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Archives de Catégorie: femmes

Une rencontre importante en espérant qu’elle sera suivie d’actions…

Aujourd’hui, 5 Juin 2015, dans le cadre du 22e Congrès du Parti progressiste des travailleurs de Chypre (AKEL) à Nicosie : Rencontre entre Petro Simonenko du Parti Communiste d’Ukraine (KPU) et Lydia Samarbahch en charge des relations internationales du Parti communiste français (PCF).
Petro Simonenko a informé son interlocutrice de la situation actuelle en Ukraine, en particulier les menaces posées par la nomination de l’ancien Président de la Géorgie Mikheil Saakashvili au poste de Gouverneur de l’Administration régionale d’Odessa .
Tout d’abord, a dit Petro Simonenko, ceci crée des opportunités pour le placement dans les ports de bases navales
de l’OTAN dans la région d’Odessa, et risque de sérieusement compliquer la situation dans la région de la mer Noire, d’exacerber les tensions, non seulement en Ukraine, mais aussi en Europe.
Et d’autre part, la poursuite de la politique de Saakachvili contribuera à l’exarcerbation du conflit et une augmentation de l’agressivité, à la frontière entre l’Ukraine et la Transnistrie.
Petro Simonenko a également noté que l’utilisation de la rhétorique « pacifique » lors des élections présidentielles a donné à Petro Porochenko l’occasion de tromper les électeurs, dont beaucoup pensaient qu’il allait vraiment arrêter la guerre fratricide dans le Donbass.
Cependant, les communistes ont averti que Porochenko n’allait jamais arrêter la guerre, formant lui et ses alliés politiques – une équipe du «parti de la guerre » , – a déclaré Petr Simonenko.
Selon lui, Porochenko est soutenu par les États-Unis et les oligarques, qui sont intéressés à la guerre en tant que source d’enrichissement.
Il a appelé les communistes français à soutenir dans les diverses structures européennes
les efforts du Parti communiste pour démystifier le régime de Kiev qui a toutes les caractéristiques d’une dictature fasciste.

Петр Симоненко: Мирная риторика Порошенко во время президентских выборов была обманом избирателей – Компартия Украины
kpu.ua
 
 

la phrase d’Angela Davis dans un contexte que j’approuve

Il est dommage et bien représentatif de ce qui se passe en France que l’on ait isolé la phrase d’Angela Davis pour en fait aboutir à la démonstration inverse de ce qu’elle démontre et avec lequel je suis d’accord parce qu’elle insiste sur les corrélations qui nous unissent tous. Nos libertés, notre émancipation dépend de la justice que nous sommes capables d’imposer partout.et je signe des deux mains cette phrase: Ceux qui ont combattu la violence raciste et l’antisémitisme, et n’ont pas compris à quel point le racisme anti-arabe et l’islamophobie ont transformé le terrain même de notre combat contre le racisme, n’ont rien compris.
Et si nous ne comprenons pas cela, alors nous ne pourrons pas comprendre l’intersectionnalité du combat pour la justice. (danielle Bleitrach)

 Je vous rends visite alors que de grands événements ont lieu aux Etats-Unis. C’est un moment de renouvellement de la conscience antiraciste. Il y’a aussi une prise de conscience du rôle que joue le racisme anti-musulman pour façonner la violence raciste.
Et je dois dire que c’est également un moment où même les forces politiques conservatrices veulent reconnaître à quel point le Patriot Act a été dommageable. Au moment, où nous sommes en train d’essayer, désespérément, de défaire les dégâts qui ont été causés par le Patriot Act, il est très triste de voir la France adopter la loi sur le renseignement. (…)
Ceux qui ont combattu la violence raciste et l’antisémitisme, et n’ont pas compris à quel point le racisme anti-arabe et l’islamophobie ont transformé le terrain même de notre combat contre le racisme, n’ont rien compris.
Et si nous ne comprenons pas cela, alors nous ne pourrons pas comprendre l’intersectionnalité du combat pour la justice.
Vous ne pouvez pas appeler à la fin du racisme et de l’antisémitisme, sans appeler à la fin de l’occupation de la Palestine et à la liberté pour les prisonniers politiques y compris Georges Ibrahim Abdallah.
J’aimerais parler, un moment, des connections matérielles qui se sont développées entre les différentes luttes contre le racisme, dans le contexte de la soi-disant guerre contre le terrorisme (…)
Aux Etats-Unis, les services de police locaux ont été militarisés même ceux des universités.
Ils portent des tenues militaires, ont des véhicules blindés, un armement militaire, des stratégies militaires, un langage militaire…D’ailleurs, les services de polices locaux ont même été entraînés par l’armée israélienne.
Avant, nous pensions qu’il y avait une différence entre la police et l’armée.
Les services de police à travers les Etats-Unis ont toujours le fameux slogan « protéger et servir »
Et quand bien même ils ne protégeaient ni ne servaient, au moins ils prétendaient le faire…
L’Armée est entraînée à tirer pour tuer…
Alors qu’est-ce que cela signifie quand les services de police se transforment ouvertement en militaires ?
Cela veut dire que nous avons beaucoup à apprendre des populations qui résistent à l’occupation en Palestine, en Cisjordanie et à Gaza. »

