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Archives de Catégorie: femmes

pour la première fois de son histoire le Népal a une femme comme présidente, une communiste

 http://www.telesurtv.net/news/Nepal-elige-por-primera-vez-a-una-mujer-como-presidenta-20151028-0054.html

 

  • Se trata de Bidhya Devi Bhandari que fue electa por 327 miembros del Congreso.

    C’est Bidhya Devi Bhandari, qui a été désignée par 327 membres du Congrès. | Photo : radiopaula.

C’est la première fois que ce poste est établi  en vertu de la nouvelle Constitution républicaine.

Une décision historique ce mercredi  au Népal et Bidhya Devi Bhandari, a été élue Président de ce pays, ce qui en fait la première femme à occuper le poste.

C’est aussi la première fois, que  ce poste  est créé en vertu de la nouvelle Constitution républicaine. Bhandari, chef du parti communiste UML (Marxiste-Léniniste) du Népal, a été choisie par le Congrès de la nation.

 le chef de l’UML a été député, ministre de la défense et était l’épouse du défunt leader communiste historique Madan Bhandari. Bidhya est devenue une personne influente dans le changement des nouvelles pratiques ^politique  du pays.  

Avec 327 voix, elle a été élue comme nouveau Président, sur un total de 601 politiciens qui composent le Congrès, c’est-à-dire qu’elle a obtenu 54,4 % des voix. Notez que la nouvelle Constitution stipule que c’est le Congrès qui élit le Président.

Le choix de Binet est un pas en avant en ce qui concerne  la façon de faire de la politique dans ce pays, une  mise  à niveau de la culture civique  avec l’idiosyncrasie du pays.

Après avoir été désignée  Bhadari a déclaré aux journalistes qu’elle  entamera  des discussions avec les territoires  du sud du pays en contradiction avec  la nouvelle Constitution, qui interdit  les protestations et ferme  la frontière avec l’Inde.

L’adoption de cette nouvelle Constitution a été à l’origine de  l’instabilité politique dans les zones de la région sud du Teraï, dont  les protestations ont persisté pendant des mois.

Données : Bhandari a une longue histoire en tant que membre politique et parlementaire depuis 1994 et a été ministre de la défense durant l’administration de Madhav Kumar (2009-2010).

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Publié par le octobre 28, 2015 dans Asie, femmes

 

Il y a soixante-dix ans, les 33 premières femmes entraient à l’Assemblée, parmi elles 17 communistes

C’est à la suite de la proposition de loi de Fernand Grenier, communiste, que les femmes ont eu le droit de vote. Pendant l’entre deux-guerre les communistes avaient combattu pour qu’elles votent et soient éligibles, y compris dans leurs mairies, quitte à fabriquer une double scrutin. Et puis il y a eu le rôle des femmes dans la Résistance, le rôle des communistes, aussi Il y a soixante et dix ans, trente trois femmes rentraient à l’Assemblée Nationale, parmi elles dix sept communistes, dont Marie Claude vaillant Couturier, la même à qui ce minable président socialiste a refusé l’entrée au Panthéon. Les socialistes préfèrent honorer une « héroine » fabriquée à leur mesure de toute pièce, une royaliste contre le peuple, Olympe de Gouges, une demi-mondaine bien en cour, comme les aiment les socialistes, qui fut exécutée non pas parce qu’elle était féministe mais totalement réactionnaire.

http://www.lecanardrépublicain.net/spip.php?article668 (note de . danielle bleitrach)

image: http://s2.lemde.fr/image/2015/10/21/534×0/4794126_6_2dbb_raymonde-nedelec-a-gauche-madeleine_978a269164fb7df07828a322c52a8022.jpgRaymonde Nédelec (à gauche), Madeleine Léo-Lagrange (au centre) et Marie-Claude Vaillant-Couturier (à droite).
Raymonde Nédelec (à gauche), Madeleine Léo-Lagrange (au centre) et Marie-Claude Vaillant-Couturier (à droite). Assemblée nationale

