait  :
 » Remercions Nietzsche la résurrection des idées spartiates sur l’extermination des inférieurs organiques et psychiques, qui sont les parasites de la société. La société moderne n’admet pas d’aussi cruel postulats dans l’ordre matériel, mais dans le moral, il ‘y a lieu de mettre en pratique des mesures, qui placent les tarés biologiques dans des conditions qui rendent  impossible leur reproduction et leur transmission à la descendance des tares qui les affectent. .

Le moyen le plus simple et le plus facile de ségrégation consiste à placer dans les prisons, les asiles et les colonies les tarés, avec séparation des sexes. » (Antonio Vallejo-Nájera. « L’ eugénisme de la hispanité et la régénération de la race ». 1937).

En tant que chef des services psychiatriques de l’armée de franco, pendant la guerre civile et les premières années d’après-guerre, il a réalisé des études qui avaient pour mission de répondre à des questions de l’ordre de : est-ce que le rouge naît comme ça ou il le devient ?  Et quelle malformation amène un individu à adhérer au marxsime ?
 »

L’infériorité mentale des partisans de l’égalité sociale et politique ou des mécontents. La perversité des régimes démocratiques partisans du ressentiment assure la promotion des perdants avec des politiques publiques, contrairement à ce qui se passe avec les régimes aristocrates où seuls triomphent les meilleurs. » ( » Psychisme du fanatisme marxiste « ) dans la revue semaine médicale espagnole . 1939).

Ainsi entre décembre 1938 et octobre 1939, il a fait plusieurs études pour démontrer que les personnes d’idéologie marxiste avaient une tare mentale qui les rendait vulnérables. Le soi-disant  » gène rouge  » ou marxiste empoisonnait l’idéal de la race hispanique, considérant que la race hispanique avait remplacé là son fronton :  » Dieu, patrie et famille  » par les idées marxistes de la lutte des classes et le sentiment intérieur d’appartenance À la classe ouvrière, qui se sont reflétés dans son œuvre « L’ eugénisme de la hispanité et la régénération de la race ou psychisme du fanatisme maxriste », en analysant un groupe de brigadistes  internationaux prisonniers à San Pedro de cardeña (Burgos).

De sa recherche dans le camp de concentration de Saint-Pierre de cardeña, il a tiré plusieurs postulats s sur l’infériorité de l’idéologie marxiste exposée dans son travail  » Psychisme du fanatisme marxiste. Des recherches psychologiques sur des marxistes féminins criminelels « :
 » le candeur de l’idéologie marxiste et de l’égalité sociale qu’il préconise favorise son assimilation par des inférieurs mentaux et déficients culturels, incapables d’idéaux spirituels, qui trouvent dans les biens matériels offerts par le communisme et la démocratie la satisfaction de leurs soif animale. Le bas niveau mental et l’inculte trouvaient dans la politique marxiste les moyens de faciliter la lutte pour la vie, contrairement à tout autre régime social, en particulier les aristocrates qui encouragent le au des meilleurs. »

Ses idées scientifiques l’ont amené à affirmer que les marxistes étaient possédés par des complexes psychoaffectifs comme l’ambition, le arrivisme, l’envie, la rancune et la soif de vengeance face aux nationalistes chez lesquels  régnait le patriotisme, la religion et la responsabilité morale :
 » les marxistes aspirent au communisme et à l’égalité des classes en raison de leur infériorité, dont ils ont sans doute conscience, et c’est pourquoi ils peuvent être  considérés comme incapables de prospérer par le travail et l’effort personnel, s’ils veulent l’égalité des classes  Il  ne s’agit d’une volonté de s’lélever, mais de faire baisser à leur  niveau ceux qui possèdent un poste social important, acquis ou hérité. »

En mai 1939, Antonio Vallejo-Nájera S’est rendu à la prison de Malaga avec l’objectif  de soumettre à une expérience raciale 50 brigadistes marxistes d’âges différents et dont 33 étaient condamnées à mort, 10 À la réclusion à perpétuité et 7 à des peines de 10 à 20 ans. En diagnostiquant  les  » 13 sujets  » Qu’il définit comme :  » libertaires congénitales, révolutionnaires nées, qui sont inspirés par leurs tendances biopsychiques constitutionnelles qui   ont déployé une intense activité avec la race rouge masculine. »

Pour conclure que  » la femme rouge et la femme en général avaient des traits physiques d’une extraordinaire infériorité par rapport à l’homme  » et que  » le marxisme et la révolution unis à la femme devaient être traités médicalement, et non politiquement. »

Ce psychiatre franquiste affirmait que devant l’existence d’un gène rouge, les femmes avaient un virus qu’il fallait enlever et qu’être de gauche était lié à la perversion humaine. Sa misogynie absurde l’a amèné à affirmer que :
 » Rappelez-vous pour comprendre la participation du sexe féminin à la révolution marxiste il faut partir de sa caractéristique faiblesse d’équilibre mental, sa moindre résistance aux influences environnementales, l’insécurité du contrôle sur la personnalité (…) alors se réveillent l’instinct du  le sexe féminin  Il est de cruauté et il dépasse tout ce que l’on peut imaginer, précisément parce qu’il y manque les inhibitions intelligentes et logiques, par rapport à  la cruauté féminine qui n’est pas satisfaite par l’exécution du crime, mais augmente au cours de sa réalisation (…) en plus, dans les révoltes politiques elles ont l’occasion de satisfaire leurs soif sexuelles latentes. »