Angela Davis

 
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Publié par le mai 15, 2015 dans femmes

 

De Monika à Moscou, la France et la Pologne et l’Union soviétique

voici des nouvelles que nous envoie à Marianne et à moi, l’amie Monika, notre franco-polonaise.. si vous saviez les exploits qu’a du accomplir Monika pour se retrouver à Moscou en venant de Tunisie, des Balkans puis Odessa et enfin Moscou en se passant de visa…  En franchissant frontières, hébergements hasardeux pour être  ,à Moscou et y proclamer la victoire sur le nazisme et son attachement au communisme… Elle qui a vécu dans la Pologne socialiste  a cru en Solidarité et représente si bien cette vitalité de l’Europe dite de l’est…

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un marseillais serge, les trois drapeaux polonais, français et soviétique

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Délégation polonaise à Poklonnaya Gora, le Mémorial de la Grande Guerre Patriotique
Délégation française avec des militantes de Nice et des communistes de Marseille
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visages de la Parade
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Avec Boleslaw Woloszyn, partisan de Gwardia Ludowa, la résistance communiste polonaise

une marée humaine

Chères Amies

Je vous envoie vite un petit message après la Parade de la Victoire à Moscou. Vous pouvez le publier avec les photos.

Impossible de décrire cette émotion qui saisit devant cette mer humaine, autour de 500 000 personnes marchant dans les rue de Moscou, cet après midi du 9 mai et portant fièrement et dignement plus des centaines de milliers de portraits de parents, grands-parents et arrières grands parents ayant lutté contre le fascisme et remporté la Victoire. Ce « Régiment immortel » fut un fleuve sans fin. Les visages étaient dignes et graves. Un peuple en marche qui ne se laissera jamais abattre. Ce qui nous a le plus surpris, notre délégation «étrangère comportant des anciens combattants catalans, polonais, yougoslaves, grecques, mais aussi anglais, américains, asiatiques et même deux militants communistes français de Marseille, ce fut la gentillesse avec laquelle ce peuple nous a accueillis. De nombreux Russes nous saluaient lorsqu’ils voyaient le drapeau français et polonais, nous remerciaient d’être là, offraient des fleurs à nos vétérans. J’ai marché avec Boleslaw Woloszyn, qui fut partisan de la Gwardia Ludowa, les partisans communistes en Pologne. Il a combattu les nazis et bandéristes dans les forêts de la région de Lublin, et il fut un infatigable bâtisseur de la Pologne Populaire dans le cadre des Jeunes Volontaires communistes, notamment en reconstruisant Wroclaw et construisant Nowa Huta.

Les enfants, les jeunes, lui donnaient des fleurs et le remerciaient – et lorsqu’ils apprenaient qu’il est Polonais et communiste, ils voulaient absolument une photo avec lui et encore une fois nous remerciaient d’être là. De même les camarades français ont été filmés par la télévision publiques russe et interviewé en déposant des fleurs au pied du mémorial du musée de la Victoire.