Retour vers le passé. Il y a soixante-dix ans, trente-trois femmes ouvraient les portes de l’Hémicycle aux Françaises. Parmi les premières députées de la République, entrées à l’Assemblée nationale le 21 octobre 1945 : Marie-Claude Vaillant-Couturier, Germaine Peyroles, Madeleine Léo-Lagrange, Raymonde Nédelec, la dernière de ces trente-trois précurseuses encore en vie qui fêtera d’ailleurs jeudi ses 100 ans…

Des femmes issues « de familles bourgeoises ou de milieux très modestes », dont trois avaient commencé à travailler à l’âge de 11 ans, a souligné la vice-présidente de l’Assemblée Sandrine Mazetier (PS) lors d’un hommage rendu au Palais-Bourbon. Sur le site de ce dernier, leurs portraits permettent en effet de découvrir des journalistes, des institutrices mais également des sténodactylos et des ouvrières.

Une exposition en leur honneur a également été inaugurée au Palais-Bourbon, mercredi, devant un parterre essentiellement féminin. Le buste d’Olympe de Gouges, figure de la Révolution guillotinée et pionnière du féminisme, qui devait initialement être installé en salle des Quatre-Colonnes en ce jour anniversaire, le sera ultérieurement. L’œuvre n’est pas tout à fait terminée.

« Il y a encore du boulot »

Ces 17 communistes, 9 membres du mouvement républicain populaire, 6 socialistes et une du Parti républicain de la liberté ne tardent pas à tenter de faire avancer la cause des femmes, en proposant notamment dès 1947 « une égalité professionnelle et de rémunération entre les femmes et les hommes ».

Ces 33 femmes, à qui le droit de vote avait été accordé le 21 avril 1944, représentaient alors 5,6 % du total des 586 députés. Actuellement, elles sont 151 sur 577, soit 26 %, une proportion inédite sous la Ve République.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/politique/article/2015/10/21/il-y-a-soixante-dix-ans-les-33-premieres-femmes-entraient-a-l-assemblee_4794129_823448.html#FlZkUB5Db7Q0QQUq.99

 
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Publié par le octobre 22, 2015 dans femmes

 

Kadyrov a posté un clip de ses filles

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http://vz.ru/news/2015/10/10/771646.html

10 octobre 2015

 

Les filles du dirigeant tchétchène Ramzan Kadyrov ont enregistré un nouvel clip musical sur les bases de l’Islam, a déclaré le conseiller du dirigeant, Adam Shahidov.

« Cette vidéo met en vedette trois filles de Kadyrov – Hutmat, Tabarik et Achoura. La chanson en langue tchétchène est écrite sous la forme de questions posées par l’aînée Hutmat et de réponses de la fille cadette Achoura, sur les fondements de l’Islam « – a expliqué Shahidov à RIA » Novosti « .

Dans la vidéo, les filles sont habillées en stricte conformité avec les règles de l’islam. La petite Achoura chante pour la première fois en public.

Clip vidéo a été postée par Kadyrov lui-même sur sa page personnelle Youtube.

VIDEO

https://www.youtube.com/watch?v=QYmWyQW6Uvw

En 2012, la fille du chef de la République tchétchène Hutmat et le célèbre récitant du Coran Hafiz Sheikh Mishary Rashid Al Afasy (Koweit) ont enregistré une vidéo de nasheed (poème musical musulman) « Arrohman » (« miséricordieux »), écrit spécifiquement à la demande du dirigeant de la Tchétchénie.

En avril, le chef de la République tchétchène, Ramzan Kadyrov, a déclaré à la station de radio « Ici Moscou « , qu’il n’était dans la politique par choix, mais par ​​ »la volonté du destin, » et qu’il ne souhaitait pas que ses enfants à l’avenir fassent une carrière politique.

Kadyrov a huit enfants, et six d’entre eux sont Hâfiz (récitants du Coran par cœur).

