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Archives de Catégorie: expositions

Exposition en Pologne : nus, ils jouent à cache-cache dans une chambre à gaz

 INIMAGINABLE… L’ART PRETEXTE A LA MEDIOCRITE A LA RECHERCHE EPUISEE DE LA TRANSGRESSION. LA MARCHANDISATION  A SON STADE DE POURRISSEMENT…  UNE POLOGNE AU BOUT DE SES DEMONS…

Des touristes israéliens qui se sont dernièrement rendus dans le Musée d’Art Moderne à Cracovie, ont été stupéfaits de découvrir que dans l’une de ses expositions, est présenté un court-métrage dans lequel on peut voir des hommes et des femmes nus jouant à “cache-cache” dans une chambre à gaz. Les six acteurs du court-métrage se comportent comme des enfants et le film présente les chambres à gaz de manière légère et amusée. La vidéo, qui a été dévoilée dans le passé dans une exposition à Berlin, a été retirée après la protestation des dirigeants de la communauté juive d’Allemagne.  

À la fin du film, qui dure quatre minutes et demi, et qui est intitulé “The Game of Tag” (le Jeu de Cache-cache), il est écrit qu’il a été filmé dans deux endroits différents : dans une chambre à gaz de l’un des anciens camps d’extermination et dans la cave d’un immeuble résidentiel privé.  On ne sait pas bien comment les réalisateurs du film ont reçu l’autorisation de filmer celui-ci dans une chambre à gaz, car, après la Shoah, tous les camps d’extermination sont devenus des musées avec des règles très strictes.

Il s’avère par ailleurs, que dans la liste des sponsors de cette exposition, on trouve l’Ambassade d’Israël en Pologne. Le sigle de l’ambassade, ainsi que le lien de celle-ci, figurent sur la page de l’exposition et elle y est mentionnée en tant que “partenaire”. D’autres organismes sont responsables de l’exposition. Des responsables du Musée ont confirmé que le parrainage a été accordé pour l’exposition dans laquelle est exposé le film “cache-cache”.

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Le porte-parole du Ministère des Affaires Étrangères à Jérusalem, Emmanuel Nahshon, a indiqué qu’il «s’agit d’une ‘exposition artistique’ répugnante, il s’agit d’une odieuse tentative de faire  de la provocation tout en faisant un usage cynique des chambres à gaz en tant que décor, cela afin de faire une affirmation à la fois odieuse et manquant totalement de valeur. Nous agissons par tous les moyens dont nous disposons afin de faire retirer cette exposition».

De plus, nous avons été informés du fait que l’ambassade s’est adressée à la direction du Musée de Cracovie lui demandant de retirer la vidéo après avoir découvert qu’elle était présentée dans le cadre de l’exposition. De plus, “Israël agit par tous les moyens dont elle dispose afin de faire retirer l’exposition”.

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Publié par le juin 12, 2015 dans expositions

 

Je suis avec eux… absente malheureusement mais si présente pour ce combat…

Photo de Jeudi Rouge.

Pourquoi s’occuper de l’Ukraine alors qu’il y a tant de problèmes chez nous ? Mais parce que les conséquences de la politique des gouvernements français successifs (vassalité aux Etats-Unis par Europe interposée, soumission au patronat, choix de la guerre pour les marchands d’armes et contre les peuples, incitation à la haine raciale et au bellicisme, etc…) ne touchent pas seulement les peuples victimes, ils concernent l’ensemble des peuples européens, le peuple français au premier chef.

L’Ukraine c’est non seulement cette guerre civile qui préfigure un affrontement nucléaire avec la Russie à cause de l’expansionnisme de l’OTAN, c’est la poursuite du plus grand hold up du siècle celui imposé aux peuples de l’ex-Union soviétique, le pillage à une échelle gigantesque du bien public, l’entente entre oligarques locaux et capitalistes occidentaux pour cela, la surexploitation des travailleurs et la guerre civile menée contre les peuples… Le déferlement en France de pauvres gens qui fuient la misère et sont prêts à se vendre pour un minimum… sans syndicalisme, surveillé par les ambassades des pays de l’est et leurs nervis…

Les communistes restent leur principal ennemi… Parce qu’ils continuent à se battre, à parler de justice et de paix, la contraire de leur politique…

Ce que Monika a à dire en plus de notre livre à Marianne et moi c’est la prostitution généralisée qui a été imposée aux peuples de l’ex-Union soviétique, aux pays jadis socialistes, l’apologie de cette prostitution, avec l’idéal masculin du souteneur, de la brute prête à tout et les femmes que l’on vend, les enfants adoptés… Et l’exode massif du désespoir… Croyez vous que cela soit sans lien avec les déréglementations de la loi Macron ?