Ce fut une émotion inoubliable et je me suis dit qu’organiser une pareille manifestation serait intéressant et utile dans de nombreux pays européen. Par exemple en Pologne cela serait simple, de nature à réconcilier le peuple polonais avec lui-même et de lutter contre le révisionnisme historique des élites. En effet, lorsque les vétérans polonais ont vu que le régime de Kiev tentait d’assimiler OUN/UPA aux forces alliées dans le cadre de sa nouvelle « politique historique », ils se sont dit que si on ne réagit pas, l’année prochaine Kiev va prétendre que se sont les bandéristes qui ont libéré la Pologne…

De plus, cette « Marche des Immortels » comportait une singulière égalité dans la lutte et la mort : certains des participants arboraient des portraits de grands pères généraux, amiraux et pilotes, alors que d’autres marchaient avec les photos de simples soldats –  j’étais heureuse de porter la photo de 1939 de mon grand père, Mieczyslaw Gronek, simple soldat de l’Armée Polonaise en 1939.

Lorsque nous avons enfin rejoint la Place Rouge au bout de longues heures de lente marche dans la foule, les tribunes des officiels étaient vides. Il faut dire que le Président Poutine a rejoint la manifestation tout au début, portant le portant le portrait de son père, simple marin de l’Armée Soviétique. Un tel geste, pour le peuple russe a une tel signification que Vladimir Poutine rien que pour cela pourrait être assuré de sa réélection jusqu’à la fin de sa vie !

Pour finir le lendemain j’ai appris une nouvelle des plus inquiétante : Franco Fracassi, le journaliste italien qui avait été arrêté le 1 mai par le régime ukrainien à l’aéroport de Kiev faisait en fait partie de l’équipe internationale dont j’ai fait partie à Odessa. Son arrestation est donc parfaitement en lien avec notre voyage à Odessa et montre que le régime de Kiev n’a plus peur de s’attaquer aux citoyens de l’Union Européenne. En effet Fracassi a été maintenu 24h en détention arbitrairement. Il n’a pas eu le droit de s’entretenir avec le consul italien, il a été menacé et le SBU lui a reproché d’être un « ennemi de l’Ukraine ». On lui a dit exactement « Ici ce n’est plus l’Europe, c’est Guantanamo ». Il a fallu que l’ambassadeur italien intervienne plusieurs fois auprès du ministre de l’Intérieur de Kiev pour que la police ukrainienne finisse par relâcher Fracassi. Il a été obligé de signer une notification d’expulsion mais curieusement la police lui a dit qu’il pouvait se rendre à Odessa. Mais l’ambassadeur italien lui a fortement déconseillé de se rendre à Odessa, arguant du fait que la probabilité qu’il soit attaqué en route par les milices d’extrême droite était très forte. Voilà ce qui se passe actuellement en Ukraine : même les citoyens de l’UE ne sont pas en sécurité.

La dernière nouvelle nous a été donnée par Svetlana qui était organisatrice des manifestations pour Odessa à Ceriano Laghetto en Italie – l’initiatrice de la place dédiés aux victimes du massacre.

Je suis actuellement en Pologne et je vais rentrer en France la semaine prochaine. Pour tout vous dire, l’ambiance en Pologne me fait regretter la Russie!

Amicalement

Monika

 
 

Olga ; allemande, juive, révolutionnaire par Fernando Morais

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Fernando Morais

Editeur : Chandeigne

Collection : Lusitane

Date de parution : 22/01/2015

Ean : 9782367320830

20.5 x 13.9 cm, 456 pages

j’ai un vieux projet- situé entre Marx, Lénine et Freud- peindre un certain nombre de ces femmes juives qui s’émancipèrent de leur milieu juif, étouffant et hystérisant pour les femmes (Freud), parce que totalement contradictoire dans ses aspirations…  Elles choisissent la révolution bolchevique et jouent un rôle y compris aux côtés de leurs époux, elles sont nombreuses, pensons à Hélène Weigel, l’épouse de Brecht, Elsa Triolet, pour les plus connues, des compagnes de travail autant que des amantes, des révolutionnaires,  mais partout de l’Espagne aux chemins de l’exil on les retrouve… Il est probable que je n’écrirai jamais cette saga et je suis heureuse que d’autres le fassent à partir de ces figures exemplaires de l’antinazisme et de l’émancipation féminine par le communisme. Elles font partie de ce continent peut-être disparu à jamais mais qui continue à travailler l’imaginaire (voir la déclaration d’Olivier Todd sur le « judéobolchevique qu’il est, que nous sommes), un choix messianique et athée des petits, des humbles, quelque chose en totale contradiction avec notre époque caractérisée par la haine et la culpabilisation des exploités par une petite bourgeoisie consumériste, inculte et snob… Ce fut une époque où passa le souffle des opprimés sur tous et toutes pour porter jusqu’à la mort le principe espérance.  Aujourd’hui quand je vois Marianne, Monika, les mères d’Odessa et tant d’autres je me dis que fort heureusement cette exigence jadis juive est devenue pour nous universelle, il y a des femmes pour qui la question de l’émancipation reste universelle, un autre féminisme…  (Danielle Bleitrach)