Renseignements complémentaires: Kadyrov est le dirigeant tchétchène qui ne passe pas spécialement pour un tendre depuis qu’il a résolu d’une manière très pro-russe la révolte de son peuple. Il est à noter qu’il a demandé l’autorisation à Poutine d’aller sur le terrain affronter lui-même à la tête de ses armées le calife autoproclamé. On peut se demander s’il ne prétend pas lui aussi à diriger en l’exprimant  le monde musulman méditerranéen et du Caucase. Mais il faut noter que cette vidéo intervient également au moment où les Russes inaugurent à Moscou la plus grande des mosquées contemporaines. C’est donc non pas contre les musulmans mais à leurs côtés que Poutine, proche de la grande tradition soviétique mène le combat contre Daech. Ce qui renvoie à la vision du président russe, pas d’imposition d’universalisme, le respect des civilisations différentes, une tradition russe mais aussi soviétique y compris sous la forme des ballets Moïsseïev , en Tchétchénie. Il n’empêche que ceux qui identifient trop vite Poutine et Marine Le Pen aurons bien du mal à trouver chez ce dernier et dans la vitrine qu’il espère donner de la Russie avec de fidèles alliés le moindre racisme ou antisémitisme, une vision apaisée des différences culturelles. .

 
 

ROAD MOVIE DE DEUX GRAND-MÈRES PARTIES SUR LES TRACES DU PAYS DES SOVIETS

 

Nous sommes vingt ans après la fin de l’URSS, l’Ukraine est en guerre. Pour Marianne et Danièle qui avaient tant aimé ce pays et qui l’avaient tant fréquenté, un retour s’imposait pour un droit d’inventaire, pour dire et entendre dire ce qui se passait véritablement. Pour le voir aussi. Pour déjouer cette manière bien dans l’air du temps de réinventer l’histoire en fonction des nécessités idéologiques du moment, quitte à mettre sous le boisseau les explications sur le pourquoi des choses. Il s’agissait par ce voyage de repenser une place dans le monde, de remonter en deçà de l’opinion ordinaire, de se mettre à distance de cette contre révolution dont nous subissons depuis tant d’années les effets sans contredits.

 

Elles sont parties, non sans se demander ce qu’il serait advenu de l’humanité, si, pendant la seconde guerre mondiale Gorbatchev au lieu de Staline avait été au pouvoir. Elles sont parties faire ce voyage pour tenter de reconstruire une vérité sur les fables que nous rapportent les faiseurs de guerre. Elles sont parties, parce qu’il est impossible de faire silence sur le nazisme resurgi. C’était impossible tant pour le respect de la mémoire  que pour cette terre de la patrie socialiste qui l’avait vaincu une première fois(1).

 

De nouveau une ère de danger s’ouvre. Marianne et Danièle dans ces carnets de voyages écrits à la va vite, sur une valise ou dans le fond d’une auto car, l’une traduisant, l’autre écrivant, nous transmettent ce que leur disent des gens ordinaires sur ce qui se passe réellement en Ukraine en 2014 . Ces gens nous disent que les bourreaux de hier sont redevenus les juges d’aujourd’hui. Ils nous disent qu’ils se sont battus mais qu’ils avaient perdu l’outil qu’il leur aurait fallu. Il nous disent qu’ils avaient la paix et l’égalité mais qu’ils ont été trahis, abandonnés par ceux du parti et qu’il leur faut maintenant tout reconstruire . Ils nous disent qu’ils défendront leur terre les armes à la main parce qu’ils savent que ,sinon, ils ont tout à perdre. « L’URSS vingt ans après » est donc le titre d’un livre qui trouve ses lettres dans cette histoire de larmes, de sang de destruction et de terreur.