Voilà je suis avec Marianne et Monika qui se battent pour dire ce qui se passe, pour lutter contre la désinformation… Allez discuter avec elles comme vous viendrez à Marseille le 30 mai à la fête des Rouge-midi…

Danielle Bleitrach

 

Camps, extermination de masse… Ils ont photographié l’inimaginable par Yasmina Youssi

Voilà ce qui me rend malade dans le mode de pensée actuel, celui qui en fait prétend limiter aux seuls juifs, même s’ils en furent les principales victimes, cette indicible horreur, comme si elle ne concernait pas l’ensemble de l’Humanité… Je ne supporte plus les malades qui la nient, ceux qui pensent que « les juifs en font trop avec leur shoah » ou les juifs qui se l’approprient pour développer un chauvinisme insupportable… Tous ces gens sont indignes du travail que l’humanité devrait accomplir sur elle-même… j’éprouve pour eux un mépris presque aussi grand que pour les bourreaux d’un tel crime (Danielle Bleitrach)

Publié le 29/03/2015.

Bergen-Belsen, le 20 avril 1945.<br />
Bergen-Belsen, le 20 avril 1945.

Photo : George Rodger / Time Life Pictures / Getty Images

 

En découvrant la réalité des camps en 1945, les photoreporters sont confrontés à l’horreur : comment photographier l’extermination de masse ? Quatre d’entre eux ont témoigné à l’époque.

Il a garé sa Jeep à l’entrée de Bergen-Belsen, s’est soumis à la corvée de DDT (traitement contre les insectes porteurs du typhus, de la malaria, etc.), avant de filer vers les bois du camp. Avec l’idée de prendre une photo des quelques personnes aperçues au loin, faisant paisiblement la sieste sous des pins caressés par le soleil froid de ce 20 avril 1945. Une jolie scène, pour changer. Life, dont il est le correspondant, saura quoi en faire. La première image est dans la boîte. Une deuxième de plus près et le sujet sera bouclé.

Mais plus il s’approche, plus les corps se transforment en cadavres et se déclinent désormais par milliers. Combien ? Le Britannique George Rodger (1908-1995) ne peut plus, ne sait plus compter face à l’ampleur du crime qui se matérialise sous ses yeux. « Comment absorber ça ? C’était tout simplement impossible, trop affreux », se souvenait-il des années plus tard (1).

Transmettre l’horreur inconcevable

Cette question, tous les photoreporters qui ont couvert l’ouverture des camps d’extermination se la sont posée. La mort, dans les conflits, se donnait pourtant à voir dans la presse depuis la guerre de Sécession (1861-1865). Et la mise sur le marché d’appareils maniables et silencieux a permis aux photographes d’être au plus près des combats de la guerre d’Espagne (1936-1939). Ils se sont ainsi peu à peu émancipés des rédacteurs, offrant à travers leurs images des informations absentes des papiers, passant du reportage au photojournalisme.

Mais les morts – dont le plus célèbre, un républicain tombant sous une balle franquiste, a été immortalisé par Robert Capa en 1936 – ont jusque-là toujours été représentés de manière individualisée. Comment photographier la destruction de masse ? Faut-il cadrer dans les montagnes de corps entassés par les nazis ou isoler les visages pour rendre aux victimes leur dignité ? Et que photographier pour transmettre l’horreur inconcevable à laquelle ils sont pour la première fois confrontés ?

Bergen-Belsen, mi-avril 1945. Les soldats britanniques exigent des ex-gardiennes du camp qu'elle déplacent les corps, afin d'endiguer une épidémie de typhus.<br />
Bergen-Belsen, mi-avril 1945. Les soldats britanniques exigent des ex-gardiennes du camp qu’elle déplacent les corps, afin d’endiguer une épidémie de typhus.