Issue d’une famille bourgeoise juive allemande, Olga Benário rejoint très jeune les Jeunesses Communistes de Munich et devient rapidement une des militantes les plus actives, participant par exemple à l’évasion d’un militant communiste à la vue de tous en plein tribunal. Chargée d’aller au Brésil pour déclencher la révolution qui ferait tomber la dictature de Getúlio Vargas, elle rencontre celui qui deviendra son époux, le célèbre Chevalier de l’Espérance, Luís Carlos Prestes, connu pour avoir mené avec succès une colonne mutinée dans toute l’Amérique du Sud.
Toutefois, l’échec de la mission la conduit dans l’enfer des prisons brésiliennes, où elle apprend qu’elle est enceinte. Malgré l’interdiction de déportation, elle est livrée par le gouvernement brésilien à la Gestapo qui la mène à Ravensbrück, puis à Bernburg. Des premières missions pour le Parti Communiste à l’horreur des camps de concentration, ce témoignage retrace la vie exceptionnelle d’une figure légendaire allemande et brésilienne de la Seconde Guerre mondiale.

De Munich à Berlin

Olga Benario est née comme fille d’une famille juive le 12 février 1908 à Munich. Son père est avocat et militant du parti social-démocrate (SPD). Les dossiers policiers de Munich, où elle est devenue militante de la Jeunesse Communiste Allemande (KJVD), la mentionnent déjà comme « agitatrice communiste ». À l’âge de 17 ans, Olga quitte la ville de Munich et s’installe au quartier ouvrier berlinois de Neukœlln. La police sécrète l’arrête en 1926, en lui reprochant la participation à une tentative de haute trahison. On la relâche deux mois après.

Illégalité – en Europe et à Moscou

En 1928, Olga Benario, avec des camarades de l’ « Appareil Antimilitariste » du PC allemand, fait part de la libération forcée de son ami Otto Braun, communiste militant lui-aussi, détenu provisoirement pour tentative de haute trahison à la maison d’arrêt de Berlin-Moabit. Olga Benario et Otto Braun s’enfuirent à Moscou, où Olga devient déléguée KJVD au Vème congrès de l’internationale de la jeunesse communiste. En URSS, elle obtient une formation militaire et fait des voyages d’agitation politique en France et en Grande-Bretagne.

Au Brésil

Pendant qu’Otto Braun est envoyé en Chine, en 1935, l’Internationale Communiste désigne Olga Benario compagne de voyage du dirigeant communiste brésilien Luiz Carlos Prestes, nommé le « chevalier de l’espérance ». Les deux, tombant amoureux au cours du voyage, se rendent à Rio de Janeiro, où le parti communiste essaye d’organiser une révolte contre le président-dictateur Vargas. La résurrection réprimée, Olga Benario et Luis Carlos Prestes sont arrêtés par la police secrète brésilienne.

Extradition dans l’Allemagne

Malgré des protestations internationales, le gouvernement brésilien fit extrader Olga, enceinte d’un enfant de Prestes, dans l’Allemagne nazie et dans les mains du Gestapo en 1936. Anita Leocadia, la fille d’Olga Benario et de Luis Carlos Prestes, est née le 27 novembre 1936 à la prison de femmes de la Barnimstrasse à Berlin.