 

Marianne Dunlop la femme de toute les langues, viendra nous dire le 7 novembre à la MJC Saint Jean à 15h30, le bruit et la fureur dont ces pages sont remplies . Elle nous dira aussi la tendresse et l’humour, la fraternité et l’espoir. Enfin elle viendra nous dire comment, en partageant le pain et le sel avec ces femmes et ces hommes de toutes nationalités qui sont le fond de la citoyenneté soviétique, elle et Danièle ont commencé a entrevoir une autre réalité que celle rapportée par les médias. Une autre réalité certes mais aussi cette sombre vérité entendue auprès de témoins du massacre d’Odessa « Pour faire s’opposer les gens, il fallait faire couler le sang ». Croyez bien qu’il s’agit de l’authentique signature du nazisme, cet ordre de la mort.  Elle viendra nous dire que«  Plus vite nous en serons convaincus mieux cela vaudra » (2)

 

Gilbert Rémond

 

(1)Un complément de lecture indispensable et sur lequel nous reviendrons, l’autre livre que Danielle Bleitrach a récemment publié : Bertolt Brecht et Fritz Lang «Le nazisme n’a jamais été éradiqué»paru chez Lettmotif

(2) L’URSS vingt ans après. Delga

 
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Publié par le septembre 29, 2015 dans compte-rendu de livre, Europe, femmes, histoire

 

Une rencontre importante en espérant qu’elle sera suivie d’actions…

Aujourd’hui, 5 Juin 2015, dans le cadre du 22e Congrès du Parti progressiste des travailleurs de Chypre (AKEL) à Nicosie : Rencontre entre Petro Simonenko du Parti Communiste d’Ukraine (KPU) et Lydia Samarbahch en charge des relations internationales du Parti communiste français (PCF).
Petro Simonenko a informé son interlocutrice de la situation actuelle en Ukraine, en particulier les menaces posées par la nomination de l’ancien Président de la Géorgie Mikheil Saakashvili au poste de Gouverneur de l’Administration régionale d’Odessa .
Tout d’abord, a dit Petro Simonenko, ceci crée des opportunités pour le placement dans les ports de bases navales
de l’OTAN dans la région d’Odessa, et risque de sérieusement compliquer la situation dans la région de la mer Noire, d’exacerber les tensions, non seulement en Ukraine, mais aussi en Europe.
Et d’autre part, la poursuite de la politique de Saakachvili contribuera à l’exarcerbation du conflit et une augmentation de l’agressivité, à la frontière entre l’Ukraine et la Transnistrie.
Petro Simonenko a également noté que l’utilisation de la rhétorique « pacifique » lors des élections présidentielles a donné à Petro Porochenko l’occasion de tromper les électeurs, dont beaucoup pensaient qu’il allait vraiment arrêter la guerre fratricide dans le Donbass.
Cependant, les communistes ont averti que Porochenko n’allait jamais arrêter la guerre, formant lui et ses alliés politiques – une équipe du «parti de la guerre » , – a déclaré Petr Simonenko.
Selon lui, Porochenko est soutenu par les États-Unis et les oligarques, qui sont intéressés à la guerre en tant que source d’enrichissement.
Il a appelé les communistes français à soutenir dans les diverses structures européennes
les efforts du Parti communiste pour démystifier le régime de Kiev qui a toutes les caractéristiques d’une dictature fasciste.

Петр Симоненко: Мирная риторика Порошенко во время президентских выборов была обманом избирателей – Компартия Украины
kpu.ua
 
 

la phrase d’Angela Davis dans un contexte que j’approuve

Il est dommage et bien représentatif de ce qui se passe en France que l’on ait isolé la phrase d’Angela Davis pour en fait aboutir à la démonstration inverse de ce qu’elle démontre et avec lequel je suis d’accord parce qu’elle insiste sur les corrélations qui nous unissent tous. Nos libertés, notre émancipation dépend de la justice que nous sommes capables d’imposer partout.et je signe des deux mains cette phrase: Ceux qui ont combattu la violence raciste et l’antisémitisme, et n’ont pas compris à quel point le racisme anti-arabe et l’islamophobie ont transformé le terrain même de notre combat contre le racisme, n’ont rien compris.
Et si nous ne comprenons pas cela, alors nous ne pourrons pas comprendre l’intersectionnalité du combat pour la justice. (danielle Bleitrach)