Photo : George Rodger / Time Life Pictures / Getty Images

Tous les photoreporters présents en Allemagne choisissent au final de marquer les esprits. Quand ils photographient les charniers, George Rodger, Margaret Bourke-White ou Lee Miller veulent qu’on pressente les enchevêtrements de cadavres qui débordent du cadre. Ils font également des gros plans sur les dépouilles amoncelées, pour leur redonner une identité. Margaret Bourke-White photographie les restes de corps dans les fours crématoires et des morceaux de peau tatouée, prélevés par les nazis.

Laisser transparaître la haine

La plupart de ces grands photographes, comme Germaine Krull, s’effacent derrière leur sujet. Sauf lorsque Lee Miller photographie les bourreaux morts ou vifs dans des poses avilissantes, laissant transparaître dans ses tirages la haine qu’ils lui inspirent. A l’opposé, elle montre des survivants actifs, qui reprennent leur destin en main.

Ces clichés ont été largement publiés dans les presses française et anglo-saxonne en ce printemps 1945, contrairement aux photos de Majdanek et d’Auschwitz (libérés par les Soviétiques en juillet 1944 et janvier 1945), peu distribuées à l’Ouest. L’armée américaine, qui encourage leur diffusion, veut faire connaître au plus grand nombre les crimes des nazis — et justifier ainsi l’envoi des troupes américaines à l’étranger. En instaurant une « pédagogie de l’horreur », elle prépare également la dénazification de l’Allemagne.

Ces épreuves ont eu un impact non négligeable sur l’histoire de la photographie documentaire. « La photographie humaniste, emmenée par Henri Cartier-Bresson, Willy Ronis ou Robert Doisneau au lendemain du conflit, a souvent pour thème l’homme debout, la figure du marcheur, les enfants, analyse le commissaire de l’exposition « Mémoires des camps », Clément Chéroux, aujourd’hui à la tête du cabinet de la photographie du musée national d’Art moderne au Centre Pompidou. J’y vois comme une réponse aux images des charniers. ».


George Rodger 1908-1995


Photo : George Rodger / Time Life Pictures / Getty Images

Accrédité auprès de l’armée britannique, il a couvert les campagnes de France, de Belgique et de Hollande, en 1944. Il fut le premier photographe à pénétrer dans le camp de Bergen-Belsen. « Cela ne m’intéressait pas particulièrement de photographier l’horreur de la guerre. Je n’avais pas le moindre goût pour […] le sang, les entrailles répandues et tout le reste. Sur le moment, on ne pense pas aux effets que cela peut avoir sur vous. […] Lorsque je me suis rendu compte que je pouvais contempler l’horreur de Belsen – quatre mille morts affamés étendus un peu partout – et ne penser qu’à une bonne composition photographique, j’ai su que quelque chose m’était arrivé et que cela devait cesser. J’avais l’impression d’être comme ceux qui dirigeaient les camps – cela n’avait aucun sens. »
Extrait de Dialogue with photography, de Paul Hill et Thomas Cooper, Manchester, Cornerhouse Publications, 1979.


Margaret Bourke-White 1904-1971

Buchenwald le 13 avril 1945. Un soldat américain tient un morceau de peau humaine. La femme du directeur du camp les faisait découper car elle aimait les tatouages.<br />
Buchenwald le 13 avril 1945. Un soldat américain tient un morceau de peau humaine. La femme du directeur du camp les faisait découper car elle aimait les tatouages.

Photo : Margaret Bourke-White / Time Life Picture / Getty Images

Photographe à Life depuis 1936, accréditée auprès de l’armée américaine, elle accompagne le général Patton pendant la campagne d’Allemagne, en 1945. Elle a photographié Buchenwald. « L’usage de l’appareil photo était un soulagement. Il intercalait une mince barrière entre moi et l’horreur devant moi. Les gens me demandent souvent comment il est possible de photographier de telles atrocités. Je devais couvrir mon esprit d’un voile pour travailler. Lorsque je photographiais les camps d’extermination, ce voile protecteur était si solidement tendu que je savais à peine ce que j’avais pris jusqu’à ce que j’aie vu les tirages de mes photographies. C’était comme si je voyais ces horreurs pour la première fois. Je crois que beaucoup de correspondants travaillaient dans cet état de stupeur imposée. On est obligé, autrement c’est impossible à supporter. »
Margaret Bourke-White, Portrait of myself, paru aux Etats-Unis en 1963.