Camps de concentration et la mort d’Olga Benario

Alors que Mme. Leocadia Prestes, la mère de Luis Carlos, achève d’obtenir le droit de garde d’Anita et de transférer l’enfant au Mexique en 1938, la Gestapo livre Olga Benario au camp de concentration de la Lichtenbourg. En 1939, la Gestapo transfère Olga au camp de Ravensbruck, où Olga Benario fait part du réseau clandestin communiste. Olga Benario, juive et communiste, est assassinée par du monoxyde de charbon à la chambre de gaz de Bernburg, un « établissement de soin et de santé » figurant comme établissement d’ « euthanasie » en 1942.

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Publié par le mai 5, 2015 dans femmes, histoire

 

Un livre et des rendez-vous avec vous…

Un livre sur l’URSS et l’Ukraine qui vous donne la sensation d’avoir vécu dans une comédie américaine de Vincente Minnelli… Et tout cela parce qu’on est communiste…

Nous avons fini Marianne et moi de mettre la dernière main à la maquette de notre livre URSS, vingt ans après, retour de l’Ukraine en guerre, chez Delga éditeur. Le livre est parti à l’imprimerie avec ce quatrième de couverture :

Qu’est-il advenu de l’Union Soviétique vingt ans après ? Loin de tout discours officiel, de la gloriole des « élites », c’est la parole des petites gens que nous avons recueillie dans toute une série de reportages en Crimée, au moment de son rattachement à la Russie en mai et juin 2014. Puis l’aventure s’est poursuivie à Odessa en octobre et novembre, peu de temps après le massacre dans la maison des Syndicats, puis en Moldavie, en Transnistrie et en Gagaouzie. Nous voulions connaître l’opinion de ceux dont les seules victoires, provisoirement acquises, se nomment « pain » et « abri pour dormir », étant entendu que tout est remis en cause le matin de chaque jour qui naît quand la guerre est là, la pire des guerres la guerre civile… Ils ont dit ce que représentait l’Union Soviétique pour eux, comment ils avaient vécu le Maïdan, la rébellion dans le Donbass et la catastrophe actuelle. En partageant avec eux le pain et le sel, nous avons commencé à entrevoir une autre réalité que celle rapportée par nos médias…

Déjà notre carnet de bal est en train de se remplir, des débats sont prévus, nous vous dirons où et quand.

Marianne sera au salon du livre à Arras le premier mai et probablement à la fête de l’Humanité (Fête de Liberté-hebdo) d’Avion vers le 13 mai

je vous annonce déjà Vendredi 5 juin, nous serons à Béziers

le vendredi 26 juin nous serons à Aix-en-Provence, pour un débat à la librairie de Provence, sur le Cours Mirabeau , à 18 heures, suivi d’un apéritif amical…

mais aujourd’hui 9 avril, je vous dis simplement : bonne grève et bonne manifestation…

Danielle Bleitrach

 

Valentina Lisitsa, la pianiste qui valait 80 millions de vues sur YouTube et qui est interdite à Toronto

voici un article de la pianiste qui a été interdite au festival de Toronto à cause de ses opinions sur ce qui se passe en Ukraine

Publié le 01/12/2014 à 14H24, mis à jour le 02/12/2014 à 10H48

Valentina Lisitsa dans les locaux d'Universal à Paris</p><br />
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Valentina Lisitsa dans les locaux d’Universal à Paris

© LCA/Culturebox

CULTUREBOXCette pianiste ukrainienne installée aux Etats-Unis s’est fait un nom grâce aux dizaines de millions de vues recueillies sur sa chaîne YouTube. Véritable phénomène, elle a fini par signer avec le label Decca, grâce auquel elle se produit désormais dans les plus grandes salles de par le monde. Elle publie un nouveau disque d’études de Chopin et de Schumann. Rencontre.