 Je vous rends visite alors que de grands événements ont lieu aux Etats-Unis. C’est un moment de renouvellement de la conscience antiraciste. Il y’a aussi une prise de conscience du rôle que joue le racisme anti-musulman pour façonner la violence raciste.
Et je dois dire que c’est également un moment où même les forces politiques conservatrices veulent reconnaître à quel point le Patriot Act a été dommageable. Au moment, où nous sommes en train d’essayer, désespérément, de défaire les dégâts qui ont été causés par le Patriot Act, il est très triste de voir la France adopter la loi sur le renseignement. (…)
Ceux qui ont combattu la violence raciste et l’antisémitisme, et n’ont pas compris à quel point le racisme anti-arabe et l’islamophobie ont transformé le terrain même de notre combat contre le racisme, n’ont rien compris.
Et si nous ne comprenons pas cela, alors nous ne pourrons pas comprendre l’intersectionnalité du combat pour la justice.
Vous ne pouvez pas appeler à la fin du racisme et de l’antisémitisme, sans appeler à la fin de l’occupation de la Palestine et à la liberté pour les prisonniers politiques y compris Georges Ibrahim Abdallah.
J’aimerais parler, un moment, des connections matérielles qui se sont développées entre les différentes luttes contre le racisme, dans le contexte de la soi-disant guerre contre le terrorisme (…)
Aux Etats-Unis, les services de police locaux ont été militarisés même ceux des universités.
Ils portent des tenues militaires, ont des véhicules blindés, un armement militaire, des stratégies militaires, un langage militaire…D’ailleurs, les services de polices locaux ont même été entraînés par l’armée israélienne.
Avant, nous pensions qu’il y avait une différence entre la police et l’armée.
Les services de police à travers les Etats-Unis ont toujours le fameux slogan « protéger et servir »
Et quand bien même ils ne protégeaient ni ne servaient, au moins ils prétendaient le faire…
L’Armée est entraînée à tirer pour tuer…
Alors qu’est-ce que cela signifie quand les services de police se transforment ouvertement en militaires ?
Cela veut dire que nous avons beaucoup à apprendre des populations qui résistent à l’occupation en Palestine, en Cisjordanie et à Gaza. »

Angela Davis

 
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Publié par le mai 15, 2015 dans femmes

 

De Monika à Moscou, la France et la Pologne et l’Union soviétique

voici des nouvelles que nous envoie à Marianne et à moi, l’amie Monika, notre franco-polonaise.. si vous saviez les exploits qu’a du accomplir Monika pour se retrouver à Moscou en venant de Tunisie, des Balkans puis Odessa et enfin Moscou en se passant de visa…  En franchissant frontières, hébergements hasardeux pour être  ,à Moscou et y proclamer la victoire sur le nazisme et son attachement au communisme… Elle qui a vécu dans la Pologne socialiste  a cru en Solidarité et représente si bien cette vitalité de l’Europe dite de l’est…

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un marseillais serge, les trois drapeaux polonais, français et soviétique

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Délégation polonaise à Poklonnaya Gora, le Mémorial de la Grande Guerre Patriotique
Délégation française avec des militantes de Nice et des communistes de Marseille
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visages de la Parade
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Avec Boleslaw Woloszyn, partisan de Gwardia Ludowa, la résistance communiste polonaise

une marée humaine

Chères Amies

Je vous envoie vite un petit message après la Parade de la Victoire à Moscou. Vous pouvez le publier avec les photos.

Impossible de décrire cette émotion qui saisit devant cette mer humaine, autour de 500 000 personnes marchant dans les rue de Moscou, cet après midi du 9 mai et portant fièrement et dignement plus des centaines de milliers de portraits de parents, grands-parents et arrières grands parents ayant lutté contre le fascisme et remporté la Victoire. Ce « Régiment immortel » fut un fleuve sans fin. Les visages étaient dignes et graves. Un peuple en marche qui ne se laissera jamais abattre. Ce qui nous a le plus surpris, notre délégation «étrangère comportant des anciens combattants catalans, polonais, yougoslaves, grecques, mais aussi anglais, américains, asiatiques et même deux militants communistes français de Marseille, ce fut la gentillesse avec laquelle ce peuple nous a accueillis. De nombreux Russes nous saluaient lorsqu’ils voyaient le drapeau français et polonais, nous remerciaient d’être là, offraient des fleurs à nos vétérans. J’ai marché avec Boleslaw Woloszyn, qui fut partisan de la Gwardia Ludowa, les partisans communistes en Pologne. Il a combattu les nazis et bandéristes dans les forêts de la région de Lublin, et il fut un infatigable bâtisseur de la Pologne Populaire dans le cadre des Jeunes Volontaires communistes, notamment en reconstruisant Wroclaw et construisant Nowa Huta.