La haine qu’il éprouvait envers les femmes marxistes ou les tendances gauchistes, l’a conduit à publier diverses études qui l’ont conduit à affirmer qu’il était pertinent de voler les enfants en bas âge des femmes marxistes, pour aussi détruire leurs esprits et annuler leurs volontés ; ou que Le mieux, c’est que les rouges n’aient pas d’enfants :
 » L’idée des relations intimes entre le marxisme et l’infériorité mentale nous l’avions  déjà exposée dans d’autres travaux. La vérification de nos hypothèses a une énorme incidence politique sociale, car  militent dans le marxisme de préférences des  psychopathes antisociales, selon nous , la ségrégation de ces sujets dès l’enfance pourrait libérer la société d’une terrible peste. »

De cette idéologie et de tous ces postulats, après la fin de la guerre civile, et avec le soutien résolu du régime franquiste, il a lancé sa campagne pour psychiatriser la dissidence et vaincre les dangers qui menaçaient  l’Espagne,  par son Influence au sein du nouveau régime fasciste , il a eu une carrière jalonnée  « succès », qui l’a conduit à présider le 1950. ème congrès international de psychiatrie, tenu à Paris en 1950.

 

Rapport OXFAM : 90% des nouveaux milliardaires sont … des hommes

Sur 10 nouveaux milliardaires, 9 sont des hommes indique l'ONG britannique Oxfam dans son rapport intitulé "Récompenser le travail, pas la richesse" publié mi-janvier 2018.

Sur 10 nouveaux milliardaires, 9 sont des hommes indique l’ONG britannique Oxfam dans son rapport intitulé « Récompenser le travail, pas la richesse » publié mi-janvier 2018. Il est à noter que si il y a des pauvres un peu moins pauvres, ces statistiques sont dues essentiellement au poids numérique de la Chine. Quand un quart de l’humanité bouge cela n’est pas sans effet sur des statistiques globales mais cela peut donc recouvrir par ailleurs une aggravation de la pauvreté. ce constat difficilement niable a une certaine importance parce que cela prouverait que du côté de la Chine ce que l’on présente comme le retour du capitalisme connait un développement contradictoire avec celui du reste du monde. En ce qui concerne les femmes, les deux premières mesures prises par le socialisme chinois ont été la réforme agraire et la fin du patriarcat, l’égalité officielle des femmes. La situation est plus contrastée ne serait que dans le rapport ville campagne, la politique de l’enfant unique a des effets contradictoires, d’un côté il y a pénurie de femmes, de l’autre cela a donné aux filles un accès nouveau à l’éducation; Nous sommes ici aussi devant un processus original. (note de danielle Bleitrach)
Crédit OCDE/David Parry

Ne devient pas milliardaire qui veut, enfin surtout pour celle qui le voudrait. Selon le rapport de l’ONG britannique OXFAM, un nouveau milliardaire apparait tous les deux jours. Sur les 2 043 milliardaires recensés aujourd’hui dans le monde, neuf sur dix sont des hommes.

Les riches sont de plus en plus riches, mais les pauvres un peu moins pauvres ? Un constat aux allures de vraie fausse bonne nouvelle en tout cas du côté des femmes, car ce sont elles que l’on trouve toujours et encore au bas de l’échelle.

Pour le dénoncer, l’ONG britannique OXFAM sait manier l’art des chiffres et des comparaisons. Tout aussi choquantes les unes que les autres avec pour objectif celui de nous interpeller, nous et surtout ceux qui font partie de la minorité la plus riche de la planète, celle qui se retrouve cette semaine au sommet annuel mondial économique de Davos en Suisse.

Dans ce rapport intitulé « Récompenser le travail, pas la richesse », on apprend que 62 personnes (53 hommes, 8 femmes) sont aussi riches que la moitié des habitants de la planète, leur fortune a augmenté de 44% depuis 2010, celle des autres a chuté de 41%.

Ce boom incroyable équivaut à sept fois le montant qui permettrait de mettre fin à la pauvreté extrême dans le monde. 82 % des richesses créées dans le monde en 2017 ont bénéficié aux 1 % les plus riches, alors que la situation n’a pas évolué pour les 50 % les plus pauvres.

L’enquête publiée quelques jours avant la tenue du World Economic Forum (WEF), l’ONG nous explique qu’il ne faut que quatre jours au PDG de l’une des cinq premières marques mondiales de textile pour empocher ce qu’une ouvrière du secteur au Bangladesh mettra une vie entière à gagner.

L’extrême richesse des 1% résulte du travail des 99 % . La croissance doit être partagée avec celles et ceux qui la créent ! Pour en savoir plus, RDV ici : http://bit.ly/2Djmu7I 

« Les travailleuses et travailleurs pauvres s’échinent sur des tâches dangereuses et mal rémunérées pour alimenter l’extrême richesse d’une minorité. Les femmes occupent les postes les plus difficiles tandis que la quasi-totalité des grandes fortunes sont entre les mains d’hommes », peut-on lire.

 
Poster un commentaire

Publié par le février 26, 2018 dans Economie, femmes, SOCIETE