Germaine Krull (1897-1985)

11 avril 1945, un légionnaire français dans le camp de Vaihingen.<br />
11 avril 1945, un légionnaire français dans le camp de Vaihingen.

Estate of Germaine Krull / Israel Museum / Don de Gérard Lévy en mémoire du Docteur Jo Lévy

Photographe allemande installée à Paris en 1925, Germaine Krull rejoint la France libre en 1940, débarque avec les alliés en Provence en août 1944 et suit la première armée française jusqu’à la fin du conflit. Elle a photographié le camp vide du Struthof et le camp de Vaihingen. «  Je n’ai jamais pensé qu’il serait possible de réduire la condition humaine à un état aussi bas que celui-là. Partout des formes squelettiques, dont les yeux ne semblaient être que des trous noirs, recroquevillés par terre, dans des coins. Quelques-unes respirant, d’autres déjà morts. Plus loin, une masse vivante, humaine, qui semblait avoir perdu la forme individuelle de l’homme, arrivait à nous expliquer qu’ils avaient faim et qu’ils voulaient dormir. […] J’avais beaucoup de peine à faire des photos. Ces pauvres mains qui pouvaient à peine tenir une gamelle de soupe, les mots de ceux qui espéraient pouvoir repartir quelque part en Amérique. Ces yeux qui racontaient plus les horreurs que les mots qui sortaient de leur bouche… »
Germaine Krull, La vie mène la danse, éd. Textuel. Publié en mai à l’occasion de l’exposition du Jeu de paume. 


Lee Miller (1907-1977)

Les habitants des environs de Buchenwald sont forcés par les alliées de visiter le camps lors de son ouverture.<br />
Les habitants des environs de Buchenwald sont forcés par les alliées de visiter le camp lors de son ouverture.

Lee Miller Archives, England 2013 / All rights reserved

Correspondante de guerre pour les éditions américaines et britanniques de Vogue, elle est accréditée auprès de l’armée américaine de 1942 à la fin du conflit. Elle a photographié les camps de Dachau et Buchenwald. «  Bien sûr que les civils allemands savaient ce qui se passait dans les camps de concentration. L’embranchement des voies ferrées pour Dachau passait devant des villas, avec des trains remplis de cadavres ou de déportés à moitié morts. Je n’ai pas pour habitude de photographier l’horreur. Mais ne croyez pas que chaque ville, chaque région en soit dépourvue. J’espère que Vogue publiera ces photos. »
Texte de Lee Miller paru dans l’édition du Vogue américain de juin 1945. 

Retrouvez notre numéro spécial « Ils ont raconté la Shoah », en kiosque jusqu’au 31 mars 2015.

 
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Publié par le mars 29, 2015 dans expositions, histoire

 

La tournée des Ukrainiens : Nice, le 29 janvier …

Nous sommes les syndicalistes assassinés. Conférence le 29 janvier 2015 à Nice par une délégation d’Ukrainiens d’ODESSA.

L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance» organise le 29 janvier 2015 la venue à Nice d’une délégation ukrainienne d’Odessa.

Le canon gronde à l’est de l’Europe. 

Nous vivons une période extrêmement dangereuse. Mais les français, sous-informés, n’en n’ont pas conscience.

L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance» organise le 29 janvier 2015 la venue à Nice d’une délégation ukrainienne d’Odessa

Avec une exposition sur le drame du 2 mai 2014. Ce jour-là 46 personnes sont mortes (données officielles grandement minimisées) et des dizaines de disparus.

Ces militants pacifistes ont été brûlés vifs dans la maison des syndicats de cette ville.

 

Nous sommes les syndicalistes assassinés -affiche u.pdf

Les Français sont-ils informés de l’activité des Partis Svoboda et Pravy Sektor ouvertement Néo Nazis ( ils ont réédité et diffusent mein kempf), ils sont organisés militairement, pratiquent le salut hitlérien, etc. Ils étaient le fer de lance des manifestations de Maidan, venus armés de toute l’Ukraine pour ce coup d’état.

De plus la presse allemande a révélé la participation de sections de « Black Water » Cette armée privée américaine, composée de mercenaires, qui n’obéit à aucune loi internationale.

Les hauts responsables politiques français qui nous parlent volontiers de démocratie feignent d’ignorer la présence et le rôle de ces criminels Néo Nazis dans les événements d’Ukraine.