Les enfants, les jeunes, lui donnaient des fleurs et le remerciaient – et lorsqu’ils apprenaient qu’il est Polonais et communiste, ils voulaient absolument une photo avec lui et encore une fois nous remerciaient d’être là. De même les camarades français ont été filmés par la télévision publiques russe et interviewé en déposant des fleurs au pied du mémorial du musée de la Victoire.

Ce fut une émotion inoubliable et je me suis dit qu’organiser une pareille manifestation serait intéressant et utile dans de nombreux pays européen. Par exemple en Pologne cela serait simple, de nature à réconcilier le peuple polonais avec lui-même et de lutter contre le révisionnisme historique des élites. En effet, lorsque les vétérans polonais ont vu que le régime de Kiev tentait d’assimiler OUN/UPA aux forces alliées dans le cadre de sa nouvelle « politique historique », ils se sont dit que si on ne réagit pas, l’année prochaine Kiev va prétendre que se sont les bandéristes qui ont libéré la Pologne…

De plus, cette « Marche des Immortels » comportait une singulière égalité dans la lutte et la mort : certains des participants arboraient des portraits de grands pères généraux, amiraux et pilotes, alors que d’autres marchaient avec les photos de simples soldats –  j’étais heureuse de porter la photo de 1939 de mon grand père, Mieczyslaw Gronek, simple soldat de l’Armée Polonaise en 1939.

Lorsque nous avons enfin rejoint la Place Rouge au bout de longues heures de lente marche dans la foule, les tribunes des officiels étaient vides. Il faut dire que le Président Poutine a rejoint la manifestation tout au début, portant le portant le portrait de son père, simple marin de l’Armée Soviétique. Un tel geste, pour le peuple russe a une tel signification que Vladimir Poutine rien que pour cela pourrait être assuré de sa réélection jusqu’à la fin de sa vie !

Pour finir le lendemain j’ai appris une nouvelle des plus inquiétante : Franco Fracassi, le journaliste italien qui avait été arrêté le 1 mai par le régime ukrainien à l’aéroport de Kiev faisait en fait partie de l’équipe internationale dont j’ai fait partie à Odessa. Son arrestation est donc parfaitement en lien avec notre voyage à Odessa et montre que le régime de Kiev n’a plus peur de s’attaquer aux citoyens de l’Union Européenne. En effet Fracassi a été maintenu 24h en détention arbitrairement. Il n’a pas eu le droit de s’entretenir avec le consul italien, il a été menacé et le SBU lui a reproché d’être un « ennemi de l’Ukraine ». On lui a dit exactement « Ici ce n’est plus l’Europe, c’est Guantanamo ». Il a fallu que l’ambassadeur italien intervienne plusieurs fois auprès du ministre de l’Intérieur de Kiev pour que la police ukrainienne finisse par relâcher Fracassi. Il a été obligé de signer une notification d’expulsion mais curieusement la police lui a dit qu’il pouvait se rendre à Odessa. Mais l’ambassadeur italien lui a fortement déconseillé de se rendre à Odessa, arguant du fait que la probabilité qu’il soit attaqué en route par les milices d’extrême droite était très forte. Voilà ce qui se passe actuellement en Ukraine : même les citoyens de l’UE ne sont pas en sécurité.

La dernière nouvelle nous a été donnée par Svetlana qui était organisatrice des manifestations pour Odessa à Ceriano Laghetto en Italie – l’initiatrice de la place dédiés aux victimes du massacre.

Je suis actuellement en Pologne et je vais rentrer en France la semaine prochaine. Pour tout vous dire, l’ambiance en Pologne me fait regretter la Russie!

Amicalement

Monika