Un conte de fées, celui de Valentina Lisitsa ? Pas vraiment, au moins si l’on considère que la pianiste ukrainienne, aujourd’hui âgée de 41 ans, a dû attendre près de vingt ans pour se produire dans une salle digne de ce nom. Sa biographie évoque une formation au conservatoire de Kiev et le premier prix, à l’âge de 18 ans, en 1991, du concours « Murray, Dranoff Two Pïano Competition » avec Alexei Zuznetsoff. Installée aux Etats-Unis, dans l’Etat de Caroline du Nord, c’est sur YouTube qu’elle joue ses morceaux à partir de 2007, après avoir auto-édité un DVD d’études de Chopin, aussitôt piraté.Ce n’est qu’après un flamboyant succès de ses vidéos postées sur YouTube qu’elle est enfin invitée à se produire dans de prestigieuses salles comme le Carnegie Hall et l’Avery Fischer Hall de New York, ainsi que le Musikverein de Vienne. Et, en mai 2011, elle se produit pour la première fois avec l’Orquestra Sinfonica Brasileira sous la direction de Lorin Maazel. En juin 2012, son concert au Royal Albert Hall de Londres est capté et diffusé en direct sur YouTube, pour la première fois.Que représente le succès que vous a apporté internet ?
On peut mesurer le succès à deux niveaux. A celui de la musicienne que je suis, c’est simple : j’ai trouvé sur internet le public que je n’avais pas. Parce qu’une partie des gens qui m’ont découverte sur YouTube, surtout les jeunes, viennent maintenant à mes concerts. En revanche, au niveau des dirigeants des maisons discographiques, l’appréciation est différente. J’avais 30 millions de vues et je n’étais personne. Puis j’en ai eu 40 millions, ils ont commencé à me considérer. A 50 millions, ils ont eu un réel intérêt et à 80 millions, que j’ai dépassés, c’est le succès. En réalité le nombre ne veut pas dire grand-chose. Je peux jouer les « Nocturnes » de Chopin, la « Sonate au clair de lune » de Beethoven et j’aurai 10 millions de vues, mais quelqu’un mettra une vidéo de chat et obtiendra autant de vues sinon plus. Le succès en nombre est relatif… Donc pour l’industrie musicale, la signification est autre : ils se disent que parmi les 80 millions, il y en aura certains pour acheter des disques et donc ce n’est pas important de savoir pourquoi j’ai obtenu autant de vues. Je suis un nom, une célébrité. Quand j’ai réussi à sortir du cadre de l’écran de l’ordinateur pour jouer en concert, j’ai eu droit à un gros concert à Londres, au Royal Albert Hall. On ne m’a pas mis là pour mon talent ou pour ce que j’allais interpréter, mais parce que j’étais une célébrité sur internet. Si j’avais sauté sur mon piano ou si j’avais fait d’autres pitreries, ça aurait tout aussi bien fait l’affaire !

Disque Valentina Lisitsa
© Universal Music

Quelle est votre plus grande satisfaction : le fait d’avoir su emmener certains internautes dans une salle de concert ou d’avoir attiré un public différent qui vous écoute mais sur la toile ?
Un mot d’abord pour rappeler comment est née ma relation à YouTube : je ne pensais pas, en y mettant mes vidéos, rencontrer un public. Je n’avais évidemment pas de « plan » : je serai célèbre puis j’aurai des concerts ! J’habitais loin de tout dans la campagne en Caroline du Nord, aux Etats-Unis, et n’ayant personne à qui montrer ce que je jouais, j’ai utilisé Youtube. Mais idéalement, le seul réceptacle pour la musique est le concert, le jeu « en live ». C’est là qu’advient la magie. Rien ne peut l’égaler, ni le CD, ni la haute définition et  encore moins YouTube, qui est de moins bonne qualité. Mais ces instruments peuvent inciter les gens à se déplacer à un concert. Or, souvent, une fois qu’ils ont goûté à la qualité du concert, ces gens, surtout des jeunes, paraissent étonnés de la supériorité de ce type d’écoute. Le contraire m’aurait horrifié ! Mais ce n’est pas si étonnant car ils sont attirés par ce qui est « retravaillé », comme les images sur papier glacé passées par photoshop. En musique, l’industrie discographique a vanté la « perfection » qu’offre la technologie car elle permet de nettoyer chaque note jouée ou chantée ! Ces jeunes sont encore très influencés par ça et ils s’attendent à cette même « perfection » dans une salle de concert alors que c’est de l’émotion qu’on trouve.

 https://www.youtube.com/watch?v=w-Zcc-OvzA8&feature=player_embedded

Vous semblez bien connaître votre public…
Internet offre ses statistiques ! On sait que la majorité de ceux qui écoutent sur YouTube ont entre 25 et 35 ans. Au dessus de 60 ans, c’est 7%. Alors que j’ai entendu que la moyenne d’âge du public en concert classique à Paris est de 61 ans ! Aujourd’hui, même si je joue quasiment tous les jours partout dans le monde, je sais qu’il restera beaucoup de ces gens tombés amoureux de la musique classique en partie à cause de moi que je ne peux pas aller voir. Je ne peux pas être partout et c’est évidemment frustrant.