Ces faits sont soigneusement cachés à l’opinion française.

Le 2 Mai à Odessa, une bande fasciste organisée venue du nord du pays, sous couvert de soutenir une équipe de foot s’est rendue coupable de violences inouïes. Ils ont saccagé la maison des Syndicats, massacré aveuglément des personnes qui s’y trouvaient puis ont mis le feu à l’immeuble. Des dizaines de victimes ont trouvé une mort atroce dans cet incendie.

Des habitants d’Odessa, regroupés dans des associations antifascistes et de solidarité aux familles des victimes ont réalisé une exposition itinérante qui a été montrée dans plusieurs villes d’Europe.

Après Marseille, elle sera à Nice le 29 janvier.

 

L’association « Comité pour une Nouvelle Résistance» organise le 29 janvier 2015 la venue à Nice d’une délégation ukrainienne d’Odessa avec une exposition sur le drame du 2 mai 2014. Ce jour-là 46 personnes sont mortes (données officielles grandement minimisées) et des dizaines de disparus. Ces militants pacifistes ont été brûlés vifs dans la maison des syndicats de cette ville.

L’horreur de ce crime abominable, son caractère prémédité, la collusion entre les bandes fascistes et le pouvoir ne peuvent laisser indifférent.

Danielle Bleitrach et Marianne Dunlop sont responsables de cette tournée en France. Toutes deux sont allées très souvent en Ukraine et leur dernière visite était pour Odessa.

Nos amis d’Odessa, regroupés dans des organisations antifascistes et des comités de soutien aux familles des victimes, ont préparé cette exposition qui tourne depuis quelques temps dans plusieurs villes d’Europe.

Ils sont avec nous ce soir du 29 janvier pour nous parler des événements. Au CLAJ à 18h30, 26 av Scuderi 06100 NICE

 

Leur témoignage doit être entendu par le plus grand nombre de personnes, c’est pourquoi nous faisons appel à vous afin de donner le maximum d’audience à cette manifestation. (En fichier joint : l’affiche et autres tracts).

 

Récemment des députés et des sénateurs français, de diverses opinions, se sont rendus en Russie, porteurs d’un message de PAIX.

Comme ces parlementaires nous pensons que le peuple de France ne veut pas d’une guerre sous commandement américain contre le peuple russe, ni  contre aucun peuple du monde.

  -Aux sanctions nous préférons le dialogue

   -Aux affrontements nous préférons les échanges commerciaux et culturels.

 

Ne ratez pas Le Wiseman consacré au musée londonien National Gallery

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L’année dernière nous avons eu la chance à Aix en Provence de découvrir Frederick Wiseman et sa manière de s’installer dans une institution, de regarder sans juger mais de nous faire pénétrer dans son fonctionnement, avec des individus qui l’expriment et en disent l’aventure, les possibles. Wiseman nous a présenté ses travaux, un petit homme qui a dépassé les 80 ans, un matérialiste, un documentariste.

Le nouveau documentaire passionnant de Frederick Wiseman, présenté à la Quinzaine des Réalisateurs, est une exploration de la National Gallery de Londres. Une immersion dans un des grands musées du monde, la national Gallery. Souvenirs… A dix huit ans, envoyée à Londres avec mes sœurs, je les ai forcées à passer deux heures par jour durant quinze jours soit à la National Gallery ou la Tate. Elles ont à jamais aimé la peinture, une immersion qui réclame du temps et Wiseman nous l’impose ou plutôt nous l’accorde, trois heures qui passent comme un rêve.

Dès le début Wiseman nous confronte à des métiers, celui du restaurateur mais aussi de conférencier. Une femme qui sait tout de la période, de l’auteur, choisit de faire revivre le regard du spectateur profondément religieux de cette époque, la lumière dans laquelle il baignait, l’impression d’un contact à travers la représentation… Imaginez une photo de chaton délicieux, on vous donne des fléchettes avec la mission de viser les yeux, vous éprouverez un refus, le lien avec le ciel dans cette ombre éclairée par des lumières vacillantes qui font bouger les ors, les draperies est du même ordre… Ils savent bien mais ils ressentent…

Chaque conférence est ainsi une manière de pénétrer une œuvre, il n’y a pas de réponse, mais une question : pourquoi dans son tableau sur les tournesols dominé par le jaune et le vert, Van Gogh inscrit-il cette ligne bleue ? Qu’est-ce qui pousse Rembrandt à conserver la silhouette d’un personnage dans un tableau, un repenti? Qu’est-ce qu’on apprend d’un peintre en le restaurant, qu’est ce qui différencie Léonard de ses élèves? A quoi tient le caractère exceptionnel de sa peinture?

Mais on en apprend autant en suivant le restaurateur qui ôte le vernis, n’est-ce pas une erreur, en tous les cas désormais la restauration doit être réversible pour laisser aux générations suivantes la possibilité d’une autre vision… Mais ce qui est typique du style de Wiesman c’est la manière dont il nous donne à voir la stratégie de l’institution à travers des dialogues du personnel, le directeur du musée qui plaide pour des expositions élitistes alors qu’une femme blonde passionnée demande une stratégie d’ouverture au grand public, opposition que l’on va retrouver au détour d’autres discussions sur l’approbation ou non d’une manifestation sportive devant le musée ou la réflexion sur le budget, la pression sur les personnels… Le musée est la découverte des tableaux mais aussi de toutes la vie qui se nourrit d’eux, y compris le final avec les danseurs.

Typique encore cette manière de parler des cadres comme un objet en soi, celui en ébène dont le bois dur oblige un travail avec des ondulations du racloir, ceux que l’on dore à la feuille…   Mais le choix aussi de présenter les tableaux hors cadre, un peu à la manière des spectateurs et des ouvriers qui traversent l’écran et se confondent avec les fragments d’œuvres.

Danielle Bleitrach

 
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Publié par le octobre 14, 2014 dans cinema, expositions, peinture

 

Lecture d’un tableau sur l’identité ukrainienne

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à propos de ce peintre ukrainien, Igor Pereklita, qui fait surgir l’identité ukrainienne d’un combat contre la Russie – à la fois le communisme et l’Eglise orthodoxe mêlées- il y a affrontement mais aussi détournement, reprise de l’identité communiste et ce qui a été l’union soviétique vers l’apologie du nazisme devenue de ce fait l’identité spécifique de l’Ukraine.
https://histoireetsociete.wordpress.com/2014/05/01/lart-ukrainien-kill-coco-fasciste/

Grace à Marianne et à jeanne sur mon blog ce tableau peut être lu à travers cette double référence:

il y a dans les branches la croix gammée au centre de laquelle trône la nativité à l’enfant au hochet- svastika, une chanson sur la paix, qui date de 1962: « Doucement, soldat, écoute, soldat, les gens ont peur des bombes qui explosent », et le refrain est la vie de l’enfant:
« Puisse-t-il y avoir toujours des nuages,
puisse-t-il y avoir toujours le soleil
Puisse-t-il toujours y avoir Maman
Et moi que j’y sois toujours »
C’est exactement le détournement fasciste des valeurs de la vie . Mais c’est aussi la représentation d’une identité totalement instable…

Tous les enfants la chantaient

 

L’art ukrainien : Kill coco-fasciste

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Je dois dire que j’ai le plus grand mal à apprécier à sa juste valeur esthétique les créateurs de Kiev,j’ai dit tout le mal que je pensais de l’exposition dans laquelle « le Russe » était présenté en cage comme un animal dans un zoo. voici par exemple un des artistes Igor Pereklita, dans le cadre d’une exposition qui a lieu maintenant à Kiev et aussi celle au Museum of Contemporary Art en Russie en 2010. Ce que je connaissais de cette école était jusqu’ici lié à la présentation qui avait été faite « ЯКЩО / ЕСЛИ / IF « , PERMM Museum of Contemporary Art, 21 mai-10 juillet 2010. Pourtant je crois que cela nous aide aussi à percevoir le caractère inextricable de cette identité ukrainienne et Russe. Le danger qu’il y a eu de la part des etats-Unis et de l’Europe à ne pas percevoir ces enlacements sur un temps historique avec le paroxysme de la deuxième guerre mondiale.