Pour eux, il y a toujours internet et YouTube…
Oui, évidemment, mais pas un vrai concert et c’est celui qui compte.

Jouez-vous toujours vos morceaux sur internet ?
Oui, je le fais toujours, car je joue pour les gens. Je suis devenue le porte drapeau de ces auditeurs sur YouTube bien malgré moi, mais je pense que je dois plus que jamais continuer à le faire.

Est-ce vrai que vous laissez le choix de votre programmation de concert aux internautes ?
C’est une idée que j’ai eue au départ pour un seul concert, celui au Royal Albert Hall, et ça a fonctionné, parce que c’était une nouveauté. Le programme, très hétéroclite, avait été choisi parmi des vidéos YouTube. Mais, évidemment, quand une idée marche on veut la reproduire à l’envie et c’est là qu’intervient encore le business de la musique classique. On m’a demandé de le refaire encore et encore et c’est devenu comme un « gimmick ».

En quoi cela vous dérange ?
Parce que ça devient prévisible… et populiste ! Les gens choisiront ce qui est le plus connu ! Donc maintenant j’ai arrêté.

Vous pouvez toujours profiter d’internet pour promouvoir des morceaux moins connus…
Je n’ai pas mis que des vidéos avec des morceaux connus sur YouTube ! J’ai toujours fait un mélange. Et je vais plus loin : je propose maintenant de longues séquences YouTube d’une demi-heure environ, ce qui me permet de faire de la pédagogie auprès du public qui vient et me fait confiance. Donc j’accompagne toujours des mélodies connues de morceaux de découverte.

Quels sont les morceaux qui marchent le plus ?
« La danse macabre » de Liszt est le morceau le plus connu que j’ai joué : une « chanson » comme ils disent, qu’ils aiment passer en boucle… J’ai fini par l’enlever de mon répertoire parce que j’ai envie qu’ils connaissent autre chose ! En ce moment, je suis complètement immergée dans Brahms, qui est le compositeur anti-YouTube par excellence. Car YouTube est visuel, donc il privilégie des morceaux mettant en avant la virtuosité du jeu de doigté plutôt que ce qui est lent et triste. Dans mon nouveau programme, je propose donc 50 minutes de Brahms, avec Beethoven, Schuman et Rachmaninov.  De ce dernier, le public de ma chaîne YouTube est très friand, mais cette fois il s’agit d’une nouvelle sonate. De Beethoven, ce n’est pas « Le clair de lune » (qui est un must sur internet), mais « La Tempête »…  Ça reste du Beethoven, qui marche toujours. Schumann est moins connu, mais mon dernier CD lui est en partie consacré. Mais Brahms ? Je me demande comment un garçon ou une jeune fille de 13 ans vont recevoir Brahms…

On a pu vous voir souvent participer aux opérations « Des pianos dans la ville », notamment à Paris, et donc jouer longtemps au milieu de la foule. C’est quelque chose que vous aimez…
Ce n’est pas que j’aime jouer dans la rue, j’aime jouer tout court, où que ce soit !  J’ai été amenée à jouer sur YouTube quand j’habitais loin de tout, mais je me sens plus à l’aise encore au milieu de la Gare de Lyon ! Je joue où que ce soit, sur de bons ou de mauvais pianos, peu importe… Et puis je joue pour tous ceux qui ne peuvent pas nécessairement  s’offrir l’entrée à Pleyel, ou dans d’autres grandes salles…

Avez-vous le sentiment d’avoir changé votre public ?
Je suis en train de changer mon public. Il y a 80 millions de personnes qui m’écoutent sur YouTube, mais il n’y en a pas autant qui peuvent se permettre de venir à mes concerts pour diverses raisons : trop jeunes, pas assez riches, souvent sans travail… Mais tous ces gens à l’avenir auront un bon travail, feront partie de la middle class, ils arriveront à cette catégorie des 61 ans dont on parlait (!) et viendront à mes concerts. De mon côté, j’ai besoin de les accompagner dans leur évolution avec ma musique qui, elle aussi, change. Il y a dix ans, je n’aurais pas pensé jouer du Brahms : il me paraissait étrange et un peu ennuyeux. Je préférais jouer du Liszt. Mais j’ai mûri et ai fait mûrir mon public fidèle avec moi.