La première rencontre que j’ai eu avec cet art ukrainien est liée à une intiative russe

L’initiative du conservateur vivant à Moscou, Ekaterina Degot, soulevé des soupçons immédiates et pas seulement politiques. Comment un conservateur russe, abordera la tâche de faire connaître le nouvel art ukrainien ? l’exposition a porté sur la longue et compliquée histoire commune des deux pays voisins ? Quelles sont les implications d’exposer l’art contemporain ukrainien dans un musée russel dans le climat d’incertitude politique entre la Russie et l’Ukraine qui est déjà celui de 2010 avec les convulsions de la Révolution orange ?

l’exposition était une vitrine pour les peintures de la nouvelle vague ukrainienne des années 1980-1990, mais ses enquêtes sur la scène artistique ukrainien a conduit à un spectacle plus diversifié, y compris les différents médias et une plus large représentation générationnelle des artistes ukrainiens donc cela permettait une assez bonne approche.Surtout que l’exposition ne se contentait pas d’oeuvres picturales mais regroupait des photographies et surtout des objets tous les jours: assiettes, graffitis, monuments publics et les publicités télévisées qui rappelle le réalisme social soviétique.

Il s’agissait de représenter les vecteurs multiples de l’activité artistique autour et depuis la Révolution Orange de 2005. N’oubliez pas que la Révolution orange a donné le signal de la réhabilitation des collaborateurs nazis présentés comme les fondateurs de l’identité ukrainienne. l’exposition était organisée par thèmes en quatre sections: « Maidan » (art politique et art dans l’espace public), « Wonderland » (une réflexion critique sur l’idée d’identité nationale), « Fantômes » (peinture visionnaire) et « Dreamers » (contexte socio-affectif de l’Ukraine aujourd’hui). Dans l’ensemble, l’exposition présentait environ 100 travaux de 30 artistes. Très divers cela allait de l’exaltation des mineurs du Donbass à la méditation toujours sur un espace post-soviétique. mais deux artistes qui me paraissent particulièrement intéressant à propos de l’identité ukrainienne :

11 œuvre de Volodymyr Kuzneto.

toujours dans le cadre de la même recherche identitaire, j’insiste particulièrement Igor Pereklita qu vient de l’ouest ukrainien explique : je suis une fille de Bandera, je suis une jeune fille ukrainienne! (2007) IL combine techniques visuelles utilisées dans les affiches de propagande et des icônes religieuses, représentant une femme dans une blouse traditionnellement brodée tenant un fusil et une grenade à main. Son chemisier porte le slogan: « Mort aux Occupants moscovites ». Peinture, qui devenait particulièrement provocante quand elle était en 2010 affichée en Russie, prétendait montrer le caractère inextricable de l’identité ukrainienne. La diversité des images et des approches techniques aux œuvres faisant écho écho à la cacophonie des forces, des idéologies et des stéréotypes qui sous-tendent l’identité nationale ukrainienne instable.

je crois que cela nous aide à comprendre des phénomènes comme les Pussy Rots et les femen dont Vladimir POutine s’amusait pour les une comme pour les autres à expliquer à Angela Merkel qu’une allemande était malvenue de soutenir des antisémites.
Pour revenir à Igor Pereklita voici ses oeuvres récentes, dans lesquelles on peut dire qu’il a poursuivi dans la même voie. L’artiste a consacré sn travail aux visites du patriarche russe Kirill en Ukraine. et il les présente aujourd’hui dans la Galerie d’indépendants Art Collections Antin de Kiev, le titre en est « kill avec coco-fasciste ». Igor Pereklita ont plusieurs fois participé aux projets de la Galerie et est membre du groupe créatif, l’Union des artistes libres « volonté ou la mort. »

Chacun jugera ici de l’intérêt de cette oeuvre et surtout où elle entremêle identité ukrainienne et nazie mais aussi russe, avec de temps en temps une petite notation juive.

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non seulement Lénine prend sur ses genoux Hitler mais vous remarquerez l’identité de la faucille et du marteau avec le magden David… On comprend que le tthème du judéobolchvisme et celui de Moscou la Juive aient quelques résonnances…

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Grace à l’Europe identifiée à Bandera le nazi devenu Saint Georges (aimable référence à l’ordre de Saint Georges symbole de la Victoire sur l’allemagne nazie pour les Eusses) terrasse le patriarche russe.

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Avec bien sûr la célébration du patriarche devenu orthodoxe devenu le communisme avec faucille et marteau et accumulation de cranes à l’est, tandis qu’à l’ouest, le prêtre catholique peut-être avec sa mitrailleuse- croix le bloque …

 
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Publié par le mai 1, 2014 dans civilisation, Europe, expositions

 
 
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