Est-ce important d’être sur internet pour exister culturellement ?
Oui absolument. Il faut y être sinon on n’existe pas. Mais avec quel degré d’implication personnelle, ça c’est une autre histoire…

 
 

Le modèle nazi à l’œuvre en Ukraine…

Le médecin qui a traité les femmes violées par des combattants « Azov », est décédé d’un accident vasculaire cérébral à Marioupol

Dans son actu-Ukraine, le site les crises note que le chef actuel du SBU (service de sécurité ukrainien) (wikipedia), Nalivaychenko, veut purger les échelons subalternes du SBU des agents du FSB qui y seraient encore… Et, dans la foulée, il veut réorganiser le SBU selon le modèle du contre-espionnage du OUN-UPA entre 1930 et 1950, ce qui implique la formation d’une police secrète politique et politisée… En Allemagne, à la même époque, cela s’appelait la Gestapo… (politnews.net via fortruss, vzgliad). Pour mémoire, voilà le genre de méthodes utilisées par OUN-UPA à l’époque : écrasement de boîte crânienne, exécution à la hache ou la scie, arrachage de cheveux,… (fortruss). Information parallèle, un médecin ayant soigné des femmes violées et torturés par le bataillon Azov à Marioupol est mort apparemment de cause naturelle. L’article suivant donne plus de détails sur ce qui pourrait se généraliser en Ukraine (fortruss). Nous avons donc traduit mais aussi censuré les aspects les plus atroces de l’article parce que dans ce blog nous refusons le sensationnel et attendons des preuves supplémentaires, mais malheureusement la tendance générale de la situation de ces bataillons néonazis et leurs chefs nous paraît bien celle qui est en train de l’emporter en Ukraine dans les zones de combat (note de Danielle Bleitrach) 30 mars 2015 Varjag2007 Traduit par Kristina Rus Un médecin de Marioupol, qui a fréquemment traité les femmes violées par des soldats des bataillons punitifs, meurt d’un accident vasculaire cérébral. L’Agence de presse « Kharkov » a rapporté des atrocités commises par les soldats des bataillons punitifs stationnés à Marioupol. Les résidents dit qu’ils vivent comme sous l’occupation durant la guerre patriotique grande (WWII). La seule différence est qu’à l’époque, c’était l’envahisseur allemand, qui se livrait au saccage, mais maintenant ils sont ukrainiens. Des femmes violées ou battues se sont présentées à l’hôpital. Heureusement, les cliniques de Marioupol ont des médecins hautement qualifiés, ils ont réussi à sauver la vie et la santé de femmes qui ont été non seulement violées, mais abusées de manière particulièrement brutale. (ici description d’atrocités) Les faits des atrocités des punisseurs ont été confirmés par l’Agence de presse « Kharkov » et un employé de la colonie pénitentiaire féminine de Marioupol, rapports que les soldats des bataillons stationnés ici ont des jeunes femmes détenues qu’ils violent. Les Commandants du bataillon  Azov prennent tous les jours des femmes de 15-20  et moins de 35 ans dans la colonie pénitentiaire féminine 107e Azov. Les détenues sont violées et le matin, retournées à la colonie à peine vivantes. Beaucoup d’entre elles ont dû être traitées par des médecins de Marioupol. L’un des médecins qui a sauvé la vie des femmes victimes est mort d’un accident vasculaire cérébral, incapable de faire face au stress. Vivre et travailler dans de telles conditions est un véritable drame. KR : Marioupol est une ville largement pro-russe, qui a organisé un référendum en mai 2014, comme les zones de RMR et LPR, tandis que le bataillon d’Azov est notoirement rempli de ces néo-nazis, russophobes et ultranationalistes, qui se portent volontaires pour amener la guerre au Donbass.

 
 
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